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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 05:25
Realizing the hour of reckoning, O my soul, and fearing tlie cutting down of the fig tree, work diligently with the talent that has been given thee O wretched one. Watch and pray that we may not remain outside the bride chamber of Christ

Realizing the hour of reckoning, O my soul, and fearing tlie cutting down of the fig tree, work diligently with the talent that has been given thee O wretched one. Watch and pray that we may not remain outside the bride chamber of Christ

Chers amis. Aloho m'barekh

Etant en ce moment en train d'assumer mes visites aux malades en Charente, Limousin et Creuse, il se peut que, demain, je ne puisse assumer ce Rendez-vous quasiment quotidien si je ne puis atteindre l'internet chez les fidèles qui m'hébergeront ce soir...Veuillez m'en excuser.

Jeudi, moi-même Cyprien et Axel rentrerons sur le Monastère.

Je dois être samedi à Paris où je ferai le ramassage de nos fidèles pour le WE aux pieds de N-D de Miséricorde.

Certains resteront pour la Retraite Spirituelle que je donnerai du 1er au 5.

J'espère tous vous retrouver le 5 pour la Solennité de l'Ascension de Notre-Seigneur. La Messe de 10h30 sera précédée de la prière des Rogations. C'est aussi mon anniversaire d'ordination sacerdotale  (35 ans !).

 

En vous remerciant pour vos prières, je vous assure des miennes.

Votre fidèlement.

+Mor Philipose-Mariam.

 

Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,1-4.10-11.

Mes bien-aimés, j'exhorte les anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin de la Passion du Christ et qui aurai part à la gloire qui doit être manifestée : 
paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré ; non dans un intérêt sordide, mais par dévouement ; 
non en dominateurs des Églises, mais en devenant les modèles du troupeau. 
Et quand le Prince des pasteurs paraîtra, vous recevrez la couronne de gloire, qui ne se flétrit jamais. 
Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ, après quelques souffrances, achèvera lui-même son œuvre, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. 
A lui soient la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen ! 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,13-19.

En ce temps-là, Jésus vint aux environs de Césarée de Philippe, et il interrogeait ses disciples disant : "Quel est celui que les hommes disent être le Fils de l'homme ?" 
Ils dirent : " Les uns Jean le Baptiste, d'autres Élie, d'autres Jérémie ou l'un des prophètes. " 
Il leur dit : " Et vous, qui dites-vous que je suis ? " 
Simon Pierre, prenant la parole, dit : " Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant. " 
Jésus lui répondit : " Tu es heureux, Simon Bar-Jona, car ce n'est pas la chair et le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux. 
Et moi, je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle. 
Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux : tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. " 
 




Par SS Benoît XVI,

pape émérite de l'Eglise de Rome et exerça son pontificat de 2005 à 2013 
Extrait de l'Angélus du 24/08/08 (trad. © Libreria Editrice Vaticana) 

 

LA FOI DE PIERRE:

 

 

« Sur cette pierre je bâtirai mon Église »

 

 

      Le Seigneur interpelle directement les Douze : « Pour vous, qui suis-je ? »

Au nom de tous, avec élan et décision, c'est Pierre qui prend la parole :

« Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant ».

Une profession de foi solennelle que depuis lors l'Église continue de répéter.

Nous aussi aujourd'hui, nous voulons proclamer avec une conviction intime :

« Oui, Jésus, vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »

Nous le faisons avec la conscience que le Christ est le vrai « trésor » (Mt 13,44) pour lequel il vaut la peine de tout sacrifier ; c'est lui l'ami qui ne nous abandonne jamais, parce qu'il connaît les attentes les plus intimes de notre cœur.

Jésus est le « Fils du Dieu vivant », le Messie promis, venu sur la terre pour offrir à l'humanité le salut et pour satisfaire la soif de vie et d'amour qui habite en chaque être humain.

Quels bienfaits tirerait l'humanité d'accueillir cette annonce qui porte en elle la joie et la paix ! 

      « Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant » :

à cette profession de foi inspirée faite par Pierre,

Jésus réplique :

« Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes du séjour des morts ne tiendront pas contre elle.

Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux ».

C'est la première fois que Jésus parle de l'Église, dont la mission est la mise en œuvre du dessein grandiose de Dieu de rassembler dans le Christ l'humanité entière dans une seule famille.

La mission de Pierre et de ses successeurs est justement celle de servir cette unité de l'unique Église de Dieu formée par les juifs et les païens de tous les peuples.

Son ministère indispensable est de faire en sorte qu'elle ne s'identifie jamais avec une seule nation, avec une seule culture, mais que ce soit l'Église de tous les peuples, pour rendre présentes parmi les hommes, marqués par des divisions et des oppositions innombrables, la paix de Dieu et la force rénovatrice de son amour.

Servir donc l'unité intérieure qui vient de la paix de Dieu, l'unité de ceux qui, en Jésus Christ, sont devenus frères et sœurs : voilà la mission particulière du pape, évêque de Rome, et successeur de Pierre.

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St Raphaël Arnáiz Barón,amour,Jésus,trésor,joie,louange,cortège,disciples

Le point de vue Orthodoxe exprimé par les Pères:

 

 

Eusèbe de Césarée (†340), père de l'histoire ecclésiastique, mentionnant ce verset dans ces commentaires sur les psaumes, estime que le Christ est lui-même le fondement de l'Église (Η πετρα δε ην ο Χριστος)[5], suivant les textes des épîtres apostoliques (I Cor 10, 14 et I Cor 3, 11). Après le Sauveur, toujours suivant l'apôtre Paul (Eph 2, 20), on peut également considérer comme fondations de l'Église, la prédication des prophètes et des apôtres (ειτα μετ′ αυτον θεμελιοι της Εκκλησιας προφητικοι και αποστολικοι λογοι), ayant « Jésus Christ lui-même pour pierre angulaire ». La valeur de cette affirmation tient à ce que malgré l'ambiguïté doctrinale et le manque de fermeté dogmatique dont fit preuve Eusèbe de Césarée au Premier concile œcuménique, il définit clairement Jésus Christ et la foi en Sa Divinité comme fondations de l'Église, exprimant sans doute l'opinion de l'Église paléochrétienne.

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Saint Hilaire de Poitiers (†367), surnommé « l'Athanase de l'Occident » pour avoir activement défendu l'Orthodoxie contre l'arianisme en Gaule, appelle pierre sur laquelle est bâtie l'Église la confession du bienheureux Simon (super hanc igitur confessionis petram Ecclesiae aedificatio est)[6]. Le fondement intangible (immobile fundamentum) est donc la pierre de la confession de foi bienheureuse de Pierre (una haec felix fidei petra Petri ore confessa)[7].

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Saint Grégoire de Nysse (†394), l'un des trois grands « cappadociens », ne s'attarde pas à louer Simon, un simple pécheur, mais glorifie sa foi ferme (αλλα προς την εκεινου πιστιν την στερεαν), qui est le fondement de toute l'Église[8].

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Saint Ambroise de Milan (†397), l'un des grands docteurs de l'Église latine, qui convertit saint Augustin au christianisme et influença l'empereur Théodose le Grand, estime que la foi est le fondement de l'Église (Fides ergo est Ecclesiæ fundamentum), car il n'est pas dit de la chair de Pierre, mais de la foi que les portes de la mort ne l'emporteront pas sur elle (non enim de carne Petri, sed de fide dictum est, quia portæ mortis ei non prævalebunt)[9]. Saint Ambroise appelle ensuite le Christ rocher, suivant la pensée de l'apôtre Paul développée dans la lettre aux Corinthiens (I Cor 10, 4) et invite chaque chrétien à s'efforcer de devenir pierre à son tour. Le chrétien ne doit pas chercher la pierre en dehors, mais au-dedans de lui. Cette pierre, c'est sa foi, et la foi est le fondement de l'Église[10]. Cette interprétation allégorique de type ascétique ne permet pas non plus de faire de l'apôtre Pierre le fondement de l'Église. La fameuse maxime de saint Ambroise « Là où est Pierre, là est l'Église » (Ubi Petrus, ibi Ecclesia)[11] doit être comprise du point de vue ecclésiologique patristique, suivant lequel l'épiscopat est pleinement incarné dans chaque évêque, qui possède en plénitude le don pétrinien de fonder l'Église. Nous reviendrons en détail sur ce point.

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Saint Épiphane de Chypre (†403), infatigable pourfendeur d'hérésies, relie, lui, d'une certaine façon l'apôtre Pierre à sa foi. D'une part, l'apôtre Pierre est le premier parmi les apôtres (τον πρωτον των αποστολων), la pierre solide (την πετραν την στερεαν) sur laquelle est fondée l'Église (εφ′ ην η Εκκλησια του Θεου ωκοδομηται)[12]. D'autre part, « Saint Pierre, qui préside parmi les apôtres (κορυφαιοτατος των αποστολων), est devenu pour nous en vérité cette pierre solide (στερεα πετρα) affirmant la foi du Seigneur, pierre sur laquelle est bâtie l'Église »[13]. Saint Épiphane cite ensuite Mt 16, 18 et explique ainsi l'exclamation du Seigneur après la confession de Pierre : « Sur cette pierre de la foi inébranlable, je bâtirai mon Église » (Επι τη πετρα ταυτη της ασφαλης πιστεως οικοδομησω μου την Εκκλησιαν) [14]. Pour saint Épiphane, la meilleure expression de la tradition apostolique est le Symbole de foi proclamé par les Pères du Concile de Nicée, et non la personne de l'apôtre Pierre : « Cette foi nous a été transmise par les saints apôtres et (confirmée) dans l'Église en la ville sainte (εν Εκκλησια τη αγια πολει) d'un seul cœur par tous ceux qui étaient alors les saints évêques, au nombre de plus de trois cent dix »[15].

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Pour saint Jean Chrysostome (†407), l'auteur de la Liturgie toujours célébrée dans toutes les églises orthodoxes, la pierre sur laquelle est fondée l'Église est la confession (τη πιστει της ομολογιας) de la Divinité de Jésus Christ par l'apôtre Pierre. Lorsque Pierre le reconnaît comme Christ Fils de Dieu, Jésus appelle Pierre fils de Yonas, introduisant un parallèle pour montrer qu'il est le vrai Fils de Dieu, de sa propre substance, avant de parler de la fondation de l'Église sur cette confession (επι της ομολογιας) de Sa divinité[16]. Le recours à une interprétation allégorique de ce texte évangélique pour exprimer le principe théologique de la consubstantialité du Père et du Fils ne laisse aucune place à une quelconque interprétation « littérale » présentant l'apôtre Pierre comme l'unique fondement de l'Église, pas plus qu'aux prétentions des papes.

