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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 06:56
"Everyone has a cross to carry. Why? Since the leader of our faith endured the cross, we will also endure it. On one hand, the cross is sweet and light, but, on the other, it can also be bitter and heavy. It depends on our will. If you bear Christ’s cross with love then it will be very light; like a sponge or a cork. But if you have a negative attitude, it becomes heavy; too heavy to lift." (Elder Ephraim of Katounakia)

"Everyone has a cross to carry. Why? Since the leader of our faith endured the cross, we will also endure it. On one hand, the cross is sweet and light, but, on the other, it can also be bitter and heavy. It depends on our will. If you bear Christ’s cross with love then it will be very light; like a sponge or a cork. But if you have a negative attitude, it becomes heavy; too heavy to lift." (Elder Ephraim of Katounakia)

Livre d'Isaïe 7,10-15.

En ces jours-là, le Seigneur parla à Achaz, et lui dit :
"Demande un signe à Yahweh, ton Dieu, demande-le dans les profondeurs du schéol ou dans les hauteurs du ciel." Maïs Achaz dit :
"Je ne le demanderai pas, je ne tenterai pas Yahweh."
Et Isaïe dit : "Ecoutez, maison de David : Est-ce trop peu pour vous de fatiguer les hommes, que vous fatiguiez aussi mon Dieu ?
C'est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d'Emmanuel.
Il mangera de la crème et du miel, jusqu'à ce qu'il sache rejeter le mal et choisir le bien.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,26-38.

En ce temps-là, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
vers une vierge qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ; et le nom de la vierge était Marie.
Etant entré où elle était, il lui dit : " Salut, pleine de grâce ! Le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes. "
Mais à cette parole elle fut fort troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation.
L'ange lui dit : " Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu.
Voici que vous concevrez, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus."
Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il règnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n'aura point de fin. "
Marie dit à l'ange : " Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais point l'homme ? "
L'ange lui répondit : " L'Esprit-Saint viendra sur vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Elisabeth, votre parente, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et ce mois-ci est le sixième pour elle que l'on appelait stérile,
car rien ne sera impossible pour Dieu. "
Marie dit alors : " Voici la servante du Seigneur : qu'il me soit fait selon votre parole ! " Et l'ange la quitta.

Par Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix

[Édith Stein]

(1891-1942),

carmélite, martyre, copatronne de l'Europe 
Les Noces de l'Agneau (trad. Source cachée, p. 261) 


 

« Mère de tous les vivants » (Gn 3,20)

 

« J'ai vu descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux » (Ap 21, 2).

Comme le Christ lui-même est descendu du ciel sur la terre, son épouse, la sainte Église, a aussi son origine dans le ciel ; elle est née de la grâce de Dieu, elle est descendue avec le Fils de Dieu lui-même et lui est indissolublement unie.

Elle est construite de pierres vivantes (1P 2,5) ; et sa pierre de fondation (Ep 2,20) a été posée quand le Verbe de Dieu a assumé la nature humaine dans le sein de la Vierge.

En cet instant-là s'est noué entre l'âme de l'enfant divin et l'âme de sa mère virginale le lien de l'union la plus intime, que nous appelons nuptiale. 

Cachée du monde entier, la Jérusalem céleste était descendue sur la terre.

De cette première union nuptiale devaient naître toutes les pierres qui s'ajouteraient à la puissante construction, toutes les âmes que la grâce éveillerait à la vie.

La mère épouse devait ainsi devenir la mère de tous les rachetés.

 

16 décembre 882 :

Naissance au ciel de Jean VIII pape et patriarche orthodoxe de Rome. (empoisonné puis, comme il ne mourait pas assez vite, frappé à coups de marteau)
Source: http://stmaterne.blogspot.fr/2008/12/jean-viii-sceau-de-la-papaut-romaine.html
http://www.nistea.com/papifr.htm

Saint Prophète AGGÉE
 

Célébrant, Seigneur, la mémoire de Votre prophète saint Aggée, * par ses prières, * nous Vous en supplions, sauvez nos âmes. 
 


Le Dieu qui voit l'univers et le connaît * illumina le pur regard de ton âme,

 Prophète plein de renommée +,  et fit de toi pour le monde un guide inspiré; * célébrant ta mémoire sacrée,

 Aggée, nous comptons sur ta précieuse intercession * et sur ta médiation auprès de Dieu. 
Gloire au Père, t. 3 
Recevant dans ton âme les clartés du saint Esprit*,  tu annonces, Prophète, les mystères de Dieu,

 révélant l'interprétation de l'avenir + tout comme l'explication des choses accomplies *;  bienheureux Aggée, supplie le Christ notre Dieu,  pour qu'il accorde à nos âmes la grâce du salut. 
Maintenant ... 
Du Verbe tu es devenue  le tabernacle divin +, Vierge Mère tout-immaculée * qui dépasses les Anges en sainteté;

 plus que tous je suis couvert de boue  +,  souillé par les passions charnelles; * aux flots divins purifie-moi,

 toi qui nous procures par tes prières * la grâce du salut. 

 

Kourie Eleïson, Kourie Eleïson, Kourie Eleïson...

 

+++

 

 

Durant la semaine précédant Noël, l'Eglise d'Occident chante la venue du Messie à partir de textes prophétiques des Saintes Ecritures.


Voici ces célébrations, jour après jour :



 

 

Les Sept Grandes Antiennes
Révélation des noms divins du Christ
(17-23 décembre)
ANNONCE LITURGIQUE (17 décembre)
              Bien-aimés frères, l'Eglise ouvre la série septénaire des noms divins, qui précède la vigile de Noël. Tous les jours, à vêpres, c'est-à-dire maintenant, elle lance par une antienne solennelle un cri vers le Messie. Aujourd'hui, l'Eglise fait entendre son premier appel au Fils de Dieu et Fils de l'homme : O SAGESSE.
LECTURE
(Sagesse 7, 15 à 8-1)
Que Dieu m'accorde de parler comme je voudrais,
et d'avoir des pensées dignes des dons que j'ai reçu, parce que c'est lui-même qui guide la Sagesse
et redresse les sages.
Car nous sommes dans sa main, nous et nos discours, toute notre intelligence et notre habileté ;
c'est lui qui m'a donné la vraie science de toutes choses,
qui m'a fait connaître l'ordonnance du monde et les vertus la le commencement, la fin et le milieu des temps,
la succession des solstices et les mutations des saisons, les cycles de l'année et les positions des astres.
la nature des animaux et les instincts des bêtes.
les pouvoirs des esprits et les pensées des hommes,
les variétés des plantes et les propriétés des racines.
Tout ce qui est caché et tout ce qui est apparent, je le connais :
car c'est la Sagesse, créatrice de toutes choses, qui me l'a enseigné.
Il y a en elle, en effet, un esprit intelligent, saint, unique, multiple, subtil,
mobile, pénétrant, pur,
clair, inoffensif, porté au bien, aigu,
libre, bienfaisant, bienveillant, stable, sûr, exempt d'inquiétude
qui peut tout, qui veille à tout,
qui pénètre tous les esprits,
les intelligents, les purs, les plus subtils.
Plus agile que tout mouvement est la Sagesse.
elle traverse et pénètre tout, grâce à sa pureté.
Elle est un souffle de la puissance de Dieu,
un rayonnement limpide de la gloire du Tout-Puissant, aussi rien de souillé ne peut s'insinuer en elle.
Elle est Lui reflet de la lumière éternelle
un miroir sans tache de l'activité de Dieu
et une image de sa bonté.
Quoique unique, elle peut tout,
immuable en elle-même, elle renouvelle toutes choses.
Elle se répand de génération en génération  dans les âmes saintes
elle en fait des amis de Dieu et des prophètes.
Car Dieu n'aime que celui qui vit avec la Sagesse !
Elle est, en effet, plus belle que le soleil
et surpasse l'ensemble des astres.
Si on la compare à la lumière du jour, on la trouve supérieure,
car à celle-ci succède la nuit,
tandis que jamais, sur la Sagesse, le mal ne prévaut.
Elle porte sa vigueur d'une extrémité du monde à l’autre
et gouverne toutes choses avec bonheur.
 
GRANDE ANTIENNE DU PREMIER NOM DIVIN
          O Sagesse, Toi qui es sortie de la bouche du Très-Haut, qui atteins d'une extrémité du monde à l'autre, et qui disposes toutes choses avec force et douceur, viens et ne tarde pas, viens nous enseigner la voie de la prudence et l'amour de ta beauté.
 
***
ANNONCE LITURGIQUE (18 décembre)
              Bien-aimés frères, l'Eglise continue la série septénaire des noms divins, qui précède la vigile de Noël. Tous les jours, à vêpres, c'est-à-dire maintenant, elle lance par une antienne solennelle un cri vers le Messie. Aujourd'hui, l'Eglise fait entendre son deuxième appel au Fils de Dieu et Fils de l'homme : O ADONAÏ.
LECTURE
(Exode 3, 1-15)
              Moïse faisait paître le troupeau de Jéthro, son beau-père, prêtres de Madian ; et il mena le troupeau derrière le désert, et vint à la montagne de Dieu, à Horeb.
L'ange du Seigneur lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d'un buisson. Moïse regarda ; et voici, le buisson était tout en feu, et le buisson ne se consumait point. Moïse dit : Je veux me détourner pour voir quelle est cette grande vision, et pourquoi le buisson ne se consume point.
Le Seigneur vit qu'il se détournait pour voir ; et Dieu l'appela du milieu du buisson, et dit : Moïse ! Moïse ! Et il répondit : Me voici ! Dieu dit : N'approche pas d'ici, ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. Et Il ajouta : Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob. Moïse se cacha le visage, car il craignait de regarder Dieu.
Le Seigneur dit : J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte, et J'ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs, car Je connais ses douleurs. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens, et pour le faire monter de ce pays dans un bon et vaste pays, dans un pays où coulent le lait et le miel, dans les lieux qu'habitent les Cananéens, les Héthiens, les Amoréens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens.
Voici, les cris d'Israël sont venus jusqu'à Moi, et J'ai vu l'oppression que leur font souffrir les Egyptiens. Maintenant, va, Je t'enverrai auprès de Pharaon, et tu feras sortir d'Égypte mon peuple, les enfants d'Israël.
Moïse dit à Dieu : Qui suis-je, pour aller vers Pharaon, et pour faire sortir d'Egypte les enfants d'Israël ?
Dieu dit : Je serai avec toi ; et ceci sera pour toi le signe que c'est Moi qui t'envoie : quand tu auras fait sortir d'Egypte le peuple, vous servirez Dieu sur cette montagne.
Moïse dit à Dieu : J'irai donc vers les enfants d'Israël, et je leur dirai : Le Dieu de vos pères m'envoie vers vous.
Mais, s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je ?
Dieu dit à Moïse : Je suis Celui qui suis. Et Il ajouta : C'est ainsi que tu répondras aux enfants d'Israël : Celui qui s'appelle « Je suis » m'a envoyé vers vous.
Dieu dit encore à Moïse : Tu parleras ainsi aux enfants d'Israël : Le Seigneur, le Dieu de vos pères, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob, m'envoie vers vous. Voilà mon nom pour l'éternité, voilà mon nom de génération en génération.
 
