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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 22:28

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descente enfers

Chers amis. Aloho m'barekh.

Notre Eglise métropolitaine est en deuil.


Comme vous l’avez appris il y a déjà quelques

 

semaines, notre Père Albert rendait son âme à

 

Dieu le mardi 10 Janvier à 9h45, nous apprenions

 

le dimanche 15 au soir le décès (à 20h11) de

 

notre Sœur Marie-Suzanne, moniale novice à

 

Yaoundé.

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Nous unîmes sa mémoire à celle de notre saint

prêtre Albert-Marie lors de la cérémonie des

obsèques du lundi 16. 


Depuis Offices Liturgiques et Messes se

succédais au Monastère et dans les "relais

paroissiaux". 

L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes debout et mariage
Nos fidèles de France se sont unis par la prière à

la peine de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone

en France et au Cameroun éprouvée par trois

deuils successifs en quelques semaines:


Celui de Glawdis en fin d'année pour la paroisse

de Douala, celui de Dayroyo Albert-Marie il y a

quelques semaines et celui de Sœur Marie

Suzanne pour le Monastère et la paroisse de

Yaoundé .

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Après les prières du Service liturgiques Syriaque

pour les inhumations à Yaoundé, Soeur Marie-

Suzanne vient d'être inhumée hier, samedi 28

Janvier, en son Village d'origine, reposant

désormais dans la "terre de ses ancêtres".

 

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Le Rd Père Prieur de Yaoundé et Vicaire du

Métropolite pour le Cameroun, le Rd Père

Charbel-Marie, présidait les cérémonies assisté

d'Abouna Ephrem et d'Abouna Désiré,Les

assistaient deux séminaristes et Sous-diacres:

Bertrand et le Frère Mathieu . 

 

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  En l'absence du corps, nous dressâmes en

France un catafalque (Symbolisant , selon

l'usage, le corps du défunt) pour nous unir à nos

frères et soeurs du Cameroun en une seule

prière pour l'âme de notre petite soeur et le

soutien des siens.

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Elle a rejoint l’Époux Céleste qu'elle désirait

servir de tout son cœur. Qui aurait put imaginer

son départ si subit alors qu' elle organisait

encore il y a peu (Tout juste quelques semaines!),

pour les enfants du quartier de notre Monastère

de Yaoundé, des activités récréatives tellement

opportunes ? Mais l'heure avait sonné pour elle

de passer des fiançailles aux noces éternelles:

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"Avance toi, épouse du Christ, entre dans la joie

de ton Maître"...

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Merci, chers amis, de continuer de prier pour le

repos de le repos de l'âme de notre Sœur Marie-

Suzanne, merci de penser aux membres de sa

famille.


 Votre fidèlement en Notre Seigneur.


+Mor Philipose-Mariam,Métropolite, Chandai ce

29.I.2017 

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MORT,PASSAGE,PARADIS, ENFER...
"Répondons-nous à Son amour par l'amour ou par la haine ?
 
Telle est la question cruciale. Et cette différence dépend entièrement de nous, de notre liberté, du choix que nous faisons librement au plus profond de nous-même.
 
Cette liberté parfaite n'est pas influencée par des conditions extérieures ou des facteurs internes de notre nature matérielle et psychologique, parce qu'elle n'est pas un acte extérieur mais une attitude du for intérieur, jaillie du fond de notre cœur et déterminée non par nos péchés mais par notre réaction face à nos péchés, comme le montre clairement le passage du publicain et du pharisien et celui des deux larrons crucifiés avec le Christ.
 
Cette liberté, ce choix, cette disposition intérieure envers notre Créateur constitue le cœur de notre personnalité éternelle, le plus profond de nous-mêmes, ce qui nous fait être ce que nous sommes ; c'est là notre visage éternel -clair ou sombre, aimant ou haïssant.
 
Non, mes frères, malheureusement pour nous, le paradis ou l'enfer ne dépendent pas de Dieu. S'ils dépendaient de Dieu, nous n'aurions rien à craindre. Nous n'avons rien à craindre de l'Amour.
 
Notre salut ne dépend pas de Dieu, il dépend exclusivement de nous -et telle est la tragédie.
 
