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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 09:30
L'âme qui aime Dieu a son repos en Dieu et seulement en Dieu. Tous les chemins empruntés par les hommes en ce monde ne leur apportent jamais la paix, tant qu'ils ne se sont pas décidés à fonder leur espérance en Dieu. Saint Isaac le Syrien, homélie 56,89

L'âme qui aime Dieu a son repos en Dieu et seulement en Dieu. Tous les chemins empruntés par les hommes en ce monde ne leur apportent jamais la paix, tant qu'ils ne se sont pas décidés à fonder leur espérance en Dieu. Saint Isaac le Syrien, homélie 56,89

Livre de l'Ecclésiastique 24,17-21.

Comme la vigne, j'ai produit des fleurs d'une agréable odeur, et mes fleurs ont donné des fruits de gloire et de richesse. Je suis la mère du pur amour, de la crainte, de la science et de la sainte espérance. En moi est toute la grâce de la voie et de la vérité, en moi toute l'espérance de la vie et de la vertu.
Venez à moi, vous tous qui me désirez, et rassasiez-vous de mes fruits.
Car mon souvenir est plus doux que le miel, et ma possession plus douce que le rayon de miel.
Ceux qui me mangent auront encore faim, et ceux qui me boivent auront encore soif.
Celui qui m'écoute n'aura jamais de confusion, et ceux qui agissent par moi ne pécheront point.
Ceux qui me font connaître auront la vie éternelle.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,27-28.

En ce temps-là, tandis que Jésus parlait à la foule, une femme élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui vous a porté, et les mamelles que vous avez sucées !
Mais il lui dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! "

Qui sert-on lorsqu'on est trop attaché aux biens matériels?  Notre homme moderne se soucie trop de bagatelles et de détails, il est assailli par beaucoup de choses fausses et ne sait pas choisir... Notre homme contemporain est devenu trop matérialiste, soumis au nouveau tyran : l'argent. Partout où nous regardons, nous entendons dire que l'argent c'est tout, le maître de ce monde. Celui qui fait de l'argent son maître, se fait serviteur au diable. P. Justin Parvu, père spirituel roumain du 20ème siècle

Qui sert-on lorsqu'on est trop attaché aux biens matériels? Notre homme moderne se soucie trop de bagatelles et de détails, il est assailli par beaucoup de choses fausses et ne sait pas choisir... Notre homme contemporain est devenu trop matérialiste, soumis au nouveau tyran : l'argent. Partout où nous regardons, nous entendons dire que l'argent c'est tout, le maître de ce monde. Celui qui fait de l'argent son maître, se fait serviteur au diable. P. Justin Parvu, père spirituel roumain du 20ème siècle

Par St Jean de Damas

(v. 675-749),

moine, théologien, docteur de l'Église . 2e homélie pour la Dormition, 2, 3 : PG 96, 723s (trad. Orval rev. ; cf SC 80, p. 127) 
 

L'arche de la Nouvelle Alliance entre dans le Temple céleste
(1R 8 ; Ap 11,19)

 

      Aujourd'hui l'arche sainte et vivante du Dieu vivant, celle dont le sein avait porté son propre Créateur, repose dans le temple du Seigneur, temple non bâti de main d'homme.

David, son ancêtre et parent de Dieu, danse de joie (2S 7,14) ; les anges dansent en chœur, les archanges applaudissent, et les puissances des cieux chantent sa gloire. 

      Celle qui pour tous a fait jaillir la vraie vie, comment pourrait-elle tomber au pouvoir de la mort ?

Certes, comme fille du vieil Adam, elle se soumet à la sentence portée contre lui, car son Fils qui est la Vie même ne s'y est pas dérobé ; mais comme mère du Dieu vivant, il est juste qu'elle soit élevée jusqu'à lui.

Comment celle qui a reçu en elle la Vie même, sans commencement ni fin, ne serait-elle pas vivante pour l'éternité ?

Jadis, les premiers parents de notre race mortelle, enivrés du vin de la désobéissance, l'esprit alourdi par l'intempérance du péché, s'étaient endormis dans le sommeil de la mort ; le Seigneur les avait chassés et exilés du paradis d'Éden.