GRANDE ANTIENNE DU DEUXIEME NOM DIVIN
 
              O Adonaï, chef de la maison d’Israël, Toi qui apparu à Moïse dans la flamme du Buisson ardent et qui lui as donné la Loi sur le mont Sinaï, viens et ne tardes pas, viens nous racheter en étendant ton bras.
 
***
ANNONCE LITURGIQUE (19 décembre)
           Bien-aimés frères, l'Eglise continue la série septénaire des noms divins, qui précède la vigile de Noël. Tous les jours, à vêpres, c'est-à-dire maintenant, elle lance par une antienne solennelle un cri vers le Messie. Aujourd'hui, l'Eglise fait entendre son troisième appel au Fils de Dieu et Fils de l'homme : O REJETON DE JESSE.
LECTURE
(Isaïe 11, 1 à 9)
Ainsi parle le Seigneur :
Un rameau sortira du tronc de Jessé,
Et un rejeton naîtra de ses racines.
L'Esprit du Seigneur reposera sur Lui :
Esprit de sagesse et d'intelligence,
Esprit de conseil et de force,
Esprit de connaissance et de crainte du Seigneur.
Il respirera la crainte du Seigneur ;
Il ne jugera point sur l'apparence,
Il ne prononcera point sur un ouï-dire.
Mais Il jugera les pauvres avec équité,
Et Il prononcera avec droiture sur les malheureux de la terre ;
Il frappera la terre de sa parole comme d'une verge,
Et du souffle de ses lèvres Il fera mourir le méchant.
La justice sera la ceinture de ses flancs,
Et la fidélité la ceinture de ses reins.
Le loup habitera avec l'agneau,
Et la panthère se couchera avec le chevreau ;
Le veau, le lionceau, et le bétail qu'on engraisse, seront ensemble,
Et un petit enfant les conduira.
La vache et l'ourse auront un même pâturage,
Leurs petits un même gîte ;
Et le lion, comme le bœuf, mangera de la paille.
Le nourrisson s'ébattra sur l'antre de la vipère,
Et l'enfant sevré mettra sa main dans la caverne du basilic.
Il ne se fera ni tort ni dommage
Sur toute ma montagne sainte ;
Car la terre sera remplie de la connaissance du Seigneur
Comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent.
 
GRANDE ANTIENNE DU TROISEME NOM DIVIN
 
O  Rejeton de Jessé, étendard des peuples, devant lequel les rois garderont le silence, et que les nations invoqueront ; viens et ne tarde pas, viens nous libérer, ne tarde plus.
 
***
ANNONCE LITURGIQUE (20 décembre)
              Bien-aimés frères, l'Eglise continue la série septénaire des noms divins, qui précède la vigile de Noël. Tous les jours, à vêpres, c'est-à-dire maintenant, elle lance par une antienne solennelle un cri vers le Messie. Aujourd'hui, l'Eglise fait entendre son quatrième appel au Fils de Dieu et Fils de l'homme : O CLE DE DAVID.
LECTURE
(Isaïe 22, 20 à 23)
Ainsi parle le Seigneur :
En ce jour-là, J'appellerai mon serviteur Eliakim « celui que Dieu établit », fils de Hilkiya.
Je le revêtirai de ta tunique, Je le ceindrai de ta ceinture, Et Je remettrai ton pouvoir entre ses mains ;
Il sera un père pour les habitants de Jérusalem
Et pour la maison de Juda.
Je mettrai sur son épaule la clé de la maison de David : Quand il ouvrira, nul ne fermera ;
Quand il fermera, nul n'ouvrira.
Je l'enfoncerai comme un clou dans un lieu sûr,
Et il sera un siège de gloire pour la maison de son père.
 
GRANDE ANTIENNE DU QUATRIEME NOM DIVIN
 
O Clef de David et Sceptre de la maison d'Israël, qui ouvres sans que personne puisse fermer, et fermes sans que personne puisse ouvrir, viens et ne tarde pas, viens libérer le captif plongé dans les ténèbres et l'ombre de la mort.
 
 
***
ANNONCE LITURGIQUE (21 décembre)
              Bien-aimés frères, l'Eglise continue la série septénaire des noms divins, qui précède la vigile de Noël. Tous les jours, à vêpres, c'est-à-dire maintenant, elle lance par une antienne solennelle un cri vers le Messie. Aujourd'hui, l'Eglise fait entendre son cinquième appel au Fils de Dieu et Fils de l'homme : O ORIENT.
LECTURE
(Isaïe 60, 1 à 3)
Lève-toi, sois éclairée, car ta lumière arrive,
Et la gloire du Seigneur se lève sur toi.
Voici, les ténèbres couvrent la terre,
Et l'obscurité les peuples ;
Mais sur toi le Seigneur se lève,
Sur toi sa gloire apparaît.
               Des nations marchent à ta lumière
Et des rois à la clarté de tes rayons.
 
GRANDE ANTIENNE DU CINQUIEMENOM DIVIN
 
              O Orient, splendeur de la lumière éternelle et Soleil de justice, viens et ne tarde pas, viens éclairer ceux qui sont dans les ténèbres et l'ombre de la mort.
 
***
ANNONCE LITURGIQUE (22 décembre)
Bien-aimés frères, l'Eglise continue la série septénaire des noms divins, qui précède la vigile de Noël. Tous les jours, à vêpres, c'est-à-dire maintenant, elle lance par une antienne solennelle un cri vers le Messie. Aujourd'hui, l'Eglise fait entendre son sixième appel au Fils de Dieu et Fils de l'homme : O ROI DES NATIONS.
LECTURE
(Jérémie 10, 6-7)
Nul n'est semblable à toi, ô Seigneur !
Tu es grand, et ton nom est grand par ta puissance.
Qui ne Te craindrait, roi des nations ?
C'est à Toi que la crainte est due ;
Car, parmi tous les sages des nations et dans tous leurs royaumes,
Nul n'est semblable à Toi.
 
GRANDE ANTIENNE DU SIXIEME NOM DIVIN
              
              O Roi des nations, leur désiré, pierre angulaire réunissant les deux peuples, viens et ne tarde pas, viens sauver l'homme que Tu formas du limon.
 
***
ANNONCE LITURGIQUE (23 décembre)
              Bien-aimés frères, l'Eglise continue la série septénaire des noms divins, qui précède la vigile de Noël. Tous les jours, à vêpres, c'est-à-dire maintenant, elle lance par une antienne solennelle un cri vers le Messie. Aujourd'hui, l'Eglise fait entendre son septième appel au Fils de Dieu et Fils de l'homme : O EMMANUEL.
LECTURE
(Isaïe 8, 5 à 8)
Le Seigneur me parla encore, et me dit :
Parce que ce peuple a méprisé les eaux de Siloé qui coulent doucement
Et qu'il s'est réjoui au sujet de Retsin et du fils de Remalia,
Voici, le Seigneur va faire monter contre eux
Les puissantes et grandes eaux du fleuve
(Le roi d'Assyrie et toute sa gloire) ;
Il s'élèvera partout au-dessus de son lit,
Et il se répandra sur toutes ses rives ;
Il pénétrera dans Juda, il débordera et inondera,
Il atteindra jusqu'au cou.
Le déploiement de ses ailes
Remplira l'étendue de ton pays, ô Emmanuel !
 
GRANDE ANTIENNE DU SEPTIEME NOM DIVIN
 
O Emmanuel, notre Roi et notre Législateur, Attente des nations et leur Sauveur, viens et ne tarde pas, viens nous sauver, notre Seigneur et notre Dieu.


 

LES ANTIENNES PREPARATOIRES A NOËL

L’OFFICE DE VÊPRES

La liturgie occidentale, pendant l’octave qui précède Noël, glorifie les noms divins donnés au Christ, à la fin de l’office de vêpres. Dans l’office byzantin (ou dans l’Office Syriaque), elles pourraient être chantées après la bénédiction finale pour jouir de ce précieux trésor (Elles peuvent être prise aussi avant le Kourie Eleïson (Si il y a chaque jour un Qurbana)).

Les Noms

Le soir, quand les ténèbres du monde augmentent avant que resplendisse la Lumière, ils sont « un cri vers le Messie » qui est venu et qui est attendu en son second et glorieux Avènement (Dom Guéranger). La Divinité est au-delà de tout nom et les Noms divins sont « des louanges concédées à la mesure de nos capacités » (Denys l’Aréopagite).

« Ô Sagesse ! »

Le Christ est « la sagesse hypostasiée du Père », la Sagesse divine en personne. Par Lui, Dieu a tout créé (Ps. 103, 24). Jésus a manifesté la Sagesse du Père (Luc 2, 40) ; en lui « sont cachés les trésors de la Sagesse » (Col.2, 3). Mais la Sagesse resplendit tout particulièrement sur la Croix (1 Co. 1, 18-25), dans sa Résurrection et par l’envoi de l’Esprit du Père. Et « de nouveau, avec gloire, Il vient ! » (Symbole de la Foi).

