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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 05:05
La vraie sagesse, c'est de ne juger personne mais d'aimer tout le monde Saint Simeon l'Athonite

La vraie sagesse, c'est de ne juger personne mais d'aimer tout le monde Saint Simeon l'Athonite

 
4 ème Dimanche après la Fête de la Sainte Croix
(Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)
 
 

En vous priant de bien vouloir nous excuser pour l’erreur commise dans l'envoi des deux précédents dimanches induisant un décalage de calendrier.

  • Soirée :
  • o    Saint-Marc10: 1-16
  • Matin :
  • o    Saint Luc 9:37-45
  • Avant de Saint Qurbana :
  • o    Nombres29: 35 - 4 0
  • o    1er livre des Rois 8: 22 -30
  • o    Psaume 42
  • Saint Qurbana :
  • o    Actes 21: 17 à 26
  • 17 Les frères, à notre arrivée à Jérusalem, nous ont fait bon accueil.
  • 18 Le lendemain, Paul s’est rendu avec nous chez Jacques, où sont arrivés tous les Anciens.
  • 19 Après les avoir salués, il leur expliqua en détail ce que Dieu avait fait parmi les nations à travers son ministère.
  • 20 L’ayant écouté, ils glorifiaient Dieu. Ils dirent à Paul : « Tu vois, frère, combien de dizaines de milliers de Juifs sont devenus croyants, et ils ont tous une ardeur jalouse pour la Loi.
  • 21 Or ils ont entendu ce que l’on colporte à ton sujet : par ton enseignement, tu détournes de Moïse tous les Juifs des nations, en leur disant de ne pas circoncire leurs enfants et de ne pas suivre les coutumes.
  • 22 Que faut-il donc faire ? De toute façon, ils apprendront ton arrivée.
  • 23 Fais donc ce que nous allons te dire. Nous avons ici quatre hommes qui sont tenus par un vœu.
  • 24 Prends-les avec toi, accomplis la purification en même temps qu’eux, et paie ce qu’il faut pour qu’ils se fassent raser la tête. Alors tout le monde saura qu’il n’y a rien de vrai dans ce que l’on colporte sur toi, mais que tu marches, toi aussi, en gardant la Loi.
  • 25 Quant aux croyants venus des nations, nous leur avons écrit nos décisions : ils doivent se garder des viandes offertes en sacrifice aux idoles, du sang, de la viande non saignée, et de l’inconduite sexuelle. »
  • 26 Alors, le lendemain, Paul prit ces hommes avec lui, accomplit la purification en même temps qu’eux, et il entra dans le Temple pour indiquer à quelle date, le temps de la purification étant achevé, l’offrande serait présentée pour chacun d’eux.
  • o     
  • o    I Corinthiens 1: 21-29
  • 21 Puisque, en effet, par une disposition de la sagesse de Dieu, le monde, avec toute sa sagesse, n’a pas su reconnaître Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par cette folie qu’est la proclamation de l’Évangile.
  • 22 Alors que les Juifs réclament des signes miraculeux, et que les Grecs recherchent une sagesse,
  • 23 nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes.
  • 24 Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient Juifs ou Grecs, ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu.
  • 25 Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.
  • 26 Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance.
  • 27 Au contraire, ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ;
  • 28 ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ;
  • 29 ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu.
  •  
  • o    Saint-Luc 16: 9 -18
  • 09 Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
  • 10 Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande.
  • 11 Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?
  • 12 Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ?
  • 13 Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »
  • 14 Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision.
  • 15 Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu.
  • 16 La Loi et les Prophètes vont jusqu’à Jean le Baptiste ; depuis lors, le royaume de Dieu est annoncé, et chacun met toute sa force pour y entrer.
  • 17 Il est plus facile au ciel et à la terre de disparaître qu’à un seul petit trait de la Loi de tomber.
  • 18 Tout homme qui renvoie sa femme et en épouse une autre commet un adultère ; et celui qui épouse une femme renvoyée par son mari commet un adultère.
Il viendra une époque où les hommes deviendront fous, et lorsqu'ils verront quelqu'un qui ne l'est pas, ils l'attaqueront en disant "tu es fou, tu n'es pas comme nous." Saint Antoine le Grand

