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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 06:18

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 2,1-7.

Fils bien-aimé, fortifie-toi par la grâce qui est dans le Christ Jésus, 
et ce que tu as entendu de moi en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes sûrs, qui soient capables d'en instruire aussi d'autres. 
Prends ta part de souffrances comme un bon soldat du Christ Jésus. 
Nul qui sert comme soldat ne s'engage en des affaires de la vie ordinaire, afin de pouvoir donner satisfaction à celui qui l'a enrôlé ;
et de même, si quelqu'un lutte, il n'obtient la couronne que s'il a lutté selon les règles. 
C'est d'abord au cultivateur qui peine de recevoir sa part des fruits. 

Mets-toi dans l'esprit ce que je te dis : le Seigneur en effet te donnera l'intelligence en toutes choses. 


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,1-9.

En ce temps-là, le Seigneur en désigna soixante-douze autres, et les envoya devant lui, deux à deux, dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller. 
Il leur disait : La moisson est grande, mais les ouvriers sont en petit nombre. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson. 
Allez : voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. 
Ne portez ni bourse, ni besace, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. 
En quelque maison que vous entriez, dites d'abord : " Paix à cette maison ! " 
Et s'il y a là un fils de paix, votre paix reposera sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. 
Demeurez dans cette maison, mangeant et buvant de ce qu'il y aura chez eux, car l'ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. 
Et en quelque ville que vous entriez et qu'on vous reçoive, mangez ce qui vous sera servi ; 
guérissez les malades qui s'y trouveront, et dites-leur : " Le royaume de Dieu est proche de vous. " 
 



De "La Lettre" 
§ 11 (trad. cf SC 33 bis, p. 79) 

 

« Pour les envoyer prêcher »

 

Je ne dis rien d'étrange, je ne recherche pas le paradoxe, mais, docile à l'enseignement des apôtres, je veux à mon tour enseigner les nations.

Je veux transmettre exactement la tradition à ceux qui veulent, eux aussi, devenir les disciples de la Vérité.

Qui ne s'empresserait pas d'apprendre pleinement tout ce que le Verbe de Dieu a clairement enseigné à ses disciples ?

Car en se manifestant, ce Verbe qui n'a pas été compris par ceux qui ne croyaient pas en lui, a manifesté la vérité à ses disciples ; s'exprimant ouvertement, il a tout dit à ses disciples.

Il les a reconnus comme ses fidèles, et ils ont reçu de lui la connaissance des mystères du Père. 

C'est pour cela que le Verbe a été envoyé dans le monde.

Et pour qu'il soit manifesté au monde entier, il a été proclamé par les apôtres pour que les nations croient en lui.

Lui qui était dès le commencement (1Jn 1,1), il s'est manifesté dans la nouveauté, et ses disciples ont reconnu en lui l'ancienneté.

Il renaît toujours jeune dans le cœur des saints.

Par lui l'Église est comblée de richesses ; la grâce s'épanouit, se multiplie dans les saints ; elle confère l'intelligence de la foi, dévoile les mystères du Père ; elle donne à comprendre les temps.

Elle est offerte à ceux qui la recherchent en respectant les règles de la foi et en gardant fidèlement la tradition des Pères. 

Voici que la crainte de la Loi est chantée ; voici que la grâce des prophètes est reconnue, la foi des Évangiles affermie, la tradition des apôtres conservée ; la grâce de l'Église bondit d'allégresse.

Cette grâce, ne la contristez pas ; alors vous connaîtrez les secrets que le Verbe de Dieu révèle par qui il veut, quand il lui plaît.

Approchez-vous, écoutez, et vous saurez tout ce que Dieu confie à ceux qui l'aiment vraiment.

 

« Si la condition de la vie naturelle est l'alimentation, la condition absolue de la vie surnaturelle est la prière.
 
Et dussiez-vous tout laisser, pénitences, œuvres de zèle, communions même, n'abandonnez jamais la prière !
 
Elle est de tous les états, elle les sanctifie tous.
 
Mais, quoi ! laisser la Communion, qui nous donne Jésus même, plutôt que la prière ?
 
- Oui, car si vous ne priez pas, ce Jésus que vous recevez, ce sera comme si vous preniez un remède enfermé dans une enveloppe qui vous empêcherait d'en ressentir les salutaires effets.
 
On ne fait rien de grand pour Jésus sans la prière : la prière vous revêt de ses vertus ; et si vous ne priez pas, ni les saints ni Dieu lui-même ne vous feront avancer dans la voie de la sainteté.

La prière est tellement la loi de la sainteté, que quand Dieu veut élever une âme, il n'augmente pas ses vertus, mais son esprit de prière, c'est-à-dire sa somme de puissance.
 
Il la rapproche davantage de lui-même, et voilà tout le secret de la sainteté.
[...]
Oh ! je vous le répète, laissez tout, ne laissez jamais la prière : elle seule vous ramènera toujours, quelque loin que vous soyez de Dieu, mais elle seule !
Si vous vous y attachez dans la vie chrétienne, elle vous conduira à la sainteté et au bonheur dans ce monde et dans l'autre. »


Père Pierre-Julien Eymard (1811-1868), fêté ce jour, La Divine Eucharistie, extraits des Écrits et Sermons du Bienheureux Pierre-Julien Eymard, Deuxième Série, La sainte Communion (L'esprit de prière), Société Saint-Augustin, Desclée de Brouwer & Cie, Bruges - Lille - Paris - Lyon, 1926 (seizième édition).

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Par Saint Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 

Homélies sur l'évangile de Matthieu, n°52, 1-3 (trad. Véricel, L'Évangile commenté, p. 200 rev.) 
 

La puissance d'une prière persévérante
 

      Alors qu'elle devrait se retirer découragée, la Cananéenne approche de plus près et, adorant Jésus, elle lui dit :

« Seigneur, viens à mon secours ! »

Mais alors, femme..., tu ne l'as pas entendu dire : « Je n'ai été envoyé que pour les brebis perdues de la maison d'Israël » ?

Je l'ai entendu, réplique-t-elle ; mais je sais qu'il est le Seigneur de toutes choses... 

      C'est parce qu'il prévoyait sa réponse que le Christ retardait d'exaucer sa prière. Il refusait sa demande pour souligner sa piété. S'il n'avait pas voulu l'exaucer, il ne lui aurait pas accordé sa demande à la fin... Ses réponses n'étaient pas destinées à lui faire de la peine, mais plutôt à l'attirer et à révéler ce trésor caché. 

      Mais considère, je te prie, en même temps que sa foi, son humilité profonde.

Jésus a donné aux juifs le nom d'enfants ; la Cananéenne renchérit encore sur ce titre et les appelle des maîtres, tant elle était loin d'être jalouse des louanges prodiguées aux autres :

« Les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table des maîtres »...

Et c'est à cause de son humilité qu'elle a été admise au nombre des enfants.

Le Christ lui dit alors :

« Femme, ta foi est grande ». Il lui tardait de prononcer cette parole et de récompenser cette femme :

«   Qu'il t'advienne selon ton désir ! »...

Tu le vois, la Cananéenne a une grande part dans la guérison de sa fille.

En effet, le Christ ne dit pas : Que ta fille soit guérie, mais :

« Ta foi est grande, qu'il t'advienne selon ton désir ! »

Et remarque encore bien ceci : là où les apôtres avaient échoué et n'avaient rien obtenu, elle a réussi.

Telle est la puissance d'une prière persévérante.

 

PRIERE POUR LES DEFUNTS:

Bien entendu que je prie pour les défunts.

C'est une action si spontanée, si inévitable, que seule la plus solide preuve théologique à son encontre m'en empêcherait.

Et je ne vois pas comment le restant de mes prières survivrait si celles pour les défunts m'étaient interdites.

A notre âge, la majeure partie de ceux que nous aimons sont déjà morts.

Quelle relation avec Dieu j'aurais si ceux que j'aime le plus ne pouvaient pas Lui être mentionnés?
Clive S. Lewis

 

Message du Métropolite pour
le jour des obsèques du Père Jacques Hamel:
 
Chers amis, Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse)
Il a rejoint Celui qu'il annonçait:
- le Christ , le Divin Roi d'Amour de Vérité, de Justice et de Paix . Aujourd'hui, accompagné de la Mère de Miséricorde de nos frères aînés les Saints et des Anges, il entre dans Sa lumière et Sa paix en l'attente de Son second avènement lorsqu’Il récapitulera toutes choses en Lui.
UNE PRIÈRE ORTHODOXE:
 
Seigneur, Votre martyr Jacques à cause de de ses souffrances, a reçu de Vos mains ô notre Dieu, une couronne incorruptible; muni de la force qui vient de Vous, il vainquit la férocité des bourreaux et les fureurs impuissantes du démon; que ses prières, Seigneur, nous obtiennent le salut.
 
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn
 
Etoile radieuse et toujours sûre, qui annonce au monde le Soleil de Vérité, saint athlète de Jésus-Christ, Jacques, tu as confondu l’erreur et nous as montré la lumière; ne cesse point de prier pour nous.
Que le Seigneur et la Très Sainte Vierge Marie nous unisse dans l'amour de Dieu et le service de nos frères humains !
 
Votre respectueusement et fraternellement en Notre Seigneur.
+Mor Philipose-Mariam, métropolite.
 
 
(Article précédent sur le sujet:
http://paris.syro-orthodoxe-francophone.over-blog.fr/2016/07/saint-etienne-du-rouvray-le-fanatisme-a-frappe-hommage-aux-victimes-de-l-eglise-syro-orthodoxe-francophone.html)

 


Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,1-10.

