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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 13:59

 

Icon by Isaac Fanous, St Peter and St Pauls Coptic Orthodox Church:

Like every that is beautiful, the flower gives pleasure by being seen, and we should glorify the Creator by looking at and enjoying its beauty.
(St Clement of Alexandria, The Teacher (Christ) )

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,9-14.

Mes frères : il me semble que Dieu nous a fait paraître, nous les Apôtres, comme les derniers des hommes, comme des condamnés à mort, car nous avons été donnés en spectacle au monde, aux anges et aux hommes. 
Nous, nous sommes insensés à cause du Christ, et vous, vous êtes sages en Jésus-Christ ; nous, nous sommes faibles, et vous, vous êtes forts ; vous, vous êtes en honneur, et nous dans le mépris ! 
A cette heure encore, nous souffrons la faim, la soif, la nudité ; nous sommes meurtris de coups, nous n'avons ni feu ni lieu, 
et nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains ; maudits, nous bénissons ; persécutés, nous le supportons ; 
calomniés, nous supplions ; nous sommes jusqu'à présent comme des balayures du monde, le rebut des hommes. 
Ce n'est pas pour vous faire honte que j'écris ces choses ; mais je vous avertis comme mes enfants bien-aimés. 

 


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,32-34.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Ne craignez pas, petit troupeau ; car il a plu à votre Père de vous donner le royaume. 
Vendez ce que vous avez, et donnez-le en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s'usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, où le voleur n'approche pas et la teigne ne détruit point. 
Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. 

Icon by Isaac Fanous, St Peter and St Pauls Coptic Orthodox Church:

Aucun texte alternatif disponible.

Par Saint Grégoire de Nysse

(v. 335-395), moine et évêque 
Homélie 6 sur les Béatitudes ; PG 44, 1269 (trad. bréviaire 12e sam. rev.) 

 

« Dieu, crée pour moi un cœur pur » (Ps 51,12)

 

Si, par un effort de vie parfaite, tu nettoies les scories de ton cœur, la beauté divine brillera de nouveau en toi. C'est ce qui arrive avec un morceau de métal, lorsque la meule le débarrasse de sa rouille. Auparavant il était noirci, et maintenant il brille et rayonne au soleil. De même l'homme intérieur, ce que le Seigneur appelle « le cœur », lorsqu'on aura enlevé les taches de rouille qui altéraient et détérioraient sa beauté, retrouvera la ressemblance de son modèle (Gn 1,27), et il sera bon. Car ce qui devient semblable à la Bonté est nécessairement bon... 

Et ainsi celui qui a le cœur pur devient heureux (Mt 5,8) parce que, en redécouvrant sa pureté, il découvre, à travers cette image, son origine. Ceux qui voient le soleil dans un miroir, même s'ils ne fixent pas le ciel, voient le soleil dans la lumière du miroir aussi bien que s'ils regardaient directement le disque solaire. De même vous, qui êtes trop faibles pour saisir la lumière, si vous vous tournez vers la grâce de l'image placée en vous dès le commencement, vous trouvez en vous-mêmes ce que vous recherchez. 

En effet, la pureté, la paix de l'âme, l'éloignement de tout mal, voilà la divinité. Si tu possèdes tout cela, tu possèdes certainement Dieu. Si ton cœur est dégagé de toute inconduite, libre de toute passion, pur de toute souillure, tu es heureux, car ton regard est clair.

 


Comme tout ce qui est beau, la fleur donne du plaisir au regard, et nous devrions glorifier le Créateur en regardant et en profitant de sa beauté.
Saint Clément d'Alexandrie, le Pédagogue

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La Prière pour autrui est la plus élevée

Homélie du père Alexandre Men

La guérison du serviteur du centurion (Mt 8, 5-13)

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

Aujourd’hui, nous avons entendu l’histoire du centurion, cet officier romain venu demander au Seigneur la guérison de son serviteur préféré qui était gravement malade. Le Seigneur lui répondit : « Je viendrai chez toi et je guérirai ton serviteur. »

Mais l’officier lui dit : « Mon Seigneur, je donne des ordres à mes soldats et ils les exécutent. Toi-même, dis seulement un ordre et la maladie le quittera. » Telle était sa foi dans la puissance de guérison du Sauveur. Le Christ s’en émerveilla et lui dit : « Va, qu’il en soit selon ta foi. » Et sur le chemin du retour, le centurion apprit que son serviteur était guéri.

Chaque fois que, dans l’Évangile, quelqu’un fait appel au Seigneur, il s’agit d’une prière. Car la prière est une façon de s’adresser au Seigneur. Qui s’adressait au Christ et comment? Très souvent, c’étaient des personnes souffrantes, malades, chargées d’afflictions et de maux. Souvent aussi, c’étaient des personnes qui priaient pour les autres.

Son premier miracle, le Seigneur l’a accompli à la demande de Marie à Cana, en Galilée. La Vierge Marie l’a prié d’aider des amis ou des proches qui les avaient invités à leur noce, quand le vin a manqué. On peut considérer cette demande comme la première prière d’intercession de la Mère de Dieu. Souvenez-vous du paralytique amené à Jésus, de la demande de guérison formulée par ses amis qui le descendirent à travers le toit d’une maison ; l’Évangile dit que Jésus, voyant leur foi, le guérit (Mt 9,1-12). Rappelez-vous également la femme syro-phénicienne qui suppliait le Christ de guérir sa fille (Mt 15,22-28), de ce malheureux père qui lui avait amené son fils souffrant d’épilepsie et qui disait : « Je crois, Seigneur, viens en aide à mon peu de foi » (Mt 17,14-18).

