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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 09:11
"Silence is to better hear the word of God but also our heart, silencing all trivial thoughts, receive the best possible word of God." (Saint Germain of Paris)/«Le silence est fait pour entendre mieux la parole de Dieu mais aussi pour que notre coeur, en faisant taire toute pensée triviale, reçoive le mieux possible la parole de Dieu.»(Saint Germain de Paris)/

"Silence is to better hear the word of God but also our heart, silencing all trivial thoughts, receive the best possible word of God." (Saint Germain of Paris)/«Le silence est fait pour entendre mieux la parole de Dieu mais aussi pour que notre coeur, en faisant taire toute pensée triviale, reçoive le mieux possible la parole de Dieu.»(Saint Germain de Paris)/

Chers amis. Aloho mbarekh

 

Jeudi prochain, SOYEZ TOUS PRESENTS au Monastère

 

Syriaque N-D de Miséricorde pour le

 

 

*Jeudi de l'Ascension, 5 MAI:

You have heaven adorned, earth beautified, the sea populated with its own creatures, the air filled with birds which scour it in every direction. Studious listener, think of all these creations which God has drawn out of nothing;..recognize everywhere the wisdom of God; never cease to wonder, and, through every creature, to glorify the Creator. (St. Basil the Great )

 Pèlerinage des Rogations et de l'Ascension à N-D de Miséricorde

10h30, Messe suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

(Ramassage des fidèles de Paris et sa région le mercredi 4 Mai à 15h au lieu de Rendez-vous habituel.

Inscriptions au : 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)
ou: asstradsyrfr@laposte.net)

 

Veuillez prier particulièrement la Très Sainte Vierge, Mère du Bon Conseil pour notre Métropolie (Archidiocèse) en ce mois de Mai :

-Puisse l'Esprit Saint nous éclairer et nous fortifier alors que nous-même et des instances supérieures devons prendre d'importantes décisions !

 

Merci de prier pour 

 une importante réunion qui devrait avoir lieu en fin de mois et une audience que je devrais avoir  le 22 Mai ou les jours suivant...

 

 

En ce mois de mai soyez Missionnaires de Marie, Mère de Miséricorde, abonnez vos amis à la "Newsletter", aidez le Monastère Syriaque et ses missions, venez en Pèlerinage !...

 

Ne gardez pas l'Orthodoxie cachée, comme si c'était une sorte de trésor privé.

PARTAGEZ-LA!

Désormais tous les Chrétiens quel que soient leur calendrier peuvent s'adonner, unanimes, à la grande acclamation.

Qom Moran men qabro. Shariroith qom


Χριστός ἀνέστη. Ἀληθῶς ἀνέστη! 


المسيح قام. حقا قام!


Christ est ressuscité. Vraiment il est ressuscité.


Edo brikho l koulkhoun

LE CHRIST EST RESSUSCITÉ, soyons Ses témoins...

 

Votre fidèlement dévoué en Notre-Seigneur.

 

+Mor Philipose-Mariam.
 

===

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,5-14.

Mes frères, ce n'est pas nous-mêmes que nous prêchons, mais le Christ Jésus notre Seigneur. Quant à nous, nous sommes vos serviteurs en considération de Jésus. 
Car Dieu, qui a dit : Que la lumière brille du sein des ténèbres, c'est lui qui a fait luire sa clarté dans nos cœurs, pour que nous fassions briller la connaissance de la gloire de Dieu, laquelle resplendit sur la face du Christ. 
Mais nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin qu'il paraisse que cette souveraine puissance de l'Evangile vient de Dieu et non pas de nous. 
Nous sommes opprimés de toute manière, mais non écrasés ; dans la détresse, mais non dans le désespoir ; 
persécutés, mais non délaissés ; abattus, mais non perdus ; 
portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. 
Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle. 
Ainsi la mort agit en nous, et la vie en vous. 
Animés du même Esprit de foi, selon ce qui est écrit : " J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé, " nous aussi nous croyons, et c'est pourquoi nous parlons, 
sachant que celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus, nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous présentera à lui avec vous. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,23-28.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n'aurez pas achevé de parcourir les villes d'Israël, que le Fils de l'homme sera venu. 
Il n'y a pas de disciple au-dessus du maître, ni de serviteur au-dessus de son seigneur. 
Il suffit au disciple d'être comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S'ils ont appelé le maître de maison Béelzéboul, combien plus les gens de la maison ! 
Ne les craignez donc point : car il n'y a rien de caché qui ne doive se découvrir, rien de secret qui ne doive être connu. 
Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le au grand jour, et ce que vous entendez à l'oreille, publiez-le sur les toits. 
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut perdre l'âme et le corps dans la géhenne. 
 





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BELLE PRIERE DE CONFIANCE

des Odes de Salomon

(texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle) 
N°5 (trad. coll. Pères dans la foi, n°97, p. 26) 

 

« Ne craignez pas... Soyez sans crainte »

 

Je vous rends grâces, Seigneur, 
parce que je vous aime. 
Très-Haut, ne m'abandonnez pas, 
car vous êtes mon espoir. 
Gracieusement j'ai reçu votre grâce, 
c'est elle qui me fait vivre. 

Mes persécuteurs viendront, 
et ils ne me verront plus. 
Un nuage d'obscurité tombera sur leurs yeux, 
et un air de ténèbres les obscurcira. 
Ils n'auront plus de lumière pour voir, 
ils ne pourront plus me saisir... 

Ils ont médité un plan, 
et il s'est anéanti pour eux. 
Ils ont conçu des projets méchants 
et les voilà dépouillés. 

Dans le Seigneur est mon espoir, 
je n'ai point de crainte. 
Le Seigneur est mon salut, 
je n'ai point de crainte. 
Il est comme une couronne sur ma tête, 
je ne chancellerai pas. 

Quand même tout l'univers chancellerait, 
je resterai debout. 
Si tout ce qui est visible périt, 
moi je ne mourrai pas. 
Car le Seigneur est avec moi, 
je suis avec lui. 
Alléluia !

 

 

 

« Ô mon Dieu, ne connaissez-vous pas tous mes besoins, puisque rien n'échappe à votre science infinie ? ne pouvez-vous pas les soulager, puisque vous êtes le Tout-Puissant ? ne voulez-vous pas les soulager, puisque vous êtes le Dieu infiniment bon, qui aime tant à se communiquer, qu'on dirait que vous avez comme un besoin de donner, égal au besoin que nous avons de recevoir ?

« Vous avez, dit saint Augustin, placé à la porte de votre palais la miséricorde, avec mission d'accueillir tous ceux qui se présentent, de blâmer et de convier ceux qui tardent à venir.

Vous n'avez encore rien demandé, leur criez-vous : demandez, et vous recevrez ; frappez, et l'on vous ouvrira.

Mes anges sont là, non pour vous fermer la porte, mais pour vous l'ouvrir ; non pour vous repousser, mais pour vous introduire ; non pour éloigner vos requêtes, mais pour les présenter et les appuyer.

Venez donc ; frappez avec confiance : je ne laisserai point périr de faim le juste à ma porte. » - « Je le crois, ô mon Dieu ! dit ailleurs le même saint Docteur ; car votre porte aime à voir une affluence de suppliants qui frappent, qui crient, qui importunent ; vos trésors souffrent et s'affligent de n'être point demandés et de ne point se répandre. »

Aussi voulez-vous être appelé du nom de Père, plutôt que du nom de Juge et de Seigneur, pour nous montrer qu'ayant envers nous un amour de père, vous voulez que nous ayons envers vous une confiance d'enfant.

Et comment ne l'aurais-je pas, Seigneur ?

Si les hommes, tout méchants qu'ils sont, ne donnent pas à leurs enfants un caillou pour du pain, un serpent pour un poisson, un scorpion pour un œuf, vous le plus tendre des pères, pourriez-vous nous refuser votre esprit et vos grâces, vous dont la science sait tout, dont la puissance peut tout, et dont la bonté nous veut tant de bien ?

O Dieu ! mon Père, je vous dirai donc avec David : J'ai mis en vous ma confiance. Je suis un pupille qui n'a d'autre soutien que vous (1) ; je fais appel à votre coeur, et il me semble l'entendre qui me répond :

-Confiez-vous en moi, je suis le père des orphelins (2).

- Est-ce avec cette confiance filiale que nous parlons à Dieu dans la prière ? »

1. Ps. X, sec Hebr., 14. - 2. Ps. LXVII, 6.

Abbé André-Jean-Marie Hamon (1795-1874), curé de Saint Sulpice, Méditations à l'usage du clergé et des fidèles pour tous les jours de l'année, Tome II (Lundi des Rogations, Premier Point), Paris, Victor Lecoffre, 1886.

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SAINT ATHANASE, QUI ÊTES-VOUS ? 
Docteur de l'Église 
(296-375) 
 
Saint_Athanase_1b.jpg



Saint Athanase naquit à Alexandrie, métropole de l'Égypte. Sa première éducation fut excellente; il ne quitta le foyer paternel que pour être élevé, nouveau Samuel, dans le temple du Seigneur, par l'évêque d'Alexandrie. 

Athanase était simple diacre, quand son évêque le mena au concile de Nicée, dont il fut à la fois la force et la lumière. Cinq mois après, le patriarche d'Alexandrie mourut, et Athanase, malgré sa fuite, se vit obligé d'accepter le lourd fardeau de ce grand siège. Dès lors, ce fut une guerre acharnée contre lui. Les accusations succèdent aux accusations, les perfidies aux perfidies; Athanase, inébranlable, invincible dans la défense de la foi, fait à lui seul trembler tous ses ennemis. 

La malice des hérétiques ne servit qu'à faire ressortir l'énergie de cette volonté de fer, la sainteté de ce grand coeur, les ressources de cet esprit fécond, la splendeur de ce fier génie. Exilé par l'empereur Constantin, il lui fit cette réponse: 

"Puisque vous cédez à mes calomniateurs, le Seigneur jugera entre vous et moi." 

Avant de mourir, Constantin le rappela, et Athanase fut reçu en triomphe dans sa ville épiscopale. Le vaillant champion de la foi eut à subir bientôt un nouvel exil, et deux conciles ariens ne craignirent pas de pousser la mauvaise foi et l'audace jusqu'à le déposer de son siège. 

Toujours persécuté et toujours vainqueur, voilà la vie d'Athanase; il vit périr l'infâme Arius d'une mort honteuse et effrayante et tous ses ennemis disparaître les uns après les autres. Jamais les adversaires de ce grand homme ne purent le mettre en défaut, il déjoua toutes leurs ruses avec une admirable pénétration d'esprit. En voici quelques traits. 

En plein concile, on le fit accuser d'infamie par une courtisane; mais il trouve le moyen de montrer que cette femme ne le connaissait même pas de vue, puisqu'elle prit un de ses prêtres pour lui. 

Au même concile, on l'accusa d'avoir mis à mort un évêque nommé Arsène, et coupé sa main droite; comme preuve on montrait la main desséchée de la victime; mais voici qu'à l'appel d'Athanase, Arsène paraît vivant et montre ses deux mains. 

Une autre fois, Athanase, poursuivi, s'enfuit sur un bateau; puis bientôt il rebrousse chemin, croise ses ennemis, qui lui demandent s'il a vu passer l'évêque d'Alexandrie: "Poursuivez, leur dit-il, il n'est pas très éloigné d'ici." 

