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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 18:19
"En présence d'un Ange, l'âme des humbles est remplie de joie. Aussi quand nous reconnaissons cette présence à l'effet qu'elle produit, hâtons-nous de prier, parce que notre bon gardien vient se joindre à notre prière." (Saint Jean Climaque, L'Échelle Sainte)

"En présence d'un Ange, l'âme des humbles est remplie de joie. Aussi quand nous reconnaissons cette présence à l'effet qu'elle produit, hâtons-nous de prier, parce que notre bon gardien vient se joindre à notre prière." (Saint Jean Climaque, L'Échelle Sainte)

*Mardi 29 Septembre, Grand Pèlerinage à St Michel Archange au Monastère Syriaque

 Messe à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

Du 29 Septembre au dimanche 4 Octobre (Inclusivement)

Retraite de Délivrance et de Guérison intérieure sur le thème de:

" Avec les Saints Anges et à l'écoute des Pères de l'Eglise pour que la Croix soit glorieuse en nos vies"

Chaque jour:

*Offices Liturgiques

*Messe (St Qurbono) à 10h30 avec prédication.

*12h30, repas fraternel.

*De 13h à 17h30, réception des fidèles par le clergé pour : confessions, accompagnement spirituel, prières de délivrance (Ou d'exorcisme), prières de guérison intérieure.

*19h, repas fraternel.

*20h30 Office de Southoro (Office de protection - Complies) suivie du silence jusqu'au lendemain.

 

Pour vous inscrire:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

Brévilly

61300 CHANDAI

Tel: 02.33.24.79.58

Courriel: asstradsyrfr@laposte.net

Certains de nos contemporains consacrent leur énergie à éradiquer dans la société civile et dans la culture toute référence à la religion et à une divinité elle-même. Le christianisme est particulièrement visé, parce qu’une bonne partie de la civilisation universelle s’en réclame et, également, en raison des fautes historiques commises par des chrétiens. Un récent numéro de la revue Philosophie (n°78, avril 2014) exprime l’exaspération de certains à l’égard de toute contrainte venue du monde religieux et fondée sur la référence à un dieu ou à Dieu, ou, à plus forte raison, à une institution religieuse. Il est aussi facile de montrer les abus de pouvoir des groupements religieux que les abus auxquels la science et la technologie peuvent, mal employées, aboutir.

Certains de nos contemporains consacrent leur énergie à éradiquer dans la société civile et dans la culture toute référence à la religion et à une divinité elle-même. Le christianisme est particulièrement visé, parce qu’une bonne partie de la civilisation universelle s’en réclame et, également, en raison des fautes historiques commises par des chrétiens. Un récent numéro de la revue Philosophie (n°78, avril 2014) exprime l’exaspération de certains à l’égard de toute contrainte venue du monde religieux et fondée sur la référence à un dieu ou à Dieu, ou, à plus forte raison, à une institution religieuse. Il est aussi facile de montrer les abus de pouvoir des groupements religieux que les abus auxquels la science et la technologie peuvent, mal employées, aboutir.

LES SAINTS ARCHANGES:

 

Gabriel signifie en hébreu « force de Dieu », homme de Dieu ou homme à qui Dieu fait confiance. Il est fêté le 29 septembre. C’est le patron des diplomates, de la radiodiffusion et des télécommunications.

L’Esprit céleste ambassadeur de Dieu

Gabriel est un archange mentionné dans l’Ancien et le Nouveau Testament. C’est le seul esprit céleste de cette nature dont le nom et l’existence soient connus, avec Raphaël et Michel. Aux termes de l’Evangile selon saint Luc, l’archange Gabriel vient annoncer à Zacharie que son épouse, Elisabeth, quoique étant âgée, va enfanter un fils, le futur Jean-Baptiste. Selon le même livre, Gabriel est envoyé par Dieu à Marie, parente d’Elisabeth, qui demeure à Nazareth. Il annonce à la jeune femme qu’elle aussi va mettre au monde un fils. Marie s’étonne : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ? » Gabriel lui répond qu’elle va recevoir la visite de l’Esprit-Saint et devra nommer son enfant le « Fils du Très-Haut ». Depuis le tout début du Moyen-âge, cette scène de l’Annonciation est fixée au 25 mars, soit neuf mois avant la Nativité.

