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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 06:19
"God saves you from the blindness of sin and opens your eyes to the light." Amin! "Let him put in your hearts the same joy and take you as messengers of the Good News. "Amin! "Let it give you peace, it takes you in his benevolence, which you now united to the Church of heaven. "Amin /  « Que Dieu vous sauve de l'aveuglement du péché et qu'il ouvre vos yeux à la lumière.» Amîn !  « Qu'il mette en vos cœurs cette même joie et vous prenne comme messagers de la Bonne Nouvelle. » Amîn !  « Qu'il vous donne sa paix, qu'il vous tienne en sa bienveillance, qu'il vous unisse dès maintenant à l'Eglise du ciel. » Amîn

"God saves you from the blindness of sin and opens your eyes to the light." Amin! "Let him put in your hearts the same joy and take you as messengers of the Good News. "Amin! "Let it give you peace, it takes you in his benevolence, which you now united to the Church of heaven. "Amin / « Que Dieu vous sauve de l'aveuglement du péché et qu'il ouvre vos yeux à la lumière.» Amîn ! « Qu'il mette en vos cœurs cette même joie et vous prenne comme messagers de la Bonne Nouvelle. » Amîn ! « Qu'il vous donne sa paix, qu'il vous tienne en sa bienveillance, qu'il vous unisse dès maintenant à l'Eglise du ciel. » Amîn

Fête des Félicitations  de Sainte Marie, Mère de Dieu

(26 Décembre)

En France, mémoire des saints:

MARIN, martyr à Rome († 283)

ZOZIME, pape de Rome († 418)

ARCHELAÜS, évêque de Cascar en Mésopotamie († 278)

 

Saint Qurbana

o    Actes 7:30-43 :

  • 30 Quarante années s’écoulèrent ; un ange lui apparut au désert du mont Sinaï dans la flamme d’un buisson en feu.
  • 31 Ayant vu, Moïse s’étonna de la vision, et lorsqu’il s’approcha pour regarder, la voix du Seigneur se fit entendre :
  • 32 Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Moïse se mit à trembler, et il n’osait plus regarder.
  • 33 Le Seigneur lui dit : Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte.
  • 34 J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte ; j’ai entendu leurs gémissements et je suis descendu pour les délivrer. Et maintenant, va ! Je t’envoie en Égypte.
  • 35 Ce Moïse que l’on avait rejeté en disant : Qui t’a établi chef et juge ?, Dieu l’a envoyé comme chef et libérateur, avec l’aide de l’ange qui lui était apparu dans le buisson.
  • 36 C’est lui qui les a fait sortir en faisant des prodiges et des signes au pays d’Égypte, à la mer Rouge, et au désert pendant quarante ans.
  • 37 C’est ce Moïse qui a dit aux fils d’Israël : Dieu suscitera pour vous, du milieu de vos frères, un prophète comme moi.
  • 38 C’est lui qui était présent lors de l’assemblée au désert, avec l’ange qui lui parlait sur le mont Sinaï et avec nos pères : il reçut des paroles vivantes pour nous les donner,
  • 39 mais nos pères n’ont pas voulu lui obéir bien plus, ils le repoussèrent. De cœur ils retournaient en Égypte,
  • 40 quand ils dirent à Aaron : Fabrique-nous des dieux qui marcheront devant nous. Car ce Moïse qui nous a fait sortir du pays d’Égypte, nous ne savons pas ce qui lui est arrivé.
  • 41 Et en ces jours-là, ils fabriquèrent un veau et offrirent un sacrifice à cette idole : ils se réjouissaient de l’œuvre de leurs mains !
  • 42 Alors Dieu se détourna et les laissa rendre un culte à l’armée du ciel, comme il est écrit dans le livre des prophètes : Des victimes et des sacrifices, m’en avez-vous présentés pendant quarante ans au désert, maison d’Israël ?
  • 43 Mais vous avez porté la tente de Molok et l’étoile de votre dieu Réphane, ces images que vous avez fabriquées pour vous prosterner devant elles. Je vous déporterai au-delà de Babylone !

o     

o    Epître aux Romains 1:1-10 :

  • 01 PAUL, SERVITEUR du Christ Jésus, appelé à être Apôtre, mis à part pour l’Évangile de Dieu, à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome.
  • 02 Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les saintes Écritures,
  • 03 concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David
  • 04 et, selon l’Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur.
  • 05 Pour que son nom soit reconnu, nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre, afin d’amener à l’obéissance de la foi toutes les nations païennes,
  • 06 dont vous faites partie, vous aussi que Jésus Christ a appelés.
  • 07 À vous qui êtes appelés à être saints, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.
  • 08 Tout d’abord, je rends grâce à mon Dieu par Jésus Christ pour vous tous, puisque la nouvelle de votre foi se répand dans le monde entier.
  • 09 Car Dieu m’en est témoin, lui à qui je rends un culte spirituel en annonçant l’Évangile de son Fils : je fais sans cesse mémoire de vous,
  • 10 lorsqu’à tout moment, dans mes prières, je demande que, par la volonté de Dieu, l’occasion me soit bientôt donnée de venir enfin chez vous.

o     

o    Evangile selon Saint Luc 8:16-21 :

  • 16 Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase ou ne la met sous le lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière.
  • 17 Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour.
  • 18 Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car à celui qui a, on donnera ; et à celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »
  • 19 La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui à cause de la foule.
  • 20 On le lui fit savoir : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. »
  • 21 Il leur répondit : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »

o     

 

 

Dans les églises Syro-Orthodoxes (Utilisant le Rite Syro-Occidental . Liturgie de St Jacques)

Saint Ephrem le Syrien médite le Mystère de Noël...

La fête de Noël célèbre la venue du Fils de Dieu, le Seigneur, le Pasteur, le Verbe de Dieu, l'Agneau, le Sauveur, celui qui revêt de beauté toute chose.

Et, le lendemain, le 26 décembre est aussi une fête, appelée « Qulosoh d'Yoldat Aloho » ou « félicitations de la Mère de Dieu ». Cette fête correspond dans l'Eglise byzantine à la fête de la maternité divine de Marie célébrée le même jour.

Une hymne de saint Ephrem nous fait entrer dans la profondeur de ces deux fêtes :

 

Le Seigneur vint en elle pour se faire serviteur.

Le Verbe vint en elle

pour se taire dans son sein.

La foudre vint en elle

pour ne faire aucun bruit.

Le pasteur vint en elle

et voici l'Agneau né, qui pleure sans bruit.

Car le sein de Marie

a renversé les rôles:

Celui qui créa toutes choses

est entré en possession de celles-ci, mais pauvre.

Le Très-Haut vint en Elle (Marie),

mais il y entra humble.

La splendeur vint en elle,

mais revêtue de vêtements humbles.

Celui qui dispense toutes choses

connut la faim.

Celui qui étanche la soif de chacun

connut la soif.

Nu et dépouillé, il naquit d'elle,

lui qui revêt (de beauté) toutes choses."


Saint EphremHymne "De Nativitate" 11, 6-8,

« Que Dieu vous sauve de l'aveuglement du péché et qu'il ouvre vos yeux à la lumière.» Amîn ! 

« Qu'il mette en vos cœurs cette même joie et vous prenne comme messagers de la Bonne Nouvelle. » Amîn ! 

« Qu'il vous donne sa paix, qu'il vous tienne en sa bienveillance, qu'il vous unisse dès maintenant à l'Eglise du ciel. » Amîn 

 

« Que nous apporte la révélation chrétienne proclamée à Noël ? Nous ne retournons pas seulement en Dieu, nous ne revenons pas seulement à la source, nous ne sommes pas seulement sauvés de l'enfer et de la mort, nous recevons quelque chose de neuf. Qu'est-ce donc ? C'est l'homme qui devient Mère de Dieu, l'humanité qui porte Dieu dans ses entrailles, l'être humain appelé à donner la réplique à Dieu qui devient comme lui pour que l'homme devienne dieu. Voyez la nouveauté, contemplez cette miséricorde inimaginable ! Déjà le mystère était grand : l'Insaisissable, l'Indéfinissable. le Dépassant tout S'incarnant pour notre salut. L'avez-vous "pensé" ce mystère ? Eh bien, un autre mystère brille à travers et découle de celui-là : par cette Vierge Marie qui est nous, cette femme Marie qui est nous tous présents dans l'univers, nous sommes devenus "Mère de Dieu" par elle, en elle. Et par elle, à la fin des temps, auprès de Dieu seront l'homme et le monde déifiés. »  (Monseigneur Jean (Kovalevsky), évêque de l'Eglise orthodoxe en la nuit de Noël 1956)

« Que nous apporte la révélation chrétienne proclamée à Noël ? Nous ne retournons pas seulement en Dieu, nous ne revenons pas seulement à la source, nous ne sommes pas seulement sauvés de l'enfer et de la mort, nous recevons quelque chose de neuf. Qu'est-ce donc ? C'est l'homme qui devient Mère de Dieu, l'humanité qui porte Dieu dans ses entrailles, l'être humain appelé à donner la réplique à Dieu qui devient comme lui pour que l'homme devienne dieu. Voyez la nouveauté, contemplez cette miséricorde inimaginable ! Déjà le mystère était grand : l'Insaisissable, l'Indéfinissable. le Dépassant tout S'incarnant pour notre salut. L'avez-vous "pensé" ce mystère ? Eh bien, un autre mystère brille à travers et découle de celui-là : par cette Vierge Marie qui est nous, cette femme Marie qui est nous tous présents dans l'univers, nous sommes devenus "Mère de Dieu" par elle, en elle. Et par elle, à la fin des temps, auprès de Dieu seront l'homme et le monde déifiés. » (Monseigneur Jean (Kovalevsky), évêque de l'Eglise orthodoxe en la nuit de Noël 1956)

Par Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix

[Édith Stein] (1891-1942),

carmélite, victime du Nazisme et Martyre.
Méditation pour le 6 janvier 1941 (trad. Source cachée, Cerf 1999, p. 271) 

 

« Me voici, je viens pour faire ta volonté » (He 10,7)

 

Nous nous agenouillons une fois encore devant la crèche...

Tout près du Sauveur nouveau-né, nous voyons saint Étienne. Qu'est-ce qui a valu cette place d'honneur à celui qui le premier a rendu au Crucifié le témoignage du sang ?

Il a accompli dans son ardeur juvénile ce que le Seigneur a déclaré en entrant dans le monde :

« Tu m'as donné un corps.

Me voici, je viens pour faire ta volonté »

(He 10,5-7).

Il a pratiqué l'obéissance parfaite, qui plonge ses racines dans l'amour et s'extériorise dans l'amour.

Il a marché sur les traces du Seigneur en ce qui, selon la nature, est peut-être pour le cœur humain le plus difficile, qui semble même impossible : comme le Sauveur lui-même, il a accompli le commandement de l'amour des ennemis.