Ses dernières années furent les seules paisibles de sa vie. Enfin, après avoir gouverné pendant quarante-six ans l'Église d'Alexandrie, après avoir soutenu tant de combats, il alla recevoir au Ciel la récompense de "ceux qui souffrent persécution pour la justice". 


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape de Rome Benoît XVI :

>>> Saint Athanase

[AllemandAnglaisCroateEspagnolFrançaisItalienPortugais]

 

BORIS 2 MAI

Saint Boris est le premier roi de Bulgarie mort en 907

 

Boris était le fils du khan ou souverain des Bulgares, il succéda à son père en 852. De part leur position géographique, les Bulgares devaient lutter à la fois contre l’occident germanique et contre l’orient byzantin que leur jeune force menaçait.

 

A l’instar de ses sœurs, Boris voulait devenir chrétien mais il désirait contrôler son église.

Il s’adressa d’abord au pape par l’intermédiaire de Louis le Germanique, puis au patriarche de Constantinople par l’intermédiaire de l’empereur Michel III.

Personne ne voulait lui promettre une église autocéphale, mais encore moins Rome que Byzance.

En 864 Boris fut baptisé en secret par des prêtres orientaux, l’empereur fut son parrain, mais une partie de la noblesse bulgare se révolta.

Ce n’est qu’en 870 qu’il obtint la reconnaissance de l’autonomie de son Eglise par le patriarche de Constantinople, peu après les disciples de Cyrille et Méthode mirent la langue bulgare par écrit.

 Le roi Boris abdiqua en 889 et se fit moine, mais son  fils et successeur Vladimir tenta une restauration du culte païen, amenant Boris à revenir au pouvoir une première fois en 893, puis une seconde fois en 895 pour aider son fils Siméon à vaincre les Magyars.

Il reprit enfin  sa vie monastique et mourut en 907

 

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SAINT GERMAIN DE PARIS

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Né à Autun, élevé à Avallon, il échappe à deux tentatives de meurtre : sa mère aurait tenté, sans succès, de provoquer un avortement. Sa tante d’Avallon voulut l’empoisonner, mais le poison fut pris par mégarde par son propre fils qui en resta handicapé. Il continua sa formation en Côte-d’Or chez son oncle prêtre Scopillon.

 

Remarqué par l’évêque d’Autun, saint Nectaire, il est ordonné prêtre et devient abbé du monastère de Saint-Symphorien, près d’Autun. Au cours d’un voyage à Paris, il est remarqué par le roi Childebert, sur lequel il aura une influence considérable, ainsi que sur les rois suivants. Il est nommé évêque de Paris. Il tente de changer les mauvaises moeurs de la cour et construit, avec l’appui du souverain, un monastère dans lequel il sera enterré.

 

Charitable à l’extrême, ses biens ne suffisent pas à ses libéralités. Il sait obtenir du roi les crédits nécessaires. Ce saint pasteur vit comme un moine jusqu’à la fin de sa vie, observant veilles et jeûnes monastiques, se passant de feu l’hiver. Austère à l’extrême, il impose son régime à ses familiers et ses hôtes, obligés de finir leur repas en cuisine pour ne pas mourir de faim !

 

De nombreux miracles, mais également sa patience et sa force impressionnent ses contemporains. Il meurt à 80 ans, le 28 mai 576. Moins de deux siècles plus tard, la translation de ses reliques au coeur de l’église qui porte son nom se fait en présence de Pépin le Bref et du tout jeune Charlemagne.

 

Au Canada, la cathédrale et le diocèse de Rimouski sont sous le patronage de saint Germain de Paris. Ce choix tient au fait que le père du premier seigneur de Rimouski, René Lepage (1696), se prénommait Germain.

 

Vieux proverbes de ce jour :
«Soleil de saint Germain nous promet du bon vin.»

 

Pensée spirituelle de saint Germain de Paris :
«Le silence est fait pour entendre mieux la parole de Dieu mais aussi pour que notre coeur, en faisant taire toute pensée triviale, reçoive le mieux possible la parole de Dieu.»

 

Courte prière de saint Germain de Paris :
«Très sainte Vierge, vous êtes, après Dieu, ma consolation, mon refuge, mon espérance et ma force.»

 

(Direct Soir) 

NOTE:

Il existe à Paris deux églises de chaque côté de la Seine qui répondent au nom de Saint-Germain :

*Saint-Germain-l’Auxerrois et

*Saint-Germain-des-Prés.

La première a pour saint patron Germain, évêque d'Auxerre en 418, l’ami de sainte Geneviève.

La seconde doit son nom à un autre Germain, celui que nous fêtons le 28 mai, évêque de Paris en 555, un siècle plus tard donc.

 

 BONNE FETE AUX ATHANASE, BORIS, GERMAIN ...

 

Icon of the Mother of God of “the Unexpected Joy” from Andronikov


Commemorated on May 1

The “Unexpected Joy” Icon of the Most Holy Theotokos, is painted in this way: in a room is an icon of the Mother of God, and beneath it a youth is kneeling at prayer. The tradition about the healing of some youth from a bodily affliction through this holy icon is recorded in the book of St Demetrius of Rostov, The Fleece of Prayer [See Judges 6: 36-40].

...

 

 

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Où se trouve la plus haute statue de Marie ?

 

2 mai – Italie : Notre Dame des 7 Douleurs (1895)
Saint Athanase d'Alexandrie Patriarche d'Alexandrie, Père de l'Eglise (+ 373)

En Syrie, Marie adressait en juin 2015 plus d’un signal d’espérance aux Chrétiens persécutés : tout en haut d’une colline de la petite ville de Maaloula, une statue de la Vierge a été courageusement remise sur pied après avoir été détruite par les terroristes du Front al-Nosra. Rappelons que la petite ville de Maaloula, de 4000 habitants, à majorité chrétienne, est l’une des rares communautés du Moyen-Orient à avoir conservé l’araméen, la langue de Jésus.

Dans cette même Syrie, également en juin 2015, a eu lieu un fait sans précédent dans le monde islamique : l’inauguration d’une mosquée dans la ville côtière de Tartous consacrée… à la Vierge Marie, mère de Jésus Christ ! (…).

Rappelons encore que, l’année dernière, a été inaugurée la statue mariale la plus haute du monde, celle de Notre-Dame de l’Assomption. Et le plus étonnant de cet événement ? La statue se dresse non pas dans un pays traditionnellement catholique, mais dans un pays possédant la plus grande population musulmane de toute la planète : l’Indonésie, peuplée de 250 millions d’habitants (plus que le Brésil, qui en compte 205 millions), dont 87,2% sont musulmans !

 

La Vierge Marie ouvre petit à petit les portes dans le monde islamique… (fr.aleteia.org)

Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
Syrie

 
 

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Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/ 
  maliath taibootho/ full of grace/ 
  moran a'amekh  - the Lord is with thee/ 
  mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ 
  
wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ 
  O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ 
  yoldath aloho/  Mother of God/ 
  saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ 
  nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ 
  Amîn 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 En mai soyez Missionnaire de Marie, Mère de Miséricorde, abonnez vos amis à la "Newsletter", aidez le Monastère Syriaque et ses missions, venez en Pèlerinage !...

Ne gardez pas l'Orthodoxie cachée, comme si c'était une sorte de trésor privé.

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Désormais tous les Chrétiens quel que soient leur calendrier peuvent s'adonner, unanimes, à la grande acclamation.
Now all Christians whatever their calendar can indulge, unanimously, to great acclaim.
Qom Moran men qabro. Shariroith qom
Χριστός ἀνέστη. Ἀληθῶς ἀνέστη! 
المسيح قام. حقا قام!
Christ est ressuscité. Vraiment il est ressuscité.
Edo brikho l koulkhoun


LE CHRIST EST RESSUSCITÉ!

Jour de la Résurrection! Peuples,
resplendissons!
Pâque du Seigneur, Pâque!
Car de la mort à la vie,
et de la terre jusqu'au ciel, le Christ notre Dieu
nous a transférés, nous tous
qui chantons l'hymne de la victoire.

Gloire à Ta sainte Résurrection, Seigneur!
Purifions nos sens et nous contemplerons,
dans cette inaccessible
Lumière de la Résurrection,
le Christ resplendissant et L'entendrons clairement
nous dire : "Réjouissez-vous!",
nous qui chantons l'hymne de la victoire.

(Pâques)

 

 

N'oublions-pas les évêques, prêtres et fidèles chrétiens détenus par les "islamistes" ou terroristes en tous genres ! Prions sans relâche pour que le Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

Let us not forget the bishops, priests and faithful Christians held by "Islamists" or terrorists of all kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them. Pray for their release ...

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)
 

EN VRAC...ELEMENTS EPARS POUR VOTRE REFLEXION PERSONNELLE ET...ALIMENTER VOTRE PRIERE...

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PÂQUES ORTHODOXE 2016 : ICÔNE DE LA CHRONOLOGIE ÉVANGÉLIQUE

La question de la date de Pâques cette année, le 1er mai 2016 (Chez les Orthodoxes de Tradition Bysantino-Slave) a suscité de très nombreux commentaires.

Pâques trop tard ?

Voilà donc la majorité du monde chrétien qui a fêté Pâques le 27 mars alors que la plupart des orthodoxes (Chez les Orthodoxes de Tradition Bysantino-Slave) en sont au 2ème dimanche du Grand Carême! … certains Chrétiens s’interrogent sur cette date tardive et quelques Orthodoxes (à vrai dire peu nombreux) demandent l’abandon du « comput Alexandrin » (voir plus loin) pour fêter Pâques avec les autres … Il est vrai que cette date tardive étonne d’autant plus que l’équinoxe astronomique est arrivé particulièrement tôt cette année, le 20 mars à 4 heures du matin, et Pâques occidentale aussi est arrivé tôt.
Soulignons toutefois que Pâques orthodoxe peut arriver encore plus tard, jusqu’au 8 mai, que nous ne verrons pas au XXIe siècle, mais nous avons vu le 5 mai en 2013 et 2002 (cela se reproduira en 2024) et ce sera le 6 mai en 2040 (cf. tables sur http://www.abitibi-orthodoxe.ca/page6.html)…

Mais il convient surtout de remarquer que la Pâque juive est tardive elle aussi – du 23 au 30 avril, et ce n’est pas une coïncidence: ainsi, alors que les Occidentaux fêtent la Résurrection prés d’un mois avant, ce qui est contraire à l’évangile et aux canons, les Orthodoxes fêtent la résurrection du Christ juste APRES la Pâque juive, comme il est écrit dans l’Évangile (Jean 12), et respectent donc strictement cette règle que les occidentaux négligent.

Les Chrétiens orientaux suivent depuis 1 500 ans le « comput Alexandrin », mode de calcul composé au IVe siècle, suivant les décisions de concile de Nicée (327), par les évêques d’Alexandrie et définitivement accepté en 525 quand le moine Denys le Petit (Dionysius Exiguus), a rédigé une table pascale de 95 ans conforme à ce comput (voir précisions et détails du calcul sur http://www.henkreints.nl/cal/audette/calgreg.html#contro .

