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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 07:45
"Je Suis La Porte, celui qui entre par moi sera sauvé"

"Je Suis La Porte, celui qui entre par moi sera sauvé"

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,9-14.

Mes frères : il me semble que Dieu nous a fait paraître, nous les Apôtres, comme les derniers des hommes, comme des condamnés à mort, car nous avons été donnés en spectacle au monde, aux anges et aux hommes.
Nous, nous sommes insensés à cause du Christ, et vous, vous êtes sages en Jésus-Christ ; nous, nous sommes faibles, et vous, vous êtes forts ; vous, vous êtes en honneur, et nous dans le mépris !
A cette heure encore, nous souffrons la faim, la soif, la nudité ; nous sommes meurtris de coups, nous n'avons ni feu ni lieu,
et nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains ; maudits, nous bénissons ; persécutés, nous le supportons ;
calomniés, nous supplions ; nous sommes jusqu'à présent comme des balayures du monde, le rebut des hommes.
Ce n'est pas pour vous faire honte que j'écris ces choses ; mais je vous avertis comme mes enfants bien-aimés.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,32-34.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Ne craignez pas, petit troupeau ; car il a plu à votre Père de vous donner le royaume.
Vendez ce que vous avez, et donnez-le en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s'usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, où le voleur n'approche pas et la teigne ne détruit point.
Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.

Vendredi 13 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Sainte Claire

(1193-1252), moniale franciscaine 
1ère lettre à Agnès de Prague, §15-23 (trad. Vorreux rev. ; cf SC 325)

 

« Maître, je te suivrai partout où tu iras »

       Bienheureuse pauvreté, qui prodigue des richesses éternelles à ceux qui l'aiment et qui l'embrassent ! Sainte pauvreté

– à ceux qui la possèdent et la désirent Dieu promet sûrement le Royaume des cieux et donne la gloire éternelle et la vie bienheureuse.

Chère pauvreté, que le Seigneur Jésus Christ a daigné préférer à toute autre chose, lui qui régnait et qui règne sur le ciel et la terre,

« et par sa parole tout a été fait »

(Ps 32,9).

« Les renards, dit-il en effet, ont leur tanière et les oiseaux du ciel leur nid, mais le Fils de l'homme (c'est-à-dire le Christ) n'a pas trouvé où reposer sa tête. »

Quand enfin il a laissé reposer sa tête [sur la croix], il a remis l'esprit

(Jn 19,30).

      Puisqu'un si grand Seigneur a voulu descendre dans le sein de la Vierge, puisqu'il a voulu apparaître au monde méprisé, indigent et pauvre afin que les hommes, indigents, pauvres et affamés de nourriture céleste, deviennent riches en lui en entrant en possession du Royaume des cieux, exultez de joie.

Réjouissez-vous d'un grand bonheur et d'une allégresse spirituelle.

Si vous préférez le mépris aux honneurs, et la pauvreté aux richesses de ce monde, si vous confiez vos trésors non pas à la terre mais au ciel, où la rouille ne ronge pas,

« la mite ne détruit pas, et les voleurs ne peuvent s'approcher »

(Mt 6,20),

« votre récompense sera grande dans les cieux »

(Mt 5,12).

 

Vendredi 13 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Conférence de Bertrand Vergely :
 
“Le Christ”
 
le 16 novembre Le 16 novembre prochain, Bertrand Vergely, donnera la huitième conférence:
 
“Le Christ”
 
de sa troisième série de conférences intitulée :
 
«Morale et théologie. Introduction à la
 
théologie morale ».
 
La conférence aura lieu, à partir de 19h30
 
(ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean
 
XXIII de la
 
Mutuelle Saint-Christophe
 
277, rue Saint-Jacques
 
75015 Paris .
 
Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire).
 
Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96.
 
Les vidéos de la troisième série sont disponibles à cette
 
page !
 
Vous pouvez regarder en ligne les conférences de la
 
première série de conférences et la deuxième.
 
SOURCE ET LIEN POUR SUIVRE LES
 
PREMIERES CONFERENCES:
 
http://orthodoxie.com/conference-de-bertrand-vergely-le-christ-le-16-novembre-2015/
 
Vendredi 13 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

13 novembre (Calendrier Orthodoxe Malankare):

JEAN CHRYSOSTOME, QUI ÊTES-VOUS ?

Archevêque de Constantinople

 

Par l'archimandrite Placide (Deseille)
Higoumène du Monastère Saint Antoine le Grand, Saint-Laurent de Royans, Vercors, France


Extrait de "Témoignage et Pensée Orthodoxes", bulletin de la métropole grecque-orthodoxe de France, exarchat du Patriarcat de Constantinople:

Jeunesse et éducation classique

Jean Chrysostome est né vers 349, à Antioche. Son père, Secundus, était officier; il laissa son épouse Anthousa veuve à vingt ans, avec un fils et une fille. Celle-ci mourut très tôt, et Anthousa, chrétienne fervente, consacra tous ses soins à l'éducation de Jean.

Après avoir acquis les connaissances élémentaires habituelles, Jean étudia la rhétorique à l'école de Libanius, le plus illustre rhéteur du temps, païen convaincu et nostalgique.

Vie ascétique et monastique

A partir de 367, il s'intègre au groupe des disciples de Diodore, futur évêque de Tarse, pour s'adonner à l'étude des sciences sacrées. Ce groupement ascétique n'était pas un monastère, et Jean, à la demande d'Anthousa, revenait chaque soir à la maison familiale. Il fut baptisé par saint Mélèce pendant la nuit pascale de 367.

Vers 370, d'abord ordonné lecteur, il se soustrait par la fuite au sacerdoce, "trompant" son ami Basile, qui se laissa ordonner, croyant que Jean l'était aussi. Cette querelle fraternelle sera évoquée plus tard vers 390, dans le Dialogue sur le sacerdoce de Jean, dont elle fournira le prétexte.

