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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 16:09
Lundi 11 Mai. Eléments pour méditation :
  • Livre de la Sagesse 5,1-5.
  • Les justes se tiendront en grande assurance en face de ceux qui les ont persécutés, et qui méprisaient leurs labeurs.
    A cette vue, ils seront agités d'une horrible épouvante, ils seront dans la stupeur devant la révélation du salut.
    Ils se diront, pleins de regret, et gémissant dans le serrement de leur cœur : " Voilà donc celui qui était autrefois l'objet de nos moqueries, et le but de nos outrages !
    Insensés, nous regardions sa vie comme une folie et sa fin comme un opprobre.
    Comment est-il compté parmi les enfants de Dieu, et sa part est-elle parmi les saints ?"

  • Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,1-13.
  • En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : "Que votre cœur ne se trouble pas. Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
    Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père ; s'il en était autrement, je vous l'aurais dit, car je vais vous préparer une place.
    Et lorsque je m'en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi ;
    et là où je vais, vous en savez le chemin."
    Thomas lui dit : "Seigneur, nous ne savons où vous allez ; comment donc en saurions-nous le chemin ?"
    Jésus lui dit : "Je suis le chemin, la vérité et la vie ; nul ne vient au Père que par moi.
    Si vous m'aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père. Dès à présent, vous le connaissez et vous l'avez vu."
    Philippe lui dit : "Seigneur, montrez-nous le Père, et cela nous suffit."
    Jésus lui répondit : "Il y a longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu ? Philippe, celui qui m'a vu, a vu aussi le Père. Comment peux-tu dire : Montrez-nous le Père !
    Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même : le Père qui demeure en moi fait lui-même ces œuvres.
    Croyez sur ma parole que je suis dans le Père, et que le Père est en moi.
    Croyez-le du moins à cause de ces œuvres. En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes.
    Parce que je m'en vais au Père, et que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. "

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Lundi 11 Mai. Eléments pour méditation :

Par Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies 4, 20, 4-5 ; SC 100 (trad SC p. 634-640 rev.)

« Celui qui m'a vu a vu le Père »


« Bienheureux les cœurs purs, parce qu'ils verront Dieu » (Mt 5,8). Certes, selon sa grandeur et sa gloire inexprimable, « nul homme ne peut voir Dieu et vivre » (Ex 33,20), car le Père est insaisissable.

Mais selon son amour, sa bonté envers les hommes et sa toute-puissance, il va jusqu'à accorder à ceux qui l'aiment le privilège de voir Dieu, car « ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu » (Lc 18,27).

Par lui-même, en effet, l'homme ne verra pas Dieu ; mais Dieu, s'il le veut, sera vu des hommes, de ceux qu'il veut, quand il veut et comme il veut, car Dieu peut tout.

Il a été vu autrefois grâce à l'Esprit selon la prophétie, puis il a été vu grâce au Fils selon l'adoption, et il sera vu dans le Royaume des cieux selon la paternité.

Car l'Esprit prépare d'avance l'homme pour le Fils de Dieu, le Fils le conduit au Père, et le Père lui donne une nature impérissable et la vie éternelle qui résultent de cette vue de Dieu pour chacun qui le voit.

Car ceux qui voient la lumière sont dans la lumière et participent à sa splendeur ; ainsi ceux qui voient Dieu sont en Dieu et participent à sa splendeur.

Et la splendeur de Dieu donne la vie : ceux qui voient Dieu, donc, participent à sa vie.

Lundi 11 Mai. Eléments pour méditation :
Le Royaume au dedans de ceux qui vivent dans la pureté (saint Isaac le Syrien)


Le Ciel se trouve à l'intérieur de toi si tu es pur; tu verras en toi-même les Anges et leur lumière, et avec eux et en eux tu verras leur Maître.
(Saint Isaac le Syrien)

Lundi 11 Mai. Eléments pour méditation :
Une ville, un évêque! (cri des Chrétiens Orthodoxes à Rome au 3ème siècle)


"Aucune règle canonique n’a été affirmée par la Tradition de l’Église avec plus de fermeté que la règle qui interdit l’existence de structures ecclésiastiques séparées dans un même lieu. Le caractère strictement territorial de l’organisation de l’Église semble aller de soi aux Pères de tous les conciles et elle est impliquée dans tous les canons traitant de l’ordre ecclésiastique."

