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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 07:02
DIMANCHE 20 DÉCEMBRE 2015. LECTIONNAIRE DU DIMANCHE AVANT NOËL, de la généalogie de N-S (CALENDRIER LITURGIQUE SYRO-ORTHODOXE MALANKAR). ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Dimanche avant Noël

Saint Qurbana

o    Livre des Actes 3:16-26 :

  • 16 Tout repose sur la foi dans le nom de Jésus Christ : c’est ce nom lui-même qui vient d’affermir cet homme que vous regardez et connaissez ; oui, la foi qui vient par Jésus l’a rétabli dans son intégrité physique, en votre présence à tous.
  • 17 D’ailleurs, frères, je sais bien que vous avez agi dans l’ignorance, vous et vos chefs.
  • 18 Mais Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé par la bouche de tous les prophètes : que le Christ, son Messie, souffrirait.
  • 19 Convertissez-vous donc et tournez-vous vers Dieu pour que vos péchés soient effacés.
  • 20 Ainsi viendront les temps de la fraîcheur de la part du Seigneur, et il enverra le Christ Jésus qui vous est destiné.
  • 21 Il faut en effet que le ciel l’accueille jusqu’à l’époque où tout sera rétabli, comme Dieu l’avait dit par la bouche des saints, ceux d’autrefois, ses prophètes.
  • 22 Moïse a déclaré : Le Seigneur votre Dieu suscitera pour vous, du milieu de vos frères, un prophète comme moi : vous l’écouterez en tout ce qu’il vous dira.
  • 23 Quiconque n’écoutera pas ce prophète sera retranché du peuple.
  • 24 Ensuite, tous les prophètes qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, aussi nombreux furent-ils, ont annoncé les jours où nous sommes.
  • 25 C’est vous qui êtes les fils des prophètes et de l’Alliance que Dieu a conclue avec vos pères, quand il disait à Abraham : En ta descendance seront bénies toutes les familles de la terre.
  • 26 C’est pour vous d’abord que Dieu a suscité son Serviteur, et il l’a envoyé vous bénir, pourvu que chacun de vous se détourne de sa méchanceté. »

o     

o    Epître aux Romains 4:13-25 :

  • 13 Ce n’est pas en vertu de la Loi que la promesse de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham et à sa descendance, mais en vertu de la justice obtenue par la foi.
  • 14 En effet, si l’on devient héritier par la Loi, alors la foi est sans contenu, et la promesse, abolie.
  • 15 Car la Loi aboutit à la colère de Dieu, mais là où il n’y a pas de Loi, il n’y a pas non plus de transgression.
  • 16 Voilà pourquoi on devient héritier par la foi : c’est une grâce, et la promesse demeure ferme pour tous les descendants d’Abraham, non pour ceux qui se rattachent à la Loi seulement, mais pour ceux qui se rattachent aussi à la foi d’Abraham, lui qui est notre père à tous.
  • 17 C’est bien ce qui est écrit : J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas.
  • 18 Espérant contre toute espérance, il a cru ; ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations, selon cette parole : Telle sera la descendance que tu auras !
  • 19 Il n’a pas faibli dans la foi quand, presque centenaire, il considéra que son corps était déjà marqué par la mort et que Sara ne pouvait plus enfanter.
  • 20 Devant la promesse de Dieu, il n’hésita pas, il ne manqua pas de foi, mais il trouva sa force dans la foi et rendit gloire à Dieu,
  • 21 car il était pleinement convaincu que Dieu a la puissance d’accomplir ce qu’il a promis.
  • 22 Et voilà pourquoi il lui fut accordé d’être juste.
  • 23 En disant que cela lui fut accordé, l’Écriture ne s’intéresse pas seulement à lui,
  • 24 mais aussi à nous, car cela nous sera accordé puisque nous croyons en Celui qui a ressuscité d’entre les morts Jésus notre Seigneur,
  • 25 livré pour nos fautes et ressuscité pour notre justification.

o     

o    Epître aux Galates 4, 18-20 :

  • 18 Mieux vaut un attachement de bonne qualité en tout temps, et pas seulement quand je suis chez vous.
  • 19 Mes enfants, vous que j’enfante à nouveau dans la douleur jusqu’à ce que le Christ soit formé en vous,
  • 20 je voudrais être maintenant près de vous et pouvoir changer le ton de ma voix, car je ne sais comment m’y prendre avec vous.

o     

o     

o    Evangile de Notre-Seigneur Jésus-Christ selon Saint Luc 3:23-38 :

o     

  • 23 Quand il commença, Jésus avait environ trente ans ; il était, à ce que l’on pensait, fils de Joseph, fils d’Éli,
  • 24 fils de Matthate, fils de Lévi, fils de Melki, fils de Jannaï, fils de Joseph,
  • 25 fils de Mattathias, fils d’Amos, fils de Nahoum, fils de Hesli, fils de Naggaï,
  • 26 fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Séméine, fils de Josek, fils de Joda,
  • 27 fils de Joanane, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri,
  • 28 fils de Melki, fils d’Addi, fils de Kosam, fils d’Elmadam, fils d’Er,
  • 29 fils de Jésus, fils d’Éliézer, fils de Jorim, fils de Matthate, fils de Lévi,
  • 30 fils de Syméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d’Éliakim,
  • 31 fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Natham, fils de David,
  • 32 fils de Jessé, fils de Jobed, fils de Booz, fils de Sala, fils de Naassone,
  • 33 fils d’Aminadab, fils d’Admine, fils d’Arni, fils d’Esrom, fils de Pharès, fils de Juda,
  • 34 fils de Jacob, fils d’Isaac, fils d’Abraham, fils de Thara, fils de Nakor,
  • 35 fils de Sérouk, fils de Ragaou, fils de Phalek, fils d’Éber, fils de Sala,
  • 36 fils de Kaïnam, fils d’Arphaxad, fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamek,
  • 37 fils de Mathusalem, fils de Hénok, fils de Jareth, fils de Maléléel, fils de Kaïnam,
  • 38 fils d’Énos, fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu.

 

 

 

 

 

  •  

 

 

LA GÉNÉALOGIE DU CHRIST: MATTHIEU 1,1-25

Arbre de Jessé ChartresFils de Dieu, Fils de l’Homme –

Alors que la société civile étudie ou conteste la paternité, l’hérédité et la filiation, la parole évangélique présente le mystère de la généalogie du Fils de Dieu et Fils de l’Homme. « Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus » est le père adoptif de celui qui fut conçu virginalement en son humanité comme, divinement, par le Père céleste. « Il ne la connut pas jusqu’à ce qu’elle eut enfanté un fils » ne signifie pas que Marie ait eut des relations conjugales après avoir mis au monde le Christ.

La triple virginité

Les chrétiens ont toujours confessé que la Mère de Dieu avait un unique fils et qu’elle n’avait eu de relations conjugales, ni avant la conception, ni pendant, ni après : triple virginité de Marie, signifiée par les trois étoiles sur son icône. Ainsi Jésus est Fils unique et de Dieu et de l’Homme. Sa généalogie est double, comme le dit celle que donne saint Luc : « fils d’Adam, fils de Dieu » (3, 37).

Transfiguration du temps

La généalogie valorise la réalité historique de la communauté humaine et familiale. Elle s’inscrit dans le temps et le transfigure. Spécialement pour la mentalité biblique, le temps est consacré par la promesse et son accomplissement. Le temps est transfiguré par la parole de Dieu qui se promet, qui s’annonce, et qui, finalement, se fait chair. De génération en génération, les hommes assument un temps qui appartient à Dieu et dans lequel Celui-ci accomplit, avec la liberté humaine, sa volonté et ses desseins. La généalogie illustre la fidélité de Dieu à son peuple. Elle fortifie la mémoire, le sens de l’origine et du principe de tout.

