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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 05:30
Remember the words: God gave you time to work for your eternal Salvation. Do not waste it! (Elder Sophrony)

Remember the words: God gave you time to work for your eternal Salvation. Do not waste it! (Elder Sophrony)

Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,6-11.

Très chers frères : humiliez-vous sous la main puissante de Dieu, pour qu'il vous exalte au temps de sa visite. 
Déchargez-vous sur lui de toutes vos sollicitudes, car lui-même prend soin de vous. 
Soyez sobres, veillez ; votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rode autour de vous, cherchant qui dévorer. 
Résistez-lui, fermes dans la foi, sachant que vos frères dispersés dans le monde, endurent les mêmes souffrances que vous. 
Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ, après quelques souffrances, achèvera lui-même son œuvre, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. 
A lui soient la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen ! 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 15,1-10.

En ce temps-là, les publicains et les pêcheurs s'approchaient de Jésus pour l'écouter. 
Et les Pharisiens et les scribes murmuraient, disant : " Cet homme accueille des pécheurs et mange avec eux. " 
Et il dit à leur adresse cette parabole : 
" Qui d'entre vous, ayant cent brebis, s'il en perd une, ne laisse pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert, pour aller après celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il l'ait retrouvée ? 
Et quand il l'a retrouvée, il la met sur ses épaules tout joyeux et, 
de retour à la maison, il convoque les amis et les voisins et leur dit : " Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue. " 
Ainsi, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance. 
Ou bien, quelle est la femme ayant dix drachmes qui, si elle perd une drachme, n'allume une lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin jusqu'à ce qu'elle l'ait retrouvée ? 
et quand elle l'a retrouvée, elle convoque les amies et les voisines et leur dit : " Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la drachme que j'avais perdue. " 
Ainsi, je vous le dis, il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. " 
 


Par le Bx Charles de Foucauld

(1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara 
Retraite à Nazareth, nov. 1897 (Seuil, Livre de Vie 1966, p. 17 s) 

 

À la recherche de la brebis perdue

 

Je m'éloignais, je m'éloignais de plus en plus de vous, mon Seigneur et ma vie, et aussi ma vie commençait à être une mort, ou plutôt c'était déjà une mort à vos yeux. Et dans cet état de mort vous me conserviez encore... Toute foi avait disparu, mais le respect et l'estime étaient demeurés intacts. Vous me faisiez d'autres grâces, mon Dieu, vous me conserviez le goût de l'étude, des lectures sérieuses, des belles choses, le dégoût du vice et de la laideur. Je faisais le mal, mais je ne l'approuvais ni ne l'aimais... Vous me donniez cette inquiétude vague d'une conscience mauvaise, qui endormie qu'elle est, n'est pas tout à fait morte. 

Je n'ai jamais senti cette tristesse, ce malaise, cette inquiétude qu'alors. Mon Dieu, c'était donc un don de vous ; comme j'étais loin de m'en douter ! Que vous êtes bon ! Et en même temps que vous empêchiez mon âme, par cette invention de votre amour, de se noyer irrémédiablement, vous gardiez mon corps : car si j'étais mort alors, j'aurais été en enfer... Ces dangers en voyage, si grands et si multipliés, dont vous m'avez fait sortir comme par miracle ! Cette santé inaltérable dans les lieux les plus malsains, malgré de si grandes fatigues ! Oh, mon Dieu, comme vous aviez la main sur moi, et comme je la sentais peu ! Comme vous m'avez gardé ! Comme vous me couviez sous vos ailes lorsque je ne croyais même pas à votre existence ! Et pendant que vous me gardiez ainsi, le temps se passait, vous jugiez que le moment approchait de me faire rentrer au bercail. 

Vous avez dénoué malgré moi toutes les liaisons mauvaises qui m'auraient tenu éloigné de vous ; vous avez dénoué même tous les liens bons qui m'auraient empêché d'être un jour tout à vous... Votre seule main a fait en cela le commencement, le milieu et la fin. Que vous êtes bon ! C'était nécessaire pour préparer mon âme à la vérité ; le démon est trop maître d'une âme qui n'est pas chaste pour y laisser entrer la vérité ; vous ne pouviez pas entrer, mon Dieu, dans une âme où le démon des passions immondes régnait en maître. Vous vouliez entrer dans la mienne, ô bon Pasteur, et vous en avez chassé vous-même votre ennemi.

 

« La Douceur, c'est l'amour aux mains tendues pour donner, tout donner et même se donner. L'être qui n'est que don, qui ne pense pas à lui mais à l'autre est un doux. Comme saint François d'Assise, sa douceur s’étend à tout le monde qui l'entoure. Là où il y a la discorde, il cherche la paix ; là où est le désespoir, il met l'espérance ; là où règne la tristesse, il met la joie. Il ne cherche pas à être servi, mais à servir, il veut consoler plutôt qu'être consolé. Ayant banni toute recherche de son propre intérêt, le doux se tourne vers les autres : les bons dont il encourage la bonté, les méchants envers qui il se montre ferme (car douceur ne signifie pas lâcheté), les forts qu'il désarme par sa tendresse, les faibles qu'il encourage par son affection, les saints qu'il confirme par son exemple, les pécheurs qu'il accueille sans juger... Le Doux, c'est Jésus, c'est Jésus crucifié, ayant tout donné pour les autres, jusqu'à son Cœur transpercé. »

« L'Humilité, c'est l'amour aussi, mais l'amour qui reçoit, les mains tendues pour recevoir. L'homme humble se montre petit comme un mendiant, son bonheur n'est pas dans ce qu'il a, ni dans ce qu'il reçoit, mais dans le fait de recevoir, de donner à l'autre l'occasion de faire un don. Pour lui, tout est don, tout est grâce (selon la maxime de la petite Thérèse). L'Humble est un victorieux toujours : « il est juste et victorieux, humble, monté sur un âne, sur un ânon, le petit d'une ânesse... » (Za 9, 9) dans une foule en liesse. Mais c'est le même, humble et victorieux, qui monte au calvaire en portant sa croix, c'est le même qui sort vivant du tombeau. C'était déjà le même qui naissait dans une crèche ! L'Humble reçoit tout finalement de Dieu. Là est sa victoire : il est dans l'amour, à priori, par choix. Finalement, il ne subit rien puisqu'il consent librement à tout à chaque instant par amour et dans l'amour. L'Humble, c'est Jésus humilié, c'est Jésus crucifié, c'est le Cœur transpercé.

Douceur et Humilité nous ramènent finalement au Coeur transpercé du Christ. Contempler Jésus Doux et Humble de Cœur et vouloir lui ressembler ..."

Mgr David MacaireLes petites Prières, Petit Guide Spirituel, Éditions Peuple Libre, Lyon, 2015.

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N'oubliez pas ces paroles : Dieu vous a donné du temps pour oeuvrer à votre Salut éternel.

Ne le gaspillez pas!

(Ancien Sophrony)

Défendre la Jerusalem intérieure
« Chacun doit être, pour autant que cela soit convenable et nécessaire,

quelquefois enfant et quelquefois lion.

Il convient d’être lion lorsque les passions des esprits malins s’élèvent contre nous ;

car «nous avons à combattre, non contre la chair et le sang,

mais contre les principautés et les puissances,

contre les princes de ce monde dans ce siècle ténébreux,

contre les esprits de malice répandus dans les airs»

(Saint Seraphim de Sarov)
(Source:http://orthodoxologie.blogspot.fr/…/la-garde-de-la-jerusale…)

 

Let us refrain from passing judgment or condemnation on our neighbor. If we do, then we will not be terrorized by blasphemous thoughts, since the one produces the other./ Puissions-nous nous abstenir de jugement ou de condamnation sur notre voisin. Si nous réussissons, alors nous ne serons plus terrorisés par des pensées blasphématoires puisque nous produisons leur contraire...

Let us refrain from passing judgment or condemnation on our neighbor. If we do, then we will not be terrorized by blasphemous thoughts, since the one produces the other./ Puissions-nous nous abstenir de jugement ou de condamnation sur notre voisin. Si nous réussissons, alors nous ne serons plus terrorisés par des pensées blasphématoires puisque nous produisons leur contraire...

La Blessure, Blessure d'amour, blessure divine...

 

La blessure a pour vertu première de réveiller, de faire sortir de la torpeur, de l'habitude.Il est bon de préciser dès ici la grande différence qui sépare les meurtrissures psychologiques de la blessure spirituelle.

Sur le plan psychologique, l'individu se sent atteint par la méchanceté, l'injustice, le mensonge, la froideur, l'humiliation. Il s'est éprouvé lésé, agressé, il est une victime.

C'est la manifestation d'un monde de laideur, de choses négatives qui l'a affligé. Et, bien sûr, il cherche à être compris, choyé. Son moi doit être guéri de toutes ces blessures.

Mais sur le plan spirituel, l'être n'est pas blessé par des choses douloureuses, il l'est avant tout par l'Amour, la Beauté, la Sagesse, l'Infinité de Dieu.

Il se sent dépassé, profondément atteint et arraché à lui-même.

Ces hautes révélations renvoient l'homme à ses limites, à son insuffisance.

Et à son prétentieux petit moi qu'il ne s'agit plus de conforter mais bien d'oublier, du moins de mettre à sa juste place. Ainsi, la blessure spirituelle offre à chacun la chance de sortir de sa citadelle et de se relier à la Source.

Se reconnaître blessé est un premier pas sur la vole. On peut aborder de trois façons la blessure que l'on ressent: soit on cherche à la refermer, et on se situe au niveau thérapeutique; soit on fait un travail de transformation, à la façon dont la perle naît d'une écharde dans la chair de l'huître, et c'est un chemin initiatique; soit on la garde vive, et c'est la vole mystique.

Dans cette troisième démarche l'être se sait inconsolable parce que touché, appelé par l'infini.

Je tiens à l'écrire une fois pour toute, pour bien faire la distinction entre la valeur transformatrice de la blessure et le goût de souffrir.

Toute dévotion peut connaître des déviations et des perversions. Et toute souffrance peut être récupérée par une religion qui veut asseoir son pouvoir et contrôler ses fidèles.

Or la douleur n'est pas en elle-même sanctifiante et l'humiliation volontaire qui va jusqu'à l'abjection n'a rien d'une délivrance. Le dolorisme est un asservissement tandis que la blessure que chantent les mystiques ouvre à une liberté et à une joie qui rapprochent de Dieu.

Le malaise que ressentent de plus en plus les hommes du monde contemporain, en particulier les habitants des pays riches, viendrait moins des souffrances psychologiques subies que du désir forcené d'éviter toute souffrance, du déni de la blessure.

Grégoire le Grand affirmait clairement que la santé ne consiste pas en l'absence de toute meurtrissures et que la véritable maladie vient de l'oubli de la blessure.

Prenant appui sur la douce plainte de la Bien Aimée du Cantique des Cantiques, «Je suis blessée d'Amour», Grégoire le Grand évoque les atteintes que le péché et le désir font à l'homme endurci, avant de montrer combien l'amour divin touche profondément l'âme devenue sensible, l'âme qui se sent en exil.

Cette blessure irréversible devient brûlure et flamme, aspiration à l'Unique, seul Désir.

L'être spirituel est semblable à l'amante du Cantique qui cherche sans se lasser «Celui que son coeur aime» et par qui elle est profondément marquée Grégoire le Grand en vient à considérer: «La santé du corps n'a plus aucune importance pour celui qui a été frappé par la blessure de l'amour.

En effet, la santé d'un coeur qui ignore la douleur de cette blessure doit plutôt être appelée maladie.

Mais lorsque le désir se met à aspirer fortement vers les chose du ciel, et que la blessure de l'amour devient sensible, l'âme qui auparavant était malade corporellement recouvre maintenant la santé, parce que son trouble la rappelle vers la sûreté du repos intime de l'amour».

La blessure faite par l'Amour est l'unique blessure, celle à laquelle toutes les autres-les physiques, les psychologiques-ramènent.

La blessure irrémédiable, heureuse aussi, causée par l'Amour vient d'une rencontre ineffable, splendide: désormais, celui qui a été touché aspire de toutes ses forces à rejoindre cette immensité qui est son climat, à se fondre* en cet Amour qui est son être véritable, éternel.

La haute blessure l'engage à une approche sans fin, le meut en un désir inlassable.

Ainsi, toute illumination d'amour se révèle en même temps, d'un même coup de flèche ou de lance, blessure inoubliable.


(Jacqueline KELEN)

* Sur ce terme, je tiens à préciser que l'union en l'Amour Divin respecte la personne et ne la conduit jamais à être comme "fondue" dans un Tout..., c'est au contraire le "couronnement" de la personne humaine telle que projettée par Dieu et restaurer dans son intégritée par le Sacrifice du Christ mort et réssuscité qui nous communique pour ce faire la grance Sanctifiante (Déifiante) du Saint Esprit.

(Note du claviste)

 

 

See original image
 
DU CÔTE DE NOS FRERES
 
AÎNES LES SAINTS:
 
"Abba Isidore
of Pelusia said, 
'Many desire virtue, but fear to go forward in the way that leads to it, while others consider that virtue does not even exist. So it is necessary to persuade the former to give up their sloth, and teach the others what virtue really is."
 Abba Isidore de pelusia a dit, 
" Beaucoup de volonté pour la vertu, mais la peur d'aller de l'avant dans le chemin qui mène au but, tandis que d'autres considèrent que la vertu n'existe même pas.
Il est donc nécessaire de persuader les premiers de renoncer à leur paresse, et enseigner aux autres que, vraiment, la vertu existe."
 
L'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone comme l'ensemble des Eglises Orthodoxes en France et Francophonie fait aujourd'hui mémoire de:

7 juin :

Saint Meriadec,

évêque de Vannes

L'histoire 

Ordonné prêtre contre la volonté familiale, la légende veut qu’il effectue plusieurs guérisons miraculeuses avant de traverser la Manche en direction des Cornouailles. Débarqué à Camborne en Cornouailles (une localité se nomme Meiriadog dans la paroisse de Llanelwy, en Flintshire, dans le nord du Pays de Galles2), les persécutions du chef païen Teudar (Theodoric) l’obligent à se rembarquer pour la Bretagnecontinentale. Le saint aborde à Plougasnou où il apprivoise un loup qui terrorisait les environs. Sa réputation miraculeuse attire les foules si bien qu’il doit se retirer dans les environs de Pontivy, « à mille pas du château de Rohan ».

Ayant appris ce retour, le vicomte de Rohan envoya ses messagers à la recherche de son proche parent (ou de son frère, selon certaines versions). Il se rendit bientôt à son ermitage, bâti son ermitage à l'emplacement de l'église de Stival, près de Pontivy, où l'on peut voir sa cloche à main ; son sarcophage se trouverait dans le cimetière de Noyal-Pontivy. Il aurait été nommé évêque de Vannes. pour lui demander son aide contre des brigands de la région. Le saint déchaîna contre eux « le feu du ciel ». En gage de gratitude, le vicomte de Rohan fonda à la demande de saint Mériadec trois foires dans la paroisse de Noyal-Pontivy, (le 6 juillet, le 8 août et à la Saint-Michel).

À la mort de l’évêque de Vannes, Mériadec fut élu à ce siège épiscopal, probablement en 6591, et consacré dans la cathédrale de Dol-de-Bretagne. Sous ses vêtements épiscopaux, le saint continua de porter le cilice jusqu’au 7 juin d’une année indéterminée où il remit son âme à Dieu. Il aurait été inhumé en la cathédrale de Vannes.

Son culte et ses traces dans la Bretagne actuelle

Chapelle Saint-Mériadec. Stival. Bretagne.
 

Tropaire 

saint Mériadec
O Meriadec saint ermite,* 
par ta simplicité, tu attira nombre d'âmes à Dieu.*...
Près de l'église de la Mère de Dieu à Camborne,* 
tu fis jaillir une source guérissante.* 
Nous glorifions Dieu Qui t'a glorifié.

(Source:ttp://orthodoxievco.net/ecrits/vies/synaxair/juin/meriadec.pdf)

La " cloche de saint Mériadec ". Conservée à Stival,
elle guérit les sourds et les mal-entendants.

 

L'église Saint-Mériadec en Stival (56) :

Légende de saint Mériadec, peintures murales.

 

  En 1985 puis en juin 1986, des peintures murales ont été mises à jour, encadrant la maîtresse-vitre du choeur et racontant la vie de saint Mériadec. Classées aux Monuments historiques, elles ont été restaurées par l'entreprise Pierre Laure.

  Elles étaient pourtant déjà partiellement visibles en 1883 pour  l'abbé Euzénot qui décrit "huit fresques qui, pour être anciennes, n'en sont pas moins détestables". ('Bull. S.A.F. 1883 p. 282). Quatre autre étaient masquées.

 Pour les dégager, l'atelier Jean Jubin a du déposer un retable du XVIIIe siècle réalisé par le sculpteur Louis-Marie Le Magado et le peintre Martin Le Corre, retable en bois polychrome classé Monuments historiques en 1982 :

...

   Stival, ancienne trève de Malguénac, est sur le territoire de la puissante famille de Rohan dont l'origine remonte à 1120 et, à cette époque, c'est Jean II de Rohan (1452-1516) qui est vicomte de Rohan, de Léon et comte de Porhoët. Avec son épouse Marie de Bretagne, il exerce une puissante activité de mécénat architectural et artistique ( voir Le retable de la chapelle Notre-Dame de La Houssaye à Pontivy (56).  ), dans le souci d'étendre son influence et de devenir duc de Bretagne. 

  Son souci de doter la chapelle de Stival d'un cycle de peinture dédié à la vie de saint Mériadec est en relation avec la nécessité d'assurer leur légitimité et d'enraciner leur pouvoir puisqu'en 1479, le vicomte de Rohan avait fait établir un  Mémoire où il soutient qu'il descend du troisième fils du roi Conan; les autres fils étant saint Mériadec, l'aîné, et le successeur du roi Conan, le second. Il remonte ainsi, "de père en fils en droicte ligne masculine" au roi Conan, du Ive siècle, avec une double ascendance royale d'une part (plus ancienne que les ducs de Bretagne et que les rois de France), sainte d'autre part avec saint Mériadec, évêque de Vannes. (Voir André-Yves Bourgés, Le contexte idéologique du développement du culte de saint Mériadec http://fr.scribd.com/doc/2348375/Le-culte-de-saint-Meriadec )

Dans le même temps , Jean II fait construire le château actuel de Pontivy, habitable vers 1485, et vers 1500 sa chapelle est consacrée à saint Mériadec. 

 Deux autres sanctuaires honorent ou honoraient saint Mériadec : l'église de Noyal-Pontivy, où se trouve ce qu'on nomme "le tombeau de saint Mériadec" ; et Saint-Jean-du-Doigt à Plougasnou, dont l'église est construite sur un ancienne chapelle dite de Traon-Mériadec et qui conserve une statue et une relique du saint. Ce dernier lieu est bien situé sur les terres d'influences des vicomtes de Rohan, comtes de Porhoët (Pontivy et Noyal-Pontivy) mais aussi vicomte de Léon.

Le vicomte (ou les chanoines à son service) pouvait citer en référence la Vita de saint Mériadec du Légendier de la cathédrale de Vannes (perdu depuis), ou un lectionnaire de la cathédrale de Tréguier (perdu depuis la révolution, mais une copie est disponible).

