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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 08:43
Parlez lorsque vos paroles sont préférables au silence. Mais aimez le silence lorsqu'il vaut mieux que des mots. (Saint Grégoire de Nazianze)

Parlez lorsque vos paroles sont préférables au silence. Mais aimez le silence lorsqu'il vaut mieux que des mots. (Saint Grégoire de Nazianze)

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,17-18.11,1-2.

Mes frères, que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur.
Car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même qui est un homme éprouvé ; c'est celui que le Seigneur recommande.
Oh ! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie ! Mais oui, vous me supportez.
J'ai conçu pour vous une jalousie de Dieu ; car je vous ai fiancés à un époux unique, pour vous présenter au Christ comme une vierge pure.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,1-13.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : Le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux.
Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq étaient sages.
Les folles, en prenant leurs lampes, n'avaient pas pris d'huile avec elles ;
mais les sages avaient pris de l'huile dans leurs vases avec leurs lampes.
Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent.
Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : " Voici l'époux ! Allez à sa rencontre ! "
Alors toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes.
Et les folles dirent aux sages : " Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. "
Les sages répondirent : " De crainte qu'il n'y en ait pas assez pour nous et pour vous, allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. "
Mais, pendant qu'elles s'en allaient en acheter, l'époux arriva, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui au festin des noces, et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres vierges vinrent aussi, disant : " Seigneur, Seigneur, ouvrez-nous ! "
Mais il répondit : " En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas. "
Donc veillez, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure.

Par Saint Nersès Snorhali (1102-1173), patriarche arménien 
Jésus, Fils unique du Père, §688-693 ; SC 203 (trad. SC p. 173 rev.) 

 

« Nos lampes s'éteignent »

 

Je ne suis pas devenu sage... 
Comme l'étaient les cinq vierges sages ; 
Je n'ai pas acquis 
Le bien facile avec le difficile. 
Mais je suis devenu le dernier des insensés 
En ne conservant pas de l'huile pour ma lampe : 
C'est-à-dire la miséricorde avec la virginité, 
Ou bien encore l'onction de la fontaine sacrée du baptême... 

C'est pourquoi les portes de la salle des noces 
Sont fermées à moi aussi dans ma négligence. 
Mais ici-bas, tandis que je suis dans un corps, 
Toi, mon Époux, écoute mon âme épouse...; 
Dès maintenant je crie d'une voix pitoyable : 
« Ouvre-moi ta porte céleste, 
Introduis-moi dans ta chambre nuptiale là-haut, 
Rends-moi digne du saint baiser, 
De l'étreinte pure et immaculée. 
Que je n'entende pas la voix 
Qui répond ne pas me connaître. 
Mais grâce à ta lumière veuille allumer 
Le flambeau éteint de mon esprit, à moi l'aveugle ! »

 

catholicos arménien (✝ 1173)