Maintenant, celle qui n'a pas commis de péché et qui a mis au monde l'enfant de l'obéissance à Dieu et au Père, comment le Paradis pourrait-il ne pas la recevoir, ne pas lui ouvrir joyeusement ses portes ?

Puisque le Christ qui est la Vie et la Vérité a dit : « Là où je suis, là sera aussi mon serviteur » (Jn 12,26), comment, à plus forte raison, sa mère ne partagerait-elle pas sa demeure ? 

      Maintenant donc « que les cieux se réjouissent », que tous les anges l'acclament.

« Que la terre exulte » (Ps 95,11), que les hommes tressaillent de joie.

Que les airs retentissent de chants d'allégresse ; que la nuit rejette ses ténèbres et son manteau de deuil.

Car la cité vivante du Seigneur, Dieu des puissances, est exaltée. Du sanctuaire de Sion des rois apportent le présent inestimable (Ps 67,30) ; ceux que le Christ a établis princes de toute la terre, les apôtres, escortent la Mère de Dieu, toujours vierge, dans la Jérusalem d'en haut, qui est libre et notre mère  (Ga 4,26). 
 

Ce n'est pas le rôle du Christianisme que d'apporter des réponses faciles à toute question, mais de nos rendre progressivement conscients face à un mystère. Dieu n'est pas tant l'objet de notre connaissance que la cause de notre émerveillement. Archevêque Timothy Kallistos Ware

Ce n'est pas le rôle du Christianisme que d'apporter des réponses faciles à toute question, mais de nos rendre progressivement conscients face à un mystère. Dieu n'est pas tant l'objet de notre connaissance que la cause de notre émerveillement. Archevêque Timothy Kallistos Ware

UN SANCTUAIRE MARIAL SUISSE...

La Madone del Sasso (Vierge du Caillou) est un sanctuaire qui se trouve à Orselina près de Locarno, en Suisse. On appelle le rocher sur lequel est édifié le sanctuaire, « la colline sacrée ». La Madone del Sasso est l'un des sites religieux et historiques les plus importants du sud de la Suisse.

La tradition dit que Fra` Bartolomeo, un moine franciscain du couvent de Locarno, a voulu construire un lieu de culte sur le "Rocher" d’Orselina, tout proche de Locarno, à la suite d'une apparition de la Vierge Marie. C’est sur ce ‘caillou’, en effet, qu’en 1480, un capucin s’était retiré pour prier la nuit. C’est alors que la Vierge Marie lui apparut et le combla de joie.

Le capucin construisit là un oratoire. Avec l’afflux des pèlerins et les guérisons nombreuses, on le transforma en sanctuaire. En 1600 fut construit un chemin de croix.

Aujourd'hui, avec son église de l’Annonciation au pied de la montagne, la Via Crucis et le Sanctuaire de la Madone del Sasso, le Sacro Monte (la colline sacrée) est un patrimoine artistique, historique et spirituel. Sa fête annuelle est célébrée chaque premier dimanche de septembre.

(Source : l'Equipe de "Marie de Nazareth")

Ô Mère Bien-Aimée, vous qui connaissez si bien les voies de la sainteté et de l’amour, apprenez-nous à élever souvent notre esprit et notre cœur vers la Trinité, à fixer sur elle notre respectueuse et affectueuse attention. Et puisque vous cheminez avec nous sur le chemin de la vie éternelle, ne demeurez pas étrangère aux faibles pèlerins que votre charité veut bien recueillir ; tournez vers nous vos regards miséricordieux, attirez-nous dans vos clartés, inondez-nous de vos douceurs, emportez-nous dans la Lumière et dans l’Amour, emportez-nous toujours plus loin et très haut dans les splendeurs des cieux. Que rien ne puisse jamais troubler notre paix, ni nous faire sortir de la pensée de Dieu ; mais que chaque minute nous emporte plus avant dans les profondeurs de l’auguste mystère, jusqu’au jour où notre âme pleinement épanouie aux illuminations de l’union divine, verra toutes choses dans l’éternel Amour et dans l’unité.Amîn.