Il faut considérer avec beaucoup d’attention ces prières pour les autres. Ce n’est pas une prière pour mon propre malheur, mes propres besoins, ma propre maladie, mais une prière pour les afflictions d’autrui. Cette prière est toujours exaucée, car en elle notre amour-propre recule et notre bonne attitude envers les autres ressort. C’est pourquoi la prière pour autrui est souvent plus haute, plus chère aux yeux du Seigneur que la prière seulement pour soi-même.

Bien sûr, vous pouvez demander : « Pourquoi le Seigneur ne peut-il exaucer ceux qui prient pour eux-mêmes? Pourquoi faut-il absolument que quelqu’un intervienne pour nous? Ne sommes-nous pas tous les mêmes pécheurs? » Pourtant, quand vous venez à l’église ou que vous commencez à prier, que votre cœur a mal pour un autre et que vous apportez votre pensée souffrante à l’autel de Dieu, à ce moment-là vous vous élevez vers cet autel et votre âme vole vers le Seigneur. Non seulement votre âme s’élève, mais, malgré la distance, elle peut élever aussi la personne pour laquelle vous priez; on peut même dire que vous êtes tous deux non plus sur terre, mais comme détachés d’elle. Alors toutes nos lois terrestres reculent, toutes nos contingences, la maladie, les tentations, tout un contexte redoutable.

Chaque personne qui prie pour ses amis et ses proches sait combien la prière est puissante. Chacun sait que parfois on peut sentir la prière des autres sur soi. Vous vous souvenez sans doute de ce célèbre poème de guerres, mis en musique et intitulé « Attends-moi » [poème de Constantin Simonov]. Dans ce poème, un homme parti à la guerre dit : « Par ton attente, tu m’as sauvé. » En fait, ce n’était pas simplement une attente, c’était une prière, même inconsciente, pour un homme qui combattait pour la patrie. Beaucoup de personnes, incapables de prier, s’élevaient vers Dieu par le cœur et le Seigneur les exauçait.

Voilà pourquoi, chaque jour, lorsque nous sommes devant Dieu, il nous faut prier pour que sa volonté soit faite, puis prier pour les autres, prier sans nous lasser, sans nous arrêter, sans paresser, car il n’y a pas de plus grand amour que celui qui passe par la prière. C’est par la prière que l’Église tient, s’appuyant sur la foi et la charité des êtres. Si nous prions les uns pour les autres, nous sommes étroitement liés, frères et sœurs entre nous, car ce n’est pas nos infirmités humaines, mais la puissance de Dieu qui est à l’œuvre.

Si vous constatez que vous n’êtes pas capables d’aider une personne par l’action ou la parole, d’éloigner son malheur, de la guérir, souvenez-vous toujours que nous avons le Seigneur ainsi que le ferme et fort appui de la prière. Mettez cela en pratique, vérifiez-le, priez avec ardeur et force pour ceux qui vous sont chers ; vous verrez que votre prière, si faible soit-elle, est efficace, car la puissance de Dieu se manifeste en elle.

Par la prière, nous comprendrons que c’est de notre faute si le Seigneur nous semble lointain. Si nous l’invoquons, en priant pour nos proches, il sera toujours avec nous, nous le sentirons toujours. Le Christ a dit lui-même : « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Mt 18, 20) et « Ce que vous demanderez au Père en mon nom vous sera accordé » (Jn 14, 13). Prions, priez tous pour vos amis, vos proches, et vous connaîtrez l’amour de Dieu. Amen.

Extrait du livre d’Alexandre Men, 
Le Christianisme ne fait que commencer,
Cerf/Le sel de la terre, 1996. pp. 142-145.

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Saint(s) du jour:

28 JANVIER:

Saint Ephrem le Syrien

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“Glory be to Him, Who never felt the need of our praising Him; yet felt the need as being kind to us, and thirsted as loving us, and asks us to give to Him, and longs to give to us. His fruit was mingled with us men, that in Him we might come near to Him, Who condescended to us. By the Fruit of His stem He grafted us into His Tree.”

(St. Ephraim the Syrian)

Cet astre radieux de l'Eglise s'est levé en Orient, dans la lointaine ville de Nisibe (Mésopotamie), vers 306. Tout jeune encore, il fut chassé de la maison familiale par son père —qui était prêtre païen— à cause de sa sympathie pour la Religion Chrétienne. Il fut alors recueilli par le Saint Evêque Jacques (cf. mémoire le 13 janv.), qui l'instruisit dans l'amour des vertus et l'appfication constante à la méditation de la parole de Dieu. L'étude de l'Ecriture Sainte alluma en lui une flamme qui lui fit mépriser les biens et les soucis de ce monde pour élever son âme vers la jouissance des biens célestes. Sa foi et sa confiance en Dieu, inébranlables comme le mont Sion. le portèrent à embrasser un admirable mode de vie. Il avait une pureté du corps et de l'âme, qui dépassait les limites de la nature humaine et qui lui faisait gouverner en roi tous les mouvements de son âme, en ne laissant pas une seule pensée mauvaise surgir à l'horizon de son esprit. A la fin de sa vie, il reconnaissait n'avoir jamais dit de mal de quiconque ou laisser échapper de sa bouche une seule parole insensée.