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Saint Jérôme (†419), traducteur latin des Saintes Écritures et auteur de la Vulgate, estime que la pierre est le fondement de l'Église (Super hanc petram Dominus fundavit Ecclesiam), l'apôtre Pierre ayant reçu son nom de cette pierre (ab hac petra apostolus Petrus sortitus est nomen). Le fondement unique posé par l'architecte apostolique (I Cor 3) est notre Seigneur Jésus Christ lui-même (Fundamentum quod Apostolus architectus posuit, ICor.III, unus/unum est Dominus noster Jesus Christus) et sur ce fondement stable et ferme le Christ a bâti l'Église (Super hoc fundamentum stabile et firmum ... aedificatur Christi Ecclesia)[17]. L'attitude respectueuse de saint Jérôme envers le pape Damase n'a pas de base doctrinale, puisqu'il ne parle nulle part d'un éventuel et unique centre spirituel romain.

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Saint Augustin (†430), fondateur de la théologie occidentale chrétienne, qui inspira les conciles de Carthage contre la centralisation romaine[18], affirme que l'Église est fondée sur la pierre de laquelle l'apôtre Pierre reçut son nom (fundata est super petram, unde Petrus nomen accepit), de la même façon que le mot chrétien vient du nom « Christ » (christianus a Chisto vocatur). Cette pierre, c'est le Christ lui-même, l'Église est bâtie sur le Christ (Petra enim erat Christus, ICor.X,4; ...fundatur in Christo, ICor.III,11)[19]. « Tous ils ont bu à la même source, qui était spirituelle, car ils buvaient à un rocher qui les accompagnait, et ce rocher, c'était déjà le Christ » (I Cor 10, 4) ; « Les fondations, personne ne peut en poser d'autres que celles qui existent déjà : ces fondations, c'est le Christ » (I Cor 3, 11). Dans d'autres textes, saint Augustin affirme que la pierre est la confession de foi de Pierre, l'Église étant fondée par le Christ non sur un homme, mais sur cette confession de foi[20]. L'apôtre Pierre personnifiait l'Église lorsqu'il confessait la divinité de Jésus Christ, bien que, suivant saint Augustin, les clés du Royaume des cieux n'aient pas été remises à un seul homme, mais à l'unité de l'Église (homo unus, sed unitas ecclesiae)[21]. Suivant le professeur Bolotov, Augustin ne voit en l'apôtre Pierre ni la tête, ni le chef de l'Église, bien qu'il concentre les privilèges de l'Église. Saint Augustin ne pense cependant pas que la position élevée de l'apôtre Pierre puisse se transmettre[22].

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Après une longue confession de la foi de l'Église au III Concile œcuménique d'Éphèse, Acace de Mélitène (†ок.438) conclut que l'Église est fermement assise sur cette foi qui est la nôtre (αυτη ημων η πιστις· επι τουτω τω θεμελιω ωκοδομηθη η Εκκλησια)[23]. Si le hiérarque ne donne pas la référence de ce qui renvoie à l'évidence à notre citation évangélique, c'est sans doute parce qu'il était communément admis que la foi apostolique ferme et intangible était le fondement de l'Église.

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Pour saint Cyrille d'Alexandrie (†444), célèbre exégète et polémiste égyptien, défenseur de l'Orthodoxie contre le nestorianisme, qui cite ce texte de l'Évangile, la pierre, c'est la foi inébranlable du disciple (πετραν, οιμαι, λεγων το ακραδαντονεις πιστιν του μαθητου)[24], dont le nom ne signifie rien d'autre que cette foi inébranlable et ferme sur laquelle repose l'Église du Christ (την ακατασειστον και εδραιοτατην του μαθητου πιστιν) [25].

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L'évêque Paul d'Emèse (†444), qui contribua à la réconciliation des chaires d'Alexandrie et d'Antioche après le III Concile œcuménique, reproduit la confession du coryphée des apôtres d'après les récits des disciples de saint Pierre (ο κορυφιος των αποστολων ... το στομα των μαθητων)[26] : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » et sur cette foi, sur cette pierre (επι ταυτη τη πιστει ... επι ταυτης της πετρας)[27] est fondée l'Église de Dieu. Malgré toutes ses capacités diplomatiques, l'évêque Paul formule ici une définition doctrinale sans équivoque, exprimée dans ses sermons prononcés en présence de saint Cyrille d'Alexandrie.

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Saint Théodoret de Cyr (†457), l'un des meilleurs représentants de l'école de théologie d'Antioche, attire l'attention sur la déclaration du grand Pierre confessant la divinité de Jésus Christ et la confirmation de ces paroles de Pierre par le Christ, proclamant la fondation de l'Église sur cette pierre. C'est pourquoi le sage apôtre Paul, le plus grand bâtisseur d'églises, ne propose pas d'autres fondations : « Les fondations, personne ne peut en poser d'autres que celles qui existent déjà : ces fondations, c'est Jésus Christ » (I Co 3, 11). Aussi le saint écrivain Théodoret estime que le Christ est le fondement de l'Église (cf Epistola 146, ad Joanneum œconomum) [28].

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Suivant Basile de Séleucie (†458), le Christ appelle la confession de foi « pierre » (ταυτην την ομολογιαν Πετραν καλεσας ο Χριστος) et donne le nom de Pierre à celui qui confesse, signifiant que ce nom est le plus convenable à celui qui, le premier, confessa la foi (Πετρον ονομαςει τον πρωτως ταυτην ομολογησαντα · γνωρισμα της ομολογιας την προσηγοριαν δωρουμενος). C'est la véritable pierre de la piété, le fondement du salut, le rempart de la foi, les fondations de la vérité : « Car personne ne peut poser d'autres fondations que celles qui existent déjà, Jésus Christ » (Αυτη γαρ αληθως της ευσεβειας η πετρα, αυτη της σωτηριας η κρηπις, τουτο της πιστεως το τειχος, ουτος ο της αληθειας θεμελιος · Θεμελιον γαρ αλλον ουδεις δυναται θειναι παρα τον κειμενον, ος εστιν Ιησους Χριστος) [29].

 

'The soul overcome by listlessness is manifestly also possessed by lack of faith. It is on account of this that it lets day after day go by without heeding the Gospels. Not paying attention to the inner warfare, it is taken captive by conceit and frequently elated by dreams. Conceit blinds the soul, not letting it perceive its own weakness.' (St. Symeon Metaphrastis)

'The soul overcome by listlessness is manifestly also possessed by lack of faith. It is on account of this that it lets day after day go by without heeding the Gospels. Not paying attention to the inner warfare, it is taken captive by conceit and frequently elated by dreams. Conceit blinds the soul, not letting it perceive its own weakness.' (St. Symeon Metaphrastis)

 

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SAINTS CLET ET MARCELIN, QUI ÊTES-VOUS ?

 

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Saint Clet

Pape 

(? - 79✝ v.91)

 

       Clet, d’après saint Irénée, est le même que saint Anaclet qui fut pape de Rome entre saint Lin et saint Clément.

Il connut encore des disciples de saint Pierre et de saint Paul. Nous savons à son sujet qu’il orna les tombeaux des princes des Apôtres.

Il aurait été le premier à se servir dans ses lettres de ces mots :

"Salut et bénédiction Apostolique".

Il reçut la couronne du martyre sous l’empereur Domitien et fut enterré au Vatican près de saint Pierre.

 

Saint Marcellin

Pape

(? - 260 ✝ 304)

 

Saint Marcellin gouverna l’Église de Rome  pendant la persécution de Dioclétien.

Avec une sage prévoyance, il fit construire dans les catacombes de vastes chambres qui servirent pour la célébration du culte pendant les persécutions.

Une de ces chambres dans le cimetière de saint Callixte a été conservée en souvenir du saint pape.

On affirmait autrefois  ,sans doute à tort, que ce pape, au temps de la persécution, avait brûlé de l’encens devant les idoles, mais qu’il avait racheté cette faiblesse par un glorieux martyre. Et si c'était vrai ? Ce serait alors signe qu'il ne faut pas desespérer et le prier très fort pour qu'il intercède pour que, à son exemple, les évêques de Rome et d'ailleurs qui succombent aux tentations de "l'esprit du monde" et de l'apostasie se repentent et agissent en conséquent...

Son tombeau se trouvait dans la catacombe de Priscille où il était très honoré.

 

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Par Saint Païsios,
Паисий Великий
LE COMBAT SPIRITUEL POUR ÊTRE VERTUEUX
 
Quiconque désire devenir vertueux ne peut y parvenir en un seul jour.
Qu'au lever du jour, il commence par au moins une vertu, s'exerçant à la patience dans le combat que l'Ennemi de Dieu va entreprendre contre lui. 
Qu'il prie avec beaucoup d'humilité, de soupirs et de larmes afin que le Seigneur lui donne la force de surmonter les tentations et qu' il s'efforce d'agir ainsi pendant quelques jours afin de ne pas être victime de la passion qu'il essaie de vaincre, qu'il s'agisse de la fornication, de la gloutonnerie ou de toute autre passion. 
Et qu'il se batte lui-même à l'aide de la vertu correspondante, pour la conquérir avec l'aide de Dieu. 
Ainsi, ô homme si tu es tenté, par ton estomac, astreins-toi pendant toute une semaine à ne manger qu'une fois par jour, pour qu'à la fin, même la nourriture grossière te semble plus douce que le miel .
Si ta langue n'a pas de bride, et profère souvent des paroles vaines et honteuses, mets un morceau de bois ou une pierre dans ta bouche,  jusqu'à ce que tu effaces la mauvaise habitude et si tu es fier, accomplis les tâches les plus humbles et portes des vêtements usés. 
Agis de même avec les passions qui te restent encore, jusqu'à ce que tu sois débarrassé de toutes celles que tu as.
 
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During Holy Week the Bysantine Church remembers the final days of the Savior’s earthly life—His deeds and talks with His disciples, the institution of the Mystery of the Eucharist, Judas’s betrayal, the Lord’s captivity, His sufferings and humiliation, crucifixion, death, and burial.
 
КОММЕНТАРИИ ЧИТАТЕЛЕЙ
 
 

TROIS ANS DEJA !

N'oublions-pas les évêques, prêtres et fidèles chrétiens détenus par les "islamistes" ou terroristes en tous genres ! Prions sans relâche pour que le Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

Let us not forget the bishops, priests and faithful Christians held by "Islamists" or terrorists of all kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them. Pray for their release ...

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)
 

 

 
 

« La Madone aura plus de joie si nous donnons à ce pauvre »

26 avril – Italie, Rome : Notre Dame du Perpétuel Secours donnée à l'Eglise des Rédemptoristes (1886) 

Les parents de Gianni et de Franco demeurent dans un pauvre quartier du port de Gênes. Leur père boit et ils manquent d’argent. Eux vagabondent dans les rues de la ville mais sont de bons gars. Ils se réjouissent à la pensée que bientôt aura lieu la procession de la Madone qu'ils aiment de tout leur cœur et ils voudraient, comme tout le monde, allumer des bougies sur le bord de leur fenêtre. Mais où trouver l'argent ? 

