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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 17:22

Alors que le Dieu-homme est la vérité fondamentale de l'Orthodoxie, celle de toute hétérodoxie, c'est l'homme, ou des fragments de son être - la raison, la volonté, les sens, l'âme, le corps, l'expertise.

(Saint Justin Popovic)

25 AOÛT:

Premier livre des Maccabées 3,3-9.

Il étendit au loin la gloire de son peuple; il revêtit la cuirasse comme un héros, il ceignit ses armes de guerre et engagea des batailles, protégeant de son épée le camp d'Israël.
Il était dans l'action pareil au lion, comme le lionceau qui rugit sur sa proie.
Il poursuivit les impies, fouillant leurs retraites, et livra aux flammes ceux qui troublaient son peuple.
Les impies reculèrent effrayés devant lui, tous les ouvriers d'iniquité furent dans l'épouvante, et sa main conduisit heureusement la délivrance de son peuple.
Par ses exploits il causa de l'amertume à plusieurs rois, et de la joie à Jacob, et sa mémoire est à jamais bénie.
Il parcourut les villes de Juda et en extermina les impies, et il détourna d'Israël la colère.
Son nom devint célèbre jusqu'aux extrémités de la terre, et il recueillit ceux qui allaient périr.
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 19,12-26.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : " Un homme de haute naissance partit dans un pays lointain pour y recevoir la royauté et revenir ensuite. 
Ayant appelé dix de ses serviteurs, il leur donna dix mines et leur dit : " Faites-les valoir jusqu'à ce que je revienne. " 
Or ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une députation derrière lui pour dire : " Nous ne voulons pas de celui-là pour notre roi. " 
Quand il fut de retour, après avoir reçu la dignité royale, il se fit appeler ces serviteurs auxquels il avait donné l'argent, pour savoir quel profit chacun en avait tiré. 
Le premier se présenta et dit : " Seigneur, votre mine a rapporté dix mines. " 
Il lui dit : " Très bien, bon serviteur ; puisque tu as été fidèle en chose infime, tu auras le gouvernement de dix villes. " 
Le second vint et dit : " Votre mine, Seigneur, a produit cinq mines. " 
A lui aussi il dit : " Et toi, deviens gouverneur de cinq villes. " 
Et un autre vint et dit : " Seigneur, voici votre mine que j'ai tenue serrée dans un linge. 
Car j'avais peur de vous, parce que vous êtes un homme dur : vous retirez ce que vous n'avez pas mis en dépôt, et vous moissonnez ce que vous n'avez pas semé. " 
Il lui dit : " Je te juge sur ce qui vient de ta bouche, mauvais serviteur ! Tu savais que je suis un homme dur, retirant ce que je n'ai pas mis en dépôt et moissonnant ce que je n'ai pas semé ; 
alors pourquoi n'as-tu pas mis mon argent à la banque ? Et à mon retour, je l'aurais recouvré avec un intérêt. " 
Et il dit à ceux qui étaient là : " Otez-lui la mine et donnez-la à celui qui a dix mines. " 
Ils lui dirent : " Seigneur, il a déjà dix mines ! "
Il répliqua : " Je vous le dis : A celui qui a on donnera ; mais à celui qui n'a pas, on ôtera même ce qu'il a.
 

Par St Isaac le Syrien

"Qu'est-ce que la pureté ?

C'est un coeur miséricordieux envers toute la nature créée.

Qu'est-ce qu'un coeur miséricordieux ?

C'est une flamme qui embrase le coeur pour toute la création, pour les hommes, pour les oiseaux, pour les animaux, pour les démons, et pour tout être créé.

L'homme miséricordieux offre continuellement des prières accompagnées de larmes pour les animaux sans raison,

pour les ennemis de la vérité et pour ceux qui lui ont fait du tort, pour qu'ils soient protégés et qu'il leur soit fait miséricorde ;

car une grande miséricorde remplit son coeur au-delà de toute mesure et le rend semblable à Dieu.

Quel est le signe qu'un homme a atteint la pureté du coeur, et quand sait-il que son coeur est parvenu à la pureté ?

Lorsqu'il voit tous les hommes comme bons, et lorsqu'aucun ne lui paraît impur et souillé ; c'est alors qu'il est véritablement pur de coeur.

Comment s'accomplirait autrement la parole de l'Apôtre, selon laquelle il nous faut, d'un coeur sincère, considérer les autres comme supérieurs à nous-mêmes

[cf. Ph 2, 3], si l'on n'est pas encore arrivé à ce que dit le prophète :

 L'oeil bon ne voit pas le mal [Ha 1, 13] ?"

(Source: St Isaac le Syrien : Discours 81, 1-2 et 85, 29, Monastère Saint-Antoine le Grand et Monastère de Solan, 2006, cité in Magnificat, n° 235, juin 2012, pp. 340-341).

LE CHAMP DE DIEU, LE CHAMP DE L'HOMME

« Frères, il y a deux sortes de champs : l'un est le champ de Dieu, l'autre celui de l'homme.

Tu as ton domaine ; Dieu aussi a le sien.

Ton domaine, c'est ta terre ; le domaine de Dieu, c'est ton âme. Est-il juste que tu cultives ton domaine et que tu laisses en friche celui de Dieu ?

Si tu cultives ta terre et que tu ne cultives pas ton âme, c'est parce que tu veux mettre ta propriété en ordre et laisser en friche celle de Dieu ? Est-ce juste ?

Est-ce que Dieu mérite que nous négligions notre âme qu'il aime tant ?

Tu te réjouis en voyant ton domaine bien cultivé ; pourquoi ne pleures-tu pas en voyant ton âme en friche ?

Les champs de notre domaine nous feront vivre quelques jours en ce monde ; le soin de notre âme nous fera vivre sans fin dans le ciel...


Dieu a daigné nous confier notre âme comme son domaine ; mettons-nous donc à l’œuvre de toutes nos forces avec son aide, pour qu'au moment où il viendra visiter son domaine, il le trouve bien cultivé et parfaitement en ordre.

Qu'il y trouve une moisson et non des ronces ; qu'il y trouve du vin et non du vinaigre ; du blé plutôt que de l'ivraie.

S'il y trouve tout ce qui peut plaire à ses yeux, il nous donnera en échange les récompenses éternelles, mais les ronces seront vouées au feu. »

St Césaire d'Arles (fêté demain, 470-543), Sermons au peuple, n° 6 ; CCL 103, 32 (trad. SC 175, Cerf, 1971 (p.327) et Orval)

 

 

*Dimanche 28 AOUT,

 

 Pèlerinage de Préparation à la Rentrée scolaire

See original image

 

-9h Baptêmes d’Axel et Cyprien, réception de plusieurs enfants, adolescents  et adultes par Chrismation (Confirmation) dans la Tradition Orthodoxe Orientale qui, lors de la Messe qui  suit communieront solennellement.

 

 

-10h30, Messe suivie des prières et bénédictions des

 

enfants, écolier, étudiants, parents et. Repas fraternel,

 

Possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

Ramassage des fidèles sur

 

*Paris: le Samedi 27 Août à 17h 

 

au lieu de R.D.V habituel.

 

 INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

_________________________

Cette "Newsletter" est enrichie de divers ajouts.

This "Newsletter" is enriched with various additions.

26 AOÛT:

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 5,16-24.

Frères, conduisez-vous selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair. 
Car la chair a des désirs contraires à ceux de l'esprit, et l'esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés l'un à l'autre, de telle sorte que vous ne faites pas ce que vous voulez. 
Mais si vous êtes conduits par l'esprit, vous n'êtes plus sous la Loi. 
Or les œuvres de la chair sont manifestes : ce sont l'impudicité, l'impureté, le libertinage, 
l'idolâtrie, les maléfices, les inimitiés, les contentions, les jalousies, les emportements, les disputes, les dissensions, les sectes, 
l'envie, les meurtres, l'ivrognerie, les excès de table, et autres choses semblables. Je vous préviens, comme je l'ai déjà fait, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront pas du royaume de Dieu.
Le fruit de l'Esprit, au contraire, c'est la charité, la joie, la paix, la patience, la mansuétude, la bonté, la fidélité, 
la douceur, la tempérance. Contre de pareils fruits, il n'y a pas de loi. 
Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,24-33.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Nul ne peut servir deux maîtres ; car ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent. 
C'est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez ou de ce que vous boirez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? 
Regardez les oiseaux du ciel, qui ne sèment ni ne moissonnent et n'amassent rien dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ? 
Qui de vous, à force de soucis, pourrait ajouter une seule coudée à la longueur de sa vie ? 
Et pourquoi vous inquiétez-vous pour le vêtement ? Observez les lis des champs, comment ils croissent : ils ne peinent ni ne filent. 
Or je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n'était pas vêtu comme l'un d'eux. 
Si donc Dieu revêt ainsi l'herbe des champs, qui est aujourd'hui et demain sera jetée au four, ne le fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi ?
Ne vous mettez donc point en peine, disant : Que mangerons-nous ou que boirons-nous, ou de quoi nous vêtirons-nous ? 
C'est de tout cela en effet que les païens sont en quête, car votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela. 
Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné en plus.
 

PARDON DES OFFENSES:

J'ai bien pu de moi-même vous offenser, ô mon Père, mais je ne pouvais pas de moi-même obtenir le pardon de mes fautes.

Votre Fils bien-aimé est venu à mon secours. Il s'est revêtu de ma nature humaine pour me guérir de mes infirmités.

En expiation de mes offenses, il vous a offert un sacrifice de louanges, et afin d'appeler sur moi votre pitié et votre miséricorde, celui qui est assis à votre droite, ne dédaigne pas de porter la ressemblance de ma nature humaine.

Voilà, mon Dieu, ce qui me remplit d'espoir et de confiance. Si, par mes iniquités, je mérite votre mépris, prenez du moins en considération, pour me pardonner, l'ineffable charité de votre Fils bien-aimé.

Que les mérites de ce Fils vous rendent favorable à votre serviteur.

Par le mystère de son incarnation, pardonnez à notre chair mortelle et coupable.

Que la vue de ses plaies divines fasse disparaître à vos yeux nos péchés et nos crimes. Que le sang précieux qui coule de son côté efface les souillures de mon âme. [...]

De quelle faute l'homme pourrait-il se rendre coupable, qui ne pût être rachetée par le Fils de Dieu qui s'est fait homme ?

Quel orgueil, quelque grand qu'il fût, ne tomberait pas devant l'humilité d'un Dieu ? Quel empire la mort peut-elle avoir, qui ne soit détruit par le supplice du Fils de Dieu sur la croix ?

Ô mon Dieu, si l'on mettait dans la même balance tous les péchés de l'homme et la miséricorde de celui qui les a rachetés, la clémence du Sauveur l'emporterait sur l'iniquité humaine autant que l'orient est éloigné de l'occident, et que le plus profond des enfers est au-dessous du plus haut des cieux.

Daignez donc, ô Dieu mon créateur, me pardonner mes fautes. Je vous en conjure par les souffrances infinies de votre Fils bien-aimé.

Que sa piété rachète mon impiété ; sa modération et son innocence, ma perversité ; sa douceur, ma violence ; son humilité, mon orgueil ; sa patience à souffrir, mon aversion pour la douleur ; sa bonté, ma dureté ; son obéissance, ma rébellion contre vos commandements ; son calme, mes inquiétudes ; sa douceur, l'aigreur de mon esprit ; sa clémence, mes emportements ; sa charité, ma malice.

(St Augustin, Méditations) »

Père Alphonse de la Mère des DouleursPratique journalière de l'oraison et de la contemplation divine d'après la méthode de Sainte Thérèse et de Saint Jean de la Croix, Tome cinquième (Vendredi de la quatorzième semaine, Oraison de la nuit), Desclée, De Brouwer, Lille - Paris - Bruges, 1917.

Alphonse de la Mère des Douleurs,pardon,offenses,fautes,péchés,secours,miséricorde,confiance,charité,orgueil,humilité,sacrifice,croix,sauveur

Bartolomé Esteban Murillo (1618-1682), Crucifixion
Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg (Russie)

 

Par Saint Jacques de Saroug

(v. 449-521), moine et évêque syrien 

Poème (trad. P. Grelot, 1960 ; cf Orval)

 

« Je me lèverai et je rentrerai chez mon père »

    Je reviendrai à la maison de mon Père comme le prodigue, et je serai accueilli.

Comme il a fait, lui, ainsi je ferai : ne m'exaucera-t-il pas ?

A ta porte, Père miséricordieux, voici que je frappe ; ouvre-moi, que j'entre, de peur que je me perde et m'éloigne et périsse !

Tu m'as fait ton héritier, et moi, j'ai délaissé mon héritage et dissipé mes biens ; que je sois désormais comme un mercenaire et comme un serviteur.

    Comme du publicain, aie pitié de moi et je vivrai par ta grâce !

Comme à la pécheresse, remets-moi mes péchés, ô Fils de Dieu.

Comme Pierre, tire-moi aussi du milieu des flots. Comme pour le larron, aie pitié de ma bassesse et souviens-toi de moi !

Comme la brebis qui s'est égarée, cherche-moi, Seigneur, et tu me trouveras ; et sur tes épaules amène-moi, Seigneur, à la maison de ton Père.

    Comme à l'aveugle, ouvre-moi les yeux, que je voie ta lumière ! Comme au sourd, ouvre-moi les oreilles, que j'entende ta voix. Comme pour le paralytique, guéris mon infirmité, que je loue ton nom. Comme le lépreux, par ton hysope purifie-moi de mes souillures (cf Ps 50,9). Comme la jeune enfant, fille de Jaïre, fais-moi vivre, ô notre Seigneur. Comme la belle-mère de Pierre, guéris-moi, car je suis malade. Comme le jeune enfant, fils de la veuve, remets-moi sur pied. Comme Lazare, appelle-moi de ta propre voix et délie mes bandelettes. Car je suis mort par le péché, comme d'une maladie ; relève-moi de ma ruine, que je loue ton nom ! Je t'en prie, Maître de la terre et du ciel, viens à mon aide et montre-moi ton chemin, que j'aille vers toi. Amène-moi vers toi, Fils du Très-Bon, et mets le comble à ta miséricorde. J'irai vers toi et là je me rassasierai dans l'allégresse.

UNE PRIERE DE BENEDICTION DES REPAS
(St Jean Chrysostome)

 

Jean Chrysostome rapporte que les Pères du Désert récitaient la prière qui suit.

oyez béni, ô Dieu,
qui me nourrissez depuis ma jeunesse,
qui donnez nourriture à toute chair.

Comblez nos cœurs de joie et de gaîté, afin que,
disposant toujours de tout ce qui est nécessaire,
nous abondions pour toute bonne œuvre dans le Christ Jésus, notre Seigneur,
avec qui Vous partagez gloire, honneur et puissance,
en même temps que le Saint-Esprit,
Pour les siècles. Amîn.

Gloire à Vous, Seigneur !
Gloire à Vous, ô Saint !
Gloire à Vous, ô Roi !
parce que Vous nous avez donnés des aliments pour la joie.

Comblez-nous des gr^ces de l’Esprit Saint,
afin que nous puissions être trouvés sereins devant Votre face,
et non pas honteux,
quand Vous rendrez à chacun selon ses œuvres.

(Source d'inspiration  :Jean Chrysostome, Commentaire de Matthieu, Homélie 55, (PG 58, 545). Traduction : Luc. Fritz).

Chers amis.Aloho m'barekh
Rentré lundi soir du second camp des "vacances familiales" organisées par la Metropolie ( Archidiocese ) , nous sommes passés à N-D de Pontmain où nous avons déposées vos intentions de prières lors de cette visite éclaire, pour tous ceux qui, pour une raison légitime ne pourraient être présents , , nous recommanderons vos écoliers et étudiants le 28 Août lors du Pèlerinage préparatoire à la rentrée scolaire et universitaire au Monastère . 
 
Voici le programme liturgique de cette fin Août et début Septembre :
 
PARIS-NORMANDIE :
 
*28 Août  Pèlerinage préparatoire à la rentrée scolaire et universitaire au Monastère en Normandie. 9h,Baptêmes et Chrismations. 10h30, Messe, repas fraternel lors duquel aura lieu l'A.G.E de la Métropolie (Association cultuelle de la Métropolie de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone Mar Thoma) suivit de la réception des fidèles. 
 
(Ramassages des fidèles et amis de Région parisienne qui voudraient passer les  WE du :
*27 au 28 Août  .Ramassage samedi 27 à 17h ,Place du Chatelet devant le Bar du Bord de Seine. )
 
*4 Septembre  Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde. au Monastère en Normandie. 
(Programme habituel. Ramassage samedi 3 Septembre à 15 h Place du Chatelet devant le Bar du Bord de Seine. )
 
NANTES :
Jeudi 8,De 9h à 17h, permanence pastorale. 18h,Ste Messe 
 
PÉRIGUEUX  (La Chapelle Faucher ):
Samedi 10, Ste Messe à 10h30 .. .(Programme habituel). 
 
ANGOULÊME  (Jauldes ):
Dimanche 10, Messe 10h30 (Programme habituel)
 
Votre fidèlement dévoué en Notre Seigneur. Union de prières. Aloho m'barekh ( Dieu vous bénisse )
 
+ Mor Philipose-Mariam 
 
PS :
Du 14 au 27 Septembre j'effectuerai une visite pastorale au Cameroun où j'ordonnerai 2 prêtres (Les Frères Pierre-Marie et Marie-Parfait qui , pour exprimer leur nouvel engagement etr l'ordre nouveau reçu, recevront un nom nouveau). Merci pour vos prières. 
 
___________________________________
* Vous pouvez rencontrer un prêtre pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…
 

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Du côté de nos frères aînés, les Saints:

 

25 août :

Saint Apôtre Tite, évêque de Gortyne en Crète

Holy Apostle Titus of the Seventy

Kondakion, t.2

Avec Paul, dont tu fus le compagnon, * tu nous annonças la parole de la grâce de Dieu, * bienheureux Tite, disciple choisi; * c'est pourquoi nous te disons: * Ne cesse pas d'intercéder pour nous tous.

Exapostilaire (t. 2)

Apôtre initié dans la grâce de Dieu, * saint Tite, avec Paul aux-divines-pensées, * intercède auprès de la sainte Trinité * pour la paix du monde et pour nous qui célébrons * ta mémoire très-sainte et de tout cœur te vénérons, * afin que nous soyons affranchis du malheur, * libérés de nos fautes et méritions le salut, * la gloire et la splendeur du royaume des cieux.

Saint Tite, apôtre des 70 était un natif de l'île de Crète, le fils d'une païenne illustre. Dans sa jeunesse, il étudia la philosophie hellénistique et les anciens poètes. Préoccupé par les sciences, Tite a mené une vie vertueuse, pour ne pas se consacrer aux vices et aux passions caractéristiques de la majorité des païens. Il a préservé sa virginité, comme le hiéromartyr Ignace le Théophore (20 Décembre ) le témoigne . Pour un tel mode de vie, le Seigneur ne le laissa pas sans Son aide. À l'âge de vingt ans Saint Tite a entendu une voix dans un rêve, suggérant qu'il abandonne la sagesse hellénistique, qu'elle ne pouvait pas fournir le salut de son âme, mais plutôt de chercher ce qui pourrait le sauver. Après ce rêve, Saint Tite attendit encore une autre année, pour se familiariser avec les enseignements des prophètes de Dieu. La première fois qu'il a ouvert la Bible, le livre était le livre du prophète Isaïe. Après l'avoir ouvert au chapitre 47e, il a été frappé par les mots, décrivant son état spirituel. 