Frères, je vous rappelle l'Evangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous demeurez fermes, 
et par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l'ai annoncé ; à moins que vous n'ayez cru en vain. 
Je vous ai enseigné avant tout, comme je l'ai appris moi-même, que le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Ecritures ;
qu'il a été enseveli et qu'il est ressuscité le troisième jour, conformément aux Ecritures ; 
et qu'il est apparu à Céphas, puis aux Douze. 
Après cela, il est apparu en une seule fois à plus de cinq cents frères, dont la plupart sont encore vivants, et quelques-uns se sont endormis. 
Ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. 
Après eux tous, il m'est aussi apparu à moi, comme à l'avorton. 
Car je suis le moindre des Apôtres, moi qui ne suis pas digne d'être appelé apôtre, parce que j'ai persécuté l'Eglise de Dieu. 
C'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n'a pas été vaine ; loin de là, j'ai travaillé plus qu'eux tous, non pas moi pourtant, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7,31-37.

En ce temps-là, Jésus quitta le pays de Tyr et vint, par Sidon, vers la mer de Galilée, en plein pays de la Décapole.
On lui amena un sourd-muet, et on le pria de lui imposer les mains. 
Le tirant à part hors de la foule, il lui mit les doigts dans les oreilles, et de sa salive il toucha sa langue ; 
puis, levant les yeux au ciel, il poussa un soupir et lui dit : " Ephphatha, " c'est-à-dire : " Ouvre-toi. " 
Et ses oreilles s'ouvrirent, et aussitôt le nœud de sa langue se délia, et il parlait distinctement. 
Il leur défendit d'en rien dire à personne ; mais plus il le leur défendait, plus ils le publiaient. 
Et ravis d'une admiration sans bornes, ils disaient : " Il a fait tout très bien : il a fait entendre les sourds et parler les muets. " 
 


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Odes de Salomon

(texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle) 
N°12 

 

« Sa langue se délia, et il parlait correctement »

 

Le Seigneur m'a rempli de paroles de vérité 
pour que je puisse l'exprimer. 
Comme un cours d'eau, 
la vérité coule de ma bouche, 
mes lèvres montrent ses fruits. 

Le Seigneur a fait abonder en moi la connaissance. 
Car la bouche du Seigneur 
prononce le Verbe véritable ; 
elle est la porte de sa lumière. 

Le Très-Haut a envoyé sa Parole dans le monde : 
ceux qui chantent sa beauté, 
les hérauts de sa majesté, 
les messagers de son dessein, 
les évangélistes de sa pensée, 
les apôtres de ses œuvres. 

La subtilité du Verbe 
est au-dessus de toute expression... 
Sa marche est sans fin : 
il ne tombe jamais mais se tient debout ; 
personne ne connaît sa descente ni sa route... 

Il est lumière et aurore de la pensée : 
en lui le monde commence à s'exprimer. 
En lui ceux qui d'abord étaient silence 
ont trouvé la Parole, 
parce que de lui viennent l'amour et l'harmonie. 

Inspiré par le Verbe, 
chaque être créé peut dire ce qu'il est. 
Tous, ils ont connu leur Créateur 
et ont trouvé en lui leur harmonie, 
car la bouche du Très-Haut leur a parlé. 

Le Verbe demeure dans l'homme, 
et sa vérité est amour. 
Heureux ceux qui par lui 
ont percé tout mystère 
et connaissent le Seigneur dans sa vérité. Alléluia !

 

« Pourquoi donc ne serions-nous pas toujours bienveillants dans nos discours ?

Il y a à cela quelques difficultés, nous ne pouvons en disconvenir. Sous certains rapports, un habile homme a, plus qu'un autre, ce qu'il lui faut pour être bienveillant ; son esprit est plus large, son coup d’œil plus étendu, ses points de vue plus variés ; mais sous d'autres rapports, l'homme d'esprit a plus à faire pour être charitable en paroles : il a une de ces tentations qui semblent presque irrésistibles, celle de faire de l'esprit.

Or, les paroles spirituelles sont rarement bonnes, dans toute la force du mot, rarement sans une goutte d'acide ou d'amer qui en fait le montant.

Je crois que si nous voulions renoncer une bonne fois à faire de l'esprit, nous avancerions bien plus vite dans la route du ciel.

Que les paroles de Notre-Seigneur dans les évangiles nous servent de modèles. [...]

Sans doute, les paroles du Verbe éternel sont toutes des mystères divins, toutes marquées du sceau de la divinité, éclatantes de sa lumière ; mais que cela ne nous empêche pas de nous modeler sur elles. Tout bien pesé, il est rare que l'on puisse, sans péché, briller en parlant d'autrui.

L'esprit est un véritable dard avec sa pointe, sa promptitude, sa finesse, son caprice, ses douleurs et son poison, il n'y manque rien.

C'est cependant, pour bien du monde, une espèce de profession sociale d'amuser en conversation.

Quelle affliction de voir ce travail à la tâche, vrai cauchemar de la conversation réelle !

Mais pour ce qui regarde notre point de vue, de telles gens peuvent-ils prétendre à être des hommes religieux ? [...]

Tout faibles et pleins de besoins que nous soyons, mettons-nous en tête, ou plutôt au cœur, de faire quelque peu de bien dans ce monde pendant que nous y sommes.

Pour cela, les bonnes paroles sont notre principal instrument. L'homme charitable en paroles a quelque chose de joyeux, et la bonne humeur est un pouvoir.

Rien ne remet toutes choses dans l'ordre et dans la paix comme cela. »


(à suivre demain jeudi 4 Août : Écouter avec bonté)

R.P. Frédéric-William Faber (1814-1863), Conférences spirituelles (Tous les hommes ont une vocation spéciale), Paris, Bray et Retaux, 1872 (Sixième édition).

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La violence n'apporte jamais une paix définitive. Elle ne résoud aucun problème social :

au pire, elle en crée de nouveaux, bien plus complexes.

La violence n'est pas efficace car elle est une spirale descendante qui se termine par la destruction pour tous.

Elle est immorale parce qu'elle cherche à humilier l'opposant plutôt que de gagner sa compréhension.

Elle cherche à détruire plutôt qu'à convertir. La violence est immorale parce qu'elle insuffle la haine plutôt que l'amour.

Elle détruit la communauté et rend la fraternité impossible.

Elle laisse la société dans un état de monologue au lieu de dialogue.

La violence finit par se vaincre elle-même.

Elle crée de l'amertume chez les survivants et de la brutalité chez les destructeurs.


Martin Luther King

 

 

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The Malankara Orthodox Church

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DU CÔTE DE NOS FRERES AÎNES LES SAINTS...

 

2 Août,

second jour  du carême de la Dormition (Du 1er au 14).

Avant la glorieuse fête de la Dormition de la toujours Vierge Marie, l'Église a institué une courte période de jeûne de deux semaines pour nous y préparer.

 

Saint Eusèbe de Verceil
Évêque de Verceil 
(283-371)

Eusèbe, naît à Cagliari, en Sardaigne, vers le 283. Il perdit son père pendant la persécution de Dioclétien. Sa mère le conduisit à Rome où il reçut le baptême des mains du pape Eusèbe qui lui donna son nom. À Verceil, Eusèbe étudia avec soin les Saintes Lettres, les arts libéraux, et fut reçu lecteur. Il menait une vie si sainte en fréquentant les écoles qu'on le regardait comme un ange. Ses éminentes vertus le distinguèrent au sein du clergé de la ville de Verceil et lorsque le siège épiscopal vint à vaquer en l'an 340, le pape Jules Ier l'élut pour remplir la charge d'évêque.

Eusèbe s'appliqua tout d'abord à former de dignes ministres de Jésus-Christ et un clergé instruit. Il organisa dans son palais épiscopal une école où les jeunes ecclésiastiques unissaient la vie monastique à la vie cléricale. Saint Ambroise en parle avec admiration : « C'est, disait-il, une milice toute céleste et toute évangélique, occupée jour et nuit à chanter les louanges de Dieu, à apaiser sa colère et à implorer sa miséricorde. Ils ont toujours l'esprit appliqué à la lecture ou au travail. » Le succès couronna ses efforts apostoliques, car de son clergé sortit un grand nombre de saints prélats aussi vertueux qu'éclairés. Plusieurs Églises sollicitèrent la faveur d'être gouvernées par les disciples de saint Eusèbe.

L'hérésie d'Arius, favorisée par l'empereur Constance, commençait à se répandre en Occident. Le saint évêque de Verceil résista ouvertement à l'empereur et lui reprocha hautement son impiété. En l'an 355, dans un concile tenu à Milan par le pape Libère, Eusèbe demanda qu'on souscrivît avant tout au symbole de Nicée et refusa de signer la sentence prononcée par les hérétiques contre saint Athanase d'Alexandrie.

Les évêques ariens s'opposèrent et le firent exiler en Palestine, à Scythopolis, où on lui fit subir d'indignes traitements. L'empereur Constance le transféra plus tard en Cappadoce et ensuite, dans la Haute-Thébaïde. Les ariens le traînaient par terre à demi-nu ou lui faisaient descendre un escalier très élevé la tête en bas et l'accablaient de coups. Saint Eusèbe souffrait tout sans se plaindre. Dans son exil, il écrivit aux Églises d'Italie pour les exhorter à demeurer fermes au milieu des persécutions.

Remis en liberté après la mort de Constance, survenue en 361, Eusèbe alla rallumer le flambeau de la foi dans les Églises d'Orient infestées par l'hérésie, et eut le bonheur de rencontrer le grand Athanase à Alexandrie.

Ce vaillant et fidèle défenseur de la foi termina sa vie laborieuse et pénitente le Ier août 371 à l'âge de quatre-vingt-cinq ans. Ses précieuses reliques enchâssées reposent dans la cathédrale de Verceil.

Pour approfondir, lire la Catéchèse d'un Pape de Rome SS Benoît XVI : 
>>> Saint Eusèbe de Verceil 

 

Translation of the relics of the Protomartyr and Archdeacon Stephen (428)

 

August 2

After the First Martyr Stephen was stoned to death, his body was left for the dogs; but his teacher Gamaliel had his body secretly taken to a place outside Jerusalem and buried by night. About the year 427, a Fr Lucian, the parish priest near the place, was told in a dream where the relics of the Protomartyr were buried.