Nous disposons actuellement de la Vie de saint Mériadec étable par le frère Albert Le Grand  dans sa Vie des saints de bretaigne armorique, Nantes, 1637 ou de celle de dom Guy-Alexis Lobineau Les Vies des saints de Bretagne, Rennes 1725 link. Les Propres des diocèses (partie des bréviaires propre à chaque diocèse pour célébrer les saints locaux) relatent aussi sa légende : Propre de Nantes de 1790, Propre de Vannes de 1660, 1726 et 1757.

 

 

 

       Les peintures murales.

 

 Ce ne sont pas des fresques, dont la peinture est appliquée sur un enduit frais, a fresco, et qui sèche ne même temps que lui, mais des peintures a tempera, dont les pigments sont liés à l'oeuf (jaune d'oeuf ou oeuf entier) ou parfois le miel ou le lait et appliqués sur une préparation sêche de plâtre ou de craie : elle est difficile à utiliser car elle sèche vite, durcit et devient insoluble. De plus, elle est sensible à l'humidité. L'aspect en est mat. A Saint-Mériadec, les pigments (rouge de cinabre, bleu azurite, vert de cuivre) protégés par l'écran du retable, ont préservé leur éclat, .

  La datation a pu être précisée par l'étude des costumes et évaluée à la fin du XVe siècle (1480-1500, Charles VIII). En effet, les hauts-de-chausse unis ou rayés, les pourpoints resserrés à la taille, les couvre-chefs à large bords, et le style des chaussures sont caractéristiques.

 

Elles sont organisées en deux sous-ensembles, l'un à gauche du vitrail illustrant l'engagement de Mériadec dans la vie ecclésiastique puis d'ermite, l'autre à droite montrant son accession malgré sa volonté au poste d'évêque de Vannes. De chaque coté, six panneaux organisés en deux registres se lisent en débutant en haut à gauche.

  Je donne en titre celui que je trouve édité sur une plaquette distribuée dans l'église aux visiteurs.

J'ai transcrit les inscriptions en moyen-français comme j'ai pu, n'en ayant pas trouvé de relevé. Les erreurs y sont certainement nombreuses, d'autant que leur conservation est parfois trés médiocre ou parcellaire. Ces légendes répondent à un modèle très répandu sur les vitraux de la même époque (et sur celui de la Passion, de 1552, ici même) débutant par Comment... Des tildes remplacent les lettres m dédoublées, je les ai indiqué entre parenthèse. La première lettre de chaque inscription est peinte en rouge, comme dans les manuscrits et les incunables.

 Après  cette inscription, j'indiquerai le passage de la Vie de saint Mériadec qui lui correspond.

Puis j'étudierai les détails de l'image.

 

 

 

      I. Mériadec, fils du roi Conan et frère des Rohan.

a) Inscription: Com(m)ent saint mariadeuc, filz du duc de bretaigne . descendu de la ligne du roy cognan prouche du vico(m)te de rohan . Lequel saplicquoyt à dieu le ciur si fort qu'on s'emerveilloyt de la saincte vict qui demenay en (n) la tennelle.

  b) Selon Albert Le Grand, saint Mériadec naquit en 758 en Bretagne armorique, et ses parents l'envoyèrent à la cour du roi de Bretagne "et y demeura cinq ans entiers, vivant parmi les autres courtisans sans se souiller des vices ordinaires de la cour, comme la salamandre dans le feu sans se brûler. Il était dévot envers Dieu, lequel il servait fidèlement."

 

   L'inscription est proche du texte latin du Bréviaire de Vannes de 1589, reprenant le lectionnaire de cette ville : Beatus Mereadocus de genere Brittannorum ex recta linea consanguinitatis Conani regis magnifici procreatus.

c) On admet que Mériadec naquit plutôt au début du VIIe siècle.  Le roi légendaire Conan-Mériadec serait né en Grande-Bretagne à la fin du IVe siècle, puis serait devenu chef de guerre en Gaules comme duc d'Armorique avant de devenir le premier roi de Bretagne.

d) l'image montre Mériadec assis en train d'étudier, et quatre autres personnages, dont le roi. En arrière-plan, un paysage riche en constructions (tour, toits) sans perspective, avec deux arbres, deux personnages près de la tour et un autre gravissant une côte.

  L'étude des chapeaux montre trois types : celui de Mériadec rappelle le bonnet carré des clercs et se retrouve sur la tête du personnage du milieu. Nous voyons aussi deux chapeaux en forme de cône, et un chapeau à larges bords orné d'une médaille. Comparons aux portraits de Charles VIII (1483-1498):

VIII Charles VIII Ecole Francaise 16th century Musee de Conde Chantilly.jpghttp://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_VIII_de_France


 

 

 

peintures 6988c

 peintures 6989c

 

 

 peintures 6975c

     II. Mériadec donne ses biens aux pauvres, se fait moine.

a) Inscription : Com(m)ent il don(n)a son bien aux povres; et puis laysa laytat (mondagey?) et semut en ce lieu cy et hermittant au parmi d'un hope qui estayt ycy pour lors amille pas du chasteau de pontuit estant vestu des plusgros d...

b) Albert le Grand : "Mériadec resta cinq ans chez le roi Conan puis décida de revenir chez lui, où son père voulut le marier ; devant le refus du jeune homme et son souhait de rentrer dans les Ordres il l'établit comme riche ecclésiastique, pourvu des meilleurs bénéfices : "il reçut tous les ordres par les mains de l'évêque de Vannes, saint Hincweten, jusqu'à la prêtrise inclusivement. Ayant chantré Messe, il jugea que cette dignité recquérait un genre de vie toute autre que celui qu'il avait mené par le passé". Il se démit de tous ses bénéfices, vendit son patrimoine et distribua ses biens aux pauvres, "et se retira en un lieu fort écarté et solitaire, au vicomté de Rohan, non loin de la ville de Pontivy".

c) Cet endroit retiré à mille pas du chateau de Pontivy, c'est bien-entendu Stival, à l'endroit où la chapelle fut construite.

d) L'image : Mériadec est vêtu comme sur l'image précédente ; il donne des pièces de monnaie à trois pauvres, pieds nus, ou estropiés marchant avec canne ou béquilles. En arrière-plan, l'une des trois tours du chateau de Pontivy. Il reste à interpréter le personnage coiffé d'un turban.

peintures 6986c

 

 

 

      III. Le saint ermite en prière à Stival, près Pontivy.

 

a) Inscription : Com(m)ent il estoyt en noraysson davant deux pierres dont lungne est a céans et l'autre...    

b) Je ne trouve pas mention de ces pierres dans la Vie d'Albert le Grand ni dans celle de dom Lobineau ; mais cela semble faire allusion à des lechs, et notamment à la pierre surnommée "prie-dieu de Mériadec" qui se dresse à quelques mètres au sud de la tour de l'église. "Haut de 1m75  à partir du sol, il a été dans la partie supérieure de la face est, sur une longueur de 0,90m,  [taillé profondément au dessus de la base qui restant en saille, formerait ainsi une sorte d'accoudoir. Dans la partie amincie apparaissent des restes de sculpture,[...]} comme un fut de croix surmonté par un triangle de façon à figurer une croix de Saint-André[...] Le sommet du lech est creusé d'une cavité où est plantée une petite croix de pierre à branches courtes et de longueur différente. La face ouest porte en creux comme la trace d'un pied de chêvre. D'après la tradition locale, assez peu respectueuse en cet endroit, saint Mériadec était souvent distrait en ses prières  par les ébats d'une chêvre qui venait le visiter. Un jour, saisi d'impatience, il se leva, se plaça derrière l'animal et d'un coup de pied vigoureux, le précipita sur le lech qui se creusa sous le pied de la chêvre. En même temps, lélan fut si fort que le pied du saint, rencontrant une pierre, y rentra profondément, laissant un sillon sous la forme d'une chaussure gigantesque. Cette pierre, lors de la construction de l'église fut mise dans le mur,  du latéral sud, près de la cage d'escalier, où on la voit encore." (abbé Euzénot, B.S.A.F.). Ce lech a bénéficié des compétences de la Société préhistorique de France, qui révèlé dans son bulletin en 1916 que cette chêvre n'était autre que le Diable. Pierre Saintyves, de la même société, a pu reconnaître dans la croix de saint-André de la face est une croix "certainement carolingienne". Ce lech est sans-doute le même qui est signalé comme situé dans le cimetière, décrit comme "lech à croix sculpté" et nommé "oratoire de St-Mériadec".(Bull. Soc. Polym. Morb. 1861) ;

c). on objectera que, si les pierres qui figurent sur l'image ressemblent tout-à-fait à des menhirs ou des stèles christianisées, on n'y voit pas la chêvre. Je répondrai ce que Saint-Exupéry répondit au Petit-Prince qui voulait son mouton : "ça, c'est la caisse, le mouton que tu veux est dedans". La chêvre, elle, est dans l'oratoire et on voit son ombre près de la porte.

  On voit aussi à gauche, à nouveau, le chateau de Pontivy, ses mûrs sans fenêtres, son pont-levis et ses trois tours.

 contiennent la seule représentation connue du château féodal de Pontivy avec ses quatre tours.

peintures 6980c

  IV. Il refuse l'offre de revenir à la cour royale.

a) Inscription : Com(m)ent l eut de...plusieurs de se parents et amis vid..du saint moine yci en l(herm)itage... le..les aultres pour le ramener au monde dont il refusait la (moralité?).

b) Albert Le Grand : "Ses parents, ayant eu avis de son intention tâchèrent à l'y divertir et y employèrent le crédit & sollicitaion du seigneur de Rohan, son premier parent, et mesmes celui du roi, et des principaux de la cour. Mais l'amour de Dieu l'avait tellement prévenu qu'il fut insensible à toutes leurs persuasions".

c) Sur l'image, le roi se distingue aisément par sa couronne et son camail d'hermines ; les autres nobles portent le chapeau à larges bords. Le moine porte à la ceinture un chapelet à sept gros grains, comme les sept douleurs de la Vierge.

 

 peintures 6974c

V. Il prie le vicomte de Rohan de poursuivre les voleurs.

a) Inscription : ??

b) Albert le Grand : "Le vicomte de Rohan, son proche parent, l'étant allé une fois voir, saint Mériadec se plaignit à luy du dommage que les paroisses circonvoisines receviaent journellement de quelques voileurs qui, sortant de quelques cavernes de la prochaine forest, se rueoient à l'improviste sur le plat pays & commettoient de grand exces de brigandages sur le pauvre peuple qui en estoit extrémement grevé, l'exhortrant à donner ordre de faire justice de ces voileurs & en nettoyer le pays. Le vicomte lui répondit qu'il l'eut bien désiré, mais qu'il ne le pouvait aisément faire. Alors le Bienheureux saint Mériadec lui répartit : "Mon cousin, octroyez-moi trois foires franches pour la paroisse de Noyal : l'une pour les Nones de juillet ( qui est le sixième du mois), l'autre le sixième des Ides de septembre (c'est le huitième du mois), le troisième le premier jour d'octobre, & je les extermineray en quelle sorte que jamais plus le pays n'en sera  incommodé. Le vicomte luy accorda sa demande, et en peu de jours, le saint accomplit sa promesse, et par ses prières débarrassa le pays des ravines de ces brigands. Ce que voyant ledit seigneur de Rohan, il rendit graces à Dieu et à saint Mériadec & octroya les trois susdites foires, qu'il fit confirmer par le roy & publier par toute la Bretagne".

c) Il se tenait dix foires à Pontivy, sept qui duraient un seul jour, et trois qui duraient sept à dix jours : la Foire de la Noyale qui commence le cinq juillet, la foire de Houssaye le neuf septembre, et la Broslade le vingt-deux octobre.  Les foires de Noyal attiraient plus de gens que partout ailleurs   et les seigneurs de Rohan y tenaient leurs "plaids", séance de justice annuelles. La situation de Noyal-Pontivy entre Oust et Blavet fit de ces foires des évenements commerciaux de première importance, si bien "qu'on assiste à l'abandon du réseau routier gallo-romain et à l'essor de Pontivy comme nouveau noeud routier "(http://www.tudchentil.org/spip.php?article697)

  Cet épisode est loin  d'être une quelconque anecdote puisqu'elle se situe au coeur du pouvor économique et judiciaire des Rohan ; car ce sont ces foires médièvales qui ont fait la fortune de la famille, et il est capital de montrer la légitimité des droits perçus par les seigneurs de Rohan : nécessité d'insister sur la franchise de ces foires, sur le fait qu'elles auraient été "octroyées" par le vicomte, "confirmées" par le roi, et "publiées par toute la Bretagne". Mais le fait que ces foires soient instituées en même temps que le pays était débarrassé de ses voleurs est tout aussi capital, comme l'illustre le conflit qui amena Alain VI de Rohan à défendre en 1285 son droit et privilège de punir un voleur en sa ville de Pontivy : l'exercice de la justice, le droit de châtier est l'expression hautement symbolique du pouvoir des vicomtes.  

  La préoccupation des Rohan d'établir une parenté avec saint Mériadec semble n'être apparue qu'au XIVe ou XVe siècle (avec une première mention de ce saint dans leurs actes officiels en 1438), et André-Yves Bourges fait l'hypothèse d'un moine au service des Rohan au chateau de Pontivy, voire d'un scriptorium en leur abbaye cistercienne de Bon-Repos, pour rédiger une Vita de saint Mériadec en 1430 afin de participer à une mythification des origines. Et il se trouve que les foires de Noyales furent peut-être l'occasion de ce projet de mystification par l'hagiographie factice ou réécrite, puisque c'est deux ans avant cette date de 1430, le 18 octobre 1428, que le duc Jean V donna à Alain IX de Rohan les lettres stipulant que  "Et en regart de trois foires autrefois fondées en son terrouer de la vicomté de Rohan en l'honneur de saint Meriadech et de sainte Noyale, nommées Noyal, la Houssaie et la Broaladre, quelles tousdiz ont esté et sont francehes de touz devoirs, requerant que les y vuillons maintenir, nous voulons et octroions pareillement que aucuns desd impostz n'y soient levez et que lles en demeurent franches et quictes."

d) l'image montre Mériadec face à trois cavaliers (le vicomte, le roi et un troisième) et trois ecuyers. Les données concernant le costume abondent : je note les chausses rayées ; l'éperon parfaitement visible ; la chevelure mi-longue, etc...

peintures 6976c

 

 

VI. La cloche de Mériadec guérit une femme sourde.

 

 a)Inscription : ...plusieurs maladies...

b) Albert Le Grand ne dit rien d'autre que ceci : "Sa sainteté était si connüe par toute la Bretagne que de toute part le peuple se rendoit en son Hermitage pour participer aux graces et faveurs que Dieu lui départoit par ses mérites".

  En 1725, dom Lobineau est plus prolixe : "Il n'est point incroïable, après un changement si extraordinaire où sa persévérance égala sa ferveur, qu'il ait, comme on a dit, rendu la vüe aux aveugles et l'ouïe aux sourds, guéri les boiteux, fait marcher les muets, appaisé les tempêtes, procuré un heureux retour aux mariniers, délivré les hommes de l'obsession des démons."

c) l'image trouve sa source ailleurs: dans la présence en la chapelle du Bonnet de Saint Mériadec, une cloche en cuivre battu de 21 cm de haut avec l'anse, en forme de bonnet carré, muni d'un battant. Sur l'un de ses cotés on lit les mots PIR TUR FIC IS TI, écrits de haut en bas. Elle appartient au groupe des six cloches à main d'origine gauloise ou irlandaise conservées en Bretagne, avec celle de Saint-Pol Aurélien en la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon (Haut=Moyen-Âge), celle de saint Ronan à Locronan, celle de la Société d'émulation des Cötes d'Armor (  venant peut-être de Perros-Guirrec) du XIIe siècle . Elles étaient initialement frappées de l'extérieur comme des gongs, et possédent toutes des capacités de guérir certains troubles. Celle de saint Mériadec passe pour soigner les maux de tête et d'oreille, et même la surdité. Elle appartient au trésor paroissial depuis les temps immémoriaux, et la tradition en attribue la possession à Mériadec lui-même. Au commencement de la Révolution, elle fut transportée à Pontivy, mais les habitants de Stival allèrent la rechercher. En mars 2009, elle fut dérobée lors du cambriolage du presbytère, puis retrouvée à Cannes en août.

 Lors du pardon de saint-Mériadec, elle est portée en procession, et les fidèles peuvent demander que leur soit imposée la cloche, exactement comme on voit le saint le faire sur la peinture murale. 

Voir sur ces cloches et  les pouvoirs thérapeutiques du son : La Roue à carillon de Confort-Meilars, celle de Locarn et de Priziac .

d) l'image montre que Mériadec a perdu deux grains a son chapelet ; il bénit une femme en lui imposant la cloche, alors que deux estropiés accourent au bruit des miracles qui s'accomplissent ici.

 

peintures 6979c

 

VII. Il refuse aux chanoines de devenir évêque de Vannes.

a) Inscription : Com(m)ent on luy présenta les lectres pour être évesque de Vennes lequel estoyt elleu par le conseil des chanoines et bourgeois de la cyté la quelle chose il refusa du tout en tout.

b) Albert Le Grand : "Cependant que saint Mériadec ravissait toute la Bretagne de sa sainteté, saint Hincweten, évesque de Vennes, vint à mourir ; duquel les obsèques faites, le clérgé et peuple s'assemblèrent pour faire élection d'un pasteur digne de posséder ce Siège et convinrent unanimement en nostre saint Mériadec, lequel fut eleu et déclaré evesque de Vennes, et députèrent quatre chanoines pour l'aller trouver & lui faire scavoir l'élection qu'ils avoient faite de luy, les chargeant expressément que, sans avoir égard à ses excuses, ils l'amenassent en ville. Il le furent trouver en son Hermitage et luy firent scavoir leur commission, dont il fut bien étonné, se voyant obligé de quitter sa cgère solitude et de s'en retourner de rechef converser parmi les hommes, et ne voulait condescendre à leur requeste, rejetant loin de soy la pesanteur d'un si lourd fardeau trop disproportionné à ses faibles épaules.  "

c) La "liste de évêques de Vannes" donnée par Wikipédia donne effectivement, après saint Patern, premier évêque du Ve siècle, saints Clément, Modeste,  Armand, Saturnin, Guénin, Ignoroc, Budoc, un saint Hinguéthen (657-659 ?) auquel succède Mériadec quatorzième évêque de Vannes de 659. Cela ne fonde en rien l'historicité de cet épiscopat légendaire. 

   L'élection, ou désignation canonique, n'est pas un vote sans gravité, une proposition banale, mais un processus réglé par le droit canon, où le Chapître épiscopal qui gére la succession après la mort de l'ancien évêque désigne un titulaire dans un choix qui sera ensuite confirmé par le supérieur hiérarchique (à moins que l'élection soit faite par provision apostolique en consistoire). Mais cela ne se fait pas, comme jadis où une cerémonie  le scrutinium serotinum,précèdait le samedi soir le sacre du lendemain, en un jour, mais donne lieu à de longs débats, études de questions, réponses à des points du droit canon, enquête approfondie sur la personnalité de l'impétrant, lors de ce qui se nomme "le procès de confirmation" où un juge confrmateur s'enquiert d'éventuels empêchements.