Gianni a une idée. "Si nous allions travailler ? propose-t-il. Il nous reste un jour avant la procession. Nous pouvons gagner quelques lires". Le lendemain, les deux gars se lèvent avant sept heures et se font embaucher chez le marchand de charbon. 

Avec l’argent gagné ils filent acheter des bougies, remarquant à peine un mendiant qui leur tend la main. Mais soudain ils se reprennent et reviennent en arrière : « La Madone aura plus de joie si nous donnons cet argent à ce pauvre homme ». Ils déposent les lires dans la main du mendiant, puis rentrent à la maison. 

Or là, de gros cierges ornent les fenêtres ! Ils n'en reviennent pas... Car le père, ayant découvert ses fils en train de charger du charbon, eut honte de sa conduite, demanda à son chef un acompte, acheta vingt cierges et promit à sa femme de ne plus boire !

 

Fluvion Grimaldi 
(Die schönsten Mariengeschichten)

Behold the Bridegroom comes at midnight, / And blessed is the servant whom He shall find watching, / And again unworthy is the servant whom He shall find heedless. / Beware, therefore, O my soul, do not be weighed down with sleep, / Lest you be given up to death and lest you be shut out of the Kingdom. / But rouse yourself crying: Holy, Holy, Holy, are You, O our God! / Through the Theotokos have mercy on us!

Behold the Bridegroom comes at midnight, / And blessed is the servant whom He shall find watching, / And again unworthy is the servant whom He shall find heedless. / Beware, therefore, O my soul, do not be weighed down with sleep, / Lest you be given up to death and lest you be shut out of the Kingdom. / But rouse yourself crying: Holy, Holy, Holy, are You, O our God! / Through the Theotokos have mercy on us!

Sur quelle pierre le Christ a-t-il fondé Son Eglise?

 ou

exégèse des pères de l’Eglise sur

St Matthieu 16:18

En vérité, je te le dis : Tu est Pierre,
et sur cette pierre je bâtirai mon Église,
et les portes de l'enfer ne l'emporteront pas sur elle.

(Matthieu 16:18)

L'orthodoxe résidant dans l'Occident post-chrétien[1] est souvent amené à débattre avec les catholiques la question du pape et du rôle de l'apôtre Pierre dans l'Église. Les catholiques ont généralement le réflexe de citer Mt 16, 18, verset sur lequel s'appuyerait la théorie de la primauté pontificale. Mais l'Évangile parle-t-il vraiment d'une place particulière et d'un rôle particulier de l'apôtre Pierre au sein du collège apostolique dans un sens « papiste » ? La tradition exégétique patristique donne une réponse claire à ces questions.

Mt 16, 18 est un texte essentiel, exprimant l'intangibilité de l'Église, son invincibilité face aux puissances du mal, mettant en évidence la solidité de ses fondements. Une interprétation correcte de ce verset évangélique est particulièrement importante à l'heure où le témoignage orthodoxe se fait urgent dans l'Occident chrétien qui souffre cruellement de la sécularisation de la foi et de l'oubli des valeurs évangéliques.

Cependant, une certaine interprétation des paroles du Christ dans ce passage d'Évangile crée une base favorable au développement d'une opinion doctrinale particulière – la théorie de la primauté du pape – qui constitue en même temps un sérieux obstacle à l'unité des chrétiens[2].

L'objectif de cet exposé est de clarifier la position patristique sur le passage de l'Évangile selon saint Mathieu au chapitre 16, verset 18 et d'en examiner les différentes interprétations confessionnelles, leurs sources et leurs conséquences.

La principale divergence d'interprétation de ce texte évangélique, qui favorisa l'éclatement et l'isolement des communautés chrétiennes hors de l'unité conciliaire de l'Église vient d'une différence de compréhension de ses fondations, de la nature de cette « pierre » inébranlable sur laquelle elle repose et du rôle de l'apôtre Pierre, Simon-Pierre, parmi les apôtres et dans l'Église en particulier. Jésus Christ adresse ces paroles à l'apôtre, l'appelant Pierre (en grec, Πετρος, nom masculin) au moment où Pierre prononce une ferme confession de sa foi en la divinité de Jésus Christ (Mt 16, 13-16)[3], véritable fondement, pierre (en grec πετρα, nom féminin) de la foi sur laquelle le Christ asseoit son Église. Saint Augustin, qui écrivait en latin, mentionnait déjà la paronomase en Mt 16, 18, insistant sur la distinction entre l'apôtre Simon-Petros dans les Évangiles et la pierre-petra sur laquelle le Christ fonde son Église. Malgré tout, le catholicisme propose une interprétation singulière de Mt 16, 18 pour justifier le pouvoir extraordinaire (autrefois absolu) des papes de Rome, attribuant à l'apôtre Pierre un rôle fondateur unique dans l'Église ainsi qu'une autorité et un pouvoir exceptionnels transmis d'une façon ou d'une autre aux papes de Rome. Le pape Étienne, dès l'époque des persécutions de l'empereur Dèce, se nomme « évêque des évêques », exprimant l'opinion particulière qui pointait déjà à Rome.

Dans le même temps, ce pape s'efforce d'excommunier en masse ses confrères dans l'épiscopat, recevant finalement cette semonce de leur part : « Tu crois pouvoir les excommunier tous de toi, mais tu n'as fait que t'excommunier toi-même de tous ». Au Ve siècle, le pape Innocent déclare « qu'on ne peut rien décider sans en référer à la chaire romaine, dans les affaires de la foi en particulier, tous les évêques doivent s'adresser à l'apôtre Pierre », c'est-à-dire à l'évêque de Rome. Au VIIe siècle, le pape Agathon affirme à son tour que l'évêque de Rome n'a jamais péché et ne pouvait pécher[4]. A quel point ces idées du papisme naissant sont-elles fondées sur les Saintes Écritures ? Les Pères de l'Église « indivise » partageaient-ils cette vision des choses dans leur interprétation de Mt 16, 18 ?

Eusèbe de Césarée (†340), père de l'histoire ecclésiastique, mentionnant ce verset dans ces commentaires sur les psaumes, estime que le Christ est lui-même le fondement de l'Église (Η πετρα δε ην ο Χριστος)[5], suivant les textes des épîtres apostoliques (I Cor 10, 14 et I Cor 3, 11). Après le Sauveur, toujours suivant l'apôtre Paul (Eph 2, 20), on peut également considérer comme fondations de l'Église, la prédication des prophètes et des apôtres (ειτα μετ′ αυτον θεμελιοι της Εκκλησιας προφητικοι και αποστολικοι λογοι), ayant « Jésus Christ lui-même pour pierre angulaire ». La valeur de cette affirmation tient à ce que malgré l'ambiguïté doctrinale et le manque de fermeté dogmatique dont fit preuve Eusèbe de Césarée au Premier concile œcuménique, il définit clairement Jésus Christ et la foi en Sa Divinité comme fondations de l'Église, exprimant sans doute l'opinion de l'Église paléochrétienne.

Saint Hilaire de Poitiers (†367), surnommé « l'Athanase de l'Occident » pour avoir activement défendu l'Orthodoxie contre l'arianisme en Gaule, appelle pierre sur laquelle est bâtie l'Église la confession du bienheureux Simon (super hanc igitur confessionis petram Ecclesiae aedificatio est)[6]. Le fondement intangible (immobile fundamentum) est donc la pierre de la confession de foi bienheureuse de Pierre (una haec felix fidei petra Petri ore confessa)[7].

Saint Grégoire de Nysse (†394), l'un des trois grands « cappadociens », ne s'attarde pas à louer Simon, un simple pécheur, mais glorifie sa foi ferme (αλλα προς την εκεινου πιστιν την στερεαν), qui est le fondement de toute l'Église[8].

Saint Ambroise de Milan (†397), l'un des grands docteurs de l'Église latine, qui convertit saint Augustin au christianisme et influença l'empereur Théodose le Grand, estime que la foi est le fondement de l'Église (Fides ergo est Ecclesiæ fundamentum), car il n'est pas dit de la chair de Pierre, mais de la foi que les portes de la mort ne l'emporteront pas sur elle (non enim de carne Petri, sed de fide dictum est, quia portæ mortis ei non prævalebunt)[9]. Saint Ambroise appelle ensuite le Christ rocher, suivant la pensée de l'apôtre Paul développée dans la lettre aux Corinthiens (I Cor 10, 4) et invite chaque chrétien à s'efforcer de devenir pierre à son tour. Le chrétien ne doit pas chercher la pierre en dehors, mais au-dedans de lui. Cette pierre, c'est sa foi, et la foi est le fondement de l'Église[10]. Cette interprétation allégorique de type ascétique ne permet pas non plus de faire de l'apôtre Pierre le fondement de l'Église. La fameuse maxime de saint Ambroise « Là où est Pierre, là est l'Église » (Ubi Petrus, ibi Ecclesia)[11] doit être comprise du point de vue ecclésiologique patristique, suivant lequel l'épiscopat est pleinement incarné dans chaque évêque, qui possède en plénitude le don pétrinien de fonder l'Église. Nous reviendrons en détail sur ce point.

Saint Épiphane de Chypre (†403), infatigable pourfendeur d'hérésies, relie, lui, d'une certaine façon l'apôtre Pierre à sa foi. D'une part, l'apôtre Pierre est le premier parmi les apôtres (τον πρωτον των αποστολων), la pierre solide (την πετραν την στερεαν) sur laquelle est fondée l'Église (εφ′ ην η Εκκλησια του Θεου ωκοδομηται)[12]. D'autre part, « Saint Pierre, qui préside parmi les apôtres (κορυφαιοτατος των αποστολων), est devenu pour nous en vérité cette pierre solide (στερεα πετρα) affirmant la foi du Seigneur, pierre sur laquelle est bâtie l'Église »[13]. Saint Épiphane cite ensuite Mt 16, 18 et explique ainsi l'exclamation du Seigneur après la confession de Pierre : « Sur cette pierre de la foi inébranlable, je bâtirai mon Église » (Επι τη πετρα ταυτη της ασφαλης πιστεως οικοδομησω μου την Εκκλησιαν) [14]. Pour saint Épiphane, la meilleure expression de la tradition apostolique est le Symbole de foi proclamé par les Pères du Concile de Nicée, et non la personne de l'apôtre Pierre : « Cette foi nous a été transmise par les saints apôtres et (confirmée) dans l'Église en la ville sainte (εν Εκκλησια τη αγια πολει) d'un seul cœur par tous ceux qui étaient alors les saints évêques, au nombre de plus de trois cent dix »[15].