« Ô Adonaï ! »

Traduit par Seigneur, il remplace l’imprononçable Nom de YHVH. Jésus est le Seigneur Dieu, qui a parlé à Abraham dans la nuit étoilée et à Moïse dans le buisson ardent, et qui s’est révélé comme Je-suis. Il est « un seul Seigneur Jésus-Christ » (Symbole).

« Ô Rejeton de Jessé ! »

« Un rejeton sortira de la souche de Jessé » (Is. 11, 1 ; 11, 10). Sa généalogie est lue en Saint-Mathieu le dimanche précédant Noël, attestant la filiation humaine historique du Fils de Dieu.

« Ô Clef de David ! »

Du Christ il est dit : « sur son épaule est la clef de la maison de David » (Is. 22, 22). Il « détient la clef de David » (Apoc. 3, 7) et dit : « Je détiens les clefs de la mort » (1, 18). Il est la Clef qui ouvre le trésor des Écritures dont Il est le Sens.

« Ô Orient ! »

Il vient de l’orient (Is.41, 25) ; et Il est l’Orient de toute connaissance. Les chrétiens prient vers l’Orient, tournés vers lui qui vient, qui se lève du royaume des ombres pour illuminer la terre.

« Ô Roi des nations ! »

« Qu’on dise parmi les nations : le Seigneur est Roi ! » (1 Ch. 16, 31 ; Ps. 95, 10). « Le Seigneur Dieu est Roi des nations » (Apoc. 15, 3) ; « Jésus Christ est le souverain des rois de la terre » (1, 5), « l’agneau est roi des rois » (17, 14), ce roi sans pouvoir de ce monde et qui règne par l’amour immolé par amour…

« Ô Emmanuel ! »

« Je serai avec toi » (Ex. 3, 12), dit le Seigneur. « Avec-toi » ou « Avec-nous » est son Nom, un refrain de l’office byzantin. Dans toute l’histoire sainte, Dieu est avec son peuple ; devenu homme, Défenseur et Consolateur, Il a pris parti pour les hommes. Il leur donne la victoire sur la peur de la mort.

« Ô Jésus ! »

Le huitième Nom divin glorifiant le Messie et Fils de Dieu est « Dieu-sauve » ou « Salut-de-Dieu ». À ce Nom, « tout genou fléchisse ! » (Phi. 3, 3). Nos Pères d’Israël ont toujours glorifié le Dieu sauveur. Devenu homme tout en demeurant Dieu, Il sauve l’humanité de l’intérieur. Par le saint Esprit l’action salvatrice de la Divinité s’est faite immanente à la création et au genre humain tout entier. Nous invoquons ce Nom sans cesse, sur nous-mêmes, nos amis, nos ennemis, et sur le monde entier que Dieu veut sauver.(Source:"Sagesse Orthodoxe)

Chacun d'entre nous a une croix à porter. Pourquoi? Puisque le Maître de notre Foi a enduré la Croix, alors nous aussi, nous aurons à l'endurer. D'un côté, la croix est douce et légère, mais d'un autre côté, elle peut aussi être amère et lourde. Cela dépend de notre propre volonté. Si nous portons la croix du Christ avec amour, alors elle sera très légère, comme une éponge ou un bouchon. Mais si nous avons une attitude négative, alors elle s'alourdira, et sera trop lourde à porter. (Ancien Ephrem de Katounakia)

Chacun d'entre nous a une croix à porter. Pourquoi? Puisque le Maître de notre Foi a enduré la Croix, alors nous aussi, nous aurons à l'endurer. D'un côté, la croix est douce et légère, mais d'un autre côté, elle peut aussi être amère et lourde. Cela dépend de notre propre volonté. Si nous portons la croix du Christ avec amour, alors elle sera très légère, comme une éponge ou un bouchon. Mais si nous avons une attitude négative, alors elle s'alourdira, et sera trop lourde à porter. (Ancien Ephrem de Katounakia)

 
Théobule
 
16/12/2015   
les enfants connectés à parole de Dieu
   
  Marcher vers la crèche - Marie et sa cousine  
   
À Nazareth, un ange est venu annoncer à Marie qu'elle allait être la mère du Sauveur attendu par les prophètes et par le peuple de Dieu.
Marie est remplie d'une joie qu'elle partage avec sa cousine Elisabeth. Elle exprime cette joie dans une prière : le Magnificat. Relisons aujourd'hui cette belle prière et réjouissons-nous avec Marie !
   
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Avec Théobule, venez découvrir :
Bonne nouvelle Bonne Nouvelle
"Marie et sa cousine Élisabeth"
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A toi la parole À toi la Parole
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Les jeux Les jeux
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Le puzzle et le coloriage de la semaine
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Pour Noël, Théobule vous propose son nouveau DVD "Une année avec Théobule".
Retrouvez sur DVD les 93 vidéos publiées sur ce site entre septembre 2014 et juin 2015. Une idée de cadeau pour vous ou pour vos proches.
J'achète le DVD "Une année avec Théobule"
Chaque semaine, les enfants retrouvent Théobule pour une nouvelle balade instructive et ludique.


Disponible sur AppStore
Théobule   L'équipe de Théobule et les frères Dominicains de la province de France.


Théobule, Couvent des Dominicains, 7 avenue Salomon 59000 Lille
theobule@retraitedanslaville.org

INVITATION:

Retenez votre soirée du mardi 22 mars à l'Hôtel de Ville de Paris !

 

La mairie de Paris accueillera les

« Voix de la Paix »

en réponse aux attentats de janvier et novembre 2015. 

 

 

"Les religions et les spiritualités souhaitent s’unir pour réaffirmer le cadre de la laïcité et oeuvrer pour le vivre-ensemble"

 

Au programme :

les temps de la réflexion (2 table-rondes), du politique avec la remise des prix en présence de la Maire de Paris et de la création musicale (détails en PJ).

 

Amitiés interculturelles

 

Marc Lebret

+ 33 6 87 79 62 89
www.carrefourdesmondesetdescultures.org

 

 

Les blessures laissées par les événements de janvier et du 13 novembre 2015 résonnent avec les fractures grandissantes de la société française.

Il est de notre devoir à tous de prendre la parole pour progresser vers plus de paix, plus de cohésion et plus de fraternité.

En France pourtant, la parole religieuse revêt une dimension particulière.

Elle est soupçonnée autant qu'attendue, rejetée et amplifiée.

Elle est souvent au cœur de crispations identitaires.

Il nous faut parler pour faire reculer le silence et l'obscurité.

Il nous appartient d'inverser la spirale de la méfiance et du repli, pour recréer les conditions de la fraternité et d'une pluralité apaisée.

Le mardi 22 mars 2016, de hauts dignitaires religieux, des intellectuels, des militants, des agnostiques se réuniront pour affirmer d'une même voix qu'ils sont avant tout français et républicains.

Contre toutes les idées reçues, ils proclameront ensemble que la laïcité constitue leur seul cadre de pensée, de pratique et de référence.

Contre tous les préjugés, ils chercheront ensemble comment les religions et leur spiritualité peuvent être plus créatives et plus enrichissantes pour retisser le lien social.

Sans faux-semblants, ils évoqueront les défis et les promesses de la spiritualité dans la République.

Ensemble, à hauteur d'hommes.

 

L'événement se déroulera en 3 temps:

*16h - 18h30 Le temps de la réflexion et du colloque autour de 2 tables rondes En présence de Leili Anvar, Jean Baubérot, Marie-Stella Boussemart, Charles Conte, Antoine Guggenheim, Delphine Horvilleur, Daniel Keller, Haïm Korsia, Jean-Paul Morley et Tareq Oubrou

*18h30 - 19h15 Le temps du politique avec remise officielle du prix « Les Voix de la Paix » en présence de Madame la Maire de Paris et d'autres personnalités 19h15

*20h15 Le temps de la création avec une cérémonie musicale inter-convictionnelle

 
(…) La Vierge Marie est en train de tisser un immense réseau de ses fils spirituels dans le monde entier pour lancer une forte offensive contre les forces du Malin, pour l’enfermer et préparer ainsi la victoire finale de son Fils divin, Jésus Christ.(…). ( Ivan Dias)

(…) La Vierge Marie est en train de tisser un immense réseau de ses fils spirituels dans le monde entier pour lancer une forte offensive contre les forces du Malin, pour l’enfermer et préparer ainsi la victoire finale de son Fils divin, Jésus Christ.(…). ( Ivan Dias)

La parole de Dieu
 
 
 
         Je fais la lumière et je crée les ténèbres.         
 
Livre d’Isaïe, chapitre 45, verset 7
 
 
 
La méditation
 
 
Ce matin, la lecture du jour a de quoi nous faire sursauter : « Je façonne la lumière et je crée les ténèbres, je fais la paix et je crée le malheur. C'est moi, le Seigneur, qui fais tout cela. »
Les spécialistes disent que ce texte est le seul de la Bible* affirmant que Dieu n'a pas seulement créé le « Shalom », c'est-à-dire l’ordre harmonieux de la création, mais aussi le malheur et le chaos.
Pourquoi le prophète Isaïe dresse-t-il un portrait de Dieu si différent de celui que nous donne Jésus ? Dire que Dieu crée à la fois la paix et le malheur peut devenir franchement ambigu.
D'après les spécialistes, Isaïe met en garde les juifs exilés à Babylone qui se laissent charmer par les sirènes des religions orientales. Celles-ci opposent un dieu créant le bien à un autre créant le mal. Devant cette façon de résoudre le problème du mal, la réponse du prophète est vigoureuse, sans nuance. Le Dieu d'Israël est l’Unique. « Il n’y a pas d'autre Dieu que moi. Je fais la lumière et je crée les ténèbres ».
Aujourd’hui, en méditant la parole de Paul, nous comprenons mieux la toute-puissance de Dieu : « Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour »**. Même les pires noirceurs de nos nuits sont dans Sa main. Il les recycle, comme on recycle les déchets. Ce mal, il le répare lui-même et en tire un bien, à condition que nous y consentions. Ce recyclage est une facette de sa toute-puissance, elle a un nom : « Miséricorde ».
 
* Avec un passage de l'Ecclésiaste
** Lettre de saint Paul aux Romains, chapitre 8, verset 28(Source:Avent dans la Ville)

 

 

ETRANGER,

 

QUI ES-TU ?