Quand arrivèrent en Crète les nouvelles de l'existence d'un grand prophète, en Palestine, et sur ses grands miracles, le gouverneur de l'île de Crète (un oncle de Titus) l' envoya là-bas. Ce Prophète était le Seigneur Jésus-Christ Lui-même, né de la Très Sainte Vierge Marie, qui est venu dans le monde entier pour la rédemption de la race d'humaine et la libération du péché ancestral.
A Jérusalem, Saint Tite a vu le Seigneur. Il a entendu sa prédication et crut en lui. Il a été témoin de la mort du Sauveur sur la Croix, sa glorieuse résurrection et l'Ascension au Ciel. Le jour de la Pentecôte, le futur apôtre a entendu comment les Douze Apôtres, après la descente du Saint-Esprit, ont parlé dans différentes langues, parmi lesquelles la langue crétoise (Actes 2: 11). 
Saint Tite a accepté le Baptême de l'apôtre Paul et devint son plus proche disciple. Il a accompagné saint Paul sur ses voyages missionnaires, accomplissant les tâches qui lui sont confiées. Il a été impliqué dans l'établissement de nouvelles églises, et est allé avec Paul à Jérusalem.
Saint Tite a été compté parmi les soixante-dix apôtres et a été fait évêque de Crète par l'apôtre Paul. Vers l'an 65, peu de temps avant son deuxième emprisonnement, l'apôtre Paul a envoyé une épître pastorale à son fils dans la foi (Tite 1: 4).
Quand l'apôtre Paul a été pris comme criminel à Rome pour subir son procès devant César, Saint Tite a laissé un certain temps son troupeau et est allé à Rome pour être au service de son père spirituel. Après la mort de Saint-Paul par le martyr, Tite est retourné à Gortyne, la principale ville de Crète.
Saint Tite a guidé pacifiquement son troupeau et il a peiné pour éclairer les païens à la lumière de la foi en Christ. Il a reçu du Seigneur le don de miracle. Pendant l'une des fêtes païennes en l'honneur de la déesse Diane, Tite a prêché devant une foule de païens. Quand il a vu qu'ils ne l'écoutaient pas, il pria le Seigneur, afin que le Seigneur Lui-même montre au peuple la fausseté des idoles. Par la prière de Saint Tite, l'idole de Diana est tombé et brisé devant les yeux de tous. Une autre fois, Saint Tite a prié pour que le Seigneur ne permette pas la réalisation d'un temple de Zeus, et il s'est effondré. Par de tels miracles Saint Tite a conduit beaucoup à la foi en Christ. Après avoir porté la lumière de la foi dans les régions environnantes, Saint Tite est décédé paisiblement à l'âge de 97 ans. Au moment de sa mort, son visage resplendissait comme le soleil.

 

He was a Greek from the island of Crete. Born and raised as a pagan, he came to faith in Christ through the ministry of the Apostle Paul, andlabored with the Apostle in preaching the Gospel.

 

 St Paul in his epistles calls St Titus both "son" and "brother." He was ordained Bishop of Crete by St Paul, who wrote to him the Epistle that bears his name.

 

He reposed in peace at the age of ninety-four.

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Saint et glorieux Apôtre Barthélémy

(Translation des reliques)

Return of the relics of the Apostle Bartholomew from Anastasiopolis to Lipari (6th c.)

 

 

Kondakion, t. 4

En grand soleil tu parus sur le monde, * illuminant de tes splendides enseignements * et de tes miracles étonnants * ceux qui t'honorent, Barthélemy, saint apôtre du Seigneur.

 

Exapostilaire (t. 2)

La sainte déposition de tes reliques, Barthélemy, * nous la fêtons de tout cœur et te célébrons dans la foi; * depuis l'Orient jusqu'en l'île de Lipari * ayant navigué de merveilleuse façon, * par tes voyages tu éclairas tout l'Occident, * Apôtre du Christ et divin prédicateur. 
(http://calendrier.egliseorthodoxe.com/s…/stsaout/aout25.html)

 

 

SAINT LOUIS 
(Louis IX)
Roi de France et confesseur
(1215-1270)

 

        Saint Louis a frappé ses contemporains par son sens de la justice, sa profonde piété et sa grande charité envers les pauvres ; sa vertu le faisait regarder comme l'arbitre des princes d'Europe.

        Saint Louis fut baptisé à Poissy, et en conserva toujours religieusement le souvenir, car plus tard il signait ordinairement Louis de Poissy, marquant par là qu'il estimait la grâce du baptême comme son plus glorieux titre de noblesse. Sa mère, Blanche de Castille, voulut le nourrir elle-même. Tout le monde connaît la belle parole de cette grande reine : « Mon fils, je vous aime après Dieu plus que toutes choses ; cependant, sachez-le bien, j'aimerais mieux vous voir mort que coupable d'un seul péché mortel. » 



        Élevé à une telle école, le jeune Louis montra dès son enfance les grandes vertus qu'il devait faire éclater sur le trône, l'égalité d'âme, l'amour de la justice et une tendre piété. Comme on lui reprochait quelques fois de donner trop de temps aux pieux exercices : « Les hommes sont étranges, disait-il ; on me fait un crime de mon assiduité à la prière, et on ne dirait rien si j'employais des heures plus longues à jouer aux jeux de hasard, à courir les bêtes fauves, à chasser aux oiseaux. »

        Devenu roi, il voulut établir avant tout le règne de Dieu, auquel sont indéfectiblement liés le Roi et la France. Il s'appliqua plus que jamais à faire de la France un royaume puissant et chrétien. On connaît sa loi condamnant les blasphémateurs à subir aux lèvres la marque d'un fer rougi au feu. 



        Un des plus beaux jours de sa vie fut celui où il alla au-devant des religieux qui apportaient d'Orient la sainte Couronne d'épines, et la porta, pieds nus, dans sa capitale. Il fonde des hôpitaux et des monastères. Il réalise son grand projet : construire la Sainte-Chapelle comme une châsse de lumière et de vitraux destinée à recueillir les saintes reliques, surtout la Couronne d'épines. Il donne à sa sœur, la bienheureuse Isabelle de France, le terrain de Longchamp pour y fonder une abbaye de religieuses de Sainte-Claire. « Si je dépense beaucoup d'argent quelquefois, j'aime mieux le faire en aumônes faites pour l'amour de Dieu que pour frivolités et choses mondaines. Dieu m'a tout donné ce que j'ai. Ce que je dépense ainsi est bien dépensé. » (Saint Louis au sire de Joinville)

        À vingt ans, il épouse Marguerite de Provence et leur amour sera tendre et fidèle. Saint Louis fut aussi un modèle du pur amour conjugal ; il avait fait graver sur son anneau cette devise : « Dieu, France et Marguerite. »

        À la suite d'une maladie mortelle, guéri miraculeusement, il obéit à une inspiration du Ciel qui l'appelait aux Croisades. Quand il part pour délivrer la Terre Sainte en 1248, il s'embarque avec sa femme. On le vit, dans ces luttes gigantesques, qui avaient pour but la libération des Lieux Saints, faire des actes de bravoure qui le mettaient au rang des plus illustres guerriers. On se tromperait en croyant que le bon et pieux roi n'eût pas toute la noble fierté qui convenait à son rang. Les Sarrasins, qui le retinrent longtemps captif, après une désastreuse campagne, eurent lieu d'admirer sa grandeur d'âme, sa foi et son courage. 



        Une fois libéré et rentré dans son royaume, il y entreprend de grandes réformes en particulier l'interdiction du duel judiciaire. 
        Son royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aime recevoir à sa table saint Bonaventure et saint Thomas d'Aquin. Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne (1257). Il suit avec attention l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches. 
Son plus grand souci est de pacifier, de réconcilier les ennemis et d'éteindre les conflits, en particulier entre la France et l'Angleterre (1258). Mais il rêve de retourner en Terre Sainte et de convertir le sultan d'Egypte. Il n'ira pas plus loin que Carthage, l'actuelle Tunis. La maladie a raison de lui le 25 août 1270.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

 

 

Prière dite de St Louis*
Dieu Tout-Puissant et éternel, qui avez établi l'empire des Francs pour être dans le monde l'instrument de votre divine volonté, le glaive et le bouclier de votre sainte Église, nous vous en prions, prévenez toujours et partout de votre céleste lumière, les fils suppliants des Francs, afin qu'ils voient ce qu'il faut faire pour réaliser votre règne en ce monde, et que pour accomplir ce qu'ils ont vu, ils soient remplis de charité, de force et de persévérance, par Jésus-Christ Notre-Seigneur... 
Amen.

 

 

La déclaration de Louis de Bourbon, duc d'Anjou, 


pour la fête de Saint Louis :

A l'occasion de la fête de Saint-Louis, "son aïeul et son saint patron", le duc d'Anjou, Louis de Bourbon, s'adresse aux Français dans une longue déclaration écrite. Il désire, "au nom de l’histoire, mais sans nostalgie", "apporter quelque chose au moment où la France subit une grave crise".

Mes chers compatriotes,

La date du 25 août, fête de la Saint-Louis, mon aïeul et mon saint patron et aussi le modèle largement reconnu de la sagesse en politique, m’offre l’occasion de m’exprimer. Je n’ai pas voulu le faire au moment où les dramatiques évènements de l’été se sont produits car ma voix aurait peu apporté à ce qui fut dit alors. La compassion devant les victimes s’imposait et continue à s’imposer car les conséquences de ces attaques barbares sont loin d’être terminées ; les encouragements aux forces de sécurité et de secours ou aux équipes de soins s’imposaient elles-aussi et s’imposent encore devant l’ampleur du mal. Mais au-delà ? Que pouvait-on dire devant l’horreur des actes commis ? Les assassinats aussi monstrueux que lâches, d’êtres innocents, n’ont jamais aucune justification et les commettre au nom d’une religion encore moins. Fanatisme et politique n’ont jamais fait bon ménage. L’histoire nous le rappelle.

Or c’est justement au nom de l’histoire, mais sans nostalgie et dans un souci d’avenir meilleur, que je peux apporter quelque chose, au moment où la France, mon pays, subit une grave crise. Il me semble que les seuls remèdes politiques habituels ne suffiront pas à conjurer les dégâts et la profondeur du mal. Vu avec le recul des siècles et surtout l’expérience que cela donne, le mal qui atteint la France me parait double. Il y a d’abord une guerre de civilisation, déclarée par un ennemi plus ou moins visible et insidieux, et que désormais les gouvernants semblent enfin désigner par son nom mais, surtout, une très profonde et grave crise morale ou d’identité, sorte de cancer de l’intérieur qui nous affaiblit tout autant, peut-être même davantage, que l’ ennemi désigné.


"Les causes internes sont toujours plus complexes à combattre que les ennemis déclarés"

De la guerre qui est menée à la France, à l’Europe, à la Chrétienté, que dire ? Accepter de mettre un nom sur les choses et donc les qualifier est déjà le meilleur moyen pour combattre. L’ennemi identifié, Il s’agit de concevoir et de mettre en œuvre une politique étrangère et une politique intérieure qui répondent aux intérêts de la France et de l’Europe chrétienne dont nous sommes solidaires. Il s’agit ensuite d’avoir une stratégie et une tactique. Je ne doute pas que l’une et l’autre soient à la portée de nos gouvernants quels qu’ils fussent, s’ils acceptent de se remettre en cause, de se donner les moyens de la lutte et de faire confiance aux spécialistes. Faire parler la raison plus que le sentiment et l’idéologie. La France a toujours su mener les combats, ses forces armées sont reconnues par tous et partout, et le pays entier trouvera l’énergie nécessaire pour les soutenir. Déjà, force est de constater que de saines réactions ont commencé à apparaître.

La crise morale est plus grave. Les causes internes sont toujours plus complexes à combattre que les ennemis déclarés. Elles le sont notamment parce que elles ont souvent des origines plus profondes, plus lointaines. Mais l’histoire dont par ma naissance je suis en quelque sorte le représentant comme héritier et successeur des souverains qui, patiemment, siècle après siècle, ont façonné la France, l’histoire montre que les crises de conscience ne sont pas insurmontables. C’est même souvent de l’épreuve et de la rupture avec des habitudes passées qui endorment plus qu’elles ne font progresser, que la France s’est constituée. Dès l’origine ! Epreuves et rupture, avec Clovis qui fait passer la Gaule du rang de province romaine à celui de royaume libre et autonome ; épreuves et rupture avec la renaissance carolingienne ; puis avec le renouveau de la souveraineté au XIIIe siècle, celui de Bouvines et de Saint Louis ; et je continue avec le renouveau d’après la guerre de Cent ans qui avait pourtant laissé la France exsangue et quasi à la merci d’une dynastie étrangère. Que dire de la Renaissance qui a suivi le désastre de Pavie, de celle d’après les Guerres de Religion ou encore du sursaut admirable de tout le pays dans les premières années du XVIIIe siècle alors que Louis XIV devait faire face à une Europe une nouvelle fois coalisée. Oui, il y a un ressort très français qui veut que notre pays même malmené, même quasiment abattu, ne capitule pas.

"L’histoire nous enseigne qu’il y a des limites à ne pas franchir, des principes non négociables"
(Louis de Bourbon)

Ces sursauts proviennent de la nature très particulière de la France. Ce n’est pas un état comme les autres. Le pouvoir ne s’y confond pas avec la force. La France a toujours reposé sur ses familles, sur des communautés d’intérêt, sur un état de droit mis en place alors que l’Europe connaissait encore régime féodal et droit du plus fort. Si la France présente cette spécificité cela lui vient de ses origines. Clovis, ne fut pas seulement le premier des rois, mais ce fut surtout le premier des rois chrétiens. Ainsi dès l’aube de la civilisation française il y avait, venant couronner au sens propre comme figuré le pouvoir, une transcendance. Politique et mystique allaient de pair. Jamais le roi ne fut un monarque tout puissant. La royauté française a toujours été vécue comme un service, imposant des devoirs garantis par Dieu. Au-dessus du roi il y avait toujours la nécessité de conserver les préceptes de l’évangile qui sont aussi ceux du droit naturel : respect de la personne humaine, respect de la famille. La France a mérité le titre de « Fille aînée de l’Eglise », parce que plus que toute autre nation, elle a su mettre ses devoirs avant ses droits. Elle a puisé dans la religion une éthique qui donnait à la politique une autre dimension. Ainsi, elle devint un modèle.

Certes cela a pris des contours bien différents selon les âges, mais le principe a toujours subsisté ; certes il y a eu parfois de mauvaises politiques mais justement reconnues comme telles. Mais l’histoire nous enseigne aussi qu’il y a des limites à ne pas franchir, des principes non négociables : la souveraineté de l’état, le primat du bien commun contre les intérêts particuliers, les libertés notamment collectives pour garantir les particularismes hérités de l’histoire des lieux, etc.

L’histoire nous apprend aussi et surtout qu’un peuple est grand quand il a des motifs de partager une vision commune de sa destinée c’est-à-dire de son avenir ; de donner de lui-même pour des causes qui le dépassent mais qui le font entrer dans l’histoire. Tel est bien ce qui a produit les grands artistes, les grands savants, les grands capitaines et les conquérants ; les gloires nationales que nos livres, nos mémoires, nos chansons exaltaient. Durant longtemps, de l’épopée des grognards de l’Empire au « debout les morts ! » de la Guerre de 14-18, les régimes nouveaux ont continué à évoquer ce récit national. La mystique de la Patrie avait su remplacer l’amour pour le Roi et la Couronne. Mais qu’en est-il actuellement ? Quelle « mystique » est-elle offerte aux jeunes depuis deux ou trois générations ? Celle du consumérisme et du matérialisme; celle de la culture de la mort ; celle du jeu et du moindre effort, celle de la toute-puissance de l’argent. Depuis des décennies ont été élevés au rang de nouvelles valeurs l’individualisme, l’abandon de la notion de service et de sacrifice, le relativisme, l’immanence et, comble, la négation des épisodes glorieux de notre histoire dont il faudrait s’excuser ! Tout cela a détruit peu à peu les fondements de la société qui n’a plus su intégrer ceux qui frappaient à sa porte et qui, surtout, a ôté tout souhait et désir de s’intégrer à la France devenue plus un contre-modèle qu’un modèle.

"Nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre"

Il me semble que la cause première de ce triste état des lieux est avant tout l’abandon des repères notamment religieux par notre pays c’est-à-dire ces limites sans lesquelles les libertés ne sont plus que des licences dangereuses tant pour l’homme que pour la société. Ainsi, en un peu plus de deux siècles a été porté profondément atteinte à notre identité, française et chrétienne. Les repères perdus, l’avenir est difficile à construire ! Aussi, nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre. Elle nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères.

Les jeunes ont besoin de grandeur, besoin d’espérance. Une société qui désespère et désenchante sa jeunesse n’a plus sa place. Il faut revenir de cet esprit d’abandon. Il faut retrouver enthousiasme, désir de se dépasser et, surtout, volonté. Retrouver la ferveur de Bouvines et de Patay, celle que montrent les champions sportifs prenant exemple sur les saints ou les militaires. Offrir des perspectives qui présentent leur part de gratuité et de grandeur. Ces occasions ne manquent pourtant pas aujourd’hui où les combats à mener sont nombreux : ceux pour redonner à la vie humaine sa place avec ses multiples facettes depuis l’éthique oubliée dans les états riches jusqu’aux problèmes de malnutrition dans les pays pauvres ; ceux pour rendre notre planète plus durable après qu’elle a été souvent saccagée par l’inconscience de plusieurs générations ; ceux pour faire accéder le plus grand nombre à l’instruction sans laquelle il n’y a pas d’échanges possibles entre les hommes. Savoir se parler et pouvoir se comprendre !

"La France est d’abord une communauté forte de son identité"

Redonner le goût du bien commun et se souvenir que la France est d’abord une communauté forte de son identité façonnée par ses racines gréco-latines et chrétiennes.

Heureusement, bon nombre de jeunes l’ont retrouvé d’eux-mêmes dépassant les faux maîtres qui les trompaient plus qu’ils ne les formaient. Depuis plusieurs années on les voit veiller sur leur pays ; retrouver les fondamentaux de la philosophie notamment politique, renouer avec les valeurs du don, de la gratuité sans lesquelles il n’y pas de bien commun possible. On les voit surtout retrouver le sens de la famille et de la vie sur lequel ils assoient leurs perspectives d’avenir. Le monde appartient aux jeunes et à ceux qui donnent du sens à leur vie. L’histoire de France nous l’enseigne.

J’ai voulu le rappeler car, en invoquant l’aide de Saint-Louis, mon aïeul, mais aussi celle de tous les saints et saintes de France, si nombreux, et en n’oubliant pas le dernier d’entre eux, le père Hamel, mort en martyr pour sa Foi, je crois plus que jamais en mon pays et en son avenir.