Pour saint Jean Chrysostome (†407), l'auteur de la Liturgie toujours célébrée dans toutes les églises orthodoxes, la pierre sur laquelle est fondée l'Église est la confession (τη πιστει της ομολογιας) de la Divinité de Jésus Christ par l'apôtre Pierre. Lorsque Pierre le reconnaît comme Christ Fils de Dieu, Jésus appelle Pierre fils de Yonas, introduisant un parallèle pour montrer qu'il est le vrai Fils de Dieu, de sa propre substance, avant de parler de la fondation de l'Église sur cette confession (επι της ομολογιας) de Sa divinité[16]. Le recours à une interprétation allégorique de ce texte évangélique pour exprimer le principe théologique de la consubstantialité du Père et du Fils ne laisse aucune place à une quelconque interprétation « littérale » présentant l'apôtre Pierre comme l'unique fondement de l'Église, pas plus qu'aux prétentions des papes.

Saint Jérôme (†419), traducteur latin des Saintes Écritures et auteur de la Vulgate, estime que la pierre est le fondement de l'Église (Super hanc petram Dominus fundavit Ecclesiam), l'apôtre Pierre ayant reçu son nom de cette pierre (ab hac petra apostolus Petrus sortitus est nomen). Le fondement unique posé par l'architecte apostolique (I Cor 3) est notre Seigneur Jésus Christ lui-même (Fundamentum quod Apostolus architectus posuit, ICor.III, unus/unum est Dominus noster Jesus Christus) et sur ce fondement stable et ferme le Christ a bâti l'Église (Super hoc fundamentum stabile et firmum ... aedificatur Christi Ecclesia)[17]. L'attitude respectueuse de saint Jérôme envers le pape Damase n'a pas de base doctrinale, puisqu'il ne parle nulle part d'un éventuel et unique centre spirituel romain.

Saint Augustin (†430), fondateur de la théologie occidentale chrétienne, qui inspira les conciles de Carthage contre la centralisation romaine[18], affirme que l'Église est fondée sur la pierre de laquelle l'apôtre Pierre reçut son nom (fundata est super petram, unde Petrus nomen accepit), de la même façon que le mot chrétien vient du nom « Christ » (christianus a Chisto vocatur). Cette pierre, c'est le Christ lui-même, l'Église est bâtie sur le Christ (Petra enim erat Christus, ICor.X,4; ...fundatur in Christo, ICor.III,11)[19]. « Tous ils ont bu à la même source, qui était spirituelle, car ils buvaient à un rocher qui les accompagnait, et ce rocher, c'était déjà le Christ » (I Cor 10, 4) ; « Les fondations, personne ne peut en poser d'autres que celles qui existent déjà : ces fondations, c'est le Christ » (I Cor 3, 11). Dans d'autres textes, saint Augustin affirme que la pierre est la confession de foi de Pierre, l'Église étant fondée par le Christ non sur un homme, mais sur cette confession de foi[20]. L'apôtre Pierre personnifiait l'Église lorsqu'il confessait la divinité de Jésus Christ, bien que, suivant saint Augustin, les clés du Royaume des cieux n'aient pas été remises à un seul homme, mais à l'unité de l'Église (homo unus, sed unitas ecclesiae)[21]. Suivant le professeur Bolotov, Augustin ne voit en l'apôtre Pierre ni la tête, ni le chef de l'Église, bien qu'il concentre les privilèges de l'Église. Saint Augustin ne pense cependant pas que la position élevée de l'apôtre Pierre puisse se transmettre[22].

Après une longue confession de la foi de l'Église au III Concile œcuménique d'Éphèse, Acace de Mélitène (†ок.438) conclut que l'Église est fermement assise sur cette foi qui est la nôtre (αυτη ημων η πιστις· επι τουτω τω θεμελιω ωκοδομηθη η Εκκλησια)[23]. Si le hiérarque ne donne pas la référence de ce qui renvoie à l'évidence à notre citation évangélique, c'est sans doute parce qu'il était communément admis que la foi apostolique ferme et intangible était le fondement de l'Église.

Pour saint Cyrille d'Alexandrie (†444), célèbre exégète et polémiste égyptien, défenseur de l'Orthodoxie contre le nestorianisme, qui cite ce texte de l'Évangile, la pierre, c'est la foi inébranlable du disciple (πετραν, οιμαι, λεγων το ακραδαντονεις πιστιν του μαθητου)[24], dont le nom ne signifie rien d'autre que cette foi inébranlable et ferme sur laquelle repose l'Église du Christ (την ακατασειστον και εδραιοτατην του μαθητου πιστιν) [25].

L'évêque Paul d'Emèse (†444), qui contribua à la réconciliation des chaires d'Alexandrie et d'Antioche après le III Concile œcuménique, reproduit la confession du coryphée des apôtres d'après les récits des disciples de saint Pierre (ο κορυφιος των αποστολων ... το στομα των μαθητων)[26] : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » et sur cette foi, sur cette pierre (επι ταυτη τη πιστει ... επι ταυτης της πετρας)[27] est fondée l'Église de Dieu. Malgré toutes ses capacités diplomatiques, l'évêque Paul formule ici une définition doctrinale sans équivoque, exprimée dans ses sermons prononcés en présence de saint Cyrille d'Alexandrie.

Saint Théodoret de Cyr (†457), l'un des meilleurs représentants de l'école de théologie d'Antioche, attire l'attention sur la déclaration du grand Pierre confessant la divinité de Jésus Christ et la confirmation de ces paroles de Pierre par le Christ, proclamant la fondation de l'Église sur cette pierre. C'est pourquoi le sage apôtre Paul, le plus grand bâtisseur d'églises, ne propose pas d'autres fondations : « Les fondations, personne ne peut en poser d'autres que celles qui existent déjà : ces fondations, c'est Jésus Christ » (I Co 3, 11). Aussi le saint écrivain Théodoret estime que le Christ est le fondement de l'Église (cf Epistola 146, ad Joanneum œconomum) [28].

Suivant Basile de Séleucie (†458), le Christ appelle la confession de foi « pierre » (ταυτην την ομολογιαν Πετραν καλεσας ο Χριστος) et donne le nom de Pierre à celui qui confesse, signifiant que ce nom est le plus convenable à celui qui, le premier, confessa la foi (Πετρον ονομαςει τον πρωτως ταυτην ομολογησαντα · γνωρισμα της ομολογιας την προσηγοριαν δωρουμενος). C'est la véritable pierre de la piété, le fondement du salut, le rempart de la foi, les fondations de la vérité : « Car personne ne peut poser d'autres fondations que celles qui existent déjà, Jésus Christ » (Αυτη γαρ αληθως της ευσεβειας η πετρα, αυτη της σωτηριας η κρηπις, τουτο της πιστεως το τειχος, ουτος ο της αληθειας θεμελιος · Θεμελιον γαρ αλλον ουδεις δυναται θειναι παρα τον κειμενον, ος εστιν Ιησους Χριστος) [29].

Saint Léon le Grand (†461), célèbre pape de Rome ayant suscité l'admiration des contemporains par sa force de caractère, sa pureté morale et son dévouement à l'Église, emploie dans ses sermons le mot « pierre » en faisant visiblement allusion au texte évangélique, mais sous l'influence des idées du patriotisme romain, il lui donne une autre connotation, cherchant de nouvelles bases à la romanitas et à l'affirmation de la puissance de Rome après qu'elle ait perdu son statut de capitale impériale. Suivant le protopresbytre Jean Meyendorff, saint Léon croyait tout naturellement à une mission providentielle de l'Empire romain dans la direction de l'unité des chrétiens[30]. C'est pourquoi, malgré la chute de l'empire, le transfert de la capitale à Constantinople et les raids des barbares, le centre de l'unité éternelle des chrétiens devait demeurer indéfectiblement comme une « pierre », incarné dans la pastorale universelle de « l'héritier » de saint Pierre à Rome : « Par cette sainte chaire du bienheureux Pierre, tu (Rome) as reçu dans l'adoration de Dieu un plus grand pouvoir qu'au moyen de la domination temporelle » (per sacram beati Petri sedem caput orbis effecta, latius præsideres religione divina quam dominatione terrena)[31]. Les épreuves que traversa la ville éternelle durant son histoire n'ont fait que permettre le développement du dessein divin : que Rome soit reconnue comme la chaire inébranlable du vicaire de saint Pierre : « Les dispositions de la Vérité en personne demeurent, c'est pourquoi le bienheureux Pierre, en conservant la puissance de la pierre qu'il avait reçue, n'abandonne pas la direction de l'Église qui lui avait été confiée » (Manet ergo dispositio veritatis, et beatus Petrus in accepta fortitudine petræ perseverans, suscepta Ecclesiæ gubernacula non reliquit)[32]. Cette approche fondamentalement différente dans la compréhension et dans l'application pratique du texte évangélique examiné, en particulier celle du terme « pierre », était inhabituelle. Elle se démarquait de la tradition patristique exégétique, ce qui invite à regarder l'interprétation de saint Léon le Grand comme un théologoumène.