Cette élection fait accéder à la titulature, au titre qui va conférer les pouvoirs sacerdotaux (la charge de sanctifier) et les pouvoirs pastoraux (enseignement et gouvernement), les pouvoirs temporels n'étant octroyé qu'après serment de fidélité au roi de France.

  Face  à la gravité et la lourdeur de cette élection, on imagine bien qu'un "refus" de l'intéressé ne soit pas vraiment de mise, et qu'un membre du clergé ne puisse décliner, ne serait-ce que par obeissance, la charge qui lui est confiée; d'ailleurs, il est déjà titulaire, et investit du droit au siège épiscopal. Les lettres qui lui sont présentées ne sont pas des courriers, mais les titres de sa nomination.

d) l'image

  • Légende : on note l'orthographe lectres, "lettres officielles", que l'on retrouve indirectement dans notre "lecture". Le latin littera, "caractère d'écriture" a donné lettre, "missive, acte officiel, écrit", et au XVe siécle on emploie les formes lettres (180 occurences dans le dictionnaire du Moyen Français 1350-1500) et lectres (27 occurences).
  • pour les différentes lettres d'armes, missives, minatoires, pendantes (où un sceau est attaché par un ruban), procuratoires, répulsoires, réquisitoires, révocatoires, subreptices (frauduleuses), testimoniale, d'admonition, de complainte, de créance (qui donne pouvoir à un ambassadeur de converser avec l'interlocuteur), de debitis, de pareatis ou de vidimus, et j'en passe.  On remarque aussi l'orthographe evesque, rappelant que notre mot évêque dérive de la forme raccourcie episcu, du latin episcopus, "surveillant, qui supervise". 
  • image : derrière l'ecclésiastique en surplis, qui a ôté son chapeau en signe de respect et qui tend les fameuses lectres, le personnage qui reste coiffé, vêtu d'un manteau douilletement garni de fourrure à l'encollure, pourrait être le vicomte de Rohan, lequel portait à la ceinture sur chacune des peintures précédentes une aumonière bien large : cette présence rappellerait que c'est l'appui du vicomte qui permet cette nomination, en remerciement de l'épisode des voleurs et des foires.

 

 

peintures 6991c

peintures 6982c

 

 

 

      VIII. Il accepte enfin, devant toute une délégation.

 a) Inscription : Com(m)ent ...Mariadeuc ellut évesque de vennes par...les évesques de bretaigne et des plus pu...et bourgeois vinrent..à son hermitage et lamenèrent par toute...commandement du pape.

b) Albert Le Grand : "Les commissaires, voyans que leurs prières et persuasions ne servoient de rien, l'enlevèrent de force et l'emmenèrent à Vennes, où tout le peuple le reçeut avec une joie extrème & ne bougèrent d'auprès de luy de peur qu'il n'échapast, jusqu'au lendemain que tous les évesques de Bretagne s'estans assemblés en l'église cathédrale de Vennes, il fut déclaré Evesque de ladite Ville & peu-après fut sacré en l'Église de Saint Samson à Dol, par l'archevesque dudit lieu, Métropolitain de Bretagne, et vescut quelques années an cette prélature, s'aquittant en bon Pasteur à l'endroit de ses Oüailles."

c) La mention de la cérémonie à Dol est anachronique, puisque le diocèse de Vannes dépend de la province ecclésiastique et de l'archidiocèse de Tours ; ce n'est que sous Nominoé, en 848, que Dol prétendit au titre d'archevéché, avant que les évêques de Tours n'obtiennent en 1209 le désaccord officiel du pape. Cet anachronisme subsite si on accepte la date de naissance de saint Mériadec proposée par Albert Le Grand en 758, mais on s'accorde plutôt pour placer sa nomination à Vannes en 759.

d) image : l'ermite est face à un chanoine en surplis et à quatre autres personnages, alors qu'un cardinal se tient sur son cheval en second plan.

peintures 6987c

 

 

IX. Mériadec sur son trône épiscopal.

a) Inscription : Com(m)ent il fut élevé à la dignité d'evesque de vennes et non obstant que toujours il refusa cette dignité disant que...quand il conn.. la prendre il la prit par ..diance. 

b) Albert Le Grand : cf peinture VIII

c)

d) image : elle représente l'investiture à Dol par un évêque et un archévêque, ou "consécration", qui précède ce que l'on nomme  "l'intronisation" , ou "inauguration", ou "installation", ou "prise de fonction" dans sa cathèdrale après sa "joyeuse entrée" en sa ville. C'est alors une fête pleine de faste, de cantiques et d'acclamations, sous les volées des cloches, depuis les remparts à travers les rues pavoisées, dans un grand cortège triomphal où, Chapitre épiscopal en tête, tout le clergé régulier et séculier, les échevins et notables  et le bon peuple des fidèles du diocèse accompagnent le prélat jusqu'à son trône, ou chaire épiscopale dans le choeur tendu de tapisseries pour la lecture des "lectres" accréditant le bon berger de la part du Saint-Siège. Quel joyeux advénement (jocundus adventus) que cette première entrée (primus ingressus), et que le banquet qui la concluera! Certes le rituel en cours lors de la création de ces peintures n'est attesté que depuis le XIIIe siècle, mais l'adventus des magistrats ou de l'empereur  du monde romain est accordé aux évêques de manière documentée dès le VIe siècle au Nord des Alpes, selon la "coutume gauloise" (Gaule gallo-romaine) de faire parader l'évêque sur son siège dans les rues  .

  Revenons à la consécration, ou ordination de l'évêque : elle doit se faire avec l'approbation du pape, par l'évêque métropolitain ou archévêque assisté d'au moins deux autres évêques, lors d'un sacrement dont la matière, son acte essentiel, est l'imposition des mains en silence sur la tête du futur prélat, alors que sa "forme" est la prière consécratoire qui suit. Vient ensuite l'onction d'huile sur la tête.

  Ici, ces étapes ont été réalisées (sinon Mériadec serait agenouillé devant l'archévêque), et nous arrivons au moment où sont remis l'anneau épiscopal, la mitre, la crosse, avant que ne soit présenté le livre des Évangiles (à droite). J'omets les gants, les fameux chirothèques car ils ne sont, selon le rite, portés que par l'évêque consécrateur (l'image est scrupuleuse sur ce point) et ne seront remis au nouveau collègue qu'après la bénédiction. Ils sont ici violets, et devraient être orner au dos d'une broderie. Et puis il ne faudrait pas oublier les  sandalia, les sandales épiscopales basses comme des pantoufles, ni et les bas liturgiques ou caligae, en soie entrelacée de fil d'or ou richement brodés, dont la couleur est assortie à la chasuble. Ces sandales ne se portaient que lors des messes pontificales solennelles, comme lors de l'ordination. On ne sait rien des bretelles épiscopales.

  Il manque donc un évêque ; deux clercs (chanoines) portent le surplis, un personnage à droite n'est que partiellement visible, alors qu'à gauche un autre, ceint d'une épée et porteur d'un mystérieux objet au bout d'un bâton, gravit un escalier, petite énigme iconographique.

  Les prélats sont vêtus d'une chasuble orfrayée (l'une rouge, l'autre or, et la troisième bleue). Les mitres sont dites auryphrigiales, précieuses ou dorées, car leur drap est couvert de perles et orné de broderies de fil d'or et de pierres précieuses.

 

peintures 6990c

 

 peintures 6985c

 

 

  X. Evêque, il continue à prendre soin des pauvres.

a) Inscription : Com(m)ent oetoyt touhours la b... et accomplissait les..purs de ..il faysot miracles aux gentz et aux bestes misericorde.

b) Albert Le Grand :"Il estoit fort compassif et miséricordieux, envers les pauvres affligez, rude et austère envers soy-même, doux et bénin envers son prochain.

c)

d) image : saint Mériadec fait la charité en tenue épiscopale, avec une chasuble qui semble ornée de scènes religieuses. Un cavalier richement vêtu ( le vicomte ?) nous permet d'étudier les chaussures, basses, à lanière, et à bout carré, qui voisinent avec celles du mendiant.

 

peintures 6981c

      XI. Il enseigne la Bonne-Nouvelle de l'Evangile.

a) Inscription : Com(m)ent il enseignait la bonne doctrine ver..les chanoines + autres gens pour vivre sellon les com(m)andements de dieu.....du monde en leur sont contraires au salut des povres animes.

b) Albert Le Grand : ?

d) image : la bonne surprise de celle-ci est de découvrir, sur le bas du surplis du diacre qui suit Mériadec en portant les saintes Écritures, une inscription : ESTIENNE LEVR, semblable à celles par lesquelles les artisans signaient leur travail. On voudrait en savoir plus, on cherche, on soulève du regard les robes des chanoines... Le premier ressemble à Raminagrobis, un saint homme ... vivant comme un dévot ermite, faisant la chattemite,... bien fourré, gros et gras...avec sa soutane fourrée de haut en bas et autour des poignets, dédaignant le surplis qu'il porte sous le bras mais qu'il a pris soin de faire garnir d'éléments de fourrure (de belette à n'en point douter) qui pendent en passementerie caline ; après cette pieuse majesté fourrée vient un clerc en robe rouge qui compte ses arguments selon le comput digital. Je vous réserve la surprise de son surplis où sont peintes les lettres O RENNESIEN OR LEVQV qui pourraient correspondre à un artiste du nom de Léveque. On peut s'amuser à y voir une certain Etienne Léveque, artiste peintre.

peintures 6983c

 

 

      XII. Il s'éteint en l'an 666.

a) Inscription: ...din les frères chanoines...

b) Albert Le Grand : Enfin, ayant gouverné son Église en grande sainteté, il passa de ce séjour mortel à la gloire immortelle. Son saint corps fut inhumé en sa Cathédrale, ou Dieu a fait plusieurs miracles par son intercession, comme aussi au lieu de son Hermitage.

c) Albert Le Grand ne donne pas la date du décès, alors que dom Lobineau mentionne la date fantaisiste de 1302. Saint Mériadec est fêté le 7 juin, date présumée de son déces. C'est le propre de Vannes qui donne la date de son ordination en 659 et celle de son décès en 666 (circa annum 666 ...obiit).

d) image : le corps de saint Mériadec est étendu et un personnage prie à ses pieds, dans la position d'orant des donateurs de peinture et vitraux ; il porte l'aumonière qui caractérisait précedemment le vicomte de Rohan. Derrière lui, un enfant de choeur ou diacre lit ou chante sur un livre de prières. En arrière, un autre clerc en surplis tend un objet brillant comme l'or, alors qu'il a dans la main droite un panier. Plus près de nous, un autre encore place dans la main gauche du saint une sorte d'étendard doré à motifs rouge et vert. Un chanoine en chasuble chante chaleureusement. La mitre de l'évêque est posée à terre, mais une auréole semble bien avoir pris sa place autour de la tête de Mériadec. Un crucifix est présentée par un acolyte.

 

peintures 6984c

 

 

 

 Conclusion.

  Si nous pouvions déplacer l'autel à baldaquin du choeur, nous verrions ces douze panneaux de peinture datés de 1480-1500 se développer en deux ailes autour du vitrail de l'Arbre de Jessé de 1552. 

   Les peintures murales ont été commanditées par Jean II de Bretagne, vicomte de Rohan, pour illustrer par une hagiographie légendaire une  ascendance royale (Conan Mériadec) et uen parenté sainte avec saint Mériadec : ce programme relève de tentatives de diffusion iconographique d'une filiation mythologique. 

 Loin d'être propre aux Rohan, cet effort de filiation avec des héros, des rois, des saints ou des dieux est constant, et c'est lui qui assure, par le biais de travaux rédactionnels de moines et d'abbés assujéttis aux puissants, le développememnt des cycles légendaires.

  Que ce soit  la légende de Mélusine pour  les Lusignan, que ce soit la légende de Troie pour les rois Francs avec le prince mythique Francion ou pour les Bretons dans le Roman de Brutavec Brutus, petit-fils d'Énée, les Princes ont tenté de fonder leur pouvoir sur des mythes de fondation. 

  La mise en parallèle, en la chapelle saint-Mériadec de Stival, de cette acendance royale et sacrée avec l'ascendance de Jésus avec le roi David par l'arbre de Jessé est saisissante, et éclaire tout à la fois notre compréhension du vitrail (frappé en superiorité des armes des Rohan et de Bretagne) et du cycle de peinture qui l'encadre.

 

 

 

 

 

 

 

Sources de l'auteur:

 

 

 

 --Sur l'élection et l'inauguration des évêques, notamment sous Charles VIII : voir les travaux de Véronique Julerot :

--Sur les mythes troyens de fondation : 

Mardi 7 JUIN 2016/ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR :

Angélus…


L’ange du Seigneur apporta l'annonce à Marie
Et elle conçut du Saint Esprit
Je vous salue Marie…

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/ 
  maliath taibootho/ full of grace/ 
  moran a'amekh  - the Lord is with thee/ 
  mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ 
  
wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ 
  O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ 
  yoldath aloho/  Mother of God/ 
  saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ 
  nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ 
  Amîn 

Je suis la servante du Seigneur
Qu’il me soit fait selon sa Parole
Je vous salue Marie…

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/ 
  maliath taibootho/ full of grace/ 
  moran a'amekh  - the Lord is with thee/ 
  mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ 
  
wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ 
  O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ 
  yoldath aloho/  Mother of God/ 
  saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ 
  nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ 
  Amîn 

Et le Verbe s’est fait chair
Et il a demeuré parmi nous
Je vous salue Marie…

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/ 
  maliath taibootho/ full of grace/ 
  moran a'amekh  - the Lord is with thee/ 
  mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ 
  
wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ 
  O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ 
  yoldath aloho/  Mother of God/ 
  saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ 
  nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ 
  Amîn 

Priez pour nous Sainte Mère de Dieu afin que nous soyons rendus
dignes des promesses du Christ.

Daignez Seigneur, répandre votre grâce en nos cœurs, afin qu’ayant
connu par le message de l’ange, l’incarnation du Christ votre Fils Bien-aimé, nous
arrivions par les mérites de Sa passion et de Sa Croix à la gloire de Sa
Résurrection, par ce même Christ notre Seigneur qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit, Dieu unique aux siècles des siècles. Amîn!

 

Magnificat…
Mon âme exalte le Seigneur,
Exulte mon Esprit en Dieu mon Sauveur.
Il s’est penché sur son humble servante,
Désormais tous les âges me diront bienheureuse
Le Puisant fit pour moi des merveilles,
Saint est son Nom.
Son amour s’étend d’âge en âge
Sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras,
Il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leur trône,
Il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
Renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël, son serviteur,
Il se souvient de son amour.
De la promesse faite à nos pères,
En faveur d’Abraham et de sa race, à jamais. 
Gloire au Père au Fils et au Saint Esprit,
Maintenant et pour les siècles des siècles. Amîn.

 

 

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/ 
  maliath taibootho/ full of grace/ 
  moran a'amekh  - the Lord is with thee/ 
  mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ 
  
wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ 
  O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ 
  yoldath aloho/  Mother of God/ 
  saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ 
  nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ 
  Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

marie jésus anges

PRIERE A MARIE, NOTRE MERE 

Ô Toute Pure, sans tache, sans souillure, immaculée, 
Vierge souveraine, épouse de Dieu,
par ton enfantement merveilleux, 
tu as uni le Dieu-Verbe aux hommes
et ramené dans les cieux notre nature bannie.
Ô toi, seul espoir des désespérés, secours des opprimés,
protection vigilante de ceux qui ont recours à toi, 
et refuge de tous les chrétiens,
ne prends pas en dégoût le pécheur que je suis,
maudit, corrompu tout entier,
en pensées, en paroles, en actions honteuses,
et devenu, par légèreté d’esprit,
esclave des plaisirs de la vie.
Mais toi, Mère du Dieu Ami des hommes,
dans ton amour bienveillant,
prends pitié de moi pécheur et prodigue ;
reçois ma supplique, bien qu’elle soit proférée
par des lèvres souillées.
Usant de ton autorité maternelle,
supplie ton Fils, notre maître et Seigneur,
qu’il m’ouvre à moi aussi les entrailles de Son amour et de Sa bonté,
sans s’arrêter à mes fautes sans nombre ;
qu’Il me ramène à la repentance
et me considère comme un fidèle artisan de Ses volontés.
Assiste-moi toujours de ta miséricorde,
de ta compassion, de ton amour bienveillant.
En cette vie, sois l’aide et le secours chaleureux,
le rempart contre les assauts de l’ennemi, le guide vers le salut.
À l’heure de la mort, sois celle qui entoure l’agonie de mon âme,
celle qui chasse au loin les visions ténébreuses des esprits malfaisants.
Au jour redoutable du jugement,
sois celle qui me délivre de la peine éternelle,
et me désigne comme héritier de la gloire indicible de ton Fils notre Dieu ;
que je l’obtienne, ô ma souveraine, très-sainte Mère de Dieu,
par ta médiation et ta protection,
par la grâce et l’amour pour les hommes
de ton Fils unique, notre Seigneur,
notre Dieu et Sauveur Jésus Christ.
À Lui reviennent toute gloire,
tout honneur et toute adoration, ainsi qu’à son Père
et à son Esprit très-saint, bon et vivifiant,
maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

Amen.

(Complies Bysantines)

 

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Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

 

 

Signez la pétition pour la libération des deux évêques syriens

 

 

Aloho m'barekh.

Je demande à tous nos fidèles ou (et) amis de notre Eglise Syro-Orthodoxe Francophone de Signer cette pétition pour demander la libération des deux évêques kidnappés*, et de bien vouloir diffuser auprès de leurs amis cette même pétition.
Avec l'assurance de ma gratitude en Christ. Votre respectueusement dévoué.
+Mor Philipose-Mariam
 
Aloho m'barekh.
I ask all our faithful or (and) friends of our Francophone Syro-Orthodox Church Sign this petition for the release of two kidnapped bishops, and kindly disseminate to their friends the same petition.
With the assurance of my gratitude in Christ. Your respectfully dedicated.
+ Mor Philipose Mariam

 cliquez ICI !

 

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même.

 

 

 

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)
 

CONFÉRENCE DE

MGR KALISTO WARE

SUR « L’ÉDUCATION »

L’éducation consiste dans la purification de l’âme – Non technologique mais morale – Émerveillement, liberté, communion (sacrifice de soi).

Aie toujours trois points dans ton enseignement !

Émerveillement –

Admiration : on est ici pour être surpris ; pas d’éducation sans initiation à recevoir l’imprévisible, ce qui arrive de manière miraculeuse, inouïe, nouvelle. S’attendre à ce qui est nouveau. Dans le monde et dans notre conscience : beaucoup de pièces que nous ne connaissons pas. Ouvrir les portes de l’univers et du cœur de chacun. Réveille-toi, reconnaît, explore, ouvre les yeux sur la nouveauté.

L’éducation continue toute la vie. Ce n’est pas seulement communiquer de l’information, des faits, non, mais des expériences vécues. On ne peut pas donner toutes les réponses. Mais enseigner à se poser les questions, explorer pour soi-même. Les questions doivent venir de nous-mêmes. Socrate ne communiquait pas des faits, mais il posait des questions ;  comme Jésus posait des questions, racontait des histoires, les paraboles.

Ainsi que tous les saints. Eveiller non sens à l’émerveillement. C’est le début de la philosophie. Les recherches scientifiques n’ont pas détruit la capacité à s’émerveiller ; il y a toujours et sans cesse à découvrir, à comprendre.

