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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 05:45

When there is confusion in the soul, of whatever kind, do not at such a time trust its judgment; for what the soul tells you then will not be the truth.
(St Theophan the Recluse, The Art of Prayer)

Livre d'Isaïe 66,12-14.

Ainsi parle le Seigneur : je ferai couler vers elle la paix comme un fleuve, et la gloire des nations comme un torrent qui déborde, et vous serez allaités, portés sur les bras, et caressés sur les genoux. 
Comme un homme que sa mère console, ainsi je vous consolerai, et vous serez consolés dans Jérusalem. 
Vous le verrez, et votre cœur sera dans la joie, et vos os reprendront vigueur comme l'herbe. Et la main de Yahweh se fera connaître à ses serviteurs ; et son indignation à ses ennemis. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,1-4.

En ce temps-là, les disciples s'approchèrent de Jésus, et lui dirent : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? 
Alors ayant fait venir un enfant, il le plaça au milieu d'eux 
et dit : Je vous le dis, en vérité, si vous ne changez et ne devenez comme les enfants, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux. 
Celui donc qui se fera humble comme ce petit enfant est le plus grand dans le royaume des cieux. 
 


(Un des nouveaux prêtres: Abouna Pierre-Marie célébrant hier sa 1ère Messe dominicale à Yaoundé)

Par St Aphraate

(?-v. 345), moine et évêque près de Mossoul 
Les Exposés, n° 6 (trad. SC 349, p. 388) 

 

Suivre le dernier de tous et le serviteur de tous

 

 

Mon ami, prenons la ressemblance de celui qui nous donne la vie.

Alors qu'il était riche, il s'est appauvri lui-même.

Alors qu'il était haut-placé, il a abaissé sa grandeur.

Alors qu'il habitait les hauteurs, il n'a pas eu de lieu où s'appuyer la tête.

Alors qu'il doit venir sur les nuées, il est monté sur un ânon pour entrer à Jérusalem.

Alors qu'il est Dieu et fils de Dieu, il a porté la ressemblance de serviteur. 

Lui qui est le repos de toutes les peines, il a été fatigué de la peine du chemin.

Lui qui est la source qui étanche la soif, il a eu soif et il a demandé de l'eau à boire.

Lui qui est la satiété qui rassasie notre faim, il a eu faim quand il jeûnait au désert pour être tenté.

Lui qui est le veilleur qui ne dort pas, il s'est endormi et s'est couché dans la barque au milieu de la mer.

Lui qui est servi dans la tente de son Père, il s'est laissé servir des mains des hommes.

Lui qui est le médecin de tous les hommes malades, ses mains ont été percées par des clous.

Lui dont la bouche énonçait de bonnes choses, on lui a donné du fiel à boire.

Lui qui n'avait fait de mal ni nui à personne, il a été frappé de coups et il a supporté l'outrage.

Lui qui fait vivre tous les morts, il s'est livré lui-même à la mort de la croix. 

Notre Vivificateur lui-même a fait preuve de tout cet abaissement ; abaissons-nous nous-mêmes, mes amis. 

(références bibliques : 2Co 8,9 ; Ph 2,6-8 ; Mt 8,20 ; Dn 7,13 ; Mt 26,64 ; Jn 12,14-15 ; Ph 2,7 ; Jn 4,6 ; Jn 6,7 ; Mt 4,2 ; Ps 121,4 ; Mt 8,24 ; Ps 49,4 ; Ps 69,22 ; Mt 27,34)

 

 

PRIONS NOS ANGES GARDIENS !

 

Thérèse de l'Enfant-Jésus,

 leur dédia l'une de ses poésies.

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« Glorieux Gardien de mon âme,
Toi qui brilles dans le beau Ciel
Comme une douce et pure flamme
Près du trône de l’Éternel
Tu descends pour moi sur la terre
Et m'éclairant de ta splendeur
Bel Ange, tu deviens mon Frère,
Mon Ami, mon Consolateur !...

Connaissant ma grande faiblesse
Tu me diriges par la main
Et je te vois avec tendresse
Ôter la pierre du chemin
Toujours ta douce voix m'invite
A ne regarder que les Cieux
Plus tu me vois humble et petite
Et plus ton front est radieux.

Ô toi ! qui traverses l'espace
Plus promptement que les éclairs
Je t'en supplie, vole à ma place
Auprès de ceux qui me sont chers
De ton aile sèche leurs larmes
Chante combien Jésus est bon.
Chante que souffrir a des charmes
Et tout bas, murmure mon nom...

Je veux pendant ma courte vie
Sauver mes frères les pécheurs
Ô Bel Ange de la Patrie
Donne-moi tes saintes ardeurs
Je n'ai rien que mes sacrifices
Et mon austère pauvreté
Avec tes célestes délices
Offre-les à la Trinité.

A toi, le Royaume et la Gloire,
Les Richesses du Roi des rois.
A moi l'humble Hostie du ciboire,
A moi le trésor de la Croix.
Avec la Croix, avec l'Hostie
Avec ton céleste secours
J'attends en paix de l'autre vie
Les joies qui dureront toujours. »

Ste Thérèse de l'Enfant-JésusPoésie PN 46,
in "Œuvres complètes", Éditions du Cerf et Desclée de Brouwer, 1996.

 

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Cher ami.Aloho m'barekh

Encore une fois, merci pour les prières de chacun d'entre vous lorsque j'éffectuais ma visite pastorale au Cameroun. merci pour votre soutien fraternel .

En ce qui me concerne, tout s'est bien passé passé . Malheureusement, en pleine saison des pluies, je n'ai pas réussi à visiter chaque paroisse, certaines étant inaccessibles en raison des intempéries.

Je le ferai ulérieurement.

Les ordinations se sont bien passées, vous trouverez quelques témoignages photographiques sur Facebook ou le blog.

L'Icône de Mor Gregorios que l'OCP m'a offerte nous a suivie dans les visites aux paroisses et "points de mission".

A partir de mon exposé sur la vie du Saint et les circonstances de l'offrande de cette Image Sainte, les fidèles manifestèrent un grand engouement à la vénérer.

Nous sommes rentrés, Père Isaac et moi, ce mercredi matin.

Depuis mon retour, je tiens une grosse fièvre et, pourtant j'ai du assumer mercredi le Pèlerinage au Monastère, en l"honneur de St Michel avec réception des fidèles jusqu'à 19h le soir. Mais c'est la vie ! Il faut avancer...

Jeudi , j'accompagnais ceux qui étaient là pour une retraite spirituelle jusqu'à ce dimanche à Lisieux et Dozulé, samedi je ramassais ceux des fidèles de région parisienne qui souhaitaient rejoindre le Monastère ce dimanche pour le Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde et aux Saints du Kerala.

Ça y est, j'ai donc rejoins le tourbillon du train train des activités locales. Merci Seigneur de me soutenir !

Je suis au Monastère jusqu'à mardi soir ensuite, je pars faire le Catéchisme et célébrer le St Qurbana pour une poignée de fidèles à Fougères en Bretagne, assurer jeudi 6 Octobre une permannce pastorale et la Messe à Nantes, visiter les malades entre Nantes et la Charente et, dimanche desservir notre paroisse de Jauldes (Près de la Ville d'Angoulême dans le département de la Charente).

Je rentrerai ensuite au Monastère pour y collaborrer aux travaux qui s'imposent à l'approche de l'hivers et repartirai ensuite pour desservir le 22 la Paroisse de La Chapelle Faucher (Près de la Ville de Périgueux dans le département de Dordogne) , de nouveau la Paroisse de Jauldes le dimanche 23 et le "relais paroissial de LOURDES (Département des Pyrénées) le dimanche 30.

Vous ne quitterez pas mes prières pendant tout ce périple.

Je recommande à vos prières notre vieux Père Albert (Dayroyo Albert) qui est actuellement hospitalisé.

Votre fidèlement, fraternellement et respectueusement en Notre-Seigneur.Union de prières.

+Mor Philipose-Mariam

 

Convocations :

Dimanche 6 Novembre :

« Réunion de travail » et

Assemblée Générale Extraordinaire

de l’Association de la Métropolie (Archidiocèse) de l’Eglise Syro-Orthodoxe Francophone Mar Thomas.

 

Chers amis.

Initialement, le 1er dimanche d’Octobre, dès mon retour du Cameroun devait réunir les bureaux (Conseils d’Administration) des deux associations cultuelle (De la Métropolie) et caritative pour, autour du repas fraternel partagé après la Ste Messe, une « Réunion de Travail » afin de collecter toutes les informations que Père Isaac et moi-même rapportions de cette visite pastorale et en tirer les conséquences.

