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'His compassion is given to His works: His severity is not over His works, but over your works. Lastly, if you remove your own evil works, and there remain in you nought but His work, His compassion will not leave you: but if you leave not your works, there will be severity over your works, not over His works.' St Augustine

'His compassion is given to His works: His severity is not over His works, but over your works. Lastly, if you remove your own evil works, and there remain in you nought but His work, His compassion will not leave you: but if you leave not your works, there will be severity over your works, not over His works.' St Augustine

 

Aujourd'hui en cette journée de prière pour les malades,nous avons le choix entre plusieurs mémoires de Saints:

SÉVERIN, abbé d'Agaune († 507),

Benoit, abbé à Aniane (750-821)

SATURNIN, DATIF, FÉLIX, AMPÈLE et leurs compagnons, martyrs en Afrique († 304)

VOLUSIEN, évêque de Tours, martyr († 496)

DÉSIRÉ, évêque de Vienne († 608)

GAUDIN, évêque de Soissons

ODON, évêque de Beauvais (801-880)

 

Mémoire de l’apparition de la Vierge Marie à

Bernadette Soubirous à Lourdes (1858)

Livre d'Isaïe 38,1-6.

En ces jours-là, Ezéchias fut malade à la mort ; et Isaïe le prophète, fils d'Amos, vint auprès de lui et lui dit : "Ainsi parle le Seigneur : Dispose de ta maison, car tu vas mourir, et tu ne vivras plus."
Ezéchias tourna son visage contre le mur et pria Yahweh ; il dit : 
"Souvenez-vous, ô Yahweh, que j'ai marché devant votre face avec fidélité et intégrité, et que j'ai fait ce qui est bien à vos yeux !" Et Ezéchias versa des larmes abondantes. 
Et la parole de Yahweh fut adressée à Isaïe en ces termes : 
"Va, et dis à Ezéchias : Ainsi dit Yahweh, le Dieu de David, ton père : J'ai entendu ta prière, j'ai vu tes larmes ; voici que j'ajouterai à tes jours quinze années. 
Je te délivrerai, toi et cette ville, de la main du roi d'Assyrie ; je protégerai cette ville. "
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 8,5-13.

En ce temps-là, comme Jésus entrait dans Capharnaüm, un centurion l'aborda d'un ton suppliant et dit 
cette prière : " Seigneur, mon serviteur est couché dans ma maison, paralysé, et il souffre cruellement. " 
Il lui dit : " Je vais aller le guérir. " 
Le centurion reprit : " Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez sous mon toit ; mais dites seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. 
Car moi qui suis sous des chefs, j'ai des soldats sous mes ordres, et je dis à l'un : " Va " et il va ; et à un autre : " Viens " et il vient ; et à mon serviteur : " Fais ceci " et il le fait. " 
Ce qu'entendant, Jésus fut dans l'admiration, et il dit à ceux qui le suivaient : " Je vous le dis en vérité : dans Israël, chez personne je n'ai trouvé une si grande foi. 
Or je vous le dis : beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident, et prendront place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux, 
tandis que les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures : là seront les pleurs et le grincement de dents. " 
Et Jésus dit au centurion : " Va, et qu'il te soit fait selon ta foi ! " Et à l'heure même le serviteur se trouva guéri. 
 


Par Basile de Séleucie

(?-v. 468), évêque 
Homélie 19 sur le centurion, PG 85, 235s (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 354 rev.) 

 

« Beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident prendre place... dans le Royaume des cieux »

 

Dans l'Évangile j'ai vu le Seigneur accomplir des miracles et, rassuré par eux, j'affermis ma parole craintive.

J'ai vu le centurion se jeter aux pieds du Seigneur ; j'ai vu les nations envoyer au Christ leurs premiers fruits.

La croix n'est pas encore dressée et déjà les païens se hâtent vers le maître.

On n'a pas encore entendu :

« Allez, enseignez toutes les nations » (Mt 28,19) et les nations accourent déjà.

Leur course précède leur appel, elles brûlent du désir du Seigneur.

La prédication n'a pas encore retenti et elles s'empressent vers celui qui prêche. Pierre... est encore enseigné et elles se rassemblent autour de celui qui l'enseigne ; la lumière de Paul n'a pas encore resplendi sous l'étendard du Christ et les nations viennent adorer le roi avec de l'encens

(Mt 2,11). 

Et maintenant voici qu'un centurion le prie et lui dit :

« Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, paralysé, et il souffre beaucoup ».

Voilà bien un nouveau miracle : le serviteur dont les membres sont paralysés conduit son maître au Seigneur ; la maladie de l'esclave rend la santé à son propriétaire.

Cherchant la santé de son serviteur, il trouve le Seigneur, et tandis qu'il est en quête de la santé de son esclave, il devient la conquête du Christ.

 

« Le Carême est par excellence un temps de vie intérieure, puisque c'est le temps où l'âme doit se renfermer dans le désert avec le divin Sauveur ; c'est le temps de la solitude encore plus du cœur que du corps. L'âme pieuse se bâtira une petite solitude au fond de son cœur, comme sainte Catherine de Sienne, et là, habitera et vivra avec Jésus-Christ. Heureuse solitude, heureuse retraite, où l'âme est seule avec son Dieu ! Cette retraite est plus facile qu'on ne pense ; ce n'est pas au dehors de nous, c'est en nous que nous devons chercher et trouver Jésus-Christ. C'est là qu'il réside avec délices. Pour trouver ce divin Époux, il faut entrer en soi-même par la pensée et y rester surtout par les affections ; y demeurer par l'attention douce, paisible et quelquefois silencieuse à la présence de Jésus-Christ en nous. Et puis, quand on a établi le bon Maître au dedans du coeur, lui dire souvent : Regardez-moi, Seigneur, dans votre miséricorde. Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? Parlez, votre servante vous écoute. En tout, recourir au divin oracle qui est dans le propitiatoire de l'âme.