Ô Mère Bien-Aimée, vous qui connaissez si bien les voies de la sainteté et de l’amour, apprenez-nous à élever souvent notre esprit et notre cœur vers la Trinité, à fixer sur elle notre respectueuse et affectueuse attention. Et puisque vous cheminez avec nous sur le chemin de la vie éternelle, ne demeurez pas étrangère aux faibles pèlerins que votre charité veut bien recueillir ; tournez vers nous vos regards miséricordieux, attirez-nous dans vos clartés, inondez-nous de vos douceurs, emportez-nous dans la Lumière et dans l’Amour, emportez-nous toujours plus loin et très haut dans les splendeurs des cieux. Que rien ne puisse jamais troubler notre paix, ni nous faire sortir de la pensée de Dieu ; mais que chaque minute nous emporte plus avant dans les profondeurs de l’auguste mystère, jusqu’au jour où notre âme pleinement épanouie aux illuminations de l’union divine, verra toutes choses dans l’éternel Amour et dans l’unité.Amîn.

LA DORMITION - ASSOMPTION DE MARIE

L'Eglise Occidentale  parlera plus volontiers de l'Assomption de Marie tandis que  l'Orient Chrétien insistera sur la  Dormition. 

"La différence est d'abord sémantique", explique le théologien orthodoxe Olivier Clément.

Le terme passif d'Assomption traduit l'idée que la Vierge Marie ne s'élève pas d'elle-même au ciel mais qu'elle y est élevée, "assumée" .

La tradition orthodoxe, elle, insiste plutôt sur la douceur de la mort de Marie, tel un endormissement. D'où ce terme de Dormition. 

"Un terme qui peut être appliqué à n'importe qui", précise Olivier Clément.

Chez les orthodoxes, la vie de Marie qui nous accompagne sur le chemin du salut  est couronée  parce que sa vie a correspond à sa vocation.

Pour nous aussi, à l'exemple de Marie modèle des rachetés, notre vie sera couronnée si nous correspondons à notre vocation à la sainteté...

L'ASSOMPTION DE MARIE

 

Père Matta El Maskine 

Chapitre XVII de la Communion d'Amour 
© Abbaye de Bellefontaine


Ce texte est reproduit ici par www.spiritualite-orthodoxe.net avec l'autorisation non cessible de l'Abbaye de Bellefontaine

 

dormition_fresque

Fresque du monastère de Polovragi (Roumanie) ©

*** 

Ce jour  1 nous permet d'honorer le corps de la Vierge. L'assomption de son corps manifeste combien le ciel l'honore au plus haut point. Et la doctrine orthodoxe en ce qui concerne les honneurs rendus au corps des saints n'est pas une invention gratuite. Après le long entretien avec Dieu, au cours duquel Moïse avait reçu les commandements et toute la Loi, son visage rayonnait d'une telle lumière que les Israélites ne pouvaient le regarder en face. La lumière que reflétait son visage était une lumière divine, celle qui manifeste la présence de Dieu. Dieu était ainsi rendu visible sur le visage de Moïse, et c'est pourquoi le peuple pécheur ne pouvait regarder son visage, car le péché et Dieu ne peuvent se rencontrer face à face. Aussi Moïse portait-il un voile, voile dans lequel saint Paul voit un symbole de l'aveuglement spirituel du peuple2 .

Et saint Paul poursuit : Si le ministère de la Loi - qui conduit à la condamnation et à la mort - se traduisait par une telle gloire, visible aux yeux de chair, par un tel resplendissement du visage, combien le ministère de justice ne l'emporte t-il pas en gloire?

Nous appuyant sur cela, nous pouvons dire à propos de la Vierge, de son corps et de son visage :

Si le visage de Moïse, alors qu'il· avait reçu de simples paroles écrites par le doigt de Dieu, rayonnait pour manifester la gloire qu'avait revêtu son corps, combien plus grande la gloire qui a revêtu le corps de la Vierge alors qu'elle a reçu en son sein la Parole même de Dieu, la personne du Fils de Dieu, prenant chair de sa chair après la préparation opérée par l'Esprit Saint et alors que la puissance du Très-Haut la prenait entièrement sous son ombre, intérieurement et extérieurement. Quelle gloire a alors envahi le corps de la Vierge ! Ou, pour reprendre les paroles de l'apôtre Paul, si le ministère de condamnation, ministère reçu par Moïse avec la Loi, lui a conféré une gloire qui a rempli son corps humain d'une lumière divine, combien plus le ministère de justice confié à la Vierge par la descente de la Lumière véritable en son sein et son incarnation à partir de son corps !