Les années y sont numérotées à partir de la naissance du Christ, ce qui a institué l’ère chrétienne). Ces tables fixent le départ du calcul au 21 mars (et non à l’équinoxe astronomique qui intervenait alors le 19 ou le 18), rajoutent 3 jours au calcul de la pleine lune pour éviter absolument que Pâques ne tombe avant ou avec la Pâque juive.
LE JOUR DE PÂQUES EST AINSI FIXÉ AU PREMIER DIMANCHE QUI SUIT D’AU MOINS 3 JOURS LA PLEINE LUNE INTERVENANT APRÈS LE 21 MARS (du calendrier julien, évidemment!)
On voit que ce calcul exclu toute observation astronomique. Il fut suivi par l’ensemble de la Chrétienté durant mille ans, du VI au XVIe siècles, et continu à l’être par tous les orthodoxes (sauf l’Église de Finlande, autonome au sein du patriarcat de Constantinople.).

Réforme grégorienne et divisions orthodoxes

Au XVIe siècle, celui de la Réforme, de la naissance du protestantisme et du concile de Trente, l’Occident décida de revenir à l’astronomie et de supprimer les 3 jours introduits par Alexandrie, faisant ainsi souvent tomber Pâques avec ou avant la Pâque juive, contrairement à la règle de Nicée que respecte scrupuleusement l’orthodoxie. Ce calendrier fut instauré par le pape Grégoire XIII dont il porte le nom (bulle « Inter gravissimas », 24 février 1582); la réforme mit deux siècles à s’imposer en Occident et les orthodoxes l’ayant refusé les Pâques orthodoxe et occidentale ne sont pas souvent ensemble. De fait:
– elles ne sont ensemble que dans 30% des cas,
– ont le plus souvent une semaine d’écart (45% des cas),
– 4 semaines d’écart dans 5% des cas
– et dans 20% des cas l’écart est maximum – 5 semaines comme cette année (un écart de 2 ou 3 semaines est mathématiquement impossible…)
En 1920, le débat fut relancé chez les orthodoxes par une encyclique du patriarcat de Constantinople qui proposait d’adopter le calendrier grégorien comme premier pas de rapprochement avec les Chrétiens occidentaux (!)

Ce projet n’aboutit qu’à créer des divisions entre les orthodoxes:
– seule l’Église autonome de Finlande (qui fait partie du patriarcat de Constantinople) adopta le calendrier grégorien.
– la conférence panorthodoxe convoquée par le patriarche de Constantinople en 1923 proposa un « nouveau calendrier » (appelé aussi calendrier julien réformé ou calendrier grec…), amalgame entre un calendrier grégorien « amélioré » pour les fêtes fixes (il supprimera 1 jour en 2800 qui ne sera pas une année bissextile contrairement au calendrier grégorien classique…) et le comput Alexandrin pour ce qui concerne Pâques et les fêtes mobiles. Ce calendrier est suivi par la majorité des Églises orthodoxes… mais refusé par la majorité de fidèles puisque les Églises de Jérusalem, Russie, Serbie et Géorgie ainsi que les monastères du mont Athos et du Sinaï ne le suivent pas! L’église russe ne participa pas à la conférence de 1923 mais le saint patriarche Tikhon tenta d’instaurer ce Nouveau Calendrier et fut obligé de reculer devant le refus de la majorité des croyants. Des schismes  » Vétéro-calendaristes » se produisirent dans les Églises des Balkans qui l’instaurèrent (Grèce, Bulgarie, Roumanie…) et la diaspora orthodoxe est divisée, des paroisses orthodoxes voisines suivant des calendriers différents…

Le débat a rebondi dans le cadre du processus préconciliaire; le document proposé à la commission préparatoire en 1982 énonçait: « actuellement, selon l’opinion des savants astronomes, le nouveau calendrier est plus juste que l’ancien. Il en résulte que le meilleur moyen de résoudre la question du calendrier et de la pascalie est la reconnaissance par toutes les Églises orthodoxes du nouveau calendrier, tant en ce qui concerne les fêtes fixes que pour la pascalie… » Les délégués des Églises russe, serbe et de Jérusalem s’y opposèrent en arguant de difficultés pastorales et le document finalement adopté, se limitait à constater qu’«actuellement, le passage de toutes les Églises locales au calendrier julien rectifié s’avère impossible» (1).
Le patriarche de Moscou Cyrille a clos le débat fin 2015 en déclarant: « Le thème « de la fixation d’une date de Pâques plus exacte » n’est absolument pas d’actualité pour l’Église orthodoxe et ne peut que semer le trouble parmi de nombreux fidèles, » (2) et cet avis est visiblement partagé par les Églises orthodoxes puisque la question du calendrier a été retirée de l’ordre du jour du Concile panorthodoxe…


Maintien de la tradition orthodoxe et début d’unification

En fait ce débat résulte d’une contamination par la pensée théologique occidentale, fondée sur le primat de la « vérité scientifique », alors que la pensée orthodoxe est fondée sur le respect de la Tradition. «Nous gardons la Tradition comme nous l’avons reçue », écrit saint Jean Damascène et, pour Vladimir Lossky « la Tradition est la vie du Saint Esprit dans l’Église »(3); si « le Salut ne dépend pas du calendrier », comme l’a dit le futur patriarche Cyrille en 2004 (4), le calendrier julien n’en reste pas moins une partie intégrante de cette Tradition, d’autant que c’est ce calendrier qui était en vigueur au temps du Christ et a donc marqué les différentes étapes de Sa vie terrestre ainsi que toute l’histoire du Christianisme.

Notons pour finir que toutes les Eglises catholiques de Terre Sainte ont définitivement adopté le comput Alexandrin pour la célébration de Pâques à partir de 2015 (5) …Voilà un pas dans le bon sens mais on peut se demander si c’est bien cela qu’avait en vue le pape François en proposant d’unifier la date de Pâques.

Sources 
(1) Conférence du métropolite Hilarion de Volokolamsk au sujet du saint et grand concile de l’Eglise orthodoxehttps://mospat.ru/fr/2011/11/03/news50923/, https://mospat.ru/fr/2011/11/03/news50923/).
(2) https://mospat.ru/fr/2016/01/22/news127085/
(3) In Mgr KalistosWare, « L’Orthodoxie, l’Église des sept conciles », Cerf 2002, p.251 et 252.
(4) http://www.trud.ru/article/05-06-2004/72679_chitateljam_truda_otvechaet_mitropolit_smolenskij_.html
(5) Cf. http://www.chretiensdorient.com/article-terre-sainte-catholiques-et-orthodoxes-fetent-paques-en-meme-temps-116564150.html

V.Golovanow

 
 
 
Source: "Sagesse Orthodoxe" / Rédigé par Parlons D’orthodoxie le 12 Avril 2016

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http://www.breizh-info.com/2016/04/15/41501/syrie-bachar-maaloula-seydaya-krak-des-chevaliers
Depuis 5 ans le conflit syrien est au cœur de l’actualité. Pour relater l’actualité syrienne, la plupart des médias se contentent de reprendre les dépêches de l’Agence France presse, qui s’appuient sur les communiqués de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une officine très controversée. 

Alors pour tenter de comprendre la réalité, trois membres  de la rédaction de Breizh-info viennent de séjourner en Syrie, où ils se sont rendus avec le concours de l’association de solidarité France-Syrie (contact : syrianafrance@gmail.com). Ce voyage s’est entièrement déroulé dans la partie du pays sous contrôle du gouvernement légal du pays. De Damas à Lattaquié, notre équipe est allée à la rencontre de la population : combattants, victimes de guerre, déplacés, chrétiens, musulmans, religieux,  mères de famille, enfants, universitaires, industriels, artisans, commerçants, agriculteurs… Sans préjugés ni tabous, récit d’un voyage dans un pays en guerre. 

La rédaction

De Seydnaya à Maaloula, aux sources des chrétiens d’Orient

A 30 kilomètres au nord  de Damas, dans le massif de l’Anti-Liban,  le village de Seydnaya  est situé à 1500 mètres d’altitude dans la montagne syrienne. Il est presque exclusivement peuplé de chrétiens de toutes confessions. Durant les chauds mois d’été c’est  le refuge des chrétiens de Damas. Nombre d’entre eux se sont fait construire de belles villas dont la majorité est fermée, d’autres semblant abandonnées.

Nous avons visité le sanctuaire grec orthodoxe dominant le village. Il abrite aujourd’hui 36 moniales. Le monastère des Anges recèle une célèbre icône représentant la vierge Marie. Sa réalisation est attribuée à saint Luc. L’icône ne sort jamais de sa niche toujours fermée où elle est soigneusement gardée. Un guide  prolixe et cultivé nous accompagne avec un militaire durant la visite.

Nore-Dame de Seydnaya (photo Pascalchristian.fr)

Le monastère a souffert à deux reprises de dommages, en novembre 2013  – à cause d’un incendie du mur arrière dû à une attaque de roquettes – et en janvier 2014 – à cause de tirs du front al-Nosra.

Après Seydnaya, direction Maaloula, un gros village où la majorité des habitants parle encore l’araméen, la langue du Christ.

Après avoir visité l’église saint Georges dans le bas du village, nous nous rendons  au  monastère Mar Takla, grec-orthodoxe, construit autour de la grotte et du tombeau de sainte Thècle, princesse séleucide et disciple de Saint Paul. Puis en haut du rocher qui domine le village, nous visitons  un antique monastère (construit au IVe siècle)  dédié à Mar Sarkis et Mar Bacchus (saints Serge et Bacchus).

Un « véritable massacre archéologique »

Destructions opérées par les rebelles islamistes…dont certains ont leur siège aux négociations de Genève

Le village de Maaloula a particulièrement souffert  en 2013 – 2014 . Cela avait débuté par une offensive des djihadistes  principalement du Front Al-Nosra épaulés par des combattants de l’armée syrienne libre au cours de laquelle Maaloula va  tomber au mains des rebelles. Une contre-attaque de l’armée gouvernementale permettra leur départ  avant que ceux-ci ne reprennent  le contrôle du village.  Le  renfort de l’armée syrienne permettra le départ final des forces rebelles qui ont perpétré des massacres  de nombreux  civils et saccagé les églises. Les djihadistes  y ont commis un « véritable massacre archéologique », incendiant et pillant l’église conventuelle, un des plus vieux édifices chrétiens du monde, datant du début du IVe siècle, détruisant des icônes exceptionnelles.Maaloula 2

 

Le Krak des Chevaliers, forteresse emblématique  

Cliché Wikimedia

Le plus célèbre des châteaux forts croisés du Moyen-Age  est inscrit au patrimoine de l’UNESCO.  Selon Thomas Edward Lawrence ( Lawrence d’Arabie), ce fut d’abord une forteresse construite en 1031 par les Abbassides, dynastie de califes arabes. Les croisés s’en emparèrent en 1110. Les hospitaliers (Chevaliers de l’Hôpital) le gérèrent de 1142 à 1271, date à laquelle le sultan mamelouk Baïbars s’en empara. La forteresse fit l’objet de nombreux remaniements et travaux d’agrandissement . Elle fut équipée de ce que le génie militaire de l’époque offrait de mieux en matière de dispositif de défense : double enceinte de murs, rampe pour les chevaux, vingt citernes assuraient l’approvisionnement en eau de la garnison de 2000 hommes.

Construit à 700 mètres au-dessus du niveau de la mer, la citadelle domine la plaine de la Bekaa, à un carrefour stratégique à mi chemin entre Homs et la côte.