Vivement attiré par la vie monastique, il se retire en 372 au désert et vit pendant quatre ans auprès d'un ancien. Puis il se retire, seul, dans une grotte, où il passe la plupart de son temps sans dormir, apprenant par coeur les Écritures. Sa complexion fragile ne résiste pas à ce régime, il tombe malade et doit regagner Antioche en 378, après deux années de vie érémitique. C'est l'époque où saint Mélèce, exilé par Valens, rentrait à Antioche.

Diacre et prêtre à Antioche

En 381, saint Mélèce l'ordonne diacre, puis, en 386, son successeur Flavien lui confère le sacerdoce. Le ministère principal de Jean devient la prédication. "La parole fut sa vocation et sa passion", a-t-on pu écrire. Dans son dialogue sur le sacerdoce, il décrira ainsi cet idéal qui fut le sien: "La parole, voilà l'instrument du médecin des âmes. Elle remplace tout : régime, changement d'air, remèdes. C'est elle qui cautérise; c'est elle qui ampute. Quand elle manque, tout manque. C'est elle qui relève l'âme abattue, dégonfle la colère, retranche l'inutile, comble les vides, et fait, en un mot, tout ce qui importe à la santé spirituelle. Quand il s'agit de la conduite de la vie, l'exemple est le meilleur des entraînements; mais pour guérir l'âme du poison de l'erreur, il faut la parole, non seulement quand on a à maintenir la foi du troupeau, mais encore quand on a à combattre les ennemis du dehors. Même si nous avions le don des miracles, la parole nous serait utile, même nécessaire. Saint Paul le prouve, saint Pierre aussi, qui dit : "Soyez prêts à répondre à ceux qui vous demandent compte de votre foi" (1 P. 3, 15). Et, si tout le collège des Apôtres confia jadis à Étienne la direction des veuves, c'était uniquement pour mieux s'adonner eux mêmes au ministère de la parole. Toutefois, nous n'aurions pas tant besoin du don de la parole si nous avions le don des miracles. Ne l'ayant pas, il faut nous armer de l'arme qui nous reste. C'est donc à nous de travailler avec acharnement pour nous enrichir de la parole du Christ... Le prêtre doit tout faire pour acquérir le talent de la parole." Sur le Sacerdoce, IV, 3; traduction de B. H. Vandenberghe, Saint Jean Chrysostome, Le livre de l'espérance, Namur, 1958, p. 9-10.

Jean prêche inlassablement, plusieurs fois par semaine, parfois pendant deux heures de suite. Jamais il ne pactise avec le vice, jamais il n'acceptera de compromission avec aucun scandale. Mais sa parole se nuance souvent de tendresse, et, s'il ne parvient pas à détacher la population d'Antioche des jeux et des spectacles du cirque, ni de ses autres désordres, son auditoire l'écoute en général volontiers et lui est profondément attaché.

En février 387, mécontents de l'augmentation des impôts, les habitants d'Antioche se soulèvent et brisent les statues de l'empereur Théodose, de l'impératrice défunte et des jeunes princes Arcadius et Honorius. Pour apaiser la sédition, Jean prononce dix-neuf homélies "sur les statues" durant le Carême, tandis que l'évêque Flavien se rend à Constantinople pour implorer la clémence de l'empereur. Le dimanche de Pâques, Jean put annoncer au peuple le succès des efforts de Flavien et le pardon de l'empereur. 

Évêque de Constantinople

La renommée de Jean s'étendait bien au-delà d'Antioche. À la mort de Nectaire, évêque de Constantinople (397), l'évêque d'Alexandrie, Théophile, essaya de faire nommer à sa place l'un de ses protégés, le moine Isidore. Mais l'eunuque Eutrope, conseiller tout-puissant de l'empereur Arcadius, imposa le choix de Jean, le fit littéralement enlever à Antioche, et Théophile d'Alexandrie, ulcéré, dut le sacrer évêque de Constantinople, le 15 décembre 397.

Jean entreprit aussitôt de s'attaquer à tous les désordres qu'il constatait, dans le clergé, à la cour, dans toutes les classes de la société. Malgré ses invectives, une grande partie du peuple s'attacha à lui, et lui demeura toujours fidèle. Mais il s'attira, chez certains évêques, dans le clergé, et finalement à la cour, de terribles inimitiés. Après la disgrâce d'Eutrope, la bienveillance initiale de la toute-puissante impératrice Eudoxie se mua progressivement en haine.

On a écrit très justement au sujet de Jean : "son âme était trop noble et désintéressée pour deviner le jeu des intrigues de la cour, et son sentiment de la dignité personnelle était trop élevée pour s'arrêter à cette attitude obséquieuse à l'égard des majestés impériales, qui lui aurait assuré la continuité de leur faveur... Sa fidélité sans compromission à son idéal ne put qu'unir contre lui toutes les forces hostiles, que sa simplicité lui empêchait d'opposer les unes aux autres par une adroite diplomatie." (J. Quasten, Initiation aux Pères de l'Église, t. III, p.5.

En 401, une cinquantaine de moines de Nitrie, conduits par trois d'entre eux, Ammonios, Eusébios et Euthymios, appelés "les longs frères" en raison de leur taille, arrivèrent à Constantinople, expulsés d'Égypte par Théophile, qui poursuivait alors les moines origénistes. Jean ne les reçut pas dans sa communion, mais il les accueillit avec une grande charité et pourvut à leurs besoins.

Les frères égyptiens portèrent plainte devant la cour contre Théophile. Appelé à comparaître, celui-ci se rendit à Constantinople précédé par saint Épiphane, qu'il avait engagé dans la lutte contre l'origénisme, mais qui se réembarqua pour Chypre quand il réalisa la duplicité de Théophile. Il mourut au cours du voyage.