Les catholiques sont naturellement heureux de découvrir le respect avec lequel l'héritage patristique traite l'apôtre Pierre. La notion de « chaire de Pierre » («cathedra Petri»), introduite par le grand théologien latin Cyprien de Carthage (†258), leur est chère. Les principales œuvres de ce père sont consacrées à une réflexion sur l'unité de l'Église, les schismes et la question du reniement. Ses travaux n'apportent cependant aucune justification au papisme : pour saint Cyprien, l'unité de l'épiscopat, que représente l'apôtre Pierre, est également incarnée dans chacune de ses parties, chaque évêque la détenant en plénitude (Episcopatus unus est, cujus a singulis in solidum pars tenetur)[33]. Un niveau supplémentaire, s'élevant au-dessus de l'épiscopat sous la forme d'un « évêque des évêques » siégeant sur la chaire romaine n'a donc pas lieu d'être. C'est pourquoi, si historiquement parlant le siège apostolique romain était l'une des cathedra Petri, Pierre ayant auparavant dirigé l'Église d'Antioche, d'un point de vue ecclésiologique, poursuivant la pensée de saint Cyprien, tout siège épiscopal est le siège de Pierre. C'est l'opinion qu'exprime saint Maxime le Confesseur (†662), reprenant l'ecclésiologie admise dans l'Église paléochrétienne. Saint Maxime, également l'un des plus grand thélogiens et philosophes byzantins, vécut longtemps à Rome. Saint Maxime termine ses Opuscules théologiques et polémiques par un éloge de l'archevêque Arcadius de Chypre qui « est à la tête, suivant l'ordre hiérarchique, de notre foi orthodoxe irréprochable » (τω ιεραρχινω προκαθημενω της αμωμητου ημων και ορθοδοξου πιστεως)[34] et vers lequel les regards convergent comme « vers la source de notre salut après Celui qui l'est par nature et le Premier (le Christ) » (προς αυτον ως αρχηγον της σωτηριας, μετα τον φυσει και πρωτον, αποσκοπουντες)[35]. Comme l'écrit Jean-Claude Larchet [36], si l'on tient compte de la place qu'occupa par la suite le pape de Rome dans l'Occident chrétien, il paraît impensable qu'un tel éloge ait été adressé à quiconque d'autre que le pape. Mais cet éloge n'est pas adressé au pape Honorius, auquel Maxime venait de consacrer une longue réflexion, mais à un évêque qui n'était pas même le Primat d'un patriarcat. Plus loin, invitant les moines de Cillari en Sardaigne à se rendre à Rome pour prévenir l'Église romaine d'un nouvel assaut de l'hérésie monothéliste, saint Maxime les prie de dépasser rapidement ces désordres « auprès des hommes de la Rome antique, pieux et fermes comme la pierre » (ad senioris Romae pios et firmos, ut petram, viros) [37]. Ici, l'auteur de la lettre n'envisage pas seulement le pape et n'attribue de droits exceptionnels ni à sa personne, ni à sa charge, mais estime que l'Église est également représentée par l'ensemble du clergé et du peuple. Les évènements qui suivirent montrèrent que face à un pape hésitant, le peuple de Dieu se trouva mieux ancré que lui dans sa foi. Cette importance du peuple de Dieu en dogmatique caractérise l'Église ancienne ; elle est présente jusqu'à aujourd'hui dans l'Église orthodoxe. L'expression « pieux et fermes comme la pierre », allusion évidente à Mt 16, 18, montre que le mot « pierre » n'est pas appliqué uniquement à la personne de l'apôtre Pierre, ni d'autant moins au pape de Rome en tant que successeur : elle désigne tous ceux qui confessent la foi orthodoxe.

Particulièrement intéressante est l'opinion du pape Grégoire le Grand (†604), qui ne doutait pas de la primauté spirituelle de son église à son époque et défendait l'autorité du siège romain sans pour autant se représenter une hiérarchie strictement présidée par l'évêque de Rome. L'humble pape repoussa à de nombreuses reprises l'appellation pompeuse de « pape œcuménique »[38] que lui proposait le patriarche Euloge d'Alexandrie (superbæ appellationis verbum universalem, me papam dicentes)[39]. « Je vous prie de ne pas recourir, conversant avec moi, à semblable mot, car je sais qui je suis et qui vous êtes. Par le rang, vous êtes mon frère ; quant à l'autorité morale, vous m'êtes un père » (Loco enim mihi fratres estis, moribus patres)[40]. Saint Grégoire n'avait nullement une vision « vaticane » de la haute dignité de pape. Dans sa lettre à l'empereur Maurice, il le convainc du danger d'utiliser un « vocable aussi stupide et aussi altier » (stulto ас superbo vocabulo)[41]. Si dans l'Église quelqu'un s'orne de ce titre, occupant ainsi une position suprême et se faisant le juge de tous, l'Église sera ruinée si celui qui se sera dénommé « universel » tombe. Comme l'écrit à ce sujet le théologien catholique Johannes Modesto « cet argument du pape Grégoire le Grand, frappant d'un point de vue œcuménique, jette une lumière intéressante sur le développement ultérieur dans le sens du dogme de l'infaillibilité et de la primauté juridictionnelle du pape »[42]. Tout commentaire à la déclaration de cet honorable docteur en théologie est superflu. Le pape Grégoire termine sa lettre par une affirmation sans équivoque : « Je suis convaincu de ce que toute personne se dénommant grand-prêtre universel, ou désireux de s'affirmer comme tel, dépasse l'antichrist par l'orgueil (Ego autem fidenter dico quia quisquis se universalem sacerdotem, vel vocari desiderat, in elatione sua Antichristum præcurrit...) [43].

Terminons cet examen des commentaires des Pères issus de la tradition de l'Église indivise du premier millénaire par le dernier des grands Pères, saint Jean Damascène († vers 780). Saint Jean, systématisateur de la patristique grecque, parle du zèle ardent de l'apôtre Pierre inspiré par l'Esprit Saint lorsqu'il confessa le Christ, Fils du Dieu vivant. C'est selon lui cette théologie (θεολογια) qui est la foi ferme et inébranlable sur laquelle, comme sur un roc, est fondée l'Église (αυτη η πιστις η ακλινης και ακλονητος, εφ ην ως η Εκκλησια εστηρικται)[44]. Le séjour du saint dans un califat le mettait a priori à l'abri de l'influence des innovations douteuses et des doctrines non traditionnelles, ce qui rend son témoignage particulièrement important.

Arrivés à la fin de notre exposé sur l'interprétation de Mt 16, 18, nous pouvons conclure que :

1. L'apôtre Pierre (Πετρος - Petros) et la pierre (πετρα - petra) sur laquelle le Christ a fondé son Église sont deux phénomènes différents.

2. Les fondations de l'Église, suivant l'avis unanime des Pères (non romains) sont le Christ lui-même et/ou la foi en Sa divinité, confessée pour la première fois clairement et fermement par l'apôtre Pierre, ce qui suscita l'exclamation du Christ examinée ici.

3. Les Saintes Écritures et leur interprétation par les Pères de l'Église du premier millénaire n'offrent aucune base à la théorie de la primauté du pape[45]. Les catholiques devraient donc y renoncer au nom de l'unité des chrétiens recommandée par l'Évangile qui lui attribue une grande valeur missionnaire (Jn 17, 21[46]). Ceci est particulièrement actuel à une époque de déchristianisation catastrophique de l'Europe.

Il est heureux que certains courants du catholicisme contemporain proposent une interprétation plus conforme aux Pères de l'Église de ce texte évangélique et du rôle de l'apôtre Pierre au sein de l'Église, exprimée par le défunt pape Jean-Paul II : « L'Église est bâtie sur la foi et la fidélité de l'apôtre Pierre »[47], ce qui ne peut pas ne pas faire naître l'espoir d'un possible retour des chrétiens hétérodoxes et des communautés non orthodoxes à la confession d'une foi véritablement apostolique.

BOGOSLOV.ru : texte en russe et en allemand et en serb

 

 

[1] Le 2 juillet 2010, « Radio Vatican » annonçait la création d'un Département pour la promotion de la nouvelle évangélisation en vue de réanismer le christianisme (catholique) dans les pays « où une première annonce de la foi avait déjà eu lieu » et où l'on constate néanmoins « une sécularisation croissante de la société et une éclipse du sentiment de Dieu ».
[2] Archimandrite Vladimir (Guette), La papauté schismatique, ou Rome dans ses rapports avec l'Eglise orientale, Paris, 1863.
[3] « Jésus était venu dans la région de Césarée de Philppe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il d'après ce que disent les hommes ? Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres Élie ; pour d'autres encore Jérémie ou l'un des prophètes. » Jésus leur dit : « Et vous, qui suis-je ? » Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant »
[4] Archiprêtre Mitrophane Znosko-Borovsky, L'orthodoxie, le catholicisme romain, le protestantisme et le sectarisme (en russe). Chapitre « Les prétentions des évêques romains à la primauté dans l'Église. Les raisons de l'élévation de la chaire romaine).
[5] Commentaires sur les psaumes PG 23, col.173,176.
[6] De la Trinité, livre VI, 36-37, PL 10, col.186.
[7] De la Trinité, livre II, 23, PL 10, col.66.
[8] Panégyrique de saint ÉtiennePG 46, col.733.
[9] Du mystère de l'Incarnation du Seigneur, V:34, PL 16, col.827
[10] Commentaires sur l'Évangile de Luc, chap. 6; PL 15, col.1694.
[11] Commentaires sur les psaumes, 40:30, PL 14, col.1082A.
[12] Ancoratus, PG 43, col.33.
[13] Panarion, PG 41, col.1029.
[14] Ibid.
[15] Ancoratus; PG 43, col.233.
[16] PG 54, col.534, PG 61, col.611.
[17] Commentaires sur l'évangile selon saint Mathieu, 7:26, PL 26, col.50.
[18] Вolotov, V., Travaux sur l'histoire de l'Église (en russe). Т.4: Conférences sur l'histoire de l'Église ancienne. Мoscou: Martis, 2002, p.286.
[19] Tractatus 124, PL 35, col.1975.
[20] John Rotelle. Works of St Augustine, Sermons, Vol. 6, Sermon 229P.1 - New Rochelle: New City Press, 1993, p.327.
[21] Вolotov, V., Travaux sur l'histoire de l'Église (en russe). Т.4: Conférences sur l'histoire de l'Église ancienne. Мoscou: Martis, 2002, p.285
[22] Ibid, p.285-286.
[23] PG 77, col.1472.
[24] Commentaire sur Isaïe,IV,2, PG 70, col.940.
[25] Dialogue sur la Trinité livreIV, PG 75, col.866.
[26] Sermon sur la Nativité, PG 77, col.1437A.
[27] Ibid, col.1436D
[28] La patrologie de Migne ne contient pas la lettre de saint Théodoret lui-même, mais sa description (PG 84, col.305). Cf
[29] Oratio XXV:4, PG 85, col.297.
[30] Jean Meyendorff, L'Histoire de l'Église et la mystique orientale chrétienne (en russe). Moscou : Institut DI-DIK, Institut de théologie orthodoxe Saint-Tikhon, 2003.
[31] Sermon 82.I, PL 54, сol.423A.
[32] Sermon 3.III, PL 54, col.146B.
[33] Liber de unitate ecclesiae, I,5, PL 4, col.501.
[34] Opuscula theologica et polemica, PG 91, col.245С.
[35] Ibid.
[36] Cf Larchet, Jean-Claude. Maxime le Confesseur, médiateur entre l'Orient et l'Occident. Paris : Cerf, 1998. P. 171 de l'édition russe (Moscou, Monastère de la Sainte-Rencontre, 2004).
[37] PG 90, col.136B.
[38] Suivant A. Kartachev (Les Conciles œcuméniques, chapitre « Le V Concile œcuménique »), l'Occident latin ne donnait pas au titre de patriarche œcuménique la même acception qu'en Orient. Les Byzantins le rapportaient à « l'œcumène », c'est-à-dire l'empire, Byzance, alors qu'il signifiait pour les Latins « patriarche universel », contre quoi ils protestaient. Les dénégations du pape Grégoire n'en paraissent que plus vives.
[39] PL 77, col.933.
[40] Ibid.
[41] PL 77, col.891B.
[42] Modesto, Johannes, La Primauté et l'œcumène. Propositions concrètes appelées à définir une position appropriée du pape à l'intérieur de l'Église universelle supraconfessionnelle.
[43] PL 77, col.891D.
[44] PG 96, col.556.
[45] Les prémisses politico-religieux du papisme sont à rechercher dans l'antique héritage païen de Rome, plus exactement dans le culte des empereurs divins. L'exposé et le développement de cette thèse dépassent cependant le cadre de cet article.
[46] « Que tous ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient uns en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé ». La véritable unité des chrétiens témoigne au monde entraîné dans la division totale, le déclin entropique et la mort, d'une tout autre réalité, non soumise aux lois de ce monde déchu : l'Église, « dans laquelle est vaincu l'ordre de la nature ».
[47] «The Church of Christ is built on Peter's faith and fidelity», www.CatholicCulture.org

 

(Source: http://www.orthomonde.fr/)

 

Ô Père ,

et toi  Mère du Bon Conseil !