Nersès IV Chnorhali, en arménien Ներսէս Դ Շնորհալի.
900e anniversaire de la naissance de Nersès ChnorhaliNerses Glaietsi, né en 1102, oncle de Saint Nersès de Lamprun, formé et ordonné par son oncle Grégoire II. En 1166, comme patriarche, il mérita le tire de Snorhali, le gracieux, grâce à sa bonté et à ses talents littéraires. Il améliora les relations entre les diverses Eglises arménienne, grecque et romaine.
Illustration: Timbre-poste commémorant le neuf-centième anniversaire de la naissance de Nersès Chnorhali, poste arménienne (2000).
"Nersès 'Snorhali', 'le gracieux', appartenait aux Pahlavuni, une illustre famille de la Grande Arménie. De 1120 à 1166, Nersès fut le bras droit de son frère le patriarche Grigoris III. En 1166, il devint patriarche à son tour. Dans sa fonction, il avait un double souci : la sanctification de son peuple et la continuation de ses efforts œcuméniques. 
Comme il ne pouvait pas visiter ses fidèles dispersés entre diverses entités politiques, il leur adressa une lettre encyclique, texte d'une rare densité spirituelle. 
Nersès déploya aussi un très grand zèle pour écarter tous les obstacles qui s'opposaient à l'unité entre l'Église d'Arménie et l'Église de Byzance et s'intéressa avec passion aux efforts accomplis pour rétablir l'unité entre Byzance et Rome. 
Avant d'avoir pu réunir un concile pour accomplir l'unité avec Byzance, le patriarche mourut, usé par un travail incessant et par la malaria. 
Nersès, qui a su assimiler l'héritage littéraire de son peuple et des peuples voisins, spécialement dans le domaine religieux, est considéré comme précurseur de la Renaissance du XIIe siècle et comme le meilleur écrivain de l'époque." 
(les éditions du Cerf)
Jésus, Fils unique du Père 
"Le poème 'Jésus, Fils unique du Père' est une œuvre représentative de la littérature arménienne. Il a été écrit par Nersès en 1152 en distiques, rimés d’une manière inspirée par la poésie arabe. Le poème se présente comme une prière, un dialogue entre Jésus-Christ, Fils unique du Père, et Nersès devenu fils par grâce."
Le livre présente la première traduction du texte arménien en français.
(Collection 'Sources chrétiennes')

15 octobre

15 octobre

 

15 octobre

Saint Lucien, prêtre à Antioche, martyr à Nicomédie (312) ; saint Barsès, évêque d’Édesse, confesseur (378) ; saint Sabin, évêque à Chypre (Vème s.) ; saint Antioche, évêque de Lyon (vers 500) ; saint Cannat, évêque de Marseille (VIème s.) ; saint Léonard, abbé près du Mans (575) ; saint Savin, évêque de Catane (760) ; saint Euthyme de Thessalonique (898) ; saint Jean, évêque de Souzdal (1373) ; saint Lucien, hiéromartyr des Grottes de Kiev (1243) ; saints néomartyrs de Russie : Athanase, évêque de Kovrov, confesseur (1962) ; Syméon (Konioukhov), prêtre (1918) ; Démètre (Kassatkine) (1942).

SAINT MARTYR LUCIEN

Saint Lucien, prêtre à Antioche, martyr à Nicomédie (312)