On ne peut atteindre la forteresse en véhicule que par un chemin sinueux et escarpé  Notre visite commença tard dans l’après-midi, à la tombée de la nuit. Au loin, au sommet de la colline, le krach nous apparait  fantomatique La forteresse n’était gardée que par deux soldats syriens en armes… Nous y  pénétrons  par une large rampe d’accès couverte de pente légère pour faciliter l’accès des chevaux. La montée, même en nous éclairant de torches, nous semble lugubre.  Heureusement, après avoir accédé aux terrasses, nous apercevons  le magnifique paysage depuis le chemin de ronde supérieur.

krak 3

 

En 2012 les djihadistes s’emparèrent du Krak des Chevaliers qu’ils vont occuper près de deux ans en commettant de nombreuses dégradations (sculptures descellées pour être revendues…, destruction de l’accueil, de la cafétéria…). Ce n’est que le 20 mars 2014 que l’armée gouvernementale reprendra le Krak, après de violents combats qui entraînèrent la destruction quasi-totale du village se trouvant au pied de la forteresse.

(à suivre)

Précédemment : Un pays en guerre

Crédit photos : sauf mention contraire, Breizh-info.com ( mention obligatoire)
[cc] Breizh-info.com, 2016, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

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Proposition de loi visant à protéger l’embryon humain

(Source:http://droitdenaitre.org/   )

Proposition de loi visant à protéger l’embryon humain

Excellente initiative du député Jacques Bompard qui vient de déposer cette proposition de loi sur le bureau de l’Assemblée nationale en justifiant (avec citation de Jean-Paul II) :”[…] La défense du statut de l’embryon participe de la lutte contre la marchandisation de l’Homme. Émergence d’une nouvelle forme d’esclavage : les embryons cryo-conservés font désormais l’office d’un commerce, « vis artificiellement en pause » comme le souligne le docteur Alexandra Caude. La directrice de recherche à l’Inserm à l’Hôpital Necker, généticienne, insiste sur cette nouvelle forme d’esclavage, engendrant des générations d’enfants dépossédés de leur filiation, d’informations quant à leurs origines. Et le marché est vorace : jusqu’à deux mille dollars par enfant. Mais outre l’aspect financier, c’est au problème sous-jacent, éminemment éthique, dont il convient de s’alarmer : car l’inéluctable avancée du marché entraîne une sélection de nature eugéniste, proposant aux acheteurs de choisir la couleur des yeux, le quotient intellectuel des géniteurs : sélection artificielle, fondamentalement antinomique du caractère naturel de l’engendrement d’une vie.

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D’autres domaines de la médecine s’en font l’écho : ainsi du plébiscite croissant des tests anténataux visant à « dépister » la trisomie 21 par l’intermédiaire d’une simple prise de sang : peu onéreux, l’émergence de ce type de test sur marché ne doit pas entrer en vigueur, au risque de généraliser un phénomène de sélection de l’homme, éliminé au prétexte d’une malformation chromosomique. Cautionner de telles logiques, aux enjeux financiers latents, revient à pratiquer un eugénisme discret.Jean-Marie Le Méné, directeur de la Fondation Jérôme Lejeune l’indique : « selon le Comité consultatif national d’éthique, diagnostiquer 100 % des enfants trisomiques avant la naissance coûterait un milliard d’euros si la sécurité sociale l’achetait pour le proposer à toutes les femmes enceintes. Elle n’est pas contre mais il faut que les prix baissent. C’est ce qui se passe actuellement. La concurrence joue entre plusieurs firmes qui fabriquent ce nouveau test ». Impact d’un libéralisme économique incontrôlé : l’État ne peut se soustraire au rôle éthique dont il se doit d’être le garant. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 s’en fait l’écho, soulignant qu’un handicapé mental dispose des mêmes droits que tous les autres citoyens ; il en va de même pour la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, qui rappelle son droit à fonder une famille.

Pour autant, la banalisation de la marchandisation se fait de plus en plus prégnante : pour exemple, la gestation pour autrui semble connaître une inquiétante légitimation, notamment par certains membres du corps médical peu scrupuleux de se soustraire aux lois. L’argument d’un meilleur contrôle des dérives exceptionnelles ne peut en aucun cas être cautionné : au même titre que le cas de l’avortement, dont les chiffres sont alarmants pour la conservation d’une dynamique démographique concluante, il en ressort davantage une logique de banalisation qu’une véritable mesure prise au service du bien commun.

Conclusion 

La conception des droits humains, telle qu’elle est définie par le Magistère affirme que « le droit à la vie dont fait partie intégrante le droit de grandir dans le sein de sa mère après la conception, puis le droit de vivre dans une famille unie (…). En un sens, la source et la synthèse de ces droits, c’est la liberté religieuse, entendu comme le droit de vivre dans la vérité de sa foi et conformément à la dignité transcendante de sa personne » La Constitution s’en fait également l’écho, assurant dans son préambule que « La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement ». Et de fait : le droit à la vie est le premier d’entre tous, depuis la conception jusqu’à la mort naturelle ; il « conditionne l’exercice de tout autre droit et comporte, en particulier, l’illicéité de toute forme d’avortement provoqué. » Le respect de ce droit est un « signe authentique de l’homme en tout régime, dans toute société, système ou milieu ».

La recherche opérée sur l’embryon, constitutif des premiers stades de développement d’un être humain, porte atteinte à la vie. Dans cette perspective, considérer qu’il est possible d’utiliser un être humain, même pour en soigner un autre, ne peut être légitimé ; les fondements de la médecine se font l’écho de ce précepte comme d’une loi universelle.”

 

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The first Indian Orthodox (Malankara Syrian Church) Holy Qurbana at Sri Lanka

 

La première Eglise Orthodoxe Indienne (Eglise Syrienne Orthodoxe Malankare) au Sri Lanka

 

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À quoi peut bien ressembler le chevalier des temps modernes ?

MARDI 19 AVRIL 2016/ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Pour répondre à cette épineuse question, Aleteia a remis au goût du jour un ancien code de chevalerie en vigueur au XIIe siècle. Ces dix commandements, à l’image du décalogue , dictaient la conduite des chevaliers désireux de cultiver les saintes vertus et d’éveiller en eux les sentiments les plus nobles. Répondant aux problématiques médiévales, un tel code peut à première vue sembler désuet ou inapproprié à l’époque moderne. Vraiment ? Largement imprégnés par la morale chrétienne, ce seront des prêtres, bien dans leur époque, qui revisiteront et réactualiseront pour vous les préceptes de ce code dont notre société moderne gagnerait beaucoup à s’inspirer. Faisons naître ensemble un nouvel esprit chevaleresque ! 

Cette semaine, le père Jean-Pascal Duloisy, grand exorciste pour la région Île-de-France, s’est penché sur une règle incontournable de notre chevalier : combattre inlassablement la non-croyance. Loin de prêcher une nouvelle croisade, le combat est avant tout celui de la foi et de l’Amour.

Tu feras une guerre aux infidèles sans trêve et sans merci

Chevalier, sachez avant toute chose que lorsque vous vous tenez devant un être humain, vous faites aussi face aux puissances des ténèbres qui l’environnent. Ce n’est donc pas un humain que vous êtes tenu d’affronter mais les forces obscures qui interfèrent.

« Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes. »
(Eph 16, 12)

Tu feras à l’infidèle une guerre sans trêve et sans merci, oui, en le servant dans sa vocation d’homme créé à l’image de Dieu, infiniment aimé. J’aimerai à mon tour toute personne dans le projet d’amour de Dieu pour elle. L’homme étant créé à l’image de Dieu, tout homme, même non chrétien est fait pour Jésus Christ, il faut ainsi servir le projet qui est déjà en lui.

Qui veut détruire ce projet ? Le démon. Qui est jaloux de ce projet ? Le démon. Donc nous ne combattons pas avec des armes, le démon n’en a que faire, mais avec la foi ! La première arme de la foi c’est la prière. Comme le dit si bien Padre Pio :

« La prière est la meilleure arme que nous possédons : la clef du cœur de Dieu. Priez même à contre-cœur. Qui prie beaucoup se sauve, qui prie peu est en danger, qui ne prie pas se damne. La volonté compte et est récompensée, non le sentiment. »

Ainsi je combats grâce à la bienveillance qui chasse toute peur intérieure et je m’expose dans mon témoignage au saint nom de Jésus, au risque de la moquerie et au péril de ma vie. Celui qui fait une guerre sans trêve et sans merci, c’est Saint Paul. Le chevalier moderne tâchera de s’en inspirer.

« En effet je n’ai pas honte de l’Évangile, car il est puissance de Dieu pour le salut de quiconque est devenu croyant, le Juif d’abord, et le païen. »
(
Rm 1, 16)

Il est celui qui ne rougit pas, qui n’a pas peur des coups, celui qui ne va pas se protéger la joue mais va s’exposer et aller au cœur de la bataille au plus près de l’adversaire. Ainsi, entrez en contact avec les non-croyants, ne les fuyez pas. « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que vous serez mes disciples ». Le chevalier s’engagera donc dans la mêlée avec les armes de la foi. À aucun moment il ne doit faiblir sur l’annonce : en tant que prêtre, je bénis tous ceux que je croise dans la rue, je leur souhaite du bien. Notre précepte s’articule donc de cette façon : tu feras une guerre sans trêve et sans merci, tu ne te lasseras pas de les aimer et de les bénir. Tu ne te décourageras pas de bienveillance à leur égard. C’est là une œuvre totale de miséricorde ; les œuvres de miséricorde constituent en effet l’arsenal du chevalier, c’est par elles qu’il mènera le combat.

7 œuvres de miséricorde spirituelles :
Consoler les affligés
Pardonner les offenses
Supporter patiemment les personnes importunes
Prier Dieu pour les vivants et les morts
Conseiller ceux qui doutent
Enseigner ceux qui sont ignorants
Réprimander les pêcheurs

7 œuvres de miséricorde corporelles :
Héberger les sans-abris
Visiter les malades
Ensevelir les morts
Donner à manger à ceux qui ont faim
Donner à boire à ceux qui ont soif
Vêtir ceux qui sont nus
Visiter les prisonniers

Le démon passe son temps à faire croire qu’il est difficile d’aller au Paradis, le chevalier doit lui donner tort ! Il doit ainsi faire quotidiennement un signe de croix lentement, par amour. Il acceptera d’être aimé par Jésus et tracera Son amour sur lui. Le chevalier doit en outre prier le Saint-Esprit :

Ô Esprit-Saint,
âme de mon âme, je Vous adore,
éclairez-moi,
guidez-moi,
fortifiez-moi,
consolze-moi,
dêtes-moi ce que je dois faire, donnez-moi Vos ordres.
Je Vous promets de me soumettre à tout ce que Vous tu désirez de moi
et d’accepter tout ce que Vouss permettrez qu’il m’arrive.
Faîtes-moi seulement connaître Votre volonté.

 

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Australia Recognizes Crimes Committed By ISIS Against Assyrians As Genocide


Assyrian International News Agency
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Australia Recognizes Crimes Committed By ISIS Against Assyrians As Genocide

Assyrian Universal Alliance
2016-05-02 06:25 GMT

 

Pictures attributed to the Islamic State (ISIS) show the 4th century Assyrian St. Behnam monastery being blown up.In a historic and unprecedented move at the request of the Assyrian Universal Alliance, the Australian House of Representatives today recognized without objection that crimes committed by the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL) against Assyrians are 'genocide'.

The lengthy and comprehensive motion recognizes the "Assyrian people" as "an original and Indigenous people of Iraq and Syria". Therefore, this is the first instance internationally of a legislative body unequivocally recognizing that the crime of 'genocide' has been committed against Assyrians as the indigenous people of Iraq and Syria. The motion goes on to note that the crimes against humanity committed against Assyrians are on "religious, cultural and ethnic grounds" and urges "the United Nations Special Adviser on the Prevention of Genocide to make recommendations through the Secretary-General to the Security Council to recognise, prevent and halt crimes committed by ISIL".

