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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 03:13

One should note that God foreknows all things but that He does not predestine them all. Thus He foreknows the things that depend on us, but He does not predestine them - because neither does He will evil to be done nor does He force virtue. And so, predestination is the result of the divine command made with foreknowledge. Those things which do not depend upon us, however, He predestines in accordance with His foreknowledge. For, through His foreknowledge, He has already decided all things beforehand in accordance with His goodness and justice.

St John of Damascus, "The Orthodox Faith"

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 6,10-17.

Frères, fortifiez-vous dans le Seigneur, dans la force de sa puissance. 
Revêtez-vous de l'armure de Dieu, afin de pouvoir résister aux embûches du diable. 
Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes, contre les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits mauvais répandus dans l'air. 
C'est pourquoi prenez l'armure de Dieu, afin de pouvoir résister au jour mauvais, et après avoir tout surmonté, rester debout. 
Soyez donc fermes, les reins ceints de la vérité, revêtus de la cuirasse de justice, 
et les sandales aux pieds, prêts à annoncer l'Evangile de paix. 
Et surtout, prenez le bouclier de la foi, par lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Malin. 
Prenez aussi le casque du salut, et le glaive de l'Esprit, qui est la parole de Dieu. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,23-35.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : "Le royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. 
Quand il se mit à régler les comptes, on lui amena un débiteur de dix mille talents. 
Comme il n'avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu'on le vendît, lui, sa femme, ses enfants et tout ce qu'il avait pour que paiement fût fait. 
Alors le serviteur, tombé à ses pieds, demeurait prosterné, disant : " Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout. " 
Touché de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller et lui remit sa dette. 
Ce serviteur, à peine sorti, rencontra un de ses compagnons de service, qui lui devait cent deniers. L'ayant saisi à la gorge, il l'étouffait, disant : " Paie ce que tu dois. " 
Son compagnon de service, tombé à ses pieds, le suppliait, disant : " Aie patience envers moi, et je te paierai. " 
Mai lui ne voulait pas, et il s'en alla le faire mettre en prison jusqu'à ce qu'il eût payé sa dette. 
Ce que voyant, ses compagnons de service furent grandement contristés, et ils vinrent raconter à leur maître ce qui s'était passé. 
Alors le maître le fit appeler et lui dit : " Serviteur méchant, je t'ai remis toute cette dette, parce que tu m'as supplié. 
Ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon de service, comme moi-même j'ai eu pitié de toi ? " 
Et son maître irrité le livra aux bourreaux, jusqu'à ce qu'il eût payé toute sa dette. 
Ainsi vous traitera mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne à son frère du fond du cœur. " 
 





Par Saint Jean-Marie Vianney

(1786-1859), prêtre, curé d'Ars 
Pensées choisies du saint Curé d'Ars (J. Frossard, Éds Tequi 2007, p. 80-82, rev.) 

 

L’amour de Dieu est infini

 

À présent, il y a si peu de foi dans le monde que l'on espère trop, ou que l'on désespère. 

Il y en a qui disent : « J'ai trop fait de mal, le Bon Dieu ne peut pas me pardonner. » Mes enfants, c'est un gros blasphème ; c'est mettre une borne à la Miséricorde de Dieu et elle n'en a point : elle est infinie. Vous auriez fait autant de mal qu'il en faut pour perdre une paroisse, si vous vous confessez, si vous êtes fâché d'avoir fait ce mal et que vous ne vouliez plus le refaire, le Bon Dieu vous l'a pardonné. 

Notre Seigneur est comme une mère qui porte son enfant sur ses bras. Cet enfant est méchant : il donne des coups de pieds à sa mère, il la mord, il l'égratigne ; mais la mère n'y fait pas seulement attention ; elle sait que si elle le lâche, il tombera, il ne pourra pas marcher seul... Voilà comment est Notre Seigneur... Il endure tous nos mauvais traitements ; Il supporte toutes nos arrogances ; Il nous pardonne toutes nos sottises ; Il a pitié de nous malgré nous. 

Le Bon Dieu est aussi prompt à nous accorder notre pardon, quand nous Le lui demandons, qu'une mère est prompte à retirer son enfant du feu.

Saint-Nectaire.jpg

 

PAR SAINT NECTAIRE D'EGINE:


Cherche Dieu tous les jours.
Mais cherche-le dans ton cœur, non à l'extérieur.
Et quand tu le trouves, tiens-toi avec crainte et tremblement,
comme les chérubins et les séraphins,
car ton cœur est devenu un trône de Dieu.
Cependant, pour trouver Dieu,
deviens humble comme la poussière devant le Seigneur,
car le Seigneur ne supporte pas l'orgueilleux,
tandis qu'il visite ceux qui sont humbles dans leur cœur,
voilà pourquoi il dit :
" Celui que je regarderai, c'est celui qui est doux et humble de cœur ".
 
Prière pour notre temps : 
 

Ô Seigneur Jésus Christ de même que Vous avez  sauvé Vos apôtres de la mort au cours d'une tempête en ordonnant à vent et vagues de se calmer, préservez-nous et protègez-nous durant cette saison des tempêtes.

Accordez-nous un temps doux et clément.

Protègez-nous des imprévisibles éléments de la nature.

Écartez de nous tempête, inondation, incendie, maladie, blessure, désastre et mort soudaine.

Préservez-nous de tout mal et de tout dommage car, bien que n'étant que des pécheurs, nous sommes cependant les œuvres de Vos mains.

Et ensemble avec Votre Père Qui n'a pas de commencement et Votre très saint , bon et vivifiant Esprit, Vous êtes notre Dieu en Qui nous vivons, nous mouvons, et avons notre être. Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.
Amîn !

 

 

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Du côté de nos frères aînés, les Saints:

 

Mardi 11 Octobre:

 

SAINT NICAISE et ses COMPAGNONS
Martyrs 
(IIe siècle)

        Suivant la tradition, saint Nicaise, dont le nom grec signifie victorieux, vit le jour en Grèce. D'après de très anciens documents, il naquit à Athènes et fut converti, avec le grand saint Denis, par le savant discours de saint Paul devant l'Aréopage.

        Après avoir séjourné quelques temps près du grand apôtre, saint Nicaise, avec saint Denis, travailla en Grèce au salut des âmes, puis s'embarqua avec le même saint pour Rome. Le pape saint Clément les envoya dans les Gaules, avec d'autres missionnaires, pour continuer l'évangélisation de ce pays, commencée avec succès par des envoyés de saint Pierre lui-même.

        Tandis que saint Denis fixa son siège à Paris, Nicaise se dirigea vers le pays de Rouen. Mais cette ville, qui le vénère encore aujourd'hui pour son premier pontife, ne devait pas le voir dans ses murs,  car il reçut en route la couronne du martyre. Il emmenait avec lui le prêtre Quirin et le diacre Égobile. 


        Vers Pontoise, les habitants leur promirent d'accepter l'Évangile, s'ils les délivraient d'un dragon qui infestait ce pays. Alors Quirin marcha vers le dragon, le lia sans peine et le conduisit devant le peuple émerveillé ; là, le monstre expira, par l'ordre du saint. À cette vue, bon nombre d'idolâtres se convertirent à la foi du Christ, et trois cent dix-huit d'entre eux reçurent le baptême. 

        Le bruit de ce prodige s'étant répandu dans le pays d'alentour, les conversions se multiplièrent, et les habitants de Meulan, de Mantes, de Monceaux, commencèrent à ouvrir les yeux à la lumière de l'Évangile. Les apôtres chassèrent aussi plusieurs démons qui tourmentaient les habitants de la contrée. Mais la voix du Ciel les appelait plus loin. Nicaise, Quirin et Égobile reprirent leur marche vers Rouen.

        À la Roche-Guyon, ils convertirent par leur prédication une noble dame, nommée Pience, et un prêtre des idoles, appelé Clair. Ce dernier était aveugle ; ils lui rendirent en même temps la vue de l'âme et celle du corps. Ce fut le signal de nombreuses conversions. Les prêtres païens, irrités, conduisirent les trois apôtres au gouverneur, qui, peu auparavant, avait mis à mort saint Denis et ses compagnons ; mais, inaccessibles à toutes les menaces, ils subirent courageusement le martyre. On rapporte de ces trois héros de la foi le même fait qui est raconté de saint Denis : ils auraient porté leur tête entre leurs mains, après avoir été décapités.



©Evangelizo.org

 

 

 

Mercredi 12 Octobre:

 Saint Dismas le bon larron

Voyant l'Auteur de la vie pendu sur une croix, le larron s'écriait: «S'il n'était Dieu incarné, celui qui est crucifié avec nous, le soleil n'aurait pas caché ses rayons et la terre ébranlée n'aurait pas chancelé. Mais toi qui as tout supporté, souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton Royaume.»

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit

Entre les deux larrons se trouvait Ta croix, balance de justice : l'un fut entraîné aux enfers par le poids du blasphème, l'autre, allégé de ses fautes, fut mené vers la connaissance de Dieu. Christ Dieu, gloire à Toi.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen

Contemplant sur la croix l'Agneau, le Pasteur et Sauveur du monde, celle qui l'avait enfanté disait en pleurant : ''Le monde se réjouit de recevoir la rédemption, mais mes entrailles se consument à la vue de la crucifixion que Tu endures pour tous, ô mon fils et mon Dieu.''


(Source: http://calendrier.egliseorthodoxe.com/…/stsoc…/oct12bis.html)

 

Homélie sur la Croix et le Bon Larron par Saint Jean Chrysostome

 

« Seigneur, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne » (Luc, XXIII 42). Le larron n'a pas osé faire cette prière avant d'avoir déposé par son aveu le fardeau de ses péchés. Tu vois, chrétien, quelle est la puissance de la confession ! II a avoué ses péchés et le paradis s'est ouvert. II a avoué ses péchés et il a eu assez d'assu­rance pour demander le Royaume après ses brigandages.
Songes-tu à tous les bienfaits que la croix nous procure ? Tu veux connaître le Royaume ? Dis-moi : Que vois-tu donc ici qui y ressemble ? Tu as sous les yeux les clous et une croix, mais cette croix même, disait Jésus, est bien le signe du Royaume. Et moi, en le voyant sur la croix, je le proclame roi. Ne revient-il pas à un roi de mourir pour ses sujets ? Lui-même l'a dit : « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jean X 11). C'est également vrai pour un bon roi : lui aussi donne sa vie pour ses sujets. Je le proclamerai donc roi à cause du don qu'il a fait de sa vie. « Seigneur, souviens-toi de moi quand tu seras dans ton Royaume ».
Comprends-tu maintenant comment la croix est le signe du Royaume ? Si tu le veux, voici encore une autre preuve. Le Christ n'a pas laissé sa croix sur la terre, mais il l'a soulevée et emportée avec lui dans le ciel. Nous le savons parce qu'il l'aura près de lui quand il reviendra dans la gloire. Tout cela pour t'apprendre combien est vénérable la croix qu'il a appelée sa gloire (...)
Lorsque le Fils de l'homme viendra, « le soleil s'obscurcira et la lune perdra son éclat » (Matthieu XXIV 29). Il régnera alors une clarté si vive que même les étoiles les plus brillantes seront éclipsées. Les étoiles tomberont du ciel. « Alors paraîtra dans le ciel le signe du Fils de l'homme » (Matthieu XXIV 29-30).
Tu vois quelle est la puissance du signe de la croix ! (...) Quand un roi entre dans une ville, les soldats prennent les étendards, les hissent sur leurs épaules et marchent devant lui pour annoncer son arrivée. C'est ainsi que des légions d'anges et d'archanges précéderont le Christ, lorsqu'il descendra du ciel. Ils porteront sur leurs épaules ce signe annonciateur de la venue de notre Roi.

Prière à St Dismas pour demander la repentance:

Ô miroir de la vraie pénitence, bienheureux Dismas qui pour tes grands péchés a été crucifié avec l’innocent agneau de Dieu Jésus Christ et qui, pour avoir eu une grande contrition, as obtenu de Jésus Christ le pardon de tes offenses, je te prie humblement de m’obtenir de mon Rédempteur la grâce d’entendre à mon heure dernière la bienheureuse parole que Jésus Christ notre Seigneur t’a dite: ''aujourd’hui tu seras avec moi au Paradis.''
Amen

Holy Martyrs ProbusTarachus and Andronicus (304)

All three suffered during the reign of Diocletian. Though born in three different places, the three were found to be Christians atPompeiopolis in Cilicia, arrested together, and brought before the Governor, Numerian Maximus. Tarachus was sixty-five years old at the time of his arrest, but his captors showed no respect for his age, tormenting him as cruelly as the others.

 

 All three immediately and boldly confessed their faith, and were put to many vicious tortures, during which Probus said to Maximus, 'This bloodshed is oil and perfume for me to anoint myself with joy for further contests.' At one point the persecutors forcibly stuffed Andronicus' mouth with meat and wine that had been offered to idols, thinking that in doing so they were winning a victory. Andronicus only mocked them, explaining that only wilful apostasy brings defeat to a Christian.

 

  Finally, Maximus ordered them taken to the theater and thrown to wild beasts for the entertainment of the people. Though the beasts had just torn others to pieces, they would not touch the holy martyrs, but played and fawned around them: A ferocious bear licked their wounds, and a lioness played affectionately around Tarachus. Seeing this, many in the crowd believed in Christ and denounced the Governor.

