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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 11:46
Quoique vous découvriez en votre coeur en suivant Dieu, faites-le, et dans votre intériorité, demeurez en Lui. (Abba Antoine)

Quoique vous découvriez en votre coeur en suivant Dieu, faites-le, et dans votre intériorité, demeurez en Lui. (Abba Antoine)

Livre de l'Ecclésiastique 31,8-11.

Heureux l'homme qui sera trouvé sans tache ; qui n'a pas couru après l'or, ni espéré dans l'argent et les trésors !
Qui est-il, pour que nous le proclamions heureux ? Car il a fait une chose merveilleuse parmi son peuple.
Quel est celui qui a été éprouvé à ce sujet et trouvé sans reproche ? Que cette épreuve lui soit un sujet de gloire ! Qui a pu violer la loi et ne l'a pas violée, faire le mal et ne l'a pas fait ?
Sa fortune sera affermie, et l'assemblée publiera ses bienfaits.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,35-40.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Ayez les reins ceints et vos lampes allumées !
Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent leur maître à son retour des noces, afin que, lorsqu'il arrivera et frappera, ils lui ouvrent aussitôt.
Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table et passera pour les servir.
Et si c'est à la deuxième ou à la troisième veille qu'il arrive et les trouve ainsi, heureux sont-ils !
Sachez-le bien, si le maître de maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme viendra. "

Souvenez-vous toujours qu'au Jugement Dernier, nous serons jugés pour avoir aimé ou ne pas avoir aimé Dieu en la plus petite des personnes.(Archevêque Anastase d'Albanie)

Souvenez-vous toujours qu'au Jugement Dernier, nous serons jugés pour avoir aimé ou ne pas avoir aimé Dieu en la plus petite des personnes.(Archevêque Anastase d'Albanie)

Par Saint Isaac le Syrien

(7ème siècle),

moine Syriaque Orthodoxe près de Mossoul 
Discours ascétiques (trad. Deseille, La fournaise de Babylone, Eds. Présence 1974, p. 90) 


 

« Gardez vos lampes allumées »

 

La prière offerte au temps de la nuit possède un grand pouvoir, plus que celle qui est offerte pendant le jour.

C'est pourquoi tous les saints ont eu l'habitude de prier la nuit, combattant l'assoupissement du corps et la douceur du sommeil et dépassant leur nature corporelle.

Le prophète disait lui aussi :

« Je me suis fatigué à gémir ; chaque nuit, je baigne ma couche de mes larmes »

(Ps 6,7)

pendant qu'il soupirait du fond du cœur dans une prière passionnée.

Et ailleurs :

« Je me lève au milieu de la nuit pour te louer à cause de tes jugements, toi le Juste. »

(Ps 118,62).

Pour chacune des requêtes que les saints voulaient adresser à Dieu avec force, ils s'armaient de la prière pendant la nuit et aussitôt ils recevaient ce qu'ils demandaient. 

Satan lui-même ne craint rien autant que la prière que l'on offre pendant les veilles.

Même si elles s'accompagnent de distractions, elle ne revient pas sans fruit, à moins qu'on ne demande ce qui ne convient pas.

C'est pourquoi il engage de sévères combats contre ceux qui veillent, afin de les détourner si possible de cette pratique, surtout s'ils se montrent persévérants.

Mais ceux qui sont quelque peu fortifiés contre ses ruses pernicieuses et ont goûté les dons que Dieu accorde durant les veilles, et qui ont expérimenté personnellement la grandeur de l'aide que Dieu leur accorde, le méprisent complètement, lui et tous ses stratagèmes.



 

Nouvel Évêque à Angoulême:Voeux de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone

Chers amis. Aloho m'barekh

Notre Eglise locale Syro-Orthodoxe francophone présente en France et particulièrement dans le Diocèse d'Angoulême où nous avons notre presbytère pour l'ensemble des Paroisses et "relais paroissiaux" réunis dans le regroupement inter-paroissial "Notre-Dame de la Très Ste Trinité" (Pays Nantais,Vendée,Charentes,Limousin,Dordogne, Pyrénées) remercie chaleureusement et fraternellement le Pape de Rome d'avoir donné à l'Angoumois son nouvel Évêque .

