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'If you keep your body free from disease and sensual pleasure it will help you to serve what is more noble.' (St. Maximos the Confessor)

'If you keep your body free from disease and sensual pleasure it will help you to serve what is more noble.' (St. Maximos the Confessor)

Livre de Daniel 3,25.34-45.

En ces jours-là, Azarias pria le Seigneur en ces termes : 
Ne nous livrez pas pour toujours, à cause de votre nom, et ne détruisez pas votre alliance. 
Ne retirez pas de nous votre miséricorde, à cause d'Abraham votre ami, d'Isaac votre serviteur, et d'Israël votre saint, 
auxquels vous avez promis de multiplier leur postérité comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le rivage de la mer
Car, Seigneur, nous sommes réduits devant toutes les nations, et nous sommes aujourd'hui humiliés par toute ta terre, à cause de nos péchés. 
Il n'y a plus en ce temps pour nous ni prince, ni chef, ni prophète, ni holocauste, ni sacrifice, ni oblation, ni encens, ni endroit pour apporter devant vous les prémices et trouver grâce. 
Mais, Seigneur, puissions-nous être reçus, le cœur contrit et l'esprit humilié, 
comme vous recevez tout holocauste de béliers et de taureaux, ou de mille agneaux gras ; qu'il en soit ainsi de notre sacrifice devant vous aujourd'hui, et de notre soumission envers vous, car il n'y a pas de confusion pour ceux qui se fient en vous. 
Maintenant, nous vous suivons de tout notre cœur, nous vous craignons et nous cherchons votre visage. 
Ne nous confondez pas, mais traitez-nous selon votre douceur, et selon l'abondance de votre miséricorde. 
Délivrez-nous par vos prodiges, et donnez, Seigneur, gloire à votre nom. 
Qu'ils soient confondus tous ceux qui maltraitent vos serviteurs, couverts de honte par la perte de toute leur puissance, et que leur force soit brisée, 
qu'ils sachent que vous êtes le Seigneur, le seul Dieu, et le glorieux souverain de toute la terre ! " 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 7,36-50.

En ce temps-là, un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Il entra dans la maison du pharisien et se mit à table. 
Et voici qu'une femme qui, dans la ville, était pécheresse, ayant appris qu'il était à table dans la maison du Pharisien, apporta un vase d'albâtre plein de parfum ;
et se tenant par derrière, près de ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à arroser ses pieds de ses larmes, et elle essuyait avec les cheveux de sa tête et embrassait ses pieds, et elle les oignait de parfum. 
A cette vue, le Pharisien qui l'avait invité se dit en lui-même : " S'il était prophète, il saurait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, que c'est une pécheresse. " 
Et prenant la parole, Jésus lui dit : " Simon, j'ai quelque chose à te dire. " Et lui : " Maître, parlez, " dit-il. 
" Un créancier avait deux débiteurs : l'un devait cinq cents deniers et l'autre cinquante. 
Comme ils n'avaient pas de quoi rendre, il fit remise à tous les deux. Lequel donc d'entre eux l'aimera davantage ? " 
Simon répondit : " Celui, je pense, auquel il a remis le plus. " Il lui dit : " Tu as bien jugé. " 
Et, se tournant vers la femme, il dit à Simon : " Vois-tu cette femme, ? Je suis entré dans ta maison, et tu n'as pas versé d'eau sur mes pieds ; mais elle, elle a arrosé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux.
Tu ne m'as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, elle ne cessait pas d'embrasser mes pieds. 
Tu n'as pas oint ma tête d'huile ; mais elle, elle a oint mes pieds de parfum. 
C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés lui sont pardonnés, parce qu'elle a beaucoup aimé ; mais celui à qui l'on pardonne peu, aime peu. " 
Et à elle, il dit : " Tes péchés sont pardonnés. " 
Et les convives se mirent à se dire en eux-mêmes : " Qui est celui-ci qui même pardonne les péchés ? " 
Et il dit à la femme : " Ta foi t'a sauvée, va en paix. " 
 



Par un auteur syriaque

anonyme du 6ème siècle 
Homélies anonymes sur la pécheresse, 1, 4.5.19.26.28 (trad. F. Graffin, dans L'Orient syrien, 7, 1962, in Delhougne, Les Pères commentent, p.410-411) 

 

« Ses péchés, ses nombreux péchés sont pardonnés »

 

 

L'amour de Dieu, sorti à la recherche des pécheurs, nous est proclamé par une femme pécheresse.

Car en appelant celle-ci, c'est notre race tout entière que le Christ invitait à l'amour ; et en sa personne, ce sont tous les pécheurs qu'il attirait à son pardon.

Il parlait à elle seule ; mais il conviait à sa grâce la création tout entière... 

Qui ne serait touché par la miséricorde du Christ, lui qui, pour sauver une pécheresse, accepta l'invitation d'un pharisien ?

A cause de celle qui est affamée de pardon, il veut lui-même avoir faim de la table de Simon le pharisien, alors que, sous l'apparence d'une table de pain, il avait préparé à la pécheresse une table de repentance... 

Afin qu'il en soit ainsi pour toi, prends conscience que ton péché est grand, mais que désespérer de ton pardon, parce que ton péché te semble trop grand, c'est blasphémer contre Dieu et te faire du tort à toi-même.

Car s'il a promis de pardonner tes péchés quel que soit leur nombre, vas-tu lui dire que tu ne peux pas le croire et lui déclarer : « Mon péché est trop grand pour que tu le pardonnes. Tu ne peux pas me guérir de mes maladies »? Là, arrête-toi et crie avec le prophète : « J'ai péché contre toi, Seigneur » (2S 12,13). Aussitôt il te répondra : « Moi, j'ai passé par-dessus ta faute ; tu ne mourras pas ». A lui, la gloire par nous tous, dans les siècles. Amen.

 

« Plus nous nous connaissons misérables, et plus nous avons occasion de nous confier en Dieu, puisque nous n’avons rien de quoi nous confier en nous-mêmes. La défiance de nous-mêmes se fait par la connaissance de nos imperfections. Il est bien bon de se défier de soi-même, mais de quoi nous servirait-il de le faire, sinon pour jeter toute notre confiance en Dieu et nous attendre à sa miséricorde ?

Or, j’entends bien que ces choses qui arrivent ainsi entre nous autres ne sont pas des doutes et défiances de la miséricorde en ce qui regarde notre salut ; mais c’est une honte et certaine confusion que nous avons d’approcher de Notre-Seigneur. [...]

Il ne faut pas se confondre tristement ni avec inquiétude :

-c’est l’amour-propre qui donne ces confusions-là, parce que nous sommes marries de n’être pas parfaites, non tant pour l’amour de Dieu que pour l’amour de nous-mêmes.

Mais vous dites que vous ne sentez point cette confiance.

Quand vous ne sentez pas, il en faut faire un acte et dire à Notre-Seigneur : Encore que je n’aie aucun sentiment de confiance en vous, je sais pourtant que vous êtes mon Dieu, que je suis toute vôtre, et n’ai espérance qu’en votre bonté ; ainsi je m’abandonne toute en vos saintes mains. Il est toujours en notre pouvoir de faire de ces actes, et quoique nous y ayons de la difficulté, il n’y a pourtant pas de l’impossibilité ; et c’est en ces occasions-là, parmi les difficultés, où nous devons témoigner de la fidélité à Notre-Seigneur ; car bien que nous les fassions sans goût ni aucune satisfaction, il ne s’en faut pas mettre en peine, puisque Notre-Seigneur les aime mieux ainsi. Et ne dites pas : Je les dis vraiment, mais ce n’est que de bouche ; car si le cœur ne le voulait, la bouche n’en dirait pas un mot. Ayant fait cela demeurez en paix, et sans faire attention sur votre trouble, parlez à Notre-Seigneur d’autre chose. »

St François de SalesEntretiens spirituels, III (De la confiance et abandonnement), in "Œuvres", nrf / Gallimard, 1969.
Texte intégral en ligne à l'Abbaye Saint Benoît de Port-Valais (Suisse)

 

 

« Je te ferai porter des fruits à l’infini. » 

(Gn 17, 6) 

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

C’est avec ces mots que Dieu conclut une alliance avec Abraham, et c’est une phrase que nous devrions garder toujours dans notre cœur, en lettres d’or, font remarquer ce matin les prêtres de l'équipe de Montligeon, et combien ils ont raison !
 

 La grâce du St Esprit nous transforme 

On peut porter du fruit dans la vie strictement humaine, avoir une fécondité intellectuelle ou autre. Il s’agit alors de faire fructifier les talents que nous avons reçus. 

Dans la vie spirituelle c'est un peu différent : même si le Seigneur attend notre collaboration, c’est toujours à lui que revient l’initiative première : 

-« Hors de moi, vous ne pouvez rien faire ! » 

(St Jn 15, 5) 

Toute notre fécondité spirituelle (Qui nous dépasse d’ailleurs) est rendue possible par la grâce agissante de l'Esprit de Sainteté qui agit en nous, comme Il avait agi jadis en Marie pour former d'elle et avec elle le Chef de l'Eglise...Aujourd'hui, Il nous transforme progressivement en d'autres Christ pour, par la sainteté de notre vie, répandre autour de nous Sa Lumière, manifester la gloire de notre Chef , le "Seul Saint"..

 

 Se laisser guérir pour être fécond... 

Une seule chose nous est demandée: 

-ne pas faire obstacle à la grâce,  nous convertir afin de laisser la vie divine s’épanouir en nous, et inonder les moindres recoins de notre être. 

Alors, soyons en sûrs, nous porterons du fruit, du bon fruit, en nous, et autour de nous.

En nous unifiant en Dieu, nous collaborerons à l'unité de l'Eglise et du monde dans le beau, le vrai, le bon !

C’est ça, le vrai sens du carême : nous laisser guérir par la grâce, afin de nous laisser envahir par la fécondité divine qui rejaillit de notre âme purifiée, vivifiée par l’Esprit-Saint.

 

  Aujourd'hui, je fais un pas  de plus                                                        

 « Je te ferai porter des fruits à l’infini. »

Lorsque le Seigneur  nous visite, nous devenons meilleurs, c’est Lui qui par Sa grâce nous fait porter des fruits, et cela, avec abondance.

Là où Dieu est présent, il y n’y a pas de petitesse, de mesquinerie.

Dieu est magnanime, Dieu donne du souffle, la fécondité de Dieu n’a pas de limite !

"Seigneur et Maître de ma vie! Éloignez de moi l'esprit de paresse, D'abattement, de domination et de vaines paroles.(Prosternation) 

Mais donnez à Votre serviteur, Un esprit d'intégrité, d'humilité, de patience et d'amour. 

(Prosternation) 

Oui Seigneur Roi, Accordez-moi de voir mes propres péchés Et de ne pas juger mon frère, Car Vous êtes béni dans les siècles des siècles. Amîn." 

(Prosternation)




 

'He who drives out self-love, the mother of the passions, will with God's help easily rid himself of the rest, such as anger, irritation, rancor and so on. But he who is dominated by self-love is overpowered by the other passions, even against his will. Self-love is the passion of attachment to the body.' (St. Maximos the Confessor)

'He who drives out self-love, the mother of the passions, will with God's help easily rid himself of the rest, such as anger, irritation, rancor and so on. But he who is dominated by self-love is overpowered by the other passions, even against his will. Self-love is the passion of attachment to the body.' (St. Maximos the Confessor)

SAINT PATRICE (ou PATRICK), QUI ÊTES-VOUS ?


Apôtre de l'Irlande
(373-464)


Saint Patrice naquit probablement près de Boulogne-sur-Mer; on croit qu'il était le neveu de saint Martin de Tours, du côté maternel. Quoi qu'il en soit, ses parents l'élevèrent dans une haute piété. Il avait seize ans, quand il fut enlevé par des brigands et conduit providentiellement dans le pays dont il devait être l'apôtre. Patrice profita des cinq ou six ans de sa dure captivité pour apprendre la langue et les usages de l'Irlande, tout en gardant des troupeaux. 