Malheureusement, il semble que les convocations à la CARITAS ESOF n’aient pas été envoyées.

Trop peu des membres des Conseils d’Administrations étaient présents.

Face à un tel désengagement, je renonçais à faire quelque rapport que ce soit, attendant des jours meilleurs.

Veuillez noter que nous aurons une « réunion de travail », autour du repas fraternel, comme de coutume, le dimanche 6 Novembre 2016 pour chacune des deux Associations.

Pour l’Association de la Métropolie (Archidiocèse) de l’Eglise Syro-Orthodoxe Francophone Mar Thoma, elle sera doublée d’une Assemblée Générale Extraordinaire dont l’unique objet sera d’entériner un Legs fait à l’Archidiocèse.

Je compte sur vous !

Ces réunions prépareront également la bonne réception d’un bon ami , frère évêque et métropolite de l’Eglise-mère qui nous fait l’honneur de visiter notre Eglise locale Syro-Orthodoxe en fin Novembre début Décembre.

Dans l’amour du Christ Notre-Seigneur, votre fidèlement et respectueusement. Aloho m’barekh (Dieu vous bénisse) !

+Mor Philipose-Mariam , Chandai ce 3.X.16

 

P.S : Si vous étiez dans l’impossibilité de vous rendre à cette réunion, veuillez envoyer votre procuration au Monastère. Merci.

 

 

See original image

 

 

Du côté de nos frères aînés, les Saints:

 

 

Saint Gérard de Brogne
Fondateur de l'Abbaye de Brogne 
(† 959)

Saint Gérard est le fondateur de l’abbaye de Brogne en Belgique, il est mort en 959.

Né vers 890 entre Sambre et Meuse, fils d’une grande famille noble il exerçait le métier des armes. Au cours d'une partie de chasse dans la forêt de Marlane, Gérard vint se recueillir dans un vieil oratoire et Saint-Pierre lui apparut et lui demanda d'édifier un sanctuaire en l'honneur de Dieu et d'y placer les reliques de Saint-Eugène.

Il devint moine bénédictin à l’abbaye de St Denis qui possédait ces reliques, il les obtint et fonda une abbaye à Brogne dédié aux Saints-Pierre-et-Eugène.

 L'actuelle abbaye de Brogne
GERARD 3 OCTOBRE

Il en devint l’abbé et en 930, à la demande du comte de Flandres et du duc de Lotharingie, Gérard introduisit la réforme monastique, afin d’y rétablir la règle bénédictine, dans plusieurs abbayes dont celle du Mont St Michel, St Bavon à Gand et St Rémy à Reims. Il mourut à Brogne le 3 octobre 959

 

Hieromartyr Dionysius the Areopagite (96)

 

He is mentioned in Acts 17:19-34. He was a learned Athenian, a member of the Athenian court on Mars Hill (Areos Pagos in Greek, from which the title 'Areopagite' comes). At the time of Christ's crucifixion, he was studying in Egypt and saw the sky darkened there for three hours when Christ breathed His last. He later married and had several children.

 

 When St Paul preached in Athens, Dionysius was among the first to believe, and became either the first (according to some)Bishop of Athens, or the second, succeeding St Hierotheos (commemorated tomorrow, October 4). With St Hierotheos he was present at the Dormitionof the Mother of God. He received a martyr's end in his old age, possibly in Athens. He is the author of several famous works of mystical theology, including On the Divine Names

 

 

 

 

 

LA COMPASSION DE MARIE POUR TOUS:

Starets Silouane écrit au sujet de l'amour de la mère de Dieu, un amour qui embrasse le monde entier[1] :

 

Bien  que la vie de la mère de Dieu soit comme voilée par un silence sacré, le Seigneur de notre Eglise orthodoxe nous a cependant donné de savoir que son amour embrasse le monde entier, que, dans l'Esprit Saint, elle voit tous les peuples de la terre et que, tout comme son Fils, elle a de la compassion pour tous les hommes.

 

Oh ! Si nous pouvions savoir comme la Toute Sainte aime ceux qui gardent les commandements du Christ, et comme elle a compassion et souffre pour ceux qui ne se corrigent pas ! J'en ai fait l'expérience moi-même. Je ne mens pas, je parle devant la Face du Dieu que mon âme connaît : en esprit, je connais la Vierge Toute-pure. Je ne l'ai pas vue, mais le Saint Esprit m'a donné de la connaître ainsi que son amour pour nous.

Sans sa miséricorde, il y a longtemps que j'aurai péri ; amis elle voulut me visiter et m'exhorter à ne plus pécher. Elle me dit : « Je n'aime pas voir ce que tu fais. » Ses paroles étaient calmes et douces, mais elles agirent avec force sur mon âme. Plus de quarante ans ont passé depuis, mais mon âme ne peut oublier ces paroles remplies de douceur. Je ne sais pas ce que je donnerai en retour pour son amour envers moi et comment je pourrai remercier la Mère du Seigneur.

 

Elle est, en vérité, notre protectrice auprès de Dieu, et son nom suffit pour réjouir l'âme. Mais tout le Ciel et toute la terre se réjouissent de son amour.

Merveille incompréhensible ! Elle vit aux Cieux et contemple constamment la Gloire de Dieu, mais elle n'oublie cependant pas les pauvres que nous sommes et couvre sa protection tous les peuples de la terre.

C'est sa Mère Très pure que le Seigneur nous a donnée. Elle est notre joie et notre espérance. Elle est notre mère selon l'esprit, et elle est proche de nous selon la nature, comme être humain ; et toute âme chrétienne s'élance vers elle avec amour.

 


[1] Archimandrite Sophrony, Starets Silouane, moine du mont Athos, Vie - Doctrine - Ecrits - Edition Présence, Belley, 1982, p. 357-358

Source : http://www.mariedenazareth.com/

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

(Une Messe au "Relais paroissial" de Mimboman)

 

L’UNION À DIEU PAR LA PRIÈRE

st-augustin-dhippone

La prière continuelle –

Concrètement, c’est pour nous la voie de la métamorphose (terme grec pour transfiguration) par contact avec Dieu. De la prière continuelle, cette vie avec le Christ-Dieu par amour pour lui et pour ce qui lui plait, résulte un contact permanent avec lui. C’est la vie commune de deux personnes qui s’aiment. Elle produit une métamorphose subtile et une union indissoluble. Dieu n’est pas loin, bien que transcendant et absolu : Il s’est fait proche, immanent à nous tous par l’Incarnation, et à chaque personne par le saint Baptême. L’image divine resplendit en Jésus et Jésus la renouvelle en nous : c’est notre point de départ.

Dieu est tout proche

Nous partons de l’Emmanuel : « Car Dieu est avec nous » (Isaïe 8,10). Le point de départ de la voie chrétienne, ce n’est pas Dieu lointain : c’est Dieu proche. Le mystère du Christ est le mystère de Dieu proche de moi. C’est même beaucoup plus que cela : Dieu est uni à moi. Cet état d’union, je le découvre par la prière continuelle, je ne le crée pas. Je rejoins cette union. Elle est en même temps mon point de départ. C’est un donné. C’est là que le Maître m’a fixé rendez-vous et de là nous partirons ensemble vers le Père. « Allez annoncer à mes frères, dit le Seigneur, qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront » (Matthieu 28,10). La Galilée est le lieu de la proximité de Dieu. C’est de là qu’il appelle ses amis et c’est là qu’Il leur fixe rendez-vous…

Un point de contact avec Dieu

Je pars d’un donné que je ne connais pas, tant que je vis en dehors de l’Église ; ou bien même, tout en vivant à l’intérieur de l’Église, si je ne cherche pas tellement à approfondir, je ne sais pas cela, je crois que Dieu est loin. Pourtant je ne dois pas passer ma vie à supposer Dieu en dehors de moi. Le contact subtil et permanent de l’intellect (le « noûs » grec à traduire par intuition) avec Dieu fait découvrir qu’Il est là, tout proche. Le Royaume des cieux que nous cherchons à conquérir n’est pas extérieur à nous. « Le Royaume de Dieu est à l’intérieur de vous » (Luc 17,21). Il est intérieur à nous, comme une graine semée par le Semeur. Notre effort – effort ascétique de prière continuelle, de purification, de confession des péchés, de libération à l’égard des passions, d’accomplissement des commandements – est un effort pour entrer en possession de l’héritage qui nous revient. Il s’agit, paradoxalement, de conquérir quelque chose qui nous est donné. « Le Royaume de Dieu appartient aux violents » (Matthieu 25,31). Nous approchons, nous, d’un Dieu qui est déjà proche : « Venez à moi », dit Dieu (cf. Isaïe 45,20 ; 49,9 ; 55,1). Dieu est intérieur à l’homme par son image. « Au milieu se tient Celui que vous ne connaissez pas » (Jean 1,26). C’est parce que je suis, moi, extérieur à moi, que je ne le trouve pas. Mais le jour où je serai aussi intérieur à moi-même que Dieu l’est, je trouverai Dieu.