Au nom de notre petite Eglise Orthodoxe Orientale, je présente aux Autorités religieuses de l'Eglise Romaine-catholique qui est en France et,surtout, à tous les fils et filles du Diocèse d'Angoulême nos vœux les plus fervents et l'assurance de nos prières et de notre amour fraternel en Christ alors qu'ils reçoivent comme don du Père des Miséricordes leur nouvel Évêque.

Qui plus est, un ancien médecin !

Mais quand on est médecin, on le reste !

Nous ne doutons-pas que Mgr Hervé Gosselin saura être, à l'école et à la suite du Christ ce bon Médecin des esprits, des âmes et des corps pour l'ensemble du Diocèse et chacun de ses membres.

Sachant qu'il ne suffit pas de parler d’œcuménisme mais d'en vivre, puissions-nous retrouver à l'école de "l’œcuménisme spirituel" tant prôné par le Père Couturier pour que, de loin en loin, se restaure pleinement et s'affermisse l'unanimité du Témoignage Chrétien!...

Nous espérons "des lendemains qui chantent" dans le domaine d'une toujours plus authentique manifestation de l'unité des Eglises Apostoliques présentes en Angoumois afin que, dans l’honnêteté et dans la complémentarité, "ils soient uns pour que le monde croie" .

D'ici la Consécration de Monseigneur Gosselin, nous allons prier pour le Pasteur qui devra désormais conduire l'Eglise locale d'Angoulême qu'il la conduise dans la docilité à l'Esprit de vérité, d'amour, de force et de liberté; et que, de leur côté, les fidèles du Christ qu'il devra paître, reçoivent son ministère comme le don du Père...

Nous demandons à nos fidèles de l'Angoumois de ne pas manquer à ce devoir d'amour fraternel pour celui qui, pour l'Eglise locale Catholique Romaine sera le Pasteur , l’Évêque et "Successeur des Apôtres".

Selon notre Tradition Syriaque, il tiendra le rôle du Père qui, à travers l'envoie des prêtres en mission (Ses collaborateurs dans l'unique Sacerdoce du Christ), envoie le Christ Ministre du Salut.

Avec l'assurance de tout notre amour en Christ.

Votre fidèlement et respectueusement dévoué.

 

+Mor Philipose-Mariam,

métropolite.

 

Copie pour information fraternelle aux deux Archevêques accompagnateurs de notre Eglise locale Orthodoxe-Orientale et membres de notre Eglise-mère Malankare Orthodoxe (Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes) :Mor Melethius et Mor Athanasius

Nouvel Évêque à Angoulême:Voeux de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone
POUR NOUS PRÉPARER A LA FÊTE DE SAINT MARTIN LE 11 NOVEMBRE:  Dieu de bonté, de justice et de paix, écoutez nos prières.   Envoyez Votre Esprit. Qu’il mette en nos cœurs le désir ardent de construire la paix  dans nos familles, nos communautés, notre pays et le monde entier. Nous Vous le demandons par Jésus Votre Fils bien-aimé, le Christ notre Seigneur, le prince de la paix qui vit et règne avec Vous et l'Esprit Saint pour les siècles des siècles. Amîn.  Saint Martin, priez pour nous! Saints Martyrs Orthodoxes Orientaux, priez pour nous! Saints Martyrs Chrétiens, priez- pour nous !

POUR NOUS PRÉPARER A LA FÊTE DE SAINT MARTIN LE 11 NOVEMBRE: Dieu de bonté, de justice et de paix, écoutez nos prières. Envoyez Votre Esprit. Qu’il mette en nos cœurs le désir ardent de construire la paix dans nos familles, nos communautés, notre pays et le monde entier. Nous Vous le demandons par Jésus Votre Fils bien-aimé, le Christ notre Seigneur, le prince de la paix qui vit et règne avec Vous et l'Esprit Saint pour les siècles des siècles. Amîn. Saint Martin, priez pour nous! Saints Martyrs Orthodoxes Orientaux, priez pour nous! Saints Martyrs Chrétiens, priez- pour nous !