L'Enfant dans la crèche, qui est venu pour accomplir la volonté de son Père jusqu'à la mort sur la croix

(Ph 2,8),

voit en esprit devant lui tous ceux qui le suivront sur cette voie. Il aime ce jeune homme qu'il attendra un jour pour le placer le premier près du trône du Père, une palme à la main.

Sa petite main nous le désigne comme modèle, comme s'il nous disait :

« Voyez l'or que j'attends de vous. »

 

UNE PRIERE A LA CRÊCHE:

Par le Père Nicolas de Mac Carthy(1769-1833)

« O Sauveur adorable, qui êtes la bonté et l'humanité de Dieu incarnées et rendues visibles sous une forme mortelle : 

Benignitas et humanitas apparuit Salvatoris nostri Dei (1) !

Que tous les hommes viennent donc aujourd'hui se prosterner au pied de votre humble berceau ; que tous contemplent avec respect et attendrissement un mystère aussi touchant que profond et sublime. Que les grands et les superbes viennent abaisser leur orgueil devant la grandeur toute divine qui perce à travers tant d'humiliations. Que les savants et les prudents du siècle viennent abjurer leur vaine science, et qu'ils adorent la sage et admirable folie de l'enfance d'un Dieu. Que les cœurs affligés et les âmes pénitentes viennent, en mêlant leurs larmes aux vôtres, puiser de solides consolations dans vos douleurs. Enfin, que courant tous à Bethléem, sur les traces des heureux bergers qui les premiers vous rendirent leurs hommages, nous revenions comme eux pleins d'une sainte joie, pénétrés d'amour et de reconnaissance, et que nous consacrions désormais notre vie entière à vous glorifier et à vous servir, afin de pouvoir, après la mort, vous louer éternellement dans votre royaume.

Amen. »


(1) : Tite III, 4.

 

 

 

Par Andrea Bocelli – Adeste fideles (en français: «Accourez, fidèles…») est un cantique traditionnel en latin chanté lors des fêtes de Noël. Dans une adaptation française le titre est: Peuple fidèle. Adeste fideles est attribué à plusieurs auteurs, tels le roi Jean IV de Portugal, qui l’aurait composé vers 1640, ou le britannique John F. Wade (1711-1786) À une autre époque, l’hymne fut attribué au compositeur allemand Christoph Willibald Gluck (1714-1787), célèbre réformateur de l’opéra français et contemporain de Wade. Le chant parut notamment en 1782, dans un essai de Samuel Webbe I (1740-1816), compositeur catholique anglais, organiste de la chapelle de la Légation portugaise à Londres à partir de 1776./ Adeste Fideles Laeti triumphantes Venite, venite in Bethlehem Natum videte Regem angelorum Venite adoremus Dominum Cantet nunc io Chorus angelorum Cantet nunc aula caelestium Gloria, gloria In excelsis Deo Venite adoremus Dominum Ergo qui natus Die hodierna Jesu, tibi sit gloria Patris aeterni Verbum caro factus Venite adoremus Dominum

« Frères bien aimés, en cette nuit très sainte où le Verbe Eternel, le Fils du Père vient en notre chair pour illuminer les ténèbres de notre monde de la lumière de la Vérité et le réchauffer du feu de la Charité, l’Eglise invite tous ses enfants disséminés de par le monde à se réunir pour veiller, prier et accueillir la grâce du Christ Prince de la Paix.

« Frères bien aimés, en cette nuit très sainte où le Verbe Eternel, le Fils du Père vient en notre chair pour illuminer les ténèbres de notre monde de la lumière de la Vérité et le réchauffer du feu de la Charité, l’Eglise invite tous ses enfants disséminés de par le monde à se réunir pour veiller, prier et accueillir la grâce du Christ Prince de la Paix.

• Il vient demeurer chez nous •
 
« Grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu, quand nous visite l’Astre d’en haut,
pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort,
pour conduire nos pas au chemin de la paix. »
(Luc 1, 77-79)

Puer natus est nobis, et filius datus est nobis : cujus imperium super humerum ejus : et vocabitur nomen ejus magni consilii Angelus.

Un Enfant nous est né, un Fils nous est donné : la souveraineté est sur Son épaule. On l'appellera du nom d'Ange du Grand Conseil.



ndt : le Grand Conseil étant une expression de l'harmonie interne à la Sainte Trinité, "ange" signifiant "envoyé" ("machal")

  
 
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La Synaxe de la Mère de Dieu est probablement la plus
 
ancienne des fêtes mariales (Ve siècle) dans l’Eglise Byzantine.


Le petit enfant couché dans la crèche n'est pas en effet un simple homme appelé à recevoir par la suite la grâce divine en récompense de ses vertus, comme les Saints, ou comme les Prophètes, un élu de Dieu, ou encore un homme divinisé (théophore); mais Il est véritablement le Verbe, la seconde Personne de la Sainte Trinité, qui a pris sur Lui l'humanité pour la renouveler, pour la recréer et restaurer en Lui-même l'image de Dieu ternie et déformée par le péché.

Paradis spirituel du «Second Adam», Temple de la Divinité, Pont qui relie la terre au Ciel, Echelle par laquelle Dieu descend sur la terre et l'homme remonte au Ciel, la Mère de Dieu est devenue plus vénérable que les Chérubins, les Séraphins et toutes les Puissances célestes; en abritant le Christ son sein est apparu «plus vaste que le ciel», car il est désormais le Trône de Dieu.

Grâce à elle, l'homme est élevé plus haut que les Anges et la gloire de la Divinité resplendit dans son corps.

Cathisme II, t. 4 

Pourquoi, Marie, te frappe d'étonnement * ce qui se produit au fond de toi? * - C'est que, dit-elle, j'enfante dans le temps un Fils intemporel, * sans que la conception de l’enfant m’ait été enseignée. * Etant vierge, comment puis-je avoir un fils? * Qui vit jamais conception virginale? * Mais lorsque Dieu le veut ainsi, * l'ordre naturel est vaincu, c'est écrit. * Le Christ est né de la Vierge à Bethléem de Judée. 

Kondakion, t. 6 
Celui que le Père engendre avant l'aurore sans mère dans le ciel * sans père s'incarne de toi sur la terre en ce jour; * un astre en donne aux Mages la bonne nouvelle, * tandis que les Anges en compagnie des Bergers * chantent ton pur enfantement, * Vierge comblée de grâce par Dieu. 

Ikos 
La Vigne mystique ayant produit * sans labours le Raisin de la vie * comme sur des branches en ses bras * le portait, lui disant: * Tu es mon fruit, tu es ma vie, tu es mon Dieu, * par toi j'ai su que je demeure ce que j'étais; * voyant en effet que le sceau de ma virginité n'est pas brisé, * je proclame que tu es le Verbe immuable devenu chair. * Je n'ai pas connu les semailles et je sais que tu m'affranchis de la corruption, * car je suis pure après ta sortie de mon sein: * comme tu l'as trouvé, tu l'as laissé. * Aussi l'entière création * partage mon allégresse et me crie: * Réjouis-toi, ô Vierge comblée de grâce par Dieu.
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsdecembre/dec26.html

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DEUX MIRACLES DE SAINT SERAPHIM DE SAROV
 
100 years canonisation of St Seraphim of Sarov
Le manteau
 
Un jour, alors  que j'étais en visite au monastère de Sarov, ils m'ont donné le manteau du Père Séraphim, celui qu'il portait durant sa vie, pour me couvrir pendant la nuit. 
 
Toute la nuit je ne pus dormir, parce que j'entendais un chant céleste. Au matin, j'ai dit à un moine que je n'avais pas pu dormir et que j'avais entendu un chant céleste remarquable. 
 
Le moine m'a dit: "Peu importe à qui que nous le donnons, ce manteau provoque toujours ce même effet que vous avez connu. " 
 
"Bois de l'eau de ma source!" 
 
Au cours de l'année 1950, j'ai eu une grave maladie du foie. Une ou deux fois par année, j'ai eu des crises aiguës à cause de calculs. L'année 1953 a été la plus difficile: j'ai eu des attaques quotidiennes de douleur. Il me fut difficile de travailler 8 heures par jour dans un poste où j'avais beaucoup de responsabilités. 
 
Je ne pouvais même pas penser à une pension d'invalidité, parce que je devais m'occuper de ma mère malade, qui vivait dans la banlieue. Les fréquentes visites avec de lourdes valises que je lui rendais, ne faisaient qu'augmenter mes douleurs. 
 
Enfin, ce fut l'été, et le moment de prendre mes vacances tant attendues. Mais juste avant, j'ai eu un moment d'inquiétude, et dès le début une attaque a commencé, qui a duré 5 jours. Je me suis retrouvé sans aucune assistance médicale et sans analgésiques. Les pierres sont sorties, et une inflammation du foie a commencé. J'étais si faible, que je ne pouvais guère prendre soin de ma mère malade. 
 
Le soir, couché dans le lit, j'aimais à lire mon livre préféré, "La vie du Saint Père Séraphim de Sarov." Une fois, à la lecture d'une de ses nombreuses guérisons, je me suis adressé au saint dans mes pensées avec approximativement ces paroles: " Tu as guéri beaucoup de gens, pourquoi ne pas me guérir moi, car tu vois combien je souffre, mais je dois travailler pour les autres. " 
 
À ce moment-là, j'ai vu saint Séraphim debout à côté de moi, avec mon regard intérieur. Il a appuyé sa grande croix de cuivre contre mon foie malade, et j'ai entendu sa voix, en moi: "Maintenant, bois l'eau bénite de ma source, et ensuite tu seras complètement rétabli." 
 
J'avais l'habitude d'analyser mes expériences spirituelles, de manière à ne pas tomber dans la tentation, c'est pourquoi j'ai pensé que cela ne pouvait être que le produit de mon imagination, en raison de l'influence de ce que je venais de lire. Les derniers mots, "bois de l'eau de ma source» m'ont troublé plus que tout. D'où pourrais-je obtenir de l'eau, si j'étais à Moscou, et que je savais qu'il était interdit d'approcher de la source? 
 
Mais les paroles du staretz sont devenues réalité merveilleuse le jour suivant: j'ai reçu une bouteille d'eau bénite, apportée ce jour-là de Sarov. Les gens qui me l'ont donnée avaient obtenu cette eau complètement par hasard. " 
 
En un mot, j'ai vécu un miracle, j'ai bu l'eau et, depuis lors, je n'ai pas de douleurs et je ne cesse de remercier le cher staretz pour cette guérison miraculeuse.
 
Version française Claude Lopez-Ginisty d'après
100 years canonisation of St Seraphim of Sarov
 
Le manteau
 
Un jour, alors  que j'étais en visite au monastère de Sarov, ils m'ont donné le manteau du Père Séraphim, celui qu'il portait durant sa vie, pour me couvrir pendant la nuit. 
 
