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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 07:07
Le roi David a écrit que la Loi de Dieu était par dessus tout désirable car elle est "plus savoureuse que le miel, que le miel nouveau" (Ps 19,10). Dans le Livre des Proverbes, Salomon met en équivalence l'acquisition de la sagesse avec la douceur du miel, merveilleuse au goût et bonne pour l'âme. Prov 24,13-14 : "Mange du miel, mon fils, c’est bon ; un rayon de miel sera doux pour ton palais. Telle sera pour toi la sagesse, sache-le bien ! Si tu la trouves, tu auras un avenir et ton espérance ne sera pas fauchée." ( P. John)

Le roi David a écrit que la Loi de Dieu était par dessus tout désirable car elle est "plus savoureuse que le miel, que le miel nouveau" (Ps 19,10). Dans le Livre des Proverbes, Salomon met en équivalence l'acquisition de la sagesse avec la douceur du miel, merveilleuse au goût et bonne pour l'âme. Prov 24,13-14 : "Mange du miel, mon fils, c’est bon ; un rayon de miel sera doux pour ton palais. Telle sera pour toi la sagesse, sache-le bien ! Si tu la trouves, tu auras un avenir et ton espérance ne sera pas fauchée." ( P. John)

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,23-28.

Frères, appliquez-vous à vous renouveler au plus intime de votre esprit
et à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté véritables.
C'est pourquoi, renonçant au mensonge, parlez selon la vérité, chacun dans ses rapports avec son prochain, car nous sommes membres les uns des autres.
" Etes-vous en colère, ne péchez point ; " que le soleil ne se couche point sur votre irritation.
Ne donnez pas non plus accès au diable.
Que celui qui dérobait ne dérobe plus ; mais plutôt qu'il s'occupe en travaillant de ses mains à quelque honnête ouvrage, afin d'avoir de quoi donner à celui qui est dans le besoin.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 22,1-14.

En ce temps-là, Jésus dit aux chefs des prêtres et aux pharisiens cette parabole :
" Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit les noces de son fils.
Il envoya ses serviteurs appeler ceux qui avaient été invités aux noces, et ils ne voulurent pas venir.
Il envoya encore d'autres serviteurs, disant : " Dites aux invités : Voilà que j'ai préparé mon festin ; on a tué mes bœufs et mes animaux gras ; tout est prêt : venez aux noces. "
Mais ils n'en tinrent pas compte, et ils s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son négoce ;
et les autres se saisirent des serviteurs, les outragèrent et les tuèrent.
Le roi entra en colère, envoya ses armées, extermina ces meurtriers et brûla leur ville.
Alors il dit à ses serviteurs : " La noce est prête, mais les invités n'en étaient pas dignes.
Allez donc aux carrefours des chemins, et tous ceux que vous trouverez, invitez-les aux noces. "
Ces serviteurs sortirent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils trouvèrent, mauvais et bons ; et la salle des noces fut remplie de convives.
Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table et il aperçut là un homme qui n'était point revêtu d'un habit de noce ;
et il lui dit : " Ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noce ? " Et lui resta muet.
Alors le roi dit aux servants : " Liez-lui pieds et mains, et jetez-le dans les ténèbres extérieures : là il y aura les pleurs et les grincements de dents.
Car il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus.

le pouvoir d’asservissement de toutes les richesses quelles qu’elles soient, car elles stoppent ou tout au moins elles freinent considérablement les plus beaux élans vers cette perfection évangélique, cette sainteté à laquelle nous sommes tous appelés et qui est le seul bien désirable. Ce qui ne peut pas manquer de frapper tout lecteur attentif de l’Evangile, c’est le fait que Jésus, lui, a choisi la pauvreté ; il est né pauvre, il a grandi en travaillant de ses mains dans un métier de pauvre. Durant sa vie publique il n’a pas eu une pierre ou reposer sa tête. Mais il n’a pas vécu pour autant dans la misère ni l’indignité. Le groupe qu’il formait avec les douze avait bourse commune, des personnes aisées les assistaient de leurs biens. Les miracles furent généreux tant pour la soif que pour la faim, il honorait volontiers les repas avec une liberté qui contrastait avec la rude ascèse de Jean-Baptiste.(P Cousty)

le pouvoir d’asservissement de toutes les richesses quelles qu’elles soient, car elles stoppent ou tout au moins elles freinent considérablement les plus beaux élans vers cette perfection évangélique, cette sainteté à laquelle nous sommes tous appelés et qui est le seul bien désirable. Ce qui ne peut pas manquer de frapper tout lecteur attentif de l’Evangile, c’est le fait que Jésus, lui, a choisi la pauvreté ; il est né pauvre, il a grandi en travaillant de ses mains dans un métier de pauvre. Durant sa vie publique il n’a pas eu une pierre ou reposer sa tête. Mais il n’a pas vécu pour autant dans la misère ni l’indignité. Le groupe qu’il formait avec les douze avait bourse commune, des personnes aisées les assistaient de leurs biens. Les miracles furent généreux tant pour la soif que pour la faim, il honorait volontiers les repas avec une liberté qui contrastait avec la rude ascèse de Jean-Baptiste.(P Cousty)

Par Saint Nersès Snorhali

(1102-1173),

patriarche arménien 
Jésus, Fils unique du Père, §683-687 ; SC 203 (trad. SC p. 172 rev.) 