Première visite officielle du nouveau patriarche des syriaques-orthodoxes au Liban - L'Orient-Le Jour

Source:Posted: 09 Nov 2015 11:38 AM PST/

Le patriarche syriaque-orthodoxe Ignace Ephrem II a conclu hier sa première visite officielle au Liban par une messe solennelle en l'église Saint-Ephrem (Sioufi), en présence de représentants de toutes les personnalités officielles libanaises.
Le patriarche était arrivé vendredi au Liban venant de Sadad (Syrie), l'une des plus anciennes villes de présence syriaque d'Orient, menacée par l'avancée des combattants du groupe État islamique. Il avait interrompu une tournée aux États-Unis pour s'y rendre d'urgence.
Venu encourager les fidèles de son Église à rester attachés à l'Orient, le patriarche connaît bien le Liban. Né en 1965 à Kamichli, en Syrie, c'est en effet au couvent de Atchaneh (Metn) qu'il a entamé ses études de théologie, poursuivies en Égypte d'abord, puis en Irlande et en Grande-Bretagne. C'est également à Atchaneh que le synode de son Église l'a choisi pour succéder au patriarche Zakka II Iwas, le 31 mars 2014.
La messe s'est tenue notamment en présence du député Bassem Chab (représentant le président de la Chambre), du ministre Arthur Nazarian (représentant le Premier ministre), des députés Serge Torsarkissian (représentant Saad Hariri), Nadim Gemayel (représentant Amine Gemayel) et Hagop Pakradounian, chef du parti Tachnag, du nonce apostolique et d'une foule de personnalités religieuses et civiles de la communauté.
L'office divin a été l'occasion pour le patriarche d'appeler à l'élection rapide d'un nouveau président de la République au Liban, ainsi que de lancer un appel afin que musulmans et chrétiens libanais « œuvrent dans un esprit de partenariat et de fraternité à sauvegarder le Liban et son unité ».
« La région du Moyen-Orient est chère à nos cœurs. Nous y avons été enracinés et nous y avons grandi, et nous y resterons jusqu'à la fin des temps », a-t-il notamment affirmé dans son homélie.
« Comment pouvons-nous vivre sans voir la présence de Dieu sur chaque visage humain ?
Pourquoi œuvrons-nous à éliminer l'autre, plutôt qu'à l'élever et le sublimer ? » a-t-il encore dit, avant de prier pour que « les droits de l'homme et sa dignité soient respectés ».
Par ailleurs, après avoir félicité l'Église assyrienne pour la libération récente de 37 de ses fidèles pris en otages par Daech et libérés après le paiement de fortes rançons, le patriarche a prié pour le retour des évêques d'Alep, Boulos Yazigi (grec-orthodoxe) et Youhanna Ibrahim (syriaque-orthodoxe), enlevés en Syrie depuis 18 mois et dont les traces semblent perdues.

Responsables civils et religieux
Samedi, le patriarche Ignace Ephrem II avait effectué une tournée des responsables civils et religieux libanais. Il avait été reçu par Nabih Berry et Tammam Salam, ainsi que par les cheikhs Abdellatif Deriane, mufti de la République, Abdel Amir Kabalan, vice-président du Conseil supérieur chiite, et Naïm Hassan, cheikh Akl de la communauté druze. La journée s'était achevée par un dîner communautaire dans un grand hôtel de Beyrouth. Le chef de l'Église syriaque-orthodoxe avait saisi l'occasion pour faire l'apologie du Liban, qui, en langue syriaque, signifie « cœur de Dieu », avant d'en faire l'éloge comme « pays refuge de tous ceux qui aspirent à la liberté ».
« Nous voulons que ce pays demeure le pays de l'ouverture au monde et de l'ouverture de tout Libanais à son compatriote », a-t-il plaidé, avant de souhaiter que les Libanais sachent « se solidariser et faire leur intérêt, à commencer par l'élection d'un nouveau chef de l'État ».
Après avoir exprimé l'ambition de voir élus ou choisis des députés et des ministres syriaques, le patriarche avait ajouté : « Notre mission en Orient est celle du serviteur, et non celle du maître. Travaillons pour la paix, chrétiens et musulmans de la région. Nous avons vécu ensemble pendant des centaines d'années et n'avons d'autre choix que de vivre ensemble dans l'esprit de famille et de l'amour fraternel mutuel. »
Après sa visite à Dar el-Fatwa, le patriarche Ignace Ephrem II a assuré : « Notre visite ici est plus que protocolaire. Elle vise à consolider les liens de cordialité et d'amour qui existent entre l'Église syriaque et les musulmans, en particulier dans ce quartier (Mousseitbé) qui abrite le siège de l'évêché de Beyrouth où se dresse la plus ancienne église syriaque contemporaine. »
Vendredi, le patriarche avait célébré la messe en l'église Saints-Pierre-et-Paul à Mousseitbé et béni l'une des deux stèles qui y ont été érigées pour commémorer le génocide de 1915 dont les syriaques, avec les Arméniens, les chaldéens et les assyriens ont été les victimes. La seconde a été installée dans l'église Saint-Ephrem.