Toute la nuit je ne pus dormir, parce que j'entendais un chant céleste. Au matin, j'ai dit à un moine que je n'avais pas pu dormir et que j'avais entendu un chant céleste remarquable. 
 
Le moine m'a dit: "Peu importe à qui que nous le donnons, ce manteau provoque toujours ce même effet que vous avez connu. " 
 
"Bois de l'eau de ma source!" 
 
Au cours de l'année 1950, j'ai eu une grave maladie du foie. Une ou deux fois par année, j'ai eu des crises aiguës à cause de calculs. L'année 1953 a été la plus difficile: j'ai eu des attaques quotidiennes de douleur. Il me fut difficile de travailler 8 heures par jour dans un poste où j'avais beaucoup de responsabilités. 
 
Je ne pouvais même pas penser à une pension d'invalidité, parce que je devais m'occuper de ma mère malade, qui vivait dans la banlieue. Les fréquentes visites avec de lourdes valises que je lui rendais, ne faisaient qu'augmenter mes douleurs. 
 
Enfin, ce fut l'été, et le moment de prendre mes vacances tant attendues. Mais juste avant, j'ai eu un moment d'inquiétude, et dès le début une attaque a commencé, qui a duré 5 jours. Je me suis retrouvé sans aucune assistance médicale et sans analgésiques. Les pierres sont sorties, et une inflammation du foie a commencé. J'étais si faible, que je ne pouvais guère prendre soin de ma mère malade. 
 
Le soir, couché dans le lit, j'aimais à lire mon livre préféré, "La vie du Saint Père Séraphim de Sarov." Une fois, à la lecture d'une de ses nombreuses guérisons, je me suis adressé au saint dans mes pensées avec approximativement ces paroles: " Tu as guéri beaucoup de gens, pourquoi ne pas me guérir moi, car tu vois combien je souffre, mais je dois travailler pour les autres. " 
 
À ce moment-là, j'ai vu saint Séraphim debout à côté de moi, avec mon regard intérieur. Il a appuyé sa grande croix de cuivre contre mon foie malade, et j'ai entendu sa voix, en moi: "Maintenant, bois l'eau bénite de ma source, et ensuite tu seras complètement rétabli." 
 
J'avais l'habitude d'analyser mes expériences spirituelles, de manière à ne pas tomber dans la tentation, c'est pourquoi j'ai pensé que cela ne pouvait être que le produit de mon imagination, en raison de l'influence de ce que je venais de lire. Les derniers mots, "bois de l'eau de ma source» m'ont troublé plus que tout. D'où pourrais-je obtenir de l'eau, si j'étais à Moscou, et que je savais qu'il était interdit d'approcher de la source? 
 
Mais les paroles du staretz sont devenues réalité merveilleuse le jour suivant: j'ai reçu une bouteille d'eau bénite, apportée ce jour-là de Sarov. Les gens qui me l'ont donnée avaient obtenu cette eau complètement par hasard. " 
 
En un mot, j'ai vécu un miracle, j'ai bu l'eau et, depuis lors, je n'ai pas de douleurs et je ne cesse de remercier le cher staretz pour cette guérison miraculeuse.
 
Version française Claude Lopez-Ginisty d'après
Afin que par la grâce du Christ soit dissipées les ténèbres et que notre monde soit illuminé par la lumière de la Vérité et réchauffé du feu de la Charité, que cette créature du feu soit bénite : Au Nom du Père ♱  AMÎN ! Et du Fils ♱ AMÎN ! Et du Saint Esprit ♱ pour la vie éternelle. AMÎN !

Afin que par la grâce du Christ soit dissipées les ténèbres et que notre monde soit illuminé par la lumière de la Vérité et réchauffé du feu de la Charité, que cette créature du feu soit bénite : Au Nom du Père ♱ AMÎN ! Et du Fils ♱ AMÎN ! Et du Saint Esprit ♱ pour la vie éternelle. AMÎN !

JE CROIS EN L'EGLISE: UNE,SAINTE,

CATHOLIQUE ET APOSTOLIQUE...

(Par Saint Nectaire d'Egine)

 

1. DE L'ÉGLISE, UNE, SAINTE, CATHOLIQUE ET APOSTOLIQUE

D’après la pensée orthodoxe, l'Église a une double signification. L'une exprime son caractère dogmatique et religieux, autrement dit intérieur et spirituel ; l'autre, son caractère extérieur, selon le sens même du terme. D'après l'esprit et la confession orthodoxes, l'Église se définit comme une institution religieuse et comme une société religieuse.

La définition de l'Église comme institution religieuse peut être formulée ainsi : l'Église est une institution religieuse de la Nouvelle Alliance. Notre Sauveur Jésus Christ l'a fondée par l'économie de son Incarnation ; elle repose sur la foi en lui, sur la confession juste. Elle a été inaugurée le jour de la Pentecôte, lors de la descente de l'Esprit Saint sur les saints disciples et apôtres du Christ Sauveur. Il en a fait les instruments de la grâce divine afin de perpétuer l'œuvre rédemptrice du Sauveur. En cette institution a été déposée la totalité des vérités révélées ; en elle agit la grâce divine, par les Mystères ; en elle renaissent par la foi en Christ Sauveur, ceux qui y viennent ; en elle est conservée la doctrine apostolique et la tradition tant écrite qu'orale.

La définition de l'Église comme société religieuse est la suivante : l'Église est une société de personnes unies dans l'unité de l'Esprit et dans le lien de la paix (voir Ép 4,3)

Son œuvre apostolique peut être formulée ainsi : l'Église est l'instrument de la grâce divine qui réalise la communion de Dieu et des hommes par la foi dans le Sauveur Jésus Christ.

Monté aux cieux, notre Seigneur a envoyé son très Saint Esprit, sous forme de langues de feu, sur ses saints disciples et apôtres. Sur ses apôtres Il a fondé l'Église une sainte, catholique et apostolique, société de Dieu et des hommes. Il lui a donné la grâce de la rédemption pour sauver le genre humain, en le ramenant de l'égarement, en le régénérant par les sacrements, et après l'avoir nourri du pain céleste, le faire digne de la vie future.

Dans la sainte Écriture, le mot Église a deux sens. Le plus fréquent, c'est celui d’une société d'hommes unis par le lien religieux ou encore celui de temple de Dieu où se rassemblent les fidèles pour le culte en commun. Cyrille de Jérusalem dit que l'Église est ainsi appelée parce que elle invite tous les hommes et qu'elle les rassemble.

Le mot Église (appeler) vient du grec ancien. Il signifie assemblée d'hommes appelés en vue d'un certain but et aussi le lieu où ils se réunissent. Elle est le contenant et le contenu.

Dans le sens large et chrétien, l'Église est la société de tous les êtres libres et raisonnables, de tous ceux qui croient dans le Sauveur, les anges y compris. Cette société, l'apôtre Paul l'appelle "Corps du Christ, la plénitude de celui qui remplit tout en tous." (cf. Ép 1,10 et 2-23). Ainsi, elle rassemble tous ceux qui ont cru en Christ avant sa venue, qui ont formé l'Église de l'Ancien Alliance que régissaient, au temps des patriarches, les promesses et la foi donnée par révélation, c'est-à-dire oralement. Puis, au temps de Moïse et des prophètes, elle fut régie par la Loi et les oracles, autrement dit par écrit.

Dans le sens ordinaire et restreinte, l'Église du Christ, c'est celle de la Nouvelle Alliance, l'Église de la grâce du Christ. Elle comprend tous ceux qui croient en lui dans la vraie foi. Elle est aussi appelée Maison de Dieu, parce que Dieu y demeure particulièrement et que là il est adoré.

Les fondements de l'Église sont les prophètes et les apôtres. La pierre angulaire c'est le Sauveur. Les colonnes sont les pères qui ont gardé l'unité de la foi. Les pierres sont les fidèles. "Vous n'êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, "édifiés sur le fondement des apôtres, Christ étant la pierre angulaire" (Ép 2,19 et 22)

Enfin, l'Église est appelée par l'Écriture divine et inspirée, Épouse du Christ : "Je vous ai fiancée à un seul époux, pour vous présenter au Christ comme une vierge pure" (2 Cor 11,2). Et aussi Maison du Dieu vivant, colonne et appui de la vérité, de même que Corps du Christ : "Vous êtes le Corps du Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part" (1 Cor 12,27).

Méthode, l'évêque de Lycie, vers la fin du troisième siècle, dans la Symposium des dix vierges, appelle l'Église "réceptacle des forces divines, épouse du Verbe éternellement jeune. Elle est une créature divine supérieure à tout ce qui est humain". Il la présente à la fin, comme "assemblée, multitude, de tous ceux qui croient" où les anciens enseignent les jeunes et les parfaits les faibles.

Hippolyte, le célèbre père de l'Église de Rome, disciple d'Irénée, au début du troisième siècle, dans son œuvreLe Christ et l'antichrist parle longuement de l'Église et la présente comme un navire sur la mer agitée. En lui se trouve le capitaine, se trouvent les marins, les voiles, les ancres et tout l'armement, symboles du Christ, des anges et des fidèles.

En croyant en l'Esprit Saint qui a inspiré ces figures de l'Église, nous croyons nécessairement en l'Église sainte, objet de ces appellations données par l'Esprit très saint.


2. SUR LA FONDATION SUR TERRE DU ROYAUME DE DIEU, C’EST-À-DIRE L'ÉGLISE, PAR NOTRE SAUVEUR JÉSUS CHRIST

En tant que Roi, notre Seigneur Jésus Christ a fondé sur la terre, un royaume céleste, sitôt après son Ascension, quand Il s'assit à la droite de Dieu le Père et qu'Il reçut de son Père éternel tout pouvoir dans le ciel et sur la terre.

Son royaume sur la terre, c'est son Église. En tant que Roi, Jésus en prend soin, Il donne des règles, Il scelle vision et prophétie et fait cesser l'oblation et le sacrifice (voir Dn 9). Il le dirige, le gouverne, le guide éternellement par ses ministères sacrés. Sans arrêt et avec abondance, Il distribue les charismes de son saint Esprit, afin de l'affermir, le faire croître, l'étendre. Le Sauveur-Roi sanctifie, console, garde, relève et glorifie son peuple (cf. Jn 15,26 et Ac 2,33-36) .

En tant que Roi, le Seigneur fait régner dans son royaume l'ordre, en donnant à l'Église des ministères. Jésus, en tant que Roi a donné des lois à son peuple. En tant que Roi, Il a invité les nations à croire en lui. En tant que Roi, Il a demandé à ses adeptes le sacrifice même de leur vie pour lui et son royaume. En tant que Roi, Il a déclaré la guerre au mal et a dispensé la paix par la vertu. Jésus en tant que Roi, règne dans les cœurs des fidèles, unis à lui par sa sainte Église

Ceux qui ne sont pas unis à l'Église se trouvent hors du royaume du Christ et sont privés de l'honneur d'être des fils du royaume du Christ.