Génétique chrétienne

Et les baptisés ont également une double généalogie, l’ADN biologique et la filiation divine par la foi et par l’initiation chrétienne. Nous sommes consanguins du Dieu Homme et nous avons génétiquement pour ancêtres ceux qui sont de la même race spirituelle que lui, comme l’enseigne l’apôtre Pierre, à commencer par la Mère de Dieu, les saints et les martyrs dont le sang divino humain coule dans nos veines. Pour cela, l’Église, Corps et Sang du Verbe incarné, est appelée celle des Pères qui, comme saint Ignace d’Antioche le Porteur de Dieu, fêté en ce jour, nous ont engendrés dans la Foi. La Tradition est notre ADN spirituel et charnel, la transmission et transfusion biologiques et sanguines de la Révélation, de la Vie éternelle et de l’amour du Père et du Fils et du saint Esprit que nous assimilons dans l’Agneau et dans la Coupe du Salut.

(Source : Radio Notre-Dame 20 décembre 2015)

 

 

 

 

Notre homme moderne met trop de coeur dans des bagatelles et des détails, il est assailli par beaucoup de fausses choses et ne sait pas choisir... Notre homme contemporain est devenu trop matérialiste, soumis au nouveau tyran : l'argent. Partout où nous regardons, nous entendons dire que l'argent est tout, le maître de ce monde. Celui qui fait de l'argent son maître, se fait un serviteur au diable Staretz Justin Parvu

Notre homme moderne met trop de coeur dans des bagatelles et des détails, il est assailli par beaucoup de fausses choses et ne sait pas choisir... Notre homme contemporain est devenu trop matérialiste, soumis au nouveau tyran : l'argent. Partout où nous regardons, nous entendons dire que l'argent est tout, le maître de ce monde. Celui qui fait de l'argent son maître, se fait un serviteur au diable Staretz Justin Parvu

Par le Bx Guerric d'Igny

(v. 1080-1157),

abbé cistercien 
5e Sermon pour l'Avent (trad. cf Bouchet, Lectionnaire, p. 36 et Brésard, 2000 ans B, p. 20) 

 

« À travers le désert, une voix crie : ' Préparez le chemin du Seigneur ' »

 

 

« Préparez le chemin du Seigneur. » Frères, le chemin du Seigneur qu'il nous est demandé de préparer se prépare en marchant, et c'est en le préparant qu'on y marche. Même si vous vous êtes beaucoup avancés sur ce chemin, il vous reste toujours à le préparer, afin que, du point où vous êtes parvenus, vous soyez toujours tendus au-delà. Voilà comment, à chaque pas que vous faites, le Seigneur à qui vous préparez la voie vient à votre rencontre, toujours nouveau, toujours plus grand. C'est donc avec raison que le juste prie ainsi : « Enseigne-moi le chemin de tes volontés et je le chercherai toujours » (Ps 118,33). Peut-être l'a-t-on appelé « voie éternelle » parce que si la Providence a prévu le chemin de chacun et lui a fixé un terme, cependant la bonté de celui vers qui vous vous avancez n'a pas de limite. C'est pourquoi le voyageur sage et décidé se dira qu'il ne fait que commencer lorsqu'il arrivera ; il oubliera ce qui est derrière lui pour se dire chaque jour : « Maintenant, je commence » (Ph 3,13; Ps 76,11 Vulg)... 

      Mais nous qui parlons de progrès dans ce chemin, plût au ciel que nous ayons au moins commencé ! À mon avis, quiconque s'est mis en route est déjà sur la bonne voie ; il faut toutefois que l'on ait vraiment commencé, que l'on ait « trouvé le chemin de la ville habitée », comme dit le psaume (106,4). Car « ils sont peu nombreux ceux qui le trouvent » dit la Vérité elle-même (Mt 7,14). Ils sont nombreux, ceux qui « errent dans les solitudes »... 

      Et toi Seigneur, tu nous as préparé un chemin, si seulement nous consentons à nous y engager. Tu nous as enseigné le chemin de tes volontés en disant : « Voici le chemin, suivez-le sans vous égarer à droite ou à gauche » (Is 30,21). C'est le chemin que le prophète avait promis : « Il y aura une route droite et les insensés ne s'y égareront pas » (Is 35,8). J'ai été jeune, maintenant je suis vieux (Ps 36,25) et, si j'ai bonne mémoire, je n'ai jamais vu d'insensés s'égarer sur ton chemin ; c'est tout juste si j'ai vu quelques sages qui aient pu le suivre jusqu'au bout.

 

DIMANCHE 20 DÉCEMBRE 2015. LECTIONNAIRE DU DIMANCHE AVANT NOËL, de la généalogie de N-S (CALENDRIER LITURGIQUE SYRO-ORTHODOXE MALANKAR). ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Les pilotes russes engagés dans la lutte contre les

terroristes en Syrie

ont été obligés d'établir leur itinéraire en contournant l'Europe, cette dernière ayant fermé son ciel à leurs avions.
Plus de détails: http://sptnkne.ws/askB

Magnifique Lion de Pierre à Edesse, orné d' une croix chrétienne au-dessus de sa tête. Notez que la réputation d'un fondateur de la dynastie en 132 avant Jésus-Christ a été baptisé "Aryo", le mot pour "Syriaque lion".

Ceci se trouve au Musée archéologique d'Edesse

 

 

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Vendredi 18 décembre, le Président Bachar al-Assad et madame se sont rendus à l’église Notre-Dame de Damas, une des six églises grecques melkites catholiques de Damas, à deux kilomètres d’un endroit tenu par les rebelles.

Le président syrien a assisté à une répétition (pour Noël) de l’ensemble

« Chœur-Joie »,

fondé en 1977 par le P. Elias Zahlaoui, et qui compte aujourd’hui plus de 400 membres.

Le P. Zahlaoui, est connu pour ses lettres incendiaires à Hollande ou à Juppé, et aussi aux Français après l’attentat contre Charlie Hebdo.

J'avais eu la joie de le rencontrer plusieurs fois à Nancy lors de ses voyages en France dans les années 80... au temps de la Syrie heureuse.

(Père Deloisy sur Facebook)
http://dimpenews.com/…/bashar-al-assad-a-l%CE%84eglise-not…/

 

DIMANCHE 20 DÉCEMBRE 2015. LECTIONNAIRE DU DIMANCHE AVANT NOËL, de la généalogie de N-S (CALENDRIER LITURGIQUE SYRO-ORTHODOXE MALANKAR). ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
La parole de Dieu
 
 
 
         Marie entra chez Zacharie et salua Élisabeth         
 
Évangile selon saint Luc, chapitre 1, verset 40
 
 
 