Il viendra une époque où les hommes deviendront fous, et lorsqu'ils verront quelqu'un qui ne l'est pas, ils l'attaqueront en disant "tu es fou, tu n'es pas comme nous." Saint Antoine le Grand

Par Baudouin de Ford

(?-v. 1190), abbé cistercien, puis évêque 
Homélie 6, sur He 4,12 (trad. Brésard, 2000 ans B, p. 244 rev.)
 

 

« L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite »

 

 

« La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus affilée qu'un glaive à deux tranchants. » (He 4,12)

Par ces mots l'apôtre montre à ceux qui cherchent le Christ -- Parole, Force et Sagesse de Dieu -- tout ce qu'il y a de force, tout ce qu'il y a de sagesse dans la Parole de Dieu.

Cette Parole était au commencement auprès du Père, éternelle avec lui (Jn 1,1).

Elle a été révélée en son temps aux apôtres, annoncée par eux et reçue humblement dans la foi par le peuple des croyants. 

Il y a donc une Parole dans le Père, une Parole dans la bouche des apôtres, et une Parole dans le cœur des croyants.

La Parole dans la bouche est l'expression de la Parole qui est dans le Père ; elle est l'expression aussi de la Parole qui est dans le cœur de l'homme.

Lorsque l'on comprend la Parole, ou qu'on la croit, ou qu'on l'aime, la Parole dans le cœur de l'homme devient intelligence de la Parole, ou la foi en la Parole, ou l'amour de la Parole.

Lorsque ces trois se rassemblent en un seul cœur, tout à la fois on comprend, on croit et on aime le Christ, Parole de Dieu, Parole du Père...

Le Christ habite en cette personne par la foi, et par une admirable condescendance, il descend du cœur du Père dans le cœur de l'homme... 

Cette Parole de Dieu...est vivante : le Père lui a donné d'avoir la vie en elle-même, comme lui a la vie en lui-même (Jn 5,26).

C'est pourquoi elle est non seulement vivante, mais elle est Vie, comme il est écrit :

« Je suis la Voie, la Vérité, la Vie » (Jn 14,6).

Et puisqu'elle est Vie, elle est vivante pour être vivifiante, car

« tout comme le Père ressuscite les morts et leur rend la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut » (Jn 5,21).


 

La Foi c'est voir la lumière où les autres ne voient que les ténèbres. Je crois, Seigneur, viens au secours de mon incrédulité !(Dayroyo Yuhanon. Prêtre de l'Eglise Patriarcale (Syriaque-Orthodoxe) en Région Parisienne)

La Foi c'est voir la lumière où les autres ne voient que les ténèbres. Je crois, Seigneur, viens au secours de mon incrédulité !(Dayroyo Yuhanon. Prêtre de l'Eglise Patriarcale (Syriaque-Orthodoxe) en Région Parisienne)

LA PROTECTRICE DE TOUS LES HOMMES

Génitrice –

« La Mère de Dieu ! Déjà, ce seul vocable nous remplit de joie, d’émerveillement et de stupeur. Quelle divine merveille en effet que cette jeune fille de notre race, Marie, soit devenue véritablement mère de Dieu, Théotokos, au sens propre du terme. Certes, elle n’est pas à l’origine de l’existence du Fils de Dieu, de la seconde personne de la Trinité. Ce Fils est engendré de toute éternité, dans sa nature divine, par le seul Père, Source de la Divinité. Mais lorsque, obéissant à ce Père, Il a assumé la nature humaine, c’est de la Vierge, c’est grâce à son consentement au message de l’ange Gabriel, qu’Il a reçu cette nature, qu’Il est devenu le Dieu-homme, notre divin Sauveur. En enfantant ainsi le Verbe selon sa nature humaine, c’est bien cependant de la divine personne du Verbe qu’elle est devenue la mère, car la relation entre une mère et son fils est bien une relation entre deux personnes. C’est bien entre la Vierge Marie et son divin Fils que se sont ineffablement établis des liens d’affection et de tendresse maternelles, et des liens d’affection et de confiance filiales.