La sainte Église du Christ est l'institution divine religieuse fondée par notre Sauveur Jésus Christ, pour le salut du genre humain. L'Église a été donnée par le Sauveur, comme instrument de son Amour divin et de sa Bienveillance envers l'homme. Elle est l'éternel porteur de la grâce divine et le consommateur du salut des hommes. En tant que Chef et Accomplissement du salut des hommes, en tant que Dieu, notre Seigneur Jésus Christ, toujours identique à lui-même, sauve tous ceux qui croient en lui, dans tous les siècles.

Pour cette fin il a fondé son Église éternelle. Elle englobe les fidèles, depuis les premiers jusqu'aux derniers. Il en est la tête et la garde vivante et agissante et il l'affermit pour l'éternité. Tête de l'Église en Eden, Jésus Christ, était le centre de l'Église des patriarches, l'objet de la loi mosaïque qui a préfiguré l'Église par des images et des symboles. Jésus Christ est et sera la Tête de la Nouvelle Alliance.

L'Église du Christ, c'est l'Église une, sainte, catholique et apostolique, prédestinée dès la fondation du monde au salut des hommes, fondée pour demeurer éternellement.

Saint Épiphane, dans sa lettre à Panarios, parle de l'Église et dit à la fin : "L'Église a été créée avec Adam ; elle été prêchée aux patriarches avant Abraham ; elle a été crue après Abraham ; révélée par Moïse ; prophétisée par Isaïe ; donnée en Christ et existant avec lui et maintenant célébrée par nous." Dans son Exposé sur la Foi catholique, au § 78, il dit ceci : "Le caractère de l'Église est forme par la Loi, les prophètes, les apôtres et les évangélistes."

Saint Cyrille de Jérusalem dit que l'Église comprend tous ceux qui ont cru au Christ avant sa venue ; ils ont formé l'Église de l'Ancien Alliance, et que l'Église était guidée, au temps des patriarches, par les promesses et la foi venant de la révélation, c'est-à-dire non écrite - orale. Depuis Moïse et les prophètes, l'Église a été guidée par la loi et les prophéties, c'est à dire par la tradition écrite.

L'Église est donc le royaume du Christ fondé sur la terre et saint Jean Chrysostome dit qu'elle est "le lieu des anges, le lieu des archanges, le royaume de Dieu, le ciel lui-même." (Hom 6 in Cor. ) L'Esprit Saint qui est descendu en elle y demeure à jamais, comme le Sauveur l'a dit à ses disciples : "Et moi je prierai le Père et il vous donnera un autre Consolateur que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas. Vous vous le connaissez, car il demeure avec vous et sera en vous" (Jn 14,16).

L'Esprit Saint qui est descendu donne avec abondance tous les charismes divins à l'Église. Elle a reçu le droit de lier et de délier les péchés ; de prêcher l'Évangile ; d'appeler les nations au salut. Elle a reçu la force de recréer les hommes moralement déchus, d'en faire des images de Dieu, en leur donnant l'image et la ressemblance. Elle a reçu la force de les réconcilier avec le divin et d'en faire des participants de la grâce divine, de les unir au Sauveur, de donner le Saint Esprit à tous ceux qui viennent à elle, et d'en faire des fils de Dieu. Elle a reçu la force pour vaincre tous ses adversaires, de demeurer à jamais invincible, de réduire ses ennemis, de demeurer invulnérable.

Selon saint Jean Chrysostome, "combattue, elle est victorieuse ; outragée, elle n'est que plus lumineuse. Elle reçoit des blessures sans pour cela être abattue ; elle est ballottée mais pas submergée ; elle est assaillie mais ne fait pas naufrage. Elle n'est pas passive, mais elle lutte sans être vaincue."

L'Église du Sauveur c'est vraiment le royaume du ciel sur la terre. En elle règnent l'amour, la joie, la paix. En elle se trouve la foi en Dieu ; par le sentiment religieux, l'information intérieure du cœur, on parvient à la connaissance de Dieu, à la connaissance des mystères cachés, à la connaissance de la vérité révélée. En elle l'espérance s'avère certaine et sûre ; en elle se réalise le salut ; en elle l'Esprit Saintse répand et déverse avec abondance les fruits de sa grâce toute divine. En elle s'épanouit l'amour divin pour Dieu, l'amour parfait et la consécration à lui, de même que le désir incessant de l'union sans fin avec Dieu.

Dans l'Église de Dieu, les vertus morales parviennent au sommet de la perfection accessible à l'homme. L'esprit purifié, le cœur réformé par le mystère du baptême divin, l'homme autrefois enténébré d'esprit et endurci de cœur, développe des vertus totalement nouvelles et court avec zèle et ardeur dans le stade de la vertu. L'Église a vraiment renouvelé, recréé l'homme, elle en a fait une image de Dieu. Le saint autel de l'église est une table véritable qui nourrit les croyants pour la vie éternelle ; elle dispense aux fidèles le pain céleste, le corps céleste, et ceux qui le mangent ne meurent point. Le saint autel dressé au milieu de l'Église du Christ, c'est la table céleste ; elle reçoit les choses de la terre et les fait monter au ciel. Le saint autel de l'Église touche la terre et en même temps le trône d'en-haut. L'autel est redoutable pour les anges eux-mêmes qui volent sous les voûtes des cieux.

L'Église, c'est espérance, le refuge, la consolation de tous ceux qui croient en Christ. Le divin Chrysostome dit : "Comme un port dans l'océan, telle est l'Église plantée par Dieu dans les cités. En fuyant les tracas de la vie, en elle nous trouvons un refuge et jouissons de la paix." Et plus loin : "Ne t'éloigne pas de l'Église ; rien n'est plus fort que l'Église ; elle est plus solide que le roc, plus haute que le ciel, plus vaste que la terre. Jamais elle ne vieillit, mais elle s'épanouit sans cesse. Pourquoi l'Écriture l'appelle-t-elle montagne ? - c'est à cause de sa stabilité. Pourquoi elle l'appelle aussi roc ? - à cause de son incorruptibilité. Par elle, toutes les bêtes sauvages ont été apprivoisées, par la divine incantation qu'est l'audition de l'Écriture sainte, elle frappe l'oreille de chacun, pénètre dans l'âme et y endort les passions déréglées."`

Selon saint Ignace d'Antioche, l'Église véritable est une : "Un seul Jésus Christ et rien n'est plus précieux que lui. Venez à l'Église qui est le seul temple de Dieu, le seul autel du seul Seigneur Jésus Christ né du Père seul" (Ép. ad Magn § 37). L'Église est incorruptible : "La Tête du Seigneur est ointe du parfum afin que l'Église respire l'incorruptibilité" (Ép. ad Eph. § 17). L'Église est catholique : "Là où est le Christ, là est l'Église catholique" (Ép. ad Smyr. § 8).

Saint Irénée de Lyon, disciple de saint Polycarpe de Smyrne, l'auditeur de l'évangéliste Jean, dans son livreContre les hérésies, dit ceci de l'Église : "On ne peut énumérer les charismes que l'Église a reçus de Dieu à travers le monde, au Nom du Seigneur Jésus Christ, crucifié sous Ponce Pilate, pour le bien de nations. Sans les tromper, sans les égarer, - gratuitement elle donne ce que gratuitement elle a reçu de Dieu."

Sous la mission de l'Église du Christ, saint Théophile l'évêque d'Antioche au deuxième siècle, dans son second livre au § 14, compare l'Église aux "îles de la mer. certaines d'entre elles sont habitées, ont de l'eau, produisent des fruits, possèdent des rades et des ports pour abriter ceux que ballotte la mer. De même, Dieu a donné au monde, agité et tourmenté par les péchés, des temples appelés églises saintes, dans lesquelles comme en des ports sûrs des îles se trouvent les doctrines de l'Église. Ceux qui veulent être sauvés y ont recours ; ils deviennent des amants de la vérité et échappent ainsi à la colère et au jugement de Dieu.

"D'autres îles sont rocailleuses, sans eau, sans fruits, sauvages et inhabitées. Elles sont un danger pour les navigateurs comme pour les naufragés. Contre elles les navires se brisent et les passagers sont perdus. Telles sont les doctrines perverses, je veux dire les hérésies. N'étant pas guidées par le Verbe de vérité, elles égarent ceux qui s'attachent à elles. Elles ressemblent à des pirates qui après avoir rempli leurs navires, errent ça et là, vont les briser contre ces îles et les perdre à jamais. De même en est-il de ceux qui s'égarent loin de la vérité, ils sont perdus par l'erreur."

Le divin Grégoire de Naziance, dans son Premier discours contre Julien, dit ceci de l'Église : "Tu es contre le grand héritage du Christ, le grand qui ne cessera jamais… qu'il a créé en tant que Dieu et en a hérité en tant qu'homme. La loi l'a figuré, la grâce l'a rempli, le Christ l'a renouvelé, les prophètes l'ont planté, les apôtres l'ont lié, les évangélistes l'ont cultivés…" Saint Épiphane de Chypre, dans son Discours sur la foi catholique dit : "L'Église est notre mère. Elle est l'épouse venue du Liban, la toute belle et pure ; le paradis du grand artiste ; la cité du Roi saint ; l'épouse du Christ immaculé ; la vierge innocente, fiancée à un seul époux, diaphane comme l'aurore, belle comme la lune, élue comme le soleil. Proclamée bienheureuse par les Rois, elle se tient à la droite du Roi."

L'Église, c'est la révélation permanente dans le monde. En elle Dieu se révèle de différentes et multiples manières et confirme sa Présence par ses divines énergies. Écrivant aux Corinthiens, Paul dit de l'Église fondée par le Christ : Dieu a établi dans l'Église premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues (1 Co 12,28).


3 L'ŒUVRE DE L'ÉGLISE

L'œuvre de l'Église, l'apôtre Paul la définit quand il écrit : Il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère et de l'édification du Corps de Christ, jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu (Ép 4,11-13).

L'Église fondée par le Christ Sauveur possède donc une organisation parfaite ; elle est un corps organique. Le Christ en est la tête et l'Esprit Saint la guide, qui l'instruit et lui donne en abondance les dons divins.