(Trésor spirituel de Saint Tikhon de Zadonck)

Celui qui quitte sa maison et sa patrie pour s’installer sur une nouvelle terre s’apprête à vivre en étranger, en voyageur de passage. Dans ce monde de calamités éloigné de la patrie céleste, le chrétien est lui aussi un étranger, un voyageur de passage. Nous n’avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous recherchons celle de l’avenir, dit le saint apôtre Paul (Hb.13,14). David aussi confesse : je suis un étranger chez Toi, un pèlerin, ainsi que tous mes pères (Ps.38,14). Et il ajoute dans sa prière : je suis un étranger sur la terre, ne me cache pas Tes commandements (Ps.118,19).

L’homme qui s’est exilé sur une terre étrangère multiplie les efforts pour atteindre le but qui a motivé cet exil. Le chrétien, appelé par la Parole de Dieu et renouvelé par le Saint Baptême en vue de la vie éternelle, multiplie aussi les efforts pour ne pas être privé de celle-ci, car elle se conquiert ou se perd en ce monde.

L’homme qui vit sur une terre étrangère agit avec crainte, car il évolue en milieu inconnu. Le chrétien aussi a peur de tout en ce monde : il se garde des esprits méchants, du péché, des illusions, des méchants et des impies.

Tous s’écartent de l’étranger et se méfient de lui, car il n’est pas des leurs. Ceux qui aiment le monde, les fils de ce siècle, s’éloignent aussi du vrai chrétien et le haïssent, car sa conduite s’oppose à la leur. Le Seigneur dit d’ailleurs : si vous étiez du monde, le monde aimerait son bien ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, puisque Mon choix vous a tirés du monde, le monde vous hait(Jn.15,19). On dit que la mer ne garde pas les cadavres, mais les rejette. Le monde inconstant, lui aussi, rejette les âmes pieuses, mortes au monde. Celui qui aime le monde est son enfant chéri, mais celui qui méprise ses convoitises illusoires est son ennemi.

L’homme de passage sur une terre étrangère ne fait pas d’acquisition : ni maison, ni jardin, ni rien de tout cela, si ce n’est le strict nécessaire pour vivre. Le vrai chrétien sait aussi que rien dans ce monde n’est immuable : il devra tout abandonner, même son propre corps. Nous n’avons rien apporté dans le monde ; de même, nous n’en pouvons rien emporter (1Tim.6,7). C’est pourquoi le vrai chrétien ne recherchera rien d’autre en ce monde que le nécessaire, suivant les paroles de l’Apôtre : lors donc que nous avons nourriture et vêtement, sachons être satisfaits (1Tim.6,8).

L’étranger retournera dans sa patrie avec des biens mobiliers, comme de l’argent ou des marchandises. Les biens mobiliers que le vrai chrétien pourra emporter avec lui dans l’autre monde sont ses bonnes oeuvres. Ce sont elles qu’il s’efforcera d’amasser ici-bas, tel un marchand qui acquiert des denrées spirituelles. C’est avec elles aussi qu’il se présentera devant le Père Céleste. A cela nous appelle le Seigneur : Amassez-vous des trésors dans le ciel : là, ni la teigne ni la rouille ne détruisent, point de voleurs qui percent et dérobent (Mt.6,20).

Les fils de ce monde se préoccupent du corps corruptible, mais les âmes pieuses se préoccupent de l’âme immortelle. Les fils de ce monde cherchent des trésors temporels et terrestres, mais les âmes pieuses aspirent aux biens éternels et célestes, que l’oeil n’a point vus, que l’oreille n’a point entendus, et qui ne sont pas montés au coeur de l’homme (1Cor.2,9). Contemplant avec l’oeil de la foi ce trésor imprenable et inconcevable, ils dédaignent toutes les richesses terrestres.

Les fils de ce monde courent derrière la gloire d’ici-bas, mais les vrais chrétiens recherchent la gloire du ciel, leur vraie patrie. Les fils de ce monde parent leur corps de précieux vêtements, mais les fils du Royaume de Dieu cherchent à parer leur âme immortelle d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience (Col.3,12). Les fils de ce siècle sont insensés et fous, ils recherchent ce qui n’a aucune valeur. Les fils du Royaume sont raisonnables et sages, ils s’intéressent à ce qui renferme la béatitude éternelle.

L’étranger s’ennuie loin de sa patrie ; le vrai chrétien s’ennuie et trouve pénible de vivre en ce monde. Pour lui, tout ici-bas n’est qu’exil, bannissement ou prison, puisqu’il est loin de sa patrie céleste. Malheur à moi car mon exil s’est prolongé, dit David (Ps.119,5) entouré du choeur des soupirs de tous les saints.

L’étranger s’ennuie sur une terre étrangère, mais il tient bon car il se souvient de ce qui motive son exil. Le vrai chrétien lui aussi s’ennuie en ce monde, mais il supportera tant que Dieu l’ordonne, gardant toujours à l’esprit le souvenir de sa patrie. Les juifs exilés à Babylone se languissaient sans cesse de Jérusalem, ils attendaient avec ferveur le retour. Les vrais chrétiens sont dans ce monde comme sur les rives de Babylone, assis à pleurer et gémir au souvenir de la Jérusalem Céleste (Ps.136). Nous sommes pleins de hardiesse et préférons quitter ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur (2Cor.5,8), dit en soupirant Saint Paul.

Les fils de ce monde s’attachent à lui comme à une patrie, un paradis, c’est pourquoi ils ne veulent pas le quitter. Mais les fils du Royaume s’éloignent de lui par le coeur, et supportent toutes sortes de tribulations pour parvenir dans leur patrie, car pour un vrai chrétien, la vie en ce monde n’est qu’une souffrance et une croix.

Quand l’étranger revient au pays, ses parents, ses voisins et ses amis se réjouissent de son retour, le saluent, lui souhaitent bienvenue. Quand le vrai chrétien termine son pèlerinage ici-bas et parvient à la patrie céleste, les anges et les saints se réjouissent de son arrivée. Quand l’étranger rentre au pays, il vit sans danger, en toute quiétude. De même le vrai chrétien parvenu dans sa patrie céleste se repose, ne craint plus, et vit dans la béatitude et l’allégresse.

Alors regarde, ô chrétien !

Notre vie ici-bas n’est rien d’autre qu’un voyage : la terre M’appartient, dit le Seigneur, et vous n’êtes pour Moi que des étrangers et des hôtes (Lev.25,23).

Notre vraie patrie n’est pas ici mais au ciel. Pour elle nous avons été créés, appelés par la Parole de Dieu, et renouvelés par le Saint Baptême.

Nous ne devons pas, compte tenu de notre vocation céleste, rechercher les biens terrestres ou nous y attacher, sauf pour le nécessaire : la nourriture, les vêtements, un toit...

Le chrétien ne doit rien désirer d’autre en ce monde que la vie éternelle : là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur (Mt.6,21).

Celui qui veut être sauvé doit détacher son coeur du monde tant que son âme n’a pas émigré vers les demeures éternelles.

Celui qui cherche la richesse ou la gloire montre qu’il a le monde et non le ciel pour patrie : il comprendra son erreur le jour de sa mort...

 

(Trésor spirituel de Saint Tikhon de Zadonck)

Celui qui quitte sa maison et sa patrie pour s’installer sur une nouvelle terre s’apprête à vivre en étranger, en voyageur de passage. Dans ce monde de calamités éloigné de la patrie céleste, le chrétien est lui aussi un étranger, un voyageur de passage. Nous n’avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous recherchons celle de l’avenir, dit le saint apôtre Paul (Hb.13,14). David aussi confesse : je suis un étranger chez Toi, un pèlerin, ainsi que tous mes pères (Ps.38,14). Et il ajoute dans sa prière : je suis un étranger sur la terre, ne me cache pas Tes commandements (Ps.118,19).

L’homme qui s’est exilé sur une terre étrangère multiplie les efforts pour atteindre le but qui a motivé cet exil. Le chrétien, appelé par la Parole de Dieu et renouvelé par le Saint Baptême en vue de la vie éternelle, multiplie aussi les efforts pour ne pas être privé de celle-ci, car elle se conquiert ou se perd en ce monde.

L’homme qui vit sur une terre étrangère agit avec crainte, car il évolue en milieu inconnu. Le chrétien aussi a peur de tout en ce monde : il se garde des esprits méchants, du péché, des illusions, des méchants et des impies.

Tous s’écartent de l’étranger et se méfient de lui, car il n’est pas des leurs. Ceux qui aiment le monde, les fils de ce siècle, s’éloignent aussi du vrai chrétien et le haïssent, car sa conduite s’oppose à la leur. Le Seigneur dit d’ailleurs : si vous étiez du monde, le monde aimerait son bien ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, puisque Mon choix vous a tirés du monde, le monde vous hait(Jn.15,19). On dit que la mer ne garde pas les cadavres, mais les rejette. Le monde inconstant, lui aussi, rejette les âmes pieuses, mortes au monde. Celui qui aime le monde est son enfant chéri, mais celui qui méprise ses convoitises illusoires est son ennemi.

L’homme de passage sur une terre étrangère ne fait pas d’acquisition : ni maison, ni jardin, ni rien de tout cela, si ce n’est le strict nécessaire pour vivre. Le vrai chrétien sait aussi que rien dans ce monde n’est immuable : il devra tout abandonner, même son propre corps. Nous n’avons rien apporté dans le monde ; de même, nous n’en pouvons rien emporter (1Tim.6,7). C’est pourquoi le vrai chrétien ne recherchera rien d’autre en ce monde que le nécessaire, suivant les paroles de l’Apôtre : lors donc que nous avons nourriture et vêtement, sachons être satisfaits (1Tim.6,8).

L’étranger retournera dans sa patrie avec des biens mobiliers, comme de l’argent ou des marchandises. Les biens mobiliers que le vrai chrétien pourra emporter avec lui dans l’autre monde sont ses bonnes oeuvres. Ce sont elles qu’il s’efforcera d’amasser ici-bas, tel un marchand qui acquiert des denrées spirituelles. C’est avec elles aussi qu’il se présentera devant le Père Céleste. A cela nous appelle le Seigneur : Amassez-vous des trésors dans le ciel : là, ni la teigne ni la rouille ne détruisent, point de voleurs qui percent et dérobent (Mt.6,20).