 

« Venez au repas de noce »

 

À Vos noces divines 
Que le Père a préparées pour Vous, ô Fils unique, 
La voix de Vos serviteurs m'a appelé moi aussi, 
Pour que je me réjouisse en des joies ineffables, 
Déjà ici-bas dans le mystère de Votre autel 
Et un jour là-haut dans la ville céleste (Ap 21,2s) 
En une allégresse éternelle, 
Inexprimable et immuable. 

Mais parce que je ne porte pas l'habit splendide, 
Digne de la salle des noces, 
Car j'ai sali celui de la fontaine sacrée du baptême 
Par les péchés noirs de l'âme, 
Ô Seigneur insondable..., 
Revêtez-moi maintenant de nouveau de Vous (cf Ga 3,27), 
Et rendez sa splendeur d'autrefois 
À ma robe première maintenant salie. 

Pour que je n'entende pas Votre voix, Seigneur, 
Prononcer le nom d'« ami » avec l'expression digne de pitié, 
Et que je ne sois point comme lui jeté 
Dans l'abîme pour toujours. 

 

Liberté : tel est bien le mot-clé de l’attitude de Jésus. Jésus était parfaitement libre, en effet, de toute convoitise et de toute anxiété au sujet de la possession ou de l’entretien des biens terrestres, libre aussi de tout ressentiment, même secret, contre les biens dont il ne jouissait pas. Sans doute les biens de la terre étaient-ils, pour lui aussi, des biens. Mais toute son énergie spirituelle d’esprit et de cœur était orientée vers Dieu, résolument centrée sur Dieu. Cette attitude du Christ doit être aussi la nôtre, frères et sœurs, car l’argent n’est pas seulement un mauvais maître, il est aussi, quoiqu’on en dise, un serviteur dangereux. - Dangereux parce qu’en raison de la fausse sécurité qu’il procure, il tend à remplacer Dieu dans le cœur de l’homme. - Dangereux parce que la richesse encombre la vie, préoccupe l’esprit, colle aux mains et au cœur. La richesse séduit celui qui ne devrait être séduit que par Dieu « là où est votre trésor, là est votre cœur » affirme Jésus. C’est tout le drame de ce jeune riche de l’Evangile : il est placé dans l’alternative de suivre Jésus ou de s’en aller vers ses grands biens. La richesse, nous le savons bien, c’est tout à la fois l’orgueil qui éclabousse les voisins, la servitude d’un rang à tenir, le vertige de la domination, l’escalade du à qui mieux mieux, la possibilité de pouvoir tout se payer, l’affrontement des jalousies et bien sûr, l’égoïsme du tout pour soi... Et la charité en meurt avec la justice... Le pauvre aussi en meurt puisque le riche refuse de partager avec lui en donnant son superflu...(Père Cousty)

Liberté : tel est bien le mot-clé de l’attitude de Jésus. Jésus était parfaitement libre, en effet, de toute convoitise et de toute anxiété au sujet de la possession ou de l’entretien des biens terrestres, libre aussi de tout ressentiment, même secret, contre les biens dont il ne jouissait pas. Sans doute les biens de la terre étaient-ils, pour lui aussi, des biens. Mais toute son énergie spirituelle d’esprit et de cœur était orientée vers Dieu, résolument centrée sur Dieu. Cette attitude du Christ doit être aussi la nôtre, frères et sœurs, car l’argent n’est pas seulement un mauvais maître, il est aussi, quoiqu’on en dise, un serviteur dangereux. - Dangereux parce qu’en raison de la fausse sécurité qu’il procure, il tend à remplacer Dieu dans le cœur de l’homme. - Dangereux parce que la richesse encombre la vie, préoccupe l’esprit, colle aux mains et au cœur. La richesse séduit celui qui ne devrait être séduit que par Dieu « là où est votre trésor, là est votre cœur » affirme Jésus. C’est tout le drame de ce jeune riche de l’Evangile : il est placé dans l’alternative de suivre Jésus ou de s’en aller vers ses grands biens. La richesse, nous le savons bien, c’est tout à la fois l’orgueil qui éclabousse les voisins, la servitude d’un rang à tenir, le vertige de la domination, l’escalade du à qui mieux mieux, la possibilité de pouvoir tout se payer, l’affrontement des jalousies et bien sûr, l’égoïsme du tout pour soi... Et la charité en meurt avec la justice... Le pauvre aussi en meurt puisque le riche refuse de partager avec lui en donnant son superflu...(Père Cousty)

LA CONFESSION:

POURQUOI DIRE SES PÉCHÉS À UN PRÊTRE ?