"Qu’arrive-t-il quand les Orthodoxes, vivant côte à côte dans la même ville, considèrent comme normal de constituer plusieurs “églises”, - la russe, la grecque, la serbe ou la syrienne, - qui, naturellement, maintiennent l’unité formelle dans la foi et dans l’esprit mais non dans la pratique ? Il n’y a pas de doute qu’une telle situation discrédite notre témoignage dans le monde contemporain et va contre la vraie nature de l’Église du Christ. Aucune référence à une unité spirituelle ou à une inter-communion sacramentelle ne peut servir d’alibi parce que le Christ a établi sur terre une Église visiblement une et parce que la communion spirituelle consiste précisément à nous donner la force et le sentiment de notre responsabilité pour réaliser une unité visible et pratique."

"il est inadmissible d’avoir deux communautés et deux évêques dans un même lieu, simplement parce que le Christ est un" et parce que "l’ecclésiologie orthodoxe, en affirmant la plénitude catholique de chaque Église locale, suppose que l’unité catholique se manifeste sur le plan local."

Archiprêtre Jean Meyendorff, "One Bishop in One City (Canon 8, First Ecumenical Council)", St. Vladimir’s Theological Quarterly, 5 (1961), pp. 54-62 ; "Sommes-nous vraiment l’Église Une ?", Contacts, n 37, 1962/1, pp. 25-33, repris dans Orthodoxie et catholicité, Paris, Le Seuil, 1964, pp. 99-108


Au 3ème siècle, les saints, les Chrétiens Orthodoxes de la ville de Rome, refusaient qu'on leur donne plusieurs "pères évêques" pour s'occuper d'eux. "Une ville, un évêque!"
Aujourd'hui, le cri c'est "pas question de mettre les pieds dans une paroisse d'étrangers" - quand bien même on est soi-même étranger dans le pays où l'on vit. On ne sait même plus ce qu'est l'Église, on parle de "diaspora". Et les évêques sont contents d'être des ethnarques, au lieu d'évangélisateurs. Pauvres de nous.

Publié par Jean-Michel à 5/11/2015 dans « St Materne »

Lundi 11 Mai. Eléments pour méditation :

LES ORTHODOXES ATTACHENT BEAUCOUP D’IMPORTANCE À LA VÉNÉRATION DES RELIQUES: N’EST-CE PAS UNE FORME DE SUPERSTITION?

Mentionnée dans la Bible (2 Ro 2, 13 ; 13, 21 ; Ex 13, 19 ; Jos 24, 32 ; etc.), elle est liée à la mémoire des morts et à l’intuition du caractère personnel du corps. Les anciens inhumaient les morts et conservaient leurs ossements, quelquefois leur corps, ou même des objets leur ayant appartenu et marqués ainsi d’un caractère personnel. Le contact de ces restes a souvent produit un effet salutaire (guérison ou même résurrection).

Fidèles à l’esprit biblique, les chrétiens ont eu un grand respect pour le corps, en particulier pour celui de ceux qui sont morts dans la foi. L’Eglise a gardé les restes précieux des saints depuis ses débuts, par exemple ceux de saint Jean Baptiste (cathédrale d’Amiens) : après son exécution, ses disciples ont réclamé son corps. Du Christ lui-même, Dieu et Homme, Joseph d’Arimathie a demandé le corps à Pilate. De ce corps, on n’a pas de reliques parce qu’il est ressuscité. Mais les croyants y communient dans l’Eucharistie. De la Mère de Dieu, il n’y a pas de restes corporels, en raison également de sa résurrection ; mais on conserve une autre relique : son voile (cathédrale de Chartres).

Elles appartiennent à des corps sanctifiés par la baptême, l’onction chrismale et la communion eucharistique. Ce sont des fragments (des ossements, quelquefois le corps entier et même incorrompu) de membres du Christ, des signes de la transfiguration et du Salut de la matière. Ce sont des pierres d’attentes de la résurrection des corps à la fin des temps. Les chrétiens ne pratiquent pas l’incinération des morts, pour que les les os ne soient pas détruits.

Elles sont dans les tombes, raison pour laquelle nous allons y prier, surtout en temps pascal. Elles sanctifient la terre de chaque peuple. Dignes de vénération, les reliques se trouvent toujours sur l’autel où est offert le sacrifice de louange des chrétiens. Elles sont également présentées dans des coffres précieux, les reliquaires, au moment des grandes fêtes, particulièrement celles des saints à qui appartiennent ces saints restes.