Saint Lucien vécut au temps de la Grande Persécution (304-312). Originaire d’Antioche, il quitta sa patrie à la mort de ses parents en abandonnant tous ses biens aux pauvres. Il se rendit alors à Édesse pour recevoir l’enseignement spirituel d’un maître réputé, nommé Macaire. Après avoir reçu le saint baptême, il demeura plusieurs années à Édesse, en observant une ascèse très rigoureuse. Il n’avait pour compagnons que le jeûne, les veilles et les larmes. Son maître lui inspira un grand amour pour la méditation des saintes Écritures, de sorte qu’il passait toutes ses nuits sans presque dormir, tant la lecture et la prière le mettaient en présence des réalités célestes et éternelles. Son admirable vertu lui valut d’être rappelé à Antioche, pour y devenir prêtre. Il y fonda la fameuse « École des Exégètes », où, sous sa conduite, ses disciples apprenaient à interpréter l’Écriture sainte selon son sens littéral, et où, grâce à sa connaissance de l’hébreu, il corrigea les livres qui avaient été altérés par les hérétiques. Apprenant l’étendue de la science que possédait Lucien et combien grande était son influence, l’empereur Maximin Daïa le fit arrêter et transférer à Nicomédie, où il séjournait. En arrivant dans la ville, Lucien employa tout son zèle à encourager les chrétiens qui, par peur des supplices, apostasiaient en grand nombre. Il leur montra par des citations de l’Écriture que les châtiments éternels qui attendent les apostats sont bien plus terribles que les brèves tortures inventées par les païens. Sa parole était si convaincante, que tous se repentirent de leur lâcheté et se tinrent prêts avec impatience pour le combat du martyre. Le saint prêtre avait un tel rayonnement qu’il suffisait souvent à ses interlocuteurs de regarder son visage où brillait la grâce du Saint-Esprit, pour être convaincus de la vérité de sa parole. Craignant d’être, lui aussi, victime de ce charme, l’empereur le fit comparaître à son tribunal après avoir pris soin de placer un voile entre lui-même et le saint. Comme aucun argument ne parvenait à ébranler la résolution de Lucien, l’empereur le fit soumettre à la torture, et ordonna qu’on le laissât mourir de faim et de soif dans son cachot.
Comme la fête de la Théophanie approchait, un grand nombre des disciples de Lucien vinrent d’Antioche et d’autres villes pour le voir une dernière fois et recevoir sa bénédiction. Arrivés le jour de la fête, les disciples qui avaient réussi à parvenir jusqu’à son cachot avec le pain et le vin nécessaires à la célébration des saints Mystères le conjurèrent d’offrir encore une fois pour eux le saint Sacrifice. En l’absence d’autel consacré selon les lois de l’Église, Lucien célébra la Divine Liturgie sur sa propre poitrine : l’autel le plus digne de Dieu, puisque c’est à son image que l’homme a été créé. Les jours passaient, et le saint semblait rester insensible à la faim et à la soif. Pour rendre son supplice encore plus insupportable, les païens installèrent devant lui une table pleine de viandes et de mets qui avaient été offerts aux idoles. Mais Lucien les rejeta avec mépris, et chaque fois qu’on lui proposait de céder, il répondait : « Je suis chrétien ! » La troisième fois, il rendit doucement son âme à Dieu après cette réponse (7 janvier 312). L’empereur donna alors l’ordre de jeter son corps à la mer, mais un dauphin le recueillit sur son dos et le ramena sur le rivage, près de Drépanon (Bithynie), le lieu de naissance de sainte Hélène [21 mai], permettant ainsi aux fidèles de l’ensevelir dignement et de communier à la grâce qui se dégageait de ses saintes reliques. Par la suite, saint Constantin le Grand fonda auprès du martyrium de saint Lucien, une nouvelle cité, nommée Hélénopolis, où une grande église lui fut dédiée.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du saint martyr Lucien, ton 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu’il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons; * par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

Kondakion du saint martyr Lucien, ton 2
Dans l’ascèse tu brillas tout d’abord * et par le martyre ensuite resplendis: * aussi, tel un astre resplendissant, * nous te glorifions par nos cantiques, Lucien. * Intercède sans cesse auprès de Dieu pour nous tous.

Évangile du jour
(Lc VII,17-30)

Cette parole sur Jésus se répandit dans toute la Judée et dans tout le pays d’alentour. Jean fut informé de toutes ces choses par ses disciples. Il en appela deux, et les envoya vers Jésus, pour lui dire: Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre? Arrivés auprès de Jésus, ils dirent: Jean Baptiste nous a envoyés vers toi, pour dire: Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre? À l’heure même, Jésus guérit plusieurs personnes de maladies, d’infirmités, et d’esprits malins, et il rendit la vue à plusieurs aveugles. Et il leur répondit: Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu: les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute! Lorsque les envoyés de Jean furent partis, Jésus se mit à dire à la foule, au sujet de Jean: Qu’êtes-vous allés voir au désert? un roseau agité par le vent? Mais, qu’êtes-vous allés voir? un homme vêtu d’habits précieux? Voici, ceux qui portent des habits magnifiques, et qui vivent dans les délices, sont dans les maisons des rois. Qu’êtes-vous donc allés voir? un prophète? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète. C’est celui dont il est écrit: Voici, j’envoie mon messager devant ta face, Pour préparer ton chemin devant toi. Je vous le dis, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’y en a point de plus grand que Jean. Cependant, le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui. Et tout le peuple qui l’a entendu et même les publicains ont justifié Dieu, en se faisant baptiser du baptême de Jean; mais les pharisiens et les docteurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rendu nul à leur égard le dessein de Dieu.

Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Prions pour ceux qui soutiennent les chrétiens persécutés !

 

Seigneur, nous te rendons grâces pour les 60 ans du mouvement Open Doors (Portes Ouvertes), qui s’engage en faveur des chrétiens persécutés et oppressés. Nous te remercions pour le travail que tu as inspiré à frère André (Brother Andrew) et à tous ceux qui s’impliquent avec lui dans l’aide à l’Eglise en détresse. Seigneur sois proche des membres souffrants de ton Eglise. Prends pitié de ceux qui n’ont pas la liberté de confesser ton Nom. Rends nous conscients du fait que lorsqu’un membre de ton corps souffre, nous sommes tous concernés.

Cette intention est tirée de l'office de prière pour l'unité des chrétiens que prient tous les jeudis soirs les frères et soeurs de la Communauté du Chemin Neuf. Invitez d'autres à nous rejoindre et à prier avec nous, pour que nous soyons toujours plus nombreux dans ce grand monastère invisible !

 

 

Par le Père Edouard LAMY,

Curé de La Courneuve et Prêtre Mystique, Apôtre de Notre-Dame:

 

Il faut nous pénétrer d’une grande vérité qui n’est pas assez connue, c’est que le Chapelet est une arme puissante entre les mains d’un Chrétien.

La Très Sainte Vierge l’a donné pour nous fortifier dans nos devoirs de Chrétiens. (…).

Une âme chrétienne qui s’arme du Chapelet, c’est un soldat qui se défend contre toutes les puissances de l’enfer.

La Mère de Dieu qui a donné, dans le passé, des preuves de sa bonté si maternelle, répond à notre attente, Elle ne nous trompera pas.

Appuyés sur la Mère de Dieu, vous traverserez les périls sans dommage, mais non sans émoi, l’esprit de force, de piété, de sagesse, d’intelligence vous sera donné et plus vous serez fervents dans la récitation de la sublime prière de l’Ave Maria, plus l’Esprit Saint vous donnera l’amour de la prière ; et plus vous apprécierez les grâces qu’elle procure.

Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Demain, dans notre Tradition Syriaque, nous célébrons les fêtes de

Mor Osyo le sage,

Mor Esaghyo Halaboyo w

Mort Shmoni et ses 7 enfants

et leur professeur

Mor Lazare.

Que leurs prières soient une bénédiction pour nous tous !

Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Saint Cannat qui êtes-vous ?


Évêque de Marseille
(† 487)

La Ville de Saint-Cannat, située dans le département des Bouches du Rhône, doit son nom à Canus Natus (né avec les cheveux blancs, signe, à l'époque, de sagesse précoce), ermite du Vème siècle, fils d'un prêteur Romain, né à Aix-en-Provence, et qui vivait dans un endroit appelé "Sauzet" à cause des saules qui abondaient près d'une source.

Selon la légende, quand l'évêque de Marseille vint à mourir, Canus Natus sembla tout désigné pour être son successeur. Une délégation vint donc lui offrir le Siège épiscopal, qu'il déclina disant « qu'il n'y avait pas plus de raison pour lui de devenir Evêque de Marseille, que sa vieille canne de roseau desséchée de reverdir ! »… Mais la canne reverdit miraculeusement et Canus Natus prit donc le chemin du vieux port ! Il y a laissé le souvenir d'un évêque énergique, luttant farouchement contre le paganisme et l'hérésie ; puis, sentant sa fin approcher, il souhaita rejoindre son cher ermitage de "Sauzet", pour y mourir en 487.

Canus Natus fut donc, parmi les évêques de Marseille, l'un des quatre reconnus Saints et faisant l'objet d'un culte.

Autour de sa tombe s'élevèrent bientôt quelques maisons ; et ce pauvre hameau marqua, en cette fin du Vème siècle, la naissance de Saint-Cannat « Castrum Santi Cannati »; sans doute aussi parce que ces âmes esseulées du hameau du "Sauzet" ont probablement sollicité leur protection.

histoire-miracle-st-cannat

 

Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

GPA : revoilà le refus de transcription !