 

 The furious Maximus ordered his soldiers to enter the arena and cut the three to pieces. Three Christians who had witnessed the spectacle came by night to retrieve their bodies, but were unable to distinguish the martyrs' relics amid the general carnage. When they prayed for divine aid, three lights appeared above the bodies of the three holy ones, and they were given honorable burial in a mountain cave

St Symeon the New Theologian (1022)

As a young man he became a monk in the Studite Monastery in Constantinople; later he bacame abbot of the Monastery of St Mamas, also inConstantinople. After a life of great asceticism, including many trials, criticisms and afflictions, he reposed in peace. (He reposed on March 12, but since this day always falls during the Great Fast, his feast is kept today.)

 

 His teaching on the soul's ability to enter directly into communion with God in this life aroused some opposition in his own time, and the title 'New Theologian' was not always applied in a positive sense.

 

His experiential, mystical teachings are firmly rooted in his doctrine of the Church: his writings contain many powerful affirmations of the centrality of participation in the Mysteries in our struggle for salvation. He is the author of many sublimely beautiful sermons, writings and hymns, a number of them in metered verse. With St John the Evangelist and St Gregory, Patriarch of Constantinople, he is one of only three whom the Church has officially called "Theologian."

 

Saint Wilfrid  

(+ 709)

WILFRID 12 OCTOBRE

 

(L’image représente le roi Egfrid expulsant Wilfrid de son église d’York )

 

 

Wilfrid était d’origine anglo-saxonne dans un pays, la Grande Bretagne,  qui restait très divisée entre les envahisseurs germaniques et les vieux Celtes.

Les Anglo-saxons avaient été évangélisés par Augustin au VIème s. et le principal évêché était Cantorbéry.

C’est là que Wilfrid fit ses études puis  il partit pour Rome, car l’Eglise anglaise était très attachée au pape.

Il devint un spécialiste de la liturgie romaine, et une fois rentré en Angleterre il répandit le culte sous sa forme romaine et réussit ainsi à unifier les chrétiens celtes et anglo-saxons.

 

Il était archevêque d’York mais il se fâcha avec le roi Egfrid,  car il fit entrer sa femme  à l’abbaye qu’il avait créée, à Ripon.

Il dut partir en exil et manqua devenir archevêque de Strasbourg, mais il revint finir ses jours en Angleterre et mourut en  709.

 

 

 

LE PRINCIPE DE TOUS LES BIENS

 

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« Quelle est, se demande saint Irénée, la raison pour laquelle le Verbe divin ne voulut pas s’incarner dans le sein de Marie avant de lui avoir demandé son consentement » par le ministère de l’Archange ?

[...] C’est parce qu’il voulait que le monde fût redevable à Marie du mystère de l’Incarnation et « reconnût en elle le principe de tous les biens ».

Saint Irénée, Contra haereses, lib. III, 22, 4 et lib. V, 19, 1

 

PRIERE A NOTRE-DAME DE MISERICORDE POUR LES ENFANTS:

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Marie, Mère de Dieu , toi qui as mis au monde le Verbe qui s'incarnait, Jésus le Fils de Dieu, et qui l’as élevé avec amour; toi qui as supporté sa Croix et qui t’es réjouie de sa Résurrection et de son Ascension : nous te prions!

Très Sainte Mère de Dieu, ô Mère de Miséricorde, sauve les serviteurs de Dieu, les enfants N…, et tous les enfants du monde entier.

Les enfants chrétiens, fortifie-les dans la foi et l’amour pour ton Fils et ton Dieu, Jésus Christ.

Les enfants qui ne connaissent pas Dieu, demande au Christ de leur envoyer l’Esprit-Saint pour qu’ils découvrent Dieu.

Les enfants tourmentés, abandonnés et humiliés, couvre-les du manteau invisible de Ta tendresse, de ton amour maternel et miséricordieux.

Prie ton Fils et notre Dieu le Christ Jésus de pardonner à tous ceux qui font du mal aux enfants et d'illuminer leur cœur , de changer leur coeur par la lumière et le feu du  Saint-Esprit.

Et donne-nous, ô Vierge Marie, de te magnifier en tout temps et en tout lieu comme la Mère véritable du Christ  notre Dieu : Amîn! 

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

 

 

PRIERES A SAINT NICOLAS POUR LES ENFANTS:

 

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Saint Père et Pontife Nicolas,

 

tu nous enseignes la douceur et l’humilité du Christ notre Dieu.

Tu lui présentes nos prières, nos supplications et nos chants de gratitude.

Tu nous donnes par ta vie l’exemple d’un vrai disciple de Jésus Christ, en proclamant la vérité de Dieu et en te montrant tendre et compatissant avec tous, riches et pauvres.

Tu es encore, par ta prière, celui qui protège, qui garde les enfants et les inspire pour tout ce qui est bien, bon et beau.

En ce jour et à cette heure, nous te prions pour les enfants du monde entier, ceux qui connaissent Dieu et ceux qui ne le connaissent pas encore, en particulier pour les enfants N…

Nous te prions également pour nos évêques N…, nos prêtres N…, nos diacres N…, nos parents N…, nos parrains N…, et pour tous nos frères orthodoxes et ceux qui recherchent d'un coeur sincère la lumière de la vérité.

Nous te prions pour nous-mêmes.

Nous te prions enfin pour tous ceux qui se sont endormis dans la foi, en premier lieu les membres de notre famille N…, ainsi que pour tous les défunts du monde entier.

Saint Père Nicolas, glorifie et prie avec nous le Père, le Fils et le saint Esprit, unique et seul Dieu dans les siècles des siècles : Amîn! 

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NEUVAINE POUR UN ENFANT MALADE, COMMENT FAIRE ?

 

Le plus simple est toujours le chapelet à la main ou simplement dans le cœur avec, en l'occurrence,

"saint Père et Pontife Nicolas, prie Dieu pour son enfant N...",

ou "

saint Père et Pontife Nicolas, prie Dieu pour son serviteur N... et pour nous (moi) pécheur(s)",

ou encore

"saint Père et Pontife Nicolas, rends grâce à Dieu pour son enfant N...!"

 

Il est fructueux de dire longuement (50 fois et +!) en alternance l'une ou l'autre forme; tant mieux si on peut être devant l'icône; tant mieux surtout si l'on peut prier non seulement des lèvres mais encore de tout son cœur, de toute son intelligence et de toutes ses forces!

A l'issue de ces prières répétées, on peut conclure par cette prière:

"Seigneur Jésus Christ notreDieu, Vous  le vrai médecin de nos âmes et de nos corps, écoutez dans Votre bonté les prières que Votre serviteur saint Nicolas Vous adresse en ce jour pour l'enfant N... que Vous  as confié à Vos serviteurs N..., ses parents.

Dans Votre indicible compassion et Votre miséricorde, accordez à Votre enfant le soulagement des souffrances de l'âme et du corps et donnez-lui de jouir du don de la santé que Vous lui accordez.

A nous qui Vous prions avec Votre Mère toute pure et tous Vos saints, accordez la jouissance de l'amour véritable qui vient de Vous, la fortification de notre foi en Vous et la grâce de Vous célébrer tous les jours de notre vie. Car Vous êtes le Dieu de miséricorde, plein de tendresse et d'amour pour les humains, ô Christ notre Dieu, et nous Vous rendons gloire avec Votre Père et Votre Esprit très saint, bon et vivifiant, maintenant et toujours et dans les siècles: Amîn!" 

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Du côté de nos frères aînés, les Saints:

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Du côté de nos frères aînés, les Saints:

 

 

 

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

 

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

 

 

 

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)
 
 Arme invincible, soutien de la foi, Très Sainte Croix , 
nous te chantons, / devant toi nous prosternant avec foi: / tu es le refuge, la gloire des chrétiens; / gardienne des orthodoxes et fierté des martyrs, / à juste titre nous te glorifions.

Croix de Jésus, armure des chrétiens, / tu donnes aux rois victoire et tu renverses les démons: / à ceux qui se prosternent devant toi / donne ta protection et la grande miséricorde.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn

Tous ceux qui d'un cœur ardent / se prosternent pieusement / devant le croix et les souffrances de ton Fils,  / fais qu'ils deviennent, ô Mère de Dieu, / les citoyens du Paradis / et les héritiers de la gloire des cieux.

 

 
 


Association Juristes pour l'enfance
11 octobre 2016

 

Victoire au Conseil de l’Europe !

 

Le 11 octobre, l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe a rejeté la recommandation relative à la Gestation par autrui qui, sous prétexte de protéger les enfants, visait à faire entériner le principe même de la GPA.
 
Nous vous avons suggéré il y a quelques jours d’écrire à nos représentants à l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe pour les alerter sur ce texte : les efforts conjugués de tous ont porté leurs fruits car le projet de recommandation a été REJETE !

En revanche, il est à regretter qu’un amendement visant à condamner explicitement « toute forme de maternité de substitution » n’ait pas pu être adopté, ce qui montre le chemin qui reste à parcourir pour une prise de conscience de ce qu’est réellement la GPA, ce qu’elle fait subir aux femmes et aux enfants.
Mais ne boudons pas notre plaisir : le projet tendancieux mené par Petra De Sutter tendant à imposer une illusoire gestation par autrui dite « altruiste » est définitivement rejeté !

Alors hauts les cœurs et RDV dimanche prochain 16 octobre à 13h Porte Dauphine à l’appel de La Manif Pour Tous !
 

Aude Mirkovic,
Porte-parole de l’association Juristes pour l’enfance


 

 
 

Retrouvez-nous sur :

notre blog : www.juristespourlenfance.com

AUTOUR DE L'IVG, QUE S'EST-IL REELLEMENT PASSE EN POLOGNE ?

 

Raconter l’histoire telle qu’elle s’est réellement déroulée exige d’abord d’en expliquer le contexte. La Pologne est une démocratie depuis moins de vingt-cinq ans. En plus des élections libres, elle offre au peuple un dispositif d’expression analogue au référendum d’initiative populaire qui existe en Suisse : quand une proposition de loi est présentée par plus de 100 000 signataires, le Parlement se voit dans l’obligation de l’étudier. Une commission ad hoc est chargée de les examiner. À l’usage, cette commission n’a plus servi qu’à les rejeter a priori et sans le moindre examen.

Au cours de la dernière campagne électorale, le PiS (Parti Droit et justice, en français) sorti vainqueur des élections, a imprudemment pris l’engagement de faire étudier sérieusement par la commission et le gouvernement l’ensemble de ces propositions de loi d’initiative populaire.

Un gouvernement piégé par sa promesse

Véritable piège, cette promesse est devenue le cauchemar du gouvernement lorsqu’un mouvement anti-IVG a déposé une proposition de loi durcissant les conditions d’accès à l’IVG et pénalisant sa pratique. Parmi les plus de 500 000 signataires, bon nombre d’électeurs proches de l’aile droite du parti, minoritaire mais remuante, qu’il était difficile pour les parlementaires de mécontenter trop ouvertement.

Le gouvernement n’aurait jamais pris l’initiative d’ouvrir une telle boîte de Pandore alors que la loi en vigueur – l’une des plus restrictives d’Europe – bénéficie d’un certain consensus populaire. Encore moins alors même qu’il livre des batailles, loin d’être gagnées d’avance, sur de nombreux autres fronts. Mais, tenu par sa promesse électorale et aiguillonné par l’aile droite de sa majorité, il a demandé à la commission parlementaire d’étudier la proposition de loi, en priant (et peut-être en agissant en sous-main) pour que ladite commission finisse par la rejeter après examen et débat. Et ainsi fut fait, non sans qu’au préalable une grève/manifestation pro IVG ait mobilisé à travers la Pologne des dizaines de milliers de femmes habillées en noir.

Généralisations abusives

Pour rendre compte de cette manifestation, l’objectivité de nombreux titres de la presse française a semblé faire défaut au profit d’un militantisme partisan.

En témoignent les titres pour le moins exagérés du style: « Pologne : les femmes se mettent en grève pour défendre l’IVG » (Courrier International) ou bien : « Les Polonaises manifestent pour le droit à l’IVG » (Ouest France), titres adoptés aussi par Paris Match,L’Obs, Le Point et nombre d’autres organes de la presse écrite comme audiovisuelle.

Dans les faits, au maximum 100 000 polonaises (sans doute moins), ont manifesté et/ou fait grève « pour défendre le droit à l’avortement ». Un nombre qu’il faut remettre en perspective du demi-million de signataires de la pétition en faveur d’un durcissement de la loi sur l’IVG. Selon un sondage IPSOS publié le jour même de la manifestation, 58% des Polonais seraient favorables au maintien ou au durcissement de la loi actuelle, et 37% favorables à une libéralisation partielle ou totale du droit à l’avortement. Selon une autre étude réalisée par CBOS en mai, 80% des Polonais se prononcent contre l’avortement pour convenances personnelles, « même en cas de situation matérielle difficile ».

Dans ces conditions, titrer en généralisant (souligné par nous) : «Les Polonaises manifestent… » ou « Les femmes se mettent en grève… » relève non pas du journalisme mais d’une exagération partisane. À tout le moins, à l’instar du Parisien, on aurait pu titrer : « Des Polonaises manifestent… ».

Le poids des mots, le choix des photos

Après que la commission parlementaire eut rejeté la proposition de loi visant à durcir la loi actuelle, la diffusion d’informations biaisées dans la presse française redoubla, notamment dans le journal La Croix.

Le quotidien catholique a consacré à l’événement une couverture importante, une pleine page dans la version papier, avec un énorme titre en gras couvrant toute la largeur : « Le gouvernement polonais renonce à l’interdiction de l’IVG ». Or, ce titre est triplement erroné : d’une part, ce n’est pas le gouvernement qui est à l’origine de la proposition de loi, donc il n’a pas eu à y renoncer ; d’autre part, ce n’est pas le gouvernement qui l’a rejeté mais la commission d’examen des proposition d’initiative populaires ; enfin, il ne s’agissait pas d’interdire l’IVG mais de durcir son régime déjà très restrictif.

