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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 07:29
Abba Matoes said, “I prefer some light activity that lasts to one that is onerous at first and soon broken off.”

Abba Matoes said, “I prefer some light activity that lasts to one that is onerous at first and soon broken off.”

Lectionnaire pour le

Cinquième dimanche après la Pentecôte

(Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)

 

Saint Qurbana :

 

o    Actes 9:10-18 :

  • 10 Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur lui dit : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. »
  • 11 Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme de Tarse nommé Saul. Il est en prière,
  • 12 et il a eu cette vision : un homme, du nom d’Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. »
  • 13 Ananie répondit : « Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem.
  • 14 Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. »
  • 15 Mais le Seigneur lui dit : « Va ! car cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël.
  • 16 Et moi, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom. »
  • 17 Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur, c’est Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d’Esprit Saint. »
  • 18 Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva, puis il fut baptisé.

 

o    II Corinthiens 5: 14-20 :

  • 14 En effet, l’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort.
  • 15 Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.
  • 16 Désormais nous ne regardons plus personne d’une manière simplement humaine : si nous avons connu le Christ de cette manière, maintenant nous ne le connaissons plus ainsi.
  • 17 Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né.
  • 18 Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation.
  • 19 Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.
  • 20 Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu.
  •  

o     

o    Saint-Luc 9 :10-17 :

  • 10 Quand les Apôtres revinrent, ils racontèrent à Jésus tout ce qu’ils avaient fait. Alors Jésus, les prenant avec lui, partit à l’écart, vers une ville appelée Bethsaïde.
  • 11 Les foules s’en aperçurent et le suivirent. Il leur fit bon accueil ; il leur parlait du règne de Dieu et guérissait ceux qui en avaient besoin.
  • 12 Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. »
  • 13 Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. »
  • 14 Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »
  • 15 Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde.
  • 16 Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule.
  • 17 Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers.
  •  
19 Juin 2016 / Lectionnaire pour le Cinquième dimanche après la Pentecôte (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)

 

« Le sacrifice de la messe est le centre auquel tout se rapporte dans la liturgie. A un certain moment, pendant la messe (et c'est pour quoi le « silence sacré » (1) est alors de rigueur), il y a comme un coup de foudre divin ; aux paroles de la double consécration (qui, fait qu'elle sépare sacramentellement le Corps et le Sang du Seigneur, est un signe à portée réelle de sa mort sur la croix), Jésus se rend présent sur l'autel, en l'état de victime : voilà soudain mystérieusement devant nous, pendant quelques minutes du temps où nous vivons, le sacrifice où il s'est donné pour nous, sa suprême offrande de lui-même au Père, l'acte par lequel il a conquis la grâce rédemptrice pour tous les hommes. A la messe, les fidèles ne sacrifient pas avec le prêtre ; c'est au prêtre seul qu'a été confié, en vertu du sacrement de l'Ordre, le pouvoir de sacrifier (*). Les fidèles tiennent de leur Baptême une autre sorte de pouvoir, la capacité de s'unir au prêtre dans l'offrande de la victime sacrifiée (comme d'être, ainsi que lui, nourris du Corps du Christ après qu'il s'en est nourri dans la communion sacramentelle par laquelle il consomme le sacrifice). Ils agissent alors au titre même de membres visibles ou sacramentellement marqués de l’Église qui, en union avec son Chef, et dans un rite sacré accompli en commun avec lui, offre à Dieu l'Agneau qui porte les péchés du monde. »

1. De sacra liturgia ["Sacrosantum concilium"], S 30.
(*) : Le prêtre à l'autel agit in persona Christi, c'est à dire « dans la personne du Christ », ou plus précisément « avec l’autorité et la puissance du Christ ».

Jacques Maritain (1882-1973), Le Paysan de la Garonne, Desclée de Brouwer, Paris, 1965.

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Par l'Archiprâtre Alexander MEN:

Un jour, deux mineurs se sont retrouvés enfermés dans une mine. Les heures passaient et ils craignaient d'étouffer.