S’approcher de soi

Je ne suis pas en moi. L’homme n’est pas en lui-même ; il est étranger, périphérique à lui-même. Dès que je commence à prier, je découvre cela : je suis en réalité à la périphérie de moi-même ; je ne suis pas en mon centre. C’est pour cela que je ne connais rien. Je ne connais ni Dieu, ni le monde, ni moi-même. Et c’est pourquoi je souffre. C’est pourquoi je ne peux communiquer ni avec Dieu, ni avec autrui, ni avec moi-même. C’est parce que je ne suis pas en moi. L’effort pour adhérer à Dieu par une prière continuelle tend également à me rapprocher de moi-même, à être aussi proche de moi-même que l’est Dieu. Dieu est plus proche de moi que je ne le suis moi-même. C’est pourquoi il a de la compassion pour moi, alors que je suis indifférent à mon salut. Si j’étais proche de moi et en moi, je pleurerais sur mes péchés, en connaissant la compassion que Dieu a pour moi, mon prochain. Combien le Seigneur aime mon prochain ! Il me faut donc arriver à m’approcher de moi, de mon propre centre créé, là où réside l’image de Dieu et la grâce baptismale du saint Esprit. Augustin d’Hippone a parlé de cela en disant : Dieu est plus intérieur à moi que moi-même. « C’est le Christ qui vit en moi » disait déjà l’Apôtre (Galates 2,20).

(extrait de Prie comme tu respires, à paraître aux éditions Apostolia)

SILENCE ET CONTEMPLATION:
 
« Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu »



      Les contemplatifs et les ascètes de tous les temps, de toutes les religions, ont toujours recherché Dieu dans le silence, la solitude des déserts, des forêts, des montagnes. Jésus lui-même a vécu quarante jours en parfaite solitude, passant de longues heures, cœur à cœur avec le Père, dans le silence de la nuit.

      Nous-mêmes sommes appelés à nous retirer par intermittences dans un plus profond silence, dans l'isolement avec Dieu. Être seul avec lui, non pas avec nos livres, nos pensées, nos souvenirs, mais dans un parfait dénuement ; demeurer en sa présence -- silencieux, vide, immobile, dans l'attente.

      Nous ne pouvons pas trouver Dieu dans le bruit, l'agitation. Vois la nature : les arbres, les fleurs, l'herbe des champs croissent en silence ; les étoiles, la lune, le soleil se meuvent en silence. L'essentiel n'est pas ce que nous pouvons dire, mais ce que Dieu nous dit, et ce qu'il dit à d'autres à travers nous. Dans le silence, il nous écoute ; dans le silence, il parle à nos âmes. Dans le silence, il nous est donné le privilège d'entendre sa voix :

      Silence de nos yeux.
      Silence de nos oreilles.
      Silence de nos bouches.
      Silence de nos esprits.
      Dans le silence du cœur,
      Dieu parlera.

 

Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Soeurs Missionnaires de la Charité
No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 24)

Pologne : le Parlement vote l'interdiction totale de l'avortement

pieds bébé

ARTICLE SOURCE "Famille Chrétienne" du  27/09/2016 | Numéro 2020

 

La chambre basse du Parlement polonais a adopté, vendredi 23 septembre, un projet d’interdiction total de l’avortement. Les députés ont finalement renoncé à punir de cinq ans de réclusion médecins et patientes qui le pratiquent, mesure à laquelle s’opposait déjà l’épiscopat du pays. La nouvelle loi doit maintenant être étudiée par la Commission nationale de la justice et des droits de l’homme.

Sermon de SE Mor Melethius pour le 3ème dimanche après la Ste Croix

 

 

Me Sermon.jpg

Keep Human and Human Concerns at the Centre

Sermon for third Sunday after Feast of the Cross
Text Mark 2:23-28

23. And it came to pass, that he was going on the sabbath day through the grain fields; and his disciples began, as they went, to pluck the heads of grain.
24. And the Pharisees said to Jesus, Look, why do they on the sabbath day do that which is not lawful?
25. And Jesus said to them, Didn’t you ever read what David did, when he had need, and was hungry, he, and they that were with him?
26. How he entered into the house of God when Abiathar was high priest, and ate the showbread, which was not lawful to eat except the priests, and gave also to those who were with him?
27. And Jesus said to them, The sabbath was made for humans, and not humans for the sabbath:
28. so that the Son of man is Lord even of the sabbath.

Glory be to the Father, the Son and the Holy Spirit

Today we observe the Third Sunday after the Feast of the Cross.
Also we observe today the 147th birthday of the Father of our nation, Mahatma, Mohandas Karamchand Gandhi.  He lived the life of cross for the sake of the independence of his countrymen. Let us remember him for what great gift he gave us and also glorify God for giving such a great statesman like him for us. Of course Jesus lived it first and not just for any countrymen, but for the whole creation and also He established a new cross, not of death and killing but of resurrection and life.

With cross Jesus established a new culture for us to have.
This in many ways shall be contradictory to what have been followed by His own people then and now.
That is why according to Matthew 5:27 ff. Jesus had to say, ‘you may have heard this … but I tell you…’.
Here we have a question of conflict between Legalism and Human Concerns or welfare.
This shall bring us to the fundamental question, What is the purpose of law and statutes, and again how can it be understood in the context of the classical event of “Incarnation”?
There may be people who would say, Jesus came to abolish law. But I don’t ascribe to that theory.
Incarnation holds creation in priority and helped to take it to it’s fullness.
In that process law will be of help.
Incarnation was God’s concrete and paramount expression of love, love toward all that He created and particularly humans.
Love binds people and this binding will certainly bring in certain limitations on every one.
The classical example again, is Incarnation. God had to set a limit to Himself to have Incarnation and that was because He loved His creation and John the Evangelist testifies to it in 3:16. ‘God so loved the world that He had to send His Son to be crucified’. That was a law God accepted on Himself.
But that law was for His creation and particularly for humans.
This is why Jesus declared, law is for human and not human for law.

As a matter of fact this was the purpose of the law Moses received while Israel was on the way to the promised land.
The commandment God granted Israel through Moses had two purposes, One educative, that is, to educate the people, who never knew God or knew how can they respond to God’s love which effected in the liberation from Egypt. They were not to have any confusion about who liberated them as they until then knew only the gods of Egypt. God had to tell them, it was not the god of Pharaoh who liberated them, but the One who ‘shall show them what he shall be’ or Yahweh who was in action. If they ever thought it was the god of Pharaohs, then they will again go back to that slavish situation no matte where ever they ended up living in. But God wanted them always to be liberated politically, in understanding and in relationship.
Secondly, on the same line they had to learn a new kind of relationship between human and human and everything else in the created world.
God gave those ten commandments that they will be an organized community where they arrived. Those commandments defined the kind of relationship they should have in a liberated world.
Until then they knew only of a servant master relationship and hence always a hierarchical one. But that was not God wanted them to have in their liberated world.
So ultimately what was important was human (including human’s world) and their wellbeing.
But the leaders of the community never understood this purpose of God, but added statutes and laws to make God’s people slaves again and to have a stratified society for them.
To Jesus, this was blatant violation of God’s purpose with human.
Jesus found this occasion, of his disciples plucking and eating seed heads in the field, recorded in Mark 2: 23 ff. a fitting one to bring in His point.
He reminds those leaders who were so zealous about the law, that there were occasions when law gave way to the need of humans.
While David was trying to escape the wrath of Saul he had to go to the temple and he himself eat and also give to his men the show bread which was only for the clergy to eat according to Leviticus 23:3  to 28 and Dt. 5:14.
Mark of course made a mistake in naming the priest of the time by saying that it was Abiathar who fed David. It was rather Ahimelk according to 1 Sam. 21: 1 ff. Who offered food to David. We could see Matthew making such mistakes when he was trying to quote from their scripture. But probably this was the only one for Mark.
Any way, Jesus’ point was well established with this example from their own history.