Les fils de ce monde se préoccupent du corps corruptible, mais les âmes pieuses se préoccupent de l’âme immortelle. Les fils de ce monde cherchent des trésors temporels et terrestres, mais les âmes pieuses aspirent aux biens éternels et célestes, que l’oeil n’a point vus, que l’oreille n’a point entendus, et qui ne sont pas montés au coeur de l’homme (1Cor.2,9). Contemplant avec l’oeil de la foi ce trésor imprenable et inconcevable, ils dédaignent toutes les richesses terrestres.

Les fils de ce monde courent derrière la gloire d’ici-bas, mais les vrais chrétiens recherchent la gloire du ciel, leur vraie patrie. Les fils de ce monde parent leur corps de précieux vêtements, mais les fils du Royaume de Dieu cherchent à parer leur âme immortelle d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience (Col.3,12). Les fils de ce siècle sont insensés et fous, ils recherchent ce qui n’a aucune valeur. Les fils du Royaume sont raisonnables et sages, ils s’intéressent à ce qui renferme la béatitude éternelle.

L’étranger s’ennuie loin de sa patrie ; le vrai chrétien s’ennuie et trouve pénible de vivre en ce monde. Pour lui, tout ici-bas n’est qu’exil, bannissement ou prison, puisqu’il est loin de sa patrie céleste. Malheur à moi car mon exil s’est prolongé, dit David (Ps.119,5) entouré du choeur des soupirs de tous les saints.

L’étranger s’ennuie sur une terre étrangère, mais il tient bon car il se souvient de ce qui motive son exil. Le vrai chrétien lui aussi s’ennuie en ce monde, mais il supportera tant que Dieu l’ordonne, gardant toujours à l’esprit le souvenir de sa patrie. Les juifs exilés à Babylone se languissaient sans cesse de Jérusalem, ils attendaient avec ferveur le retour. Les vrais chrétiens sont dans ce monde comme sur les rives de Babylone, assis à pleurer et gémir au souvenir de la Jérusalem Céleste (Ps.136). Nous sommes pleins de hardiesse et préférons quitter ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur (2Cor.5,8), dit en soupirant Saint Paul.

Les fils de ce monde s’attachent à lui comme à une patrie, un paradis, c’est pourquoi ils ne veulent pas le quitter. Mais les fils du Royaume s’éloignent de lui par le coeur, et supportent toutes sortes de tribulations pour parvenir dans leur patrie, car pour un vrai chrétien, la vie en ce monde n’est qu’une souffrance et une croix.

Quand l’étranger revient au pays, ses parents, ses voisins et ses amis se réjouissent de son retour, le saluent, lui souhaitent bienvenue. Quand le vrai chrétien termine son pèlerinage ici-bas et parvient à la patrie céleste, les anges et les saints se réjouissent de son arrivée. Quand l’étranger rentre au pays, il vit sans danger, en toute quiétude. De même le vrai chrétien parvenu dans sa patrie céleste se repose, ne craint plus, et vit dans la béatitude et l’allégresse.

Alors regarde, ô chrétien !

Notre vie ici-bas n’est rien d’autre qu’un voyage : la terre M’appartient, dit le Seigneur, et vous n’êtes pour Moi que des étrangers et des hôtes (Lev.25,23).

Notre vraie patrie n’est pas ici mais au ciel. Pour elle nous avons été créés, appelés par la Parole de Dieu, et renouvelés par le Saint Baptême.

Nous ne devons pas, compte tenu de notre vocation céleste, rechercher les biens terrestres ou nous y attacher, sauf pour le nécessaire : la nourriture, les vêtements, un toit...

Le chrétien ne doit rien désirer d’autre en ce monde que la vie éternelle : là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur (Mt.6,21).

Celui qui veut être sauvé doit détacher son coeur du monde tant que son âme n’a pas émigré vers les demeures éternelles.

Celui qui cherche la richesse ou la gloire montre qu’il a le monde et non le ciel pour patrie : il comprendra son erreur le jour de sa mort...

 

Mercredi 16 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

AVONS-NOUS "BON CARACTERE" ?

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« Saint Paul, dans sa première épître aux Corinthiens, nous décrit précisément le bon caractère, lorsqu'il fait l'éloge de la charité. A moi d'en recueillir et d'en méditer tous les traits.
"La charité, dit-il est patiente ; elle est pleine de bonté. Elle n'est point envieuse, elle n'agit pas avec témérité ; elle ne s'enfle point d'orgueil ; elle n'est pas ambitieuse, elle ne recherche pas ses propres intérêts, elle ne s'irrite pas, elle ne pense pas le mal ; elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité ; elle souffre tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout." (1)
Le bon caractère est celui qui s'inspire, dans ses pensées, dans ses paroles, dans ses démarches, de ce très pur esprit de charité. Trois traits principaux suffisent à le peindre : patient, il supporte qu'on le blesse ; délicat, il ne froisse jamais personne ; prévenant, il s'ingénie à mettre de la joie dans les cœurs. Il souffre tout, il ne donne rien à souffrir, il rend heureux.

1° Il souffre tout de tout le monde. - Il ne montre point de répugnance à converser avec les gens rustres et grossiers ; il ne s'offense point de ce qu'on n'use pas à son égard des formules de politesse auxquelles il aurait droit par son rang. Si on ne lui accorde point la place qui lui est due, il n'en fait point d'éclat ni de plainte. Lors même qu'il est l'objet d'oublis fâcheux ou de procédés indélicats, quelque émoi qu'en éprouve sa sensibilité, il réfrène sa susceptibilité et réprime tout mouvement de colère. Et non seulement il se tait devant ceux qui le froissent, mais il se garde bien de donner libre cours à son humeur devant ses amis. Il s'abstient même de mal penser : il trouve des excuses ; sa bienveillance n'est point altérée par les souffrances spontanées de son amour-propre. Aussi, ce n'est point lui qu'on voit bouder les gens qui lui ont même gravement manqué : il les recherche plutôt, il leur sourit, il leur est bon, jusqu'à ce qu'il sente que sa blessure est guérie. A plus forte raison ne va-t-il point les décrier, répandre de perfides insinuations sur leur compte, miner sourdement à leur honneur ou leur influence. S'il apprend que des ennemis attaquent sa réputation, rabaissent son talent ou sa fortune, ou préparent la ruine de ses œuvres, il ne s'abandonne point à la colère, il ne rend point le mal pour le mal, il ne forme même pas de mauvais souhaits pour ses calomniateurs : fort de la conscience d'avoir bien agi, plein d'espoir dans le succès final de la charité patiente, il continue de travailler activement dans le silence, et il compte sur Dieu pour la défense de sa cause. De ce qu'il supporte le mal qu'on lui fait, il n'en résulte pas qu'il s'abat, ni qu'il se résigne à ne plus accomplir son devoir de vivre, ni même qu'il se laisse impunément fouler aux pieds. La patience n'est pas une vertu qui mène au néant ; gardant la gaieté et l'espérance dans l'épreuve, le bon caractère agit quand même ; si les mauvais traitements ne le tirent pas de son calme, ils ne le brisent pas non plus ; il a sa fierté, et il poursuit son chemin ; dans l'occasion, il se défend lui-même, mais sans attaquer personne. »


1. I Cor. CIII, 4-7.

(A suivre demain)

J. GuibertRetraite spirituelle, Treizième méditation (III), Paris, Librairie Vve Ch. Poussielgue, 1909.

Mercredi 16 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

ÉCOLOGIE ET THÉOLOGIE

La dégradation –Coucher de soleil

« Au cours des trois décennies, le monde a été témoin d’une dégradation écologique alarmante, d’un échec croissant dans la mise en œuvre des mesures environnementales et d’un écart toujours grandissant entre les riches et les pauvres […] La réponse à ces problèmes urgents n’est pas seulement d’ordre politique ou économique. Elle est fondamentalement d’ordre spirituel et moral […]

Engagement spirituel

Notre conviction profonde  est que la spiritualité et l’éthique, lorsqu’elles se désengagent du monde créé qui nous est extérieur, se désengagent également du mystère intérieur. La théologie et l’Église doivent s’attaquer aux racines du problème écologique, ce qui exige à la fois de la compassion et du sacrifice, et de cesser d’ignorer les pauvres qui sont le reflet le plus manifeste de l’être même de Dieu […] ; il s’agit de discerner notre vocation au service de la mission de l’Église dans le futur. Par des liens mystérieux que nous ne comprenons pas toujours (et que parfois nous choisissons d’ignorer), la terre nous rappelle notre vocation à être humbles et sensibles. Nous serons jugés, croyons-nous, sur la tendresse et la délicatesse que nous manifestons envers la nature, car elles reflètent  la manière dont nous prions Dieu et traitons les êtres humains.

L’humble Terre

La voie de l’humilité est de marcher avec légèreté et douceur. C’est l’humilité qui nous relie les uns aux autres, tandis que l’orgueil nous sépare des autres et de la Terre. Celle-ci a l’humilité et le pouvoir de nous guérir tous, si seulement nous lui permettons de survivre […] Notre péché réside en notre refus obstiné, en tant qu’êtres humains, de recevoir le monde comme un don de réconciliation avec la planète et comme un sacrement de communion avec le reste de l’humanité. Ainsi la crise à laquelle nous sommes confrontés concerne moins l’environnement lui-même que la façon dont nous envisageons et imaginons le monde […] Nous traitons notre planète de façon inhumaine et impie parce que nous refusons de la considérer comme un don reçu en héritage […]

La beauté de la Création

Avant de pouvoir commencer à agir de manière responsable, nous sommes appelés à nous tenir paisibles et à voir la merveille de Dieu dans la beauté de la création. Les théologiens cherchent souvent des réponses métaphysiques aux problèmes contemporains. La vérité est que nous avons besoin de plus de poésie en théologie et dans l’Église. Nous devons apprendre à discerner l’étincelle divine en toute chose. Souvenons-nous des mots du psalmiste : ‘Tout être vivant chante la louange du Seigneur.’ Tout est rempli de la vie de l’Esprit. Le monde entier est ‘un buisson brûlant des énergies divines’ (saint Grégoire Palamas).

