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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 07:04
Jeudi 9 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 6,3-11.

Mes frères, nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés.
Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous aussi nous marchions dans une vie nouvelle.
Si, en effet, nous avons été greffés sur lui, par la ressemblance de sa mort, nous le serons aussi par celle de sa résurrection :
sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus les esclaves du péché ;
car celui qui est mort est affranchi du péché.
Mais si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons avec lui,
sachant que le Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n'a plus sur lui d'empire.
Car sa mort fut une mort au péché une fois pour toutes, et sa vie est une vie pour Dieu.
Ainsi vous-mêmes regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ Notre-Seigneur.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8,1-9.

En ce temps-là, comme il y avait une grande foule qui n'avait pas de quoi manger, Jésus appela ses disciples et leur dit :
" J'ai compassion de cette foule, car voilà trois jours déjà qu'ils restent près de moi, et ils n'ont rien à manger.
Si je les renvoie chez eux à jeun, les forces leur manqueront en chemin ; or plusieurs d'entre eux sont venus de loin. "
Ses disciples lui répondirent : " Comment pourrait-on ici, dans un désert, rassasier de pain ces gens ? "
Et il leur demanda : " Combien de pains avez-vous ?" Ils dirent : " Sept. "
Alors il fit asseoir la foule par terre, prit les sept pains, et, après avoir rendu grâces, il les rompit et les donna à ses disciples pour les servir ; et ils les servirent à la foule.
Ils avaient en outre quelques petits poissons ; après avoir prononcé la bénédiction sur eux, il dit de les servir aussi.
Ils mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta sept corbeilles des morceaux qui restaient.
Or ils étaient environ quatre mille. Et il les renvoya.

Jeudi 9 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église . Commentaire du Diatesseron, 12, 1-4 ( Brésard, 2000 ans B, p. 200-201) 

 

La multiplication des pains

 

      Au désert, notre Seigneur multiplia le pain, et à Cana il changea l'eau en vin.

Il habitua ainsi la bouche de ses disciples à son pain et à son vin, jusqu'au temps où il leur donnerait son corps et son sang.

Il leur fit goûter un pain et un vin matériels pour exciter en eux le désir de son corps et de son sang vivifiants.

Il leur donna libéralement ces menues choses, pour qu'ils sachent que son don suprême serait gratuit.

Il les leur donna gratuitement, bien qu'ils eussent pu les lui acheter, afin qu'ils sachent qu'on ne leur demanderait pas de payer une chose inestimable ; car s'ils pouvaient payer le prix du pain et du vin, ils ne pourraient payer son corps et son sang. 


      Non seulement il nous a comblés gratuitement de ses dons, mais encore il nous a cajolés avec affection.

Car il nous a donné ces menues choses gratuitement pour nous attirer, afin que nous venions à lui et recevions gratuitement ce bien si grand qu'est l'Eucharistie.

Ces menus morceaux de pain et de vin qu'il a donnés étaient doux à la bouche, mais le don de son corps et de son sang est utile à l'esprit.

Il nous a attirés par ces aliments agréables au palais afin de nous entraîner vers ce qui vivifie les âmes. 


       L'œuvre du Seigneur atteint tout : en un clin d'œil, il a multiplié un peu de pain.

Ce que les hommes font et transforment en dix mois de travail, ses dix doigts l'ont fait en un instant.

De la petite quantité de pain est née une multitude de pains ; il en fut comme lors de la première bénédiction :

« Soyez féconds, multipliez-vous, emplissez la terre » (Gn 1,28).

 

Jeudi 9 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Venez dans mon coeur ô Saint Esprit,
venez dans mon coeur ! 
Par Votre puissance, attirez-le à Vous, ô Dieu Vrai ! 
Accordez-lui la charité en même temps que la crainte.

 

Ô Christ, gardez-moi de toute mauvaise pensée. 
Réchauffe-moi et embrase-moi de Votre très doux amour
et toute peine me semblera légère.


Ô mon Père saint, mon doux Seigneur, maintenant aidez-moi dans toute ma Vie.


Jésus amour, Jésus amour.

(Catherine de Sienne)

 

 

Jeudi 9 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

 

LA NUIT DANS LA BIBLE

 

En même temps qu’elle rythme le temps dans son alternance avec le jour, la nuit dans la Bible signifie l’égarement de l’homme éloigné de Dieu qui est lumière. Mais Dieu vient le chercher dans toutes ses nuits…

Quelle réalité désignent « ténèbres » et « nuit » ?

