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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 04:27
Samedi 15 et Dimanche 16 OCTOBRE 2016 , LECTIONNAIRE DU 5ÈME DIMANCHE APRÈS LA FÊTE DE LA SAINTE CROIX / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR...

 

 

Nuit sans clarté, celle des incroyants, / pour les fidèles illumination dans les délices de Vos divines paroles, ô Christ: / c'est pourquoi je veille devant Vous / et je chante Votre divinité.

Et toi, Mère de Miséricorde, prie le Verbe de toute bonté / de nous sauver, ô Tout-immaculée, / car c'est toi que nous avons dans l'épreuve / comme puissant secours et comme protection.

Ne me livre pas, Vierge pure, aux ennemis / qui cherchent absolument ma perdition / en s'appuyant sur mes fautes, mais dans ta compassion / de leurs actions nuisibles garde-moi.

Gloire soit au Père et au Fils et au Saint-Esprit

Vous connaissant comme  le Dieu de tous, / ô Christ, et le Créateur de l'univers, / en Vous seul Verbe Éternel  qui Vous êtes incarné pour nous / nous plaçons la ferme espérance  de notre salut.

En ce siècle et dans les siècles des siècles. Amîn.

Réjouis-toi, limpide Nuée / qui fis jaillir les flots de notre Vie, / réjouis-toi, ferme soutien des Martyrs / et gloire des Apôtres, ô Vierge immaculée.

Samedi 15 et Dimanche 16 OCTOBRE 2016 , LECTIONNAIRE DU 5ÈME DIMANCHE APRÈS LA FÊTE DE LA SAINTE CROIX / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR...

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,17-18.11,1-2.

Mes frères, que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur. 
Car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même qui est un homme éprouvé ; c'est celui que le Seigneur recommande. 
Oh ! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie ! Mais oui, vous me supportez. 
J'ai conçu pour vous une jalousie de Dieu ; car je vous ai fiancés à un époux unique, pour vous présenter au Christ comme une vierge pure. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,1-13.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : Le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux. 
Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq étaient sages. 
Les folles, en prenant leurs lampes, n'avaient pas pris d'huile avec elles ; 
mais les sages avaient pris de l'huile dans leurs vases avec leurs lampes. 
Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent. 
Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : " Voici l'époux ! Allez à sa rencontre ! " 
Alors toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes. 
Et les folles dirent aux sages : " Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. " 
Les sages répondirent : " De crainte qu'il n'y en ait pas assez pour nous et pour vous, allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. " 
Mais, pendant qu'elles s'en allaient en acheter, l'époux arriva, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui au festin des noces, et la porte fut fermée. 
Plus tard, les autres vierges vinrent aussi, disant : " Seigneur, Seigneur, ouvrez-nous ! " 
Mais il répondit : " En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas. " 
Donc veillez, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure. 
 




Par le Bx Jan van Ruusbroec

(1293-1381), chanoine régulier 
Les Noces spirituelles, prologue (trad. Louf, Bellefontaine 1993) 

 

« Voici l'Époux qui vient ; sortez à sa rencontre » (Mt 25,6)

 

Lorsque le temps sembla venu pour Dieu de prendre en pitié la souffrance de l'humanité, sa bien-aimée, il dépêcha son Fils unique sur terre dans ce manoir somptueux et ce temple glorieux qu'était le corps de la Vierge Marie.

C'est là qu'il épousa notre nature et l'unit à sa personne, à partir du sang très pur de la noble Vierge. Le prêtre célébrant les noces fut l'Esprit Saint.

L'ange Gabriel en publia les bans, et la glorieuse Vierge donna son consentement.

Voilà de quelle façon le Christ, notre époux fidèle, s'unit notre nature, nous visita dans une terre étrangère et nous apprit des mœurs célestes et une parfaite fidélité. 

Tel un champion, il a peiné et combattu contre nos ennemis, il a détruit la prison et triomphé du combat.

Par sa mort, il a mis à mort la nôtre, nous a rachetés par son sang, nous a libérés, dans le baptême, par l'eau de son côté (Jn 19,34) et, par ses sacrements et ses dons, il a fait de nous des riches, afin que nous sortions parés de toutes sortes de vertus et que nous le rencontrions dans le palais de sa gloire, pour jouir de lui sans fin, pour l'éternité. 

 

 LE CRI D'UNE ÂME FERVENTE VERS SON DIEU:

« Ô Dieu de mon âme, comme nous sommes prompts à vous offenser ! Mais comme vous l'êtes davantage à nous pardonner ! D'où nous vient donc, ô Seigneur, une si folle audace, si ce n'est de ce que, voyant l'étendue de votre grande miséricorde, nous oublions l'équité de votre justice ? "Les douleurs de la mort m'ont environné", dites-vous. Oh ! que le péché est un grand mal, puisqu'il a pu donner la mort à un Dieu au milieu des plus poignantes douleurs ! Et comme ces douleurs vous environnent encore aujourd'hui, ô mon Dieu ! Où pouvez-vous aller, que vous ne soyez tourmenté ? De toutes parts les mortels vous font des blessures.

Ô chrétiens, il est temps de défendre votre Roi et de lui tenir compagnie dans l'isolement profond où il se trouve. Ils sont rares les vassaux qui lui restent fidèles ! c'est le grand nombre qui marche à la suite de Lucifer. Le pire, c'est qu'il y en a qui en public se montrent ses amis, et qui en secret le vendent. Il ne trouve presque plus personne à qui il puisse se fier. O ami véritable, qu'il vous paye mal celui qui vous trahit ! O véritables chrétiens, venez donc pleurer en compagnie de votre Dieu ! ce n'est pas seulement sur Lazare qu'il a répandu des larmes pleines de compassion, mais sur ceux qui, malgré les cris répétés de sa Majesté, devaient ne pas vouloir ressusciter.

Ô mon Bien, comme vous aviez présentes les fautes que j'ai commises contre vous ! Qu'elles ne se renouvellent jamais, ô Seigneur, qu'elles ne se renouvellent jamais, ni celles de tous les pécheurs ! [...] Malgré ma misère, je vous le demande pour les âmes qui ne veulent pas vous le demander. Vous voyez bien, ô mon Roi, quel tourment j'endure quand je vois les pécheurs songer si peu aux supplices affreux qu'ils endureront toute une éternité, s'ils ne reviennent à vous.

[...] Ô dureté des cœurs humains ! Que votre immense miséricorde, ô mon Dieu, les attendrisse ! »

Ste Thérèse de Jésus (d'Avila)

 

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Du côté de nos frères aînés, les Saints:

 

 

15 OCTOBRE:

Saint Cannat
Évêque de Marseille
(† 487)

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La Ville de Saint-Cannat, située dans le département des Bouches du Rhône, doit son nom à Canus Natus (né avec les cheveux blancs, signe, à l'époque, de sagesse précoce), ermite du Vème siècle, fils d'un prêteur Romain, né à Aix-en-Provence, et qui vivait dans un endroit appelé "Sauzet" à cause des saules qui abondaient près d'une source.

Selon la légende, quand l'évêque de Marseille vint à mourir, Canus Natus sembla tout désigné pour être son successeur. Une délégation vint donc lui offrir le Siège épiscopal, qu'il déclina disant « qu'il n'y avait pas plus de raison pour lui de devenir Evêque de Marseille, que sa vieille canne de roseau desséchée de reverdir ! »… Mais la canne reverdit miraculeusement et Canus Natus prit donc le chemin du vieux port ! Il y a laissé le souvenir d'un évêque énergique, luttant farouchement contre le paganisme et l'hérésie ; puis, sentant sa fin approcher, il souhaita rejoindre son cher ermitage de "Sauzet", pour y mourir en 487.

Canus Natus fut donc, parmi les évêques de Marseille, l'un des quatre reconnus Saints et faisant l'objet d'un culte.

Autour de sa tombe s'élevèrent bientôt quelques maisons ; et ce pauvre hameau marqua, en cette fin du Vème siècle, la naissance de Saint-Cannat « Castrum Santi Cannati »; sans doute aussi parce que ces âmes esseulées du hameau du "Sauzet" ont probablement sollicité leur protection.



Source principale : saint-cannat.fr/ (« Rév. x gpm »).

 

St Lucian, Presbyter of the  Church  of  Antioch  (312)

 

 

 

 

 

 

 

He was born of noble parents in Samosata of Syria (and is sometimes referred to as "Lucian of Samosata") . In his youth he received an excellent education. Though a privileged life was open to him, he gave all his goods away to the poor and embraced a life of asceticism, supporting himself writing and tutoring. He produced an edition of the Old Testament, freeing it from various corruptions introduced by heretics. He was made a priest in Antioch, where he served the Church faithfully.

 

 During the persecutions of Maximian, he was arrested while visiting Nicomedia to strengthen the faithful there. He was cast into prison for his faith and allowed to perish of hunger and thirst. Saint John Chrysostom wrote of him: "He scorned hunger; let us also scorn luxury and destroy the lordship of the stomach; that we may, when the time comes for us to meet such torture, be prepared beforehand, by the help of a lesser ascesis, to show ourselves worthy of glory in the hour of battle."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

October 15,The Icon of the Mother of God,

the “Multiplier of Wheat”,

 

was painted at the blessing of the Elder Ambrose (October 10) of the Visitation Optina wilderness monastery. St Ambrose, a great Russian ascetic of the nineteenth century, was ardent with a childlike faith towards the Mother of God. In particular, he revered all the Feastdays of the Mother of God, and on these days he redoubled his prayer. With the icon, “Multiplier of Wheat,” St Ambrose blessed the Shamordino women’s monastery established in honor of the Kazan Icon of the Mother of God, which he had founded not far from the Optina monastery.

On this icon, the Mother of God is depicted sitting upon the clouds, and Her hands are extended in blessing. Beneath her is a compressed field, and on it amidst the grass and flowers stand and lay sheaves of rye. Elder Ambrose himself decreed the day of celebration, October 15, and called the icon “Multiplier of Wheat”, indicating by this, that the Most Holy Theotokos “is a Helper for people in their labors for the acquiring of their daily bread.”

Before his blessed repose, St Ambrose ordered many copies of this icon and sent them to his spiritual children. For the Akathist to this icon, the Elder composed a particular response, “Hail, Full of Grace, the Lord is with You! Grant unto us unworthy ones the dew of Your grace and the showing forth of Your mercy!”