Le sens liturgique

Deux mystiques du septième siècle décrivent avec éloquence cette relation entre la nature, l’humanité et Dieu en termes de liturgie et de miséricorde. Saint Maxime le Confesseur parlait de célébrer une ‘liturgie cosmique’, le monde étant à ses yeux un magnifique autel sur lequel les humains rendent gloire et action de grâces. Et Abba Isaac le Syrien écrivait sur la nécessité ‘d’acquérir un cœur miséricordieux, brûlant d’amour pour l’ensemble de la création : les humains, les oiseaux, les bêtes des champs.’

Si nous sommes coupables d’un gaspillage effroyable dans notre monde, c’est peut-être parce que nous avons perdu ce sens de la liturgie et cette spiritualité de la compassion. Nous avons l’obligation morale de redécouvrir cette approche : ‘dans le monde’, ‘du monde’ et ‘pour la vie du monde’[…] ». (Les cahiers de Saint-Lambert, printemps 2009, p. 64).

(Bartholomée I de Constantinople, message à l’ouverture du colloque « l’avenir de la terre », le 27 janvier 2009 à Paris)

Ô Mère des hommes et des peuples, aide - nous à vaincre la menace du mal qui s'enracine si facilement dans le coeur des hommes d'aujourd'hui et qui, avec ses effets incommensurable pèse déjà sur la vie actuelle et semble fermer les voies vers l'avenir O Marie, Mère de Miséricorde, priez pour nous qui avons recours à vous Amîn

Ô Mère des hommes et des peuples, aide - nous à vaincre la menace du mal qui s'enracine si facilement dans le coeur des hommes d'aujourd'hui et qui, avec ses effets incommensurable pèse déjà sur la vie actuelle et semble fermer les voies vers l'avenir O Marie, Mère de Miséricorde, priez pour nous qui avons recours à vous Amîn

« Culture de mort » :

 

L'EI se met à exécuter les enfants trisomiques

Un juge de Daech faisant appliquer la charia a donné l'autorisation à ses membres de tuer les nouveaux-nés et les bambins atteints de trisomie ou de handicap.

 

Le groupe Etat islamique a émis une fatwa donnant l'autorisation à ses militants d'exécuter les enfants atteints de trisomie ou d'un handicap, rapporte le «Daily Mail». Plus de 38 enfants âgés entre une semaine et 3 mois et atteints de malformations ou de trisomie ont déjà été tués par injection létale ou par étouffement, assure le groupe activiste irakien Mosul Eye.

Vidéo à l'appui, l'organisation explique que les exécutions sont survenues dans les bastions de l'EI en Syrie et à Mossoul (nord de l'Irak). La plupart des bambins tués étaient le fruit d'une union entre des combattants étrangers et des femmes syriennes ou irakiennes. Mosul Eye ajoute que cette fatwa a été émise par un juge du groupe EI faisant appliquer la charia. Un Saoudien nommé Abu Said Aljazrawi.

«En enregistrant (...) les décès d'enfants (...), nous avons appris que le Conseil de la charia de l'EI avait émis une fatwa autorisant ses membres à tuer les nouveaux-nés atteints de trisomie ou de malformations congénitales ainsi que les enfants handicapés», écrit l'organisation. Cette pratique, si elle était confirmée, rappelle celle des nazis, qui supprimaient les enfants handicapés parce qu'ils représentaient «un fardeau pour l'Etat». Au moins 5000 personnes de moins de 16 ans avaient été exécutés sous le gouvernement d'Adolf Hitler.

  • Source : http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/11818933

 

Les délégués du "Dialogue Iislamo-Catholique-Orthodoxe" avec Sa Sainteté le Catholicos , Basilic Mar Dayara Njaliyakuzhy, Kottayam le 15/12/15

 

 

 
Photo de Sobin Chacko.

 

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Situation des chrétiens en Irak

L’Aide à l’Église en détresse, SOS Chrétiens d’Orient et l’ECLJ ont été autorisés par la Cour européenne des droits de l’homme à témoigner de la situation des chrétiens en Irak, à l’occasion d’une affaire introduite par un couple d’irakiens catholiques contestant à Strasbourg le refus des autorités suédoises de leur accorder l’asile.

La Cour européenne doit juger si la situation en Irak permet ou non le renvoi de ce couple dans leur pays d’origine.

Pour éclairer la Cour, l’ECLJ s’est associé à deux organisations de terrain, l’Aide à l’Eglise en Détresse et SOS Chrétiens d’Orient, afin d’apporter des informations et témoignages récents et concrets, rendant compte de la complexité des situations locales. L’Aide à l’Eglise en Détresse et SOS Chrétiens d’Orient œuvrent en soutien aux communautés chrétiennes persécutées, afin notamment de les aider à demeurer dans leur pays.

Dans le mémoire remis à la Cour, ces organisations rappellent le véritable exode des chrétiens dans ce pays dont ils constituaient 10% de la population il y a encore deux décennies. Depuis, ils ont été chassés par les attentats, les persécutions et surtout aujourd’hui par l’organisation de « l’État islamique ». Il ne reste tout simplement plus de chrétiens à Mossoul et depuis des années, des attentats meurtriers parsèment la vie des derniers chrétiens dans l’ensemble du pays.

Le mémoire contient aussi six témoignages récents de chrétiens vivants en Irak : ils racontent comment leur vie a été bouleversée, comment ils ont perdus des proches et leurs biens matériels, comment ils ont dû fuir devant l’avancée de l’islam radical, et comment l’Église constitue leur principal et ultime soutien.

 

L’ECLJ espère que ces observations permettront à la Cour de prendre la juste mesure de l’ampleur du désastre que vit ce pays et des conditions de vie des chrétiens qui y demeurent encore grâce notamment à l’aide d’organisations comme l’Aide à l’Eglise en Détresse et SOS Chrétiens d’Orient.

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Thérapie post-traumatique pour les rescapés de DAECH ?

 

Les massacres perpétrés par Daech ces dernières années dans le nord de l’Irak ont laissé dans leur sillage une population profondément traumatisée. Les besoins des rescapés sont tels que les organisations déploient des trésors d’inventivité pour y répondre.

“Je connais des septuagénaires qui ne dorment plus, des femmes qui ont peur lorsqu’un homme leur demande si ça va, et un enfant de moins de six ans qui m’a raconté comment ses parents avaient été tués”, explique Salah Ahmad, un psychologue kurde installé en Allemagne qui dirige la Jiyan Foundation for Human Rights.

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M. Ahmad a fondé cette organisation en 2005 pour venir en aide aux victimes de la torture sous le régime de Saddam Hussein. Le groupe apporte aujourd’hui son aide, tant médicale que psychologique, sur tout le territoire kurde semi-autonome du nord de l’Irak. “Des millions de personnes souffrent de traumatismes dans notre pays et nous ne pouvons toutes les prendre en charge”, nous dit-il.

En collaboration avec la Free Yezidi Foundation, association à but non lucratif créée en août dernier pour informer l’opinion des massacres dont est victime la minorité yézidie en Irak et soutenir ses rescapés, la Jiyan Foundation cherche à mettre en œuvre une nouvelle forme de thérapie pour traiter le traumatisme dans une région dévastée par la brutalité de Daech.

Début novembre, un groupe d’experts internationaux s’est rendu à Souleimaniye, en Irak, pour former une équipe de trente psychothérapeutes de la Jiyan Foundation et d’autres organisations à but non lucratif. Ils leur ont expliqué les bases d’une thérapie relativement nouvelle du traumatisme, la “désensibilisation et reprogrammation par mouvement des yeux” (EMDR en anglais).

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Des centaines de femmes et d’enfants yézidis sont encore portés disparus après le massacre perpétré l’an dernier par Daech. (Seivan M.Salim/ASSOCIATED PRESS)

“Nous avons affaire à une population déjà fortement traumatisée, qui souffre d’un manque réel de soins. Si l’on y ajoute Daech et son génocide des yézidis, nous sommes confrontés à un nombre extrêmement élevé de personnes traumatisées, et nous ne disposons pas des ressources nécessaires pour y faire face”, explique Derek Farrell, un psychologue britannique qui donne des conférences à l’université de Worcester au Royaume-Uni. C’est lui qui a piloté le premier stage de six jours à Souleimaniye.

En avril 2016, M. Farrell, qui est membre du conseil d’administration de la Free Yezidi Foundation, encadrera une seconde formation d’EMDR portant sur la gestion de situations plus complexes, après quoi il assurera le suivi des stagiaires par Skype.

L’EMDR, conçu par la psychologue américaine Francine Saphiro en 1987, consiste à soumettre les patients à une “stimulation bilatérale” pendant qu’ils évoquent leurs traumatismes. Les thérapeutes demandent habituellement à leurs patients de tourner les yeux d’un côté, puis de l’autre, offrent des stimulations auditives et visuelles, et donnent de petites tapes du côté gauche et droit du corps.

Les spécialistes estiment que cette méthode permet de déclencher la capacité du cerveau à gérer le traumatisme à travers une “désensibilisation” et un “retraitement” des émotions. En d’autres termes, il s’agit, en établissant de nouvelles connexions mentales, d’affaiblir le traumatisme du souvenir.

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Des membres de l’armée kurde fouillent une fosse commune dont ils affirment qu’elle contient les restes de plus de 50 Yézidis tués par Daech à Sinjar, en Irak. Ils ont découvert au moins six charniers dans les environs. (John Moore/Getty Images)

Pour ses adeptes, l’EMDR est particulièrement adaptée aux crises humanitaires telles que les catastrophes naturelles et les guerres, au cours desquelles des populations entières de réfugiés sont obligées de gérer leurs traumatismes. Ils soutiennent qu’en plus du fait d’être rapide et de n’engendrer aucun travail de longue haleine, à l’inverse d’une thérapie comportementale cognitive, elle peut être pratiquée en groupe sans que les participants doivent exposer leur expérience en détail.