Mon Dieu, l'homme sans Toi n'est qu'un pauvre animal,
C'est un simple pantin animé par le mal,
Prisonnier de la glaise, il n'est plus que matière,
Il y perd dignité et y perd son mystère.

Il est né de l'Esprit, pour devenir esprit,
Mais il reste poussière et il en est épris.
Il se perd dans sa nuit car il fuit Ta Lumière.
Il n'est plus rien alors et il erre en pauvre hère.

Il n'existe qu'un temps en esclave du temps
En refusant Ton Offre ou contre Elle, luttant.
En l'absence du Bien, il souille tout son monde
Au milieu des déchets et des odeurs immondes

De tous ses mauvais choix et de sa corruption...
Il y vit un enfer dans son aliénation.
Ô Mère du bon Conseil pour la Paix dans le monde,
Libère nous du mal et de son poids immonde.

Assez de la violence, ouvrons donc notre cœur,
Soyons frères et sœurs, loin de toutes rancoeurs.
Choisissons donc enfin de revenir au Père !
Nous sommes les plus fort unis dans la prière.

Mon Dieu, l'homme avec Toi devient lui-même un dieu,
Car il est bien Ton fils, il est né pour les Cieux !
Il est né par Amour, pour T'aimer, Te connaître.
Oui Père Tu es l'Etre en qui je dois renaître.

(Prière de Jésus Juste IBANEZ)

"Tsaregrad" (Constantinople) (1071) Icon of the Mother of God Commemorated on September 17 and April 25. The locally honored Constantinople Icon of the Mother God is found in the Old Rus Cathedral (Novgorod Diocese). The icon by measurement is 2 diuma (2 inches), and was beaten out on a slate board. According to tradition, in ancient times two monks from Constantinople, passing through Old Rus, attended the liturgy in the Cathedral and left this icon there as a memorial. A great many believers streamed to this holy icon and took the water consecrated by immersing the holy icon in it, with the hope of healing sick babies.

"Tsaregrad" (Constantinople) (1071) Icon of the Mother of God Commemorated on September 17 and April 25. The locally honored Constantinople Icon of the Mother God is found in the Old Rus Cathedral (Novgorod Diocese). The icon by measurement is 2 diuma (2 inches), and was beaten out on a slate board. According to tradition, in ancient times two monks from Constantinople, passing through Old Rus, attended the liturgy in the Cathedral and left this icon there as a memorial. A great many believers streamed to this holy icon and took the water consecrated by immersing the holy icon in it, with the hope of healing sick babies.

EN VRAC...ELEMENTS EPARS POUR VOTRE REFLEXION PERSONNELLE ET...ALIMENTER VOTRE PRIERE...

 

 

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LES ENFANTS MALADES ...

enfant_malade

C’est un sujet délicat et douloureux, que de traiter des enfants malades. Voir souffrir son enfant, sans pouvoir rien faire, c’est une grande épreuve que les parents vivent avec beaucoup de douleur, et que ne peuvent réellement comprendre que ceux qui ont vécu cette même épreuve.

 

En aucun cas, il s’agit de blesser des parents souffrants, et les quelques indications que nous donnerons, sont celles que l’expérience de cette même épreuve nous donne chaque jour.

Tout d’abord, nous devons accepter cette croix, l’embrasser, de la même manière que Notre Sauveur l’a aimé…et pour cela, pauvres humains que nous sommes, il faut beaucoup de Foi, beaucoup d’amour, et beaucoup de courage. C’est un grand pas qui peut demander beaucoup de temps et de prières. Puis, nous devons l’accepter à chaque nouvelle étape de la maladie, à chaque fois que la grande souffrance de notre petit nous bouleversera le cœur. Essayons de ne pas rapporter sans cesse nos peines à cette épreuve et d’en faire une obsession, qui peut paraître bien légitime. Pensons à l’offrir, et quel mérite nous apportera cette épreuve si nous la vivons chrétiennement ! Pensons souvent à notre Mère qui a vu souffrir son Fils et son Dieu, innocent, sur une croix, dans la nudité, la haine et la violence la plus absolue, trahi par ses plus fidèles amis, et demandons-lui d’avoir pitié de notre faiblesse. Si nous acceptons cette épreuve, notre jeune enfant l’acceptera aussi et souvent l’acceptera avec beaucoup plus de simplicité, avec cœur et allant naturel. Pour les plus grands, la tâche est certainement plus délicate, mais avec la grâce de Dieu, elle se résoudra.

N’oublions pas, que le Sainte Vierge a beaucoup de compassion pour les enfants malades, elle, qui a eu un Fils souffrant et mourant. Elle les aime avec une attention toute spéciale, puisqu’ils sont d’autant plus faibles et fragiles. Pensons à les confier, que ce soit à Lourdes, à chaque sanctuaire marial, non seulement pour demander leur guérison, mais aussi et surtout les grâces dont ils auront besoin, et pour les offrir en immolation à leur Mère du Ciel.

Nos petits enfants doivent apprendre lors de leurs souffrances et de leurs peines, à les offrir au Bon Dieu, par une courte prière : « Jésus, je Vous offre mes douleurs, ma peine ; c’est pour Vous Jésus ; Jésus je Vous aide à porter Votre Croix. » Quels mérites, ils tireront de leurs petites prières, et de leur offrande pure, lorsque les yeux pleins de larmes et les traits tirés, ils savent s’offrir : quelle beauté que la grâce dans ces petites âmes bénies entre toutes.

Sachons réconforter cette douleur qui est parfois bien lourde, par quelques paroles réconfortantes : le Bon Dieu aime particulièrement les hommes auxquels il confie la lourde tâche de porter sa croix, et encore plus les petits enfants : c’est une grande preuve d’amour aussi douloureuse que porteuse de grâces.

Remercions le Ciel, de notre Foi sans qui ces épreuves sembleraient injustes et trop lourdes. Pauvres mamans, qui sans foi se révoltent et haïssent cette épreuve…et nous serions semblables à elles, si le Bon Dieu ne nous avait donné gratuitement la Foi.

Plus concrètement, la maladie d’enfants engendre des tas de complications : la fatigue des nuits écourtées ou blanches, l’agacement de l’enfant qui, excédé par ses douleurs enchaîne caprices et pleurs interminables, les temps de trajets et de rendez-vous : sachons nous faire aider par les associations d’aide à domicile (ADMR ou autres) qui peuvent intervenir pour nous donner quelques heures de ménage, de repassage ou de garde des petits à l’occasion des rendez-vous. Sachons laisser nos vitres sales, pour un petit temps de repos ou de détente car nos nerfs peuvent lâcher !

Et pour nos petits enfants chéris, sachons avec prudence, lâcher du leste dans les exigences lorsque leur état les excède et les rend incapables à de grands efforts, et reprendre les exigences lorsqu’il y a du mieux. Quelle tâche difficile que de compatir sans les gâter, car si leur petit corps est malade, leur âme est en bonne santé, ne l’abîmons pas. Couvrons-les de tendresse mais tout de même de fermeté, pour ne pas les rendre capricieux. N’oublions pas nos autres enfants, qui dans leur amour fraternel, comprennent parfaitement que Maman s’affaire au petit malade, et demande parfois plus d’aide aux grands. Cependant, le petit malade doit apprendre aussi à ne pas être toujours l’unique objet de tendresse de Maman !

Sachons garder le sourire, pour qu’ils ne perdent pas la joie même si parfois il nous en coûte.

Et prions Dieu, afin que nos petits enfants soient par leur modèle de joie, de pureté et de résignation, des apôtres  du Christ près des médecins, des infirmiers et des soignants, et près de petits enfants souffrants comme eux !


(Source: MPI )

 

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President World Council of Arameans Johny Messo and the Patriarch of the Syriac Orthdox church
2 proud Arameans!

Beautiful picture!

Le Président du conseil œcuménique des araméens johny  et le patriarche de l'église syriaque orthdoxe
2 fiers araméens !
Belle photo !

 

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Il me faut partir

L’hôpital, l’heure de la visite : tu es là, tu nous le dis, tu sais que tu vas partir. Foutu crabe !

Trois mois de lutte… Et puis sourire : à ta femme, aux enfants qui jouent autour du lit. Et la douleur lancinante qui revient toujours. Il te faut partir.

Pas sans dire merci. Un merci à la vie. Qui s’occupera d’elle, des enfants ? Tu les confies aux parents, aux amis : « Prenez soin d’eux. » Tout est dit, tout est accompli. L’heure est venue. Tu penses alors à Lui…

Bientôt le milieu de l’après-midi, aux périphéries de Jérusalem, des cris et des pleurs, une foule qui hurle à la haine, et toute la douleur d’un peuple fixée sur une croix. Le cri d’un peuple dans la bouche d’un homme pour un monde plus juste et plus fraternel : « Eli, Eli, lema sabachtani ? »

Et le silence de Dieu. Le regard tourné vers le ciel, les yeux embués par la souffrance et la confiance, l’Homme se remet au Père. Et le voile se déchire, ultime révélation de l’Amour qui se donne jusqu’au bout.

Voilà, la Parole de la croix, cette parole qui nous dit que c’est par la pauvreté, l’abaissement, l’abandon du Fils de l’homme que « le Royaume, la justice et la grâce de Dieu rejoignent les pauvres, les petits et les abandonnés et leur sont communiqués » (Jürgen Moltman).

Puis tu regardes ta famille. Qu’en est-il pour eux ? Lui aussi a dû dire À-Dieu aux disciples, confier Jean à Marie, et Marie à Jean.

L’amour qui se donne jusqu’au bout a le visage d’un homme. Certains te voient à terre, d’autres si près de Lui. Pour certains, la révolte, la famille brisée, l’unité détruite. Pour d’autres, l’espérance, d’une vie plus réelle encore, l’espérance du royaume.

La neuvième heure, le milieu de l’après-midi, un nouveau cri s’est fait entendre… « Vraiment celui-ci était le fils de Dieu » proclament le centurion et ses gardes.

L’homme des périphéries est bien le fils du Père, du Père si proche et si présent.