St Ambrose’s burial took place on October 15, the Feastday of the icon. The first miracle from the holy icon was witnessed in 1891, when throughout Russia there was a famine because of crop failure. In the Kaluga district and on the fields of the Shamordino monastery, however, grain was produced. In 1892, already after the death of St Ambrose, his attendant John Cherepanov sent a copy of the icon to the Pyatnitsa women’s monastery in Voronezh district. In this locale there was a threat of drought and famine, but soon after a Molieben was celebrated before the icon “The Multiplier of Wheat”, rain fell and ended the drought.

16 OCTOBRE:

Apparition de l'Archange Saint Michel au mont Tombe

(Mont Saint Michel en Normandie)

* 16 octobre 708 * Dédicace de l'église du Mont

Tropaire ton 4

Grand Chef des milices célestes* Nous te supplions, indignes que nous sommes* De nous protéger par tes prières* Et de nous garder à l’ombre des ailes de ton immatérielle gloire* Nous qui, à genoux instamment t'implorons : * Délivre-nous des dangers, ô Prince des Puissances d'En-Haut.

Saint Aubert, dixième évêque d'Avranches, eut une vision dans laquelle saint Michel lui ordonna d'élever en son honneur une église et un monastère sur un immense rocher que la marée haute ceint comme une île, et que les marins appelaient du nom sinistre de Tombe au péril de la mer. C'est aujourd'hui le mont Saint-Michel avec sa magnifique basilique, une des merveilles de l'Occident.
Saint Aubert craignit d'abord d'être le jouet d'un esprit de ténèbres, même après une seconde apparition. L'Archange lui apparut une troisième fois. « Je veux, lui dit-il, que tu élèves un sanctuaire sur ce mont sauvage ; j'y établirai ma demeure. Les peuples viendront y implorer mon secours contre leur ennemi que j'ai vaincu au commencement et qui reste toujours soumis à ma puissance. Lève-toi, va, qu'aucune difficulté n'arrête ton courage, je serai ta force. »
Le saint évêque n'hésite plus. Il raconte au peuple la triple apparition de l'Archange, et avec une nombreuse phalange d'ouvriers, il gravit la montagne, au chant des hymnes et des cantiques.
On arrive au sommet. Le bois tombe sous la cognée, les pierres arrachées roulent jusqu'au fond de l'abîme, les monticules disparaissent et le terrain s'aplanit.
L'œuvre avance, encore un effort et l'emplacement sera préparé. I1 ne reste plus qu'une roche ardue.
Toutes les forces se réunissent, les leviers sont fixés, mais la roche géante résiste toujours. On ne peut ni l'entailler ni la soulever. Aubert est consterné, il implore l'assistance de saint Michel.
L'Archange apparaît la nuit suivante à Baïno, homme pieux et père de douze fils, qui habitait non loin de là, à Iciacus, aujourd'hui le village d'lluynes Ne crains point, lui dit-il, je suis l'archange Michel, et viens te quérir, pour aller porter aide à l'évêque Aubert ; lève-toi sans retard, prends tes fils et va à la montagne.
Obéissant à la voix céleste, Baïno se lève et part avec ses enfants, moins le plus jeune encore au berceau. II raconte à saint Aubert la vision dont il est encore ému, et il lui communique l'ordre que l'Archange lui a donné. Les ouvriers reprennent courage ; les cantiques recommencent ; on lutte de nouveau contre la roche rebelle, la pique frappe le granit, on emploie la force et l'adresse, la sueur coule de tous les fronts, mais la roche ne remue pas. Le saint évêque paraît plongé dans une profonde rêverie. Tout à coup, le visage illuminé comme par une vision céleste, il s'adresse à Baïno.
- N'as-tu pas encore, dit-il, un enfant à la maison, outre les onze que voilà !
- Oui, répond Baïno, mais il est au berceau.
- Va le prendre, répond l'évêque.
On court aussitôt à Iciacus, et on apporte l'enfant dans son berceau.
Saint Aubert prend ce petit enfant dans ses bras et l'approche du rocher. L'enfant sourit et pose son pied sur le granit. O merveille ! sous cette faible pression, la roche s'ébranle, et, avec un fracas épouvantable, roule comme une avalanche. Le peuple bat des mains, l'évêque ému verse des larmes de joie. On reconnaît l'action visible de saint Michel, et on chante des hymnes de reconnaissance au glorieux vainqueur des légions infernales.
La roche tombée sur la grève porte encore l'empreinte du pied du petit Baïno, empreinte qu'aiment à voir, dans la chapelle rustique qui perpétue cette gracieuse légende, les nombreux pèlerins qui vont prier dans la basilique du mont Saint-Michel.
Les constructions achevées, saint Aubert établit dans le monastère douze religieux, pour y servir le Seigneur et son puissant Archange. La dédicace du Mont-Saint-Michel eut lieu le 16 octobre 708. Depuis, saint Michel a montré par des miracles multipliés, qu'il veut toujours être honoré sur cette sainte montagne, et qu'il obtiendra de grands bienfaits à la France, si nous recourons à sa puissante intercession.
http://www.altritaliani.net/spip.php?article216

 

 

 

 

Saint Longin

(le centurion qui se tenait près de la Croix.)

Que tu es Fils de Dieu, comme il le fit d'abord 
au jour de ta Passion, de nouveau le proclame, 
ô Christ, le Centurion décollé par la lame. 
Le seize, par l'épée Longin est mis à mort. 
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Tropaire, t. 4

Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

Kondakion, t. 4

Faisant mémoire en ce jour * de l'illustre martyr Longin, * l'Eglise exulte de joie * et, jubilante, s'écrie: * Ô Christ, tu es ma force, ma puissance, mon soutien.

Ikos

Voyant se couvrir de ténèbres le ciel, * trembler la terre, se fendre les rochers * et qu'en deux le voile du Temple se déchirait, * lorsque le Christ souffrait sa divine Passion, * le centurion le reconnut comme véritable Fils de Dieu * supportant cela dans la tendresse de son cœur, * lui l'Impassible par nature, celui qui soutient l'univers * glorieusement avec le Père et l'Esprit saint * et le maintient comme Dieu véritable et comme Roi; * alors Longin s'écria, plein de joie: * Ô Christ, tu es ma force, ma puissance, mon soutien.

Exapostilaire, t. 2

Voyant le Seigneur et Dieu de l'univers * s'endormir volontairement sur la croix * et l'entière création trembler au moment de sa Passion, * avec le bon Larron tu reconnus en lui le Fils de Dieu * et pour lui te laissas immoler avec joie; * désormais en excellent martyr, saint Longin, tu intercèdes pour nous tous.
(http://calendrier.egliseorthodoxe.com/…/stsoctob…/oct16.html)

 

Remplis ma bouche, ô Marie, de la grâce de ta douceur.

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Éclaire mon intelligence, toi qui as été comblée de la faveur de Dieu.

Alors ma langue et mes lèvres chanteront allègrement tes louanges et plus particulièrement la salutation angélique, annonciatrice du salut du monde, remède et protection de tous les hommes.

Daigne donc accepter que moi, ton petit serviteur, je te loue et te dise et redise doucement : "Réjouis-toi, Marie, comblée de grâces."

(Saint Ephrem (v.306-373))

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

 

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

 

 

 

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)
 
 
 Arme invincible, soutien de la foi, Très Sainte Croix , 
nous te chantons, / devant toi nous prosternant avec foi: / tu es le refuge, la gloire des chrétiens; / gardienne des orthodoxes et fierté des martyrs, / à juste titre nous te glorifions.

Croix de Jésus, armure des chrétiens, / tu donnes aux rois victoire et tu renverses les démons: / à ceux qui se prosternent devant toi / donne ta protection et la grande miséricorde.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn

Tous ceux qui d'un cœur ardent / se prosternent pieusement / devant le croix et les souffrances de ton Fils,  / fais qu'ils deviennent, ô Mère de Dieu, / les citoyens du Paradis / et les héritiers de la gloire des cieux.

 

15 octobre 2016

mur

J’avais écrit le 28 avril dernier au Président de la République une lettre ouverte pour lui faire part demon indignation suite au vote par la France d’une résolution du conseil exécutif de l’UNESCO niant le lien historique entre le peuple juif et ses deux sites les plus sacrés à Jerusalem : le Mont du Temple et le Mur occidental (Kotel).

Le 11 mai, j’avais interpellé le Premier ministre à l’Assemblée nationale sur le même sujet, qui avait regretté, a son tour, ce vote honteux.

 

Sur le chemin de Jérusalem pour les obsèques de Shimon Peres z »l, vendredi 30 septembre, le Président de la République m’avait assuré que la France ne réitérerait pas la même faute morale


Certes, aujourd’hui, la France n’a pas voté pour mais s’est abstenue. Dont acte.

Puis-je m’en réjouir? Non.

Est-ce une décision courageuse? Juste? Non!

Cette position tiède et indéterminée est très décevante face à un texte ignominieux, qui falsifie – une fois encore ! – l’Histoire de la manière la plus crasse et cède aux pressions des tenants d’un terrorisme intellectuel et diplomatique mené par l’Autorité palestinienne et de nombreux Etats arabes.

De nombreux pays occidentaux, les Etats-Unis, l’Allemagne ou le Royaume-Uni en tête ont rejeté ce texte bouffon et mensonger.

Nul besoin de prouver l’évidence : le lien indéfectible entre le peuple et Jérusalem.

N’en déplaise à certains, Jérusalem est et restera la capitale historique et indivisible d’Israël.

La France a manqué une nouvelle occasion de marquer sa fermeté et sa crédibilité ce qui ne manquera pas de nous affaiblir sur la scène moyen-orientale.

Quant à l’UNESCO, comme je n’ai pas manqué de le signaler lors du même voyage à Irina Bokova, directrice générale, elle confirme sa déchéance et la perversion de sa vocation au service de la délégitimation d’Israël.

Par Meyer Habib – JSSNews

Pourquoi personne ne dit “je suis Haïti” ?

Ce dessin pose la question

Encore une fois, on préfère parler des effets potentiels de la tempête aux États-Unis alors que la situation qu’elle a laissée en Haïti est plus que préoccupante.

Haïti ne se trouve qu’à 90 minutes de Miami et pourtant l’île reste l’un des pays les plus pauvres au monde. Malgré les effets dévastateurs de l’ouragan Matthew, qui y a tué plus de 900 personnes et détruit des milliers de maisons, en Occident on préfère parler des conséquences de la tempête aux États-Unis.