Du premier chapitre de la Genèse, qui ouvre la Bible chrétienne, au dernier chapitre de l’Apocalypse, qui la clôt, il est question de lumière et de ténèbres, de nuit. « Dieu sépara la lumière et les ténèbres. Dieu appela la lumière jour et les ténèbres nuit », lit-on dans la première page de la Bible (Gn 1, 4b-5a). Désormais, la nuit est donc nommée par Dieu : laïl (racine d’où vient aussi le prénom Leïla). Au quatrième jour du récit de la création, Dieu place le soleil, la lune et les étoiles, ordonnant le monde dans lequel l’homme pourra vivre.

Souvent, l’emploi du mot nuit dans les livres bibliques (223 occurrences dans l’Ancien Testament) est associé au mot jour, exprimant simplement l’écoulement du temps. Mais si la nuit est d’abord le pendant du jour dans un monde ordonné, elle garde une proximité avec les ténèbres d’où elle a été tirée : « J’avais dit : les ténèbres m’écrasent ! mais la nuit devient lumière autour de moi. Même la ténèbre pour toi n’est pas ténèbre, et la nuit comme le jour est lumière ! », se réjouit un homme heureux d’être rejoint par Dieu alors même qu’il confesse l’ambiguïté de sa relation au Seigneur (Ps 139 [138]).

Le P. François Lestang, bibliste (1), remarque que dès les chapitres 6 à 9 du Livre de la Genèse, après le premier péché du couple humain, la séparation que Dieu avait initiée entre la lumière et les ténèbres est remise en cause par le déluge : « Il pleut sur terre pendant 40 jours et 40 nuits, de sorte qu’on ne distingue plus la séparation entre le haut et le bas. Mais l’épisode se conclut par l’engagement de Dieu : “Désormais, jour et nuit ne cesseront plus” (Gn 8, 22). »

Au-delà de ce serment, la dernière page de la Bible annonce la nouvelle création dans laquelle il n’y « aura plus de nuit… car le Seigneur Dieu répandra sa lumière » (Ap 21, 5). Désormais, « les hommes peuvent habiter avec Dieu ! » résume le bibliste. Mais en attendant, la réalité inquiétante des ténèbres angoisse l’humanité. Le Livre de Job, longue méditation sur l’incompréhensibilité de Dieu de la part d’un homme confronté à la question du mal, en est le témoin éloquent, rassemblant 23 des 77 occurrences du mot dans l’Ancien Testament.

Au cours de la nuit de Noël, la liturgie fait lire ce passage du prophète Isaïe : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (9, 1). Être sauvé, c’est bien être tiré des ténèbres et de toute complicité avec elles et entrer en présence de Dieu qui est lumière (1 Jn 1, 5 ; 1 Th 5, 5).

Dieu est-il présent dans la nuit ?

La Bible honore, à travers le thème de la nuit, la condition ordinaire des hommes : ils s’y reposent (Qo 5, 11) ; c’est le moment de la rencontre intime de l’homme et de la femme (Gn 30, 16), de la peur des méchants qui profitent de l’obscurité pour commettre leurs forfaits (Jb 24, 14).

La nuit symbolise surtout l’état de l’homme égaré loin de la lumière de Dieu. Et c’est là que Dieu vient le chercher pour le délivrer : « Dieu choisit ce lieu de peur, d’égarement pour passer. Ses interventions la nuit tracent un chemin dans la Bible », souligne François Lestang. Ainsi, c’est de nuit que Dieu noue l’alliance avec le père des croyants, Abraham (Gn 15, 5.12.17).

C’est de nuit que Dieu fait sortir d’Égypte les Hébreux (Ex 12, 42). Il en est de même dans le Nouveau Testament. C’est « durant les veilles de la nuit » que l’ange annonce aux bergers la naissance du « Sauveur qui est le Christ, le Seigneur » (Lc 2, 8.11), et qu’ils se trouvent enveloppés de la « clarté » de « la gloire du Seigneur ». Jésus prie seul la nuit avant de choisir les Douze (Lc 6, 12), et c’est « à la quatrième veille de la nuit » qu’il rejoint en marchant sur les eaux la barque des disciples prise dans la tempête.

C’est dans la nuit qu’est instituée l’eucharistie et que Jésus va au bout de la confiance en son Père, à Gethsémani. Même la mort de Jésus sur la croix met en scène l’obscurité de la nuit, pour les évangélistes Matthieu (27, 45) et Luc (23, 44). Enfin bien sûr, la résurrection a lieu de nuit, entre la fin du sabbat et l’aube du premier jour de la semaine (Mt 28, 1).