Historically speaking Sabbath was established as a statute to keep the community together. Many of you know that it was during the time of Babylonian Exile they introduced the observance of Sabbath, but attributed it for better acceptance to the time of creation, the stories of which again were adapted during that time.
Exiles who had to work hard in the new environment had two challenges: one, to keep the identity of the community in the foreign land and two, to keep generations learn the ways and traditions of the community so that they will not get assimilated in the society they were and forget the love of God that was shown in the liberative act in Egypt and the liberative act that was to be shown few decades later during the time of Cyrus of Persia when they will go back to Jerusalem to establish themselves again as of old. So Sabbath also was for human.
I see the same sentiment working among Malayalee Christians who have gone away for diaspora living. The attendance in Churches in all places outside Kerala is almost hundred percent while in Kerala it is is maximum fifty.
But again the question before those who have migrated to other parts of the country and world is, how do they treat the traditionally handed down customs, practices, guidelines and statues? There shall be no absolute law in religion that no change can be effected.  It should be able to see humans and human concerns as primary. Laws are for human and hence are to be re-examined on a regular basis and re-written according to the historical journey humans take through changing socio-political, cultural environs. Otherwise it may drive growing up generations away when they get older and gain freedom even if they were kept within strict religious boundaries while they were still young.
Not only Sabbath and Sabbatical statutes but any law that doesn’t take care of the genuine concerns of human’s wellbeing and healthy relationship with God and with one another will be challenged and broken to hurt many involved including those loving parents.
Now we have a new culture established by Jesus’ Cross, and that culture should be a culture of love, caring and understanding that will strengthen bonds between God and human, and human and human with all its environs. May the Spirit of Christ who shall lead us to all truth and help us understand where we stand now and where we are to be standing.
God bless us

(Source:https://yuhanonmilitos.wordpress.com/2016/10/02/sermon-on-mark-223-28/ )

(Derrière le rideau du Choeur de la Chapelle du Monastère de formation à yaoundé Cameroun, pendant une cérémonie)

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Keep Human and Human Concerns at the Centre

Sermon for third Sunday after Feast of the Cross
Text Mark 2:23-28

23. And it came to pass, that he was going on the sabbath day through the grain fields; and his disciples began, as they went, to pluck the heads of grain.
24. And the Pharisees said to Jesus, Look, why do they on the sabbath day do that which is not lawful?
25. And Jesus said to them, Didn’t you ever read what David did, when he had need, and was hungry, he, and they that were with him?
26. How he entered into the house of God when Abiathar was high priest, and ate the showbread, which was not lawful to eat except the priests, and gave also to those who were with him?
27. And Jesus said to them, The sabbath was made for humans, and not humans for the sabbath:
28. so that the Son of man is Lord even of the sabbath.

Glory be to the Father, the Son and the Holy Spirit

Today we observe the Third Sunday after the Feast of the Cross.
Also we observe today the 147th birthday of the Father of our nation, Mahatma, Mohandas Karamchand Gandhi.  He lived the life of cross for the sake of the independence of his countrymen. Let us remember him for what great gift he gave us and also glorify God for giving such a great statesman like him for us. Of course Jesus lived it first and not just for any countrymen, but for the whole creation and also He established a new cross, not of death and killing but of resurrection and life.

With cross Jesus established a new culture for us to have.
This in many ways shall be contradictory to what have been followed by His own people then and now.
That is why according to Matthew 5:27 ff. Jesus had to say, ‘you may have heard this … but I tell you…’.
Here we have a question of conflict between Legalism and Human Concerns or welfare.
This shall bring us to the fundamental question, What is the purpose of law and statutes, and again how can it be understood in the context of the classical event of “Incarnation”?
There may be people who would say, Jesus came to abolish law. But I don’t ascribe to that theory.
Incarnation holds creation in priority and helped to take it to it’s fullness.
In that process law will be of help.
Incarnation was God’s concrete and paramount expression of love, love toward all that He created and particularly humans.
Love binds people and this binding will certainly bring in certain limitations on every one.
The classical example again, is Incarnation. God had to set a limit to Himself to have Incarnation and that was because He loved His creation and John the Evangelist testifies to it in 3:16. ‘God so loved the world that He had to send His Son to be crucified’. That was a law God accepted on Himself.
But that law was for His creation and particularly for humans.
This is why Jesus declared, law is for human and not human for law.

As a matter of fact this was the purpose of the law Moses received while Israel was on the way to the promised land.
The commandment God granted Israel through Moses had two purposes, One educative, that is, to educate the people, who never knew God or knew how can they respond to God’s love which effected in the liberation from Egypt. They were not to have any confusion about who liberated them as they until then knew only the gods of Egypt. God had to tell them, it was not the god of Pharaoh who liberated them, but the One who ‘shall show them what he shall be’ or Yahweh who was in action. If they ever thought it was the god of Pharaohs, then they will again go back to that slavish situation no matte where ever they ended up living in. But God wanted them always to be liberated politically, in understanding and in relationship.
Secondly, on the same line they had to learn a new kind of relationship between human and human and everything else in the created world.
God gave those ten commandments that they will be an organized community where they arrived. Those commandments defined the kind of relationship they should have in a liberated world.
Until then they knew only of a servant master relationship and hence always a hierarchical one. But that was not God wanted them to have in their liberated world.
So ultimately what was important was human (including human’s world) and their wellbeing.
But the leaders of the community never understood this purpose of God, but added statutes and laws to make God’s people slaves again and to have a stratified society for them.
To Jesus, this was blatant violation of God’s purpose with human.
Jesus found this occasion, of his disciples plucking and eating seed heads in the field, recorded in Mark 2: 23 ff. a fitting one to bring in His point.
He reminds those leaders who were so zealous about the law, that there were occasions when law gave way to the need of humans.
While David was trying to escape the wrath of Saul he had to go to the temple and he himself eat and also give to his men the show bread which was only for the clergy to eat according to Leviticus 23:3  to 28 and Dt. 5:14.
Mark of course made a mistake in naming the priest of the time by saying that it was Abiathar who fed David. It was rather Ahimelk according to 1 Sam. 21: 1 ff. Who offered food to David. We could see Matthew making such mistakes when he was trying to quote from their scripture. But probably this was the only one for Mark.
Any way, Jesus’ point was well established with this example from their own history.

Historically speaking Sabbath was established as a statute to keep the community together. Many of you know that it was during the time of Babylonian Exile they introduced the observance of Sabbath, but attributed it for better acceptance to the time of creation, the stories of which again were adapted during that time.
Exiles who had to work hard in the new environment had two challenges: one, to keep the identity of the community in the foreign land and two, to keep generations learn the ways and traditions of the community so that they will not get assimilated in the society they were and forget the love of God that was shown in the liberative act in Egypt and the liberative act that was to be shown few decades later during the time of Cyrus of Persia when they will go back to Jerusalem to establish themselves again as of old. So Sabbath also was for human.
I see the same sentiment working among Malayalee Christians who have gone away for diaspora living. The attendance in Churches in all places outside Kerala is almost hundred percent while in Kerala it is is maximum fifty.
But again the question before those who have migrated to other parts of the country and world is, how do they treat the traditionally handed down customs, practices, guidelines and statues? There shall be no absolute law in religion that no change can be effected.  It should be able to see humans and human concerns as primary. Laws are for human and hence are to be re-examined on a regular basis and re-written according to the historical journey humans take through changing socio-political, cultural environs. Otherwise it may drive growing up generations away when they get older and gain freedom even if they were kept within strict religious boundaries while they were still young.
Not only Sabbath and Sabbatical statutes but any law that doesn’t take care of the genuine concerns of human’s wellbeing and healthy relationship with God and with one another will be challenged and broken to hurt many involved including those loving parents.
Now we have a new culture established by Jesus’ Cross, and that culture should be a culture of love, caring and understanding that will strengthen bonds between God and human, and human and human with all its environs. May the Spirit of Christ who shall lead us to all truth and help us understand where we stand now and where we are to be standing.
God bless us

 

 

En ce Pèlerinage du 1er Dimanche d’Octobre à N-D de Miséricorde pour invoquer la Sainte Protection de notre Souveraine la Mère de Dieu et Toujours-Vierge Marie,
le clergé et les fidèles de l'Eglise Syro-Orthodoxe francophone n'oublièrent pas de s'unir spirituellement à leurs frères et soeurs Catholiques du Diocèse de Rouen tout proche à l'occasion de la Cérémonie Liturgique de Réconciliation de l'église paroissiale de Saint Etienne du Rouvray .
« La foi de Marie dénoue le nœud du péché » :
qu’est-ce que cela signifie ?
C'est une expression de Saint Irénée qui dit :
« Le nœud noué par la désobéissance d’Ève a été dénoué par l’obéissance de Marie ; ce que la vierge Ève avait lié par son incrédulité, la vierge Marie l’a délié par sa foi »
(Adversus Haereses III, 22, 4).
 