Un jour qu'il vaquait à ses occupations ordinaires, un ange lui apparut sous la forme d'un jeune homme, lui ordonnant de creuser la terre, et le jeune esclave y trouva l'argent nécessaire au rachat de sa liberté. Il passa alors en France sur un navire et se rendit au monastère de Marmoutier, où il se prépara, par l'étude, la mortification et la prière, à la mission d'évangéliser l'Irlande. Quelques années plus tard, il alla, en effet, se mettre, dans ce but, à la disposition du Pape, qui l'ordonna évêque et l'envoya dans l'île que son zèle allait bientôt transformer. 
Jeudi de la Passion,St Patrick,Patrice,évêque,apôtre,Irlande
Son apostolat fut une suite de merveilles. Le roi lutte en vain contre les progrès de l'Évangile; s'il lève son épée pour fendre la tête du Saint, sa main demeure paralysée; s'il envoie des émissaires pour l'assassiner dans ses courses apostoliques, Dieu le rend invisible, et il échappe à la mort; si on présente à Patrice une coupe empoisonnée, il la brise par le signe de la Croix. 

La foi se répandait comme une flamme rapide dans ce pays, qui mérita plus tard d'être appelé l'île des saints. Patrice avait peu d'auxiliaires; il était l'âme de tout ce grand mouvement chrétien; il baptisait les convertis, guérissait les malades, prêchait sans cesse, visitait les rois pour les rendre favorables à son oeuvre, ne reculant devant aucune fatigue ni aucun péril. 

La prière était sa force; il y passait les nuits comme les jours. Dans la première partie de la nuit, il récitait cent psaumes et faisait en même temps deux cents génuflexions; dans la seconde partie de la nuit, il se plongeait dans l'eau glacée, le coeur, les yeux, les mains tournés vers le Ciel, jusqu'à ce qu'il eût fini les cinquante derniers psaumes. 

Il ne donnait au sommeil qu'un temps très court, étendu sur le rocher, avec une pierre pour oreiller, et couvert d'un cilice, pour macérer sa chair même en dormant. Est-il étonnant qu'au nom de la Sainte Trinité, il ait ressuscité trente-trois morts et fait tant d'autres prodiges? Il mourut plus que nonagénaire, malgré ses effrayantes pénitences.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

BONNE FETE AUX PATRICK, PATRICE, PAT, PATRICIA...

 

 

Demain nous fêterons saint Cyrille

 

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 St Patrick, Enlightener of Ireland (~461)

March 17

 

"Saint Patrick, the Apostle of the Irish, was seized from his native Britain by Irish marauders when he was sixteen years old. Though the son of a deacon and grandson of a priest, it was not until his captivity that he sought out the Lord with his whole heart. In his Confession, the testament he wrote towards the end of his life, he says, 'After I came to Ireland — every day I had to tend sheep, and many times a day I prayed — the love of God and His fear came to me more and more, and my faith was strengthened.

 

 And my spirit was so moved that in a single day I would say as many as a hundred prayers, and almost as many at night, and this even when I was staying in the woods and on the mountain; and I would rise for prayer before daylight, through snow, through frost, through rain, and I felt no harm."

 

  After six years of slavery in Ireland, he was guided by God to make his escape, and afterwards struggled in the monastic life in Aesir in Gaul [now France], under the guidance of the holy Bishop Germanus. Many years later he was ordained bishop and sent to Ireland once again, about the year 432, to convert the Irish to Christ. His arduous labours bore so much fruit that within seven years, three bishops were sent from Gaul to help him shepherd his flock, 'my brethren and sons whom I have baptized in the Lord -- so many thousands of people,' he says in his Confession.

 

  His apostolic work was not accomplished without much 'weariness and painfulness,' long journeys through difficult country, and many perils; he says his very life was in danger twelve times. When he came toIreland, as its enlightener, it was a pagan country; when he ended his earthly life some thirty years later, about 461, the Faith of Christ was established in every corner." (Great Horologion)

 

  The work of St Patrick and his brethren has been called the most successful single missionary venture in the history of the Church.

 

  It is said of St Patrick that he chanted the entire Psalter every day.

 

 

Sources: Ancient Faith Radio

 

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« CONFESSION »

de Saint PATRICK

 
 
 
1. Moi, Patrick le pécheur, je suis le plus rustique et le moindre de tous les fidèles, et méprisable pour un très grand nombre :
 
 
J'ai eu pour père le diacre Calpurnius, un des fils du prêtre Potitus, qui fut au village de Bannavem Taberniae. Il avait aux environs une petite ferme où je fus fait captif.
 
J'avais alors environ seize ans. J'ignorais le vrai Dieu et je fus emmené en captivité en Irlande avec tant de milliers d’hommes, selon ce que nous avions mérité, car nous nous étions éloignés de Dieu et nous n'avions pas gardé ses préceptes, et nous n'avions pas obéi à nos prêtres qui nous avertissaient de notre salut. Et le Seigneur lança sur nous la colère de son ressentiment et nous dispersa chez beaucoup de gentils, même jusqu'à l'extrémité de la terre, où maintenant on peut voir ma petitesse parmi les étrangers.
 
2. Et c’est là que Dieu ouvrit l'intelligence de mon incrédulité, pour que, bien que tard, je me rappelasse mes fautes et que je me tournasse de tout cœur vers le Seigneur mon Dieu qui jeta un regard sur mon humilité et eut pitié de la jeunesse de mon ignorance et me garda, avant que je le connusse et avant que je fusse sensé et que je distinguasse entre le bien et le mal, et me fortifia et me conseilla comme fait un père pour son fils.
 
II. 3. C'est pourquoi je ne puis taire — et il n'est pas à propos de le faire — tant de bienfaits et tant de grâces que le Seigneur a daigné m'accorder dans la terre de ma captivité, car voici ce que nous devons rendre en échange : c'est qu'après la compréhension et la connaissance de Dieu nous exaltions et confessions ses merveilles devant toute nation qui est sous tout le ciel.
 
4. Car il n'y a et il n'y a eu jamais auparavant et il n'y aura après cela pas d'autre dieu que Dieu le père non engendré, sans commencement, de qui vient tout commencement, qui tient tout comme nous l'avons dit, et son fils Jésus-Christ que nous attestons avoir existé toujours avec le Père avant l'origine des temps, spirituellement chez le Père, ineffablement engendré avant tout commencement. Et par lui ont été faites les choses visibles et les choses invisibles ; il s'est fait homme et après avoir vaincu la mort il a été reçu dans le ciel vers son Père. El il lui a donné tout pouvoir sur tout nom de choses célestes, terrestres et infernales, et que toute langue lui confesse que le Seigneur et le Dieu, c'est Jésus-Christ, en qui nous croyons. Et nous attendons son arrivée, qui se produira bientôt, comme juge des vivants et des morts, qui rendra à chacun selon ses œuvres. Et il a versé en abondance en nous le Saint-Esprit, don et gage d'immortalité qui fait que les croyants et les obéissants soient enfants de Dieu et cohéritiers du Christ, que nous confessons et adorons comme un seul Dieu dans la Trinité au nom sacré.
 
5. Car il a dit lui-même par le prophète : « Invoque-moi au jour de ta tribulation et je te délivrerai et tu me magnifieras. » Et il a dit encore : « Il est honorable de révéler et de confesser les œuvres de Dieu. »
III. 6. Cependant, quelque imparfait que je sois sur beaucoup de points, je désire faire connaître à mes frères et parents ma nature pour qu'ils puissent comprendre le vœu de mon âme.
 
7. Je n'ignore pas le témoignage de mon Seigneur, qui atteste dans le psaume : « Ta perdras ceux qui disent un mensonge. » Et il a dit encore : « La bouche qui ment tue l'âme. » Et le même Seigneur a dit dans l'Evangile : « Tout mot oiseux qu'ont dit des hommes, ils en rendront compte au jour du Jugement. »
 
8. D'où j'ai dû fortement craindre, avec frayeur et tremblement, cette parole, au jour où personne ne pourra se soustraire ou se dérober, mais où tous, nous devrons rendre compte même des plus petits péchés devant le tribunal du Seigneur Christ.
 
9. C'est pourquoi j'ai jadis pensé à écrire, mais j'ai hésité jusqu'à maintenant : j'ai craint en effet de m'exposer aux langues des hommes, parce que je n'ai pas étudié, comme d'autres qui ont été parfaitement imbus de la loi et des lettres sacrées, de la même façon de l'un et de l'autre, et qui n'ont jamais changé de langue depuis leur enfance mais l'ont toujours de plus en plus perfectionnée.
 
IV. Car notre discours et nos paroles sont traduits en une langue étrangère, et on peut facilement prouver par la saveur de ma façon d'écrire comment j'ai été élevé et instruit dans le langage, parce que, dit le Sage, « c'est par la langue que l'on découvrira le sens et la science et l'enseignement de la vérité ».
 
10. Mais à quoi sert une excuse, même véridique, surtout avec la présomption ? Puisque je désire moi-même dans ma vieillesse ce que je n'ai pas acquis dans ma jeunesse, parce que mes péchés m'empêchèrent de savoir à fond ce que j'avais lu auparavant. Mais qui peut me croire, même si je dis ce dont j'ai parlé tout d'abord ?
 
Adolescent, et même presque enfant en paroles, j'ai été fait captif avant de savoir ce que je devais chercher, désirer ou éviter. D'où, aujourd'hui, je rougis et je crains fortement de dévoiler mon incapacité, parce que, n'étant pas savant, je ne puis m'expliquer en peu de mots. Car, comme l'Esprit désire, l'affection développe les âmes et les sentiments.
 
11. Mais s'il m'avait été donné ce qui a été donné aux autres, cependant je ne garderais pas le silence à cause de ce que je dois rendre [à Dieu]. Et si, par hasard, il semble à quelques-uns que c'est là de la prétention, avec mon ignorance et ma langue embarrassée, il est pourtant écrit : « Les langues qui balbutient apprendront rapidement à parler de paix ». Nous devons d'autant plus le désirer, « nous qui sommes, dit-il, la lettre du Christ en vue du salut jusqu'à l'extrémité de la terre », même non instruite, mais réfléchie très fortement, écrite en vos cœurs, non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant.
 
V. Et l'Esprit atteste encore : « La rusticité a été créée par le Très-Haut. »
 
12. Car, moi qui étais d'abord rustique, exilé et ignorant, qui ne sais pas prévoir pour l'avenir, je sais avec certitude que, avant d'être humilié, j'étais comme une pierre qui gît dans un bourbier profond, et Celui qui est puissant est venu et dans sa miséricorde m'a pris et, en vérité, m'a élevé en haut et m'a placé au haut du mur. Et c'est pourquoi je devais crier pour rendre quelque chose au Seigneur, en échange de tant de ses bienfaits ici et dans l'éternité, dont l'esprit humain ne peut estimer la valeur.
 
13. Aussi étonnez-vous, grands et petits qui craignez Dieu et vous, maîtres de rhétorique, écoutez et examinez. Qui m'a appelé, sot que j'étais, du milieu de ceux qui semblent être sages et instruits de la loi et puissants en paroles et en toute chose ? Et c'est moi, qui suis détesté de ce monde, qu'il a inspiré plus que les autres, tel que j'étais, pourvu que, avec crainte, respect et sans plainte, je fusse fidèlement utile à la nation où l'amour du Christ m'a transporté et à laquelle il m'a donné pour ma vie, si j'en suis digne, afin que je la serve avec humilité et sincérité.
 
VI. 14. Dans la mesure de la foi à la Trinité, il faut distinguer, sans appréhender le danger, faire connaître le don de Dieu et la consolation éternelle et répandre partout le nom de Dieu, sans crainte et avec confiance, pour qu'encore après ma mort je laisse un héritage à mes frères et à mes fils, que j'ai baptisés dans le Seigneur, au nombre de tant de milliers d'hommes.
 
15. Et je n'étais pas digne, ni tel que le Seigneur accordât cela à son esclave après les malheurs et tant de misères, après ma captivité, après beaucoup d'années, et me donnât tant de grâces chez cette nation, comme jamais je n'en ai espéré ni imaginé dans ma jeunesse.
 
16. Mais, après être arrivé en Irlande, chaque jour je faisais paître des troupeaux, et fréquemment dans le jour je priais ; de plus en plus, me venait l'amour de Dieu et la crainte de Lui et ma foi s'accroissait et l'Esprit agissait, en sorte qu'en un seul jour je disais jusqu'à cent prières et presque autant la nuit, comme je demeurais dans les forêts et la montagne. Avant le soleil, je m'éveillais pour prier, par la neige, par la gelée, par la pluie, et je ne ressentais aucun mal, et il n'y avait nulle paresse en moi, comme je le vois maintenant, parce qu'alors l'Esprit bouillonnait en moi.
 
