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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 07:07
Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

Aloho m’barekh.

Bon Saint Dimanche et bonne fête aux mamans alors que la tradition locale nous fait clôturer le « Mois de Marie », la « Maman Céleste » (Nous confions à son intercession toutes nos mères de la terre vivantes ou défuntes) !

Nous avons célébré la Pentecôte dimanche dernier (en même temps que « les latins » conformément à notre Calendrier Liturgique Malankar [Eglise des Indes et ses missions], n’oublions pas que nos frères et sœurs Syriaques de l’Eglise Patriarcale [d’Antioche et de Tout l’Orient] la célèbrent aujourd’hui. Soyons leurs unis « in spiritu » !

Votre fidèlement en Notre-Seigneur.

 

+Métropolite Mor Philipose-Mariam

 

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

· Saint Qurbana

·

o Actes 17:10-15 :

  • 10 Les frères firent partir de nuit vers Bérée Paul et Silas qui, dès leur arrivée, se rendirent à la synagogue des Juifs.
  • 11 Ceux-ci avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique, et ils accueillirent la Parole de tout leur cœur, interrogeant chaque jour les Écritures pour voir si ce que l’on disait était exact.
  • 12 Beaucoup d’entre eux devinrent donc croyants, ainsi que des femmes grecques de qualité et un bon nombre d’hommes.
  • 13 Mais quand les Juifs de Thessalonique apprirent qu’à Bérée aussi la parole de Dieu était annoncée par Paul, ils vinrent là encore bouleverser les foules et jeter le trouble.
  • 14 Alors, aussitôt, les frères firent partir Paul pour qu’il poursuive sa route jusqu’à la mer, tandis que Silas et Timothée restaient là.
  • 15 Ceux qui escortaient Paul le conduisirent jusqu’à Athènes. Puis ils s’en retournèrent, porteurs d’un message, avec l’ordre, pour Silas et Timothée, de rejoindre Paul le plus tôt possible.

o

o II Corinthiens 5: 14 :

o 14 L’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort.

o 6:10 :

o 10 on nous croit tristes, et nous sommes toujours joyeux ; pauvres, et nous faisons tant de riches ; démunis de tout, et nous possédons tout.

o

o St. Jean 6:26-35 :

  • 26 Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés.
  • 27 Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »
  • 28 Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
  • 29 Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
  • 30 Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ?
  • 31 Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »
  • 32 Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
  • 33 Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
  • 34 Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
    • 35 Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

Projet de Sermon pour le Dimanche après la Pentecôte :

Frères et sœurs. Aloho m’barekh

· o L’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort.

· o

· o On nous croit tristes, et nous sommes toujours joyeux ; pauvres, et nous faisons tant de riches ; démunis de tout, et nous possédons tout.

Comment pourrions-nous être triste lorsque le Christ qui s’est offert pour nous et nous ouvre une voie nouvelle de sanctification en l’Eglise, nous révèle le Père et nous offre cette grâce du Saint Esprit qui, désormais opère notre retour au Père, Par Jésus ?...

Que tout se fasse désormais en nos vies au nom du Père, du Fils et du saint Esprit : Du Père qui nous aime, du Fils qui nous sauve, de l’Esprit qui nous sanctifie...

- Moïse enseignait son Peuple :

"C’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre" (Dt 4, 32-34. 39-40).

Seigneur Dieu, puisse l’Esprit Saint se répandre dans le cœur de ceux qui croient au Dieu unique, qu’il les aide à prier les uns pour les autres, à rechercher et trouver ensemble les chemins qui les conduisent à devenir un seul peuple, le peuple de Dieu !

Pourquoi ne le pourraient-ils pas s’ils recherchent Dieu d’un cœur vraiment sincère, avec pureté d’intention ?

« Paix au hommes à la volonté droite » proclamaient les Anges au ciel de Bethléem alors que, par l’incarnation du Verbe, la Lumière se frayait un chemin en écartant les ténèbres...

Ou bien serait-ce que tant d’hommes et de femmes qui prétendent aimer et servir Dieu, ne se feraient en fait qu’illusion en pervertissant en eux et autour d’eux le « sens religieux » pour se faire idolâtres de leurs opinions, voire de leurs certitudes si elles confondent le moyen de s’unir à leur fin à la fin elle-même.

Oh non, mes amis, celui qui dit aimer et servir Dieu, le Dieu d’Amour et de Vérité, et en son nom est capable de violenter, d’opprimer, d’écraser, peut-être même de tuer n’adore pas le Seul et Vrai Dieu !

Il sert le démon, le diviseur l’ennemi du genre humain.

