Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 20:44

L’image contient peut-être : 6 personnes

Chers amis. Aloho m'barekh.

Nous célébrions hier le deuxième dimanche après l'Epiphanie-Theophanie, c'était aussi dans notre Tradition Syro - Orthodoxe la Fête de N-D des semences. 
Le corps de Dayroyo Albert-Marie était exposé, entre ces stalles où il participait avec tant de fidélité aux offices monastiques, entouré de quelques uns de ces fidèles qu'il desservit avec tant de zèle et de dévouement et qui, travaillant demain ne pourront être à ses obsèques demain. 
Après la Quadisha Qurbana ( Ste Messe ) et la bénédiction des semences, nous avons rendu, avec ces quelques fidèles, les honneurs dus à ce corps sanctifié par la grâce du St Esprit et instrument du Christ Prêtre. 
Telle une semence, la dépouille du Père Albert sera déposée demain en terre dans l'espérance d'une moisson de grâces pour notre Eglise locale Syro - Orthodoxe en France et en Afrique. . . 
Tous ceux qui le peuvent seront présents, tout à l'heure , à ses obsèques!

A 10h 30 Rendez-vous en l'Eglise du Monastère.

Les funérailles seront suivies de l'ensevelissement au Cimetière de Chaise-Dieu Du Theil, proche du Monastère et d'un repas fraternel réunissant le clergé et les fidèles de l'Eglise. 
 Que ceux qui ne le pourront pas l'accompagnent du moins de leurs prières! Je vous en remercie. 


Le départ de celui qui fut parmi tous mon fidèle compagnon dans la défense de l'orthodoxie de la Foi Apostolique et le service des fidèles du Christ qui nous honorent de leur confiance, me pèse terriblement. 


Je ne doute pas qu' il repose déjà dans le Christ ressuscité, lui dont l'amour de Dieu fut toujours grandissant et, à travers les événements, purifié comme l'or au creuset. 


A bientôt, Père Albert. tu nous manques! Nous nous retrouverons bientôt dans le Christ notre résurrection et, d'ici là, pour nous, en continuant de servir nous demeurerons unis dans ce même Christ Souverain et Eternel Prêtre.

Dans quelques instants commenceront donc les obsèques de notre regretté Père Albert (Dayroyo Albert Marie). Je découvre ce matin à mon adresse courriels une belle photo, hommage d'un fidèle amis de Nantes: Bertrand. Je vous la partage. Elle fut prise en début décembre lors de la visite de S E Mor Melethius au Monastère..

L’image contient peut-être : une personne ou plus et gros plan

Nous venons par ailleurs d'apprendre d'un sms de Dayroyo Charbel-Marie,hier soir, le décès à 20h11 de notre Sœur Marie-Suzanne, moniale à Yaoundé.

Nous unirons sa mémoire à celle de notre saint prêtre Albert-Marie lors de la cérémonie des obsèques.

Merci d'avoir des pensées priantes et fraternelles pour l'Eglise au Cameroun, éprouvée par deux deuils successifs.: Celui de Glawdis et celui de Sœur Marie Suzanne. Merci à tous ceux empêchés pour une juste cause à participer aux obsèques de notre cher Père Albert, de s'unir d'intention à nos prières.

Votre fidèlement en Notre-Seigneur.

Mor Philipose-Mariam, métropolite. Chandai ce 16 I.2017

Lectionnaire pour les Inhumations

(Des Evêques et des Prêtres)

 