17. Et là, une nuit, dans mon sommeil, j'entendis une voix me dire : « Tu jeûnes bien, tu vas aller bientôt vers ta patrie. » Et derechef, après un peu de temps, j'entendis me répondre : « voilà que ton navire est prêt. » Et ce n'était pas auprès, mais il y avait peut-être deux cent mille pas. Et je n'avais jamais été là, et je n'y avais personne de connaissance.
 
VII. Et ensuite, je pris la fuite et je me séparai de l'homme chez qui j'avais été six ans, et j'allais, par la force de Dieu qui me dirigeait dans le bon chemin, et je n'eus aucune crainte jusqu'à ce que je parvinsse à ce navire.
 
18. Et le jour où j'y parvins, le navire avait quitté sa place et je dis que j'avais de quoi naviguer avec eux et cela déplut au pilote et il répondit violemment avec indignation : « Ne cherche pas à aller avec nous. » Et après avoir entendu cela, je me séparai d'eux pour venir à la cabane où je logeais, et en chemin, je me mis à prier, et avant d'avoir terminé mon oraison, j'entendis l'un d'eux qui criait fort après moi : « Viens vite, car les hommes t'appellent, » et aussitôt je retournai vers eux. Et ils se mirent à me dire : « Viens, car nous te recevons de bonne foi. Fais amitié avec nous comme tu voudras. » Et en ce jour, je refusai de me laisser adopter par eux, à cause de la crainte de Dieu, mais pourtant j'espérais qu'ils viendraient à la foi de Jésus-Christ parce qu'ils étaient des gentils, et pour cela je me tins avec eux et aussitôt nous partîmes.
 
VIII. 19. Et après trois jours, nous atterrîmes[1] et nous voyageâmes vingt-huit jours dans un désert et les vivres leur manquèrent et la faim s'empara d'eux. Et, un jour, le pilote se prit à me dire : « Toi, chrétien, qu'est-ce que tu dis ? Ton Dieu est grand et tout-puissant. Ne peux-tu donc prier pour nous ? Car nous sommes en danger de famine, et il est difficile que nous puissions voir quelque homme. » Or, moi je leur dis clairement : « Tournez-vous avec foi et de tout cœur vers le Seigneur mon Dieu, à qui rien n'est impossible, pour qu'il vous envoie aujourd'hui de la nourriture sur votre chemin pour vous rassasier, car partout il en a en abondance. » Et avec l'aide de Dieu, il fut fait ainsi. Voilà qu'un troupeau de porcs apparut à nos yeux sur le chemin et ils en tuèrent un grand nombre, et ils restèrent là deux nuits, et ils furent bien restaurés, et leurs chiens furent rassasiés ; (car beaucoup d'entre eux avaient lâché pied et étaient restés en route à demi morts). Et, après cela, ils rendirent de très grandes grâces à Dieu, et je fus honoré à leurs yeux,
 
XI. et à partir de ce jour ils eurent des vivres en abondance. Même ils trouvèrent du miel sauvage et m'en offrirent une partie. Et un d'entre eux dit : « Ceci est offert en sacrifice.» Dès lors, grâces à Dieu, je n'y goûtai point.[2]
 
20. Mais, la même nuit, je dormais et Satan me tenta fortement, ce que je me rappellerai tant que je serai dans ce corps. Et il tomba sur moi comme un immense rocher et je n'avais aucune force dans les membres. Mais d'où me vint-il à l'esprit d'appeler Hélie ? Et aussitôt je vis dans le ciel un soleil se lever et pendant que je criais : « Hélie, Hélie », de toutes mes forces, voici que la splendeur de ce soleil [3] tomba sur moi, et aussitôt toute lourdeur disparut de moi. Et je crois que j'ai été secouru par le Christ mon Seigneur, et que son Esprit appelait à mon aide. Et j'espère qu'il en sera ainsi au jour de ma détresse, comme il a dit dans l'Evangile : « En ce jour, atteste le Seigneur, ce n'est pas vous qui parlez, mais c'est l'Esprit de votre Père qui parle en vous. »
 
X. 21. (Et de nouveau, après de nombreuses années, je fus encore fait captif,[4] et, la première nuit que je restai avec eux, j'entendis une réponse divine me dire : « Tu seras deux mois avec eux. » Ce qui arriva. La soixantième nuit, le Seigneur me tira de leurs mains.)
 
22. Et aussi, dans le voyage, il nous pourvut de vivres, de feu et d'abri chaque jour jusqu'cà ce que nous fussions arrivés tous le dixième jour. Comme je l'ai déclaré plus haut, nous voyageâmes à travers le désert pendant vingt-huit jours. Et la nuit où nous arrivâmes vers les hommes, nous n'avions en vérité pas de vivres.
 
23. Et de nouveau, après quelques années, j'étais en Grande-Bretagne[5] avec mes parents qui me reçurent comme leur fils, et me demandèrent instamment que maintenant, après tant de tribulations que j'avais endurées, je ne les quittasse plus jamais. Et là, je vis dans une vision de la nuit un homme du nom de Victoriens,[6] venant comme de l'Irlande avec des lettres innombrables. Et il me donna une d'elles et je lus le commencement de la lettre qui était : « La voix d'Irlande », et en récitant le commencement de la lettre, je pensais au moment même entendre la voix de ceux qui étaient près de la forêt de Foclut, qui est près de la mer occidentale, et ils s'écriaient comme d'une seule bouche : « Nous te prions, saint enfant, de venir et de te promener encore parmi nous. » Et je fus touché dans mon cœur et je ne pus lire plus avant et ainsi je m'éveillai. Grâces soient rendues à Dieu de ce qu'après de nombreuses années le Seigneur leur accorda ce que demandait leur cri !
 
XI. 24. Et une autre nuit, je ne sais, mais Dieu sait si c'était en moi ou à côté de moi, en des mots très habiles que j'ai entendus et que je n'ai pu comprendre, sinon à la fin de la prière, il s'exprima ainsi : « Celui qui a donné sa vie pour toi, c'est lui-même qui parle en toi. » Et ainsi je m'éveillai plein de joie.
 
25. Et de nouveau je le vis priant en moi-même, et j'étais comme à l'intérieur de mon corps, et je l'entendis prier sur moi, c'est-à-dire sur l'homme intérieur, et il y priait fortement avec des gémissements. Et, pendant cela, j'étais stupéfait, et je m'étonnais et me demandais qui était-ce qui priait en moi, mais, à la fin de la prière, il dit comme s'il était l'Esprit, et ainsi je me réveillai et me rappelai l'apôtre disant : « L'Esprit vient en aide aux faiblesses de notre prière. Car nous ne savons pas prier comme il faut, mais l'Esprit même demande à notre place avec des gémissements inénarrables » que l'on ne peut exprimer par des paroles. Et encore : « Le Seigneur notre avocat, demande pour nous. »
 
26. Et quand je fus tenté par quelques-uns de mes anciens qui vinrent, qui opposèrent mes péchés à mon laborieux épiscopat, en ce jour, je fus fortement poussé à tomber là et pour l'éternité. Mais Dieu épargna bienveillamment le prosélyte et le pèlerin par la grâce de son nom, et me secourut beaucoup, alors qu'on me foulait aux pieds, pour que je ne tombasse pas malement dans la souillure et l'opprobre. Je prie Dieu que ce ne leur soit pas compté pour péché.
 
27. Ils trouvèrent une occasion au bout de trente ans, à propos d'une parole que j'avais avouée avant d'être diacre.
 
XII. Plein d'anxiété et l'esprit affligé, je confiai à mon meilleur ami ce que j'avais fait dans mon enfance, un jour, plutôt même une heure, parce que je n'étais pas encore en état de triompher. Je ne sais, mais Dieu sait si j'avais alors quinze ans, et je ne croyais pas au Dieu vivant depuis mon enfance, mais je restai dans la mort et l'incrédulité, jusqu'à ce que je fusse bien châtié et humilié en vérité par la faim et la nudité, et cela chaque jour.
 
28. Au contraire, je ne partis pas de moi-même pour l’Irlande avant d'être presque défaillant. Mais cela fut plutôt bon pour moi, car c'est ainsi que le Seigneur me corrigea et me rendit propre à être aujourd'hui ce que j'étais loin d'être autrefois, à prendre soin et à m'occuper du salut des autres, alors qu'à ce moment je ne pensais même pas à moi.
 
29. Donc, le jour où je reçus des reproches des gens que j'ai dits plus haut,[7] j'eus, la nuit, une vision nocturne. Il y avait un écrit déshonorant contre ma face. Et, pendant cela, j'entendis une réponse divine me disant : « Nous avons vu avec peine la face de celui qui est désigné par son nom dévoilé. » Et il ne dit pas : « Tu as vu avec peine », mais « nous avons vu avec peine » comme s'il s'était en cela joint à moi. Comme il a dit : « Celui qui vous touche, c'est comme s'il touchait la pupille de mon œil ».
 
30. Aussi je rends grâces à Celui qui me réconforta en toute chose, au point de ne pas me détourner de partir là où j'avais résolu d'aller et aussi de mon œuvre que j'avais apprise du Christ mon Seigneur, et, à partir de ce moment, je sentis en moi une vertu non petite, et ma foi était approuvée devant Dieu et les hommes.
 
XIII.31. Aussi, je dis avec audace que ma conscience ne me blâme pas ici et pour l'avenir. J'ai Dieu pour témoin, que je n'ai pas menti dans les discours que je vous ai racontés.
 
32. Mais je suis plus affligé pour mon meilleur ami que nous ayons mérité d'entendre une telle réponse. Lui, à qui j'ai confié même mon âme ! Et j'ai appris par quelques frères avant cette défense — car je n'étais pas présent, et je n'étais pas en Grande-Bretagne et l'histoire ne vient pas de moi — qu'il m'avait soutenu pendant mon absence. Même, il m'avait dit de sa bouche : « Voici que tu vas être élevé au rang d'évêque. » Je n'en étais pas digne. Mais d'où vient qu'après, devant tous, bons et mauvais, il me déshonora publiquement, alors que, auparavant, de lui-même, il avait été joyeusement bienveillant pour moi, ainsi que le Seigneur, qui est plus grand que tous.
 
33. J'en dis assez. Mais cependant je ne dois pas cacher le don de Dieu, qu'il nous a accordé sur la terre de ma captivité, parce qu'alors je l'ai beaucoup cherché, et que là je l'ai trouvé, et il m'a sauvé de toutes les iniquités. Je crois ainsi à cause de son Esprit qui habite en moi et qui a opéré en moi jusqu'à ce jour. J'ose donc encore. Mais Dieu sait que si c'était un homme qui m'eût parlé ainsi,[8] peut-être je me serais tu par amour du Christ.
 
XIX. 34. Aussi donc, je rends, sans me lasser, grâces à mon Dieu, qui m'a gardé fidèle au jour de ma tentation, en sorte qu'aujourd'hui je lui offre avec confiance en sacrifice, comme une victime vivante, mon âme, au Christ mon Seigneur qui m'a sauvé de toutes mes détresses, et que je dis : « Que suis-je, Seigneur, ou quelle est ma vocation, que tu m'as ouvert tant de puissance divine ? en sorte que, aujourd'hui, chez les gentils, j'exalte et je magnifie ton nom partout où j'aurai été ; non seulement dans le bonheur, mais aussi dans l'épreuve ; en sorte que tout ce qui m'adviendra de bien ou de mal, je dois l'accueillir également, et toujours rendre grâces à Dieu, qui m'a montré sans aucun doute de croire en lui perpétuellement, et qui m'a entendu, en sorte que moi, ignorant, dans les derniers jours, j'entreprends cette œuvre si pieuse et merveilleuse, au point d'imiter ceux auxquels le Seigneur auparavant a autrefois prédit qu'ils annonceraient son Evangile en témoignage à tous les gentils avant la fin du monde. Et donc, comme nous l'avons vu, cela a été fait. Voilà que nous sommes témoins que l'Evangile a été prêché jusqu'au pays au-delà duquel il n'y a personne.
 