Premier exil

Théophile se changea d'accusé en accusateur et réunit près de Chalcédoine, à la villa du Chêne, un synode de 35 évêques pour juger Jean. Celui-ci, ayant refusé de venir, fut condamné, sur d'absurdes griefs, qui le présentaient comme violent, injuste, voleur, sacrilège, origéniste, impie. Il était même accusé de lèse-majesté, ce qui aurait entraîné la peine de mort. Mais cette dernière accusation ne fut pas retenue par l'empereur. Quant aux moines de Nitrie, Théophile se réconcilia avec eux et leur "pardonna".

L'annonce de la déposition de Jean suscita une violente effervescence dans le peuple de Constantinople, qui restait fidèle à son évêque. Jean partit pour l'exil, mais une émeute éclata. Un tremblement de terre eut lieu dans la nuit. Effrayée, l'impératrice Eudoxie décida de rappeler l'exilé. Jean fut accueilli triomphalement. Théophile, menacé d'être jeté à la mer, se réembarqua précipitamment pour l'Égypte. Les évêques hostiles à Jean se dispersèrent.

Mais à Constantinople, les intrigues reprirent contre Jean, qui avait repris ses fonctions épiscopales, dans l'attente d'un concile qui devait, normalement, le réhabiliter.

L'érection d'une statue d'Eudoxie ayant donné lieu à des divertissements païens et licencieux, Jean protesta dans une homélie prononcée à cette occasion. Elle aurait débuté par ces mots : "De nouveau, Hérodiade fait rage; de nouveau, elle s'emporte ; de nouveau, elle danse ; de nouveau, elle demande à recevoir sur un plat la tête de Jean." Eudoxie, irritée, voulut en finir avec lui.

Les évêques opposés à Jean firent valoir que celui-ci avait repris illégitimement ses fonctions malgré sa déposition. L'empereur interdit à Jean tout exercice de son office épiscopal. Jean refusa.

S'étant vu interdire l'usage de toute église, Jean, la nuit pascale de 404, rassembla les fidèles dans les thermes de Constance pour le baptême des quelques trois mille catéchumènes qui devaient le recevoir. À l'instigation des évêques hostiles, l'armée intervint brutalement, les fidèles et les clercs furent dispersés ou emprisonnés, et l'eau baptismale fut souillée de sang.

Pendant le temps pascal qui suivit, Jean demeura en résidence surveillée dans son évêché, puis, au lendemain de la Pentecôte, il fut envoyé définitivement en exil.

Second exil et mort

Il fut d'abord conduit à Cucuse, en Petite Arménie. Il y demeura trois ans, prêchant aux habitants de la localité, et recevant de fréquentes visites des fidèles d'Antioche, restés attachés à leur ancien prédicateur. Jaloux et irrités, les évêques syriens qui avaient contribué à sa condamnation obtinrent qu'Arcadius l'exile à Pityus, à l'extrémité orientale de la mer Noire. Accablé de mauvais traitements, il mourut en cours de route, à Comane, dans le Pont, le 14 septembre 407. Ses dernières paroles furent sa doxologie coutumière : "Gloire à Dieu pour tout. Amen."

Oeuvres

"Aucun Père n'a laissé un héritage littéraire aussi important en volume que Chrysostome... La tragédie de sa vie elle-même, causée par la sincérité et l'intégrité extraordinaires de son caractère, ne fit que rehausser sa gloire et sa renommée. Il reste le plus séduisant des Pères grecs et l'une des figures les plus attachantes de toute l'antiquité chrétienne." (J. Quasten, op. cit., p. 6). On ne peut citer ici que ses principaux écrits.

 




Oeuvres exégétiques

La majeure partie de l'œuvre de saint Jean Chrysostome est constituée d’homélies sur les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament. Jean se montre fidèle à la tradition exégétique d'Antioche. Son exégèse pourrait être qualifiée de "pastorale", son principal souci étant de tirer du texte commenté des enseignements applicables à la vie quotidienne de ses auditeurs.

Nous possédons de lui des Homélies sur la Genèse, sur 58 psaumes, sur le prophète Isaïe, sur les évangiles de Matthieu et de Jean, sur les épîtres de saint Paul. "Les trente deux homélies sur les Romains représentent le plus remarquable commentaire patristique de cette épître et la plus belle de toutes les œuvres de Chrysostome." (J. Quasten, op. cit., p. 619). Il existait entre Jean Chrysostome et saint Paul une véritable amitié, une relation d'intimité spirituelle profonde.

Oeuvres doctrinales

Deux séries d'homélies ont pour objet de combattre les anoméens : les Homélies sur l'incompréhensibilité de Dieu ; et les Homélies sur l'égalité du Père et du Fils. Les premières, qui réfutent la prétention d'Eunome à connaître adéquatement l'essence divine, sont un admirable exposé sur l'apophatisme et la connaissance négative de Dieu. Les secondes constituent une catéchèse claire et accessible au grand nombre, sur la Théologie trinitaire.

Deux séries de Catéchèses baptismales nous font connaître les rites du baptême et leur interprétation tels que Jean les exposait à Antioche.

Le Dialogue sur le sacerdoce, inspiré du traité de saint Grégoire le Théologien, Sur sa fuite, traite de la dignité, des exigences et des fonctions du sacerdoce.

Écrits sur la vie monastique

Le traité "À Théodore" est une exhortation adressée par Jean au futur Théodore de Mopsueste (probablement), tenté d'abandonner la vie monastique. Dans cet écrit, qui peut dater du diaconat de Jean, se retrouvent des traits caractéristiques de sa pensée, par exemple l'insistance sur la philanthropie divine : "Il n'est point d'amant du corps, fût-il devenu fou, qui brûle pour son amante d'un désir égal à celui de Dieu pour le salut de nos âmes." (Sources Chrétiennes n° 117, p. 163).