(Source : « Sagesse Orthodoxe »)

Lundi 11 Mai. Eléments pour méditation :

La Samaritaine, ou comment par notre vie, attirer son prochain vers Dieu (p. Thaddeus)


Saint Pierre enseigne aux Chrétiens qu'ils se doivent d'être en tout temps prêts de témoigner de leur espérance en Christ (1 Pi 3,15). Nos vies attirent-elles les autres vers le Salut? Ou peut-être les éloignons-nous de Dieu?
Prêtre Thaddaeus Hardenbrook

"Une source d'eau jaillissant en Vie Éternelle"

L'expansion du Christianisme, le Salut de l'humanité, s'est réalisé depuis le temps du Christ et de sainte Photini jusqu'à nos jours, par le contact inter-personnel de Chrétiens avec des populations non-Chrétiennes. Laïcs comme membres du clergé ou moines, jeunes et vieux, par leurs contacts quotidiens avec ceux qui sont hors de l'Église, se trouvent en position pour témoigner de la réalité actuelle de l'Évangile du Salut. Ils sont ceux qui, transformés par l'Évangile, ont accomplit toutes sortes de bonnes oeuvres et contribué positivement à la stabilité et la fibre morale de la société humaine. L'expansion de l'Église a souvent été un mouvement venant d'en dessous pour répandre la Foi de personne à personne, par le moyen d'actes concrets et de témoignage verbal.

A la suite de l'exemple de Jésus, sainte Photini joint ensemble les deux manières d'être un témoin vivant - la proclamation et les bonnes oeuvres - la lumière qui illumine tout, et la préservation de ce sel dont le Christ parle (Mt 5,12-16). La lumière dans leur vie, leur témoignage oral et leurs bonnes oeuvres, resplendissent dans les ténèbres d'un monde brisé, et amènent les autres à glorifier Dieu. Saint Paul confirme ceci en enseignant à tous les fidèles que leurs vies devraient se caractériser par l'excellence morale et les bonnes oeuvres, et que leurs paroles devraient être une proclamation de la vérité marquée par l'amabilité - comme un témoin auprès de ceux qui cherchent la vérité (Col 4,5-6).

Saint Pierre parle de la même manière de ces deux thèmes, insistant que la conduite du Chrétien devrait être telle que les non-Chrétiens voient les bonnes oeuvres accomplies par les fidèles et glorifient Dieu grâce à ça (1 Pi 2,11-22). Il enseigne aussi aux Chrétiens à être prêts en tout temps à rendre témoignage de leur espérance en Christ (1 Pi 3,15). Nos vies attirent-elles les autres vers le Salut? Ou peut-être les éloignons-nous de Dieu?

Rien que de voir un authentique Chrétien, cela amène bien des hommes et des femmes à se détourner d'une vie anarchique, égocentrique et immorale. En effet, c'est l'excellence morale des vies changées par le Christ qui agit comme la première puissance attractive dans le monde. Historiquement, cette puissance attractive a été l'aspect le plus important de l'antique témoignage Chrétien, et le fait que les Chrétiens étaient les meilleurs des citoyens fut un des principaux arguments des apologistes des premiers temps de l'Église. Par exemple, Aristides, un Chrétien d'Athènes écrivant vers l'an 125 à l'empereur Hadrien (régnant de 117 à 138), basa sa défense du Christianisme contre la persécution sur le fait remarquablement évident de leur qualité comportementale. Il faisait remarquer que ces Chrétiens "Ils ne commettent pas d’adultères ni de fornications; ils ne portent pas de faux témoignage. Ils ne convoitent pas ce qui est à autrui; ils honorent père et mère; ils aiment leur prochain et jugent avec équité" (Apologie 15). Il continue en exposant comment les Chrétiens prennent soin des étrangers, et viennent en aide aux pauvres et aux prisonniers. Le témoignage irréfutable de la vie Chrétienne était de discerner et de répondre aux besoins moraux et matériels du monde alentour.

Dans l'exemple de sainte Photini, nous voyons à nouveau en action le Commandement du Christ d'aimer Dieu et son prochain. Aimer Dieu, c'est mener une vie qui Lui est agréable, et s'avancer dans la sainteté. Aimer son prochain, c'est manifester la vie en Christ par l'action, l'oeuvre et la parole. Comme la Samaritaine médita l'excellence des paroles de Jésus, et échangea volontairement sa vie de péché contre une vie en Christ, puissions-nous aussi abandonner nos attaches mondaines, devenir dès maintenant Chrétiens, et chérir l'opportunité que nous avons de nous détourner des péchés de nos ancêtres, et librement aller à la suite du Christ.