XV. 35. Il serait long d'énumérer toute mon œuvre en détails ou partiellement. Je dirai brièvement comment le Dieu très saint m'a délivré de la servitude et des douze périls où mon âme a été en danger, outre beaucoup d'embûches et de choses que je ne puis exprimer en mots. Je ne ferai pas injure aux lecteurs, mais j'ai comme garant Dieu qui connaît toutes choses, même avant qu'elles soient, comme la réponse divine m'a averti, très souvent, moi quoique pauvret et ignorant enfant.
 
36. D'où me vint cette sagesse, qui n'était pas en moi qui ne savais pas le nombre des jours et ne connaissais pas Dieu ? D'où me vint ensuite ce don si grand et si salutaire de connaître Dieu et de le chérir, à condition que je quittasse patrie et parents ?
 
37. Et beaucoup de présents m'étaient offerts avec des pleurs et des larmes. Et j'offensai, contre ma volonté, quelques-uns de mes anciens, mais, Dieu me guidant, je ne consentis en aucune façon, et je ne leur donnai point mon assentiment ; ce n'est pas grâce à moi, mais c'est Dieu qui est vainqueur en moi, et qui résiste à eux tous, depuis que je suis venu chez les gentils d'Irlande prêcher l'Evangile et supporter les outrages des infidèles — comme de m'entendre reprocher mon voyage, — et de nombreuses persécutions qui allèrent jusqu'à me charger de liens, et donner ma condition libre pour le profit des autres.
 
XVI. Et si j'en étais digne, je suis prêt à donner même ma vie, sans hésiter et très volontiers pour son nom, et je souhaite de la dépenser ici jusqu'à la mort si le Seigneur me l'accordait.
 
38. Car je suis très redevable à Dieu, qui m'a donné tant de grâces, pour que beaucoup de peuples par moi renaissent en Dieu et ensuite soient confirmés et que partout des clercs soient ordonnés pour eux, pour un peuple qui est récemment venu à la foi et que le Seigneur a pris des extrémités de la terre, comme il l'avait autrefois promis par ses prophètes : « Vers toi viendront les gentils des extrémités de la terre, et ils diront : « Nos pères ont acquis de fausses idoles et il n'y a en elles aucune utilité. » Et encore : « Je t'ai établi comme une lumière chez les gentils pour que tu sois pour leur salut jusqu'à l'extrémité de la terre. »
 
39. Et c'est ici que je veux attendre la promesse de Celui qui ne trompe jamais, comme il promet dans l'Evangile : « Ils viendront de l'orient et de l'occident et du sud et du nord, et ils s'assoiront avec Abraham et Isaac et Jacob », comme nous croyons que les croyants viendront du monde entier.
 
XVII. 40. C'est pourquoi il faut pêcher bien et avec soin, comme le Seigneur avertit et enseigne en disant : « Venez derrière moi et je vous ferai devenir pêcheurs d'hommes. » Et encore il dit par les prophètes : « Voici que j'envoie beaucoup de pêcheurs et de chasseurs », dit Dieu, et cetera. Aussi, il était très nécessaire de tendre nos rets pour prendre une grande multitude et foule pour Dieu, et pour que partout il y eût des clercs qui baptisassent et exhortassent le peuple indigent et besogneux, comme le Seigneur indique dans l'Evangile et enseigne, disant : « Allez donc maintenant enseigner tous les gentils, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à observer tout ce que je vous ai recommandé et voici que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la consommation du siècle. » Et encore il dit : « Allez donc dans le monde entier prêcher l'Evangile à toute créature ; celui qui aura cru et aura été baptisé sera sauvé ; mais celui qui n'aura pas cru sera condamné. » Et encore : « Cet évangile du règne sera prêché dans le monde entier en témoignage à tous les gentils, et alors viendra la fin. » Et de même, le Seigneur, prédisant par le prophète, dit : «Et il arrivera dans les derniers jours, dit le Seigneur, je répandrai de mon Esprit sur toute chair, et vos fils et vos filles prophétiseront, et vos fils verront des visions, et vos vieillards songeront des songes, et, à la vérité, en ces jours je répandrai de mon Esprit sur mes serviteurs et sur mes servantes, et ils prophétiseront. » Et chez Osée il dit : « J'appellerai mon peuple ce qui n'était pas mon peuple, et ayant obtenu la miséricorde celui qui n'avait pas obtenu la miséricorde. Et il arrivera que dans l'endroit où l'on a dit : vous n'êtes pas mon peuple, là ils seront appelés les fils du Dieu vivant. »
 
XVIII. 41. C'est pourquoi, en Irlande, ceux qui n'ont jamais eu aucune notion de Dieu, et qui n'ont adoré jusqu'à maintenant toujours que des idoles et des choses immondes, comment sont-ils devenus récemment le peuple du Seigneur et sont-ils appelés fils de Dieu ? Les fils des Scots et les filles des rois on les voit être des moines et des vierges du Christ.
 
42. Il y avait une femme bénie, Scote de naissance, noble, très belle, grande, que j'ai baptisée, et quelques jours après, elle vint vers nous pour une cause quelconque, et nous découvrit qu'elle avait reçu une réponse par la volonté de Dieu, et qu'il l'avait avertie d'être une vierge du Christ, et d'approcher elle-même de Dieu. Grâces à Dieu, six jours après, elle saisit très bien et très avidement ce que toutes les vierges de Dieu font ; ce n'est pas avec le consentement de leurs pères, mais elles souffrent persécution et d'injustes reproches de leurs parents ; cependant leur nombre augmente davantage, et nous ne savons pas le nombre de ceux de notre race qui sont nés ici, outre les veuves et les personnes continentes. Mais ce sont celles qui sont retenues en esclavage qui souffrent le plus ; elles endurent continuellement jusqu'aux terreurs et aux menaces ; mais le Seigneur a donné sa grâce à beaucoup de mes servantes, car, quoiqu'on le leur défende, elles l'imitent cependant avec courage.
 
XIX. 43. Aussi, même si j'avais voulu les quitter et partir en Grande-Bretagne — et j'y étais volontiers préparé — vers ma patrie et mes parents, et non pas seulement cela, mais même jusqu'en Gaule visiter mes frères et voir la face des saints de mon Seigneur, Dieu sait que je désirais cela beaucoup mais ; je suis lié à l'Esprit qui m'atteste que, si je fais cela, il me désigne comme coupable et j'ai peur de perdre le labeur que j'ai commencé, et ce n'est pas moi, mais le Seigneur Christ qui m'a commandé de venir et d'être avec eux le reste de ma vie, si le Seigneur le veut et m'a gardé loin de toute voie mauvaise, pour que je ne pèche pas devant lui.
 
44. J'espère que je le devais, mais je ne me fie pas à moi tant que je serai dans ce corps mortel, parce qu'il est fort celui qui s'efforce chaque jour de me détourner de la foi et de la chasteté de la vraie religion que je me suis proposée jusqu'à la fin de ma vie, pour le Christ mon Seigneur. Mais la chair ennemie entraîne toujours vers la mort, c'est-à-dire aux séductions qui doivent se terminer en infortunes. Et je sais en partie en quoi je n'ai pas mené une vie parfaite, comme aussi les autres croyants, mais je me confesse à mon Seigneur et je ne rougis pas en sa présence parce que je ne mens pas : depuis que je l'ai connu dès ma jeunesse, l'amour de Dieu et la crainte de Lui ont crû en moi, et jusqu'à maintenant, avec l'aide de la faveur du Seigneur, j'ai gardé la foi.
 
XX. 45. Rie et insulte qui voudra ; pour moi, je ne me tairai pas et je ne cache pas les signes et les merveilles qui m'ont été indiqués par Dieu, beaucoup d'années avant qu'ils fussent, car il connaît tout, même avant les temps du monde.
 
46. Aussi devrai-je sans cesse rendre grâces à Dieu qui a toujours été indulgent pour ma sottise et ma négligence, et non en seul endroit, et ne se fâche pas violemment contre moi, qui lui ai été donné comme aide, et je n'ai pas vite acquiescé à ce qui m'avait été montré et à ce que l'Esprit me suggérait. Et le Seigneur a eu pitié de moi dans des milliers de milliers, parce qu'il a vu que j'étais prêt, mais que je ne savais en échange que faire de ma situation, parce que beaucoup de gens s'opposaient à cette mission. Même, entre eux, derrière mon dos, ils racontaient et disaient : « Celui-là, pourquoi se jette-t-il dans le danger, au milieu d'ennemis qui ne connaissent pas Dieu ? » Ce n'était pas par méchanceté, mais cela ne leur semblait pas à propos ; comme j'atteste moi-même que je l'ai compris, à cause de ma rusticité. Et je n'ai pas vite reconnu la grâce qui était alors en moi. Et maintenant il me semble à propos que j'aurais dû le faire auparavant.
 
XXI. 47. Maintenant donc, j'ai simplement découvert à mes frères et à mes compagnons de servitude qui m'ont cru, pourquoi j'ai prédit, et je prédis de fortifier et confirmer votre foi. Puissiez-vous, vous aussi, imiter de plus grandes choses et faire des choses préférables ! Ce sera ma gloire parce que « un fils sage est la gloire de son père ».
 
48. Vous savez, et Dieu aussi, comment j'ai vécu avec vous dès ma jeunesse, dans la foi, à la vérité, et dans la sincérité du cœur. Même à l'égard des gentils parmi lesquels j'habite, j'ai toujours gardé la bonne foi, et je la garderai. Dieu le sait, je n'ai circonvenu aucun d'eux et je ne pense pas qu'à cause de Dieu et de l'Eglise j'excite une persécution contre eux et nous tous, et que pour moi on blasphème le nom du Seigneur ; car il est écrit : « Malheur à l'homme à cause de qui le nom du Seigneur est blasphémé. »
 
49. Car, si je suis inhabile en toute chose, cependant j'ai tenté quelque peu de veiller sur moi, à cause des chrétiens, mes frères, et des vierges du Christ et des femmes religieuses qui me donnaient d'eux-mêmes de petits présents et jetaient sur l'autel leurs ornements, et je les leur rendais. Et ils se scandalisaient que je le fisse. Pour moi, je le faisais dans l'espoir de l'immortalité, pour me préserver avec soin en toute chose, car les infidèles pouvaient m'employer à quelque titre ainsi que le ministère de mon service, et je ne devais pas donner lieu aux incrédules de me diffamer ou de me décrier.
 
XXII. 50. Par hasard, quand j'ai baptisé tant de milliers d'hommes, ai-je attendu de quelqu'un d'entre eux même la moitié d'un scripulum[9] ? Dites-moi et je vous le rendrai. Et quand le Seigneur a ordonné quelque part des clercs par ma médiocrité et mon ministère, je leur ai donné gratuitement ; et si j'ai demandé à quelqu'un d'entre eux même le prix de ma chaussure, reprochez-le-moi et je vous rendrai davantage.
 
51. J'ai dépensé pour vous pour qu'on me reçût, et parmi vous, et partout où j'allais pour vous au milieu des dangers, même jusqu'aux parties extrêmes au-delà desquelles il n'y avait personne, et où jamais personne n'était parvenu pour baptiser, et ordonner des clercs, ou confirmer les gens ; par le don du Seigneur, j'ai tout fait très volontiers pour votre salut.
 
52. De temps en temps, je donnais des présents aux rois, outre que je donnais un salaire à leurs fils qui m'accompagnent, et néanmoins, ils me saisirent avec mes compagnons. Et ce jour-là, ils avaient très grand désir de me tuer. Mais le temps n'était pas encore venu. Et ils ravirent tout ce qu'ils trouvèrent avec nous et me chargèrent de fers. Et le quatorzième jour, le Seigneur me délivra de leur pouvoir et tout ce qui était à nous nous fut rendu à cause de Dieu, ainsi que les excellents amis dont nous nous étions pourvus auparavant.
 
XXIII. 53. Vous savez par expérience combien j'ai dépensé pour ceux qui me guidaient dans tous les pays que je visitais fréquemment ; car je pense que je ne leur distribuai pas moins que le prix de quinze hommes[10] pour que vous jouissiez de moi, et je jouirai toujours de vous pour Dieu. Je ne m'en repens pas, et ce n'est pas assez pour moi. Je dépense encore et je dépenserai en plus. Le Seigneur a le pouvoir de me donner ensuite de quoi me dépenser pour vos âmes.
 