Jésus-Christ se retire dans les âmes fidèles comme dans un désert pour y passer ces quarante jours. Soyez avec lui au fond de votre cœur pour l'écouter, le regarder, lui parler. Rentrez souvent dans cette solitude intérieure pour y adorer votre divin Maître qui vous attend pour vous parler cœur à cœur. Écoutez-le, faites silence ; et que cette parole vous unisse à lui. Regardez-le souvent ; ce regard sera tantôt de confiance, tantôt de consolation, à la vue de votre misère qui ne l'éloigne pas de vous ; tantôt un regard de reconnaissance et d'amour, un regard d'abandon. Dites-lui : Mon bon Maître, je suis faible, sèche, mais n'importe, la disposition de mon cœur, ma volonté ne change pas, elle est à vous, toute à vous. C'est vers cette vie intérieure qu'il faut vous diriger pendant ce Carême, mais ce travail doit être calme ; déclarez la guerre à la nature, toujours avec l'aide de Dieu souvent invoqué, et sa grâce qui établit l'âme dans la paix. »

(Avis spirituels pour servir à la sanctification des âmes (CXIV), Seconde édition, Nancy, 1863.)

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Nous avons un choix:

Un choix entre la vie et la mort « Choisis la vie » (Dt 30, 19)

Le Christ dans l’Évangile, lui, nous dit que

« celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera » (Lc 9, 24).

Y a t-il contradiction ?

 

 Choisir la vie, c’est accepter de perdre nos vies  

Spontanément en entrant en carême, nous nous hérissons, nous avons une réaction instinctive de recul, comme un nœud qui se noue dans l’estomac : nous voulons sauver nos vies. Mais pour sauver nos vies, il faut accepter de les perdre, comme le Christ a accepté de mourir sur la croix pour ressusciter ensuite. 

Mystérieusement, nous devons passer par la mort pour trouver la vie


Le mot vie a deux sens ici :

*il y a la vie de l’âme, celle qui consiste à vivre avec Dieu, à l’aimer, à le connaître et

*la vie du corps, celle que nous devons accepter de perdre lorsqu'elle idolâtre les biens transitoires au point de faire obstacle à notre accession à l'intimité divine à laquelle tend toute notre vie.

 

 Accepter de perdre sa vie, c’est renoncer à soi-même, à un amour égoïste  

« Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. »

(Lc 9, 23)

Nous montons vers Pâques avec le Seigneur, pour mourir avec lui. Pour que notre péché soit crucifié avec lui sur la croix.

Alors, prenons notre croix chaque jour , sachant qu’au bout du chemin il y a la joie de Dieu.

Ce n’est pas la mort que nous désirons, mais la vie pleine et entière, la vie de Dieu. "La gloire de Dieu c'est l'homme vivant, et l'homme vivant, c'est celui qui vit de Dieu dans le temps pour lui être uni dans l'éternité" (St Irènée)

Renoncer à soi-même, à un amour égoiste, détourné de son but est sans doute une des choses les plus difficiles, mais Jésus nous donne le moyen : en portant avec lui notre croix chaque jour dans la force du Saint Esprit qu'Il nous envoie car si nous mourrons en Lui, n'oublions-pas qu'en Lui nous réssuscitons aussi . 

 

 Renoncer à soi-même, c’est renoncer même à choisir sa croix  

C'est renoncer à choisir son moyen de sanctification.

Nous devons porter notre croix, qui n'est pas forcément celle que nous voudrions.

Il n'est certes pas nécéssaire d’imaginer des pénitences et de nous imposer de grandes ascèses : il faut porter la croix qui est dans notre vie, c’est là que Dieu nous attend ! 
Si nous sommes déjà capable de cela, peut-être pourrons-nous offrir au Seigneur quelques pénitences suplémentaires...

Prenons donc le temps aujourd’hui de regarder dans notre vie où est notre croix : qu’est-ce qui nous est difficile dans le quotidien de nos journées ? Posons un acte de foi : à travers cette croix, nous trouverons la vie de Dieu.
 

 

 Aujourd'hui, je fais un pas  

Je prends un temps devant une croix - par exemple celle qui est sur mon chapelet, ou accroché à un mur chez moi, ou encore dans une église - pour offrir au Seigneur la croix qui est dans ma vie.

Pour signifier cela, je peux embrasser cette croix, et je pourrai le refaire plusieurs fois dans la journée, notamment à chaque fois que je rencontrerai la croix qui est dans ma vie.

 
Par St Nectaire d'Egine:
 
"Cherche Dieu tous les jours.
Mais cherche-le dans ton cœur, non à l'extérieur.

Et quand tu le trouves, tiens-toi avec crainte et tremblement, comme les chérubins et les séraphins,
car ton cœur est devenu un trône de Dieu.

Cependant, pour trouver Dieu,
deviens humble comme la poussière devant le Seigneur,
car le Seigneur ne supporte pas l'orgueilleux,
tandis qu'il visite ceux qui sont humbles dans leur cœur,
voilà pourquoi il dit :

" Celui que je regarderai,
c'est celui qui est doux et humble de cœur "."

Soyez béni, ô Père,
pour le don merveilleux de la vie, belle, précieuse et fragile.
De nos mains, elle s’échappe comme une eau vive.
Quand vient l’heure de l’épreuve,
nos cœurs sont souvent remplis jusqu’au bord
de tristesse, d’angoisse
et nos corps alourdis de souffrance.
En ces moments, tout notre être peine à s’ouvrir
à Votre volonté, ô Père, et la reconnaître comme bienveillante.

Pourtant, nous le savons, Vous n'aimez pas voir souffrir les vôtres, les frères et soeurs de Votre ils bien-aimé.