 

RelatedTimeline of ISIS in Iraq 
RelatedAttacks on Assyrians in Syria

 

The Assyrian Universal Alliance expresses its thanks to The Hon Chris Bowen MP, Shadow Treasurer for his commitment to the Assyrian people and courage in moving this important motion in the Australian House of Representatives. The Assyrian Universal Alliance also thanks all members of Parliament who supported Mr Bowen including The Hon Tanya Plibersek MP, Deputy Leader of the Opposition and Shadow Minister for Foreign Affairs.

The formal text of the motion is as follows:

 

MR BOWEN: To move--That this House:

 

(1) recognises that the Assyrian people, who are Christian by religion, are an original and Indigenous people of Iraq and Syria;

(2) is concerned by the ethnic, religious and cultural cleansing of the Assyrian people by the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL), the systematic killings of Assyrian people and destruction of ancient Assyrian cities, churches and artefacts;

(3) Acknowledges the targeted killings and kidnappings of Assyrian clergy and ISIL's destruction of a recorded 45 Assyrian churches between June and July 2014;

(4) acknowledges the forced displacement of hundreds of thousands of Assyrians since the invasion by ISIL in Iraq and Syria, notably in Mosul and the Nineveh Plains in Iraq and the Khabour region in Syria (Hassaka province);

(5) declares that ISIL's treatment of the Assyrian people is a gross violation of human rights under the Universal Declaration of Human Rights;

(6) notes that on 24 March 2015, the Iraqi Council of Ministers, under the Chairmanship of Prime Minister, Haider Al-Abadi, issued a unanimous declaration condemning the crimes committed by ISIL (Daash) against civilians, Kurds, Christians, Yazidis and Shabak as crimes of genocide;

(7) further notes that the United States State Department and the European Parliament has recently recognised ISIL atrocities as genocide;

(8) associates with the recent remarks of United States Secretary of State John Kerry, describing ISIL as 'genocidal by self-proclamation, by ideology, and by actions';

(9) urges the United Nations Special Adviser on the Prevention of Genocide to make recommendations through the Secretary-General to the Security Council to recognise, prevent and halt crimes committed by ISIL;

(10) recognises and condemns the:

 

(a) ongoing genocidal conduct of ISIL against Indigenous minorities in Iraq, including the Assyrian peoples on religious, cultural and ethnic grounds;

 

(b) forced displacement of hundreds of thousands of Assyrians and other minority communities following the ISIL takeover of north-western Iraq;

(c) systematic killing, taking of hostages and human trafficking of minorities; and

(d) destruction of ancient Assyrian cities and holy places;

 

(11) reaffirms the rights of Christian and other minorities of Iraq to live in peace and freedom and calls for all steps to be taken to ensure that members of the affected communities can live in freedom in Iraq;

(12) notes the aspirations of the Assyrian people for the establishment of an autonomous region in the Nineveh Plains and welcomes the in principle agreement of the Iraqi Government to this; and

(13) calls for the rights of Assyrian Christians to be respected in the post ISIL makeup of Iraq and Syria.

 

The presentation can be viewed here.

 

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Au premier abord, la chancelière allemande soutient la guerre turque contre la Syrie et subventionne la fermeture de ses frontières avec l’Union européenne. Mais on ne comprend pas comment elle entend gérer les conséquences de la militarisation turque, notamment en termes d’expansion du terrorisme et d’expulsion des Kurdes et des chrétiens.

 

 

 

cord UE-Turquie du 18 mars 2016 sera-t-il appliqué ? Officiellement, la Turquie devait recevoir 6 milliards d’euros en deux ans et bénéficier d’une exemption de visa dans l’espace Schengen en échange d’une fermeture de sa frontière et du retour chez elle des migrants qui seraient néanmoins parvenus dans l’Union.

Cet accord ne porte ni sur les 1,8 million de migrants déjà entrés dans l’UE depuis la Turquie, ni sur les 2,7 millions de réfugiés syriens stationnés en Turquie.

Un mois après sa signature, seuls 325 migrants ont été renvoyés en Turquie et 103 réfugiés syriens ont été légalement acceptés dans l’Union.

À l’évidence, ce n’est pas pour cela que Bruxelles avait promis 6 milliards d’euros. Il s’agissait bien d’un financement déguisé de la guerre ; un financement par l’Union à la demande expresse de la France et de l’Allemagne.

Le voyage d’Angela Merkel en Turquie, le 23 avril, visait, selon Berlin, à parachever l’application de l’accord. La chancelière fédérale allemande a donc visité le camp modèle de Nizip-2 ; le seul camp correctement tenu en Turquie et absolument pas représentatif des conditions de vie déplorables des réfugiés syriens.

Cette étrange visite, dont les journalistes ont été exclus au profit des seuls services officiels de communication, a permis de prendre de charmantes photos de la chancelière avec des enfants biens nourris et épanouis ; une manière de dire sans le dire que la Turquie n’a pas besoin de l’argent de l’Union pour prendre soin des réfugiés, mais bien pour poursuivre la guerre.

L’Allemagne a joué un rôle important contre la Syrie. C’est elle qui a fourni, en 2005, l’arme qui servit aux États-Unis et à Israël pour assassiner Rafic Hariri. C’est elle qui a organisé, en 2012, la réunion des « Amis de la Syrie » à Abou Dhabi au cours de laquelle les puissances coloniales se sont partagées les futures concessions de gaz syrien. C’est encore elle qui a facilité, également en 2012, la rédaction du plan secret de Jeffrey Feltman de capitulation totale et inconditionnelle de la Syrie. Et c’est encore elle qui poursuit ce projet à Genève, via Volker Perthes, l’adjoint de Stefan De Mistura.

Au cours de ce voyage à Gaziantep, la chancelière fédérale a déclaré : « J’ai (...) à nouveau réclamé que nous ayons des zones où le cessez-le-feu soit particulièrement renforcé et où un niveau suffisant de sécurité puisse être garanti ». Pour les agences de presse occidentales, elle aurait ainsi accordé son soutien au projet turc de « zone de non-survol » sur le territoire syrien. Au demeurant, cette position est de pure forme car son application supposerait un vote du Conseil de sécurité auquel la Russie, la Chine et les États-Unis sont opposés.

Il est difficile d’interpréter la position allemande. S’il est clair que Madame Merkel cherche à ménager son allié turc, à obtenir de lui qu’il stoppe les migrants et à l’aider à poursuivre la guerre contre le Peuple syrien, il est impossible d’imaginer qu’elle ne s’inquiète pas de l’extension de ses activités terroristes en Europe, ni de sa volonté annoncée de priver 6 millions de Turcs de leur citoyenneté, ce qui provoquerait une nouvelle vague de migration.

Source 
Al-Watan (Syrie)

 

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Source: Le Veilleur de Ninive:

Syrie : Ils en avaient fait des dictateurs.....

Posted: 01 May 2016 02:58 AM PDT

 
Le Président Bashar El-Assad et son épouse.
L'occident en a fait des dictateurs...pour encourager la desctruction de la Syrie, un pays de plus de 20 millions d'habitants...
 
Mercenaires du Front al-Nosra
Des mercenaires d'Al-Nosra, un "ministre" français avait affirmé, avec aplomb, qu'ils "avaient fait du bon boulot"; depuis on l'a promu. 
 
Pour les USA, le Royaume-Unis et la France ces hommes en cagoules, qui appartiennent au Front al-Nosra, étaient les démocrates promis à la Syrie de demain...
 
Faut-il à présent se dire que Obama, Hollande et Cameron sont des dictateurs occidentaux et que les caïds du milieu sont les démocrates auxquels le pouvoir devrait revenir. 
 

 

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Tribune d’Ayaan Hirsi Ali (Chercheuse associée au Centre de recherche Belfer en science et affaires internationales) dans laquelle elle appelle l’Europe à «limiter et gérer plus intelligemment le flux migratoire» et s’inquiète de la montée des « populistes ».

D’origine somalienne, Ayaan Hirsi Ali émigre en 1992, âgée d’une vingtaine d’années, aux Pays-Bas. Reçue en tant que réfugiée, elle y fait ses études puis se lance en politique avec le Parti travailliste (gauche). Mais sa ferme dénonciation de l’oppression des femmes dans la communauté musulmane l’amène à rompre avec cette formation et à rejoindre le Parti populaire libéral et démocrate (droite), dont elle sera élue députée en 2003.

Les attaques terroristes de Bruxelles peuvent conduire les Belges, et peut-être d’autres pays européens, à revoir cet équilibre délicat entre liberté et sécurité. Quelle que soit l’issue de cette révision, une chose est sûre : il y aura de nouveaux attentats et après chacun d’entre eux, les citoyens européens verront leurs libertés encore un peu plus entamées sans pour autant qu’ils se sentent davantage en sécurité.

L’Europe court aujourd’hui le risque d’être rattrapée par ses vieux démons : troubles civils, lois d’exception, sans parler de partis populistes peu soucieux de l’Etat de droit et des libertés individuelles.

 

Si les élites européennes étaient honnêtes avec elles-mêmes, elles admettraient qu’un nombre non négligeable d’immigrés musulmans arrivés avant les « printemps arabes » entrent dans la catégorie des importuns, des fanatiques ou des fainéants. Il y a parmi eux des gens capables de s’adapter, mais ils ne sont pas forcément la norme.

 

Il s’agit d’un problème chronique qui ne se limite pas au terrorisme islamique. Conséquence de l’«islamisation » rampante, dans un nombre croissant de quartiers urbains, les jeunes filles et les femmes ne se sentent plus en sécurité dans la rue à moins d’avoir pris des mesures pour éviter le harcèlement sexuel ou pire. Le changement de physionomie de ces quartiers n’est pas uniquement dû à l’immigration. Il y a des établissements scolaires, des écoles coraniques et des mosquées qui instillent systématiquement dans le cœur et l’esprit des jeunes immigrés ou issus de l’immigration un rejet de la liberté et de l’égalité, qui sont censées être les valeurs fondamentales de l’Europe. [...]

Près de 60 % de ces immigrés interrogés estimaient que les musulmans doivent revenir aux racines de l’islam ; 75 % pensaient qu’il y a une seule interprétation possible du Coran à laquelle tout musulman doit se tenir et 65 % disaient que les règles religieuses sont plus importantes à leurs yeux que les lois du pays dans lequel ils vivent. [...]

Le Monde

 
 

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Programme des prochaines semaines au Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

 

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
 

 

Au Monastère Syriaque de

CHANDAI-BREVILLY (61) :

(Messe tous les dimanches et en

semaine à 10h30.

Petits Pèlerinages sur Semaine

tous les 22 et 29 du mois)

 

 

*Jeudi de l'Ascension, 5 MAI:

You have heaven adorned, earth beautified, the sea populated with its own creatures, the air filled with birds which scour it in every direction. Studious listener, think of all these creations which God has drawn out of nothing;..recognize everywhere the wisdom of God; never cease to wonder, and, through every creature, to glorify the Creator. (St. Basil the Great )

 Pèlerinage des Rogations et de l'Ascension à N-D de Miséricorde

10h30, Messe suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

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*Dimanche de la PENTECÔTE,

There is a higher level of thanksgiving: to give thanks over little. If we give thanks over a few things, God will make us rulers over many things. Perhaps, among the advantages of thanks giving are the continuity of the blessings and its increase, as one of the Fathers said, “Not a gift without increase, except that without thanksgiving”. (H.H Pope Shenouda )

 

le 15 MAI

9h,Baptème de Costanzo.10h30, Messe de la Pentecôte suivie du repas fraternel,possibilité de recontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

 

 

*Dimanche 1er Juin:

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde et aux Saints du Kerala. 