Ils cherchaient la sortie dans l'obscurité et ne pouvaient pas la trouver. Sombrant dans le désespoir, ils criaient, appelaient, couraient, tombaient par terre.

Et voici qu'un d'eux dit : "Attends, on se calme. Prions, nous rassemblerons nos forces et nous écouterons :

d'où vient donc la faible brise?"

Le compagnon l'a écouté, a commencé à écouter, les deux se sont calmés.

Et voici que dans le calme, ils ont senti d'où venait au devant un léger vent.

Donc il y avait là une sortie.

Ils sont allés à cette partie, et ont trouvé l'orifice par lequel ils ont pu sortir, et se sont sauvés.


Telle est notre vie.

Quelles que soient les vicissitudes et les difficultés, ne désespérons pas.

Arrêtons-nous, prions, concentrons-nous, écoutons : où nous appelle l'Esprit de Dieu?

Il nous appelle là-bas, où il y a le Salut, où est l'invisible Royaume Céleste promis, mais aussi où est la grande promesse qui fait de nous tous des fils de Dieu par la puissance de Son Saint Esprit.

Amen.
(Archiprêtre Alexandre Men.)

 

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Par Saint Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Sermon 211, 5-6 (SC 116, p. 169) 

 

« Va te réconcilier avec ton frère »

 

 

Frères, qu'il ne subsiste pas de désaccord parmi vous ... Peut-être qu'en pensée vous vous mettez à dire :

« Je veux faire la paix, mais c'est mon frère qui m'a offensé ... et il ne veut pas solliciter mon pardon ».

Que faire alors ?...

Il faut que s'interposent entre vous des tiers, amis de la paix...

Quant à toi, sois prêt à pardonner, sois totalement prêt à lui remettre sa faute de tout ton cœur.

Si tu es prêt à lui remettre sa faute, tu la lui as déjà remise. 

Il te reste encore à prier : prie pour lui afin qu'il te demande pardon, car tu sais qu'il n'est pas bon pour lui de ne pas le faire. Prie donc pour lui...; dis au Seigneur :

« Tu sais que je n'ai pas offensé mon frère... et qu'il lui est nuisible de m'avoir offensé ; quant à moi, je te demande de bon cœur de lui pardonner ». 

Voilà ce que vous avez à faire pour vivre en paix avec vos frères ..., pour que nous fassions la Pâque sereinement et que nous puissions célébrer sereinement la Passion de celui qui ne devait rien à personne et qui a remboursé les dettes à la place des débiteurs, le Seigneur Jésus Christ, qui n'a offensé personne et que, pour ainsi dire, le monde entier a offensé.

Ce ne sont pas des châtiments qu'il a exigés, mais des récompenses qu'il a promises...

C'est lui-même que nous prenons à témoin dans nos cœurs : si nous avons offensé quelqu'un, nous allons demander pardon ; si quelqu'un nous a offensés, nous sommes prêts à pardonner et à prier pour nos ennemis. 

 

Par Saint Jean de Cronstadt:

Le Seigneur est ma vie ici-bas ; 

le Seigneur est ma délivrance de la mort éternelle; le Seigneur est ma vie sans fin au ciel;

le Seigneur est ma purification et la libération de mes péchés sans nombre;

Il est ma sanctification.

Le Seigneur est ma force aux moments de ma faiblesse, mon soulagement dans l'angoisse, mon espérance dans le découragement et dans la détresse;

le Seigneur est le feu vivifiant qui réchauffe ma froideur; le Seigneur est ma lumière dans l'obscurité, ma paix dans le trouble; le Seigneur est mon défenseur dans les tentations.

Il est ma pensée, mon désir, mon activité;

il est le flambeau de mon âme et de mon corps, ma nourriture, ma boisson, mon vêtement, mon bouclier, mon armure.