L'Église est un corps organique ; elle est visible ; elle rassemble en un tout, tous ses membres, les faibles comme les saints. Les membres malades de l'Église ne cessent jamais d'être des parties de son corps. Régénérés par les saints Mystères et devenus enfants de son Corps, ils ne peuvent plus êtres séparés d'elle, même s'ils sont sous le coup de sentences ecclésiastiques ; car une fois délivrés du péché originel, il n'y a plus pour eux d'autre lieu que l'Église. Dans le monde, il n'y a qu'un seul lieu de séjour pour l'homme : le paradis ; là se trouve l'Église et en elle le salut de l'homme. Après la chute des premiers parents et la genèse du péché, un autre lieu fut créé par ceux qui s'étaient séparés de Dieu, le lieu du péché. L'Église de Dieu, qui est éternelle, contenait en elle que ceux là seuls qui s'étaient tournés vers Dieu et attendaient la venue du Sauveur. L'Église portait en elle la foi et l'espérance du salut dans le Sauveur de l'humanité qui avait été promis. Ceux qui possédaient cette foi et cette espérance se trouvaient dans l'Église de Dieu, attendant la rédemption de l'humanité par le Sauveur et ils l'ont obtenue. Ceux qui n'avaient pas cette foi et cette espérance se trouvaient hors de l'Église. En ce monde donc, et cela depuis la chute d'Adam, il y a deux lieux : celui de l'Église et celui qui est hors de l'Église.

Ceux qui viennent du lieu du péché et entrent par la foi et les sacrements dans le lieu de l'Église du Christ, ceux-là demeurent ses membres pour l'éternité ; il est impossible et il leur est impossible de revenir au lieu du péché, ayant été régénérés par le baptême et lavés du péché originel. Puisque donc il n'existe pas d'autre lieu, ceux qui entrent dans l'Église demeurent en elle, même pécheurs. L'Église les sépare, comme le berger sépare les brebis malades des bien-portantes, mais les brebis malades ne sont pas moins les brebis de la bergerie. Quand les malades reviennent à la santé, elles sont à nouveau réunies aux saines. Mais si elles s'avèrent incurables, elles meurent alors dans leur péché, et elles seront jugées par leurs péchés. Tant qu'elles sont en cette vie, elles sont considérées comme brebis de la bergerie, autrement dit enfants de l'Église du Christ.

Selon la pensée orthodoxe, il n'y a qu'une Église, l'Église visible du Christ. En elle, l'homme qui vient du lieu du péché est régénéré, en elle il demeure, qu'il soit saint ou pécheur. Le pécheur, comme membre de l'Église, ne communique pas la corruption au reste du corps de celle-ci, parce que les membres de l'Église sont des êtres moraux, libres et non privés de liberté, comme le sont les membres du corps animal où la maladie d'un seul influe sur tous les autres.

Ceux qui croient en une Église invisible, composée d'élus connus de Dieu seul, se trompent. Une Église invisible ne peut exister. Puisque les hommes ne sont pas immaculés et que nul n'est sans péché, où sont donc les élus ? Une Église invisible d'élus, souffrirait d'une perpétuelle mutation, d'une permanente substitution de ses membres, de par la faculté même de l'homme à glisser et à chuter d'une part, et de l'autre, par la Compassion de Dieu et son Amour pour l'homme, qui accueille tous ceux qui reviennent à lui.

La juste conception de l'Église, c'est que l'Église se partage en militante et en triomphante. Elle est militante quand elle lutte contre le mal et pour le règne du bien ; elle est triomphante dans les cieux, dans le chœur des justes qui ont lutté et se sont parfaits dans la foi en Dieu et les vertus.

Ceux qui croient en l'Église invisible des élus sont en contradiction avec le véritable esprit de l'Église qui ne sépare pas ceux qui sont en voie de perfection de ceux qui sont déjà parfaits. Cette distinction est l'affaire de Dieu ; lui seul séparera après la mort les justes des pécheurs. Christ ne se détourne pas de ceux qu'Il a délivrés par son Sang, comme il ne s'est pas détourné des pécheurs durant son économie terrestre. Jésus les considère comme membres de son Église et attend, jusqu'au dernier moment, leur conversion.

 Ceux qui divisent l'Église militante en visible et invisible,1) divisent l'indivisible et, 2) pèchent contre le sens même du nom Église. Premièrement, ils divisent l'Église. L'Église du Christ est l'Église des saints ou elle n'est pas du tout l'Église du Christ. Une Église de pécheurs ne peut être l'Église des saints. Ainsi donc, l'Église du Christ est l'Église des saints.

Si l'Église une, sainte, catholique et apostolique est l'Église des saints, à quoi sert alors l'Église invisible des élus ? Qui sont-ils ces élus ? Qui peut appeler saints ceux qui ne sont pas encore sortis victorieux et couronnés du stade ? Qui peut être appelé bienheureux avant la fin ?

Deuxièmement, ils pèchent contre le sens même du nom Église, en la séparant en deux, en visible et invisible, alors que le concept d'Église signifie le visible seul. S'ils croient que l'Église reste indivisible, parce que les membres de l'Église invisible sont en même temps membres de la visible, que la visible se trouve incluse dans l'invisible, on se demande alors comment l'Église des imparfaits, c'est à dire des pécheurs, peut porter des son sein l'Église des parfaits ? Si l'Église visible des imparfaits, de ceux qui ne sont pas saints, engendre des enfants saints, comment est-elle privée des sainteté ? Si les membres de la Congregatio Sanctorum, ne sont pas issus des enfants de l'Église visible, à quoi sert alors l'Église visible ? Pour éviter de se contredire et être conséquents avec eux-mêmes, ceux qui croient en la Congregatio Sanctorum devraient cesser de croire en l'Église visible, cesser d'utiliser le terme Église. Ainsi ils ne pécheraient pas contre le concept d'Église et ne diraient plus des choses paradoxales, croyant ici en l'Église et là la niant.

Car, si les membres de l'Église invisible ne sont pas issus de l'Église invisible, mais s'unissent mystérieusement en Dieu par la seule foi en Christ, en qui le Sauveur agit et sur qui descend le saint Esprit, qui deviennent saints et parfaits, à quoi sert alors, on se le demande, l'Église visible, puisqu'elle ne contribue en rien à l'union et là la perfection isolés et inconnus les uns des autres, s'ils ne forment pas un ensemble organique, une union indissoluble, selon le sens même de ce nom ?

La vérité, c'est que ceux qui admettent une Église invisible rejettent au fond, l'Église visible. Et pour éviter de se décomposer définitivement, ils admettent une forme d'Église, un genre d'assemblée où se réunissent les adeptes pour glorifier Dieu et entendre la prédication. Mais tout cela n'est pas l'Église une, sainte, catholique et apostolique, que nous confessons dans le Symbole sacré de la foi. Ils forment une assemblée d'adeptes du Seigneur, qui croient en lui, sans avoir été vraiment régénérés par le bain de la renaissance, sans être véritablement saints et parfaits. A moins que leur Église visible soit celle des imparfaits, tandis que l'autre, l'invisible, serait celles des parfaits et n'aurait d'existence que dans leur imagination.

Appeler assemblée des saints, Église invisible, l'ensemble des élus, qui ne se connaissent pas les uns les autres, qui ne sont pas organiquement liés en un tout, il y a contradiction. Car 1) Comment ceux qui ne sont jamais réunis ensemble peuvent-ils être une assemblé ? 2) Comment l'Église composée d'individus peut-elle être invisible ? Église et invisible sont deux concepts contradictoires ou plutôt opposés.

Dans le premier cas, ils considèrent comme assemblée, Église, donc quelque chose de visible, ce qui n'a pas encore été réuni et, dans le second, ils se contredisent en l'appelant invisible.

La Congregatio Sanctorum n'existe pas et ne peut exister. Elle n'existe pas, parce que Une est l'Église sainte, catholique et apostolique, indivisible et visible, formée par tous ceux qui sont régénérés en elle. Quelque chose qui soit à la fois visible et invisible n'existe pas.

Ceux qui n'ont pas été régénérés par la grâce divine qui opère dans l'Église une, sainte, catholique et apostolique, ne forment aucune Église, ni visible ni invisible.

L'Église dite protestante n'est qu'une notion abstraite. Elle est privée du principe divin, de l'autorité divine et historique. Elle est tout entière tributaire des pensées et des actes humains, sans caractère stable et inaltérable. Si les protestants considèrent comme Congregatio Sanctorum, l'Église visible qu'ils forment, à quoi sert alors l'Église invisible ? Et à nouveau on se demande, comment ceux qui la composent sont-ils saints, puisque selon leurs propres principes, l'homme s'est définitivement corrompu après le péché ?

Qui leur a confirmé leur renaissance, leur sainteté, leur réconciliation et leur communion avec Dieu ? Qui leur a prouvé que la grâce du Christ opérait en eux ? Qui a témoigné de l'effusion de l'Esprit Saint en eux, de l'abondance des dons divins, des charismes divins ?

Tout n'est donné avec certitude et autorité que dans l'Église une, sainte, catholique et apostolique seulement. Celui qui a été régénéré en elle, reçoit la parfaite assurance de sa communion avec Dieu.


 4. AUTHENTICITÉ ET AUTORITÉ DE L'ÉGLISE

L'Église en tant qu'institution divine est dirigée par le saint Esprit ; Il demeure en elle et en fait la règle infaillible des dogmes, "la colonne et le fondement de la vérité." C'est l'Église qui garde pure et inaltérée la doctrine apostolique. Elle seule peut conduire à la vérité, être le seul juge infaillible, en mesure de se prononcer sur les vérités salutaires de la doctrine révélée. L'Église, une, sainte, catholique et apostolique, représentée par tous ses ministres en Conciles œcuméniques, est le seul juge authentique, le seul gardien naturel proposé à la garde de la doctrine inspirée. L'Église seule décide de l'authenticité et de l'autorité des Saintes Écritures. C'est elle qui garantit et conserve rigoureusement dans son sein la tradition et la doctrine apostolique pures et inaltérées. Elle seule peut confirmer, expliquer et formuler les vérités, assistée par le Saint Esprit.

Seule l'Église conduit au Christ ceux qui croient en lui et leur donne la droite intelligence des Saintes Écritures. Elle seule garde ses enfants sur la voie du salut. Elle seule les guide avec certitude vers le salut. En elle seule les fidèles possèdent la ferme assurance des vérités auxquelles ils croient et le salut de leur âme. Hors de l'Église, cette arche de Noé, il n'y a aucun salut. "Nous croyons que le saint Esprit enseigne l'Église, dit la Confession de Dosithée. Il est le vrai Consolateur que le Christ envoie de la part du Père pour enseigner la vérité et chasser les ténèbres loin de l'esprit des croyants."

Sans l'autorité de l'Église, il n'y a rien de stable, rien de rigoureux, rien de sûr pour le salut. Seule l'autorité de l'Église conserve pur et sans tâche le dépôt apostolique ; par elle seule sont transmises pures et sans tâche les vérités de la prédication apostolique. Sans l'autorité de l'Église, le contenu de la foi peut être altéré, la prédication apostolique n'être plus qu'un vain mot. Sans l'Église visible fondée par Dieu, aucune union peut exister entre les membres d'une quelconque communauté qui ne serait pas le Corps du Christ, car, le Corps du Christ, c'est son Église, dont il est la tête. Sans l'Église, personne ne peut être uni au Corps du Christ ; nul, s'il n'a pas été régénéré, s'il n'est pas devenu participant de la grâce qui est dans l'Église, ne peut devenir membre du Christ.