 

 He told Patriarch John of Jerusalem, and they went together to the place revealed. Digging there they found a box labeled with the word "Stephen" in Aramaic letters. They took the sacred relics to Jerusalem in solemn procession.

Tropaire, t. 4

Sur ton front tu reçus le diadème royal * à cause des souffrances supportées * pour le Christ notre Dieu, * premier à combattre parmi les Martyrs; * tu confondis l'assemblée des impies, * à la droite du Père tu vis le Sauveur. * Sans cesse prie-le pour que nos âmes soient sauvées.

Kondakion, t. 6

Premier sur terre semé * par le céleste Jardinier, * le premier sur terre tu versas, * bienheureux Etienne, ton sang pour le Christ; * le premier, dans le ciel tu ceignis * de sa main le diadème des vainqueurs * comme l'aîné des Athlètes couronnés, * le premier à combattre parmi les Martyrs.

Ikos

Voyant les fleurs du Paradis * remplissant l'univers d'agréable parfum * j'admire ce spectacle merveilleux, * que malgré le froid de l'hiver * elles fleurissent plus qu'en la belle saison, * ce qui pour des fleurs est assez surprenant; * ainsi le Martyr du Christ qui fleurit le premier * et devint la porte par où sont passés * ceux qui ont combattu selon les règles, * fleurissant au frisson des tourments, * celui qui a montré le chemin sans détour * à tous ceux qui désirent lutter, * le chef de file de toute beauté, * resplendissant par ses rudes exploits, * l'aîné des Athlètes couronnés, * le premier à combattre parmi les Martyrs.

Exapostilaire, t. 2

Le premier qui fraya le chemin des Martyrs * et celui qu'ont les Diacres pour chef, * Etienne, plein de grâce, est transféré * dans la cité des empereurs, * faisant sourdre la grâce de miracles prodigieux.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen

Celui que les armées célestes * entourent avec crainte et tremblement, * incapables de soutenir le vif éclat * de son être ineffable et rayonnant, * le Christ, a trouvé place dans ton sein, * de tes chastes entrailles, Vierge pure, prenant chair. 
http://www.icones-grecques.com/…/transfert-reliques-saint-e…

Le 3 Août:

SAINTE LYDIE DE LA POURPRE

(Ier siècle)

         Lydie était marchande de pourpre à Philippes, en Macédoine. Les Actes des Apôtres (16, 14-15, 40) rapportent que Saint Paul la rencontra alors qu'il y arrivait. 

        Elle crut ce que Paul disait du Christ, se fit baptiser et lui offrit l'hospitalité. On ne sait ce qu'elle devintSainte Lydie est une femme grecque du 1er siècle, baptisée par saint Paul dans la ville de Philippes en Macédoine (récit dans les Actes des Apôtres. 16, 10-15)

 

 Voici une femme active et décidée. Lydie était marchande de pourpre de la ville de Thyarine, près de Philippes,  ce qui n’était pas rien puisque la pourpre était un produit de luxe. Ensuite cette femme avait décidé de devenir « craignant-Dieu » c'est-à-dire de suivre la foi juive, puis de se convertir au Christ que prêchait Paul.  Enfin dès qu’elle fut baptisée, elle invita Paul et ses compagnons à venir résider chez elle, et dit le texte : « elle insista ».

LYDIE 3 AOUT

 

 (Tableau de l'église saint Pierre-saint Paul à Paris) 

 

Elle  est fêtée par les Eglises d’occident le 3 août mais le 20 mai par les Eglises d’Orient. Dans cette peinture de François Mathieu Le Til, Lydie reçoit le baptême mais le personnage central reste saint Paul.

 

Saint Pontife-martyr Etienne 1er,

pape de Rome

Tropaire ton 4

Emule des Apôtres dans leur vie, leur successeur sur leurs trônes, tu as trouvé dans la pratique des vertus, ô Inspiré de Dieu, la voie qui mène à la contemplation. Aussi, dispensant fidèlement la parole de vérité, tu as lutté pour la foi jusqu'au sang, ô Pontife-martyr Etienne, prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.

Saint Etienne fut consacré pape de Rome en 254.
On raconte que durant la persécution, contraint de rester caché, il catéchisait en secret les païens qui venaient à lui et, après les avoir baptisés, il choisissait les plus dignes d'entre eux pour devenir prêtres, diacres ou lecteurs. Au péril de sa vie, il allait récupérer les corps des saints martyrs afin de leur procurer une digne sépulture, et lorsque certains de ses disciples eurent confessé à leur tour le Christ dans leur sang, il décida de se livrer lui-même.
Emmené au temple de Mars pour y sacrifier, à sa prière, l'édifice se mit à trembler et ses gardes s'enfuirent, pris de panique. Le Saint se rendit alors en Campanie, où il offrit le Sacrifice non sanglant sur le tombeau de la sainte vierge et martyre Lucie (6 juillet). Les soldats l'y retrouvèrent et, après l'avoir longuement torturé, ils lui tranchèrent la tête, lui permettant de remporter ainsi une double couronne : comme hiérarque et athlète du Christ.

(Le Synaxaire * Vie des Saints de l'Eglise Orthodoxe * Hiéromoine Macaire de Simonos Pétra)

 

Sainte Salomé la Myrophore

Tropaire, t. 1

Le Christ qui de la Vierge est né pour nous, * Salomé, tu l'as suivi, * gardant ses préceptes et ses lois; * et nous qui célébrons ta mémoire sacrée, * avec foi nous t'acclamons * et te glorifions avec amour.

Kondakion, t. 4

Le Dieu suprême, sainte Salomé la Myrophore, venu en ce monde * dans la chair, * tu l'as aimé en vraie disciple, * portant sur lui tous les désirs de ton cœur; * c'est pourquoi tu accomplis de nombreuses guérisons * et, passée de terre vers les cieux, * tu intercèdes pour le monde en tout temps.
(http://calendrier.egliseorthodoxe.com/s…/stsaout/aout03.html)

She was the mother of the Apostles James and John, the wife of Zebedee, and the daughter of Joseph the Betrothed, who was a widower when he became betrothed to the Mother of God. She was a disciple of the Lord and one of the Myrrh-bearing women who first brought tidings of the Resurrection to the world.

 

La Vierge apparut ici à la bergère Liloye

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Le hameau de Médous (Hautes Pyrénées, France) est célèbre pour ses grottes. D'après une antique tradition, la Vierge serait apparue à un petit berger de la vallée qui l'aurait vue sur le rocher d'où sort la belle fontaine près de la grotte pittoresque. 

La ville de Bagnères (hautes Pyrénées) essaya d'obtenir la statue miraculeuse de Médous qu'elle convoitait depuis longtemps. Conduite sur un char, la statue se détacha elle-même et regagna son sanctuaire de Médous. Quelques années plus tard, la Vierge apparut ici à la bergère Liloye en 1588, à plusieurs reprises.

La pauvre bergère s'appelait Domenge Jouanolou et on la surnommait Liloye (pure comme le lys). Veuve, elle allait, presque chaque jour, prier à la chapelle de Médous. La vierge lui apparut à plusieurs reprises pour lui annoncer une épidémie de peste si les Bagnérais ne faisaient pas pénitence. 

Liloye obéit mais on se moqua d'elle. La peste, accompagnée de grêles et d'inondations, sévit si cruellement qu'elle tua beaucoup de monde (année 1588). La désolation était générale. Quand la population se décida enfin à écouter Liloye, elle se mit en procession à Médous et l'épidémie cessa immédiatement.

 

 

Notre-Dame de Médous

 

 

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

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DU CÔTE DE NOS FRERES AÎNES LES SAINTS...

 

1er Août,

début du carême de la Dormition (Du 1er au 14).

Avant la glorieuse fête de la Dormition de la toujours Vierge Marie, l'Église a institué une courte période de jeûne de deux semaines pour nous y préparer.

 

 

Pour l'attentat de Bagdad qui a emporté la vie de près de 300 personnes, les islamistes ont utilisé une bombe à composition unique.

L'enquête sur la tragédie qui a frappé l'Irak le 3 juillet, lorsque 292 personnes ont trouvé la mort, a montré que la bombe utilisée par les terroristes avait une composition chimique inhabituelle.

 

Le plus important attentat de l'histoire de l'Etat islamique (Daech) a été soigneusement préparé, souligne la BBC.

 

Pour la première fois, Daech a utilisé une nouvelle tactique, qui a permis aux terroristes de passer inaperçus, ce qui est très préoccupant selon un agent de sécurité à Bagdad.

La position de l'engin explosif dans la voiture était également inhabituelle. "Une telle bombe est très difficile à fabriquer", a déclaré un spécialiste des explosifs proche de l'enquête. Elle aurait été confectionnée à Falloujah, en Irak, actuellement contrôlée par les islamistes.

 

Les attaquants ont sans doute modifié la formule accessible sur Internet pour préparer un engin difficile à détecter mais qui a des effets nocifs importants. Les produits chimiques composant cette bombe ont été pour la première fois utilisés en Irak, notent les experts.

 

Après la première explosion, le 3 juillet, la température ambiante a monté à tel point qu'on se sentait comme sur la surface du Soleil. L'explosion elle-même a tué 20 à 30 personnes, mais l'incendie qu'elle a provoqué a emporté la vie de centaines de personnes.

Ce jour-là, la veille d'une fête musulmane, le centre commercial devant lequel a explosé la voiture était plein de monde. Des supporters s'étaient rassemblés pour suivre un match de football, les salles de billard étaient également combles.

source

Les chrétiens d’Orient, cibles des djihadistes et otages des pouvoirs

Posted: 28 Jul 2016 05:36 AM PDT

 

 

LE MONDE | 27.07.2016 à 10h40 • Mis à jour le 27.07.2016 à 20h00 | Par Christophe Ayad
 

C’est une coïncidence dont les assassins de Saint-Etienne-du-Rouvray n’avaient peut-être pas conscience : il y a bientôt trois ans, presque jour pour jour, le père jésuite italien Paolo Dall’Oglio était enlevé à Rakka, en Syrie, par des membres de l’organisation Etat islamique (EI). Le groupe djihadiste, qui s’appelait alors l’EIIL (Etat islamique en Irak et au Levant), était en pleine ascension et venait de prendre brutalement le contrôle de la ville au détriment des autres groupes rebelles syriens, en première ligne dans le combat contre le régime de Bachar Al-Assad.