NE PEUT-ON LES DIRE À DIEU DIRECTEMENT ?

Le renouvellement du baptême –

Le sacrement de l’absolution des péchés a été institué par le saint Esprit pour restaurer la grâce du saint baptême.

En effet, après leur baptême, les chrétiens commettent le plus souvent des péchés qui, sans annuler le baptême, en affaiblissent la grâce.

La structure de ce sacrement reprend celle du baptême : dialogue avec le prêtre pour confirmer la jonction au Christ ; confession de la foi ; reconnaissance de ses péchés et prière d’absolution correspondant à l’immersion. Comme au baptême, la communion eucharistique suivra l’absolution.

Dire nos péchés à Dieu

Il est une démarche fondamentale de l’être humain, qui le rend incomparable à toute autre créature, c’est le fait de reconnaître devant Dieu que l’on a péché contre lui, qu’on n’a pas fait sa volonté, qu’on s’est opposé, consciemment ou inconsciemment, à elle.

La grandeur de l’être humain consiste à reconnaître qu’il n’a pas raison devant Dieu ; c’est en même temps l’acte par lequel on découvre la miséricorde de Dieu ; le cœur s’ouvre dans une immense confiance pour dire : Père céleste, j’ai eu tort devant toi, j’ai péché, pardonne-moi, relève-moi, aide-moi à ne plus m’éloigner de toi et de ton amour…

Et cette démarche se fait dans la solitude d’une chambre, dans la nature, dans une église, en marchant dans les rues…

Le ministère pastoral

Un grand miracle est que le Seigneur nous accorde son pardon et nous fasse ainsi communier à son incompréhensible miséricorde.

Et nous mettons notre foi dans cette parole du Seigneur qui dit à ses apôtres :

« Ce que vous délierez, ce que vous pardonnerez, sur terre, sera délié et pardonné dans les cieux… » (Matthieu 16, 19 ; 18, 18 ; Jean 20, 23).

Le prêtre n’a pas d’autre compétence que d’accomplir ce commandement divin.

Il le fait par obéissance au Christ, comme il préside l’eucharistie parce que le même Christ dit :

« Faites ceci en mémoire de moi ».

Nous confions également nos péchés les uns aux autres, suivant le conseil de saint Jacques de Jérusalem (Jacques 5, 15-16) : il n’y a pas de contre-indication !

Mais il est extraordinaire de pouvoir croire aux paroles divines :

« ce que vous délierez sera délié » ; tout homme, pour vivre, cherche le pardon de ses fautes, et seule l’absolution sacramentelle atteste celui-ci avec certitude.

Le prophète David dit :

« J’ai dit : Je confesserai contre moi mon iniquité au Seigneur.

Et Toi, Tu as remis l’impiété de mon cœur » (Psaume 31, 5).

Le Seigneur pardonne par le ministère de son Église, la prêtrise ; et nous avons besoin également que les frères que nous avons offensés nous disent qu’ils nous pardonnent.

Car il n’y a qu’un seul et même pardon dont la source est dans la miséricorde du Père.

Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive

Voici la Prière « Seigneur Jésus-Christ, par Tes plaies guéris mes plaies » de Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700), ascète, mystique et théologien syrien, un des plus grands spirituels du christianisme oriental qui fut évêque de Ninive quelques temps, avant de vivre en ermite dans un lieu isolé.
 


La Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive « Seigneur Jésus-Christ, par Tes plaies guéris mes plaies » : 