Dieu nous veut à Son image, éternellement libres. Il nous respecte absolument dans Son amour. Sans respect, on ne peut parler d'amour.
 
Nous sommes hommes parce que nous sommes libres ; sans liberté, nous serions des animaux intelligents, pas des hommes. Dieu ne nous retirera jamais ce don de liberté qui nous fait ce que nous sommes, ce qui veut dire que nous resterons toujours ce que nous choisissons être, amis ou ennemis de Dieu.
 
A ce niveau profond de notre être, il n'existe pas de changement. Dans cette vie-ci, il peut y avoir des modifications plus ou moins profondes clans notre façon de vivre, notre caractère, nos croyances, mais tous ces changements ne sont que l'expression dans le temps de notre moi éternel le plus profond, qui est éternel dans toute la portée du terme.
 
C'est pourquoi le paradis et l'enfer aussi sont éternels. Ce que nous sommes vraiment ne change pas. Nos traits passagers et l'histoire de notre vie dépendent de plusieurs facteurs superficiels qui s'évanouissent avec la mort, mais notre vraie personnalité n'est pas superficielle et ne dépend pas de ce qui change et de ce qui s'évanouit. Il s'agit de notre être véritable, qui demeure avec nous dans le sommeil du tombeau et qui sera notre vrai visage à la résurrection. Il est éternel."
 

extrait de le Fleuve de Feu d'Alexandre Kalomiros 

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ACCEPTER LA MORT D’UN AMI…/ EST-IL CHRÉTIENNEMENT LÉGITIME DE COMMUNIQUER AVEC NOS DÉFUNTS ?
 
 

ACCEPTER LA MORT D’UN AMI…

(…)C’est une douleur terrible d’être séparé, même provisoirement – puisque nous avons tous rendez-vous dans le monde qui vient, mais cela paraît loin – des êtres que nous aimons et qui nous aiment. Nous sommes inconsolables, parce qu’il n’y a pas de consolation humaine à la mort. Aucun raisonnement n’y fait; la douleur est là; nous avons mal comme à l’endroit d’un membre arraché et qui nous fait souffrir quoiqu’il ne soit plus là. Le temps n’y fait rien non plus: quelque fois au contraire, la douleur et la souffrance s’amplifient dans la durée. Sans nous mettre indiscrètement à votre place, nous pouvons partager fraternellement une expérience parce que nous sommes des êtres humains, et, en l’occurrence, des chrétiens, et des Orthodoxes. Nous savons que le Christ par sa résurrection a vaincu le pouvoir de la mort, et nous voulons dans le concret goûter les conséquences de cet évènement. Un de nos amis, dans une circonstance analogue, a trouvé un soulagement…

 

Il a demandé pardon à Dieu du manque de confiance en lui et même de la révolte contre lui. Le fait de renoncer à ces passions et d’en recevoir du Seigneur lui-même le pardon miraculeux, l’a déjà soulagé et a, pour ainsi dire, ouvert une porte à la consolation divine – c’est-à-dire la grâce du saint Esprit, appelé justement le Consolateur. Cette consolation ne minimise en rien la souffrance; mais c’est comme un baume, une douceur, une sorte de lumière, un calme et une acceptation libre de la volonté incompréhensible de Dieu.

 

Il s’est engagé dans une prière très régulière, en suivant les offices de l’Église orthodoxe, soit à la maison, chez lui, soit à l’église sous la présidence de son prêtre et en présence de la communauté des frères. La consolation est venue également, pas immédiatement, mais dans la continuité de cette prière et de ces offices, parce que notre ami a été libéré de l’isolement qui l’emprisonnait dans la souffrance. Il a connu la grâce de la compassion à son propre égard et, simultanément, sa foi a été fortifiée: il a pu croire que le chemin fait par la personne endormie était un chemin béni. Il a reçu de Dieu la grâce de faire un projet pour la défunte servante de Dieu.