La méditation
 
 
Deux cousines se rencontrent. Cet événement, banal s’il en est, peut toucher cependant en profondeur et révéler notre soif de joie et de vie. Pour y être sensible, résistons à l’attrait des nouvelles à sensation d’une actualité souvent violente. La Visitation nous convie en effet à un renversement de valeurs : la lumière de Dieu vient des profondeurs. Elle nous est toujours offerte au-dedans de nous-mêmes. C’est comme un enfantement intérieur.
Dans ce récit, en effet, tout nous parle d’intériorité. Quand un cri jaillit, il vient des profondeurs et annonce une naissance : « L’enfant, dans mon ventre, a tressailli d’exultation. » Notre Dieu fait naître à la vie et cela à tout âge. Il nous fait naître à nous-mêmes chaque fois que nous saisit, de manière toujours neuve, la joie d’exister.
Comme Marie et Élisabeth, nous sommes invités à laisser sourdre des profondeurs la joie de l’Esprit. Cette joie n’a que peu à voir avec l’éclatement fugitif d’une joie extérieure, car elle n’a pas sa source dans nos émotions éphémères, mais en Dieu. Mais comment donc passer de la joie d’un moment à celle qui demeure dans le secret du cœur ?
« Heureuse celle qui a fait confiance en la Parole du Seigneur ! » Notre bonheur se construit dans l’accueil confiant et quotidien de l’amour gratuit de Dieu. Sa promesse est pour chacun. À nous de prendre le temps de l’écouter résonner en notre cœur à travers tout ce qui fait notre vie, y compris nos combats, nos défaites, nos efforts. Faisons-le jusqu’à reconnaître en nous cette pure grâce de vivre qui nous est déjà offerte.
Marie et Élisabeth nous rappellent l’essentiel de notre raison de vivre : enfanter la joie qui demeure. Cette joie n’est pas un objet de conquête. Elle n’est pas non plus une récompense. Elle est à accueillir dans ce que nous vivons, surtout le plus simple. Alors s’enracine en nous peu à peu la gratitude d’un inépuisable merci.(Source:Avent dans la Ville)
DIMANCHE 20 DÉCEMBRE 2015. LECTIONNAIRE DU DIMANCHE AVANT NOËL, de la généalogie de N-S (CALENDRIER LITURGIQUE SYRO-ORTHODOXE MALANKAR). ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

« Cieux, qui êtes le Père, le Fils et l'Esprit-Saint, Bienheureuse Trinité et principale Unitéversez d'en-haut, des profondeurs infinies de votre Puissance, de votre Sagesse et de votre Bonté, versez votre rosée !

Rosée divine, Verbe ineffable, je vous adore, je vous rends grâces et je vous supplie. Venez, venez, descendez sur la terre sans eau de nos âmes, qui ouvrent larges, béantes, des crevasses désolées qui vous appellent.

Nuées, qui êtes les Anges, messagers de la grâce, de la Grâce par excellence, du Fils de Dieu, compagnons sacrés de Gabriel, Force de Dieu, faites pleuvoir le Juste ; portez sur vos ailes immaculées ce Dieu qui vient ; amenez-le sur notre terre, vous, char fulgurant de Dieu et trône de sa gloire.

Et Vous, le Juste qui comblez toute perfection, qui assainissez nos œuvres de justice, venez ! Justice essentielle qui venez venger les droits de votre Père, rétablir ceux des hommes, en faisant de ces droits les serviteurs des vôtres, venez et ne tardez plus.

Venez à Jérusalem, toute en désolation. L’Église pleure ses enfants ingrats qui ne vont plus à ses solennités, qui l'ignorent et la blasphèment, et, délaissant la Cité de Dieu, se donnent à la cité de Satan.

Nous avons péché, nous sommes devenus comme le lépreux ; feuilles balayées par l'ouragan, nos péchés, comme un vent impétueux, nous enlèvent et nous dispersent. O Verbe du Père, ne cachez plus votre Visage !

Voyez l'affliction de votre peuple ; laissez venir à nous Celui que vous devez envoyer ; faites sortir de son désert et paraître sur la montagne l'Agneau qui ôte le péché du monde, afin qu'en ces jours, il nous délivre lui-même du joug de la servitude. »

Dom VandeurÉlévations sur la Messe 

L'HOMME: A L'IMAGE ET LA

RESSEMBLANCE DE DIEU ?

 

(Essai ascétique du Saint Evêque Ignace Briantchaninov)

 

« Créons l’homme à Notre image et selon Notre ressemblance ! » Tel est le mystérieux conseil que la Sainte Trinité, notre Dieu, tint en etavec Elle-même avant la création de l’homme. Ainsi, l’homme est image et ressemblance de Dieu ! Ainsi Dieu, qui dans Sa grandeur est inaccessible et au-delà de toute image, S’est représenté dans l’homme, clairement, et avec gloire. Le soleil ne se représente-t-il pas dans une humble goutte d’eau ?

La nature humaine est à l’image de la nature divine. Ce qui différencie l’homme des animaux, ce qui le rend égal aux anges, c’est son esprit. Les propriétés de l’esprit humain, quand il est encore dans son état de pureté et d’innocence, sont selon la ressemblance avec Dieu. Et pourtant Dieu, qui de Sa droite toute-puissante a tracé dans l’homme cette ressemblance, est au-delà de toute ressemblance et de toute comparaison !

Qu’est donc que l’homme ? Un être parfait, comblé de toute dignité et de toute beauté. Le Tout-Puissant a créé à son intention la nature visible qu’Il a entièrement destinée à le servir, constituant pour lui un environnement merveilleux. Quand Il a tiré du néant à l’existence toutes les autres créatures, Il s’est contenté d’un ordre tout-puissant ; mais quand Il voulut achever la grande oeuvre de la création du monde par la création de la plus fine et de la plus accomplie de toutes les créatures, Il a précédé cet acte d’un conseil...

L’imposante matière créée avant l’homme, avec son infinie diversité, n’est rien d’autre (nous osons l’affirmer car c’est la vérité) qu’une création préliminaire. Un roi terrestre a soucis de préparer une salle magnifique pour y exposer son portrait. De la même façon le Roi des rois, le Dieu des dieux, a préparé la nature visible et toute sa beauté, étonnante de magnificence et que tous peuvent admirer, pour y placer Son image, cause ultime de tout ce qui l’avait précédée. D’ailleurs, après la création du monde, Dieu examina ce qu’Il avait créé et vit que c’était bon (Gen.1,25) ; Mais après la création de l’homme, en examinant de nouveau ce qu’Il avait créé, Il trouva Sa créature fine, complète, parfaite, vit tout ce qu’Il avait fait, et voici, cela était très bon (Gen.1,31).

Homme, comprends donc ta dignité ! Regarde les prés et les champs, les larges rivières, les mers immenses, les hautes montagnes, les arbres magnifiques, toutes les bêtes de la terre, et ceux qui se déplacent sous les eaux, regarde les étoiles, la lune, le soleil et le ciel : tout cela est pour toi, à ton service ! Et de sucroît, en dehors du monde que nous voyons, il y a encore un monde invisible aux yeux du corps, incomparablement supérieur au monde visible : et ce monde invisible est aussi créé pour l’homme !

Comme Dieu a honoré Son image !... Et quel noble destin a-t-Il donc prévu pour elle ? Le monde visible n’est que l’antichambre d’une demeure incomparablement plus vaste et plus belle. L’image de Dieu séjourne dans cette antichambre pour être revêtue des couleurs définitives, pour ressembler le plus possible à son tout-saint et parfait Original : alors elle pourra, par la beauté et la finesse de cette ressemblance, pénétrer dans le palais où l’Original se tient ineffablement, limitant indiciblement Son immensité pour Se rendre accessible à Ses créatures raisonnables et bien-aimées.

L’image du Dieu-Trinité est l’homme trinitaire. On trouve dans l’âme de ce dernier trois puissances, qui manifestent cette âme.