L’enlèvement du Père Paolo avait suscité un tollé parmi l’opposition et la rébellion syrienne, tant cet ecclésiastique arabophone et atypique était considéré comme un compagnon de route de la révolution, au point d’avoir été l’invité du Front Al-Nosra, pourtant affilié à Al-Qaida. Malgré les manifestations, les communiqués, voire les menaces venant de toutes parts en Syrie, rien n’y fit : Paolo Dall’Oglio n’est jamais réapparu. Pour l’EI, il n’est qu’un vulgaire « croisé », peu importent ses convictions et ses engagements.

Se convertir ou partir dans l’heure

Quelques semaines plus tard, l’EI a poursuivi sa stratégie de séparation entre chrétiens et musulmans en désacralisant les églises de Rakka : les croix furent décrochées des clochers et remplacées par le drapeau noir djihadiste, frappé de la chahada, la profession de foi musulmane. Les chrétiens locaux, autorisés à rester et à vivre à Rakka, n’avaient plus le droit de pratiquer leur religion dans la sphère publique : une première dans l’histoire récente de la Syrie dont le régime de Bachar Al-Assad a rapidement compris le parti qu’il pouvait tirer auprès des opinions occidentales.
Un an plus tard, à Mossoul, en Irak, le scénario se répétait, plus radical. Les chrétiens, à qui il fut permis dans un premier temps de rester et de pratiquer leur religion dans l’intimité, se sont vu ordonner après quelques semaines de se convertir à l’islam ou de partir dans l’heure – pour le Kurdistan irakien. Depuis l’arrivée du christianisme, jamais la ville de Mossoul, l’ancienne Ninive, n’avait connu un tel sort malgré les innombrables batailles, sièges et changements de maîtres qu’elle a connus.
Si, dans le corpus idéologique du groupe djihadiste, les chrétiens sont des dhimmis (des « gens du Livre » méritant protection en échange d’un impôt et de l’acceptation d’un statut de second classe), contrairement aux yézidis, qui sont voués à l’extermination en raison de leur statut d’hérétiques, l’EI les a toujours traités en réalité comme une « cible molle » et facile, un substitut de l’Occident honni. L’attaque de la cathédrale Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours de Bagdad, le 31 octobre 2010, qui avait causé la mort de près d’une cinquantaine de fidèles, a en effet marqué le retour sur le devant de la scène des héritiers d’Al-Qaida en Irak, après une longue série de défaites.
En frappant les membres d’une communauté déjà exsangue et dépourvue de toute influence en Irak, les djihadistes ont recherché avant tout un effet politique : la mobilisation de l’Occident – en l’occurrence Nicolas Sarkozy et son ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner – en faveur de leur exfiltration vers l’Europe. Non seulement la démarche française assimile les chrétiens d’Irak à des étrangers aux yeux de la grande majorité des Irakiens, frappés eux aussi par des attentats sanglants qui n’ont jamais suscité une telle mobilisation diplomatique, mais elle a mis le gouvernement irakien en porte-à-faux : toute coopération avec les Occidentaux est interprétée comme une soumission par l’opinion publique irakienne ; tout refus susciterait incompréhension et condamnation en Occident, distendant les liens entre Bagdad et ses soutiens.

Djihad anti-coptes dans la vallée du Nil

Le fondamentalisme sunnite de l’EI n’est que le dernier avatar des malheurs des chrétiens d’Irak, qui ont conduit cette communauté à la quasi-disparition en un peu plus de trois décennies. Les guerres de Saddam Hussein, sa terrible dictature, qui n’épargnait pas les chrétiens malgré la présence au pouvoir de certains d’entre eux, comme Tarek Aziz, l’embargo onusien suivi de l’invasion américaine de 2003 et enfin l’arrivée au pouvoir de partis chiites sectaires ont poussé une grande partie de la communauté vers l’exil.
La logique de l’EI en Irak – frapper les chrétiens pour déstabiliser l’Etat – n’est pas neuve, elle a été expérimentée dès les années 1970 par les groupuscules islamistes en Egypte, berceau du djihadisme moderne et siège de la plus importante communauté chrétienne du monde arabe, les coptes, qui représentent 5 à 10 % de la population (4,5 à 9 millions d’habitants). Leur qualité d’orthodoxes et le caractère purement national de leur Eglise ont longtemps suscité un mélange d’ignorance et de dédain en Occident.
Pourtant, à chaque période de confrontation violente avec l’Etat, les coptes servent de cible aux islamistes, qui espèrent provoquer en retour une répression disproportionnée du pouvoir et rallier ainsi à leur cause la grande masse des musulmans, prompte à jalouser les coptes, réputés plus riches. Ce fut le cas à la fin du règne d’Anouar Al-Sadate, quand le pogrom de Zawiya Al-Hamra causa plusieurs dizaines de morts dans une banlieue populaire du Caire, en juin 1981, sous les yeux de la police ; dans les années 1990, lorsque les combattants revenant d’Afghanistan décrétèrent le djihad dans la vallée du Nil, attaquant bijoutiers et pharmaciens coptes ; et après le renversement en 2013 du président islamiste Mohamed Morsi par l’armée, à l’occasion duquel une cinquantaine d’églises furent incendiées. Depuis, les djihadistes du Sinaï, affiliés à l’EI, assassinent régulièrement des prêtres et des fidèles.
Le sort des coptes d’Egypte est plus que jamais lié à celui du président-maréchal Sissi, vu comme leur sauveur et leur rempart. Il est pourtant le représentant d’une armée qui refuse de nommer des généraux chrétiens et n’a pas hésité à disperser une manifestation de coptes en envoyant des blindés rouler dans la foule, faisant 28 morts, en octobre 2011.
 
 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/07/27/les-chretiens-d-orient-cibles-des-djihadistes-et-otages-des-pouvoirs_4975259_3218.html#VDsgL3VmUsM1CXLP.99
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/07/27/les-chretiens-d-orient-cibles-des-djihadistes-et-otages-des-pouvoirs_4975259_3218.html

eIslam et christianisme : les impasses du dialogue interreligieux

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - L'islamologue François Jourdan revient sur les différences spécifiques qui distinguent l'islam du christianisme. Il déplore un déni de réalité ambiant qui masque les problèmes à résoudre dans le dialogue avec la religion musulmane.


Le père François Jourdan est islamologue et théologien eudiste.

Il est l'auteur de Islam et Christianisme, comprendre les différences de fond , paru en novembre 2015 aux éditions du Toucan.


LE FIGARO. - Votre livre Islam et christianisme - comprendre les différences de fond se penche sur une étude approfondie des conditions dans lesquelles pourraient s'amorcer un dialogue islamo-chrétien reposant sur des fondations solides. Quels en sont les principaux dysfonctionnements à l'heure actuelle?

François JOURDAN. - Nous ne sommes pas prêts au vrai dialogue, ni l'islam très figé depuis de nombreux siècles et manquant fondamentalement de liberté, ni le christianisme dans son retard de compréhension doctrinale de l'islam par rapport au christianisme et dans son complexe d'ancien colonisateur. L'ignorance mutuelle est grande, même si on croit savoir: tous les mots ont un autre sens dans leur cohérence religieuse spécifique. L'islamologie est en déclin dans l'Université et dans les Eglises chrétiennes. Le laïcisme français (excès de laïcité) est handicapé pour comprendre les religions. Alors on se contente d'expédients géopolitiques (histoire et sociologie de l'islam), et affectifs (empathie sympathique, diplomatie, langage politiquement correct). Il y a une sorte de maladie psychologique dans laquelle nous sommes installés depuis environ 1980, après les indépendances et le Concile de Vatican II qui avaient ouvert une attitude vraiment nouvelle sur une géopolitique défavorable depuis les débuts de l'islam avec les conquêtes arabe et turque, la course barbaresque séculaire en mer méditerranée, les croisades et la colonisation.

Sur quoi repose la perplexité des Français vis-à-vis de l'islam?

Sur l'ignorance et la perception subconsciente qu'on joue un jeu sans se le dire. On ne dit pas les choses, ou Œ est dit et les Ÿ restent cachés et ressortiront plus tard en déstabilisant tout ce qui a été dit auparavant; les mots ont tous un autre sens pour l'autre. Par exemple le mot prophète (nabî en hébreu biblique et en arabe coranique) ; or le prophétisme biblique actif n'est pas du tout de même nature que le coranique passif devant Dieu. Les erreurs comme sur Abraham qui serait le premier monothéiste et donc le père d'un prétendu abrahamisme commun au judaïsme, au christianisme et à l'islam ; alors que, pour les musulmans, le premier monothéiste de l'histoire est Adam. Mais chut! Il ne faut pas le dire! Pourtant l'islam est foncièrement adamique, «la religion de toujours», et non pas abrahamique puisque l'islam ignore totalement l'Alliance biblique faite avec Abraham et qui est la trame de l'histoire du Salut pour les juifs et les chrétiens où Dieu est Sauveur. En islam Dieu n'est pas sauveur. L'islam n'est pas une religion biblique. Et on se doit de le respecter comme tel, comme il se veut être… et en tenir compte pour la compréhension mutuelle que l'on prétend aujourd'hui afficher haut et fort pour se flatter d'être ouvert.

L'Andalousie de l'Espagne musulmane présentée comme le modèle parfait de la coexistence pacifique entre chrétiens et musulmans, les très riches heures de la civilisation arabo-islamique sont pour vous autant d'exemples historiques dévoyés. Comment, et dans quel but?