Le Seigneur pour moi est tout.

Ô mon âme, ne cesse pas d'aimer et de remercier le Seigneur ! « Mon âme, bénis le Seigneur et que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom.

Mon âme, bénis le Seigneur et garde-toi d'oublier ses innombrables bienFaits.

C'est lui qui pardonne toutes tes iniquités, lui qui guérit toutes tes infirmités; c'est Lui qui rachète la vie de la mort, lui qui te couronne dans sa miséricorde et dans ses compatissantes bontés; c'est lui qui rassasie de biens ton désir. » (Ps 102). 
(Saint Jean de Cronstadt in ''Ma vie en Christ'')

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Au calendrier Malankare Orthodoxe:

"Jeûne des Apôtres" (Préparant les Fêtes de St Pierre et Paul (29 Juin) et des Saints Apôtres (30 Juin)

 

 

 

 

DU CÔTE DE NOS FRERES AÎNES LES SAINTS:

 

 

Saints Gervais et Protais

Martyrs

Fils des saints Vital et Valérie, ces deux saints moururent martyrs à Milan au cours du IIe siècle. Ils sont entrés dès l’antiquité dans le Férial de l’Église de Rome, en raison des circonstances extraordinaires et des miracles qui accompagnèrent la découverte de leurs corps par les soins de saint Ambroise.

Persécuté par les Ariens et l’impératrice Justine, Ambroise était assiégé dans une église avec de pieux Milanais quand Dieu voulut les consoler, en révélant à l’évêque le lieu où reposaient les saintes reliques de Gervais et Protais.

Saint Augustin, qui était présent, nous décrit admirablement la scène au IXe Livre des Confessions.

« C’était en cette année, ou peu après, où l’impératrice Justine, mère de l’empereur Valentinien encore enfant, séduite par les Ariens, commença, par zèle pour l’hérésie, à persécuter ton serviteur Ambroise, Seigneur. Le peuple fidèle passait la nuit dans l’église, disposé à se laisser mettre à mort avec son évêque. Là, Seigneur, ta servante, ma mère, occupait la première place, tant dans les prières vigiliales que dans la part qu’elle prenait aux angoisses d’Ambroise. Elle ne vivait que de prière. Pour que le peuple ne défaillît pas de lassitude, pour la première fois fut institué le chant des hymnes et des psaumes, comme on a accoutumé de le faire en Orient...

 » Alors toi, dans une vision, tu montras à l’évêque où étaient cachés les corps des martyrs Gervais et Protais, que tu avais, durant un si grand nombre d’années, conservés sans corruption dans le trésor de ton secret, pour les montrer au monde en temps opportun, afin d’humilier la rage d’une femme, il est vrai, mais impératrice.

 » Quand le lieu fut découvert et débarrassé des décombres, tandis que les corps saints, avec l’honneur convenable, étaient transportés en grand triomphe à la basilique ambrosienne, les possédés furent guéris, et, qui plus est, par leur bouche les démons confessaient ce qu’ils sont. Un homme qui depuis de longues années était aveugle, et que tous en ville connaissaient, apprit le motif de ces cris insolites du peuple en fête; aussitôt il se leva d’un bond et pria celui qui le conduisait de le mener près du cercueil. Y étant arrivé, il obtint de faire toucher un linge aux corps de ceux dont la sainte mort fut précieuse, Seigneur, devant toi, et, ayant appliqué le linge sur ses yeux, il recouvra subitement la vue »

Saint Ambroise découvrit leurs corps le 19 juin 386.

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Saint Dié (ou Saint Déodat)

ermite dans les Vosges

Tropaire ton 4

Evêque de Nevers, tu as participé,*
Au Concile d'Eglise qui eut lieu à Sens,*
En compagnie des saints Eloi, Ouen et Faron.*
Quittant ta charge, tu fondas deux monastères,*
Sis aux solitudes montagneuses des Vosges.*
Saint Déodat, prie Dieu pour qu'Il sauve nos âmes!