Kourie eleison(Ô Dieu, faites Miséricorde )!
Soyez  béni, ô Christ-Jésus,
visage de la miséricorde, qui par Marie et l'Esprit vivificateur, Vous êtes fait notre frère et venez à la table de nos partages.
Comme un vin nouveau,
Vous versez la joie en abondance dans le cœur attentif
aux appels silencieux de nos frères souffrants.
En celui qui écoute ce que Vous dîtes et qui met en pratique Votre parole,
elle devient source intarissable.
En toute rencontre, Jésus, Vous nous donnez de Vous reconnaître
et de Vous servir.

Kourie eleison(Ô Dieu, faites Miséricorde )!


Soyez béni, Esprit Saint et vivificateur,
Vous venez au secours de notre faiblesse.
Vous murmurez en nos cœurs un chant de louange
et une humble prière.

Dans l’ombre du silence,
Vous avez fait naître à cette vie mortelle l'Auteur de la Vie dans le sein de Marie,
elle qui a cru à la parole qui lui fut dite de la part du Seigneur.
Comme nous l'entendions  pour le 1er dimanche de Carême en notre Liturgie Syriaque, elle  nous invite humblement :

-« Tout ce qu’il vous dira, faites-le »
 

Kourie eleison(Ô Dieu, faites Miséricorde )!

Que par l'intercession de la Mère de Miséricorde devienne féconde la terre aride de nos souffrances !


Ô Dieu unique: Père Fils et Saint Esprit, bénissez, rendez fructueux le travail de nos mains qui se tendent vers nos frères humains. Amîn

 
"How numerous are the phrases of humility which a person may say, but which bear no relation whatsoever to the  state of their heart" + Pope Shenouda +

"How numerous are the phrases of humility which a person may say, but which bear no relation whatsoever to the state of their heart" + Pope Shenouda +

The Lenten Journey- 4

(Gems from the fathers, the Great Lent prayers for contemplation and lectionary)
A) Gems from the desert fathers:
“A brother at Scetis committed a fault. A council was called to which Abba Moses was invited, but he refused to go to it. Then the priest sent someone to say to him, 'Come, for everyone is waiting for you.’ So he got up and went. He took a leaking jug, filled it with water and carried it with him. The others came out to meet him and said to him, 'What is this, Father?'
The old man said to them, “my sins run out behind me, and I do not see them, and today I am coming to judge the errors of another”. When they heard that they said no more to the brother but forgave him.”
This anecdote from the life of the desert father- Abba Moses offers a beautiful perspective of (a section of the) Holy Gospel readings that we will be reading today (first Thursday of the Great Lent) evening: 
“Judge not, that you be not judged. For with what judgment you judge, you will be judged; and with the measure you use, it will be measured back to you. And why do you look at the speck in your brother’s eye, but do not consider the plank in your own eye? Or how can you say to your brother, ‘Let me remove the speck from your eye’; and look, a plank is in your own eye? Hypocrite! First remove the plank from your own eye, and then you will see clearly to remove the speck from your brother’s eye.” (St Matthew 7:1-5; NKJV)
B) Great Lent prayers for contemplation:
“The mouth which abstains from bread shall also abstain from deceit. The door through which the king enters, iniquity should not come out”. (Enyono, Thursday Evening)


C) Lectionary for the first Thursday of the Great Lent:
Evening: St. Matthew 7: 1-12
Morning: Exodus 22:5-6; I Kings 18: 16 -24; II Kings 17: 7–23; Isaiah 36: 1-7, 37: 1-7
St. James 2: 14–26; Romans 2:28–3: 8; St. Matthew 7: 13-27
Wishing a blessed season of fasting and repentance!

'The law of freedom teaches the whole truth. Many read about it in a theoretical way, but few really understand it, and these only in the degree to which they practice the commandments.' (St. Mark the Ascetic)

'The law of freedom teaches the whole truth. Many read about it in a theoretical way, but few really understand it, and these only in the degree to which they practice the commandments.' (St. Mark the Ascetic)

Saint Séverin, qui êtes-vous ?

Severin agaune 45 01 2
Abbé (+ 507)

Séverin naquit en Bourgogne, vers le milieu du Vème siècle, époque où l'arianisme régnait dans sa patrie ; mais il eut le bonheur d'être élevé dans la Foi Catholique.
Il ne fut pas plutôt en âge de connaître les dangers du monde, qu'il alla se consacrer à Dieu dans le Monastère de Saint-Maurice en Valais, dont il devint Abbé, et qu'il dirigea pendant plusieurs années avec autant de sagesse que de prudence.

Le roi Clovis, informé qu'un grand nombre de malades recouvraient tous les jours la santé par la vertu des prières de Séverin, l'envoya chercher, en 504, pour obtenir la guérison d'une fièvre dont l'art des plus habiles médecins n'avait pu le délivrer.
Le saint partit après avoir pris congé de ses Moines, auxquels il annonça qu'ils ne le reverraient plus.

A Nevers, il guérit Eulalius, Évêque de cette ville, lequel était devenu sourd et muet. Il rendit la santé à un lépreux qu'il rencontra aux portes de Paris.
Arrivé chez le roi, il le couvrit de son habit, et la fièvre le quitta aussitôt. Le prince, pour témoigner à Dieu sa reconnaissance, fit distribuer aux pauvres d'abondantes aumônes, et mit tous les prisonniers en liberté.

Séverin, jugeant que sa présence n'était plus nécessaire à Paris, reprit le chemin de son Monastère.
Il s'arrêta à Chateau-Landon, qui était alors du diocèse de Sens, où deux saints Prêtres servaient Dieu dans un petit Oratoire.
Il les pria de le recevoir avec eux, et, après les avoir édifiés par l'éclat de ses vertus, il mourut en 507.

On fonda dans la suite, en cet endroit, une Abbaye qui était occupée, depuis le douzième siècle, par des chanoines réguliers de Saint-Augustin.
Quand les huguenots en pillèrent l'église, ils dispersèrent une partie des reliques de notre Saint.

On trouve son nom dans le martyrologe romain. Il y a, à Paris, une église paroissiale dédiée sous l'invocation de saint Séverin.
 