Le Traité de la virginité est un commentaire fidèle de 1 Cor. 7. Le mariage est présenté, en antithèse, d'une façon assez négative, qu'il faut équilibrer par d'autres passages des œuvres de Chrysostome.

Les traités Sur les cohabitations suspectes sont une critique assez mordante de la cohabitation sous le même toit d'ascètes et de vierges, usage qui existait à l'époque et présentait inévitablement des risques de scandale. Ces écrits suscitèrent des ennemis à Jean dans le clergé. 

Les trois opuscules Contre les détracteurs de la vie monastique sont des apologies du monachisme adressées aux autorités civiles et aux parents qui s'opposaient aux vocations monastiques.

Dans ses Homélies, Jean évoque souvent l'exemple des moines du désert proche d'Antioche pour stimuler ses fidèles à une vie plus fervente ; il conseille de faire des séjours dans la retraite auprès d'eux ; il invite les moines à prier avec ardeur pour l'Église et pour ceux qui y exercent une responsabilité. Pour lui, le souci pastoral d'autrui reste la forme la plus élevée de la charité chrétienne.

Homélies diverses

Un certain nombre d'homélies ont été prononcées pour les fêtes liturgiques : Noël, Épiphanie, Vendredi-Saint, Pâques. D'autres discours ont été prononcés dans des circonstances notables de la vie de Jean : Sur la chute d'Eutrope, Sur les statues. D'autres sont des panégyriques de divers martyrs, de saint Paul, d'Eustathe d'Antioche, de Mélèce, de Diodore de Tarse, etc.

Lettres

Nous possédons 236 lettres de Jean, qui datent toutes du temps de son exil. Parmi les plus remarquables, on peut compter les lettres de réconfort À Olympias, auxquelles il faut joindre le Traité sur la Providence et la Lettre d'exil.

Dans ces lettres, les thèmes du sens de la souffrance, de la foi en la Providence, de la patience dans l'épreuve sont souvent traités. Jean le fait en s'inspirant à la fois de la tradition hellénique, surtout stoïcienne, et de la tradition biblique. La sagesse antique n'est pas reniée, mais assumée et transfigurée par l'apport chrétien. (>Voir l'excellente introduction d'Anne-Marie Malingrey aux Lettres à Olympias, Sources chrétiennes C 13 b).

Doctrine

On a dit souvent que saint Jean Chrysostome est plus moraliste que théologien, et que sa pensée présente peu d'intérêt sur le plan spéculatif. En réalité, Jean est avant tout un pasteur et un prédicateur, dont l'enseignement est inséparablement théologique, moral et spirituel. Il n'est pas à la recherche de solutions nouvelles aux problèmes théologiques spéculatifs de son époque, mais tout son enseignement procède d'une adhésion plénière à la tradition dogmatique de l'Église, en même temps que d'une vie entièrement vouée à l'ascèse et à la prière. Il est vraiment par là un "Père de l'Église" dans toute la force du terme. Il n'enseigne pas ses opinions personnelles, mais transmet le dépôt de la foi dans toute son intégrité.

Théologie trinitaire et christologie

Ces remarques valent tout particulièrement en ce qui concerne la théologie trinitaire et la christologie. Jean Chrysostome s'applique surtout à prémunir ses fidèles contre l'hérésie en mettant à leur portée la catéchèse commune de l'Église, et à leur montrer quel sens les affirmations de la foi présentent pour leur vie chrétienne. 

C'est surtout à l'arianisme que s'oppose Chrysostome; on ne trouve pas chez lui de polémique contre Apollinaire. Il professe clairement l'existence d'une âme humaine du Christ; mais sa christologie est plus alexandrine qu'antiochienne; il est beaucoup plus proche de saint Athanase et de saint Hilaire de Poitiers que d'un Théodore de Mopsueste, et il subordonne l'activité propre de la nature humaine dans le Christ à la nature et à la personne du Logos. "L'humanité que j'ai revêtue, je ne l'ai jamais laissée destituée de la vertu divine, mais, agissant tour à tour comme homme et comme Dieu, tantôt je laisse voir en moi la nature humaine et tantôt je donne des preuves de ma mission ; j'apprends ainsi aux hommes à attribuer les actes les plus humbles à l'humanité et à rapporter les plus élevés à la divinité ; par ce mélange d'œuvres inégales, je fais comprendre l'union de mes deux natures si dissemblables ; je montre, en me soumettant librement aux souffrances, que mes souffrances sont volontaires ; comme Dieu, j'ai dompté la nature en prolongeant le jeûne jusqu'à quarante jours, mais ensuite j'ai eu faim ; j'ai apaisé, comme Dieu, la mer en furie et j'ai été accablé en ma qualité d'homme; comme homme, j'ai été tenté par le diable, mais, comme Dieu, j'ai commandé aux démons et je les ai chassés ; je dois, dans ma nature humaine, souffrir pour les hommes." (Sur Lazare, 1 ; PG 50, 642-643).

Ou encore : "Par ces paroles: "S'il est possible que ce calice s'éloigne de moi", et : "Non comme je veux mais comme tu veux", il montre qu'il a vraiment revêtu notre chair qui a horreur de la mort. Car il est de la chair de craindre la mort, de trembler et d'être dans l'angoisse. Tantôt Jésus la laisse abandonnée à elle-même, afin qu'en montrant sa faiblesse il atteste sa nature ; tantôt il la voile pour prouver qu'il n'est pas seulement homme. Voilà pourquoi, dans ses paroles et ses actes, il mêle le divin et l'humain. De la sorte, il ôte tout prétexte à la folie de Paul de Samosate et à la démence de Marcion et de Manès. Voilà pourquoi encore il prédit l'avenir comme Dieu et le redoute comme homme." (Sur ceux qui ne sont pas venus à la synaxe, 6, PG 48, 766).