Nos pensées et nos perceptions spirituelles manifestent de toute évidence l’existence de la raison, ou intellect, qui est parfaitement invisible et inconcevable. Il convient de préciser que dans l’Ecriture Sainte et les écrits des Pères, le mot esprit désigne parfois l’âme en général, et parfois l’une des puissances de l’âme, l’intellect, ou puissance du verbe. Mais en général, les Pères attribuent à l’âme ces trois puissances particulières : l’intellect (ou raison), lapensée (ou parole, ou verbe), et l’esprit. [C’est ce vocabulaire qui sera adopté plus bas. N.d.T.] L’intellect est la source et l’origine de la pensée, comme de la perception spirituelle. L’esprit désigne la capacité à percevoir spirituellement. (Chez certains auteurs le mot esprit peut remplacer le mot intellect ; on l’emploie aussi pour désigner les esprits créés)

Par nature, notre âme est à l’image de Dieu. Et même après la chute dans le péché, l’âme reste à l’image de Dieu ! Et même précipitée dans les flammes de l’enfer, l’âme pécheresse reste à l’image de Dieu ! Ainsi l’enseignent les Saints Pères. La Sainte Eglise chante dans ses hymnes sacrées : « Je suis l’image de Ta gloire ineffable, même si je porte les marques du péché ».

Notre intellect est à l’image du Père, notre pensée (nous nommons habituellement pensée toute parole qui n’a pas été prononcée) à l’image du Fils, notre esprit à l’image de l’Esprit Saint. De la même façon que dans la Trinité, les Trois Personnes composent sans se confondre ni se diviser un unique Être Divin, dans l’homme trinitaire, ces trois « personnes » composent un seul être, sans se confondre ni se diviser en trois êtres.

Notre intellect fait naître et donne constamment naissance à la pensée. Une fois née, la pensée ne cesse de naître à nouveau, et en même temps elle est déjà née, cachée dans l’intellect. L’intellect ne peut pas exister sans la pensée, et la pensée sans l’intellect. Le commencement de l’un est nécessairement le commencement de l’autre. L’existence de l’un est nécessairement l’existence de l’autre.

De la même façon, l’esprit procède de l’intellect et concourt à la pensée. Chaque pensée a son esprit, comme un livre a son esprit propre. Une pensée ne peut pas exister sans son esprit, l’existence de la première est nécessairement accompagnée de l’existence du second. L’existence de l’une et de l’autre manifestent l’existence de l’intellect.

Qu’est-ce que l’esprit de l’homme ? C’est la réunion des sentiments du coeur, qui appartiennent à l’âme raisonnable et immortelle, et qui n’existent pas dans l’âme des bêtes.

Le coeur de l’homme se différencie du coeur des animaux par son esprit. L’animal a des perceptions qui proviennent du sang et des nerfs, mais il n’a pas de perception spirituelle. Ce trait de l’image divine est l’apanage exclusif de l’homme. La puissance de l’homme est donc dans son esprit.

Notre intellect, notre pensée et notre esprit, de par la simultanéité de leurs origines et leurs relations mutuelles, sont à l’image du Père, du Fils et de l’Esprit-Saint, les Trois Personnes coéternelles, sans commencement, égales en honneur, et de même nature. Celui qui M’a vu a vu le Père, annonce le Fils, Je suis dans le Père et le Père est en Moi (Jn.14,9-10). On peut parler dans les mêmes termes de l’intellect humain et de sa pensée. L’intellect, invisible de lui-même, se manifeste par la pensée ; celui qui a pris connaissance de la pensée, a pris connaissance de l’intellect qui a produit cette pensée.

Le Seigneur a appelé l’Esprit Saint Puissance d’en haut,Esprit de Vérité (Luc 14,49 & Jn.14, 17). La Vérité, c’est le Fils. L’esprit de l’homme a aussi les propriétés de cette Puissance : il est l’esprit de la pensée de l’homme, fût-elle vraie ou fausse. Cet esprit apparaît dans chaque mouvement secret du coeur, dans la façon de penser, dans chaque acte de l’homme. L’esprit de l’homme manifeste son intellect. Il manifeste aussi, à travers chaque acte, la pensée qui a guidé l’homme dans son action.

Le Seigneur miséricordieux a paré chaque homme à Son image et selon Sa ressemblance. Exister à l’image de Dieu, c’est la nature même de l’âme. Mais la ressemblance réside dans les propriétés de l’âme.

Par nature, le Créateur est éternel, sage, bon, pur, incorruptible, saint, étranger à toute passion et à tout péché, à toute pensée et perception du péché. L’homme, quant à lui, fut créé ainsi, à l’image de Dieu.

Un peintre habile esquisse d’abord les formes et les traits du visage dont il fait le portrait. Puis il donne au visage et aux vêtements les couleurs de l’original, et ainsi, achève la ressemblance. Après avoir créé l’homme à Son image, Dieu l’a paré de la ressemblance : l’image a donc été dotée en toute chose de la ressemblance à Dieu. Si cela n’avait pas été le cas, le résultat eût été incomplet, indigne de Dieu, et Dieu eût manqué Son objectif.

Mais hélas, trois fois hélas ! Pleurez les cieux, et toi soleil, et vous, les astres, la terre, et toutes les créatures terrestres et célestes ! Pleure, nature entière ! Saints anges aussi, pleurez ! Sanglotez amèrement, et soyez inconsolables ! Revêtez les habits de deuil ! Le malheur est accompli, le seul malheur qui mérite vraiment d’être appelé malheur : l’image de Dieu est tombée ! Honoré par Dieu du libre arbitre et séduit par l’ange déchu, l’homme a communiqué avec les pensées des esprits ténébreux et du père du mensonge et de tout mal. Cette communication s’est manifestée par un acte : la rupture avec la volonté divine. Et l’Ecclésiaste dit avec exactitude que ce qui est courbé ne peut être redressé, ce qui manque ne peut être compté (Ecc.1,15).

Le dérèglement de l’image et de la ressemblance peut être facilement observé en chacun d’entre nous. La beauté de la ressemblance, qui consistait en l’association de toutes les vertus, fut souillée par les passions ténébreuses et malodorantes. Les traits de l’image sont privés de leur régularité première : leur accord mutuel. La pensée et l’esprit se combattent, ils cessent d’obéir à l’intellect, s’élèvent contre lui. Lui-même demeure dans une constante perplexité, dans une terrible obscurité qui masque Dieu en lui, ainsi que le chemin qui conduit à Dieu, la voie sainte et infaillible.

Ce dérèglement de l’image et de la ressemblance est accompagnée d’une terrible souffrance. Il suffit à l’homme de se concentrer assez longtemps sur lui-même dans la solitude pour se convaincre que cette souffrance est permanente, bien qu’elle s’apaise ou se réveille, selon que la distraction l’étouffe ou non.

Ô homme ! Ta distraction et tes plaisirs trahissent la souffrance qui couve en toi ! Tu cherches à la noyer dans la coupe des rires bruyants et des amusements sans fin. Malheureux ! Dès que tu trouves une minute de vigilance, tu es de nouveau vaincu par cette souffrance que tu t’efforçais de détruire. Mais sache que la distraction la nourrit et la fortifie. Après s’être reposée à l’ombre du manque de vigilance, la souffrance se réveille avec une force accrue, comme un témoin qui habite l’homme, le témoin de sa chute.

Le corps de l’homme est lui aussi marqué du sceau de la chute. Dès la naissance, il connaît l’animosité. Il lutte contre tout ce qui l’entoure et contre l’âme elle-même qui vit en lui. Tous les éléments l’attaquent. A la fin de la vie, épuisé par les combats intérieurs et extérieurs, frappé par la maladie, et opprimé par la vieillesse, il tombe sous la faux de la mort et part en poussière, bien qu’il ait été créé immortel.

Mais de nouveau se manifeste la grandeur de l’homme image de Dieu ! Elle se manifeste, dans la chute même, à travers l’Instrument qui la soustrait à cette chute : Dieu a prit sur Lui Son image, sur l’Une de Ses Personnes Divines ! Dieu S’est incarné pour arracher Son image à la chute, la rétablir dans sa gloire passée, et plus encore, l’élever vers une gloire incomparablement supérieure à celle qui était la sienne lors de la création !