Au loin, le bruit d’un métro qui passe. Dans cette chambre d’hôpital, la Parole rejoint à jamais les brisures de notre humanité. Pour plus de vie encore…

(Source: "Blog de Seraphim" /Anne-Marie Gérard*
Anne-Marie Gérard est théologienne, proche des communautés Foi et lumière et de l’Arche de Jean Vanier.)

 

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Assyrian Confederation of Europe Established in Brussels


Assyrian International News Agency
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Assyrian Confederation of Europe Established in Brussels


2016-04-25 21:34 GMT

 

Members of the Assyrian Confederation of Europe meeting in Brussels. ( AINA)Brussels (AINA) -- On April 22nd, the Assyrian Confederation of Europe was officially established at the European Parliament in Brussels. The new organization is meant to unify the voice of the 500,000 thousand Assyrians living in Europe by bringing together the Assyrian national federations from several EU countries.

The Confederation currently comprises the Assyrian Federations of Belgium, Germany and Sweden. These Federations work to bring together the Assyrian populations, associations and organizations in their countries, and the Confederation represents the consolidation and expansion of their work at a European level. Several other Assyrian organizations are in the process of joining the Confederation as associate members or full members as national federations in their host countries.

The Assyrian Confederation of Europe and its constituents seeks to foster Assyrian social, cultural and political activities and participation. With the establishment of the Confederation, the Assyrians on the European continent can both contribute to and gain from the other Assyrians. The pooling of Assyrian resources, talent, and expertise will facilitate projects and endeavors in every field pertaining to the social and cultural welfare of Assyrians in Europe.

Assyrian first came to Europe in the late 1910s and early 1920s, after the Turkish genocide of Assyrians in 1915, which claimed 750,000 Assyrians (75%).

 

Related: Assyrian Genocide 100

 

The first Assyrians arrived in Marseilles and Toulouse in southern France. Since then the exodus from the land known historically as Assyria has continued and accelerated in recent years. Ethnic cleansing, kidnappings, massacres and targeted killings along with the general turmoil in the Middle East continues to drive Assyrians away from the Middle East.

 

RelatedTimeline of ISIS in Iraq 
RelatedAttacks on Assyrians in Syria

 

Today there are large Assyrian populations in Sweden, the Netherlands, Germany, France, Belgium, Denmark, Great Britain, Switzerland, and smaller populations in Spain and Greece.

Members of the Assyrian Confederation of Europe meeting in Brussels. ( AINA)

 

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CONTROVERSE APRÈS UNE DÉCISION DE L’UNESCO SUR LA VIEILLE VILLE DE JÉRUSALEM / OLJ

 

La directrice générale de l’Unesco Irina Bokova a appelé le 18 avril les Etats-membres de cette organisation de l’Onu à « avancer dans un esprit qui encourage au dialogue », après l’adoption d’une décision sur la Vieille ville de Jérusalem très critiquée par Israël.

« Jérusalem est une terre sainte des trois religions monothéistes, un lieu de dialogue pour tous les juifs, chrétiens et musulmans, et rien ne devrait être entrepris qui puisse en modifier l’intégrité et l’authenticité », a déclaré Irina Bokova dans un communiqué reproduit sur le site internet de l’Unesco, institution dont le siège est à Paris.

« Jérusalem est une mosaïque de cultures et de peuples, dont l’histoire a façonné l’histoire de l’humanité tout entière », a-t-elle ajouté. « Je crois que les États membres ont une responsabilité envers le mandat de l’Unesco, d’avancer dans un esprit qui encourage au dialogue, à la tolérance et à la paix. »

A l’initiative de plusieurs pays arabes, le conseil exécutif de l’Unesco a adopté le 14 avril une décision sur la « Palestine occupée », dont l’AFP a obtenu copie mais qui ne sera rendue publique qu’après traduction. Ce texte, qui vise à « sauvegarder le patrimoine culturel palestinien et le caractère distinctif de Jérusalem-est », a suscité la colère d’Israël.

De source proche du dossier, on précise que les critiques portent sur un paragraphe accusant Israël d’installer de « fausses tombes juives » dans des cimetières musulmans de Jérusalem-Est et un autre qui « dénonce vivement les agressions constantes commises par les Israéliens contre les civils », y compris des imams et des prêtres chrétiens.

« Il s’agit d’une nouvelle décision absurde de l’Unesco, a réagi samedi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Elle « ignore le lien historique unique entre le judaïsme et le Mont du Temple », a-t-il ajouté dans un communiqué.

En octobre, Israël s’était déjà élevé contre un projet de résolution du Conseil exécutif de l’Unesco sur Jérusalem et avait obtenu que sa version définitive soit expurgée d’une revendication contestée sur le mur des Lamentations. A l’époque, Irina Bokova avait « déploré » les initiatives susceptibles d’ »être perçues comme des modifications au statut de la Vieille Ville de Jérusalem et de ses remparts », appelant le Conseil à « prendre des décisions qui n’alimentent pas davantage les tensions sur le terrain ».

Située à Jérusalem-Est, donc au cœur du conflit-palestinien, l’esplanade des Mosquées est le troisième lieu saint de l’islam. Elle est aussi le site le plus sacré pour les juifs, qui la révèrent comme le mont du Temple, là où se dressait le second temple juif détruit par les Romains en 70.

 

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DIALOGUE SECRET ENTRE LES U.S.A ET DAECH ?...

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Le journal turc Yeni Safaq affirme que, selon les services de renseignement turcs,

 

des rencontres secrètes ont eu lieu « au moins deux fois » entre des agents du renseignement américain et un dénommé Abou Ahmad Alwani, dirigeant éminent de Daech, dans la ville irakienne de Mossoul.

 

Le quotidien turc précise que ces rencontres organisées dans le plus grand secret datent  du 7 décembre 2015 et 3 février 2016.


(Source: MPI)

 

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Irak : face à Daesh, 250 femmes choisissent la mort plutôt que l'esclavage
Encore un massacre de la part du groupe Etat islamique.
 
La ville irakienne de Mossoul a été le théâtre d’un véritable massacre.


 Le groupe Etat islamique a assassiné 250 femmes qui ont rejeté des «mariages temporaires». 
Une autre appellation pour désigner la mise en esclavage sexuel. Le carnet des horreurs de Daesh s’est à nouveau écrit en lignes de sang.
 Dans leur bastion de Mossoul, au nord de l’Irak, les djihadistes font la loi. 
Quand ils demandent aux femmes de dire «oui» à des «mariages temporaires», elles n’ont que deux choix : mourir debout ou accepter l’esclavage. 
Selon Saïd Mamuzini, membre du Parti démocratique du Kurdistan, 250 d’entre elles ont refusé. Elles ont été exécutées, parfois avec leurs familles, pour avoir dit «non».

 

 

Mossoul, l’enfer des femmes


Un responsable d’un autre parti kurde, l’Union patriotique du Kurdistan, explique qu’à Mossoul, les femmes n’ont pas l’autorisation de sortir seules. 
Quand elles mettent un pied dehors, elles doivent porter un voile intégral. 
Le rêve de pouvoir librement choisir un mari s’est envolé. 
Depuis 2014, le groupe Etat islamique contrôle la ville et y fait régner la terreur.

En savoir plus : Esclaves sexuelles – mode d’emploi : les documents choquants de Daesh retrouvés à Palmyre

En août 2014, dans la région Sinjar, au nord de l'Irak, plus de 500 femmes et jeunes filles de l’ethnie yézidie avaient été enlevées par les combattants de Daesh, pendant que  5 000 hommes environ étaient massacrés. 
Selon les rares combattants qui se risquent à tenter de les sauver, des douzaines d’entre elles se seraient suicidées, épuisées de vivre dans un tel enfer. 

source

 

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Il y a un an déjà autour de la mémoire des Sts Martyrs Arméniens. 

Et depuis ? ...

 

Il nous reste à prier pour que l'unanimité du témoignage chrétien l'emporte sur l'esprit de dissension.

De grands pas ont été fait qui nous permettent d'espérer, à l'intérieur de notre Tradition avant tout, que croisse cette unanimité fraternelle.

Merci Seigneur pour les pas accomplis.

Nous Vous confions l'avenir...

 

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L’amiral Laurent Mérer à propos du conflit israélo-palestinien : « C’est ni plus ni moins un peuple qui vole la terre d’un autre peuple »

 

amiral-laurent-mérer

 

Installé en Cisjordanie avec son épouse pour trois mois, l’amiral Laurent Mérer, ancien préfet maritime de l’Atlantique aujourd’hui en retraite, a accordé un entretien à Ouest-France (publié le dimanche 24 avril 2016) dans lequel il s’insurge contre l’abomination du conflit israélo-palestinien. Voici quelques extraits les plus significatifs de cet entretien.

Depuis deux mois que vous êtes sur place, vous découvrez l’horreur…

Ce qui se passe ici est révoltant. C’est ni plus ni moins un peuple qui vole la terre d’un autre peuple et dénie son existence. Ces colonies qui se répandent comme le cancer sont totalement illégales. N’importe quel satrape d’Afrique ou d’Asie qui se comporterait ainsi serait traîné devant la Cour pénale internationale. On tire sur des gamins et 200 m plus loin, la vie continue. C’est l’horreur ! Et on a envie de le crier.

. Vous dites qu’ils font passer les Palestiniens pour des terroristes alors qu’ils ne sont que des résistants…

Exactement. Lorsque nous étions occupés par les soldats allemands en 1940, ceux qui leur tiraient dessus étaient considérés comme des héros. C’étaient les résistants. Les Palestiniens sont des résistants qu’Israël fait passer pour des terroristes. Et cela marche très fort car dans l’esprit européen, terroriste = musulman = Daech. Or nous sommes dans un pays occupé depuis cinquante ans.

Discutez-vous avec ces soldats ?

Bien sûr, je discute avec eux. C’est important. Mais il faut bien comprendre que ce sont des gamins de 18-19 ans qui ne savent pas toujours très bien ce qu’ils font là. Leur niveau de réflexion par rapport à leur engagement et leur mission n’est pas toujours très élevé. Beaucoup sont franco-israéliens. J’en ai rencontré un qui a grandi à Belleville, à Paris. Tous, garçons et filles, sont armés jusqu’aux dents. S’ils tirent aussi facilement sur les autres enfants, notamment lorsqu’ils se font caillasser, c’est surtout parce qu’ils ont peur.

. Il est difficile d’imaginer que ces pratiques sont celles d’un pays démocratique.

C’est ce que nous vivons tous les jours. Et on ne comprend pas que nos pays occidentaux soient aussi complaisants à l’égard de pratiques dont nous ne pourrions même pas imaginer qu’elles se passent chez nous. Or, ces exactions sont menées par un État qui se dit démocratique. C’est totalement incompréhensible.