Louis de Bourbon, duc d’Anjou

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26 août:

 

Saints Martyrs Adrien, Nathalie son épouse, et leurs 23 compagnons

Martyrs Adrian and Natalia and 23 companions of Nicomedia (4th c.)

 

Ses pieds courant au crime, l'impie de sa main 
a tranché mains et pieds au martyr Adrien. 
Comme sur terre, au ciel pour le meilleur se lie 
au sort de son conjoint l'épouse Nathalie. 
Sans pieds ni mains, Adrien grimpe néanmoins 
le vingt-sixième jour dans le chœur des Témoins.

Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous.

Amen.

 

"Husband and wife, they were both of noble and wealthy families in NicomediaAdrian was the governor of the Praetorium and a pagan, and Natalia was a secret Christian. They were both young, and had lived in wedlock for thirteen months in all before their martyrdom.

 

 When the wicked Emperor Maximian visited Nicomedia, he ordered that the Christians be seized and put to torture. There were twenty-three Christians hidden in a cave near the city. Someone handed them over to the authorities and they were cruelly flogged with leather whips and staves, and thrown into prison. They wee then taken from prison and brought before the Praetor for their names to be noted.

 

 Adrian looked a these people, tortured but unbowed, peaceful and meek, and he put them under oath to say what they hoped for from their God, that they should undergo such tortures. They spoke to him of the blessedness of the righteous in the Kingdom of God. Hearing this, and again looking at these people, Adrian suddenly turned to the scribe and said: 'Write my name along with those of these saints; I also am a Christian.

 

' When the Emperor heard of this, he asked him: 'Have you lost your mind?' Adrian replied: 'I haven't lost it, but found it!' Hearing this,Natalia rejoiced greatly, and, when Adrian sat chained with the others in prison, came and ministered to them all. When they flogged her husband and put him to various tortures, she encouraged him to endure to the end. After long torture and imprisonment, the Emperor ordered that they be taken to the prison anvil, for their arms and legs to be broken with hammers.

 

 This was done and Adrian, along with the twenty-three others, breathed his last under the vicious tortures. Natalia took their relics toConstantinople and there buried them. After several days, Adrian appeared to her, bathed in light and beauty and calling her to come to God, and she peacefully gave her soul into her Lord's hands."

 

Tropaire, t. 3

Comme un trésor que nul ne peut ravir * tu as estimé la foi salutaire, Bienheureux; * délaissant le culte impie de tes ascendants * et suivant les traces du Seigneur, * richement tu as reçu les dons divins; * illustre Adrien, prie le Christ notre Dieu * pour qu'à nos âmes soit donné le salut.

Kondakion, t. 4

Témoin du Christ, accueillant * dans ton cœur les saints propos * de ta pieuse femme, Adrien, * tu courus au-devant des tourments; * avec elle tu reçus la couronne des Martyrs.

Ikos

Voici venu pour les fidèles le temps de la joie, * le jour de fête du martyr Adrien; * dans la divine allégresse crions-lui: * Témoin du Christ qui menas le bon combat * et reçus la couronne de justice dans le ciel, * sauve-nous tous des attaques de l'ennemi, * accorde-nous la guérison de nos âmes et de nos corps * et de toute souillure purifie nos esprits, * toi qui reçus avec ta femme la couronne des Martyrs.

Exapostilaire (t. 2)

Glorifions comme soutien des Athlètes victorieux * l'invincible martyr Adrien * en même temps que la pieuse Nathalie; * avec eux brille aussi * la phalange porteuse de trophées, * tout un groupe de saints Martyrs; * célébrant leur brillante mémoire, chantons-les: * pour nous tous ils intercèdent auprès du Christ notre Dieu.

Laudes, t. 8

Accomplissant la parole du Seigneur, * très-noble martyr Adrien, * tu délaissas tous les charmes d'ici-bas * et, prenant sur tes épaules la Croix, * tu pris part aux souffrances du Christ; * en toutes choses tu fus éprouvé; * c'est pourquoi, nous les croyants, * nous glorifions en ce jour ta mémoire sacrée.

Sans cesse ballotté sur les flots des tourments, * courageux martyr Adrien, * tu trouvas un timonier en ton épouse * qui te mena vers le havre de paix * et te fit entrer dans la cité céleste * où tu demeures, Martyr au grand renom; * c'est pourquoi nous te prions * d'intercéder pour nous qui célébrons ton souvenir.

Jusqu'aux chaînes, aux torsions de votre corps, * jusqu'aux membres amputés, * vous avez résisté avec courage * et, remettant votre âme au Créateur, * pour les siècles en vérité * vous avez trouvé le repos, le bonheur éternel: * quelle divine récompense auprès du Christ, * Martyrs pleins de gloire et très-dignes d'honneur!

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, t. 2

L'ineffable providence du Seigneur * qui d'avance connaît tous les cœurs * te prit comme un fertile sarment * taillé de toutes parts * avec le glaive du martyre et portant * les fruits nombreux de ta fermeté * dont se nourrissent les croyants * qui te célèbrent de tout cœur, illustre Adrien.

Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen

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Mon espérance, ô Mère de Dieu, * tout entière je la mets en toi: * garde-moi sous ta protection. . 
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SAINT ZÉPHYRIN
Pape et Martyr 
(† 217)

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         Zéphyrin, romain de naissance, succéda au Pape Victor en 198, c´est-à-dire dans l´année où Sévère alluma le feu de la cinquième persécution. Il fut l´appui et le consolateur des fidèles, et la charité lui fit ressentir ce que souffraient tous les confesseurs. Il est vrai que les triomphes des martyrs étaient pour lui un sujet de joie ; mais son cœur reçut des plaies bien profondes de la chute des apostats et des hérétiques. La douleur que lui causait l´aveuglement de ces derniers ne cessa point lorsque la paix eut été rendue à l´Église.

        Natalis, qui vivait à Rome, et avait souffert diverses tortures pour la foi, s´était laissé séduire par Asclépiodote et Théodote le banquier, l´un et l´autre disciples de Théodote le corroyeur, que le Pape Victor avait excommunié à cause de son hérésie. Ces deux hérésiarques ordonnèrent Natalis évêque de leur secte, et s´engagèrent à lui fournir tous les mois un revenu de cent cinquante deniers d´argent. Mais Dieu eut pitié de celui qui avait confessé son nom ; il l´avertit par plusieurs visions d´abandonner le parti des hérétiques, dans lequel il ne restait que par intérêt et par vanité. Enfin Natalis fut fouetté par un Ange pendant toute une nuit. Le lendemain il alla se jeter aux pieds de Zéphyrin, fondant en larmes et revêtu d´un habit de pénitence ; il se prosterna aussi devant l´assemblée des fidèles, et y donna de si grandes marques de repentir, que tous en furent touchés.

       Zéphyrin montra son zèle avec tant de vigueur contre les blasphèmes des hérétiques séducteurs de Natalis, que ceux-ci le traitèrent de la manière la plus outrageuse ; mais ce fut une gloire pour lui de s´entendre donner le titre de principal défenseur de la divinité de Jésus-Christ. Il mourut en 217, après avoir occupé le siège pontifical pendant dix-neuf ans.

        Nous voyons, surtout dans les premiers siècles du christianisme, une suite de pasteurs zélés à maintenir le dépôt de la foi, à veiller sur la pureté de la morale et à conserver la sainteté de la discipline. Qu´ils eurent de combats à soutenir ! De quelle constance et de quelle fermeté n´eurent-ils pas besoin pour résister au paganisme, aux hérésies et à la corruption du monde ! C´est par leurs travaux que nous jouissons des plus précieux avantages de la grâce. Nous devons donc à Dieu un tribut de louanges pour cette miséricorde dont il a donné des marques si éclatantes à son Église. Nous devons encore lui recommander nos propres œuvres, le prier d´exalter la gloire de son saint Nom pour la propagation de la foi sur la terre, de susciter dans son Église des modèles de vertu, des pasteurs animés de son Esprit, un peuple disposé à captiver son entendement sous l´autorité de la révélation, et à soumettre son cœur au joug aimable de la loi divine, un peuple saisi d´horreur pour les nouveautés profanes en matière de doctrine, et aguerri contre les assauts et les artifices de la corruption.



Vies des Saints recueillies par les meilleurs auteurs, Édition Georges E. Desbarats, 1868

 

Saint Césaire d'Arles

Évêque d'Arles, Père de l'Église (✝ 542)

 

Cesaire d arles icone byzantine

Biographie

Né sur le territoire burgonde, à Chalon-sur-Saône, en 470 ou 471, de parents Catholiques et probablement gallo-romains, Césaire fut admis à l'âge dix-huit ans dans les rangs du Clergé de Chalon par l'Évêque Silvestre (484 - 526).

Deux ans plus tard, il partit pour le monastère de Lérins où, sous l’Abbé Porcarius, il mena une vie si austère, sous le regard critique des autres Moines, que sa santé se détériora et qu'il dut quitter le Couvent pour se retirer en Arles.

Au Monastère de Lérins, il avait été l’élève de Julien Pomère (mort après 498), Prêtre originaire de Mauritanie qui écrivit un excellent ouvrage d’édification à l’usage des clercs : De vita contemplativa.

Reçu dans le clergé d'Arles par l'Évêque Eone qui l'ordonna diacre, puis Prêtre (499) avant de lui confier la direction d'un monastère.

C’est à l’usage de ses Moines d’Arles qu’il rédigea la Regula ad monachos pour leur rappeler leurs principales obligations.

En 503, après la mort d'Eone, il fut élu Évêque d'Arles. Il obtint du Pape Symmaque la primatie des Gaules et, à ce titre, convoqua ou présida plusieurs Conciles dont celui d’Arles (524), de Carpentras (527), d’Orange et de Vaison (529), de Marseille (533).

La plus importante de ces assemblées épicopales reste le deuxième Concile d'Orange (529) qui condamna le semi-pélagianisme et, abandonnant la doctrine de la volonté salvifique particulière de Dieu et de l’irrésistibilité de la grâce, se prononça pour un augustinisme modéré ; les canons du deuxième Concile d’Orange furent approuvés par le Pape Boniface II (531) et reçurent ainsi force de loi dans l'Église universelle.

Son épiscopat connut successivement deux dominations ariennes : celle des Wisigoths, sous Alaric II, jusqu’en 507, puis celle des Ostrogoths, sous théodoric et ses successeurs, jusqu’en 536.

Césaire, Catholique et burgonde, fut naturellement suspect aux rois hérétiques et dut aller se justifier tant à Bordeaux (505) qu’à Ravenne (513), mais à chaque fois, il revint après avoir gagné la confiance du Roi.

A partir de 536, il est sous la domination franque et son influence grandit ; bien qu’il n’y assista pas, les Conciles d’Orléans (533, 538 et 541) et de Clermont (533) adoptèrent ses idées et promulguèrent sa législation.

En 513, Saint Césaire d’Arles fonda, aux Aliscamps, sous le patronage de saint Jean, le premier Monastère de femme que l’on connaisse en Gaule et qui, en 524, fut transféré à l’intérieur des murs d’Arles.

Il confia la direction de ce Monastère à sa sœur, l’Abbesse Césarie, et en rédigea la Regula sanctarum virginum, inspirée des coutumes liturgiques de Lérins, de la règle de Saint Augustin et des écrits de Cassien : il impose la stricte clôture aux Moniales qui, sachant lire et écrire, on le droit exclusif d’élire leur Abbesse et échappent à toute juridiction épiscopale, ce qui fut approuvé par une bulle du Pape Hormisdas (mort en 523).

On se souvient que cette règle fut adoptée par Sainte Radegonde pour son Monastère de Poitiers.

Le but de cette règle est l'union au Christ par la Prière perpétuelle dans l'attente de sa venue eschatologique.

Les principaux moyens utilisés à cet effet sont classiques : la clôture à vie, la désappropriation des biens personnels, la communauté d'existence, matérialisée par le dortoir commun, la pauvreté du vêtement, le travail manuel ; l'effort se porte avant tout sur la Prière liturgique, la méditation, la lectio divina et le jeûne ; ce qui inclut pratique des vertus, notamment le Pardon mutuel et l'obéissance.

L'Abbesse, elle doit veiller au Salut de ses Soeurs, se préoccuper des biens nécessaires à leur subsistance, accueillir les visiteurs avec bonté et répondre aux lettres de tous les fidèles.
Elle doit aussi faire observer la discipline et les moindres articles de la règle.
Les Moniales, elles, éliront à l'unanimité comme Abbesse une personne sainte et spirituelle, capable de faire respecter la règle du Monastère et apte à adresser la parole aux visiteurs

Après quarante années d'épiscopat où il fut peut-être le plus grand prédicateur de l’ancienne Église latine, il mourut le 26 Août 542.

La vie de Saint Césaire d’Arles fut composée par Cyprien de Toulon, avec d’autres de ses amis et de ses élèves.

On conserve aujourd’hui 238 sermons de Saint Césaire dont beaucoup furent jadis attribués à Saint Augustin ou à d’autres auteurs.

Il écrivit le traité De mysterio Sanctæ Trinitatis contre les ariens et deux autres contre les pélagiens dont le Capitula sanctorum Patrum, recueil d’extraits de Saint Jérôme, de Saint Ambroise et de Saint Augustin, présenté au Concile d’Orange de 529.

Outre les deux règles Monastiques, on possède aussi une admonestation aux Évêques suffragants d’Arles sur leur devoir d’assurer la prédication de la Parole Divine, et six lettres (trois aux Religieuses, une aux Moines sur l’humilité, une au Pape Symmaque et une à l’Évêque Ruricius de Limoges).

Sermon LXXVIII : sur la décence requise à l’église

Voilà quelques jours, j'ai donné un conseil, voire une recommandation, dans mon affection paternelle, aux personnes qui ont mal aux pieds ou qui souffrent d'une infirmité corporelle : durant les longues « Passions » des martyrs ou durant les leçons plus longues que d'ordinaire, les personnes incapables de se tenir debout étaient autorisées à s'asseoir et à écouter humblement, en silence et avec attention.

Or voici que certaines de nos filles s'imaginent qu'elles doivent faire de même, tout en étant en parfaite santé.

Dès que l'on commence à lire la Parole de Dieu, beaucoup d'entre elles, sinon toutes, s'étendent comme si elles étaient au lit : et plût au Ciel qu'elles ne fassent que s'étendre et écouter en silence et avidement la Parole Divine ; mais elles bavardent entre elles, au point de ne rien entendre et d'empêcher les autres d'écouter.

Aussi, vénérables filles, je vous en prie et vous le demande dans ma sollicitude paternelle : quand on lit les leçons ou quand on prêche la Parole de Dieu, que personne ne se couche par terre (à moins qu'une très grave infirmité ne l'y oblige) et qu'alors on ne s'allonge pas, mais qu'on s'assoie plutôt, tout en écoutant attentivement et avec intérêt la prédication.

Je vous le demande, mes frères et mes sœurs, dites-moi, est-ce la Parole de Dieu ou le Corps du Christ qui vous paraît avoir le plus de prix ?

Si vous voulez répondre correctement, vous devez dire que l'une n'a pas moins de valeur que l'autre.
Avec quel soin ne veillons-nous pas, lorsque que le Corps du Christ nous est donné, que rien n'en tombe de nos mains par terre : veillons donc, avec un soin égal, que la Parole de Dieu qui nous est dispensée ne périsse dans notre cœur, pendant que nous sommes distraits ou que nous bavardons.
Sont pareillement coupables celui qui aura écouté distraitement la Parole de Dieu et celui qui aura laissé tomber par terre Le Corps du Christ, par négligence.

Si, au moment où commence la prédication, l'on distribuait des pierres précieuses, des boucles d'oreilles ou des bracelets d'or, j'aimerais bien savoir si nos filles voudraient se tenir debout pour les recevoir ?
Sans nul doute, elles recevraient avec avidité et passion les bijoux qui leur seraient offerts. Quant à nous, nous ne pouvons, ni ne devons d'ailleurs offrir des joyaux matériels et c'est la raison pour laquelle on ne nous écoute pas volontiers.
Mais il n'est pas juste qu'en administrant aux gens des dons spirituels, nous soyons jugés inutiles.

L'auditeur bien disposé à la Parole de Dieu saura qu'il reçoit des pendants d'oreilles envoyés du Paradis, notre patrie. Le fidèle, exhorté à donner aux pauvres, s'il ouvre ses mains pour distribuer l'aumône, saura qu'il reçoit du Christ des bracelets en or.

Notre chair sensuelle se pare pour peu de temps de bijoux matériels et nos yeux charnels s'y complaisent pour leur propre ruine ou pour celle des autres qui les convoitent : de même, l'âme sainte, grâce aux homélies sacrées, est parée comme avec les perles spirituelles et éternelles que sont les bonnes œuvres, afin de parvenir ornée et heureuse à l'amitié du Céleste époux et au banquet nuptial ; ainsi on ne lui dira pas ce qui est écrit dans l'Évangile :
« Ami, comment es-tu entré ici n'ayant pas d'habits nuptiaux ? » ni, parce qu'elle est pauvre et dépourvue de bijoux véritables : « Liez-lui mains et pieds et jetez-le dans les ténèbres extérieures où il y aura des pleurs et des grincements de dents », mais, au contraire, l'âme sainte aura un accueil enviable à cause de la parure de ses bonnes œuvres : « Courage, serviteur bon et fidèle, entre dans la Joie de Ton Seigneur. »

Je vous en supplie, mes filles, prêtez grande attention à ce que nous allons dire. Quand une mère souhaite parer de ses propres mains sa fille et que celle-ci, dédaigneuse des ornements offerts, se penche en avant et bouge de-ci de-là, agitée, de sorte que sa mère ne peut arriver à ses fins, la fille ne se fait-elle pas à bon droit gronder ou corriger ?

Imaginez-vous donc que je suis une mère pour vos âmes et que je souhaite vous faire tellement belles que nulle tache ou ride ne puisse être trouvée en vous devant le tribunal du Juge éternel.

Et non seulement je souhaite procurer à vos âmes des joyaux, mais encore des médicaments: je m'efforce de recoudre les déchirures, de rapiécer les accrocs, de guérir les blessures, de laver les souillures, de réparer les dommages et d'orner de perles spirituelles les parties saines.
Si vous offrir tout ceci ne m'ennuie pas, pourquoi voulez-vous recevoir à contre-cœur ?

Les bijoux terrestres et matériels nous coûtent très cher, si personne ne s'offre pour nous les acheter : combien plus les joyaux de l'âme.

Or, nous les avons cherchés, non sans peine, pour les offrir gracieusement à vos âmes ; n'est-il pas juste que vous les receviez en toute charité ?

Nous qui vous procurons des perles originaires du Paradis, notre patrie, nous n'en voulons aucune rétribution, si ce n'est que vous écoutiez patiemment et volontiers nos instructions et que vous vous efforciez, selon vos moyens et avec l'aide de Dieu, à les mettre en pratique.

Frères très chers et vénérables filles, nous ne vous parlons pas ainsi parce que nous vous voyons accueillir de mauvais cœur la Parole Divine; grâce à Dieu, je me réjouis et j'exulte, plus qu'on ne peut imaginer et dire, en voyant votre docilité

Cependant, désireux de vous voir mieux faire, nous nous permettons de vous rappeler même les recommandations que vous mettez en pratique, je le sais.

