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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 06:04
Mercredi 17 Juin 2015, éléments pour méditation:

Livre de l'Ecclésiastique 44,16-17.22-23.45,3.7.15.

Voici le grand pontife, qui pendant sa vie, fut agréable à Dieu,
et, au temps de la colère est devenu la réconciliation des hommes : il ne s'en est pas trouvé de semblable à lui dans l'observance de la loi du Très-Haut.
C'est pourquoi il a juré de le faire croître dans son peuple.
Le Seigneur a béni en lui toutes le nations, et a confirmé en lui son Alliance.
Il eut égard à lui dans ses bénédictions, il lui a continué sa miséricorde, et il trouva grâce devant le Seigneur.
Par sa parole, il a fait cesser des prodiges. Il l'a glorifié devant les rois, il lui a donné un commandement devant son peuple et il lui a montré sa gloire.
Il a établi avec lui une alliance éternelle, et lui a donné le sacerdoce suprême.
Il l'a rendu heureux dans la gloire, pour exercer le sacerdoce, louer son nom et lui offrir un encens d'agréable odeur.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,14-23.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : Partant pour un voyage, un homme appela ses serviteurs et leur remit ses biens.
A l'un il donna cinq talents, à un autre deux, à un autre un, à chacun selon sa capacité, et il partit en voyage. Aussitôt,
celui qui avait reçu les cinq talents s'en alla les faire valoir, et il en gagna cinq autres.
De la même manière, celui qui avait reçu les deux, en gagna lui aussi deux autres.
Mais celui qui en avait reçu un s'en alla faire un trou en terre, et il y cacha l'argent de son maître.
Longtemps après, le maître de ces serviteurs revient et leur fait rendre compte.
S'avançant, celui qui avait reçu les cinq talents en présenta cinq autres, en disant : " Maître, vous m'aviez remis cinq talents ; voici cinq autres talents que j'ai gagnés. "
Son maître lui dit : " Bien, serviteur bon et fidèle ; en peu tu as été fidèle, je te préposerai à beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. "
S'avançant aussi, celui qui avait reçu les deux talents dit : " Maître, vous m'aviez remis deux talents ; voici deux autres talents que j'ai gagnés. "
Son maître lui dit : " Bien, serviteur bon et fidèle, en peu tu as été fidèle, je te préposerai à beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. "

Mercredi 17 Juin 2015, éléments pour méditation:

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Traité 33 sur St Matthieu (Catena Aurea)

 

Du faux égalitarisme et de la véritable Egalité:
"A chacun selon sa capacité"
 

Parmi ceux à qui Jésus-Christ a confié le ministère de la parole de Dieu, vous voyez que les uns ont reçu davantage, les autres moins, et n'ont pas, pour ainsi dire, la moitié de l'intelligence des premiers; d'autres enfin ont reçu beaucoup moins encore.

 

Or, pourquoi cette différence entre ceux qui ont reçu de Jésus-Christ le même ministère de la parole divine?

C'est que la vertu et la capacité n'étaient pas les mêmes dans celui qui a reçu cinq talents, dans celui qui en a reçu deux et dans celui qui n'en a reçu qu'un, et que tous ne pouvaient recevoir la même mesure de grâces.

Cependant, celui qui n'a reçu qu'un talent a reçu un don qui n'est pas sans importance, car un seul talent, venant d'un si grand maître, est d'une grande valeur.


Cette expression «s'avançant», appliquée à celui qui avait reçu cinq talents, et à celui qui en avait reçu deux, signifie leur passage de ce monde dans l'autre; et il faut remarquer que Dieu tient le même langage à tous les deux, pour nous apprendre que celui qui a reçu de moins grandes facultés, mais qui leur a fait produire tout ce qu'on était en droit d'en attendre, aura aux yeux de Dieu le même mérite que celui qui est doué de facultés supérieures.

Dieu n'exige qu'une chose, c'est que l'homme consacre à sa gloire tout ce qu'il a reçu de lui.

Mercredi 17 Juin 2015, éléments pour méditation:

Toit de feuillage

Livre d'Isaïe 4,2-6

La gloire du Seigneur sera comme un dais, comme un toit de feuillage, protection contre la chaleur du jour, refuge et abri contre l'orage et la pluie.