"Sous votre protection nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu.
Ne repoussez pas nos demandes dans nos besoins, mais délivrez-nous toujours de tous les dangers,
ô Vierge glorieuse et bénie. "

 

Les images de la réouverture de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray

 
 
 
Publication: Mis à jour: 

 

 

 

TERRORISME - Plus de deux mois après l'attentat jihadiste au cours duquel le prêtre Jacques Hamel a été assassiné, l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray a rouvert ses portes ce dimanche après-midi, le 2 octobre, lors d'une cérémonie chargée d'émotion et de symboles.

Pour l'Église catholique la profanation d'un lieu de culte doit être "réparée". A plus forte raison quand il s'agit d'un meurtre. "La paroisse a perdu l'un de ses pasteurs, son église a été souillée, une offense à Dieu a été commise, et il m'appartient (...) de rouvrir l'église comme cela est prévu à chaque fois qu'il y a une profanation", a expliqué à la presse l'archevêque de Rouen Mgr Dominique Lebrun.

Il devait procéder à un rite pénitentiel de réparation, suivi d'une messe. "Le rite consiste à 'laver' l'église en l'aspergeant d'eau bénite", a expliqué l'archevêque. L'eau bénite devait être répandue sur le sol au pied de l'autel où a été égorgé le père Hamel par deux jihadistes, Adel Kermiche, un Stéphanais, et Abdel Malik Petitjean, venu de Savoie.

L'eau bénite devait être aspergée aussi sur les objets cultuels profanés par les deux hommes: sur l'autel où ils ont porté des dizaines de coups de couteau, sur un grand Christ en croix qu'ils ont descellé du mur, sur le grand cierge de Pâques brisé et sur le chapelet d'une Vierge qu'ils ont enlevé.

Après le rite pénitentiel, Mgr Lebrun, entouré notamment du curé de la paroisse Auguste Moanda-Phuati, du vicaire général du diocèse Philippe Maheut et d'autres prêtres des paroisses environnantes, doit célébrer la messe.

saint etienne du rouvray

Il a rendu hommage au père Jacques Hamel et à son espérance dans un discours où il a aussi évoqué les jihadistes qui ont "arraché une croix en métal" et "en ont dressé une autre dans nos cœurs", selon lui.


Saint-Etienne-du-Rouvray : l'archevêque de Rouen rend hommage au père Hamel

Avant d'entrer dans l'église, portant la lourde croix descellée, Mgr Lebrun a conduit en début d'après-midi une procession sur environ 500 mètres qui a débuté dans la cour du presbytère, non loin de l'Hôtel de Ville.

Avant la cérémonie, un important dispositif de sécurité avait été mis en place:

Des centaines de personnes étaient attendues mais l'église comptant moins de 300 places, tous les habitants qui n'auront pas réussi à entrer pourront suivre la cérémonie à l'extérieur sur un écran géant.

 

Le signalement aux autorités compétentes reste la meilleure solution pour les entreprises confrontées au comportement suspect d’un salarié. Face à un salarié en voie de radicalisation potentiellement violente, les entreprises se trouvent bien souvent démunies. Entre inaction et sur-réaction, les managers ont parfois quelques difficultés à adopter une position adéquate.

« Dans tous les cas, il faut laisser le soin aux services de police d’évaluer son comportement,conseillent les autorités compétentes en la matière. Mais l’entreprise ne doit pas, pour autant, rester les bras ballants : comme chaque citoyen, elle ne doit pas hésiter à signaler tout individu ou situation qu’elle considère comme suspect. »

Pour cela, plusieurs choix s’offrent à elle : appeler le numéro vert dédié (0800 005 696), remplir un formulaire de signalement disponible sur le site du ministère de l’Intérieur , en parler à la préfecture dont elle dépend, ou avertir les éventuels contacts qu’elle peut avoir au sein des services de renseignement, si son activité la conduit à disposer de tels interlocuteurs dans son carnet d’adresses. 

« En cas de doute, il ne faut pas s’abstenir, recommandent les autorités. Que les entreprises se rassurent : un signalement n’entraîne pas une inscription automatique sur le fichier des services de renseignement. Plus de la moitié des cas signalés sont d’ailleurs abandonnés et, dans ce cas précis, il n’y a aucune conséquence pour la personne mise en cause. » [...]

Les Échos

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3 octobre 2016

L'Insee a publié ce vendredi matin le niveau de l'endettement de la France à la fin du deuxième trimestre 2016. Le point sur une situation qui ne cesse de se dégrader.

 

- 2.170,6 milliards d'euros. C'est selon l'Insee, le niveau de l'endettement du pays à la fin du deuxième trimestre 2016. Soit 31,7 milliards d'euros de plus qu'à la fin du trimestre précédent. En pourcentage du PIB, l'endettement avait ainsi grimpé fin juin à 98,4%.

 

- Juin 2014. C'est la date à laquelle la dette française a dépassé la barre symbolique de 2000 milliards d'euros. Alors que la dette hexagonale était de 12% du PIB en 1974, 20% en 1981, 50% en 1994, elle atteignait 60% en 2002, la limite fixée par le Pacte de stabilité, et n'est jamais redescendue ensuite. En 2003, elle dépassait le niveau déjà pharaonique de 1000 milliards d'euros - même si ce niveau semble dérisoire aujourd'hui.

 

- 96% du PIB. Le projet de loi de Finances pour 2017 prévoit une dette ramenée à 96% du PIB l'année prochaine après 96,2% cette année. Certes, ce serait la première fois depuis 10 ans que la courbe repartirait très légèrement à la baisse. Mais les astuces comptables utilisées par le gouvernement pour boucler son budget 2017, ainsi que les hypothèses optimistes sur lesquelles il a été construit, rendent sceptique sur le scénario du gouvernement prévoyant un déficit public à 2,7% en 2017, et donc un reflux de la dette.

- 185 milliards d'euros. C'est le montant de dette à moyen et long terme que la France émettra l'an prochain, selon le projet de loi de Finances pour 2017. Ce montant est légèrement inférieur à celui de 187 milliards prévu pour cette année, a annoncé mercredi l'Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette de l'État.

Bercy a retenu un scénario qu'il qualifie de «prudent» pour l'an prochain: le taux à 10 ans s'établirait à 1,25% fin 2017, contre 0,5% fin 2016. Dans cet environnement favorable, la nouveauté pour 2017 sera l'émission d'une obligation verte, un titre de dette destiné à financer des projets à vocation environnementale.

 

64 %. C'est à peu près la proportion de la dette française détenue par des non-résidents. Il peut s'agir d'investisseurs institutionnels (fonds de pensions, assureurs), ou de fonds d'investissement souverains, de banques... En 1993, ce chiffre dépassait à peine les 30%.

SOURCE

3 octobre 2016

En poste à Calais depuis plusieurs semaines, Marc* dévoile son quotidien le long de la rocade et de l’A16 et sa vision de la situation calaisienne

 

Vous êtes régulièrement posté à Calais ces dernières semaines. Pouvez-vous nous résumer votre travail ?

Notre mission est d’évincer les migrants quand ils attaquent la rocade ou l’autoroute. Des cinquantaines de migrants attaquent la rocade et tentent de rentrer dans les véhicules. C’est tous les soirs comme ça…

 

C’est une situation qui vous préoccupe… vous avez peur ?

Personnellement non. Ce sont plus nos épouses qui nous posent beaucoup de questions lorsqu’elles voient des reportages à la télévision. On évite de trop en parler, même si on est parfois obligé.

 

Comment vous et vos collègues gérez le stress lors des barrages ?

C’est difficile, forcément. Il y a toujours de l’appréhension. Quand on s’approche d’un barrage, on est accueilli par des projectiles, certains ont des barres de fer ou des bouts de bois.

 

Le moral ne doit pas être bon…

On est fatigués, épuisés mais on tient le coup. On a parfois la satisfaction de se dire qu’on fait quelque chose de bien mais quand on voit que la Jungle s’agrandit un peu plus tous les jours, on se pose des questions. On est habitué à être pris à partie dans les manifestations ou dans le cadre des violences urbaines mais c’est différent. On en parle entre nous, on essaye en tout cas. Et si des policiers sont vraiment affectés, ils peuvent aller voir un psychologue de notre service.