54. Voici que j'invoque Dieu comme témoin de mon âme que je ne mens pas, et ce n'est pas pour avoir une occasion de flatterie ou d'avarice que je vous ai écrit, ni parce que j'espère de l'honneur de quelqu'un de vous. Car il me suffît de l'honneur que l'on ne voit pas encore, mais qui est confié au cœur. Fidèle est celui qui a promis ; il ne ment jamais.
 
55. Mais je vois déjà dans le siècle présent que je suis exalté outre mesure par le Seigneur, et je n'étais ni digne ni tel qu'il m'accordât cela, puisque je sais très sûrement que la pauvreté et le malheur me conviennent mieux que les richesses et les délices. Mais le Seigneur Christ a été pauvre pour nous. Pour moi, je suis misérable et malheureux ; quoique je désire des richesses, je n'en ai pas et je ne méjuge pas moi-même, car chaque jour je m'attends ou à la mort, ou à être circonvenu, ou à être réduit en servitude, ou à quelque attaque. Mais je ne crains rien de cela à cause de la promesse des cieux, parce que je me suis mis dans les mains du Dieu tout-puissant qui domine partout, comme dit le prophète : « Mets ta pensée en Dieu, et lui-même t'entretiendra. »
 
XXV. 56. Voici maintenant que je recommande mon âme à mon Dieu très fidèle, pour lequel j'accomplis une mission dans ma bassesse, seulement parce qu'il n'accepte personne et m'a choisi pour cet office, afin que je fusse un de ses moindres ministres.
 
57. Comment lui rendrai-je tout ce qu'il m'a accordé ? Que dire, que promettre à mon Seigneur ? Car je ne vois rien qu'il ne m'ait donné, mais il scrute les cœurs et les reins parce que je désire assez et trop et j'étais prêt à ce qu'il me donnât à boire son calice, comme il l'a accordé à d'autres qui l'aimaient.
 
58. Aussi puissé-je obtenir de mon Dieu de ne me séparer jamais de son peuple qu'il a acquis aux extrémités de la terre. Je prie Dieu de me donner la persévérance et de daigner me rendre témoin fidèle jusqu'à mon passage, à cause de mon Dieu.
 
59. Et si j'ai jamais imité quelque chose de bien à cause de mon Dieu que je chéris, je lui demande de m'accorder de verser mon sang avec ces prosélytes et captifs pour son nom, même si je devais manquer de sépulture ou que mon misérable cadavre fût partagé membre à membre aux chiens ou aux bêtes féroces, ou que les oiseaux du ciel le dévorassent. Je crois très sûrement que, si cela m'arrivait, j'aurais gagné mon âme avec mon corps, parce que, sans aucun doute, en ce jour-là, nous ressusciterons dans la clarté du soleil, c'est-à-dire dans la gloire du Christ, notre rédempteur, comme fils du Dieu vivant et cohéritiers du Christ, et conformes à son image future à lui-même, puisque c'est de lui, et par lui, et en lui que sont toutes choses et qu'à lui est la gloire dans les siècles des siècles. Amen. C'est en lui, en effet, que nous régnerons.
 
XXV. 60. Car ce soleil que nous voyons, sur l'ordre de Dieu, se lève chaque jour pour nous, mais il ne régnera jamais et sa splendeur ne durera pas ; et tous ceux qui l'adorent viendront malement malheureux au châtiment. Mais nous qui croyons et adorons le vrai Soleil, le Christ qui ne périra jamais, ni lui, ni celui qui a fait sa volonté, mais demeurera éternellement, de même que le Christ demeurera éternellement, lui qui règne avec Dieu le Père tout-puissant, et avec le Saint-Esprit, avant les siècles, et maintenant, et pendant tous les siècles des siècles. Amen.
 
61. Voici qu'encore et encore je vais exposer brièvement les paroles de ma confession. Je témoigne en vérité et en exaltation de cœur devant Dieu et ses saints anges que je n'ai jamais eu aucune occasion, sauf l'Evangile et ses promesses, pour revenir jamais vers cette nation d'où j'avais eu peine à m'échapper auparavant.
 
62. Mais je prie ceux qui croient et qui craignent Dieu, quiconque daignera regarder et recevoir cet écrit, que Patrick, le pécheur ignorant, a écrit en Irlande, que personne ne dise jamais que c'est par mon ignorance que j'ai fait ou montré quelque petite chose pour plaire à Dieu, mais pensez et qu'on croie vraiment que c'était un don de Dieu. Et cela est ma confession avant que je meure.
 
Notes
[1] En Grande-Bretagne, dit Muirchu, ch. 1. Bury (p. 340) fait remarquer que cette interprétation est en contradiction avec § 23 : et iterum post paucos annos in Britannis eram.
 
[2] Muirchu, entend par là qu'il s'abstint de toute espèce de nourriture, parce qu'elle avait été offerte aux idoles.
 
[3] Il semble y avoir un jeu de mot sur Hélie et Hêlios.
 
[4] Si l'on n'interprète pas le § 21 comme une parenthèse qui fait allusion à une seconde captivité de Patrick, il faut l'expliquer par le fait que, à la suite de son refus, il aurait été traité en esclave par les marins. Mais cette parenthèse est suffisamment amenée par le récit du songe, où le rocher peut signifier cette seconde captivité.
 
[5] Britannis, c'est-à-dire les cinq provinces romaines de Grande Bretagne.
 
[6] Victoriens est un ange.
 
[7] Les seniores du § 26.
 
[8] Comme Dieu lui avait parlé de son ami, § 29, 32.
 
[9] Monnaie d'argent usitée en Irlande et pesant 21 grains (14 gr. 6). Joyce, A social histovy of ancient Ireland, London, 1903, t. II, p. 381-382.
 
[10] Cet incident se place, d'après Tirechan (ch. 15), au moment où Patrick se rendait au bois de Foclut avec les fils d'Amolngaid.
 

COLORIAGES SUR SAINT PATRICK

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Le prénom Patrick est la forme celte du mot latin patricius qui signifie : noble. Il est fêté le 17 mars, il est le patron de l’Irlande et du Nigeria.

Un chrétien réduit en esclavage

Patrick (ou Patrice) naît au pays de Galles ou en Ecosse, voire en Gaule, aux alentours de 389. Son père, Calpurnius, un Anglo-Romain, est diacre et fonctionnaire, et son grand-père un prêtre chrétien. A l’âge de seize ans, Patrick est fait prisonnier par des pirates irlandais, avec une centaine d’autres jeunes gens. Il est alors réduit à l’esclavage, a la tête rasée et reçoit, pour symboliser sa nouvelle condition, une tunique en peau de mouton et une paire de sandales. Dès lors, il sert son maître, Milchu, avec loyauté. Il garde des troupeaux de porcs durant six ans, sur les pentes du mont Slemish (comté d’Antrim).

La fuite et la liberté retrouvée

Patrick ne cesse de prier afin de trouver un réconfort spirituel dans la religion. Après avoir fait deux songes prémonitoires, Patrick prépare sa fuite. Il décide de gagner la côte sud-est de l’Irlande et parcourt trois cents kilomètres à pied. Sur le rivage, un bateau est prêt à partir. Patrick réussit à convaincre les marins païens de le secourir. Après avoir retrouvé ses parents, Patrick gagne le continent.

L’évangélisateur de l’Irlande

Patrick demeure un temps en Gaule où il reçoit, avant et après un voyage en Grande-Bretagne, une formation religieuse. Il devient le disciple de Germain l’Auxerrois. Vers 432, il est nommé par le pape Célestin 1er, évêque missionnaire d’Irlande. De retour en Irlande, Patrick voyage sans cesse, évangélise les populations (notamment Milchu), crée des églises et des couvents (il encourage l’essor de la vie monastique) et favorise le développement de l’enseignement, notamment du latin. Il établit, vers 454, le siège de son ministère dans la localité d’Armagh qui devient le principal foyer du christianisme irlandais. De peur que les Irlandais oublient, lors de son absence, ses enseignements, il renonce à retourner voir ses parents en Grande-Bretagne et ses amis en Gaule.

Le patron de l’Irlande

A la fin de sa vie, Patrick rédige un texte, intitule « Ma confession avant que je meure », dans lequel il rapporte les principaux faits qui ont marqué sa vie. Cette œuvre fait preuve d’une très grande humilité ainsi qu’en témoignent ses premiers mots : « Moi, Patrick, le pécheur, le plus ignorant et le dernier des fidèles, méprisable aux yeux de beaucoup... » Patrick meurt vers 461. Sans doute peu instruit mais persévérant et soumis à la volonté divine, Patrick acquiert une immense popularité auprès des Irlandais. Pendant longtemps, ceux-ci estiment que Patrick les juge lorsqu’ils se présentent à la porte du paradis. Patrick, qui passe pour avoir débarrassé l’Irlande des serpents qui l’infestaient, est particulièrement vénéré le jour de sa fête, en Irlande ou à New York.

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Days of fasting are sacred and man lives them in holiness. During these days, the mind, heart and body must also be sacred. Fasting is a period of training during which you attempt to approach God and at the same time, sin pulls you away. Therefore, you must eliminate sin through repentance to draw close to God. (HH Pope Shenouda)

Days of fasting are sacred and man lives them in holiness. During these days, the mind, heart and body must also be sacred. Fasting is a period of training during which you attempt to approach God and at the same time, sin pulls you away. Therefore, you must eliminate sin through repentance to draw close to God. (HH Pope Shenouda)

La parole de Dieu

 
«  L’homme n'a pas encore parlé 
et déjà Dieu a tout compris, tout accordé 
il n'a pas encore demandé et déjà il a tout reçu.  »
 
La méditation
Le peuple assoiffé boit Jésus. Et surprise ! Une femme va venir à lui, malgré elle, jetée à ses pieds, au milieu, par ses accusateurs, qui ne savent pas ce qu’ils font.
Jésus se tait et son corps s’abaisse : mystère de la Parole de Dieu faite chair. Jésus s’abaisse. Son corps, dans son silence enveloppant d’Amour, se fait tout petit aux pieds de la femme, plus bas qu’elle. La seule présence de Jésus parle, cœur à cœur, âme à âme, dans la vérité nue qui rend la femme à sa liberté : « Ne crains pas, je suis le Très-Bas, plus bas que toi, pour qu’en me relevant tu te relèves toi aussi ! »
Quand je suis en adoration devant Jésus-Eucharistie, la présence du ressuscité dans ce petit morceau de pain éclaire doucement, patiemment, mes zones d’ombre. Là, silencieux, il mendie et frappe à la porte de mon cœur. Il voit mon désir et défait imperceptiblement les nœuds de mon âme. Je bois à la source d’eau vive, je reviens à la vie.
Alors Jésus se redresse et il lui dit : « Femme, où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée ? » La femme sent comme une eau vive couler sur elle, celle d’un regard qui relève, qui la renvoie à la vie, qui la libère du regard accusateur, du mensonge, et qui la rend à elle-même. Elle se redresse, sort de son silence et proclame sa foi : « Personne, Seigneur ! » Jésus lui dit : « Moi non plus je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus ! »
Et toi, où as-tu vu Jésus s’abaisser devant toi pour te relever ?
Sœur Marie-Emmanuelle.(Source:Carême dans la Ville)
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Carême dans la Ville
 
17/03/2016
Fraternité du Bx Lataste
Fraternité du Bx Lataste 
 
• Plus bas que toi •
 
Écouter la méditation
 
Écouter le temps de prière
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La parole de Dieu
 
«  L’homme n'a pas encore parlé 
et déjà Dieu a tout compris, tout accordé 
il n'a pas encore demandé et déjà il a tout reçu.  »
 