Saint Dié (ou Déodat) était un moine, d’origine irlandaise, selon certains auteurs. Vers 655, il est nommé évêque de Nevers. Cependant, attiré par une plus grande solitude, il abandonne sa charge et se rend dans les Vosges, où il réside en divers endroits avant de se fixer en Alsace. Là, sur un lieu nommé Novientum, il fonde et dirige une abbaye qui prend plus tard le nom d’Ebersmunster et qui est richement dotée grâce à la générosité d’Adalric, le duc d’Alsace (père de Ste Odile). Une fois cet établissement bien établi, il part à nouveau en quête de solitude, retourne dans les Vosges et s’arrête au Val de Galilée, où il entreprend bientôt (vers 660) la fondation d’un autre monastère placé sous la règle de St Colomban (et qui constituera les bases de la future ville de Saint-Dié-des-Vosges. Vers la fin de sa vie, il abandonne toutes ses charges pour se retirer comme ermite.

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Saint Romuald est un moine mort en 1027

ROMUALD 19 JUIN

 

Romuald est un Italien de Ravenne, jeune noble il assiste à l’assassinat d’un de ses parents et entre au superbe monastère bénédictin de Saint-Apollinaire in Classe. Mais comme il est épris d’absolu il part en 978 pour Saint Michel de Cuxa dans les Pyrénées où il vit en ermite une dizaine d'années.

 

Lorsqu'il décide de regagner Ravenne pour des raisons familiales, sa réputation de sainteté est si bien établie que des paysans pyrénéens veulent le garder par la force ! En Italie il ramène nombre d'ermites à une vie régulière en adaptant la Règle de Saint Benoît  aux exigences de la vie solitaire et à une  rigueur, parfois effrayante.

 

 

 

 Vers 1012, un grand seigneur lui fait don d'un domaine à Camaldoli en Toscane, dont il fera le premier ermitage des « Camaldules » qui sont des ermites bénédictins. Il fondera d’autres ermitages dont Val di Castro où il meurt en 1027.

 

BONNE FETE , GERVAIS, PROTAIS, DIE ET AUX ROMUALD

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In bonds he sailed, and retrieved the wreck,

and bound fast the tempest.

It was when he was in bonds that the monster fastened on him, and fell from his hand, having done no hurt.

He was bound at Rome, and preaching in bonds drew thousands to his cause, holding forward, in the place of every other, this very argument, I mean his chain.

It is not however our lot to be bound nowadays.

And yet there is another chain if we have a mind to wear it. And what is it?

It is to restrain our hand, to be not so forward to covetousness. With this chain let us bind ourselves.

Let the fear of God be unto us instead of a band of iron. Let us loose them that are bound by poverty, by affliction.

There is no comparison between opening the doors of a prison, and releasing an enthralled soul.

There is no comparison between loosing the bonds of prisoners and “setting at liberty them that are bruised;”

(Luke 4:18.)

this last is far greater than the other; for the other there is no reward in store, for this last there are ten thousand rewards.

[Excerpt from St. John Chrysostom’s Homily VIII on the Epistle to the Ephesians]

Ayons une intention pour notre bon ami Mor Melethius en ce moment en visite pastorale aux U.S.A

Blessed art Thou, O Christ our God, Who hast revealed the fishermen as most wise, having sent upon them the Holy Spirit, and through them Thou hast fished the universe, O Lover of mankind, glory to Thee.

Blessed art Thou, O Christ our God, Who hast revealed the fishermen as most wise, having sent upon them the Holy Spirit, and through them Thou hast fished the universe, O Lover of mankind, glory to Thee.