Les conquérants musulmans sont arrivés sur des terres de vieilles et hautes civilisations (égyptienne, mésopotamienne, grecque antique, byzantine, latine) ; avec le temps, ils s'y sont mis et ont poursuivis les efforts précédents notamment par la diffusion due à leurs empires arabe et turc ; mais souvent cela n'a pas été très

fécond par manque de liberté fondamentale. Les grands Avicenne et Averroès sont morts en disgrâce. L'école rationnalisant des Mu'tazilites (IXe siècle) a été rejetée. Cela s'est grippé notamment au XIe siècle et consacré par la «fermeture des portes de l'ijtihâd», c'est-à-dire de la réinterprétation. S'il y a eu une période relativement tolérante sous ‘Abd al Rahmân III en Andalousie, on oublie les persécutions contre les chrétiens avant, et après par les dynasties berbères almoravides et almohades, y compris contre les juifs et les musulmans eux-mêmes. Là encore les dés sont pipés: on exagère à dessein un certain passé culturel qu'on a besoin d'idéaliser aujourd'hui pour faire bonne figure.

Estimez-vous, à l'instar de Rémi Brague, que souvent, les chrétiens, par paresse intellectuelle, appliquent à l'islam des schémas de pensée chrétiens, ce qui les mène à le comprendre comme une sorte de christianisme, l'exotisme en plus?

L'ignorance dont je parlais, masquée, fait qu'on se laisse berner par les apparences constamment trompeuses avec l'islam qui est un syncrétisme d'éléments païens (les djinns, la Ka‘ba), manichéens (prophétisme gnostique refaçonné hors de l'histoire réelle, avec Manî le ‘sceau des prophètes'), juifs (Noé, Abraham, Moïse, David, Jésus… mais devenus musulmans avant la lettre et ne fonctionnant pas du tout pareil: Salomon est prophète et parle avec les fourmis…), et chrétiens (Jésus a un autre nom ‘Îsâ, n'est ni mort ni ressuscité, mais parle au berceau et donne vie aux oiseaux d'argile…). La phonétique des noms fait croire qu'il s'agit de la même chose. Sans parler des axes profonds de la vision coranique de Dieu et du monde: Dieu pesant qui surplombe et gère tout, sans laisser de place réelle et autonome à ce qui n'est pas Lui (problème fondamental de manque d'altérité dû à l'hyper-transcendance divine sans l'Alliance biblique). Alors si nous avons ‘le même Dieu' chacun le voit à sa façon et, pour se rassurer, croit que l'autre le voit pareil… C'est l'incompréhension totale et la récupération permanente dans les relations mutuelles (sans le dire bien sûr: il faudrait oser décoder).

Si l'on reconnaît parfois quelques différences pour paraître lucide, on est la plupart du temps (et sans le dire) sur une tout autre planète mais on se rassure mutuellement qu'on fait du ‘dialogue' et qu'on peut donc dormir tranquilles.

Une fois que le concile Vatican II a «ouvert les portes de l'altérité et du dialogue», écrivez-vous «on s'est installé dans le dialogue superficiel, le dialogue de salon, faussement consensuel.» Comment se manifeste ce consensualisme sur l'islam?

Par l'ignorance, ou par les connaissances vues de loin et à bon compte: c'est la facilité. Alors on fait accréditer que l'islam est ‘abrahamique', que ‘nous avons la même foi', que nous sommes les religions ‘du Livre', et que nous avons le ‘même' Dieu, que l'on peut prier avec les ‘mêmes' mots, que le chrétien lui aussi doit reconnaître que Muhammad est «prophète» et au sens fort ‘comme les prophètes bibliques' et que le Coran est ‘révélé' pour lui au sens fort «comme la Bible» alors qu'il fait pourtant tomber 4/5e de la doctrine chrétienne… Et nous nous découvrons, par ce forcing déshonnête, que «nous avons beaucoup de points communs»! C'est indéfendable.

Pour maintenir le «vivre-ensemble» et sauvegarder un calme relationnel entre islam et christianisme ou entre islam et République, se contente-t-on d'approximations?

Ces approximations sont des erreurs importantes. On entretient la confusion qui arrange tout le monde: les musulmans et les non-musulmans. C'est du pacifisme: on masque les réalités de nos différences qui sont bien plus conséquentes que ce qu'on n'ose en dire, et tout cela par peur de nos différences. On croit à bon compte que nous sommes proches et que donc on peut vivre en paix, alors qu'en fait on n'a pas besoin d'avoir des choses en commun pour être en dialogue. Ce forcing est l'expression inavouée d'une peur de l'inconnu de l'autre (et du retard inavoué de connaissance que nous avons de lui et de son chemin). Par exemple, la liberté religieuse, droit de l'homme fondamental, devra remettre en cause la charia (organisation islamique de la vie, notamment en société) . Il va bien falloir en parler un jour entre nous. On en a peur: ce n'est pas «politiquement correct». Donc ça risque de se résoudre par le rapport de force démographique… et la violence future dans la société française. Bien sûr on n'est plus dans cette période ancienne, mais la charia est coranique, et l'islam doit supplanter toutes les autres religions (Coran 48,28; 3,19.85; et 2,286 récité dans les jardins du Vatican devant le Pape François et Shimon Pérès en juin 2014). D'ailleurs Boumédienne, Kadhafi, et Erdogan l'ont déclaré sans ambages.

Vous citez des propos de Tariq Ramadan, qui déclarait: «L'islam n'est pas une religion comme le judaïsme ou le christianisme. L'islam investit le champ social. Il ajoute à ce qui est proprement religieux les éléments du mode de vie, de la civilisation et de la culture. Ce caractère englobant est caractéristique de l'islam.» L'islam est-il compatible avec la laïcité?

Cette définition est celle de la charia, c'est-à-dire que l'islam, comme Dieu, doit être victorieux et gérer le monde dans toutes ses dimensions. L'islam est globalisant. Les musulmans de Chine ou du sud des Philippines veulent faire leur Etat islamique… Ce n'est pas une dérive, mais c'est la cohérence profonde du Coran. C'est incompatible avec la liberté religieuse réelle. On le voit bien avec les musulmans qui voudraient quitter l'islam pour une autre religion ou être sans religion: dans leur propre pays islamique, c'est redoutable. De même, trois versets du Coran (60,10; 2,221; 5,5) obligent l'homme non musulman à se convertir à l'islam pour épouser une femme musulmane, y compris en France, pour que ses enfants soient musulmans. Bien sûr tout le monde n'est pas forcément pratiquant, et donc c'est une question de négociation avec pressions, y compris en France où personne ne dit rien. On a peur. Or aujourd'hui, il faut dire clairement qu'on ne peut plus bâtir une société d'une seule religion, chrétienne, juive, islamique, bouddhiste… ou athée. Cette phase de l'histoire humaine est désormais dépassée par la liberté religieuse et les droits de l'Homme. La laïcité exige non pas l'interdiction mais la discrétion de toutes les religions dans l'espace public car les autres citoyens ont le droit d'avoir un autre chemin de vie. Ce n'est pas la tendance coranique où l'islam ne se considère pas comme les autres religions et doit dominer (2,193; 3,10.110.116; 9,29.33).

La couverture du numéro spécial de Charlie Hebdo commémorant les attentats du 7 janvier, tiré à un million d'exemplaires représente un Dieu en sandales, la tête ornée de l'œil de la Providence, et armé d'une kalachnikov. Il est désigné comme «l'assassin [qui] court toujours»… Que révèle cette une qui semble viser, par les symboles employés, davantage la religion chrétienne que l'islam?

Il y a là un tour de passe-passe inavoué. Ne pouvant plus braver la violence islamique, Charlie s'en prend à la référence chrétienne pour parler de Dieu en islam. Représenter Dieu serait, pour l'islam, un horrible blasphème qui enflammerait à nouveau le monde musulman. Ils ont donc choisi de montrer un Dieu chrétien complètement déformé (car en fait pour les chrétiens, le Père a envoyé le Fils en risquant historiquement le rejet et la mort blasphématoire en croix: le Dieu chrétien n'est pas assassin, bien au contraire). Mais il faudrait que les biblistes chrétiens et juifs montrent, plus qu'ils ne le font, que la violence de Dieu dans l'Ancien Testament n'est que celle des hommes mise sur le dos de Dieu pour exprimer, par anthropomorphismes et images, que Dieu est fort contre le mal. Les chrétiens savent que Dieu est amour (1Jn 4,8.16), qu'amour et tout amour. La manipulation est toujours facile, même au nom de la liberté.

Toutes les religions ont-elles le même rapport à la violence quand le sacré est profané?

Toutes les civilisations ont légitimé la violence, de manières diverses. Donc personne n'a à faire le malin sur ce sujet ni à donner de leçon. Il demeure cependant que les cohérences doctrinales des religions sont variées. Chacune voit ‘l'Ultime' (comme dans le bouddhisme sans Dieu), le divin, le sacré, Dieu, donnant sens à tout le reste: vision du monde, des autres et de soi-même, et le traitement de la violence en fait partie. C'est leur chemin de référence. Muhammad, objectivement fondateur historique de l'islam, a été chef religieux, politique et militaire: le prophète armé, reconnu comme le «beau modèle» par Dieu (33,21) ; et Dieu «prescrit» la violence dans le Coran (2,216.246) et y incite (8,17; 9,5.14.29.73.111.123; 33,61; 47,35; 48,29; 61,4; 66,9…), le Coran fait par Dieu et descendu du ciel par dictée céleste, étant considéré par les musulmans comme la référence achevée de la révélation; les biographies islamiques du fondateur de l'islam témoignent de son usage de la violence, y compris de la décapitation de plus de 700 juifs en mars 627 à Médine. Et nos amis de l'islam le justifient.

Le rapprochement entre la Turquie et la Russie se poursuit et tout semble le prouver. Dans un entretien à Sputnik, le ministre turc de l'Economie Nihat Zeybekci dresse le bilan de sa récente visite à Moscou et évoque le soutien moral apporté par Vladimir Poutine aux autorités turques suite à la tentative de coup d'Etat militaire.