Dépouillé de tout, comme les Apôtres, luttant de jour contre la faim et de nuit contre le sommeil, et revêtant ses actions comme ses paroles de la sainte humilité du Christ, il reçut de Dieu le don de la componction et des larmes continuelles à un degré tel qu'il occupe dans le Chœur des Saints la place privilégiée de « maître de la componction ». Par un miracle connu seulement de ceux qui s'offrent tout entier en holocauste au Seigneur, ses yeux avaient été transformés en deux sources intarissables de larmes. Pendant des années, pas un moment du jour ou de la nuit, ces eaux lumineuses, purificatrices et porteuses de sanctification, ce second baptême des larmes, ne cessèrent de couler de ses yeux, faisant de son visage un miroir très pur où se reflétait la présence de Dieu. Il pleurait continuellement sur ses péchés ou sur les péchés des autres hommes, et parfois, quand il passait à la méditation des merveilles que Dieu a faites pour nous, ces pleurs se transformaient en larmes de joie. Tel un cercle merveilleux, dont on ne peut pas discerner le commencement ou la fin, les gémissements faisaient naître en lui les larmes; les larmes, la prière; la prière, la prédication, laquelle était elle-même interrompue par de nouvelles lamentations. En lisant ses admirables discours sur la componction ou ses descriptions si réalistes du Jugement Dernier, mêmes les cœurs les plus endurcis ne peuvent rester insensibles. Pour de nombreuses générations jusqu'à aujourd'hui, la lecture de Saint Ephrem a fait couler bien des larmes, ouvrant aux pécheurs la voie du repentir et de la conversion.

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According to thy mercy, pour out upon me, who am miserable, at least one small drop of grace to make me understand and be converted, that I might make at least some small effort to correct myself. For if thy grace does not illumine my soul, I will not be able to see the carelessness and negligence that the passions have produced in me through my apathy and recklessness.

(St. Ephraim the Syrian)

Quelque temps après son Baptême, vers l'âge de vingt ans, Ephrem se retira au désert, fuyant le trouble de la ville pour s'entretenir dans la quiétude avec Dieu et vivre en compagnie des Anges. Il passait de lieu en lieu, libre de tout attache, allant là où le conduisait le Saint-Esprit, pour son profit et celui de ses frères. C'est ainsi qu'il se rendit dans la ville d'Edesse pour un pèlerinage et à la recherche d'un saint homme avec lequel il pourrait mener la vie monastique. Rencontrant sur son chemin une femme de mauvaise vie, il feignit d'accepter ses propositions et, lui disant de le suivre, il la conduisit vers la place publique, au lieu de chercher quelque endroit retiré et propice au péché. La prostituée lui fit remarquer : « Pourquoi m'amènes-tu là? N'as-tu pas honte de t'exposer aux regards des hommes ? » Le Saint répondit : « Malheureuse, tu crains le regard des hommes; pourquoi ne crains-tu pas le regard de Dieu qui voit tout et qui jugera au dernier jour nos actions et nos pensées les plus secrètes ? » Saisie de crainte, la femme se repentit et se laissa conduire vers un lieu favorable à son salut.

Au bout de quelques années à Edesse, Saint Ephrem retourna vivre au désert. Comme il avait entendu vanter les vertus de Saint Basile, Dieu lui révéla dans une vision que l'Evêque de Césarée était semblable à une colonne de feu qui unissait la terre au ciel. Sans tarder, Ephrem partit alors pour la Cappadoce. Il arriva à Césarée le jour de la Théophanie, et entra dans l'église au moment même où l'on célébrait la Sainte Liturgie. Bien qu'il ne comprît pas le grec, il fut saisi d'admiration en voyant le grand Evêque prêcher, car il voyait une colombe blanche posée sur son épaule, qui lui murmurait à l'oreille des paroles divines. C'est cette même colombe qui révéla à Saint Basile la présence dans la foule de l'humble ascète syrien. Il l'envoya chercher, s'entretint avec lui quelques instants dans le fond du Sanctuaire et, répondant à sa requête, il obtint de Dieu qu'Ephrem se mette soudain à parler en grec, comme s'il connaissait cette langue depuis son enfance. Puis il l'ordonna Diacre, et le laissa partir vers sa patrie.

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C'est alors que commença une longue série de guerres entre les Romains et les Perses (de 338 à 387), et que des persécutions implacables furent menées dans tout le royaume contre les Chrétiens, considérés comme les alliés des Romains. Apprenant dans son désert les souffrances de ses frères, Saint Ephrem retourna alors à Nisibe pour leur venir en aide par ses oeuvres et ses paroles. Dès son enfance il avait eu la révélation de la vocation à laquelle Dieu l'appelait, en voyant en vision une vigne abondante pousser de sa bouche et remplir toute la terre. Tous les oiseaux du ciel venaient sy poser et se rassasiaient de ses fruits, et plus ils grapillaient plus celle-ci se remplissait de raisins. La grâce du Saint-Esprit le remplissait avec une telle profusion que, lorsqu'il s'adressait au peuple, sa langue n'avait pas le temps de proférer les pensées célestes que Dieu lui inspirait, et il semblait comme pris de bégaiement. C'est pourquoi il adressa à Dieu cette prière peu commune, en disant : « Retiens, Seigneur, les flots de ta grâce ! »

Lorsqu'il n'était pas occupé à l'enseignement pour confirmer la foi contre les païens et les hérétiques, il se mettait humblement au service de tous, comme un véritable Diacre, imitant le Christ devenu pour nous « serviteur ».

