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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 07:02
Même si les autres nous livrent une guerre, il est bon pour nous de rester en paix. (Saint Jean Chrysostome)

Même si les autres nous livrent une guerre, il est bon pour nous de rester en paix. (Saint Jean Chrysostome)

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 6,10-17.

Frères, fortifiez-vous dans le Seigneur, dans la force de sa puissance.
Revêtez-vous de l'armure de Dieu, afin de pouvoir résister aux embûches du diable.
Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes, contre les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits mauvais répandus dans l'air.
C'est pourquoi prenez l'armure de Dieu, afin de pouvoir résister au jour mauvais, et après avoir tout surmonté, rester debout.
Soyez donc fermes, les reins ceints de la vérité, revêtus de la cuirasse de justice,
et les sandales aux pieds, prêts à annoncer l'Evangile de paix.
Et surtout, prenez le bouclier de la foi, par lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Malin.
Prenez aussi le casque du salut, et le glaive de l'Esprit, qui est la parole de Dieu.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,23-35.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : "Le royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Quand il se mit à régler les comptes, on lui amena un débiteur de dix mille talents.
Comme il n'avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu'on le vendît, lui, sa femme, ses enfants et tout ce qu'il avait pour que paiement fût fait.
Alors le serviteur, tombé à ses pieds, demeurait prosterné, disant : " Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout. "
Touché de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller et lui remit sa dette.
Ce serviteur, à peine sorti, rencontra un de ses compagnons de service, qui lui devait cent deniers. L'ayant saisi à la gorge, il l'étouffait, disant : " Paie ce que tu dois. "
Son compagnon de service, tombé à ses pieds, le suppliait, disant : " Aie patience envers moi, et je te paierai. "
Mai lui ne voulait pas, et il s'en alla le faire mettre en prison jusqu'à ce qu'il eût payé sa dette.
Ce que voyant, ses compagnons de service furent grandement contristés, et ils vinrent raconter à leur maître ce qui s'était passé.
Alors le maître le fit appeler et lui dit : " Serviteur méchant, je t'ai remis toute cette dette, parce que tu m'as supplié.
Ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon de service, comme moi-même j'ai eu pitié de toi ? "
Et son maître irrité le livra aux bourreaux, jusqu'à ce qu'il eût payé toute sa dette.
Ainsi vous traitera mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne à son frère du fond du cœur. "

Jeudi 22 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par le Père Emmanuel André

(1826 - 1903), o.s.b. 
Méditations pour tous les jours - Éd. Sainte-Madeleine, TÉQUI (cliquer) 


 

Rends ce que tu dois

 

Ô mon âme! tu as envers Dieu une dette énorme.

Il t'a aimée de tant d'amour!

Il t'a comblée de tant de grâces! Son amour a toujours été si vigilant à te faire du bien!

Il t'a environnée de tant de tendresses!

Compte, si tu le peux, tous ses bienfaits.

Compte seulement le nombre de tes communions.

Quelle dette envers Dieu, après avoir reçu tant de fois Notre-Seigneur! 
Pour cela, tu dois à Dieu Notre-Seigneur lui-même, et il exige que tu le lui rendes, en le faisant naître, vivre, grandir et régner en toi par la soumission à sa volonté, l'imitation de ses vertus, le zèle de sa gloire, le dévouement à ses intérêts.


Ayant une telle dette, ô mon âme, rends à Dieu ce que tu lui dois.
Redde quod debes.


 

Jeudi 22 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Sainte Marie Salomé,
Femme de Zébédée,
Mère des apôtres Jacques et Jean 
(Ier siècle)

        Épouse de Zébédée, mère de Saint Jean et de Saint Jacques, elle était une des femmes qui suivaient et servaient le Christ.

Elle assista à la Passion du Seigneur et fit partie du groupe de femmes qui trouva le tombeau vide.