Liberté

Soif de liberté connectée à l’émerveillement.

« Education » : latin : lié au verbe « educare » chercher la lumière, évoquer. Eduquer c’est inviter, encourager et non obliger. Apprendre à être libre ! Cela est un cadeau mais un devoir également. L’ignorant n’est pas libre. La connaissance apporte la liberté (exemple : apprendre un instrument, une langue, donne la liberté de s’exprimer à travers ces outils).

En latin, educatio : to draw out : chercher la lumière

En grec, Pedire : s’entrainer, rigueur, discipline : qualité de l’obéissance

Dans la Bible, Proverbes : « Ne regarde pas la discipline avec légèreté ». Pour le Seigneur.

Reproche, justice, mais aussi amour. Eduquer présuppose une relation amoureuse entre le maitre et élève.

La liberté s’acquiert avec imagination et patience. Pas de résurrection sans crucifixion : ce n’est pas un chemin facile : courage et imagination.

Collège : Martin Buber : Quelle est la pire chose que le diable peut faire : nous faire croire que nous sommes les enfants d’un roi.

Communauté

Les deux premiers points s’acquièrent dans une exploration « commune ». Kynonia. Jamais dans la solitude. Recherche partagée, communautairement. Saint Basile : l’animal humain est social. Avoir besoin de l’autre et l’aimer. Dostoïevski : La vieille femme et « son » oignon… Vouloir le salut de l’autre. On ne dit jamais, « je, moi, mon ». La définition de « personne » (prosopon) inclus la notion « en communion », personne en relation. Il n’y a pas de personne réelle sans « inter-personnalité ». Partager la connaissance.

Réponses aux questions

La prière de Jésus : aie pitié de moi pécheur… fais nous miséricorde ! Jésus Christ est le Sauveur de tous : de moi et de tous ceux qui sont inclus dans ma prière.

La vie spirituelle est pour tous. Enfants ou vieillards parviennent au Royaume.

Elle tient dans ce conseil : arrête-toi, regarde et écoute ! Ceci est accessible à chacun.

Notre but est d’enseigner sans avoir recours à la discipline imposée de l’extérieur par la société civile. Le Seigneur persuade, convainc, mais ne force pas. Quelque soit notre position sociale, nous pouvons mettre ceci en pratique : pas de violence dans la transmission.

La liberté que nous devons apprendre à l’école : il s’agit de quelle sorte de liberté ? Nous avons tous une conscience, une voix intérieure qui est celle de l’Esprit saint en nous. La liberté est d’écouter cette voix ! Liberté signifie se tenir devant Dieu dans notre conscience. L’essentiel est d’apprendre à écouter la parole de Dieu en nous et ceci toute notre vie, dans l’amitié, l’évolution dans la foi…  C’est la difficulté dans notre prière : nous n’entendons que notre voix (nos pensées) et pas celle de la réponse de l’Esprit Saint.

Technologie : machines, mobiles, emails. Il n’y a rien de plus important dans la vie que la rencontre personnelle. Ces machines ne sont pas contre la rencontre personnelle. Mais elles doivent rester à notre service et pas être servies…  Une communication directe avec les personnes ouvre notre aptitude à l’émerveillement.

L’amitié est pour la vie.

Le plus grand danger est l’ennui : on utilise un taux très faible de nos ressources énergétiques personnelles. Réveille-toi !

Dans la Bible : Moïse avant le buisson ardent ; Il a dit deux choses : 1/ enlève tes chaussures 2/ Le lieu ou tu te tiens est un lieu sacré.

Les chaussures sont en cuir, animaux morts : Renonce à la partie morte en toi, à la familiarité avec la mort, le « pas intéressé », « pas pour moi ».

Ensuite que se passe-t-il : pieds nus, on ressent la qualité du sol : l’herbe, on devient vivant, on ressent la vie de la terre. Le paradis est partout où tu es.

La liberté a deux faces : bonne ou utilisée d’une mauvais façon. Elle ne signifie pas égoïsme, faire ma volonté. Être libre en Dieu : rechercher la volonté de l’autre, ce qui est bon pour l’autre. Liberté sans amour est une catastrophe. Se souvenir que nous sommes les enfants d’un roi, pas un victime des circonstances ou de forces impersonnelles, j’ai le pouvoir de faire des choix sous le regard de Dieu.

Sans la gratitude nous ne sommes pas humains. La plupart des offices : « gloire à Dieu, gloire à Toi ! » Notre prière quotidienne commence par une action de grâce. La liturgie commence par « Béni est le Royaume… » et pas par faire mention de nos difficultés humaines.

Le prophète Zacharie : Commencer par de petites choses. Bénis-le pour la moindre chose qui est autour de toi.

Que signifie être à l’image de Dieu ? On ne peut pas comprendre notre propre personnalité si nous ne sommes pas connectés à Dieu. Ce qui signifie par exemple que nous avons été créés pour prier. « Aussi souvent que nous respirons » ! En chacun se trouve un espace intérieur où seul Dieu réside.

Dieu est libre et comme nous sommes à son image, nous sommes également libres.

La liberté est absolue, la nôtre est limitée.

Les pères grecs ont toujours fait la distinction entre l’image (équipement de base que chacun possède, que nous ne perdons jamais) et la ressemblance : proximité, sanctification, salut. Tous les humains ont l’image, seuls les saints sont à la ressemblance en plénitude.

L’essence de la personne est croissance, transformation, évolution. Etre humain est un devoir, un travail. On ne doit pas dire je suis humain mais grâce à Dieu je suis en chemin vers l’humanisation de ma personne…

Notes du diacre Claude

(Source: "Sagesse Orthodoxe")

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EN VRAC...ELEMENTS EPARS POUR VOTRE

 

REFLEXION PERSONNELLE ET...ALIMENTER

 

VOTRE PRIERE...

 

 

 

 

 

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Code de Chevalerie:

Dans un esprit d’obéissance, d’humilité et de discipline, le chevalier doit accepter, dans une certaine mesure, l’autorité de l’État et s’acquitter de ses devoirs envers celui-ci.

L’intérêt commun prime toujours sur sa petite personne. Rien n’est plus grand que de s’oublier. C’est cela un chevalier, et la valeur qu’il donne à sa propre vie repose sur sa capacité à se donner lui-même. Plus il sert les autres autres, plus il grandit et s’épanouit. Sans effort ni renoncement, sa vie n’a pas de saveur.Tu t’acquitteras exactement de tes devoirs féodaux, s’ils ne sont pas contraires à la loi de Dieu.

Le quatrième commandement de Dieu (« Honore ton père et ta mère », ndlr) nous ordonne aussi d’honorer tous ceux qui, pour notre bien, ont reçu de Dieu une autorité dans la société. Il éclaire les devoirs de ceux qui exercent l’autorité comme de ceux à qui elle bénéficie.
(CEC 2234)

Parce qu’il est au service des autres, le chevalier doit être respectueux des lois qui régissent la société à laquelle il appartient. Elles sont, pour la majorité d’entre elles, garantes du bien commun, et le chevalier en a conscience. Il sait, en guise d’exemple, que le mariage civil permet de protéger dans un couple le conjoint le plus fragile, c’est pourquoi il s’y soumet.

Ceux qui sont soumis à l’autorité regarderont leurs supérieurs comme représentants de Dieu qui les a institués ministres de ses dons (cf. Rm 13, 1-2) : « Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute institution humaine… Agissez en hommes libres, non pas en hommes qui font de la liberté un voile sur leur malice, mais en serviteurs de Dieu » (1 P 2, 13. 16). Leur collaboration loyale comporte le droit, parfois le devoir d’exercer une juste remontrance sur ce qui leur paraîtrait nuisible à la dignité des personnes et au bien de la communauté.
(CEC 2238)

Sans État, sans une société saine et stable, une nation ne peut connaître que l’anarchie. Cette dernière rend stérile l’action du chevalier qui doit incarner l’Évangile : car si ce dernier ne peut être bien intégré par un enfant mal éduqué, il ne peut pas plus être appliqué dans une société instable et chaotique. C’est le rapport entre la nature et de la grâce invoqué par saint Thomas d’Aquin. Les valeurs de l’Église se diffuseront d’autant mieux dans la société que l’État sera stable.

Le devoir des citoyens est de contribuer avec les pouvoirs civils au bien de la société dans un esprit de vérité, de justice, de solidarité et de liberté. L’amour et le service de la patrie relèvent du devoir de reconnaissance et de l’ordre de la charité. La soumission aux autorités légitimes et le service du bien commun exigent des citoyens qu’ils accomplissent leur rôle dans la vie de la communauté politique.
(CEC 2239)

(CEC 2240) La soumission à l’autorité et la coresponsabilité du bien commun exigent moralement le paiement des impôts, l’exercice du droit de vote, la défense du pays :

« Rendez à tous ce qui leur est dû : à qui l’impôt, l’impôt ; à qui les taxes, les taxes ; à qui la crainte, la crainte ; à qui l’honneur, l’honneur. »
(Rm 13, 7)

Les chrétiens résident dans leur propre patrie, mais comme des étrangers domiciliés. Ils s’acquittent de tous leurs devoirs de citoyens et supportent toutes leurs charges comme des étrangers (…). Ils obéissent aux lois établies, et leur manière de vivre l’emporte sur les lois. (…) Si noble est le poste que Dieu leur a assigné qu’il ne leur est pas permis de déserter.
(Épître à Diognète 5, 5. 10 ; 6, 10).

L’Apôtre nous exhorte à faire des prières et des actions de grâce pour les rois et pour tous ceux qui exercent l’autorité, « afin que nous puissions mener une vie calme et paisible en toute piété et dignité » (1Tm 2, 2).

La seconde partie de cette règle de chevalerie induit un certain discernement : s’acquitter de ses devoirs, certes, mais « s’ils ne sont pas contraires à la loi de Dieu ». Il arrive en effet que le chevalier soit sollicité pour faire le mal, par l’État qui a autorité sur lui. Le preux chevalier doit obéir à sa conscience, mais celle-ci doit être éclairée. Dans une telle situation, il doit faire retraite intérieure, écouter la Parole de Dieu, écouter les autres, se tourner vers son Église et, enfin, prendre sa décision, seul ou en communauté. En dernier recours, l’action confirme ou infirme la décision prise.

Le chevalier se souviendra des étudiants de la Rose blanche, ce groupe de résistants allemands fondé en juin 1942 par une sœur et son frère : Sophie et Hans Scholl. Malgré les menaces, ils n’ont cessé de distribuer des tracts dans leur université dénonçant l’idéologie nazie ce qui leur a valu d’être arrêtés et décapités avec leurs compagnons. « Contre vents et marées, savoir se maintenir », cette citation de Goethe, ce sont les derniers mots que Hans Scholl traça sur les murs de sa cellule avant de partir vers la mort à seulement 24 ans, tandis que sa sœur écrivait dans son journal : « Il faut avoir l’esprit dur et le cœur tendre ». À leur suite, le chevalier ne doit pas avoir peur de monter au créneau s’il le faut et, en ultime ressort, accepter le martyre physique ou social. En tant que prophète, le chevalier doit assumer ses choix quitte à risquer sa vie ou son honneur, face à sa famille, ses amis ou ses collègues.

Le citoyen est obligé en conscience de ne pas suivre les prescriptions des autorités civiles quand ces préceptes sont contraires aux exigences de l’ordre moral, aux droits fondamentaux des personnes ou aux enseignements de l’Évangile. Le refus d’obéissance aux autorités civiles, lorsque leurs exigences sont contraires à celles de la conscience droite, trouve sa justification dans la distinction entre le service de Dieu et le service de la communauté politique. « Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu » (Mt 22, 21). « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Ac 5, 29) :

Si l’autorité publique, débordant sa compétence, opprime les citoyens, que ceux-ci ne refusent pas ce qui est objectivement demandé par le bien commun. Il leur est cependant permis de défendre leurs droits et ceux de leurs concitoyens contre les abus du pouvoir, en respectant les limites tracées par la loi naturelle et la loi évangélique (Gaudium et Spes 74, § 5).
(CEC 2242)

Seul, sans l’aide de Dieu, le chevalier ne peut ni discerner ni tenir ferme contre l’État. Il peut en cela prier le bienheureux Oscar Romero lui-même martyrisé au Salvador, assassiné en pleine messe parce qu’il dénonçait les persécutions contre l’Église et tentait de défendre les droits des paysans de son diocèse. Il peut en outre méditer les paroles de saint Pierre :

Pierre et les Apôtres déclarèrent : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.
Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice. C’est lui que Dieu, par sa main droite, a élevé, en faisant de lui le Prince et le Sauveur, pour accorder à Israël la conversion et le pardon des péchés. Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l’Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. » Ceux qui les avaient entendus étaient exaspérés et projetaient de les supprimer.

 

Pour puiser sa force en son Maître et Sauveur, le chevalier peut reprendre à son compte les paroles prononcées par Esther, pleines d’espérance au plus fort de la tourmente :

« Mon Seigneur, notre Roi, tu es l’Unique ; viens me secourir, car je suis seule, je n’ai pas d’autre secours que toi, et je vais risquer ma vie.
Depuis ma naissance, j’entends dire, dans la tribu de mes pères, que toi, Seigneur, tu as choisi Israël parmi toutes les nations, et que parmi tous leurs ancêtres tu as choisi nos pères, pour en faire à jamais ton héritage ; tu as fait pour eux tout ce que tu avais promis.
Et maintenant, nous avons péché contre toi, tu nous as livrés aux mains de nos ennemis, parce que nous avons honoré leurs dieux : tu es juste, Seigneur.
Et maintenant, notre dur esclavage ne leur suffit plus. Ils ont fait un pacte avec leurs idoles, pour abolir ce que ta bouche a promis, faire disparaître ton héritage, fermer la bouche de ceux qui te célèbrent, éteindre la gloire de ta maison et les feux de ton autel,
pour que s’ouvre la bouche des nations, que soient célébrés les mérites des faux dieux et qu’à jamais soit magnifié un roi de chair.
Ne livre pas ton sceptre, Seigneur, à ceux qui n’existent pas. Que nos ennemis ne se moquent pas de notre chute ; retourne contre eux leurs projets. Du premier de nos adversaires, fais un exemple.
Souviens-toi, Seigneur ! Fais-toi connaître au jour de notre détresse ; donne-moi du courage, toi, le Roi des dieux, qui domines toute autorité.
Mets sur mes lèvres un langage harmonieux quand je serai en présence de ce lion, et change son cœur : qu’il se mette à détester celui qui nous combat, qu’il le détruise avec tous ses partisans.
Délivre-nous par ta main, viens me secourir car je suis seule, et je n’ai que toi, Seigneur.
Tu connais tout et tu sais que je hais la gloire des impies, que je n’ai que dégoût pour la couche des incirconcis et celle de tout étranger.
Tu sais la contrainte où je suis, que j’ai du dégoût pour l’orgueilleux emblème qui est sur ma tête aux jours où je parais en public. Il m’inspire du dégoût comme un linge souillé, et je ne le porte pas les jours où je me repose.
Ta servante n’a pas mangé à la table d’Amane, ni honoré les banquets du roi, ni bu le vin des libations.
Ta servante n’a pas connu la joie depuis le jour de son élévation, si ce n’est auprès de toi, Seigneur, Dieu d’Abraham.
Ô Dieu, qui as pouvoir sur tous, écoute la voix des désespérés, délivre-nous de la main des méchants, et délivre-moi de ma peur ! »
(Livre d’Esther 4, 17L-Z)

(Source: ALETEIA)

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Mgr Audo, cardinal d’Alep, et Mgr Garmou, évêque chaldéen d’Iran, ont été reçus par le groupe d’études sur les chrétiens d’Orient à l’Assemblée nationale, le jeudi 2 juin. Jean-Frédéric Poisson,  vice-président du groupe, revient dans Famille chrétienne sur cette rencontre et sur l’incapacité de la diplomatie française à défendre les chrétiens d’Orient. Extrait :

"[...] Depuis quelques années, la France a décidé de soutenir massivement les sunnites de la région. En faisant cela, elle les a aidés –passivement – à réaliser leur propre plan qui est de faire disparaître les chrétiens du Proche-Orient. L’Arabie-Saoudite, la Turquie et sans doute aussi les Qataris souhaiteraient qu’il n’y ait plus de chrétiens. C’est une grande différence avec les pays comme l’Egypte, le Liban ou bien la Syrie. Eux ont compris que la présence des chrétiens sur leur territoire était facteur de paix social et de diversité.

La France devrait donc revoir sa politique étrangère au Moyen-Orient…

Je considère qu’il faut remettre à plat nos alliances dans cette région du monde. Je pense que le chantage exercé par les Turcs est insupportable, que la duplicité des Saoudiens ou bien des Qataris l’est tout autant. Il faut mettre ces pays face à leurs responsabilités. Car ils portent une très grande responsabilité dans la situation actuelle et essayent de la faire endosser par l’Occident, en envoyant dans nos pays des centaines de milliers de migrants.
Pourtant, il serait préférable que ces pauvres personnes soient prises en charge près de chez eux pour retourner dans leurs villages rapidement une fois la crise résolue. Mais comme nous manquons de fermeté et de courage, la France ne dit rien.

Ne pensez-vous pas que les liens économiques de la France avec ces pays diminuent notre marge de manœuvre ? 

Si c’est effectivement le cas, alors c’est un drame. Je pense que les valeurs de civilisation sont des valeurs supérieures aux balances commerciales extérieures. Si le changement de notre diplomatie doit nous faire perdre quelques milliards de parts de marché, tant pis ! Les coûts sociaux, politiques et symboliques que représente le fait de toujours tout céder aux pays sunnites sont très supérieurs aux bénéfices commerciaux que nous en tirons aujourd’hui. [...]"

source

 

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Interfaith Symposium on Creation and the Man as its Guardian

by ORTHODOXY COGNATE PAGE on JUNE 7, 2016

in FEATURED NEWSNEWS

The Albanian Orthodox Church – May- June 2016

In the wake of the long cooperation between “Resurrection of Christ” Theological Academy and “Mother of Good Counsel” Romano-Catholic Seminary, the Department of Islamic Studies at the University of Beder joined the interfaith symposium held on May 12, at the premises of the Academy, in the New Monastery of Saint Vlash on the theme: “Creation and Man as its Guardian.”

There were present at the event His Eminence Ilia Ketri, Bishop of Philomel in the United States, His Eminence Nikolla, Metropolitan of Apollonia and concurrently Director in Charge at the Theological Academy as well as prof. dr. Fredinand Gjana, the Rector of Beder University, Don Mario Imperatori, the Dean of the Roman Catholic Seminary, and also professors and students from the three theological schools.

First there was a reception which took place at the premises of the Theological Academy and then the participants moved to the conference room at the Holy Myrrh-bearing Skete. After the welcoming speech held by His Eminence Nikolla and the welcoming word of His Eminence Ilia, two other greetings followed by Prof. Dr. Gjana and Don Mario. In this symposium there were three presentations, one from each participating school, presented by the respective speakers.

The first speech was entitled “Creation as the Main Argument for the Existence of God”, and it was held by Mr. Veton Tulla, a lecturer at the University of Beder. Then another lecture continued on the topic: “Providence of Nature for a Real Breakthrough” by Don Lorenzo Rossetti, professor at the Roman-Catholic Seminary. While Mr. Nathan Hoppe, professor at “Resurrection of Christ” Theological Academy, delivered the lecture “Creation as A Communion with God”. The symposium ended with questions and discussions about topics that were referred.