L’ÉPICLÈSE ET LA PENTECÔTE

Sens du mot –

« Épiclèse » signifie « invocation sur » ou « au-dessus » – epi + kaleô en grec. Il désigne généralement la prière adressée au Père céleste pour qu’Il daigne envoyer l’Esprit saint sur les dons – Agneau et Calice – désignés par le Fils comme son Corps et son Sang. Ce n’est donc pas à proprement parler une invocation du saint Esprit. En revanche, dans la belle prière que nous disons à partir de la Pentecôte, l’Esprit est directement appelé : « Roi céleste, Consolateur… viens et fais ta demeure en nous ! »

L’épiclèse eucharistique

Dans la divine liturgie – ou liturgie eucharistique – depuis les temps anciens, l’épiclèse a été considérée comme indispensable à la consécration des saints Dons. Pourquoi ? – parce qu’elle actualise effectivement l’évènement de la Pentecôte : glorieuse descente de l’Esprit du Père sur ceux qui croient dans Jésus le Fils de Dieu – et, par eux, sur la création tout entière. Une célébration sans épiclèse réduirait le sacrement eucharistique à l’œuvre du Christ, et manquerait de toute la réalité trinitaire qui advient par la venue de l’Esprit. Le texte de l’épiclèse eucharistique dans la divine liturgie selon saint Jean Chrysostome est le suivant : « Nous t’offrons encore ce culte spirituel et non sanglant et nous t’invoquons, nous te prions et nous te supplions : envoie ton Esprit saint sur nous et sur les dons qui sont présentés ici. Et fais ce pain – Corps précieux de ton Christ ; et ce qui est dans ce calice – Sang précieux de ton Christ – les transformant par ton Esprit saint ! »

Saint Hippolyte

Le texte d’une très ancienne liturgie latine, l’anaphore de saint Hippolyte de Rome, dit : « Nous t’offrons le pain et la coupe, en te rendant grâce de ce que Tu nous as jugés dignes de nous tenir devant toi et de te servir ; et nous te demandons d’envoyer ton Esprit saint dans l’offrande de ta sainte Église, pour la rendre Corps et Sang de Jésus Christ ton Fils. En les rassemblant, donne à tous les sanctifiés qui en reçoivent d’être remplis de l’Esprit saint, pour que leur foi soit confirmée dans la vérité ». Cela veut dire que les seules paroles du Christ ne suffisent pas pour accomplir le saint sacrifice. Sans l’Esprit, l’œuvre du Verbe attend son accomplissement, et les dons ne sont pas véritablement consacrés.

La glorieuse Descente de l’Esprit

La Pentecôte s’actualise quand le Père exauce la prière de son peuple et celle de son Fils glorifié à sa droite. « L’oblation ne peut être sanctifiée là où n’est pas l’Esprit saint », écrivait en Occident, au IIIème siècle, saint Cyprien de Carthage (P.L. t. IV, col. 392). Avant lui, saint Irénée, au IIème siècle, dit que la consécration des offrandes a lieu par l’invocation de Dieu (epiclisis tou Theou) et la parole de l’invocation (logos tis epikliseos – P.G. t. VII, col. 580). Saint Cyrille de Jérusalem écrit au IVème siècle : « Nous supplions le Dieu Ami de l’homme d’envoyer le saint Esprit pour que Celui-ci fasse du pain le Corps et du vin le Sang du Christ » (P.G. t. XXXIII, col. 1113).

Présence corporelle du Christ

Ainsi, chaque fois que l’Église célèbre la divine liturgie, l’Esprit rend présent corporellement le Christ dans les offrandes présentées par l’Église. Chaque fois, l’Esprit descend pour enflammer l’intelligence et le cœur de ceux qui croient en Jésus vrai Dieu et vrai Homme, les illuminer et les sanctifier. Il leur permet de communier à la présence corporelle du Fils de Dieu incarné. Il réalise le mystère de l’Église comme sacrement de la présence du Christ dans son Corps, dans ses membres et, par eux, dans son monde.

19 Juin 2016 / Lectionnaire pour le Cinquième dimanche après la Pentecôte (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)

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