 

Vous avez parfois l’impression de ne servir à rien ?

On se rend compte qu’on n’appréhende pas la plupart des personnes qui installent ces barrages. Et quand ils sont interpellés, la majorité est libérée et recommence, parfois quelques heures après. C’est frustrant et il y a beaucoup de lassitude.

 

Revenons à votre mission à Calais. Vous avez un avis sur la situation actuelle ?

On souhaite que ça aille mieux évidemment, mais si on me demandait de vivre ici, je refuserais. Les Calaisiens sont les plus à plaindre dans cette histoire. Que dire, à part que c’est une catastrophe ? On ne sait pas gérer cette misère humaine…

 

Justement, vous discutez avec ces Calaisiens, vous les rencontrez ?

Souvent. Ils sont contents de nous voir et j’ai l’impression qu’ils aiment leur police. Ça fait plaisir et ça nous aide à tenir le coup.

 

Les différents gouvernements se cassent les dents sur le sujet depuis un moment. Si on vous demandait votre avis ?

J’inviterais les élus à venir sur le terrain lors des attaques et à discuter avec les Calaisiens qui se sentent meurtris. Le gouvernement doit se rendre compte de la situation sur le terrain. Bernard Cazeneuve devrait passer une nuit avec nous sur la rocade.

 

Que pensez-vous des migrants présents à Calais ?

On est partagé entre la misère que ces gens vivent, ceux qui quittent un pays en guerre pour se réfugier chez nous. Et puis il y en a certains qui viennent pour piller les camions et commettre des méfaits sur notre territoire. Ces personnes devraient être expulsées. Comme partout, il y a des gens bien, des gens mauvais. Il faut s’occuper des premiers et pas de ceux qui profitent du système. Et puis, il y a ceux qui sont manipulés…

 

… Par les No border ?

Oui, les No border qui nous filment avec leurs caméras, qui disent aux migrants ce qu’il faut faire…

 

Vous craignez un jour qu’un policier perde la vie sur la rocade ?

Tous les soirs. On pense au camion qui nous percute… On exerce un métier plus exposé que les autres. Mais parfois on s’étonne d’entendre dire que c’est notre fonction. Des situations dangereuses, il y en a tous les jours. Nous avons eu l’exemple où un collègue était sur un barrage et un poids lourd a dévié de sa trajectoire. Il a dû se jeter sur le côté de la route et il a été blessé aux jambes. Ça aurait pu être pire mais ce sont des tensions que nous rencontrons toutes les nuits. Ça nous touche. La durée de vie sur la bande d’arrêt d’urgence est de 15 minutes. On nous demande d’y rester six heures… Il y aura un accident un jour, je ne vois pas comment ça pourrait être autrement.

 

Est-ce que vous avez l’impression d’exercer votre métier à Calais ?

On essaye de le faire mais retirer des branches de la voie de circulation, ce n’est pas notre métier. Porter assistance aux personnes et effectuer un maintien de l’ordre, ce sont nos vraies fonctions.

 

De nouvelles compagnies de CRS sont arrivées à Calais. C’est ça la solution, plus de flics ?

Vous pouvez mettre autant de CRS que vous voulez, si une décision n’est pas prise par le gouvernement, ça ne servira à rien.

 

Pourquoi ces nouvelles compagnies alors ? C’est pour rassurer les Calaisiens, les élus, le gouvernement ?

J’en suis personnellement convaincu.

 

Vous avez les moyens matériels de bien effectuer votre mission ?

Nos libertés d’action s’amenuisent un peu plus chaque jour. On a des véhicules qui affichent 273 000 km… Je pense que l’armée mexicaine est mieux équipée que les CRS. Niveau protections, c’est rudimentaire, c’est du matériel qui date. On nous dit toujours qu’il n’y a pas de sous. La police est mal logée, c’est bien connu. J’attends du gouvernement qu’il nous donne les moyens de bien effectuer notre travail.

 

propos recueillis par thomas dagbert

*Prénom modifié. Aucune précision n’a été apportée pour garantir l’anonymat du CRS.

 

Nord Littoral

 

 

 

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

 

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

 

 

 

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)
 
 Arme invincible, soutien de la foi, Très Sainte Croix , 
nous te chantons, / devant toi nous prosternant avec foi: / tu es le refuge, la gloire des chrétiens; / gardienne des orthodoxes et fierté des martyrs, / à juste titre nous te glorifions.

Croix de Jésus, armure des chrétiens, / tu donnes aux rois victoire et tu renverses les démons: / à ceux qui se prosternent devant toi / donne ta protection et la grande miséricorde.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn

Tous ceux qui d'un cœur ardent / se prosternent pieusement / devant le croix et les souffrances de ton Fils,  / fais qu'ils deviennent, ô Mère de Dieu, / les citoyens du Paradis / et les héritiers de la gloire des cieux.

 

 

L’AMOUR POUR LES ENNEMIS : LUC 6, 31-36.

Christ iconostase Louveciennes

Le message du jour –

Dans chaque célébration, et particulièrement au sein de chaque célébration du dimanche, jour par excellence où le Seigneur convoque son peuple pour l’enseigner, un message est adressé à ceux qui aiment le Christ et qui mettent leur confiance en lui. Le message de ce jour est le rappel de notre vocation humaine, de l’enjeu de toute notre vie en ce monde transitoire, et de notre accomplissement en vue du monde qui vient. Cette vocation définit l’homme, sa condition et son devenir. L’homme devient. Il évolue. Il grandit. Ou plutôt, il lui est possible d’évoluer et de grandir jusqu’à la pleine stature du Christ, dit saint Paul.

La déification de l’homme

Le devenir de l’homme consiste à réaliser la norme parfaite de l’humanité, qui est le Christ vrai Dieu et vrai Homme – le Christ, Fils unique et Verbe de Dieu – le Fils image parfaite du Père et ressemblance parfaite au Père ; Il le dit : Qui voit le Fils voit le Père. Telle est la définition de l’homme, comme le rappelle saint Grégoire de Nazianze : un vivant qui devient dieu ! La vocation de l’homme est la déification, c’est-à-dire la ressemblance parfaite au Père, l’actualisation de la grâce du saint baptême qui n’est autre que la capacité et le don de devenir ce que nous sommes : fils et filles du Très-haut !

Imiter Dieu

L’homme n’est pas un primate amélioré ou même perfectionné. Il n’est pas non plus seulement une créature douée de raison, un animal rationnel. Non : l’homme est une créature qui a reçu l’ordre de ressembler à Dieu, de l’imiter en tout, de le prendre pour modèle et pour Maître : « Devenez compatissants comme votre Père est compatissant », nous dit aujourd’hui le Verbe. Faites comme fait le Père. Ainsi l’Église, appelée « Corps du Christ », « Vigne », assemblée des fils de Dieu à qui il est dit : Venez, mes fils, écoutez-moi ! – l’Église est l’espace, le temple du saint Esprit, où l’homme apprend à penser comme Dieu le fait, à agir comme Dieu agit, et surtout à aimer comme Dieu aime. L’Église est l’école du comportement divin. Ici se fait l’apprentissage, selon l’enseignement et l’exemple du Fils, et sous la férule de l’Esprit, qui permet cette formidable mutation anthropologique qui s’appelle le chrétien, celui qui a acquis la conscience de sa vocation divine, l’homme qui sait pourquoi il est sur terre, pourquoi il est homme et ce que le Seigneur attend de lui. Les chrétiens, ces héritiers de toute la tradition d’Israël, ces Juifs spirituels, forment sur toute la terre et dans tous les milieux une superbe aristocratie charismatique, celle dont les saints et les martyrs portent la couronne. Nous n’y pensons pas assez, peut-être n’y pensons-nous jamais : le sens et le contenu de notre vie consistent à imiter celui dont l’image est scellée en nous, le Verbe divin.

L’image est dynamique

Souvenons-nous, sachons que cette image est pleine des énergies de l’Esprit, ces prémices de l’Esprit qui ont été insufflés en nous. Le sceau de l’image divine n’est pas statique en l’homme, comme le serait un simple tampon ou l’un de ces tatouages à la mode. Non : le sceau divin est plein d’une puissance renouvelée en nous par l’onction chrismale qui suivit immédiatement le baptême : ce dernier, lui-même, renouvelait notre configuration au Christ. Le tatouage n’est pas ici épidermique. Il y a en profondeur dans tout notre organisme la puissance et l’énergie d’être des dieux par grâce.