It was a worth-attending event, as the participants claimed, because it allowed the mutual recognition and brought to attention the common points of the three religions, as well as the respective viewpoints of each religious group regarding theological issues and more specifically in relation to creation and the role of man in it which was also the theme of the symposium. Also, the event allowed representatives of the three theological schools and mainly students to exchange their concepts and knowledge of theology as well as their respective beliefs.

Finally, all participants in the symposium had lunch together at the canteen of the Theological Academy with the common hope that activities of this kind would be organized again in the future.

Translated by: Juljana Kodheli

Source:

For though they had done ten thousand things, the munificence were of grace, that in return for services so small and cheap, such a heaven, and a kingdom, and so great honor, should be given them.

(St Jean Chrysostome)

 

St John Chrysostom

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bataille somme hollandeAprès la pantomime de Verdun, le président piétine à nouveau la mémoire de 14-18 en boudant les commémorations de la bataille de la Somme, au cours de laquelle plus de 200 000 soldats du Commonwealth périrent en héros.

Tombes britanniques dans la Somme. Sipa. Numéro de reportage : 00753708_000014.

On était encore bouche bée de la manière dont le centenaire de la bataille de Verdun avait été commémoré le dimanche 29 mai qu’une information relayée par France 3 Picardie est passée quasi inaperçue : François Hollande ne participera pas aux commémorations de la bataille de la Somme qui auront lieu le 1erjuillet prochain. La raison de cette absence serait, toujours selon France 3 Picardie, l’absence de la reine d’Angleterre qui, faut-il le rappeler, vient de fêter ses 90 ans.

Pourtant, de nombreux chefs d’Etat sont attendus pour cette cérémonie car, si pour les Français la plus grande bataille de la première guerre mondiale est Verdun, pour les pays du Commonwealth, c’est la Somme.

Dans cette terrible bataille plus d’hommes sont tombés qu’à Verdun, ce qui veut tout dire. Les troupes du Commonwealth y ont perdu en cinq mois de combats 203 000 hommes, les Français 66 000 (163 000 à Verdun) et les Allemands 170 000 (143 000 à Verdun). On comprend mieux en lisant ces chiffres l’importance de cette bataille pour les Britanniques, Canadiens, Néo-Zélandais, Australiens ou Sud-Africains.

Le 1er juillet 1916, jour de l’offensive alliée, est le jour le plus meurtrier de toute l’histoire militaire britannique puisque ce jour là, plus de 19 000 « Tommies » ont laissé leur vie sur le champ de bataille. Le régiment royal de Terre Neuve, composé de Canadiens, perdit le même jour 801 de ses hommes sur 865, ce qui fait un taux de perte de 92%…

La moindre des choses serait, puisqu’il n’est pas encore trop tard, que le président de la République se rende à Thiepval, lieu des commémorations comme il s’est rendu à Verdun pour rendre hommage à nos alliés qui ont perdu plus d’un million d’hommes à nos côtés dans cette terrible guerre. Finalement, qu’importaient l’Alsace et la Lorraine à l’Australien de Sydney, au Néo-zélandais d’Auckland, au Sud-Africain de Durban, au Canadien de Montréal ou à l’Ecossais de Glasgow ?

Après les attentats du 13 novembre, alors que l’équipe de France de football devait aller jouer à Wembley contre l’Angleterre, le stade britannique fut pavoisé aux couleurs de la France et de la devise « liberté, égalité, fraternité ». Le Premier ministre David Cameron et le prince William étaient même venus déposer des gerbes de fleurs au bord de la pelouse avant de chanter avec le public pour qui les paroles défilaient sur le tableau d’affichage La Marseillaise.

On a senti ce soir-là une empathie et un soutien magnifiques de l’autre côté de la Manche qui fit chaud au cœur en ces jours de deuil. Aussi, on aimerait que la France ne brille pas par son ingratitude le 1er juillet prochain en mémoire de ces hommes venus du bout du monde mourir pour nous.

On nous parle toujours du fameux « devoir de mémoire », il serait bon cette fois-ci d’y ajouter un devoir de présence…

source

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German Recognition of Armenian, Assyrian Genocide: History and Politics


Assyrian International News Agency
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German Recognition of Armenian, Assyrian Genocide: History and Politics
By Miryam A. Abraham

2016-06-06 21:07 GMT

 

German lawmaker vote on the Armenian, Assyrian genocide resolution on June 2, 2016. ( AINA)Berlin (AINA) -- By an overwhelming majority, the German parliament (Bundestag) passed a symbolic and long overdue resolution on Thursday, June 2, 2016, recognizing the 1915 massacre of Armenians by the Ottoman government as a genocide. In its main part, the resolution also explicitly acknowledges that Assyrians (also referred to as Syriacs, Chaldeans or Aramaic-speaking Christians) were affected by the deportations and massacres as well. The importance of this is that the German Empire was the principal military ally of the Ottoman Empire during World War I and was, through its diplomatic network, well aware of the events taking place in Anatolia. With this week's decision, Germany joins more than 20 countries worldwide which have already officially declared the horrific events of 1915 a genocide, including France, Canada, and Russia.

 

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The issue is bound to create tensions between Germany and Turkey, especially since Germany and the EU are dependent upon Turkey in the current migrant and refugee crisis. Turkey withdrew its ambassador to Germany "for consultations" barely two hours after the decision. But despite protests from Turkish leaders and Turkish associations in Germany, German lawmakers voted nearly unanimously for the resolution. Only one member of parliament, a member of German Chancellor Angela Merkel's Christian Democratic Party, voted against it, while one other MP abstained.

Not Binding, But Symbolically Important

This is not the first time German parliamentarians have tried to take a vote on this sensitive issue. Originally, the vote had been scheduled to take place on the 100th anniversary of the genocide in 2015. But since German Chancellor Merkel and her allies in parliament feared a negative impact on German-Turkish relations, the issue was postponed repeatedly. Still, it gained important political impetus last year, when two of the highest German politicians addressed the events of 1915 and referred to them as genocide.

Assyrians, Armenians and Pontic Greeks in front of the Bundestag on June 2, 2016. ( Abut Can/AINA)In a speech dedicated to the commemoration of the century-old events on April 23, 2015, Federal President Joachim Gauck emphasized that "the fate of the Armenians exemplifies the history of mass exterminations, ethnic cleansing, expulsions, and yes, genocide, which marked the 20th century in such a horrific way. But he also explicitly referred to the Assyrians and Pontic Greeks, stressing that they, too, fell victim to mass expulsions and systematic mass killings aimed at creating an ethnically and religiously homogenous Turkish state.

The following day, on April 24, 2015, the German Bundestag held a debate on this topic without passing a resolution. On this occasion, Dr. Norbert Lammert, President of the German parliament, explained that the killings of 1915 clearly amounted to genocide and that the German Empire, a principal ally of the Ottoman Empire, was aware of the crimes committed by its partner in arms, but chose to place its military alliance above the rescue of human lives. During the debate, speakers from all parliamentary parties joined Lammert in declaring the killings a genocide and almost all of these speakers explicitly named the Assyrian Christians as victims of this genocide.

A resolution was then supposed to be passed last October, but it was delayed. In a short debate in the German Bundestag in February 2016, the chairman of the opposition Green Party, Cem Oezdemir, urged for a joint resolution on the issue. Finally, this week, Merkel's conservative bloc, the center-left Social Democrats and the Green Party were able to put up a resolution (see translation below) for vote in the German Bundestag, which uses the term genocide in the headline and several times in the text.

 

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The resolution clearly recognizes the planned expulsions and killings of Armenians and "Aramean/Assyrian and Chaldean Christians" as a genocide of the 20th century. Quoting Federal President Gauck's speech from the year 2015:

 

The German Bundestag pays tribute to the victims of expulsion and massacres, which were committed against the Armenians and other Christian minorities of the Ottoman Empire and which began over a century ago. It deplores the actions of the former Young Turk government, which led to an almost complete annihilation of the Armenians in the Ottoman Empire. Members of other Christian ethnic groups, especially Aramean/Assyrian and Chaldean Christians, were affected by deportations and massacres as well. By order of the Young Turk regime, the planned expulsion and extermination of over a million ethnic Armenians began in the Ottoman city of Constantinople on April 24, 1915. Their fate exemplifies the history of mass extermination, ethnic cleansing, expulsions, and yes, of genocides, which marked the 20th century in such a horrific way.

 

Furthermore, the resolution acknowledges the role of the German Empire and its indirect involvement in the 1915 killings. During World War I, the German Empire, led by Kaiser Wilhelm II, was allied with the Austro-Hungarian Empire and the Ottoman Empire against Britain, France and Russia. The Bundestag now recognized the failure of the German Empire to act on information it had at that time about the atrocities:

 

The Bundestag regrets the inglorious role of the German Empire, which, as a principal ally of the Ottoman Empire, did not try to stop these crimes against humanity, despite explicit information regarding the organized expulsion and extermination of Armenians, including also from German diplomats and missionaries.

 

Besides addressing the horrific crimes committed in 1915 by the Ottoman government, parliamentarians also pointed out that Christians in the region are still facing persecution and expulsions. Cem Oezdemir, a driving force behind the joint resolution, stated:

 

When we look into the region, we see that Christians are being persecuted again -- in Iraq, in Syria and also in Turkey. The places those Armenians arrived at who survived the deportation marches are located in the middle of war zones, for example Aleppo and Deir al-Sor. After we in this parliament have been commending the restructuring of churches in Turkey for many years, churches are now being nationalized and closed again. Priests can de facto not be trained as clergymen anymore. (...) As a person with Sunni-Muslim origins, I am gravely concerned about the East-Christendom. Christian communities are threatened with extinction in the cradle of Christianity of all places.

 

However, German lawmakers were well aware of the sensitivity of this issue and its potential impact on German-Turkish relations. During the debate, several speakers stressed that they did not want to point a finger at the current Turkish government, but that they rather want to bolster reconciliation efforts between Turkey and Armenia. In this regard, Oezdemir explained:

 

I want to say to our Turkish friends: This is not about pointing fingers or claiming moral authority. We are not introducing this motion, because we feel morally superior or because we want to intervene in foreign affairs, but because this constitutes a part of our German history.

 

Merkel's Dilemma and Turkish Reactions

Just how sensitive the issue of the Armenian and Assyrian genocide is in German-Turkish relations is highlighted by the absence of German Chancellor Merkel and two of the most senior Social Democratic ministers during the debate. Chancellor Merkel, Vice-Chancellor Sigmar Gabriel, and Foreign Minister Frank-Walter Steinmeier did not attend the vote, stating prior government business in Germany or abroad as reason.

But in fact, the resolution comes at a delicate time for Angela Merkel, who is relying on Turkey in order to handle current political challenges. Turkey is not only a crucial NATO partner, but also especially important to Germany and its European partners in order to slow down the flow of migrants to Western Europe. A new EU-Turkey deal aimed at stopping the illegal flow of refugees from Turkey to the European Union was championed by Angela Merkel earlier this year.

In the run-up to the debate, Turkish President Recep Tayyip Erdogan had warned Angela Merkel that the resolution would damage "bilateral, diplomatic, economic, trade, political and military" relations with Turkey. Turkey has always rejected the use of the term genocide to describe the events of 1915/1916, denying there was a systematic attempt to destroy the Christian population and further denying that there were any such orders from the Ottoman authorities.

As an immediate response to the vote, Turkey withdrew its ambassador to Germany only two hours after the decision. In an interview on June 4, 2016, President Erdogan questioned how Angela Merkel had not been able to prevent her party from voting in favor of the resolution, saying "Now I am asking myself: how will leading German politicians be able to personally face me and our prime minister after such a decision?"

President Erdogan did not exclude the possibility of sanctions against the Federal Republic of Germany.

The resolution also sparked harsh reactions among other Turkish politicians. Turkey's Deputy Prime Minister Numan Kurtulmus tweeted on Thursday:

 

It is a historic mistake for the German Parliament to accept some 'distorted and unfounded' allegations as 'genocide'. German Parliament accepting this resolution is unbecoming of the friendship between Turkey and Germany. This issue is one that needs to be resolved by people of science and historians, not one to be solved by politicians of parliaments.

 

Turkish Foreign Minister Mevlut Cavusoglu also reacted to the German resolution via Twitter:

 

The way to close the dark pages in your own history is not by besmirching the history of other countries with irresponsible and groundless parliamentary decisions.

 

In a rare display of unity, three of Turkey's political parties, including the ruling AKP, issued a joint statement condemning the decision:

 

This decision which is against history and the future will no doubt have an impact on German-Turkish relations and will damage bridges of friendship between the two countries.

 

However, both President Erdogan and Prime Minister Binali Yildirim said that Turkey would not terminate the EU-Turkey deal over this issue. Also, Turkey has withdrawn its ambassadors from other countries whose parliaments or governments have recognized the genocide in the past, but has quietly returned them to their posts a few months later.

Here is the full text of the German resolution on the Turkish Genocide of Armenians and Assyrians in 1915-1918

 

Motion by the parliamentary groups of CDU/CSU (Christian Democratic Union/Christian Social Union), SPD (Social Democratic Party), and BUNDNIS 90/DIE GRUNEN (The Green Party)

 

Remembrance and commemoration of the genocide of the Armenians and other Christian minorities in the years 1915 and 1916

The Bundestag is requested to adopt the following motion:

I. The German Bundestag notes:

The German Bundestag pays tribute to the victims of expulsion and massacres, which were committed against the Armenians and other Christian minorities of the Ottoman Empire and which began over a century ago. It deplores the actions of the former Young Turk government, which led to an almost complete annihilation of the Armenians in the Ottoman Empire. Members of other Christian ethnic groups, especially Aramean/Assyrian and Chaldean Christians, were affected by deportations and massacres as well.

By order of the Young Turk regime, the planned expulsion and extermination of over a million ethnic Armenians began in the Ottoman city of Constantinople on April 24, 1915. Their fate exemplifies the history of mass extermination, ethnic cleansing, expulsions, and yes, of genocides, which marked the 20th century in such a horrific way. We are aware of the uniqueness of the Holocaust, for which Germany bears guilt and responsibility.

The Bundestag regrets the inglorious role of the German Empire, which, as a principal ally of the Ottoman Empire, did not try to stop these crimes against humanity, despite explicit information regarding the organized expulsion and extermination of Armenians, including also from German diplomats and missionaries. The commemoration of the German Bundestag is also an expression of particular respect for the probably oldest Christian nation on earth.

The German Bundestag reaffirms its decision of 2005 (Printed matter 15/5689), which was dedicated to the commemoration of the victims as well as to the historical reappraisal of the events and which aimed at contributing to the reconciliation between Turks and Armenians. During the debate on the centenary commemoration day on April 24, 2015, in the German Bundestag, speakers of all parliamentary groups and in particular the Federal President, on the eve of the debate, condemned the genocide committed against the Armenians, commemorated the victims and called for reconciliation. The German Empire bears partial complicity in the events.

The Bundestag commits to the special historical responsibility of Germany. This includes supporting Turks and Armenians in overcoming old divisions and seeking paths of reconciliation and understanding. This reconciliation process has come to a halt in the past few years and urgently needs new impulses.

German Bundestag, Printed matter 18/8613 -- Translation by Abdulmesih BarAbraham & Miryam A. Abraham

With its commemoration of the unimaginably cruel crimes, the German Bundestag honors not only their victims, but also all of those in the Ottoman Empire and the German Empire, who, over 100 years ago, under difficult circumstances and against the resistance of their respective government, devoted themselves to the rescue of Armenian women, children and men.

In order to deal with the history of ethnic conflicts in the 20th century, school, university, and political education in Germany need to re-analyze the expulsion and extermination of Armenians by including the issue in curricula and teaching materials and by passing it on to future generations. The federal states play a particularly important role in this process.

The German Bundestag also considers the commemoration of the Armenian victims of the massacres and displacement, while taking into account the German role and its presentation to fellow citizens of Turkish and Armenian origin, a contribution to integration and peaceful coexistence.

The German Bundestag also welcomes the increasing number of initiatives and contributions in the field of science, civic society, art and culture in Turkey, which aim at the reappraisal of the crimes against the Armenians and the reconciliation between Armenians and Turks.

The German Bundestag encourages the Federal Government to continue to pay attention to the commemoration and reappraisal of the expulsions and massacres of the Armenians of 1915. Furthermore, the German Bundestag welcomes any initiative aimed at boosting and supporting this concern.

Germany's own historical experience shows how difficult it is for a society to face the dark chapters of its own past. However, a honest appraisal of history is the most important basis for reconciliation within a society as well as with others. A distinction has to be made between the guilt of the perpetrators and the responsibility of those alive today. The remembrance of the past also reminds us to stay alert and to prevent that hatred and destruction threaten people and nations over and over again.

The German Bundestag recognizes the attempts undertaken since 2005 by the representatives of Armenia and Turkey to come together on issues of memory and the normalization of inter-state relations. Still, the relationship between the two states is contentious and marked by mutual distrust. Germany should help Turks and Armenians to come closer to one another. A constructive analysis of history is essential for a common understanding in the present and in the future.

The easing of tensions and the normalization of relations between the Republic of Turkey and the Republic of Armenia are also important for the stabilization of the Caucasus region. In context of the EU neighborhood policy and due to its historical role in the German-Armenian-Turkish relationships, Germany sees itself in a particular responsibility in this regard.

II. The German Bundestag calls upon the Federal Government:

 

  • to continue to contribute to a broad public discussion about the expulsion and almost complete annihilation of the Armenians in 1915/1916 as well as the role of the German Empire, based on the spirit of the debate of the German Bundestag on April 24, 2015 on the occasion of the centenary commemoration,
  • to encourage the Turkish side to openly deal with the former expulsions and massacres in order to establish the necessary foundation for a reconciliation with the Armenian people,
  • to continue to advocate historic reappraisal in order to achieve rapprochement, reconciliation and a forgiveness of historical guilt between Turks and Armenians,
  • to continue supporting scientific, civic and cultural activities in Turkey and in Armenia, which serve the exchange and historic revision between Turks and Armenians, and to sponsor them within budgetary capacity,
  • to actively support the reappraisal of historical events by Turkey and Armenia as a first step to reconciliation and the long overdue improvement of Turkish-Armenian relations by, for example, providing scholarships for scientists or support for civic society initiatives from both countries who are engaged in this context,
  • to encourage Turkish and Armenian government representatives to pursue the normalization of the bilateral relations between both countries,
  • to encourage the Turkish and the Armenian government to ratify the Zurich protocols signed in 2009, which stipulate a commission for the scientific study of the historic events, the resumption of diplomatic relations and the opening of the shared border,
  • to advocate that the recently started preservation of the Armenian cultural heritage is continued and intensified in the Republic of Turkey,
  • to continue to support, within budgetary possibilities, German initiatives and projects in science, civil society and culture which deal with the analysis of the events of 1915/1916.