La méditation
Le peuple assoiffé boit Jésus. Et surprise ! Une femme va venir à lui, malgré elle, jetée à ses pieds, au milieu, par ses accusateurs, qui ne savent pas ce qu’ils font.
Jésus se tait et son corps s’abaisse : mystère de la Parole de Dieu faite chair. Jésus s’abaisse. Son corps, dans son silence enveloppant d’Amour, se fait tout petit aux pieds de la femme, plus bas qu’elle. La seule présence de Jésus parle, cœur à cœur, âme à âme, dans la vérité nue qui rend la femme à sa liberté : « Ne crains pas, je suis le Très-Bas, plus bas que toi, pour qu’en me relevant tu te relèves toi aussi ! »
Quand je suis en adoration devant Jésus-Eucharistie, la présence du ressuscité dans ce petit morceau de pain éclaire doucement, patiemment, mes zones d’ombre. Là, silencieux, il mendie et frappe à la porte de mon cœur. Il voit mon désir et défait imperceptiblement les nœuds de mon âme. Je bois à la source d’eau vive, je reviens à la vie.
Alors Jésus se redresse et il lui dit : « Femme, où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée ? » La femme sent comme une eau vive couler sur elle, celle d’un regard qui relève, qui la renvoie à la vie, qui la libère du regard accusateur, du mensonge, et qui la rend à elle-même. Elle se redresse, sort de son silence et proclame sa foi : « Personne, Seigneur ! » Jésus lui dit : « Moi non plus je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus ! »
Et toi, où as-tu vu Jésus s’abaisser devant toi pour te relever ?
Sœur Marie-Emmanuelle.
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et déjà Dieu a tout compris, tout accordé 
il n'a pas encore demandé et déjà il a tout reçu.  »
 
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Le peuple assoiffé boit Jésus. Et surprise ! Une femme va venir à lui, malgré elle, jetée à ses pieds, au milieu, par ses accusateurs, qui ne savent pas ce qu’ils font.
Jésus se tait et son corps s’abaisse : mystère de la Parole de Dieu faite chair. Jésus s’abaisse. Son corps, dans son silence enveloppant d’Amour, se fait tout petit aux pieds de la femme, plus bas qu’elle. La seule présence de Jésus parle, cœur à cœur, âme à âme, dans la vérité nue qui rend la femme à sa liberté : « Ne crains pas, je suis le Très-Bas, plus bas que toi, pour qu’en me relevant tu te relèves toi aussi ! »
Quand je suis en adoration devant Jésus-Eucharistie, la présence du ressuscité dans ce petit morceau de pain éclaire doucement, patiemment, mes zones d’ombre. Là, silencieux, il mendie et frappe à la porte de mon cœur. Il voit mon désir et défait imperceptiblement les nœuds de mon âme. Je bois à la source d’eau vive, je reviens à la vie.
Alors Jésus se redresse et il lui dit : « Femme, où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée ? » La femme sent comme une eau vive couler sur elle, celle d’un regard qui relève, qui la renvoie à la vie, qui la libère du regard accusateur, du mensonge, et qui la rend à elle-même. Elle se redresse, sort de son silence et proclame sa foi : « Personne, Seigneur ! » Jésus lui dit : « Moi non plus je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus ! »
Et toi, où as-tu vu Jésus s’abaisser devant toi pour te relever ?
Sœur Marie-Emmanuelle.
Jeudi 17 MARS 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

En vrac...Eléments pour votre réflexion

 

personnelle...

 

 

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Chers amis de France et d'Afrique. Aloho m'barekh


Nous vous avions demandé des prières fraternelles pour accompagner la tournée pasoral de notre cher ami et conseiller, Mor Melethius


Il rencontrait ses diocésains travaillant en Arabie Saoudite.
Ce fut un succès.


Je vous invite aujourd'hui à vous joindre à notre action de grâces:
Avec notre clergé de France et du Cameroun, je rends grâces à Dieu pour le succès de cette tournée pastorale de Son Eminence et vous partage quelques images.


Demeurons en constante union de prières.
Votre respectueusement et fraternellement en Notre-Seigneur.
+Mor Philipose-Mariam, métropolite.

Dear friends of France and Africa. Aloho M'Barek
We asked you fraternal prayers to accompany the tour pasoral of our dear friend and advisor, Mor Melethius
He met his diocesans working in Saudi Arabia.
It was a success.


I invite you today to join our thanksgiving:
With our clergy of France and Cameroon, I thank God for the success of this pastoral visit of His Eminence and you sharing some pictures.


Remain in constant union of prayers.
Your respectfully and fraternally in Our Lord.
+ Mor Philipose Mariam, Metropolitan.

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St Paul Monastery Red Sea

Intercessory Prayer at the tomb of St Paul the Hermit by H.G Dr Geevarghese Mar Yulios.


St Paul was the first hermit (227 AD-342 AD) He lived in the mountains of this desert in a cave near a clear spring and a palm tree, the leaves of which provided him with raiment and the fruit of which provided him with his only source of food until he was 43 years old, when a raven started bringing him half a loaf of bread daily.

He would remain in that cave for the rest of his life, almost a hundred years

Ahmedabad Indian Orthodox Diocese

 

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His Grace Gheevarghese Mar Yulios

 

reached St. Mary's Orthodox Syrian Cathedral, Pazhanji ,Kerala,India after 10 days visit to Coptic church .

 

Dedicated an icon from Egypt to the church

(Source: 

Sobin Chacko)

 

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Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian estime qu’il y a « un risque majeur » que les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) organisent le passage de migrants vers l’île italienne de Lampedusa depuis les zones qu’ils contrôlent en Libye, dans un entretien à paraître mardi.

« Il y a aujourd’hui en Libye entre 4.000 et 5.000 combattants de Daech (acronyme arabe de l’EI, ndlr), dont beaucoup de Maghrébins et d’Egyptiens. Il n’y a quasiment pas d’Européens, mais cela pourrait venir », souligne le ministre dans le quotidien Le Figaro.

« Il existe un risque majeur que Daech organise le passage des migrants vers Lampedusa », ajoute-t-il.

Selon M. Le Drian, la meilleure arme pour empêcher l’EI de prendre le contrôle des trafics de migrants dans cette zone est l’opération militaire européenne Sophia contre les réseaux de passeurs en Méditerranée, à condition que cette opération puisse étendre sa zone d’activité.

« Il faut qu’elle puisse se déployer dans les eaux territoriales libyennes, voire sur le littoral, comme le prévoit son mandat, pour faire cesser les trafics et empêcher des milliers de migrants de se lancer en Méditerranée à partir des zones côtières tenues par Daech. (…) Le dispositif est prêt mais +Sophia+ ne peut aller dans les eaux territoriales libyennes sans une demande du gouvernement ou un accord international », a-t-il déploré.
L’opération Sophia, lancée en juin 2015 et à laquelle contribuent 22 pays de l’UE, était dans un premier temps cantonnée à des missions de surveillance des réseaux opérant depuis les côtes libyennes.

Elle est passée début octobre à une phase plus offensive, lui permettant d’arraisonner les bateaux, de les fouiller et de les saisir, mais seulement dans les eaux internationales. [...]

L’Orient-Le Jour

 

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Visit of the Vice Consul of Russia to Damascus

by ORTHODOXY COGNATE PAGE on MARCH 15, 2016

 

Syriac Orthodox Patriarchate – March 2016

His Holiness Patriarch Mor Ignatius Aphrem II received His Excellency Mr. Tigran Kotbashyan, the Russian Vice Consul in Damascus, at the Patriarchate in Bab Touma, Damascus.

His Holiness and His Excellency discussed the current situation in Syria as well as the recent developments that took place. His Excellency expressed the solidarity of the Russian people with the Syrian people, to help them get through the crisis.

The meeting was attended by His Eminence Armash Nalbandian, Armenian Orthodox Archbishop of Damascus, and Very Rev. Raban Joseph Bali, Patriarchal Secretary and Media Office Director.

Source:

 

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On this day, four years ago, heaven gained one of the most beautiful souls that has ever led the Orthodox Church.

From your incredible smile that comforted our hearts to your beautiful sermons that opened our senses, it still feels like you're here with us. The Coptic Church has always looked up to you for guidance and blessings as you've always shown your love for Christ.

 

Please pray for us.
Pope Shenouda III (3.8.1923 - 17.3.2012)

 

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source  LE SCAN POLITIQUE - Crée dans la foulée des attentats, le groupe de travail du PS sur la «cohésion républicaine» a formulé des propositions, dont le développement des écoles privées musulmanes. 

Le document était passé totalement inaperçu. Publié sur le site du Parti socialiste le 1er février et présenté le même jour lors du rassemblement des secrétaires de section à la Maison de la Mutualité, à Paris, «le rapport d'étape» du groupe de travail «Cohésion républicaine» ressurgit cinq semaines plus tard et suscite des réactions, notamment de la part de certains signataires, qui prétendent ne pas avoir eu connaissance de son contenu.

En cause, cette petite ligne, à la fin des cinq pages du rapport, qui fait polémique: «Il faut développer les établissements scolaires privés sous contrat» pour mieux «organiser la place de l'islam dans la République». Une proposition étonnante alors que la défense de l'école publique fait partie de l'ADN du PS.

» Le rapport d'étape du groupe de travail «Cohésion républicaine»:

Rapport "Cohésion républicaine"

Ces mêmes positions sur la laïcité se retrouvent à Beauvau. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a repris lors du conseil des ministres du 25 février des propositions du texte, notamment sur les écoles privées. 

«Le gouvernement veillera à ce que l'enseignement privé confessionnel musulman puisse se développer dans le respect des principes républicains. Des instructions seront adressées aux préfets et aux recteurs afin qu'ils fassent pleinement usage de leurs prérogatives de contrôle», avait annoncé le ministre. Le Parti socialiste, s'en était aussitôt félicité dans un communiqué.(...)

Un sujet tabou pendant la campagne électorale?

(...) «Nous devons considérer que toutes les religions sont sur le même plan», abonde-t-il, visant le développement beaucoup plus important de l'enseignement confessionnel catholique sous contrat par rapport aux autres religions.

À quelques jours des élections cantonales, les responsables PS ne souhaitent pas s'aventurer sur le sujet sensible de la laïcité. Selon nos informations, l'exécutif du PS devrait clarifier la ligne du parti lors d'un bureau national, juste après les élections. Le texte incriminé devrait être notamment à l'ordre du jour. Autre symptôme du malaise ambiant: l'examen de la proposition de loi des radicaux de gauche sur la neutralité religieuse dans les crèches privées, initialement prévu ce jeudi, a été reporté au 11 mai.


Le PRG dénonce «une trahison de la République»

(...) Les radicaux de gauche demandent à Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, de «rapidement clarifier la position du PS en matière de laïcité». «Quand nous avons lu le document, nous avons pensé que c'était une contribution d'un courant socialiste.

 Nous avons été estomaqués de lire que le PS encourageait les écoles confessionnelles et les lieux de culte», a expliqué au Scan Pascal-Eric Lalmy, secrétaire national à la laïcité au PRG.

source

 

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C'est exceptionnellement à huis clos que le Conseil de l’Europe discutera le 15 mars prochain d’un projet de résolution européenne sur la gestation pour autrui, pratique qui constitue une véritable régression pour le droit et la dignité des femmes.

Ce texte, issu de l’instance garante des droits de l’homme, aura une influence sur l’ensemble des législations nationales. Pourtant, il est maintenu secret, et le restera jusqu’à la veille de son adoption définitive par l’Assemblée du Conseil de l’Europe, probablement en avril prochain. Cela contrevient aux usages élémentaires de la transparence des travaux parlementaires, ce qui est particulièrement paradoxal pour une institution qui promeut la démocratie. C’est donc dans le plus grand secret que cette Assemblée, qui représente 47 Etats européens, prétend se prononcer sur la question grave de la maternité de substitution.

 

 La Commission en charge de ce dossier a d’ailleurs refusé de recevoir et d’entendre les représentants de la société civile opposés à la GPA.  Cette procédure parlementaire est non seulement opaque, mais elle heurte aussi les règles éthiques. En effet, le rapporteur en charge de rédiger le projet de rapport et de résolution sur les " Droits de l’homme et les questions éthiques liées à la gestation pour autrui " n’est autre qu’une gynécologue, directrice d’un service de médecine reproductive qui pratique la GPA.

Quelques députés ont révélé le conflit d’intérêt du Rapporteur qui, selon le code de déontologie de l'Assemblée, indique qu’un parlementaire n’a pas le droit de faire un rapport sur un sujet en lien direct avec ses intérêts professionnels. Un vote secret " de confiance " aurait dû avoir lieu pour confirmer ou destituer le rapporteur.

A la place, c’est un vote à mains levées qui a eu lieu, imposant alors la discipline de groupe, non pas sur la question du conflit d’intérêt, mais sur celle de savoir si un vote secret devait être tenu sur l’existence du conflit d’intérêt. On apprend également, que tout en se disant opposée à la GPA commerciale, elle collabore avec l’entreprise Seed of Innocence, l’un des grandes entreprises de l’industrie de la GPA en Inde.