Ceux qui définissent l'Église comme une société invisible, une assemblée d'élus, de saints, le Congregatio Sanctorum, société de foi et d'Esprit Saint, dans laquelle agirait le Sauveur, s'excluent eux-mêmes de la grâce divine dispensée par l'Église, à laquelle ils n'appartiennent pas.

Ceux qui nient l'Église visible du Christ, nient également la nature de l'Église, c'est-à-dire son caractère concret, qui en fait une institution divine sur la terre où est perpétuée l'œuvre rédemptrice du Sauveur.

Ceux qui aiment à se croire de la société invisible des saints, faite des saints de toute la terre connus de Dieu seul, ceux qui pensent que par une foi toute théorique dans le Sauveur deviennent participants du Saint Esprit, qui croient que le Sauveur opère leur salut sans la méditation de l'Église qu'Il a fondée, ceux-là s'égarent, carextra ecclésiam nulla salus. Hors de l'Église une, sainte, catholique et apostolique, il n'y a aucun salut. Cette Église est visible, elle n'est pas une simple association d'hommes qui croient en Christ. Elle est une institution divine. En elle s'opère la rédemption de l'homme. En elle l'homme communie avec Dieu et devient fils de Dieu.

Les protestants qui ont abandonné l'Église visible du Christ pour fonder leurs propres communautés de saints pèchent contre le caractère essentiel de l'Église. Ils interprètent l'œuvre de la rédemption comme une théorie théologique capable de sauver celui qui l'étudie ou l'accepte. Mais l'œuvre de la rédemption n'est pas une simple théorie théologique. Elle est un acte mystique accompli dans l'Église visible du Christ. C'est cette œuvre qui donne le salut, qui fait des fidèles des participants du saint Esprit. Hors de l'Église, il n'y a aucune théorie de la foi, aucune société qui mène à la communion avec Dieu. Le Seigneur a dit: "Celui qui croira et se fera baptiser sera sauvé." C'est le Seigneur qui a dressé l'autel visible de l'Église. C'est pourquoi il existe avec la théorie l'acte, l'acte selon la vérité qu'il a transmise à sa sainte Église, unique accès à la vie, et dont le Christ en est la tête. C'est à elle que nous devons nous remettre. C'est d'elle que nous devons apprendre la vérité et recevoir notre salut. Elle seule est la colonne et le fondement de la vérité, parce que l'Esprit, le Consolateur, demeure à jamais en elle. Le vénérable Dosithée dit à propos de l'Église ceci: "Nous devons, sans aucune hésitation, croire en l'Écriture, mais pas autrement que ne l'enseigne l'Église catholique. Les hérétiques reçoivent certes la sainte Écriture, mais ils la déforment par des métaphores, des homonymies, des sophismes de la sagesse humaine qui confond l'inconfondable et se joue de ce qui ne peut l'être. Si chaque jour on devait adopter les opinions des uns et des autres, l'Église catholique ne serait pas ce qu'elle a été jusqu'à ce jour, par la grâce du Christ, ayant une seule opinion sur la foi, croyant inébranlablement la même choses. Elle serait déchirée par une multitude d'hérésies, elle ne serait plus l'Église sainte, la colonne et le fondement de la vérité, sans tâche, sans rides. Elle serait celle des malicieux, celles des hérétiques, qui après avoir été instruits par elle l'ont, sans scrupules, rejetée. Aussi nous croyons que le témoignage de l'Église catholique n'est pas inférieur à l'autorité de l'Écriture divine. Les deux sont l'œuvre du même et seul Esprit. Un homme qui parle de lui-même peut pécher, égarer et s'égarer. L'Église catholique ne parle jamais d'elle-même, mais par l'Esprit de Dieu, le Maître qui l'enrichit perpétuellement. Il lui est impossible de pécher, de s'égarer et d'égarer. Elle est égale à la divine Écriture et possède l'autorité infaillible et perpétuelle."

Saint Cyrille de Jérusalem dit : "Aime à t'instruire et apprends de l'Église quel sont les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament acceptés par tous. Pourquoi perdre son temps avec ceux qui sont douteux ? Lis donc les vingt-deux livres de l'Ancien Testament, traduits par les soixante-dix docteurs."

Derrière les paroles de Cyrille apparaît l'autorité de l'Église. Le patriarche Denys, lors du Concile de Constantinople de 1672, a dit à propos de l'infaillibilité de l'Église : " Quant à l'Église catholique orthodoxe, nous disons qu'elle est infaillible, guidée qu'elle est par sa propre tête, le Christ, et enseignée par l'Esprit de vérité. Il lui est donc impossible de se tromper ; c'est pourquoi elle est appelée par l'Apôtre colonne et fondement de la vérité. Elle est visible et ne fera jamais défaut aux orthodoxes jusqu'à la fin du monde."

L'Enfant dans la crèche, qui est venu pour accomplir la volonté de son Père jusqu'à la mort sur la croix  (Ph 2,8)

L'Enfant dans la crèche, qui est venu pour accomplir la volonté de son Père jusqu'à la mort sur la croix (Ph 2,8)

EN VRAC...POUR VOTRE REFLEXION

PERSONNELLE...

Homélie pour le jour de Noël

VIRGINITE PERPETUELLE DE MARIE ?...

  • 1. L’Église confesse depuis l’origine que Marie est « la Vierge du Seigneur » et toutes les icônes de la Mère de Dieu la présentent « aei parthénos » (Toujours Vierge), mais l’affirmation dogmatique de cette virginité totale et perpétuelle de la mère de Dieu avant, pendant et après l’enfantement de son Fils ne s’est imposée unanimement que progressivement chez les Pères de l’Église, puis dans plusieurs conciles et dans le Magistère de l’Église.
  • 2. La conception virginale de Jésus n’a jamais fait débat. Elle est très puissamment affirmée par l’Évangile. C’est le signe essentiel, annoncé par la célèbre prophétie d’Isaïe 7,14, qui convient pour exprimer le mystère de l’Incarnation du Fils unique de Dieu.
  • 3. La virginité in partu, dans l’enfantement, est mise en relation avec la Résurrection. Jésus sort victorieux du tombeau comme il sort du sein inviolé de sa mère. Cette connexion des mystères, si essentielle aux yeux de Pères de l’Église, échappe souvent aux chrétiens d’aujourd’hui. Noël est incompréhensible sans Pâques.
  • 4. La virginité post partum, après l’enfantement, a toujours été tenue par les Pères de l’Église et la Tradition, mais trois expressions du Nouveau Testament ont suscité quelques objections, sans troubler la foi des premiers lecteurs attentifs de l’Écriture qui connaissaient le contexte : les mots « premier-né » (Luc 2,7), « jusqu’à » (Matthieu 1,25) et la question des « frères et sœurs de Jésus » (Marc 6,3 ; Matthieu 13,55). Les deux premières objections n’ont pas beaucoup de poids : car Jésus « Premier né » ne signifie pas qu’il y a eu un second enfant. Et dans la Bible, l’expression « jusqu’à » ne signifie pas forcément un changement subséquent, mais une mesure de temps.
  • 5. La question des « frères et sœurs » de Jésus appelle une réponse plus argumentée qui prend en compte plusieurs arguments forts : Jacques et Joset sont appelés frères de Jésus mais ils sont sûrement les fils d’une autre Marie ; Simon et Jude sont des cousins du Seigneur selon Hégésippe ; L’Évangile mentionne aussi des « sœurs » ce qui supposerait au moins sept enfants, qui ne sont jamais appelés « fils ou filles de Marie » ; enfin, Jésus n’aurait pas confié sa mère à Jean au pied de la Croix (Jean 19, 26) si elle avait eu de nombreux autres enfants ; tout cela vient en fait de l’absence de mot en hébreu ou en araméen pour dire « cousin » ; dans le grec du Nouveau Testament, le mot frère a souvent une signification qui n’est pas biologique.
  • 6. Même si le sujet revient régulièrement comme un « scoop » dans la presse ou les ouvrages de vulgarisation, les Pères de l’Église ont déjà tranché la question dès le Ve siècle, avec, au-delà de toutes ces raisons bien fondées, l’argument de bon sens que toutes les Églises apostoliques d’Orient et d’Occident confessent et reconnaissent depuis toujours : Marie n’a pas eu d’autre enfant car elle est « la Vierge du Seigneur », qui lui est totalement consacrée.
  • 7. Au-delà du signe il faut comme toujours chercher le sens profond : Marie, Vierge et Mère, est le modèle admirable de l’Église. Sa virginité parfaite est le signe de sa foi que nul doute n’altère et le signe de son entière consécration à Dieu qui est au fondement de sa mission unique de Mère de Dieu et de mère des hommes. Elle n’a selon la chair qu’un seul enfant, parce que selon l’esprit, elle est appelée à devenir la mère de tous. Sa virginité l’ouvre à sa maternité spirituelle.

Pour en savoir plus, rendez-vous à la rubrique Questions d’Aleteia.

Pour en savoir beaucoup plus, rendez-vous ici !

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Noël à Damas sans tyrannie et sans haine…Tel que les médias occidentaux majoritaires ne vous le montreront pas... 

 

Encore des images du « régime de Bachar el Assad » que vous ne verrez certainement pas dans les médias français! Elles s’accordent si mal avec la tyrannie qu’on vous y décrit habituellement! Contrairement aux alliés arabes du régime de François Hollande, dans la capitale syrienne on trouve même de belles et grandes crèches, tandis qu’en France le régime républicain voudrait bien les faire définitivement disparaître. La France pourtant baptisée par Saint-Rémi et confirmée 1000 ans plus tard dans la ville de Saint-Rémi -Reims-, par l’œuvre de sainte Jeanne d’Arc qui y a fait couronner le roi de France après en avoir bouté les Anglais dehors.


Hollande, Fabius, Valls & Cie, qui se sont vantés d’avoir fourni des armes aux prétendus « rebelles modérés » démocrates, « opposants de Bachar-el-Assad, seraient bien en peine de nous fournir des images montrant des crèches et des sapins de Noël au royaume d’Arabie ou dans les émirats… Même les soldats de l’OTAN qui transitent sur leurs territoires voient leurs croix confisquées à l’aéroport par les imams-amis de la France…
(Source :M.P.I)

 

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Ali Mohammed al-Nimr 

a été condamné à mort en mai 2014 pour « sédition »,

« désobéissance au souverain »

et « port d’armes ».