Nous savons tous comment Dieu a mis fin à la vie de Moïse et l'a lui-même enterré sur le mont Nebo, loin de la vue de son peuple, de peur qu'ils ne s'égarent et n'en viennent à adorer son corps qui, semble-t-il, continuait à rayonner même après sa mort. C'est pourquoi le livre du Deutéronome dit de lui: personne ne connait l'emplacement de son tombeau jusqu'à ce jour3 .

D'autre part, l'Épître de Jude fait spécialement mention du corps de Moïse. Alors que l'archange Michel, luttant contre le diable, lui disputait le corps de Moïse, il lui dit : « Que le Seigneur te châtie ! »4 . On peut donc supposer que l'archange Michel avait été chargé de garder le corps ou de l'enlever au ciel et que, tandis que le diable essayait de le remettre à terre ou d'en révéler l'emplacement pour égarer le peuple, au cours de la lutte qui les opposait, l'archange invoqua l'aide du Seigneur, comme chef des armées célestes.

Si donc Dieu s'est personnellement chargé de l'ensevelissement de Moïse et a assigné à l'archange Michel la tâche de garder le corps - ou peut-être, selon la tradition juive, de l'enlever au ciel -, et cela parce que le corps de Moïse reflétait la lumière et la gloire de Dieu depuis qu'il s'était tenu en présence de Dieu pendant quarante jours et avait reçu les tables de la Loi, on ne peut dire que la coutume orthodoxe d'honorer les corps ne repose sur rien.

Combien plus encore Dieu et le Christ lui-même ont-ils pris soin du corps de la Vierge, après sa mort. Ce corps avait connu l'habitation permanente de l'Esprit Saint, la plénitude de la grâce; la puissance du Très-Haut l'avait pris sous son ombre et la Parole de Dieu avait résidé pendant neuf mois dans ses entrailles ! Assurément, aucun texte ne nous dit que le corps de la Vierge rayonnait de la lumière céleste, mais nous savons que c'est l'effet de la " kénose" 5  que le Christ a choisie et qui a voilé la gloire de sa divinité. Pendant sa vie terrestre, le corps du Christ lui-même n'a pas rayonné cette lumière, sinon - pour peu de temps - au jour de la Transfiguration. Et pourtant, il était la Lumière véritable 6 , la Lumière du monde 7 , qui rayonne éternellement et pour tous,

Il est donc évident que le dessein de Dieu impliquait que la gloire du Christ soit voilée, et donc aussi celle de la Vierge, de peur que la foi au Christ ne se dévoie, que l'humiliation de la croix ne soit éclipsée et que la vénération de la Vierge ne devienne un culte, une apothéose qui ne conviennent qu'à Dieu.

Comme la mort de Moïse, celle de la Vierge devait être discrète. D'autant plus que, lorsqu'elle est survenue, l'Évangile s'était répandu et on proclamait déjà que le Christ était le Fils de Dieu, Dieu en toute vérité, né de la Vierge Marie. C'est pour cette raison que ni les évangiles, ni les épîtres ne mentionnent la dormition de la Vierge et que - pendant les trois premiers siècles - l'assomption de son corps n'a été connue que par une tradition secrète. Il ne fallait pas qu'elle retienne exagérément l'attention et que le culte dû à Dieu s'en trouve dévoyé.

Il a fallu que Dieu lui-même se charge de l'ensevelissement du corps de Moïse, parce qu'il rayonnait de la lumière divine, et c'est l'archange Michel qui en a reçu la garde. Nous ne devons donc pas nous étonner d'entendre la tradition dire que le Christ lui-même est venu, à la mort de la Vierge, recevoir son âme sainte et l'enlever au ciel. Quant à son corps, il a sans aucun doute été confié à la garde de l'archange Michel jusqu'à ce qu'il soit enlevé au ciel au temps fixé. Ainsi le corps de la Vierge, objet de l'attention du Père céleste depuis le moment de l'annonciation et réceptacle de la conception divine, n'a pas cessé d'être honoré jusqu'au moment où Dieu l'a enlevé tandis qu'il était entouré d'honneurs par les anges.