Puisse l’Esprit d’Amour et de Vérité nous préserver d’une telle perversion ! Puisse-t-il nous enseigner à être simplement, par toute notre vie, à la suite du Christ « doux et humble de cœur », sans ostentations inutiles mais avec cette légitime fierté qui nait de l’action de grâce d’être « Frères et Sœurs du Christ », « Fils et filles de Marie, Fils et Filles de l’Eglise, les Témoins de Son règne !...

Paul a dit aux Romains qu’"ils n’ont pas reçu un esprit qui fait d’eux des esclaves et qui les ramène à la peur ; mais qu‘ils ont reçu un esprit qui fait d‘eux des fils de Dieu, des enfants du même Père"(Rm 8, 14-17).

Ce qui est vrai pour eux l’est aussi pour nous et pour tous.

-"Que ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi" [Ps 33(32),4-5.6.9.18-19.20.22]

« De même que le Christ purifia Ses disciples par Sa parole et leur dit "vous êtes déjà purs à cause de la parole que Je vous ai dite" (Jn 15,3) et Il lava les pieds de Ses disciples avec de l'eau, durant le Lavement des pieds, ainsi dans les premières parties de la Divine Liturgie, Il nous purifie afin que nous puissions par la suite participer à Sa Table d'amour. Le but de la Divine Liturgie étant de nous amener le Christ. » (Père Sophrony)

Vous qui êtes toujours, Seigneur bienfaisant,
Vous qui êtes Lumière parmi les ténèbres,
Vous qui êtes Trésor de bénédiction, Miséricordieux, Compatissant,
Ami des hommes,
Puissant, Inénarrable, Inscrutable, Indicible,
Tout-puissant :
Vous qui rendez possible avec une telle aisance tout ce qui est impossible,
Feu qui dévorez les broussailles des péchés,
Rayon qui brûlez et pénétrez l'univers dans
un grand mystère,

Souvenez-Vous de moi en Votre miséricorde, ô Béni, et non point en Votre justice;
en Votre pardon, et non en Vos sanctions;
en Votre longanimité plutôt qu'en Votre rigueur.
Lorsque Vous pèserez le poids de mes péchés, veuillez le faire avec Votre suavité et non avec Votre
justice.

Approchez-Vous de moi, ô bonté,

Otez le vent mauvais de mon trouble mortel,

Afin que se repose en moi,

Votre souffle de paix : l’Esprit Tout-puissant ! (St Grégoire de Narek)


Aux Juifs qui s’interrogeaient sur l’origine de la manne offerte au Peuple en marche vers une terre promise, Jésus enseignait :

· « En vérité, en vérité, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.

· Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »

· Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »

o o Jésus leur répondit :

o o -« Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

Ayons, frères biens aimés, faim et soif de ce Pain « Eucharistié », de ce Sang versé :

-Du Christ réellement présent en l’Eucharistie qui, étant descendu du Ciel pour donner la vie au monde, réalise l’unification de toutes nos forces vitales pour et en Dieu afin que nous soyons, à la suite de Jésus notre Chef et notre Divin Roi d’Amour, « pain rompu pour un monde nouveau ». !...

· « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » !

« La Divine Liturgie nous enseigne une manière d'être, un ethos (Une pratique) d'humilité.

De même que le Christ S'est sacrifié, ainsi nous devrions nous sacrifier nous-mêmes.

Le type de la Divine Liturgie, c'est l'exemple d'amoindrissement pour nous.

Dans la Divine Liturgie, nous essayons de devenir humbles, parce que nous avons la sensation que là Dieu s’est fait humble.

Chaque Divine Liturgie est une Théop
hanie (Manifestation de Dieu).

Le Corps du Christ apparaît.

Chaque membre de l'Église est [dès lors] une Icône du Royaume de Dieu.

Après la Divine Liturgie, nous devons continuer à "iconifier" le Royaume de Dieu, gardant Ses Commandements (Les commandements du Chr
ist).

La gloire du Christ doit porter du fruit en chaque membre.

Ceci explique Sa parole "C'est la gloire de Mon Père que vous portiez beaucoup de fruit" (Jn 15,8). » (Père Sophrony)

Comme nous le voyons dimanche dernier, nous sommes tous, personnellement, responsables de l’élan missionnaire de l’Eglise en général, de notre Eglise en particulier...


Nos frères de rite latin célèbrent aujourd’hui la Très Sainte Trinité :

-Présentons-nous, chacun, présentons au Dieu Unique et Vrai, au Dieu unique mais non point solitaire, à la Sainte Trinité.