“L’EMDR est très efficace dans la mesure où la durée des séances se compte en jours plutôt qu’en mois”, indique Rolf Carriere, économiste du développement et membre du conseil d’administration de la Free Yezidi Foundation. “C’est aussi un traitement mieux adapté, culturellement parlant”, ajoute-t-il, car les patients n’ont pas de besoin de raconter les expériences traumatisantes, mais aussi socialement stigmatisantes, qu’ils ont subies, comme la violence sexuelle.

Plus d’un an après l’invasion de régions entières d’Irak et de Syrie -occupées après le massacre de milliers de personnes, et l’asservissement de centaines de femmes et d’enfants yézidis-, l’Occident n’a pas encore pris la pleine mesure des atrocités commises par Daech. Pour l’organisation terroriste, les Yézidis, membres d’une ancienne communauté religieuse, "vouent un culte à Satan".

À la suite de leur reconquête du bastion yézidi de Sinjar, le mois dernier, les Kurdes ont découvert six charniers contenant des centaines de corps. Les femmes qui ont été libérées parlent de viols et de torture, et on est encore sans nouvelles de centaines de personnes.

Alors qu’il y a aujourd’hui plus d’un million de réfugiés dans le Kurdistan irakien, les dernières statistiques de l’Organisation mondiale de la santé, en date de 2011, ne font état que d’un psychiatre pour 400 000 personnes sur la totalité du territoire irakien.

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Les Yézidis ont puisé leur croyance ancestrale dans un zoroastrisme enrichi d’apports islamiques, chrétiens et judaïques. (Seivan M.Salim/ASSOCIATED PRESS)

Ceux qui souhaitent entamer une thérapie sont aussi fortement stigmatisés, remarque M. Ahmad. Très peu de femmes exercent dans ce domaine, alors que les victimes de viol se tournent de préférence vers les femmes psychothérapeutes.

Après avoir vu l’EMDR à l’œuvre en Allemagne, M. Ahmad s’est dit qu’il pouvait aider les Irakiens. Mais elle suscite des réserves en raison de sa nouveauté relative, et de ses méthodes apparemment non conventionnelles.

“Il a fallu un moment avant que l’EMDR soit accepté, mais après un quart de siècle, il existe désormais suffisamment de preuves issues de plus de vingt essais cliniques", souligne Louise Maxfield, psychologue et rédactrice du Journal of EMDR Practice and Research. En 2013, l’OMS a reconnu que le traitement était efficace contre le traumatisme.

Elle a pourtant ses limites. “Il n’existe pas de thérapie universelle. […] Certaines personnes n’y sont pas réceptives", ajoute-t-elle. "D’autres traitements reposent sur un réveil du traumatisme, au cours duquel de fortes réactions sont à craindre, bien que la gestion de telles situations soit prévue dans les traitements en question.”

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Des dizaines de milliers de Yézidis ont dû fuir l’avancée de Daech l’an dernier. (ASSOCIATED PRESS)

Bien qu’il soit encore trop tôt pour mesurer le succès de l’EMDR dans le Kurdistan irakien, l’espoir (prudent) est de mise pour Pari Ibrahim, fondateur de la Free Yezidi Foundation.

“La formation va mettre à la disposition de ces praticiens un nouvel outil leur permettant de prendre en charge non seulement les Yézidis, mais aussi tous ceux qui ont besoin d’aide. Le traumatisme, extrêmement profond, va nécessiter un traitement de longue durée. Pour être mené à bien, il demandera beaucoup de temps et d’argent pour planifier les actions et former les gens.”

Selon M. Farrell, il faudra probablement huit à dix ans pour que le nord de l’Irak soit capable de gérer ses traumatismes. "L’EMDR n’est pas une solution miracle", a-t-il prévenu.

Il a déjà contribué à l’introduction de cette thérapie EMDR au Pakistan, lors du séisme de 2005, à la suite duquel le maigre secteur de la santé mentale s’est retrouvé débordé. Aujourd’hui, les thérapeutes EMDR pakistanais sont pratiquement autonomes et viennent en aide aux pays voisins comme le Népal et la Birmanie.

Pour M. Ahmad, au vu des bénéfices que pourront en retirer les rescapés des violences de Daech, et la région dans son ensemble, l’investissement en vaut la peine. “Si l’on aide un individu à retrouver la paix, sa famille en bénéficiera. Et si les familles sont en paix, il en va de même pour la société, et donc pour le pays”, conclut-il.

SOURCE: LHuffington Post

 (Cet article, publié à l’origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Catherine Biros pour Fast for Word.)

 

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Le démontage de la statue

 

de Jean-Paul II à

 

PLOERMEL est annulé

15 décembre 2015 à 14h01/ Guillaume Frouin /

 

Comme le lui avait préconisé le rapporteur public le 24 novembre, la cour administrative d'appel de Nantes a annulé mardi le jugement du tribunal administratif de Rennes qui avait ordonné en avril dernier à la ville de Ploërmel de démonter sa statue monumentale de l'ancien pape Jean-Paul II. Les juges rennais avaient été saisis par la Fédération de la Libre Pensée, une association de "défense de la liberté de conscience", et par Raymonde Protin et Gilles Kerouédan, deux habitants de la commune. Ils avaient alors annulé le "refus implicite" de la mairie de retirer cette statue de 7,50 m de haut, et l'avaient enjoint de s'exécuter sous six mois.  Mais leurs homologues nantais ont considéré que la requête aurait dû viser la délibération initiale du conseil municipal de Ploërmel, autorisant en 2006 l'installation de la statue, et non le "refus implicite" du maire de l'enlever.  "La Cour a estimé que les demandes (...) tendaient implicitement mais nécessairement à l'abrogation de la délibération du conseil municipal (...), devenue définitive", estime la juridiction dans un communiqué de presse. "Elle a donc jugé que la méconnaissance des dispositions (...) de la loi de 1905, qui affectait la délibération dès son origine, ne pouvait être invoquée pour contester la légalité des décisions refusant de procéder à l'abrogation de celle-ci."  "Hommage à l'homme d'Etat" Les juges nantais, dont les motivations précises devraient être connues sous 48 heures, semblent ainsi rejoindre l'avis de leur rapporteur public : sur le fond, il n'avait rien trouvé à redire sur le caractère "illégal" de cette statue de Jean-Paul II, qui avait été offerte à l'époque par le sculpteur russe de renommée internationale Zourab Tsereteli. Entourée d'une arche surmontée d'une croix latine, elle avait été installée sur une place au nom de l'ancien pape.  La loi de 1905, sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, interdit en effet aux communes d'édifier des emblèmes religieux à des endroits autres que les lieux de culte, les cimetières, les musées ou les expositions. "Quand bien même cette statue serait une oeuvre d'art, la place Jean-Paul-II n'est pas un musée ou un lieu d'exposition", avait commenté le rapporteur public à l'audience, pour qui "l'intérêt touristique" ou "le passé religieux de Ploërmel" ne change en rien la donne.  "Cette statue avait vocation à rendre hommage à l'homme d'Etat qu'était Jean-Paul II, et s'insère parfaitement dans la tradition locale de Ploërmel", avait maintenu pour sa part à l'audience l'avocate de la commune, Me Catherine Logéat.  "Mes clients n'ont absolument rien contre la statue de Jean-Paul II, qui n'a rien de répréhensible : c'est la croix qui pose problème", avait répliqué Me Aline Vérité, l'avocate de la Fédération de la Libre Pensée. "A Paris, une copie de cette statue a été installée derrière Notre-Dame-de-Paris, et là-bas, ils ont eu l'intelligence d'enlever l'arche et la croix."  L'avocate avait ainsi annoncé, sitôt la fin de l'audience, que ses clients contesteraient devant le Conseil d'Etat la décision de la cour administrative d'appel de Nantes, si celle-ci venait à suivre les conclusions de son rapporteur public. Imprimer Envoyer 

SOURCE : © Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/local/editions/AU/ploermel-le-demontage-de-la-statue-de-jean-paul-ii-bel-et-bien-annule-15-12-2015-10889563.php

Le 14 Juillet,PRIÈRES POUR LA FRANCE en l'honneur des Martyrs de la Révolution:

 

 

PRIÈRES POUR LA FRANCE en l'honneur des Martyrs

de la Révolution:

Je vous propose la prière suivante pour notre Pays:

Seigneur Jésus, Ô Christ notre Dieu, Vous qui êtes venu, non pour juger le monde, mais pour le sauver; Vous qui êtes monté librement sur la Croix pour tous les humains;
Vous qui, dans Votre amour ineffable et Vôtre indicible compassion, veillez au bien et au libre salut de chacun;
Vous qui êtes invisiblement présent dans ce monde qui Vous appartient et dans notre pays par le Corps de Votre sainte Eglise, acceptez les prières de supplication et de louange que nous Vous adressons pour notre patrie la France, justement mais cruellement éprouvée.

Seigneur Jésus Christ notre Dieu, par les prières et la protection de Votre Mère toute pure et immaculée, du saint archange Michel, Protecteur de la France, des saints de notre pays, en particulier de notre mère parmi les saints Marie Madeleine "Egale-aux-apôtres" dont les reliques sanctifient notre sol, de son disciple saint Maximin, de saint Lazare Votre ami, des saints Jean Cassien et Victor de Marseille, Martin de Tours, Irénée de Lyon, Hilaire de Poitiers, Germain d’Auxerre, Germain de Paris; de saint Cloud, sainte Geneviève et sainte Radegonde et de tous les saints moines et moniales de notre pays; des saints et victorieux martyrs Pothin et Blandine de Lyon et de tous les saints martyrs de France : 
Eclairez, inspirez, convertissez et sauvez notre patrie la France, ceux qui la gouvernent ainsi que chacun des membres de son peuple.

A nous qui Vous supplions dans la vraie Foi, accordez la grâce du non-jugement, la conscience libre, la force du saint Esprit pour témoigner de Votre vérité dans la paix qui vient de Vous.

Accordez-nous la grâce de voir nos propres fautes et d’accueillir Votre pardon.