En matière de désinformation, le chapô qui suit le titre est de la même eau : « La mobilisation des femmes polonaises, plus que le débat au Parlement européen, a conduit le gouvernement à abandonner le projet des organisations pro-vie. » Appuyant ces assertions fausses et tendancieuses, la grande photo en couleur qui illustre l’article représente la manifestation pour la libéralisation de l’IVG, avec cette légende : « Des milliers de femmes habillées de noir ont défilé en Pologne pour protester contre le projet de loi interdisant l’avortement ».

Titre, chapô, icono : ces moyens éditoriaux apparaissent comme au service d’une désinformation. Le corps de l’article qui suit est plus objectif et rétablit quelques faits avérés, mais non sans ajouter des commentaires infondés et sans parvenir à masquer une certaine complaisance pour les thèses des grévistes pro-avortement. La parole leur est donnée sur le fond de la question, tandis qu’elle n’est donnée que sur la procédure aux auteurs de la proposition de loi (pourtant plus représentatifs en nombre et catholiques revendiqués). Enfin, il convient de signaler la présence d’un encadré intitulé « Repères », qui donne à part, sous le titre “Un texte radical”, trois informations factuelles objectives.

Simone Veil : « Scientifiquement, il est de plus en plus évident que dès la conception, il s’agit d’un être vivant »

Quelle que soit la position qu’il entend promouvoir, un journaliste, plus encore qu’un homme politique, peut et doit toujours le faire en respectant les exigences de base de l’honnêteté intellectuelle. À cet égard, Madame Simone Veil elle-même mérite d’être citée en exemple. En 2007, trente-deux ans après le vote de sa loi qui dépénalisa l’IVG en France, elle répondit à la question de l’objection de conscience : « On comprend que, pour un certain nombre de gens, il existe un cas de conscience face à cette pratique. [L’IVG] est une question éthique et pas seulement un geste médical. La seule chose que j’avais négociée avec l’Église était de ne pas contraindre les médecins. C’est un point à maintenir, car on ne peut obliger personne à aller contre ses convictions. Il est de plus en plus évident scientifiquement que, dès la conception, il s’agit d’un être vivant ».

« Il s’agit d’un être vivant » : si au moins les débats, manifestations et polémiques qui ont eu lieu en Pologne pouvaient servir à convaincre de cette évidence toutes les femmes et les hommes de bonne volonté… Mais précisément, les petites et grandes désinformations, qui émaillent presque toujours la communication sur l’IVG, n’ont-elle pas pour but de faire que cette évidence scientifique ne s’impose pas au cœur du débat ?

(Source Aleteia)

12 octobre 2016

L’argent facile, c’est l’argent des autres. Il ne coûte pas grand-chose donc pas besoin d’y faire attention. Le lien entre Alstom et l’emprunt à 50 ans de l’Italie, c’est l’irresponsabilité de ceux qui dépensent de l’argent qui ne leur a rien coûté.

Le cas Alstom fait tousser même les étatistes de droite et de gauche. Nous avons donc atteint le sommet du grotesque. Enfin, peut-être… soyons prudent : comme avec les bulles financières, nous pourrions peut-être aller plus haut dans le ridicule.

Des fonctionnaires achètent avec l’argent des autres des rames de train que personne n’a commandées, dont personne ne veut et qui sont inutiles. Si j’étais architecte-paysagiste-décorateur, je travaillerais à un projet d’installation dans les jardins de l’Elysée de ces rames ; quelque chose entre le street art, le land art et l’environmental art. Vu le tarif des coiffeurs de l’Elysée, je pourrais présenter une belle facture d’honoraires.

Scrutons aussi le cas de l’Italie qui vient de lever un emprunt d’une durée de 50 ans, à échéance 2067 (gasp). 16 milliards d’euros d’offre pour une vente de 2,6 milliards d’euros. Le taux serait de l’ordre de 2,87% selon Bloomberg.

Le même jour, les chiffres publiés par la BCE montraient que l’argent fuit l’Italie. L’Italie fait partie des pays occidentaux surendettés, sa plus grosse banque, Monte dei Paschi di Siena, coule. Qui peut raisonnablement présumer de la survie de l’euro dans cinquante ans et du niveau d’inflation dans un pays qui avait pris l’habitude de voler de dévaluation en dévaluation ?

Si ces titres sont achetés par les assureurs et les fonds de pension, l’épargne collectivisée des fonds de retraite est gérée par des irresponsables qui pensent qu’ils n’auront de compte à rendre à personne pour leurs erreurs. Si ces titres sont achetés par des spéculateurs, cela signifie que ceux-ci espèrent pouvoir les revendre avec profit alors même que la Banque centrale européenne indique qu’elle pense à diminuer ses rachats obligataires. Est-ce bien raisonnable ?

Lorsqu’on se sert de l’argent des autres, on devient vite irresponsable. Si vous ne voulez pas que votre épargne soit gaspillée (comme vos impôts), vous avez intérêt à ne pas vous fier aux solutions collectives.

http://www.economiematin.fr/news-alstom-italieo-pas-besoin-d-etre-regardant-avec-l-argent-des-autres

CE QUE NOUS VIVONS VRAIMENT A ALEP

L'Archevêque Jeanbart parle...

 

Cela ne correspond pas à la désinformation des médias occidentaux, lisez...

Le monde entier est terrorisé à la vue de l’image d’Alep que lui ont servi les médias de masse ces derniers jours. Un grand nombre de nos amis de l’étranger se préoccupent pour nous et veulent avoir de nos nouvelles. Il est évident que nous vivons des moments tragiques de notre Histoire et ce qui arrive continue à faire souffrir Alep et les Alépins qui depuis cinq ans n’ont pu avoir aucun répit, tellement ils ont été harcelés et malmenés par les groupes armés venus, de toute part dans le monde, pour mener une soi-disant guerre sainte, dans un pays gouverné par des impies et des infidèles ! Depuis cinq ans maintenant ces terroristes font la loi, là où les autorités civiles du pays n’arrivent pas à être présentes. Ils ont semé la terreur partout, tué des dizaines de milliers d’innocents, détruits par milliers les usines, les commerces et les institutions de services publiques, saccagé les habitations et volé sans souci aucun, les biens du pays et des citoyens. Ils ont fait beaucoup de victimes innocentes, enlevé et sauvagement assassiné d’innombrables personnes pacifiques, y compris des religieuses, des prêtres et même des évêques.

Cela continue aujourd’hui, ce matin une dizaine d’obus sont tombés sur deux de nos quartiers résidentiels provoquant de nouvelles destructions et faisant, encore une fois, de nombreuses victimes entre morts et blessés. Des batailles font rage dans les banlieues de la ville, les rebelles du Front Al-Nosra essaient de reprendre position dans des zones considérées comme stratégiques, quasi totalement dépeuplées et presque entièrement détruites, qu’ils occupaient jusqu’en juin dernier dans la périphérie de la ville. Des vues de ces lieux de désolation totale sont largement diffusées par les chaînes de télévision : c’est là que les grandes batailles en cours ont lieu actuellement.

Nous avons mis de grands espoirs sur le cessez-le-feu décidé il y a trois semaines, nous souhaitons qu’il puisse permettre une pacification, suivie d’une réconciliation nationale et d’une reprise de la vie normale dans le pays ! Malheureusement cette trêve, fragilisée par les infractions continuelles des opposants radicaux, a été officiellement rompue il y a quelques jours, suite aux frappes inattendues de la Coalition, alliée des rebelles, sur Deir-El-Zor. Ces frappes ont atteint une base militaire de l’Armée syrienne et causé la mort de plus de 90 soldats présents dans leurs casernes, sans compter le nombre non déclaré de blessés. Est-ce que cette reprise des combats peut s’arrêter ? Nous le souhaitons et comptons pour cela sur la grâce de Dieu, seule capable d’éveiller la conscience des grands décideurs. Le spectacle horrifiant de ce qui se passe a de quoi secouer tout homme qui respecte la sacralité de la vie humaine. Si M. Staffan de Mistura [envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie] réussit à relancer le processus de paix déjà entamé, nous pouvons espérer une éclaircie et peut-être même des résultats concrets de pacification, préalable indispensable aux assises du dialogue tant souhaité.

Le plus dur pour les chrétiens présents actuellement à Alep serait de devoir vivre, matin et soir, dans l’anxiété d’une situation d’insécurité déstabilisante et d’incertitude troublante. Ils ont peur du lendemain, l’avenir de leurs enfants les préoccupe énormément. Imaginer qu’un jour un État d’obédience musulmane fondamentaliste leur serait imposé est pour eux un cauchemar insupportable. C’est la raison pour laquelle nous nous tournons vers nos frères en France et partout en Occident et nous les supplions de nous aider en faisant en sorte que cela n’advienne point. Nous ne leur demandons pas de faire la guerre pour nous, mais tout simplement de mettre un terme aux prétentions injustes de leurs alliés qui veulent nous imposer des lois vétustes, insupportables pour un homme du XXIe siècle qui veut être libre de choisir sa culture, son mode de vie et sa foi.

Nous faisons appel à nos frères en France pour prier pour nous et que toutes les femmes et tous les hommes Français soucieux de la dignité de l’être humain et épris de liberté, viennent à notre secours pour sortir notre pays chéri du gouffre du régime fondamentaliste dans lequel on cherche à nous plonger. De grâce, aidez-nous à continuer à vivre dignement sur cette terre bénie qui nous a vu naître et grandir !

Mobilisation sans précédent en Syrie: Un million 

d'enfant appelent à la Paix

Le 6 octobre 2016, à l’initiative de l’AED, les élèves de plus de 2000 écoles se sont rassemblés dans plusieurs villes de Syrie pour alerter les responsables politiques et leur demander la paix pour leur pays. À l’initiative de l’AED, plus d’un million d’élèves de 2000 établissements scolaires syriens ont écrit ou dessiné des messages de paix qui seront adressés aux responsables politiques de l’Union Européenne et des Nations Unies. Depuis Alep, le Père Ziad présente la mobilisation des enfants.

L’art au service de la paix

Les enfants se sont réunis hier à Damas, Homs, Yabroud, Alep, Marmarita et Tartous, pour exprimer leur désir de paix à travers des chants, des danses, des pièces de théâtre, des prières et des mots écrits sur des ballons….Dans le ciel se sont élevés leurs messages : « Nous voulons la paix ! », « Donnez-nous notre enfance ! », « Nous ne voulons plus de la guerre ! » et « Nous voulons aller à l’école ! ». Baptisée « Paix pour les enfants », cette mobilisation sans précédent résonne comme un cri d’alerte des enfants syriens auprès de la Communauté internationale. Ces lettres et dessins seront remis les 10 et 13 octobre 2016 à de hauts représentants de l’Union européenne à Bruxelles et de l’ONU à Genève, par des représentants des Églises catholique et orthodoxe.

Une initiative sans précédent 

« Une initiative sans précédent, selon Marc Fromager, directeur de l’AED, qui, nous l’espérons, pourra sensibiliser les leaders politiques. »

La guerre en Syrie a coûté la vie à des milliers d’enfants. La moitié des 11,4 millions de Syriens déplacés ou réfugiés sont des mineurs. En juillet 2016, on comptait environ 6 millions d’enfants affectés par le conflit en Syrie, dont 900 000 rien qu’à Alep. Plus de 2,1 millions d’enfants en Syrie ne peuvent pas fréquenter l’école à cause de la guerre. Beaucoup d’entre eux sont sévèrement traumatisés. Souvent, les enfants ne sont pas seulement victimes des actes de guerre en soi, mais aussi d’enlèvements, de torture et d’exploitation sexuelle.

Depuis le début du conflit en mars 2011, l’AED s’est engagée en faveur des victimes de la guerre et a fourni une aide financière d’environ 13 millions d’euros qui profite surtout aux familles, en particulier aux enfants. Ce soutien permet notamment aux enfants d’aller à l’école. Par l’intermédiaire des évêques chrétiens et des structures ecclésiastiques sur place, l’aide parvient immédiatement aux familles en détresse.(Source:Aleteia)

12 octobre 2016

Dans « La Mosaïque de l’islam », Suleiman Mourad, ce professeur d’histoire et de civilisation de l’islam au Smith College (Massachusetts) , s’inquiète : la vision fondamentaliste de l’islam est en train de devenir la norme.

Vous estimez que l’image que nous avons aujourd’hui de l’islam est biaisée. Pourquoi ?

Comme je l’explique dans mon livre, l’islam est une mosaïque où coexistent historiquement des courants et des pensées différents. Or nous vivons de plus en plus sous le régime de la pensée unique, celui d’un islam d’inspiration wahhabite ou salafiste dont la plupart des musulmans comme les non-musulmans finissent par penser qu’il est le seul véritable islam. [...]

N’existe-t-il aucun penseur musulman capable aujourd’hui de proposer une alternative au discours salafiste ?

Bien sûr que le discours réformateur existe, mais il est inaudible, voire menacé, par les islamistes, mais aussi par les musulmans modérés, gangrénés par la théorie du complot, qui considèrent ces penseurs comme des traîtres. On leur reproche de vouloir réformer une religion censée être parfaite, et de pactiser avec l’ennemi, l’Occident.

L’islam est devenu la proie du politique. Et les réformateurs ont d’autant moins de poids que les Occidentaux les tiennent pour non représentatifs.

Le Point

via http://www.fdesouche.com/776661-suleiman-mourad-la-salafisation-des-esprits-est-en-marche

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Après l’attaque de quatre policiers samedi soir à Viry-Châtillon, les policiers sont appelés à une grève du zèle ce mardi. RMC a recueilli le témoignage de Thomas, policier de la Bac de nuit, qui décrit son quotidien face à des délinquants qui n’ont peur « ni de la police, ni de la justice ».