Un dessin de presse illustre la façon dont la presse occidentale applique la “loi de proximité” (également dite “mort kilométrique”), un triste principe selon lequel plus des faits se sont déroulés loin du lecteur (ou s’il s’agit d’une partie du monde qui ne lui est pas semblable), moins celui-ci y est sensible. L’auteur de ce dessin, l’illustrateur espagnol Miguel Villalba Sánchez, a remarqué la façon dont Facebook ne proposait pas de manifester son soutien aux Haïtiens (alors que le réseau social l’avait fait pour Orlando, Bruxelles et Paris), il a donc créé son propre mème :

nobody-is-haiti

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Miguel Villalba Sánchez

Il joue sur le slogan “je suis Charlie”, qui avait été très utilisé sur les réseaux sociaux après les attentats de janvier 2015. Au-dessus de l’enfant, sur un fond rouge, les mots “personne n’est Haïti” se détachent. Le message veut souligner le désintérêt des Occidentaux pour ce sujet, alors qu’Haïti souffre.

Le pays, qui ne s’est toujours pas remis du tremblement de terre de 2010, pourrait connaître la famine et des cas de choléras qui pourraient encore alourdir le bilan. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a enjoint le monde à s’engager pour Haïti et à réagir rapidement :

“Des centaines de personnes sont mortes et, pour l’instant, au moins 1,4 million de personnes ont besoin d’aide. Des villes et villages ont été pratiquement rayés de la carte. Les récoltes et les réserves de nourriture ont été détruites, plus de 300 écoles ont été endommagées.”

Près de 90 % du sud de Haïti a été détruit et pourtant les médias ne cessaient de parler des effets potentiels de la tempête aux États-Unis (qui n’a pour l’instant, pas fait de victimes), sans jamais mentionner la situation en Haïti.

Il faut que cesse ce deux poids deux mesures.

(Source:  http://www.konbini.com/fr/tendances-2/dessin-personne-est-haiti-pose-question/)

IVG : Les députés socialistes déposent leur PPL pour pénaliser des sites Internet

assemblee_nationale_2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme annoncé la semaine dernière, les députés socialistes ont déposé le 13 octobre leur proposition de loi pour « élargir le délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse aux sites internet diffusant de ‘fausses informations’ sur l’avortement » (cf. IVG et délit d’entrave numérique : le PS annonce une proposition de loi). Ils estiment que ces sites relèvent du pénal, car pour eux, « les leurs pratiques se situent sur un tout autre terrain que les libertés d’expression et d’opinion ». Ils s’inquiètent de leur « multiplication » et considèrent qu’ils « entravent l’action des pouvoirs publiques qui tente de prodiguer une information claire et accessible quant aux conditions d’accès à l’IVG ».

L’unique article du texte « propose l’extension du délit d’entrave à la diffusion ou transmission par tout moyen, notamment par des moyens de communication au public par voie électronique ou de communication au public en ligne, des allégations, indications ou présentations faussées et de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif sur l'IVG ou à exercer des pressions psychologiques sur les femmes s'informant sur une IVG, voire leur entourage ».

Catherine Coutelle, présidente PS de la délégation aux droits des femmes à l’Assemblée a déclaré :« Nous avons jusqu’à fin février pour adopter [cette proposition de loi] pendant cette session. Quand on veut, on peut et je ne doute pas que nous pourrons ». Laurence Rossignol, ministre des familles a assuré les auteurs du texte de son soutien, et souhaite également que « le débat ait lieu rapidement ».

Madeleine de Jessey, porte-parole de Sens Commun dénonce cette « rétention d’information » qui« loin de libérer les femmes, les dépossèdent progressivement de toute liberté de choix ».  Elle refuse la qualification de « sites anti-IVG » car parmi ceux visés, « aucun ne condamne ni ne conteste le recours à l’avortement ». En fournissant une information « que le site officiel du gouvernement se refuse obstinément à apporter sur les conséquences d’une IVG et les alternatives à l’avortement »,ces sites permettent de « poser un choix libre » estime-t-elle ; les supprimer reviendrait à supprimer la liberté et le droit à l’information des intéressées, à les considérer comme des « êtres mineurs, incapables de réfléchir par elles-mêmes, de se forger leur propre opinion ».

« Le gouvernement s’active avec une persévérance proche du fanatisme contre des entraves qui n’en sont pas », déclare Madeleine de Jessey ; « à force d’avoir voulu ériger l’avortement en un droit fondamental et sacrosaint, les ayatollahs de l’IVG, loin d’avoir libéré la femme, l’ont soumise à des pressions et à une rétention d’information qui la dépossèdent progressivement de toute liberté de choix ».

Note Gènéthique :

 
Sources : Gènéthique.org - AFP (13/10/2016); Le Figaro, Madeleine Bazin de Jessey (14/10/2016)

 

Samedi 15 et Dimanche 16 OCTOBRE 2016 , LECTIONNAIRE DU 5ÈME DIMANCHE APRÈS LA FÊTE DE LA SAINTE CROIX / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR...

LA LETTRE DES EVÊQUES CATHOLIQUES ROMAIN AUX POLITIQUES:

Marie-Yvonne Busse de Pèlerin et Gérard Leclerc apportent leurs regards sur la lettre des évêques publiée jeudi 13 octobre.

14 octobre 2016

FIGAROVOX/ANALYSE – L’un des chapitres du livre de Gérard Davet et Fabrice LhommeUn président ça ne devrait pas dire ça… révèle ce que pense François Hollande de l’immigration, l’islam et l’identité. Sidérant.

«Quand on lit Finkielkraut, Zemmour, Houellebecq, qu’est-ce que ça charrie? Toujours la même chose, la chrétienté, l’histoire, l’identité face à un monde arabo-musulman qui vient…

C’est ça qui fait que les gens basculent, ce n’est pas parce qu’ils ont perdu 3 % de pouvoir d’achat – qu’ils n’ont pas perdu d’ailleurs! – ou parce qu’ils sont chômeurs.

Il y a des choses qui les taraudent, ils arrivent dans un train, ils voient des barbus, des gens qui lisent le Coran, des femmes voilées…»

Ce n’est pas un extrait de La Cause du Peuple (Perrin) de Patrick Buisson mais des propos du chef de l’État rapportés par Gérard Davet et Fabrice Lhomme dans leur livre d’entretiens «Un président ne devrait pas dire ça» (Stock).

Curieusement, le président de la République y apparaît moins vigilant qu’à l’habitude lorsqu’il dénonce ceux qui «jouent sur les peurs» et «stigmatisent». A l’entendre «l’insécurité culturelle» n’est pas un sentiment.

  • L’intégration ? «Il y a à la fois des choses qui marchent très bien et l’accumulation de bombes potentielles liées à une immigration qui continue. Parce que ça continue.»
  • Nadine Morano ? «Je suis convaincu que, quand on interroge les Français, ils sont majoritairement sur sa position. (…) Ils pensent: “On est plutôt des Blancs, il y a plus de Blancs que d’autres.”»
  • L’équipe de France de football ? Elle est en proie à une «communautarisation, une segmentation, une ethnicisation».
  • Le seuil de tolérance ? «Je pense qu’il y a trop d’arrivées, d’immigration qui ne devrait pas être là.»
  • L’islam ? «Qu’il y ait un problème avec l’islam, c’est vrai. Nul n’en doute.» Le voile ?«Un asservissement
  • Les migrants ? «On ne peut pas continuer à avoir des migrants qui arrivent sans contrôle, dans le contexte en plus des attentats.»

L’impression laissée par le chef de l’État est celle d’une vision aboutie du malaise culturel français, d’une sorte de Café du Commerce de l’identité malheureuse. Pourquoi François Hollande a-t-il choisi de parler en vérité? Sans doute parce que sa carrière est derrière lui: «Ce n’est que du plus, je n’ose pas dire que du bonheur, mais que du plus», confie-t-il dans ce livre avant de lâcher ce mot pour l’histoire: «Ma vie, elle a déjà été réussie.»

Les politiques, les intellectuels, les journalistes qui tiennent le même discours ont pourtant subi, sous son quinquennat, un véritable enseignement du mépris. Le gouvernement et la gauche morale en ont fait leurs cibles favorites.

Ces «réacs» seront heureux d’apprendre que le premier personnage de l’État partage leur constat. Ils doivent toutefois redoubler d’inquiétude. Dans le conte d’Andersen, c’est la foule qui réalise que le roi est nu, ici c’est le roi lui-même qui le proclame. 

Ce terrible aveu a au moins un mérite: mettre au jour l’extraordinaire schizophrénie qui caractérise une partie de nos élites politiques ou médiatiques.

 Portes fermées, tables dressées, ils s’en trouvent peu pour trouver illégitime l’inquiétude qui hante le pays. Devant les caméras, c’est tout autre chose. Il s’agit de montrer, illico, papiers antiracistes et signes extérieurs de vertus.

Le Figaro

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Geneviève de Fontenay rejoint la Manif pour Tous

Geneviève de Fontenay : Parce que j’ai toujours été contre le mariage pour tous. J’étais d’autant plus en colère que c’était des femmes comme Mme Taubira ou la ministre de la Famille (Mme Bertinotti) qui ont trouvé que c’était très bien: elles auraient dû penser que c’était une anomalie! Moi je dis que dans le monde entier, dans toutes les religions, le mariage c’est l’union d’un homme et d’une femme pour transmettre la vie. Les homosexuels ne vont pas transmettre la vie, c’est une évidence! L’appellation «mariage», cela ne convient pas, moi je propose «gayriage». J’ai beaucoup d’amis homosexuels ; ils ont trouvé ça très bien. C’est parce que j’avais cette idée à proposer que j’ai cherché à joindre Ludovine de La Rochère [la présidente du mouvement, ndlr].

De nombreux pays ont déjà légalisé ce mariage homosexuel, et certains autorisent même la PMA pour les couples de femmes, ainsi que la GPA…

Mais «partout», ça ne veut rien dire! Moi je respecte la nature, et la nature ne permet pas à des homosexuels de donner la vie. Quant à la GPA, c’est un crime contre l’enfant. J’en ai marre que l’on dise des «mères porteuses»: une mère ne peut pas faire cela! Cet enfant, c’est un produit, on vous dit: «Vous pouvez venir chercher le paquet, il est prêt!» C’est insupportable. Quant à la PMA entre femmes, c’est pareil, l’enfant n’aura pas de père…

(Source: N de F)

 

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Le texte contenu dans le parchemin d’Ein-Gedi semblait perdu.