« Seigneur Jésus-Christ qui a pleuré Lazare et versé sur lui les larmes de la tristesse, reçois les larmes de mon amertume. Par Tes souffrances, apaise mes souffrances. Par Tes plaies, guéris mes plaies. Par Ton sang, purifie mon sang. Et porte dans mon corps le parfum de Ton Corps vivifiant. Que le fiel dont les ennemis T’ont abreuvé change en douceur dans mon âme l’amertume que m’a versée l’adversaire. Que Ton Corps tendu sur l’arbre de la Croix déploie vers Toi mon intelligence écrasée par les démons. Que Ta tête inclinée sur la Croix relève ma tête que les ennemis ont outragée. Que Tes saintes mains clouées par les infidèles me relèvent du gouffre de la perdition et me ramènent à Toi, comme Ta bouche l’a promis. Que Ton visage, qui reçut des maudits les gifles et les crachats, éclaire mon visage qu’ont souillé les injustices. Que Ton âme que sur la Croix Tu as soumise à Ton Père, me conduise à Toi dans Ta grâce. Je n’ai ni cœur souffrant pour aller à Ta recherche, ni repentir, ni tendresse, rien de ce qui ramène les enfants à leur héritage. Maître, je n’ai pas de larmes pour Te prier. Mon intelligence est enténébrée par les choses de cette vie, et n’a pas la force de tendre vers Toi dans la douleur. Mon cœur est froid sous le nombre des tentations, et les larmes de l’amour pour Toi ne peuvent le réchauffer. Mais Toi, Seigneur Jésus Christ mon Dieu, trésor des biens, donne-moi le repentir total et un cœur en peine, pour que de toute mon âme je sorte à Ta recherche. Car sans Toi je serai privé de tout bien. Ô Dieu Bon, donne-moi Ta grâce ! Que le Père, qui dans l’éternité hors du temps, T’a engendré dans Son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T’ai abandonné. Ne m’abandonne pas. Je suis sorti de toi. Sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, compte-moi parmi les brebis de ton troupeau élu. Avec elles nourris-moi de l’herbe verte de Tes mystères divins dont le cœur pur est la demeure, ce cœur qui porte en lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d’une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour pour l’homme, notre Sauveur Jésus Christ, dans les siècles des siècles. Amen. » 

Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)


Isaac-le-Syrien-de-Ninive.jpg

 

SAINT PLACIDE 
(518-542)
et SES COMPAGNONS, QUI SONT-ILS ?
Martyrs
(† 542)

        Saint Placide appartenait par sa naissance à une des plus anciennes et des plus célèbres familles de Rome. Il fut confié, âgé de sept ans, à saint Benoît, pour être élevé à Subiaco, sous sa conduite. On le voit dès lors pratiquer rigoureusement les exercices de la vie monastique. L'obéissance l'ayant envoyé un jour chercher de l'eau dans le lac voisin, il tombe et est entraîné par les flots. Benoît, du fond de son monastère, a la connaissance miraculeuse de ce malheur ; il appelle son disciple Maur : « Courez vite, mon frère, lui dit-il, l'enfant est tombé à l'eau. » Maur s'élance, muni de la bénédiction de l'abbé, marche sur les eaux, saisit par les cheveux l'enfant, qui surnage encore, et le ramène sur le bord.

        Depuis ce temps, Placide fit des progrès plus grands encore, au point que saint Benoît lui-même en était dans l'admiration. Le saint abbé envoya plus tard son bien-aimé disciple en Sicile pour y établir un monastère. Son austérité y devint de plus en plus étonnante et allait beaucoup au-delà des prescriptions de la règle ; il ne buvait jamais que de l'eau, faisant carême en tout temps et souvent ne mangeant que trois fois la semaine et du pain seulement. Pour vêtement il portait un cilice ; son siège était son unique lit de repos ; son silence n'était interrompu que par les saintes exigences de la charité. Par sa vertu d'humilité, il attirait à lui tous les cœurs.

        Ses innombrables miracles le rendirent presque l'égal de saint Benoît : un jour, en particulier, il guérit par sa bénédiction tous les malades de son île réunis près de lui. 

        Placide et ses religieux furent faits prisonniers, dans leur couvent, par des pirates cruels qui les maltraitèrent affreusement. Le saint animait ses compagnons à la persévérance. Le tyran, outré de dépit à la vue de l'inébranlable constance des martyrs, les fit, à différentes reprises, fustiger très cruellement ; mais Notre-Seigneur vint fermer et guérir leurs plaies. Placide exhortait le tyran et ses bourreaux à se convertir au christianisme ; c'est alors qu'on lui brisa les lèvres et les mâchoires à coups de pierres et qu'on lui coupa la langue jusqu'à la racine. Mais le martyr parla aussi bien qu'auparavant. Le bourreau, n'étant nullement touché du prodige, inventa un nouveau supplice ; il fit coucher le saint moine à terre et lui laissa toute une nuit sur les jambes des ancres de navire avec d'énormes pierres. Tous ses efforts vinrent échouer devant cet invincible défenseur de la foi. Placide et ses compagnons eurent enfin la tête tranchée.

 

5 octobre :

Sainte ENIMIE qui êtes-vous ?

Fille de Clotaire II et soeur de Dagobert, vierge et abbesse en Gévaudan, illustre sainte de la maison de France (VIIème siècle).