Le protecteur des églises

Selon la légende, Gabriel remplit également une fonction de gardien. A l’image de l’archange Michel, il est aussi chargé de veiller à la porte des églises. Dans les nombreuses peintures ou mosaïques illustrant l’Annonciation, Gabriel est le plus souvent doté d’ailes et représenté sous l’apparence d’un jeune homme tenant souvent un bâton de messager. Dans nombre de représentations, l’archange est situé à gauche de la Vierge, celle-ci tenant un livre ouvert ainsi qu’un lys, et la tête parfois surmonté de la colombe du Saint-Esprit.

Le prénom Michel vient de l’hébreu mikaël (à l’image de Dieu). Il est fêté le 29 septembre. Il est patron de la France, de la ville de Bruxelles, des armuriers, des banquiers, des boulangers, des combattants, des escrimeurs, des malades, des marchands de gaufres, des parachutistes, des pâtissiers, des personnes en danger de mort, des radiologues et des tonneliers, ainsi que des cimetières. Il est invoqué contre les tempêtes en pleine mer et contre les tentations.

Un culte d’origine juive

Le culte rendu par les catholiques et les orthodoxes à l’archange Michel trouve son origine dans la religion juive : aux termes de l’Ancien Testament, Michel est le protecteur du peuple d’Israël, le prince du Ciel et le chef de l’armée céleste. Mais l’Archange peut être rapproché de plusieurs dieux païens, comme l’Anubis des anciens Egyptiens, le Wotan des mythologies nordiques, l’Hermès des anciens Grecs ou le Mercure des Romains.

Le protecteur de l’Eglise

D’après le Nouveau Testament, Michel est celui qui, lors de l’Apocalypse vient à bout du « grand dragon, le serpent ancien, appelé diable et Satan » et de ses mauvais anges, afin de les expulser du paradis. Ce qui confère à Michel une dimension guerrière : celui-ci est le plus souvent représenté en tenue de chevalier ou de guerrier, portant une épée et revêtu d’une cuirasse. La tradition chrétienne a fait de Michel le protecteur de l’Eglise. C’est également celui qui conduit les morts et procède, le jour du Jugement dernier, à la pesée des âmes. Son rôle rappelle ainsi celui de Charon chez les anciens Grecs.

Un culte très populaire

Le culte de Michel se développe, en Occident, à partir du Vè et VIè siècles, d’abord en Italie, puis en France et en Allemagne. La plupart des innombrables édifices religieux qui lui sont dédiés sont bâtis sur des hauteurs, en raison de la nature céleste du saint. Le plus fameux de ces bâtiment est l’abbaye romane du Mont-Saint-Michel, située sur le mont du même nom, non loin de la côte, à la limite de la Bretagne et de la Normandie.

Une vénération royale

A partir du XIVè siècle, les rois de France témoignent d’une dévotion particulière à l’égard de saint Michel. En 1469, Louis XI crée l’Ordre de l’aimable compagnie de Monsieur Saint-Michel dont, après lui, tous les rois seront les chefs et les souverains grands maîtres. Durant la Contre-Réforme, Michel est une des principales figures utilisée par le catholicisme pour combattre le protestantisme.

Raphaël

Le nom de Raphaël signifie en hébreu « Dieu guérit ». On le voit à l’œuvre dans le Livre de Tobie, conduisant le jeune Tobie dans sa mission, guérissant son père aveugle, puis se révélant à eux : « Je suis Raphaël, un des sept messagers de Dieu qui se tiennent à ses côtés dans l’éblouissement de sa présence ». Le récit a pour objet de révéler la Providence à l’œuvre dans la vie des hommes, et la manière dont elle répond à leur prière. Raphaël fut longtemps invoqué pour la santé du corps et de l’âme et la protection des voyageurs.