Du sacrement du Christ dans l’Eucharistie à la réalité du Christ dans le pauvre

La doctrine eucharistique de saint Jean Chrysostome est particulièrement riche. Il montre bien comment l'eucharistie "fait" l'Église en incorporant les hommes au Corps du Christ. Il colore ses développements d'un sens du sacré en même temps que d'un accent de tendresse envers la personne du Christ qui correspondent à son génie particulier : "Celui que les anges ne regardent qu'en tremblant, ou plutôt qu'ils n'osent regarder à cause de l'éclat qui en émane, est celui-là même qui nous sert de nourriture, qui se mélange à nous, et avec qui nous ne faisons plus qu'une seule chair et qu'un seul corps (p. 109).

"Il veut que nous devenions son corps non seulement par l'amour, mais qu'en réalité nous nous mêlions à sa propre chair. C'est ce qu'opère la nourriture que le Sauveur nous a donnée comme preuve de son amour. Voilà pourquoi il a uni, confondu son corps avec le nôtre, afin que nous soyons tous comme un même corps, joint à un seul chef. Ainsi font ceux qui s'aiment ardemment... Voilà ce que Jésus-Christ a fait pour nous : il nous a donné sa chair à manger pour attirer notre amour envers lui et nous montrer celui qu'il nous porte ; il ne s'est pas seulement fait voir à ceux qui ont désiré le contempler, mais encore il s'est donné à toucher, à palper, à manger, à broyer avec les dents, à absorber de manière à assouvir le plus ardent amour (p. 119-120).

"Veillons donc sur nous-mêmes, mes très chers frères, puisque nous avons eu le bonheur de recevoir de si grands biens... Jusqu'à quand nous attacherons-nous aux choses présentes ?" (p. 123) .

Plus que jamais, les applications morales et parénétiques découlent ici du dogme. Devenus membres du Christ par l'eucharistie, les plus pauvres et les plus démunis sont par là même l'autel véritable sur lequel les fidèles doivent offrir le sacrifice spirituel de l'aumône et de la miséricorde : "L'autel dont je vous parle est fait des membres mêmes du Christ, et le corps du Christ devient pour toi un autel. Vénère-le : dans la chair, tu y fais le sacrifice au Seigneur. Cet autel est plus terrible que celui qui se dresse en cette Église, et, à plus forte raison, que celui de l'ancienne loi.

" Ne vous récriez pas. Cet autel-ci est auguste, à cause de la victime qui y vient ; celui de l'aumône l'est davantage, parce qu'il est fait de cette victime même. Celui-ci est auguste, parce que, fait en pierres, il est sanctifié par le contact du corps du Christ ; et l'autre, parce qu'il est le corps même du Christ. Il est donc plus vénérable que celui-ci devant lequel, mon frère, tu te trouves.

" Qu'est-ce donc encore qu'Aaron, quand on songe à ces choses ? Que sont la couronne, les sonnettes, le Saint des Saints ? Et pourquoi parler de cet autel ancien, quand, comparé à notre autel lui-même, l'autel de l'aumône est si splendide ? Et toi, tu vénères cet autel-ci, lorsque le corps du Christ y descend. Mais l'autre qui est le corps du Christ, tu le négliges et tu restes indifférent, quand il périt.

" Cet autel, tu peux le voir dressé partout, dans les ruelles et sur les places, et, à chaque heure, tu peux y faire le sacrifice ; car c'est là aussi le lieu des sacrifices. Et comme le prêtre, debout à l'autel, appelle l'Esprit ; de même, toi aussi, tu appelles l'Esprit, comme cette huile répandue en abondance." (Hom. 82 In Matth.; PG 58, 744.).

Grâce et liberté humaine

L'enseignement de saint Jean Chrysostome sur la prédestination, la grâce et la liberté lui est commun avec les autres Pères orientaux, et s'accorde substantiellement avec celui de saint Cassien, condamné en Occident comme "semi-pélagien". Le point de vue de Jean est pastoral et spirituel, et non métaphysique comme celui d'Augustin d'Hippone.

Pour Jean, le salut ou la damnation de l'homme ne sont pas fixés d'avance, sans que sa volonté libre y ait une part. Dieu adresse son appel à tous, offre sa grâce à tous, mais il appartient à l'homme de l'accueillir ou de la refuser : 

"Si la grâce ne demandait d'abord ce qui vient de nous, elle serait versée en masse dans toutes les âmes. Mais comme elle requiert ce qui vient de nous, elle habite à demeure dans les uns, et quitte les autres. Quant au reste des hommes, elle n'apparaît pas même en eux un moment, Dieu exigeant d'abord le choix préalable." (De la componction; PG 47, 408).

"Dieu ne prévient pas nos volontés par ses dons, mais lorsque nous avons commencé, fourni le vouloir, alors lui-même nous présente plusieurs occasions de salut." (Hom. In Jn; PG 59,408).

"La vertu est tissée du zèle que nous montrons et de l'assistance dont Dieu nous aide." (Sur le Ps 140, 9 ; PG 55,441).

"Tout ne dépend pas de nous, mais une partie dépend de nous, une partie de Dieu. Choisir le mieux, le vouloir, nous y appliquer, affronter n'importe quelle peine, cela dépend de nous; mais pouvoir mener nos efforts à bien, ne pas les faire échouer, aller jusqu’au bout de nos actes vertueux, cela dépend de la grâce d'en haut. En ce qui concerne la vertu, Dieu a délimité sa part et la nôtre. Il n'a pas mis tout en notre pouvoir, pour nous éviter de nous laisser emporter par une orgueilleuse folie, et il ne s'est pas chargé de tout, pour que nous ne tombions pas dans la paresse, mais, laissant à nos efforts le rôle le plus modeste, il assume lui-même le principal." (Sur : Seigneur, il n'appartient pas à l'homme ... 4 ; PG 56, 160).