Notre mère

Mais les conséquences de cette divine maternité vont encore plus loin. Parce que la nature humaine du Christ n’est pas une personne humaine, un individu humain, mais la nature humaine de la personne du Verbe, par qui et en qui le Père a créé l’univers et l’humanité, tout en étant une nature particulière, cette nature humaine, ce corps et cette âme du Christ revêtent de ce fait une certaine universalité. Chaque homme est contenu en eux. Quand le Christ disait à ses disciples : ‘Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites’, ce n’était pas une façon approximative de parler. C’était la stricte vérité. Et c’est pourquoi aussi, quand la Mère de Dieu engendrait son Fils, elle nous engendrait nous aussi, car nous étions contenus en lui ; elle devenait ainsi notre mère. Elle éprouve pour chaque homme une véritable tendresse maternelle, avec tout ce que cela évoque de douceur et de bonté.

L’intercession

La protection de la Mère de Dieu, qui s’étend sur tous les chrétiens, sur tous les hommes qui souffrent, sur les plus déshérités, est l’effet de cet amour maternel. Sans cesse elle intercède pour nous auprès de son divin Fils, surtout si nous recourons nous-mêmes à son intercession. Les maitres spirituels nous disent que, chez ceux qui sont parvenus à la véritable humilité, qui sont véritablement morts à eux-mêmes, la prière incessante n’est plus faite d’une succession d’actes délibérés, mais qu’elle est devenue un état, une orientation constante du cœur vers Dieu. On peut, certes, en dire autant de l’intercession de la Mère de Dieu. Celle-ci est elle-même intercession vivante pour tous les hommes.»

(Archimandrite Placide, Éditorial, « Lettre aux amis des monastères Saint-Antoine-le-Grand et de la Protection-de-la-Mère-de-Dieu », 2013)

Qui est-ce qui comprend ses erreurs? Purifie-moi de mes fautes cachées (Ps 19, 12). Certains péchés sont déjà connus pour l'homme qui les commet, mais certains autres sont comme des "petits renards qui ravagent les vignes" (Can 2, 15), ils ont besoin d'être localisés voire "attrapés" et chassés pour ne pas ravager notre vie spirituelle. Le psalmiste demande que Dieu le purifie des "fautes cachés" car l'homme comptant uniquement sur sa sagesse ou sa force peut facilement s'égarer et ses fautes cachées deviennent de plus en plus difficiles à être extirpés ; l'intervention divine comme réponse à la demande humble adressée à Dieu est celle qui peut aider l'homme aux moments difficiles de sa vie. Que le Seigneur daigne venir à notre aide à tous les moments difficiles de notre vie. Amen (Dayroyo Yuhanon. Prêtre de l'Eglise Patriarcale (Syriaque-Orthodoxe) en Région Parisienne)

Qui est-ce qui comprend ses erreurs? Purifie-moi de mes fautes cachées (Ps 19, 12). Certains péchés sont déjà connus pour l'homme qui les commet, mais certains autres sont comme des "petits renards qui ravagent les vignes" (Can 2, 15), ils ont besoin d'être localisés voire "attrapés" et chassés pour ne pas ravager notre vie spirituelle. Le psalmiste demande que Dieu le purifie des "fautes cachés" car l'homme comptant uniquement sur sa sagesse ou sa force peut facilement s'égarer et ses fautes cachées deviennent de plus en plus difficiles à être extirpés ; l'intervention divine comme réponse à la demande humble adressée à Dieu est celle qui peut aider l'homme aux moments difficiles de sa vie. Que le Seigneur daigne venir à notre aide à tous les moments difficiles de notre vie. Amen (Dayroyo Yuhanon. Prêtre de l'Eglise Patriarcale (Syriaque-Orthodoxe) en Région Parisienne)