« Sel de la terre et lumière du monde », rendons-grâce d’être Chrétiens, présentons au Seigneur toutes nous demandes pour l'humanité entière ...

Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit (St Mt 28, 16-20).

Soyons les témoins du Dieu Vivant !

Pour ce faire, approchons-nous de Dieu !

Ne contristons plus l’Esprit de Sainteté que Jésus nous communique et qui, par nos vies offertes en union avec le « Premier né » qui s’offre perpétuellement au Père sur nos Autels (Quadisha Qurbana), en des gémissements ineffables, « Abba », « Père, « Aboun d’bashmayo » !

Vivons dans l’action de grâce, que toute notre vie soit eucharistique, sacrifice d’action de grâce ; que toute notre vie soit prière!

Seigneur,
quand Votre Esprit Saint
vient habiter dans un homme,
cet homme ne peut plus cesser de prier, car l'Esprit en lui prie sans
cesse.

Qu'il dorme, qu'il Veille,
dans son cœur la prière est toujours à l'œuvr
e.

Qu'il mange, qu'il boive,
qu'il se repose ou qu'il travaille, l'encens de la prière monte spontanément de son cœu
r.

La prière en lui n'est plus liée à un temps déterminé, elle est ininterrompue.

Même durant son sommeil, elle se poursuit, bien cachée.

Car le silence d'un homme qui est devenu libre
est en lui-même déjà prièr
e.

Ses pensées sont inspirées par Toi, mon Dieu.

Le moindre mouvement de son cœur est comme une Voix qui, silencieuse et secrète, chante pour Vous l'Invisible.

(St Isaac le Syrien)

Mais, mes amis, en ce dimanche ne l’oublions-pas, c'est aussi la fête des mères !

En ce « mois de mai dédié à Marie par l’Occident Chrétien (En Tradition Syriaque c’est plutôt Février, mais peu importe puisque nous sommes ici et non point ailleurs, s’offre à nous l’opportunité de célébrer la Mère du Verbe Incarné par trois « mois de Marie : Février, Mai, Octobre. Que demander de plus ?) , nous nous tournons donc pour finir vers la plus aimante des mères et lui confions toutes nos Mamans. Ayez une petite pensée pour celle du Père Jean-Bernard qui, le 18 Mai, naquit au Ciel.

Par l’intercession de Notre Dame, première créature à avoir été « habitée » pleinement par la Trinité, nous demandons en ce dimanche que cet amour trinitaire aide toutes les femmes, toutes les « Mamans » potentielles à devenir, jour après jour, protectrices de vie, sources d'unité !

Nous Vous adorons ô Dieu Notre Père par Jésus-Christ Votre Fils Notre Seigneur qui vit et règne avec Vous et le Saint-Esprit : Dieu unique pour les siècles des siècles. Amîn.

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

 

Par Saint Athanase (295-373), évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
Lettres à Sérapion, n°1, 19 ; PG 26, 373 ; SC 15 (trad. SC p. 115 rev.)

 

« Tout homme qui croit en lui...obtiendra la vie éternelle »

 

Hommes insensés, que ne cessez-vous vos recherches indiscrètes au sujet de la Trinité et ne vous contentez de croire qu'elle existe, puisque vous avez pour guide l'apôtre qui écrit :

-« Il faut croire que Dieu existe et qu'il assure la récompense à ceux qui le cherchent ».

Que nul ne se pose des questions superflues, mais qu'on se contente d'apprendre ce qui est contenu dans les Écritures.

L'Écriture dit que le Père est source et lumière :

-« Ils m'ont délaissé, moi la source d'eau vive » ; « Tu as abandonné la source de la sagesse », et selon Jean :« Notre Dieu est lumière ».

Or, le Fils, en relation avec la source, est appelée fleuve, car « le fleuve de Dieu, selon le psaume, est rempli d'eau ».

En relation avec la lumière, il est appelé resplendissement quand Paul dit qu'il est « le resplendissement de sa gloire et l'effigie de sa substance ».

Le Père est donc lumière, le Fils son resplendissement, et dans le Fils, c'est par l'Esprit que nous sommes illuminés :

-« Puisse Dieu vous donner, dit Paul, un Esprit de sagesse et de révélation qui vous le fasse vraiment connaître ; puisse-t-il illuminer les yeux de votre cœur ».

Mais quand nous sommes illuminés, c'est le Christ qui nous illumine en lui, car l'Écriture dit :

-« Il était la vraie lumière qui illumine tout homme venant en ce monde ».