Tropaire
Fille du roi Clothaire II, tu as choisi*
De ne te préoccuper que du seul Roi des Cieux.*
Tu prias le Christ pour qu'Il te donne la lèpre,*
Et ainsi tu pus échapper à l'hyménée.*
Saint Enimie, toi qui fus proche du Seigneur,*
Prie-Le afin qu'Il ait de nous grande mercy! +

L'éclatante beauté de la jeune princesse mérovingienne suscite bien des convoitises parmi les nobles du royaume. Elle, s'évertue à soigner les pauvres, les boiteux, les lépreux. Arrivée à l'âge de trouver un époux, son père lui impose plusieurs prétendants, que celle-ci refuse. La vertueuse princesse se dit mariée à Dieu et au Christ. Son père prépare cependant ses épousailles, alors implore-t-elle le Seigneur de lui venir en aide afin de conserver sa pureté. Dieu l'exauce, et lui inflige la lèpre, terrible maladie qui défigure la princesse. Durant des années, nul médecin ne parvient à la guérir. La jeune princesse implore à nouveau l'aide de Dieu. Un ange messager apparaît et lui dit : « Rends-toi avec ton escorte dans la lointaine province du Gévaudan, dans un lieu appelé Burlatis. Les bergers te guideront vers une source dont l'eau guérira les plaies de ton corps ». La princesse et son escorte se mettent en route.
Arrivé en Gévaudan, le cortège ne parvient pas à trouver Burlatis, et en demandant le chemin d'une source pouvant guérir, une femme lui indique une source. Cependant l'ange apparaît à nouveau lui indiquant que la source dans laquelle elle se baigne n'est pas celle recherchée. Elle se trouvait alors à Bagnols-les-Bains où « Dieu fait là de puissantes choses, pour ceux qui viennent chercher la santé ».
Le cortège se dirige, lui, vers le Tarn et trouve enfin la source de Burlatis. Énimie baigne son corps meurtri dans l'eau froide et bleue de Burle, implore le Seigneur, et guérit par miracle.
Le cortège décide donc d'entamer le chemin du retour, mais la maladie réapparaît à peine arrivés sur le causse qui domine Burlatis. Elle retourne alors à la source où le miracle de la guérison se reproduit, mais elle ne peut à nouveau atteindre le causse. Ce n’est qu’après un troisième bain qu'elle comprend son destin : rester à jamais dans cette région !
Elle décide donc de s'installer, aménageant une grotte qu'elle vient de découvrir, renvoyant ainsi son cortège pour ne garder que sa filleule. Sa cour, elle, s'installera visiblement dans des hameaux du bord du Tarn.
De sa grotte elle aurait exaucé bien des miracles, mais l'histoire la plus importante reste sa lutte contre le Drac (sorte de diable en pays d'Oc).
Elle est nommée abbesse par Saint Hilaire évêque de Mende et fonde un couvent mixte au village. Sainte Énimie et Saint Hilaire ont combattu le Drac, incarnation du diable. Le chaos du Pas de Soucy est le reflet de cette lutte. Énimie passe la fin de sa vie retirée dans une grotte (aujourd’hui l’Ermitage).
Après sa mort vers 628, son frère Dagobert, devenu roi, agrandit la basilique Saint-Denis, et part à la recherche de reliques de Saints. Arrivé sur les bords du Tarn pour venir sur le tombeau de sa sœur, il demande aux moniales où celui-ci se trouve. Elles se refusent à lui indiquer, ne voulant perdre leur Dame. Dagobert découvre finalement le tombeau mais hésite entre les deux cercueils. En effet, afin de se protéger, Énimie n'avait fait marquer aucun nom sur le sien, et celui d'Énimie sur celui de sa filleule. Ce sont les reliques de la filleule qui reposent auprès des rois de France en la basilique de Saint-Denis.
Cette histoire se serait perdue avec la disparition des moniales, et ce n'est que plus tard lorsque les moines noirs, qui avaient installé leur monastère dans ce bourg, eurent un message divin leur indiquant la supercherie de la princesse.
Les reliques de la princesse sont conservées à l’Ermitage jusqu’en 1970, date à laquelle elles furent volées.
Un pèlerinage a lieu chaque année à l’Ermitage, pour célébrer la patronne du village (premier dimanche d’octobre).