La Science ressuscite un passage biblique vieux de 1700 ans!

Le cuir était abîmé, partiellement brûlé, et si fragile qu’il aurait été gravement endommagé s’il on avait tenté de l’étaler. Un casse-tête sur lequel a travaillé une université du Kentucky, qui a minutieusement scanné puis virtuellement déroulé le document. Il y ont découvert un extrait du Lévitique, probablement recopié par les Esséniens, cette secte juive à qui l’on doit la rédaction des manuscrits de la mer Morte.

Pnina Shor, la directrice du projet israélien de conservation des manuscrits de la mer Morte s’est dit stupéfaite de cette réussite. « Nous étions persuadés que c’était un simple essai, mais cette technologie a ramené à la vie un trésor archéologique ».

© GALI TIBBON / AFP
© GALI TIBBON / AFP

« Passer de la 3D à une feuille plate »

Le professeur en science informatique de l’Université du Kentucky responsable de l’opération, Brent Seales, explique qu’après un scan de haute résolution, qui a permis de recopier la structure en trois dimensions de l’objet, distinguant l’encre de la peau, il a fallu le déployer virtuellement. Plusieurs difficultés se sont alors posées, comme le fait que le rouleau n’était plus cylindrique mais formait des plis, avec une structure grossièrement triangulaire. Il a fallu progressivement faire de cet objet une forme en deux dimensions, une feuille plate, sur laquelle sont apparus les caractères hébraïques correspondant au Lévitique (1, 1–9, jusqu’au 2,1–11).

Un expert de paléographie hébraïque, Ada Yardeni, note que le style d’écriture suggère que ce document pourrait être plus vieux de deux siècles que ce que l’on imaginait jusqu’à présent. Il pourrait avoir été rédigé de 50 à 100 après Jésus-Christ.

Des applications vastes

Cette découverte ouvre le champ à des applications pour tous les archéologues confrontés à des parchemins fragiles, en particulier pour ceux qui se spécialisent dans le décryptage des Manuscrits de la mer Morte. Le professeur Pnina Shor envisage déjà de l’employer sur les rouleaux d’Herculanum. Cette ville, détruite par l’éruption du Vésuve en l’an 79 après Jésus-Christ, et qui abritait la seule bibliothèque qui nous soit parvenue intégralement de l’antiquité. Elle concentre déjà l’activité de chercheurs et de spécialistes, qui analysent au rayon X le contenu de parchemins devenus impossibles à dérouler.

(Source: Aleteia)

15 septembre 2016

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François Furtade est rappeur et compose, avec son frère David, le groupe Leader Vocal. Ils sont chrétiens et ont décidé de le dire, mais également de défendre les chrétiens persécutés en ne cessant de faire connaître leurs souffrances, par le biais de clip vidéo. Ils vivent actuellement en Suisse.

Quelle est l’histoire de votre groupe ?

Nous sommes deux frères et nous avons commencé le rap en 1991 : nous attaquions la police, la vie politique sans trop savoir pourquoi… Mais en 1993, nous nous sommes convertis, et ce changement de cap a été aussi radical que déterminant pour la suite. Quand d’autres continuaient de revendiquer des choses courantes propres au rap, nous chantions désormais notre foi…

Vous vous êtes, depuis quelques années, engagés pour les chrétiens persécutés…

En 1997, j’avais assisté aux toutes premières réunions de Portes ouvertes (une ONG au service des chrétiens persécutés) et je savais donc que des chrétiens souffraient, mais rien de plus.

Il y a un an et demi, ma femme est tombée sur un site qui recensait ces persécutions… Je suis pasteur et entraîneur de boxe, je suis assez solide, mais j’ai pris ce jour-là une claque énorme ! J’ai alors su que je devais parler autour de moi de ces martyrs que l’on cache…

Nous préparions alors une chanson que nous avions intitulée « Toujours debout » et qui devait traiter de la persécution que nous subissions en tant que rappeurs chrétiens dans le milieu musical. Nous l’avons élargie à toutes ces persécutions qui semblaient autrement plus dramatiques…

Vous parlez de persécutions au sein de votre milieu professionnel, c’est-à-dire…

La persécution ne mène pas toujours à la mort physique, elle peut être moins « spectaculaire » : sociale et psychologique.

Nous sommes rappeurs, on ne donne pas vraiment dans la bondieuserie, mais le seul fait de témoigner de notre foi nous a fermé plusieurs accès à la diffusion radio. Elles affirmaient ne pas diffuser de « musique religieuse »… Pourtant, de nombreux textes de rappeurs parlent très ouvertement de l’islam sans que personne ne trouve rien à redire…

Je vous parle là de la France (la Suisse est un pays beaucoup plus réceptif), pays chrétien au cœur duquel la discrimination antichrétienne bat son plein. Aucun de ces censeurs n’oseraient assumer cela en face, mais c’est un fait.

La manière d’occulter le martyre des chrétiens partout dans le monde alors que nous sommes capables de pleurer si souvent sur des causes lointaines est aussi un signe… Les journalistes français et l’opinion publique devraient avoir honte de continuer à se taire alors que la communauté chrétienne est la plus persécutée dans le monde.

Que dire de ces Français qui sont capables de se mobiliser pour les moines tibétains ou Gaza mais se fichent de ces chrétiens irakiens chassés de leurs propres terres ? Pourquoi cet élan de solidarité envers ces peuples qui souffrent effectivement ne se poursuit-il pas de la même manière en soutien aux chrétiens persécutés ? Ce silence fait vraiment mal au cœur, surtout en France. Nous ne pouvions taire plus longtemps la voix de ces martyrs !


Ces persécutions ont-elles un point commun ?

Tous ces chrétiens persécutés sont autochtones, sur leurs terres depuis des millénaires, ils sont persécutés, comme les premiers chrétiens, seulement parce qu’ils sont chrétiens.

Il faut être clair, leur point commun est diabolique : c’est une haine du Christ. Le message de paix, d’amour, de liberté et de vérité qu’Il enseigne leur est insupportable.

Ce rejet de la lumière s’exprime ensuite par des moyens : le communisme, l’islam ou même l’athéisme…

 

Il est vrai que l’islam est souvent pointé du doigt lorsque l’on parle de persécution chrétienne. Mais je dirais que ces monstres persécuteurs utilisent le Coran ou pleins d’autres choses encore pour justifier leurs actes, sachant qu’ils pourraient aussi trouver dans le Coran leur condamnation : ils choisissent de ne pas le faire.

Ces bourreaux devraient comprendre qu’on ne peut faire taire un chrétien : au Nigeria, des jeunes filles préfèrent être enterrées vivantes que de renier leur foi ; en Irak, ils acceptent de tout abandonner pour continuer à suivre le Christ ; en Corée du Nord, certains passent des années dans des camps de travail. Rien ni personne ne nous fera taire, le sang des martyrs monte jusqu’aux cieux…


Que voulez-vous dire ? Qu’espérez-vous ?

Je souhaite la liberté religieuse pour tous. Quand un homme ou une femme est réellement touché par le Christ, on ne parle plus de religion mais de relation avec Dieu. C’est injuste de vouloir stopper cette relation par la force ! Pour suivre l’actualité, je dirais que je souhaite avant tout l’implosion de l’État islamique en Irak et au Levant rebaptisé dernièrement « État islamique », et sa destruction. Ces monstres ne profiteront pas de ce qu’ils ont mal acquis.

Plus largement, je voudrais une pression de la communauté internationale qui soit sans relâche. La déclaration universelle des droits de l’homme n’est pas la Bible mais on peut s’y référer. Elle stipule dans les articles 18, 19 et 20 la liberté religieuse pour tous. Combien la signent sans respecter ce point avec les chrétiens ? Pourquoi ce silence, alors ?

Avec le cas de Meriam, cette jeune mère de famille soudanaise condamnée à mort parce que chrétienne, nous avons vu que la communauté internationale pouvait agir…

Je voudrais dire à tous ceux qui se taisent de se réveiller enfin et de bien prendre conscience que l’histoire se répète… et qu’une fois encore, ils se réveilleront trop tard


En savoir plus sur http://www.bvoltaire.fr/francoisfurtade/ce-silence-les-chretiens-persecutes,97231#fzFROz6pdwr6mXTq.99

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QUI SORT VAINQUEUR DU DÉBAT TÉLÉVISÉ ? Y A T-IL UN VAINQUEUR ?

Selon le sondage effectué par Le Figaro, c’est un flop : Alain Juppé apparaît sans surprise comme le vainqueur du premier débat de la primaire de la droite et du centre, animé jeudi soir par TF1, Le Figaro et RTL. Selon l’enquête Kantar Sofres réalisée avant et après le débat télévisé auprès de 625 téléspectateurs pour Le Figaro, LCI et Public Sénat, le maire de Bordeaux a remporté le débat pour 36% des téléspectateurs. Loin derrière, Jean-Frédéric Poisson a convaincu 2% des téléspectateurs… (Nicolas Sarkozy obtient 22%, François Fillon et Bruno Le Maire ex aequo avec 11%, Nathalie Kosciusko-Morizet 3% et Jean-François Copé 1%).

Mais à l’applaudimètre, Jean-Frédéric Poisson l’emporte haut la main. « Le président du Parti chrétien démocrate (PCD), dont l’absence de notoriété est le handicap majeur, a été plébiscité par les téléspectateurs : il obtient 37% d’opinions favorables (soit plus 29% au cours du débat !) » rapporte encore Le Figaro.

Mais qui est donc Jean-Frédéric Poisson ? Le président du Parti chrétien démocrate (PCD), candidat à la primaire de la droite et du centre, semble susciter la curiosité de nombreux internautes à en croire le moteur de recherche Google.

Lire aussi notre entretien avec Jean-Frédéric Poisson : « Je défends mes convictions et j’appelle les Français à adopter la même attitude »


L’inconnu du plateau s’est fait notamment remarquer hier soir en reprochant à son camp de n’avoir fait qu’ « aménager des pauses, des parenthèses dans les projets que conduisait la gauche » quand elle était au pouvoir.

Celui qui souhaitait profiter de son passage télévisé pour affirmer les valeurs de son parti, semble en tout cas avoir réussi son pari.

