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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 07:53
Si l’information était confirmée, il s’agirait là d’un nouveau désastre pour la cité antique de Palmyre. Le temple de Bêl est en effet considéré comme l’un des édifices les plus importants de ce site archéologique unique au monde. Selon l’Unesco, "le grand temple de Bel est considéré comme l'un des plus importants monuments religieux du Ier siècle en Orient par sa conception unique. Le traitement de la sculpture et de la gravure de l'arc monumental par lequel on pénètre dans la cité depuis le grand temple est un exemple exceptionnel d'art palmyrénien". Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les terroristes islamistes auraient fait sauter des charges explosives entraînant des dommages importants essentiellement à l’intérieur de la structure, défigurant sa cour centrale.   Une information encore non confirmée Le directeur général des antiquités et des musées de la cité antique, Maamoun Abdul Karim, qui avait annoncé la destruction du temple de Baalshamin le 23 août dernier, a estimé cette fois ne pas être en mesure de confirmer cette information. Depuis l’assassinat de l'ancien directeur du site archéologique de Palmyre, Khaled Al-Assaad, le 18  août dernier, les témoignages sont extrêmement difficiles à réunir.  George Papagiannis, porte-parole de l’Unesco, reconnaît s’inquiéter du sort des témoins éventuels et craint pour la vie de ce "militant" dont l'identité a été révélée par l’AFP. Dévoilant les détails d'une opération de démolition à coup de "barils remplis d’explosifs", il s'expose en effet à de terribles représailles de la part de l'EI.  L'Unesco tente à présent de réunir toutes les informations possibles et des images satellites pour mesurer l’étendue des dégâts. La crainte que la cité antique de Palmyre, classée au patrimoine de l’humanité, subisse le même sort funeste que la cité de Nimroud en Irak, rasée au bulldozer en mars dernier est dans toutes les têtes. Depuis qu'elle est tombée aux mains des djihadistes de l’État islamique en mai dernier, son sol est labouré de milliers de fouilles sauvages qui alimentent le trafic d’œuvres d'art antique. Son amphithéâtre du IIIe siècle est devenu le décor des exécutions sommaires et des assassinats sanglants et spectaculaires du califat autoproclamé.(Source ALETEIA)

Si l’information était confirmée, il s’agirait là d’un nouveau désastre pour la cité antique de Palmyre. Le temple de Bêl est en effet considéré comme l’un des édifices les plus importants de ce site archéologique unique au monde. Selon l’Unesco, "le grand temple de Bel est considéré comme l'un des plus importants monuments religieux du Ier siècle en Orient par sa conception unique. Le traitement de la sculpture et de la gravure de l'arc monumental par lequel on pénètre dans la cité depuis le grand temple est un exemple exceptionnel d'art palmyrénien". Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les terroristes islamistes auraient fait sauter des charges explosives entraînant des dommages importants essentiellement à l’intérieur de la structure, défigurant sa cour centrale. Une information encore non confirmée Le directeur général des antiquités et des musées de la cité antique, Maamoun Abdul Karim, qui avait annoncé la destruction du temple de Baalshamin le 23 août dernier, a estimé cette fois ne pas être en mesure de confirmer cette information. Depuis l’assassinat de l'ancien directeur du site archéologique de Palmyre, Khaled Al-Assaad, le 18 août dernier, les témoignages sont extrêmement difficiles à réunir. George Papagiannis, porte-parole de l’Unesco, reconnaît s’inquiéter du sort des témoins éventuels et craint pour la vie de ce "militant" dont l'identité a été révélée par l’AFP. Dévoilant les détails d'une opération de démolition à coup de "barils remplis d’explosifs", il s'expose en effet à de terribles représailles de la part de l'EI. L'Unesco tente à présent de réunir toutes les informations possibles et des images satellites pour mesurer l’étendue des dégâts. La crainte que la cité antique de Palmyre, classée au patrimoine de l’humanité, subisse le même sort funeste que la cité de Nimroud en Irak, rasée au bulldozer en mars dernier est dans toutes les têtes. Depuis qu'elle est tombée aux mains des djihadistes de l’État islamique en mai dernier, son sol est labouré de milliers de fouilles sauvages qui alimentent le trafic d’œuvres d'art antique. Son amphithéâtre du IIIe siècle est devenu le décor des exécutions sommaires et des assassinats sanglants et spectaculaires du califat autoproclamé.(Source ALETEIA)

(Source A.F.P via le "Hufficton Post" )

SYRIE - Le temple de Bêl, joyau de la cité antique de Palmyre en Syrie, a été détruit par les jihadistes de l'EI, selon des images satellite de l'ONU diffusées lundi 31 août. Il s'agit du deuxième temple détruit par le groupe Etat islamique en une semaine à Palmyre, site classé par l'Unesco au patrimoine mondial de l'Humanité.