La Russie et la Turquie envisagent de porter leurs relations au niveau d'avant novembre 2015 — date de l'incident avec un Su-24 russe qui a donné lieu à une crise longue de sept mois dans les relations entre les deux Etats — et de revenir au projet de gazoduc Turkish Stream, a déclaré à Sputnik le ministre turc de l'Economie Nihat Zeybekci.

"Les deux parties sont à 100% d'accord de revenir au niveau des relations enregistré avant le 24 novembre 2015. Certes, seul le temps montrera à quelle vitesse ceci peut être réalisé. J'espère que tous les problèmes seront définitivement réglés lors de la rencontre du 9 août", a déclaré M. Zeybekci qui vient de se rendre en Russie au sein d'une délégation gouvernementale.

Le 9 août est la date de la prochaine réunion entre les présidents des deux pays, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, la première depuis le rétablissement des relations bilatérales. Initialement, les deux hommes politiques devaient se rencontrer en septembre prochain, lors du sommet du G20. Or, le 20 juillet, 5 jours après le coup d'Etat avorté en Turquie, on a appris que Recep Tayyip Erdogan devait se rendre prochainement en Russie.

 

Revenant sur la tentative de putsch, M. Zeybekci a pointé que le président russe avait été l'un des premiers à prendre contact avec le dirigeant turc.

 

"Juste après la tentative de coup d'Etat, l'un des premiers leaders étrangers à appeler notre président a été monsieur Poutine. Compte tenu de l'atmosphère qui s'était créée, le coup de téléphone de M. Poutine nous a apporté un soutien moral important", a-t-il pointé.

Evoquant l'amélioration dans les relations bilatérales, le ministre a rappelé que le gouvernement russe avait déjà adopté des décisions positives dans le domaine du tourisme. En outre, la position sur les importations des fruits et légumes turcs est favorable, a-t-il expliqué rajoutant qu'il ne restait qu'à régler quelques questions techniques.

 

Et d'ajouter que la centrale nucléaire d'Akkuyu et le gazoduc Turkish Stream, projets suspendus après l'attaque contre le bombardier russe, sont de retour dans l'agenda bilatéral.

 

"La volonté politique de construire le gazoduc Turkish Stream est présente. Il reste quelques nuances techniques, que les ministres de l'Energie des deux pays doivent examiner dans les détails. Le projet sera réalisé, j'en suis sûr", a souligné l'homme politique.

"Comme aucuns autres pays, la Turquie et la Russie ont cette particularité de se compléter. Ce qui manque à la Turquie existe en Russie et vice versa. La Russie possède du gaz et la Turquie a la possibilité d'en acheminer vers l'Europe. Nous en profiterons sans faute et en ferons une force pour les deux pays et au niveau le plus élevé. Nous devons l'examiner d’un point de vue de partenaires. Je ne pense pas qu'avec une telle approche des problèmes persistent", a conclu le ministre.

source

Les coptes égyptiens visés par des attaques en Haute-Egypte

(RV) Entretien – Les attaques se multiplient contre la communauté copte en Egypte. Ces dernières semaines, des maisons de familles chrétiennes ont été prises pour cible, notamment dans plusieurs villages de la province de Minya, en Haute-Egypte.

Le patriarche copte-orthodoxe Tawadros II, le grand imam d’Al-Azhar, le Sheikh Al-Tayyeb et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi ont chacun à leur tour appelé au calme et à la raison, et averti du danger que représentaient les violences sectaires pour l’unité de la nation.

Les tensions confessionnelles ne sont pas chose nouvelle en Egypte ; mais leur aggravation serait cette fois due à un projet de loi sur la construction d’églises qui doit être présenté au Parlement. Cette nouvelle législation viendrait ainsi abroger celle actuellement en vigueur, datant de l’ère ottomane et très restrictive à l’égard des édifices chrétiens. Mgr William Kyrillos, évêque copte-catholique d’Assiout, revient avec Manuella Affejee sur la situation

(Source: http://fr.radiovaticana.va/news/2016/07/31/les_coptes_%C3%A9gyptiens_vis%C3%A9s_par_des_attaques_en_haute-egypte/1248396)

 

DJIHADQuelques jours après l’assassinat du père Hamel, le quinzième numéro de Dabiq est consacré à la haine de Daech envers les chrétiens. Les djihadistes appellent les «croisés» à se convertir à l’islam et visent le pape François qui «se cache derrière un voile trompeur de “bonne volonté”».

(…) «Entre la sortie de ce numéro et le prochain massacre qui sera exécuté par un des soldats cachés du Califat, les Croisés peuvent lire pourquoi les Musulmans les haïssent et les combattent et pourquoi les païens Chrétiens devraient briser leurs croix» écrivent les djihadistes. (…)

Dans sa rubrique «dans les mots de l’ennemi», l’État islamique vise spécifiquement le pape François montré en photo serrant la main à l’imam de la mosquée Al-AzharAhmed el-Tayeb, considéré comme un apostat par les djihadistes. Visiblement documentés, les auteurs citent le pape Benoît XVI dans son livre Foi, vérité, tolérance, où il expliquait que la démocratie «contredit l’essence de l’Islam, qui n’a tout simplement pas le principe de séparation entre sphère politique et sphère religieuse que le christianisme possède depuis le début». «Même si c’est un menteur, il a certainement dit la vérité sur ce sujet», commentent les djihadistes, «montrant par-là que beaucoup d’apostats de l’islam, comme les imams occidentaux ou les professeurs de prétendues universités islamiques, ont une bien moindre compréhension de l’islam que Benoît l’incroyant». (…)

«La religion de l’islam continuera à être diffusée par l’épée, n’en déplaise à Benoît», écrivent les djihadistes.

Les auteurs soulignent la différence entre un Benoît XVI qui, selon eux, «accentuait l’inimitié entre les chrétiens païens et les musulmans monothéistes» et François qui «se cache derrière un voile trompeur de “bonne volonté”». «Des papes, et spécialement le pape François, ont essayé de peindre le tableau d’une amitié chaleureuse, cherchant à détourner les masses musulmanes du devoir du djihad», écrivent-ils, reprochant notamment à ce dernier d’avoir pris la défense des homosexuels après la tuerie d’Orlando. (…)

La deuxième raison est la laïcité et les «valeurs libérales», la troisième raison, l’athéisme des sociétés occidentales. Les «crimes contre l’islam» (blasphème et moqueries), les crimes contre les musulmans (bombardements et drones) et «l’invasion des terres» musulmanes sont aussi invoquées. (…)

Le Figaro
http://www.fdesouche.com/752679-le-christianisme-premiere-cible-des-djihadistes-en-occident

 
 

 

[...] un projet de l’Union européenne suscite des interrogations. Dans le cadre d’une réforme du système de Dublin, la notion de membres d’une famille serait élargie. [...]

[...] la règle est qu’un seul membre de l’Union européenne peut être compétent pour ce qu’on appelle une famille de base. Mais, à l’heure actuelle, seuls en font partie les époux ainsi que les enfants mineurs, et cela uniquement dans le cas où la famille existait déjà dans le pays d’origine.

C’est sur ce point que l’Union européenne considère que des modifications sont nécessaires : La notion de membres d’une famille s’appliquerait aux frères et sœurs ainsi qu’aux familles qui se sont constituées dans les pays de transit.[...]

[...] Schuster [chef des chrétiens-démocrates au sein de la commission des Affaires intérieures du Bundestag] considère que « le simple fait de réfléchir à faciliter le regroupement familial et de l’élargir aux familles étendues est inopportun ». Les éventuelles conséquences ne sont d’après lui « pas encore prévisibles – en tout cas cela pourrait provoquer un nouvel appel d’air« .

(Traduction Fdesouche)

Source

 

 

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

 

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

 

 

 

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)
 
AUX MARTYRS IGNORES
 
Les 18-19 juillet, dans la nuit :
220 morts civils dans un bombadement effectué pat l'aviation française
selon le gouvernement de Damas.
 
Pour eux pas de fleurs, pas de prières, pas de bougies ?
Même pas une pensée ? Silence des médias !
 

Introduction à la Prière de Jésus (princesse Ileana de Roumanie / abbatissa Alexandra)

 

Mère Alexandra, abbesse / abbatissa / higoumena
Ileana, Princesse de Roumanie, 1909-1991

La princesse Ileana était la fille du roi Ferdinand et de la reine Marie de Roumanie. Après s'être mariée et avoir élevé 6 enfants, elle est rentrée comme novice au monastère du Voile à Bussy-en-Otte, France, en 1961. Elle y fit profession monastique en 1967, et plus tard dans l'année, elle fonda le monastère de la Transfiguration à Ellwood City, Pennsylvanie, le premier monastère anglophone pour femmes aux États-Unis d'Amérique. Elle s'endormit dans le Seigneur le 21 janvier 1991, et est enterrée dans le monastère qu'elle a fondé.
 

http://www.deathtotheworld.com/writings/writings/princessileana/introtojesusprayer.html


INTRODUCTION À LA "PRIÈRE DE JÉSUS"
par son altesse royale la princesse Ileana de Roumanie


Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur.

J'ai souvent lu la Prière de Jésus dans des livres de prière, et l'ai entendue à l'église, mais mon attention n'a été attirée sur elle qu'il y a quelques années, en Roumanie, dans un petit monastère à Sâmbata, blotti au pied des Carpathes, au coeur d'une profonde forêt, avec sa petite église blanche qui se reflète dans une étendue d'eau montagneuse claire comme le cristal. J'y avais rencontré un moine qui pratiquait "la prière du coeur." Une paix profonde et un grand silence régnaient à l'époque à Sâmbata. C'était un lieu de repos et de force – je prie Dieu qu'il en soit toujours ainsi.



J'ai parcouru bien du chemin depuis que j'ai été à Sâmbata, et depuis lors la Prière de Jésus repose en mon coeur comme un précieux don. Elle y était restée inactive jusqu'il y a quelques années, jusqu'à ce que je lise le "Récit du Pèlerin Russe." Depuis lors, j'ai cherché à la pratique continuellement. Parfois je la manque; néanmoins, la prière a ouvert en mon coeur et en mon âme d'incroyables panoramas.