 

PRIÈRE D’UN ENFANT À L’ANGE GARDIEN (De 7 à 77 ans) :                          Saint ange gardien, mon ange ! Je ne connais pas ton nom, mais je sais que tu veilles sur moi : le Seigneur Jésus a dit que les anges des enfants voient la face de Dieu ! Je te prie donc : en cette nuit et dans le jour qui va suivre, garde-moi de tout péché en pensée, en paroles ou en actes. Rappelle-moi toujours combien le Seigneur est bon et combien Il m’aime. Fortifie en moi la foi en lui, l’espérance des biens qui viennent de lui, et un amour véritable pour lui et pour mon prochain. Protège également, je t’en prie, mes parents N… et N…, mes frères et sœurs N…, et toute ma famille. Bénis nos voisins ; bénis nos amis et nos ennemis ; bénis mes maîtres, mes professeurs, mes camarades. Soutiens notre évêque N…, notre (nos) prêtre(s) P. N… et toute notre communauté. Protège à l’ombre de tes ailes les défunts de notre famille. Veille encore sur les créatures de Dieu, animaux et plantes, dont je suis responsable. Saint ange de Dieu, mon ange gardien, que ta prière pour mon salut s’élève devant Dieu comme un encens parfumé ; que, par elle et par la prière de la Mère de Dieu, et celle de tous les saints, je connaisse la joie d’aimer le Seigneur de tout mon cœur et d’aimer ceux qu’Il aime comme Il les aime. Car c’est Lui, Père, Fils et saint Esprit, qui est béni dans les siècles des siècles : Amîn

PRIÈRE D’UN ENFANT À L’ANGE GARDIEN (De 7 à 77 ans) : Saint ange gardien, mon ange ! Je ne connais pas ton nom, mais je sais que tu veilles sur moi : le Seigneur Jésus a dit que les anges des enfants voient la face de Dieu ! Je te prie donc : en cette nuit et dans le jour qui va suivre, garde-moi de tout péché en pensée, en paroles ou en actes. Rappelle-moi toujours combien le Seigneur est bon et combien Il m’aime. Fortifie en moi la foi en lui, l’espérance des biens qui viennent de lui, et un amour véritable pour lui et pour mon prochain. Protège également, je t’en prie, mes parents N… et N…, mes frères et sœurs N…, et toute ma famille. Bénis nos voisins ; bénis nos amis et nos ennemis ; bénis mes maîtres, mes professeurs, mes camarades. Soutiens notre évêque N…, notre (nos) prêtre(s) P. N… et toute notre communauté. Protège à l’ombre de tes ailes les défunts de notre famille. Veille encore sur les créatures de Dieu, animaux et plantes, dont je suis responsable. Saint ange de Dieu, mon ange gardien, que ta prière pour mon salut s’élève devant Dieu comme un encens parfumé ; que, par elle et par la prière de la Mère de Dieu, et celle de tous les saints, je connaisse la joie d’aimer le Seigneur de tout mon cœur et d’aimer ceux qu’Il aime comme Il les aime. Car c’est Lui, Père, Fils et saint Esprit, qui est béni dans les siècles des siècles : Amîn

Le bien et le mal Si nous avons bien compris le comportement divin, tel que la Tradition et la sainte Écriture nous le révèlent, il semble bien que le Seigneur a pour projet, non d’asservir sa créature, mais de l’affranchir ; non de réunir des esclaves, mais d’engendrer des fils ; non d’enfermer les hommes dans des obligations extérieures, mais de leur offrir la voie de la déification, une autonomie en Dieu : Il s’est fait Homme pour cela, disent les Pères. Pour cette raison, la morale n’a aucun intérêt en elle-même. Un bien déconnecté du projet de déification de l’homme n’est pas un bien. Le bien est ce qui approche de Dieu et met la personne humaine en communion avec lui ; et on appelle « mal », ce qui sépare de lui, et nuit à l’évolution fondamentale de l’homme à l’image de Dieu.

Le bien et le mal Si nous avons bien compris le comportement divin, tel que la Tradition et la sainte Écriture nous le révèlent, il semble bien que le Seigneur a pour projet, non d’asservir sa créature, mais de l’affranchir ; non de réunir des esclaves, mais d’engendrer des fils ; non d’enfermer les hommes dans des obligations extérieures, mais de leur offrir la voie de la déification, une autonomie en Dieu : Il s’est fait Homme pour cela, disent les Pères. Pour cette raison, la morale n’a aucun intérêt en elle-même. Un bien déconnecté du projet de déification de l’homme n’est pas un bien. Le bien est ce qui approche de Dieu et met la personne humaine en communion avec lui ; et on appelle « mal », ce qui sépare de lui, et nuit à l’évolution fondamentale de l’homme à l’image de Dieu.