Du livre du Deutéronome - Chapitre 34

  • 01 Moïse monta des steppes de Moab au mont Nébo, au sommet du Pisga, qui est en face de Jéricho. Le Seigneur lui fit voir tout le pays : Galaad jusqu’à Dane,
  • 02 tout Nephtali, le pays d’Éphraïm et de Manassé, tout le pays de Juda jusqu’à la Méditerranée,
  • 03 le Néguev, la région du Jourdain, la vallée de Jéricho ville des Palmiers, jusqu’à Soar.
  • 04 Le Seigneur lui dit : « Ce pays que tu vois, j’ai juré à Abraham, à Isaac et à Jacob de le donner à leur descendance. Je te le fais voir, mais tu n’y entreras pas. »
  • 05 Moïse, le serviteur du Seigneur, mourut là, au pays de Moab, selon la parole du Seigneur.
  • 06 On l’enterra dans la vallée qui est en face de Beth-Péor, au pays de Moab. Mais aujourd’hui encore, personne ne sait où se trouve son tombeau.
  • 07 Moïse avait cent vingt ans quand il mourut ; sa vue n’avait pas baissé, sa vitalité n’avait pas diminué.
  • 08 Les fils d’Israël pleurèrent Moïse dans les steppes de Moab, pendant trente jours. C’est alors que s’achevèrent les jours du deuil de Moïse.
  • 09 Josué, fils de Noun, était rempli de l’esprit de sagesse, parce que Moïse lui avait imposé les mains. Les fils d’Israël lui obéirent, ils firent ce que le Seigneur avait prescrit à Moïse.
  • 10 Il ne s’est plus levé en Israël un prophète comme Moïse, lui que le Seigneur rencontrait face à face.
  • 11 Que de signes et de prodiges le Seigneur l’avait envoyé accomplir en Égypte, devant Pharaon, tous ses serviteurs et tout son pays !
  • 12 Avec quelle main puissante, quel pouvoir redoutable, Moïse avait agi aux yeux de tout Israël !


Du livre des Nombres - Chapitre 20

23 Le Seigneur s’adressa à Moïse et Aaron à Hor-la-Montagne, sur la frontière du pays d’Édom, et il dit :

24 « Aaron va être réuni aux siens ; en effet, il n’entrera pas dans le pays que je donne aux fils d’Israël, puisque vous avez été rebelles à ma parole aux eaux de Mériba.

25 Toi, Moïse, prends avec toi Aaron et son fils Éléazar, et fais-les monter à Hor-la-Montagne.

26 Enlève à Aaron ses vêtements, tu en vêtiras son fils Éléazar. C’est là qu’Aaron sera réuni aux siens, qu’il mourra. »

27 Moïse fit comme le Seigneur l’avait ordonné : ils montèrent à Hor-la-Montagne aux yeux de toute la communauté.

28 Moïse enleva ses vêtements à Aaron et en vêtit son fils Éléazar. Aaron mourut là, au sommet de la montagne. Puis Moïse, accompagné d’Éléazar, descendit de la montagne.

29 Toute la communauté constata qu’Aaron avait expiré, et toute la maison d’Israël le pleura pendant trente jours.


De la deuxième épître de saint Pierre Apôtre - Chapitre 3

08 Bien-aimés, il est une chose qui ne doit pas vous échapper : pour le Seigneur, un seul jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un seul jour.

09 Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse, alors que certains prétendent qu’il a du retard. Au contraire, il prend patience envers vous, car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre, mais il veut que tous parviennent à la conversion.

10 Cependant le jour du Seigneur viendra, comme un voleur. Alors les cieux disparaîtront avec fracas, les éléments embrasés seront dissous, la terre, avec tout ce qu’on a fait ici-bas, ne pourra y échapper.

11 Ainsi, puisque tout cela est en voie de dissolution, vous voyez quels hommes vous devez être, en vivant dans la sainteté et la piété,

12 vous qui attendez, vous qui hâtez l’avènement du jour de Dieu, ce jour où les cieux enflammés seront dissous, où les éléments embrasés seront en fusion.

13 Car ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice.

14 C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant cela, faites tout pour qu’on vous trouve sans tache ni défaut, dans la paix.

15 Et dites-vous bien que la longue patience de notre Seigneur, c’est votre salut, comme vous l’a écrit également Paul, notre frère bien-aimé, avec la sagesse qui lui a été donnée.

16 C’est ce qu’il dit encore dans toutes les lettres où il traite de ces sujets ; on y trouve des textes difficiles à comprendre, que torturent des gens sans instruction et sans solidité, comme ils le font pour le reste des Écritures : cela les mène à leur propre perdition.

17 Quant à vous, bien-aimés, vous voilà prévenus ; prenez garde : ne vous laissez pas entraîner dans l’égarement des gens dévoyés, et n’abandonnez pas l’attitude de fermeté qui est la vôtre.

18 Mais continuez à grandir dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur, Jésus Christ. À lui la gloire, dès maintenant et jusqu’au jour de l’éternité. Amen.


De la première épître de saint Paul Apôtre aux Corinthiens - Chapitre 15

33 Ne vous y trompez pas : Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs.

34 Reprenez donc vos esprits, et ne péchez pas : en effet, certains d’entre vous n’ont pas la connaissance de Dieu. Je vous le dis, à votre honte.