 

Au terme de huit mois de procès, Ali Mohammed al-Nimr  a été condamné à mort en mai 2014 pour « sédition », « désobéissance au souverain » et « port d’armes ». La justice saoudienne vient de rejeter son appel, examiné dans le plus grand secret. Son exécution est désormais une affaire de jours. Une fois décapité, son corps, monté sur une croix, sera exposé publiquement jusqu’au pourrissement de ses chairs.

Le jeune homme a reconnu faire partie d’une organisation terroriste et jeté des cocktails Molotov contre les forces de l’ordre. Des aveux signés sous la torture selon l’ONG Reprieve, qui assure la défense d’Ali Mohammed al-Nimr. Aucune preuve des faits incriminés n’a pu être produite devant la « Cour criminalisée spécialisée » au fonctionnement opaque, qui siègeait pour l’occasion.

Le gouvernement semble avoir pesé de tout son poids pour que l’affaire connaisse cette issue effrayante. Notamment pour faire payer sa rébellion à l’oncle du jeune homme, le cheikh Nimr al-Nimr, un haut dignitaire chiite et l’un des plus virulents opposants de la monarchie.

La condamnation barbare intervient au moment même où l’on apprend la nomination de l’ambassadeur saoudien auprès des Nations Unies à Genève, à la tête du Groupe consultatif du Conseil des droits de l’homme* de l’institution internationale.

Le pays bafoue pourtant ostensiblement les droits de l’homme, ignore totalement le respect de la liberté religieuse, nie aux femmes leurs droits les plus élémentaires et multiplie les décapitations publiques devenues si nombreuses qu’il lui a fallu recruter huit bourreaux au mois de mai dernier. Selon le décompte de Human Rights Watch, plus de 134 personnes ont déjà été exécutées en Arabie saoudite depuis le début de l’année. Les rares opposants ou intellectuels que compte encore le royaume y subissent des outrages continuels comme ce blogueur condamné à 1 000 coups de fouet pour « insulte à l’islam ».

Quand « les pétrodollars et la politique l’emportent sur les droits de l’homme »

Depuis, un mouvement de protestation enfle dans toute la communauté internationale. L’ONU a rappelé que « toute sentence infligeant la peine de mort à des personnes mineures à l’époque du délit ainsi que son exécution sont incompatibles avec les obligations internationales de l’Arabie saoudite ».

François Hollande, pour sa part, a demandé à l’Arabie saoudite de « renoncer à cette exécution au nom de ce principe essentiel que la peine de mort doit être abolie et les exécutions empêchées ». Une posture difficile à tenir pour le président français quand « les pétrodollars et la politique l’emportent sur les droits de l’homme », aux dires de Hillel Neuer, directeur exécutif de l’ONG UN Watch.

En quelques mois, le royaume saoudien s’est en effet porté directement acquéreur d’une escadrille de Rafale et aurait contribué indirectement au financement de la livraison de près de 8 milliards d’euros d’armes françaises au Liban et du rachat des navires Mistral par son fidèle allié égyptien.

* Organe intergouvernemental, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a pour mission de renforcer et de promouvoir les droits de l’homme dans le monde. Faisal bin Hassan Trad préside le groupe d’experts du Conseil, chargé de désigner les fonctionnaires qui vont édicter les standards internationaux en matière de droits de l’homme et rendre compte de leurs violations dans le monde entier.(Source: Aleteia)

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Crèche vivante à Alqosh, dans le nord de la

 

plaine de Ninive, à une quinzaine de kilomètres de la ligne de front... Les chrétiens d'Irak et les membres de Fraternité en Irak vous souhaitent un joyeux Noël !

 

 

 
Photo de Fraternité en Irak.
Photo de Fraternité en Irak.
Fraternité en Irak a ajouté 2 nouvelles photos.

Crèche vivante à Alqosh, dans le nord de la plaine de Ninive, à une quinzaine de kilomètres de la ligne de front... Les chrétiens d'Irak et les membres de Fraternité en Irak vous souhaitent un joyeux Noël !

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Pour Rappel Noel c'est l'anniversaire de la naissance de Jésus (Issa) le plus grand des prophètes après Mohamed dans le Coran !

Dieu à beaucoup d'humour car Il à fait coïncidé les deux fêtes le même jour, Le Mouled (naissance du prophète Mahomed et Noel naissance de Jésus en ce 25 décembre 2015 , à réfléchir !!!

Les gouvernements somalien et tadjik ont interdit les célébrations de Noël cette année, avec des sanctions allant jusqu'à une peine d'emprisonnement de cinq ans. Plus tôt, Bruneï avait lui aussi interdit la plus importante des fêtes chrétiennes.

Le minsitre de la Religion de la Somalie, Cheikh Mohamed Kheyrow a émis une interdiction sur les festivités de Noël et du Nouvel An mercredi, affirmant que ces fêtes n'avaient «rien à voir avec l'Islam». 

«C'est une question de foi», a-t-il martelé, ajoutant avoirenvoyé des lettres à la police, aux services des renseignements et de la sécurité nationale de la capitale Mogadiscio, demandant de prévenir toute célébration chrétienne en lien avec Noël et/ou le Nouvel An. 

Les motivations de ce choix radical de la Somalie reste inexpliqué. La Somalie est presque entièrement de confession musulmane, mais accueille des milliers de soldats de l'Union africaine (UA), dont une partie importante est issue de pays à majorité chrétienne tels que le Burundi, l'Ouganda ou encore le Kenya.

Par ailleurs, le pays, qui peine à sortir de deux décennies de combats et de chaos, a également vu un nombre croissant de ses ressortissants revenir d'Europe et d'Amérique du Nord, qui ont eu le temps de s'habituer aux coutumes et traditions occidentales. 

Les fonctionnaires somaliens ont également dit que les célébrations de Noël pouvaient provoquer des attques de militants islamistes des Shebabs. 

«La fête de Noël ne sera pas célébrée en Somalie pour deux raisons : d'abord parce que tous les Somaliens sont musulmans et il n'y a aucune communauté chrétienne en Somalie, ensuite pour des raison évidentes de sécurité», a annoncé Abdifatah Halane, porte-parole du maire de Mogadiscio.

La plus importante fête chrétienne a également été interdite au Tadjikistan, où le gouvernement s'est prononcé contre l'installation d'arbres de Noël dans les écoles et la distribution de cadeaux aux enfants. 

Déjà en 2013, le pays avait banni le Diéd Moroz ('Grand-père gel, l'équivalent du Père Noël en Russie) des écrans de télévision. La-même année, la police avait arrêté de nombreux manifetstants qui s'en étaient pris aux forces de l'ordre déguisés en zombies lors d'un défilé non-autorisé en célébration de la fête occidentale anglo-saxonne d'Halloween. 

Il y a quelques jours, le sultan de Bruneï, pays d'Asie régi par la charia, a prévenu que les citoyens qui décideraient de braver la loi, qui restreint sévèrement la célébration de la fête de Noël, encouraient une amende de 20 000 dollars, cinq ans de prison, ou les deux.

 

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25 Assyrian Christian hostages have been released. Merry Christmas! They were captured on February 23 when the 35 Assyrian villages on the Khabur river were attacked in the Hasaka province. ISIS captured 253 in the initial attack and drove 3,000 Assyrians from their villages. Most have not returned.

 

Photo de Nahren Anweya.
Photo de Nahren Anweya.
Photo de Nahren Anweya.
 

Two of the hostages are men, seven are women, and the rest are children between the ages of 3 and 11. The hostages are in good health. They arrived in Tel Tamer in the morning.

The 16 children belong to six of the seven women in the group.

The following is a list of the names of the released hostages. The names of the children follow the name of their mother.

Sammy Awisha Malham (male,41)
Fadi Michael Eesa (male,41)
Juliet Yourish Talya (female, 40, 2 children)
Stella Farid Joseph (female, 10)
Tony Farid Joseph (male, 7)
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Ghada Moshe Baram (female, 40, 1 child)
Maria Akram Odisho (female, 8)
****
Hanan Youkhana Enwiya (female, 46, 4 children)
Francis Walid Sawa (male, 11)
Aurinya Walid Sawa (female, 9)
Ashurina Walid Sawa (female, 7)
Nahren Walid Sawa (female, 4)
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Muna Marcus Adam (female, 41, 5 children)
Louise Ashur Gabriel (male, 9)
Lamasu Ashur Gabriel (male, 7)
Ankidu Ashur Gabriel (male, 6)
Amilio Ashur Gabriel (male, 4)
George Ashur Gabriel (male, 2)
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Lena Nawaf Marjan (female, 39, 3 children)
Ninos Elias Youkhana (male, 10)
Ishtar Elias Youkhana (female, 7)
Junior Elias Youkhana (male, 3)
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Laila Odisho Odisho (female, 47, 1 child)
Alexander Samih Simon (female, 11)
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Jamila Kako Kako (female, 41)
https://www.facebook.com/nahren.nora/posts/1304387872920200

 

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Source

Ce n’est pas seulement au Moyen-Orient que les chrétiens font face à des persécutions.

Dans l’immense Indonésie, le plus grand pays musulman, l’intégrisme poursuit son œuvre. En octobre, deux églises ont été attaquées et brûlées dans la province d’Aceh. Et en Malaisie, les menaces se multiplient.

 

Un lecteur m’a fait observer que je ne parlais jamais des chrétiens d’Asie du Sud Est qui sont eux aussi  confrontés à l’intolérance musulmane. A la veille de Noël, je me rachète un peu avec ce bref tour d’horizon et une pensée particulière pour ces populations qui vivent dans une insécurité croissante qu’une actualité plus sanglante éclipse.

Des églises flambent ou sont détruites

Aceh.jpg

En Indonésie, le plus grand pays musulman du monde, on est encore loin des persécutions que vivent les minorités du Moyen Orient. Les groupes islamistes sont à la fois très minoritaires et très puissants. Ils harcèlent et attaquent les membres de minorités religieuses et leurs lieux de cultes. Les chrétiens représentent plus de 10% de la population, soit 26 millions.

Lorsque des églises sont fermées, c’est la plupart du temps une décision du gouvernement local ou régional qui cède aux pressions des radicaux. Certaines églises ne réussissent pas à se faire enregistrer officiellement auprès des autorités, alors même qu’elles remplissent les critères. C’est surtout le cas dans les régions où l’islam est très présent. Même quand une église est en règle, les autorités locales peuvent facilement lui retirer son autorisation.

Le 8 décembre 2013, une foule de 150 musulmans radicaux a fermé de force quatre églises évangéliques sur l’île de Java et les fidèles ont été expulsés. Non seulement la police n’est pas intervenue, mais elle a même aidé à apposer le sceau de fermeture sur les entrées.

Aceh (98% de musulmans), province de la pointe nord de l’île de Sumatra, avait des velléités séparatistes. Une sanglante guerre civile a opposé les guérilleros au gouvernement, mais le tsunami de 2004 a calmé les ardeurs, de même que l’octroi par le gouvernement d’un statut d’autonomie qui permet aux islamistes d’implanter la charia. Pratiquer l’homosexualité, le jeu ou boire de l’alcool sont sanctionnés par des coups de bâtons. Les femmes sont obligées de porter la tenue islamique. Le harcèlement des chrétiens est comme de juste au programme.

