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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 07:46

 

 
Keep grievances against others and pray, that amounts to sow seeds in the sea and hope for a harvest. (St. Isaac the Syrian)

Keep grievances against others and pray, that amounts to sow seeds in the sea and hope for a harvest. (St. Isaac the Syrian)

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,1-8.

Mon bien-aimé : je t'adjure devant Dieu et le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, par son avènement et son royaume : 
prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, censure, exhorte, avec une entière patience et souci d'instruction. 
Car un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l'oreille leur démangeant, 
et ils détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables. 
Pour toi, sois sobre en toutes choses, endure la souffrance, fais œuvre de prédicateur de l'Evangile, remplis pleinement ton ministère. 
Quant à moi, je suis déjà offert en sacrifice, et le moment de mon départ approche. 
J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi : 
désormais m'est réservée la couronne de la justice, que m'accordera en ce jour-là le Seigneur, le juste Juge, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront chéri son apparition. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,13-19.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Vous êtes le sel de la terre. Si le sel s'affadit, avec quoi lui rendra-t-on sa saveur ? Il n'est plus bon qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes. 
Vous êtes la lumière du monde : une ville située au sommet d'une montagne ne peut être cachée. 
Et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. 
Qu'ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. 
Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais parfaire. 
Car, je vous le dis en vérité, jusqu'à ce que passent le ciel et la terre, un seul iota ou un seul trait de la Loi ne passera, que tout ne soit accompli. 
Celui donc qui aura violé un de ces moindres commandements et appris aux hommes à faire de même sera tenu pour le moindre dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura pratiqués et enseignés sera tenu pour grand dans le royaume des cieux. 
 



 

Par Méliton de Sardes

(?-v.195), évêque 
Homélie pascale (passim) 

 

« Je suis venu non pas abolir mais accomplir la Loi »

 

L'immolation de la brebis, le rite de la Pâque et la lettre de la Loi ont abouti au Christ Jésus en vue de qui tout est arrivé dans la loi ancienne et davantage encore dans l'ordre nouveau.

Car la Loi est devenue le Verbe, et d'ancienne, elle est devenue nouvelle..., le commandement s'est transformé en grâce, la figure en vérité, l'agneau est devenu fils, la brebis est devenue homme et l'homme est devenu Dieu... 

Le Seigneur, étant Dieu, revêtit l'homme, souffrit pour celui qui souffrait, fut enchaîné pour celui qui était captif, fut jugé pour le coupable, fut enseveli pour celui qui était enseveli.

Il ressuscita des morts et déclara à haute voix :

« Qui disputera contre moi ?

Qu'il se présente en face de moi ! »

(Is 50,8).

C'est moi qui ai délivré le condamné ; c'est moi qui ai rendu la vie au mort ; c'est moi qui ai ressuscité l'enseveli.

« Qui ose me contredire ? » C'est moi, dit-il, qui suis le Christ, qui ai détruit la mort, qui ai triomphé de l'adversaire, qui ai lié l'ennemi puissant et, qui ai emporté l'homme vers les hauteurs des cieux; c'est moi, dit-il, qui suis le Christ 

Venez donc, toutes les familles des hommes, pétries de péchés, et recevez le pardon des péchés.

Car c'est moi qui suis votre pardon, moi la Pâque du salut, moi l'agneau immolé pour vous, moi votre rançon, moi votre vie, moi votre résurrection, moi votre lumière, moi votre salut, moi votre roi.

C'est moi qui vous emmène vers les hauteurs des cieux ; c'est moi qui vous ressusciterai ; c'est moi qui vous ferai voir le Père qui existe de toute éternité, c'est moi qui vous ressusciterai par ma main puissante. 

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Certains, sans accomplir les Commandements,

pensent cependant qu'ils possèdent la vraie Foi.

D'autres accomplissent les Commandements,

et ensuite s'attendent à ce que le Royaume

leur soit donné en récompense.


Tous les deux ont tort.


(Saint Marc l'Ascète)

QU'EST-CE QU'UN "HOMME D'HONNEUR" ?...

« L’homme d’honneur, héros ou saint, souffre de la médiocrité ambiante, plus que nul autre ne peut en faire l’expérience. Mais cela ne le conduit pas au désespoir. Il n’essaie pas de défier cette médiocrité. Il ne la combat qu’en se jetant à corps perdu dans l’exercice de la charité. Pas celle qui s’affiche, succédané de vraie charité, sur les écrans de télévision ou dans les pages glacées des magazines, mais celle qui ne fait pas de bruit. L’homme d’honneur n’arrache rien et ne se fait pas justicier. Il comble au contraire de trésors invisibles ce qui se complaît dans le médiocre. Il n’est pas un réformateur. Saint François d’Assise n’est pas Martin Luther. [...]