Le petit reste d’Israël

Un toit de feuillage
Encore un bout de ciel qui me tombe sur la tête ! Quand est-ce que s’arrêteront les épreuves, les tourments, quand est-ce que je pourrai, tranquillement, rien qu’un soir, m’installer doucement, au coin de la terrasse, contempler en silence, prendre un peu de repos ? Pourrais-je jamais festoyer, sans craindre sourdement que la joie n’ait qu’un temps ? Me reposer plus que quelques instants, fatigué à l’avance car tout devra reprendre, après la courte pause ? Comment vivre autrement qu’entre deux parenthèses, à coup de rémissions ?
Voilà ce que je dis si je ne prends pas garde, à regarder plus loin que la surface des choses. Alors que germe en secret au profond de moi-même un ciel plus rassurant, un repos plus durable.

Il pousse en moi un arbre, au tronc si vénérable, qu’aucun vent d’ouragan ne pourra emporter. Il monte en moi sa sève, irriguant et mon cœur, et mon intelligence. Et déjà quelques branches me protègent des morsures du soleil, et bientôt son feuillage sera un sûr abri. Patiemment cultivé, et oublié parfois. Arrosé de mes larmes, dégagé des broussailles, lorsque dans le pardon je lui donne la place pour grandir, il pousse en moi un arbre. Une greffe tirée du tronc majestueux qui planté au calvaire fructifie à jamais. Il pousse en moi une croix, sculptée par toute ma vie, épousant mes épreuves, triomphant des combats. Le germe, perle précieuse, est enfoui en ma terre, le trésor est en moi caché à ma conscience, seul connu de mon cœur.

(Source: "Signe dans la Bible)

Mercredi 17 Juin 2015, éléments pour méditation:

Saint Hervé, qui êtes-vous ?

Ermite (VIe siècle)

Hyvarnion, barde renommé de l'île de Bretagne, est convié à la cour de Childebert, mais, pieux et chaste, la vie de cour ne lui convient pas. Résolu à se consacrer totalement à Dieu, il retourne chez lui en passant par l'Armorique. Là, il rêve d'un futur mariage.

Décidé de se consacrer à Dieu il ne sait que penser quand un ange vient lui dire :

Elle s'appelle Rivanone; tu la rencontreras demain et tu la prendras comme épouse; de votre union naîtra un grand serviteur de Dieu. » Il la rencontre et l’épouse.

Ni l'un ni l'autre ne voulant d’une vie commune, le lendemain des noces Rivanone dit à Hyvarnion :

Si j'ai un fils je demande au Dieu tout puissant qu'il ne voie jamais la fausse et trompeuse lumière de ce monde », et avant de la quitter pour toujours, il lui répond :

Oui ! Mais qu'il ait au moins la vision des splendeurs célestes. » L'enfant naît aveugle.

Quand Hervé atteint l'âge de sept ans, alors qu’il connaît par cœur tous les psaumes et les sept hymnes de l’Eglise les plus employées de son temps, Rivanone le confie à un saint moine.

Saint Hervé ne retrouve sa mère que des années plus tard et c'est pour l'assister dans ses derniers instants. S'il est aveugle, comme le désirait Rivanone, Hervé est aussi barde comme Hyvarnion qui avait demandé que son fils ne cesse d'avoir la vision des splendeurs célestes. C'est ainsi qu'il compose le magnifique cantique du Paradis.

Son éducation terminée, Hervé part vivre en ermite mais il est vite rejoint par des disciples. Guidé par son disciple Guiharan et escorté d’un loup qu’il avait apprivoisé, Hervé, chantant la beauté du Paradis, conduit sa communauté qui, sillonnant la Bretagne, suit le soleil, pour finir par s’installer à Plouider qui deviendra Lanhouarneau (l’ermitage d’Hervé).

Toute sa vie, il refuse obstinément de recevoir le sacerdoce, acceptant seulement d’être ordonné exorciste.