En savoir plus sur http://www.medias-presse.info/lamiral-laurent-merer-a-propos-du-conflit-israelo-palestinien-cest-ni-plus-ni-moins-un-peuple-qui-vole-la-terre-dun-autre-peuple/53387#YfmxqXdLfd0b6T1E.99

 

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Commémoration du génocide Assyro-Chaldéen

à Arnouville et Sarcelles

suivi de l'inauguration du jardin Assyro-Chaldéen et

du dévoilement des bustes de : Mgr Addaï Scher, Général Agha Petros, Surma Khanum et Mgr Antimos Yaqoub

 

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PUBLICATIONS:

 

Publication des Actes du

 

13e colloque du Patrimoine syriaque.

la  contribuition du Drs Gewargis Acis d'où je tiens cette information que je vous partage portait le titre: 

Philoxène de Maboug comme interprète des saintes Écritures

 

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« Nous, Romains… » Réflexions sur les origines orthodoxes de la France

 
 
« Nous, Romains… » Réflexions sur les origines orthodoxes de la France, Archimandrite Placide Deseille, Ed. Monastère St-Antoine-le-Grand - Monastère de Solan, 20 pages.
 
La première erreur serait de considérer l’Empire byzantin comme un empire d’Orient, qui aurait toujours été plus ou moins étranger à nos régions occidentales. En réalité, et très particulièrement pendant la période qui nous intéresse ici, il n’y a pas eu d’ « Empire byzantin » : il n’existait que l’Empire romain, qui n’était ni oriental, ni occidental, mais aspirait, selon le mot du gallo-romain Rutilius Namatianus, à « faire de l’univers divisé une seule cité ». La christianisation de l’Empire, après la conversion de Constantin (312), n’avait fait que renforcer ce caractère universaliste, en faisant de cet Empire comme l’incarnation terrestre du Peuple de Dieu répandu dans tout l’univers.
 
Les différentes parties du fascicule sont :
La Gaule romaine et chrétienne, La Gaule mérovingienne, Les Carolingiens et la rupture de l’unité spirituelle de l’Europe, « Roma æterna ».
 
Fascicule disponible dans les librairies monastiques des metochions de Simonos-Petra en France (Monastères de Saint-Antoine-le-Grand (Vercors), de la Transfiguration (Terrasson - Dordogne), et de Solan).

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Invitation (s) :

 

 

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Tous nés d'un homme et d'une femme dans nos diversités
 
 
 
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23 avril 2013 – 23 avril 2016

Ecoutez Virginie Tellenne et Irène Théry
en débat sur France Inter :

 
la vérité sur la motivation de la loi de "mariage pour tous"
et des manifs de 2013 enfin révélée au grand public
 
 
 

Chers amis,

A l'occasion des trois ans du vote de la loi Taubira d'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe, Laure Adler recevait ce 23 avril 2016 sur France Inter Virginie Tellenne, présidente de L'Avenir pour Tous, et Irène Théry, sociologue et inspiratrice de la loi de "mariage pour tous"

Irène Théry présentait le film La Sociologue et l'Ourson, que nous vous conseillons vivement d'aller voir : tourné entièrement en 2013, sans commentaire ajouté, il révèle la véritable revendication qui sous-tend la loi : le remplacement de la filiation biologique par une filiation d'intention permettant, avec l'ouverture prochaine des PMA/GPA et des biotechnologies, et si l'on ne s'y oppose pas, d'entrer dans le "transhumanisme".

Virginie Tellenne s'est, quant à elle, appuyée sur l'exhortation "laïque" post synodale Amoris Laetitia, qui reconnaît l'existence d'autres formes de familles qui ne remettent pas en cause le primat du mariage de l'homme et de la femme où vient la vie. Elle a ainsi justifié la solution de L'Avenir pour Tous, comprise dans le Livre blanc des juristes de l'Institut Famille & République : restaurer dans l'acte de naissance la filiation biologique des enfants sans porter atteinte aux droits des adultes en couples, quelle que soit leur orientation.

Ecoutez ce débat haut en couleurs, qui, trois ans après, permet d'enfin clarifier les termes du basculement de l'Humanité sexuée et d'envisager la mobilisation nouvelle qui doit se lever pour s'y opposer.
 
 
Ecouter le débat sur France Inter
 
 

N'hésitez pas à consulter les différents messages et à donner votre avis sur le site de France Inter.

Bonne écoute et bon commentaire !
 

L'équipe web de L'Avenir pour Tous

 

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Travailleur, travailleuses, prenez votre tour de veille et venez rendre grâce. 

Nuit d’action de grâce pour le travail
du 30 avril 21 h au 1er mai 7 h

Les entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC) de Paris lancent la toute première « nuit d’action de grâce pour le travail  » dans la nuit du 30 avril au 1er mai à Notre-Dame-du-Travail dans le 14e arrondissement de Paris.

Il ont souhaité pour cela inviter les acteurs de la scène économique à rejoindre cette initiative afin de se retrouver autour de l’ « Essentiel » afin de « ré-humaniser » le travail.

Car selon Jean-Marie Valentin, président des EDC de Paris, le travail « participe à notre humanité.

Il participe à notre dignité de fille et de fils de Dieu. Déposer nos prières d’actions de grâce pour le travail au pied de la Croix, c’est rendre au travail toute sa dimension humaine ».

La soirée débutera à 21 h par une veillée animée par le groupe Nomade. 

Il sera ensuite possible d’entendre et de méditer des textes fondateurs de la doctrine sociale de l’Église Romaine-catholique sur la notion du travail (Laquelle n'est certes pas différente des positions Orthodoxes), mais aussi de se mettre à l’écoute de la Parole du Christ au travers de la parabole du fils prodigue.

Les participants uniront enfin leur prières d’action de grâce pour la scène économique sans oublier tous les exclus de la société. 

Un temps d’adoration introduit par le curé de Notre-Dame-du-Travail, le père Potez, se poursuivra jusqu’au lendemain matin 7 h pour lequel il est déjà possible de prendre son tour de veille sur le site des EDC.

Nuit d’action de grâce pour le travail
du 30 avril 21 h au 1er mai 7 h
Église Notre-Dame-du-Travail
59 rue Vercingétorix 
74014 Paris

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Programme des prochaines semaines au Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

 

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
 

 

Au Monastère Syriaque de

CHANDAI-BREVILLY (61) :

(Messe tous les dimanches et en

semaine à 10h30.

Petits Pèlerinages sur Semaine

tous les 22 et 29 du mois)

 

 

*Dimanche 1er MAI:

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde et aux Saints du Kerala. 

10h30, Messe suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

PRIERES A SAINT JOSEPH ARTISAN POUR LA SECURITE DU TRAVAIL.

PRIERES A SAINTE JEANNE D'ARC POUR LE SALUT DE LA FRANCE

* Sunday, MAY 1:
  monthly pilgrimage to N-D Mercy and Saints Kerala.
10:30 am Mass followed by a fraternal meal and reception of the faithful.

PRAYERS TO SAINT JOSEPH ARTISAN FOR WORK SAFETY.
PRAYERS TO SAINT JOAN OF ARC FOR THE SALVATION OF FRANCE

 

 

RETRAITE-PELERINAGE DE GUERISON INTERIEURE 

DU 1er au 5 MAI 

You have heaven adorned, earth beautified, the sea populated with its own creatures, the air filled with birds which scour it in every direction. Studious listener, think of all these creations which God has drawn out of nothing;..recognize everywhere the wisdom of God; never cease to wonder, and, through every creature, to glorify the Creator. (St. Basil the Great )

Avec programme de Pèlerinage à 

*N-D de Miséricorde (Le 1er / Programme ci-dessus)

*N-D de Pontmain et le Mont St Michel (Le 2)

*A N-D de Chartres , Aux Eglises  Ste Madeleine et N-D de Verneuil Sur Avre e (Le 3) 

*Parents Martin et Ste Thérèse à Alençon (Le 4)

 

RETIREMENT-PILGRIMAGE INNER HEALING
THE 1st to May 5th
With Pilgrimage program
* N-D Pontmain and Mont St Michel (The 2)
* N-D Chartres and St. Madeleine and Our-Lady of Verneuil Sur Avre (3rd)
* Parents Martin and St. Thérèse in Alençon (4th)

 

*Jeudi de l'Ascension, 5 MAI:

 Pèlerinage des Rogations et de l'Ascension à N-D de Miséricorde

10h30, Messe suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

 

*Dimanche de la PENTECÔTE, le 15 MAI

9h,Baptème de Costanzo.10h30, Messe de la Pentecôte suivie du repas fraternel,possibilité de recontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

 

'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

 

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Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

See original image

Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

The Cross is THE way of salvation. There is no other way. If God could have saved us any other way, he would have done so. But salvation requires a transformation of our sinful humanity which can only be accomplished by self denial and willingly accepting the reproaches and persecutions that result from endeavoring to live according to the teachings of Jesus. Whatever that entails for each of us, day by day, constitutes our cross.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,27-31a.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. 
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. 
Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. 
Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise, 
mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé. »
 





Par St Colomban

(563-615), moine, fondateur de monastères 
Instruction 11, 1-4 ; PL 80, 250-252 (trad. Orval) 

 

« C'est ma paix que je vous donne »

 

 

Moïse a écrit dans la Loi :

« Dieu fit l'homme à son image et à sa ressemblance » (Gn 1,26)...

À nous donc de refléter pour notre Dieu, pour notre Père, l'image de sa sainteté...

Ne soyons pas les peintres d'une image étrangère...

Et pour que nous n'introduisions pas en nous l'image de l'orgueil, laissons le Christ peindre en nous son image.

Il l'a peinte lorsqu'il a dit :

« Je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix ». 

Mais à quoi nous sert-il de savoir que cette paix est bonne, si nous ne veillons pas sur elle ?

Ce qui est très bon est habituellement très fragile ; et les biens précieux réclament de plus grands soins et une garde plus vigilante.

Très fragile est la paix qui peut être perdue par une parole légère ou une petite blessure faite à un frère.

Or, rien ne plaît davantage aux hommes que de parler hors de propos et de s'occuper de ce qui ne les regarde pas, de proférer de vains discours et de critiquer les absents. Dès lors, que ceux qui ne peuvent pas dire :

« Le Seigneur m'a donné la langue d'un disciple pour que je sache réconforter par la parole celui qui est abattu » (Is 50,4), que ceux-là se taisent ou, s'ils disent un mot, que ce soit un mot de paix...

« La plénitude de la loi, c'est l'amour »

(Rm 13,8).

Que daigne nous l'inspirer notre bon Seigneur et Sauveur Jésus Christ, l'auteur de la paix et le Dieu de l'amour.

 

 

 

Mardi 26 AVRIL 2016/ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

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