En plus, le Père étant source et le Fils appelé fleuve, on dit que nous buvons l'Esprit :

-« Tous nous avons été abreuvés d'un seul Esprit ».

Mais, abreuvés de l'Esprit, nous buvons le Christ car « ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait et ce rocher c'était le Christ ».

Le Père étant « le seul sage », le Fils est sa sagesse, car « le Christ est la force et la sagesse de Dieu ».

Or, c'est en recevant l'Esprit de sagesse que nous possédons le Fils et acquérons la sagesse en lui.

Le Fils est la vie, il a dit : « Je suis la vie » ; mais il est dit que nous sommes vivifiés par l'Esprit, car Paul écrit :

« Celui qui a ressuscité le Christ Jésus d'entre les morts vivifiera aussi nos corps mortels par son Esprit qui habite en nous ».

Mais quand nous sommes vivifiés par l'Esprit, c'est le Christ qui est notre vie :

-« Ce n'est plus moi qui vis, mais c'est le Christ qui vit en moi ».

Quand il existe, dans la sainte Trinité, une telle correspondance et unité, qui pourrait séparer soit le Fils du Père, soit l'Esprit du Fils ou du Père ?

Le mystère de Dieu n'est pas livré à notre esprit par des discours démonstratifs, mais dans la foi et dans la prière pleine de respect.

 

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

Sainte Pétronille, qui êtes-vous ?

Vierge, patronne secondaire de la France

(Ier siècle)

Pétronille, vierge romaine, nous est connue par une inscription apposée sur le sarcophage de la sainte, dans la catacombe de Domitille : Aur. Petronillae, filiae dulcissima, rapidement attribuée à Saint Pierre, qui aurait ainsi reconnu en Pétronille sa « fille très douce ».

La renommée de Sainte Pétronille s’étend dès lors rapidement.

Pour sceller l’unité du Siège apostolique et de la Nation franque, les papes Etienne II puis Paul Ier placent au VIIIe siècle la France sous la haute protection de Sainte Pétronille faisant, par analogie, de la France, la Fille aînée de l’Eglise.

Sous l’impulsion du roi Pépin-le-Bref, le corps de Sainte Pétronille est ramené au Vatican, près de la tombe du Prince des Apôtres et une capella Regum Francorum est érigée à proximité de la Basilique Saint-Pierre pour y accueillir les reliques.

Cette chapelle sera connue durant tout le Moyen-Âge comme le Templum Galliae Regum.

A la fin du XVe siècle, Louis XI dotera richement la chapelle, en reconnaissance de la guérison miraculeuse du Dauphin, attribuée à la Sainte.

De même, en 1498, l’ambassadeur du Roi de France à Rome, le cardinal Jean Bilhères de Lagraulas, commanda à un jeune artiste florentin une sculpture de marbre représentant la Vierge et son Fils qui constitue aujourd’hui une œuvre des plus célèbres de l’actuelle basilique Saint Pierre : la Pietà de Michel-Ange.

Dans le même temps, la basilique Saint Pierre connaissait de profondes modifications et l’ancienne basilique constantinienne ainsi que la chapelle franque furent finalement détruites pour permettre la construction de la basilique actuelle.

En 1574, Grégoire XIII, fit procéder à la reconnaissance du corps de la Sainte qui fut finalement déposé à l’emplacement actuel, sous un autel qui lui fut dédié.

Plusieurs plaques commémoratives témoignent de l’attachement particulier de la France à la chapelle de l’une de ses Saintes patronnes.

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

NEUVAINE POUR LA France :

Méditation de l’ Abbé Hubert Lelièvre

France, convertis-toi parce que Jésus t’a sauvée !

Quels beaux Mystères-Dons que ceux de l’Annonciation et de la Visitation ! Inséparables.

L’Annonciation : la visite de l’Archange Gabriel dans la maison de Marie. Pour rejoindre son âme. Toute sa personne.« Réjouis-toi … Sois sans crainte Marie… Fiat : Je suis la Servante du Seigneur. »

Parce que son cœur était à l’écoute et disponible pour accueillir, vivre, réaliser la volonté de Dieu sur Elle et par Elle sur l’Humanité blessée, égarée par le péché. Parce qu’elle a écouté la Parole qui lui a été adressée. Parce que l’humanité entière était suspendue à ses lèvres, à sa réponse. Parce que par son Fiat, Elle a accueilli, en Elle, le Verbe. Jésus. Notre unique Sauveur. Non pas pour un messianisme temporel. Mais pour le Salut des âmes, qui passe par l’engagement de sa propre personne. De sa vie. Marie expose sa vie. Elle donne tout ce qu’Elle est.