Le Seigneur est juste dans Sa miséricorde. En assurant la Rédemption, Il a honoré Son image plus qu’Il ne l’avait fait lors de sa création, car l’homme n’avait pas lui-mêmemanigancé sa chute : c’est l’ange déchu qui l’avait attiré par envie, et trompé par le mal caché sous le masque du bien.

Chaque Personne de la Sainte Trinité a participé à la grande oeuvre de l’Incarnation, chacune selon Ses propriétés. Le Père demeure Celui qui engendre, le Fils naît, l’Esprit Saint agit. Examinons à nouveau à quel point l’homme est l’exacte image de Dieu. C’est le Fils qui revêt l’humanité. Par Lui, la Sainte Trinité entre en communion avec l’homme. De la même façon, notre pensée revêt le son des paroles et, tout immatérielle qu’elle est, se joint à la matière ; par elle, les hommes entrent en communion avec notre intellect et notre esprit.

Le Fils et Verbe de Dieu s’est incarné. Alors notre pensée s’est amendée, purifiée par la Vérité. Notre esprit est devenu capable de communier avec l’Esprit-Saint. Cet esprit, que la mort éternelle avait mis à mort, a été vivifié par l’Esprit-Saint, et notre intellect a eu accès à la connaissance et à la vision du Père.

L’homme trinitaire est guéri par le Dieu-Trinité. Par le Verbe est guérie la pensée, qui est transférée du monde du mensonge et du leurre vers celui de la Vérité. Par l’Esprit-Saint est animé l’esprit, qui est transféré des perceptions charnelles de l’âme vers les perceptions spirituelles. Le Père apparaît à l’intellect et notre esprit devient l’esprit de Dieu : nous avons la pensée du Christ(1Cor.2,16) dit l’Apôtre.

Avant la venue de l’Esprit-Saint, l’homme, mort par l’esprit, demandait : Seigneur, montre-nous le Père !(Jn.14,8) Après la réception de l’Esprit-Saint et l’adoption filiale, l’homme, animé d’un nouvel esprit, tourné vers Dieu et son salut, s’adresse au Père sous l’action de l’Esprit-Saint comme à Quelqu’un de connu, et Lui dit :Abba, Père ! (Rom.8,15)

L’image déchue est rétablie dans le Saint Baptême. L’homme, par l’eau et l’Esprit, naît à la vie éternelle. A partir du Baptême, l’Esprit, qui s’était éloigné de l’homme lors de la chute, se met à l’assister dans sa vie terrestre. Par le repentir, Il le guérit des plaies que le péché a ouvertes après son Baptême, et rend ainsi le salut accessible jusqu’au dernier souffle.

La beauté de la ressemblance est rétablie par l’Esprit ; elle est développée et perfectionnée par l’accomplissement des commandements évangéliques. Le modèle et la plénitude de cette beauté n’est autre que le Dieu-Homme, notre Seigneur Jésus-Christ. « Soyez mes imitateurs comme je le suis moi-même du Christ » (1Cor.2,1), dit l’Apôtre. Par ces mots, il appelle les fidèles à rétablir et à perfectionner en eux-mêmes la ressemblance. Il indique quel est, pour l’homme nouvellement recréé et renouvelé par la Rédemption, le Saint Modèle de la perfection : « Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ ! » (Rom.13,14)

La Sainte Trinité, notre Dieu, par la Rédemption de l’homme, Son image, nous offre une telle possibilité de réussite dans le perfectionnement de la ressemblance, que cette ressemblance va jusqu’à se transformer en unionavec l’Original, union de la pauvre créature avec son Créateur totalement parfait.

Comme l’image de Dieu est admirable et merveilleuse ! Dieu resplendit et agit à travers elle ! L’ombre même de l’Apôtre Pierre guérissait ! Celui qui lui avait menti mourut comme s’il avait menti à Dieu Lui-même ! Les linges mêmes de l’Apôtre Paul accomplissaient des signes ! Les os du Prophète Elisée ressuscitèrent un mort dont le corps avait touché les restes du Pneumatophore, qui gisaient depuis longtemps dans la poussière du tombeau, et ceci par la simple inadvertance des fossoyeurs !

La ressemblance ultime, l’union avec Dieu, s’obtient et se confirme par l’observation des commandements évangéliques. « Demeurez en Moi, et Moi en vous. De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit s’il ne demeure pas sur la vigne, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en Moi. Je suis la vigne, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en Moi, et Moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruits » (Jn.15,4-5)

L’union bienheureuse est accordée lorsqu’avec une conscience purifiée par l’éloignement de tout péché et l’accomplissement des commandements du Christ, le chrétien communie au très saint corps et au très saint sang du Christ, et donc à Sa divinité, unie à eux. « Celui qui mange Ma chair et boit Mon sang demeure en Moi et Moi en lui » (Jn.6,56).

Image raisonnable de Dieu ! Examine à quelle gloire et à quel honneur tu es appelée et destinée par Dieu ! L’inconcevable sagesse du Créateur t’a permis de disposer à ta guise de toi-même : est-ce possible que tu ne veuilles pas demeurer la digne image de Dieu, que tu veuilles abîmer et détruire la ressemblance, que tu cherches à ressembler au diable et à descendre vers la dignité des bêtes ?

Dieu n’a pas déversé Ses biens en vain, Il n’a pas accompli la merveilleuse création du monde à tort, Il n’a pas inutilement honoré la création de Son image par un conseil préalable, Il n’a pas racheté inconsciemment cette image après sa chute en s’offrant Lui-même ! Il demandera compte de tout cela, Il jugera comment Ses bienfaits ont été utilisés, comment Son Incarnation a été appréciée, et avec elle le Sang répandu pour notre Rédemption.

Malheur aux créatures qui auront dédaigné les bienfaits de Dieu, leur Créateur et leur Rédempteur ! Le feu éternel, fournaise inextinguible et sans fond, allumé depuis longtemps, et préparé pour le diable et ses anges, attend les images détériorées, devenues inutiles. Là, elles brûleront éternellement, sans se consumer.

Frères ! Tant que nous voyageons sur la terre, tant que nous sommes dans ce monde visible, antichambre de l’éternité, efforçons-nous de rectifier les traits de l’image gravés par Dieu sur nos âmes ! Donnons aux nuances et aux couleurs de la ressemblance beauté, vivacité, et fraîcheur ! Et Dieu, lors de la terrible épreuve, nous rendra dignes d’entrer dans Son palais éternel, dans Son jour éternel, dans la fête et le triomphe éternels !

Reprenez courage, hommes de peu de foi ! Faites des efforts, paresseux ! Cet homme semblable à nous par les passions, qui dans son aveuglement persécuta jadis l’Eglise, qui fut d’abord l’adversaire et l’ennemi de Dieu, fit tant pour redresser en lui l’image après sa conversion, perfectionna si bien la ressemblance qu’il put annoncer à son propre sujet : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ! » (Gal.2,20)

Que personne ne doute de la véracité de cette voix ! Cette voix était si pleine de la Sainte Vérité, l’Esprit Saint coopérait tellement avec elle, qu’en l’entendant les morts ressuscitaient, les démons quittaient les hommes qu’ils faisaient souffrir et faisaient taire leurs prophéties, les ennemis de la Lumière perdaient la lumière de leurs yeux, les païens rejetaient leurs idoles, reconnaissaient le Christ comme vrai Dieu, et l’adoraient !

 

Amen.