 

Ce qui l’a beaucoup aidé encore, c’est le conseil suivant: essaye de faire ce que cette personne qui repose en paix te dirait de faire; essaye de vivre selon le meilleur de cette personne et de faire sa volonté, chaque fois que c’est possible, de façon à expérimenter l’union avec elle. Si nous faisons ce qui est agréable à nos défunts, à condition bien sûr que cela soit cohérent avec l’Évangile, nous demeurons unis à eux, même jusque dans l’éternité. L’important, c’est de construire l’éternité avec nos défunts en apprenant, dès maintenant, à vivre avec eux. En effet, ils ne sont pas anéantis! Le Christ nous a appris qu’ils « reposent », et nous pouvons les sentir tout proches de nous, comme si nous veillions leur repos, comme une maman qui reste éveillée près de son enfant qui dort… Dans certains cas, nous pouvons les prendre comme intercesseurs devant Dieu.

 

Essayons de parler des défunts, non au passé, mais au présent, surtout quand nous parlons d’eux à Dieu. Nous pouvons ainsi avoir une prière de bénédiction: « Gloire à toi, pour ton serviteur (ou ta servante) N…, Seigneur Jésus, gloire à toi! »; « gloire à toi pour la bonté de ton serviteur ! Gloire à toi pour l’amour qu’il m’a montré! Gloire à toi qui veut le sauver et le glorifier au Dernier Jour, Seigneur Jésus, gloire à toi! »

 

La conséquence de cette attitude est que nous apprenons de Dieu à nous réjouir pour son serviteur endormi, et nous oublions notre peine, en pensant combien le Seigneur l’aime, combien Il voit tout ce qu’il a fait de bon dans sa vie, combien Il veut le sauver. Notre joie pour autrui devient plus grande que notre peine pour nous-mêmes. Dans le cas où la personne serait décédée dans de très mauvaises conditions – portant par exemple un gros fardeau non pardonné – notre inquiétude pour son salut deviendra prioritaire et nous n’aurons plus le temps de penser à nous-mêmes. Nous dirons continuellement à Dieu:

-« Seigneur Jésus Christ notre Dieu, pardonne à ton serviteur N… tous ses péchés, accueille-le dans ton Paradis et sauve-le au Dernier Jour! »

 

.​(Source: "Sagesse Orthodoxe")

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EST-IL CHRETIENNEMENT LEGITIME DE COMMUNIQUER AVEC NOS DEFUNTS ?

 

« … Est-il vraiment possible que notre monde et l'autre monde communiquent ? Nous est-il possible d'avoir une relation et une communion réelle avec nos enfants, avec notre mari ou notre femme, qui non seulement sont morts, mais dont les chairs sont décomposées ? Cette communion existe, mes bien-aimés ! …

… Lorsque nous dirigeons notre pensée, nos prières, vers l'autre vie, les morts nous entendent, car la terre et le ciel forment une seule Eglise, un seul troupeau, une même famille.

Tout comme un enfant fait retentir ses cris dans une maison, et que ceux-ci parviennent jusqu'aux personnes présentes, en quelqu'endroit qu'elles se trouvent, de même dans notre famille, dans l'Eglise, ce que nous disons sur terre est perçu par ceux qui sont au ciel...

… Nous formons un seul Corps avec les morts. Nous sommes une seule Eglise avec le ciel.

Si l'un de nous sur terre éprouve le besoin de parler à une autre personne, de s'occuper de son prochain, comprenez-vous combien plus les morts ont-ils besoinn que nous communiquions avec eux ?

Ils nous supplient continuellement de penser à eux. Nos morts vivent, ils abaissent leur regard vers nous pour voir si nous les commémorons. Par conséquent, envoyons nos prières vers eux.

Faisons dire pour eux quarante Liturgies. Pour eux, célébrons des offices de commémoration. Faisons l'aumône en leur nom. Tous ces actes les aident réellement, et constituent notre propre communion avec l'autre monde, avec les anges et les saints. « Les anges ne sont-ils pas tous des esprits chargés d'un ministère, envoyés au service de ceux qui doivent recevoir l'héritage du salut ? » (Hébreux 1,14)

Quand nous faisons mémoire des défunts, ils se réjouissent, ils espèrent, ils progressent sans interruption vers le Second Avènement. Ceux d'entre eux qui ne s'opposent pas à Dieu, qui ne le rejettent pas, s'approchent de plus en plus de Lui et, dans leur joie, ils nous envoient sans cesse des messages pour que nous continuions à les commémorer.