 

PRIERES:

Resplendissante de clarté, / la grâce de ta bouche a brillé sur 

l'univers, / révélant au monde des trésors où l'avarice n'a point de 

part / et nous montrant la grandeur de l'humilité. / Père saint dont la 

parole nous instruit, / Jean Chrysostome, intercède auprès du 

Verbe, le Christ notre Dieu, / pour le salut de nos âmes.

 

 


Tes paroles sont les rayons d'or / faisant briller de joie l'Eglise du

Christ; / et les âmes des fidèles, réjouies, / Père Chrysostome,

glorifient ta mémoire sacrée; / car, en prêchant la conversion, tu as

montré / à tous les hommes le chemin du salut. 


Le héraut qui annonce à haute voix la conversion, / le trésor des

indigents, / la bouche de l'Eglise, l'orateur disert au verbe d'or, / 

l'exégète des Ecritures, saint Jean, / acclamons-le tous comme le

soutien de notre foi. 


Notre Dame, Vierge et Souveraine immaculée, / avec l'illustre

Chrysostome prie ton Fils / pour que les chantres de ton nom /

soient délivrés de toute épreuve et tentation / et jugés dignes des

biens éternels, / puisque tu peux faire tout ce que tu veux. 

 

Vendredi 13 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

CATECHESE:

Conseils pratiques pour vivre continuellement en présence de Dieu.

« Mettons-nous en présence de Dieu et adorons-Le".

Tels étaient les mots qui, dans la prière du matin, traditionnelle en Occident, l'indroduisaient.

Si vous prenez l’habitude de vous tenir en présence de Dieu, vous l’aurez enfin partout avec vous ! », disait sainte Thérèse d’Avila.

 

 

Voici quelques conseils :

  1. Crois et imagine que Jésus est près de toi.

Jésus, nous ne le voyons pas, nous ne le touchons pas comme toutes les autres personnes, mais nous savons par la foi que le Christ ressuscité est vivant et nous accompagne sur le chemin de la vie. Comme l’aveugleperçoit la présence d’une autre personne à ses côtés, de même je sens et suis sûr de la présence de Dieu près de moi. Je sais qu’Il m’écoute. Je crois que je l’ai toujours eu à mes côtés et en moi, et que, à présent même, il est ici. Je puis « l’emmener » avec moi partout, m’entretenir familièrement avec Lui, lui demander lumière et force, jouir de sa compagnie.

Une des plus belles prières qui célèbrent cette omniprésence de Dieu est le Psaume 138 :

« Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !,
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ; de très loin, tu pénètres mes pensées.

Que je marche ou me repose, tu le vois, tous mes chemins te sont familiers.
Avant qu’un mot ne parvienne à mes lèvres, déjà, Seigneur, tu le sais.
Avant qu’un mot ne parvienne à mes lèvres, déjà, Seigneur, tu le sais.

Tu me devances et me poursuis, tu m’enserres, tu as mis la main sur moi.
Savoir prodigieux qui me dépasse, hauteur que je ne puis atteindre !
Où donc aller, loin de ton souffle ? où m’enfuir, loin de ta face ?

Je gravis les cieux : tu es là ; je descends chez les morts : te voici.

Je prends les ailes de l’aurore et me pose au-delà des mers :
même là, ta main me conduit, ta main droite me saisit.
J’avais dit : « Les ténèbres m’écrasent ! » mais la nuit devient lumière autour de moi!”
Même les ténèbres pour toi n’est pas ténèbres, et la nuit comme le jour est lumière !
C’est toi qui as créé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige, l’être étonnant que je suis : étonnantes sont tes œuvres toute mon âme le sait

Mes os n’étaient pas cachés pour toi quand j’étais façonné dans le secret, modelé aux entrailles de la terre.
J’étais encore inachevé, tu me voyais ; sur ton livre, tous mes jours étaient inscrits, recensés avant qu’un seul ne soit !”

  1. Regarde avec un regard de foi

Avec un regard de foi, tout révèle la présence de Dieu, tout. Les choses, les évènements et les personnes. Dieu est dans toute la création puisqu’il lui donne l’existence et la préserve. Les créatures possèdent les caractéristiques de leur auteur et en elles, nous pouvons découvrir les attributs, les qualités essentielles, de Qui les a faits. Nous pouvons reconnaître Dieu dans les personnes parce qu’Il les a créées à son image et sa ressemblance et parce que la grâce sanctifiante court dans leurs veines.

Dieu est là, veut se révéler, se faire connaître de nous, il dépend de chacun d’ouvrir les yeux avec un regard de foi et de le reconnaître. Le contraire serait une sorte de cécité ou de myopie.

  1. Fais chaque jour un examen de conscience empreint de gratitude

Dieu Providence est présent dans l’histoire et dans ton histoire personnelle, celle de chaque jour. Que cela ne t’échappe pas.

Dieu se manifeste généralement à travers des actes et paroles d’autres personnes, à travers des grâces présentes que l’Esprit Saint t’accordera, des opportunités de grandir, des sacrements etc. De grands évènements ne sont pas nécessaires, Dieu nous offre les dons de son Amour de manière très simple. Il s’agit d’être attentif à capter son intervention providentielle, être réceptif, être humble, de lui attribuer le mérite, de le bénir et de lui rendre grâces.

Si tous les jours, en fin de journée, tu te réserves un temps pour découvrir la façon dont Dieu s’est fait présent dans ta vie et pour le remercier, tu appliqueras par-là un moyen d’une grande efficacité pour cultiver l’habitude de la présence de Dieu.