35 Mais quelqu’un pourrait dire : « Comment les morts ressuscitent-ils ? avec quelle sorte de corps reviennent-ils ? »

36 – Réfléchis donc ! Ce que tu sèmes ne peut reprendre vie sans mourir d’abord ;

37 et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps de la plante qui va pousser, mais c’est une simple graine : du blé, par exemple, ou autre chose.

38 Et Dieu lui donne un corps comme il l’a voulu : à chaque semence un corps particulier.

39 Il y a plusieurs sortes de chair : autre est celle des hommes, et autre celle des bêtes, autre celle des oiseaux, et autre celle des poissons.

40 Il y a des corps célestes et des corps terrestres, mais autre est l’éclat des célestes, autre celui des terrestres ;

41 autre est l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune, autre l’éclat des étoiles ; et chaque étoile a même un éclat différent.

42 Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Ce qui est semé périssable ressuscite impérissable ;

43 ce qui est semé sans honneur ressuscite dans la gloire ; ce qui est semé faible ressuscite dans la puissance ;

44 ce qui est semé corps physique ressuscite corps spirituel ; car s’il existe un corps physique, il existe aussi un corps spirituel.

45 L’Écriture dit : Le premier homme, Adam, devint un être vivant ; le dernier Adam – le Christ – est devenu l’être spirituel qui donne la vie.

46 Ce qui vient d’abord, ce n’est pas le spirituel, mais le physique ; ensuite seulement vient le spirituel.

47 Pétri d’argile, le premier homme vient de la terre ; le deuxième homme, lui, vient du ciel.

48 Comme Adam est fait d’argile, ainsi les hommes sont faits d’argile ; comme le Christ est du ciel, ainsi les hommes seront du ciel.

49 Et de même que nous aurons été à l’image de celui qui est fait d’argile, de même nous serons à l’image de celui qui vient du ciel.

50 Je le déclare, frères : la chair et le sang sont incapables de recevoir en héritage le royaume de Dieu, et ce qui est périssable ne reçoit pas en héritage ce qui est impérissable.

51 C’est un mystère que je vous annonce : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons transformés,

52 et cela en un instant, en un clin d’œil, quand, à la fin, la trompette retentira. Car elle retentira, et les morts ressusciteront, impérissables, et nous, nous serons transformés.

53 Il faut en effet que cet être périssable que nous sommes revête ce qui est impérissable ; il faut que cet être mortel revête l’immortalité.

54 Et quand cet être périssable aura revêtu ce qui est impérissable, quand cet être mortel aura revêtu l’immortalité, alors se réalisera la parole de l’Écriture : La mort a été engloutie dans la victoire.

55 Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ?

56 L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; ce qui donne force au péché, c’est la Loi.

57 Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ.

De l’Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu - Chapitre 24

45 Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ?

Chapitre 25

30 Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !”
 

 

Aucun texte alternatif disponible.

L’image contient peut-être : 2 personnes

Isaïe, danse d'allégresse, / car la Vierge a mis au monde un fils, / de son sein est né l'Emmanuel: / parmi nous Dieu se fait homme, / il a pour nom Soleil levant, / et nous qui le glorifions, / ô Vierge, nous te disons bienheureuse.

Ô Christ notre Maître, / tu as assumé l'homme déchu, / tout entier te l'unissant / dès le sein de la Vierge; / seul exempt de tout péché, / tu le délivras de la corruption / tout entier par ta sainte Passion.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit

Ô Christ notre Maître, / par le flot du sang divin / coulant de ton côté / vivifiant et sans souillure, / cessent les sacrifices des faux-dieux / et de toute la terre nous t'offrons / le sacrifice de louange.

Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen !

Celui qu'a mis au monde / la Vierge pure et sans péché, / ce n'est pas un Dieu sans corps / ni seulement un homme, / mais il est en vérité / homme et Dieu parfaitement / et nous le magnifions avec le Père et l'Esprit.

(Ode 9 * Matines du dimanche* Cinquième ton * Liturgie byzantine)

L’image contient peut-être : une personne ou plus

( Isaie priant (Manuscrit – Constantinople, Xe siècle) dit Psautier de Paris )

L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes debout

On January 16th we commemorate the Oath at the Leaning Cross/Koonan Kurushu Sathyam the historic pledge against Papal tyranny, & the solidification of the faith of the Syriac Christians of Kerala & their unflinching loyalty to the Patriarch of Antioch and All the East.