Et puisque tous les fidèles, hommes et femmes, ne sont pas présents aux vigiles, je vous le demande, fils et filles, de rapporter fidèlement aux absents ce qui vous a été dit : vous serez récompensés non seulement pour vos efforts, mais également pour avoir amendé autrui.
Saint Césaire d'Arles.

Sermon VI

Quant à vous, mes frères, je vous demande instamment, vous tous qui savez vos lettres, de relire fréquemment la Sainte Ecriture, et vous qui ne les savez pas, d'en écouter la lecture avec une oreille attentive.

Car la lumière de l'âme et sa nourriture éternelle ne sont pas autre chose que la Parole de Dieu, sans laquelle l'âme ne peut jouir de la vue ni même de la vie : notre corps meurt, faute d'absorber des aliments ; de la même façon, notre âme périt, faute de recevoir la Parole de Dieu.
Saint Césaire d'Arles.

Sermon XIII

Nous devons savoir qu'il n'est pas suffisant pour nous d'avoir reçu le nom de Chrétiens, si notre conduite n'est pas Chrétienne ; car Le Seigneur a dit Lui-même dans l'Évangile : A quoi sert de me dire : Seigneur ! Seigneur ! Si vous ne faites pas ce que je dis ? (Luc VI 46)

Tu aurais beau te dire mille fois Chrétien et te signer sans arrêt de la Croix du Christ, si tu ne fais pas l'aumône selon tes moyens, si tu ne veux pas avoir la Charité, la Justice et la Chasteté, le nom de Chrétien ne pourra t'être d'aucune utilité.
C'est une grande chose que le signe du Christ, la Croix du Christ : voilà pourquoi cette marque extérieure doit signifier quelque chose de grand et de précieux.

A quoi sert de prendre pour ton cachet une bague en or, si c'est pour y inclure de la paille pourrie ?
A quoi sert d'imprimer sur nos fronts et nos lèvres le signe du Christ, si, à l'intérieur de notre âme, nous cachons des péchés et des fautes ?
Celui qui pèche en pensée, en parole, en action, sans vouloir se corriger, chaque fois qu'il se signe, au lieu d'atténuer son péché, il l'aggrave.
Saint Césaire d'Arles.

Sermon LIV

Si Dieu veut que nous confessions nos péchés, ce n'est pas que Lui-même ne pourrait les connaître ; mais c'est parce que le diable souhaite trouver de quoi nous accuser devant le tribunal du Juge éternel : aussi voudrait-il que nous pensions plutôt à excuser nos péchés qu'à les accuser.
Notre Dieu, au contraire, parce qu'il est bon et Miséricordieux, veut que nous les Confessions en ce monde, pour que nous ne soyons pas confondus à cause d'eux, ensuite, dans l'autre.
Si donc nous Confessons, lui, il épargne ; si nous avouons, Lui, il Pardonne.
Saint Césaire d'Arles.

Prière. 
Vous avez donné, Seigneur, à Saint Césaire d’Arles une grande aptitude pour enseigner au peuple Votre Parole ; daignez ouvrir nos cœurs au message qu’il nous a transmis avec fidélité et conviction.


 

Œuvres principales

  • Des homélies et sermons, au nombre de 238, fortement inspirés par la théologie d'Augustin. Au Moyen Âge certains furent d'ailleurs attribués à Augustin lui-même. Ces sermons, très concrets, nous renseignent sur la vie quotidienne des arlésiens du début du VIe siècle; on y voit en particulier que les pratiques païennes sont encore très vivaces.
  • On lui doit également des traités dogmatiques, notamment le De mysterio Sanctae Trinitatis contre les ariens et les pélagiens.
  • Les deux règles monastiques: pour les moniales (regula ad virgines) et pour les moines (regula ad monachos) sont ses écrits les mieux connus aujourd'hui.
  • Les Prophéties de la Révolution de 1789 et les suivantes recueillis dans le Mirabilis liber

Lecture.
Sœurs, quand vous travaillez en équipe, que l’une de vous fasse la lecture aux autres jusqu’à dix heures du matin ; le reste du temps, il ne faudra pas interrompre la méditation de la Parole de Dieu et la Prière intérieure.

Ayez un seul cœur et une seule âme dans le Seigneur ; ayez tout en commun, comme il est rapporté dans les Actes des Apôtres.
Puis quand vous priez Dieu par des psaumes et des hymnes, que ce que vos voix prononcent se reflète dans votre cœur !

Quelles que soient vos occupations, quand vous n’y êtes pas adonnées à la lecture, méditez encore et toujours tel ou tel passage des Divines Écritures.
(Césaire d’Arles, Statuts des saintes vierges 20 et 22).

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Marie y est appelée « Soleil de notre race »

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L'évangélisation de l'Irlande commença peu après le concile d'Ephèse (431), dans la ferveur du culte de la mère de Dieu.

L'Irlande devint ensuite « l'île des saints » : de nombreux moines irlandais partirent évangéliser l'Europe et y fonder des monastères. 

Au VIII° siècle, Marie y est appelée « Soleil de notre race ». Au XII° siècle, saint Bernard  transmit à l’Irlande, par les monastères cisterciens, un nouvel enthousiasme marial. L'abbaye cistercienne de Dublin devint un centre rayonnant qui diffusa le culte marial. 

 

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

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23 Août:

Cloture

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23 Août:

Cloture

'. . . in the early days of the faith few indeed -- but they were very upright -- were regarded as monks, and they had received that form of life from the evangelist Mark of blessed memory, who was the first to rule as bishop over the city of Alexandria. They not only retained then those magnificent qualities that we read in the Acts of the Apostles were originally cultivated by the Church and by the throngs of believers but to these they even added things far more lofty. . . they went off to quite secluded places on the outskirts of the city and led a strict life of such rigorous abstinence that even those who did not share their religion were astonished at the arduous profession of their way of life. For day and night they gave themselves over to the reading of Holy Scripture, to prayer, and to manual labor with such fervor that the very appetite for and memory of food only disturbed them every second or third day, when their bodies felt hunger, and they would take food and drink not so much out of desire as out of necessity. Indeed, they would not do this before sunset, so as to link the daytime with the pursuit of spiritual meditation but the care of the body with the night. And other things they did that were far more lofty than these. . .'

St. John Cassian

Above all we ought at least to know that there are three origins of our thoughts, i.e., from God, from the devil, and from ourselves. . . We ought then carefully to notice this threefold order, and with a wise discretion to analyze the thoughts which arise in our hearts, tracking out their origin and cause and author in the first instance, that we may be able to consider how we ought to yield ourselves to them. . .'

(St. Moses the Black Hermit )

 

L'ITALIE EST MEURTRIE

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Chers amis . Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse) !


Un tremblement de terre vient de frapper le centre de l'Italie... Les secousses ont été ressenties jusqu'à Rome. 


Fils et filles de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone, unissons-nous à la peine de nos frères et sœurs de la chère Italie aujourd'hui meurtrie par cette "Catastrophe naturelle" et prions pour les victimes et les blessés! Merci. 


Votre Fidèlement en Notre-Seigneur .


+Mor Philipose-Mariam, métropolite.

 

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LES FAITS TELS QUE RELATES PAR ALETEIA:


"Un séisme de magnitude 6,2 secoue le centre du pays, ce mercredi 24 août. La ville Pescara del Tronto est détruite, Amatrice également et Accumoli est fortement touchée. Les tremblements, qui persistent, ont été ressentis jusqu’à Rome.


Là où les maisons s’écroulent « c’est à cause de la mafia »
L’agence italienne Agi a évoqué une centaine de disparus pris au piège dans leurs maisons, qui se sont écroulées alors qu’ils dormaient. Les fouilles continuent, pour espérer retrouver les victimes, mortes ou vives.


Lorenzo se trouve à dix kilomètres de l’épicentre du séisme. Pendant que nous l’appelons, vers 14h, un nouveau tremblement a lieu mais il se calme vite.

« Il y a des problèmes pour faire arriver les secours car les routes principales qui mènent à la ville d’Amatrice sont détruites », nous informe-t-il.

« C’est la protection civile qui apporte son secours à la population, elle fouille et enlève les pierres à la main, faute de moyens matériels.

Les routes sont bloquées et c’est difficile de faire venir le matériel adéquat ». En tout, ce sont quinze villages qui ont été touchés, forts de cinquante mille âmes, en plus d’Amatrice qui est complètement détruit.


Selon lui, on dénombre déjà « entre 80 et 120 morts ». Le nombre ne cesse de grimper à mesure que les recherches avancent. Le dernier séisme d’aussi grande ampleur, celui de l’Aquila, date de 2009 et avait fait environ trois cents morts.

Lorenzo pense que « nous atteindrons le même bilan pour ce jour ».

Le pays est habitué à de tels séismes, environ un tous les dix à quinze ans. « Ils font venir des avions, les trains sont arrêtés, les routes sont dégagées et il est interdit de circuler » continue-t-il.
 

Si les destructions sont inégales selon les endroits, cela est lié à la qualité des infrastructures.

« En Ombrie, dans les montagnes, les maisons sont conformes aux normes antisismiques, donc il n’y a aucun mort », m’assure-t-il, mais là où les maisons s’écroulent facilement « c’est à cause de la mafia, qui construit sans respecter les règles, sans se soucier de l’accord administratif ».

Par exemple, la ville de Norcia située à dix kilomètres au Nord-Ouest de l’épicentre ne déplore aucun mort, certainement préservée par son activité touristique.


Les renforts se mobilisent et des fonds sont déjà levés pour venir en aide aux victimes qui ont survécu au drame.

 François délaisse sa catéchèse du matin pour consacrer sa prière aux victimes de l’événement. Arrivant place Saint-Pierre après avoir béni de nombreux enfants, il a assuré les personnes présentes sur les lieux des décombres « de la tendresse de toute l’Église, qui en ce moment souhaite vous étreindre de son amour maternel ».

Il explique avec beaucoup d’émotions qu’il reporte la catéchèse prévue « sur le thème de la proximité de Jésus » pour réciter les mystères douloureux.


« Mais devant la nouvelle du tremblement de terre qui a touché le centre de l’Italie, détruisant des zones entières et faisant des morts et des blessés, je ne peux pas ne pas exprimer ma vive douleur et ma proximité, à toutes les personnes présentes sur les lieux touchés par les secousses, à toutes les personnes qui ont perdu un être cher et à celles qui sont encore bouleversées par la peur », adresse-t-il à la foule et au peuple italien.


Des dizaines de milliers de personnes étaient présentes et se sont jointes à cette prière :

« En remerciant tous les volontaires et les agents de la protection civile qui sont en train de secourir ces populations, je vous demande de vous unir à moi dans la prière afin que le Seigneur Jésus, qui est toujours bouleversé devant la souffrance humaine, console les cœurs affligés et leur donne la paix, par l’intercession de la Vierge Marie. Laissons-nous bouleverser avec Seigneur Jésus. nous renvoyons donc à la semaine prochaine la catéchèse de ce mercredi, et je vous invite à réciter avec moi les mystères douloureux du rosaire ».

 "Au torrent Il boira en chemin,
 c'est pourquoi Il relèvera la tête".

(Psaume 109, verset 7)

Avant tout le Père combattra. Toutefois, cela ne veut pas dire que le Fils ne combattra pas.

« Moi et le Père nous sommes un » (Jean, 10, 30), a dit le Seigneur. Le Christ combat aussi.

Il sera tellement absorbé par la lutte, et si près de nous tout au long de notre histoire, qu'Il combattra pour nous sans cesse ; Il n'aura pas de repos.

Le combat que mène l'Eglise – le Corps du Christ – est acharné, et la lutte que doit mener chaque âme est, elle aussi, terrible.

Mais le Seigneur Lui-même combat pour elle.

Et au cours de Son intervention, immédiate et quotidienne, pendant la durée de Son combat, Il descendra pour boire rapidement de l'eau au torrent : « au torrent Il boira en chemin ».

Puis Il remontera sur Son char de bataille pour continuer Son chemin, Sa lutte.

Le Seigneur apparaît à nos côtés comme un combattant inlassable.

Mais quel est ce torrent ?

Quelque chose qui n'a ni commencement ni fin, quelque chose qui s'écoule, qui se perd, quelque chose de changeant.

Aujourd'hui le lit du torrent est asséché, demain l'eau bondira, inondera les champs avoisinants, pour se perdre un peu plus loin.

Le torrent est l'image de la nature créée et mortelle, et aussi celle de la nature humaine.

Dieu vient et se penche, et la Divinité impérissable s'unit au torrent qui change et se perd.

C'est l'instant pendant lequel se rencontrent l'immortel et le mortel, le Créateur et la création, Dieu et l'homme.

C'est le moment de l'Incarnation du Verbe.

Le Christ se penche sur le torrent pour y boire et Dieu se penche sur l'homme pour absorber la nature humaine.

Non pas pour l'egloutir et la faire disparaître, mais pour se l'unir et la diviniser. C'est ce qui signifie « au torrent Il boira en chemin ».

C'est la magnificence du Christ.

« C'est pourquoi Il relévera la tête », c'est-à-dire pour être glorifié.

C'est pourquoi le Père glorifiera et honorera Son Fils.

Nous sommes en présence de la kénose du Verbe, mais aussi de Son élévation : naissance, passion, résurrection et ascension.

(Source:Archimandrite Aimilianos * Catéchèses et discours * Exultons pour le Seigneur * Psaume 109 * Pages 75-76 * Editions Ormylia 2002, via le Facebook du Père Duloisy)

We who are disciples of Christ
claim that our purpose on earth is
to lay up Treasures in Heaven.
But our actions often belie our words.
Many Christians build for themselves fine houses,
lay out splendid gardens,
construct bathhouses and buy fields.
It is small wonder, then, that many heathens
refuse to believe what we say.
‘If their eyes are set on mansions in Heaven’, they ask,
‘why are they building mansions on earth?
If they put their words into practice,
they would give away riches and live in simple homes’.
So these heathens conclude
that we do not sincerely believe in the religion we profess;
and as a result they refuse to take this religion seriously.
You may say that the words of Christ
on these matters are too hard for you to follow; and
that while your spirit is willing, your flesh is weak.
My answer is that the judgement of the heathens about you
is more accurate than your judgement of yourself.
When heathens accuse us of hypocrisy,
many of us should plead guilty.

St John Chrysostom

 

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

 

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

 

 

 

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)
 
 Arme invincible, soutien de la foi, Très Sainte Croix , 
nous te chantons, / devant toi nous prosternant avec foi: / tu es le refuge, la gloire des chrétiens; / gardienne des orthodoxes et fierté des martyrs, / à juste titre nous te glorifions.

Croix de Jésus, armure des chrétiens, / tu donnes aux rois victoire et tu renverses les démons: / à ceux qui se prosternent devant toi / donne ta protection et la grande miséricorde.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn

Tous ceux qui d'un cœur ardent / se prosternent pieusement / devant le croix et les souffrances de ton Fils,  / fais qu'ils deviennent, ô Mère de Dieu, / les citoyens du Paradis / et les héritiers de la gloire des cieux.

 

 

Discours de St Ephrem sur l'enfantement de la Vierge

'Blessed the one who with understanding has loved weeping and with compunction rained tears upon the ground, like fair pearls before the Lord.'

(St. Ephrem of Syria  )

 


 