 

Sainte Céline, mère de saint Rémi (+ après 458)

Comme sainte Silvie, mère du pape de Rome saint Grégoire le Grand, et bien d'autres saintes mères, sainte Céline (son homonyme, vierge de Meaux, est honorée également aujourd'hui) est surtout connue grâce à son fils.

Elle nous a donné le grand saint Remi, évêque de Reims, fêté le 1er octobre.
Céline et son mari etaient nobles.

Un moine, Montanus (voir au 20 septembre, t. 9, p. 414), prédit à Céline, après un triple avertissement reçu en songe, qu'elle enfanterait un garçon d'une rare vertu.

Et Remi vint au monde sans retard.
Céline avait eu de son mari Emilius 2 fils, Principius, qui fut un saint évêque de Soissons, et son frère, qui eut un fils, Lupus.

Saint Lupus succéda à son oncle Principius et fut évêque jusqu'à la mort de Remi (cf. L. Duchesne, Fastes épisc., t. 3, 1915, p. 89-90).

A l'annonce de Montanus, un reclus, Céline s'étonna : elle et Emilius étaient déjà âgés. Montanus, qui était aveugle, insista :

"Quand tu sèvreras l'enfant, tu me frotteras les yeux de ton lait, et je recevrai la lumière".

Remi, une fois sevré, mit lui-même, guidé par Céline, un peu de lait maternel sur les paupières du reclus et lui rendit ainsi la vue.

Rémi était né au pays de Laon.

On l'appela Remigius, parce qu'il aurait à régir, à diriger son Église lancée sur des flots tempétueux, ou Remedius, car il serait aux siens un remède contre la juste colère de Dieu ou contre la férocité païenne.

Après des études brèves, mais excellentes, Remi voulut imiter la retraite de son héraut Montanus.

Il se sépara ainsi de Céline si elle vivait encore.

D'après une interpolation au testament de saint Remi, Céline aurait été enterrée à Labrinacum, Lavergny, commune de Parfondru, près de Laon (Aisne).

La translation de son corps à Laon aurait eu lieu un 5 avril, d'après Molanus ou Vermeulen, éditeur du martyrologe d'Usuard (dans l'éd. de J.-B. du Sollier, Anvers, 1714, p. 194).

On a attribué à Hucbald (+ 930?), moine de Saint-Amand, près de Valenciennes, une Vie de notre sainte.

Extrait de la bibliographie : Mon. Germ. hist., Auct. antiq., t. 4-2, p. 64 (Pseudo-Fortunat); Script. rer. merov., t. 3, p. 259-263 et 344, 25 (Hincmar, et testament) . - Acta sanct., 21 octobre, t. 9, p. 318-322. - chanoine Ulysse Chevalier, Repertorium hymnologicum, t. 6, 1920, p. 19 : hymnes et prose en l'honneur de la sainte, à Laon, vers 1495. - V. Leroquais, Les sacramentaires et missels mss. t. 3, 1924, p. 351; Les bréviaires mss t. 2, p. 143, et t. 5, 1934, p. 61; Les psautiers mss. lat t. 2, 1940-1941, p. 369; Les livres d'heures mss. de la Bibl. nat., t. 2, 1927, p. 390 - Anal. boll., t. 58, 1940, p. 216. - Ch. Cahier, Caract. des saints dans l'art populaire, 1867, p. 811. - G. Hanotaux, L'énergie française, p. 115-152, sur Laon. - Vidal de la Blache, dans Hist. de France, de Lavisse, t. 1-1, 1903, P. 100-107, sur Laon et Soissons.
Citons pour finir ces pensées de Barrés (Mes cahiers, t. 9, 1935, p. 65 : en 1911) : "L'église, c'est le lieu où l'homme prend et reçoit de lui-même une conception qui le force à s'élever au-dessus de lui-même... Dans l'église, certains développent leur valeur, une valeur immense; l'église a servi, sert encore à entraîner l'homme vers une destinée toujours plus haute". C'est le cas du petit Remi.