Le don baptismal

Les baptisés ont une exceptionnelle capacité de sainteté, de prophétisme, de créativité, d’inventivité ; ils ont le génie de l’amour et du sacrifice de soi jusqu’à préférer les ennemis à eux-mêmes. « Aimez vos ennemis ! », dit le Maître. Mais, nous le pouvons ! Les saints parmi nous le montrent – les saints les plus ignorés ou cachés, de simples travailleurs, d’humbles mamans, de modestes évêques, des fonctionnaires, des employés – sainteté imperceptible souvent, dynamique et subversive pourtant, de ceux qui répondent à la haine par l’amour.

(Radio Notre-Dame – dimanche 2 octobre 2016)

La véritable guerre sainte, invisible équivaut selon la tradition bysantine au combat spirituel

ο πνευματικός πόλεμος 
 
 
"L'attitude byzantine envers la guerre peut être mieux comprise dans le contexte de la manière dans laquelle ils voyaient le monde et la vie en général. Ce monde et la vie qu'elle portait étaient fragiles et éphémères. La seule réalité permanente se trouvait dans un autre monde, le Royaume des cieux. L'empire sur la terre était un simple reflet de celui des cieux, et l'empereur était appelé à imiter le Seigneur du Ciel. En dessous de Dieu, il se devait d'assurer le bien-être de ses sujets et de les protéger contre tous les dangers, à l'intérieur et l'extérieur. L'Église avait un rôle différent. Jésus avait dit à ses disciples qu'il pourrait faire appel à des légions d’anges pour se sauver de la mort17 mais Il ne le fit pas, et son Église ne doit pas plus le faire.
 Contrairement à sa sœur latine, l'Église byzantine laissait l'appel aux armes et la l’engagement de la guerre, même contre les hérétiques les plus pernicieux et destructeurs et les infidèles au gouvernement impérial. Mais elle prenait la tête d’un autre genre de lutte, celui pour les âmes des fidèles, une lutte non contre les ennemis de l'homme, mais contre les puissances cosmiques et les forces supra humaines du mal18. Pour les chrétiens byzantins il s'agissait d'une forme de guerre qui pourrait être appelé sainte, même si je n'ai pas trouvé l'utilisation explicite de ce terme. Le concept du chrétien impliqué dans un combat contre les forces du mal remonte, bien sûr, à Saint Paul, si ce n'est avant19.
 
Bien que chaque chrétien  se dût de résister aux assauts du diable, les moines étaient les troupes de première ligne dans la guerre contre les légions de Satan. Nuit et jour, selon Grégoire de Nazianzos, le moine doit lutter dans le combat spirituel (pneumatikos polemos) 20.
 
 
St Jean Chrysostome dit à son auditoire que la guerre contre les démons est difficile et sans fin21.
Le combat spirituel est un thème récurrent dans les vies de saints22. Des démons sous des formes variées, des hyènes aux dragons, y attaquent sauvagement les saints parmi lesquels on compte Théodore d'Edesse, Gregoire de Dekapolis, Joseph le psalmiste, Jean Psychaites, Isidore, l’abbesse Sarah, et de nombreux autres23. Histoire après histoire on raconte  leurs luttes incessantes contre les forces du péché et des ténèbres.
Les démons, pour leur part, prennent la guerre au sérieux. Ils apparaissent en ordre de bataille, en phalanges de cavalerie et d'infanterie qui font volte-face en formation. Les récits les montrent portant des cuirasses de fer et munis d’arcs, de flèches et d'autres missiles24. Ils commencent leur progression contre Saint Ioannikios en bon ordre, faisant un vacarme épouvantable ; ils sont organisés en ordre de bataille, poussent  leur cri de guerre, et tirent un flux régulier de flèches sur lui. Tout cela le Saint le repousse par le signe de la croix. Sous le commandement de leur stratège, Satan, les démons se sont déployés eux-mêmes avec  leurs phalanges en une véritable ligne de bataille (parataxe), tout comme font  les forces armées de l'empereur25. Comme le prescrivent les manuels militaires, ils feignent la retraite, crient des insultes de loin, se regroupent, et reviennent à l’attaque. Le saint les repousse avec une croix en bois faite sur place, mais l'effort le laisse épuisé. Un moine du Skite entend une sonnerie de trompette de guerre signalant que les démons se préparent à l'attaquer et le forcer à quitter sa prière26.
 
 
Pour faire face à de tels adversaires, le moine doit se faire soldat. Syméon rappelle à ses moines qu'ils ont été appelés à combattre contre des ennemis invisibles. Ils ont répondu à l’appel et pris leur place dans les rangs des soldats du Christ27Les moines n'ont pas attendu d'être attaqués ; ils ne sont pas contentés de garder le fort, mais ils ont porté la guerre dans le territoire du diable et l’ont combattu sur son propre terrain, dans le désert et dans d'autres endroits sauvages, abandonnés. Beaucoup se sont installés dans le désert où vivaient les démons28. Daniel le Stylite apprend que les démons se cachent dans une vieille église. Il s’y rend immédiatement pour se battre avec eux « comme un  brave soldat s’arme pour la bataille contre une armée de barbares » tenant l'invincible arme de la croix29." (à suivre)
 
(Version française de Maxime le minime)
d'après Defenders of the Christian People: Holy War in Byzantium
By George T. Dennis 
 un extrait de Les croisades du point de vue de Byzance et du monde musulman
édité par Angeliki E. Laiou et Mottahedeh Parviz Roy
publié par Dumbarton Oaks Research Library and Collection
Washington, D.C.
NB : une page de notes paraîtra ultérieurement de façon séparée

PÉDAGOGIE : PARAMÈTRES ANTHROPOLOGIQUES (L’HOMME : CORPS ET ÂME-ESPRIT)

Catéchisme

Transmettre –

Enseigner, transmettre, particulièrement dans l’Église – mais c’est vrai, bien sûr, ailleurs – suppose que l’on tient compte de certaines données. Si on néglige celles-ci, la transmission de la connaissance ne peut être efficace puisqu’elle ne prend en compte qu’une partie de l’humanité de l’enfant ou de quelque personne que ce soit bénéficiaire de la transmission. Dans la catéchèse, mais surtout dans la pratique liturgique, qui est à beaucoup d’égard une méthode d’apprentissage de la parole et de la sagesse de Dieu, la transmission de la foi et de la connaissance de la vérité se fait en fonction de plusieurs paramètres qu’il convient de rappeler.

Une conscience incorporée

La conscience de soi est liée à la conscience de son corps – plaisir, douleur, faim et soif etc. Le Christ donne l’exemple d’une telle conscience, quand, à plusieurs reprises, nous voyons qu’Il cherche le contact : Il touche, Il prend la main. Mais surtout, en se faisant chair et homme, Lui la Raison divine, Il a donné au corporel un statut gnoséologique nouveau. Ce statut de la conscience – stimulé par la grâce baptismale – explique l’organisation et le contenu des rites de l’Église et leur fonction de transmission. Il devrait également inspirer des méthodes spéciales de pédagogie, par exemple toutes les méthodes de mémorisation.

La connexion au monde invisible

Le monde angélique (anges – ange gardien – et démons) et hagiologique (Mère de Dieu, saint patron…) a une importance considérable dans la façon dont l’information est transmise. Tout baptisé – peut-être tout homme – reçoit les informations divines, donc la révélation, la foi, la connaissance, par le ministère des anges et des saints – peut-être de certains défunts particulièrement justes et proches de lui. Cette communion des anges et des saints joue un rôle actif dans la transmission de la révélation et de la foi au sein de nos offices liturgiques.

L’affinité avec le divin

Elle a été soulignée par les saints Pères, par exemple Grégoire de Nysse : elle s’explique par le sceau de l’image divine en l’homme, par le souffle initial ou « esprit » donné par le Seigneur après le modelage de l’homme, par la grâce du saint baptême, l’habitation du saint Esprit, la présence du Verbe par le saint Esprit. Celui-ci assure, en synergie avec la liberté créée, l’évolution de l’homme jusqu’à la vie hypostatique : ceci doit compter dans la pédagogie de l’Église. Cette connaturalité de l’homme et de Dieu a rendu possible l’incarnation du Verbe et explique comment l’homme peut connaître Dieu à travers sa parole et par la grâce du saint Esprit.