Un ancien cancre devenu parlementaire modèle

C’est dans la jeunesse de Jean-Frédéric Poisson qu’il faut aller chercher les racines de ce personnage de la droite française. Issu d’une famille agnostique, il passe son enfance entre la Drôme et Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), où il vit dans un HLM pendant quinze ans. Élève médiocre et bagarreur, en décrochage scolaire, il est renvoyé de sept collèges et lycées, avant la révélation : à l’hebdomadaire La Vie, il a raconté ce « 30 janvier 1982 à 9 h 15 » où il est devenu catholique. C’était en cours de philosophie, il avait 19 ans et a « eu la conviction d’être aimé de Dieu ».

L’abonné du fond de la classe fait sa mue, va à la messe tous les dimanches, multiplie les retraites spirituelles dans l’Indre, et relance avec succès ses études, qu’il poursuit jusqu’à un doctorat en philosophie et un master en droit social. À l’Assemblée nationale, le verdict est unanime : Jean-Frédéric Poisson est un « gros bosseur ». « Quand il intervient dans l’Hémicycle, ce n’est pas pour bavasser, il fait autorité », expliquait à Libération le député PS de la Loire Régis Juanico.

Sa présence et sa participation à la chambre basse le confirment : son assiduité  — 58 présences en commission sur l’année 2015/ 2016  le place notamment dans les 150 premiers d’après le classement réalisé par le collectif Regards Citoyens.


Lire aussi : « La diplomatie française éreintée par Jean-Frédéric Poisson


« Je suis plus à gauche que Macron »

« Ni libéral, ni atlantiste, ni fédéraliste », mais bien de droite : c’est ce que Jean-Frédéric Poisson a expliqué à Libération pour justifier sa différence avec Les Républicains. Étonnant de voir, au milieu des Sarkozy, Juppé et Le Maire, un candidat de droite plaider pour un revenu universel et un retrait du commandement de l’Otan, s’opposer au travail le dimanche et à la déchéance de nationalité, assumer un fort eurosepticisme, participer à la fête de l’Huma, et être le seul de son groupe parlementaire à voter contre la prolongation de l’état d’urgence. « Je ne suis pas un libéral. Je suis plus à gauche que Macron », confiait-il à L’Express.

 

Mais le candidat chrétien-démocrate n’est pas non plus un intrus au sein de la primaire de la droite : Jean-Frédéric Poisson est en guerre contre l’héritage de Mai 68 et le mariage pour tous, et il plaide pour l’inscription des racines chrétiennes dans la Constitution et la création d’un service national universel. Il a en outre été reçu deux fois à Damas par Bachar al-Assad, et plaide pour une alliance franco-russe en faveur du président syrien contre Daesh.

 

Certes atypique sur les questions économiques au sein de la droite, il n’est donc pas candidat à cette primaire par hasard. « C’est un homme de droite dans le sillage de Madame Boutin », confirme sa collègue à la vice-présidence de la commission des lois, la députée PS Cécile Untermaier. Il se dit d’ailleurs plus proche de Marion Maréchal-Le Pen que de Nathalie Kosciusko-Morizet et voit en Robert Ménard « un homme courageux » pour qui il aurait voté s’il avait « été électeur à Béziers en 2014 ».

 

Il assume et s’amuse de son patronyme

Le 1er avril 2013, Jean-Frédéric Poisson faisait une grande déclaration au Parisien : il voulait déposer à l’Assemblée une proposition de loi visant à « protéger les députés qui portent un nom d’animal aquatique ». C’était une blague, évidemment, mais elle n’a pas du tout fait sourire l’un de ses collègues également député des Yvelines… Jean-Marie Tétard. « Je ne suis pas solidaire. Nous n’avons pas été élus pour ça. » Bon, sa boutade du 1er avril n’a pas fait l’unanimité, mais le candidat n’a pas cessé de s’amuser de son patronyme, puisque son logo de campagne pour la primaire est [alerte spoiler]… un poisson. Et histoire de bien faire passer le message, il a intitulé sa chronique vidéo hebdomadaire : « Vendredi aussi, c’est Poisson ! ».

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La Prière de Jésus

 

par Nadejda Gorodetski 

 

La liturgie de l’Église d’Orient est connue et appréciée en Occident catholique ; moins connues sont ses pratiques pieuses non-liturgiques. Une de ces pratiques, la " Prière de Jésus ", a été encouragée pendant des siècles dans l’Église d’Orient, qui, néanmoins, respectueuse de la liberté des fidèles en matière de pratique spirituelle, ne l’a jamais imposée ni ne lui a accordé des mérites particuliers - les " mérites " étant un concept inconnu en Orient chrétien. C’est dans cette perspective que la Prière peut être comparée au chapelet en Occident et, puisque ses racines remontent à l’Église primitive indivise, elle peut être réclamée autant par l’Occident que par l’Orient.

Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur. Cette invocation est soutenue par des siècles de tradition ascétique et spirituelle et des tomes d’écrits spirituels. Elle est connue comme " l’art de la prière mentale. " La pratique de la Prière de Jésus peut être retracée jusqu’au IVe siècle. Pour ne citer que quelques auteurs qui ont écrit à son sujet : saint Antoine le Grand, Évagre le Pontique, le pseudo-Macaire d’Égypte (IVe siècle) ; saint Nil du Sinaï, Marc l’Ascète, le Vénérable Diodoche, Isaac le Syrien, Jean Climaque, Hésychius (Ve-IXe siècles). Syméon le Nouveau Théologien (un mystique du Xe siècle) a été suivi d’un renouveau d’intérêt pour cette Prière, ainsi que par une controverse à son sujet au XIVe siècle. Les principaux défenseurs de la Prière ont été saint Grégoire du Sinaï et saint Grégoire Palamas, Archevêque de Thessalonique.

En Russie, la Prière a été transmise par l’Abbé saint Nil Sorski au XVe siècle et par saint Démètre, évêque de Rostov, au XVIIe siècle. Le moine saint Païsy Vélichkovsky (+1794) a redécouvert cette forme de prière et il a eu une grande influence après des monastères du sud de la Russie, du Mont Athos et de la Roumanie. C’est grâce à lui et à ses disciples qu’a eu lieu la renaissance de la tradition et des écrits ascétiques et mystiques des monastères russes, en particulier au monastère d’Optino, connu par la suite pour ses pères spirituels, et de Valaam en Finlande. Saint Séraphim de Sarov (+1833) a pratiqué et a enseigné cette Prière. Les moines d’Optino et le fameux évêque de Vladimir, saint Théophane le Reclus (+1894), ont publié en russe plusieurs livres d’écrits anciens concernant la Prière de Jésus. La pratique de la Prière par un laïc, un paysan, est décrite dans Les récits d’un pèlerin russe à son père spirituel (Traduction de Jean Laloy, Baconnière/Seuil, 1966). Aussi récemment qu’en 1938, les moines de Valaam ont édité des Discours sur la Prière de Jésus en deux volumes.

Beaucoup de chrétiens orthodoxes semblent avoir édifié toute leur vie spirituelle sur la Prière de Jésus, même si on ne peut la détacher des autres aspects de la vie chrétienne : la lecture de la Bible, la grâce sacramentelle, la pratique des commandements et les vertus théologiques. Dans les monastères, la Prière était associée avec certaines pratiques ascétiques. Les débutants dans la pratique de la Prière devaient s'abstenir de lecture spirituelle afin de se concentrer sur la Prière, et la Prière replaçait la psalmodie personnelle dans la cellule, en dehors des offices. Certains l’observaient comme règle unique. Elle était répétée à l’aide d’un chapelet plusieurs milliers de fois pendant la journée et était accompagné de prosternations. Ainsi elle devenait le premier exercice ascétique de la volonté en obéissance à la règle imposée par le père spirituel, et elle enseignait en même temps la maîtrise du corps.

Une certaine technique corporelle a été pratiquée et recommandée par les maîtres de cette Prière : l’immobilité, la respiration régulière, la fixation des yeux sur le " coeur " etc. (Saint Ignace de Loyola proposait des conseils assez semblables). Ces exercices " physiques " n’étaient permis qu’à ceux qui avaient pour les aider un directeur expérimenté. Tous les Pères ont insisté sur le fait que ces méthodes ne sont que des " béquilles " servant de support au corps et à l’âme, tandis que l’on acquiert le contrôle de soi-même. Leur but est de purifier le corps et d’en faire un instrument de prière. Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? (1 Co 3,17).

L’invocation était répétée vocalement aussi bien mentalement ; son but était le recueillement. Afin d’éviter une répétition mécanique, on variait de temps en temps la formule, mais pas trop souvent. Par exemple : " Seigneur Jésus, aie pitié de moi ; Fils de Dieu, aie pitié de nous ; par les prières de ta Mère très pure et de tous les saints " etc. Quelques-uns trouvaient suffisant de répéter : " Jésus, Jésus ". Il ne s’agit pas d’une répétition vaine, bien que nous soyons sujets aux distractions, car les mots nous ramènent au sens et, en soulignant notre instabilité, ils augmentent notre amour de Dieu et notre émerveillement devant lui.

L’utilisation mentale de la Prière a peu à peu remplacé la Prière vocale, lorsqu’on commençait à apprendre la garde du coeur en permanence. Plus que toute chose, veille sur ton coeur, c’est de lui que jaillissent les sources de la vie (Pr 4,23). La Prière aimante croît lorsque l’intelligence " regarde le coeur ", effectuant ainsi l’unification de la pensée et des sentiments. La répétition constante de la Prière " avec son intellect ", " dans son coeur ", porte avec elle un état d’abandon total à Dieu, de repos et de paix (hésychia). Alors commence l’unification des principaux pouvoirs intérieurs : recueillement de l’intellect, sobriété du coeur, attention de la volonté.

S’agit-il d’une Prière pour les moines, qui seuls peuvent y consacrer tout leur temps ? En fait, la Prière de Jésus a été largement pratiquée par les laïcs orthodoxes. Elle est si simple qu’il n’est pas nécessaire de l’apprendre pour s’en souvenir. Elle peut demeurer sur les lèvres du malade trop faible pour dire le Notre Père. Dans les missions, le catéchumène peut l’apprendre rapidement dans n’importe quelle langue.

Un nombre fixe d’invocations peut être récité en se levant le matin, pendant la journée et au soir. Beaucoup vaquent à leur travail habituel en répétant cette Prière. Ni le travail de ménage, ni le travail des champs, ni le travail de l’usine ne sont incompatibles avec elle. En fait, la monotonie de certaines formes de travail manuel peut aider à la concentration de l’esprit. Il est aussi possible, quoique plus difficile, de joindre à cette Prière continue des occupations intellectuelles. Elle préserve de beaucoup de pensées et paroles vaines ou peu charitables, elle sanctifie le labeur et les rapports quotidiens. Les mots de l’invocation deviennent nos familiers ; après un certain temps, ils semblent, d’eux-mêmes, venir aux lèvres. Ils nous introduisent de plus en plus dans la pratique de la présence de Dieu.