Source icône : facebook

Jeudi 22 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

LA VEUVE DE NAÏM : LUC 7, 11-16 – 18 OCTOBRE 2015

resurrection-fils-veuve-naim-fresque-centrebethanie.orgSelon certains commentateurs, Naïm signifie la consolation et la joie. Nous pouvons contempler ici le mystère de l’Église, Cité de la Joie. Le Fils unique et Verbe de Dieu est venu dans la monde, se faisant homme parmi les hommes, pour apporter la compassion et la consolation divines. Il est venu, non pour juger le monde mais pour sauver le monde. Et Il sauve celui-ci de la mort éternelle. La résurrection corporelle est le sacrement de la résurrection spirituelle, comme la guérison du corps est le mystère de la guérison de l’âme par le pardon des péchés et l’affranchissement à l’égard des passions.

Le Christ est dans le monde comme le Vainqueur de la mort. Après avoir guéri le fils du centurion, Il va au-devant de la mort, entrant dans cette ville, qui va mériter son nom de Cité de la Joie, Il brave la mort afin que « la grande foule qui l’accompagnait » soit instruite de sa mission véritable. Mais Il ne se manifeste pas comme un héros ; « Il est ému dans ses entrailles » ; Il se montre compatissant : « ne pleure pas », dit-Il à cette maman douloureuse. Celle-ci n’a plus rien au monde, ayant perdu son fils unique, son seul soutien puisqu’elle est veuve. À la personne la plus malheureuse de la société de son temps, le Fils de Dieu dit : « ne pleure pas ! ». Ce n’est pas de la dérision ou de l’inconscience devant la souffrance humaine et, notamment, féminine. Il lui dit : « ne pleure pas ! » parce qu’Il est le Ressuscité. Ne pleure pas, car, en devenant homme, J’ai reçu des entrailles capables de s’émouvoir ; « ne pleure pas » car Je suis la Résurrection et le Vie !

La même parole, les saintes femmes myrophores l’entendront au Sépulcre, le matin de Pâques. Il ne suffit pas de dire à quelqu’un « ne pleure pas » ; ce serait une fausse consolation. Seul Jésus Christ peut dire cela, parce que, seul, Il peut nous proposer la vie en échange de la mort et la joie au lieu des larmes. La vraie consolation est dans le don de la vie nouvelle et impérissable.

Qui est devenu ce jeune homme à qui son Créateur a dit : « Je te le dis : lève-toi ! » Probablement, comme plus tard Lazare l’ami du Christ, après ce réveil au milieu de son existence terrestre, fut-il un disciple fervent, avant de s’endormir à nouveau pour ressusciter au dernier Jour. Il était un « cadavre », comme Lazare, et le Fils de l’Homme l’a rappelé à la vie quand on le portait en terre. Seul peut nous consoler de la souffrance et de la mort, Celui qui nous arrache à la mort en nous donnant la vie.

La vie : quelle vie ? À Naïm, la vie biologique a été rendue à un mort. Cette vie est le sacrement de la vie divine ; cette résurrection prophétise la résurrection ultime annoncée à toute chair. Le Christ est le prophète de sa propre mission. Il console en donnant l’avant-goût de la vie parfaite en lui-même ; Il sèche les larmes de l’humanité en se présentant en Personne comme la joie du Père. Or Il habite son Église, et en elle, Cité de la Joie, par la foi, par les sacrements – avant-goût et arrhes du Royaume -, par la prière et par l’amour fraternel, l’être humain anticipe la joie du monde qui vient.

(Radio Notre-Dame, 18 octobre 2015).

 

Jeudi 22 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Saint Abercius, qui êtes-vous ?

Abercius était Evêque d'Hiérapolis en Phrygie Salutaire (partie ouest de l'Asie-Mineure), sous le règne de l'empereur, philosophe mais persécuteur des Chrétiens, Marc-Aurèle (161-180).