L’IMPUISSANCE DU DIABLE

Actualité du thème –

Sous ce titre, nous avons accès, grâce au travail de notre sœur en Dieu, Mère Antonia, à un outil important pour le combat spirituel. L’actualité de cette publication (Jean Chrysostome, L’impuissance du diable, Le Cerf, Paris, 2013) tient au fait que, tous les jours, nous voyons, dans notre propre âme, dans notre comportement, et dans le monde qui nous entoure, combien « le diable est un lion rugissant, cherchant qui dévorer », comme l’écrit l’apôtre Pierre (1 Pi. ( 5, 8). Une tendance à notre époque serait de tout expliquer par des causes psychologiques ou économiques : en réalité, l’enseignement évangélique, comme l’expérience millénaire des chrétiens, démontre que le mal dans le monde et en nous-mêmes a une cause spirituelle – l’instigation du Malin, dont nous demandons tous les jours au Père céleste de nous délivrer.

La négligence humaine

Dans les deux homélies qui sont éditées dans ce livre, saint Jean Chrysostome insiste sur le fait que le diable ne peut avoir aucune influence sans la complicité humaine. C’est notre négligence, l’usage paresseux de notre volonté et de notre liberté qui ouvrent la porte à l’influence maligne. Par exemple, c’est « à cause de l’insouciance à l’égard des paroles de Dieu qu’Adam et Ève ont été trompés par le démon : dès lors, ce n’est pas tant à cause de la malice du démon que par leur négligence qu’ils sont tombés » (Introduction, p. 33).

Le libre choix

Pour Chrysostome, comme pour les autres Pères, la liberté de choix est fondamentale, car elle est à l’origine du mal comme de la vertu.

Le mal ne peut venir de la nature, qui est bonne ; il est le résultat d’un mésusage du libre arbitre.

Mais celui-ci est fortifié par l’Esprit saint, qui soutient celui qui a pris une bonne décision.

L’auteur des homélies présente souvent la grâce du saint Esprit comme l’auxiliaire de la liberté humaine.

La bonne volonté humaine ne suffit pas ; mais la venue du Christ et celle du saint Esprit rendent le combat du chrétien plus aisé que n’était celui des anciens, parce que la grâce est maintenant beaucoup plus abondante.

Exemples bibliques

Saint Jean Chrysostome, dans les deux homélies en question, se réfère continuellement à la sainte Écriture. Il y trouve des exemples pour illustrer l’enseignement ascétique, par exemple Adam et Job. Il met en évidence la supériorité morale du second parce qu’il a montré la souveraineté de la volonté humaine dans les épreuves. L’un et l’autre ont été tentés. Le second a triomphé là où le premier a connu la défaite. Comme souvent chez les Pères, Job est « par excellence l’athlète de la souffrance, l’image du juste persécuté, vainqueur et couronné » (p. 42).

Responsabilité humaine

La conclusion des deux homélies conduit à responsabiliser l’être humain. Il serait trop facile d’accuser le Malin de tous nos maux, alors que l’être humain a été doté par Dieu de la souveraine liberté de discernement, de choix et de décision. L’enseignement des saints Pères tend à valoriser l’être humain, à souligner la réalité de l’image divine en lui, et à rappeler, à l’encontre de toute forme de manichéisme, que le Malin n’est pas un dieu !