(Source: Père DULOISY)

 

Jésus affirme qu’au plan du salut les riches sont en situation périlleuse : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ». Il faut avoir le courage de dire avec l’Evangile que la richesse met vraiment l’homme en état de perdition sans quoi la parole de Jésus n’a plus de sens... Pourtant le même Evangile nous montre des riches entrant dans le Royaume : pensons par exemple aux Mages, à Nicodème, à Matthieu, à Zachée... Le riche a donc des chances de se sauver... Oui, à condition de passer par le trou de l’aiguille, c’est-à-dire à condition de ne pas résister à la grâce du Christ qui rend pauvre de cœur. Car Dieu, bien sûr, peut toujours toucher et changer le cœur du riche... Les Mages alors deviennent capables de quitter leur confort et d’offrir leurs trésors, Matthieu devient capable d’abandonner son bureau de percepteur pour suivre Jésus, Zachée devient capable de restituer au quadruple l’argent mal acquis et de donner la moitié de ce qui reste aux pauvres. Le riche peut donc se sauver à condition de se sentir foncièrement et constamment pauvre, à condition d’être assez détaché de ses biens pour pouvoir partager généreusement... Un chrétien ne peut donc garder des richesses que par devoir et dans les limites du devoir. Retenir plus d’argent qu’il ne faut, compte tenu bien sûr de sa situation, c’est aimer l’argent et par conséquent c’est mépriser Dieu. « Vous ne pouvez pas aimer Dieu et l’argent... » La question qui se pose au possédant chrétien n’est donc pas : que suis-je obligé de garder ? Sous-entendu : je désire donner le plus possible. Vous allez me dire que pareille attitude tient du miracle. Jésus répond que rien n’est impossible à Dieu. Avec sa grâce nous pouvons devenir de véritables pauvres selon l’Evangile, car, faut-il encore le redire, personne s’il veut être sauvé, ne sera dispensé de la pauvreté volontaire.(Père Cousty)

Jésus affirme qu’au plan du salut les riches sont en situation périlleuse : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ». Il faut avoir le courage de dire avec l’Evangile que la richesse met vraiment l’homme en état de perdition sans quoi la parole de Jésus n’a plus de sens... Pourtant le même Evangile nous montre des riches entrant dans le Royaume : pensons par exemple aux Mages, à Nicodème, à Matthieu, à Zachée... Le riche a donc des chances de se sauver... Oui, à condition de passer par le trou de l’aiguille, c’est-à-dire à condition de ne pas résister à la grâce du Christ qui rend pauvre de cœur. Car Dieu, bien sûr, peut toujours toucher et changer le cœur du riche... Les Mages alors deviennent capables de quitter leur confort et d’offrir leurs trésors, Matthieu devient capable d’abandonner son bureau de percepteur pour suivre Jésus, Zachée devient capable de restituer au quadruple l’argent mal acquis et de donner la moitié de ce qui reste aux pauvres. Le riche peut donc se sauver à condition de se sentir foncièrement et constamment pauvre, à condition d’être assez détaché de ses biens pour pouvoir partager généreusement... Un chrétien ne peut donc garder des richesses que par devoir et dans les limites du devoir. Retenir plus d’argent qu’il ne faut, compte tenu bien sûr de sa situation, c’est aimer l’argent et par conséquent c’est mépriser Dieu. « Vous ne pouvez pas aimer Dieu et l’argent... » La question qui se pose au possédant chrétien n’est donc pas : que suis-je obligé de garder ? Sous-entendu : je désire donner le plus possible. Vous allez me dire que pareille attitude tient du miracle. Jésus répond que rien n’est impossible à Dieu. Avec sa grâce nous pouvons devenir de véritables pauvres selon l’Evangile, car, faut-il encore le redire, personne s’il veut être sauvé, ne sera dispensé de la pauvreté volontaire.(Père Cousty)

L’AMOUR DES ENNEMIS : LUC 6, 31-36 – 4 OCTOBRE 2015

Christ iconostase LouveciennesQue faisons-nous sur cette petite terre ? Pour quelle raison, le Seigneur a-t-Il permis que nous soyons conçus par nos parents ? Pourquoi a-t-Il, dans le moment de cette fécondité, agi de façon créatrice pour qu’advienne, comme support de notre âme et de notre corps, notre personne unique et irremplaçable ? Pourquoi encore a-t-Il voulu que notre corps et notre âme jouissent de l’insufflation paradisiaque de sa grâce, et que notre âme devînt ainsi « âme vivante » ? Pourquoi à notre tour, avec la permission du Seigneur, mettons-nous des enfants au monde, dans ce monde souvent terrifiant, où les menaces de guerre et de déshumanisation sont nombreuses ? Pourquoi vivre ? Pourquoi souffrir et nous préparer à une mort inéluctable, la nôtre et celle de nos proches ?