(SOURCE : Alban Butler : Vie des Pères, Martyrs et autres principaux Saints…
Traduction : Jean-François Godescard.)


 

'Blessed the one who observes with spiritual understanding the choirs of stars shining with glory and the beauty of the heavens and longs to contemplate the Maker of all things.' (St. Ephrem of Syria)

'Blessed the one who observes with spiritual understanding the choirs of stars shining with glory and the beauty of the heavens and longs to contemplate the Maker of all things.' (St. Ephrem of Syria)

SAINT BLAISE,QUI ÊTES-VOUS ?

Arménien de naissance et médecin de profession, Blaise menait une vie semblable au juste Job : intègre et droit, craignant Dieu et se gardant de tout mal. Comme il avait gagné par ces vertus l'affection de tous ses concitoyens, il fut élu Evêque de la ville de Sébaste. Au temps de la Grande Persécution, il confessa hardiment la Foi et encouragea les Saints Martyrs à mener jusqu'au bout le bon combat. Il rendit visite à St Eustrate dans son cachot avant son glorieux Martyre, et célébra pour lui la Divine Liturgie, puis il se chargea de recueillir les précieuses Reliques des Cinq Martyrs pour les transmettre à la vénération du Peuple Chrétien1. Au bout de quelque temps, il se retira sur une montagne des environs, nommée Argée, et s'enferma dans une grotte, afin d'y élever vers Dieu des prières pures, exemptes de toute distraction. Attiré par la bonne odeur de ses vertus, comme vers un nouvel Adam, les bêtes sauvages venaient vers lui et attendaient paisiblement à l'entrée de la grotte qu'il eût achevé sa prière pour recevoir sa bénédiction ou la guérison de leurs maux.

Sous le règne de J'empereur Licinius (vers 316), Agricolaos, gouvemeur de Cappadoce, vint à Sébaste en vue d'y arrêter les Chrétiens. Comme il avait projeté de livrer les condamnés aux bêtes féroces dans l'amphithéâtre, il envoya ses gens dans la montagne pour les capturer vivantes. Arrivés à proximité de la caverne du Saint, les soldats eurent la surprise de trouver là un grand nombre de lions, de tigres, d'ours, de loups et d'autres fauves qui lui tenaient paisiblement compagnie. Ils en informèrent aussitôt le gouverneur qui leur donna l'ordre d'arrêter Blaise. Le saint ermite les reçut avec affabilité, leur annonçant qu'il avait été prévenu de leur venue par une vision, et il les suivit sans opposer la moindre résistance. Sur le chemin de nombreux païens se convertirent au Christ en voyant la paix et l'ineffable douceur qui se dégageaient de sa personne, et à son passage, les malades, hommes et bêtes, retrouvaient la santé. Une femme en larmes lui présenta alors son enfant qui était sur le point de mourir d'étouffement après avoir avalé une arête de poisson. Le Saint plongea sa main dans la gorge de l'enfant et pria le Seigneur de le délivrer, lui et tous ceux qui, souffrant d'un tel mal dans la suite des temps, invoqueront son intercession, et l'enfant fut aussitôt rendu à sa mère en pleine santé.

Parvenu à Sébaste et traduit devant le tribunal, Blaise répondit avec hardiesse aux questions d'Agricolaos, en condamnant la vanité du culte des idoles sans vie. Il endura avec joie les coups de verges, puis fut jeté en prison. Après avoir été soumis à de nouveaux supplices et avoir déclaré au gouverneur : « Je ne crains pas tes tortures, car je regarde vers les biens futurs »; il fut de nouveau jeté tout sanglant dans son cachot. Sept femmes pieuses le suivirent, ramassant les gouttes de sang qui coulaient à terre, pour s'en oindre le visage comme du plus précieux parfum. Elles furent immédiatement arrêtées et présentées au gouverneur qui les menaça des plus cruels tourments si elles refusaient de sacrifier aux idoles. Feignant d'acquiescer elles demandèrent qu'on apportât les statues au bord du lac - ce même lac qui devint un peu plus tard le théâtre du glorieux combat des quarante Martyrs
 -, afin qu'elles puissent les laver avant de leur offrir un digne sacrifice. Dès qu'on leur apporta les statues, elles les jetèrent au fond du lac. En apprenant cette nouvelle, Agricolaos entra dans une terrible fureur et fit préparer un grand brasier, avec du plomb fondu et des peignes de fer, et il leur demanda de choisir entre ces tortures et de riches parures qu'il avait fait exposer à proximité. Une des femmes, mère de deux jeunes enfants, se précipita et jeta les parures au feu, encouragée par ses enfants qui lui criaient : « Ne nous abandonnes pas! Comme tu nous as nourris de ton lait maternel, laisse-nous te suivre pour hériter du Royaume des Cieux! » Le tyran fit alors attacher les saintes femmes à des poteaux et ordonna qu'on leur déchire le corps au moyen de peignes de fer.

Puis, comme elles restaient miraculeusement indemnes, même après avoir été jetées dans les flammes, elles eurent la tête tranchée, en adressant de ferventes actions de grâces à Dieu et à Son serviteur Biaise.

Les efforts d'Agricolaos pour ébranler la résolution de Saint Blaise étant restés vains, il le condamna à êtré noyé dans le lac. Quand le bourreau l'amena sur la rive, le Saint Martyr fit le signe de la Croix et se mit à marcher sur les eaux, à l'imitation du Seigneur. Revenu au milieu du lac, il invita les païens à venir le rejoindre, s'ils croyaient pouvoir se confier en leurs dieux. Soixante-huit d'entre eux s'avancèrent et périrent aussitôt noyés, pendant qu'un Ange lumineux apparaissait et invitait le Saint à regagner la berge pour recevoir la couronne de gloire.