La Prière de Jésus, ou Prière du Coeur, se centre sur le Saint Nom. On peut la dire en entier, "Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur." On peut changer en "de nous, pécheurs," ou nommer quelqu'un, ou elle peut être abrégée. Sa puissance se trouve dans le Nom de Jésus. Ainsi, "Jésus" pourrait, seul, suffire à combler celui qui prie.

Cette prière remonte au Nouveau Testament, et a une longue tradition d'utilisation. La méthode de contemplation basée sur le Saint Nom est attribuée à saint Syméon, appelé "le Nouveau Théologien" (949-1022). A l'âge de 14 ans, saint Syméon a eu la vision d'une lumière céleste, qui lui a donné la sensation d'être séparé de son corps. Surpris, et rempli d'une joie inexprimable, senti une humilité consummante s'emparer de lui, et il s'écria, empruntant la prière du Publicain (Lc 18,13) "Seigneur Jésus, aie pitié de moi." Bien après que la vision eu disparue, cette grande joie revint à saint Syméon à chaque fois qu'il répéta la prière, et il enseigna à ses disciples de prier de la même manière. La prière évolua vers sa forme plus complète : "Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur." C'est sous cette forme qu'il nous est arrivé à travers des générations et générations de pieux moines et laïcs.

L'invocation du Saint Nom n'est pas une exclusivité de l'Église Orthodoxe, mais est aussi utilisée par des catholiques-romains, des anglicans, et des protestants, quoiqu'à un moindre degré. Sur le Mont Sinaï et sur le Mont Athos, les moines ont tout un schéma de contemplation basé sur cette simple prière, pratiquée dans un complet silence. Ces moines sont appelés les hésychastes.

Saint Grégoire Palamas (1296-1359), le dernier parmi les grands Pères de l'Église, est devenu le grand promoteur des hésychastes. Il gagna, après une longue et difficile bataille, une place incontestable pour la Prière de Jésus et l'hésychasme dans l'Église. Au 18ème siècle, lorsque tsarisme frappa durement le monachisme en Russie, et que les Turcs écrasèrent l'Orthodoxie en Grèce, le monastère de Neamtzu en Moldavie (Roumanie) devint un des grands centres de la Prière de Jésus.

Cette Prière est tenue pour être magnifiquement spirituelle car elle se concentre pleinement sur Jésus: toutes les pensées, les efforts, les espoirs, la foi et l'amour sont répandus en dévotion à Dieu le Fils. Cela accompli 2 directions basiques du Nouveau Testament. Dans l'une, Jésus dit : "Je vous le dit, tout ce que vous demanderez au Père en Mon Nom, Il vous le donnera. Jusqu'à présent, vous n'avez rien demandé en Mon Nom : demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit complète" (Jn 16,23-24). Dans l'autre, nous avons l'invitation de saint Paul à prier sans cesse (1 Thess. 5,17). De plus, elle suit les instructions du comment prier données par Jésus (qu'Il donna à Ses disciples lorsqu'Il leur apprit le Notre Père) : "quand tu prie, retire-toi dans ta chambre la plus haute, ferme ta porte, et prie ton Père qui est dans le secret, et ton Père qui te voit dans le secret te récompensera grandement" (Mt 6,6).
Et Jésus a enseigné que toute inspiration, bonne ou mauvaise, provient du coeur de l'homme : "L’homme bon, du bon trésor de son coeur, tire ce qui est bon, et celui qui est mauvais, de son mauvais fond, tire ce qui est mauvais; car c’est du trop-plein du coeur que parle sa bouche" (Lc 6,45).

Sur ces préceptes-là, ainsi que beaucoup d'autres du Nouveau comme de l'Ancien Testament, les saints Pères, déjà bien avant saint Syméon, se sont basés pour une prière fervente et simple. Ils ont développé une méthode de contemplation dans laquelle la prière incessante devient aussi naturelle que la respiration, suivant la cadence du rythme cardiaque.

Toutes les voies qui mènent à Dieu sont parsemées d'embûches, car l'ennemi, satan, essaie toujours de nous faire chuter. Il attaque naturellement le plus fort lorsque nous sommes bien en chemin vers notre Salut, car c'est bien ce qu'il s'efforce le plus d'empêcher. Dans la prière mystique, les tentations que nous rencontrons dépassent toutes les autres en termes de danger. Car nos pensées se situent à un niveau plus élevé, d'où les illusions deviennent plus subtiles. Quelqu'un a dit que "la mystique a commencé dans le brouillard et s'est achevée dans le schisme." Cette remarque cynique, qui vient d'un incroyant, comporte cependant une part de vérité. La mystique n'est de valeur réelle que lorsqu'elle est pratiquée avec une absolue sobriété.

A une certaine époque, une controverse a éclaté à propos de certains hésychastes, qui avaient chuté et pratiquaient des actes de piété et de jeûne excessifs, car ils avaient perdu le sens de la modération, à propos duquel l'Église accorde une si grande importance. Nous ne devons pas nous arrêter aux mauvais usages de la Prière de Jésus, sinon pour réaliser que toutes les exagérations sont nuisibles, et que nous devrions toujours pratiquer avec retenue. "La pratique de la Prière de Jésus est la forme traditionnelle pour accomplir l'injonction de l'Apôtre Paul à 'prier sans cesse': elle n'a rien à voir avec le mysticisme qui est l'héritage d'un passé païen."

L'Église Orthodoxe est empreinte d'une profonde vie mystique, qu'elle garde et renforce de la solidité de ses règles traditionnelles. C'est pourquoi ses mystiques s'égarent rarement. "La 'vie ascétique' est une vie dans laquelle prévalent les vertus 'acquises', c-à-d les vertus résultant d'un effort personnel, uniquement accompagné de la grâce générale que Dieu accorde à toute bonne volonté. La "vie mystique" est une vie dans laquelle les dons de l'Esprit Saint prédominent sur les efforts humains, et dans laquelle les vertus "infuses" prédominent sur les vertus "acquises." L'âme est devenue plus passive qu'active. Prenons une comparaison classique. Entre la vie ascétique, c-à-d la vie dans laquelle l'action humaine prédomine, et la vie mystique, c-à-d la vie dans laquelle l'action de Dieu prédomine, il y a la même différence qu'entre un bateau à rames et un bateau à voiles. La rame est l'effort ascétique, la voile est la passivité mystique qui est déployée pour attraper le vent divin. La Prière de Jésus est le coeur de la prière mystique, et elle peut être utilisée par tout un chacun, à n'importe quel moment. Il n'y a rien de mystérieux en elle – ne confondons pas mystérieux et mystique. Nous commençons en suivant les préceptes et exemples fréquemment donnés par notre Seigneur. Tout d'abord, un endroit calme - "Venez vous-mêmes à l’écart, dans un lieu désert, et reposez-vous un peu" (Mc 6,31); "mettant votre honneur à vivre calmes" (1 Thess 4,11). Puis priez en secret – seul et en silence.

Je pense qu'il serait utile que j'explique "prier en secret, seul et en silence."
"Secret" doit être comprit comme il est utilisé dans la Bible : par exemple, Jésus nous dit de donner la charité secrètement – que la main gauche ignore ce que donne la droite. Nous ne devrions pas faire étalage de nos dévotions, ni nous en vanter.
"Seul" signifie de nous séparer de notre environnement immédiat et des influences qui perturbent. Cependant, nous ne sommes en réalité jamais aussi bien entourés que lorsque nous prions ".. enveloppés que nous sommes d’une si grande nuée de témoins.." (Héb. 12,1). Les témoins sont tous ceux qui prient: les Anges, Archanges, saints et pécheurs, les vivants et les morts. C'est dans la prière, en particulier la Prière de Jésus, que nous devenons particulièrement conscients d'appartenir au Corps vivant du Christ.
"En silence", cela veut dire que nous n'exprimons pas notre prière de manière audible. Nous ne méditons pas non plus sur les paroles, nous les utilisons simplement pour aller au delà d'elles, vers l'essence en elle-même.

Ce n'est pas facile, avec nos vies surchargées, et pourtant on peut y parvenir – chacun d'entre nous peut arriver à trouver quelques minutes pendant lesquelles utiliser une prière qui n'est composée que de quelques paroles, ou même d'un seul mot. Cette prière devrait être répétée paisiblement, sans se hâter, consciemment. Chaque pensée devrait être concentrée sur Jésus, oubliant tout le reste, tant les joies que les peines. Toute pensée qui égare, même bonne ou pieuse, peut devenir un obstacle.

Quand vous embrassez quelqu'un qui vous est cher, vous ne vous arrêtez pas pour méditer sur le comment et le pourquoi vous aimez – non, vous aimez du fond du coeur, tout simplement. Il en est de même lorsque nous embrassons spirituellement le Christ Jésus dans notre coeur. Si nous nous attardons à examiner la profondeur et la qualité de notre amour, cela veut dire que nous nous préoccupons de nos propres réactions, plutôt que de nous donner sans réserve à Jésus – sans rien retenir. Pensez à la prière comme à la respiration, inspirer, expirer; calmez l'esprit et le corps, utilisant le battement du coeur comme rythme. Ne cherchez pas des paroles, mais répétez la Prière, ou rien que le Nom de Jésus, avec amour et adoration. C'EST TOUT! Étrange – tout et bien plus se trouve dans ce tout petit peu!

Il est bon d'avoir des heures régulières pour la prière, et de se retirer à chaque fois que possible dans la même pièce ou au même endroit, si possible devant une Icône. L'Icône est chargée de la présence objective de Celui qui y est dépeint, et dès lors nous assiste grandement dans notre invocation. Les moines et moniales Orthodoxes trouvent qu'utiliser un chapelet (tchotki / komboschini) peut aider à garder l'attention fixée. Ou vous pouvez trouver plus approprié de fermer calmement vos yeux – vous concentrant vers l'intérieur.