Le sort des policiers doit être un thème de la campagne présidentielle. C’est ce que réclament toutes les organisations syndicales de police. Appel d’autant plus fort depuis que quatre des leurs ont été attaqués samedi au cocktail Molotov à Viry-Châtillon, dans l’Essonne.

(...)

Le malaise des policiers, ce sont forcément les hommes du terrain qui en parle le mieux. RMC a recueilli le témoignage de Thomas, membre de la BAC (Brigade anti criminalité) de nuit du département de l’Essonne. Et manifestement, le quotidien est devenu un cauchemar

 « Il y a une espèce de sentiment d’impunité des délinquants. Ils nous le disent, ils en rigolent même: ‘De toute façon je ne crains rien, qu’est-ce que tu vas me faire ? Je vais en garde-à-vue, et alors, demain je suis dehors’. Ils nous tutoient: ‘Tu le sais très bien, demain je suis dehors’. Ils ne craignent pas la police, encore moins la justice ».

« Ils savent très bien que, quand on arrive, on est le seul équipage disponible et qu’on descend à deux. Vous vous rendez compte, face à des bandes qui se baladent toujours à 8, à 10 ou à 20 ? ». Thomas l’avoue, « on fait semblant ».

« Quand des gens nous appellent pour du tapage en bas de chez eux à minuit, avec les mecs qui foutent un bordel monstre, on arrive en disant: ‘Bonjour monsieur, vous voulez partir ? Non ? Bon ben bonne soirée’. Et puis on s’en va. On dit qu’on est intervenu mais en fait on n’intervient pas ».

Il ajoute: « On est devenu des sacs de frappe. On intervient pour un simple différend de voisinage et le comité d’accueil est là, ils disent : ‘tiens on va les défoncer’, et on se prend un pavé pleine tête. Mais quand on est flic on est flic, on y retourne. Jusqu’à quand ? Je ne sais pas ».

 

RMC

REBECCA S'EVADE DES GEÔLES DE BOKO HARAM

ET RACCONTE SON CALVAIRE

 

Rebecca rentre après 24 ans de captivité, accompagné de ses deux fils dont l’un est issu d’un viol. Pour l’AED (Aide à l’Église en Détresse), Rebecca raconte son calvaire au père Gideon Obasogie, prêtre du diocèse de Maiduguri Au Nigeria.

Janvier 2015, les milices de Boko Haram attaquent la ville de Baga. Bitrus Zachariah, son épouse Rebecca et leurs fils – Zachariah, 3 ans et Jonathan, 1 an –  quittent leur maison dans la plus grande confusion. Rebecca est enceinte. Elle ne peut courir. Elle supplie alors son mari de se sauver, en laissant les enfants : il ne parviendrait pas à s’échapper avec eux. […] « Quand les hommes de Boko Haram sont venus vers moi, ils m’ont menacée en disant : ‘si seulement nous avions tué ton mari, nous aurions reçu la récompense d’Allah… du coup, toi et tes enfants, vous allez travailler pour Allah’. Puis ils m’ont cassé les dents en me frappant avec un pistolet ». Rebecca revient sur son cauchemar.

Vendue au plus offrant

Après avoir tué tous les hommes qu’ils ont attrapés, les terroristes traversent le lac Tchad. Un enfer. Six jours avec de l’eau jusqu’au cou et des croquettes chin chin [apéritif africain, ndlr] pour seule nourriture. « Après 53 jours à Kwalleram, ils nous emmènent à Gurva, au Tchad, de peur que je ne m’échappe. 2000 combattants de Boko Haram y résident. Nous restons 70 jours à travailler aux cultures et à couper du bois de chauffage. À Tilma, je suis vendue à un homme appelé Bage Guduma. Commencent 55 jours d’horreur. La plupart des nuits, il veut me toucher mais je refuse et m’enduis le corps des excréments de mes enfants pour le tenir à distance. […] Ses garçons me battent. Chaque jour, je reçois 98 coups de fouet. Je perds le bébé que j’attends mais Boko Haram me prend aussi mon deuxième fils, Jonathan : jeté vivant dans le lac Tcha, il se noie. »

Maiduguri - Populations déplacées
@ AED

« Malla est le deuxième homme que les terroristes m’amènent. Comme je résiste encore, ils me jettent dans une fosse profonde, sans eau ni nourriture pendant deux jours. Quand j’en sors, Malla me brutalise et je tombe enceinte. Je tente alors d’absorber tous les comprimés que je trouve pour arrêter la grossesse, mais ça ne donne rien. Puis, je rencontre une femme enlevée à Gwoza, épouse d’un pasteur, maman de deux enfants issus de viols. Elle me supplie de tenir bon. »

« J’accouche seule, sans aucun soin médical, et coupe le placenta moi-même. Boko Haram appelle mon fils Ibrahim. Malla est en déplacement… Mes geôliers ont déjà promis de me vendre à un autre homme. »

Fuir

Au quotidien, les prisonniers doivent prier de 7 à 10 heures du matin, de 12 à 14 heures et de 16 à 18 heures. Les quelques chrétiens qui refusent sont tués, des petites filles de 8-9 ans , violées à mort. Rebecca pense à la fuite depuis longtemps, mais sans espoir. Elle assiste notamment la tentative avortée de Benjamin, cet homme igbo intercepté alors qu’il s’échappe. Les tortionnaires lui brisent les jambes et le laissent dans d’atroces souffrances.

Mgr Oliver Dashe Doeme
@ AED

Un jour, alors que la plupart des combattants de Boko Haram sont en déplacement, Rebecca obtient d’une femme –  probablement l’épouse d’un commandant de Boko Haram – la permission d’aller rendre visite à une amie, dans une autre zone sous contrôle de la secte islamiste. Elle part aussitôt avec ses fils et marche pendant six jours en direction de la frontière nigériane. Pendant le voyage, les privations d’eau et de nourriture manquent d’emporter l’un de ses enfants. Ils ne savent pas où ils vont. La situation est critique. Arrivés à Diffa, au Niger, ils rencontrent des militaires américains et nigériens qui soignent son fils, leur donnent de quoi manger et les amènent à Damaturu, au Nigeria. « Des soldats nigérians nous ont  alors directement conduits à Maiduguri », là où se trouve son mari, rongé par les problèmes cardiaques et qui ne sait plus où chercher sa femme.

Bitrus et sa famille vivent aujourd’hui dans le diocèse catholique de Maiduguri, dans un camp de déplacés, au milieu de 500 personnes chassées de leurs maisons elles-aussi. Mgr Oliver Dashe Doeme prend soin d’eux, entre prières, soutien financier et aide alimentaire d’urgence mais Rebecca a besoin de soins médicaux complets et d’un logement.

En 2015, l’AED finance des projets au Nigeria à hauteur de plus d’un million et demi d’euros. Depuis 2014, l’association met également en place une aide d’urgence pour les réfugiés, victimes de Boko Haram au Cameroun et au Nigeria, diocèse de Maidiguri compris.

 

 

ISIS Destroy Assyrian Church in Iraq


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ISIS Destroy Assyrian Church in Iraq
By Raman Yousef
ARA News
2016-10-10 06:36 GMT

 

Karemlis (center) is in the Nineveh Plains north and east of Mosul, the last stronghold of Assyrians in Iraq.Extremists of the Islamic State (ISIS) bombed an Assyrian Church in Iraq's northwestern Nineveh governorate on Sunday.

The radical group has bombed the Barbara Fouq Attal Church in the Assyrian town of Karemlis near Mosul city.

"Daesh [ISIS] jihadis detonated a number of explosive devices inside the church on Sunday afternoon," human rights activist Ghazi Shamoun told ARA News. "The church was destroyed completely."

The Assyrian town of Karemlis and other Christian areas have been evacuated completely subsequent to the ISIS invasion of Nineveh governorate in June, 2014. Thousands of Christian families fled their hometowns and took shelter in Iraqi Kurdistan Region.

 

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"The terrorist group has destroyed dozens of Assyrian churches and archeological sites in Nineveh in a bid to eliminate the historical identity of the area," Shamoun said.

History Under Attack

Zuheir Mousilly, a media activist based in Nineveh, told ARA News that since its control over the city of Mosul in 2014, ISIS has destroyed much of Iraqi historic sites and monuments, including the Assyrian city of Nimrud, the Winged Bulls, and the Mosul National Museum, after stealing the removable pieces for smuggling.

Last April, ISIS demolished the Gate of God [Eia] which dates back to the 7th century BC, the time of the Assyrian king Sennacherib.

The expert on the Iraqi Antiquities Affairs Yasser Hatami condemned the destruction of the historic gate, blaming Iraqi authorities for the incident for their inability to protect those archeological sites.

"ISIS views those sites as sacrilegious and a return to paganism," Syrian antiquities chief Abdul Maamoun Abdulkarim told ARA News in an earlier interview.

Last year, ISIS extremists bombed the renowned Yezidi ancient minaret of the Shingal district (120 km west of the city of Mosul), in northern Iraq.

In April 2015, the terror group blew up the church of Virgin Mary in the Assyrian village of Tel Nasri near the town of Tel Temir (50 km west of Hasakah) in northeastern Syria.

Also, the radical group blew up two monuments in the ancient city of Palmyra in central Syria in June, 2015, according to local sources.

Around 1000 archaeological sites in Syria and Iraq have been attacked by ISIS and other Islamist groups, according to reports.

 

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Un déguisement à grande échelle est en train d’être mis en place au sein des troupes aériennes des États-Unis: ils changent la panoplie de couleurs de leurs chasseurs F-18 en celles que portent les appareils russes Su-34. Dorénavant, seuls les spécialistes pourront distinguer les aéronefs américains des russes…

Un avion de combats des États-Unis en Syrie a été repeint aux couleurs de camouflage typique russe. C'est le journaliste canadien Christian Borys qui a publié les images du chasseur américain « rénové » et coloré en camouflage russe. Il se demande ce que veut dire ce déguisement inattendu : une pratique ordinaire au sein de l'armée, une simple coïncidence ou un moyen de comploter ?

« Les États-Unis utilisent "des appareils de l'agresseur" pour entraîner leurs pilotes. Les couleurs utilisées font que les chasseurs ressemblent à leurs équivalents russes. Arrêter avec les complots », écrit le journaliste canadien qui a remarqué ce « jeu de couleurs » à l'américaine.

« Les États-Unis repeignent leurs F/A-18 afin que leurs couleurs coïncident avec celles des avions russes en Syrie. La formation standard, mais quand même intéressante », note-il.

Le fait est que l'on peut voir les ailes repliables de l'aéronef américain seulement quand il est au sol, et les bouts verticaux de la queue du F-18 diffèrent de l'appareil russe par leur pente sur les côtés. Ainsi, si l'on enregistre l'appareil américain à l'aide d'une caméra semi-professionnelle alors qu'il nous survole, il sera impossible de le distinguer du Su-34. Le seul signe distinctif que le F-18 « rénové » a gardé est l'étoile blanche sur fond sombre. Pourtant, sur sa queue on trouve aussi une étoile rouge, la même que portent les avions russes.

Il est à noter que « les travaux de peinture » ont commencé justement après que le chef de la diplomatie américaine John Kerry a demandé à l'opposition syrienne de fournir des vidéos prouvant les « crimes russes contre la population civile (syrienne, ndlr) ». Cette information est apparue suite à une « fuite » de la conversation audio entre le secrétaire d'Etat américain et des opposants (les casques blancs). Y aurait-il un lien de causalité, se demande M.Borys…

Un utilisateur de Twitter a déjà une réponse assez claire à cette question: "les Américains peuvent frapper les convois d'aide et en accuser la Russie", affirme-il.

 
 

 

11 octobre 2016

  • Zeinab, 14 ans, réfugiée syrienne mariée, âgée de, vit dans un camp de tentes au Liban. L'Allemagne a accueilli plusieurs milliers de migrants et réfugiés syriens, dont au moins 664 enfants mariés. Aujourd'hui, les tribunaux aux affaires familiales ont le pouvoir de valider les mariages conclus à l'étranger avec des mineurs âgés de 14 ans ou plus. (Source de l'image : World Vision UK video capture d'écran)

     

  • En Allemagne, les mariages d'enfants seraient bien plus nombreux que les statistiques officielles ne l'indiquent.

  • En mai, la cour d'appel de Bamberg a validé l'union d'une adolescente syrienne de 15 ans et de son cousin âgé de 21 ans. Cette décision a légalisé les mariages d'enfants conformes à la charia.

  • « Les justifications religieuses ou culturelles sont l'alibi d'adultes pervers qui abusent des petites filles ». — Rainer Wendt, chef du syndicat de la police allemande.

  • « Il ne s'agit pas de tolérance ou d'ouverture d'esprit, mais de protection des enfants et des mineurs. Nous avons besoin d'une règle claire : l'âge auquel un mariage peut être contracté sera à l'avenir uniquement déterminé par une loi allemande ». — Winfried Bausback, ministre de la Justice de Bavière.

Les pouvoirs publics allemands élaborent les contours d'une nouvelle loi destinée à sévir contre les mariages d'enfants. Il s'agit d'empêcher que les 1500 mariées mineures qui résident aujourd'hui légalement en Allemagne deviennent plus nombreuses,

Les mineures mariées se retrouvent principalement au sein du million de migrants arrivés en Allemagne en 2015, en provenance d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient.

Le ministère de l'intérieur allemand, répondant à une requête fondée sur la loi sur la liberté de l'information, a révélé que 1.475 enfants mariés ont été répertoriés sur le territoire allemand au 31 Juillet, 2016. Sur ce nombre, 361 conjoints ont moins de 14 ans.