Condamné à être décapité avec les deux audacieux enfants, Saint Blaise, resplendissant de la lumière divine, éleva sa prière en faveur de tous ceux qui imploreront son secours dans les maladies et les épreuves. Le Seigneur lui apparut alors dans toute sa gloire, en disant : « J'ai entendu ta prière et je t'accorde ce que tu me demandes. » Les corps des Saints Martyrs, pieusement ensevelis après leur exécution, devinrent par la suite une source de bénédictions pour tous ceux qui se réunissaient chaque année sur ces lieux afin d'y célébrer leur mémoire. Saint Blaise est un des Saints Guérisseurs les plus vénérés, tant en Orient qu'en Occident2.

1. Cf. la notice des Cinq Martyrs au 13 déc. (tome 2 p. 111).
2. Son précieux chef est conservé au Monastère de Constamonitou, au Mont Athos.

Jeudi 11 FÉVRIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
La parole de Dieu
 
«  Recherchons donc ce qui contribue à la paix, et ce qui nous associe les uns aux autres en vue de la même construction.  »
Lettre de saint Paul aux Romains, chapitre 14, verset 19
 
La méditation
On n’entre pas en retraite comme on se lancerait dans la construction d’une tour. C’est sûr, on sait en faire, de ces grandioses constructions qui en jettent plein les yeux. N’allons pas croire qu’il s’agisse de constructions de brique ou de pierre. Non, mais je sais bien comme j’aime construire mon image aux yeux des autres à coup de générosité bien visible. Que j’aime façonner mon être, attentif au moindre détail, pour épater les autres ! Combien je suis doué pour me sculpter un visage confit dans la piété ou buriné par l’ascèse du jeûne et des efforts. Oui, j’en sais tous les calculs et tous les ressorts. Pas de calcul, dit le Seigneur : que ta main droite ignore ce que donne ta main gauche. Pas de masque qui t’empêche d’ê tre vrai, dit le Seigneur.
En fait, il s’agit bien de construction tout au long de cette retraite de carême. Oui, il s’agit effectivement de construire, de construire une demeure dont le Seigneur nous évoque d’ailleurs la porte. C’est la porte de ma chambre intérieure, le lieu de ma prière, de mes pensées, de mon cœur qui respecte et aime le prochain. « Ferme-la derrière toi, cette porte ! »* Ferme-la à l’égoïsme, au paraître, à l’orgueil. Et ouvre-la à celui qui t’invite à marcher humblement avec lui, à pratiquer la justice et la miséricorde**. Il est le meilleur guide qui soit, lui qui s’est fait serviteur pour t’ouvrir le chemin.
* Évangile de Matthieu, chapitre 6, verset 6.
** Livre de Michée, chapitre 6, verset 8.(Source: Carême dans la Ville)
Ô Mère de Miséricorde, nombreux sont nos frères chrétiens, vos fils et vos filles, frères et soeurs de votre Divin Fils, qui souffrent persécution pour leur Foi et, à la suite du Premier Né: du Christ Roi des Martyrs, offrent leur vie pour l'extension du Royaume d'Amour et de Vérité, de Justice et de paix.            Ô Mère, regarde tes enfants, tombés tels des semences pour un monde nouveau en une terre labourée par la violence et la haine!  Avec les Saints Anges et nos Pères dans la Foi, viens au devant des frères et soeurs de ton fils Jésus ! En Lui, nous sommes tous Nazaréens...,fils et filles du "Peuple de la croix".  Introduis leurs âmes en Paradis !  Prends en pitié tous nos frères défunts, et après ceux qui s'offrirent en sacrifice par fidélité et dans le Christ "Chemin, Vérité et Vie", intercède regarde spécialement ceux qui ont le plus besoin de la miséricorde du Seigneur, en particulier ceux qui s'opposent à Lui. Intercède pour tous ceux qui nous ont quittés afin que s’achève en eux l’œuvre de l’amour qui purifie et unit à la Source. Que notre prière, unie à celle de toute l’Église du Christ hélas divisée, défigurée par nos péchés, leur obtienne la joie qui surpasse tout désir et apporte ici-bas consolation et réconfort à nos frères éprouvés ou désemparés.       Mère de l’Église, aide-nous, pèlerins de la terre, à mieux vivre chaque jour notre pèlerinage d'éternité vers le Seigneur, Source de la vie.  Le Christ est notre résurrection, en Lui nous mourrons, en Lui nous reposons, en Lui nous ressuscitons...  Guéris-nous, ô Mère, de toute blessure du cœur et de l’âme. Fais de nous des témoins de l’Invisible, déjà tendus vers les biens que l’œil ne peut voir, des apôtres de l’espérance semblables aux veilleurs de l’aube. Refuge des pécheurs et Reine de tous les saints, rassemble-nous tous un jour, pour la Pâque éternelle, dans la communion du Père avec Jésus, le Fils, dans l’Esprit Saint, pour les siècles des siècles.  Amîn.  (Prière des Chrétiens Syro-Orthodoxes inspirée de celle du Sanctuaire de Montligeon)