C’est parce qu’elle a prononcé le Fiat, que sa joie est immense. Indicible joie qu’elle ne peut garder pour Elle. « En hâte », nous dit Saint Luc, en hâte, elle se rend chez sa cousine Elisabeth. Elle ne peut garder cette joie pour elle-même. Elle ne peut garder cette joie tant attendue, tant recherchée. Enfin, Dieu s’incarne. Son nom est Jésus. Dieu a un Visage.

Il se passe quelque chose d’extraordinaire à la Visitation. Deux femmes. Deux enfants dans le sein de leur mère. Jésus et Jean-Baptiste. Elisabeth tressaille de joie lorsque Marie la salue. Elle est remplie de l’Esprit Saint et s’écrie d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes… »; paroles que nous aimons tant reprendre dans notre chapelet quotidien seul, en famille.

Les entrailles de Marie et d’Elisabeth ! Miséricorde veut dire, entrailles. Des entrailles, du plus profond d’Elisabeth et de Marie s’élève, grâce et avec ces deux enfants encore dans le sein de leur maman, le cantique de louange à la Miséricorde Divine : le Magnificat !

Indicible Mystère ! Indicible Don !

Ce n’est qu’à travers ce regard de l’Annonciation et de la Visitation que nous pouvons comprendre pourquoi la Vierge Marie, exerçant sa Maternité Divine, est venue visiter la Terre, sur tous les continents, à travers l’Histoire de l’Eglise, par exemple Fatima, Akita, Kibeho, etc. A travers les pages de l’Histoire de notre pays, la France : Lourdes, Pontmain, La Salette, La Rue du Bac, Pellevoisin, l’Ile Bouchard, le Laus, la Bataille de la Marne, à Marthe pendant 50 ans, etc…

C’est la Sainte Vierge qui vient nous visiter pour nous dire, à chacun personnellement, à chaque famille, à notre Nation qui aujourd’hui a apostasié la foi de son Baptême, à notre Nation au cœur égaré, aveuglé, qui plonge dans un nihilisme effroyable, aussi à cause du refus de la vie, de la destruction de la famille, de sa culture ; de silences-connivences, de silences complices, de lâchetés : « Écoute le cri de mes entrailles, ce vibrant appel à la Miséricorde Divine… Si je viens te visiter France, Fille ainée de l’Eglise, que j’aime tant,. ce n’est pas pour te dire : “Convertis-toi et tu seras sauvée”. Mais : “Convertis-toi parce que Jésus t’a sauvée”. Tu est déjà sauvée. Voilà pourquoi tu dois venir à Dieu, tu dois revenir vers Dieu.”

En d’autre termes, souviens-toi mon âme, souviens-toi famille chrétienne, souviens-toi, toi chercheur du Christ, souviens-toi législateur et gouvernant. Souviens-toi toi qui fermes obstinément ton coeur à la Lumière de la Vérité. Souviens-toi que personne ne pourra jamais éteindre ce qu’est l’âme de la France, sa vocation, son mystère-don pour l’Eglise entière !

Vois comme déjà se lève cette nuée de saints, Veilleurs, Guetteurs, Sentinelles : ils annoncent l’aurore d’un jour nouveau. Tu devras passer par une purification de ton âme, mais tu annonces déjà l’Espérance d’un matin d’une nouvelle saison missionnaire, répondant “avec générosité et sainteté aux appels et aux défis de notre temps”.

Concrètement : suis-je décidé, vraiment, personnellement, en famille, en paroisse, dans l’Eglise et dans la Cité, à laisser à l’Esprit Saint combler nos âmes… à laisser à la Sainte Vierge toute l’initiative pour nous éclairer, nous guider, nous conduire dans l’être et l’agir pour que Dieu, une fois encore, puisse nous surprendre ?

Est-ce que je prends au sérieux le cri de Jean Paul II lancé à la France, à chacun de nous, il y a tout juste 35 ans : “France, es-tu fidèle aux promesses de ton Baptême ?”

Alors, chapelet en main, prions. Si un million de chapelets étaient distribués dans les prochaines semaines et que nous nous mettions sérieusement à le prier avant d’agir,… combien de nuages se dissiperaient rapidement sur la terre de France ! Nous en avons chacun une part de responsabilité devant Dieu, devant l’Histoire !. Les exemples de la puissance du chapelet ne manqsuent pas dans l’histoire de notre pays.

Souviens-toi de ton âme ! Du salut des âmes ! Mon manteau te protège et t‘enveloppe !