C'est ainsi que, par humilité, il refusa toujours l'élévation au Sacerdoce. Ses vertus, sa prière, les fruits de ses contemplations et de sa méditation, toute la grâce que Dieu lui donnait, il ne les gardait pas pour lui-même, mais il en ornait l'Eglise, Epouse du Christ, comme d'une couronne d'or sertie de pierreries. Lorsqu'on assiégea Nisibe, en 338, ce fut grâce à sa prière et à celle de Saint Jacques que la cité fut délivrée. Mais, après les guerres successives, elle fut finalement livrée au cruel souverain des Perses, en 363. Refusant de vivre sous la domination païenne, Saint Ephrem et beaucoup d'autres Chrétiens partirent alors pour Edesse. Il passa là les dix dernières années de sa vie, et continua l'œuvre amorcée dans l'école exégétique fondée à Nisibe par Saint Jacques, en enseignant à l'Ecole d'Edesse, appelée dès lors « Ecole des Perses ». Il rédigea alors la plus grande partie de ses ouvrages admirables, où sa connaissance de Dieu et des Saints Dogmes revêt la splendide parure d'une langue poétique incomparable. On dit qu'il composa en syriaque plus de trois millions de vers: commentaires de la plupart des livres de l'Ecriture Sainte, traités contre les hérésies, Hymnes sur le Paradis, sur la Virginité, sur la Foi, sur les grands Mystères du Sauveur et des Fêtes de l'année. Une grande partie de ces hymnes est entrée dans la composition des Livres Liturgiques de l'Egfise de langue syriaque, d'où son surnom de « Lyre du Saint-Esprit » et de « Docteur de l'univers ». D'autres traités, très nombreux, nous ont été transmis en grec. Ils. portent davantage sur la componction, l'ascèse et les vertus monastiques.

Après avoir organisé les secours dans la cité, lors de la famine de 372, Saint Ephrem remit son âme à Dieu en 373, entouré d'un grand nombre de moines et d'ascètes qui étaient sortis de leurs monastères, de leur désert, de leur grotte, pour assister à ses derniers moments.

Il leur laissa un testament émouvant, plein d'humilité et de componction, dans lequel il demande instamment à tous ceux qui l'aiment de ne pas l'honorer par des funérailles brillantes, mais de déposer son corps dans la fosse réservée aux étrangers, en lui offrant, en guise de fleurs et d'aromates, le soutien de leurs prières

 

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He is often called "The Harp of the Holy Spirit" for the sublimity of his writings. Ephraim was born in Nisibis of Mesopotamia about the year 306. He embraced the Christian faith while young and for this was driven from his home by his father, a pagan priest. He came under the care of St James of Nisibis (January 13), who was one of the bishops at the Council of Nicaea. Ephraim took up a strictly ascetical life, renouncing all possessions and denying himself all comforts. It is said that his eyes constantly flowed with tears: tears of compunction for his own sins, or tears of joy as he contemplated the wonders of God's grace.

 

He was baptized at the age of twenty and withdrew to the desert, then settled in Edessa. Once, as he was walking to the city, a harlot approached him. Pretending to accept her proposition, he took her to the city's public square and suggested that they lie together there, in plain view. Horrified, the woman rebuked him, saying 'Have you no shame?' The Saint answered, 'Poor woman, you are afraid of being watched by other people; buy why are you not afraid of being seen by God, who sees everything and, on the last day, will judge all our actions and most secret thoughts?' The woman repented and, with the Saint's help, embarked upon a new life.

 

The Saint returned to the desert for a time, then to Nisibis to aid the Persian Christians, persecuted because they were seen as allies of the Romans. When Nisibis finally fell under Persian rule, St Ephraim and his spiritual father St James both settled in Edessa. At that time Edessa was troubled by the gnostic heretic Bardaisan, one of whose devices was to compose attractive hymns, which became popular and enticed many away from the truth. Taking up Bardaisan's own weapons, St Ephraim composed a number of hymns, beautiful in word and melody, which poetically set forth the true Faith.

 

Hearing of the sanctity of St Basil the Great, St Ephraim travelled to Cappadocia to meet him. It is recorded that at their first meeting, St Basil greeted him: 'Art thou the Ephraim who hath beautifully bended his neck and taken upon himself the yoke of the saving Word?'; to which St Ephraim replied, 'I am Ephraim who hinder myself from travelling the way to heaven.' After discoursing with the Syrian Saint for some time, St Basil cried out 'O, if only I had thy sins!' Basil then ordained St Ephraim to the diaconate. He would have ordained him a priest but St Ephraim, feeling unworthy, refused to be ordained, then and for the rest of his life.