Avec la Prière augmentent notre amour de Dieu et notre crainte de l’offenser et de perdre sa proximité. Les mots semblent graduellement s’évanouir. Uneveille silencieuse, qu’accompagne une paix profonde du coeur et de l’esprit, se manifeste à travers le tumulte de la vie de tous les jours. Mais, lors de distractions, de tentations, de fatigue ou d’aridité, il est utile de revenir à l’invocation orale. Dans une situation de danger subite, ou en s’éveillant la nuit, on remarque que la première pensée consciente est celle de Dieu, assez souvent sous la forme de la Prière de Jésus : Je dors, mais mon coeur veille (Cn 5,2).

L’acte de prier est devenu un état de prière. Comme toute autre voie spirituelle, celle-ci exige la fidélité, la persévérance et le courage. Mais la mémoire continuelle de Jésus Christ devient en nous de plus en plus profonde et la Prière jette une lumière nouvelle sur toute notre vie. Elle s’associe désormais au souvenir du Golgotha et de la dernière Cène. La communion à l’Eucharistie et le sacrifice de l’autel pénètrent un coeur, un esprit et une volonté qui s’offrent à l’incessante invocation du Nom de Jésus. D’autre part, nous pouvons " appliquer " ce Nom aux personnes, aux livres, aux fleurs, à toutes les choses que nous rencontrons et voyons ou auxquelles nous pensons. Le Nom de Jésus peut devenir une clef mystique qui ouvre le monde, un instrument d’offrande secrète de chaque chose et de chaque personne, une apposition du sceau divin sur le monde. Peut-être serait-ce ici le lieu de parler du sacerdoce de tous les croyants ; en union avec notre Grand-Prêtre, nous implorons l’Esprit : " Fais de ma prière un sacrement. "

L’habitude de la prière continuelle provoque souvent les " larmes spirituelles. " On a beaucoup écrit au sujet de ces larmes - il existe presque une " théologie des larmes. " Les eaux de la repentance et de la régénération, ces larmes enlèvent de l’âme l’amertume et l’aridité, comme la pluie amollit le sol, et on les a même comparées à un deuxième baptême. Une âme humiliée et simplifiée par les larmes est plus susceptible d’adhérer à Dieu : ainsi qu’un enfant qui pleure cherche le repos dans l’amour de sa mère. Ces larmes, physiques et visibles, ou cachées dans l’âme, peuvent être le résultat d’un auto-examen, ou elles peuvent être stimulées par une réflexion sur la bonté de Dieu, sur sa longanimité ainsi de suite ; ou elles peuvent être un acte conscient de la volonté. Mais il arrive un moment où nous ne pouvons plus maîtriser ces larmes. Il s’agit alors du " don spirituel des larmes " et c’est à ce moment que nous touchons l’aspect contemplatif et mystique de la Prière de Jésus.

Les Pères dénonçaient rigoureusement la curiosité et la vanité des débutants qui recherchent les états mystiques qui dépassent leurs propres pouvoirs et qui sont des dons gratuits de la grâce. Ils déconseillaient de discuter d’expériences spirituelles non vécues. (Ne voyons-nous de nos jours pas trop de livres " psychologiques " sur les mystiques ?) Néanmoins tous étaient encouragés de prier sans cesse, afin qu’éveillés ou endormis, nous vivions avec lui(1 Th 5,17 ; 10). Tous étaient incités à rechercher les dons supérieurs (1 Co 12,31). Dans la mesure où on ne s’attendait pas atteindre l’union avec Dieu par ses propres efforts, on nous indiquait le chemin vers " la prière la plus perfectionnée ".

La vigilance doit croître de pair avec la croissance de la vie de prière ; les difficultés ne diminuent pas. La lutte n’est plus avec la chair et le sang mais avec les puissances des ténèbres (Ép 6,12). Les enseignements des Pères sont sans ambiguïté en ce qui concerne la lutte contre ces assauts. Les Pères connaissaient bien la puissance tentatrice des images mentales qui menacent tout le monde, mais surtout l’ascétique solitaire. Ils étudiaient profondément le découragement, le désespoir et l’orgueil qui mène à des consolations dangereuses de fausse sainteté. Les grands docteurs de l’Orient chrétien décourageaient les expériences de voix, de bonnes odeurs, de visions. Un directeur spirituel éprouvé est d’une valeur inestimable dans toutes ces situations et l’humilité et la sobriété spirituelles enseigneront le " discernement des esprits. "

Les Pères distinguent trois types de vie intérieure : celle des débutants, qui comprend principalement la pratique des vertus (praxis) ; la " voie du milieu ", la maîtrise des passions (apathéia) et la contemplation (théoria) ; et finalement, la " voie des parfaits ", de ceux qui s’approchent de la connaissance expérientielle et priante de Dieu (théoria). Dans la prière mentale pure, on progresse, d’une façon générale, à travers ces étapes depuis la purification jusqu’à l’union : (a) le souvenir de notre péché et de notre néant devant Dieu, les pensées de la mort, du jugement dernier et de l’éternité ; (b) la concentration sur la vie de Jésus en quelques détails ou sur toute l’économie de l’Incarnation et de la Rédemption ; (c) une contemplation de plus en plus extatique des qualités divines, de l’omniscience de Dieu, de sa toute-puissance, de sa miséricorde, de sa justice. Avec une conscience de plus en plus aiguë de la Présence divine, le " moi " disparaît à tel point que même le souvenir de sa propre indignité ne trouble plus. L’âme est déposée nue devant Dieu dans la paix de l’adoration. Tous les " règles " de prière doivent être laissés de côté à ces moments ; l’Esprit dirige l’âme là où il veut. Mais il ne faut pas croire qu’il s’agit ici de quiétisme. L’adoration ininterrompue et recueillie de Dieu, et en lui la compassion et l’amour de toute l’humanité, exclut toute passion humaine. C’est dans ce sens qu’il s’agit d’" insensibilité " - mais on peut en référer avec justesse comme " le feu de l’apathéia. "

Le corps qui était présenté en premier lieu comme un temple (cf. 1 Co 6,19) devient maintenant une oblation sainte et vivante (Rm 12,1). Avec l’Apôtre, certains sont réellement devenus les membres orants du Christ : Ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi (Ga 2,20). Ne pouvons-nous pas dire que la Prière, qui par ses mots mêmes, était la Prière à Jésus devient en effet la Prière de Jésus ?

Cette prière mystique, ce " sacrement du silence, " appartient aux paroles ineffables qu’il n’est pas permis à l’homme de divulguer (2 Co 12,4). Il nous est permis d’entendre qu’on accède ainsi à l’expérience de la réalité ineffable (la théologie apophatique). Il y a en fait une inévitable " ténèbre " dans l’éclat de la lumière divine : Dans ta lumière nous verrons la lumière (Ps 36,9).

Le mysticisme orthodoxe a toujours accordé une grande importance à l’expérience de Dieu et du Christ comme Lumière. Un des plus anciens hymnes, connu aussi en Occident, est une célébration de la " Lumière joyeuse ". Cette Lumière est apparentée aux révélations de la " Gloire " (doxa) de l’Ancien Testament, qui a aussi été vue par les disciples sur le visage du Christ (Mt 17,2) et par saint Paul (Ac 9,3). Cette contemplation de la " Lumière incréée " est apparentée à celle vue par les Apôtres au Mont Thabor - la Lumière de la Transfiguration. L’homme devient participant à ce monde lumineux ; étant créature par sa nature, il semble entrer dans une vie d’union (henosis) avec Dieu et recevoir de ces grandes et précieuses promesses... qu’il devienne participant de la nature divine (2 P 1,4). Une certaine doctrine de " déification " (théosis) est donc enracinée dans la Parole de Dieu ainsi que dans l’expérience mystique. Comme si, nous tous qui, le visage dévoilé, reflétons la gloire du Seigneur, étions transformés en une image de Dieu de gloire en gloire, par l’action du Seigneur qui est Esprit (2 Co 3,18).

Peu nombreux sont ceux qui reçoivent de telles grâces. Mais le chemin de la prière ininterrompue est disponible à tous. Nous n’avons rien à craindre ; aucune illusion ne peut triompher pour autant que nous gardions devant nous l’essentiel : l’amour de Dieu et du prochain, sur lequel repose toute la Loi et tous les prophètes (Mt 22,40).

Article paru dans la revue 
des Dominicains anglais Blackfriars, no. 23, février 1942.
De larges extraits sont cités par le " Moine de l’Église d’Orient "
(le Père Lev Gillet) aux pages 67-69 de son livre La Prière de Jésus.

Traduit par Paul Ladouceur et Françoise Boris.

http://www.pagesorthodoxes.net/

Martin de Tours, le rayonnement de la Cité

 

 

 

 

 

 

 

À l’occasion du 1700e anniversaire de la naissance de Martin de Tours (316 - 397) célébré en 2016, le musée des Beaux-Arts présente, du 8 octobre 2016 au 8 janvier 2017, une exposition consacrée à ce personnage emblématique de la ville, dont le rayonnement a largement dépassé les frontières de l’Europe. Cet anniversaire s’inscrit dans le programme des célébrations nationales de l’année 2016.
Dans le cadre de cette exposition, de nombreux chefs-d’oeuvre provenant de prestigieuses collections nationales et internationales sont exceptionnellement réunis à Tours.
120 oeuvres, parmi lesquelles des manuscrits, peintures, objets d’art, dessins, sculptures, mobilier archéologique… retracent près de 1700 ans d’art et d’histoire autour de saint Martin. De grands artistes sont présents dans l’exposition comme Fouquet, Bassano, Lorenzo di Bicci, Pérugin, Lallemant, Maulbertsch, Schongauer…
Le musée des Beaux-Arts de Tours souhaite rendre hommage à ce personnage qui a profondément marqué l’histoire de Tours ainsi que sa culture, ses traditions et son développement urbain notamment autour des grandes constructions (abbaye de Marmoutier, collégiale Saint-Martin de Tours…) qui se sont succédé en son nom depuis le IVe siècle.