10h30, Messe suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

 

* Sunday, MAY 1:
  monthly pilgrimage to N-D Mercy and Saints Kerala.
10:30 am Mass followed by a fraternal meal and reception of the faithful.

 

 

 

RETRAITE-PELERINAGE DE GUERISON INTERIEURE 

DU 1er au 5 MAI 

Avec programme de Pèlerinage à 

*N-D de Miséricorde (Le 1er / Programme ci-dessus)

*N-D de Pontmain et le Mont St Michel (Le 2)

*A N-D de Chartres , Aux Eglises  Ste Madeleine et N-D de Verneuil Sur Avre e (Le 3) 

*Parents Martin et Ste Thérèse à Alençon (Le 4)

 

RETIREMENT-PILGRIMAGE INNER HEALING
THE 1st to May 5th
With Pilgrimage program
* N-D Pontmain and Mont St Michel (The 2)
* N-D Chartres and St. Madeleine and Our-Lady of Verneuil Sur Avre (3rd)
* Parents Martin and St. Thérèse in Alençon (4th)

 

 

 

'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

 

===

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

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Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

Samedi 30 AVRIL 2016/ N-D d'Afrique/ LECTIONNAIRE POUR LE 4ÈME DIMANCHE APRÈS LE NOUVEAU DIMANCHE (ACCORDÉ AU CALENDRIER DE L'EGLISE ORTHODOXE MALANKARE)

Lundi des Rogations

 

Aujourd'hui commence une série de trois jours consacrés à la pénitence. Cet incident inattendu paraît au premier abord une sorte d'anomalie dans le Temps pascal; et néanmoins, quand on y réfléchit, on arrive à reconnaître que cette institution n'est pas sans une relation intime avec les jours auxquels elle se rapporte. Il est vrai que le Sauveur disait avant sa Passion que « durant le séjour de l'Epoux au milieu de nous, il ne serait pas temps de jeûner (1) ; » mais ces dernières heures qui précèdent son départ pour le ciel n'ont-elles pas quelque chose de mélancolique ? et n'étions-nous pas portés tout naturellement hier à penser à la tristesse résignée et contenue qui oppresse le cœur de la divine Mère et celui des disciples, à la veille de perdre celui dont la présence était pour eux l'avant-goût des joies célestes ?

Il nous faut maintenant raconter comment et à quelle occasion le Cycle liturgique s'est complété, dans cette saison, par l'introduction de ces trois jours durant lesquels la sainte Eglise, toute radieuse qu'elle était des splendeurs de la Résurrection, semble vouloir tout à coup rétrograder jusqu'au deuil quadragésimal. L'Esprit-Saint, qui la dirige en toutes choses, a voulu qu'une simple Eglise des Gaules, un peu après le milieu du Ve siècle, vît commencer dans son sein ce rite imposant qui s'étendit rapidement à toute la catholicité, dont il fut reçu comme un complément de la liturgie pascale.

L'Église de Vienne, l'une des plus illustres et des plus anciennes de la Gaule méridionale, avait alors saint Mamert pour évêque. Des calamités de tout genre étaient venues désoler cette province récemment conquise par les Burgundes. Des tremblements de terre, des incendies, des phénomènes effrayants agitaient les populations, comme autant de signes de la colère divine. Le saint évêque, désirant relever le courage de son peuple, en le portant à s'adresser à Dieu dont la justice avait besoin d'être apaisée, prescrivit trois jours d'expiation durant lesquels les fidèles se livreraient aux œuvres de la pénitence, et marcheraient en procession en chantant des psaumes. Les trois jours qui précèdent l'Ascension furent choisis pour l'accomplissement de cette pieuse résolution. Sans s'en douter, le saint évêque de Vienne jetait ainsi les fondements d'une institution que l'Eglise entière allait adopter.

Les Gaules commencèrent, comme il était juste. Saint Alcime Avit, qui succéda presque immédiatement à saint Mamert sur le siège de Vienne, atteste que la pratique des Rogations était déjà consolidée dans cette Eglise (1). Saint Césaire d'Arles, au commencement du VIe siècle, en parle comme d'une coutume sacrée déjà répandue au loin, désignant au moins par ces paroles toute la portion des Gaules qui se trouvait alors sous le joug des Visigoths (1). On voit clairement que la Gaule tout entière ne tarda pas d'adopter ce pieux usage, en lisant les canons portés à ce sujet dans le premier concile d'Orléans tenu en 511, et réuni de toutes les provinces qui reconnaissaient l'autorité de Clovis. Les règlements du concile au sujet des Rogations donnent une haute idée de l'importance que l'on attachait déjà à cette institution. Non seulement l'abstinence de chair est prescrite pendant les trois jours, mais le jeûne est de précepte. On ordonne également de dispenser de leur travail les gens de service, afin qu'ils puissent prendre part aux longues fonctions par lesquelles ces trois jours étaient pour ainsi dire remplis (2). En 567, le concile de Tours sanctionnait pareillement l'obligation du jeûne dans les Rogations (3) ; et quant à l'obligation de férier durant ces trois jours, on la trouve reconnue encore dans les Capitulaires de Charlemagne et de Charles le Chauve.

Le principal rite des Églises des Gaules durant ces trois jours consista, dès l'origine, dans ces marches solennelles accompagnées de cantiques de supplication, et que l'on a appelées Processions, parce que l'on se rend d'un lieu dans un autre. Saint Césaire d'Arles nous apprend que celles qui avaient lieu dans les Rogations duraient six heures entières ; en sorte que le clergé se sentant fatigué par la longueur des chants, les femmes chantaient en chœur à leur tour, afin de laisser aux ministres de l'Église le temps de respirer (4). Ce détail emprunté aux mœurs des Églises des Gaules à cette époque primitive, peut nous aider à apprécier l'indiscrétion de ceux qui, en nos temps modernes, ont poussé à l'abolition de certaines processions qui prenaient une partie notable de la journée, et cela dans l'idée que cette longueur devait être en elle-même considérée comme un abus.

Le départ de la Procession des Rogations était précédé de l'imposition des cendres sur la tête de ceux qui allaient y prendre part, et c'était le peuple tout entier. L'aspersion de l'eau bénite avait lieu ensuite; après quoi le pieux cortège se mettait en marche. La Procession était formée du clergé et du peuple de plusieurs églises d'un rang secondaire, qui marchaient sous la croix d'une église principale dont le clergé présidait la fonction. Tout le monde, clercs et laïques, marchait nu-pieds. On chantait la Litanie, des Psaumes, des Antiennes, et l'on se rendait à quelque basilique désignée pour la Station, où l'on célébrait le saint Sacrifice. Sur la route on visitait les églises qui se rencontraient, et l'on y chantait une Antienne à la louange du mystère ou du saint, sous le titre duquel elles avaient été consacrées.

Tels étaient à l'origine, et tels ont été longtemps les rites observés dans les Rogations. Le Moine de Saint-Gall, qui nous a laissé de si précieux mémoires sur Charlemagne, nous apprend que le grand empereur, en ces jours, quittait sa chaussure comme les plus simples fidèles, et marchait nu-pieds à la suite de la croix, depuis son palais jusqu'à l'église de la Station (1). Au XIIIe siècle, sainte Elisabeth de Hongrie donnait encore le même exemple; son bonheur était, durant les Rogations, de se confondre avec les plus pauvres femmes du peuple, marchant aussi nu-pieds, et couverte d'un grossier vêtement de laine (1). Saint Charles Borromée, qui renouvela dans son Eglise de Milan tant d'usages précieux de l'antiquité, n'eut garde de négliger les Rogations. Par ses soins et par ses exemples, il ranima dans son peuple l'ancien zèle pour une pratique si sainte. Il exigea de ses diocésains le jeûne pendant ces trois jours, et il l'accomplissait lui-même au pain et à l'eau. La Procession, à laquelle tout le clergé de la ville était tenu d'assister, et qui commençait par l'imposition des cendres, partait du Dôme au point du jour, et ne rentrait qu'à trois ou quatre heures après midi, ayant visité le lundi treize églises, neuf le mardi, et onze le mercredi. Le saint Archevêque célébrait le saint Sacrifice dans une de ces églises, et adressait la parole à son peuple (2).

Si l'on compare le zèle de nos pères pour la sanctification de ces trois journées avec l'insouciance qui accompagne aujourd'hui, surtout dans les villes, la célébration des Rogations, on ne saurait manquer de reconnaître ici encore une des marques de l'affaiblissement du sens chrétien dans la société actuelle. Combien cependant sont importantes les fins que se propose la sainte Eglise dans ces Processions auxquelles devraient prendre part tant de fidèles qui ont des loisirs pieux, et qui, au lieu de les consacrer à servir Dieu par les œuvres de la vraie piété catholique, les consument dans des exercices privés qui ne sauraient ni attirer sur eux les mêmes grâces, ni apporter à la communauté chrétienne les mêmes secours d'édification !

Les Rogations s'étendirent rapidement des Gaules dans toute l'Église d'Occident. Elles étaient déjà établies en Espagne au VIIe siècle, et elles ne tardèrent pas à s'introduire en Angleterre, et plus tard dans les nouvelles Églises de la Germanie, à mesure qu'elles étaient fondées. Rome elle-même les adopta à la fin du VIIIe siècle, sous le pontificat de saint Léon III. C'était peu de temps après que les Églises des Gaules ayant renoncé à la liturgie gallicane pour prendre celle de Rome, eurent à admettre dans leurs usages la Procession de saint Marc. Mais il y eut cette différence qu'à Rome on conserva à la Procession du 25 avril le nom de Litanie majeure, et l'on appela Litanies mineures celles des Rogations, tandis qu'en France on désigna ces dernières par l'appellation de Litanies majeures, en réservant le nom demineure pour la Litanie de saint Marc. Mais l'Église romaine, sans blâmer la dévotion des Églises des Gaules qui avaient cru devoir introduire dans le Temps pascal trois journées d'observance quadragésimale, n'adopta pas cette rigueur. Il lui répugnait d'attrister par le jeûne la joyeuse quarantaine que Jésus ressuscité accorde encore à ses disciples ; elle s'est donc bornée à prescrire l'abstinence de la viande durant ces trois jours. L'Église de Milan qui garde si sévèrement, ainsi que nous l'avons vu, l'institution des Rogations, l'a placée au lundi, mardi et mercredi qui suivent le dimanche dans l'Octave de l'Ascension, c'est-à-dire au delà des quarante jours consacrés à célébrer la Résurrection.

Il faut donc, pour être dans cette véritable mesure dont l'Église romaine ne se départ jamais, envisager les Rogations comme une institution sainte qui vient tempérer nos joies pascales et non les anéantir. La couleur violette employée à la Procession et à la Messe de la Station n'a pas pour but de nous indiquer encore la fuite de l'Époux (1) ; mais elle nous avertit que son départ est proche ; et l'abstinence qui nous est imposée, bien qu'elle ne soit pas accompagnée du jeûne, est déjà comme un témoignage anticipé de nos regrets pour cette chère présence de notre Rédempteur qui va nous être sitôt ravi.