Que fait l’homme de la Bible durant la nuit ?

Bien d’autres fameux moments de la révélation biblique ont pour cadre la nuit. Nombre d’entre eux peuvent être lus du point de vue de l’itinéraire personnel d’hommes ou de femmes qui cherchent Dieu ou qui sont cherchés par lui. C’est la nuit que l’homme « baisse la garde », est moins vigilant. Le surmoi desserre son étreinte, dirions-nous aujourd’hui, laissant l’inconscient s’exprimer dans les rêves.

Dans la nuit, le cœur de l’homme, son désir, se dévoile. La Bible prête attention, comme les peuples environnant Israël, aux songes, et est sensible à leur ambiguïté. L’évangéliste Matthieu toutefois se plaît à montrer Joseph le juste guidé par Dieu à travers des songes. C’est la réceptivité de l’homme fidèle dont le désir est ajusté à Dieu qui est ainsi soulignée.

La nuit dans la Bible met en évidence le besoin humain d’intériorité, et souvent, le rapport personnel à Dieu. Le mystérieux combat de Jacob, de nuit, avec « quelqu’un » – une façon de désigner Dieu – (Gn 32, 23-33), est ainsi un tournant dans la vie de cet homme de désir qui sort du combat « fort contre Dieu (2) ».

La Bien-aimée du Cantique des Cantiques, magnifique figure de femme amoureuse en quête du Bien-aimé à travers la ville, dans la nuit, est une référence privilégiée des auteurs mystiques (saint Bernard, saint Jean de la Croix…) : si Dieu comble son bien-aimé, il échappe également à toute prise. La dimension nuptiale de l’union à Dieu apparaît clairement également dans la parabole des dix vierges qui attendent l’époux à son retour des noces (Mt 25, 1-13) : « Au milieu de la nuit, un cri retentit : Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre ! » La parabole donne à méditer la vérité du désir des unes et des autres.

La figure du pharisien Nicodème, qui vient de nuit trouver Jésus (3, 1-21) selon l’évangéliste Jean, illustre un autre aspect de la recherche spirituelle, la quête de la vérité de Dieu. « Celui qui fait la vérité vient à la lumière » (Jn 3, 21).

Christophe Chaland

La Croix

Jeudi 9 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,7-15.

En ce temps-là, Jésus disait aux douze Apôtres : Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.
Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures,
ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ.
En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent.
Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous.
Si l’on ne vous accueille pas et si l’on n’écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds.
Amen, je vous le dis : au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville.

Jeudi 9 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr . L'Unité de l'Église, § 24 (trad. cf coll. Pères dans la foi, n°9) 

 

« Que votre paix vienne sur elle »

 

L'Esprit Saint nous donne cet avertissement :

-« Où est l'homme qui désire la vie, épris du jour où voir le bonheur ?

Garde ta langue du mal, tes lèvres des paroles trompeuses.

Évite le mal, fais le bien, recherche la paix et poursuis-la » (Ps 33,13-15).

Le fils de la paix doit chercher la paix et la poursuivre ; celui qui connaît et aime le lien de la charité doit garder sa langue du mal et de la discorde.

Parmi ses commandements divins et ses enseignements de salut, le Seigneur, à la veille de sa Passion, a ajouté ceci :

-« Je vous laisse la paix ; c'est ma paix que je vous donne » (Jn 14,27).

Tel est l'héritage qu'il nous a légué : tous les dons, toutes les récompenses qu'il nous a promis, il les a liés au maintien de la paix.

Si nous sommes les héritiers du Christ, demeurons donc dans la paix du Christ ; si nous sommes les enfants de Dieu, nous devons être pacifiques :

-« Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5,9).

Il faut que les enfants de Dieu soient pacifiques, doux de cœur, simples en paroles, en parfait accord par l'affection, unis fidèlement par les liens de l'unanimité. 


Cette unanimité a existé jadis sous les apôtres (Ac 4,32).

De même, le nouveau peuple des croyants garde les commandements du Seigneur et maintient la charité.

La preuve est dans l'Écriture qui dit :

-« La multitude des croyants avait un seul cœur et une seule âme » (Ac 4,32).

Et encore :

-« Tous, d'un seul cœur, participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères » (1,14).

D'où l'efficacité de leurs prières ; d'où leur confiance qu'ils obtiendraient tout ce qu'ils demandaient à la miséricorde du Seigneur.

 

Jeudi 9 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille

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