La cour d’appel de Rennes refuse la transcription des actes de naissance d’enfants nés de la GPA à l’étranger, car ces actes, qui désignent comme parents les époux français, ne sont pas conformes à la réalité puisque la femme désignée comme mère n’a pas accouché de l’enfant.

La Cour de cassation, le 3 juillet dernier, a autorisé la transcription d’actes de naissance étrangers d’enfants nés de la GPA désignant comme parents l’homme ayant fourni les gamètes pour la conception de l’enfant et la femme ayant mis l’enfant au monde, la mère porteuse.
Il restait encore à préciser le sort des actes de naissance désignant comme mère la femme française ayant reçu l’enfant de la mère porteuse. L’occasion en est donnée à la cour d’appel dans ces deux décisions, par lesquelles elle confirme les refus de transcription opposés par le tribunal.
Les juges de Rennes tirent les conséquences des décisions du 3 juillet, selon lesquelles il ne faudrait plus tenir compte du recours à la gestation pour autrui et que seule compte la conformité à la réalité de l’acte de naissance.
L’évolution jurisprudentielle à laquelle nous assistons, depuis la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme le 26 juin 2014, a conduit à mettre de côté tous les principes fondamentaux du droit français en cause, l’indisponibilité et la non patrimonialité du corps humain notamment, et à fermer les yeux sur la fraude à la loi, le tout au nom de l’intérêt de l’enfant à voir son acte de naissance transcrit.
L’hypocrisie apparaît désormais au grand jour, puisque cette jurisprudence irresponsable débouche sur la transcription de la moitié seulement des actes de naissance : transcrits lorsque la femme désignée comme mère est la mère porteuse, non transcrits lorsque la femme désignée comme mère est la mère d’intention.
L’association Juristes pour l’enfance voit là l’aveu que la transcription des actes de naissance n’est finalement pas si cruciale, et que la situation des enfants, abusivement désignés jusqu’au sommet de l’Etat comme fantômes de la République, a servi de prétexte pour faire progresser l’acceptation de la GPA.
Il est prouvé depuis longtemps que l’absence de transcription ne porte pas préjudice à l’enfant, et qu’elle demeure le moyen pour le droit français de refuser de cautionner la GPA imposée à l’enfant pour venir au monde.
Ces décisions révèlent l’impasse dans laquelle la Cour de cassation a conduit la jurisprudence française. Une intervention du législateur, pour sanctionner pénalement le recours à la GPA, y compris à l’étranger, et faire enfin échec à cette pratique, n’en est que plus urgente.
L’association Juristes pour l’enfance, qui intervient actuellement dans trois affaires pendantes devant la Cour d’appel de Rennes, attend des magistrats qu’ils aillent jusqu’au bout de ce constat que l’absence de transcription ne dessert pas l’enfant mais contribue au respect de ses droits, et qu’ils généralisent ce refus de transcription initié par les arrêts du 28 septembre, pour un plus grand respect des droits des enfants bafoués par le recours à la GPA.
L’association se réjouit en outre de ce que, à juste titre, la Cour d’appel écarte par ailleurs toute analogie entre la GPA et l’adoption. Comme la Cour de cassation l’a jugé à plusieurs reprises, l’enfant de la GPA ne peut être adopté par la mère d’intention en raison du détournement de l’adoption qui en résulterait.
En effet, l’adoption tend à réparer le fait que l’enfant ait été privé, par les malheurs de la vie, de ses parents et en particulier de la femme l’ayant mis au monde, alors que la GPA vise à le séparer délibérément de cette femme qui l’a porté pour le rendre ainsi « adoptable ». Autrement dit la GPA provoque ce que l’adoption tend à réparer, et l’adoption ne peut être utilisée pour entériner cette privation délibérée.