La plupart des enfants mariés sont originaires de Syrie (664), d'Afghanistan (157) et d'Irak (100). Près de 80% (1152) sont des filles. Le nombre réel de mariages d'enfants en Allemagne serait toutefois beaucoup plus élevé que les statistiques officielles ne l'indiquent.

La loi allemande donne aux mineurs âgés de 16 ans ou plus le droit de convoler si le conjoint est en âge légal de se marier et si les parents ou les tuteurs y consentent. L'Allemagne ne reconnaît pas les mariages contractés à l'étranger si l'un des partenaires a moins de 14 ans. En revanche, les tribunaux chargés des affaires familiales ont le pouvoir de valider les mariages conclus à l'étranger si les mineurs ont 14 ans ou plus.

En mai, la cour d'appel de Bamberg a reconnu le mariage d'une adolescente syrienne de 15 ans et de son cousin âgé de 21 ans. Le tribunal a estimé que le mariage était valide dans la mesure où il a été contracté en Syrie, un pays qui applique la charia (loi islamique), laquelle ne fixe pas de limite d'âge au mariage. La cour d'appel a ainsi légalisé les mariages d'enfants conformes à la charia

L'affaire est devenue publique peu après l'arrivée du couple au centre d'accueil pour réfugiés d'Aschaffenburg en août 2015. Les services de protection de la jeunesse (Jugendamt) ont refusé de reconnaître leur mariage et pris sur eux de séparer la jeune fille de son mari. Le couple a déposé plainte et le tribunal aux affaires familiales a statué en faveur des services de protection de la jeunesse, qui est devenu le tuteur légal de la jeune fille.

La cour d'appel de Bamberg a annulé le jugement initial et statué que, conformément à la charia, le mariage était valide car il avait été consommé. Il a ajouté que les services de protection de la jeunesse n'avaient pas autorité légale pour séparer le couple.

La décision - qui a été présentée comme un « cours intensif de droit matrimonial islamique syrien » - a déclenché une tempête. Certains ont accusé la cour de Bamberg de faire passer la charia avant le droit allemand afin de légaliser une pratique interdite en Allemagne.

« Les justifications religieuses ou culturelles servent d'alibi à des adultes pervers qui abusent des petites filles » a déclaré Rainer Wendt, chef du syndicat de la police allemande.

Monika Michell de Terre des Femmes, un groupe féministe qui milite contre le mariage des enfants, a déclaré : « Un mari ne peut pas être le tuteur légal d'une enfant à laquelle il est marié en raison de la relation sexuelle qu'il a avec elle – il y a là, un conflit évident d'intérêt ».

La ministre de la Justice de Hesse, Eva Kühne-Hörmann, s'est interrogée : « si des mineures - ne sont pas - à juste titre - autorisées à acheter une bière, pourquoi le législateur les autoriserait- il à prendre des décisions matrimoniales bien plus lourdes de conséquences ? »

D'autres ont dit que la décision ouvrait les vannes à une foule de conflits culturels. Les musulmans risquent en effet de se saisir du jugement de la cour d'appel comme d'un précédent pour obtenir la légalisation d'autres pratiques islamiques, y compris la polygamie.

Le mariage des enfants est désormais un problème national en Allemagne : 559 enfants mariés vivent en Bavière ; 188 en Rhénanie du Nord Westphalie ; plus de 100 en Basse - Saxe ; et au moins 100 à Berlin .

Dans le Bade-Wurtemberg , le nombre de mariages d'enfants recensés a été multiplié par sept au cours des deux dernières années, passant de 26 en 2013 à 181 à fin 2015. Sur ce nombre, 162 sont des filles et 18 ont moins de 15 ans.

En réalité, nul ne sait combien de mariages d'enfants existent en Allemagne dans la mesure où les autorités ignorent l'identité et, plus encore le lieu d'habitation, de centaines de milliers de migrants. Sur les 1,1 millions de personnes entrées en Allemagne en 2015, seules 477.000 ont demandé asile. Le gouvernement allemand met en cause l'appareil statistique, mais nombre d'observateurs affirment que de faux « réfugiés » sont tout simplement passé dans la clandestinité pour éviter d' être expulsés en tant que migrants économiques à la recherche d'une vie meilleure en Allemagne.

Guido Wolf, Ministre de la justice du Bade-Wurtemberg, a déclaré que les mariages contractés à l'étranger ne devaient être reconnus que si l'un des conjoints est âgé de 16 ans au moins et l'autre de 18 ans, conformément aux lois matrimoniales allemandes. Wolf affirme que les mariages contractés à 14 ou 15 ans sont des unions forcées. « J'ai peine à croire qu'une personne âgée de moins de 16 ans peut en toute autonomie et en pleine auto détermination opter pour le mariage » a-t-il déclaré. Wolf a appelé à un relèvement de l'âge légal du mariage à 18 ans pour tous les Allemands.

Les chrétiens - démocrates (CDU) du parti de la chancelière Angela Merkel et leurs alliés bavarois de l'Union chrétienne - sociale (CSU) ont appelé à proscrire le mariage des enfants. Une note stratégique indique que :

« A 11, 13 ou 15 ans, le destin d'une fille est à l'école et pas dans le mariage. A l'avenir, la règle doit être d'annuler les mariages d'enfants contractés à l'étranger. Le bien-être de l'enfant et l'égalité de traitement entre les hommes et les femmes sont les piliers de notre société et de notre hiérarchie des valeurs. Le mariage des enfants leur est totalement incompatible ».

Le projet de loi, qui sera soumis au parlement allemand en novembre, obligera tous les services en charge de la protection de la jeunesse (Jugendämter) à signaler les mariages d'enfants aussitôt qu'ils en auront connaissance, et à porter chaque cas devant un juge aux affaires familiales qui devra annuler ces unions. Les juges garderont un pouvoir d'appréciation chaque fois que l'âge de la mariée sera proche de la majorité.

Le ministre de la justice bavarois, Winfried Bausback, a dit :

« Il ne s'agit pas ici de tolérance ou d'ouverture d'esprit, mais de protection des enfants et des mineurs. Nous avons donc besoin d'une règle claire : la capacité d'une personne à se marier – c'est-à-dire, l'âge auquel un mariage peut être contracté - sera à l'avenir uniquement déterminé par une loi allemande ».

Stephan Harbarth, élu chrétien – démocrate, a appelé à l'abolition du mariage des enfants dès la fin de 2016. « Du point de vue culturel qui est le notre, le mariage des enfants est inacceptable », a-t-il dit. « La souffrance des personnes concernées exige une action rapide. Nos propositions sont sur la table, nous pouvons immédiatement légiférer. Pour nous, ce ne sont pas les clans familiaux qui décident d'un mariage. Un individu doit agir librement. Nous ne tolérerons pas une justice islamique parallèle. Elle est illégale même dans le mariage ».

Soeren Kern est Associé principal du Gatestone Institute basé à New York. Il est également Associé principal pour la politique européenne du Estudios Estratégicos / Groupe d'Études Stratégiques basé à Madrid. Son premier livre Global Fire, - Incendie Mondial - sera publié en 2016. Suivez Soeren Kern sur Twitter etFacebook

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11 octobre 2016

Selon une étude réalisée par le Forum des villes et des collectivités territoriales publiée dans Les Echos ce lundi, les villes dans leur ensemble se sont montrées plutôt raisonnables cette année.

Ce qui rentre dans une poche des contribuables sort par une autre. Alors que le gouvernement s'est attaché à faire baisser les impôts des foyers depuis 2014, la fiscalité progresse toujours au niveau local.
En 2016, les taux de la taxe d'habitation et de la taxe foncière, que les ménages commencent en ce moment à recevoir, ont augmenté en moyenne de 1%, soit toujours plus que l'inflation, relève une étude du 
Forum des villes et des collectivités territoriales publiée ce lundi dans Les Échos, et qui confirme la tendance observée en mai par Le Figaro.

Cette progression est toutefois moins importante que celle observée l'année dernière (+1,8%). Un constat surprenant pour Nicolas Roche, le délégué général du Forum, pour qui la baisse des dotations de l'État aux collectivités locales et la hausse de certaines charges - liées aux nouveaux rythmes scolaires par exemple - «auraient pu justifier une hausse des taux ou une révision à la baisse des abattements». 
 

Dans le détail, les disparités se révèlent relativement importantes selon les villes puisque le montant moyen de la taxe d'habitation a augmenté de 3 euros à 82 euros et celui de la taxe foncière de 6 euros à 147 euros.

S'agissant de la taxe d'habitation, les municipalités de Saint-Denis, Nantes et Clermont-Ferrand sont celles qui ont eu la main la plus lourde, avec des hausses respectives de 6,7%, 6,5% et 6,3%. La mairie de Nantes explique qu'il s'agit de compenser la baisse des dotations de l'État tout en continuant à investir. «Nous avons fait le choix de la relance économique, de la commande publique», justifie dans le quotidien économique Pascal Bolo, ajoint aux finances.

La ville investira 2 milliards d'euros en cinq ans, contre moitié moins lors du précédent mandat.

À l'opposé, Grenoble (+0,8%), Nice (+0,3%) et Caen (+0,3%) ont été les villes qui ont le moins sollicité leurs contribuables. Pour compenser la revalorisation des bases de 1%, ces deux dernières villes ont même baissé les taux de taxe d'habitation qu'elles appliquent. Leurs maires avaient tous deux fait de la baisse de la fiscalité l'une des priorités de leur mandat.

Une prouesse dans le contexte financier qui est celui des collectivités locales. Les villes, en particulier, sont en effet prises en étau entre des dotations de l'État en forte baisse et des charges imposées qui s'accroissent.

Afin d'adoucir ce traitement de choc, le chef de l'État a annoncé en juin que la baisse des dotations de l'État aux communes serait réduite de moitié en 2017, à un milliard d'euros. Le fonds de soutien à l'investissement mis en place en 2016 sera par ailleurs reconduit l'année prochaine. 1,2 milliard d'euros lui seront consacrés.

 
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Interview du Ministre russe des Affaires étrangères de Russie Monsieur Sergueï Lavrov
pour l'émission analytique d'information "Vremia"
de la chaîne Pervy kanal, Moscou,
 dimanche 9 octobre 2016
 


Interview du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov pour l'émission analytique d'information "Vremia" de la chaîne Pervy kanal, Moscou, dimanche 9 octobre 2016
 

Question: Comment peut-on encore négocier avec les Américains? Vous avez mené des pourparlers très difficiles avec John Kerry, le Secrétaire d’État américain, et conclu des accords. Mais le Pentagone a bombardé les positions syriennes en tuant des dizaines de personnes. Comment peut-on s'accorder sur quoi que ce soit dans ce contexte?

Sergueï Lavrov: C'est compliqué. Et il est encore plus difficile d'obtenir la mise en œuvre des accords. Concernant la Syrie, il s'agit d'une maladie chronique. Rappelons qu'en juin 2012, un an après le dit "printemps arabe", l'ancien secrétaire général de l'Onu Kofi Annan avait été chargé de trouver une solution à la crise. Il avait rédigé son plan, qu'on appelait tout simplement le "Plan de Kofi Annan en six points". Nous le soutenions mais l'Occident a fait la grimace et refusé de l'examiner. En fin de compte, nous avons fait des efforts énormes pour réunir à Genève un groupe d’États de cinq membres permanent du Conseil de sécurité de l'Onu, des pays arabes clés et la Turquie pour tenter de faire quelque chose avec le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon. Ensuite, grâce notamment à nos négociations directes avec Hillary Clinton, Secrétaire d’État américaine à l'époque, nous avons rédigé le Communiqué de Genève pour l'adopter le 30 juin 2012 suite à de longues heures de négociations. Deux jours après nous avons rempli notre engagement et obtenu le consentement de Bachar al-Assad, le Président syrien, à ce texte. Des jours et des semaines après, les Américains, les représentants d'autres pays occidentaux et arabes n'ont pas été en mesure d'obtenir de l'opposition qu'elle soutienne cet accord.

Nous nous sommes prononcés pour que le Conseil de sécurité de l'Onu fixe dans sa résolution cet accord russo-américain - voire plus large. Les Américains étaient contre. Ils ont affirmé que cet accord était insuffisant car il ne stipulait pas l'exigence du départ de Bachar al-Assad ni la menace de sanctions en cas de refus de ce dernier. Nous avons répliqué que cela ne faisait pas partie de notre accord, dont le texte était tout à fait clair. Nous n'avons pas obtenu de réponse mais un an après, en automne 2013, quand à l’initiative du Président russe  nous avons entamé la démilitarisation chimique de la Syrie et obtenu sa participation à la convention appropriée, on a réussi enfin à adopter le Communiqué de Genève au sein de cette résolution suite à l'adoption par le Conseil de sécurité de l'accord russo-américain sur la démilitarisation chimique du pays.