  1. Aie recours aux jaculatoires (du latin « jaculum » : flèche, javelot) ou (et) à la "Prière de Jésus"

Dans son Traité de l’oraison et de la méditation, saint Pierre d’Alcantara préconise les jaculatoires, qui “aident à garder le souvenir continuel de Dieu et à marcher toujours en sa présence”. Une prière très brève, un cri du cœur qui s’élance vers Dieu.
Le but des oraisons jaculatoires est l’union de l’âme avec Dieu.Les jaculatoires sont de courtes prières, que nous adressons à Dieu au milieu des activités quotidiennes, en y mettant toute la force de notre foi et toute l’affection de notre cœur.

Quelques exemples:

*“Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime ”

*“Ô Jésus Miséricordieux, j’ai confiance en Toi”

*“ Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer ”
*“Segneur, je suis entre tes mains. Que ta volonté soit faite”
*“Tu es mon rocher et mon salut ”
*“Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre”
*“Esprit Saint, éclairez-moi ”
*“Seigneur, fais que je vois ”
*“ Seigneur , augmente ma foi”
*“Ô Marie, Mère de Miséricorde, priez pour nous ”
*“Marie, je suis tout à toi, conduis moi à Jésus”

“Mon Seigneur et mon Dieu ”
“Seigneur, aies pitié de moi ”

la "Prière de Jésus" (Se fait sur la respiration):

Sur l'inspiration:

SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST (Fils du Dieu Vivant),

Sur l'expiration:

AYEZ PITIÉ DE MOI PÉCHEUR .

Lorsque j'étais jeune adolescent, mon cousin Gérard m'offrit le "Récit du Pèlerin Russe". J'y découvrais cette prière et m'y appliquais dès lors...Elle devient perpétuelle, change notre regard...

  1. Fais des adorations 

Quand on parle de la présence de Dieu, y a-t-il plus grande présence que celle de l’Eucharistie que l'on conserve pour la porter aux malades? Si nous vénérons les Icônes, portes sacramentales ouvertes sur les réalités célestes, combien plus devons-nous révérer la Présence réelle et sacramentelle du Christ présent, pour être nouriture de l'homme en route vers l'éternité, particulièrement le malade... Ne sommes nous pas nous-même malade, n'avons nous pas besoin de guérison?... Il est là présent pour aller jusqu'à ces frères souffrants et les attend pour soulager ou gérir leurs maux , "prisonnier de Son Amour" ...

Le Christ Eucharistie est là qui nous attends : la présence fidèle et proche.

S’il y a une chapelle dans ton université, ou à proximité de ton travail, tu peux aller rendre visite au Christ Eucharistie une fois par jour. Peut-être passes-tu seulement par hasard, ou peux-être as-tu la possibilité de passer tous les jours devant une église ? Alors tu pourrais prendre l’habitude de le saluer, ne serait-ce que quelques minutes. Ce que tu fais avec ta fiancée, avec ton épouse ou avec tes parents. Une simple façon d’entretenir ton amour.

Parfois tu voudrais recevoir l’Eucharistie et ce n’est pas possible. Tu peux alors accomplir une communion spirituelle, où que tu sois. Elle consiste à faire une pause et manifester à Jésus-Christ le désir de le recevoir dans le sacrement de l’Eucharistie et lui demander la grâce de le recevoir spirituellement.

Tu peux t’imaginer près de Jésus à la Dernière Cène, te pencher en pensée sur sa poitrine et lui dire avec tes propres mots combien tu désires le recevoir. 

  1. Prie avant tes activités quotidiennes

Acquérir l’habitude de prier avant les activités habituelles contribue particulièrement à stimuler la présence de Dieu. Tu manges trois fois par jour, tu peux bénir le repas trois fois par jour. Quand tu sors de chez toi, tu peux demander la protection de Dieu. Quand tu t’apprêtes à commencer ta journée de travail, tu peux faire le signe de la croix. Quand tu reviens chez toi chaque jour, tu peux embrasser une Bible, un crucifix ou une image de la Vierge Marie, que tu placeras à l’entrée.

  1. Allume une bougie et porte un crucifix dans ton sac ou ta poche

La flamme d’une bougie peut te rappeler le Christ Ressuscité (comme le cierge pascal) et Sa présence dans ton cœur. Tu peux avoir un cierge dans ton bureau, dans la cuisine, ou là où tu passes de longs moments tous les jours, et l’allumer de temps à autre. Le cierge allumé peut t’aider à évoquer la présence du Christ ressuscité à tes côtés et en toi.

Il y a bien d’autres moyens que chacun peut trouver : un ami qui a depuis longtemps l’habitude de la présence de Dieu, le crucifix dans ta poche… plusieurs fois par jour, mets la main dans ton sac ou ta poche, serre fort le crucifix et dis une parole à Jésus.

Tu peux commencer… immédiatement !

(Adapté l'ALETEIA)

Briller comme les astres
Lettre aux Philippiens 2,12-16
« Vous brillez comme les astres dans l'univers, en tenant fermement la parole de vie. Alors je pourrai m'enorgueillir quand viendra le jour du Christ. »
Les astres et la course
Je voudrais être une star, avec strass et paillettes et lunettes de soleil. Elles brillent aux alentours, on regarde on les suit. Remisez au placard vos ennuyeux préceptes : sois discret, en sourdine, efface toi partout, ne fais ni trop de bruits ni d’ombre à tes semblables. Me taire, m’enterrer, et pourquoi pas mourir ? Non, je veux être une vedette, c’est bien plus motivant. Je veux être brillant, voilà un vrai projet. On s’insurge : « Il défaille, l’orgueil l’a pourri ». « Voyons, et pourquoi donc ? » « Mais toute cette lumière », disent les voix jalouses, « Mais ces plans réussis ». Ah quoi, il faudrait donc en gage de bonne chrétienté rater tous nos projets, aspirer au médiocre ? Ne confondez vous pas modestie et succès ? La paresse ou la pe ur se devinent parfois sous un badigeon pâle de fausse humilité. Êtes-vous si fataliste, pour vous résoudre ainsi à une vie sans couleur ? 