 

  The Saint returned to a life of solitude; but when a famine broke out in Edessa in 372, he came forth to rebuke the wealthy for failing to share their wealth with the poor. Some replied that they knew no one whom they could trust with their goods, so St Ephraim persuaded them to give their alms to him for distribution to the poor. A true deacon, he cared for the sick with his own hands. The following year, he reposed in peace.

 

St Ephraim was the first to use hymnody and song to express the teaching of the Church, and so might be called the Church's first hymnographer. His works were probably an inspiration to St Romanos the Melodist, also a Syrian. He is said to have written more than three million lines of verse in Syriac, in addition to many homilies and treatises. Sadly only a fraction of his work has been translated.

 

  A beautiful selection of St Ephraim's writings can be found in A Spiritual Psalter, a collection edited by St Theophan the Recluse, available in English.

“O Lord and Master of my life, take from me the spirit of sloth, faintheartedness, lust of power, and idle talk. “But give rather the spirit of chastity, humility, patience and love to your servant. “Yea, O Lord and King, grant me to see my own sin and not to judge my brother, for You are blessed from all ages to all ages. Amen” St Ephrem the Syrian

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Transfert des Reliques du Saint  Ignace d'Antioche dit "le Théophore"

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Une part de ton corps, Ignace, est restée. Grâces 
par les fidèles soient rendues aux lions voraces 
qui leur abandonnèrent d'insignes reliefs! 
Ignace le vingt-neuf fit retour en son fief. 
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen

Tropaire, t. 4

Des Apôtres ayant partagé le genre de vie * et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus * la voie qui mène à la divine contemplation; * c'est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu'au sang pour la défense de la foi; * Ignace, martyr et pontife inspiré, * intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il sauve nos âmes

Kondakion, t. 4

S'étant levé de l'Orient * et ayant répandu la clarté * de ses enseignements * sur l'entière création, * saint Ignace porteur- de-Dieu fut orné du martyre.

Ikos

Ayant sanctifié Jérémie dès le sein maternel * et avant sa naissance déjà * dans sa prescience reconnaissant * qu'il serait un instrument de l'Esprit saint, * Dieu l'en comble aussitôt * dès l'âge le plus tendre de sa vie * et l'envoie comme Prophète et héraut * annoncer à tous sa parousie terrestre. * Et lorsque, né de la Vierge, ce même Dieu vint proclamer la bonne nouvelle du salut, * il trouva au berceau * un interprète de sa grâce vraiment digne de lui, * le futur pontife martyr saint Ignace porteur-de-Dieu.

Exapostilaire (t. 3)

Ceux qui fêtent de tout cœur ton brillant retour, * bienheureux Pontife martyr, Ignace porteur-de-Dieu, * garde-les de toute affliction et de tout dommage causé par le Maudit, * leur accordant la rémission de leurs péchés * selon le pouvoir que t'a donné le Christ Sauveur.

Le transfert des reliques du Hiéromartyr Ignace le Théophore . Après que le saint Hiéromartyr Ignace a été jeté aux lions en 107 sur les ordres de l'Empereur Trajan, les chrétiens ont rassemblé ses os et les ont conservés à Rome.

Plus tard, dans l'année 108, les reliques du Saint ont été ramassées et enterrées en dehors de la porte de Daphné à Antioche. Un second transfert, à la ville d'Antioche elle-même, a eu lieu dans l'année 438. Après la prise d'Antioche par les Perses, les reliques du Hieromartyr Ignace ont été retournées à Rome et placées dans l'église de Saint Clément Hiéromartyr dans l'année 540 (En 637, selon d'autres sources).

St Ignace a introduit de chanter en chœur, dans les services de l'Église. Il nous a laissé sept épîtres archpastorales dans lequel il a fourni des instructions sur les œuvres de la Foi, l'Amour et la bonté. Il a également exhorté ses fidèles à préserver l'unité de la Foi et de se méfier des hérétiques. Il a encouragé les gens à honorer et obéir à leurs évêques, : 
« Nous devrions considérer l'Evêque comme nous le ferions le Seigneur Lui-même »
(Aux Ephésiens 6)

Dans sa Lettre à Polycarpe, St Ignace écrit : «Écoutez l'Evêque, si vous voulez que Dieu vous écoute ... laissez votre baptême est un bouclier, votre foi un casque, votre organisme de bienfaisance d'une lance, votre patience, comme une armure complète » ". (Comparez Eph. 6:14-17 et la Sagesse de Salomon 5:17-20)

Saint Isaac le Syrien

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(640- +700)

Tropaire ton 8

Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * par tes miracles étonnants tu devins un phare éclairant le monde entier: * vénérable Père Ephrem, prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.

Saint Isaac vécut au milieu du viie siècle. Il appartenait à l’Église non-chalcédonienne que l’on appelle « syro-orientale ». Il préféra l’état de moine strictement reclus à l’épiscopat. On possède de lui deux séries de « discours ». Ces derniers sont des recueils de sentences, mais surtout des catéchèses comparables à celles que prononçaient pour leurs moines des higoumènes tels que saint Basile le grand, saint Théodore Studite et bien d’autres. Notre auteur les présente cependant comme des « aides mémoire» destinés avant tout à son usage personnel. C’est fort peu probable et ce serait un très rare exemple de ce type d’écrit avant les temps modernes. Il est vraisemblable qu’il ait accepté par charité de faire profiter les autres de son expérience, mais que par humilité il ait refusé de se présenter comme un guide spirituel. Ces écrits furent redécouverts au xixe siècle, essentiellement par les spirituels russes qui la firent connaître universellement.