Discours contre les hérétiques ; par l'exemple de la perle et par d'autres preuves évidentes, il y est démontré que nous devons croire que la sainte Enfantrice de Dieu, en dehors de toute loi de la nature, a conçu Dieu notre Seigneur et l'a mis au monde pour le salut du monde.
Seigneur, j'aime et je couvre de mes baisers ton Evangile, parce qu'il nourrit ma faim. J'aspire après ta parole, parce qu'elle étanche ma soif comme une source vive. Je convie à ta table tous ceux qu'il me plaît d'y appeler, et son abondance reste toujours inépuisable. Beaucoup d'autres prennent part avec moi à la nourriture céleste, et pourtant je me trouve dans la solitude. Je bois avec une foule de convives, et c'est à moi seul que Tu verses ta grâce. "Que Te donnerai-je donc en retour" (Ps 115, 112), si ce n'est mon âme tout entière soumise à tes saints Commandements ? Je le veux, Seigneur, mais je ne le puis. Adam est mon père et il faut que je paie à la nature la dette qu'elle réclame. Je tends vers Toi de toute ma force, et je me fais obstacle à moi-même ; car il y a en moi un mystère que je ne puis expliquer. Mon regard ne laisse échapper chez les autres aucune des faiblesses humaines, et je suis moi-même dans les liens du péché. Je vois mes égarements, je les connais, et en accusant les autres, c'est moi-même que j'accuse. Mais quoi! garderai-je donc le silence afin d'éviter ma condamnation ? Et comment alors prouver mon zèle et mon amour pour Toi ? Je parlerai donc et ne cesserai de parler. Que m'importe ma propre condamnation, pourvu que j'accomplisse mon saint ministère ? Que m'importe la mort elle-même, pourvu que ton Nom soit glorifié ? Je sais que je pourrais échapper à la condamnation en faisant grâce aux vices des pécheurs ; mais je ne cesserai de les poursuivre, afin de faire éclater ton innocence et l'inaltérable pureté de ta Vie. Que les Grecs connaissent la force et la puissance de mon amour ; que les Juifs comprennent toute l'ardeur de mon dévouement, puisque je me résigne pour Toi à une mort obscure et privée de l'appareil des flammes, du glaive et des autres tortures. Peut-être croiraient-ils à mon dévouement et à mon amour, si, pour les convaincre, je souffrais à cause de Toi une mort réelle, éclatante et environnée de témoins. Mais peut-être, dis-je, que je la souffrirais, et ne le ferais-je pas ; je crains bien que, privé du secours de ta grâce, je ne succombe à la faiblesse de ma nature.
Mais, Seigneur, donne-moi l'assurance que Tu soutiendras mes efforts, et je forcerai les Grecs à croire que je puis supporter le martyre. Faites-moi connaître que Tu prendras en pitié mes souffrances, et je vais m'armer pour la lutte. Oui, je suis prêt à me dépouiller de mes vêtements pour suivre les licteurs et les satellites des Grecs. Déjà la trompette appelle aux combats les Grecs impatients ; elle leur crie d'abandonner leurs foyers pour s'élancer contre les Perses ; déjà l'appareil des supplices cesse de menacer l'Occident et se dresse désormais contre nous. Je suis pénétré de crainte, parce que Tu hais les pécheurs ; mais mon âme est inondée de joie, parce que Tu es mort aussi pour eux. Je suis frappé de terreur parce que Tu détestes les hommes esclaves des sens et de la chair ; mais je suis rassuré, parce que Tu connais la faiblesse de notre nature, Créateur, Tu connais ta créature ; souverain juge, Tu sondes tous les replis du cœur de celui que Tu vas condamner ; Dieu fait homme, Tu n'ignores point ce que tu as Toi-même senti. Tu m'avais donné une nature sans tache ; mais Adam, mon père, l'a corrompue et dégradée par mille souillures. A ces souillures il a mêlé l'illusion de la vanité ; et maintenant je subis, sans y avoir participé, la peine de sa faute. C'est lui qui a mis dans la nature humaine un levain impur, et voici que je suis menacé de naufrage au sein d'une mer orageuse. Aie donc pitié de ma faiblesse, ô Toi qui es mon Créateur, prends en compassion mon infirmité, ô Dieu qui T'es revêtu de l'humanité pour moi. Ne me repousse pas à cause de mes vices et de mes penchants dépravés ; mais plutôt expulse-les de mon cœur, à cause de l'ardeur de ma volonté. Que mes souillures ne T'inspirent point de haine contre moi ; mais considère le zèle de mes œuvres ; et bien que mes coupables pensées aient pu Te détourner de moi, daigne accorder un regard bienveillant à mes larmes et à mon aversion pour la volupté. Je connais le but ; mais aurai-je la force d'y atteindre ? Du moins je fais tout ce qui est en mon pouvoir, et si Tu daignes m'accorder ce qui me manque, Tu vois le fond de mon âme, Tu sais que je suis pauvre et dépouillé par le démon. Mon cœur est faible et chargé des liens de la corruption. Mon esprit est sans force et le péché l'a entraîné à l'erreur. J'ai laissé tes dons se perdre, et voilà pourquoi je ne possède point la parfaite sagesse ; j'ai perdu tes traces, et voilà pourquoi j'ignore où je vais. Je ne possède donc rien ; ou si je possède quelque chose, c'est Toi qui me l'as donné en Te faisant homme. Je suis dans le dénuement le plus complet ; si je deviens riche, c'est un bienfait qui me viendra de Toi et maintenant et toujours. J'implore seulement l'appui de ta grâce, confessant que mon salut sera ton ouvrage, si je suis sauvé.
Il est parlé d'un certain riche dans l'écriture ; mais comme c'était un homme sage et plein de la connaissance de Dieu, il se donnait à lui-même le nom de pauvre. Il reconnut que sa richesse n'était que pauvreté en songeant à ta puissance. Et moi, que dirai-je ou que penserai-je de moi-même ? Vous connaissez aussi cet homme, chrétiens ; car l'Evangile vous a proposé une parabole à son sujet, parce que tous les travaux des saints ont pour but le salut de l'homme. C'est ainsi qu'il s'exprime : "Il y avait un homme riche, et cet homme, ayant connaissance d'un trésor caché dans un champ, vendit tous ses biens et acheta ce champ" (Mt 13,44). Un autre fit la même chose pour obtenir une perle d'un grand prix. Il est bon d'apprécier l'apparente diversité de ses deux paraboles et d'analyser la force cachée dans chacune d'elles ; car, au fond, le sens de toutes les deux est le même ; et comme celui de la parabole de la perle ne demande qu'une courte explication, c'est de la perle que nous parlerons en premier lieu. 
La perle, cet objet d'un si grand prix, nous vient de la mer. Sa valeur est proportionnée à la difficulté qu'on éprouve à se la procurer. Pourtant elle ne sert pas à notre nourriture, mais à notre ornement ; elle ne donne pas non plus le plaisir d'un breuvage agréable, mais un éclat dont on est fier. Une forte somme d'argent pèse beaucoup ; la perle semble donner de la légèreté à la pesanteur même. Toute petite qu'elle est, son pouvoir est grand. Elle est facile à porter, facile à remettre en place. On la dérobe aisément aux regards ; mais c'est avec peine qu'on la trouve. Il en est de même du royaume des cieux ; il en est de même aussi du Verbe divin qui renferme, de la manière la plus manifeste et dans les plus étroites limites, une foule de mystères. Il ne sert pas d'aliment ; car sa durée n'est pas limitée au temps fini. Ce n'est pas non plus aux pauvres qu'Il peut servir ; ceux-là seuls qui ont amassé des trésors de science et de sagesse qui peuvent en tirer profit. Quiconque est pauvre de vertus ne peut Le posséder ; Il est la propriété exclusive des saints. On ne peut arriver aux sommités qu'en passant par les degrés intermédiaires ; de même dans l'Evangile, divers intervalles séparent ceux qui marchent vers Dieu. Es-tu pauvre ? Le Verbe sera pour toi le pain qui console l'indigence. Es-tu accablé sous le poids des infirmités ? Il sera pour toi le baume qui rend la force. Pour ceux qui souffrent d'une maladie de foie, Il est le sénevé et le vin réparateurs. Pour les uns, Il est le poisson qui les nourrit ; pour les autres, le pur froment. Pour ceux-ci, la faux tranchante ; pour ceux-là, la hache vengeresse. Il est le pain d'orge pour les hommes grossiers, l'instrument de l'art dans les mains du chirurgien ; pour quelques-uns Il est le fouet qui frappe ; pour d'autres, la verge qui châtie, le fardeau qui les fatigue et qui les courbe.
Telles sont les espèces de degrés que présente l'Evangile sous la forme de paraboles. Le Seigneur connaît les riches qui ont acquis des trésors de vertu et les pauvres qui sont en proie à l'indigence de cette même vertu ; Il connaît ceux qui sont faibles et ceux qui marchent d'un pas ferme dans la foi. Il connaît ceux qui sont pleins d'ardeur et ceux qui sont languissants dans la religion et la piété. Il en frappe un grand nombre par le glaive, afin de les arracher aux idoles et d'éloigner du peuple l'impiété. "Il voit dans les lieux les plus secrets" (Mt 6,4). Le feu de ses Regards pénètre partout pour faire éclater au grand jour ce qui se cachait dans l'ombre et pour consumer ce qui s'élevait orgueilleusement contre la science de Dieu. Il cautérise les membres que ronge un ulcère mortel et retranche de la communion de l'église les affections contagieuses. Parmi les malades, Il est le médecin, parmi les athlètes, Il est celui qui distribue les couronnes ; entre les rivaux, Il est l'arbitre ; au milieu des méchants, Il est le vengeur. Les pauvres ont en Lui leur soutien et les veuves leur défenseur. Pour les superbes, c'est un roi ; pour les humbles, c'est un frère. Les étrangers Le voient venir au-devant d'eux comme un ami ; les orphelins trouvent en Lui un père, et ceux qui Le blasphèment par ignorance, un juge indulgent et facile. Il est tout cela, bien qu'Il soit toujours un, toujours le même. Car Il peut tout ce qu'Il veut et Il se prête aux besoins de chacun. Voilà pourquoi Il se révèle sous la forme de tant de paraboles, voilà pourquoi ses vertus sont si variées ; et pourtant Il est toujours Lui, Il n'a point changé. Semblable à une lyre munie de cordes nombreuses, les modes divers de son action sont toujours d'accord avec l'intérêt de tous. J'ai connu un homme qui était à la fois médecin et artisan, forgeron et architecte, intendant et laboureur, inspecteur et savant, orfèvre et potier, cuisinier et marchand. Il possédait encore une foule d'autres talents ; mais bien qu'il se livrât à tant d'occupations diverses, il ne cessait pas d'être lui-même dans chacune d'elles. Comment donc, à plus forte raison, Dieu ne conserverait-Il pas son immuable nature, malgré la multiplicité des modes de son action et la diversité des formes que revêt sa volonté ?
Et qu'on n'aille pas conclure de mes paroles et de l'exemple qui précède que le Verbe aussi n'a revêtu qu'une forme fantastique d'humanité. Autre chose est la nature, autre chose est l'art ; autre chose est la figure ou la forme, et autre chose est la substance. Celui qui est à la fois artisan et laboureur, potier et inspecteur, intendant et fournisseur, celui-là est toujours un, toujours le même sous ses formes diverses. Il ne vient pas au monde avec telle ou telle professions, il naît ; puis, plus tard, l'étude le rend habile dans les différents arts. Mais la puissance que possède l'homme de donner la vie à l'homme, ce n'est point par l'étude qu'il l'obtient, c'est la nature elle-même qui l'en a doué. L'étude et la méditation n'ont donc pas appris au Fils de Dieu l'art de se montrer aux hommes avec les apparences de l'humanité ; mais Il a revêtu substantiellement l'humanité, afin de constituer une réalité vivante, et Il fut véritablement homme au milieu des hommes. 
C'est Marcion que j'attaque ici ; ce sont les frivolités mensongères qu'il débite à ses sectaires que je veux détruire. C'est Manès surtout que je veux combattre, Manès dont la doctrine sur le Dieu fait homme est encore plus erronée qu'impie. Je prendrai la perle pour base de ma réfutation. Que les hérétiques nous disent quelle est son origine et quelle est sa formation. Elle m'offre un trésor d'arguments, et au lieu des saintes écritures, c'est elle que j'oppose à nos adversaires ; qu'ils nous disent comment naît la perle ; qu'ils nous prouvent qu'elle n'est qu'une forme sans substance. Je sais ce qu'ils vont dire ; mais je saurai les confondre à mon tour. "Celui, disent-ils, qui est né substantiellement sans le secours de l'union des sexes ne peut être un homme, et si le Christ avait reçu une naissance semblable à celle d'Adam, il n'y aurait en Lui que la nature humaine, et puisqu'Il est sorti du sein d'une vierge, sans rien devoir à l'homme, Il n'a pu revêtir que les apparences de l'humanité." Je ne vous répondrai point, ô hérétiques, car j'ai quelqu'un qui le fera pour moi. Je garde le silence ; car voici la perle qui va parler à ma place. Perle brillante, révèle donc le mystère de ta naissance, fais connaître ta nature et confonds les hérétiques. Montre-leur ta substance, et détruis leurs vaines et frivoles imaginations. Que les coquillages racontent comment la perle est née, qu'ils disent comment elle a été conçue dans leur sein. Que les créatures qui habitent au fond des eaux instruisent ces superbes, qui s'imaginent pouvoir pénétrer dans les cieux. Que les êtres privés de raison, que les objets inanimés redressent le jugement de ces ambitieux qui se vantent de pénétrer et de connaître la nature des choses célestes, et que ce qui n'est soumis à aucune loi en impose une à ceux qui prétendent imposer leur loi aux autres ; je ne puis supporter l'audace et l'insolence des hérétiques, quand ils osent demander compte de ses œuvres à la puissance divine et porter un regard curieux et téméraire sur la manière dont s'accomplissent ses divins effets. Ils osent demander compte à Dieu de ses œuvres, bien qu'ils soient eux-mêmes chargés d'une dette d'iniquités, quand leur esprit s'efforce de pénétrer le mystère ineffable de sa conception et de sa naissance. Les accusés prononcent la sentence du juge, dans l'impuissance de répondre pour eux-mêmes. Si vous comprenez ce qui est incompréhensible, vous lui ôtez sa qualité d'incompréhensible, et si votre intelligence atteint une chose divine, ce ne sera plus une chose divine, mais un fait ordinaire et commun. "Si, comme dit l'Apôtre, c'est la pénétration de votre esprit qui va jusqu'à l'intuition de ce Dieu inconnu, cette intuition de votre esprit aura détruit la puissance divine" (Ac 17,23).
Je reviens à la comparaison de la formation de la perle et de la naissance du Christ. Je comprends le mode de celle-ci par la similitude qu'elle offre avec celle-là, je ne prétends pas cependant révéler la nature intime du mystère. La perle est une pierre qui doit sa naissance à une substance charnelle, puisqu'elle sort du sein d'un coquillage. Pourquoi donc se refuserait-on de croire que Dieu s'est revêtu de l'humanité dans le sein d'une vierge ? Ce n'est point l'union de deux coquillages qui produit la perle, mais le mélange de la lumière et de l'eau. C'est ainsi que le Christ a été conçu dans les entrailles de Marie, sans le secours d'une union charnelle, et c'est le saint Esprit qui, de la substance de la Vierge, a formé le corps dont Dieu s'est revêtu. La perle ne naît point coquillage et ne revêt pas seulement la forme d'un corps comme si sa substance était spirituelle ; de même le Christ diffère de la divinité ; Il n'est pas tout entier dans la nature humaine, ni confondu sans mélange dans la nature divine, comme s'Il était né avec une forme spirituelle. La perle est engendrée substantiellement, et n'engendre point d'autre pierre de son espèce. Le Christ aussi n'est autre que le Fils engendré du Père et né de Marie. La perle n'a pas seulement la forme, mais encore la substance ; le Fils de Dieu est né également avec un corps réel, et non avec une forme fantastique. La pierre précieuse qui nous occupe réunit en elle deux natures, et cette union est une preuve de celle qui s'est opérée dans le Christ. Il est à la fois le Verbe-Dieu et l'homme né de Marie, et chacune de ces deux natures n'a point été en Lui incomplète et partielle ; car Il n'était point le fruit équivoque d'une union insolite ; mais Il possédait entière et parfaite chacune de ces deux natures, bien loin de les détruire toutes les deux en les partageant. Ce n'est pas revêtu de la seule nature divine que Dieu s'est montré à la terre, et ce n'est pas non plus revêtu de la seule nature humaine que l'homme est monté au ciel ; mais le Verbe incarné état le résultat complet de deux natures complètes ; Dieu par sa nature divine et homme par sa nature humaine : tel est le Christ, fils de Marie. La divinité n'a rien fait perdre à l'humanité, et la nature humaine n'a point été un fardeau pour la nature divine ; l'union de celle-ci avec le corps ne l'a point dégradée, elle ne lui a point ôté ses attributs primitifs, pour lui en donner d'autres qui lui étaient étrangers. Elle a gardé complets les attributs qui étaient en elle, et en revêtant l'humanité, le Verbe en a également revêtu tous les caractères. L'union des natures n'a point produit leur confusion ; car ce n'était point l'union d'un corps avec un autre corps, mais de l'homme avec Dieu. Le mélange de l'eau et du vin détruit la nature de ces deux liquides ; mais le mélange de l'or et du vin produit une substance nouvelle. La divinité renferme l'humanité comme une urne d'or renferme la manne ; le Verbe divin à son tour est caché dans l'incarnation comme l'urne dans le coffre. Ce qui était intérieur devient extérieur, et réciproquement. Ainsi se démontre l'unité et la substance du Christ. Sans doute la manne n'est pas une substance née de l'urne, elle lui est seulement unie, non comme l'humanité est contenue dans la divinité, mais comme l'eau est renfermée dans la perle dont l'essence primitive est la lumière. 
Considérez avec attention ce phénomène de la lumière et de l'eau et admirez les paraboles du Seigneur ; remarquez le rôle que joue une matière imparfaite dans la formation de la perle, et croyez que le Christ est né réellement d'une femme. Du sein d'un coquillage pour lequel vous ne donneriez pas même une obole, sort une pierre brillante dont mille talents d'or et plus ne sauraient payer la valeur. C'est ainsi que du sein de Marie est sorti le Dieu tout-puissant. L'huître n'éprouve point de douleur tandis que s'opère en elle la conception de la perle, elle ne sent que son approche : le sein tranquille et résigné de Marie a conçu aussi le Christ sans éprouver d'autre sentiment que celui de l'apparition d'un nouvel être en elle ; la corruption n'atteint point le coquillage, ni pendant la conception, ni pendant la naissance de la perle ; car il enfante sans douleur une pierre brillante et d'une nature parfaite ; la Vierge aussi a conçu sans péché et a enfanté sans douleur. Et non seulement la perle est conçue dans le sein du coquillage, mais encore elle s'y accroît avec le temps et peut montrer sa substance hors de l'enveloppe qui la contenait. Mais comme en sa qualité de substance, elle a besoin du secours de la chair pour servir à son alimentation, et d'employer une matière nourrissante pour atteindre le dernier terme de son accroissement progressif, elle est caché dans le sein du coquillage comme dans les entrailles d'une mère, et on dirait qu'on l'y a mise à dessein pour qu'elle pût arriver à son entier développement. Elle s'y accroît donc grâce à la matière vivifiante qui l'entoure, et elle s'assimile les sucs nourriciers qui lui sont nécessaires. De même le Fils de Marie est né sans le secours d'un acte charnel, et la substance vivifiante de la Vierge a développé celle du Christ, sans que l'homme ait coopéré à son incarnation. Ô mystères sublimes! Ô dogmes divins! La nature humaine a produit ce qui n'était point en elle ; un enfant est né, qui n'a point été engendré par l'homme ; une vierge est devenue mère, son chaste sein a été une source de vie ; ses entrailles innocentes ont nourri le Fils de Dieu ; une jeune fille a été l'auxiliaire du Verbe divin dans l'œuvre de son Incarnation. Sa substance féconde a formé le Corps du Sauveur, et c'est après son accroissement complet que le fruit de ses entrailles est venu à la lumière. C'est une femme seule et sans le secours de l'homme qui est devenue mère ; car le fruit de ses entrailles était saint. C'est une vierge qui a enfanté, parce que le Fils qu'elle a mis au monde était la source de toute pureté et de toute chasteté. C'est exempte du trouble des sens que Marie a coopéré à l'incarnation du Fils de Dieu ; car Celui à qui elle a donné le jour était le vainqueur du péché.
Comment donc le Verbe n'aurait-Il revêtu que la forme apparente de l'humanité, puisqu'Il en a revêtu aussi la nature et l'essence, et qu'Il est né au temps marqué pour l'enfantement ? Comment Celui qui présente tous les caractères de la créature naissante a-t-Il pu sortir du sein de Marie, avec les apparences de l'humanité, sans que Marie ait éprouvé le travail et la douleur de l'enfantement ? Elle n'a point souffert, quoique femme ; elle n'a point éprouvé les douleurs de l'enfantement, quoique vierge. Elle n'était pas non plus étrangère au fruit de ses entrailles, car c'était sa substance virginale qui le nourrissait, et par là, il y avait communication et parenté entre elle et Lui ; et elle est devenue mère d'un Fils dont la nature était étrangère à la sienne, parce que c'est dans son sein que le Verbe s'est fait chair. Le Christ a pris son accroissement dans les entrailles de Marie, bien qu'en qualité de Dieu, Il n'eût besoin d'aucun secours ; et Il eut une femme pour mère, bien qu'Il fût Fils de Dieu. Il a reconnu Marie pour sa mère, car c'est par elle que la divinité a revêtu l'humanité. Il était Fils de celle qui avait coopéré à son Incarnation, non seulement parce qu'elle a prouvé son acquiescement et son désir par l'ardeur de sa foi, mais encore parce que sa substance virginale avait servi à former le corps du Sauveur.