Notre vénération de l'assomption du corps de la Vierge fait partie intégrante de notre foi dans les réalités eschatologiques - celles qui ont trait à la vie qui vient. On sait bien que la résurrection des corps est le propre de l'œuvre du Christ dans le monde à venir. Et si l'assomption de la Vierge n'est pas, à strictement parler, un acte de résurrection, c'est un état de transfiguration où le corps a été transporté par les puissances angéliques, comme préparation d'une résurrection ultérieure, que celle-ci soit déjà accomplie maintenant ou reste à accomplir.

Le Nouveau Testament offre de nombreux exemples de transfigurations. C'est dans sa propre personne que le Christ a inauguré cette action eschatologique, dans la chair qu'il a prise de nous, sur la montagne de la Transfiguration, avec Pierre, Jean et Jacques, rendant son corps plus brillant que le soleil, prémices et prototype de ce que sera le nôtre lorsque sa rédemption sera complète. Depuis lors, l'humanité - et même la création toute entière - gémissent dans les douleurs de l'enfantement 8  .Et jusqu'à présent, nous attendons notre adoption en tant que fils, la rédemption de notre corps 9 . Toute la création, et non seulement nos corps, est appelée à être transfigurée. Les vêtements du Christ devenus étincelants10 , plus blancs que neige, indiquent clairement que le Christ est la Lumière du monde et de la création et que toutes les créatures recevront leur nouvelle forme du Christ qui vient.

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Saint Macaire
Fresque du Monastère de St Macaire ©

La vénération des corps saints et lumineux est un acte eschatologique, c'est un prolongement dans le temps présent du jour de la Transfiguration, un acte de foi en la réalité de la vie future. Depuis le jour de la Transfiguration, le Christ n'a pas cessé de répandre sa lumière sur les corps et les visages des saints. Le désert de Scété en témoigne et a reçu une part abondante de la lumière céleste.
Sept pères éminents ont témoigné avoir vu saint Macaire le Grand rayonner de lumière dans l'obscurité de sa cellule. À l'heure de sa mort, les pères assis autour de saint Sisoës ont constaté que son visage resplendissait comme le soleil et que cette lumière allait en augmentant alors qu'il rendait le souffle. La lumière finit par devenir aussi éblouissante que l'éclair et la cellule fut remplie d'une odeur d'encens.

On rapporte encore que Dieu a donné un tel honneur à abba Pambo, qu'il était difficile de le regarder en face à cause du rayonnement qui émanait de lui: il paraissait un roi sur son trône.

Les disciples de saint Arsène, entrant à l'improviste dans la cellule où il se trouvait en prière, ont trouvé son corps lumineux, comme de feu.

On a également vu saint Joseph le Grand en prière, les mains levées : ses doigts semblaient dix langues de feu.

Ces exemples de visages et de corps illuminés - et d'autres encore - ne peuvent se comprendre que comme un prolongement de la Transfiguration du Christ à travers la Pentecôte, par la descente de l'Esprit Saint reposant sur les corps sous forme de langues de feu, pour les préparer à la transfiguration et à la résurrection à venir. La vénération des corps des saints, dans l'Orthodoxie, prolonge la joie communiquée à saint Pierre par la lumière qui rayonnait du Christ et qui lui avait fait dire avec foi, encore que de manière irréfléchie: Rabbi, il est bon pour nous d'être ici 11 .

Le Seigneur transfiguré est présent dans ses saints. Sa lumière et son Esprit Saint brillent dans leurs esprits et dans leurs corps. La sanctification se manifeste parfois, au-delà de l'âme et de l'esprit, dans le corps lui-même. Bien que le corps soit encore en ce monde, il n'est déjà plus de ce monde. Il se nourrit à la fois du pain terrestre et du pain céleste, il est illuminé à la fois par la lumière de ce monde et par la lumière céleste. N'est-ce pas la réponse à l'invitation de l'apôtre: Glorifiez donc Dieu dans votre corps 12 ?
En commémorant aujourd'hui l'assomption du corps de la Vierge, nous glorifions bien le Seigneur qui continue à être glorifié chaque jour dans ses saints : Que le nom de notre Seigneur Jésus soit glorifié en vous et vous en lui 13 .