En écrivant ces lignes destinées à expliquer aux fidèles les motifs d'une institution que l'Église a sanctionnée par ses ordonnances, il nous vient en mémoire que, dans ces dernières années, l'abaissement des mœurs chrétiennes est venu à tel point parmi nous, que plusieurs Évêques ont cru devoir solliciter du Siège apostolique la remise de l'abstinence en ces trois jours, après tant de siècles, et dans cette même France qui, par son exemple, avait imposé à toute la chrétienté la solennité des Rogations. C'est donc une expiation de moins, une intercession de moins, un secours de moins, en un siècle déjà si appauvri des moyens par lesquels la vie chrétienne se conserve, par lesquels le ciel est fléchi, les grâces de salut obtenues. Puissent les vrais fidèles en conclure que l'assistance aux Processions de ces trois jours est devenue plus opportune que jamais, et qu'il est urgent de compenser, en s'unissant à la prière liturgique, l'abolition d'une loi salutaire qui datait de si loin, et qui, dans ses exigences, pesait si légèrement sur notre mollesse!

Selon la discipline actuelle de l'Église, les Processions des Rogations, dont l'intention est d'implorer la miséricorde de Dieu offensé par les péchés des hommes, et d'obtenir la protection céleste sur les biens de la terre, sont accompagnées du chant des Litanies des Saints, et complétées par une Messe spéciale qui se célèbre soit dans l'église de la Station, soit dans l'église même d'où la Procession est partie, si elle ne doit pas s'arrêter dans quelque sanctuaire.

On ne saurait trop estimer les Litanies des Saints, à cause de leur puissance et de leur efficacité. L'Église y a recours dans toutes les grandes occasions, comme à un moyen de se rendre Dieu propice, en faisant un appel à la cour céleste tout entière. Si l'on ne pouvait prendre part aux Processions des Rogations, que l'on récite du moins ces Litanies en union avec la sainte Eglise : on aura part aux avantages d'une si sainte institution, et on contribuera à obtenir les grâces que la chrétienté sollicite de toutes parts en ces trois jours; enfin on aura fait acte de catholique.

Nous insérons ici la Messe des Rogations, qui est la même pour les trois jours. Tout y parle de la nécessité et de la puissance de la prière. La sainte Église y revêt la couleur quadragésimale pour exprimer ses intentions expiatrices ; mais tout en elle respire la confiance et l'espoir d'être exaucée ; on sent qu'elle s'appuie sur l'amour de son Époux ressuscité.

 

LA MESSE DES ROGATIONS.
L'Introït tiré des Psaumes annonce d'avance la miséricorde du Seigneur, qui a exaucé la prière de son peuple, tout aussitôt qu'elle est montée vers lui.

INTROÏT.
De son temple saint, le Seigneur a exaucé ma prière, alleluia ; et le cri que j'ai poussé en sa présence a pénétré jusqu'à ses oreilles, alleluia, alleluia.

Ps. Je vous aimerai, Seigneur qui êtes ma force ; le Seigneur est mon appui, mon refuge et mon libérateur. Gloire au Père. De son temple.

Dans la Collecte, l'Église expose à Dieu les besoins de ses enfants, le priant de reconnaître la confiance avec laquelle ils recourent à lui, et implorant pour eux sa protection dans leurs nécessités.

ORAISON.
Faites, s'il vous plaît, ô Dieu tout-puissant, que nous qui, dans nos afflictions, mettons notre confiance en votre bonté, nous soyons fortifiés par votre protection contre toute adversité. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

On ajoute les autres Collectes, comme à la Messe du cinquième Dimanche après Pâques.

ÉPÎTRE.
Lecture de l'Épître de saint Jacques, Apôtre. Chap. V.

Mes bien-aimés, confessez vos fautes les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez sauvés ; car la prière persévérante du juste peut beaucoup. Élie était un homme semblable à nous, sujet à la souffrance; cependant, quand il eut prié avec instance pour obtenir que la pluie cessât de tomber sur la terre, il n'y eut pas de pluie durant trois ans et six mois; puis il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit. Mes frères, si l'un de vous s'écarte de la vérité, et que quelqu'un l'y fasse rentrer, il doit savoir que celui qui aura fait sortir un pécheur de l'erreur de sa voie, sauvera de la mort son âme à soi, et couvrira la multitude de ses péchés.


C'est encore à l'Apôtre saint Jacques le Mineur que la sainte Église emprunte I'Épître aujourd'hui ; et l'on ne saurait trop admirer l'à-propos que présentent les paroles de l'écrivain inspiré. L'une des fins de l'institution des Rogations est d'obtenir de la bonté de Dieu la température convenable pour les fruits de la terre, et saint Jacques nous montre, par l'exemple d'Élie, que la prière peut rendre le ciel serein, ou en faire descendre une pluie fécondante. Imitons la foi du prophète, et recommandons au Seigneur les moissons, qui ont tant besoin encore de sa bonté pour arriver à leur maturité, et pour échapper aux fléaux qui pourraient fondre sur elles. Un autre but des Rogations est d'obtenir la rémission des péchés. Si nous prions avec ferveur pour nos frères qui sont égarés, nous obtiendrons en leur faveur des miséricordes particulières. Nous ne connaîtrons peut-être pas en ce monde ceux que notre prière, unie à celle de la sainte Eglise, aura retirés de la voie du péché; mais l'Apôtre nous apprend que notre charité recevra la plus précieuse récompense, l'effusion de la miséricorde de Dieu sur nous-mêmes.


Pour exprimer le deuil et la componction dans cette Messe des Rogations, l'Église, qui a revêtu la couleur violette, arrête la jubilation de ses cantiques; elle ne se permet qu'un seul Verset alléluiatique, lequel d'ailleurs continue d'exprimer ses espérances dans la bonté du Seigneur.

 

ALLELUIA.
V/. Louez le Seigneur, parce qu'il est bon, parce que sa miséricorde est à jamais.

 

ÉVANGILE.
Suite du saint Évangile selon saint Luc. Chap. XI.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Si l'un de vous a un ami, et que, l'allant trouver au milieu de la nuit, il lui dise : Mon ami, prête-moi trois pains, parce qu'un de mes amis en voyage est venu chez moi, et je n'ai rien à lui donner; et que du dedans de la maison l'autre réponde : Ne m'importune pas, la porte est fermée, et mes serviteurs sont au lit comme moi; je ne puis me lever et te rien donner. Si cependant le premier continue de frapper, quand même il ne se lèverait pas d'abord et ne lui donnerait rien par le motif de l'amitié; à cause de son importunité, je vous le dis, il se lèvera et lui donnera ce dont il a besoin. Je vous dis de même : Demandez, et l'on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande, reçoit; et qui cherche, trouve ; et à qui frappe, on ouvrira. Est-il parmi vous un père qui donnât à son fils une pierre, lorsqu'il lui demande du pain? ou qui lui donnât un serpent, lorsqu'il lui demanderait un poisson ? ou qui lui donnât un scorpion, lorsqu'il lui demanderait un œuf? Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants,  combien plus votre Père céleste donnera-t-il l'Esprit bon à ceux qui le lui demandent !

 

Est-il rien, dans les saints Évangiles, qui soit plus expressif sur la toute-puissance de la prière que ces paroles de notre Sauveur ? La sainte Église, en nous les faisant lire aujourd'hui, nous montre assez sans doute l'importance des Rogations, puisque c'est en ces jours qu'elle nous révèle la vertu de l'intercession, qui triomphe des refus même de Dieu. Le choix des lectures de la sainte Écriture dans la Liturgie est un enseignement permanent et toujours à propos : on a dû le reconnaître jusqu'ici. En ces trois jours où il s'agit de fléchir le ciel offensé, rien n'était plus nécessaire que de faire bien comprendre aux chrétiens le pouvoir qu'exerce sur Dieu lui-même l'insistance dans la prière. Les Litanies qui ont été chantées dans le cours de la Procession nous offrent un modèle de cette sainte obstination dans la prière. Nous n'avons cessé de répéter : « Seigneur! ayez pitié; délivrez-nous, Seigneur ! Nous vous en supplions, exaucez-nous ! » En ce moment la médiation de notre divin Agneau pascal offert sur l'autel se prépare, et dans peu d'instants il joindra à nos faibles vœux son entremise toujours efficace. Muni d'un tel gage, nous nous retirerons, assurés de n'avoir pas prié en vain. Prenons donc aussi la résolution de ne plus nous tenir éloignés de la sainte Église dans ses pratiques, et de préférer toujours la prière faite avec elle à toute autre que nous offririons à Dieu en notre particulier, dans les jours où cette Épouse du Sauveur, cette mère commune, veut bien nous convier à prendre part aux devoirs de supplication que, dans notre intérêt, elle rend à son céleste Époux.

 

Dans l'Offertoire emprunté aussi à David, elle loue le Seigneur qui, malgré l'indignité de l'homme pécheur, s'est laissé vaincre par ses instances, et s'est levé pour le défendre et subvenir à ses besoins.

 

OFFERTOIRE.
Je louerai le Seigneur avec tous les accents de ma voix ; je chanterai ses louanges au milieu d'une nombreuse assemblée ; car il s'est tenu à la droite du pauvre, et il a sauvé mon âme des atteintes de ceux qui la poursuivaient, alleluia.

Les liens de nos péchés nous tenaient enchaînés, et nous ne pouvions pas nous-mêmes revenir à Dieu ; la victime pascale nous a rendus à la liberté, et chaque fois que son Sacrifice se renouvelle sur l'autel, c'est notre délivrance qui s'opère de nouveau. La sainte Eglise, dans la Secrète, représente au Dieu tout-puissant les motifs sur lesquels s'appuie notre confiance dans l'Hostie divine dont il nous a fait don.

SECRÈTE.
Par cette oblation, Seigneur, daignez nous dégager des liens de notre malice, et nous concilier les dons de votre miséricorde Par Jésus Christ.

 

On ajoute les autres Secrètes, comme à la Messe du cinquième Dimanche après Pâques.

L'Antienne de la Communion répète avec jubilation les paroles du Sauveur que nous avons entendues dans notre Évangile. C'est lui-même qui nous autorise à tout oser dans la prière. Nul de nous n'aurait osé dire: « Quiconque demande à Dieu reçoit l'effet de sa demande»; mais maintenant que le Fils de Dieu est venu du ciel en terre pour nous l'apprendre, notre consolation doit être de le répéter sans cesse.

COMMUNION.
Demandez, et vous recevrez; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et on vous ouvrira. Car quiconque demande, reçoit; quiconque cherche, trouve; et à celui qui frappe, on ouvrira, alléluia.

 

Le Sacrifice de paix est consommé, et la confiance de l'Église s'épanche dans les paroles d'actions de grâces que renferme la Postcommunion. Le don sacré a apporté la consolation ; la sainte Église espère que ses enfants en profiteront pour faire de nouveaux progrès dans l'amour.

 

POSTCOMMUNION.
Daignez, Seigneur, agréer favorablement nos vœux ; afin qu'en recevant vos dons au milieu de notre tribulation, la consolation que vous nous donnez nous fasse croître dans votre amour. Par Jésus-Christ.

 

On ajoute les autres Postcommunions, comme à la Messe du cinquième Dimanche après Pâques.