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SYRIE - Remise en liberté de 37 autres otages assyriens de la vallée du Khabur de la part des djihadistes du prétendu « Etat islamique »

Source: Posted: 09 Nov 2015 11:33 AM PST/ fidesnews-fr@fides.org

 
 Remise en liberté de 37 autres otages assyriens de la vallée
du Khabur de la part des djihadistes du prétendu « Etat islamique »

Hassakè (Agence Fides) – Au moins 37 chrétiens assyriens ont été libérés ce jour par les miliciens du prétendu « Etat islamique » après avoir été pris en otage à compter du 23 février dernier, lorsque les djihadistes les avaient capturés au cours de l'offensive lancée sur les 35 villages assyriens présents le long de la vallée du Khabur, dans la province syrienne nord orientale d'Hassaké. Selon ce qu'indique l'Assyrian Information News Agency, les personnes remises en liberté – 27 femmes et 10 hommes – sont arrivées depuis quelques heures seulement dans la ville de Tel Tamar.
Les chrétiens assyriens de la vallée du Khabur pris en otage par les djihadistes en février dernier étaient plus de 250. Depuis lors, différentes remises en liberté de groupe de prisonniers se sont succédées. Pour le moment, les otages de ce groupe demeurant encore entre les mains des djihadistes du prétendu « Etat islamique » sont au nombre d'au moins 168. Au début du mois d'octobre, sur les sites djihadistes avait été diffusé la vidéo de l'exécution de trois chrétiens assyriens de la vallée du Khabur (voir Fides 08/10/2015). Le document, tourné selon les rituels macabres suivis également dans d'autres cas analogues par la propagande djihadiste, affirmait que les exécutions d'otages auraient continué jusqu'au versement de la somme demandée comme rançon en vue de leur libération. (GV) (Agence Fides 07/11/2015)

PATRIMOINE CULTUREL:

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LA PRISON DE SAINT PIERRE A ROME

 

La Prison Mamertine, appelée aussi « Tullianum » ou encore « prison de saint Pierre », était la prison d’État de l’ancien Empire romain. C’était une prison souterraine, « un cachot malpropre, obscur, infect, dont l’aspect a quelque chose d’effrayant et d’horrible », selon l’historien Salluste.

Cette prison sinistre ne servait pas seulement de lieu de détention. C’est là que les Romains emprisonnaient avant de mourir les rois et potentats de la terre vaincus par les légions romaines, comme le chef gaulois Vercingétorix, le roi numide Jugurtha, Ponce roi des Samnites et beaucoup d’autres.

Mais cette prison est vénérée surtout comme le lieu où, selon une tradition catholique médiévale, les apôtres St Pierre et St Paul avaient été incarcérés par l’empereur Néron. Saint Pierre, notamment, y opéra des miracles historiques.

Lieu où l’empreinte du visage de saint Pierre est vénérée aujourd’hui

Parmi ces miracles figure l’empreinte miraculeuse de la tête et du visage du Vicaire du Christ sur un mur. La Prison Mamertine est constituée de deux pièces creusées au pied de la colline du Capitole, dans un bloc de pierre volcanique locale, le « tuf ». Alors que saint Pierre descendait l’escalier étroit (encore utilisé aujourd’hui) qui reliait les deux pièces de la maison, il fut brutalisé par les militaires et battu contre le mur. La pierre garda alors ce qui est considéré comme étant l’empreinte de la tête du saint. Elle peut être encore vue et vénérée aujourd’hui.