L’homme d’honneur n’est jamais corrompu par la médiocrité, alors que celui qui se pose en juge, subissant la fascination du mal, sera peu à peu transformé, défiguré par l’objet de sa haine. Certes, la douce pitié de Dieu cache toujours quelque stratagème insurpassable pour sauver même ce qui risque de se précipiter tête première vers l’enfer. L’homme d’honneur ne se jette jamais dans la révolte et ne laisse pas son cœur être entraîné par l’amertume.

Quant à la caractéristique de l’homme d’honneur chrétien, elle tient dans la priorité accordée au Royaume de Dieu, un homme capable, idéalement, de consacrer une part égale de sa vie à l’action et à la pensée alliée à la contemplation. Un tel équilibre est rare. L’époque contemporaine n’est pas avare en hommes d’action, tout au moins en hommes qui en donnent l’apparence, qui bougent, qui voyagent, qui remuent et font remuer les choses, des choses... Elle est plus pingre en ce qui concerne la réflexion et la contemplation car elle ne les favorise point, ayant horreur de ce qui permet de juger, de discerner, de prendre du recul, d’admirer, de s’étonner. Elle rabote et piétine les esprits qui feraient preuve d’indépendance et de liberté. Il s’agit d’un vertige universel, qui nous saisit tous, dans une plus ou moins large mesure. Mais nous sommes libres de nous y soustraire si nous optons pour l’honneur, contre l’opportunisme et l’hédonisme. Il subsiste dans le monde des franges d’humanité où l’effort pour connaître et aimer n’est point mort, franges qui sont et seront de précieuses réserves, les dernières sans doute, pour répondre à l’agression contre les esprits et l’Esprit. »

(Suite en bas de la "newsletter" du jour)

Père Jean-François Thomas s.j., Les Mangeurs de cendres. petit traité spirituel (ch.II), Via Romana, Versailles, 2016. (pp.68-70)

Jean-François Thomas,hommes,honneur,passé,avenir,patience,ordre,espérance,vérité,Evangile

 

Constantin Meunier (1831-1905) & Alfred Verwee (1838-1895), Labourages des moines (1863)
Abdijmuseum Ten Duinen, Koksijde (Collection Vlaamse Gemeenschap)
(Crédit photo)

Par Saint Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 
Homélies sur Mt, 44 (trad. Véricel, L'Evangile commenté p. 138s) 

 

« Sur la bonne terre, ils ont donné du fruit »

 

« Voici que le semeur est sorti pour semer. »

D'où est-il sorti, celui qui est présent partout, qui remplit l'univers entier ?

Comment est-il sorti ?

Non pas matériellement, mais par une disposition de sa providence à notre égard : il s'est rapproché de nous en revêtant notre chair.

Puisque nous ne pouvions pas aller jusqu'à lui, nos péchés nous en interdisant l'accès, c'est lui qui vient jusqu'à nous. Et pourquoi est-il sorti ?

Pour détruire la terre où foisonnaient les épines ?

Pour en punir les cultivateurs ?

Pas du tout.

Il vient cultiver cette terre, s'en occuper et y semer la parole de sainteté. Car la semence dont il parle est, en effet, sa doctrine ; le champ, l'âme de l'homme ; le semeur, lui-même... 

On aurait raison de faire des reproches à un cultivateur qui semait si largement...

Mais quand il s'agit des choses de l'âme, la pierre peut être changée en une terre fertile, le chemin peut n'être pas foulé par tous les passants et devenir un champ fécond, les épines peuvent être arrachées et permettre aux grains de pousser en toute tranquillité.

Si ce n'était pas possible, il n'aurait pas répandu son grain.

Et si la transformation n'a pas lieu, ce n'est pas la faute du semeur, mais de ceux qui n'ont pas voulu se laisser changer.

Le semeur a fait son travail.

Si son grain a été gaspillé, l'auteur d'un si grand bienfait n'en est pas responsable. 

Remarque bien qu'il y a plusieurs façons de perdre la semence...

Autre chose est de laisser la semence de la parole de Dieu se dessécher sans tribulation et sans tracasserie, autre chose de la voir périr sous le choc des tentations...

Pour qu'il ne nous arrive rien de semblable, gravons la parole dans notre mémoire, avec ardeur et profondément.

Le diable aura beau arracher autour de nous, nous aurons assez de force pour qu'il n'arrache rien en nous.

Garder des griefs contre autrui et prier,

cela revient à semer des graines en mer

et espérer une récolte.

(Saint Isaac le Syrien)

 

Suite sur le lien suivant:

http://eglise.syro-orthodoxe-francophone.over-blog.com/2016/07/jeudi-21-et-vendredi-22-juillet-2016-elements-pour-mediter-reflechir-prier-et-mieux-agir.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_share_auto

 

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