On peut raconter toute cette histoire des accords élaborés avec les Américains en tant que coprésidents du Groupe international de soutien à la Syrie créé par la Russie et les États-Unis. Le premier engagement était de faire la distinction entre les terroristes et l'opposition modérée avec laquelle coopère la coalition américaine. Cette obligation reste toujours lettre morte, bien qu'en février dernier on nous ait promis de le faire en deux semaines. La nécessite de débloquer la route dite de Castello pour assurer un approvisionnement de l'est d'Alep en aide humanitaire était détaillée dans les accords russo-américains stipulant même la distance - au mètre près - du retrait des forces gouvernementales et d'opposition. Les Américains ont annoncé qu'ils ne pouvaient pas non plus remplir cet engagement car les opposants ne les écoutaient pas. Il existe beaucoup d'exemples de ce genre. Comme les Américains n'ont pas mis en œuvre leurs engagements sur la route de Castello et le retrait des opposants, ils n'ont pas décidé de claquer la porte mais annoncé l'arrêt ou la suspension de la mise en œuvre de ces accords. Tout cela a échoué à cause d'un fait tout à fait concret. Les belligérants se sont engagées à reculer de 1,5 km: les forces gouvernementales se sont retirées mais l'opposition a tout de suite tenté de prendre les territoires libéré. Cependant, la raison annoncée de l'échec des négociations fut très abstraite: la Russie ne voudrait prétendument pas arrêter les hostilités dont souffrent les civils. Nous nous sommes déjà habitués à ce genre de discours et nous poursuivons donc notre travail.      

Question: La partie américaine est-elle incapable de remplir ses engagements, notamment en ce qui concerne le travail avec l'opposition modérée et l'opposition en général? Ou a-t-elle simplement d'autres objectifs? Les Américains n'ont peut-être aucun intérêt à stabiliser la Syrie?

Sergueï Lavrov: A mon avis, la position américaine reflète tous ces éléments. Cette position est en réalité un patchwork: il existe beaucoup de groupes différents qui poursuivent des objectifs différents.

Question: Il ne s'agit donc pas d'une stratégie concrète?

Sergueï Lavrov: Il y a ceux qui sont pour revenir aux accords russo-américains. Ils ont notamment insisté pour maintenir le Groupe international de soutien à la Syrie créé par la Russie et les États-Unis. Qui plus est, hier, Genève a accueilli une séance des sous-groupes spécialisés. Comme on le sait, le Groupe russo-américain réunit deux sous-groupes spécialisés: l'un s'occupe des questions humanitaires et l'autre assure le contrôle du maintien du cessez-le-feu et l'examen de ses violations.       

Il existe à Washington un groupe de personnes affirmant qu'il faut prendre en considération des méthodes non seulement diplomatiques, mais aussi le recours à la force. On a vu des fuites concernant des frappes éventuelles par des missiles de croisière sur des aérodromes syriens pour empêcher l'aviation syrienne de s'envoler. L'état-major a déjà réagi. Il s'agit d'unjeu très dangereux car la Russie, qui se trouve en Syrie à l'invitation du gouvernement légitime du pays et possède deux bases sur son territoire - la base aérienne de Khmeimim et la base navale de Tartous - y a déployé des systèmes antiaériens pour défendre nos sites. Nous constatons que la plupart des militaires américains comprennent qu'il faut rester prudent, ne pas se laisser guider par des émotions et des impulsions agressives transitoires.   

D'un point de vue global, il n'y a pas de stratégie commune. Cela concerne notamment l'attitude des États-Unis et de leur coalition envers le Front al-Nosra. Leurs frappes contre Daech sont devenues assez fréquentes seulement après le lancement des opérations de l'aviation russe en Syrie en réponse à l'invitation du gouvernement syrien. Mais l'intensivité des vols reste très inférieure à leur efficacité. Les bombardiers américains reviennent très souvent à la base d'Incirlik ou à un autre site avec des munitions non-utilisées. Cela permet d'assurer la fréquence des vols mais leur efficacité reste très basse: dans une fourchette de 15% à 20%, pas plus, selon les estimations. Nous avons attiré l'attention sur le fait que même ce régime "doux" envers Daech semblait assez intense comparé à l'attitude qu'ils adoptent envers le Front al-Nosra, qu'ils ne visent jamais. J'ai demandé au Secrétaire d’État John Kerry s'il y avait un certain objectif caché de maintenir ce mouvement terroriste et de le protéger des frappes afin de l'utiliser à l'avenir comme la force principale de destitution du Président syrien Bachar al-Assad. Il a juré que ce n'était pas le cas et que les USA luttaient contre ce groupe. Les Américains ont déclaré avoir éliminé un des leaders du Front al-Nosra mais nous avons besoin de plus qu'une action isolée. Nous ne constatons aucune preuve de combat sérieux contre le Font al-Nosra. Nos soupçons sont également attisés par leurs appels, adressés à nous et à l'aviation syrienne, à éviter Alep, car bien que le Front al-Nosra soit là-bas la principale force d'opposition, il se trouverait sur ce territoire beaucoup d'opposants modérés qui sont encerclés et considèrent le Front al-Nosra comme leur seul soutien. C'est pourquoi il ne faut pas, d'après eux, toucher le Front al-Nosra car cela serait inhumain par rapport aux "bons gars". On pourra donc combattre le Front dans le futur… qui n'arrivera jamais. Les Américains ont déjà promis en février de faire la distinction entre ces "bons gars" et le Front al-Nosra. Il s'agit donc d'un cercle vicieux qu'on ne peut pas rompre.   

Question: Cet objectif de faire la distinction entre le Front al-Nosra et les "bons" opposants est plus ou moins compréhensible. Mais comment expliquer l'idée de bombarder les aérodromes des forces syriennes?

Sergueï Lavrov: J'ai entendu dire que cela venait de Washington. Des sources anonymes font fuiter des informations indiquant que la Maison blanche envisage d'examiner des options et des scénarios différents et qu'une telle hypothèse avait été également énoncée. A mon avis, quelqu'un va calmer ces "va-t'en guerre" et tout le monde adoptera une approche sérieuse. Je suis un peu consolé par le fait que, selon les mêmes fuites, selon des informations assez authentiques, de nombreux responsables de l'administration américaine comprennent parfaitement que toute attaque contre des sites de l'armée syrienne seraient une violation grossière du droit international.

D'après moi, en cas de répétition des frappes qui ont ciblé à la mi-septembre les positions de l'armée syrienne encerclée par Daech à Deir ez-Zor, les Américains ne pourraient plus donner la même explication et dire que tout cela est une erreur déplorable. Parce qu'il est difficile de considérer cela comme une erreur. J'ai déjà dit que la situation dans cette ville était statique, qu'elle était encerclée par les combattants de Daech depuis deux ans. Tout le monde était parfaitement au courant des positions de Daech et des forces gouvernementales. On n'avait enregistré aucun mouvement sur la ligne de front d'autant plus qu'un jour après les frappes, l'un des porte-paroles du Pentagone a déclaré que cette opération avait été préparée pendant deux jours sur la base de bons renseignements. Il s'agissait donc d'un message de la partie de l'administration américaine qui voudrait faire peur à Bachar al-Assad. Je suis persuadé que le Secrétaire d’État John Kerry, avec qui nous avons examiné cette situation, ne peut accepter de telles actions - pas plus que le Président américain Barack Obama qui a plus d'une fois indiqué au Président russe Vladimir Poutine qu'il se prononçait fermement pour une résolution politique de la crise syrienne.

Question: Combien de temps pourrait prendre la stabilisation de la Syrie en cas de mise en œuvre de la résolution, notamment d'arrêt des hostilités?

Sergueï Lavrov: Beaucoup de temps. Car il faut agir en même temps dans tous les domaines. On évoque actuellement des conditions préalables. L'opposition soutenue par l'Occident dit qu'elle ne s'assoira à table des négociations que suite à une semaine de "régime de silence" et d'un accès humanitaire absolument libre à tout le territoire syrien. Cela rappelle l'attitude des autorités ukrainiennes soutenues par l'Occident, qui disent: assurez un mois de silence, transmettez-nous la frontière, laissez entrer l'OSCE, garantissez une sécurité absolue, désarmez tout le monde sauf l'armée ukrainienne, et après nous lancerons nos réformes politiques. Mais cela ne marche pas comme ça. Aucune initiative ne fonctionne de cette manière dans d'autres conflits. 

Il est important que tous les participants au conflit sentent la perspective concrète d'une réduction de la violence, de l'arrivée de l'aide humanitaire, de la punition des terroristes, d'un processus politique qui prendra en considération l'opinion de toute la société syrienne, comme l'exige une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu. Depuis cinq mois déjà, l'un des nombreux groupes d'opposition bloque unilatéralement la poursuite des négociations et fait chanter tous les autres. Personne n'est en mesure de faire quelque chose avec ce dernier, voire ne veut influer sur lui. On peut même dirent que certains le courtisent.

Il y a quelques jours, nous avons eu des négociations avec nos collègues français qui préparaient une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu et considéraient qu'il fallait faire quelque chose de manière urgente compte tenu de l'échec des efforts russo-américains. Nous sommes prêts à travailler au sein du Conseil - nous leur avons dit - mais travailler pour faire un semblant d'activité n'est pas notre façon de faire. D'après nous, on ne peut en aucun cas perdre les principes et les mécanismes concertés avec les Américains et adoptés par tous les membres du Groupe international de soutien à la Syrie et par la communauté internationale en général. Ce travail a duré pendant des mois et ses résultats ont été vérifiés par des militaires, des agents du renseignement et des diplomates. A mon avis, il serait une erreur colossale de mettre tout cela à la poubelle et de passer à des textes émotionnels appelant à faire preuve d'empathie envers les habitants d'Alep, à agir tout de suite sans aucun préparatif pour arrêter les hostilités, ce qui serait sans doute utilisé par le Front al-Nosra. Nous avons beaucoup d'"interceptions": nous avons des capacités dans ce domaine. A l'époque où l'on examinait une trêve de trois jours à Alep sans distinction entre les "bons opposants" et les terroristes, les ondes étaient remplies de communications optimistes des combattants indiquant que les Américains allaient persuader les Russes d'annoncer le cessez-le-feu, qu'ils recevraient rapidement des armes et des munitions et que tout irait bien. C'est pourquoi toute décision du Conseil de sécurité n'aura pas de sens sans cette distinction, tout comme sans appel clair à tous ceux qui bloquent le dialogue politique inter-syrien et doivent cesser immédiatement de le faire. C'était le sens de notre rencontre avec les Français.

Concernant l'aide humanitaire, il n'existe aucune alternative à la mise en œuvre de nos accords avec les Américains qui prévoient le déblocage de la route de Castello. J'espère que nos collègues français prendront en considération  ces amendements, sinon le Conseil de sécurité sera incapable de contribuer au règlement de la crise syrienne à l'étape actuelle.        

Question: Concernant l'initiative de l'Envoyé spécial du secrétaire général de l'Onu pour la Syrie Staffan de Mistura sur le retrait des combattants d'Alep: comment peut-on les pousser à se retirer si leur objectif est d'occuper la ville? 

Sergueï Lavrov: Nous sommes prêts à examiner cette proposition. Qui plus est, nous avons déjà l'exemple de deux communes. L'une a fait l'objet d'un accord entre le gouvernement syrien et les combattants: il s'agissait d'environ 1 500 insurgés qui compliquaient la vie de 500 000 habitants. Le gouvernement les a laissés partir de ces régions où ils voulaient avec leurs familles, leurs proches et leurs armes sans que personne ne les touche et ne les persécute. L'accord a été mis en œuvre avec succès. La ville a repris une vie normale: le blocage a été levé car il n'était plus nécessaire d'y repousser des combattants. Une autre banlieue de Damas fait actuellement l'objet de négociations du même genre.

Malgré cette réussite, nos partenaires occidentaux tout comme certains représentants peu discrets de l'Onu tels que Stephen O'Brien, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, ont dénoncé cette pratique comme une "migration forcée". Mais ce terme n'a rien à voir avec la situation actuelle. La proposition de Staffan de Mistura constitue une tentative d'utiliser cette pratique, son expérience accumulée. Nous sommes prêts à examiner cette idée. Pour nous, l'essentiel est actuellement de comprendre ce qu'on veut dire concrètement car il s'agit de 6 000 à 8 000 combattants, même selon les estimations de l'Onu, et jusqu'à la moitié de ces derniers appartiennent au Front al-Nosra - Staffan de Mistura l'a lui-même dit. Je n'ai entendu que ces propos sur le Front al-Nosra. Si le Front était prêt à partir avec ses armes vers Idlib, où sont basées ses forces principales, nous soutiendrions ce projet au nom du sauvetage d'Alep et appellerions le gouvernement syrien à l'accepter.   

Mais quel sera le sort de l'autre moitié des combattants qui ont rejoint le Front al-Nosra? S'ils voulaient partir avec leurs armes, ils pourraient le faire sans problème. Mais s'ils voulaient rester à Alep il faudrait se mettre d'accord sur la résolution de ce problème concret.

Staffan de Mistura a souligné que son initiative prévoyait de maintenir les organes municipaux qui géraient actuellement l'est d'Alep. Il s'agit visiblement d'organes antigouvernementaux. Nous sommes prêts à examiner une telle option et à travailler avec le gouvernement en ce sens. Dans tous les cas, il faudra maintenir un ordre ne serait-ce qu'élémentaire dans cette partie de la ville, ce qui exigera des forces policières. Premièrement, ceux qui ne voudront pas partir avec le Front al-Nosra seront obligés de s'en détacher clairement, signer un engagement écrit en ce sens. Peut-être que les forces de l'ordre gouvernementales, la police et ces opposants armés seront en mesure de former des organes conjoints pour maintenir une vie normale afin que les habitants soient certains de leur sécurité.

Le diable est dans les détails. Les idées de Staffan de Mistura vont dans la bonne direction mais soulèvent immédiatement des questions concrètes qu'il est nécessaire de concerter de manière très claire et peu ambiguë. Si l'on y arrivait - et nous sommes prêts à le faire rapidement - cela pourrait à mon avis constituer le noyau d'une décision du Conseil de sécurité sur la situation à Alep.  

Question: Cette semaine Moscou avait déjà affiché sa fermeté concernant le traitement du plutonium militaire. Désormais, ses exigences ne concernent plus seulement le plutonium mais également la question des sanctions et des pertes subies par la Russie. Pourquoi un tel élargissement de la question? Qu'attendez-vous de la part des USA?