Jésus Christ nous le dit : le but de l’existence humaine est de ressembler à Dieu. Il n’y a pas autre chose. Il y a ici une cohérence profonde de la parole de Dieu, la logique divine du Logos et Fils de Dieu. Créé à l’image de Dieu, nous le savons, l’homme, nous, tous les humains, sommes appelés à la divine ressemblance. Nous y sommes appelés – divine et magnifique vocation de l’homme – et nous en avons la capacité. L’homme est capable de devenir dieu. L’apôtre Pierre le dit ; les saints Pères reprennent de génération en génération ce message : l’homme, un vivant en cours de divinisation ! Cette vision de l’homme que donne le Seigneur, de la Genèse à l’évangile de ce dimanche, est proposée à notre époque : elle donne espoir, rend le courage d’être homme et renouvelle en nous l’amour pour l’humanité, pour les hommes qui nous entourent, quels qu’ils soient.

Comment accomplir une telle vocation ? Comment faire pour que la parole de Dieu ne reste pas lettre morte ? Comment prendre la responsabilité de démontrer la vérité de la Parole devenue homme, Jésus Christ ? Les saints prouvent la vérité de Dieu. La pratique consiste à faire la volonté de Dieu, à adopter un comportement divin, à faire comme Dieu fait, jusqu’à aimer ses ennemis ; c’est la voie de l’obéissance, par laquelle le Christ s’est montré l’image parfaite du Père. Plus nous faisons ce que nous enjoint notre Maître, plus nous lui ressemblons, plus nous nous assimilons à lui, plus nous communion à son Corps très pur et à son Sang très précieux.

Par la contemplation, l’expérience mystique de la Divinité par la grâce du saint Esprit, les « révélations exceptionnelles » qu’Il fait de lui-même, de sa volonté et de son projet de Salut pour les hommes, le Seigneur amène son disciple à la connaissance de lui-même. Le saint Esprit  conduit à l’union au Christ par ses énergies incréées ; nous connaissons le Bien aimé en devenant, non pas qui Il est, mais ce qu’Il est. N’abdiquons jamais notre vocation humaine !

À la fois par la pratique et par la mystique, l’être humain peut connaître Dieu en étant assimilé à lui par le saint Esprit : Celui-ci nous conforme au Christ à l’image de qui nous sommes créés ; et, par le Christ, nous connaissons le Père. Telle est la réalité divino humaine que nous contemplons dans la vie des saints. Mais, nous aussi, nous sommes potentiellement des saints ! (Radio Notre-Dame 4.10.15)

Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive

Voici la Prière « Seigneur, quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme » de Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700), Moine puis Évêque de Ninive 
 


La Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive « Seigneur, quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme » : 

« Seigneur, quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme, cet homme ne peut plus cesser de prier, car l'Esprit en lui prie sans cesse. Qu'il dorme, qu'il Veille, dans son coeur la prière est toujours à l'oeuvre. Qu'il mange, qu'il boive, qu'il se repose ou qu'il travaille, l'encens de la prière monte spontanément de son coeur. La prière en lui n'est plus liée à un temps déterminé, elle est ininterrompue. Même durant son sommeil, elle se poursuit, bien cachée. Car le silence d'un homme qui est devenu libre est en lui-même déjà prière. Ses pensées sont inspirées par Toi, mon Dieu. Le moindre mouvement de son coeur est comme une Voix qui, silencieuse et secrète, chante pour Toi l'Invisible. Amen. » 

Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)


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L’illusion du riche, voyez-vous, c’est de croire qu’il a le cœur pauvre alors que, concrètement, il ne se dépouille de rien et pareillement l’illusion du nécessiteux c’est de croire qu’il est en état de salut parce qu’il a les poches vides... Le pauvre qui envie, qui jalouse, qui cherche – non pas simplement à vivre décemment – mais à s’enrichir, celui-là est en tout semblable au riche qui garde égoïstement son avoir. Tous les deux sont hors du Royaume parce que tous les deux sont riches en esprit : ils ont une mentalité de riche. En fait ils ont l’un et l’autre de l’argent plein le cœur. Or, nous le savons bien, ce que Dieu regarde c’est le cœur. Voilà pourquoi Jésus a dit (c’est la première béatitude) : « Heureux ceux qui ont un cœur de pauvre », un cœur réellement détaché. Pierre et les apôtres ont tout quitté... A nous, certes, le Seigneur ne demande pas de tout quitter, car les vocations sont diverses. L’Exigence de pauvreté évangélique varie selon les situations familiales, sociales et économiques... C’est à chacun qu’il appartient de juger en conscience devant Dieu ce qu’il a le devoir de garder et le devoir de donner... Mais le conseil de détachement des richesses est pour tous, sans exception. L’important, en définitive, c’est de savoir si, oui ou non Dieu est tout pour nous, si, oui ou non, notre cœur veut être tout entier au Seigneur... En somme, nous avons à choisir entre l’Amour et la richesse, entre le clinquant qui brille un moment et la clarté qui ne s’éteint pas, entre la sagesse de Dieu et celle des hommes, cette sagesse de Dieu qui s’est incarnée en Jésus « lui qui de riche qu’il était s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté » selon la belle expression de saint Paul. Prions intérieurement, par l’intercession de Marie, la Vierge des Pauvres, pour que le Seigneur nous donne la force de faire le bon choix : Notre Mère Spirituelle. Amen.(Père Cousty)