(Essai ascétique du Saint Evêque Ignace Briantchaninov)

 

« Créons l’homme à Notre image et selon Notre ressemblance ! » Tel est le mystérieux conseil que la Sainte Trinité, notre Dieu, tint en etavec Elle-même avant la création de l’homme. Ainsi, l’homme est image et ressemblance de Dieu ! Ainsi Dieu, qui dans Sa grandeur est inaccessible et au-delà de toute image, S’est représenté dans l’homme, clairement, et avec gloire. Le soleil ne se représente-t-il pas dans une humble goutte d’eau ?

La nature humaine est à l’image de la nature divine. Ce qui différencie l’homme des animaux, ce qui le rend égal aux anges, c’est son esprit. Les propriétés de l’esprit humain, quand il est encore dans son état de pureté et d’innocence, sont selon la ressemblance avec Dieu. Et pourtant Dieu, qui de Sa droite toute-puissante a tracé dans l’homme cette ressemblance, est au-delà de toute ressemblance et de toute comparaison !

Qu’est donc que l’homme ? Un être parfait, comblé de toute dignité et de toute beauté. Le Tout-Puissant a créé à son intention la nature visible qu’Il a entièrement destinée à le servir, constituant pour lui un environnement merveilleux. Quand Il a tiré du néant à l’existence toutes les autres créatures, Il s’est contenté d’un ordre tout-puissant ; mais quand Il voulut achever la grande oeuvre de la création du monde par la création de la plus fine et de la plus accomplie de toutes les créatures, Il a précédé cet acte d’un conseil...

L’imposante matière créée avant l’homme, avec son infinie diversité, n’est rien d’autre (nous osons l’affirmer car c’est la vérité) qu’une création préliminaire. Un roi terrestre a soucis de préparer une salle magnifique pour y exposer son portrait. De la même façon le Roi des rois, le Dieu des dieux, a préparé la nature visible et toute sa beauté, étonnante de magnificence et que tous peuvent admirer, pour y placer Son image, cause ultime de tout ce qui l’avait précédée. D’ailleurs, après la création du monde, Dieu examina ce qu’Il avait créé et vit que c’était bon (Gen.1,25) ; Mais après la création de l’homme, en examinant de nouveau ce qu’Il avait créé, Il trouva Sa créature fine, complète, parfaite, vit tout ce qu’Il avait fait, et voici, cela était très bon (Gen.1,31).

Homme, comprends donc ta dignité ! Regarde les prés et les champs, les larges rivières, les mers immenses, les hautes montagnes, les arbres magnifiques, toutes les bêtes de la terre, et ceux qui se déplacent sous les eaux, regarde les étoiles, la lune, le soleil et le ciel : tout cela est pour toi, à ton service ! Et de sucroît, en dehors du monde que nous voyons, il y a encore un monde invisible aux yeux du corps, incomparablement supérieur au monde visible : et ce monde invisible est aussi créé pour l’homme !

Comme Dieu a honoré Son image !... Et quel noble destin a-t-Il donc prévu pour elle ? Le monde visible n’est que l’antichambre d’une demeure incomparablement plus vaste et plus belle. L’image de Dieu séjourne dans cette antichambre pour être revêtue des couleurs définitives, pour ressembler le plus possible à son tout-saint et parfait Original : alors elle pourra, par la beauté et la finesse de cette ressemblance, pénétrer dans le palais où l’Original se tient ineffablement, limitant indiciblement Son immensité pour Se rendre accessible à Ses créatures raisonnables et bien-aimées.

L’image du Dieu-Trinité est l’homme trinitaire. On trouve dans l’âme de ce dernier trois puissances, qui manifestent cette âme.

Nos pensées et nos perceptions spirituelles manifestent de toute évidence l’existence de la raison, ou intellect, qui est parfaitement invisible et inconcevable. Il convient de préciser que dans l’Ecriture Sainte et les écrits des Pères, le mot esprit désigne parfois l’âme en général, et parfois l’une des puissances de l’âme, l’intellect, ou puissance du verbe. Mais en général, les Pères attribuent à l’âme ces trois puissances particulières : l’intellect (ou raison), lapensée (ou parole, ou verbe), et l’esprit. [C’est ce vocabulaire qui sera adopté plus bas. N.d.T.] L’intellect est la source et l’origine de la pensée, comme de la perception spirituelle. L’esprit désigne la capacité à percevoir spirituellement. (Chez certains auteurs le mot esprit peut remplacer le mot intellect ; on l’emploie aussi pour désigner les esprits créés)

Par nature, notre âme est à l’image de Dieu. Et même après la chute dans le péché, l’âme reste à l’image de Dieu ! Et même précipitée dans les flammes de l’enfer, l’âme pécheresse reste à l’image de Dieu ! Ainsi l’enseignent les Saints Pères. La Sainte Eglise chante dans ses hymnes sacrées : « Je suis l’image de Ta gloire ineffable, même si je porte les marques du péché ».

Notre intellect est à l’image du Père, notre pensée (nous nommons habituellement pensée toute parole qui n’a pas été prononcée) à l’image du Fils, notre esprit à l’image de l’Esprit Saint. De la même façon que dans la Trinité, les Trois Personnes composent sans se confondre ni se diviser un unique Être Divin, dans l’homme trinitaire, ces trois « personnes » composent un seul être, sans se confondre ni se diviser en trois êtres.

Notre intellect fait naître et donne constamment naissance à la pensée. Une fois née, la pensée ne cesse de naître à nouveau, et en même temps elle est déjà née, cachée dans l’intellect. L’intellect ne peut pas exister sans la pensée, et la pensée sans l’intellect. Le commencement de l’un est nécessairement le commencement de l’autre. L’existence de l’un est nécessairement l’existence de l’autre.

De la même façon, l’esprit procède de l’intellect et concourt à la pensée. Chaque pensée a son esprit, comme un livre a son esprit propre. Une pensée ne peut pas exister sans son esprit, l’existence de la première est nécessairement accompagnée de l’existence du second. L’existence de l’une et de l’autre manifestent l’existence de l’intellect.

Qu’est-ce que l’esprit de l’homme ? C’est la réunion des sentiments du coeur, qui appartiennent à l’âme raisonnable et immortelle, et qui n’existent pas dans l’âme des bêtes.

Le coeur de l’homme se différencie du coeur des animaux par son esprit. L’animal a des perceptions qui proviennent du sang et des nerfs, mais il n’a pas de perception spirituelle. Ce trait de l’image divine est l’apanage exclusif de l’homme. La puissance de l’homme est donc dans son esprit.

Notre intellect, notre pensée et notre esprit, de par la simultanéité de leurs origines et leurs relations mutuelles, sont à l’image du Père, du Fils et de l’Esprit-Saint, les Trois Personnes coéternelles, sans commencement, égales en honneur, et de même nature. Celui qui M’a vu a vu le Père, annonce le Fils, Je suis dans le Père et le Père est en Moi (Jn.14,9-10). On peut parler dans les mêmes termes de l’intellect humain et de sa pensée. L’intellect, invisible de lui-même, se manifeste par la pensée ; celui qui a pris connaissance de la pensée, a pris connaissance de l’intellect qui a produit cette pensée.

Le Seigneur a appelé l’Esprit Saint Puissance d’en haut,Esprit de Vérité (Luc 14,49 & Jn.14, 17). La Vérité, c’est le Fils. L’esprit de l’homme a aussi les propriétés de cette Puissance : il est l’esprit de la pensée de l’homme, fût-elle vraie ou fausse. Cet esprit apparaît dans chaque mouvement secret du coeur, dans la façon de penser, dans chaque acte de l’homme. L’esprit de l’homme manifeste son intellect. Il manifeste aussi, à travers chaque acte, la pensée qui a guidé l’homme dans son action.