Arrêtez-vous de temps à autres devant l'icône de la Samaritaine dans le narthex. Ne vous contentez pas de juste passer devant, mais regardez-la avec Jésus au puits. Réfléchissez à ce qu'elle était - et ce qu'elle est devenue - sainte Photini. Sa rencontre avec le Christ est devenue le carrefour d'une incroyable aventure, et le Salut pour des milliers de gens. Le Christ S'est pleinement révélé à elle comme étant le Messie promis, et elle L'a suivi. Priez sainte Photini, et demandez-lui de prier pour nous - afin que nous aussi, nous arrivions à sa suite au Paradis..

Le Christ est ressuscité!

+ Thaddeus



Tropaire de sainte Photini la Samaritaine
Venue auprès du puits, la Samaritaine Te contempla,
Source de Sagesse, avec les yeux de la Foi;
en abondance elle y puisa le Royaume d’en haut,
et sa mémoire est glorifiée pour l’éte
rnité.





Saint Peter instructs Christians to be ready at all times to bear witness of their hope in Christ (1 Peter 3:15). Do our lives draw others to salvation? Or perhaps push them away from God?
Priest Thaddaeus Hardenbrook
http://www.slocc.com/newsletter/GV_05_08_15.pdf

“A Spring of Water Welling up to Eternal Life”

The expansion of Christianity, the salvation of mankind, has been carried out, from the time of Christ and St. Photini until now, by the one-on-one contact of individual Christians with non-Christian populations. The lay people, as well as clergy and monastics, young and old, by their daily contacts with those outside the Church are in a position to bear witness to the present reality of the Gospel of salvation. They are the ones who themselves, transformed by the Gospel, have done all manner of good works and contributed positively to the stability and moral fiber of society. The expansion of the Church has most often been a grassroots movement of spreading the faith from person to person by means of practical works and verbal witness.

St. Photini, following Jesus’ example, brings together the two aspects of being a living witness—proclamation and good works—the illuminating light and preserving salt of which Christ speaks (Matthew 5:12–16). The light of their life, their proclamation and good works, shines into the darkness of a broken world and causes others to glorify God. Saint Paul confirms this by teaching all believers that their lives should be characterized by moral excellence and good works, and that their speech should be a proclamation of the truth marked by “grace and seasoned with salt”—as a witness to those seeking the truth (Colossians 4:5–6).

Saint Peter speaks of the same two themes, insisting that a Christian’s conduct be such that the non-Christians see the good works done by the believers and glorify God because of it (1 Peter 2:11–22). He also instructs Christians to be ready at all times to bear witness of their hope in Christ (1 Peter 3:15). Do our lives draw others to salvation? Or perhaps push them away from God?

To merely see a true Christian causes men and women to turn from an undisciplined, self-absorbed, and immoral life. Indeed, it is the moral excellence of lives changed by Christ that acts as the primary attractive power in the world. Historically, this attractive power was the most important aspect of the early Christian witness, and the fact that Christians were the most upstanding citizens was one of the prime arguments of the earliest apologists. For example, Aristides, a Christian of Athens writing to the Emperor Hadrian (reigned 117–138) around the year 125, based his defense of Christianity against persecution on the obviously different quality of their character. He points out that these Christians “do not commit adultery nor fornication, nor bear false witness, nor embezzle what is held in pledge, nor covet what is not theirs. They honor father and mother and show kindness to those near to them; and when ever they are judges, they judge uprightly” (Apology 15). He goes on to tell how Christians took care of strangers and supplied the needs of the poor and the imprisoned. The indisputable witness of the Christian life was that of discerning and responding to the moral and physical needs of the world around them.

In the example of St. Photini, we see in action once again the commandment of Christ to love God, and love neighbor. To love God is to live a life that is pleasing to Him and an ascent towards holiness. To love neighbor is to manifest life in Christ by action, deed, and word. As the Samaritan woman pondered the excellence of Jesus’ words and freely exchanged, forever, her life of sin for a life in Christ, may we also abandon our worldly attachments, already being Christians, and cherish the opportunity we have to cut off the sins of our fore fathers and freely pursue Christ.

Pause sometime before the icon of the Samaritan woman in the narthex. Don’t just pass by, but look at her there with Jesus at the well. Think about what she was—and what she became—St. Photini. Her encounter with Christ became the crossroads to an incredible adventure and the salvation of thousands of people. Christ fully revealed Himself to her as the promised Messiah, and she followed Him. Pray to St. Photini and ask her to pray for us—that we also may follow her into Paradise.

Christ is risen!

+ Thaddeus

Publié par Jean-Michel à 5/10/2015 dans « St Materne »

Lundi 11 Mai. Eléments pour méditation :

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille

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