La Prière de Jésus peut être utilisée pour le culte comme pour la prière de demande; pour l'intercession, l'invocation, l'adoration, et l'action de grâce. C'est un moyen par lequel nous déposons tout ce qui est en nous, à la fois pour Dieu et l'homme, aux pieds de Jésus. C'est un moyen de communion avec Dieu et avec tous ceux qui prient. Le fait que nous puissions entraîner notre coeur à prier même lorsque nous dormons, nous garde de manière ininterrompue dans la communauté de prière. Ce n'est pas une affirmation en l'air; nombreux ont expérimenté ce fait vivifiant. Bien entendu, nous ne saurons pas atteindre cette continuité de prière dès le départ, mais c'est accessible; car pour tout ce qui vaut la peine d'être entrepris, nous devons "… courir avec constance l'épreuve qui nous est proposée" (Héb. 12,1).

J'ai reçu une preuve éclatante de la communion ininterrompue avec tous ceux qui prie lorsque récemment j'ai subi une intervention chirurgicale. Je suis restée longtemps sous anesthésie. "Jésus" avait été ma dernière pensée consciente, et le premier mot que j'ai prononcé lorsque je me suis réveillée. C'était merveilleux, indescriptible, de bien que je ne savais pas ce qui se passais à propos de mon corps, je n'ai jamais perdu conscience qu'on priait pour moi et que je priais pour moi-même. Après une telle expérience, plus personne ne s'étonnerait qu'il y ait de grandes âmes qui consacrent leur vie exclusivement à la prière.

La prière a toujours été de très grande importance pour moi, et l'habitude que j'ai acquise pendant mon enfance de prier matin et soir ne m'a jamais quittée; mais dans la pratique de la Prière de Jésus, je ne suis qu'une débutante. J'aimerais cependant, comme pour susciter l'intérêt pour cette prière, parce que si je n'ai fait que toucher la frange du vêtement céleste, je l'ai touchée. Et la joie est si grande que j'aimerais la partager avec autrui. Ce n'est pas vraiment la manière de prier habituelle; vous pourriez ne pas y retrouver la joie que moi j'y trouve, car votre chemin pourrait être bien différent – et pourtant aussi gratifiant.

Dans la crainte et dans la joie, dans la solitude et en compagnie, elle est toujours avec moi. Pas seulement dans le silence des dévotions quotidiennes, mais en tout temps et en tout lieu. Elle transforme pour moi les visages tristes en sourires; elle magnifie, comme si on avait enlevé un film protecteur d'une vieille photo et que la couleur apparaissait alors claire et nette, comme la nature un chaud jour de printemps après une petite averse. Même le désespoir s'en retrouve atténué, et la repentance est parvenue à son but.

Lorsque je me lève au matin, elle m'introduit dans la joie au jour nouveau. Lorsque je voyage par air, terre ou mer, elle chante en moi. Lorsque je suis sur une estrade à faire face à mes auditeurs, elle est un encouragement rythmé. Lorsque je rassemble mes enfants autour de moi, elle murmure une bénédiction. Et à la fin d'une journée bien chargée, lorsque je me couche pour me reposer, je donne mon coeur à Jésus : "(Seigneur), entre Tes mains je remet mon esprit." Je dors – mais tout en battant, mon coeur prie : "JÉSUS."


 

Princesse Ileana de Roumanie - née à Bucarest 23/12/1908 - + Ellwood City (USA) 21/1/1991



ses écrits (traduction anglaise)
http://www.tkinter.smig.net/PrincessIleana/index.htm


livre :


http://www.conciliarpress.com/royal-monastic-princess-ileana-of-romania.html




Le tsarévitch & futur martyr saint Alexei Romanov, avec Nicolas et Ileana de Roumanie, vers 1915



Princesse Ileana à Balcic




Princesse Ileana, à l'hôpital du "Coeur de la Reine"


photos extraites de cette très riche photothèque :
http://www.tkinter.smig.net/PrincessIleana/Gallery/index.htm

 

NOUVELLE PARUTION:

 

La vie de notre Seigneur Jésus-Christ,

par Marina Paliaki, collection « Apprendre par l’icône »,

éditions Apostolia, Paris, 2016,

26 pages illustrées.
http://orthodoxie.com/recension-marina-paliaki-la-vie-de-notre-seigneur-jesus-christ/

 

 

« Sur les monts du Caucase, Dialogue de deux solitaires sur la prière de Jésus » 

 Hiéromoine Hilarion (Domratchev) 

25,00€ TTC

Description
On sait peu de choses de la vie du moine mégaloschème Hilarion [Domratchev] : il naquit vers 1845 dans la région de Viatka, fut enseignant après avoir terminé quatre classes de séminaire ; il partit pour l’Athos où il vécut plus de vingt ans au monastère russe Saint-Pantéléimon. Dans les années 1880, il s’en fut au Caucase, où on le rattacha au monastère Saint-Simon-le-Cananéen du Nouvel Athos.
Dans ce livre, il narre sa rencontre avec un ermite du Caucase, qui lui enseigna la Prière de Jésus.

L’ouvrage est un classique de la littérature orthodoxe, qui suscita de nombreuses vocations.
» Ce livre, écrit avec l’aide de Dieu, n’a qu’un but : expliquer aussi complètement que possible en quoi consiste la Prière de Jésus, elle qui, suivant l’enseignement unanime des saints Pères, est la racine et le fondement en même temps que le sommet et la perfection de la vie spirituelle. Toute l’insistance de nos paroles ne vise qu’à cela. Nous mettons toujours cette Prière au-dessus de toutes les autres vertus, dont aucune ne l’égale lorsque la Prière atteint les degrés les plus élevés. »
Cet ouvrage dresse le portrait d’une nature exubérante, de moines retirés du monde par amour de la solitude en Dieu.

couverture def

 

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Programme des prochaines semaines au Monastère

 

Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de

 

Miséricorde:

 

Program in the coming weeks

 

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

 

Au Monastère Syriaque de

 

CHANDAI-BREVILLY (61) :

 

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30.

Petits Pèlerinages sur Semaine tous les :

 

*22 et

 

*29 du mois)

 

 

 

*Dimanche 7 Aout:

 

 

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

 

 'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

Mère de Miséricorde, priez pour nous, secourez-nous!

 

et aux Saints du Kerala

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St Abraham Koorilose Bava, priez pour nous !

 

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St Grégorios de Parumala, priez pour nous !


 

10h30, Messe suivie de la BENEDICTION DES VOITURES et du repas fraternel,

possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

 

 

Ramassage des fidèles sur

 

*Paris: le Samedi 6 Aoüt à 15 h 

 

au lieu de R.D.V habituel.

 

  

* Sunday, Auguste 7:
  monthly pilgrimage to N-D Mercy and Saints Kerala.
10:30 am Mass followed by a fraternal meal and reception of the faithful.

 

 

 

WEEKEND DE L'ASSOMPTION:

 

*Dimanche 14 à Jauldes (Charente)

 

 

-10h30, Messe du jour et prières mariales de vigile

 

 

de la "Dormition Assomption" de la Très Sainte

 

 

Vierge Marie)

 

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*Lundi 15 AOUT au Monastère

 

 Pèlerinage de l' Assomption (Dormition de la Très Ste

 

Vierge Marie)

 

10h30, Messe suivie de la PROCESSION MARIALE et des

 

prières au monument du "SAYFO" et des autres reposoirs.

 

Repas fraternel,

 

 

Possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

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*Dimanche 28 AOUT,

 

 Pèlerinage de Préparation à la Rentrée scolaire

 

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-9h Baptêmes d’Axel et Cyprien

 

 

-10h30, Messe suivie des prières et bénédictions des

 

enfants, écolier, étudiants, parents et. Repas fraternel,

 

Possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

(Ramassage des fidèles de région parisienne chaque samedi précédent le 1er dimanche du mois à 15h )

 

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


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Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale. 

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires. 

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F " 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

Évangile de Jésus Christ seln saint Matthieu 14,22-36.

Jésus avait nourri la foule dans le désert. Aussitôt il obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules.
Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. 
La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. 
Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer
En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier. 
Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! » 
Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » 
Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. 
Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » 
Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » 
Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. 
Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » 
Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth. 
Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. 
Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui le faisaient furent sauvés. 
 





Par St Isaac le Syrien

(7e siècle), moine près de Mossoul 
Discours ascétiques, 1ère série, n° 62 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 331 rév) 

 

Marcher sur les eaux, traverser le feu

 

Le savoir intellectuel ne nous libère pas de la peur. Mais celui qui marche selon la foi est totalement libre ; en vrai enfant de Dieu, il peut user librement de chaque chose.

Ceux qui sont épris d'amour pour cette foi usent comme Dieu lui-même de tous les éléments de la création, car la foi a le pouvoir de faire une créature nouvelle à la ressemblance de Dieu... 

La connaissance intellectuelle ne peut rien faire sans une base matérielle ; elle n'a pas l'audace d'accomplir ce qui n'a pas été donné à la nature.

Le corps ne peut pas marcher sur la surface des eaux ; ceux qui s'approchent du feu se brûlent.

Dès lors la simple connaissance se tient sur ses gardes ; elle ne se laisse jamais aller au-delà des limites naturelles.

Mais la foi a le pouvoir d'aller plus loin et dit :

« Si tu passes à travers le feu, il ne te brûlera pas.

Et les fleuves ne t'engloutiront pas » (Is 43,2).

Souvent la foi accomplit de telles choses aux yeux de toute la création. S'il avait été donné à l'intellect d'essayer de faire les mêmes choses, il n'aurait jamais osé. 

Par la foi beaucoup sont entrés dans les flammes..., ils ont traversé le feu sains et saufs, et ils ont marché sur la mer comme sur la terre ferme.

Toutes ces choses étaient plus hautes que la nature et contraires aux modes de la simple connaissance intellectuelle.

Elles ont montré combien celle-ci était vaine en toutes ses voies et toutes ses lois. V

ois-tu comme l'intellect observe les conditions de la nature ?

Et vois-tu comme la foi va son chemin en marchant plus haut que la nature ?

 

 

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