Sergueï Lavrov: C'est bien que vous posiez cette question car il y a une certaine confusion dans la couverture et l'interprétation de cette décision. L'accord sur le recyclage du plutonium militaire pour qu'il ne puisse pas être à nouveau transformé à des fins militaires prévoit la possibilité, pour chaque partie, de quitter cet accord en cas de changement radical des circonstances. C'est le droit des accords internationaux fixé dans la Convention de Vienne sur le droit des traités internationaux de 1969: le changement significatif des circonstances permet à toute partie d'un accord d'en sortir. Nous avons constaté un changement significatif, incarné par la russophobie agressive qui repose à la base de la politique des États-Unis envers la Russie.

Il est n'est pas question d'une simple rhétorique russophobe mais de démarches agressives qui portent réellement atteinte à nos intérêts nationaux et menacent notre sécurité. Je veux parler du rapprochement de l'Otan et de son infrastructure de nos frontières, du déploiement d'armements lourds américains, de l'aviation de l'Otan, ainsi que du développement du segment européen et asiatique du bouclier antimissile américain (ABM) à proximité de nos frontières et de celles de nos alliés. Bien évidemment, les sanctions sont des actions inamicales, voire hostiles.

Notre accord a été conclu à une période où nos relations étaient normales et civilisées, quand personne ne manquait de respect à l'autre, n'essayait de faire passer son partenaire pour un exclu, ne lançait d'invectives ni ne tentait de s'ingérer dans les affaires intérieures d'autres pays. C'est ce changement significatif de circonstances qui a été fixé dans la loi en question.

En ce qui concerne la mise en œuvre des mesures pour neutraliser les réserves excessives de plutonium militaire, conformément à l'accord ces excès doivent être brûlés dans des dispositifs spéciaux afin de le transformer en combustible pour réacteurs. Ce dispositif est coûteux mais nous avons construit un tel site. Puis soudainement, en plein milieu, quand il a fallu remplir l'accord, les Américains ont déclaré que c'était trop onéreux et qu'ils préféraient diluer ce plutonium pour le stocker dans des dépôts naturels: des grottes ou des cryptes souterraines. C'est donc un potentiel réversible qu'il sera possible de transformer à nouveau en plutonium militaire concentré. Ils ne nous ont pas consultés. Ils ont seulement déclaré publiquement que c'était cher et qu'ils songeaient à une autre solution. La solution qu'ils souhaitent utiliser au final avait été étudiée lors de la préparation de l'accord et avait été rejetée comme constituant un risque de préservation du potentiel réversible. En l'occurrence, l'accord sur le plutonium ne fonctionnait donc tout simplement pas. Nous en sommes sortis mais la loi et le Président stipulent clairement que nous n'utiliserons pas le plutonium concerné par cet accord à des fins militaires, en aucune circonstance. C'est notre engagement. Mais il est inutile de coopérer quand l'autre partie joue un jeu à sens unique et ne remplit pas ses engagements. C'est une question de négociabilité.

Encore une chose sur ce point. Le surlendemain de cet "accord sur le plutonium" nous avons suspendu l'Accord sur la coopération dans le domaine de la recherche scientifique concernant l'énergie nucléaire. C'est également un sujet intéressant. J'ai déjà entendu des commentaires affligeants des représentants du Ministère américain de l’Énergie et d'un certain "conseil scientifique" auprès de ce Ministère. Tout est très simple. Nous avions de tels contacts sur la base de cet accord. Ils étaient réciproquement utiles. Les chercheurs visitaient les laboratoires des autres, partageaient leurs idées et élaborations. Globalement le processus était mutuellement bénéfique et enrichissant. En avril 2014, le Ministère américain de l’Énergie nous a envoyé une lettre officielle indiquant qu'il était contraint de cesser tout contact avec le Ministère russe de l’Énergie et la compagnie publique Rosatom sur cet accord concret. J'ai demandé au Secrétaire d’État américain John Kerry s'il s'agissait encore de la même rancune concernant l'Ukraine et la Crimée et si les dirigeants politiques américains savaient que le Ministère américain de l’Énergie avait pris cette décision. Il était surpris car il n'en savait rien et a dit que c'était absurde, qu'il fallait faire la part des choses et éviter certaines démarches  manifestement excessives. Il m'a assuré qu'il s'en occuperait, qu'il parlerait au Ministre de l’Énergie, au Président américain si c'était nécessaire et que ces contacts seraient rétablis. Mais ce n'était toujours pas le cas un an après. Les Américains refusaient à nos scientifiques, quand ces derniers demandaient de participer à différentes conférences à ce sujet aux USA et disaient que l'accord était suspendu. Je l'ai rappelé à nouveau au Secrétaire d’État américain John Kerry et il était indigné de savoir que cette question n'était toujours pas réglée. Rien n'a changé. C'est pourquoi je trouve inutile de feindre que cet accord fonctionne.

Question: Le Secrétaire d’État américain John Kerry a qualifié les actions du Ministère américain de la Défense de "démarches excessives". Plus tôt, vous avez utilisé le terme de "changement fondamental des circonstances". C'est quand même très sérieux de dire aujourd'hui que des "changements fondamentaux" se sont produits dans les relations russo-américaines.

Sergueï Lavrov: Bien sûr, mais d'après moi c'est aussi un fait.

Question: Autrement dit, la Russie a dit la vérité en expliquant comment était la situation réelle.

Sergueï Lavrov: Honnêtement, nous avons longtemps fait preuve de ce que les Américains appellent la "patience stratégique" – car la détérioration unilatérale des relations du côté des Américains a commencé bien avant l'Ukraine. Nous en avons parlé.

Question: L'histoire du bouclier antimissile dure depuis dix ans déjà.

Sergueï Lavrov: Oui. En plus, nous avons tout fait pour localiser nos conflits. Comme la loi Magnitski. Oui, nous avons dû réagir. Puis il a eu une rancune complètement incompréhensible (ce n'est pas digne d'adultes, je trouve) à cause de Snowden. Nous avons été accusés de l'avoir recruté et attiré chez nous. C'est absurde. Tout le monde le sait. Cette tension s'accumulait donc depuis longtemps. Cela fait longtemps que nous n'arrivions plus à obtenir des Américains une attitude honnête et civilisée envers les différents problèmes qui s'accumulaient dans nos relations. L'un d'eux concernait la question de l'adoption. Nous n'avons toujours aucun accès, entre autres, à différents ranchs qui accueillent des orphelins russes.

Question: Pour pouvoir vérifier comment vivent les enfants?

Sergueï Lavrov: Simplement, les Américains qui ont voulu adopter nos enfants puis ont changé d'avis les envoient dans cet orphelinat comme un fardeau. Cela fait dix ans que nous cherchons à y obtenir un accès. On nous le refuse en disant qu'il s'agit d'une institution privée. C'est pourquoi, quand on parle chez nous de manière enflammée et émotionnelle, il faut tout de même savoir que nous nous battons depuis très longtemps pour cette question. Il était simplement impossible de la laisser en suspens sans prendre aucune mesure pour secouer les Américains.

Autre sujet de très longue date: quand les Américains arrêtent nos citoyens dans des pays tiers et les kidnappent de facto. Les histoires de Viktor Bout et de Konstantin Iarochenko sont très révélatrices. Viktor Bout a été arrêté en Thaïlande pour tentative de complot criminel. Les agents du FBI l'ont simplement provoqué en cherchant à obtenir son accord en échange de services aériens pour livrer quelque chose quelque part. Mais quand la justice thaïlandaise a refusé de l'extrader aux USA, ces derniers ont fait une nouvelle tentative et Viktor Bout a été extradé de Thaïlande en violant les lois thaïlandaises et sans accord. Il a été kidnappé.

Quant à Konstantin Iarochenko, aucun procès n'a eu lieu au Liberia. L’État indépendant du Liberia a été traité comme une colonie. Roman Seleznev a été simplement poussé dans un avion aux Maldives et enlevé. Ils sont des dizaines dans ce cas. Toutefois, en Europe, les gens s'efforcent de respecter une certaine décence, ils organisent des audiences. Mais 99% des raisons que les Américains nous fournissent bien longtemps après pour expliquer ces enlèvements stipulent que nos citoyens sont soupçonnés de cybercrimes.

Quand j'ai évoqué la dernière fois ce sujet avec le Secrétaire d’État américain John Kerry, je lui ai proposé d'organiser des consultations. Après tout nous ne voulons pas que nos citoyens commettent des crimes cybernétiques. Cela pourrait se retourner contre la Fédération de Russie. Nous ne voulons pas nuire aux autres pays. Curieusement, on assiste actuellement à une campagne hystérique dans le contexte des débats électoraux sur le fait que nous aurions prétendument piraté les sites du parti démocrate, du Pentagone, etc. A cet égard, il serait intéressant d'assimiler un fait: il y a moins d'un an, en novembre 2015, compte tenu de ces accusations permanentes de cybercrimes contre nos citoyens, le Parquet russe a envoyé une lettre officielle pour proposer à Washington d'entamer d'urgence des consultations sur la coopération pour prévenir les cybercrimes. Nous n'avons pas reçu de réponse. Je l'ai rappelé au Secrétaire d’État américain John Kerry en mai 2016. Il a dit que c'était une excellente idée et qu'il s'en occuperait. Il était à Moscou en juillet, j'ai demandé comment progressait l'étude de la proposition du Parquet russe et j'ai dit qu'il serait utile, par politesse, de donner une réponse de la part du Ministère américain de la Justice. Il s'est indigné à nouveau en se demandant pourquoi rien n'était fait et pourquoi ses assistants ne le lui rappelaient pas. Au final, le Ministère américain de la Justice n'a envoyé aucune réponse mais a répondu verbalement à nos "harcèlements" que cela ne l'intéressait pas. Voilà. Tout l'intérêt consiste à créer un épouvantail, puis se dérober à la discussion de faits concrets.

Question: Vous avez parlé des rancunes américaines. De quelle nature sont-elles? Après tout l'Amérique, selon certains, est une hégémonie en déclin mais quand même une hégémonie. Elle dispose d'une puissance économique et militaire gigantesque. D'où viennent ces rancunes?

Sergueï Lavrov: Vous savez, c'est très personnel. Quelqu'un peut avoir le sentiment intérieur que l'Amérique ne fait pas quelque chose comme on le voudrait ou chercherait à le faire sans y arriver. Le sentiment d'un écartement progressif de la toute-puissance. Je peux le comprendre. C'est un processus douloureux. Pendant des siècles l'Occident, dans son ensemble, dirigeait le monde. Oui, il y a eu l'Union soviétique mais c'était une période isolée et assez longue sur le plan historique. Même si géographiquement, sur le continent européen, dans certaines parties de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique latine il y avait un monde répandu mais tout de même éloigné du processus global, un monde en lui-même. Quand cette anomalie (le fait que nous étions une société fermée est une anomalie) a disparu, tout le monde pensait que la Russie avait "rétréci" jusqu'à sa taille naturelle et que tout irait bien, qu'ils continueraient, comme ce fut le cas depuis les XVI-XVIIe siècles, de dicter les ordres et les règles et que tout le monde les écouterait. Vous voyez qu'ils ont eu tort. Leurs attentes excessives relatives au fait qu'après 1992 et même un peu plus tôt la Russie était "dans leur poche" se sont visiblement conclues par une "gueule de bois" non pas parce que nous avons voulu leur nuire, mais simplement parce que nous voulions vraiment rendre notre pays autonome et décent pour la vie, pour en être fiers. Comme l'a déclaré récemment le Président russe Vladimir Poutine à la Douma de l'Assemblée fédérale de la Fédération de Russie, notre pays a le droit d'être fort sans pour autant refuser ce droit aux autres et sans imposer un modèle de conduite.

Question: C'est une attitude très risquée envers le monde de vouloir mettre d'autres pays "dans sa poche". Même Téhéran n'a pas pu être "mis en poche", alors que la Russie est encore plus puissante que l'Iran, sans vouloir vexer ce pays. C'est une stratégie qui apporte de l'instabilité au monde. N'est-ce pas?

Sergueï Lavrov: Il existe probablement un aspect individuel. Je ne me souviens pas que le Président russe Vladimir Poutine se soit prononcé irrespectueusement à l'égard d'un collègue, quoi que ce dernier ait dit ou fait vis-à-vis de la Russie.

A l'égard de Vladimir Poutine c'est devenu une "règle de bonnes manières" dans certaines capitales occidentales d'émettre des qualificatifs selon le principe de qui fera mieux.

Question: Est-ce de l'hystérie? Qu'est-ce que c'est? Après tout ce ne sont pas des adolescents mais des hommes politiques sérieux qui parlent.

Sergueï Lavrov: En effet. D'ailleurs, quand John Kerry a été nommé Secrétaire d’État nous en avons parlé tous les deux et sommes tombés d'accord sur le fait qu'il fallait construire les relations comme des adultes (ce terme précis a été utilisé), sans rancunes infantiles. Mais tout le monde n'y arrive pas.

Nous sommes accusés de mener pratiquement la course électorale américaine et de déterminer ses favoris. Il y a deux ans on nous disait de manière assez hautaine "La Russie est une puissance régionale. Connaissez votre place". Pour un homme politique il est tout de même très important de ne pas fermer la porte. C'est mal et cela signifie que l'individu commence à perdre les nerfs - or on ne peut pas le faire en politique, il faut tout faire de manière mesurée, toujours avoir en tête plusieurs scénarios correspondant à vos intérêts mais ne pas espérer que seule la solution pour assurer ses propres intérêts exclusifs fonctionne, et que tous les autres devront dire "reçu, chef". Cela n'existe pas et n'arrivera certainement pas.