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

PADRE PIO NOUS PARLE DE L’ANGE GARDIEN

Dans une lettre du 15 juillet 1913, adressée à l’une de ses filles spirituelles, Annita, il lui prodigue (et à nous aussi) de précieux conseils sur notre relation avec notre ange gardien, sur les locutions intérieures et la prière.

Dans la vie du Padre Pio, les rencontres avec les anges étaient fréquentes et il les connaissait très bien. Pour lui, il s’agissait d’une réalité très concrète. Padre Pio vouait tout particulièrement une grande dévotion à son ange gardien, le « petit compagnon de mon enfance » comme il le qualifiait.

Chère fille de Jésus,

Que ton cœur soit toujours le Temple de la Très Sainte Trinité, que Jésus augmente dans ton âme le feu de son amour et qu’Il te sourit toujours, comme à toutes les âmes qu’Il aime. Que le sourire de Marie Très Sainte t’accompagne dans tous les événements de ta vie, et qu’elle comble abondamment l’absence de ta mère terrestre.

Que ton bon ange gardien veille toujours sur toi, qu’il te conduise sur les durs sentiers de la vie. Qu’il te garde toujours dans la grâce de Jésus, qu’il te soutienne de ses mains, afin que ton pied ne heurte les pierres. Qu’il te protège sous ses ailes contre tous les pièges du monde, du démon et de la chair. Aie une grande dévotion, Annita, envers cet ange si bon et si bienveillant.

Quelle consolation de savoir que près de nous se trouve un esprit qui, du berceau à la tombe, ne nous quitte jamais un instant, pas même lorsque nous osons pécher ! Cet esprit céleste nous guide, nous protège comme un ami, comme un frère. Mais il est tout aussi consolant de savoir que cet ange prie incessamment pour nous, qu’il offre à Dieu toutes les bonnes œuvres que nous accomplissons, nos pensées et nos désirs lorsqu’ils sont purs.

Pour l’amour de Dieu, n’oublie jamais ce compagnon invisible, toujours prêt à nous écouter et prompt à nous consoler. Ô délicieuse intimité ! Ô délicieuse compagnie ! Si seulement nous savions le comprendre ! Aie-le toujours devant les yeux de l’esprit. Rappelle-toi souvent la présence de cet ange, remercie-le, prie-le, tiens-lui toujours bonne compagnie. Ouvre-toi à lui et confie-lui ta souffrance. Aie sans cesse la crainte d’offenser la pureté de son regard.

Sache ceci et fixe-le bien dans ton esprit, il est si délicat, si sensible. Adresse-toi à lui dans les heures de suprême angoisse et tu feras l’expérience de son aide bénéfique. Ne dis jamais que tu es seule pour soutenir la lutte contre tes ennemis. Ne dis jamais que tu n’as personne à qui t’ouvrir et te confier. Ce serait un grave tort que tu ferais à ce messager céleste.

Les locutions intérieures

Quant aux locutions intérieures, ne crains pas, reste calme. Ce qu’il faut éviter à tout prix, c’est que ton cœur s’attache à ces locutions. Ne leur accorde pas trop d’importance, ne leur prête pas attention. Ne dédaigne pas ton amour, ni le temps pour ces choses. Réponds toujours humblement à ces voix : « Si c’est toi, Jésus, qui me parles, fais-moi voir les faits et les conséquences de tes paroles, c’est-à-dire la vertu sainte en moi ».

Humilie-toi devant le Seigneur, confie-toi en Lui, dépense tes forces par grâce divine dans la pratique des vertus, ensuite laisse la grâce de Dieu agir en toi, comme Dieu veut. C’est la vertu qui sanctifie l’âme, non les phénomènes surnaturels.



Et ne crée pas de confusion en toi en essayant de discerner si ces locutions viennent de Dieu. Si Dieu est leur auteur, un des signes principaux est que lorsque tu écoutes ces voix, elles remplissent d’abord ton âme de peur et de confusion, mais ensuite elles te laissent une paix divine.

Au contraire, lorsque l’auteur des locutions est le diable, elles commencent avec une fausse sécurité, suivie d’agitation et d’un malaise indescriptible.

Je ne doute absolument pas que Dieu soit l’auteur des locutions, mais tu dois être très prudente. Ceci ne doit pas t’inquiéter, c’est le test auquel ont été soumis même les plus grands saints et les âmes les plus illustres, et qui étaient acceptables au Seigneur. Tu dois simplement te garder de croire en ces locutions trop facilement, surtout lorsqu’elles te disent comment agir et ce que tu dois faire. Tu dois les recevoir et les soumettre au jugement de ton directeur spirituel. Ensuite, tu dois accepter sa décision.