Donnez-nous de Vous glorifier et de Vous célébrer pour la bienveillance que Vous manifestez à notre pays, à ceux qui le gouvernent et à tout son peuple.

Inspirez-nous de Vous célébrer en premier lieu pour la révélation que Vous avez donnée de Vous-même à nos Pères par la prédications de ces aînés dans la Foi qui sont venu d'Orient pour ensemencer notre terre de l'Evangile de vérité, d'amour et de paix et à ceux qui, en conséquence peuvent en ces jours, sur cette même terre bénie de France, vous confesser avec Votre Père coéternel et Votre très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amîn!

 

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« Vous avez le droit d’exiger qu’on vous montre la Crèche."

Publiée le 23-12-2014

Nous sommes en 1940, en Allemagne, dans un camp de prisonniers français.

Des prêtres prisonniers demandent à Jean-Paul Sartre, prisonnier depuis quelques mois avec eux, de rédiger une petite méditation pour la veillée de Noël. Sartre, l’athée, accepte. Et offre à ses condisciples ces quelques lignes magnifiques. Comment douter que la grâce soit venu le visiter à ce moment là, même si le philosophe s’en défend ?

 

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« Vous avez le droit d’exiger qu’on vous montre la Crèche. La voici. Voici la Vierge, voici Joseph et voici l’Enfant Jésus. L’artiste a mis tout son amour dans ce dessin, vous le trouverez peut-être naïf, mais écoutez. Vous n’avez qu’à fermer les yeux pour m’entendre et je vous dirai comment je les vois au-dedans de moi.

La Vierge est pâle et elle regarde l’enfant. Ce qu’il faudrait peindre sur son visage, c’est un émerveillement anxieux, qui n’apparut qu’une seule fois sur une figure humaine, car le Christ est son enfant, la chair de sa chair et le fruit de ses entrailles. Elle l’a porté neuf mois. Elle lui donna le sein et son lait deviendra le sang de Dieu. Elle le serre dans ses bras et elle dit : « mon petit » !

Mais à d’autres moments, elle demeure toute interdite et elle pense : « Dieu est là », et elle se sent prise d’une crainte religieuse pour ce Dieu muet, pour cet enfant, parce que toutes les mères sont ainsi arrêtées par moment, par ce fragment de leur chair qu’est leur enfant, et elles se sentent en exil devant cette vie neuve qu’on a faite avec leur vie et qu’habitent les pensées étrangères.

Mais aucun n’a été plus cruellement et plus rapidement arraché à sa mère, car Il est Dieu et Il dépasse de tous côtés ce qu’elle peut imaginer. Et c’est une rude épreuve pour une mère d’avoir crainte de soi et de sa condition humaine devant son fils. Mais je pense qu’il y a aussi d’autres moments rapides et glissants où elle sent à la fois que le Christ est son fils, son petit à elle et qu’il est Dieu. Elle le regarde et elle pense : « ce Dieu est mon enfant ! Cette chair divine est ma chair, Il est fait de moi, Il a mes yeux et cette forme de bouche, c’est la forme de la mienne. Il me ressemble, Il est Dieu et Il me ressemble ».

Et aucune femme n’a eu de la sorte son Dieu pour elle seule. Un Dieu tout petit qu’on peut prendre dans ses bras et couvrir de baisers, un Dieu tout chaud qui sourit et qui respire, un Dieu qu’on peut toucher et qui vit, et c’est dans ces moments là que je peindrais Marie si j’étais peintre, et j’essayerais de rendre l’air de hardiesse tendre et de timidité avec lequel elle avance le doigt pour toucher la douce petite peau de cet enfant Dieu dont elle sent sur les genoux le poids tiède, et qui lui sourit. Et voilà pour Jésus et pour la Vierge Marie.

Et Joseph. Joseph ? Je ne le peindrais pas. Je ne montrerais qu’une ombre au fond de la grange et aux yeux brillants, car je ne sais que dire de Joseph. Et Joseph ne sait que dire de lui-même. Il adore et il est heureux d’adorer. Il se sent un peu en exil. Je crois qu’il souffre sans se l’avouer. Il souffre parce qu’il voit combien la femme qu’il aime ressemble à Dieu. Combien déjà elle est du côté de Dieu. Car Dieu est venu dans l’intimité de cette famille. Joseph et Marie sont séparés pour toujours par cet incendie de clarté, et toute la vie de Joseph, j’imagine, sera d’apprendre à accepter. Joseph ne sait que dire de lui-même : il adore et il est heureux d’adorer ».

Preuve que le texte dérange les partisans de Sartre, sa compagne Simone de Beauvoir, essayera de réfuter l’origine de ce texte. Mais Sartre confirmera en être l’auteur, en 1962, dans la note suivante : « si j’ai pris mon sujet dans la mythologie du Christianisme, cela ne signifie pas que la direction de ma pensée ait changé, fût-ce un moment pendant la captivité. Il s’agissait simplement, d’accord avec les prêtres prisonniers, de trouver un sujet qui pût réaliser, ce soir de Noël, l’union la plus large des chrétiens et des incroyants ».

 

[Extrait de « Baronia ou le Fils du tonnerre », le texte se trouve intégralement dans l’ouvrage Les écrits de Sartre de M. Contat et M. Rybalka, NRF 1970].

Mercredi 16 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 7,18b-23.

En ce temps-là, Jean le Baptiste appela deux de ses disciples
et les envoya demander au Seigneur : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
Arrivés près de Jésus, ils lui dirent : « Jean le Baptiste nous a envoyés te demander : Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
À cette heure-là, Jésus guérit beaucoup de gens de leurs maladies, de leurs infirmités et des esprits mauvais dont ils étaient affligés, et à beaucoup d’aveugles, il accorda de voir.
Puis il répondit aux envoyés : « Allez annoncer à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle.
Heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! »

Mercredi 16 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Par Saint Ambroise

(v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église 
Commentaire sur l'évangile de Luc, 5, 99-102 ; SC 45 (trad. cf SC p. 220) 

 

« Es-tu celui qui doit venir ? »

 

            Le Seigneur, sachant que sans l'Évangile personne ne peut avoir une foi plénière — car si la Bible commence par l'Ancien Testament, c'est dans le Nouveau qu'elle s'accomplit — n'éclaire pas les questions qu'on lui pose sur lui-même par des paroles, mais par ses actes.

« Allez, dit-il, rapportez à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les sourds entendent, les lépreux sont purifiés, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. »

Ce témoignage est complet car c'est de lui qu'on avait prophétisé :

« Le Seigneur délie les enchaînés ; le Seigneur rend la vue aux aveugles ; le Seigneur redresse les courbés... Le Seigneur règne pour les siècles »

(Ps 145,7s).

Ce sont les marques d'un pouvoir non pas humain mais divin... 


            Pourtant ce ne sont encore là que les moindres exemples du témoignage apporté par le Christ.

Ce qui fonde la plénitude de la foi, c'est la croix du Seigneur, sa mort, son ensevelissement.

Et c'est pourquoi, après la réponse que nous avons citée, il dit encore :

« Heureux celui qui ne tombera pas à cause de moi ».

En effet, la croix pouvait provoquer la chute des élus eux-mêmes, mais il n'y a pas de témoignage plus grand d'une personne divine, rien qui paraisse davantage dépasser les forces humaines, que cette offrande d'un seul pour le monde entier.

Seulement par cela le Seigneur se révèle pleinement.

D'ailleurs, c'est ainsi que Jean l'a désigné :

« Voici l'Agneau de Dieu ; voici celui qui enlève le péché du monde »

(Jn 1,29).




 

Mercredi 16 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

Ne restez pas seul pour les Fêtes de la Nativité ! 

Do not stay alone for the holidays of the Nativity!


Si vous n'êtes pas en famille, retrouvez-vous,en communion avec

les Chrétiens d'Orient,

avec vos frères Chrétiens Syro Orthodoxes francophones de St

Thomas (Mar Thoma)* en France pour fêter Noël!

 

If you are not a family, you find yourself in communion with

Eastern Christians,

with your brothers of the French speaking Syrian Orthodox Church of St

Thomas (Mar Thoma) * in France to celebrate Christmas!





Si vous avez peu de moyens pour fêter décemment Noël en famille,

grâce au partagec'est possible ! Venez fêter la Nativité

au Monastère en famille !

 

If you have few resources to decently celebrate Christmas with family,

through shared it's possible! Come celebrate the Nativity

Monastery family!





(Pour ceux qui doivent loger, Inscriptions closes le 20 Décembre)

(For those who need housing, Registration closed on 20 December)

 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

Programme:

*Jeudi 24 Décembre. Nativité de Notre-Seigneur
18h, réveillon avec les fidèles familiers. Veillée de Noël (Plusieurs Baptêmes et Chrismations), Bénédiction du Feu nouveau et Procession de l’Enfant-Jésus à l’Eglise.Messe de minuit.

 

* Thursday, December 24. Nativity of Our Lord
18h Eve familiar with the faithful. Christmas Eve (Several Baptisms and Chrismations), Blessing of the New Fire and Procession of the Infant Jesus to the Church. Midnight Mass.




*Vendredi 25, Nativité de Notre-Seigneur
Messe du jour à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

* Friday 25, Nativity of Our Lord
Mass of the day at 10.30, fraternal meal and the faithful reception from 13:30 to 17:30.




*Samedi 26 Décembre, Fête des « Félicitations à la Mère de Dieu »
Messe en l’honneur de « la Toute Pure et Immaculée Mère du Verbe-Dieu » à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30

 

* Saturday, December 26, Feast of "Congratulations to the Mother of God"
Mass in honor of "All Pure and Immaculate Mother of the Word-God" at 10:30, fraternal meal and the faithful reception from 13:30 to 17:30



VEILLEE POUR LA VIE dans la nuit du 26 au 27

VIGIL FOR LIFE on the night of 26 to 27

*Dimanche 27 Décembre, Fête des « Saints Innocents »
Messe en l’honneur pour les enfants à naître et les victimes de l’avortement à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30

 

* Sunday, December 27, day of the "Holy Innocents"
Mass in honor to unborn children and victims of abortion at 10:30 fraternal meal and the faithful reception from 13:30 to 17:30

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

 

*l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

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