 

Extrait de "La Communion d'Amour, Abbaye de Bellefontaine, SO 55 - 1992, 302 p."

Traduction: Jacques Porthault et Père Wadid, St Macaire

Ce texte est reproduit ici par www.spiritualite-orthodoxe.net avec l'autorisation non cessible de l' © Abbaye de Bellefontaine

 

Notes:

 1. Dans l'Église copte, la fête de l'Assomption du corps de la Vierge Marie se célèbre le 22 août. Les autres Églises orthodoxes fêtent la Dormition de la Mère de Dieu le 15 août (le 28, selon l’ancien calendrier utilisé par les églises de rite slavon). Puisque nous ne pouvons pas être en même temps au Monastère Syriaque pour célébrer l'Assomption et en nos Paroisses de Charente et Dordogne, nous ferons donc un trait d'union entre nos deux Eglises Orthodoxes-orientales (Copte et Syriaque) en célébrant le 15 au Monastère Syriaque N-D de Miséricorde et le 22 en notre aroisse de N- de la Très Ste Trinité en Dordogne (LA CHAPELLE FAUCHER. Puiroudrier)

 2. Cf 2 CO 3,7-18. Cité librement dans ce qui suit.

 3. DT 34, 6-7 : « Il l'enterra.... ».

 4. Jude 9, citant Za 3,2 qui vise une dispute au sujet du grand prêtre Yehoshua.

 5. Le mot kénose transcrit du grec traduit l'abaissement, l'anéantissement volontaire. Voir Ph 2,7 : Il se vida de lui-même.

 6. Jn 1,9.

 7. Jn 8,12.

 8. Rm 8,22.

 9. Rm 8,23.

 10. Mc 9,3.

 11. Mc 9,5.

 12.1 Co 6,20.

 13. 2 Th 1, 12.

L'agneau immolé

Livre de l'Apocalypse 5, 1-14

En face des quatre Vivants et des anciens, il y avait un Agneau ; il se tenait debout, et il était comme immolé.

Agneau de Dieu

Le lion qui a remporté la victoire est un étrange agneau immolé à sept cornes et sept yeux. Le langage apocalyptique joue avec les images, comme avec les chiffres et les nombres, qu’il est assez facile d’interpréter.
Le berger pasteur est devenu l’agneau sacrifié de la Pâque. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés. Car il s'est dépouillé lui-même jusqu'à la mort, il a été compté avec les pécheurs, alors qu'il portait le péché des multitudes et qu'il intercédait pour les pécheurs *. Ce passage du prophète Isaïe est ici pleinement réalisé, au mot près. Le juste qui rendra justes des multitudes est l’agneau de la douceur et de la fragilité de Dieu.

L’agneau émissaire porte parole le Verbe de Dieu est devenu un bouc émissaire couvert du péché, confondu avec les pécheurs, identifié au péché, abîmé dans le péché, devenu le péché même, selon l’expression de Saint Paul **. Par le don de lui-même à la Croix, le Christ agneau immolé convoque au salut toute l’humanité. La création entière est concernée. Des centaines de millions de toute race, langue et nation, sans aucune discrimination, deviennent un unique peuple de prêtres. Il ne s’agit pas de ministres ordonnés, mais bien de tous les hommes et de toutes les femmes qui, dans leur manque, et ce qui est nommé leur péché, s’ouvrent à un autre, à la parole, ceux qui reçoivent et accueillent le salut offert.

* Isaïe 53, 11-12
** 2 corinthiens 5, 21

(Source: Signe dans la Bible")

Mon Père, entretenez et fortifiez en chacun de vos prêtres le désir ardent de la vie intérieure, de la vie surnaturelle intime, l’amour et la soif dévorante des âmes auxquelles ils ont à vous communiquer et à vous donner sans cesse et toujours. Père, faites-leur à tous un coeur débordant de confiance filiale et débordant d’amour. Faites-leur comprendre, ô mon Dieu, que toute leur vie ici-bas doit être la continuation et la reproduction parfaite de celle du Christ en vous, pour parler et agir efficacement.