Si le Verbe avait revêtu seulement la forme apparente de l'humanité, qu'eût-Il eu besoin du secours de la nature humaine ? S'Il était venu sous une forme mensongère, qu'eût-Il eu besoin de la femme ? Et si le sein de Marie n'a été pour Lui que la voie mystérieuse par laquelle Il est venu dans le monde, pourquoi Lui a-t-il fallu attendre, pour faire son apparition, l'époque marquée pour l'enfantement ? Si pour naître Il n'avait fait que descendre des cieux et venir habiter le sein d'une vierge, pourquoi ne S'est-Il pas montré directement du ciel à la terre ? Pourquoi est-Il resté dans le sein de Marie comme dans un lieu nécessaire, s'Il pouvait se montrer aux hommes sans le secours de la nature humaine ? S'Il n'a pas revêtu l'humanité, pourquoi du haut des cieux ne S'est-Il pas montré et fait connaître aux hommes ? S'Il avait tout ce qui était nécessaire à sa Venue, pourquoi empruntait-Il le secours d'une vierge ? Les actes de Dieu ne peuvent être ni vains ni trompeurs ; la coopération de Marie serait donc vaine, si le Christ n'était venu que sous les apparences de l'humanité, et Dieu aurait trompé les hommes en leur montrant couché dans une crèche un enfant nouveau-né. Ces propositions sont rigoureusement enchaînées, mes raisonnements sont donc vrais. Je sais que le Christ est la vérité même ; et dans la formation de la perle, je vois le Dieu qui S'est fait homme.
Mais voici une autre preuve de la venue réelle et substantielle du Christ ; je veux parler de son accroissement progressif depuis sa Naissance jusqu'à son âge mûr. Supposons un moment que le Christ n'est venu que sous les apparences de l'humanité ; Il portait des vêtements. Montrez-nous donc quel est l'accroissement d'un vêtement. Et si le Christ n'avait qu'un corps chimérique, comme Il n'a cessé de le développer depuis son enfance jusqu'à sa maturité, comment se fait-il que ce développement prouve son Incarnation et que son Incarnation prouve à son tour ce développement ? En effet, son Accroissement ne s'est pas fait tout d'un coup, et sa Naissance n'a pas devancé non plus l'époque marquée pour l'enfantement. La forme n'est pas la communication d'une nature substantielle, mais, comme les vêtements, une oeuvre de l'art. A quoi donc aurait servi la nature au Christ si l'art était à ses ordres ? Qu'était-il besoin qu'Il fût conçu dans le sein d'une femme, puisque la matière ne procède pas de l'homme vivant, mais a sa source dans le sein de la terre ? Une vierge a coopéré à l'Incarnation de la divinité, et en retour la divinité a rendu sa nature incorruptible. Si un acte quelconque eût pu accomplir le mystère, cet acte eût pu appartenir aussi bien à l'homme. Et si la forme eût suffi à l'accomplissement de ce mystère, l'art de l'homme aurait donc été l'auxiliaire de la divinité. Le sein d'une femme s'est ouvert à la divinité, et sa prompte obéissance a mérité d'enfanter sans douleur. Elle a prêté à l'accomplissement du mystère une nature sujette à la douleur et à la souffrance, elle lui a été rendue exempte de souffrance et de douleur. Elle a fait un présent plein d'imperfections et de misère, et il lui a été remis plus parfait et plus riche. Les entrailles qui reçurent Dieu étaient soumises au travail et à la douleur, et elles furent délivrées de toute infirmité humaine. Celui qui Se servait d'elle pour S'incarner était un grand médecin, et voilà pourquoi Il l'a rendue saine et incorruptible. Ce n'était pas un home qui se servait du secours de la femme pour obtenir la naissance d'un fils, c'était Dieu Lui-même, aussi Il a donné à la nature mortelle de Marie des dons qu'elle ne possédait pas, afin de montrer qu'Il ne venait pas pour corrompre la nature, mais pour la conserver pure et sans tache. C'était une perle qui naissait, et voilà pourquoi Il est sorti doucement du sein maternel ; voilà pourquoi Il a été enfanté sans travail et sans douleur. Son Corps n'était point rude au toucher, comme s'il eût été d'une substance terrestre ; il n'était point mou et sans consistance, comme si la substance eût été liquide, ni composé d'éléments nombreux et divers, comme si la substance eût été matérielle ; mais l'enfant renfermait un Dieu parfait caché sous une nature simple et nue, et voilà pourquoi, grâce à la puissance de Celui qui résidait en elle, la Vierge a enfanté doucement comme le coquillage qui laissa tomber la perle. Elle n'a point souffert comme la femme, et ses chastes flancs, comme les lèvres du coquillage qui se referment, sont revenus aussitôt à leur état virginal. Elle n'a point perdu le signe de sa virginité tandis que s'opérait en elle la Conception du Christ, et, une fois qu'Il a été engendré, ses flancs n'ont pas eu besoin de s'ouvrir pour Le mettre au jour ; ils n'ont point éprouvé de déchirement tandis qu'elle enfantait. 
Je suis obligé de m'attarder longtemps sur ce sujet afin que, rassemblant toutes les raisons qui peuvent convaincre les hérétiques, je leur prouve que le Christ est né revêtu de la nature humaine et non de la forme apparente de l'humanité. Nous naissons comme nous sommes conçus ; notre mère est atteinte de corruption pendant qu'elle conçoit ; elle souffre et gémit pendant qu'elle enfante. Elle perd le signe de la virginité pour concevoir, et c'est pourquoi, au moment où elle enfante, non seulement ses flancs sont ouverts, mais encore, par la suite de la perte qu'ils éprouvent, ils se distendent, ils retombent, la douleur les déchire, afin de rappeler à la femme sa corruption primitive. Car, une fois que le germe déposé dans son sein s'est développé et parvient à sa maturité, les douleurs de l'enfantement se font sentir. Il n'en est pas ainsi du Christ ; Il est né sans douleur, parce qu'Il a été conçu sans corruption, recevant un corps dans le sein d'une vierge, non par un acte charnel, mais par l'opération du saint Esprit. C'est aussi le saint Esprit qui a ouvert doucement les flancs de Marie, quand le Sauveur est sorti de son sein, pour que Celui qui était l'Auteur de la nature parût au milieu des hommes revêtu de la nature humaine. Le Christ donnait Lui-même à la Vierge la vertu nécessaire à son Accroissement. C'était le saint Esprit qui aidait dans son enfantement cette jeune mère ignorante de la couche conjugale. C'est pourquoi le fruit des entrailles de Marie ne lui a point fait perdre le signe de sa virginité, et la Vierge n'a pas éprouvé les douleurs de l'enfantement ; ses flancs se sont ouverts, il est vrai, pour laisser un passage au Dieu qu'ils renfermaient, mais ils sont revenus aussitôt à leur état virginal, de même que les lèvres du coquillage s'ouvrent pour laisser tomber la perle et se réunissent de nouveau et se referment étroitement.
Plus d'une personne a reçu en meilleur état ce dont il avait abandonné l'usage à d'autres, parce que ceux qui l'avaient accepté pour s'en servir, étant d'habiles ouvriers, avaient fait disparaître les imperfections de l'objet donné, et l'avaient rendu sans défaut. A bien plus forte raison, loin de gâter ce qu'Il avait emprunté, Dieu a dû le rendre beaucoup plus parfait qu'Il ne l'avait reçu. Ainsi Il a emprunté une nature corruptible, et Il l'a rendue sans tache par sa naissance. Les techniciens savent contenir l'eau dans les vases, au moyen de courants contraires ; ils laissent un passage à son écoulement d'un côté, et ils la font rentrer à nouveau dans les vases par des mouvements spontanés. L'Art de Dieu ne pouvait-il donc l'emporter sur celui des hommes au point d'ouvrir et de refermer les flancs de Marie, sans qu'ils fussent en rien endommagés par la masse des matières qui se livraient un passage ? Les rois accordent des privilèges aux cités dans lesquelles ils ont reçu le jour ou la couronne. Pourquoi donc le Fils de Dieu n'aurait-Il pas accordé la virginité à sa Mère, puisque ce don était en son pouvoir ? Les propriétaires et les maîtres de quelques cantons étudient la nature des lieux et des sources qui les entourent ; ils corrigent les eaux, et, à force d'adresse et de constance, parviennent à améliorer la nature du climat. Le Christ ne pouvait-Il donc, à plus forte raison, corriger les défauts qui auraient apporté le trouble dans le sein de Marie ? Devait-Il, comme s'Il eût été l'un de nous, permettre que sa Mère fût semblable au reste des femmes ? Le Christ est le seul qui soit né d'une vierge ; il était donc convenable que Marie restât vierge malgré l'enfantement et devînt mère sans éprouver les douleurs de la maternité.
Ne vous laissez donc pas aveugler par votre propre nature, au point de ne pas croire à la nature divine, et que votre chair, qui est sujette au trouble des passions, ne corrompe pas votre jugement au point de vous faire accuser la nature humaine. Le Christ n'est pas venu pour servir les passions, mais pour exterminer le péché. Il n'a pas revêtu les apparences de l'humanité pour se faire un jeu de la nature humaine ; Il n'a pas rejeté la substance pour honorer la forme. Si la forme, entre les mains de l'homme, peut arriver à des résultats dignes d'admiration, la nature, certes, le pouvait bien davantage entre les mains de Dieu. S'Il a voulu honorer la forme de la nature humaine, la nature humaine est donc quelque chose de bien noble, puisque la divinité l'a jugée digne d'honneur. S'Il est venu sous la forme de l'humanité pour corriger la nature humaine, la nature humaine est donc bien supérieure à la forme, puisqu'elle comporte un perfectionnement plus grand. Si la forme ne pouvait rien ajouter à l'accomplissement de ses Desseins, Il a dû exécuter sans elle les décrets de sa volonté. Et s'Il n'a rien fait qui soit purement formel, c'est bien inutilement qu'Il eût revêtu la forme apparente de l'humanité.
Etudiez la perle et abandonnez vos erreurs, car je ne cesserai de poursuivre mes adversaires jusqu'à ce que je les aie confondus. Remarquez qu'elle n'est pas une forme fantastique, mais une substance réelle. Cette pierre précieuse est indivisible ; la substance qu'a revêtue la divinité est également indécomposable. La perle est formée de l'union de la lumière et de l'eau, deux éléments contraires qui se sont unis intimement. Comment donc ignorez-vous ce qui est sous vos yeux, et cherchez-vous avec tant de curiosité ce qui est loin de vos regards ? La lumière procède du feu, voilà pourquoi elle enflamme en même temps qu'elle illumine. Les coquillages viennent dans l'eau et croissent par l'eau. Comment se fait-il donc que l'élément brûlant et lumineux ne consume pas la matière du coquillage ? Comment se fait-il que l'eau et le feu s'unissent intimement et substantiellement sans que l'un nuise à l'autre ? Vous ne pouvez le dire, mais vous êtes obligés de croire ce que vous voyez et ce que vous touchez. Que ce phénomène naturel, dont vous ne pouvez rendre compte soit pour vous une preuve que le Fils de Dieu est né sans le secours d'un acte charnel. Il y a aussi en Lui deux éléments contraires dont les substances s'unissent intimement.
Mais je veux détruire une objection que vous pourriez me faire. Quelques-uns de vous disent : "Dieu est incréé et la chair tombe sous les sens ; Dieu est exempt de toute souffrance, la nature humaine est sujette à la douleur. Comment donc deux natures si opposées ont-elles pu se réunir en un seul être ?" Consultez la perle, elle vous expliquera ce mystère. La lumière est le symbole de la divinité et l'eau le symbole de l'humanité. Ce n'est pas l'eau qui s'est incorporé la lumière, car elle est pesante de sa nature et ne peut s'élever dans les hautes régions de la lumière. C'est le rayon lumineux qui, dans son mouvement léger, vient s'unir à la goutte d'eau, et le coquillage entrouvert les reçoit unis dans son sein. La chaleur de la substance de l'huître fait germer le nouvel être, et les lèvres du coquillage, en s'unissant étroitement, empêchent, par leur solidité, l'humeur interne de s'écouler au dehors. La substance nourricière développe le germe qu'elle contient, et le temps fait éclore une perle brillante du mélange d'une goutte d'eau et d'un rayon de lumière. L'Evangile dit de même : "L'Esprit du Seigneur viendra sur toi" (Lc 1,35). Pourquoi cela ? Afin de lui donner la force de porter dans ses flancs la divinité. Il ajoute encore : "Et la vertu du Très-Haut te couvrira de son Aile" (Ibid.). La lumière viendra s'arrêter sur ta nature mortelle, "car le fruit de tes entrailles est saint et portera le nom du Fils de Dieu" (Ibid.). Il ne dit pas : "Celui qui est déjà né naîtra de nouveau" ; il ne dit pas non plus : "Celui qui naîtra de la vertu du Très-Haut ou de l'Esprit saint", mais "Celui qui naîtra de toi", afin de montrer que la substance virginale de Marie était nécessaire à l'Incarnation de la divinité, et que c'est en elle que le Verbe divin s'est revêtu de l'humanité. Car si l'Evangile n'avait pas dit "Celui qui naîtra de toi", on aurait pu croire que le Verbe n'a pris que la forme apparente de l'humanité. Cependant, quelques exemplaires ne portent point ces mots : "de toi", et semblent ainsi donner raison aux hérétiques. Mais bien que ces exemplaires ne portent point cette addition, cependant les expressions qui précèdent donnent à la phrase le même sens, car l'Evangile dit : "Celui qui naîtra", et ces expressions renferment nécessairement l'idée d'incarnation. D'ailleurs la conception a pour conséquence nécessaire l'incarnation et elle est incompatible avec la forme ; l'expression de l'archange montre que si la divinité a résidé dans le sein d'une vierge, cela a été pour naître revêtu de la nature humaine. Car Il eût pu se montrer plus tôt à toute la terre, s'Il n'avait pas voulu prendre véritablement le corps de l'homme, pour vivre au milieu des hommes.
Contemplez la perle, et vous verrez qu'elle renferme deux natures. Elle produit beaucoup d'effet à cause de son essence éthérée ; elle est brillante à cause de son organisation matérielle. Vous voyez sa pureté dans son éclat, et dans l'effet qu'elle produit vous découvrez la puissance qui réside en elle. Elle est dure par sa nature terrestre, elle est légère par sa nature céleste ; elle tient de l'eau par son côté grossier, de la lumière par son côté divin. Tout le monde peut observer que la perle, comme un miroir pur, reflète l'image de chacun. C'est l'art qui façonne les miroirs ; aussi y a-t-il quelque chose de trompeur dans l'image qu'ils donnent de l'objet qu'on leur présente ; mais la perle renferme naturellement cette propriété ; c'est une faculté innée en elle. Il y a beaucoup d'autres choses qui sont le résultat identique et nu du mélange de deux éléments divers, mais ce n'est point comme la perle qu'elles naissent et ce n'est pas de lumière et d'eau qu'elles sont formées.
N'allez cependant pas prendre pour exemple toutes sortes de perles ; car toutes ne sont pas bonnes et ne renferment pas les propriétés dont nous avons parlé : plusieurs, au contraire, participent beaucoup à la nature terrestre. Parmi les huîtres, les unes restent au fond des mers, les autres choisissent les lieux humides, limoneux et pleins de vase, se nourrissent de matières infectes, et produisent rarement des perles de bonne qualité. Une autre cause encore concourt à l'existence de la perle ; car si elle ne reste pas dans la coquille le temps voulu pour sa formation, on l'y trouve à l'état de pierre et comme non à terme. Aussi plusieurs de celles qui sont au fond des eaux, ne valent rien et ne doivent qu'à l'art le peu de valeur qu'elles obtiennent. Du reste, ces qualités, on les trouve rarement hors des coquilles ; il faut aller les y chercher, les en arracher ; celles-là sont appelées bonnes et parfaites, qui, pendant leur espèce d'accroissement, pendant que leur substance s'identifie à la nature, ne sont point ravies à leur enveloppe, mais en sortent d'elles-mêmes ; et voilà précisément ce qui leur donne un si grand prix. Que si vous voulez savoir comment certains animaux viennent au milieu des eaux et de l'eau elle-même, ouvrez le livre de la loi, et vous entendrez Dieu vous dire qu'Il a ordonné aux ondes de produire entre autres choses les moules et les huîtres. Car ce sont deux espèces qui se traînent aussi au fond de la mer, et comme la perle est la dernière dans l'échelle des êtres, de même le Christ est né d'une nature souillée et corrompue que seule la présence d'un Dieu pouvait purifier.
Comme la foudre sillonne l'espace, Dieu le Père remplit l'infini ; comme l'éclair brille dans l'ombre, le Christ vient épurer nos souillures. Voilà pourquoi Il purifia la sainte Vierge et naquit de manière à prouver que partout sa présence engendre la souveraine pureté. Il la purifia d'avance par l'Esprit saint, et les entrailles purifiées de Marie conçurent le divin Jésus. Il la rendit chaste et pure ; aussi resta-t-elle Vierge en Lui donnant le jour. Coquillages précieux de nos mers, dites et prouvez à la terre que la Vierge n'a pas eu besoin du concours de l'homme pour concevoir son Fils. Qu'on ouvre votre enveloppe d'écaille, et l'on n'y verra point de chair ; mais l'éclat soudain de la lumière pénètre ce corps qu'un tranchant vient de partager ; ainsi la Vierge reçut au milieu de son être le Verbe Dieu, et sans secours étranger, sans désir, comme sans passion de sa part, la divinité s'incorpora à sa nature, et elle comprit que le mystère de l'Incarnation s'opérait dans son sein ; elle éprouvait la conception, mais ignorait l'acte qui en est la source ; son corps recelait un nouvel être ; et cependant nul désir charnel ne l'avait agitée ; car pour lui conserver toute sa chasteté, ses sens semblaient avoir oublié les appétits grossiers de leur nature. Lorsque le soleil paraît au firmament, les ténèbres se dissipent, et l'univers entier brille de l'éclat de sa lumière : que sera-ce s'il concentre ses rayons sur un seul point ? Si le Christ, éclairant Paul d'un rayon de sa céleste flamme, l'a ramené à la piété, a fait du loup infidèle une brebis soumise, du cruel persécuteur un apôtre miséricordieux, si, de récalcitrant et endurci qu'il était, Il l'a rendu doux et fervent, le Verbe saint, en venant habiter le corps de Marie, a dû bien autrement encore la purifier de toute tache et de tout péché. Pour gage de dévouement, Il ne demande à la jeune fille que sa foi : à ce prix Il lui donne sa grâce ; et si dans sa Justice Il la fortifie contre la corruption, Marie, par sa foi, Lui soumet sa nature, et la grâce l'inondant e ses flots, elle devient incorruptible à tout jamais. Dieu se l'approprie, ainsi que ferait un roi d'un vase précieux appartenant à un de ses sujets. Aussi, par la grâce, Marie devint, non pas mère, mais vierge, comme la nourriture des troupeaux deviendrait mets royal, si un roi la choisissait pour sa table. Non pas que je dise que Marie fut immortelle ; mais n'ayant pas été séduite par les appétits de la chair, elle fut sanctifiée par la grâce. La rouille imprimée à sa nature périssable disparut, et son corps libre de passion se conserva toujours pur.
J'aime et je couvre de mes baisers la pierre précieuse de l'Evangile, parce qu'elle est devenue la substance de mon âme ; j'élève aux cieux et je glorifie la perle des mers parce qu'elle me raconte les mystères du Christ ; si j'ai choisi de préférence cette comparaison, c'est qu'elle confirme pour moi deux faits mystérieux. Elle me montre, en effet, le mélange de deux natures, et la force virtuelle de la divinité. Par elle je comprends la réunion de deux contraires, le changement d'une nature déjà constituée ; j'y vois le ciel uni à la terre, deux anneaux ne formant qu'une chaîne. La grâce a fondu les deux principes en un seul, et je ne trouve point de moyens pour les séparer. Je sais bien en quoi ils diffèrent l'un de l'autre ; mais la forme sphérique de la perle trompe ma sagacité et ne me permet pas d'apercevoir le lien qui les rassemble et les unit. Tous les points à sa surface se rassemblent et se confondent ; car le Christ a fait disparaître tout point distinctif ; et, comme l'ouvrier qui réunit deux chaînons égaux, Il en a fait un tout uniforme que nulle puissance ne saurait partager. La coquille peut s'ouvrir à sa jointure, la perle, par sa forme, échappe à toute division ; dans l'une, l'intersection est toujours possible ; dans l'autre, jamais, afin de bien nous faire comprendre que les tables de la loi sont doubles, mais que l'Evangile n'a que l'unité d'une sphère parfaite. La loi d'ailleurs ne s'applique qu'au temporel, et l'Evangile au spirituel : c'est la coquille et la perle réunies par le Christ. Voilà comment, aidé des lumières de la grâce sur le mystère de l'Incarnation et recherchant la nature de la perle intellectuelle, j'en ai trouvé la cause, j'en ai saisi les rapports, j'en ai compris la nature. Qu'il me soit permis de revenir encore une fois sur l'œuvre du sublime Ouvrier. 
Le souverain Créateur de toutes choses est à mes yeux un laboureur, non pas qu'Il cultive les terres de ce monde, mais Il entretient l'harmonie des êtres ; non pas qu'Il sème et moissonne, non pas qu'Il vendange et fasse gémir d'immenses pressoirs ; mais Il se sert d'abord de la nature humaine pour nous donner son Fils, et de ce Fils pour rendre à notre âme toute sa liberté. Voulant liquider la créance qu'Il avait sur la nature entière, Il a revendiqué toutes les productions de la terre ; et par cette rapide transaction, Il est devenu Maître absolu de l'univers, non seulement comme Créateur, mais encore comme Rédempteur ; non seulement comme Dieu, mais comme celui qui vend la perle obtenue à la sueur de son front et pour qui la moindre parcelle est précieuse. Afin de mieux obtenir l'esclave, Il a donné son Fils. Ô ineffable bonté ! Ô sublime dévouement! Il dépose la perle au sein de la coquille, et laisse ainsi vendre à vil prix la pierre précieuse. Comprenez-vous quel est le marchand ? Distinguez-vous bien Celui qui vend tout ce qu'Il possède pour acheter la perle ? Vous voyez alors comment le riche se dépouille de toutes ses propriétés pour acquérir un petit coin de terre, afin de posséder aussi le trésor qu'il renferme. Je dis que ce riche est Dieu le Père, donnant son Fils en échange des besoins de l'humanité, se dépouillant de ses riches possessions pour acquérir quelques arpents, objets de toute sa sollicitude ; et ces quelques arpents, Il les avait donnés en partage à Adam ; mais celui-ci, frivole dans ses désirs, ne sut point les conserver ; et Dieu n'acheta pas le champ pour sa valeur absolue, mais bien à cause du trésor qu'il recelait.