Ô Mère de Miséricorde, nombreux sont nos frères chrétiens, vos fils et vos filles, frères et soeurs de votre Divin Fils, qui souffrent persécution pour leur Foi et, à la suite du Premier Né: du Christ Roi des Martyrs, offrent leur vie pour l'extension du Royaume d'Amour et de Vérité, de Justice et de paix. Ô Mère, regarde tes enfants, tombés tels des semences pour un monde nouveau en une terre labourée par la violence et la haine! Avec les Saints Anges et nos Pères dans la Foi, viens au devant des frères et soeurs de ton fils Jésus ! En Lui, nous sommes tous Nazaréens...,fils et filles du "Peuple de la croix". Introduis leurs âmes en Paradis ! Prends en pitié tous nos frères défunts, et après ceux qui s'offrirent en sacrifice par fidélité et dans le Christ "Chemin, Vérité et Vie", intercède regarde spécialement ceux qui ont le plus besoin de la miséricorde du Seigneur, en particulier ceux qui s'opposent à Lui. Intercède pour tous ceux qui nous ont quittés afin que s’achève en eux l’œuvre de l’amour qui purifie et unit à la Source. Que notre prière, unie à celle de toute l’Église du Christ hélas divisée, défigurée par nos péchés, leur obtienne la joie qui surpasse tout désir et apporte ici-bas consolation et réconfort à nos frères éprouvés ou désemparés. Mère de l’Église, aide-nous, pèlerins de la terre, à mieux vivre chaque jour notre pèlerinage d'éternité vers le Seigneur, Source de la vie. Le Christ est notre résurrection, en Lui nous mourrons, en Lui nous reposons, en Lui nous ressuscitons... Guéris-nous, ô Mère, de toute blessure du cœur et de l’âme. Fais de nous des témoins de l’Invisible, déjà tendus vers les biens que l’œil ne peut voir, des apôtres de l’espérance semblables aux veilleurs de l’aube. Refuge des pécheurs et Reine de tous les saints, rassemble-nous tous un jour, pour la Pâque éternelle, dans la communion du Père avec Jésus, le Fils, dans l’Esprit Saint, pour les siècles des siècles. Amîn. (Prière des Chrétiens Syro-Orthodoxes inspirée de celle du Sanctuaire de Montligeon)

EN VRAC...ELEMENTS POUR VOTRE

 

REFLEXION PERSONNELLE...

 

 

===

H.G Mar Gregorios of Indian Orthodox Church

and

H.G Mor Theophilose of Syrian Orthodox Church

with Relics of St George in Monastery of St George, Old

Cairo.

This Monastery for nuns is one of the oldest monastery for nuns.

In this picture Bishop Theophilose and Bishop Gregorios are sharing the blessing from Holy Relics of St George which was shared by each one of us one by one followed by the intercessory prayer to St George in Malayalam and Arabic.
May the prayers of St George bind and protect the Church.

Blessed Lenten season to all Indian Orthodox and Syrian Orthodox family

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Visit to Red sea Monastery of St Paul the first Hermit by

H.G Mar Gregorios and H.G Mor Theophilos.

This was first time for both bishops from India to visit this Monastery.

They visited the tomb of St Paul the hermi inside old Church, followed by met Bishop Daniel, the abbot of Monastery.

Together the prayed the Intercessory prayer to St Paul.

St Paul was the first hermit, this monastery was founded by disciples

of St Anthony.

H.G Mar Gregorios of Indian Orthodox Church and H.G Mor Theophilos of Syrian Orthodox church were on attending Catholic Orthodox , Bishop Demetrius and Bishop Gregorios represented Indian Orthodox church and Bishop Theophilos Syrian Orthodox church.

(Source: https://www.facebook.com/aby.mathew.9237 )

 

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ADOPTER N’EST PAS FABRIQUER

L’Agence Européenne des Adoptés lance sur les réseaux sociaux une vidéo pédagogique sur l’adoption et la loi Taubira : qu’est-ce que l’adoption ? Quelle est sa finalité ? Où en est-on en France ? Quel est le rapport entre l’adoption et la loi Taubira ? Y a-t-il un lien entre l’adoption, la PMA et la GPA ?…
Cette video aborde notamment le souhait de certains de légaliser la « fabrication » d’enfants pour répondre aux désirs d’adultes qui souhaitent un enfant.
Cette « fabrication » d’enfants, rendue possible par la PMA et la GPA, est-elle conforme au principe de l’adoption et au respect de l’intérêt supérieur de l’enfant ? Est-ce l’avenir que nous souhaitons à notre humanité ?(Source:http://juristespourlenfance.com/2016/02/10/adopter-nest-pas-fabriquer/ )

 

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Quatre ceintures explosives ont été découvertes par les soldats turcs dans les bagages d’un groupe de suspects interceptés mardi soir à Karkamis, dans le sud-est de la Turquie, à la frontière syrienne, a annoncé mercredi l’armée turque.

« Dans deux sacs, entre 12 et 15 kg d’explosifs non déterminés et quatre ceintures susceptibles d’être utilisées dans des attentats-suicides ont été découverts », a indiqué l’armée dans un communiqué.

Le groupe interpellé par les gendarmes turcs est composé de 34 personnes - 4 hommes, 10 femmes et 20 enfants -, précise le texte, sans référence à une affiliation jihadiste.Karkamis est située en face de la ville syrienne de Jerablus, actuellement contrôlée par Daesh.

L'annonce de l'armée turque intervient alors que quelque 30.000 civils syriens sont depuis plusieurs jours massés face au poste-frontière turc d'Oncupinar, situé à environ 100 km plus à l'ouest de Karkamis, fuyant l'avancée vers la grande ville d'Alep des forces gouvernementales syriennes appuyées par la Russie.

La Turquie, saturée par les 2,7 millions de syriens qu'elle héberge déjà sur son sol, ne permet pas pour l'heure à ces réfugiés d'entrer, fournissant de l'assistance humanitaire en sol syrien.

Ankar.a redoute un nouvel afflux pouvant selon elle atteindre 600.000 personnes.

La police turque est sur le qui-vive depuis l'été dernier et une série d'attentats attribués par les autorités à l'EI

lire la suite

 

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Les autorités russes ne porteront pas plainte contre France 2 pour l'utilisation de vidéos du ministère russe de la Défense destinées à illustrer les frappes aériennes françaises en Syrie.

La Russie ne portera pas plainte en raison du reportage de France 2 dans lequel la chaîne a utilisé des images des frappes russe contre Daech en Syrie afin d'illustrer les succès de l'aviation française dans ce pays déchiré par la guerre, a déclaré l'ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov.

"Il est peu probable que la Russie adopte des mesures quelconques. C'est une question d'éthique journalistique. Dans ce cas particulier, nous avons fait face à une falsification".