 

Ainsi a été contourné le règlement de l’Assemblée, la question du conflit d’intérêt restant ouverte. Ce qui est alarmant, c’est que le projet de rapport et de résolution n’entend pas interdire la GPA, mais donne des recommandations sur son encadrement légal.  

Qu’elle soit source de profit commercial, ou encore un arrangement entre personnes, cette pratique implique de graves conséquences pour les femmes et bafoue les droits les plus élémentaires de l’enfant. La GPA déshumanise la mère "porteuse" et l’enfant.

La femme est considérée comme une simple " gestatrice " de l’enfant qu’elle doit abandonner à la naissance pour le remettre au commanditaire. La GPA fait en effet de l’enfant un objet de contrat, de vente ou d’échange.

Cette pratique transforme l'enfant et le corps de la femme en marchandises achetables et louables. Plus encore, toutes les études conduites depuis plusieurs décennies sur la période prénatale montrent l’importance des liens physiologiques et affectifs créés entre la mère et l’enfant pendant la grossesse, ainsi que l’influence de la grossesse sur la mère comme sur l’enfant.

L’expérience de l’adoption montre combien la séparation d’un enfant de celle qui l’a porté est une épreuve pour lui comme pour la mère qui doit s’en séparer. Provoquer délibérément cette rupture est une grave atteinte à l’identité de la femme comme de l’enfant.

Prenant conscience de l’exploitation des femmes pauvres de leurs pays, des pays comme l’Inde, la Thaïlande ou encore le Népal sont en train de revoir leurs législations pour limiter cette pratique et l'interdire aux étrangers.

 En décembre 2015, le Parlement européen a condamné, par une forte majorité, la GPA sous toutes ses formes.  Dans cet élan, plus de cent mille citoyens européens ont déjà rejoint l’appel du collectif No Maternity Traffic (www.nomaternitytraffic.eu) qui demande solennellement au Conseil de l’Europe l’abolition universelle de la GPA.

Le Conseil de l’Europe faillirait à sa mission s’il arrivait à mettre le droit même des femmes et aussi des enfants en danger. 

Les signataires de la tribune sont membres du collectif No Maternity Traffic pour l’abolition de la gestation pour autrui. 


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/projet-resolution-europeenne-gpa-femmes-et-enfants-en-danger-2623475.html#rRfkiwPOqbhHlfC9.99

 

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Nouvelles de la communauté de Taizé par courriel

Le Pape François a reçu frère Alois

Jeudi matin 3 mars, le Pape François a reçu en audience privée frère Alois, présent à Rome pour quelques jours. Parmi les sujets qu’ils ont évoqué, l’accueil des jeunes à Taizé, les rencontres internationales organisées par la communauté, la recherche de la communion parmi les Églises chrétiennes.

Dans le cadre de l’année jubilaire de la miséricorde, les frères de Taizé animent tout au long du Carême, jusqu’au samedi 19 mars, deux prières quotidiennes dans l’église San Giovanni Battista dei Fiorentini, située toute proche de la basilique Saint-Pierre.

Le pèlerinage à Bucarest pour la Pâque orthodoxe approche

Fin avril, frère Alois, quelques frères de Taizé et un groupe de 150 jeunes de toute l’Europe et d’ailleurs aussi feront un pèlerinage à Bucarest. Ils prendront part aux célébrations de la semaine sainte et de Pâques dans les paroisses orthodoxes de la ville. Grâce aux diverses visites et rencontres, grâce aussi à l’accueil dans les familles orthodoxes, nous espérons que le pèlerinage permettra de comprendre plus profondément la spiritualité chrétienne orientale et la liturgie. Il y aura aussi des prières et des rencontres avec des chrétiens d’autres confessions au cours des cinq jours.

Un des frères a fait récemment une visite à Bucarest pour commencer les préparatifs. Il a été très encouragé par l’accueil chaleureux de ceux qui prennent en charge l’organisation centrale et des paroisses. Il y a encore des places restantes pour le pèlerinage, qui se déroulera du mercredi 27 avril au lundi 2 mai. Si vous souhaitez y participer, écrivez-nous à buc2016@taize.fr.

Opération Espérance en Corée du Nord

Depuis 18 ans, la communauté de Taizé apporte, par l’Opération Espérance, une aide humanitaire en Corée du Nord, surtout dans le domaine médical et pour les enfants. Il y a quelques jours, quatre camions chinois ont traversé la frontière nord-coréenne pour livrer 200 tonnes de ciment pour la construction d’un lycée. Dix camions coréens qui attendaient dans la ville frontalière ont ensuite continué le chemin jusqu’à l’école 300 km plus au sud. En cette période de tension et de confrontation, militaire et diplomatique, sur la péninsule coréenne, ce geste de solidarité exprime une aspiration à la paix et à la réconciliation.

Un moment important à Taizé pour les réfugiés et bénévoles

Vendredi 11 mars, le directeur de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), Pascal Brice, accompagné de Marie Salord, magistrate et chef de la division des affaires juridiques de l’OFPRA, sont venus de Paris rendre visite aux réfugiés accueillis à Taizé et se rendre compte sur place de l’impressionnant élan de solidarité qui s’est manifesté dans la région à l’occasion de leur accueil.

Un article de frère Alois publié dans divers médias européens

Pour les traducteurs : passage à adapter en fonction des langues !

Frère Alois a écrit une tribune sur la question des réfugiés en Europe, qui a été publiée dans une douzaine de journaux européens. Pour les journaux francophones, l’article a été publié par « La Croix » et « La libre Belgique ». La liste des journaux et le texte intégral ont été mis en ligne.

Une semaine en Moldavie : « Revenez au printemps ! »

Un frère vient de passer une semaine en Moldavie. Il écrit : « J’ai passé beaucoup de temps à Chișinău, la capitale. On peut voir encore que la ville a été construite à l’époque soviétique avec de grands boulevards vides et des immeubles monumentaux, mais c’est également l’une des villes les plus vertes du monde, pleine de grands parcs et d’avenues bordées d’arbres. On peut également sentir ces influences chez les gens : la société est très marquée par l’héritage du communisme, mais il y a aussi quelque chose de plus profond, en harmonie avec la création de Dieu, réellement vivant. La foi profonde de beaucoup de personnes en est un témoignage fort. »

La semaine sainte et Pâques à Taizé

Le programme des célébrations de la Semaine Sainte et Pâques à Taizé a été mis en ligneDimanche matin 20 mars, à l’occasion de la fête des Rameaux, les frères et les jeunes présents à Taizé se retrouveront dès 9h15 à la source Saint-Étienne, en bas de la colline, le lieu habituellement dédié à la promenade et au silence. En référence à l’entrée de Jésus à Jérusalem, tous monteront de là jusqu’à l’église de la Réconciliation, rameaux en mains, pour la célébration de l’eucharistie à 10h. Comme chaque semaine, une demi heure de silence pour la paix aura lieu à 18h30.

Informations sur les rencontres à Taizé en 2016

Tous ces prochains mois, les rencontres internationales continuent à Taizé, à leur rythme le plus intense. Pour préparer un séjour à Taizé, les pages du site ont été mises à jour récemment y compris avec des informations concernant les dates, les thèmes des rencontres et la contribution aux frais.

Texte biblique commenté : La simplicité du plus jeune et de celui qui sert

Ce passage de l’Évangile (Luc 22, 24-27) évoque un épisode de la vie de Jésus où une dispute éclate parmi les disciples. D’après saint Luc cet épisode intervient à l’un des moments les plus critiques de la vie de Jésus, durant le dernier repas qu’il prend avec ses disciples, peu avant son arrestation par les autorités et sa crucifixion. Et ils discutent pour savoir lequel d’entre eux pourrait être tenu pour le plus grand !

Agenda

  • France. Une veillée de prière et de réconciliation en lien avec la communauté de Taizé aura lieu le jeudi 17 mars à 20 heures à Paris, à l’église Saint-Eustache, avec les autres paroisses du doyenné.
  • Asie. En avril, plusieurs frères visiteront la Corée, la Malaisie, la Thaïlande, Singapour, le Myanmar, le Laos et Hong Kong. Le programme des rencontres et des prières communes est régulièrement mis à jour en ligne.

Prière

 

Saint Esprit, tu renouvelles en nous l’émerveillement face à l’amour de Dieu. Alors notre joie éclate dans le chant. Cette louange est en même temps une demande ardente : que la dignité de tous les humains soit respectée et que tous puissent chanter ta bonté.

Envoyez vos commentaires, suggestions, idées a : mailnews@taize.fr

Envoyez toute question technique a : taizelist.admin@taize.fr

 

Site Internet de Taizé : http://www.taize.fr

===

 

N'oublions-pas les évêques, prêtres et fidèles chrétiens détenus par les "islamistes" ou terroristes en tous genres ! Prions sans relâche pour que le Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

Let us not forget the bishops, priests and faithful Christians held by "Islamists" or terrorists of all kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them. Pray for their release ...

===

INVITATION(S):

 

 

 

PRIER POUR LA PAIX

Répondre à: 

jean-marie roziere

<jmr.lfsa@wanadoo.fr>

 

Bonjour à toutes et à tous. 

Vous tous êtes invités à nous rejoindre pour la rencontre de dimanche 20 mars

à 17h au n° 37 rue Tournefort

(Paris 5e, métro place Monge, RER Luxembourg).

Le sujet traité sera :

"Prier pour la paix ?"

 

Avec :

Pauline Bebe, Rabbin  de la Communauté Juive Libérale (Ile-de-France), auteur de Saisir le merveilleux dans l’instant (Le Passeur, 2015) et de A la lumière de ton visage (Actes Sud, 2014)

Antoine Peillon, journaliste (grand reporter) au quotidien La Croix, écrivain  (Essais aux éditions du Seuil etc.) et documentariste  (France 5, la Chaîne parlementaire etc.)

Younès Aberkaneprofesseur de mathématiques à l'Université de Cergy Pontoise, ancien président des Scouts musulmans de France, co-fondateur des Amitiés Judéo-musulmanes de France

Pour le groupe organisateur, trés cordialement,
 Jean-Marie Rozière.
 
+++
From: insistance@free.fr
To: beitham-france@hotmail.fr

 

 

 

Université Paris VII Denis Diderot 

Collège doctoral Paris Jérusalem 
Revue Insistance  

 
Lundi 21 mars 2016
9h00 – 13h00
Conférence ED
Halle  aux Farines - Salle 027C
(rez-de-chaussée, hall C) 
Esplanade Pierre Vidal-Naquet 
75013 Paris
A l’occasion de la parution du numéro 11 de la revue Insistance
Eduquer, Soigner, Gouverner… Faire désirer

 

 

 

9h – 11h : Les espaces intermédiaires et les maisons chaleureuses
 
Ouverture : Henri Cohen Solal et Paolo Lollo

Dominique Rividi
Henri Cohen Solal
Françoise Savelli
Bénédicte d’Eau
Nathalie Moshnyager
Joëlle Bordet

 

11h15 – 13h00 : Les trois métiers impossibles
 
Ouverture : Alain Didier Weill
 
Paolo  Lollo
Abram Coën
Patrick Landmann
Xavier Gassmann

 

 

 

 

 
+++

impot-mondial-onu_c-fam.jpg

à l'impôt mondial de l'ONU

 
===
WE Doctrine Sociale de l'Église
au Sanctuaire de Montligeon

View this email in your browser (http://us6.campaign-archive1.com/?u=d3fef8b0f2823bc152bba8eac&id=200930e621&e=056e2e80ea)

http://montligeon.org/fr/agenda/icalrepeat.detail/2016/04/23/512/-/we-doctrine-sociale-de-l-eglise?utm_source=Liste+de+diffusion&utm_campaign=200930e621-WE_Doctrine_Sociale_de_l_glise2_16_2016&utm_medium=email&utm_term=0_5df13045e4-200930e621-49845253



** Une formation pour comprendre
la vision chrétienne du travail !
------------------------------------------------------------

Nous vous donnons rendez-vous les samedi 23 et dimanche 24 avril
pour participer à la toute première formation de l'année, avec pour fil conducteur la pensée Sociale de l'Église et plus particulièrement :
"L'épanouissement spirituel au travail"

Le but de la formation est de chercher des pistes réelles
pour remettre l'homme au centre du travail,
afin qu'il puisse s'y épanouir intégralement jour après jour.
À cet effet les chapelains du Sanctuaire proposeront cinq points de réponses
au cours de cinq conférences  :


"La créativité dans le travail"
"Le travail et la dignité humaine"
"L'épanouissement personnel et communautaire au travail"
"Le mystère pascal du travail"
"La sanctification par le travail"


Informations et inscriptions en cliquant ici(http://montligeon.org/fr/agenda/icalrepeat.detail/2016/04/23/512/-/we-doctrine-sociale-de-l-eglise?utm_source=Liste+de+diffusion&utm_campaign=200930e621-WE_Doctrine_Sociale_de_l_glise2_16_2016&utm_medium=email&utm_term=0_5df13045e4-200930e621-49845253) 
Vous pouvez également nous contacter par téléphone : 02 33 85 17 00
ou par mail : receptionmf@montligeon.org (mailto:receptionmf@montligeon.org)

 

Programme des prochaines semaines au Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

 

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
 

 

 

 

 

 

*20 Mars : 

RAMEAUX (Dimanche des Hosanna) Bénédiction solennelle des rameaux  et Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

 

* March 20:
PALM (Sunday Hosanna) Solemn Blessing of the Palms, Mass at 10:30 .Repas brotherly reception and loyal 13:30 to 17:30.