Et maintenant ce champ, quel est-il ? Le corps de l'homme, et le trésor caché dedans, son âme. N'est-ce pas en effet pour cette âme "faite à son Image et à sa Ressemblance" (Gn 1,26) que Dieu vendit tout ce qu'Il avait ? N'est-ce pas pour en acquérir la possession qu'Il envoya son Fils sur la terre ? Et certes, le démon ne s'en fût pas départi au profit de la divinité, si elle n'avait pas été cachée sous l'enveloppe humaine. Dieu savait sa valeur, et Il en craignait l'aliénation ; mais Il la livrait à l'homme, parce qu'Il connaissait la faiblesse de ce dernier, et qu'Il était persuadé de pouvoir reprendre l'enveloppe et le trésor dès qu'Il le voudrait. Il envoya donc son Fils vers le démon, en Lui disant : Livre-lui toutes les choses de la terre, car tout M'appartient ; l'homme seul, à cause de son libre arbitre, échappe à mon empire ; la faculté qu'il a de se prononcer pour ou contre Moi est un vrai trésor qu'il possède. Mais comme ma gloire est intéressée à conserver ce que J'ai crû Moi-même pour mon usage et mon service particulier, donne-lui tous les êtres sans raison, mais rends-Moi l'homme qui est libre. Aussi lui livra-t-Il tous les bestiaux paissant dans les plaines de Génésareth, se réservant le champ au trésor, et arrachant ainsi l'homme à l'empire du démon. Les porcs, les ânes, les taureaux, les lions eux-mêmes ne sont pas pour celui qui les possède un grand sujet de gloire ; mais il n'en est pas de même de l'homme, car il ne fournit pas un mets succulent et corruptible, mais bien un trésor digne du ciel. Et c'est le trésor que nous avons représenté par un champ de terre ; l'Acquéreur de ce champ c'est Dieu le Père ; le médiateur, c'est le Christ, son Fils. Il s'est présenté comme simple étranger, Il a transigé comme acquéreur, Il a pris possession comme maître, parce que le Père et le Fils ne font qu'un seul Dieu. Par la nature de son Incarnation, Il a manifesté sa Volonté et son Pouvoir ; par le fait de son acquisition, Il a fait acte de médiateur ; s'élevant ensuite au rôle de maître absolu, Il a reculé champ de terre et le propriétaire, dans son ignorance, lui a aussi livré le trésor enfoui.
L'homme est donc devenu la propriété du Seigneur, et le vendeur ne savait pas lui avoir cédé en même temps un immense bénéfice ; le Christ, une fois possesseur de l'homme, le devenait aussi de tout ce qui était soumis à l'homme. Tous les êtres sans raison étaient échus en partage à Adam, et cependant le démon semblait en revendiquer la possession, puisqu'il donnait en échange le corps d'Adam lui-même ; mais dès lors qu'il avait cédé l'homme, tout ce qui appartenait à ce dernier devait être compris dans la cession et suivre son possesseur naturel. Avec l'homme furent donc vendus tous les êtres animés ; car celui-ci avait le pouvoir de les offrir à son Dieu, et voilà pourquoi l'empire du Seigneur s'étendit et sur les Juifs et sur les nations les plus reculées. Le Christ venait de faire une acquisition précieuse ; Il la paya de son sang sur la croix ; puis Il ressuscita, vint en prendre possession, en chassa les premiers maîtres, et y plaça ceux de son choix. Le champ qu'Il avait acheté, c'était la terre entière, et le trésor, les saints qu'elle renferme. Il S'attacha d'abord à la surface, Se réservant de profiter quand Il le voudrait du trésor qui était caché. Il vint au milieu des vivants ; mais les morts étant aussi de son domaine, Il les tira de la poussière qui les couvrait, et laissa le trésor pour le moment de sa résurrection. Ensuite, "Il s'en alla dans un pays éloigné" (Mt 21,33), confiant ce précieux dépôt à des gardes, et son champ à des régisseurs, afin qu'à sa Voix ils en fissent plus tard offrande au Roi suprême. Or sa perle chérie reste enfermée dans la coquille comme dans un vase, et le champ peut être comparé à l'atelier d'un potier ; c'est dans ce sens que le prophète du Seigneur a dit : "Entre dans le champ du potier" (Je 18,2). Et de quel potier entendait-il parler, si ce n'est de Dieu, puisque c'est Dieu qui nous a ressuscités dans ce champ ? Aussi jusqu'à la consommation des temps le corps de l'homme n'est qu'un champ de limon infect ; mais au grand jour qui sera le dernier, ce limon deviendra un vase purifié : pour les saints par la grâce, pour les pécheurs, par le feu de la géhenne. 
Telles sont les vicissitudes de la perle, qui ne reste pas à tout jamais ensevelie dans la terre, mais en est extraite par le Marchand : aussi devient-Il Lui-même les prémices de sa Croix, et, s'Il ressuscite seul, c'est qu'Il a contracté seul. Et ce n'est pas après sa mort qu'Il a acheté la perle, parce que c'est sur la croix qu'Il a vaincu le démon, qu'Il l'a dépouillé et S'est emparé de son armure. Voilà ce qui Lui fait dire : "Je puis déposer mon âme et Je puis la reprendre" (Jn 10,18). N'avait-Il pas, en effet, un pouvoir absolu sur la mort ? Et en mourant Lui-même, ne laissait-Il pas la perle précieuse aux mains non pas du démon, mais de la nature ? Ainsi, pendant qu'elle était encore dans les entrailles de la terre, le marché en fut conclu, l'échange se fit, et elle devint le prix de sa médiation. Le vendeur insensé ne se doutait pas que Celui qu'il regardait comme un simple étranger était un Maître absolu. Le Christ reçut donc l'objet vendu ; Il reçut le champ ; Il reçut toute la valeur de ce champ : car la nature, invariable dans sa marche, obéit aux lois éternelles qui la régissaient. En acquérant le champ, Dieu acquérait tout pouvoir sur les vivants, et pour le trésor qu'il renfermait, les morts Lui étaient aussi acquis. Le type de son Incarnation reste constant dans la perle ; le bénéfice Lui en est assuré par la grâce du saint Esprit, qui fortifie le corps contre le démon ; car c'était ce Corps divin que Dieu le Père proposait pour objet et pour prix du combat.
Revenons maintenant sur notre sujet ; récapitulons ce que nous avons dit, et tâchons de saisir comme il convient l'ensemble de ces importantes vérités. Nous avons comparé Dieu le Père à un laboureur, à un ouvrier, à un marchand, à un potier, à un courtier, à un prêteur, à un rémunérateur jaloux de sa gloire. Il est bien grand, le Nom du Seigneur, puisque en deux mots il renferme de si nombreuses attributions ! La perle a été pour nous tout l'Evangile, car en quelques lettres elle contient l'explication de bien grands mystères ; et ces quelques misérables feuilles de papier expliquent la doctrine céleste. Les hérétiques affirment que se revêtir de la chair humaine est indigne du Fils de Dieu. Eh quoi! Dieu a permis qu'une simple feuille de papier pût expliquer le ciel, et Il n'aurait pas pu permettre que son Fils assumât la nature humaine ? Non que je veuille établir la parité de ces deux faits ; mais j'y trouve la preuve de la Bonté de Dieu envers nous, qui L'a fait Se dépouiller Lui-même et S'unir aux hommes. Mais, dit-on, Dieu n'est pas venu en personne sur la terre. Non certes, car ce corps terrestre et périssable ne pouvait convenir à la divinité pour vivre parmi nous. Le Maître de la nature a pris la nature du maître de la terre pour rendre à Adam son empire, que la séduction lui avait fait perdre. Et si le Christ a revêtu une forme périssable pour descendre ici-bas sous cette forme, Il était encore le Fils de Dieu.
Il est facile de voir comment sont battus les hérétiques, lorsqu'ils essayent si imprudemment de nier la substance du Christ. On peut bien les taxer de folie, car ils parlent et ne savent ce qu'ils disent, ils profèrent des mots au hasard et ne comprennent point la conséquence de leurs paroles. Malheureux incrédule! Je veux te montrer Dieu comme un prêteur bienfaisant, qui a préparé une Perle sacrée dans le sein de la Vierge, comme un cultivateur habile, qui a communiqué à la nature sa divinité. Je veux te Le montrer comme marchand associant l'homme à ses transactions, se croyant riche d'un simple denier, laissant de côté tout gain personnel, pour ne songer qu'à l'homme, et Lui donner à tout jamais le royaume céleste. La nature humaine, faible et débile, reçut en elle la divinité, et put alors combattre son ennemi. Le Fils entra dans les vues du Père, et Il souffrit pour purifier son acquisition, la réhabilitant par la grâce ; Il donnait au péché l'auxiliaire des passions et des attraits puissants. Puis offrant cette nature fragile au démon, Il l'excita à tenter l'humanité. D'un autre côté Il montra à l'homme la grâce divine et la lui promit au Nom de son Père, sans lui cacher les combats spirituels qu'il aurait à livrer pour la haine qu'il fallait vouer à tout objet terrestre. Il l'exhorta au sacrifice de propitiation et s'offrit comme médiateur dans la réconciliation divine ; Il S'engagea à obtenir le pardon et indiqua la croix comme gage assuré de sa Promesse, disposant ainsi l'homme à recourir à Dieu et le Fils à se rapprocher de son Père. Combattant ensuite Lui-même le démon, Il assura la possession à son Père et délivra l'esclave du joug affreux qui pesait sur lui. 
Admire encore avec moi son ouvrage comme laboureur, car dans l'une et l'autre fonction le Christ Se montre toujours dispensateur de grâces envers l'homme et ennemi déclaré du péché. Et n'est-Il pas, en effet la source d'une foule de chefs-d'œuvre ? L'infini de ses attributions ne se prête-t-il pas à tout ce que l'esprit le plus vaste peut concevoir ? Peut-on rien imaginer qu'Il ne puisse exécuter ? Il a déposé la divinité dans le sein de la Vierge ; Il y a enfermé son Fils, afin que, partageant sa nouvelle nature, Il lui communiquât la sienne par son Incarnation. L'on peut donc dire avec vérité que pour Dieu le Père, Marie fut un arbre ; pour le Fils une mère ; et pour les hommes une source incorruptible et éternelle de l'Esprit saint. Les liens de cette greffe sacrée sont les témoignages des prophètes ; et la division s'est opérée sur l'étendue de la nature. Le jardinier a une faucille qui lui sert à élaguer et à redresser les branches, c'est-à-dire à préparer et à conserver la vertu du saint Esprit ; et l'arbre régénéré ainsi dans son espèce n'est autre que la sainte femme restée vierge.
Crois donc fermement à nos paroles, ô homme, car tout s'explique par la foi. Et si tu crois pouvoir nous taxer de mensonge, jette les yeux sur les mystères qui t'entourent, et étudie leur existence et leurs conditions. Supposons en effet que tu n'aies pas en toi ce principe que nous appelons âme, ton oeil pourra-t-il voir, ton oreille entendre ? Ton palais distinguera-t-il les saveurs, tes mains pourront-elles agir ? C'est donc l'âme qui fait tout ; le corps coopère seulement à ses actes. Vois encore la puissance divine dans ses œuvres admirables, où préside sans cesse je ne sais quelle sagesse secrète et ineffable. Mais il y a plus, je puis te prouver l'Incarnation du Fils de Dieu par des faits et des autorités purement terrestres ; et si j'emploie toutes ces comparaisons, ne crois pas que ce soit pour appuyer ma conviction sur un ou plusieurs points au hasard : c'est bien plutôt pour te faire comprendre, par ces nombreux témoignages de sagesse, la variété infinie des œuvres de la divinité et les moyens appropriés à chaque circonstance, dont Il S'est servi pour combattre le péché. Agissant toujours d'une manière différente, dans sa Nativité et après sa naissance, dans sa jeunesse et dans sa virilité, enfin dans sa propre nature, Il nous fait connaître les motifs de sa conduite pour chaque époque voulue. Et s'il te restait quelque doute sur nos paroles, écoute le Sauveur Lui-même : "Je suis la vigne et vous les sarments, et le vigneron, c'est mon Père" (Jn 15,1).
Je puis encore apporter à l'appui de mes convictions les travaux des hommes. Nous les voyons tantôt greffer les amandiers sur les germes des arbres les plus rares, tantôt enter une feuille sur une branche, ce qu'ils pratiquent surtout à l'égard des vignes ; pourquoi donc ne croirions-nous pas que Dieu a pu employer des moyens pareils dans des faits qui échappent à nos sens ; pour le Verbe, en greffant sur Lui la chair, pour la chair, en greffant sur elle la divinité ? Non, la Vierge sainte n'a pas eu besoin d'un germe étranger à son corps pour enfanter : libre de toute affection charnelle, Marie a donné sa propre substance, et la sagesse S'est bâti une maison avec des pierres que la hache ni la scie n'avaient entamées. Dans la construction, jamais le bruit du fer ne s'est fait entendre : et aussi dans Marie l'homme n'a rien fait, la Vierge seule a opéré. Les pierres du saint édifice étaient taillées et polies par leur nature, l'homme n'y avait point touché ; pareillement l'Incarnation dans la Vierge s'est faite sans le secours de l'homme ; mais elle a choisi notre nature dans ses entrailles immaculées. Comme les pierres ont été tirées de la terre ; de même l'Incarnation s'est opérée dans la nature, et la divinité est restée pure et sans tache, parce que cette nature était exempte de péché. Sans rien devoir au tranchant du fer, le temple de la sagesse s'est élevé ; sans causer ni douleur ni souillure, le Christ a été mis au monde. D'un côté, la terre seule a tout fourni ; de l'autre, la Vierge a conçu seule. La pierre n'a point été partagée, la terre n'en a point senti l'extraction ; la Vierge non plus n'a subi aucune altération, et la passion n'a été pour rien dans sa chaste conception ; la terre n'a point fourni des pierres venues d'une autre source ; mais sans travail et par instinct, elle a donné ce qu'elle avait.
Pas la moindre cause externe n'a concouru à l'Incarnation dans la Vierge ; le principe existait en elle, et sans cela ne serait-elle pas plutôt une simple nourrice qu'une mère, la dépositaire d'un trésor et non la source d'un prodige de la création ? L'Evangile lui donne le titre de mère, et non la simple appellation de nourrice ; il appelle aussi Joseph père, quoiqu'il n'ait eu aucune part à cette conception ; aussi ce n'est pas à cause du Christ qu'il reçoit ce nom, mais bien à cause de Marie, afin de mettre cet enfantement à l'abri de tout soupçon injurieux, comme n'a pas craint d'en soulever l'impiété des Juifs. Le nom, d'ailleurs, fit-il jamais la chose ; et n'appelons-nous pas bien souvent pères, non pas ceux à qui nous devons le jour, mais de vénérables vieillards ? Aussi bien, la position seule de Joseph lui donnait ce nom, et sur la terre il devait l'avoir : le lien conjugal contracté par Joseph et Marie les rendait véritablement époux, et donnait au mari le titre de père. Et les palmiers mâles, n'est-il pas reconnu qu'étendant l'ombre de leurs rameaux sur les femelles, ils font fructifier ces dernières sans les approcher nullement, sans leur rien céder de leur substance ? Quelques figuiers aussi restent stériles, s'ils ne croissent pas en vue du mâle de l'espèce. Ainsi, par la même raison qu'on appelle ces arbres pères, quoiqu'ils ne contribuent en rien à la génération, ce nom a été donné à Joseph, quoiqu'il n'ait été qu'un ami pour la Vierge. C'est un grand mystère sans doute, et voilà pourquoi il faut appeler à soi toute la création pour le sonder. Les secrets de la nature échappent aux lumières les plus vives de l'esprit et de la pensée. Ce qui existe confond la science et l'imagination la plus ardente. Comment se ferait-il alors que la nature entière ne pût nous faire saisir ce raisonnement ? Dieu était ce qui était, et tout devait obéir à sa Voix. Dieu S'était fait homme, et toute créature doit venir admirer son Créateur et s'incliner devant cette Puissance créatrice, et croire fermement que ce qui paraît impossible dans l'ordre général de la nature Lui est possible à Lui. Sachons bien tous que rien ne se fait que par sa Volonté, que la nature est son esclave. Répétons-le aux incrédules : Dieu n'a pas eu besoin d'un principe matériel pour créer le monde ; il Lui a suffi de vouloir. Il faut qu'ils en conviennent : l'univers et tout ce qu'il renferme n'est pas le produit de la matière. Et par la même raison, c'est sans le concours des deux sexes qu'Il a crû l'homme, qui contient en lui le siècle visible et invisible.
Mais je sens ma faiblesse pour parler d'une chose si grande. Venez à mon secours et prêtez-moi vos voix persuasives, lois de la nature, inventions des arts, conceptions de l'esprit! Que le firmament m'explique d'où vient la clarté de l'étoile, elle qui n'a pas reçu en partage la lumière, comme le soleil et la lune! Que l'air sillonné par la foudre, dont l'éclair tombe au sein de la coquille, fournisse une preuve de Celui qui devait naître au sein d'une Vierge. Que la terre nous dise le trésor caché dans ses entrailles ; la mer sa perle précieuse et invisible. Venez à mon aide, agriculture, maçonnerie, marchands avides et actifs, pêcheurs adroits, sagesse des monarques, combats des puissants, contradictions des hommes, découvertes des savants, science des astrologues, tyrans détrônés, folie des prêtres sacrilèges, enfants confesseurs, pasteurs prophètes ; oh! venez tous proclamer avec moi la Naissance de Dieu, et peut-être alors les hérétiques avoueront-ils que ce n'est pas seulement en apparence que le Christ est venu parmi nous ; mais qu'Il a réellement pris un corps et une âme et qu'Il est né d'une Vierge.
Voici encore ce que disent les Juifs : ils ne croient pas que Dieu ait vécu comme homme au milieu des hommes. Cependant ils croient bien qu'Il a été enfermé dans l'Arche. Et, je vous le demande, qu'est-ce qui est plus grand, l'arche ou l'homme ? Si tu crois que Dieu été enfermé dans l'arche, pourquoi ne veux-tu pas admettre qu'Il a vécu au milieu des hommes ? Nous ne pouvons pas croire, disent-ils, que s'Il eût été Dieu, Il Se fût laisser crucifier. Mais pourquoi ne refuses-tu pas aussi de croire que l'arche, qui renfermait Dieu, ait été prise par les ennemis (1 R 4,11) ; car, de même que cette arche recevait en apparence une injure ; de même le Verbe Dieu, impassible de sa nature, a été soumis par l'incarnation aux souffrances et à l'ignominie, jusqu'à pouvoir être crucifié. Et de même que sur la terre étrangère, l'arche renversa et détruisit Dragon (1 R 5,3-4), de même sur la croix le Christ triompha du démon, réduisit au silence les blasphémateurs, et fit connaître sa divine Puissance à tous les infidèles. Vous ne voulez pas croire que le Fils de Dieu est ressuscité trois jours après sa mort. Et pourquoi croyez-vous alors que Jonas, après avoir passé trois jours dans le ventre de la baleine, en est sorti sain et sauf (Jn 2) ? Vous ne voulez pas croire que la sainte Vierge a enfanté Dieu fait homme : comment se fait-il donc que vous croyez à la construction d'un temple célèbre, pour lequel aucune pierre n'a été taillée, et qui n'a nécessité l'emploi d'aucun instrument en fer (3 R 6,7) ? Et certes de tous les édifices et de tous les temples, celui-là fut sans contredit le plus beau.
La folie et la démence des Juifs dépasse toute borne ; ils ont sous les yeux les preuves les plus patentes, et ils refusent de croire. L'ineptie des hérétiques m'indigne, ils ajoutent plutôt foi aux idolâtres et aux païens qu'aux divines Ecritures. S'il n'est pas vrai qu'un édifice s'est élevé sans le secours du fer, édifice consacré au culte du Seigneur, j'accorde que le Christ n'est pas venu en personne sur la terre. Mais si les fondements de ce temple existent encore sous nos yeux, ne disputez plus et croyez. Pour moi, je scellerai cette profession de mon sang. Confondez-moi avec les infidèles, ce que je redoute le plus ici-bas, et comblez mes vœux en me faisant mourir pour le Christ. Pour ce qui est de mon corps, je tremble à l'idée de la mort ; mais mon espoir et ma confiance sont en Dieu. Par ma nature, je chancelle ; par son secours, je m'affermis. Tout est confusion en moi ; en Lui tout est espérance. Il est la perle, je suis la boue ; Il est le trésor, je suis la poussière ; Il est la vie, je suis la mort ; Il est la sagesse, je suis le péché ; Il est la vérité, je suis le mensonge ; car, pour satisfaire ma vanité, j'ai repoussé de moi la vérité. Il m'a donné une nature parfaite, et mes affections mauvaises l'ont corrompue ; Il m'a donné une volonté libre et forte, et moi, je l'ai tuée en la souillant et en la ternissant par le péché. C'est Lui qui est descendu au fond des mers pour y chercher, à travers des périls sans nombre, la perle précieuse, et sa divinité L'accompagnait dans toutes ses tribulations, et Il a emporté avec Lui dans le ciel la nature humaine qu'Il avait prise sur la terre. C'est Lui qui, sans relâche et toujours plus profondément, creusait le champ qu'Il avait acquis, et souffrait sur la croix pour S'approprier le trésor des saints qu'Il faisait sortir du tombeau. Travaillons donc, nous aussi, et de tous nos efforts, pour participer un jour à la transaction et à la médiation de notre Sauveur Jésus Christ ; car c'est à Lui que doit revenir toute gloire, tout honneur, toute adoration ; à Lui et à son Père, qui ne S'est pas soumis au même sacrifice, aussi bien qu'à l'Esprit souverainement saint, bon et vivifiant, maintenant et à tout jamais, jusqu'à la consommation des siècles. Amen