Celui-ci avait ordonné de célébrer dans tout l'empire des fêtes brillantes en l'honneur des dieux et obligea tous ses sujets à y participer, afin de discerner quels étaient les Chrétiens qui avaient l'audace de ne pas se soumettre à la religion de l'empereur.

Pendant que les habitants d'Hiérapolis offraient ainsi leurs sacrifices et se livraient aux débauches coutumières à ces fêtes des démons, Abercius s'était retiré seul dans sa demeure et priait avec larmes le Seigneur, pour qu'il prenne ce peuple ignorant en pitié.

Il eut alors une vision et reçut d'un Ange l'ordre d'aller détruire les autels d'Apollon et des dieux païens.

Fort de cet ordre divin, Abercius se leva aussitôt et partit renverser de nuit toutes ces statues inanimées.

Le lendemain, en découvrant ce spectacle qui démontrait avec éclat la vanité de leur culte, les habitants voulurent se précipiter chez l'Evêque pour le mettre à mort.

Loin de s'enfuir, le Saint se rendit à l'agora (i.e. le marché) pour y enseigner publiquement la vraie foi.

Cette audace fit redoubler la fureur de la foule. Mais leur élan fut bientôt arrêté à la vue de la guérison miraculeuse de trois possédés, que le Saint accomplit à l'aide du bâton qui lui avait servi pour renverser les idoles.

La foule se calma, écouta d'abord avec crainte et stupéfaction cet homme aux pouvoirs si puissants, puis crut de toute son âme au Christ Dieu. De sorte que cinq-cents d'entre eux reçurent le Baptême ce jour là.

Par la suite, ce ne furent pas seulement les habitants de la ville qui accouraient vers le Saint pour recevoir son enseignement ou la guérison de leurs maux, mais aussi ceux de toute la région et des contrées voisines.

Les miracles accomplis par Abercius étaient si nombreux et si éclatants que sa réputation parvint jusqu'à l'empereur, à Rome.

Marc-Aurèle fit alors quérir le Saint, car sa fille, qui était sur le point de se marier, était tourmentée par un esprit impur.

Tout au long de son voyage Abercius répandit autour de lui une multitude de bienfaits par ses miracles et par la puissance de sa parole inspirée.

Lorsqu'il parvint à Rome, on le conduisit aussitôt au palais impérial, où l'attendait avec anxiété l'impératrice Faustine.

Celle-ci le mena auprès de sa fille, qui en voyant le Saint fut aussitôt agitée de violents sursauts.

Le démon par sa voix supplia le serviteur de Jésus-Christ de ne pas le tourmenter davantage et de lui permettre de retourner vers le lieu d'où il était venu: c'est-à-dire, comme le Saint, de Phrygie.

Abercius lui permit, mais lui ordonna de transporter avec lui un massif autel de pierre qui se trouvait dans la ville et servait au culte païen.

A la stupéfaction de tous les habitants qui se trouvaient massés à proximité, on vit alors le démon sortir de la jeune fille et se diriger vers l'Asie en portant cette grosse pierre, signe de la puissance des Chrétiens sur les démons.

En remerciement, l'impératrice voulut couvrir d'or Abercius qui refusa et, après être resté quelque temps dans la capitale pour soutenir les Chrétiens de sa parole et de ses miracles, il reçut en vision l'ordre de Dieu de partir pour la Syrie.

Il se rendit d'abord à Antioche, puis à Apamée et lutta là victorieusement contre l'hérésie de Marcion1.

De là, il franchit l'Euphrate, gagna Nisibe et traversa toute la Mésopotamie pour pourchasser cette hérésie dans les régions où elle avait le plus d'adhérents.

Aucun Evêque de ce temps ne parcourut d'aussi longues distances pour proclamer, à l'image des Apôtres, la Bonne Nouvelle du Salut, c'est pourquoi on donna à Abercius le surnom d'Egal-aux-Apôtres.