 

Berlin, May 31, 2016

Volker Kauder, Gerda Hasselfeldt and Parliamentary Group Thomas Oppermann and Parliamentary Group G�ring-Eckardt, Dr. Anton Hofreiter and Parliamentary Group

Justification

The annihilation of the Armenians in the Ottoman Empire during World War I was the largest and most serious calamity in the several thousand-year old history of the Armenian people. According to independent estimations, over a million Armenians fell victim to deportations and mass killings. Numerous independent historians, parliaments and international organizations consider the expulsion and extermination of Armenians a genocide. The commemoration of these expulsions and massacres in addition to religion and language is therefore a central part of the identity of these people.

The German Bundestag also commemorates the events in the context of the current remembrance of World War I. The German Empire was a principal military ally of the Ottoman Empire. The former government of the German Empire was informed about the persecution and murder of the Armenians, but remained inactive. The Federal Republic of Germany considers it a responsibility to promote the reappraisal of this crime and to keep its memory alive.

Contrary to the facts, Turkey denies to this day that the expulsion, persecution and murder of Armenians was based on systematic planning or that the mass extermination during the resettlement measures and the massacres committed were intended by the Ottoman government.

Overall, the extent of the massacres and deportations is still doubted in Turkey. However, there are also opposing tendencies. In 2008, there was reason to hope for a Turkish-Armenian rapprochement when the presidents of both countries jointly attended a soccer game and thus demonstrated their willingness for further discussions. The foreign ministers of both countries signed a common

protocol in 2009, which, among others, stipulated the establishment of a commission that should investigate the history in a scholarly manner. But until today, neither of the two parliaments has adopted this protocol.

A reconciliation between the two nations is only imaginable if the events that occurred 100 years ago are fundamentally clarified and the facts are not denied any longer. This requires that scholars and journalists in Turkey, who deal with the history of the expulsion and murder of Armenians, can work freely and without fear of reprisals. There are already numerous initiatives in Turkey which deal with the historic revision of the massacres. For some years, the issue has been discussed in the Turkish public in an increasingly controversial manner. These developments are to be welcomed as well as cross-border civil society projects that have been financially supported by the [German] Foreign Office for many years.

The German Empire, as principal military ally of the Ottoman Empire, was also involved in these operations. From the start, both the political and the military leadership of the German Empire was informed about the persecution and killing of Armenians. When the Protestant theologian Dr. Johannes Lepsius presented the results of the research he had carried out in Constantinople during July/August 1915 to the German Reichstag on October 5, 1915, the entire topic was placed under censorship by the German Imperial Government. His "Report on the Situation of the Armenian People in Turkey", which he had directly sent to the members of the Reichstag in 1916, was also banned and confiscated by the German military censorship and handed over to the members of the parliament only after the end of World War I in 1919. Despite urgent petitions by many German personalities from science, politics and the churches, including by politicians such as Philipp Scheidemann, Karl Liebknecht or Matthias Erzberger, and prominent public figures from the Protestant and Catholic Church, such as Adolf von Harnack and Lorenz Werthmann, the German Imperial Government refrained from putting effective pressure on their Ottoman ally.

The files of the [German] Foreign Office, which are based on reports of German ambassadors and consuls in the Ottoman Empire, also document the planned implementation of the massacres and expulsions. They constitute the most important government record of the events of that time. The [German] Foreign Office already made these files available many years ago. In 1998, a complete set of the files on Microfiche was delivered to Armenia. Turkey subsequently also acquired a set.

 

Translated from German by Abdulmesih BarAbraham and Miryam A. Abraham.

 

Miryam A. Abraham has a bachelor degree from the University of Passau in Governance and Public Policy and is now a master student in International Relations at the Technical University of Dresden. She attended the German Bundestag debate on June 2, 2016, in Berlin.

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Langue arabe enseignée dès le CP : n'est-ce pas faire entrer le fondamentaliste dans l'école laïque ? N'est-ce pas, après

" l'arabisation" du Liban, de l'Egypte, de la Perse etc...,favoriser celle de notre pays ? Et au nom de quoi ?...

 
FIGAROVOX/ENTRETIEN - La langue arabe pourra être choisie, comme l'anglais, l'italien ou le turc comme langue vivante 1 dès le CP. Pour Jean-Paul Brighelli, l'Etat fera appel à des enseignants envoyés par les pays avec lesquels nous avons des conventions.
 

Jean-Paul Brighelli est enseignant à Marseille et essayiste. Spécialiste des questions d'éducation, il est ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Saint- Cloud, et a enseigné les lettres modernes en lycée et à l'université. Il est l'auteur de La fabrique du crétin (2005, Jean-Claude Gawsewitch éditeur).
Son dernier livre, Voltaire ou le Jihad, le suicide de la culture occidentale, vient de paraître aux éditions de l'Archipel. 


FIGAROVOX. - La langue arabe pourra être choisie comme langue vivante 1 dès le CP au même titre que l'anglais, le portugais, l'italien, l'espagnol, l'allemand, le turc ou le serbe par exemple. Que cela vous inspire-t-il?

Jean-Paul BRIGHELLI. - Il faudrait savoir : soit l'anglais est essentiel dans le monde économique contemporain, comme on nous le serine sans cesse, soit n'importe quelle langue est susceptible d'être enseignée concurremment au français — et sans doute faudrait-il enseigner d'abord le français, dont la disparition est programmée depuis vingt ans par les eurocrates béats et les pédagogues complices. Mais l'arabe ou le turc, enseignés aux tout-petits dans le cadre de l'ELCO, ne sont pas n'importe quelle langue, et elles ne sont pas enseignées par n'importe qui.
 Depuis les années 1970, des accords bilatéraux nous lient aux pays d'origine, qui envoient leurs propres formateurs — et on imagine sans peine ce que sont aujourd'hui les formateurs expédiés en France ...

 

Ce n'est plus de l'apprentissage linguistique ou culturel, c'est du bourrage de crâne.
«Si les professeurs ne sont pas en mesure de le faire, nous ferons appel à des professeurs étrangers comme pour d'autres langues», a déclaré Najat-Vallaud Belkacem. Quelles peuvent être les conséquences d'une telle mesure?

Des enseignants d'arabe littéraire, il y en a très peu — quatre postes à l'agrégation de la discipline cette année, et autant au CAPES: cela donne une idée de la demande actuelle. 
On fera donc appel à des bonnes volontés, ou on titularisera les enseignants envoyés par les pays avec lesquels nous avons des conventions. 
Enseigner l'arabe ou le turc dès les petites classes, et le faire enseigner par des gens qui ne seront pas passés par le filtre des concours républicains, c'est un risque. (...)

 Ce qui se prépare sous couleur d'ouvrir le choix linguistique — au moment même où la réforme du collège détruit ce choix dès la Sixième, et barre l'accès à tout ce qui n'est pas anglais à des centaines de milliers de collégiens à la rentrée prochaine —, c'est la communautarisation du pays, l'éclatement en tribus antagonistes: on le voit bien avec les aberrantes déclarations de Benzema ou Debouzze sur le «racisme» supposé de Deschamps en particulier et du pays en général. 

À terme, la guerre civile. 

Voilà ce qui est en germe dans les décisions partisanes de Mme Vallaud-Belkacem, si nous n'y prenons garde.
 
SOURCE

 

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C'est la quatrième fois en un an que le Premier ministre israélien rencontre le président Vladimir Poutine. L'objectif : rendre le ciel syrien plus sûr et éviter que les aviations russes et israéliennes ne se tirent dessus par erreur.

Les visites officielles de Benjamin Netanyahu à Moscou deviennent de plus en plus fréquentes, signe que la communication est bonne entre les deux pays.

La rencontre a pour objet initial la célébration de 25 ans de liens diplomatiques bilatéraux entre les deux pays, mais c'est surtout sur la guerre en Syrie que l'on attend les deux pays. Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu devraient travailler à l'application des arrangements conclus lors de leur précédente rencontre du 21 avril dernier. A savoir la mise en place d'une coordination militaire destinée à éviter des affrontements entre avions israéliens et russes dans l'espace aérien syrien. Un espace aérien zébré par les avions de tous les pays qui interviennent en Syrie, ce qui multiplie les risques de tirs accidentels.

Car l'aviation israélienne aussi est active en Syrie : avant sa dernière visite en Russie, M. Netanyahu avait admis, pour la première fois, qu'Israël avait attaqué des dizaines de convois d'armes en Syrie destinés au Hezbollah.

Par ailleurs, et malgré une neutralité affichée, Israël reste défavorable au gouvernement syrien de Bachar el Assad, à l'image de la coalition occidentale dont fait partie la France, tandis que l'aviation russe soutient l'armée régulière syrienne au sol, l'Armée syrienne arabe (SAA).

La campagne aérienne de bombardements russe en appui aux troupes aux sol de la SAA, et à la demande du gouvernement syrien, a débuté le 30 septembre dernier. Les frappes répétées ont, depuis, considérablement affaibli les positions de Daesh en Syrie avec notamment, la libération de la ville de Palmyre le 27 mars et la destruction des circuits d'exportation de pétrole de Daesh, privant le quasi-Etat terroriste d'une de ses sources de financement vitales.

Plus largement, mais toujours en lien avec la guerre en Syrie qui déstabilise l'ensemble du Moyen-Orient, le Bureau du Premier ministre israélien indique que les «deux dirigeants s'entretiendront également de des dossiers régionaux dont ceux ayant trait à la lutte contre le terrorisme international [...] et le processus diplomatique entre Israël et les Palestiniens».

SOURCE

 

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Syriac is a dialect of Aramaic

that was once an international language used throughout much of the eastern world. Syriac travelled east from the Fertile Crescent and Mesopotamia via merchants and missionaries along the Silk Road.

Syriac inscriptions range geographically from Lebanon and Syria, Turkey, through to Iraq, Iran, south to India, and east to Inner Mongolia and China. These inscriptions are generally original compositions, some written in poetic metre, expressing Christian concepts and ideas.

 

Dates for Syriac inscriptions range from the first century to the twenty-first century A.D. Dating systems include Seleucid (Hellenistic Greek), Gregorian (Christian), and sometimes Hegira (Islamic). The extensive geographical and chronological breadth of the inscriptions make them valuable to scholars working in areas such as Late Classical Antiquity; Near, Middle, and Far Eastern Studies; Medieval and Renaissance Studies; Art History; Philosophy (Western and Eastern); and Religious Studies.

(Source:Drs Gewargis Acis )

 

 

 

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Moscou soutient les recommandations de la mission de surveillance de l'Onu selon lesquelles Kiev doit arrêter les tortures et les enlèvements de ses services spéciaux.

"D'un rapport à l'autre, l'image réelle des actions illégales des services spéciaux ukrainiens devient de plus en plus évidente. Maintenant, c'est l'Onu qui évoque l'existence de prisons secrètes dans le pays où le Service de sécurité ukrainien (SBU) enferme des gens kidnappés et les torture", lit-on dans le communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.

Selon le ministère, de nombreux faits de violation des droits de l'homme de la part des forces ukrainiennes et des troupes engagées restent sans investigation et les coupables ne sont pas punis".

Vendredi, le secrétaire général adjoint des Nations unies aux droits de l'homme, Ivan Simonovic a fait des déclarations selon lesquelles le SBU arrêtait massivement et torturait les insurgés du Donbass.

Pour appuyer ses propos, le secrétaire de l'Onu a cité le 14e rapport de la mission de surveillance de l'Onu qui concernait la période du 16 février au 15 mai. Il a également cité plusieurs cas précis de passages à tabac et de tortures pratiqués contre des détenus par des employés du SBU.

 

Torture

The Church is One!

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In the name of the Father, and of the Son, and of the Holy Spirit. Amen.

I am Father Peter Farrington, a priest of the Patriarchal Diocese of the Coptic Orthodox Church, living and serving in the UK. In this video I want to begin to speak about the characteristics of the Church which are described for us in the Creed of Nicaea-Constantinople, and which are foundational for our Orthodox understanding of the Church. These characteristics are found in the passage in the Creed which says…

We believe in One, Holy, Catholic and Apostolic Church.

In this video I am going to consider that the Church is One. What does this oneness mean? What was the intention of the Fathers of the Councils in describing the Church in such a way? How should our understanding of the Orthodox doctrine of the Church as being One influence our thinking?

The teachings found in the Creed are dogmatic statements. They are theological definitions with particular meanings which are non-negotiable. They are not open to a wide variety of personal opinions. There are aspects of the Orthodox Faith which do remain rather loosely defined, or even where there is no particular and authoritative definition. There are aspects of the Orthodox Faith which remain a matter of humility and silence in the face of mystery. But the Creed is intended to explain, describe and define that which has always and everywhere been believed and confessed as the Orthodox Faith.

Nor does the Creed create some new faith and introduce novel ideas. On the contrary the intention of those who framed it in these words was entirely to express with clarity what had always been believed and taught in the Church from the beginning. To be Orthodox is to hold this faith and none other. Indeed, the Orthodox Church has always insisted that to be Christian requires the confession of this faith and none other.

The oneness, or unity, of the Church is not a human aspiration but it is a theological reality. This means that it is rooted in the divine life of the Holy Trinity and is not simply an expression of a human organizational structure. God is one, yet the unity of God is expressed in the three divine persons who share the same divine nature. The unity of the Holy Trinity is not one of will, or of emotion, or of organization, as if there were three Gods who had come together to work as a team. On the contrary the unity of the Holy Trinity is found in the one divine nature which is shared by the three divine persons.

The Church, as the Body of Christ, is not essentially a human organization that could take any number of forms, or be based on a variety of uniting opinions, as if it was a sports club, or a student’s society at a university. It is a divine-human organism, a living community that has its origins and its essence in the activity of God not that of man, and which is given life and being by the presence and divine power of the Holy Spirit. It is the place where men and women are united with God, and are transformed and renewed by the divine presence of the Holy Spirit, so that they are formed by the Spirit into the divine-human Body of Christ. Not that we cease to be of human nature as God has made us, but so that our human nature, united to the divine presence in the Church, is glorified and gives glory to God, and is built by God, by the Holy Spirit, into the eternal Temple of God made of living stones.

Our Lord Jesus Christ himself speaks of this unity of the Church as an expression of the unity of the Holy Trinity. In John 17 he says…

Holy Father, keep them in your name, which you have given me that they may be one even as we are one.

St Cyril speaks of this passage in his commentary on the Holy Gospel of St John. He explains that this passage is speaking of the unity which not only was the will of Christ for those who believed, but also came about in the life of the Church from the beginning. He says…

The Lord Jesus wishes the disciples to be kept in a unity of mind and purpose, being merged, as it were, with one another in soul and spirit and in the bond of brotherly love; so as to be linked together in an unbroken chain of affection, so that their unity may be perfected so that it resembles the natural unity which exists between the Father and the Son.

There are lots of other passages in the New Testament which describe this same spiritual unity. St Cyril refers to some of them in his commentary. In the Acts of the Apostles the early Church is described as being of one heart and soul in the unity of the Holy Spirit. And a little later in the Gospel of St John our Lord Jesus speaks of this unity again, saying…

The glory that you have given me I have given to them, that they may be one even as we are one, I in them and you in me, that they may become perfectly one, so that the world may know that you sent me and loved them even as you loved me.

Our Lord is not speaking of an organizational unity, or an agreement brought about by human effort, but of a spiritual unity brought about by the Holy Spirit in which a perfect unity of love and life is expressed, a unity which reflects the natural and divine union between the Father and the Son.

St Cyril explains what this means when he says…

This is what St Paul meant, when he said: One body and one Spirit; for we who are many are one body in Christ, for … we have all received the anointing of one Spirit, that is, the Spirit of Christ. Since they were to be one body, and share in the same Holy Spirit, He desires His disciples to be preserved in a unity of spirit which nothing could disturb, and in an unbroken singleness of mind.

If anyone supposes that the disciples are united as the Father and the Son are One, not merely in Substance, but also in purpose (for the holy Nature of God has one Will, and one and the same purpose altogether) he will not be wide of the mark.

What do we learn from St Cyril? It is that the unity of the Church is established by receiving the same Holy Spirit, and this unity is expressed in having the same purpose and singleness of mind and will, just as the Father and the Son share the same purpose and mind and will.

This is a theological truth. It is a dogma. It is non-negotiable, expressing a spiritual reality that cannot be denied by those of us who are Orthodox. It is the substance of that phrase in the Creed, which we recite at every Liturgy and in our daily prayers, saying…

We believe in One Church.

This unity, as our Lord Jesus and the Fathers of the Church explain, is not a unity of friendship, or affection, being brought about by our own feelings, emotions and opinions. It is a unity brought about by the Holy Spirit and expressed in a unity of belief, life and purpose among those who have received the Holy Spirit.

Of course it is good and necessary to have a human unity with others in many different circumstances, at work, at school, in clubs and societies, even in our service to the local community. But this is not the same unity of which the Creed speaks, and for which our Lord Jesus Christ prays. This spiritual unity which establishes the one Church is found in the presence of the Holy Spirit. It is the gift of God, transforming those who participate in this Spirit of God.

If the presence of the Holy Spirit leads to unity and establishes one Church then we will want to ask where this one Church is. In modern times it has been suggested that the one Church is composed of all those who have some belief in Jesus Christ, or consider that they are following his teachings. This is not what the early Church understood when they spoke of believing in one Church. We have already seen that St Cyril understood this unity as reflecting a common confession of faith. Indeed the New Testament speaks of the members of the Church as having one mind.

St Paul speaks in several places of those who hold to different teachings than those he has preached. He says…

After warning a heretic, or someone who holds different opinions, once or twice, have nothing more to do with him.

And to the Galatians he speaks very strongly saying…

I am astonished that you are so quickly deserting him who called you in the grace of Christ and are turning to a different gospel— not that there is another one, but there are some who trouble you and want to distort the gospel of Christ. But even if we or an angel from heaven should preach to you a gospel contrary to the one we preached to you, let him be accursed. As we have said before, so now I say again: If anyone is preaching to you a gospel contrary to the one you received, let him be accursed.

What is St Paul saying? He is not speaking of those who teach a different message and suggesting that they also are part of the Church. He does not say that we should receive everyone who speaks of Jesus as if they were also of the Church. On the contrary, he warns that those who teach something else are presenting a false Gospel and are to be anathema. It is difficult to imagine a harder sentence.

And even St John, in one of his letters, writes…

 

They went out from us, but they were not of us; for if they had been of us, they would have continued with us. But they went out, that it might become plain that they all are not of us.

None of this gives us any justification for the modern idea that everyone can be called a Christian, and a member of the Church whatever they believe. It could not be clearer. It is possible to preach another Christ and another Gospel, and these are a false Christ and a false Gospel. The theological and dogmatic basis of the Christian Faith; that which has been believed from the very beginning until the present time, requires us to insist that there is one Gospel, one coherent teaching which all Christians are to confess and express in their own lives. To preach another teaching is to preach error, and error is not Christian, and is not Orthodoxy, and is not Christianity.

I am convinced that this is the Orthodox and Apostolic meaning of belief in One Church. It is what we find in the New Testament and in the writings of the Fathers and in the content of the Ecumenical Councils. But what does it mean in practice.