Par Saint Clément d'Alexandrie

(150-v. 215), théologien 
Homélie « Quel riche peut être sauvé ? » (trad. cf coll. Icthus, t. 6, p. 34) 

 

« Une seule chose te manque »

 

 

      Il y a une richesse qui sème la mort partout où elle domine : libérez-vous-en et vous serez sauvés.

Purifiez votre âme, rendez-la pauvre pour pouvoir entendre l'appel du Sauveur qui vous redit :

« Viens et suis-moi ».

Il est la voie où marche celui qui a le cœur pur : la grâce de Dieu ne se glisse pas dans une âme encombrée et déchirée par une multitude de possessions. 


      Celui qui regarde sa fortune, son or et son argent, ses maisons, comme des dons de Dieu, celui-là témoigne à Dieu sa reconnaissance en venant en aide aux pauvres avec ses biens.

Il sait qu'il les possède plus pour ses frères que pour lui-même ; il reste maître de ses richesses au lieu d'en devenir esclave.

Il ne les enferme pas en son âme, pas plus qu'il n'enserre sa vie en elles, mais il poursuit sans se lasser une œuvre toute divine.

Et si un jour sa fortune vient à disparaître, il accepte sa ruine d'un cœur libre.

Cet homme-là, Dieu le déclare bienheureux, il l'appelle « pauvre en esprit », héritier assuré du Royaume des Cieux (Mt 5,3)... 


      Il y a, à l'opposé, celui qui blottit sa richesse en son cœur, au lieu du Saint Esprit.

Celui là garde en lui son argent ou ses terres ; il accumule sans fin sa fortune, et ne s'inquiète que d'amasser toujours davantage.

Il ne lève jamais les yeux vers le ciel ; il s'embarrasse dans les pièges de ce monde, car il n'est que poussière et il retournera à la poussière (Gn 3,19).

Comment peut-il éprouver le désir du Royaume, celui qui, au lieu du cœur, porte un champ ou une mine, lui que la mort surprendra fatalement au milieu de ses désirs déréglés ?

« Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur »

(Mt 6,21).         

Deux risques contradictoires peuvent facilement apparaître dans la vie spirituelle de plusieurs chrétiens : D'une part, il y a celui de s'imaginer que Dieu est le Maître dur et cruel qui prend plaisir à torturer l'homme par ses ordres difficiles à exécuter pour l'obliger dans la suite à se réfugier dans l'attitude "servile" qui caractérise les esclaves privés de toute notion de liberté ou de décision personnelle. Evidemment, cette attitude est très loin de ce que Jean écrit dans sa première lettre à propos de l'amour qui "bannit la crainte" (I Jn 4, 18) et elle est la conséquence tragique du fait que le chrétien oublie qu'il est l'enfant adoptif de Dieu par le baptême et qu'il a le droit de l'appeler "Abba" (Père) ! De l'autre part, il y a le risque de prendre Dieu pour un père négligeant qui pardonne tout et qui ne tient compte de rien. Cette attitude est aussi fausse que la première car elle efface toute notion de justice chez Dieu et fait de Lui un complice des transgressions des hommes. Si Dieu pardonne les fautes des hommes et s'il est miséricordieux envers eux, c'est précisément parce qu'il veut que sa bonté, sa miséricorde et sa longanimité conduisent l'homme à la repentance et au changement d'attitude (cf. Rm 2, 4). Pour mériter le pardon de Dieu, il faut savoir pardonner aux autres, Jésus le dit très clairement dans l'évangile selon st. Mathieu (Mt 6, 14-15) : "Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi, mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses".  Puissions-nous avoir le discernement spirituel nécessaire pour avoir la bonne attitude envers notre Dieu et notre Père : il est notre Seigneur, respectons-le et il est notre Père, aimons-le ! Que la grâce du Seigneur soit toujours avec vous.(Dayroyo Yuhanon. Prêtre de l'Eglise Patriarcale (Syriaque-Orthodoxe) en Région Parisienne)