Par conséquent, le mieux est de recevoir ces locutions avec une grande prudence et une indifférence constante. Agis ainsi et tout va augmenter ton mérite devant le Seigneur. Ne te préoccupe pas de ta vie spirituelle ; Jésus t’aime beaucoup, essaie de répondre à son amour, en grandissant toujours en sainteté devant Dieu et les hommes.

Prie oralement aussi, le moment n’est pas encore venu pour toi de laisser ces prières et, ce faisant, supporte avec patience et humilité les difficultés que tu expérimentes. Que tu sois prête aussi à te soumettre aux distractions et à l’aridité, et tu ne dois en aucune façon abandonner la prière et la méditation. C’est le Seigneur qui veut te traiter ainsi pour ton profit spirituel.


Pardonne-moi si je termine ici ma lettre. Dieu seul sait ce qu’il m’en coûte d’écrire cette lettre. Je suis très malade, prie beaucoup pour moi le Seigneur afin qu’Il me délivre vite de ce corps. Je te bénis ainsi que l’excellente Francesca. Que tu puisses vivre et mourir dans les bras de Jésus.

Padre Pio


Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

LE CHRISTIANISME NE FAIT QUE COMMENCER

Le père Alexandre Men (1935-1990)

par le père SERGE MODEL

A la bienheureuse mémoire du père Alexandre Men

« L’essence du christianisme, c’est l’humanité unie à Dieu. C’est l’union de l’esprit humain, borné et limité dans le temps, à l’Esprit divin infini. C’est la sanctification du monde, la victoire sur le mal, les ténèbres et le péché. C’est la victoire de Dieu. Elle a commencé la nuit de la résurrection et continuera tant que le monde existera. » C’est par ces paroles que, le 8 septembre 1990 à Moscou, le père Alexandre Men acheva sa conférence sur « le christianisme ». Le lendemain matin, ce prêtre orthodoxe russe renommé, prédicateur et écrivain brillant, père spirituel de l’intelligentsia, était assassiné par un inconnu. Une fin de martyr venait sceller une vie consacrée à l’annonce de l’Évangile.

UN PRÊTRE AU PAYS DES SOVIETS

Né à Moscou le 22 janvier 1935 dans une famille juive non-religieuse, Alexandre Men auraît pu devenir un « homo sovieticus », considérant que « toute idée religieuse, toute conception d’un pouvoir divin, même n’importe quelle insignifiance à l’égard de Dieu est une abomination indescriptible, un fléau méprisable » (Lénine) et estimant que « le marxisme-léninisme, enrichi par Staline, est la seule théorie philosophique donnant un tableau scientifique du monde, défendant les principes et les méthodes scientifiques d’explication de la nature et de la société, fournissant à l’humanité travailleuse l’instrument de la lutte pour la construction du communisme » (manuel scolaire stalinien).

C’est pourtant le contraire qui adviendra : convertie au Christ alors que la foi chrétienne est persécutée comme jamais dans l’histoire, la mère d’Alexandre Men le fait baptiser dans l’Église orthodoxe « des catacombes » et l’élève dans un esprit à la fois religieux et ouvert sur le monde.

Vers douze ans, Alexandre Men ressent un appel au sacerdoce, et s’y prépare systématiquement. Prodigieusement doué, il étudie – seul – la Bible, l’histoire, la philosophie, la théologie et les sciences naturelles. Après des études supérieures de biologie (pour dialoguer avec une société marquée par le scientisme) et de théologie, il est ordonné prêtre le 1er septembre 1960, et entame un ministère rayonnant, en particulier auprès des intellectuels, savants et artistes. Prêtre de l’Église orthodoxe « officielle » (le patriarcat de Moscou, toléré par le régime soviétique moyennant une « loyauté » affichée envers celui-ci), il organise aussi – en pleine campagne antireligieuse de Khrouchtchev – des activités « illégales » : groupes de catéchèse, d’études bibliques, de prière et d’entraide. Sa personnalité chaleureuse enveloppe ses interlocuteurs de sa joie rayonnante et les impressionne par ses connaissances encyclopédiques. À ceux qui viennent le voir – de plus en plus nombreux, jusqu’à être des milliers à la fin de sa vie – il répète que « le christianisme est une force créatrice agissante », qu’il « n’y a pas de conflit fondamental entre la Bible et la science » et que « Dieu veut la liberté de l’homme …». Ayant compris qu’après des décennies de propagande athée, le langage de l’Église n’était plus directement compréhensible à ses contemporains, le père Alexandre s’efforce de rendre le message chrétien accessible à l’homme d’aujourd’hui.