Depuis toujours, les permis de construire ou de gérer des églises ne sont jamais accordés aux quelques milliers de chrétiens qui habitent la province. Les demandes restent sans réponses. Les chrétiens se sont débrouillés en s’installant dans des locaux précaires et illégaux.

Le 13 octobre, dans la région de Singkil, plusieurs centaines de jeunes musulmans répondant à l’appel de l’Association des étudiants musulmans d’Indonésie (bonjour le futur!) mettent le feu àAceh_pleurs.jpgune chapelle protestante. Ils tentent d’incendier un deuxième lieu de culte, mais les chrétiens résistent. Au cours de l’assaut, des coups de feu sont tirés, et l’un des assaillants, 21 ans, est tué et d’autres personnes blessées. Dans la panique, des milliers d’habitants fuient dans la province voisine. «Nous ne cesserons pas de chasser les chrétiens et de brûler les églises. Les chrétiens sont les ennemis d’Allah!», crient les extrémistes.

Sous la pression de ces fous d’Allah, un accord avait été conclu entre responsables chrétiens et musulmans qui prévoyait la destruction de dix lieux de culte chrétiens dans la région de Singkil. Celle qui a été la cible des extrémistes n’y figurait pas. Les opérations devaient commencer quelques jours après, le 19 octobre.

Et effectivement, le lundi 19 octobre, les chrétiens assistent en silence et certains en pleurs, à la démolition de trois chapelles, une catholique et deux protestantes.

Le nouveau président du pays, Joko Widodo, défend la tolérance religieuse -il a fait supprimer au début de l’année la mention de la religion sur les cartes d’identité- et de nombreux mouvements tentent de contrer les islamistes. Mais la capacité de nuisance de ces derniers reste inquiétante.

Interdiction d’utiliser le mot «Allah»

Chez la voisine malaise, 30 millions d’habitants, la situation est plus grave. Bien que les non-musulmans aient en théorie droit à la liberté de croyance, ils sont victimes au quotidien de sévères restrictions. Les musulmans pour leur part n’ont pas le droit de changer de religion. Le crime d’apostasie est très sévèrement puni, la sanction allant selon les États de séjours en prison à la peine de mort.

Malaisie_Radio Canada.jpg

Le fait le plus exemplaire de ces dernières années est la longue procédure qui a opposé The Herald, principal journal catholique du pays, à propos du droit d’utiliser le mot Allah (arabe) dans ses colonnes en malais. La Cour fédérale a confirmé l’interdiction de cet usage en juin 2014.

Le 25 juin de la même année, le Conseil des Affaires islamiques de Selangor a affirmé qu’il était en droit de saisir toute bible portant le mot Allah et qu’il n’hésiterait pas à faire arrêter toute personne distribuant une telle bible.

Les deux péripéties qui suivent, parmi d’autres, sont plus révélatrices de l’intolérance qui s’étend que l’incendie d’églises.

En janvier 2014, plus de 300 exemplaires d’une Bible éditée en malais et en langue iban ont été saisies et restituées, après de houleuses péripéties, le 14 novembre. Les responsables chrétiens découvrent alors que tous les volumes sont tamponnés sur les pages intérieures de la mention:«Strictement et uniquement réservé à l’usage de non-musulmans. Ne peut être ni publié ni utilisé où que ce soit dans l’État du Selangor conformément à la section 9 (1) de la promulgation de 1988 sur Les religions non musulmanes (Du contrôle de la diffusion parmi les musulmans)».

Le 5 décembre 2014, le Père Cyril Mannayagam fait porter un recueil de chants à un service de reprographie de Tangkak dans l’Etat de Johor, pour le faire photocopier à une trentaine d’exemplaires en vue de la célébration de Noël. Il est arrêté «pour avoir fomenté des troubles et incité à la haine religieuse» au titre de l’article 298A du Code pénal. «Quand je leur ai demandé pourquoi ils m’arrêtaient, ils m’ont répondu que le mot Allah ne pouvait être utilisé que par les musulmans», rapporte le religieux au Malaysian Insider.

Les défenseurs du Herald perdent la dernière bataille d’«Allah» en 2015. Le 21 janvier, les cinq juges de la Cour fédérale n’examinent pas la question de fond, mais se limitent à vérifier l’existence ou non de vices de forme dans les précédentes procédures. Les magistrats estiment à l’unanimité qu’il n’y en a pas.

La liberté religieuse est assurée par la constitution, mais de moins en moins respectée. «A d’innombrables reprises, le premier Ministre Najib Razak a publiquement affirmé que la religion, en l’occurrence l’islam, l’emporterait toujours sur la politique et il a rappelé que la population devait défendre l’islam, que le pluralisme, et le libéralisme, entre autres, sont ennemis de l’islam et que les Droits de l’Homme ne doivent s’exercer que «dans les limites de ce qui est permis par l’islam».

La population a faim d’islam. La dernière illustration vient de  Rayani Air: sonBoeing 737, qui décolle de Kuala Lumpur, vient d’organiser pour la première fois un vol 100% islamique. Les passagers se voient offrir des boissons et un repas halal par des hôtesses coiffées d’un hijab strict. Pas de porc ni d’alcool. La démonstration de sécurité, juste avant le décollage, est accompagnée d’un récital de prières.«Nous sommes la première compagnie de Malaisie à nous soumettre à la charia, nous en sommes très fiers», explique Jaafar Zamhari, le directeur. Il promet que le respect des préceptes religieux sera encore amélioré.

Dans les deux pays, l’excision est très répandue. La lutte est au point mort, notamment parce que les oulémas tiennent farouchement à cette pratique. Faire du prosélytisme pour d’autres religions est interdit et quitter l’islam impossible.

Jusqu’à quand les mensonges?

Quand les musulmans se radicalisent, la présence de chrétiens et d’autres minorités est systématiquement menacée, jusqu’à l’épuration. C’est la règle et elle s’explique.

L’islam est apparu trois millénaires après le judaïsme et six siècles après le christianisme, il n’est donc pas mentionné dans leurs textes. Le Coran et son prophète en revanche peuvent tomber à bras raccourcis sur ceux qui étaient là avant lui. Le «livre saint» ne s’en prive pas, qui les condamne dans des dizaines et des dizaines de versets. Associer une autre divinité à Dieu -Jésus- est un péché majeur, qui ne peut être pardonné.

Les hadiths renforcent cette insondable intolérance. Mais ici comme ailleurs, il est impossible aux religieux de reconnaitre la réalité.

Ce déni comme le refus d’affirmer qu’ils renoncent à ces injonctions les rendent eux aussi responsables des innombrables vexations et persécutions qui frappent les minorités et s’étendent dans la sphère musulmane.

Pour en savoir plus : https://www.portesouvertes.fr et http://eglasie.mepasie.org/

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Déc242015

 

Publié le 24 décembre 2015

Discours à l’université d’Al-Azhar le 22 décembre 2015 , lors de l’anniversaire du prophète Mohammed’, le président égyptian Abd Al-Fattah Al-Sisi s’est adressé à une audience de dignitaires d’ Al-Azhar, en leur appelant à apprendre le respectpour les autres depuis les chaires des mosquées. Le president Al-Sisi a félicité les chrétiens à Noël, en déclarant : “Ce qui nous divise nous détruit.”

Tout près du Sauveur nouveau-né, nous voyons saint Étienne. Qu'est-ce qui a valu cette place d'honneur à celui qui le premier a rendu au Crucifié le témoignage du sang ?  Il a accompli dans son ardeur juvénile ce que le Seigneur a déclaré en entrant dans le monde :  « Tu m'as donné un corps.  Me voici, je viens pour faire ta volonté »  (He 10,5-7).

Tout près du Sauveur nouveau-né, nous voyons saint Étienne. Qu'est-ce qui a valu cette place d'honneur à celui qui le premier a rendu au Crucifié le témoignage du sang ? Il a accompli dans son ardeur juvénile ce que le Seigneur a déclaré en entrant dans le monde : « Tu m'as donné un corps. Me voici, je viens pour faire ta volonté » (He 10,5-7).

Contemplons en ce jours des "félicitations à Marie la Mère de Dieu le Verbe Incarné" ce qu'elle fut: Paradis spirituel du «Second Adam», Temple de la Divinité, Pont qui relie la terre au Ciel, Echelle par laquelle Dieu descend sur la terre et l'homme remonte au Ciel, la Mère de Dieu est devenue plus vénérable que les Chérubins, les Séraphins et toutes les Puissances célestes; en abritant le Christ son sein est apparu «plus vaste que le ciel», car il est désormais le Trône de Dieu.  Grâce au oui de Marie, l'homme est élevé plus haut que les Anges et la gloire de la Divinité resplendit dans son corps.

Contemplons en ce jours des "félicitations à Marie la Mère de Dieu le Verbe Incarné" ce qu'elle fut: Paradis spirituel du «Second Adam», Temple de la Divinité, Pont qui relie la terre au Ciel, Echelle par laquelle Dieu descend sur la terre et l'homme remonte au Ciel, la Mère de Dieu est devenue plus vénérable que les Chérubins, les Séraphins et toutes les Puissances célestes; en abritant le Christ son sein est apparu «plus vaste que le ciel», car il est désormais le Trône de Dieu. Grâce au oui de Marie, l'homme est élevé plus haut que les Anges et la gloire de la Divinité resplendit dans son corps.

Avec ce passage de mor aphrem, je souhaite un heureux Noël

 

(mawlodeh dmoran brikho)

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

Programme:
 



*Samedi 26 Décembre, Fête des « Félicitations à la Mère de Dieu »
Messe en l’honneur de « la Toute Pure et Immaculée Mère du Verbe-Dieu » à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30

 

* Saturday, December 26, Feast of "Congratulations to the Mother of God"
Mass in honor of "All Pure and Immaculate Mother of the Word-God" at 10:30, fraternal meal and the faithful reception from 13:30 to 17:30



VEILLEE POUR LA VIE dans la nuit du 26 au 27

VIGIL FOR LIFE on the night of 26 to 27

*Dimanche 27 Décembre, Fête des « Saints Innocents »
Messe en l’honneur pour les enfants à naître et les victimes de l’avortement à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30

 

* Sunday, December 27, day of the "Holy Innocents"
Mass in honor to unborn children and victims of abortion at 10:30 fraternal meal and the faithful reception from 13:30 to 17:30

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

 

*l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
 

 

Le salut est entré dans le monde

Calligraphie et enluminure de Noël par Sophie qui animera avec soeur Barbara une session d'art postal à Béthanie du 6 au 7 février 2016

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