Question: Vous êtes un diplomate expérimenté. En comparant la situation d'aujourd'hui en termes de risques et d'instabilité avec les années 1960-1970 quand l'Union soviétique était la deuxième superpuissance mondiale, quand la situation était-elle plus dangereuse – aujourd'hui ou à l'époque?

Sergueï Lavrov: Les époques sont différentes, c'est très difficile à comparer. Il y avait l'Union soviétique. Vous vous souvenez des crises de Berlin et des missiles de Cuba, quand on aurait pu appuyer sur le bouton. Dieu merci, de notre côté comme du côté de l'Administration du Président américain John Kennedy les fusibles naturels et nécessaires pour tout homme politique responsable se sont déclenchés. Aujourd'hui, du point de vue de la stabilité globale, c'est devenu moins confortable est calme car à l'époque il y avait tout de même un monde bipolaire, il y avait une confrontation ferme mais stable entre l'Union soviétique et les USA, l'Otan et la Pacte de Varsovie.

Question: Les choses étaient-elles plus claires?

Sergueï Lavrov: Oui. Cette stabilité était à l'époque négative, mais elle garantissait une certaine prévisibilité. Les conflits qui éclataient à cette période, même s'il s'agissait d'un conflit en Europe de l'Est quand des troupes ont été envoyées en Hongrie et en Tchécoslovaquie, étaient tout de même (que personne ne se vexe) des conflits périphériques. C'était précisément la ligne de contact de l'Otan et du Pacte de Varsovie. Tout comme étaient périphériques les conflits au Mozambique ou en Angola où nous soutenions indirectement ceux qui se battaient pour l'indépendance, alors que l'Occident soutenait l'autre camp. C'était également le cas au Vietnam et en Corée. C'étaient des conflit très violents et sanglants, mais tout de même périphériques où ni l'Union soviétique ni les États-Unis ne s'ingéraient directement l'un contre l'autre et savaient que la base de la stabilité globale était un accord tacite, voire écrit dans certains documents.

Aujourd'hui il y a bien plus de deux acteurs. Les puissances nucléaires sont plus nombreuses - non seulement les cinq officielles mais également au moins quatre officieuses, du moins celles qui revendiquent ce statut. La situation est bien plus tumultueuse dans toutes les régions du monde, y compris là où se trouvent les puissances nucléaires officieuses. De plus, après l'abandon du programme d'arme nucléaire par Mouammar Kadhafi en Libye, il a rapidement connu un sort qu'on ne souhaite à personne. Plusieurs dirigeants, y compris des pays voisins de la Libye, ont commencé à sérieusement y songer et en parler. Après ce qui est arrivé à Mouammar Kadhafi quand il a délibérément coopéré, et vu que la Corée du Nord dispose de l'arme mais que personne ne la reconnaît comme une puissance nucléaire officielle et personne ne l'attaque, alors pourquoi ne pas s'octroyer ce droit?

Question: Immédiatement après la guerre d'Irak j'ai entendu cette idée: "Maintenant tout le monde sait comment se protéger contre les Américains – il faut avoir une bombe atomique". C'est une situation très dangereuse.

Sergueï Lavrov: Je pense que c'est l'impact le plus négatif et le plus dangereux que les USA ont exercé sur la stabilité mondiale. Ce cycle se poursuit. Quand l'Union soviétique était en Afghanistan, l'administration de Ronald Reagan soutenait, armait et inspirait contre nous, par tous les moyens, les moudjahidines qui ont ensuite formé Al-Qaïda. Le 11 septembre 2001, en oubliant la main qui l'avait nourrie, Al-Qaïda a infligé une frappe destructrice à l'Amérique en utilisant très certainement des individus qui s'étaient intégrés dans la société occidentale, et non des fanatiques. Après cela, l'Amérique a commencé à chercher des coupables. En Afghanistan il y avait évidemment des talibans qui n'ont jamais caché leurs liens avec Al-Qaïda mais il fallait s'occuper de l'Irak. C'est pourquoi il a été décidé en silence de préparer également une campagne contre ce pays. Même si le Conseil de sécurité des Nations unies n'avait donné aucun accord, ils sont passés en force de manière illégitime et illégale. En 2003, ils ont annoncé leur victoire. Ils ont chassé tous les sunnites des postes plus ou moins signifiants, notamment au sein des organismes de sécurité, de l'armée et tous les généraux. Tous ces hommes – les généraux, les agents et les représentants des services de Saddam Hussein – constituent aujourd'hui le noyau de l’État islamique (EI). L'organisation s'est déjà propagée en Irak, en Syrie et s'élargit activement en Libye, pays détruit qui n'a pas d’État. Ses membres apparaissent en Afghanistan où l'EI commence à faire concurrence aux talibans. Et aujourd'hui ce scénario se répète en Syrie. Hormis l'EI est apparue une autre organisation armée, le Front al-Nosra, qui est déjà inscrite dans les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies comme une filiale terroriste d'Al-Qaïda. Au début nous en avons parlé mais nos collègues occidentaux n'y touchent pas. Nous faisons ce qui est prescrit par les décisions de l'Onu: certes il y a le cessez-le-feu mais il ne concerne pas le Front al-Nosra, ceux qui le rejoindront et ne voudront pas accepter le cessez-le-feu. Les Américains ont un comportement très étrange. C'est pourquoi, après la création d'Al-Qaïda par l'administration Reagan et de l'EI par l'administration Bush, on ne voudrait pas que l'administration Obama marque l'histoire comme celle qui a renforcé et garanti le succès d'une autre organisation terroriste nommée Front al-Nosra.

Question: J'espère que la contribution de la diplomatie russe sera de poids pour empêcher la propagation du terrorisme.

Sergueï Lavrov: Il y a la diplomatie et encore quelques alliées: l'aviation russe, l'armée et la marine.


Source: www.ambassade-de-russie.fr

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LA FATIGUE ET LE DEGOUT

« Simone Weil souligne souvent, dans ses notes intimes, la présence conjuguée de la fatigue et du dégoût, des ennemis presque invincibles qui avancent de front et qui semblent tout ronger sur leur passage. Sans pouvoir attaquer de plein fouet, elle propose plutôt dans ses Cahiers, à la suite de Pascal quant aux maladies, de faire un bon usage de la fatigue et du dégoût :
« L'extrême difficulté que j'éprouve souvent à exécuter la moindre action est une faveur qui m'est faite. Car ainsi, avec des actions ordinaires, et sans attirer l'attention, je peux couper les racines de l'arbre [...] Trouver une difficulté extraordinaire à faire une action ordinaire est une faveur dont il faut être reconnaissant. Il ne faut pas demander la disparition de cette difficulté. Il faut désirer ardemment, il faut implorer la grâce d'en faire usage. »
D'une certaine façon, cette douleur du vide, de l'ennui, de l'amertume est un lieu de perte, de déréliction, de pesanteur qui peut préparer un chemin vers la grâce. Faire face à l'insoutenable, c'est mener l'éternel combat du patriarche Jacob contre l'Inconnu qui ne se révèlera qu'à la fin. Ainsi s'établit une imitation du Christ, sachant que c'est Lui qui cherche et qui, en définitive, est vraiment fatigué et triste, triste à en mourir et fatigué près du puits de ce même Jacob. [...] L'ennui et la fatigue peuvent devenir des auxiliaires pour un accroissement de la vie spirituelle. Jusqu'à atteindre ce point extrême que Simone Weil définit ainsi :
« Ce n'est pas à moi à aimer Dieu. Que Dieu s'aime à travers moi. »
[...]
Le pèlerin de saint Jacques de Compostelle, aujourd'hui encore, s'il accomplit la route dans les règles du dépouillement, mais plus encore bien sûr au Moyen Âge où les dangers étaient multiples, découvre à quel point le chemin est revêtu d'ennui et qu'il n'est pas avare que d'une chose : la fatigue. Chaque matin, après une mauvaise nuit sous les étoiles, il faut reprendre sans entrain et avec dégoût, malgré les douleurs, ce qui a été entrepris dans l'enthousiasme du premier jour. Ce seront les tours jumelles de la cathédrale où repose l'Apôtre qui, soudain, révèleront que l'ennui et la fatigue donnent à la joie sa chair. A cet instant où le regard aperçoit la ville sainte, l'ennui et la fatigue se transforment, retournés comme des gants de peau. Ils ne sont pas oubliés mais ils apparaissent pour ce qu'ils sont vraiment : les introducteurs de la joie. Maintenant à distance, ils revêtent leur noblesse après n'avoir été que vauriens et manants. Certes, un tel effort de marche, au-delà de la peine, de la douleur, est libre. Pourtant, c'est un peu comme un bœuf attelé à la charrue que le pèlerin a mis un pas devant l'autre sans se lasser tout en pestant contre les éléments, contre lui-même, contre le monde tout entier. En fait, il est livré à cet effort, à cette fatigue. »

Père Jean-François Thomas, s.j., Comme un lys au milieu des épines (ch. VII : L'ennui et la fatigue), Via Romana, Versailles, 2014.

 

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Programme des prochaines semaines au Monastère

 

Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de

 

Miséricorde:

 

Program in the coming weeks

 

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

 

Au Monastère Syriaque de

 

CHANDAI-BREVILLY (61) :

 

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30.

Petits Pèlerinages sur Semaine tous les :

 

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

(Ramassage des fidèles de région parisienne chaque samedi précédent le 1er dimanche du mois à 15h )

 

Petits Pèlerinages sur Semaine tous les :

 

*22 et

 

*29 du mois

 

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

 

 

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RETRAITE-PELERINAGE DE LIBERATION ET DE GUERISON INTERIEURE DES FESTIVITE DE ST GROGORIOS ET DE LA "TOUSSAINT"

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Du 1er  au 6 dimanche Novembre

au Monastère Syriaque:

  

 Sanctuaires visités:

*Mardi 1er Novembre, Messe du jour au Sanctuaire N-D de Miséricorde, après-midi au Sanctuaire de Notre-Dame de Montligeon

*Mercredi 2 Novembre:Solennité de Saint Grégorios de Parumala au Monastère Syriaque

*Jeudi 3 NovembrePèlerinage à Notre-Dame de Pontmain et au Mont Saint Michel 

*Vendredi 4 Novembre, Messe au Monastère Syriaque  , vénération des reliques de la Ste Croix, cette journée au Monastère Syriaque est réservée aux confessions, prières de délivrances, prières de guérison intérieureselon la Tradition de l'Eglise.

*Samedi 5 Novembre,Messe au Monastère Syriaque,cette journée mariale est réservée aux confessions.L'après-midi, visite de Verneuil Sur Avre.

*Dimanche 6 Novembre: Pèlerinage à N-D de Miséricorde avec ce mois-ci une mémoire solennelle de Saint Gregorios. Messe à 10h30 suivie d'un repas fraternel et du programme habituel.

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

 

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*Dimanche 6 Novembre au Monastère Syriaque:

  

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

 

 'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

Mère de Miséricorde, priez pour nous, secourez-nous!

 

et aux Saints du Kerala

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St Abraham Koorilose Bava, priez pour nous !

 

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St Grégorios de Parumala, priez pour nous !


 

10h30, Messe , repas fraternel,possibilité de rencontrer un prêtre 

(Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

 

Ramassage des fidèles sur

 

*Paris: le Samedi 5 Novembre à 15 h 

 

au lieu de R.D.V habituel.

 

  

* Sunday, November 6:
  monthly pilgrimage to N-D Mercy and Saints Kerala.
10:30 am Mass followed by a fraternal meal and reception of the faithful.

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


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Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale. 

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires. 

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F " 

 

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, Moniale ( 06.41.20.16.86).

 

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,42-46.

En ce temps-là, Jésus disait : « Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu. Ceci, il fallait l’observer, sans abandonner cela.
Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques.
Quel malheur pour vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu’on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir. »
Alors un docteur de la Loi prit la parole et lui dit : « Maître, en parlant ainsi, c’est nous aussi que tu insultes. »
Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes,vous ne touchez même pas ces fardeaux d’un seul doigt. »
 



Par Saint Isaac le Syrien

(7e siècle), moine près de Mossoul 
Discours ascétiques, 1ère série, n°60 

 

« Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous chargez les autres de fardeaux impossibles »

 

      La sobriété vigilante aide l'homme plus que les œuvres extérieures...

Comment est-ce que quelqu'un pourrait vraiment dominer les désirs corporels –- le relâchement, la colère, la gourmandise –- et ne pas acquérir la douceur ?

S'il s'exerce avec discernement, le détachement de tout, le refus du confort corporel et de l'opinion des autres suivent ; si, pour l'amour de Dieu, quelqu'un accueille avec diligence et joie le mal qu'on lui fait, il est pur en son cœur

(Mt 5,8).

Et s'il ne méprise personne, il est vraiment libre...      

      Ne nourris pas de haine pour le pécheur, car nous sommes tous coupables.

Si, pour l'amour de Dieu, tu le blâmes, pleure sur lui.

Pourquoi le haïrais-tu ?

Ce sont ses péchés qu'il convient de haïr, tout en priant pour lui, si tu veux ressembler au Christ : loin de s'indigner contre les pécheurs, il priait pour eux

(Lc 23,34)...

Toi qui n'es qu'un homme, pourquoi mépriser le pécheur ?

Est-ce parce qu'il lui manque ta vertu ?

Mais où donc est ta vertu si tu manques de charité ?   


La science des sciences, c'est de vaincre le péché qui demeure en nous, ou les passions qui agissent en nous.
Saint Jean de Cronstadt

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