In the first place I believe that we are to receive and welcome all those who use the name of Christian and are well disposed to our Orthodox Church with warmth and generosity. We are all of us born into certain circumstances that we can do nothing about. I was, for instance, born into a devout evangelical protestant household where God was worshipped sincerely. My life has been one of seeking more of God, and by his grace and mercy I have been brought to the fullness of the Christian life in our Orthodox Church. I am corresponding with and meeting many people who are also seeking more of God, and find themselves in other Christian groups. I commend their commitment to seeking Christ. It is necessary for each of us as Orthodox Christians to bear witness in love and kindness to all those in other Christian groups who are seeking that which we believe we have already received. We can certainly speak of all of these as being believers in Christ, of being Christians in some sense, yet we must insist that while these dear ones are outside the unity of the One Church, the Apostolic Church, the Orthodox Church, there is more, much more, that God would pour out in grace upon them.

In the second place we must insist that while many individuals are seeking Christ and are Christian, in all manner of groups, nevertheless those groups are not the Church. These groups teach error, and are separated by error from the life of the one Church, which is expressed by union in the Holy Spirit and in unity of belief. The group among which I grew up had many faithful believers in Christ who were an example to me. But the teachings of this community were very far from those of the one Church, preserved faithfully and with integrity to the present time.

We did not believe in the sacraments according to the teaching of the Church, even though we practiced baptism and celebrated the Eucharist. But these had very different meanings for us. We were not born again into unity with Christ through baptism, nor did the bread and wine we shared become the Body and Blood of Christ. Nor did we practice an anointing with chrism for the gift of the Holy Spirit. We ordained no priests, had no bishops, and did not recognize the authority of the Apostolic Church as it has been preserved by the Holy Spirit in the ancient and Orthodox Churches. Indeed we considered Orthodox Christianity to be full of error and superstition. We did not have any practice of fasting, we had no tradition of spirituality. We rejected monasticism and celibacy. The Virgin Mary was not held in any great honour, nor were any of the saints ever asked to intercede for us.

In almost every aspect of the Christian Faith the community I belonged to rejected the teachings and practices of the Church from the beginning. In what way is it possible to consider a group to be the Church if it rejects the teaching of the Church? I say this with much affection for those I grew up among. They were believers in Christ, but they had adopted so many errors, so many false teachings, that they cannot be considered to the Church, because the mark of the Church is that it is One, and has one coherent and consistent body of doctrine and practice.

The idea that every group which uses the name of Jesus must be considered the Church is a very modern one. It is associated with the secular, individualistic sense that everyone must be free to believe and act as they wish. This is not an Orthodox view, and therefore it is not properly a Christian view. The Church is One, and therefore we must be careful to ensure that we are united and being more closely united with this one Church, which we confess to be the Apostolic and Orthodox Church.

There is no other Church, though there are certainly faithful believers who are seeking Christ in every place. And if there is no other Church then we must be careful not to isolate ourselves from the life of the Holy Spirit in this one Church. We are in danger of this when we begin to listen to those who preach another Gospel. We are in danger of this when we allow ourselves to believe that we can judge for ourselves what we will believe, instead of receiving with humility and obedience the teaching of the One Church in the power and grace of the Holy Spirit, who establishes and has established this unity of the Church in Christ from the beginning.

I am sure of this. I have not yet exhausted the riches of the spiritual tradition of the one Church in our Orthodox community. How can I look elsewhere for a superficial satisfaction on my own terms and according to my own fallible understanding, when the depths of the spiritual life offered to me in the one Church, the Orthodox Church, are so far beyond my experience and understanding. There is one Church, this is a theological reality. It is not a matter of opinion. The teaching of this one Church is that which has been taught from the beginning and it still taught and lived out and experienced in the Orthodox Church. If we wish to be Orthodox, if we wish to be truly Christian, then we must embrace the fullness of this life and teaching, avoiding those who teach error, however well-meaning they may be, for the sake of our salvation and the unity of the Church of Christ, the one Body and the one Temple, being formed by those who have received new life and the anointing of the Holy Spirit in the sacraments of the Church.

May this be our desire and may God preserve us from all error for his glory and our salvation. Amen

(Source: http://www.stgeorgeministry.com/?p=520)

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In the name of the Father, and of the Son, and of the Holy Spirit. Amen.

I am Father Peter Farrington, a priest of the Patriarchal Diocese of the Coptic Orthodox Church, living and serving in the UK. In this video I want to begin to speak about the characteristics of the Church which are described for us in the Creed of Nicaea-Constantinople, and which are foundational for our Orthodox understanding of the Church. These characteristics are found in the passage in the Creed which says…

We believe in One, Holy, Catholic and Apostolic Church.

In this video I am going to consider that the Church is One. What does this oneness mean? What was the intention of the Fathers of the Councils in describing the Church in such a way? How should our understanding of the Orthodox doctrine of the Church as being One influence our thinking?

The teachings found in the Creed are dogmatic statements. They are theological definitions with particular meanings which are non-negotiable. They are not open to a wide variety of personal opinions. There are aspects of the Orthodox Faith which do remain rather loosely defined, or even where there is no particular and authoritative definition. There are aspects of the Orthodox Faith which remain a matter of humility and silence in the face of mystery. But the Creed is intended to explain, describe and define that which has always and everywhere been believed and confessed as the Orthodox Faith.

Nor does the Creed create some new faith and introduce novel ideas. On the contrary the intention of those who framed it in these words was entirely to express with clarity what had always been believed and taught in the Church from the beginning. To be Orthodox is to hold this faith and none other. Indeed, the Orthodox Church has always insisted that to be Christian requires the confession of this faith and none other.

The oneness, or unity, of the Church is not a human aspiration but it is a theological reality. This means that it is rooted in the divine life of the Holy Trinity and is not simply an expression of a human organizational structure. God is one, yet the unity of God is expressed in the three divine persons who share the same divine nature. The unity of the Holy Trinity is not one of will, or of emotion, or of organization, as if there were three Gods who had come together to work as a team. On the contrary the unity of the Holy Trinity is found in the one divine nature which is shared by the three divine persons.

The Church, as the Body of Christ, is not essentially a human organization that could take any number of forms, or be based on a variety of uniting opinions, as if it was a sports club, or a student’s society at a university. It is a divine-human organism, a living community that has its origins and its essence in the activity of God not that of man, and which is given life and being by the presence and divine power of the Holy Spirit. It is the place where men and women are united with God, and are transformed and renewed by the divine presence of the Holy Spirit, so that they are formed by the Spirit into the divine-human Body of Christ. Not that we cease to be of human nature as God has made us, but so that our human nature, united to the divine presence in the Church, is glorified and gives glory to God, and is built by God, by the Holy Spirit, into the eternal Temple of God made of living stones.

Our Lord Jesus Christ himself speaks of this unity of the Church as an expression of the unity of the Holy Trinity. In John 17 he says…

Holy Father, keep them in your name, which you have given me that they may be one even as we are one.

St Cyril speaks of this passage in his commentary on the Holy Gospel of St John. He explains that this passage is speaking of the unity which not only was the will of Christ for those who believed, but also came about in the life of the Church from the beginning. He says…

The Lord Jesus wishes the disciples to be kept in a unity of mind and purpose, being merged, as it were, with one another in soul and spirit and in the bond of brotherly love; so as to be linked together in an unbroken chain of affection, so that their unity may be perfected so that it resembles the natural unity which exists between the Father and the Son.

There are lots of other passages in the New Testament which describe this same spiritual unity. St Cyril refers to some of them in his commentary. In the Acts of the Apostles the early Church is described as being of one heart and soul in the unity of the Holy Spirit. And a little later in the Gospel of St John our Lord Jesus speaks of this unity again, saying…

The glory that you have given me I have given to them, that they may be one even as we are one, I in them and you in me, that they may become perfectly one, so that the world may know that you sent me and loved them even as you loved me.

Our Lord is not speaking of an organizational unity, or an agreement brought about by human effort, but of a spiritual unity brought about by the Holy Spirit in which a perfect unity of love and life is expressed, a unity which reflects the natural and divine union between the Father and the Son.

St Cyril explains what this means when he says…

This is what St Paul meant, when he said: One body and one Spirit; for we who are many are one body in Christ, for … we have all received the anointing of one Spirit, that is, the Spirit of Christ. Since they were to be one body, and share in the same Holy Spirit, He desires His disciples to be preserved in a unity of spirit which nothing could disturb, and in an unbroken singleness of mind.

If anyone supposes that the disciples are united as the Father and the Son are One, not merely in Substance, but also in purpose (for the holy Nature of God has one Will, and one and the same purpose altogether) he will not be wide of the mark.

What do we learn from St Cyril? It is that the unity of the Church is established by receiving the same Holy Spirit, and this unity is expressed in having the same purpose and singleness of mind and will, just as the Father and the Son share the same purpose and mind and will.

This is a theological truth. It is a dogma. It is non-negotiable, expressing a spiritual reality that cannot be denied by those of us who are Orthodox. It is the substance of that phrase in the Creed, which we recite at every Liturgy and in our daily prayers, saying…

We believe in One Church.

This unity, as our Lord Jesus and the Fathers of the Church explain, is not a unity of friendship, or affection, being brought about by our own feelings, emotions and opinions. It is a unity brought about by the Holy Spirit and expressed in a unity of belief, life and purpose among those who have received the Holy Spirit.

Of course it is good and necessary to have a human unity with others in many different circumstances, at work, at school, in clubs and societies, even in our service to the local community. But this is not the same unity of which the Creed speaks, and for which our Lord Jesus Christ prays. This spiritual unity which establishes the one Church is found in the presence of the Holy Spirit. It is the gift of God, transforming those who participate in this Spirit of God.

If the presence of the Holy Spirit leads to unity and establishes one Church then we will want to ask where this one Church is. In modern times it has been suggested that the one Church is composed of all those who have some belief in Jesus Christ, or consider that they are following his teachings. This is not what the early Church understood when they spoke of believing in one Church. We have already seen that St Cyril understood this unity as reflecting a common confession of faith. Indeed the New Testament speaks of the members of the Church as having one mind.

St Paul speaks in several places of those who hold to different teachings than those he has preached. He says…

After warning a heretic, or someone who holds different opinions, once or twice, have nothing more to do with him.

And to the Galatians he speaks very strongly saying…

I am astonished that you are so quickly deserting him who called you in the grace of Christ and are turning to a different gospel— not that there is another one, but there are some who trouble you and want to distort the gospel of Christ. But even if we or an angel from heaven should preach to you a gospel contrary to the one we preached to you, let him be accursed. As we have said before, so now I say again: If anyone is preaching to you a gospel contrary to the one you received, let him be accursed.

What is St Paul saying? He is not speaking of those who teach a different message and suggesting that they also are part of the Church. He does not say that we should receive everyone who speaks of Jesus as if they were also of the Church. On the contrary, he warns that those who teach something else are presenting a false Gospel and are to be anathema. It is difficult to imagine a harder sentence.

And even St John, in one of his letters, writes…

 

They went out from us, but they were not of us; for if they had been of us, they would have continued with us. But they went out, that it might become plain that they all are not of us.

None of this gives us any justification for the modern idea that everyone can be called a Christian, and a member of the Church whatever they believe. It could not be clearer. It is possible to preach another Christ and another Gospel, and these are a false Christ and a false Gospel. The theological and dogmatic basis of the Christian Faith; that which has been believed from the very beginning until the present time, requires us to insist that there is one Gospel, one coherent teaching which all Christians are to confess and express in their own lives. To preach another teaching is to preach error, and error is not Christian, and is not Orthodoxy, and is not Christianity.

I am convinced that this is the Orthodox and Apostolic meaning of belief in One Church. It is what we find in the New Testament and in the writings of the Fathers and in the content of the Ecumenical Councils. But what does it mean in practice.

In the first place I believe that we are to receive and welcome all those who use the name of Christian and are well disposed to our Orthodox Church with warmth and generosity. We are all of us born into certain circumstances that we can do nothing about. I was, for instance, born into a devout evangelical protestant household where God was worshipped sincerely. My life has been one of seeking more of God, and by his grace and mercy I have been brought to the fullness of the Christian life in our Orthodox Church. I am corresponding with and meeting many people who are also seeking more of God, and find themselves in other Christian groups. I commend their commitment to seeking Christ. It is necessary for each of us as Orthodox Christians to bear witness in love and kindness to all those in other Christian groups who are seeking that which we believe we have already received. We can certainly speak of all of these as being believers in Christ, of being Christians in some sense, yet we must insist that while these dear ones are outside the unity of the One Church, the Apostolic Church, the Orthodox Church, there is more, much more, that God would pour out in grace upon them.

In the second place we must insist that while many individuals are seeking Christ and are Christian, in all manner of groups, nevertheless those groups are not the Church. These groups teach error, and are separated by error from the life of the one Church, which is expressed by union in the Holy Spirit and in unity of belief. The group among which I grew up had many faithful believers in Christ who were an example to me. But the teachings of this community were very far from those of the one Church, preserved faithfully and with integrity to the present time.

We did not believe in the sacraments according to the teaching of the Church, even though we practiced baptism and celebrated the Eucharist. But these had very different meanings for us. We were not born again into unity with Christ through baptism, nor did the bread and wine we shared become the Body and Blood of Christ. Nor did we practice an anointing with chrism for the gift of the Holy Spirit. We ordained no priests, had no bishops, and did not recognize the authority of the Apostolic Church as it has been preserved by the Holy Spirit in the ancient and Orthodox Churches. Indeed we considered Orthodox Christianity to be full of error and superstition. We did not have any practice of fasting, we had no tradition of spirituality. We rejected monasticism and celibacy. The Virgin Mary was not held in any great honour, nor were any of the saints ever asked to intercede for us.

In almost every aspect of the Christian Faith the community I belonged to rejected the teachings and practices of the Church from the beginning. In what way is it possible to consider a group to be the Church if it rejects the teaching of the Church? I say this with much affection for those I grew up among. They were believers in Christ, but they had adopted so many errors, so many false teachings, that they cannot be considered to the Church, because the mark of the Church is that it is One, and has one coherent and consistent body of doctrine and practice.

The idea that every group which uses the name of Jesus must be considered the Church is a very modern one. It is associated with the secular, individualistic sense that everyone must be free to believe and act as they wish. This is not an Orthodox view, and therefore it is not properly a Christian view. The Church is One, and therefore we must be careful to ensure that we are united and being more closely united with this one Church, which we confess to be the Apostolic and Orthodox Church.

There is no other Church, though there are certainly faithful believers who are seeking Christ in every place. And if there is no other Church then we must be careful not to isolate ourselves from the life of the Holy Spirit in this one Church. We are in danger of this when we begin to listen to those who preach another Gospel. We are in danger of this when we allow ourselves to believe that we can judge for ourselves what we will believe, instead of receiving with humility and obedience the teaching of the One Church in the power and grace of the Holy Spirit, who establishes and has established this unity of the Church in Christ from the beginning.

I am sure of this. I have not yet exhausted the riches of the spiritual tradition of the one Church in our Orthodox community. How can I look elsewhere for a superficial satisfaction on my own terms and according to my own fallible understanding, when the depths of the spiritual life offered to me in the one Church, the Orthodox Church, are so far beyond my experience and understanding. There is one Church, this is a theological reality. It is not a matter of opinion. The teaching of this one Church is that which has been taught from the beginning and it still taught and lived out and experienced in the Orthodox Church. If we wish to be Orthodox, if we wish to be truly Christian, then we must embrace the fullness of this life and teaching, avoiding those who teach error, however well-meaning they may be, for the sake of our salvation and the unity of the Church of Christ, the one Body and the one Temple, being formed by those who have received new life and the anointing of the Holy Spirit in the sacraments of the Church.

May this be our desire and may God preserve us from all error for his glory and our salvation. Amen

 

INVITATION (S)... 

PUBLICATION(S)... 

 

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De: Swami VEETAMOHANANDA <contact@centre-vedantique.fr>

 
Nous avons le plaisir de vous convier à la rencontre interreligieuse qui se tiendra au Centre Védantique Ramakrishna à Gretz-Armainvilliers les vendredi 1er, samedi 2 et dimanche 3 juillet 2016.
 
 
 
 
 
 
Vous trouvez en pièce jointe le programme détaillé ainsi que l'affiche.
 
 
 
 
 
Nous vous remercions par avance de bien vouloir annoncer cet évènement autour de vous.
 
Pour tout renseignement, vous pouvez nous contacter par email à l'adresse suivante : contact@centre-vedantique.fr ou par téléphone au +33 (0)1 64 07 03 11.
 
En espérant vous rencontrer à cette occasion, nous vous transmettons nos meilleures pensées.
 
 
 
 
 
 
 
Swami Veetamohananda

 

 

Président
Centre Védantique Ramakrishna
64, Bd Victor Hugo 77220 Gretz Armainvilliers - France
Ph: +33 (0) 164 07 03 11
Fax: +33 (0) 164 42 03 57

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Une publication historique:

 

Les armées du Roi par Monsieur Olivier Chaline

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Olivier Chaline, professeur d’Histoire moderne à l’Université Paris-Sorbonne, est l’auteur de plusieurs ouvrages historiques.

Pourquoi parler de grand chantier au XVIIe-XVIIIe siècle ? Parce que pendant presque deux siècles, la monarchie des Bourbons a forgé les armes de la France par à-coups suivis de périodes de relâchement des effectifs engagés. Elle a ambitionné et obtenu, un temps du moins, le premier rang en Europe, réussissant vers 1690 à être la première puissance militaire sur terre et sur mer.

Ce volume est le premier volet d’une trilogie qui pourrait s’intituler La France et ses armées, puisque deux autres volumes porteront ultérieurement sur le maniement des armes de la France et sur leur efficacité. Le présent volume observe les effets des impulsions données par le Roi pour mettre les armées terrestres et navales en état d’agir.

Traitant à la fois Armée et Marine, deux domaines d’étude ordinairement séparés, l’auteur tente de comprendre comment l’Etat royal a agi de deux manières très différentes simultanément pour tâcher de tirer le meilleur parti de deux milieux si dissemblables et les faire concourir au succès des armes de la France.

En examinant la mise sur pied des armées de terre et de mer, Olivier Chaline évalue la part, variable, que le roi a prise dans ce processus, du début du XVIIe siècle à la veille de la Révolution. Trois thèmes majeurs forment l’armature de cet ouvrage : l’autorité réelle du roi sur les armées; sa capacité à rassembler des hommes; la manière dont il les a pourvus des moyens de vivre et de combattre.

Il s’agit de comprendre l’évolution du partenariat militaire entre le roi et ses nobles, de mesurer la dissymétrie de l’emprise royale sur le régiment et sur le navire et l’inégale maîtrise des hiérarchies du corps et du bord, ainsi que la tardive uniformisation des équipements.

Ce livre évalue également le coût de la puissance militaire et étudie son financement, ainsi que les transactions effectuées pour le roi dans le cadre des armées et des flottes.

Les armées du Roi, Olivier Chaline, éditions Armand Colin, 352 pages, 24,90 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur (Source MPI)


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Colloque à l’Institut du Monde Arabe (IMA) : Le patrimoine des chrétiens d’Orient, une richesse à faire connaître

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chrétiens d'OrientPatrimoine des chrétiens d’Orient. Une richesse à faire connaître
le mercredi 8 juin 2016 de 18h30 à 21h30
En Irak, en Syrie, à Gaza, comme dans l’ensemble du Proche et du Moyen-Orient, le patrimoine chrétien en Orient constitue un témoin irremplaçable de la diversité des cultures. Menacé par les conflits qui ravagent cette terre multi millénaire et par les pillages organisés de sites, il est actuellement en grand danger.
Depuis de nombreuses années, l’Œuvre d’Orient, association de soutien aux chrétiens d’Orient depuis 1856, agit pour faire connaître et conserver ce patrimoine dans sa grande variété matérielle et immatérielle : architecture, sites archéologiques, langues, fonds d’archives, icônes, musiques…
À l’heure où Mgr Pascal Gollnisch dénonce un “crime culturel contre l’humanité”, de nombreuses initiatives ont lieu pour le préserver et l’entretenir, comme celle de la Bibliothèque nationale de France.
Certaines d’entre elles seront présentées lors de cette soirée, troisième édition en partenariat avec l’Institut du Monde Arabe.