Saint Isaac traite ici de l’un des nombreux paradoxes que le chrétien doit affronter et dépasser. En effet chacun doit réfléchir sur les rôles respectifs, dans son progrès spirituel, de la grâce divine et de l’effort personnel (que notre auteur appelle ici « ouvrage » ou « labeur »). L’histoire de l’Église nous montre que l’équilibre entre les deux pôles est délicat à trouver. Les tendances appelées « messalienne » en Orient et « pélagienne » en Occident exagèrent le rôle de l’effort personnel (prière ou ascèse corporelle). D’un autre côté, on accusa certains hésychastes en Orient et les « quiétistes » en Occident de dédaigner cet effort personnel. Et il faut savoir que, au xvie siècle, le Luthéranisme et la Réforme protestante eurent pour principale origine ce débat, beaucoup plus que des questions de discipline ecclésiastique.

Avec beaucoup de finesse Saint Isaac montre que la solution réside dans la recherche d’une véritable humilité, qui permet de ne pas négliger les œuvres, tout en les laissant à leur place par rapport à l’accueil de la grâce. En fait le texte ci-dessous est un commentaire de la parole « les publicains et les prostituées vous précéderont dans le royaume des cieux » (Matth.21, 30-32), sous entendu : s’ils se repentent et que vous-mêmes mettez trop de confiance dans vos œuvres. Cette humilité retient aussi de juger son prochain (« ne jugez pas afin que vous ne soyez point jugés » :Matth. 7, 1 et passages parallèles), car « l’exploit » ascétique peut devenir source d’orgueil. Elle est donc essentielle pour préserver la charité. C’est pour souligner ce point que saint Isaac réunit ces deux développements dans un même « discours ».
C’est aussi parce qu’il écrivait pour des moines qu’il met en garde contre les « pensées » et les « suggestions ». Celles-ci, sans être fondamentalement mauvaises, peuvent pourtant être le principal véhicule de la tentation pour des personnes qui se sont isolées du monde. Mais ces remarques sont essentielles pour les chrétiens de tous les états ; et peuvent même représenter les fondements d’une véritable psychologie chrétienne.

Michel Feuillebois

 

 

He was born early inthe seventh century in the East. His birthplace is unclear: the Great Horologion says that he was born in eastern Arabia (present-day Qatar); the Synaxarion that he was born in Kurdistan. While still young he entered the Lavra of St Matthew with his brother, but after a few years of monastic life, having advanced far in obedience and the practice of prayer, he withdrew into the desert. His reputation for holiness reached the city of Nineveh, where the people prevailed on the hierarchy to consecrate him as their bishop in 670. Reluctantly but obediently, St Isaac took up the duties of shepherd of his flock in Nineveh. After a few months, he was called on to settle a dispute between two of the faithful, but they rejected his counsel and said 'Leave your Gospel out of this matter!' The holy bishop said, 'If they are not prepared to obey Our Lord's commandments, what need have they of me?', and retired to live as a hermit in the mountains of Kurdistan. Later, he settled in the monastery of Raban Shapur, where he wrote his Ascetical Homilies and other jewel-like works on the spiritual life. There he reposed in peace.

 

  The fame of St Isaac' Homilies spread, and about one hundred years after their writing they were translated from Syriac into Greek by two monks in Palestine. In this form they spread throughout the monastic world, becoming a treasured guide to those who seek the fullness of the life of prayer. The Synaxarion says, "The book of Saint Isaac is, with the Ladder of Saint John Climacus, the indispensibleguide  for every Orthdox soul to journey safely toward God. Hence, not many years ago, a holy spiritual father, Jerome of Egina (d. 1966), recommended begging, if necessary, in order to be able to purchase a copy." We are blessed to have a good translation of the Ascetical Homilies available in English.

 

  Saint Isaac is a very unusual case of an Orthodox Saint who lived outside the canonical boundaries of the Church: he was a bishop of the "Nestorian" communion, now sometimes called the "Oriental Orthodox." The purity of his own Orthodox faith is so clearly evident in his writings that the Church has nonetheless recognized his sanctity.