Nous ajoutons ici un fragment liturgique tiré de la Messe des Rogations selon l'antique rite gallican. Cette prière fait partie des supplications du premier jour, et doit remonter à la plus haute antiquité. On est à même d'y reconnaître l'importance que l'on attachait au jeûne des Rogations dans l'Église des Gaules, au tempo des Mamert de Vienne et des Césaire d'Arles.

 

POST NOMINA.
Ils sont à vous, Seigneur, ces aliments dont chaque jour nous nous servons pour soutenir nos forces ; ils sont à vous aussi, les jeûnes par lesquels nous contenons, pour vous obéir, nos sens entraînés par le désir d'être satisfaits. C'est vous qui, pour notre consolation, avez réglé l'ordre des temps, en sorte que nos corps eussent à attendre une réfection sobre destinée à les nourrir, dans la saison où il est opportun de le faire, et que, en d'autres temps, le devoir du jeûne les châtiât, et fît d'eux un hommage à votre justice. Daignez recevoir aujourd'hui et sanctifier l'hostie que nous vous offrons pour accompagner la sévérité de ce jeûne de trois jours, et accordez-nous la grâce de sentir en notre âme le penchant au mal s'apaiser, en même temps que nous retirons à nos corps les satisfactions ordinaires. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

 

 



Dom Guéranger in «L'année liturgique»

 

LES SONGES DANS LA BIBLE

Le Songe de Jacob, où ce dernier rêve d’une échelle dressée vers le ciel. Peinture de Nicolas Dipre, début du XVI,  siècle.

 

Bien avant la « découverte » de l’inconscient par Freud, les auteurs de la Bible ont rapporté des rêves et tenté de les interpréter.

Quelle place les songes occupent-ils dans l’Ancien Testament ?

Plusieurs passages dans l’Ancien Testament rapportent des rêves. Parfois, ils sont faciles à déchiffrer, donnant des indications précieuses à celui qui les reçoit. Le roi Abimélec entend en songe qu’il « ne doit pas prendre Sarah car elle est mariée à Abraham » (Gn 20,3).

Rêvant d’« une échelle dressée entre terre et ciel » (Gn 28,12), ­Jacob comprend que « Dieu est avec lui et ne l’abandonnera pas ». Et son beau-père Laban est informé qu’il ne doit pas poursuivre Jacob qui s’est enfui de chez lui (Gn 31,24). C’est encore le cas pour le roi Salomon qui, lors d’une nuit à Gabaôn, entend Dieu lui dire : « Demande ce que je dois te donner » (1 R 3,5).

Plus souvent, ces rêves sont obscurs et doivent être interprétés par des devins. Le roi babylonien Nabuchodonosor, troublé par son rêve d’« une statue de bronze aux pieds d’argile » (Dn 2,34), commence par faire venir ses mages. Mais c’est finalement le Juif Daniel qui lui expliquera ce songe : « Il y a un Dieu dans le ciel qui révèle les mystères et qui fait connaître au roi ce qui doit arriver à la fin des jours » (Dn 2,28).

En effet, pour les auteurs de l’Ancien Testament, « Dieu parle tantôt d’une manière, tantôt d’une autre ; Il parle par des songes, par des visions nocturnes, quand les hommes sont livrés à un profond sommeil ; Il leur donne des avertissements pour les détourner du mal et les préserver de l’orgueil » (Jb 33, 14). Et lorsque Dieu parle par songe, celui qui s’avère capable d’en comprendre le message révèle qu’il a un destin particulier. Parce qu’il sait interpréter les rêves de l’échanson et du panetier du roi d’Égypte lorsqu’il est avec eux en prison (Gn 40,5), Joseph sera sollicité pour éclairer Pharaon à propos « des sept vaches grasses et des sept vaches maigres » (Gn 41,7-26), puis nommé premier ministre d’Égypte.

Et dans le Nouveau Testament ?

Les rêves indiquent souvent la conduite à tenir. C’est particulièrement vrai chez l’évangéliste Matthieu qui souligne comment l’homme fidèle, dont le désir est ajusté à Dieu, est guidé par Lui à travers des songes.

Ainsi Joseph, fiancé de ­Marie, à qui « un ange du Seigneur apparaît en songe » comprend qu’il ne doit pas répudier sa fiancée enceinte (Mt 1,20), puis est averti en songe que le danger est écarté et qu’il peut « rentrer d’Égypte en Galilée » (Mt 2,22).

C’est en rêve également que les trois rois mages découvrent les intentions criminelles du roi Hérode (Mt 2,12). Et après un rêve, la femme de Pilate conseille à son mari « pendant qu’il est au tribunal », de ne pas condamner « ce juste » (Mt 27,19). Après la résurrection du Christ, les songes et visions des apôtres leur apparaissent comme une action de l’Esprit Saint.

Ainsi, Pierre comprend, par un rêve, que Dieu fait bon accueil aux païens et qu’il peut donc accueillir et baptiser le centurion païen Corneille (Ac 10,17). De même, Paul qui, ayant vu un Macédonien en rêve, décide de « passer en Macédoine » (Ac 16,9).

Qui sont ceux qui reçoivent ces songes dans la Bible ?

Dans l’Ancien Testament, les sages et les prophètes étaient reconnus comme tels au fait qu’ils savaient interpréter les visions qui leur étaient rapportées. En écoutant discrètement le rêve d’un ennemi à propos d’« une galette d’orge qui roule et renverse une tente » (Jg 7,13), Gédéon est certain de la victoire des Hébreux sur les Madianites.

C’est aussi parce que Dieu leur parlait au travers de songes, que les prophètes se faisaient identifier par le peuple. « Lorsqu’il y aura parmi vous un prophète, c’est dans une vision que moi, l’Éternel, je me révélerai à lui, c’est dans un songe que je lui parlerai » (Nb 12,6). Par ses sombres visions de « quatre bêtes énormes » (Dn 7,2) puis d’« un bélier et d’un bouc » (Dn 8,3), Daniel comprend, avec l’aide de l’ange Gabriel, que ces visions annoncent les épreuves à venir pour le peuple d’Israël, alors sous le joug de l’empereur ­Darius.

Mais certains profitaient de la crédulité du peuple pour se prétendre prophètes à tort. D’où les mises en garde énoncées dans le code deutéronomique : « C’est Dieu que vous suivrez (…) ; si des faiseurs de songes prêchent la rébellion contre Dieu, il ne faut pas les écouter » (Dt 13,5). De même, le prophète ­Zacharie met en garde contre « les idoles qui prédisent la fausseté, les devins qui voient du mensonge et les songes qui débitent l’illusion » (Za 10,2). « J’ai entendu les prophètes qui prophétisent en mon nom le mensonge en disant :“J’ai eu un songe ! J’ai eu un songe !” Jusqu’à quand y aura-t-il des gens qui prophétisent le mensonge et annoncent l’imposture de leur cœur ? », s’insurge aussi Jérémie à propos de ces faux devins qui « s’ingénient à faire oublier Dieu au profit de Baal » (Jr 23,25) ou qui « égarent par leurs songes mensongers » (Jr 29,8).

Aujourd’hui, comment la psychanalyse comprend-elle ces songes dans la Bible ?

Certains peuvent facilement être interprétés selon la clé habituelle de la psychanalyse freudienne, à savoir comme « la réalisation d’un désir ou d’un souhait inconscient », selon la psychanalyste chrétienne Anne-Marie Saunal.

Ainsi peuvent se comprendre les deux songes du jeune Joseph, haï par ses onze demi-frères, qui raconte avoir vu dans son sommeil « onze gerbes des champs s’incliner devant (sa) gerbe » (Gn 37,5), puis « onze étoiles, le soleil et la lune se prosterner devant (lui) » (Gn 37,9). « Il s’agit là clairement de rêves de compensation narcissique », poursuit Anne-­Marie Saunal, en considérant que, pour Joseph, le soleil représente son père Jacob et la lune, sa belle-mère Léa.

En revanche, d’autres « rêves bibliques à contenu spirituel ou prophétique restent énigmatiques et ne peuvent être compris par la psychanalyse », souligne le psychanalyste Jacques Arènes. D’ailleurs, selon lui, si la psychanalyse s’est peu intéressée aux rêves bibliques, c’est sans doute parce que l’interprétation analytique se fait toujours dans un « tissage » entre le rêveur et l’interprète. Or, « dans la Bible, le rêveur n’est pas tellement partie prenante et se montre le plus souvent incapable de relier son rêve et son désir ».

 

Claire Lesegretain

La Croix

"Most Holy Virgin, you are, after God, my comfort, my refuge, my hope and my strength." /«Très sainte Vierge, vous êtes, après Dieu, ma consolation, mon refuge, mon espérance et ma force.» (Saint Germain de Paris)

"Most Holy Virgin, you are, after God, my comfort, my refuge, my hope and my strength." /«Très sainte Vierge, vous êtes, après Dieu, ma consolation, mon refuge, mon espérance et ma force.» (Saint Germain de Paris)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,26-27.16,1-4a.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. 
Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement. 
Je vous parle ainsi, pour que vous ne soyez pas scandalisés. 
On vous exclura des assemblées. Bien plus, l’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu. 
Ils feront cela, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi. 
Eh bien, voici pourquoi je vous dis cela : quand l’heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l’avais dit. »
 




Par Saint Cyrille d'Alexandrie

(380-444), évêque et docteur de l'Église 
Commentaire sur l'évangile de Jean, 10 (trad. bréviaire) 

 

« Vous aussi, vous allez rendre témoignage »

 

 

Tout ce que le Christ avait à faire sur la terre était maintenant accompli ; mais il fallait absolument que nous « devenions participants de la nature divine » du Verbe (2P 1,4), c'est-à-dire que nous abandonnions notre vie propre pour qu'elle se transforme en une autre...

En effet, aussi longtemps qu'il demeurait dans la chair auprès des croyants, le Christ leur apparaissait, je crois, comme le donateur de tout bien.

Mais lorsque viendrait le moment où il devrait monter vers son Père des cieux, il faudrait bien qu'il soit présent par son Esprit auprès de ses fidèles, qu'il « habite par la foi dans nos cœurs » (Ep 3,17). 

Les hommes en qui l'Esprit est venu et a fait sa demeure sont transformés ; ils reçoivent de lui une vie nouvelle comme on peut facilement le voir par des exemples pris dans l'Ancien et le Nouveau Testament.

Samuel, après avoir adressé tout un discours à Saül, lui dit : « L'Esprit du Seigneur fondra sur toi et tu seras changé en un autre homme » (1S 10,6).

Quant à saint Paul :

« Nous tous qui, le visage dévoilé, reflétons la gloire du Seigneur, nous sommes transfigurés en cette même image, de gloire en gloire, comme il convient au Seigneur qui est Esprit.

Car le Seigneur, c'est l'Esprit » (2Co 3,18). 

Vous voyez comment l'Esprit transforme pour ainsi dire en une autre image ceux en qui on le voit demeurer.

Il fait passer facilement de la considération des choses terrestres à un regard exclusivement dirigé vers les réalités célestes ; d'une lâcheté honteuse à des projets héroïques.

Nous constatons que ce changement s'est produit chez les disciples : fortifiés ainsi par l'Esprit, les assauts des persécuteurs ne les ont pas paralysés ; au contraire, ils se sont attachés au Christ par un amour invincible.

 

C'est absolument indubitable.

Elle est donc bien vraie, la parole du Sauveur : « C'est votre intérêt que je retourne au ciel » (Jn 16,7). Car c'est le moment de la descente de l'Esprit.

 

Lundi 2 MAI 2016/ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

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