Si vous saviez quelle reconnaissance est la leur et comment ils nous l'expriment ! …

… Les défunts regardent vers nous pour voir si nous nous souvenons d'eux dans nos prières. Ils ont besoin de nous, car ils sont désormais sans corps. Lorsqu'ils revêtiront de nouveau leur corps, ils pourront adresser eux-mêmes à Dieu des prières instantes...

… Quand nous communiquons avec le ciel par ce moyen, nous voyons s'accomplir devant nous des miracles, des guérisons, des visions, des apparitions de saints descendus vers nous. Tous les saints nous aident, tous les saints se penchent sur nous, tous les saints s'unissent à nos désirs !

Et les morts – comme nous disons, nous, mais qui sont en réalité vivants – se réjouissent en voyant quelle communion est la nôtre avec l'autre vie...

… Un jour, tandis qu'il lisait de nombreux noms, un moine-prêtre s'est posé les questions suivantes : '' Est-ce que ceux dont nous faisons mémoire sont sauvés ? Est-ce qu'ils sentent quelque chose ? Est-ce que le ciel comprend que, maintenant, je prie pour ceux qui ont quitté cette terre ? Est-ce que les morts sont aidés par mes prières ? ''

Fatigué comme il l'était, il s'est accoudé à sa stalle. Il a fermé les yeux et, entre sommeil et veille, mais dans un état de vigilance spirituelle assortie du labeur de la chair, il a élevé le regard de son cœur vers les cieux, et que voit-il ?

La multitide des esprits des défunts ! Et avec eux les saints et les anges ! Devant le trône du Christ, se tenait la Très-Sainte Mère de Dieu revêtue d'une parure resplendissante. Son visage était lumière. Elle regardait le Christ et Lui montrait les esprits défunts en disant : '' Mon Fils et mon Dieu, j'intercède personnellement pour chacun d'eux. Accueille les voix de Ta sainte Eglise.

'' Alors le moine entendit tous les morts chanter : '' Réjouis-toi, Vierge pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre toutes les femmes, et béni est le Fruit de ton sein, car tu as enfanté le Sauveur de nos âmes. '' Non seulement tu as mis au monde notre Sauveur – le Christ – mais tu intercèdes jour et nuit pour nous ! Leurs voix devenaient '' comme la voix des grandes eaux '' (Apocalypse 1,15 ; 14,2).

Leurs voix étaient portés par les ailes des anges et se dispersaient partout dans le ciel et sur toute la terre. Au lieu de tambours et d'instruments, les anges frappaient leurs ailes et reprenaient : '' Car tu as enfanté le Sauveur de nos âmes '' !.. . »

Archimandrite Aimilianos * Catéchèses et discours * Le culte divin, attente et vision de Dieu * La communion des deux mondes * Editions Ormylia * 2004

ACCEPTER LA MORT D’UN AMI…/ EST-IL CHRÉTIENNEMENT LÉGITIME DE COMMUNIQUER AVEC NOS DÉFUNTS ?

Dans le Christ ressuscité, il n’y a pas de séparation entre les morts et les vivants ; comme le dit le Père Macaire Gloukharev : " Nous sommes tous vivants en lui, et il n’y a pas de mort. "

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Dans son article " De la mort et de la résurrection ", Mgr Kallistos Ware aborde le refus de certains groupes chrétiens de prier pour les défunts.

 

Il affirme dans cet article que le fondement de la prière pour les défunts est l’amour :

 La base, c’est notre solidarité dans l’amour mutuel. Nous prions pour les morts parce que nous les aimons.

L’archevêque anglican William Temple appelle de telles prières " le ministère de l’amour "  ; et il affirme dans des mots que tout chrétien orthodoxe serait heureux de faire siens :

-" Nous ne prions pas pour eux parce que Dieu les négligera si nous ne le faisons pas.

 

Nous prions pour eux parce que nous savons qu’il les aime et en prend soin, et nous demandons le privilège d’unir notre amour pour eux à celui de Dieu. "

 

Et comme le dit Pusey : 

-" Le refus de prier pour les morts est une pensée si froide, si contraire à l’amour, que pour cette seule raison, elle doit être fausse."