Le Seigneur miséricordieux a paré chaque homme à Son image et selon Sa ressemblance. Exister à l’image de Dieu, c’est la nature même de l’âme. Mais la ressemblance réside dans les propriétés de l’âme.

Par nature, le Créateur est éternel, sage, bon, pur, incorruptible, saint, étranger à toute passion et à tout péché, à toute pensée et perception du péché. L’homme, quant à lui, fut créé ainsi, à l’image de Dieu.

Un peintre habile esquisse d’abord les formes et les traits du visage dont il fait le portrait. Puis il donne au visage et aux vêtements les couleurs de l’original, et ainsi, achève la ressemblance. Après avoir créé l’homme à Son image, Dieu l’a paré de la ressemblance : l’image a donc été dotée en toute chose de la ressemblance à Dieu. Si cela n’avait pas été le cas, le résultat eût été incomplet, indigne de Dieu, et Dieu eût manqué Son objectif.

Mais hélas, trois fois hélas ! Pleurez les cieux, et toi soleil, et vous, les astres, la terre, et toutes les créatures terrestres et célestes ! Pleure, nature entière ! Saints anges aussi, pleurez ! Sanglotez amèrement, et soyez inconsolables ! Revêtez les habits de deuil ! Le malheur est accompli, le seul malheur qui mérite vraiment d’être appelé malheur : l’image de Dieu est tombée ! Honoré par Dieu du libre arbitre et séduit par l’ange déchu, l’homme a communiqué avec les pensées des esprits ténébreux et du père du mensonge et de tout mal. Cette communication s’est manifestée par un acte : la rupture avec la volonté divine. Et l’Ecclésiaste dit avec exactitude que ce qui est courbé ne peut être redressé, ce qui manque ne peut être compté (Ecc.1,15).

Le dérèglement de l’image et de la ressemblance peut être facilement observé en chacun d’entre nous. La beauté de la ressemblance, qui consistait en l’association de toutes les vertus, fut souillée par les passions ténébreuses et malodorantes. Les traits de l’image sont privés de leur régularité première : leur accord mutuel. La pensée et l’esprit se combattent, ils cessent d’obéir à l’intellect, s’élèvent contre lui. Lui-même demeure dans une constante perplexité, dans une terrible obscurité qui masque Dieu en lui, ainsi que le chemin qui conduit à Dieu, la voie sainte et infaillible.

Ce dérèglement de l’image et de la ressemblance est accompagnée d’une terrible souffrance. Il suffit à l’homme de se concentrer assez longtemps sur lui-même dans la solitude pour se convaincre que cette souffrance est permanente, bien qu’elle s’apaise ou se réveille, selon que la distraction l’étouffe ou non.

Ô homme ! Ta distraction et tes plaisirs trahissent la souffrance qui couve en toi ! Tu cherches à la noyer dans la coupe des rires bruyants et des amusements sans fin. Malheureux ! Dès que tu trouves une minute de vigilance, tu es de nouveau vaincu par cette souffrance que tu t’efforçais de détruire. Mais sache que la distraction la nourrit et la fortifie. Après s’être reposée à l’ombre du manque de vigilance, la souffrance se réveille avec une force accrue, comme un témoin qui habite l’homme, le témoin de sa chute.

Le corps de l’homme est lui aussi marqué du sceau de la chute. Dès la naissance, il connaît l’animosité. Il lutte contre tout ce qui l’entoure et contre l’âme elle-même qui vit en lui. Tous les éléments l’attaquent. A la fin de la vie, épuisé par les combats intérieurs et extérieurs, frappé par la maladie, et opprimé par la vieillesse, il tombe sous la faux de la mort et part en poussière, bien qu’il ait été créé immortel.

Mais de nouveau se manifeste la grandeur de l’homme image de Dieu ! Elle se manifeste, dans la chute même, à travers l’Instrument qui la soustrait à cette chute : Dieu a prit sur Lui Son image, sur l’Une de Ses Personnes Divines ! Dieu S’est incarné pour arracher Son image à la chute, la rétablir dans sa gloire passée, et plus encore, l’élever vers une gloire incomparablement supérieure à celle qui était la sienne lors de la création !

Le Seigneur est juste dans Sa miséricorde. En assurant la Rédemption, Il a honoré Son image plus qu’Il ne l’avait fait lors de sa création, car l’homme n’avait pas lui-mêmemanigancé sa chute : c’est l’ange déchu qui l’avait attiré par envie, et trompé par le mal caché sous le masque du bien.

Chaque Personne de la Sainte Trinité a participé à la grande oeuvre de l’Incarnation, chacune selon Ses propriétés. Le Père demeure Celui qui engendre, le Fils naît, l’Esprit Saint agit. Examinons à nouveau à quel point l’homme est l’exacte image de Dieu. C’est le Fils qui revêt l’humanité. Par Lui, la Sainte Trinité entre en communion avec l’homme. De la même façon, notre pensée revêt le son des paroles et, tout immatérielle qu’elle est, se joint à la matière ; par elle, les hommes entrent en communion avec notre intellect et notre esprit.

Le Fils et Verbe de Dieu s’est incarné. Alors notre pensée s’est amendée, purifiée par la Vérité. Notre esprit est devenu capable de communier avec l’Esprit-Saint. Cet esprit, que la mort éternelle avait mis à mort, a été vivifié par l’Esprit-Saint, et notre intellect a eu accès à la connaissance et à la vision du Père.

L’homme trinitaire est guéri par le Dieu-Trinité. Par le Verbe est guérie la pensée, qui est transférée du monde du mensonge et du leurre vers celui de la Vérité. Par l’Esprit-Saint est animé l’esprit, qui est transféré des perceptions charnelles de l’âme vers les perceptions spirituelles. Le Père apparaît à l’intellect et notre esprit devient l’esprit de Dieu : nous avons la pensée du Christ(1Cor.2,16) dit l’Apôtre.

Avant la venue de l’Esprit-Saint, l’homme, mort par l’esprit, demandait : Seigneur, montre-nous le Père !(Jn.14,8) Après la réception de l’Esprit-Saint et l’adoption filiale, l’homme, animé d’un nouvel esprit, tourné vers Dieu et son salut, s’adresse au Père sous l’action de l’Esprit-Saint comme à Quelqu’un de connu, et Lui dit :Abba, Père ! (Rom.8,15)

L’image déchue est rétablie dans le Saint Baptême. L’homme, par l’eau et l’Esprit, naît à la vie éternelle. A partir du Baptême, l’Esprit, qui s’était éloigné de l’homme lors de la chute, se met à l’assister dans sa vie terrestre. Par le repentir, Il le guérit des plaies que le péché a ouvertes après son Baptême, et rend ainsi le salut accessible jusqu’au dernier souffle.

La beauté de la ressemblance est rétablie par l’Esprit ; elle est développée et perfectionnée par l’accomplissement des commandements évangéliques. Le modèle et la plénitude de cette beauté n’est autre que le Dieu-Homme, notre Seigneur Jésus-Christ. « Soyez mes imitateurs comme je le suis moi-même du Christ » (1Cor.2,1), dit l’Apôtre. Par ces mots, il appelle les fidèles à rétablir et à perfectionner en eux-mêmes la ressemblance. Il indique quel est, pour l’homme nouvellement recréé et renouvelé par la Rédemption, le Saint Modèle de la perfection : « Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ ! » (Rom.13,14)

La Sainte Trinité, notre Dieu, par la Rédemption de l’homme, Son image, nous offre une telle possibilité de réussite dans le perfectionnement de la ressemblance, que cette ressemblance va jusqu’à se transformer en unionavec l’Original, union de la pauvre créature avec son Créateur totalement parfait.