Amoralisme Le comportement, la morale, l’éthique, sous les diverses acceptions que l’on peut leur trouver, découlent librement de la relation avec Dieu. Si j’aime Dieu, si je me crois fermement aimé de lui, je vais agir de façon à entretenir et développer cette relation et cette communion d’amour. L’amour de et pour la personne divine de Jésus modifie et transfigure toute notre vie. Ce qui intéresse le chrétien, ce n’est pas la morale : ce qui l’intéresse, c’est Dieu ! – plutôt Dieu sans morale que la morale sans Dieu – qui n’est qu’un moralisme… Saint Paul enseigne la liberté totale des enfants de Dieu : « J’ai toute liberté, mais tout n’édifie pas » (1 Co. 6, 12 ; 10, 23). Il donne ainsi le critère. Une mauvaise traduction serait « tout m’est permis », car on est bien au-delà de la structure de l’interdit. « J’ai toute liberté » exprime l’autonomie dans l’Esprit saint, la créativité de la personne en communion avec le Père dans le domaine des valeurs, des idées et des comportements. La personne, plus elle progresse à l’image du Christ, devient le foyer de tout bien, de toute grâce et de tout bienfait, dont la source première et unique est le Père. Libération Une bonne nouvelle est également que nous puissions nous tourner vers Dieu de façon désintéressée, sans besoin, sans nécessité, par pure gratuité de l’amour. Le projet est que nous n’ayons plus besoin de lui – à plus forte raison pas besoin d’un « père fouettard » – pour être des hommes ; Il n’a pas besoin de nous pour être Dieu. Ce n’est pas le besoin qui permet l’humanisation : c’est le fait que le Christ a « donné la vie à ceux qui sont dans les tombeaux » ; Il s’est fait notre vie ; et plus nous vivons de sa vie, plus nos pensées, nos paroles et nos actes deviennent des réalités divino humaines. La conséquence de l’humanisation de Dieu c’est – on l’appelle divinisation – l’humanisation de l’homme. C’est également la libération : l’homme libéré de toute servitude (celle du péché et des passions égoïstes, comme celle des sous-produits de la religion), et Dieu libéré du statut de fournisseur, de prestataire de services (Dieu « vache à lait »). Le mystère de l’Ascension du Christ place l’humanité à la droite du Père, à égalité dans l’amour. Plus de « besoin », moral ou autre : « ce qui est à toi est à moi ; ce qui est à moi est à toi » (cf. Jn 16, 15 ; 17, 10). La vision chrétienne de l’homme, du monde et de Dieu, si méconnue, cultive par l’Esprit un dynamisme prophétique.

Amoralisme Le comportement, la morale, l’éthique, sous les diverses acceptions que l’on peut leur trouver, découlent librement de la relation avec Dieu. Si j’aime Dieu, si je me crois fermement aimé de lui, je vais agir de façon à entretenir et développer cette relation et cette communion d’amour. L’amour de et pour la personne divine de Jésus modifie et transfigure toute notre vie. Ce qui intéresse le chrétien, ce n’est pas la morale : ce qui l’intéresse, c’est Dieu ! – plutôt Dieu sans morale que la morale sans Dieu – qui n’est qu’un moralisme… Saint Paul enseigne la liberté totale des enfants de Dieu : « J’ai toute liberté, mais tout n’édifie pas » (1 Co. 6, 12 ; 10, 23). Il donne ainsi le critère. Une mauvaise traduction serait « tout m’est permis », car on est bien au-delà de la structure de l’interdit. « J’ai toute liberté » exprime l’autonomie dans l’Esprit saint, la créativité de la personne en communion avec le Père dans le domaine des valeurs, des idées et des comportements. La personne, plus elle progresse à l’image du Christ, devient le foyer de tout bien, de toute grâce et de tout bienfait, dont la source première et unique est le Père. Libération Une bonne nouvelle est également que nous puissions nous tourner vers Dieu de façon désintéressée, sans besoin, sans nécessité, par pure gratuité de l’amour. Le projet est que nous n’ayons plus besoin de lui – à plus forte raison pas besoin d’un « père fouettard » – pour être des hommes ; Il n’a pas besoin de nous pour être Dieu. Ce n’est pas le besoin qui permet l’humanisation : c’est le fait que le Christ a « donné la vie à ceux qui sont dans les tombeaux » ; Il s’est fait notre vie ; et plus nous vivons de sa vie, plus nos pensées, nos paroles et nos actes deviennent des réalités divino humaines. La conséquence de l’humanisation de Dieu c’est – on l’appelle divinisation – l’humanisation de l’homme. C’est également la libération : l’homme libéré de toute servitude (celle du péché et des passions égoïstes, comme celle des sous-produits de la religion), et Dieu libéré du statut de fournisseur, de prestataire de services (Dieu « vache à lait »). Le mystère de l’Ascension du Christ place l’humanité à la droite du Père, à égalité dans l’amour. Plus de « besoin », moral ou autre : « ce qui est à toi est à moi ; ce qui est à moi est à toi » (cf. Jn 16, 15 ; 17, 10). La vision chrétienne de l’homme, du monde et de Dieu, si méconnue, cultive par l’Esprit un dynamisme prophétique.

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