Cet escalier était une authentique « descente aux enfers » car, généralement, personne ne revenait de la salle basse. Les prisonniers y mouraient de froid, de faim et de maladie, ou alors étaient jetés à l’égout (la Cloaca Maxima), où ils mouraient disloqués. Et c’est dans ce cachot obscur et sinistre que disparaissaient, après avoir été exposés comme trophées, des rois et chefs d’État ennemis de Rome.

« Et c’est ainsi qu’ils étaient livrés aux puissances des enfers, engloutis par la terre et rayés de l’existence. Il n’existe pas d’autres exemples comparables », observe Patrizia Fortini, archéologue du Bureau romain du surintendant d’archéologie pour les biens archéologiques de Rome, qui dirige les travaux de restauration entrepris depuis 1985, rapporte le quotidien italien La Repubblica.

L’ambiance est étouffante. Le plafond, très bas, communique une sensation de terreur renforcée par les grillages en fer noir qui subsistent encore. C’est dans cette cave sans portes, humide et fétide, que saint Pierre convertit ses geôliers saint Processus et saint Martinien, plus tard martyrisés, ainsi que 47 prisonniers.

N’ayant pas d’eau pour les baptiser, l’apôtre aurait accompli un miracle en faisant jaillir du sol une source. Pour finir, Saint Pierre fut délivré par un ange.

Selon la tradition, les chaînes que saint Pierre aurait portées dans la prison Mamertine sont vénérées aujourd’hui dans l’église proche de Saint-Pierre-aux-Liens (San Pietro in Vincoli) à Rome.

Les archéologues ont ôté divers sols modernes et de la Renaissance, laissant apparent le sol du temps où saint Pierre était emprisonné.

Les fouilles ont mis au jour des vestiges de fresques datant des XIIe et XIVe siècles totalement inconnues à ce jour. Il a été possible aussi de localiser une communication qui reliait la prison au bâtiment du Sénat en face de la « prison de saint Pierre ». Mais nombreux sont les mystères qui restent à éclaircir…

LE NEANT ?

 

C'est le néant, c'est rien, c'est.

La pensée qu'on est un petit atome perdu dans cette immensité, qu'une goutte d'eau mêlée dans les eaux de cet océan, qu'un petit rien réuni à ce tout unique, cette seule pensée, dis-je, opère plus dans une âme fidèle et docile que toutes les pratiques et les moyens ordinaires.

Quelle témérité de prétendre par son opération et son travail arriver à ce terme invisible et insensible et hors de la sphère de notre activité.

C'est justement un enfant qui veut enfermer la mer dans un petit creux, comme un insensé qui veut construire une échelle pour monter au soleil...

Jamais nous ne sommes assez persuadés de notre impuissance pour le bien et de l'inutilité de tous nos efforts, c'est pour cela que nous voulons toujours les y faire entrer pour quelque chose.

Mais c'est aussi pour cela que Dieu, pour nous en faire voir l'inutilité, renverse tous nos projets et nous laisse dans le vide et dans le trouble.

Aussi ne devez-vous plus vous regarder que comme une ombre que Dieu anime, sous laquelle Il se rend sensible pour les différentes fonctions auxquelles Il l'occupe. 

C'est Lui qui se sert de votre langue pour parler, de votre cœur pour aimer...

C'est le néant, c'est rien, c'est.

Claude-François Milley, Lettre, vers 1710

C'est le néant, c'est rien, c'est.

La pensée qu'on est un petit atome perdu dans cette immensité, qu'une goutte d'eau mêlée dans les eaux de cet océan, qu'un petit rien réuni à ce tout unique, cette seule pensée, dis-je, opère plus dans une âme fidèle et docile que toutes les pratiques et les moyens ordinaires.

Quelle témérité de prétendre par son opération et son travail arriver à ce terme invisible et insensible et hors de la sphère de notre activité.

C'est justement un enfant qui veut enfermer la mer dans un petit creux, comme un insensé qui veut construire une échelle pour monter au soleil...