AUTEUR CLANDESTIN DE « BEST-SELLERS » RELIGIEUX

Pour rappeler aux nouvelles générations, coupées de leurs racines religieuses et culturelles, les « fondamentaux » de la foi, Alexandre Men rédige une « vie de Jésus » accessible à tous (Le Fils de l’homme, en français : Jésus, le Maître de Nazareth), puis six tomes d’une histoire des recherches spirituelles de l’humanité (des origines à la Révélation biblique), qui constituent une véritable catéchèse pour un monde déchristianisé. Suivront des commentaires pour une Bible russe, un manuel de prière, etc. Ne pouvant être publié en URSS, il sera édité à Bruxelles par un petit éditeur catholique : le « Foyer oriental chrétien », auquel des amis ont fait parvenir ses manuscrits. Une dizaine d’ouvrages (au début sous pseudonyme), verront ainsi le jour en Belgique, avant d’être réintroduits clandestinement en Russie, où ils seront littéralement dévorés par d’innombrables lecteurs (quatre millions pour son premier livre). D’autres projets, dont son magistral Dictionnaire des biblistes, ne verront le jour qu’après son décès (aucun de ses ouvrages ne sera édité dans son pays de son vivant).

HARCELE PAR LE KGB, PUIS VEDETTE DES MEDIAS

L’activité débordante de ce prêtre « hors-normes » ne pouvait évidemment passer inaperçue dans l’État soviétique athée. Outre plusieurs mutations et l’interdiction d’exercer dans la capitale (toute sa vie, il desservira des paroisses de campagne), Alexandre Men est harcelé par le KGB. Mais enquêtes, perquisitions et interrogatoires (sans compter les attaques dans la presse, pamphlets anonymes ou lettres de menaces) ne parviennent pas à « coincer » ce prêtre, dont l’activité n’est ni politique ni « dissidente ». Et, au moment où son arrestation semble néanmoins inéluctable, la perestroika gorbatchévienne met fin aux persécutions des croyants.

Bien plus : la nouvelle politique religieuse du pouvoir met au premier plan ce « pasteur des intellectuels », ouvert sur le monde et la culture de son temps, favorable à l’œcuménisme et au dialogue interreligieux et interconvictionnel. Premier prêtre autorisé à parler de religion dans un lycée soviétique (en 1988), il est invité à se produire – sur les thèmes les plus divers – dans des grandes salles (dont le stade olympique), des usines, des clubs, à la radio, à la télévision, et saisit toutes les occasions pour annoncer l’Évangile : en deux ans, il donnera plus de 200 conférences et préparera trente publications. Il réalise aussi les nombreux projets dont il rêvait : création de la Société biblique russe, d’une université orthodoxe, d’un groupe de bienfaisance auprès de l’hôpital pour enfants de Moscou…

MORT, OU EST TA VICTOIRE ?

Pour certains milieux, qui voulaient à nouveau réduire l’Eglise en Russie à un simple lieu de culte, un sujet obéissant ou un musée, ce véritable « phénomène » était sans doute devenu insupportable. Et le dimanche 9 septembre 1990, à six heures du matin – dans des circonstances toujours non élucidées – le père Alexandre était assassiné à coups de hache, sur le petit chemin forestier vers la gare qu’il empruntait pour se rendre à l’église. Pour ceux qui l’avaient connu, la mort en martyr du père Alexandre Men portait – quels que soient les commanditaires de cet assassinat (KGB, éléments ultranationalistes ou antisémites) – une signification profonde : celle du témoignage « jusqu’au sang » rendu au Christ, auquel il avait consacré toute sa vie.

De plus, contrairement aux attentes de ceux qui voulaient le faire taire, l’héritage d’Alexandre Men n’a pas disparu avec sa mort. Vingt ans après, même si la largesse de vues du père Alexandre n’est pas encore comprise de tous, nul ne nie qu’il ait été un missionnaire extraordinaire, dont « l’action illuminatrice et catéchétique, la parole vivante et inspirée a amené bien des personnes à la foi » (patriarche Cyrille).

"Pastoralia. Bulletin de l’Archevêché (catholique) de Malines-Bruxelles", n°1, janvier 2011, p. 14-15.

Pour commencer de faire connaissance avec ce prêtre admirable et penseur exceptionnel, je vous recommande de lire ou relire l'ouvrage du Père Alexander Men :

LE CHRISTIANISME NE FAIT QUE COMMENCER

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

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