After the Synod of Udayamperoor, which was convened by Catholic Archbishop Alexis De Menezes in AD 1599, the Jesuits with the support of Portuguese military forcefully converted the Christians of Malankara to Catholicism.This was intolerable, so the MarThoma Christians (Syrian Christians of India) sent word to the Patriarchate.

Hearing about the severe persecutions suffered by the Church in India, Mor Ignatius Ahathulla Patriarch of Antioch, set out to reach his flock in India. But as soon as he reached Surat in North India, the Portuguese imprisoned him & took him to Madras & later to Kerala where they drowned him in the Arabian Sea with a millstone tied to his neck.

As the news of this cruelty spread, the Syrian Christians were on the verge of retaliation. But realizing the superiority of the Portuguese military , Archdeacon Thomas & Fr. Itty Thommen Kathanar prevented the faithful assembled there from a direct clash which would have resulted in bloodshed.

Soon more faithful rushed to the spot. They were advised by Fr. Itty Thommen to tie a rope around the ancient Stone Cross in the Churchyard at Mattancherry (Cochin) & everyone of the large gathering, numbering about 25000 held on to it, & pledged "that they, or their future generations, will never accept the Roman Catholic faith that the Portuguese tried to forcibly introduce & also vowed to ever remain loyal to the Holy Apostolic See of Antioch, maintaining the ancient rites and traditions." This great incident in January 1653AD (Friday, 3rd Makaram) is recorded as 'Koonan Kurushu Sathyam/Oath at the Leaning Cross'

After this historic event, the Syrian Christians in Malankara who were being suppressed for more than a century by the mighty Portuguese invaders, swore to safeguard their ancient faith & traditions even in the face of adversity.

#syriac #malankara #knanaya #suryoyo #christian #india #kerala #orthodox #catholic#pope

Le 16 janvier, nous commémorons le serment de la croix-Penchée / koonan kurushu sathyam l'engagement historique contre la tyrannie papale, et la solidification de la foi des chrétiens syriaque du kerala et leur loyauté inébranlable à la Tradition Syro-Orthodoxe maintenue aux Indes grâce à la sollicitude du patriarche d'Antioche i.

UN PEU D'HISTOIRE:

 

L'implantation du christianisme en Inde

 

La tradition des chrétiens du Kérala transmet que l'apôtre Thomas serait arrivé par la mer (vers 52) et aurait débarqué à Muziris sur la côte de Malabar (aujourd'hui Cranganore)6. L'existence de chrétiens en Inde, évangélisés par Thomas et l'apôtre Barthélemy, est attestée dès le milieu du iie siècle par le voyage qu'y fit Pantène d'Alexandrie à la demande de Démétrios, évêque d'Alexandrie, « qui en avait été prié par des ambassadeurs de ce peuple7. » Pantène en serait revenu avec un exemplaire de l'évangile que Matthieu avait écrit en langue hébraïque et qui semble n'avoir contenu que des paroles de Jésus7.

Cette ancienne Église de Malabar était sous la juridiction du catholicosat de Séleucie-Ctésiphon (Église de l'Orient) qui dépendait du « Patriarcat d'Antioche et de tout l'Orient » avant qu'il ne s'en sépare en adoptant tardivement le nestorianisme, doctrine défendue par Nestorius, ancien Patriarche de Constantinople, jugée hérétique parce que séparant trop nature humaine et divine en Christ. C'est donc ce catholicosat de Séleucie-Ctésiphon qui, sur l'ordre d'Antioche en raison des difficultés politiques qui séparaient la famille syro-antiochienne entre les deux juridictions impériales romaine et perse, lui envoya dès les premiers temps des évêques pour ordonner des diacres et des prêtres.

Après le schisme nestorien qui brisa l'unité de l'Église syrienne, l'Église de Malabar en connut les conséquences par l'installation d'une double hiérarchie :

  • Syriaque occidentale pour les orthodoxes antiochiens célébrant selon les Livres de la liturgie syro-occidentale (Églises des trois Grands Conciles œcuméniques : Éphèse, Nicée, Constantinople), d'une part ;
  • Syriaque orientale (assyro-chaldéenne appartenant désormais aux Églises dites « des deux conciles » par leur refus tardif, à la suite de Nestorius, des conclusions du concile d'Éphèse), célébrant selon les Livres conformes à la liturgie syro-orientale.