 

Dans son interview accordée à RIA Novosti, l'ambassadeur a dit que "toute protestation officielle ferait tout simplement de la publicité à la chaîne".

La chaîne française France 2 s'est approprié des vidéos russes montrant l'opération russe en Syrie. France 2 les a diffusées pour illustrer le sujet des frappes aériennes effectuées par la Coalition internationale menée par les Etats-Unis. Le reportage mettait en relief le fait que ces frappes ont été effectuées à l'aide d'armes modernes de précision qui excluent les pertes civiles. Ces armes ont été comparées à celles de la Russie.

Mais en illustrant "les succès" de la lutte contre l'EI, des vidéos russes fournies par le ministère russe de la Défense ont été utilisées. Avant de les montrer, la chaîne a préalablement effacé tous les titres en russe, ce qui indique que cette démarche n'était pas fortuite.
La Russie mène une opération aérienne contre les terroristes en Syrie depuis le 30 septembre 2015 à la demande du président syrien Bachar el-Assad.



(Source et pour lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20160211/1021651300/video-falsification-france-russie-syrie-ambassadeur-reportage-operation-terroriste-arme-guerre.html#ixzz3zrp1ya3Q)

 

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Lorsqu'une jeune femme Musulmane jeûne avec ses frères Chrétiens pour le Carême...

 

Jeune trentenaire, Sarah, rompue à l’exercice du ramadan depuis son plus jeune âge, a décidé cette année de faire le Carême avec trois autres amies : une musulmane et deux chrétiennes. Et pas n’importe quel Carême, celui des premiers chrétiens d’Orient. Très impliquée dans le dialogue interreligieux, sa décision s’inscrit dans une démarche spirituelle de purification mais également de communion et de découverte de la religion de l’autre. Trois semaines après le début du Carême, elle se confie sur son choix et les difficultés à assumer sa démarche, en particulier auprès de son entourage musulman.

Un véritable retour aux sources

« Ce qui m’a vraiment décidé à jeûner pendant le Carême, explique Sarah, c’est le jeûne d’une de mes amies catholiques qui m’a accompagnée pendant tout le mois de ramadan en juillet dernier. Quand on m’a proposé de faire le Carême cette année, j’ai naturellement accepté. » Si la jeune femme a « plongé dans l’inconnu » quelques jours seulement avant le mercredi des Cendres, sa décision n’en est pas moins réfléchie. « Faire le Carême des premiers chrétiens d’Orient revêt une signification particulière, surtout dans le contexte actuel. Je le vis en pleine communion de jeûne avec ceux qui souffrent actuellement au Moyen-Orient. C’est pour moi le seul jeûne qui vaille la peine d’être pratiqué et celui qui se rapproche le plus du ramadan. Ce jeûne est ancestral, c’est un véritable retour aux sources. Je ne me voyais pas en vivre un autre que celui-ci. » C’est, pour la jeune musulmane, « celui qui se rapproche le plus de la définition même du jeûne ».

Mais ce fameux Carême des « premiers chrétiens », en quoi consiste-t-il vraiment ? « On ne mange rien le matin, on peut seulement boire des tisanes ou de l’eau, mais ni café, ni thé, ni sodas bien sûr, juste des infusions : ce jeûne est avant tout une période de purification. Ensuite, vers 14 h, on prend une collation sucrée : fruits, fruits secs, un carré de chocolat noir certains jours où l’énergie manque. Et le soir, juste des légumes, dans l’idéal cuits. En soi, on peut choisir n’importe quels légumes, mais pas en trop grande quantité. L’idée est de rester dans l’humilité, dans la condition d’une personne qui se contenterait du minimum ou dans le besoin. »

De nombreux chrétiens ont, à tort ou à raison, l’image d’un ramadan où la nourriture et la boissons coulent à flot dès la nuit tombée. « Nous avons cette réputation, mais ce n’est pas ce qui devrait se faire selon les préceptes de l’islam. J’essaie moi-même, au fur et à mesure des années, de réduire  mes apports en nourriture pendant ce mois saint en donnant à mon corps ce dont il a besoin et non plus ce qui me fait envie toute la journée par pure gourmandise. C’est vrai que, quand j’étais plus jeune, j’adoptais cette attitude de “gavage nocturne”, mais avec la maturité, la sagesse et la foi, je fais beaucoup plus attention et je mange plus équilibré à la rupture du jeûne. »

Le Carême presque plus difficile que ramadan !

Difficile à croire, mais le Carême, où l’on peut pourtant boire et manger — bien qu’en quantités restreintes — s’avère plus compliqué que l’on ne pense ! Plus que ce que s’imaginait Sarah en tout cas. « Le ramadan est difficile seulement depuis quelques années car nous sommes arrivés dans les périodes estivales, tempère-t-elle. Les journées sont les plus longues et peuvent atteindre les 18 heures de jeûne, de 4 h à 22 h. » Mais le ramadan peut aussi être « très facile en hiver », assure la jeune femme. Et on ne demande qu’à la croire.

« Je dirais que le Carême est plus difficile que le ramadan dans le sens où dans l’islam nous n’avons pas le choix, ajoute Sarah. Nous ne mangeons et ne buvons rien du lever au coucher du soleil, c’est écrit, c’est l’un des cinq piliers de l’islam et nous nous efforçons, en tant que croyant et pratiquant de le respecter peu importe les conditions météorologiques. Je pense que si l’on est bien préparé psychologiquement et spirituellement, nous sommes comme « verrouillés » et réussissons à ne rien avaler. » Les températures pourraient atteindre les 45°C en plein soleil, « je ne toucherais pas une goutte d’eau… La foi déplace vraiment des montagnes ! », ajoute-t-elle en riant.