° L’exposition s’articulera autour de cinq grandes séquences :

Saint Martin, de Savaria à Candes
Martin est né en 316 en Pannonie (aujourd’hui la Hongrie). Enrôlé de force par son père qui était officier dans l’armée romaine, il se retrouve en garnison à Amiens. Devant la porte de la ville, il partagea son manteau en plein hiver pour en donner la moitié à un mendiant.
Il quitta ensuite l’armée lors d’une campagne contre des barbares sur le Rhin et rejoignit Hilaire, évêque de Poitiers, réputé pour la qualité de sa doctrine. Martin établit alors, à Ligugé, le premier monastère d’Occident. Devenu évêque de Tours, il assure la charge auprès des fidèles, convertit les paysans et continue de mener une vie monastique en fondant Marmoutier sur l’autre rive de la Loire. Il meurt à Candes en 397, sa dépouille est amenée à Tours sur bateau en remontant la Loire.

La geste martinienne, la Charité et les miracles
La Vita Martini, texte de Sulpice Sévère, disciple de Martin, servira de référence aux artistes tout au long des siècles, pour illustrer les grands épisodes de la vie du saint notamment celui de la Charité d’Amiens particulièrement bien représenté dans cette section de l’exposition par de grandes signatures italiennes, françaises, nordiques…Peintures, sculptures, enluminures, vitrail, tapisserie, émaux, dessins illustrent cette déclinaison d’un thème tel un poncif dans les ateliers d’artistes européens du Moyen Âge au XVIIIe siècle.

Sur les chemins de Saint Martin
Le rayonnement de Martin, de son vivant, attira vers Tours et Marmoutier de nombreux disciples. À partir du Ve siècle, les pèlerins affluent pour se recueillir sur son tombeau. Ecrits et objets liturgiques présentés se font l’écho de l’importance du pèlerinage qui montre cependant un déclin dès le XVIesiècle. Il faudra attendre 1860 et la redécouverte du tombeau pour retrouver un très vif renouveau. La carte, présentée dans cette section, illustre les nombreux lieux martiniens en Europe

De Ligugé à Châteauneuf : les lieux martiniens en Poitou et en Touraine
Cette section de l’exposition propose de découvrir les édifices martiniens majeurs en Touraine et en Poitou, notamment l’Abbaye de Marmoutier, le « grand monastère » selon la désignation de Grégoire de Tours, Candes-Saint-Martin, où Martin rendit son dernier souffle en 397, et qui fut alors dotée d’une collégiale aux dimensions impressionnantes et la collégiale Saint-Martin de Tours.
Des pièces archéologiques du IVe siècle au XIVe siècle : chapiteaux, reliefs sculptés, fragments du tombeau de Martin, sculptures, mais aussi manuscrits, dessins, aquarelles, peintures, du IXe au XIXesiècles retracent l’évolution architecturale et stylistique ainsi que l’histoire de ces lieux martiniens.

Le renouveau au XIXe siècle
Après 1830 on est face à un véritable renouveau dans ce domaine de la peinture religieuse. L'imagerie martinienne n’échappe pas à cette nouvelle règle, et se répand d'une manière spectaculaire sur l'ensemble du territoire national. D’après la vaste enquête engagée à l'occasion de l'exposition de Tours en 1997, toutes régions confondues, on ne dénombre pas moins de trois cent soixante-trois oeuvres concernant le culte martinien. Il s'agit de peintures, dont une partie n'est plus localisée aujourd'hui, commandées pour des églises ou des chapelles placées sous le vocable de Saint-Martin ou conservées dans des musées. Des esquisses, dessins et études, notamment pour les cartons de vitraux comme ceux des Lobin pour la basilique de Tours. L'iconographie y est très largement dominée par le thème de la charité qui de vertu chrétienne devient préoccupation sociale tout au long du siècle.
À Tours, la redécouverte du tombeau de Saint Martin en 1860 sera le déclencheur pour la reconstruction de la basilique menée par l’architecte Victor Laloux de 1886 à 1902.

* Des dispositifs innovants

En complément du parcours de l’exposition, conçu par un architecte-muséographe, des dispositifs numériques permettront d’élargir le propos scientifique. Il sera ainsi possible de ‘feuilleter’ un manuscrit, d’écouter des pièces musicales, comme celles de Jean Ockeghem, ou encore de découvrir les sites et monuments emblématiques du patrimoine martinien.

L’exposition sera l’occasion pour le CESR (Centre d’études supérieures de la Renaissance) de présenter le Cubiculum musicæ et le travail en cours de reconstitution 3D de la basilique Saint-Martin-de-Tours, projets participants à la dynamique Intelligence des Patrimoines et inscrits dans le domaine potentiel de spécialisation « TIC et service pour le tourisme patrimonial » identifié par la Stratégie Régional de l’Innovation.

Le Cubiculum musicae

Réalisé par le CESR en partenariat avec la MSH Val de Loire, le Cubiculum musicæ est un équipement d’immersion musicale et visuelle destiné à évoquer et à reconstituer des créations musicales. Par le biais d’un programme audiovisuel (diffusion d’éléments architecturaux, de peintures, sculptures…) conçu selon des critères scientifiques, le Cubiculum musicæ offre une expérience d’écoute inédite destinée à susciter des émotions parmi les auditeurs. Lors de l’exposition, installé dans la cour du musée, il permettra à un petit groupe de personnes d’entendre un chef d'œuvre de la musique polyphonique composé par Jean Ockeghem, principal musicien des rois de France et plus haut dignitaire de la collégiale à la fin du XVe siècle.

La collégiale Saint-Martin-de-Tours : histoire d’une renaissance virtuelle

Le CESR développe une maquette 3D de l’ancienne collégiale Saint-Martin, détruite vers 1800, qui sera à terme déclinée en applications permettant d’apprécier non seulement l’architecture de ce vaste édifice mais également la vie liturgique et musicale qui l'animait à l'époque de la présence du compositeur Jean Ockeghem, dans la seconde moitié du XVe siècle. Dans le cadre de cette exposition sera projeté un film vidéo d'une dizaine de minutes, un Making of de la première année du projet 'Renaissance virtuelle en musique de la collégiale Saint-Martin de Tours', qui présente le processus de collecte documentaire, d'interprétation et d'analyse, en lien avec la phase de production numérique et audio-visuelle. Il accorde une place centrale au travail de modélisation 3D de l'édifice et à la figure de Jean Ockeghem et de sa musique.

Visite commentée les lundis, mercredis et samedis à 14h30. Visite tous les jours à 14h30 durant les vacances de la Toussaint. Visite exceptionnelle le vendredi 11 novembre à 14h30. Vistes dernière heure le dimanche 8 janvier à 10h, 11h, 14h30, 15h30 et 16h30

(Source:Blog de Seraphim)

Bonjour,

Coach, thérapeute et bibliste, j'ai le plaisir de vous annoncer mes prochains stages

« Gagner sa vie sans perdre son âme »

apporte des éclairages bibliques sur les enjeux humains de la vie professionnelle.

 ou 10-11 décembre à Aix-en-Provence

8 - 9 avril 2017 à Clamart (92), région Parisienne

 

« Sagesse biblique et connaissance de soi »

propose deux chemins de croissance :
faire grandir l’Être spirituel et guérir des blessures de l'âme.



22 - 23 octobre à Béthanie (prés de Metz)

19-20 novembre à Aix-en-Provence

ou 11-12 mars 2017 à Aix-en-Provence

 

« Formation au coaching biblique»

permet un perfectionnement à la relation d’aide et à la sagesse biblique.

22-23 avril 2017 à Aix-en-Provence

L'approche proposée n’est pas prosélyte car les personnages et récits bibliques parlent de notre propre histoire et de nos défis d’aujourd’hui : relations, conflits, pouvoir, argent, projet de vie, épreuves. 

Alain-Joseph Setton est formateur, thérapeute et bibliste, auteur de plusieurs ouvrages dont "Gagner sa vie sans perdre son âme".

Renseignements et inscriptions sur le sitewww.coaching-biblique.fr

Le démon ne peut rien contre la miséricorde de Dieu (Père Gabriele Amorth)

 

le-demon-ne-peut-rien-contre-la-misericorde-de-dieu

 

 

Don Gabriele Amorth (1925-2016), rappelé à Dieu le 16 septembre 2016, était le chef exorciste de la Cité du Vatican et du diocèse de Rome depuis 1986. Il avait fondé en 1990 l’Association internationale des exorcistes. Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages sur la question.

L’auteur, qui exerça dans l’Eglise le ministère de l’exorcisme, autrement dit de ce combat face à face avec le diable ou ses suppôts , combat que nous connaissons bien au Monastère Syriaque N-D de Miséricorde et nous conduit à être trop souvent la cible de celui que Jean-Marie Vianney appelait "Le Grappin" ainsi que de tous ceux qui , selon l'expression de Bernanos préfèrent "Le Soleil de Satan" au Christ "Soleil de Justice"...Le saint prêtre Italien nous rappelle une fois de plus dans ce livre que Satan est l’Ennemi de la race humaine, qui s’est rebellé contre Dieu et entend entraîner la création tout entière dans la perdition et la destruction. Pour cela, le diable veut aussi nous faire perdre l’espérance d’aimer et de jouir – maintenant et à chaque instant de notre vie, y compris le dernier – de la miséricorde de Dieu.

A partir d’une catéchèse générale sur la victoire du Christ sur le péché, ce livre aborde l’enseignement catholique sur les anges déchus, les fondements du satanisme et ses innombrables manifestations de culte, les conséquences spirituelles qui peuvent en découler, et enfin les remèdes.

Le démon ne peut rien contre la miséricorde de Dieu, Don Gabriele Amorth, éditions Téqui, 158 pages, 13, 70 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur ou au Monastère Syriaque (Délais de livraison: Un mois maximum)

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Programme des prochaines semaines au Monastère

 

Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de

 

Miséricorde:

 

Program in the coming weeks

 

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

 

Au Monastère Syriaque de

 

CHANDAI-BREVILLY (61) :

 

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30.