Mon Père, entretenez et fortifiez en chacun de vos prêtres le désir ardent de la vie intérieure, de la vie surnaturelle intime, l’amour et la soif dévorante des âmes auxquelles ils ont à vous communiquer et à vous donner sans cesse et toujours. Père, faites-leur à tous un coeur débordant de confiance filiale et débordant d’amour. Faites-leur comprendre, ô mon Dieu, que toute leur vie ici-bas doit être la continuation et la reproduction parfaite de celle du Christ en vous, pour parler et agir efficacement.

NEUVAINE POUR LA FRANCE:

Méditation du Père Louzeau

 

Le grain de blé et la graine de moutarde

Père Louzeau
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En temps de crise, lorsque l’inertie spirituelle ou l’agressivité semblait l’emporter, le Christ Jésus décida de parler en paraboles, c’est-à-dire de cacher le trésor du Royaume de Dieu dans des énigmes, incitant ainsi les foules à faire un pas en sa di prection pour en comprendre le sens. Dans l’évangile selon saint Marc, le discours parabolique s’achève par deux micro-paraboles, deux graines de paraboles oserait-on dire, qui donnent, à mes yeux, une clé de discernement de la situation et de l’avenir de la France.

 

Il en est du règne de Dieucomme dun homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.Delle-même, la terre produit dabord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.
 Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille,puisque le temps de la moisson est arrivé.

[Le règne de Dieu] est comme une graine de moutarde : quand elle est semée sur la terre,elle est la plus petite de toutes les semences.Mais quand elle est semée,elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ;et elle étend de longues branches,si bien que les oiseaux du cielpeuvent faire leur nid à son ombre. (Mc 4,26-29)

Dans la première des paraboles, il est question d’un grain de blé semé par un homme. Entre le moment des semailles et celui de la moisson, sans qu’il le sache, la semence grandit elle-même.Ainsi, à partir du moment où il a semé la Parole du Règne, le Christ est certain qu’elle portera du fruit, sans que lui-même puisse savoir de quelle manière les mots qu’il a répandus travaillent le cœur des hommes. D’ailleurs, la présence d’une poignée de disciples autour de lui est déjà le signe que les semailles ont trouvé une bonne terre. Au passage, nous avons à travers cette petite parabole une attestation parmi d’autres de la conscience qu’avait le Christ de sa divinité, puisqu’il s’applique à lui-même les paroles qu’Isaïe attribue au Seigneur : « ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission » (Is 55,11). Le Christ connaît la puissance de l’Esprit qui habite sa parole et qui, dans le secret des hommes, va porter beaucoup de fruits.

La 2nde parabole est, en un sens, beaucoup plus mystérieuse. Contrairement au grain de blé semé par la main humaine, la graine de moutarde n’est répandue par personne. Il s’agit d’une plante sauvage, dont la graine se sème toute seule et que personne ne vient récolter. Alors qu’aucun homme ne la cultive, cette toute petite graine non seulement devient plus grande que toutes les plantes potagères, c’est-à-dire travaillées par l’homme, mais ses branches atteignent une longueur telle que les oiseaux viennent y faire leur nid. Dans l’image du grand arbre où viennent nicher les oiseaux, il y a une référence à une prophétie d’Ézéchiel au chapitre 17 : alors que le peuple juif est exilé à Babylone, voilà que le Seigneur lui-même va prendre un petit rameau parmi les juifs, qu’il ira le planter dans la terre d’Israël et que cette tige deviendra un arbre si grand que même des nations païennes pourront trouver en lui de quoi faire leur nid, c’est-à-dire à leur tour donner la vie. Par cette parabole, Jésus ouvre ses auditeurs à une temporalité beaucoup plus grande que celle de son ministère public. Il voit déjà, dans la semence qu’il vient de jeter en Galilée apparemment sans grand résultat, une fécondité fabuleuse non seulement pour son peuple Israël mais aussi pour toutes les nations de l’humanité. Viendra en effet le moment où les nations païennes trouveront dans la prédication des disciples sans autorité aux yeux du monde, de quoi être enfin fécondes pour le Royaume de Dieu, de quoi donner la vie pour la Gloire de Dieu et le salut des hommes. On bascule ici dans un avenir ouvert jusqu’à l’achèvement des temps.