« Le fait de jeûner, que ce soit dans l’islam ou dans le christianisme est avant tout un combat contre soi-même, ce que nous appelons chez nous le “djihad” — le vrai djihad c’est cela, précise-t-elle avec force, le combat contre nous-mêmes, nos vilaines habitudes, nos pensées négatives, notre facilité à juger l’autre, etc. Ce n’est pas un combat contre les autres ! » Pour Sarah, le plus compliqué est le contrôle constant qu’elle doit s’imposer à elle-même chaque jour de jeûne. « Je sais que je peux manger des fruits et des fruits secs vers 14 h, mais en même temps je dois me contenir car le principe est de me restreindre et de ne pas dépasser ce dont mon corps a besoin. »

La jeune femme va même plus loin : « C’est comme si j’avais l’impression d’avoir le contrôle sur l’inscription de mes péchés. Ce concept peut sembler très bizarre, mais, dans mon coeur, je sais que si je mange quelque chose qui ne m’est pas autorisé, je faute. En cela, le ramadan est plus simple : nous, musulmans, somme facilités dans notre combat car nous n’avons pas le choix : la manière de jeûner est écrite noir sur blanc. Dans l’interdiction claire, les gens sont souvent plus dociles et plus soumis que dans la permission ».

Rapprocher les religions

Le regard des autres, qu’ils soient croyants ou non, catholiques ou musulmans, n’est pas toujours évident à supporter. « Mes amis catholiques accueillent plutôt bien le fait que je fasse le Carême », confie Sarah. Le pas est plus difficile à franchir du côté des musulmans. À part sa mère très pratiquante et très croyante, « dont la première réaction a été la peur que je sois en train de devenir chrétienne », personne dans l’entourage familial de Sarah n’est au courant de sa démarche. « Mais quand j’ai rappelé à ma mère l’expérience de mon amie chrétienne, et qu’elle n’était pas devenue moins catholique par la suite, elle s’est apaisée et depuis elle me soutient dans ma démarche. »

En revanche, « je ne l’ai pas dit à la majorité de mes amis musulmans, car ils ne comprendraient pas. L’islam est une religion assez dogmatique et certains seraient trop fermés d’esprit à l’idée que je puisse pratiquer un jeûne chrétien alors que je suis musulmane ». Seules une poignée d’amies proches sont au courant et la soutiennent dans son jeûne : « Elle savent que le dimanche, je choisis le restaurant où l’on va déjeuner ! ». Privilège du jeûneur apprécié et utilisé à sa juste valeur par Sarah.

« Je suis seulement un être humain soumis à un Dieu unique »

Avec ce Carême, contrairement aux appréhensions de sa mère, la jeune femme ne sent pas qu’elle est en train de s’éloigner de l’islam : « Je suis née dans une famille d’origine musulmane pas vraiment pratiquante. J’ai choisi, adulte, d’être musulmane et je pense que je mourrai musulmane, “soumise à Dieu”. Mais cela ne m’empêche pas d’aller prier à l’église ou de jeûner le Carême, tout en me sentant complètement musulmane. Je suis juste un être humain soumis à un Dieu unique ».

« Si les chrétiens jeûnaient pendant le ramadan et si les musulmans jeûnaient pendant le Carême, avance-t-elle, je pense que le monde n’en serait que purifié… doublement même ! N’oublions pas que l’islam et le christianisme sont liés par quatre aspects communs essentiels qui sont le jeûne, la charité, la foi en un Dieu unique et le retour de Jésus. Ces jeûnes nous uniraient à travers l’épreuve, car se priver de nourriture et d’eau en est une. Nous nous rendrions davantage compte de ce que l

es autres, moins privilégiés, vivent au quotidien, et cela nous apprendrait beaucoup sur l’humilité. »(Source Aleteia)

 

'Having taken up thy abode in heaven, where thou hast God and his holy angels to converse with, see that thou descend not thence: regard no earthly things.' (St. Macarius the Great)

'Having taken up thy abode in heaven, where thou hast God and his holy angels to converse with, see that thou descend not thence: regard no earthly things.' (St. Macarius the Great)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,22-25.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »
Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera.
Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? »

 


Par Théodore de Mopsueste

(?-428), évêque Syrien oriental et théologien 
Commentaire de l'évangile de Jean ; CSCO 116, p. 171s (trad. Orval rev.) 

 

Chemin de croix, chemin de gloire

 

 

  « Voici venue l'heure où le Fils de l'homme doit être glorifié »

(Jn 12,23)…

Après avoir annoncé sa glorification étonnante, qui semblait incompatible avec sa Passion, Jésus ajoute : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt pas, il reste seul ; s'il meurt, il porte beaucoup de fruit »

(v. 24).

« Que ma mort ne vous trouble donc pas. Le grain de blé est seul avant de tomber en terre, mais une fois tombé et mort, il germe pour une grande gloire et porte le double de fruits ; il déploie ses richesses devant tous et montre l'éclat de sa beauté.

Pensez qu'il en est de même de moi.

Maintenant je suis seul et sans gloire, méconnu dans la foule obscure des autres hommes. Mais lorsque j'aurai subi les souffrances de la croix, je ressusciterai avec grande gloire.

Alors je porterai de nombreux fruits »… 

Après ces prédictions à son propre sujet, Jésus exhorte ses disciples à l'imiter :

« Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui cesse de s'y attacher en ce monde la gardera pour la vie éternelle »

(v. 25).

« Donc, non seulement ma Passion ne doit pas vous scandaliser…, mais vous devez être prêts vous aussi à subir les mêmes souffrances pour porter les mêmes fruits. » Il dit ensuite très simplement :

« Si quelqu'un me sert, qu'il me suive. »

« Si quelqu'un veut être mon serviteur, qu'il montre par ses actes qu'il veut marcher à ma suite. »

« Là où je suis, là aussi sera mon serviteur.

Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera »

(v. 26).

« Celui qui prend part à mes souffrances aura également part à ma gloire ; il sera avec moi éternellement dans le monde à venir et il partagera ma joie dans le Royaume des cieux. Voilà comment mon Père honorera ceux qui m'auront servi avec fidélité. »         


 

Jeudi 11 FÉVRIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

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