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« Ne t'appuie pas sur ton savoir personnel, afin de ne pas être abandonné aux mains des démons, qui te conduiraient dans leurs pièges inextricables, et t'envelopperaient de terreur, jusqu'à te rendre complètement confus, ne sachant même plus où tu te trouves.
Ne lève pas le pied pour la marche, sans avoir prié auparavant, particulièrement si le chemin est obscur. Que la supplication ne quitte pas ta bouche, et joins-y la confession de ta faiblesse et de ton ignorance. Tu seras ainsi soutenu par la miséricorde, au moins grâce à ton humilité, même si tu n'en es pas digne. Là où l'œuvre fait défaut, l'humilité et l'action de grâces sont pleinement accueillies à leur place par Dieu, et celui qui s'humilie recevra une récompense pour un geste qu'il n'a pas su poser.
Celui qui se tient dans l'humilité, parce qu'il a manqué à ce qui était demandé, est davantage aimé par Dieu que celui qui pense lui faire une faveur par ses nombreuses œuvres. Mais celui qui possède à la fois les œuvres et l'humilité a installé deux grands luminaires au-dedans de lui, auprès desquels son âme trouve ses délices, et il fait en tout temps la joie de Dieu.
Là où l'ouvrage fait défaut, la qualité de l'humilité comblera ce manque. La puissance, grâce à laquelle l'humilité est en mesure de contrôler l'âme, consiste dans le brisement produit par les labeurs spontanés, qui naissent du souvenir des péchés commis. Sans ce brisement (du cœur), il n'est pas possible d'échapper aux péchés de tous les jours, ni de recevoir le pardon de ceux commis auparavant. Mais même si l'on ne pratique guère de labeur, il est toujours possible de se sentir affligé dans sa Pensée, de se souvenir continuellement de ses péchés, d'avoir une basse opinion de soi devant Dieu, d'être paisible et semeur de paix parmi les autres, d'honorer tout le monde, d'être recueilli en soi-même, de rire rarement, de ne pas être bavard, d'avoir une bonne parole pour tout le monde, de rendre grâces dans son cœur au milieu des épreuves, de garder un silence sage et des membres bien rangés, et de se souvenir que, quoi qu'il arrive, l'on est mortel et qu'il faudra (un jour) quitter ce monde. Toutes ces choses ne demandent pas obligatoirement du labeur corporel, mais elles sont l'ornement de la Pensée.
Mais celui qui néglige même ce qui ne demande pas de labeur corporel, ni ne suppose la peine ou la vigueur du corps, mais qui peut être acquis même par quelqu'un de faible, celui-là s'est laissé aller à la négligence de sa Pensée, et sera justement blâmé par Dieu. Dieu n'a pas besoin d'un ouvrage qui soit imposant, comme il a besoin de l'excellence du désir. Car Dieu ne distingue pas une âme vertueuse à partir de ses œuvres, mais à partir de l'excellence de son désir orienté vers lui, et à partir d'un cœur qui sans cesse se repent. Tout comme il ne reconnaît pas le pécheur à partir de ses actes. Les actions sont souvent empêchées par les circonstances, tout comme nombre d'actions bonnes et mauvaises sont accomplies malgré leurs acteurs. Dieu regarde plutôt le désir de la volonté, et voit en quoi celui-ci prend plaisir. La qualité de l'âme lui suffit, même sans œuvres, s'il est impossible de les accomplir. […]
Prends soin de tes pensées, et ne les dirige pas sur les autres. Ne tiens aucun homme pour mauvais, car à un autre moment, tu verras différemment celui qui te semble mauvais aujourd'hui. Ne poursuis donc pas des suggestions qui semblent te révéler leurs intentions, car dès que l'amour est présent, celui-ci cache même leurs fautes ; mais l'absence d'amour pro¬vient des ténèbres de l'âme.
Celui qui n'aime pas son prochain, mais prétend aimer Dieu, se trompe sans le savoir. Il n'y a rien qui excite autant la colère de Dieu, et qui l'irrite, que quelqu'un qui, assis dans sa cellule, pense à son compagnon et transforme sa cellule en une cour de justice, lui-même jouant au juge et condamnant les défaillances des autres. Alors que lui se considère comme un converti et qu'il répète dans sa prière : « Pardonne-moi comme j'ai pardonné. »
Si celui qui juge ceux qui l'offensent encourt pour lui-même une sévère condamnation devant la justice de Dieu, quel ne sera pas notre sort, nous qui jugeons même des actes éloignés. Si ta conscience ne peut pas voir ni supporter les défaillances et les faiblesses des autres, pars donc ailleurs ! Comment est-il possible de tenir tous les hommes pour bons, si la quiétude nous fait défaut ?
Sois instrument de paix et reste humble afin d'être plein de miséricorde pour tous. Les circonstances extérieures (telles qu'on les voit) changent avec l'activité du cœur, selon que celle-ci est orientée vers le bien ou vers les tentations. Ne sois pas réprobateur ni redresseur des torts des autres. Ne te laisse pas dominer par un zèle mauvais qui agite ton âme. Celui qui est rempli d'un tel zèle et dont la Pensée s'agite continuellement au sujet des autres ne sera jamais digne de cette paix spirituelle dans laquelle s'ébranlent les intuitions sur la douceur que Dieu déploie devant les mondes. C'est par la dissipation de la Pensée qu'un tel zèle pénètre chez quelqu'un, parce qu'on lui a permis de circuler parmi les actions des autres, comme un navire sans pilote.
Celui qui se laisse ainsi distraire et qui se fait du mauvais sang au sujet des actions mauvaises des frères, ne peut pas être mort au monde.
Un tel zèle visant la conduite des autres peut s'installer durablement chez quelqu'un pour deux raisons : ou bien par orgueil, ou bien par sottise. En dehors de ces deux cas, il n'y a aucun motif qui puisse être à l'origine d'un tel zèle. Ou bien l'on s'imagine que ses propres défauts sont minimes en comparaison de ceux des autres - ou peut-être pense-t-on même n'en avoir pas du tout ! - et l'on se croit capable de ramener tout le monde à la vérité. Ou bien il semble que l'on deviendra l'ami de Dieu en faisant preuve de haine vis-à-vis des pécheurs, ce qui est le signe évident d'une conscience stupide et complètement étrangère à toute (vraie) connaissance de Dieu. Un tel homme semble ignorer que les saints ont accueilli la mort sous différentes formes, dans le but de ramener des méchants et des assassins sur le chemin vers Dieu, grâce à leur amour.
Ceux qui perçoivent le Dessein de Dieu et qui ont été entièrement rendus dignes de connaître son désir se laissent mettre à mort pour les pécheurs, à l'image du Fils de Dieu.
Ô Christ, dont les puissantes délices et l'espérance sont trop élevées pour la conscience humaine, sème ton espérance dans mes desseins, afin que ma Pensée, en te ressentant, cesse de regarder les choses de la terre. Car elle ne peut, Seigneur, cesser de se laisser distraire par celles-ci à moins d'être distraite par toi, comme il n'est pas possible non plus qu'elle tienne quelqu'un comme mauvais, à moins d'ignorer complètement ton espérance, et d'avoir le regard confiné à la terre, égal à celui d'une taupe.
Accorde-moi, Seigneur, de mourir à toute chose, afin que par cette mort tu puisses m'accorder de ressentir le mystère de la vie nouvelle.
Seigneur, ceux qui vivent pour ce monde-ci n'ont jamais été jugés dignes de ressentir cette connaissance-là, mais ceux- là seuls qui étaient morts durant leur vie d'ici-bas, à cause de cette bonne espérance qui leur est réservée, et qui offraient en tout temps à Dieu leur prière et leurs larmes, le suppliant avec un ardent amour qu'aucun homme ne fût exclu de ces délices. »