PROGRAMME

  • Introduction de Mgr Gollnisch, directeur général de l’Œuvre d’Orient.
  • KURDISTAN IRAKIEN : LES FOUILLES DE BAZYAN, par Vincent Déroche, Directeur de recherche au CNRS et Narmin Ali Amin, co-directrice de la Mission archéologique
  • LA DÉCOUVERTE FRANCO-PALESTINIENNE DU MONASTÈRE DE SAINT-HILARION À GAZA, par René Elter, archéologue à l’INRAP, chercheur associé à l’École Biblique et Archéologique française de Jérusalem
  • LE TRAVAIL DE LA BNF POUR NUMÉRISER, VALORISER, DIFFUSER LE PATRIMOINE ÉCRIT DE L’ORIENT MÉDITERRANÉEN, par Isabelle Nyffenegger, Directrice déléguée aux Relations internationales de la BNF
  • LE TRAFIC D’ŒUVRES D’ART AU PROCHE ET MOYEN-ORIENT, par le Colonel Ludovic Ehrhart, chef de l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturelsDébat animé par Sébastien de Courtois, producteur de « Chrétiens d’Orient » sur France Culture

    Date : Mercredi 8 juin 2016 de 18h30 à 21h30 dans le cadre des Jeudis de l’IMA
    Lieu : Institut du monde arabe, 1 rue des Fossés Saint-Bernard 75005 Paris, Salle de l’Auditorium (niveau -2).
    Entrée libre : dans la limite des places disponibles

    L’Œuvre d’Orient, association de soutien aux chrétiens d’Orient, souhaite agir pour faire connaître, conserver et mettre en valeur ce patrimoine.

Le procès de condamnation de

Jeanne d’Arc

(présenté par André Wartelle)

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L’abbé André Wartelle (1930-2001) fut doyen de la Faculté de l’Institut catholique de Paris. Latiniste et helléniste de renom, il a écrit de nombreux ouvrages consacrés aux textes anciens, notamment ceux d’Aristote.

L’abbé Wartelle considérait que l’ensemble des réponses de Jeanne d’Arc à ses juges, mis par écrit, constitue le plus noble et le plus beau texte de la langue française.

Il n’a jamais fait l’objet d’un apprêt littéraire, ni d’aucune attentive composition.

 

« Quand on vous traînera devant les synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous mettez pas en peine de la manière dont vous vous défendrez, ni de ce que vous direz : c’est le Saint-Esprit qui vous enseignera à l’instant même ce qu’il faudra dire.  »

(St Luc 12, 11-12)

Cela s’est vérifié avec l’interminable procès de sainte Jeanne d’Arc, ouvert à Rouen le 9 janvier 1431 et conclu par sa mort sur le bûcher, cinq mois plus tard, le 30 mai.

 

Jeanne face à ses juges, c’est la source première et la fontaine jaillissante; c’est l’aurore de l’humanité régénérée par le sang du Christ et celui des martyrs; c’est la fierté naïve de la dure vertu; c’est la vie entière remise aux mains du Père; c’est la sécurité tranquille des lumières d’En-Haut; c’est la modeste assurance et l’humble certitude; c’est le discernement qui déjoue tous les pièges; c’est le feu de la Foi et le roc de l’espérance, c’est l’abandon aux volontés de Dieu.

 

Ce livre contient la retranscription des interrogatoires de Jeanne, replacés dans le développement du procès, avec quelques explications. Un trésor pour la postérité.

Le procès de condamnation de Jeanne d’Arc, présenté par André Wartelle, éditions de Paris, 192 pages, 25 euros

 

A commander en ligne sur le site du diffuseur


(Source: M.P.I)

Tugdual Derville vient de publier

« Le temps de l’homme »

(Paris Plon 2016, 307 pages)

dont le sous-titre

« Pour une révolution de l’écologie humaine »

indique l’orientation.

Co-initiateur du Courant pour une Ecologie humaine, l’auteur déploie, tout au long de l’ouvrage, le sens et la portée de cette notion qui constitue, à ses yeux, le grand défi du troisième millénaire afin d’assurer l’avenir du genre humain. Il s’agit d’un livre manifeste qui synthétise, rassemble et ordonne la pensée de l’auteur à l’issue d’une profonde réflexion nourrie d’une riche expérience dans le monde associatif avec A Bras ouverts sur le handicap, Alliance Vita sur la bioéthique et le Courant pour une Écologie humaine sur la bienveillance. A 54 ans, Tugdual Derville délivre une œuvre achevée, celle de la maturité.

L’écologie humaine, dont le nom commence à s’installer dans notre langage, reste malgré tout une notion abstraite et, à dire vrai, l’auteur n’en donne pas de définition même si le concept se précise au fil des pages de telle sorte que c’est à la page 246 que ressort sa formulation la plus complète « L’écologie humaine propose de reconnaître que [l’homme] est à la fois enraciné dans la nature, à commencer par la sienne, et tourné vers le mystère insondable des origines et du but ».

L’ouvrage s’attaque frontalement à la déconstruction, depuis mai 1968, des valeurs sur lesquelles repose la civilisation occidentale et plus particulièrement la société française, spécialement avec l’arrivée au pouvoir de François Hollande en 2012.

En se fondant sur le consentement au réel, l’exigence de la vérité et, plus prosaïquement, le bon sens, il dénonce, dans la première partie de son livre, les supercheries qui visent à contester l’ordre naturel et à brouiller les repères par l’indifférenciation des sexes. Il aurait pu citer le juriste Jean-Louis de Lolme qui, au XVIIIème siècle écrivait « Le Parlement anglais peut tout faire sauf changer une femme en homme », car ce qui apparaissait inimaginable à l’époque est devenu possible aujourd’hui, non par le fait de nouvelles découvertes sur les capacités humaines, mais à la suite de manipulations médicales validées par le droit. Plutôt que de succomber à la tyrannie du désir, il appelle les hommes à s’accepter tels qu’ils sont :« Tout l’enjeu d’une vie sera ainsi d’articuler sa liberté avec sa nature, donc sa généalogie et son origine géographique » (p. 79). Même si sa foi chrétienne guide sa vision, il ne s’en prévaut pas et s’attache davantage à dégager les repères communs à tous les hommes :« La nature de l’homme est de s’inscrire dans une culture, une culture universelle du soin, dans la culture particulière de la société où il naît » (p. 57). Convaincu que cette perception de la nature humaine est partagée universellement, au-delà des cultures et des religions, il écrit plus loin : « Si les valeurs d’écologie humaine sont irrépressibles, c’est qu’elles ne se détachent pas du réel : l’attrait de l’âme humaine pour le beau, le bon et le vrai ne se dément pas » (p. 199).

D’où, dans la deuxième partie du livre, l’appel à la révolution anthropologique :« Quand les normes « morales » d’une société consacrent l’inversion entre le bien et le mal, la résistance à l’injustice réclame la pratique de l’objection de conscience… Plus qu’un droit universel…, c’est d’abord un devoir…, celui de refuser courageusement toute participation à de graves atteintes à l’humanité » (p. 191). Il salue, en particulier, le réveil français, exprimé lors des démonstrations de rue, au printemps 2013, de la Manif pour Tous dont il fut l’un des porte-parole à l’encontre du projet de loi autorisant les unions homosexuelles. Cela lui donne l’occasion d’un bel hommage à la France dont il souligne les contradictions, déroutantes mais finalement créatrices : « Le pays de la personne est aussi celui de sa plus virulente déconstruction : c’est donc le foyer naturel de l’écologie humaine » (p. 178). Pour lui, si cette réaction a été possible, c’est grâce à ce qu’il appelle le mycélium, cet humus enfoui mais actif dans la société, constitué par les nombreuses associations et initiatives porteuses de sens et créatrices d’innovation sociale. A défaut d’avoir pu empêcher l’adoption de la loi sur le mariage pour tous, la mobilisation aura néanmoins permis d’en stopper les développements ultérieurs, plus personne n’osant réellement avancer sur la PMA (procréation médicalement assistée) et la GPA (gestation pour autrui). Dès lors, l’auteur peut s’aventurer, dans sa troisième et dernière partie, à proposer des solutions d’écologie humaine. Citant abondamment Vàclav Havel, l’ancien président de la Tchécoslovaquie, il partage avec lui cette conviction : « Sursaut de la conscience, élargissement de la bienveillance à l’ensemble de la création, essor spirituel : tel est le triptyque dont le monde a besoin » (p. 239). S’appliquant à prévenir le nouveau danger qui menace l’humanité avec les perspectives ouvertes par le transhumanisme, l’auteur propose un programme d’humanisme intégral en vue de l’instauration d’« Une société d’écologie humaine portée par trois piliers : le parti pris de la bienveillance, la recherche des communs et la culture de la vulnérabilité » (p. 251). S’il s’agit encore d’une vision plus métapolitique que proprement politique, il ouvre néanmoins des champs d’action, s’agissant notamment des biens communs dont la gestion partagée pourrait faire éclore un nouveau mode d’organisation sociale.

De fait, plutôt qu’un éclatement de notre pays en de multiples communautés, c’est bien la communauté française qu’il faut aujourd’hui réinventer.

http://www.tugdualderville.fr/le-te...

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Calendrier interreligieux de Lyon-Métropole

(juin – septembre 2016)

 

 

Jeudi 2 juin 2016, à 19h, en l’église Notre-Dame Saint-Louis de la Guillotière   

Sera célébrée par le cardinal Barbarin, une messe « pour tous les martyrs », dont ceux de Tibhirine, en ce jour où sont traditionnellement fêtés les martyrs de Lyon de 177 :

http://lyon.catholique.fr/?Messe-en-memoire-des-martyrs-de

 

Samedi 4 juin 2016, au  Cinéma Pathé Bellecour, 79 rue de la République, Lyon 2e :

  • à 19 h 15, accueil autour de l’exposition :

Les frères de Tibhirine, témoins de la Miséricorde

  • à 19h45: présentation du film de Xavier Beauvois :

Des Hommes et des Dieux 

  • à 20h: projection du film.
  • à 22h: table ronde animée par Christophe Henning, journaliste et écrivain, sur le thème :

Tibhirine : quel  héritage ?

Avec M. Michael Lonsdale – Mme Radia Bakkouch, présidente de Coexister – M. Azzedine Gaci, Recteur de la mosquée Othmane de Villeurbanne – Mgr Paul Desfarges, évêque de Constantine et Hippone et  Mgr Philippe Barbarin, archevêque de Lyon

(Inscription préalable obligatoire : http://www.lemessagedetibhirine.com/reservation-film ou par téléphone au 07 54 05 48 45 : nombre de places limité !)

 

 Lundi 6 juin 2016, de 19h à 20h, sanctuaire Saint-Bonaventure, place des Cordeliers, Lyon 2e (métro Cordeliers), comme le 1er lundi de chaque mois :

Prière pour la paix, à l’initiative de la famille franciscaine 

 

Jeudi 16 juin 2016, à 18h30, à la BM Part-Dieu, conférence-débat, organisée par  l’association Raja-Tikva, avec Pascal Buresi et Mahjouba Mounaïm :

L’âge d’or entre juifs et musulmans au Moyen âge : mythes et réalités

https://www.bm-lyon.fr/spip.php?page=agenda_date_id&source=326&date_id=4471

Lundi 20 juin 2016, de 19h à 20h30, à la synagogue Keren Or, 15 rue Jules Vallès, Villeurbanne (Métro A, station Charpennes) :

La Mitsva (= commandement) du nid d’oiseau (Dt 22,6)

Voir programme et inscriptions : http://lyon.catholique.fr/?Cercle-biblique-interreligieux

 

Jeudi 23 juin 2016, à 18h30, à la BM Part-Dieu, conférence-débat, organisée par  l’association Raja-Tikva, avec Eliane Benbanaste-Stadler et Frédéric Abécassis :

Juifs et musulmans dans l’espace ottoman aux XVe-XIXe siècles

https://www.bm-lyon.fr/spip.php?page=agenda_date_id&source=326&date_id=4470

 

1, 2, 3 juillet 2016 à Lyon, Parc de la Tête d’or, 16èmes « Dialogues en humanité » sur :

La citoyenneté de la Terre, fraternelle, en marche !

Nombreux forums, faisant place aux relations interreligieuses. Voir leur site avec le programme:www.dialoguesenhumanite.org

 

Du jeudi 7 juillet  (11h) au lundi 11 juillet 2016 (14h) 

Session de formation, niveau 1, organisée par le Service National pour les Relations avec les Musulmans (SNRM) de la Conférence des évêques de France (CEF), à Orsay, dans l’Essonne, en Ile de France :

Initiation à l’islam et au dialogue islamo-chrétien pour des chrétiens

Cours et interventions par l’équipe du SNRM et des intervenants extérieurs ; rencontres et enseignements avec des personnalités musulmanes ; témoignages et temps de prière.

Dépliant et informations disponibles au secrétariat du SNRM : snrm@cef.fr

Talon d’inscription : http://www.relations-catholiques-musulmans.cef.fr/wp-content/uploads/sites/13/2014/03/tract-session-Orsay.pdf

 

Du mardi 12 au dimanche 17 juillet 2016 : Session sur le judaïsme, à Paray-le-Monial :

Découvrir le Judaïsme, les chrétiens à l’écoute
https://events.paray.org/index.php?id_site=14&alias_gabarit=evenements&traitement=evenements/inscription/saisie_preparer&affichage=evenements/inscription/saisie_form&event_id=340#presentation

 

Du mardi 23 au mardi 30 août 2016, à l’Espace Bernadette, 58000 Nevers :

Violence et monothéisme : juifs et chrétiens, où en sommes-nous aujourd’hui ?

Programme et inscriptions : http://davar.fr/sessions-dete/

 

Du mardi 6 septembre (17h) au vendredi 9 septembre (12h30),  à l’Université Catholique de Lyon (UCLy) :

1er Congrès International de PLURIEL (d’abord prévu du 06/07 au 08/07/2016), sur :

L’islam au Pluriel. Pensée, foi et société

Vous trouverez le programme, la procédure d’inscription et les informations pratiques sur un site internet entièrement consacré au congrès : http://evenement.pluriel.fuce.eu     

 

Samedi 17 septembre 2016

Journée…

En mémoire des moines de Tibhirine

 

… dont le programme, en cours d’élaboration, sera communiqué ultérieurement, dans sa version définitive.

 

'For desires for present things cannot be repressed or plucked out unless salutary dispositions have been introduced to replace the harmful ones that we want to cut off.' (St. John Cassian)/

'For desires for present things cannot be repressed or plucked out unless salutary dispositions have been introduced to replace the harmful ones that we want to cut off.' (St. John Cassian)/

 

Programme des prochaines semaines au Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

 

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
 

 

Au Monastère Syriaque de

CHANDAI-BREVILLY (61) :

(Messe tous les dimanches et en

semaine à 10h30.

Petits Pèlerinages sur Semaine

tous les :

*22 et

*29 du mois)

 

 

 

 

 

*Dimanche 3 Juillet:

 

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

Mère de Miséricorde, priez pour nous, secourez-nous!

et aux Saints du Kerala.

 

 

St Abraham Koorilose Bava,priez pour nous!

10h30, Messe suivie  du repas fraternel,

possibilité de recontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

St Gregorios de Parumala, priez pour nous !

 

Ramassage des fidèles sur

 

*Paris: le Samedi 2 Juillet  à 15 h 

 

au lieu de R.D.V habituel.

 

  

* Sunday, June 5:
  monthly pilgrimage to N-D Mercy and Saints Kerala.
10:30 am Mass followed by a fraternal meal and reception of the faithful.

 

 

 

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

(Ramassage des fidèles de région parisienne chaque samedi précédent le 1er dimanche du mois à 15h )

===

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

See original image

Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,13-16.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. 
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. 
Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. 
De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »



St Chromace d'Aquilée

(?-407), évêque 
Homélies sur l'évangile de Matthieu, n°5 (trad. bréviaire 11/06) 

« Que votre lumière brille devant les hommes »

 

      Le Seigneur avait appelé ses disciples « sel de la terre » parce qu'ils ont relevé par la saveur de la sagesse céleste les cœurs des hommes affadis par le démon.

Et maintenant il les appelle « lumière du monde » parce que, éclairés par lui, qui est la lumière éternelle et véritable, ils sont devenus à leur tour une lumière dans les ténèbres

(Jn 1,5).

Parce qu'il est lui-même le « Soleil de justice » (Ml 3,20), il peut aussi appeler ses disciples « lumière du monde » ; c'est par eux, comme par des rayons étincelants, qu'il déverse la lumière de sa connaissance sur la terre entière.

En effet, ils ont chassé les ténèbres de l'erreur loin du cœur des hommes, en montrant la lumière de la vérité. 

      Éclairés par eux, nous aussi, de ténèbres que nous étions, nous sommes devenus lumière, comme dit saint Paul :

« Autrefois, vous n'étiez que ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes devenus lumière.

Vivez comme des fils de la lumière »

(Ep 5,8).

Et encore :

« Vous n'appartenez pas à la nuit, ni aux ténèbres ; vous êtes des fils de la lumière, des fils du jour »

(1Th 5,5).

Saint Jean a eu raison d'affirmer dans sa lettre : « Dieu est lumière » ; celui qui demeure en Dieu est dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière

(1Jn 1,5-7).

Puisque nous avons la joie d'être libérés des ténèbres de l'erreur nous devons vivre dans la lumière, marcher dans la lumière comme des vrais enfants de la lumière.

Prière du Père Jean Galot

« Seigneur, je t'offre ma misère et ma pauvreté »

Photo de Bernard Muscat.

 

« Je n'ai rien à te dire, Seigneur et rien à te chanter.

Je ne trouve pas un seul mot, pas la moindre pensée.

J'en suis réduit à te donner ma présence et mon temps, sans pouvoir remplir ces moments ni en cacher le vide, sans pouvoir nouer avec Toi le moindre dialogue.

Je ne peux te donner aujourd'hui que mon néant, ma nudité de cœur.

Seigneur, Tu vois mon impuissance et l'amour que j'aurais désiré t'exprimer en prière, Tu dois le deviner à travers mon silence.

Tu sais qu'il est au fond de mon cœur, réel et bien sincère, qu'il souffre de ne pouvoir te dire ce qu'il est. Alors en toute humilité, Seigneur, je t'offre ma misère et ma pauvreté, dans la joie d'être si petit en tes si grandes mains.

Amen. »

(Père Jean Galot (1919-2008))

 

 

'The peace of the celestial city is the perfectly ordered and harmonious enjoyment of God, and of one another in God. The peace of all things is the tranquillity of order.' (St Augustine)

'The peace of the celestial city is the perfectly ordered and harmonious enjoyment of God, and of one another in God. The peace of all things is the tranquillity of order.' (St Augustine)

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