Ces deux juridictions célèbrent, pour leurs liturgies, selon deux variantes (occidentale ou orientale) d'une même langue : le syriaque, un des dialectes de l'araméen, la langue parlée par le Christ. Le chef de l'Église locale, qui avait une grande autonomie, était un métropolite de l'Église de l'Orient depuis au moins le viiie siècle. Il occupait la dixième place dans la hiérarchie de l'Église et portait le titre de Métropolite de toute l'Inde. Mais comme les métropolites ne parlaient généralement pas la langue locale, le pouvoir était en fait entre les mains d'un prêtre indien qui portait le titre d'Archidiacre et Porte de toute l'Inde. C'était lui le véritable chef civil et religieux de la communauté. Cette situation dura jusqu'à l'arrivée des Portugais au début du xvie siècle.

La domination portugaise

Les premiers contacts avec les Portugais au début du xvie siècle se passèrent sans heurts. Vasco de Gama puis de Cabral s'assurèrent de l'estime du roi Hindou de Cochin, de manière que toute la contrée passât sous le contrôle des Portugais, qui firent pression sur l'église locale appelée Syro-malankare pour une union avec Rome et par ces nombreuses pressions, semèrent trouble et division au sein de ces chrétientés atypiques. Il s’agissait, selon eux, de « ramener » ces chrétiens jugés « séparés », et qui plus est peut-être « hérétiques », au sein de l’Église catholique-romaine.

En juin 1599, l’archevêque portugais de Goa, Alexis de Menendez, convoquait l'assemblée générale, qualifiée plus tard de synode de Diamper, afin de décider de cette union. C'est l'origine de l'actuelle Église catholique syro-malabare. Les chrétiens du Malankar (ou Malabar) contraints d’accepter cette "romanisation", y perdirent leur autonomie structurelle et supportèrent une rupture en matière liturgique du fait d'une latinisation des usages8. Les Chrétiens de saint Thomas furent placés de force sous la juridiction de l'Église de Rome. Ils dépendraient dès lors d’un diocèse suffragant de Goa, le diocèse Angamali gouverné par des évêques latins et jésuites. Un jésuite, Francisco Roz, fut nommé évêque, qui latinisa fortement le rite (avec des emprunts au rite de Braga9).

Les livres sacrés de l'ancienne Église malabare ainsi que d’antiques manuscrits liturgiques seront brûlés, sur l'ordre de l’archevêque de Menendez8, œuvre poursuivie par ses successeurs.

La résistance / réaction syrienne

Un vent de révolte grondait. L'union à Rome ne s'est pas faite sans résistance. Une partie du clergé et des fidèles la refusèrent lorsque les catholiques portugais, sur l'ordre de l'archevêque de Menendez (initiateur du synode de Diamper), décidèrent de détruire et brûlèrent effectivement de nombreux ouvrages liturgiques et patrologiques communs aux deux Églises syriennes occidentale (orthodoxe) et orientale (assyro-chaldéenne). L'archidiacre refusant les « latinisations », après avoir en vain multiplié les recours à Rome, réunit peuple et clergé qui se lièrent à la « Croix de Coonan » où ils firent le serment solennel de rester fidèle à leur tradition liturgique et patrologique.

Pour faire face aux vexations et à la répression qu'ils subissaient de la part des catholiques (interdiction de dire la messe en syriaque, mise en prison des prêtres, destruction des livres religieux), beaucoup de chrétiens fuient les ports. Ils se réunissent le  au pied de la croix de Coonen à Cochin où ils jurent de ne pas rester sous l'obédience des Portugais et des « paulistes ». Six mois plus tard, l'archidiacre Mar Thoma, est élu par imposition des mains de douze prêtres et ils font légitimer cette élection par le patriarche jacobite d'Antioche. Ainsi se reconstitua l'Église syro-jacobite du Malabar (puttankuttukar, nouvelle assemblée) qui se détachait de l'Église catholique de rite syro-malabar (palayakuttukar, ancienne assemblée).


(Source Wikipedia)

L’image contient peut-être : 2 personnes

Partager cet article

Repost 0
Published by Eglise Syro-Orthodoxe Francophone - dans Tradition Syriaque Famille orthodoxie-orientale Prières Chrétiennes

Recherche

Liens