« Et puis de toute façon, tu n’y arriveras pas. » Moi ? Non ! Mais j’ai un plan plus sûr. Je suivrai de Jésus la voie et les préceptes. J’aimerai, coûte que coûte. Un astre ne brille pas forcément de lui-même, je serai une star, éclairée par sa gloire. Je brille, à son feu et si l’on me regarde je voudrais seulement qu’on lise en un miroir le reflet sans mélange de celui que je sers. (Source:Signe dans la Bible)
 

Saint Brice, qui êtes-vous ?


Évêque de Tours 


(† 444)

        On dit qu'il fut recueilli et protégé par saint Martin, mais que Brice quitta le monastère

« pour vivre avec de beaux chevaux dans ses écuries et de jolies esclaves dans sa maison. »

À la mort de saint Martin, il changea sa manière d'agir.

Il lui succéda sur le siège épiscopal de Tours, donnant toute sa vie à l'Église durant quarante ans.

        Calomnié, accusé d'avoir rendu mère une de ses religieuses, il dut même aller se défendre devant le pape.

Mais ses ouailles reconnurent l'innocence de sa vertu et le firent revenir pour qu'il soit à nouveau leur évêque. Ils le canonisèrent dès sa mort.

 

Vendredi 13 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

TEMOIGNAGE CHRETIEN EN MONDE MUSULMAN:

VIVRE L'ANNONCIATION à l'école de Charles de Foucault...

Il y a environ cinq ans et demi que je vous ai dit...

que mon idéal était d’imiter la sainte Vierge

dans le mystère de la Visitation en portant, comme elle, en silence, Jésus et la pratique des vertus évangéliques,

non chez sainte Elisabeth, mais parmi les peuples infidèles,

afin de sanctifier ces infortunés enfants de Dieu par la présence de la sainte Eucharistie et l’exemple des vertus chrétiennes (…).

Il y a ce printemps sept ans que je vous ai écrit d'Akbès

ce que j'entrevoyais pour moi :

mener avec quelques compagnons la vie de la Sainte Vierge dans le mystère

de la Visitation : c'est-à-dire sanctifier les peuples infidèles

des pays de mission en portant au milieu d'eux en silence,

sans prêcher, Jésus dans le Saint-Sacrement, et la pratique

des vertus évangéliques. (Bx Charles de Jésus à l'Abbé Huvelin)

Vendredi 13 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 17,26-37.

Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme. 
On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr. 
Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; 
mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ; 
cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera. 
En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière. 
Rappelez-vous la femme de Loth. 
Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. 
Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée. 
Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée. » 
[…]
Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. » 

Vendredi 13 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Romanos le Mélode

(?-v. 560), compositeur d'hymnes 
Hymne de Noé (trad. cf Sr. Isabelle de la Source, Lire la Bible, Médiaspaul 1988, t. 1, p. 37 et SC 99, p. 105) 


 

Dieu attend le temps de notre conversion

 

      Quand je contemple la menace suspendue sur les coupables au temps de Noé, je tremble, moi qui suis coupable aussi de péchés abominables...

Les hommes d'alors, le Créateur les menaça d'avance, car il attendait le temps de leur conversion.

Pour nous aussi, il y aura l'heure de la fin, inconnue de nous et même cachée aux anges

(Mt 24,36).

En ce dernier jour, le Christ, le Seigneur d'avant les siècles, viendra, chevauchant les nuées, pour juger la terre, comme l'a vu Daniel

(7,13).

Avant que cette heure dernière ne tombe sur nous, supplions le Christ en lui criant :

« Sauve tous les hommes de la colère, par l'amour que tu nous portes, Rédempteur de l'univers »... 


      L'Ami des hommes, en voyant la méchanceté qui régnait alors, dit à Noé :

« La fin de tout homme est venue devant moi

(Gn 6,13)

car la terre est remplie d'injustices. Parmi cette génération, tu es vraiment le seul juste

(Gn 7,1)...

Prends donc du bois imputrescible et fabrique-toi une arche...; comme une matrice elle portera les semences des espèces futures.

Tu la feras comme une maison, à l'image de l'Église...

En elle je te garderai, toi qui me cries avec foi : ' Sauve tous les hommes de la colère, par l'amour que tu nous portes, Rédempteur de l'univers. ' » 


      Avec intelligence, l'élu accomplit son ouvrage..., et il criait avec foi aux hommes sans foi :

« Vite ! Sortez de votre péché, rejetez votre méchanceté, repentez-vous ! Lavez la souillure de vos âmes dans les larmes, conciliez-vous par la foi la puissance de notre Dieu... »

Mais ces fils de rébellion ne se convertirent pas.

À leur perversité, ils ajoutèrent encore leur endurcissement. Dès lors Noé implora Dieu avec des larmes : «

 Tu m'as fait sortir autrefois du sein de ma mère ; sauve-moi encore dans cette arche secourable.

Car je vais m'enfermer dans cette sorte de tombeau, mais quand tu m'appelleras, j'en sortirai par ta puissance !

En elle, je vais préfigurer dès maintenant la résurrection de tous les hommes, quand tu sauveras tes justes du feu, comme tu me sauveras dans les flots du mal en m'arrachant du milieu des impies, moi qui te crie avec foi, à toi le Juge compatissant :

' Sauve tous les hommes de la colère, par l'amour que tu nous portes, Rédempteur de l'univers. ' »

 

Vendredi 13 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

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