In the measure to which a man cuts off and humbles his own will, he proceeds toward success. But insofar as he stubbornly guards his own will, so much does he brings harm to himself.

(St. Ephraim the Syrian, Counsels to a Novice Monk)

 

 

de-paraitre-dans-la-collection…/

 

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Programme des prochaines semaines au Monastère

 

Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de

 

Miséricorde:

 

Program in the coming weeks

 

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

 

Au Monastère Syriaque de

 

CHANDAI-BREVILLY (61) :

 

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30.

Petits Pèlerinages sur Semaine tous les :

 

*22 et

 

*29 du mois)

 

 

 

 

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*Dimanche 28 AOUT,

 

 Pèlerinage de Préparation à la Rentrée scolaire

 

-9h Baptêmes d’Axel et Cyprien, réception de plusieurs enfants, adolescents  et adultes par Chrismation (Confirmation) dans la Tradition Orthodoxe Orientale qui, lors de la Messe qui  suit communieront solennellement.

 

 

-10h30, Messe suivie des prières et bénédictions des

 

enfants, écolier, étudiants, parents et. Repas fraternel,

 

Possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

Ramassage des fidèles sur

 

*Paris: le Samedi 27 Août à 17h 

 

au lieu de R.D.V habituel.

 

 INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

________________________

 

*Dimanche 4 Septembre au Monastère Syriaque:

  

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

 

 'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

Mère de Miséricorde, priez pour nous, secourez-nous!

 

et aux Saints du Kerala

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St Abraham Koorilose Bava, priez pour nous !

 

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St Grégorios de Parumala, priez pour nous !


 

10h30, Messe de Rentrée Scolaire et des Catéchismes BENEDICTION DES ENFANTS et du repas fraternel,

possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

 

 

Ramassage des fidèles sur

 

*Paris: le Samedi 3 Septembre à 15 h 

 

au lieu de R.D.V habituel.

 

  

* Sunday, September 4:
  monthly pilgrimage to N-D Mercy and Saints Kerala.
10:30 am Mass followed by a fraternal meal and reception of the faithful.

 

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Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

(Ramassage des fidèles de région parisienne chaque samedi précédent le 1er dimanche du mois à 15h )

 

Petits Pèlerinages sur Semaine tous les :

 

*22 et

 

*29 du mois

 

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


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Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale. 

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires. 

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F " 

 

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam, Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, Moniale.

 

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

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Plus tu te sépareras des choses de la terre, plus tu te rapprocheras de celles du ciel et plus tu trouveras de richesses en Dieu.

Celui qui saura mourir à tout, trouvera vie en tout.
Sépare-toi du mal, fais le bien, recherche la paix (Ps 33,15).
Celui qui se plaint ou qui murmure n'est point parfait ni même bon chrétien.
Celui-là est humble qui se cache en son propre néant

et sait s'abandonner à Dieu.
Celui-là est doux qui sait supporter le prochain et se supporter soi-même.
Si tu veux être parfait, vends ta volonté et donne-la aux pauvres d'esprit,

puis tourne-toi vers le Christ,

pour obtenir de lui la douceur et l'humilité,

et suis-le jusqu'au Calvaire et au sépulcre.

(Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, saint de l'Église latine
Avis et maximes, 169-175 (trad. OC, Cerf 1990, p. 288)

13/26 août :

 

Fête de l' Icône de la Mère de Dieu

"Douceur pour les cœurs méchants".

 

C'est un message d' espoir que un jour l'amour et miséricorde aurons leurs place dans notre monde!


Sur l'icône de la Mère de Dieu «Des sept flèches» la Toute Sainte est représentée sans l'Enfant.

Elle incline la tête et a la poitrine traversée de sept flèches ou épées.

Pendant longtemps, l'icône demeurait dans l'escalier du clocher de l'église en l'honneur de St Jean le Théologien (près de Vologda).

, l'icône se trouvait renversée et elle était prise pour une simple planche sur laquelle on marchait jusqu'à ce qu'il y eut une vision à un malade dans la ville de Kadnikov, qu'il serait guéri après une prière devant cette icône.

Un molébèn fut célébré devant l'icône trouvée, après quoi le malade se rétablit.

L’icône de la Mère de Dieu fut glorifiée surtout en 1830, lors d’un choléra qui faisait des ravages à Vologda. 


(http://orthodoxologie.blogspot.fr/…/licone-de-la-mere-de-di…)

Seigneur Jésus-Christ,

Fils de Dieu,

Tu es ma joie,

Tu es la Lumière du monde,

Tu es mon espérance.

Ton amour nous enivre d'un vin sans mélange,

Le vin de l'Esprit que le Père nous envoie en Ton Nom

Réveille mon âme

Pour qu'elle Te reçoive et qu'elle T'aime,

Remplis mon esprit comme une coupe qui déborde

Sanctifie mon corps

Pour qu'il T'accueille dans la divine eucharistie

Je me donne à Toi,

Je m'abandonne en Toi,

Toi, la source de toute joie.

Christ que j'aime,

Qu'il soit fait selon ce que Ton amour désire

Il me suffît de vivre en Ton nom.

Tu vis en moi,

Je vis par Toi

Et cela me suffit.

Je ne désire rien d'autre que Toi,

L'Esprit et le Père,

Dieu unique en Trois Personnes aimantes,

Fais en moi Ta demeure.

Je me repose en Ton amour

(prière inspirée d'écrits du Père Porphyre)

25 Août:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 24,42-51.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. 
Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. 
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. 
Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ? 
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! 
Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens. 
Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde”, 
et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, 
alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, 
il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. 
 





Par Saint Paschase Radbert

(?-v. 849), moine bénédictin 
Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 11, 24 ; PL 120, 799 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 13) 

 

« Tenez-vous donc prêts »

 

      « Veillez, car vous ne savez ni le jour ni l'heure. »

Bien que le Seigneur parle ainsi pour tous, il s'adresse à ses contemporains, comme dans beaucoup d'autres de ses discours qu'on lit dans l'Écriture.

Pourtant, ces paroles concernent tous les hommes parce que, pour chacun d'eux, le dernier jour arrivera pour lui, ainsi que la fin de ce monde, le jour où il devra quitter cette vie.

Il faut donc que chacun en sorte comme s'il devait être jugé ce jour-là.

C'est pourquoi tout homme doit veiller à ne pas se laisser égarer, mais à rester vigilant, afin que le jour du Seigneur, quand il viendra, ne le prenne pas au dépourvu.

Car celui que le dernier jour de sa vie trouvera sans préparation serait encore trouvé sans préparation au dernier jour du monde.

Seul avec Dieu

 Ce qui importe avant tout,
C'est d'entrer en nous-même pour y rester seul avec Dieu.

(Thérèse d'Avila)

 

PRIERE D'UN CHERCHANT DIEU

(St Hilaire de Poitiers)

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Vous trouverez ici une prière de saint Hilaire de Poitiers. L’évêque invoque les secours de l’Esprit Saint alors qu’il est plongé dans la rédaction de cette oeuvre magistrale qu’est son traité sur la Trinité.

Père, Dieu tout-puissant,
J’ai bien conscience que c’est à toi que je dois consacrer l’occupation principale de ma vie. Que toutes mes paroles et mes pensées s’entretiennent de toi.

Car ce don de la parole que tu m’as accordé ne peut pas me rapporter un plus grand bienfait que celui-ci : te servir par la prédication et montrer qui tu es.

Tu es le Père, celui du Fils unique de Dieu. Je dois le montrer soit au monde qui l’ignore, soit à l’hérétique qui le refuse.

Ma volonté n’a pas d’autre raison d’être ; du reste, je dois implorer la grâce de ton assistance et de ta miséricorde, pour que tu gonfles du souffle de ton Esprit les voiles déployées pour toi par notre profession de foi et que tu nous pousses dans cette course de la prédication.

Car il n’est pas infidèle à sa promesse, celui qui a dit : 

Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira 

(Lc 11, 9).

Étant pauvres, nous demanderons ce dont nous sommes dépourvus ; nous fournirons un effort acharné pour scruter la parole de tes prophètes et de tes Apôtres, nous frapperons à tous les accès d’une compréhension qui nous est fermée.

Mais c’est à toi d’exaucer la demande, d’accorder ce qu’on cherche, d’ouvrir la porte fermée.

Nous vivons en effet dans une sorte de torpeur, à cause de notre engourdissement naturel et nous sommes empêchés de comprendre tes mystères par une ignorance invicible due à la faiblesse de notre esprit.

Mais le zèle pour ton enseignement fortifie notre perception de la science divine, et l’obéissance de la foi nous soulève au-dessus de notre capacité naturelle de connaître.

Nous espérons donc que tu stimuleras les débuts difficiles de cette entreprise, que tu la fortifieras par une réussite croissante, que tu l’appelleras à partager l’esprit des prophètes et des Apôtres ; nous voudrions comprendre leurs paroles dans le sens où ils les ont prononcées et employer des termes exacts pour rendre fidèlement les réalités qu’ils ont exprimées.

De fait, nous allons parler de ce qu’ils ont proclamé dans le mystère : toi, Dieu éternel, Père du Fils qui est éternellement Dieu ; toi, l’unique à n’avoir pas eu de naissance, et l’unique Seigneur, Jésus-Christ, né de toi par une naissance éternelle ; il ne faut pas en faire un dieu de plus, à cause d’une diversité qui est réelle ; on ne doit pas dire non plus qu’il n’est pas engendré de toi, qui es le seul Dieu ; et il ne faut pas professer qu’il est autre chose que le vrai Dieu, lui qui est né de toi, le Père, qui es vrai Dieu.

Accorde-nous donc le sens exact des mots, la lumière de l’intelligence, la noblesse du langage, l’orthodoxie de la foi ; ce que nous croyons, accorde-nous de l’affirmer aussi.

C’est-à-dire, puisque nous connaissons par les prophètes et les Apôtres un seul Dieu, toi, le Père, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, qu’il nous soit donné aujourd’hui, contre les hérétiques négateurs, de te célébrer comme étant Dieu, mais non un Dieu solitaire, et de prêcher ce Dieu sans commettre d’erreur.

Amen.

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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,1-13.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. 
Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : 
les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, 
tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. 
Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. 
Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.” 
Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. 
Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” 
Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.” 
Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. 
Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !” 
Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.” 
Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. 
 


Par Saint Théodore le Studite

(759-826), moine à Constantinople 
Petites Catéchèses, n° 130 (trad. Migne 1993, p. 279) 

 

Tout moment est propice

 

Frères, il y a un temps pour les semailles et un autre pour la moisson, un temps pour la paix et un autre pour la guerre, un temps pour l'occupation et un autre pour le loisir (cf Qo 3).

Mais pour le salut de l'âme, tout moment est propice, et toute journée est favorable, si du moins nous le voulons.

Ainsi donc, soyons toujours en mouvement vers le bien, faciles à mouvoir, pleins de fraîcheur, mettant les paroles en actes.

« Car, dit l'apôtre Paul, ce ne sont pas ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ceux qui mettent la loi en pratique qui seront justifiés » (Rm 2,13)...

Est-ce le temps de la guerre spirituelle ?

Il faut combattre avec ardeur et poursuivre avec l'aide de Dieu les pensées démoniaques qui se lèvent en nous... ; si, au contraire, c'est le temps de la moisson spirituelle, il faut moissonner avec ardeur et rassembler dans les greniers spirituels les provisions de la vie éternelle... 

C'est toujours le temps de la prière, le temps des larmes, le temps de la réconciliation après les fautes, le temps de ravir le Royaume des cieux.

Pourquoi tarder désormais ? Pourquoi remettre à plus tard ? Pourquoi renvoyons-nous de jour en jour l'amélioration ?

« Ce monde tel que nous le voyons n'est-il pas en train de passer ? » (1Co 7,31)... Durerons-nous indéfiniment ? ...

L'exemple des dix vierges ne vous effraie-t-il pas ?

« Voici l'époux, dit l'Evangile, sortez à sa rencontre ».

Et les vierges sages sont allées à sa rencontre avec des lampes brillantes et elles sont entrées pour les noces ; tandis que les vierges folles retardées par l'absence de bonnes œuvres, criaient :

« Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.

Mais il a répondu :

En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas » et il ajoute : « Veillez donc car vous ne savez ni le jour ni l'heure ».

Il faut donc veiller et éveiller l'âme à la sobriété, à la componction, à la sanctification, à la purification, à l'illumination, pour éviter que la mort ne nous ferme la porte et qu'il n'y ait personne pour nous ouvrir ou nous aider.

 

 

PRIERE ARDENTE AU SEIGNEUR

(St Augustin):

Cette prière achève le long traité sur la Trinité de saint Augustin. L’auteur y traduit son désir intense d’aimer son Seigneur et son Dieu.

e toutes mes forces, celles que Vous m'avez données,
Je Vous ai cherché,
Désirant voir ce que j’ai cru.
Et j’ai lutté, et j’ai souffert.

Mon Dieu,
Mon Seigneur,
Mon unique espoir,
Accordez-moi de n’être jamais las de Vous chercher,
Qu’avec passion sans cesse je cherche Votre visage.

Vous  qui m’avez donné de Vous trouver,
Donnez-moi le courage de Vous chercher
Et d’espérer Vous trouver toujours davantage.

Devant Vous ma solidité : gardez-la.
Devant Vous ma fragilité : guérissez-la.
Devant Vous tout ce que je sais, tout ce que j’ignore.

Par là où Vous m'avez ouvert, j’entre : accueillez-moi.
De là où Vous m'avez fermé, j’appelle : ouvrez-moi.

Accordez-moi de ne pas Vous oublier,
Accordez-moi de Vous comprendre.
Mon Dieu,
Mon Seigneur,
Accordez-moi de Vous aimer.

Amîn


(Source :Augustin d’Hippone, Traité de la Trinité XV, PL 62, 1098, trad. d’après P.-M. Hoog.)


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