Deux risques contradictoires peuvent facilement apparaître dans la vie spirituelle de plusieurs chrétiens : D'une part, il y a celui de s'imaginer que Dieu est le Maître dur et cruel qui prend plaisir à torturer l'homme par ses ordres difficiles à exécuter pour l'obliger dans la suite à se réfugier dans l'attitude "servile" qui caractérise les esclaves privés de toute notion de liberté ou de décision personnelle. Evidemment, cette attitude est très loin de ce que Jean écrit dans sa première lettre à propos de l'amour qui "bannit la crainte" (I Jn 4, 18) et elle est la conséquence tragique du fait que le chrétien oublie qu'il est l'enfant adoptif de Dieu par le baptême et qu'il a le droit de l'appeler "Abba" (Père) ! De l'autre part, il y a le risque de prendre Dieu pour un père négligeant qui pardonne tout et qui ne tient compte de rien. Cette attitude est aussi fausse que la première car elle efface toute notion de justice chez Dieu et fait de Lui un complice des transgressions des hommes. Si Dieu pardonne les fautes des hommes et s'il est miséricordieux envers eux, c'est précisément parce qu'il veut que sa bonté, sa miséricorde et sa longanimité conduisent l'homme à la repentance et au changement d'attitude (cf. Rm 2, 4). Pour mériter le pardon de Dieu, il faut savoir pardonner aux autres, Jésus le dit très clairement dans l'évangile selon st. Mathieu (Mt 6, 14-15) : "Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi, mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses". Puissions-nous avoir le discernement spirituel nécessaire pour avoir la bonne attitude envers notre Dieu et notre Père : il est notre Seigneur, respectons-le et il est notre Père, aimons-le ! Que la grâce du Seigneur soit toujours avec vous.(Dayroyo Yuhanon. Prêtre de l'Eglise Patriarcale (Syriaque-Orthodoxe) en Région Parisienne)

CONFLITS AU SUJET DES ENFANTS

La discorde –

Il arrive que les époux soient en désaccord sur l’éducation ou le soin de leur enfant. Ceci peut engendrer des disputes douloureuses. L’histoire, l’éducation et l’expérience particulières dont chaque conjoint est porteur peuvent être à l’origine de ces incompréhensions. Ceci est dû également au fait que l’homme et la femme ont une sensibilité différente et une relation particulière au réel, au temps, par exemple. Souvent, des jeunes mariés, qui ont vécu sans ombre les premiers temps de leur foyer, se trouvent confrontés à des situations qui leur semblent insurmontables en raison de l’attitude incompréhensible du conjoint. L’enfant arrive dans un jeune couple pour que soient manifestés, non seulement l’amour véritable et sincère de chacun ; non seulement le dévouement et le véritable esprit de sacrifice ; mais également des passions, comme la domination, la peur, la jalousie, l’esprit de possession. L’enfant devient quelquefois une pomme de discorde entre les parents… Cette discorde peut, le Diable s’en mêlant, engendrer la division.

La grâce

En premier, souvenons-nous de la grâce qui nous vient de Dieu : la grâce du saint baptême et la grâce du couronnement. Nous sommes baptisés et nos enfants le sont : l’Esprit habite en nous, en Personne ou, du moins, par sa grâce. Quand notre conjoint nous rend perplexe, quand il nous surprend par ses réactions et son comportement, notamment en ce qui concerne les enfants, rappelons-nous ces formes de la grâce. Souvenons-nous que le plus important est, non seulement de ne pas perdre la grâce de l’amour, mais, bien plus, de la faire fructifier ! Et, pour cela, adressons-nous à notre prêtre et confessons nos propres erreurs sans juger notre conjoint. Le pardon de Dieu est indispensable et œuvre miraculeusement dans notre personne et dans notre couple ; mais il faut encore nous pardonner l’un l’autre, nous pardonner d’être si différent de ce que l’autre attendait ! Et nous ferions bien de nous tourner ensemble vers le Christ et de nous adresser à lui dans la prière…