De Mésopotamie, il se rendit en Cilicie, Lycaonie, Pissidie et revint après plusieurs années dans sa patrie, où il fut reçu avec enthousiasme par son troupeau spirituel.

Il continua là à catéchiser, baptiser, guérir les maladies et chasser les démons pendant des années de paix, et écrivit un livre de direction spirituelle pour son Clergé.

Puis, ayant ainsi préparé sa succession, il monta sur une haute montagne pour y prier. Il y fit jaillir une source d'eau chaude et reçut la révélation de sa mort prochaine.

Il redescendit alors en ville et fit préparer son tombeau, sur lequel il fit graver l'inscription suivante, conservée jusqu'à nos jours dans un musée de Rome: «Citoyen d'une cité distinguée, j'ai fait vivant ce tombeau afin d'avoir un lieu de repos pour mon corps.

Mon nom est Abercius.

Je suis disciple d'un Pasteur pur qui paît ¨ses troupeaux de brebis par monts et par plaines, qui a des yeux très grands qui voient tout.

C'est lui qui m'enseigna les fidèles Ecritures de la Vie, qui m'envoya à Rome contempler la cité souveraine et voir la Reine aux vêtements d'or.

Je vis là un peuple qui porte un sceau brillant..

J'ai vu les plaines de Syrie et la brillante Nisibe.

J'ai traversé l'Euphrate, ayant partout avec moi Paul comme compagnon. La foi partout me conduisait.

Partout elle me servit un poisson de source très pur, très grand, qu'a péché une vierge pure.

Elle le donne à manger à ses amis sans cesse. Elle a un vin délicieux qu'elle donne avec du pain ... »

Après avoir terminé ces préparatifs, il rassembla ses proches pour leur dire adieu et, élevant ses mains et ses yeux vers le ciel, il s'endormit pour rejoindre le choeur des Anges.

1. Une variante du Gnosticisme, qui eut un grand succès en Asie-Mineure au 2c siècle. Marcion ne reconnaissait que l'Evangile de Luc et les écrits de St Paul. auxquels il donnait une interprétation grossièrement dualiste: opposant le «Dieu juste» de l'Ancien Testament au «Dieu bon» du Nouveau-Testament.

Jeudi 22 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,49-53.

Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !
Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli !
Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division.
Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ;
ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »

Jeudi 22 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Denys le Chartreux

(1402-1471), moine 
Commentaire sur l'évangile de Luc ; Opera omnia, 12, 72 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 431 rev.) 


 

« Je vous laisse la paix, c'est ma paix que je vous donne » (Jn 14,27)

 

« Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? » C'est comme si le Christ disait :

« Ne pensez pas que je sois venu donner aux hommes la paix selon la chair et ce monde-ci, la paix sans aucune règle, qui les ferait vivre en bonne entente dans le mal et qui leur assurerait la prospérité sur cette terre.

Non, je vous le dis, je ne suis pas venu apporter une paix de ce genre mais la division, une bonne et très salutaire séparation des esprits et même des corps.

Ainsi, parce qu'ils aiment Dieu et recherchent la paix intérieure, ceux qui croient en moi se trouveront naturellement en désaccord avec les méchants ; ils se sépareront de ceux qui tentent de les détourner du progrès spirituel et de la pureté de l'amour divin, ou s'efforcent de leur créer des difficultés ». 


Donc, la paix spirituelle, la paix intérieure, la bonne paix, c'est la tranquillité de l'âme en Dieu, et la bonne entente selon l'ordre juste.

Le Christ est venu apporter cette paix avant toutes choses...

La paix intérieure a sa source dans l'amour.

Elle consiste en une joie inaltérable de l'âme qui est en Dieu.

On l'appelle la paix du cœur.

Elle est le commencement et un certain avant-goût de la paix des saints qui sont dans la patrie, de la paix de l'éternité. 

 

Jeudi 22 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

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