L’illusion du riche, voyez-vous, c’est de croire qu’il a le cœur pauvre alors que, concrètement, il ne se dépouille de rien et pareillement l’illusion du nécessiteux c’est de croire qu’il est en état de salut parce qu’il a les poches vides... Le pauvre qui envie, qui jalouse, qui cherche – non pas simplement à vivre décemment – mais à s’enrichir, celui-là est en tout semblable au riche qui garde égoïstement son avoir. Tous les deux sont hors du Royaume parce que tous les deux sont riches en esprit : ils ont une mentalité de riche. En fait ils ont l’un et l’autre de l’argent plein le cœur. Or, nous le savons bien, ce que Dieu regarde c’est le cœur. Voilà pourquoi Jésus a dit (c’est la première béatitude) : « Heureux ceux qui ont un cœur de pauvre », un cœur réellement détaché. Pierre et les apôtres ont tout quitté... A nous, certes, le Seigneur ne demande pas de tout quitter, car les vocations sont diverses. L’Exigence de pauvreté évangélique varie selon les situations familiales, sociales et économiques... C’est à chacun qu’il appartient de juger en conscience devant Dieu ce qu’il a le devoir de garder et le devoir de donner... Mais le conseil de détachement des richesses est pour tous, sans exception. L’important, en définitive, c’est de savoir si, oui ou non Dieu est tout pour nous, si, oui ou non, notre cœur veut être tout entier au Seigneur... En somme, nous avons à choisir entre l’Amour et la richesse, entre le clinquant qui brille un moment et la clarté qui ne s’éteint pas, entre la sagesse de Dieu et celle des hommes, cette sagesse de Dieu qui s’est incarnée en Jésus « lui qui de riche qu’il était s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté » selon la belle expression de saint Paul. Prions intérieurement, par l’intercession de Marie, la Vierge des Pauvres, pour que le Seigneur nous donne la force de faire le bon choix : Notre Mère Spirituelle. Amen.(Père Cousty)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,25-37.

Et voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? »
L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. »
Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. »
Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort.
Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté.
Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion.
Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.”
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »

Lundi 5 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Augustin

(354-430),

évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Homélie 171, sur la lettre aux Philippiens (trad. bréviaire romain) 


 

« Qui s'est montré le prochain de l'homme tombé entre les mains des brigands ? »

 

Celui qui est partout, en quel lieu n'est-il pas ? ...

« Le Seigneur est proche, ne soyez inquiets de rien. » (Ph 4,6)

C'est là un grand mystère : il est monté au-dessus des cieux, et il est tout proche de ceux qui habitent sur terre.

Qui donc est à la fois lointain et tout proche, sinon celui qui s'est tellement rapproché de nous par la miséricorde ? 


Car il représente tout le genre humain, cet homme qui gisait sur la route, laissé à demi-mort par les bandits, que le prêtre et le lévite ont négligé en se détournant, et dont s'est approché un Samaritain qui passait, afin de le soigner et de le secourir...

Notre Seigneur a voulu se représenter lui-même dans la personne de ce Samaritain...

Alors qu'il était juste et immortel, et donc éloigné de nous qui sommes mortels et pécheurs, Dieu est descendu jusqu'à nous, pour être tout proche, lui qui était si éloigné.

« Le Seigneur est proche, ne soyez inquiets de rien »... 


« Car il ne nous a pas traités selon nos péchés. » (Ps 102,10)

Nous sommes ses enfants.

Qu'est-ce qui nous le prouve ?

Il est mort pour nos péchés, lui le Fils unique, pour ne pas demeurer seul.

Il n'a pas voulu être seul, lui qui est mort seul.

Le Fils unique de Dieu a fait des enfants de Dieu en grand nombre.

Il s'est acheté des frères par son sang, il les a adoptés, lui qui avait été rejeté ; il les a rachetés, lui qui avait été vendu ; il les a comblés d'honneur, lui qui avait été outragé ; il leur a donné la vie, lui qui avait été mis à mort...

C'est ainsi qu'il vous faut être joyeux, en tout lieu et en tout temps où vous serez (Ph 4,4) ;

« le Seigneur est proche, ne soyez inquiets de rien ».      


 

Lundi 5 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque Spiritualité Chrétienne

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