Ceci étant posé, j’en viens maintenant à ce qui peut éclairer la situation et l’avenir de la France. Ce qui mesure l’intervalle entre le moment où le Christ est monté à Jérusalem pour s’y planter en terre et le Jour de sa venue en Gloire, l’intervalle que l’Écriture appelle les “derniers temps”, c’estl’évangélisation des NationsCe qui fait la densité de cette dernière période de l’histoire du salut, c’est que les semailles soient faites dans le cœur des nations, de telle manière qu’elles portent beaucoup de fruits. Cette fécondité des nations païennes, recevant la puissance de la Parole du Christ, fils d’Israël, nous échappe pour sa plus grande part. Elle est l’œuvre de l’Esprit et même le Fils de l’homme ne connaît pas à l’avance tout le mystère de ce temps. Il ne sait comment ce qu’il a semé va prendre chair et donner du fruit au cours de l’histoire. C’est le mystère de l’Esprit qui poursuit son œuvre dans le monde. Aucun homme ne peut mesurer le temps, sauf si l’Esprit le lui donne à comprendre. Ce qui mesure l’avancée du temps dans cette dernière période, ce ne sont pas les progrès techniques et scientifiques, ni même l’organisation du monde si raffinée nous semble-t-elle. Seul le Père connaît le moment où toutes les nations auront porté tous les fruits de sainteté pour le Royaume de Dieu. Jésus ira jusqu’à dire quelque chose de vertigineux : ce dernier Jour, ce Jour où l’humanité aura porté tous les fruits de sainteté que Dieu attend de chaque nation, aucun homme ne le connaît, pas même les anges au-dessus des hommes, pas même le Fils qui est élevé bien au-dessus des anges (Mt24,36). Car le Père seul sait quand le Corps du Christ, tiré de l’humanité, aura atteint sa taille adulte (cf. Ep 4,13). Seul l’Esprit, sondant le cœur de Dieu, peut faire avancer l’histoire telle que Dieu le veut. Le Règne de Dieu parmi les nations, voilà qui est très mystérieux.

Notre nation, qui a sa place dans le dessein de Dieu, se trouve à un moment critique de sa trajectoire, un moment d’infécondité non seulement pour le Royaume de Dieu mais aussi pour le royaume de l’homme. Car nous assistons, au milieu d’un joyeux aveuglement comme aux jours de Noé (Lc 17,26), à un effondrement par pans entiers de notre civilisation. Faut-il s’en plaindre et imaginer que tout est fini ? Est-ce le dernier mot pour la France ? Je ne le crois pas.Car dans cette nation, il y a un petit reste composé d’hommes et de femmes qui veulent suivre le Christ, de fils d’Israël fidèles à la Torah de Dieu, ainsi que d’êtres humains témoins authentiques de la conscience. Plus encore, le petit reste des chrétiens, si petit soit-il, probablement insignifiant comme la graine de moutarde, a reçu la mission, notamment par le ministère des papes, d’engager une nouvelle évangélisation, de procéder à des nouvelles semailles. Si nous voulons que notre nation porte tous les fruits de sainteté que Dieu attend d’elle, il nous faut semer de nouveau l’Évangile, et nous le ferons à partir du moment où nous aurons été suffisamment travaillés de l’intérieur par la Parole de Dieu, en quelque sorte calcinés par elle de manière à pouvoir répandre à notre tour la Parole par des actes et des paroles. Ce dont nous pouvons être sûr, c’est que Jésus-Christ, présent au milieu de nous et au plus haut point dans l’Eucharistie, nous redit les deux mêmes paraboles pour que nous n’ayions pas peur et ne désespérions pas de l’avenir. Dieu est patient, Il sait ce qu’il fait. Sa Parole ne remontera pas jusqu’à lui sans avoir porté tous ses fruits.

Vendredi 14 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque

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