Jamais nous ne sommes assez persuadés de notre impuissance pour le bien et de l'inutilité de tous nos efforts, c'est pour cela que nous voulons toujours les y faire entrer pour quelque chose.

Mais c'est aussi pour cela que Dieu, pour nous en faire voir l'inutilité, renverse tous nos projets et nous laisse dans le vide et dans le trouble.

Aussi ne devez-vous plus vous regarder que comme une ombre que Dieu anime, sous laquelle Il se rend sensible pour les différentes fonctions auxquelles Il l'occupe. 

C'est Lui qui se sert de votre langue pour parler, de votre cœur pour aimer...

C'est le néant, c'est rien, c'est.

Claude-François Milley, Lettre, vers 1710

Mardi 10 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Saint Arsène de Capadoce, qui êtes-vous ?

(Un St vénéré par les Orthodoxes Bysantins)

Né vers 1840 dans cette Cappadoce chrétienne, patrie des Pères de l'Eglise, qui, malgré l'oppression turque, gardait au début de ce siècle une surprenante vivacité chrétienne, Saint Arsène était doué d'une vive intelligence.

Devenu moine à l'issue de ses études, il fut envoyé comme Prêtre dans son village natal, Farassa, pour instruire les enfants abandonnés.

Après son pélerinage à pied en Terre Sainte, pélerinage qu'il renouvelait tous les dix ans, on prit l'habitude de le nommer Hadjiéfendis («maîtrepélerin»).

Humble Prêtre de Dieu, il fut pendant toute sa vie le père et l'âme de la population.

Non content de leur enseigner les rudiments de la culture grecque bannie par les autorités turques, il donnait aux pauvres grecs opprimés un exemple vivant de la grandeur et de la dignité chrétienne.

Plus que toute parole ou tout enseignement, il était présence de Dieu, source abondante de grâce et de guérisons miraculeuses, non seulement au profit des Grecs mais aussi pour les Turcs.

Pour quiconque se présentait à lui avec confiance, il ne se souciait pas, de connaître son origine ou sa religion, mais il cherchait seulement la prière appropriée à son cas.

S'il ne la trouvait pas dans l'Euchologe, il prenait un Psaume, lisait un passage de l'Evangile ou se contentait même de poser sur la tête du malade l'Evangéliaire.

Les Miracles du Père Arsène étaient devenus si naturels qu'il n'y avait pas d'autre médecin à Farassa.

Il était pour tous le médecin des âmes et des corps. Ceux qui ne pouvaient pas se déplacer lui envoyaient des vêtements, il lisait la prière appropriée ou l'écrivait sur un morceau de tissu, et la guérison était tout aussi certaine.

Quelquefois, cependant, la guérison ne venait que progressivement, pour le profit de ceux qui avaient besoin de s'humilier et de prendre peu à peu conscience du secours de Dieu.

Le Père Arsène refusait tous les cadeaux qu'on lui proposait en remerciement de ses bienfaits, en disant: «Notre foi ne se vend pas!»

Et il dissimulait habilement ses vertus, au moyen d'excentricités ou d'accès simulés de colère, afin d'éviter l'estime des hommes et de préserver sa tranquilité.

Quand on admirait son pouvoir thaumaturgique, il répondait sévèrement: «Eh, qu'est-ce que vous pensez, que je suis un Saint? Mais je ne suis qu'un pécheur pire que vous.

Ne voyez-vous pas que je me mets même en colère? C'est le Christ qui fait les Miracles que vous voyez.

Moi je n'ai qu'à lever les mains et à Le prier.»

De fait, quand il élevait les mains vers Dieu pour prier pour autrui, c'était comme si son âme se brisait.

On avait l'impression qu'il saisissait le Christ par les pieds et ne Le laissait que lorsqu'Il lui avait exaucé sa demande.

Il vivait dans une étroite cellule au sol en terre battue, dans le jeûne, les veilles et la prière continuelle.

Deux jours par semaine, et bien souvent, il restait reclus pour se livrer à la pure contemplation, revêtu d'un sac et prosterné sur la cendre.

Et ces jours-là, ceux qui venaient demander son secours, trouvant la porte close, prenaient un peu de poussière sur le seuil et se trouvaient sûrement guéris.