 

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE des Rameaux au lundi de Pâques.

(Période popice pour les préparation au Baptêmes et receptions dans l'Eglise par Chrismation.)

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE AU MONASTERE SYRIAQUE

Pour une guérison et une unification totale de l'homme en chemin vers le Père par le Christ Rédempteur notre Divin Médecin et dans la Grâce du St Esprit

INSCRIVEZ-VOUS !...

Inscrivez-vous pour suivre au plus près le Christ, divin Médecin de nos Esprits,de nos âmes et de nos corps pour vous laisser guérir par Lui !...

 

 

RETIREMENT OF HOLY WEEK Palm Sunday to Easter Monday.


SIGN UP! ...​ 

Sign up to follow closely the Christ, Divine Physician of our spirits, our souls and our bodies to let you heal Him! ...

 

*25 Mars:

Vendredi Saint, 15 h Office Liturgique Syriaque de la Crucifixion...

 

* March 25:
Holy Friday, 15h Syriac Liturgical Service of the Crucifixion ...

 

*26 Mars :

Samedi Saint: 21h , Bénédiction du feu nouveau et Veillée pascale  au rythme  des Services Liturgiques Syriaques, Messe de la Résurection de Notre-Seigneur.

 

* March 26:
Holy Saturday: 21h, Blessing of the New Fire and Vigil at the whim of Liturgical Services Syriacs, Mass of the Resurrection of Our Lord.

 

 

*27 Mars :

PÂQUES, Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

* March 27:
EASTER Mass at 10:30 .Repas brotherly reception and loyal 13:30 to 17:30.

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PÈLERINAGES 2016 (N-D DE MISÉRICORDE, LISIEUX-DOZULÉ, ARGENTEUIL, ROME...)Pèlerinages 2016 (N-D de Miséricorde, Lisieux-Dozulé, Argenteuil, Rome...)

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

 

===

LISIEUX DOZULE

 

*Lundi 28 Mars:

PELERINAGE A LA CROIX GLORIEUSE

Messe à 7h au Monastère, départ pour Lisieux.Prières à Lisieux en matinée et déjeuner sur place.

Procession et Prières à la Croix Glorieuse de Dozulé dans  l'après-midi.

Retour au Monastère vers 19h.

 

* Monday, March 28:


PILGRIMAGE TO THE GLORIOUS CROSS


Mass at 7 am at the Monastery, departure for Lisieux.Prières to Lisieux in the morning and lunch.


Procession and Prayers to the Glorious Cross of Dozulé in the afternoon.


Back at the monastery around 19h.

 

*Pèlerinage à Argenteuil:ou

LA SAINTE TUNIQUE

SERA EXPOSEE 

du 25 mars au 10 avril 2016 

*Lundi 4 Avril, Pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Saint Thomas,

SOYEZ TOUS PRESENTS,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

Ostension de la Sainte tunique du Christ en la basilique Saint-Denys d'Argenteuil, le 14 avril 1984.

 

 

Pèlerinage à ROME

Marché de Trajan

*Du Dimanche 31 Juillet au lundi 8 , Pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Saint Thomas à Rome

Sanctuaires visités:

*Nevers (Ste Bernadette) et Ars (Le Saint Curé)

*San Damiano et Montichiari

*Rome dans tous ses états

*Notre-Dame de la Salette

 

Offrande estimée pour participation aux frais:

1000 euros.

SOYEZ NOMBREUX,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

(Inscriptions closes le dimanche 5 Juin)

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

 

 
NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
 

Pour

PARIS ET  SA REGION :

(Messes épisodiques.

RAMASSAGE DES FIDELES

pour le Weekend de Pèlerinage en Normandie à N-D de Miséricorde 

tous les samedis précédent le 1er dimanche du mois à 15h,

Place du Chatelet

Jeudi 17 MARS 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Jacqueline Aubry a été rappelée à Dieu

Il y a quelques années encore, on pouvait la croiser en train de balayer ou d’arranger un bouquet de fleurs dans l’église Saint-Gilles de l’Ile-Bouchard. C’est là que le 8 décembre 1947, Jacqueline Aubry eu la grâce avec sa sœur Jeanette, sa cousine Nicole et Laura, une voisine, de voir pour la première fois la Vierge Marie. Les apparitions vont se reproduire chaque jour durant une semaine. La « Belle Dame » selon les mots des enfants invitent les enfants à prier « pour la France qui en a grand besoin ». En effet, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, le pays est au bord de la guerre civile, les communistes prêts à prendre le pouvoir.

Un demi-siècle plus tard, le 8 décembre 2001, Mgr Vingt-Trois, alors archevêque de Tours, autorise le culte public et les pèlerinages à « Notre-Dame de la Prière », vocable sous lequel est priée ici la sainte Vierge. La prière, Jacqueline Aubry s’est attachée sa vie durant à en donner le goût chez ceux qu’elle côtoyait. Institutrice à Tours où elle est très appréciée de ses élèves, la voyante éveille chez plusieurs d’entre eux une vocation sacerdotale ou religieuse.

Retraitée, Jacqueline Aubry était revenue vivre à l’Ile-Bouchard en 1992. D’année en année, le nombre de pèlerins ne cesse de croître dans le petit village d’Indre-et-Loire. Dans l’église Saint-Gilles, ils se recueillent devant la statue représentant la Vierge Marie et l’ange Gabriel, réalisée selon les indications de Jacqueline.

Obéissante, elle acceptait volontiers de faire le récit des apparitions, « qu’elle avait le don de raconter comme si elle venait de vivre ces événements », explique-t-on dans son entourage. Pour autant, elle ne se faisait pas reconnaître… même de ceux cherchant à voir Jacqueline !

Avant que la maladie ne l’en empêche, la voyante de l’Île-Bouchard assistait quotidiennement à la messe et au chapelet en l’église Saint-Gilles. Elle y confiait les nombreuses intentions qu’on lui confiait. Depuis 1998, elle était également membre de la communauté de l’Emmanuel.

Il est possible de se recueillir auprès du corps de Jacqueline Aubry à l’Accueil Notre-Dame, sur le parvis de l’église Saint-Gilles, de 9h à 11h et de 14h à 18h15 à partir de jeudi 17 mars et jusqu’à sa sépulture.(Source:Aleteia)

Jeudi 17 MARS 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,51-59.

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. » 
Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.” 
Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? » 
Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”, 
alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde. 
Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. » 
Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! » 
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. » 
Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple. 
 




Par Saint Ambroise

(v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église 
Sur Abraham, I, 67-78 (trad. coll. Pères dans la foi, Migne 1999, p. 87) 

 

« Abraham a vu mon jour »

 

« Dieu dit à Abraham : Prends ton fils bien-aimé, cet Isaac que tu as chéri ; pars sur les hauteurs et tu me l'offriras en holocauste » (Gn 22,2).

Isaac préfigure le Christ qui va souffrir : il vient sur une ânesse..., et quand le Seigneur est venu souffrir pour nous sa Passion, il a détaché le petit de l'ânesse et s'est assis dessus... Abraham dit à ses serviteurs :

-« Nous reviendrons vers vous » ; sans qu'il le sache, c'était une prophétie...

Isaac a porté sur lui le bois, et le Christ a porté le gibet de la croix.

Abraham accompagnait son fils ; le Père accompagnait le Christ.

Il dit en effet :

-« Vous me laisserez seul, mais je ne suis pas seul ; le Père est avec moi » (Jn 16,32).

Isaac dit à son père... :

-« Voici le bois, où est l'agneau pour l'holocauste ? »

Ce sont des paroles prophétiques, mais il ne le sait pas ; le Seigneur en effet préparait un Agneau pour le sacrifice.

Abraham aussi a prophétisé en répondant :

-« Dieu pourvoira à l'agneau pour l'holocauste, mon fils »... 

« L'ange dit : ' Abraham, Abraham ! ...

N'étends pas la main sur l'enfant, ne lui fais rien ; car je sais maintenant que tu crains Dieu, toi qui n'as pas épargné ton fils bien-aimé pour moi '

(cf Rm 8,32)...

Abraham leva les yeux et regarda :

-voici qu'un bélier était pendu par les cornes dans un buisson. »

Pourquoi un bélier ?

C'est lui qui a le plus de valeur dans tout le troupeau.

Pourquoi pendu ?

Pour te faire voir que ce n'était pas une victime terrestre... Notre corne, notre force, c'est le Christ (Lc 1,69), qui est supérieur à tout homme, comme nous le lisons :

-« Tu es le plus beau des enfants des hommes » (Ps 44,3).

Seul, il a été élevé de terre et exalté, comme il nous l'enseigne par ces paroles :

-« Je ne suis pas de ce monde, moi ; je suis d'en haut »

(Jn 8,23).

Abraham l'a vu dans ce sacrifice, il a aperçu sa Passion.

C'est pourquoi le Seigneur dit de lui :

-« Abraham a vu mon jour et s'est réjoui ».

Il est apparu à Abraham, lui révélant que son corps souffrirait la Passion par laquelle il a racheté le monde.

Il indique même le genre de Passion en le montrant pendu ; ce buisson est le gibet de la croix.

Et élevé sur ce bois, le guide incomparable du troupeau a tout attiré à lui, pour se faire connaître de tous.

 

Prière à Notre-Dame , Mère du Christ-Prêtre: Ô Mère de Miséricorde,  Mère des prêtres du monde entier,  vous aimez tout particulièrement les prêtres,  parce qu’ils sont  images vivantes de votre Fils Unique. Vous avez aidé Jésus par toute votre vie terrestre,  et vous l’aidez encore dans le Ciel.  Nous vous en supplions, priez pour les prêtres !  « Priez le Père des Cieux  pour qu’il envoie des ouvriers à sa moisson ». Priez pour que nous ayons toujours des prêtres  qui nous donnent les Sacrements,  nous expliquent l'évangile du Christ,  et nous enseignent à devenir  de vrais enfants de Dieu ! Vierge Marie, demandez vous-même à Dieu le Père  les prêtres dont nous avons tant besoin;  et puisque votre intercession maternelle a tout pouvoir sur lui,  obtenez-nous, ô Marie,  des prêtres qui soient des saints ! AMÎN !

Prière à Notre-Dame , Mère du Christ-Prêtre: Ô Mère de Miséricorde, Mère des prêtres du monde entier, vous aimez tout particulièrement les prêtres, parce qu’ils sont images vivantes de votre Fils Unique. Vous avez aidé Jésus par toute votre vie terrestre, et vous l’aidez encore dans le Ciel. Nous vous en supplions, priez pour les prêtres ! « Priez le Père des Cieux pour qu’il envoie des ouvriers à sa moisson ». Priez pour que nous ayons toujours des prêtres qui nous donnent les Sacrements, nous expliquent l'évangile du Christ, et nous enseignent à devenir de vrais enfants de Dieu ! Vierge Marie, demandez vous-même à Dieu le Père les prêtres dont nous avons tant besoin; et puisque votre intercession maternelle a tout pouvoir sur lui, obtenez-nous, ô Marie, des prêtres qui soient des saints ! AMÎN !

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