 

 

Source:

Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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15/10/15
 
Les AFC lancent une Web-série pour parler éducation affective et sexualité
Il est parfois difficile d’aborder certains sujets avec ses enfants, en particulier quand il s’agit d’éducation affective et sexuelle. Les Associations familiales catholiques (AFC), en partenariat avec Le Cler amour et famille, volent au secours des parents désemparés avec une série de sept vidéos vivantes et humoristiques – de moins de cinq minutes chacune –, intitulée « Lucas et Léa, Read More… (http://fr.aleteia.org/2015/10/15/les-afc-lancent-une-web-serie-pour-parler-education-affective-et-sexualite/)
Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,47-54.

Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués.
Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.
C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; parmi eux, ils en tueront et en persécuteront.
Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde,
depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui a péri entre l’autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare : on en demandera compte à cette génération.
Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés. »
Quand Jésus fut sorti de la maison, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner contre lui et à le harceler de questions ;
ils lui tendaient des pièges pour traquer la moindre de ses paroles.

Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Grégoire de Nazianze

(330-390), évêque et docteur de l'Église 
3ème Discours théologique (trad. Gallay, Migne 1995, p.100 rev.) 


 

« Ils se mirent à lui en vouloir terriblement et ils le harcelaient »

 

Celui que tu méprises maintenant, il fut un temps où il était au-dessus de toi ; celui qui est homme maintenant était éternellement parfait.

Il était au commencement, sans cause ; puis il s'est soumis aux contingences de ce monde...

C'était pour te sauver, toi qui l'insultes, toi qui méprises Dieu parce qu'il a pris ta nature grossière... 


Il a été enveloppé de langes, mais en se levant du tombeau il s'est débarrassé de son linceul.

Il a été couché dans une mangeoire, mais glorifié par les anges, annoncé par une étoile, adoré par les Mages...

Il a dû fuir en Égypte, mais il a libéré ce pays des superstitions des Égyptiens.

Il n'avait « ni forme ni beauté » (Is 53,2) devant ses ennemis, mais pour David il était « le plus beau des enfants de hommes » (Ps 44,3) et sur la montagne il a resplendi, plus éblouissant que le soleil (Mt 17,1s).

Comme homme, il a été baptisé ; mais comme Dieu, il a effacé nos péchés ; il n'avait pas besoin d'être purifié, mais il voulait sanctifier les eaux.

Comme homme, il a été tenté ; mais comme Dieu, il a triomphé, lui qui a « vaincu le monde » (Jn 16,8)...

Il a eu faim, mais il a nourri des milliers, lui qui est « le Pain vivant descendu du ciel » (Jn 6,48).

Il a eu soif, mais s'est écrié :

« Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive » (Jn 7,37)... Il a connu la fatigue, mais il est le repos de tous ceux qui « peinent et ploient sous le fardeau » (Mt 11,28)...

Il se fait appeler « Samaritain et possédé du démon » (Jn 8,48) ; mais c'est lui qui sauve l'homme qui était tombé aux mains des voleurs (Lc 10,29s) et qui met les démons en fuite...

Il prie, mais c'est lui-même qui exauce les prières.

Il pleure, mais c'est lui qui fait cesser les pleurs.

Il est vendu à vil prix ; mais c'est lui qui rachète le monde, et à grand prix : par son propre sang. 


Comme une brebis, on le mène à la mort, mais il conduit au vrai pâturage Israël (Ez 34,14), et aujourd'hui toute la terre.

Comme un agneau, il se tait ; mais il est la Parole annoncée par la voix de celui qui crie au désert (Mc 1,3).

Il a été infirme et blessé ; mais c'est lui qui guérit toute maladie et toute infirmité (Mt 9,35).

Il a été élevé sur le bois et il y a été cloué ; mais c'est lui qui nous restaure par l'arbre de vie...

Il meurt, mais il fait vivre et détruit la mort.

Il est enseveli, mais il ressuscite et, montant aux cieux, libère les âmes des enfers.

 

Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

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