 

À partir de là, aucune autre explication ou justification de la prière pour les défunts n’est nécessaire ou même possible.

Une telle prière est simplement l’expression spontanée de notre amour les uns pour les autres.

 

Ici, sur terre, nous prions pour les autres ; pourquoi ne pas continuer à prier pour eux après leur mort ? Ont-ils cessé d’exister, au point que nous devrions cesser d’intercéder pour eux ?

 

Vivants ou morts, nous sommes tous membres de la même famille ; ainsi, vivants ou morts, nous intercédons les uns pour les autres.

 

Dans le Christ ressuscité, il n’y a pas de séparation entre les morts et les vivants ; comme le dit le Père Macaire Gloukharev :

-" Nous sommes tous vivants en lui, et il n’y a pas de mort. "

La mort physique ne peut défaire les liens de l’amour et de la prière mutuels qui nous unissent tous dans un seul et même Corps. […]

Quand nous prions pour les défunts, il nous suffit de savoir que leur amour de Dieu continue de grandir et qu’ils ont ainsi besoin de notre soutien.

Laissons le reste à Dieu."    

POURQUOI DIEU PERMET-IL QUE SOIENT ÉPROUVÉS CEUX QU’IL AIME ?

Acquérir la sagesse –

Par l’amour que les saints ont porté à Dieu à travers tout ce qu’ils ont souffert pour son Nom (quand Il mène dans l’affliction ceux qu’Il aime, mais sans jamais s’éloigner d’eux), leur cœur parvient à la liberté de le regarder sans voile et de le solliciter en toute confiance. Grande est la puissance de la prière quand l’homme est libre devant Dieu. C’est pourquoi Dieu permet que les saints soient éprouvés par les afflictions. Ils reçoivent alors l’expérience de son secours et de l’attention qu’Il leur porte. Car à travers leurs épreuves ils acquièrent la sagesse. Ils échappent ainsi à l’ignorance et ne sont pas sans pratiquer l’ascèse du bien et du mal. Ils atteignent par cette expérience la connaissance de tout et ne sont pas joués par les démons. Car s’ils n’avaient que la pratique du bien, il leur manquerait d’être exercés dans la connaissance du mal, et ils combattraient nus.

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La liberté

Mais si nous disons que Dieu les enseigne sans leur faire connaître le mal, nous affirmons qu’Il veut qu’ils soient comme les bœufs et les ânes, lesquels n’ont aucune liberté. L’homme ne peut goûter le bien s’il n’a pas été d’abord éprouvé par l’expérience du mal. Car alors quand il rencontre le bien il s’y adonne en toute connaissance et en toute liberté, comme à une réalité qu’il lui a fallu acquérir. Combien douce est la connaissance qui vient de l’expérience et de la pratique des œuvres, et quelle force elle donne à celui qui l’a découverte en lui après une longue épreuve, le savent ceux qui en toute certitude ont reçu l’énergie de cette connaissance : la faiblesse de la nature et le secours de la puissance divine.

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L’humilité

Car ils parviennent à connaître, quand Dieu leur a d’abord enlevé sa propre puissance, quand Il leur a donné de sentir les faiblesses de la nature, la difficulté des épreuves et la malice de l’ennemi, et quel est leur adversaire, et de quelle nature ils sont revêtus, et comment ils sont gardés par la puissance divine, et combien ils ont avancé, et combien ils se sont élevés en elle, et comment ils sont faibles devant toute passion dès que cette puissance s’éloigne d’eux. C’est ainsi qu’ils acquièrent l’humilité, qu’ils approchent Dieu, qu’ils attendent son secours, et qu’ils persévèrent dans la prière. Mais d’où ont-ils reçu tous ces dons, sinon de l’expérience de tant de maux dans lesquels Dieu a permis qu’ils tombent ? L’Apôtre le dit : « Pour que je ne sois pas enflé d’orgueil à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan » (1). Mais on acquiert aussi au milieu des épreuves une foi sûre, grâce à la longue expérience qu’on a du secours divin. On cesse alors de craindre et on a confiance. Car on est exercé.