Lundi soir, l'Institut des Nations unies pour la formation et la recherche (Unitar) a déclaré pouvoir "confirmer la destruction du bâtiment principal du temple de Bêl ainsi que celle d'une rangée de colonnes qui le jouxte", après avoir comparé des images satellite avant et après l'explosion.

Sur une image datée du 27 août, une structure rectangulaire entourée de colonnes est clairement visible, alors que sur un autre cliché pris lundi, on ne distingue plus que quelques colonnes, en bordure du site. Dimanche, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait annoncé que l'EI avait détruit à l'explosif une partie du temple consacré au dieu Baal.

palmyre daech

Un militant anti-régime de Palmyre, Mohammed Hassan al-Homsi, avait lui aussi fait état de la destruction partielle du temple. "Ils ont utilisé des récipients et des barils remplis d'explosifs, préparés d'avance", avait-il dit. Dans un communiqué publié lundi soir, le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, a fermement condamné "la destruction injustifiée d'un site d'une valeur inestimable pour notre patrimoine mondial commun".

"Le plus beau temple"

Dans Palmyre, surnommé la "perle du désert", le temple de Bêl était incontestablement le plus impressionnant des bâtiments. "Il allie de manière unique l'art oriental et l'art gréco-romain. Il possède encore tous les attributs du temple antique: l'autel, le bassin, les colonnes... Avec Baalbeck au Liban, c'est le plus beau temple du Moyen-Orient", selon le directeur des Antiquités et des musées du pays, Maamoun Abdelkarim.

palmyre daech

Maamoun Abdelkarim avait affirmé lundi dans la journée ne pas être en mesure de confirmer la destruction du temple, expliquant que "le personnel des services des Antiquités n'a[vait] pas été autorisé par les jihadistes à approcher" du temple. Il a fallu plus d'un siècle pour le construire puisque son érection commence en 32 et se termine au second siècle.

Le site de Palmyre a été conquis en mai par l'EI, qui a déjà détruit plusieurs joyaux archéologiques en Irak. L'EI considère les œuvres religieuses préislamiques, notamment les statues, comme de l'idolâtrie. A Palmyre le 23 août, l'EI avait totalement détruit à l'explosif le temple de Baalshamin abattant la "cella" (partie close du temple) tandis que les colonnes autour s'étaient effondrées. Quelques jours plus tard, les jihadistes diffusaient une vidéo montrant le temple réduit à un amas de gravas. Ce n'est pas le seul crime commis par les jihadistes dans cette ville. Le 18 août, ils avaient mutilé le corps de l'ex-patron des Antiquités de Palmyre Khaled al-Assad, 82 ans, après l'avoir exécuté puis pendu à un poteau.

L'EI se rapproche de Damas

A Damas, l'EI était engagé lundi dans des combats de rue contre des rebelles islamistes, se rapprochant ainsi du centre de la capitale syrienne. Les affrontements ont lieu à Qadam, un quartier du sud de la capitale, où le groupe jihadiste a pris le contrôle de deux rues durant le week-end, selon l'OSDH. "C'est le point plus proche du cœur de la capitale atteint par l'EI", a indiqué le directeur de l'ONG, Rami Abdel Rahmane, en faisant état de 15 morts dimanche dans les violents combats qui ont obligé les civils à fuir.

Les jihadistes sont venus de Hajar al-Aswad, un quartier adjacent, où ils sont présents depuis juillet 2014. Une source de sécurité syrienne a confirmé des combats dans ce secteur. "Nous sommes très contents qu'ils se battent entre eux mais nous sommes très vigilants afin de réagir s'ils avançaient vers les secteurs tenus par le gouvernement", a-t-elle dit à l'AFP. Selon l'OSDH, le quartier de Qadam était relativement calme depuis l'entrée en vigueur il y a un an d'une trêve entre rebelles et forces du régime.

Ailleurs en Syrie, le Front Al-Nosra, la branche locale d'Al-Qaïda, et leurs alliés islamistes se sont rapprochés du village chiite de Foua, en prenant la localité limitrophe de Sawaghiyé, dans la province d'Idleb (nord-ouest). Foua est avec l'autre village chiite de Kafraya ainsi que l'aéroport d'Abou Douhour les trois dernières poches tenues par le régime dans cette province proche de la Turquie, aux mains des rebelles.

Lire aussi :

• Daech fait exploser une partie du temple le plus important de Palmyre

• Daech fait exploser le temple de Baalshamin à Palmyre

• Daech a décapité l'ancien directeur des Antiquités à Palmyre

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