Petits Pèlerinages sur Semaine tous les :

 

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

(Ramassage des fidèles de région parisienne chaque samedi précédent le 1er dimanche du mois à 15h )

 

Petits Pèlerinages sur Semaine tous les :

 

*22 et

 

*29 du mois

 

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

 

 

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RETRAITE-PELERINAGE DE LIBERATION ET DE GUERISON INTERIEURE DE LA "TOUSSAINT"

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Du 1er  au 6 dimanche Novembre

au Monastère Syriaque:

  

 Sanctuaires visités:

*Mardi 1er Novembre, Messe du jour au Sanctuaire N-D de Miséricorde, après-midi au Sanctuaire de Notre-Dame de Montligeon

*Mercredi 2 Novembre:Solennité de Saint Grégorios de Parumala au Monastère Syriaque

*Jeudi 3 NovembrePèlerinage à Notre-Dame de Pontmain et au Mont Saint Michel 

*Vendredi 4 Novembre, Messe au Monastère Syriaque  , vénération des reliques de la Ste Croix, cette journée au Monastère Syriaque est réservée aux confessions, prières de délivrances, prières de guérison intérieureselon la Tradition de l'Eglise.

*Samedi 5 Novembre,Messe au Monastère Syriaque,cette journée mariale est réservée aux confessions.L'après-midi, visite de Verneuil Sur Avre.

*Dimanche 6 Novembre: Pèlerinage à N-D de Miséricorde avec ce mois-ci une mémoire solennelle de Saint Gregorios. Messe à 10h30 suivie d'un repas fraternel et du programme habituel.

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

 

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*Dimanche 6 Novembre au Monastère Syriaque:

  

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

 

 'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

Mère de Miséricorde, priez pour nous, secourez-nous!

 

 

et aux Saints du Kerala

 See original image

St Abraham Koorilose Bava, priez pour nous !

 

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St Grégorios de Parumala, priez pour nous !


 

10h30, Messe , repas fraternel,possibilité de rencontrer un prêtre 

(Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

 

Ramassage des fidèles sur

 

*Paris: le Samedi 5 Novembre à 15 h 

 

au lieu de R.D.V habituel.

 

  

* Sunday, November 6:
  monthly pilgrimage to N-D Mercy and Saints Kerala.
10:30 am Mass followed by a fraternal meal and reception of the faithful.

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


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Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale. 

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires. 

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F " 

 

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, Moniale ( 06.41.20.16.86).

 

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

5eme Dimanche après la Fête de la Sainte Croix

·         Soirée :

o    Saint Luc 20: 27-40

·         Matin :

o    Saint Mathieu 22: 34-44

·         Avant Quadisha Qurbana :

o    Lévitique 2: 1-3

o    Psaume 46

o    Isaïe 40: 27-31

·         Quadisha Qurbana :

o    Actes 22:21-29

·         21 Il (Le Seigneur) me dit : “Va, car moi je vais t’envoyer au loin, vers les nations.” »

·         22 Jusqu’à cette parole, les gens l’écoutaient. Mais à partir de ce moment, ils se mirent à élever la voix : « Débarrassez la terre d’un tel individu ! Il ne faut pas qu’il vive ! »

·         23 Ils poussaient des cris, arrachaient leurs vêtements, jetaient de la poussière en l’air.

·         24 Alors le commandant ordonna de le faire entrer dans la forteresse. Il dit de procéder à un interrogatoire par le fouet, afin de savoir pour quel motif on criait contre lui de cette manière.

·         25 Comme on l’étendait en l’attachant avec des courroies, Paul dit au centurion de service : « Un citoyen romain, qui n’a même pas été jugé, avez-vous le droit de lui donner le fouet ? »

·         26 Quand le centurion entendit cela, il alla trouver le commandant pour le mettre au courant : « Qu’allais-tu faire ? Cet homme est un Romain ! »

·         27 Le commandant alla trouver Paul et lui demanda : « Dis-moi : tu es romain, toi ? – Oui, répondit-il. »

·         28 Le commandant reprit : « Moi, j’ai payé une grosse somme pour acquérir cette citoyenneté. » Paul répliqua : « Moi, je l’ai de naissance. »

·         29 Aussitôt, ceux qui allaient procéder à l’interrogatoire se retirèrent ; et le commandant prit peur en se rendant compte que c’était un citoyen romain et qu’il l’avait fait ligoter.

o    I  Timothée 6: 13-21

·         13 Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres, et en présence du Christ Jésus qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation, voici ce que je t’ordonne :

·         14 garde le commandement du Seigneur, en demeurant sans tache, irréprochable jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ.

·         15 Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu, Souverain unique et bienheureux, Roi des rois et Seigneur des seigneurs ;

·         16 lui seul possède l’immortalité, habite une lumière inaccessible ; aucun homme ne l’a jamais vu, et nul ne peut le voir. À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.

·         17 Quant aux riches de ce monde, ordonne-leur de ne pas céder à l’orgueil. Qu’ils mettent leur espérance non pas dans des richesses incertaines, mais en Dieu qui nous procure tout en abondance pour que nous en profitions.

·         18 Qu’ils fassent du bien et deviennent riches du bien qu’ils font ; qu’ils donnent de bon cœur et sachent partager.

·         19 De cette manière, ils amasseront un trésor pour bien construire leur avenir et obtenir la vraie vie.

·         20 Timothée, garde le dépôt de la foi. Tourne le dos aux bavardages impies et aux objections de la pseudo-connaissance :

·         21 en s’y engageant, certains se sont écartés de la foi. Que la grâce soit avec vous.

 

o    Saint Matthieu 23: 1-12

·         01 Alors Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,

·         02 et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.

·         03 Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas.

·         04 Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.

·         05 Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ;

·         06 ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues

·         07 et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.

·         08 Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères.

·         09 Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.

·         10 Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.

·         11 Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.

·         12 Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé.




Lettre de l'Église de Smyrne sur le martyre de saint Polycarpe (69-155), évêque 
V,1.VII-VIII,1 (trad. coll. Icthus, t. 2, p. 159 rev. ; cf SC 10) 

« Celui qui se sera prononcé pour moi devant les hommes, le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui »

 

Le plus admirable des martyrs a été l'évêque Polycarpe. D'abord, quand il a appris tout ce qui s'était passé, il ne s'est pas troublé, il a voulu même demeurer dans la ville. Sur l'insistance de la majorité, il a fini par s'éloigner. Il s'est retiré dans une petite propriété située non loin de la cité et y a séjourné avec quelques compagnons. Nuit et jour, il ne faisait que prier pour tous les hommes et pour les églises du monde entier, ce qui était son habitude... 

Des policiers à pied et à cheval se sont mis en route, armés comme s'ils couraient après un brigand. Tard dans la soirée, ils sont arrivés à la maison où se trouvait Polycarpe. Celui-ci était couché dans une pièce de l'étage supérieur ; de là il aurait encore pu gagner une autre propriété. Il ne l'a pas voulu ; il s'est contenté de dire : « Que la volonté de Dieu s'accomplisse ». Entendant la voix des policiers, il est descendu et s'est mis à causer avec eux. Son grand âge et son calme les ont frappés d'admiration : ils ne comprenaient pas pourquoi on s'était donné tant de mal pour arrêter un tel vieillard. Polycarpe s'est empressé de leur servir à manger et à boire, malgré l'heure tardive, autant qu'ils le désiraient. Il leur a seulement demandé de lui accorder une heure pour prier librement. Ils y ont consenti ; il s'est mis à prier debout, en homme qui était rempli de la grâce de Dieu. Et ainsi pendant deux heures, sans pouvoir s'arrêter, il a continué de prier à haute voix. Ses auditeurs étaient frappés de stupeur ; beaucoup regrettaient d'avoir marché contre un vieillard si saint. 

Quand il eut terminé sa prière, où il avait fait mémoire de tous ceux qu'il avait connus au cours de sa longue vie, petits et grands, gens illustres et obscurs, et de toute l'Église répandue dans le monde entier, l'heure du départ était arrivée. On l'a fait monter sur un âne et on l'a conduit vers la cité de Smyrne. C'était le jour du grand sabbat.

 POUR LES PÉRIODES D’ARIDITÉ SPIRITUELLE:

« Il est certain qu'il y a un état de sécheresse et de peine qui est une pure épreuve de Dieu, par lequel Dieu fait passer, quand il lui plaît, les âmes qui lui sont les plus dévouées. Comme les arbres qui sont battus des vents et ébranlés par ses orages, jettent de plus profondes racines, et s'affermissent davantage par ces agitations, de même on peut dire que Dieu voulant affermir et perfectionner la foi, et toutes les autres vertus dans une âme, il permet qu'elle soit exposée à la violence des tentations, et qu'elle se trouve dans un état d'autant plus pénible, qu'elle a été favorisée de Dieu par les douceurs et les consolations qu'il lui a fait goûter dans son service.
[...]
Apprenez maintenant comment vous devez vous comporter, quand il plaira à Dieu de vous faire passer par ces sortes d'épreuves.

Premièrement, vous devez d'abord vous bien examiner vous-même, pour voir s'il n'y a point quelque chose en vous qui ait pu refroidir Dieu à votre égard, pour vous en humilier profondément, et lui en demander pardon de tout votre cœur.

Secondement, vous devez vous souvenir que c'est à Dieu à vous conduire comme il lui plaît, et à vous à accepter également tout de sa main.

Troisièmement, vous devez savoir que les plus grands serviteurs de Dieu ont été souvent exercés par ces sortes d'aridités et de dégoûts ; que la grâce de Dieu ne manque point à ceux qui veulent bien combattre pour lui, et qu'il n'y a rien qu'on ne puisse vaincre avec elle ; que Dieu est toujours à nos côtés, qu'il est témoin de tous les mouvements de notre cœur, et de tout ce qu'il nous en coúte pour tenir contre nos répugnances naturelles, et que nous ne formons pas un désir, que nous ne prononçons pas une parole dont il ne nous en récompense dans l'éternité, si nous lui sommes fidèles et attachés à son service, que nous lui donnons plus de gloire dans une heure dans cet état d'épreuve, que nous lui en donnions dans toute une journée auparavant, parce qu'une heure nous est plus pénible qu'une journée, et même une semaine et un mois ne nous l'étaient lorsque tout ce que nous faisions pour Dieu nous était si agréable et si facile que moins nous aurons de ces grâces sensibles qui adoucissent le joug par une onction intérieure, et plus nous aurons de mérite. »

P. Noël Courbon, curé de St Cyr (+ 1710), Entretiens spirituels sur les principaux devoirs des personnes consacrées à Dieu, et autres qui tendent à la perfection (IIe Partie, Entretien XXXIX), Paris, J.J.E. Collombat, 1752.

Samedi 15 et Dimanche 16 OCTOBRE 2016 , LECTIONNAIRE DU 5ÈME DIMANCHE APRÈS LA FÊTE DE LA SAINTE CROIX / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR...

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