Bien qu’il fût aveugle, Hervé avait été lui-même l'architecte de sa petite église qu’il ne voulut jamais quitter. Il s’y trouvait enfermé, trois jours avant sa mort, lorsque ses yeux s'ouvrirent tout à coup, et il se mit à chanter un dernier cantique :

Je vois le Ciel ouvert, le Ciel ma patrie. Je veux m'y envoler. Je vois mon père et ma mère dans la gloire et la beauté; je vois mes frères, les hommes de mon pays. Des chœurs d'Anges, portés sur leurs ailes, volent autour de leurs têtes, comme autant d'abeilles dans un champ de fleurs. »

Le troisième jour après cette vision, il appela sa nièce Christine qui se trouvait alors auprès de lui; c'était une orpheline élevée par sa mère :

Prépare-moi une pierre pour oreiller et de la cendre pour couchette; quand l'ange noir viendra me chercher, qu'il me trouve couché sur la cendre. »

Christine, tout en lui obéissant, lui dit : « Mon oncle, si vous m'aimez, demandez à Dieu que je vous suive sans tarder, comme la barque suit le courant. » Elle fut exaucée : au moment où Hervé expirait, la petite Christine, se jetant à ses pieds, y mourut aussi.

Lorsqu'il meurt entouré de ses nombreux moines, tous peuvent entendre les chœurs célestes entonner une hymne que leur saint père chantait depuis toujours.

Inhumé à Lanhouarneau (Finistère), son tombeau est vénéré par de grands concours de peuples. Ses reliques, par crainte des Normands, sont recueillies dans la chapelle du château de Brest (878); mise dans une châsse d’argent, elles sont données par le duc Geoffroy à l’évêque de Nantes (1002); elles disparaissent de la cathédrale de Nantes pendant la révolution française.

Mercredi 17 Juin 2015, éléments pour méditation:

Changer le monde? Oui certainement ! Mais une personne à la fois!

(p. Tryphon, EORHF)

 

Un Saint de l'Eglise Orthodoxe (Bysantino-slave) Saint Sophrony de l'Essex disait qu'il

croyait au changement du monde, mais une personne à la fois.

 

Ces paroles sont en accord avec celles de saint Seraphim de Sarov, qui disait qu'acquérir

la paix intérieure amènerait au Salut des milliers autour de nous.

 

Aussi longtemps que nous nous concentrons sur les manquements des autres, la

transformation intérieure ne se produira pas en nous, et le monde restera dans les

ténèbres.

 

Si nous restons empêtrés dans le marigot du péché, et concentrés sur les torts d'autrui,

nous ne parviendrons pas à nous conformer nous-mêmes à la volonté de Dieu.

Bien entendu, il est bien plus confortable de remarquer fautes et péchés d'autrui, mais

si

nous ne nous occupons pas de nous-mêmes, nous causerons un grand tort à notre âme.

 

Juger les autres ouvre grandes les portes pour laisser accès aux esprits mauvais, qui dès

lors vont tout ruiner en nous et détruire la grâce baptismale qui réside en nos cœurs.

 

Nous sommes en guerre contre les forces du mal, et nous ferions mieux de rester sur nos

gardes. Notre vie éternelle en dépend.

Dans l'amour du Christ,

Higoumène Tryphon.

Mercredi 17 Juin 2015, éléments pour méditation:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »

Mercredi 17 Juin 2015, éléments pour méditation:

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église . Dans son 2ème discours sur le Psaume 33, §8 ; PL 36,312

 

« Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte et prie ton Père qui est là dans le secret »

 

Entrer au fond de ta maison, c'est rentrer dans ton cœur.

Heureux ceux qui se réjouissent de rentrer dans leur cœur, et qui n'y trouvent rien de mal...


Ils sont bien à plaindre, ceux qui, en rentrant chez eux, peuvent craindre d'en être chassés par d'âpres disputes avec les leurs.

Mais combien plus malheureux sont ceux qui n'osent pas rentrer dans leur conscience, de peur d'en être chassés par le remords de leurs péchés.

 

Si tu veux rentrer avec plaisir dans ton cœur, purifie-le.

 

« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5,8).

 

Enlève de ton cœur les souillures de la convoitise, les taches de l'avarice, l'ulcère de la superstition ; enlève les sacrilèges, les pensées mauvaises, les haines, je ne dis pas seulement envers tes amis, mais même envers tes ennemis.

 

Enlève tout cela, puis rentre alors dans ton cœur et tu y seras heureux.

Mercredi 17 Juin 2015, éléments pour méditation:

L'amour de la Création

(saint Païssios l'Athonite)

 

Cette herbe est une icône.

Cette pierre est une icône.

Et je peux l'embrasser, la vénérer, car elle est remplie de la grâce de Dieu.

Le monde n'est pas là pour que nous nous y servions, mais pour que nous nous y débarrassions de nos passions et de nos désirs.


 

Mercredi 17 Juin 2015, éléments pour méditation:

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille

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