Sévère envers lui-même, le Père Arsène était tout amour et compassion envers ses ouailles, en particulier à l'égard de ceux qui venaient confesser leurs péchés.

Plus que par des «pénitences» ou des réprimandes, il guérissait les pécheurs par la charité.

Il allait souvent célébrer des Vigiles dans des chapelles isolées, en marchant pieds nus, sans utiliser de monture, afin d'imiter le Christ qui allait toujours à pied et par compassion pour les animaux.

A plusieurs reprises des Saints apparurent pour l'assister pendant la Divine Liturgie, et des fidèles purent admirer son visage alors transfiguré par la Lumière Divine.

Doué du charisme de clairvoyance, le Père Arsène prédit bien à l'avance l'expulsion des Grecs d'Asie-Mineure, et organisa le départ des habitants de Farassa.

Lorsque l'ordre d'expulsion vint, le 14 août 1924, le vieillard se mit à la tête de son troupeau, tel un autre Moïse, pour une exode de 300 km à pied, au milieu des Turcs menaçants.

Toujours uni à Dieu, il n'en cessait pas pour autant de répandre la miséricorde divine indistinctement pour les Chrétiens et les musulmans. Conformément à ce qu'il avait annoncé à ses fidèles, il ne vécut que quarante jours après leur arrivée sur la terre grecque.

Comme,il était alité à l'hôpital, quelqu'un de ses proches voulut écraser un pou qu'il avait décelé.

Mais le Père Arsène s'écria:

«Non, ne le tue pas le pauvre! Laisse-le manger lui aussi un peu de chair! N'y en aurait-il donc seulement que pour les vers?»

Puis, se tournant vers ses visiteurs, il leur dit:

«L'âme, l'âme, soignez-la davantage que la chair qui, elle, ira à la terre et sera mangée par les vers!»

Ce fut son dernier sermon et son testament. Deux jours plus tard, le 10 novembre 1924, il remit en paix son âme à Dieu, avec la confiance du fidèle serviteur. Il était âgé de 83 ans.

Depuis 1970, Saint Arsène n'a cessé de témoigner de la familiarité qu'il a acquise auprès de Dieu par quantité d'apparitions et de miracles advenus auprès de ses précieuses Reliques, déposées au Monastère de Sourôti, proche de Thessalonique.

Son culte a été reconnu par le Patriarcat Oecuménique en 1986.

1. Résumé du livre rédigé par le Père Paissios du Mont-Athos 1979. En français, édité par le Monastère Saint Jean le Théologien, Souroti de Thessalonique 1996. Là où l'on observe l'ancien calendrier, il doit être commémoré le 28 octobre.

Mardi 10 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 17,7-10.

« Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ?
Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ?
Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ?
De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.” »

Mardi 10 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Ambroise

(v. 340-397),

évêque de Milan et docteur de l'Église 
Sur l'Evangile de saint Luc 8, 31-32 (trad. Véricel, Evangile commenté, p. 265 ; cf SC 52,p. 113) 

 

« Nous sommes des serviteurs quelconques »

 

Que personne ne se glorifie de ce qu'il fait, puisque c'est en simple justice que nous devons notre service au Seigneur...

Tant que nous vivons, nous devons toujours travailler pour notre Seigneur.

Reconnais donc que tu es un serviteur tenu à un grand nombre de services.

Ne te rengorge pas d'être appelé « enfant de Dieu » (1Jn 3,1) :

-reconnaissons cette grâce, mais n'oublions pas notre nature.

Ne te vante pas si tu as bien servi, car tu as fait ce que tu devais faire.

Le soleil remplit son rôle, la lune obéit, les anges font leur service. Saint Paul,

« l'instrument choisi par le Seigneur pour les païens » (Ac 9,15), écrit : « Je ne mérite pas le nom d'apôtre, parce que j'ai persécuté l'Eglise de Dieu »

(1Co 15,9).

Et si ailleurs il montre qu'il n'a conscience d'aucune faute, il ajoute ensuite :

« Mais je n'en suis pas justifié pour autant »

(1Co 4,4).

Nous non plus, ne prétendons pas être loués pour nous-mêmes, ne devançons pas le jugement de Dieu.

Mardi 10 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne

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