Comme l’image de Dieu est admirable et merveilleuse ! Dieu resplendit et agit à travers elle ! L’ombre même de l’Apôtre Pierre guérissait ! Celui qui lui avait menti mourut comme s’il avait menti à Dieu Lui-même ! Les linges mêmes de l’Apôtre Paul accomplissaient des signes ! Les os du Prophète Elisée ressuscitèrent un mort dont le corps avait touché les restes du Pneumatophore, qui gisaient depuis longtemps dans la poussière du tombeau, et ceci par la simple inadvertance des fossoyeurs !

La ressemblance ultime, l’union avec Dieu, s’obtient et se confirme par l’observation des commandements évangéliques. « Demeurez en Moi, et Moi en vous. De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit s’il ne demeure pas sur la vigne, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en Moi. Je suis la vigne, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en Moi, et Moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruits » (Jn.15,4-5)

L’union bienheureuse est accordée lorsqu’avec une conscience purifiée par l’éloignement de tout péché et l’accomplissement des commandements du Christ, le chrétien communie au très saint corps et au très saint sang du Christ, et donc à Sa divinité, unie à eux. « Celui qui mange Ma chair et boit Mon sang demeure en Moi et Moi en lui » (Jn.6,56).

Image raisonnable de Dieu ! Examine à quelle gloire et à quel honneur tu es appelée et destinée par Dieu ! L’inconcevable sagesse du Créateur t’a permis de disposer à ta guise de toi-même : est-ce possible que tu ne veuilles pas demeurer la digne image de Dieu, que tu veuilles abîmer et détruire la ressemblance, que tu cherches à ressembler au diable et à descendre vers la dignité des bêtes ?

Dieu n’a pas déversé Ses biens en vain, Il n’a pas accompli la merveilleuse création du monde à tort, Il n’a pas inutilement honoré la création de Son image par un conseil préalable, Il n’a pas racheté inconsciemment cette image après sa chute en s’offrant Lui-même ! Il demandera compte de tout cela, Il jugera comment Ses bienfaits ont été utilisés, comment Son Incarnation a été appréciée, et avec elle le Sang répandu pour notre Rédemption.

Malheur aux créatures qui auront dédaigné les bienfaits de Dieu, leur Créateur et leur Rédempteur ! Le feu éternel, fournaise inextinguible et sans fond, allumé depuis longtemps, et préparé pour le diable et ses anges, attend les images détériorées, devenues inutiles. Là, elles brûleront éternellement, sans se consumer.

Frères ! Tant que nous voyageons sur la terre, tant que nous sommes dans ce monde visible, antichambre de l’éternité, efforçons-nous de rectifier les traits de l’image gravés par Dieu sur nos âmes ! Donnons aux nuances et aux couleurs de la ressemblance beauté, vivacité, et fraîcheur ! Et Dieu, lors de la terrible épreuve, nous rendra dignes d’entrer dans Son palais éternel, dans Son jour éternel, dans la fête et le triomphe éternels !

Reprenez courage, hommes de peu de foi ! Faites des efforts, paresseux ! Cet homme semblable à nous par les passions, qui dans son aveuglement persécuta jadis l’Eglise, qui fut d’abord l’adversaire et l’ennemi de Dieu, fit tant pour redresser en lui l’image après sa conversion, perfectionna si bien la ressemblance qu’il put annoncer à son propre sujet : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ! » (Gal.2,20)

Que personne ne doute de la véracité de cette voix ! Cette voix était si pleine de la Sainte Vérité, l’Esprit Saint coopérait tellement avec elle, qu’en l’entendant les morts ressuscitaient, les démons quittaient les hommes qu’ils faisaient souffrir et faisaient taire leurs prophéties, les ennemis de la Lumière perdaient la lumière de leurs yeux, les païens rejetaient leurs idoles, reconnaissaient le Christ comme vrai Dieu, et l’adoraient !

Amen.

DIMANCHE 20 DÉCEMBRE 2015. LECTIONNAIRE DU DIMANCHE AVANT NOËL, de la généalogie de N-S (CALENDRIER LITURGIQUE SYRO-ORTHODOXE MALANKAR). ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
SAINT THEOPHILE, qui êtes-vous ?
Il est fêté avec et quatre autres soldats
saints Ingène, Zénon, Ammon et Ptolémée
(
 251) 

 


Saint Denys d'Alexandrie nous raconte cet épisode merveilleux. Un pauvre homme, torturé parce que chrétien, était prêt d'apostasier.

C'est alors qu'un vétéran de la garde, un colosse, Théophile vint à son secours.

"Serais-tu chrétien toi aussi ?" lui dit le juge.

"Oui, je le suis,"

cria-t-il d'une fois si tonnante en se rapprochant des juges, qu'ils eurent peur.

"Qu'on me fasse un procès et, avec le mien, celui de mes camarades chrétiens."

Quatre autres soldats se dirigèrent alors fièrement vers le tribunal.

Ils avaient l'air si peu rassurant, que le juge leva la séance, craignant qu'il ne lui arrive malheur. Théophile, les quatre soldats et le chrétien qui avait failli être martyr quittèrent la salle.

Saint Denys d'Alexandrie arrête là son récit, mais l'on pense qu'ils moururent chrétiennement dans leur lit. 

DIMANCHE 20 DÉCEMBRE 2015. LECTIONNAIRE DU DIMANCHE AVANT NOËL, de la généalogie de N-S (CALENDRIER LITURGIQUE SYRO-ORTHODOXE MALANKAR). ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
ANNONCE LITURGIQUE (20 décembre)
              Bien-aimés frères, l'Eglise continue la série septénaire des noms divins, qui précède la vigile de Noël. Tous les jourselle lance par une antienne solennelle un cri vers le Messie. Aujourd'hui, l'Eglise fait entendre son quatrième appel au Fils de Dieu et Fils de l'homme :
 
O CLE DE DAVID.
 
GRANDE ANTIENNE DU QUATRIEME NOM DIVIN
 
O Clef de David et Sceptre de la maison d'Israël, qui ouvres sans que personne puisse fermer, et fermes sans que personne puisse ouvrir, viens et ne tarde pas, viens libérer le captif plongé dans les ténèbres et l'ombre de la mort.
 

Du Christ il est dit :

« sur son épaule est la clef de la maison de David »

(Is. 22, 22).

Il « détient la clef de David »

(Apoc. 3,..7)

et dit :

« Je détiens les clefs de la mort »

(1, 18).

 Il est la Clef qui ouvre le trésor des Écritures dont Il est le Sens.

 

PRIERE:

Ô Christ, Fils de Dieu, né d'une vierge en ce monde, Vous qui ébralâtes et stupéfiâtes les royaumes par la grandeur de ta Nativité et contraignîtes les rois à l'admiration, donnez-nous Votre crainte, c'est  le commencement de la sagesse, afin que nous puissions cultiver et Vous présenter un fruit de paix.

Vous  qui, pour appeler les nations, êtes arrivé avec la rapidité d'un fleuve, venant naître sur la terre pour la conversion des pécheurs, veuillez manifester le don de Votre grâce, afin que, toute frayeur étant bannie, nous Vous suivions toujours dans l'amour d'une intime charité.

Par Votre miséricorde, ô Christ notre Dieu, qui êtes béni vivez, règnez et triomphez avec le Père et l'Esprit-Saint, aux siècles des siècles.

 Amîn.

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DIMANCHE 20 DÉCEMBRE 2015. LECTIONNAIRE DU DIMANCHE AVANT NOËL, de la généalogie de N-S (CALENDRIER LITURGIQUE SYRO-ORTHODOXE MALANKAR). ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

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