La répartition

L’épître qui est lue dans le sacrement du couronnement indique une certaine répartition des charismes dans le couple : à l’époux de sacrifier sa vie pour l’épouse et les enfants comme le fait le Christ pour son Église ; à l’épouse de faire confiance à l’époux, comme la communauté des croyants met sa foi dans le Christ à cause précisément de l’amour qu’Il lui manifeste. Mais ce partage peut également être celui des tâches et des responsabilités domestiques. Cela évite les conflits et procure un équilibre à la vie familiale. Toutefois ce partage n’est pas définitif. Il peut être régulièrement mis à jour, en fonction de la croissance des enfants et selon la maturation du couple lui-même. À l’un de donner le bain, à l’autre de passer l’aspirateur ! L’une aide pour les devoirs ; l’autre propose une partie de sport… La complémentarité de l’homme et de la femme se manifeste dans le mariage, mais c’est également une complémentarité des caractères, des sensibilités et des aptitudes objectives, si pourtant chaque conjoint ne cherche pas à préserver jalousement son territoire ! C’est la sagesse qui nous fait reconnaître qu’autrui réussit mieux que nous-mêmes là où nous croyions pourtant bien faire…(Source:Sagesse Orthodoxe)

Dimanche 11 Octobre 2015:   4 ème Dimanche après la Fête de la Sainte Croix (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)

Par le Bx Charles de Foucauld

(1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara 
Retraite faite à Nazareth, 1897 (in Œuvres spirituelles, Seuil 1958, p. 520) 

 

 

Tout donner parce que le Christ a tout donné

 

 

Mon Seigneur Jésus, comme il sera vite pauvre celui qui, vous aimant de tout son cœur, ne pourra souffrir d'être plus riche que son Bien-aimé.

Comme il sera vite pauvre celui qui, songeant que tout ce qu'on fait à un de ces petits on vous le fait, que tout ce qu'on ne leur fait pas on ne vous le fait pas (Mt 25,40.45), soulagera toutes les misères à sa portée.

Comme il sera vite pauvre celui qui recevra avec foi vos paroles : « Si vous voulez être parfait, vendez ce que vous avez et donnez-le aux pauvres.

Bienheureux les pauvres.

Quiconque aura quitté ses biens pour moi recevra ici-bas cent fois plus et au ciel la vie éternelle » (Mt 19,21.29; 5,3) et tant d'autres. 

Mon Dieu, je ne sais s'il est possible à certaines âmes de vous voir pauvre et de rester volontiers riches, de se voir tellement plus grandes que leur maître, que leur Bien-aimé, de ne pas vouloir vous ressembler en tout, autant qu'il dépend d'elles, et surtout en vos abaissements...

En tout cas moi, je ne puis concevoir l'amour sans un besoin impérieux de conformité, de ressemblance, et surtout de partage de toutes les peines, de toutes les difficultés, de toutes les duretés de la vie.

Être riche, à mon aise, vivre doucement de mes biens, quand vous avez été pauvre, gêné, vivant péniblement d'un rude labeur, pour moi je ne le puis, mon Dieu ; je ne puis aimer ainsi. 

Il ne convient pas que « le serviteur soit plus grand que le maître » (Jn 13,16), ni que l'épouse soit riche quand l'Époux est pauvre...

Pour moi, il m'est impossible de comprendre l'amour sans la recherche de la ressemblance..., sans le besoin de partager toutes les croix.

 

Dimanche 11 Octobre 2015:   4 ème Dimanche après la Fête de la Sainte Croix (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)

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