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S’exercer

L’épreuve est bénéfique à tout homme. Car si l’épreuve a servi Paul, toute bouche sera fermée, et le monde sera jugé par Dieu. Ceux qui combattent sont éprouvés, pour ajouter à leur richesse ; et ceux qui se relâchent sont éprouvés, pour se garder de ce qui leur nuit ; de même ceux qui dorment, pour se préparer au réveil ; ceux qui sont loin, pour approcher Dieu ; et ceux qui sont dans la maison, pour y demeurer en toute confiance. S’il ne s’est pas exercé lui-même, aucun fils ne peut recevoir comme une aide la richesse de la maison de son père. C’est pourquoi Dieu commence par éprouver et par affliger, puis Il révèle sa grâce. Gloire au Maître qui par d’âcres remèdes nous a donné les délices de la santé !

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L’aide de Dieu

Il n’est pas d’homme qui ne soit accablé au temps où il s’exerce. Et il n’est pas d’homme auquel ne parait pas amer le temps où il boit le venin des épreuves. Mais sans les épreuves il n’est pas possible d’être vigoureux. Toutefois il ne nous appartient pas de les supporter nous-mêmes. Comment le vase de terre peut-il garder l’eau qu’on lui confie, si ne l’a pas durci le feu divin ? Si nous nous soumettons, si nous demandons humblement, patiemment, sans jamais cesser de désirer, nous recevons tout dans le Christ Jésus notre Seigneur : Amen !

(Saint Isaac le Syrien (7ème siècle) : Œuvres spirituelles, 48ème discours. DDB, Paris, 1981, p.267.)

+ Nous ne voulons pas,  frères, que vous soyez dans l'ignorance,  afin que vous ne vous affligiez pas, comme le font les autres hommes, privés d'espérance. Si nous croyons que Jésus est mort et ressuscité,  il nous faut croire aussi que Dieu attirera à Lui ceux qui sont morts en appartenant à Jésus. (1 Thess 4,  13-14) 

+ Tu es triste devant un mort. Pleurons plutôt sur le pécheur celui qui a fait le mal dans l'incroyance... Pleures-tu un corps que l'esprit séparé de Dieu, a quitté ? Saint Augustin 

+ Nous montrons notre foi si nous ne sommes pas tristes devant la mort de nos amis. Nous avons envie d'aller au Seigneur vite quand il nous appelle. Saint Cyprien 

+ Pour moi, certes, la Vie c'est le Christ et mourir représente un gain. (Phil 1,21) 

+ Si nous voulons ne pas avoir peur de la mort nous devons nous attacher au Christ... Ceux qui sont arrivés à devenir en vérité un avec le Christ ne verront jamais la mort. Ils seront morts dans leur corps mais la vie de l'esprit subsistera.Saint Amboise 

+ Par la mort nous obtiendrons le repos éternel Que pouvons nous trouver d'autre dans le monde que la guerre permanente avec Satan, l'amour de l'argent, l'orgueil, la colère, la vanité ? C'est une lutte sans cesse contre les désirs corporels et toutes les attractions du monde. Saint Cyprien 

+ J'ai le désir de m'en aller et d'être avec le Christ, ce qui serait, et de beaucoup, bien préférable ; (Phil 1, 23) 

+ Ceux qui sont conduits par l'envie ont peur de la mort. Tandis que ceux qui sont tristes à cause de leurs péchés sont prêts à l'accueillir. Ils rejettent la colère et l'animosité. Ils vivent dans le monde comme des voyageurs, qui se préparent par la nourriture nécessaire. Ils se dépouillent de leurs trésors et attendent de quitter ce monde. Saint Aphraate 

+ Mon frère, blâme toi même toujours en disant: La mort de ton corps s'approche. Pourquoi t'attaches-tu à la nativité de ce monde éphémère. Mon âme, examine toi. Pense à l'endroit où tu iras, une fois que tu auras été chassée de ton corps. Saint vieillard 

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Note:
L'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise
Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité
des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien
et la paix du monde.
¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil
des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles ,
nous n'exigeons aucun fixe.
Les offrandes sont libres et non
obligatoires.
Toute offrande fait cependant l'objet d'une
déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre
revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, Moniale ( 06.17.51.25.73).

 

Adresse du Monastère métropolitain ci-dessous :

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

 

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

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