S’adresser à l’homme né de Dieu

Ces paramètres, qui correspondent au donné objectif de l’homme, suggèrent une idée de la pédagogie qui s’adresse, non à un homme sécularisé, mais au « vivant qui devient Dieu », selon la définition de saint Grégoire de Nazianze. La nature même du culte chrétien découle de ces paramètres anthropologiques. Et toute notre pédagogie, celle des parents, des catéchètes, des prêtres, doit tenir compte de ce que l’enfant, par exemple, est habité par la grâce de l’Esprit, qu’il est aimé de Dieu, que les anges et les saints, tout particulièrement la Mère de Dieu, veillent sur lui et intercèdent activement pour l’éveil de sa conscience. On attend des chrétiens des méthodes issues de la vision ecclésiale de l’homme.

(Source: "Sagesse Orthodoxe")

LA PRÊTRISE SELON CHRYSOSTOME

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« Les prêtres sont le « sel de la terre » (Mt 5, 13) ; mais qui supporterait facilement notre sottise et notre manque d’expérience en tout, sinon vous qui êtes habitués à nous aimer de façon exagérée ?

En effet, il faut non seulement que le prêtre soit pur pour être jugé digne d’un tel service, mais encore qu’il soit très averti et qu’il possède une expérience étendue.

Il ne doit pas moins connaître les réalités de la vie que ceux qui vivent dans le monde, et il doit se tenir éloigné de toutes ces réalités plus que les moines qui ont gagné les montagnes.

Comme il lui faut vivre en compagnie d’hommes qui ont une femme, qui élèvent des enfants, qui possèdent des serviteurs, qui sont environnés de grandes richesses, qui gèrent les affaires de l’État, qui ont des charges importantes, il faut qu’il soit divers. Divers, dis-je : non pas trompeur, ou flatteur, ou hypocrite, mais plein de liberté et de confiance, sachant se mettre à la portée des autres de façon efficace, lorsque les circonstances l’exigent ; être à la fois bon et sans complaisance.

En effet, il n’est pas possible de traiter de la même manière tous ceux qu’on a sous son autorité, puisqu’il ne convient pas non plus que les médecins appliquent un seul traitement à leurs malades, ni que le pilote ne connaisse qu’un seul moyen de lutter contre les vents ; car des tempêtes constantes assiègent ce vaisseau et ces tempêtes ne viennent pas seulement de l’extérieur : elles s’élèvent également de l’intérieur ; elles exigent beaucoup de souplesse et de perspicacité.

Toutes ces préoccupations différentes n’ont qu’un but : la gloire de Dieu et l’édification de l’Église ».

(Sur le Sacerdoce, VI, 4, 65-68, SC 272, quelques corrections de notre main)

(Source: "Sagesse Orthodoxe")

 

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Programme des prochaines semaines au Monastère

 

Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de

 

Miséricorde:

 

Program in the coming weeks

 

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

 

Au Monastère Syriaque de

 

CHANDAI-BREVILLY (61) :

 

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30.

Petits Pèlerinages sur Semaine tous les :

 

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

(Ramassage des fidèles de région parisienne chaque samedi précédent le 1er dimanche du mois à 15h )

 

Petits Pèlerinages sur Semaine tous les :

 

*22 et

 

*29 du mois

 

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

 

 

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RETRAITE-PELERINAGE DE LIBERATION ET DE GUERISON INTERIEURE DE LA "TOUSSAINT"

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Du 1er  au 6 dimanche Novembre

au Monastère Syriaque:

  

 Sanctuaires visités:

*Mardi 1er Novembre, Messe du jour au Sanctuaire N-D de Miséricorde, après-midi au Sanctuaire de Notre-Dame de Montligeon

*Mercredi 2 Novembre:Solennité de Saint Grégorios de Parumala au Monastère Syriaque

*Jeudi 3 NovembrePèlerinage à Notre-Dame de Pontmain et au Mont Saint Michel 

*Vendredi 4 Novembre, Messe au Monastère Syriaque  , vénération des reliques de la Ste Croix, cette journée au Monastère Syriaque est réservée aux confessions, prières de délivrances, prières de guérison intérieureselon la Tradition de l'Eglise.

*Samedi 5 Novembre,Messe au Monastère Syriaque,cette journée mariale est réservée aux confessions.L'après-midi, visite de Verneuil Sur Avre.

*Dimanche 6 Novembre: Pèlerinage à N-D de Miséricorde avec ce mois-ci une mémoire solennelle de Saint Gregorios. Messe à 10h30 suivie d'un repas fraternel et du programme habituel.

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

 

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*Dimanche 6 Novembre au Monastère Syriaque:

  

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

 

 'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

Mère de Miséricorde, priez pour nous, secourez-nous!

 

et aux Saints du Kerala

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St Abraham Koorilose Bava, priez pour nous !

 

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St Grégorios de Parumala, priez pour nous !


 

10h30, Messe , repas fraternel,possibilité de rencontrer un prêtre 

(Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

 

Ramassage des fidèles sur

 

*Paris: le Samedi 5 Novembre à 15 h 

 

au lieu de R.D.V habituel.

 

  

* Sunday, November 6:
  monthly pilgrimage to N-D Mercy and Saints Kerala.
10:30 am Mass followed by a fraternal meal and reception of the faithful.

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


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Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale. 

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires. 

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F " 

 

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, Moniale ( 06.41.20.16.86).

 

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,25-37.

En ce temps-là, voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? »
L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. »
Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. »
Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort.
Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté.
Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion.
Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.”
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »
 




Par Saint Ambroise

(v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église 
Commentaire de l'évangile de Luc, 7, 74s (trad. cf SC 52, p. 34 et Véricel, L'Evangile commenté, p. 241) 

 

« Un Samaritain...arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié »

 

 

Un Samaritain descendait par ce chemin. « Qui est descendu du ciel, sinon celui qui est monté au ciel, le Fils de l'homme, qui est au ciel ? » (cf Jn 3,13). Voyant à demi mort cet homme que personne avant lui n'avait pu guérir..., il vient près de lui ; c'est-à-dire qu'en acceptant de souffrir avec nous il s'est fait notre proche et qu'en nous prenant en pitié il s'est fait notre voisin. 

« Il pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin ». Ce médecin a bien des remèdes par lesquels il a coutume de guérir. Ses paroles sont un remède : telle parole ligature les plaies, une autre y verse du baume, une autre le vin astringent... « Puis il le chargea sur sa propre monture ». Ecoute comment il t'y place : « C'étaient nos souffrances qu'il portait et nos douleurs dont il était accablé » (Is 53,4). Le berger aussi a placé sur ses épaules la brebis fatiguée (Lc 15,5)... 

« Il le conduisit à l'hôtellerie et prit soin de lui »... Mais le Samaritain ne pouvait pas demeurer longtemps sur notre terre ; il devait retourner au lieu d'où il était descendu. Donc, « le lendemain » –- quel est ce lendemain, sinon le jour de la résurrection du Seigneur, celui dont il est dit : « Voici le jour que fit le Seigneur » (Ps 117,24) ? -– « il sortit deux pièces d'argent et les donna à l'hôtelier, en lui disant : Prends soin de lui ». Qu'est-ce que ces deux pièces ? Peut-être les deux Testaments, qui portent l'effigie du Père éternel, et aux prix desquels nos blessures sont guéries... Heureux cet hôtelier, qui peut soigner les blessures d'autrui ! Heureux celui à qui Jésus dit : « Ce que tu auras dépensé en plus, c'est moi qui te le rendrai lors de mon retour »... Il promet donc la récompense. Quand reviendras-tu, Seigneur, sinon au jour du jugement ? Bien que tu sois toujours partout, te tenant au milieu de nous sans que nous te reconnaissions, un jour viendra où toute chair te verra venir. Et tu rendras ce que tu dois. Comment le rendras-tu, Seigneur Jésus ? Tu as promis aux bons une large récompense au ciel, mais tu rendras encore plus quand tu diras : « Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître » (Mt 25,21).

A moins de poser un regard sur la personne et d'y voir la beauté intérieure, nous ne pourrons en rien l'aider. Ca ne sert à rien pour la personne si nous y discernons ce qui est mal, ce qui est laid, ce qui est difforme. Le Christ regardait vers tous ceux qu'Il rencontrait, que ce soit la prostituée ou le bandit, et y voyait la beauté cachée. Peut-être que l'apparence était tordue, voire endommagée, mais il y avait cependant la beauté, et ce qu'Il faisait, c'était éveiller cette beauté.

Unless we look at a person and see the beauty there is in this person, we can contribute nothing to him. One does not help a person by discerning what is wrong, what is ugly, what is distorted. Christ looked at everyone he met, at the prostitute, at the thief, and saw the beauty hidden there. Perhaps it was distorted, perhaps damaged, but it was beauty none the less, and what he did was to call out this beauty.

(Métropolite Antoine (Bloom) de Sourozh)


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