Isaac le Syrien

Œuvres spirituelles II, 41 discours récemment découverts, Ed. ABBAYE DE BELLEFONTAINE, collection « spiritualité orientale»n° 81, 
Traduction Dom André Louf, pages 111-116.
http://www.spiritualite-orthodoxe.net/…/saint-isaac-le-syri…

 

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29 JANVIER:

 

 Saint Sulpice Sévère,

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ami et biographe de Saint Martin de Tours (+410)

Tropaire ton 4

Tu étais avocat en ville de Bordeaux,*
A la mort de ta femme, tu te retiras*
Pour vivre en ascète aux environs de Béziers,*
Moine à Marseille, tu devins le biographe*
Du grand évêque du Christ saint Martin de Tours.*
Saint Sulpice, prie Dieu qu'Il ait pitié de nous!

http://orthodoxievco.net/…/synax…/janvier/sulpice-severe.pdf

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Saint Gildas

GILDAS 29 JANVIER

(Abbé breton. +570)

 

Gildas était un celte, né en Ecosse il a vécu au Pays de Galles puis en en Bretage-Armorique, il parlait donc plusieurs langues celtes issues du gaëlique et du gallois.

Prêtre en 518, il était célèbre pour son éloquence qu’il utilisa en différents endroits d’Irlande et de Bretagne avant de venir s’installer comme ermite dans la petite île d’Houat sur la côte de l'actuel Morbihan. 

Puis il fonda une abbaye dans la presqu’île de Rhuys, abbaye qui porte toujours son nom.

 

   La première nef a été construite vers 536, mais l’église actuelle date de la  charnière du XI° et du XII° siècle.  Une chapelle a été construite sur le lieu de sa mort.

 

Tropaire ton 8

Ta sagesse, ô Gildas, a éclairé l’Armorique comme un flambeau dans les ténèbres. Comme Moïse, tu as fait traverser ton peuple sans péril, comme Jérémie tu as exalté les humbles et humilié les puissants par ta parole inspirée, comme le Précurseur, tu es devenu au désert une fontaine vivifiante pour tes disciples innombrables. Saint Gildas notre père, prie le Christ notre Dieu pour qu’Il ait pitié de nous et sauve nos âmes.

Tropaire ton 5

Tu naquis en Ecosse et tu fus éduqué*
Dans un saint monastère du Pays de Galles.*
Tu voyageas en Irlande, puis en Bretagne,*
Et tu devins ermite en presqu'île de Rhuys,*
Avant d'y établir une communauté.*
Saint Gildas, prie le Christ d'avoir pitié de nous!

http://orthodoxievco.net/ecri…/…/synaxair/janvier/gildas.pdf

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LORICA * (Lorica = bouclier, c-à-d prière de protection):
Gildas a composé cette lorica pour chasser loin de lui les démons qui l'attaquaient. Un Ange vint à lui et l'Ange lui dit : 'quiconque répétera souvent cette lorica recevra 7 ans de vie en plus, et le tiers de ses péchés lui sera décompté. Chaque jour où il récitera cette prière.. hommes ou démons, nul ennemi ne pourra lui nuire; la mort ne le frappera pas en ce jour-là'. Laidcend, fils de Buith le Victorieux, vint de sa part sur l'île d'Irlande; il l'apporta pour être placée sur l'Autel de saint Patrick, évêque, afin que nous soyons sauvés. Amen. La métrique est de 11 syllabes, d'où on l'appelle souvent bracicatalecticon.

Viens à mon aide, Unité de la Trinité, 
aie pitié, Trinité de l'Unité; 
aide-moi, je Te prie, 
 moi qui suis en péril dans la haute mer, 
afin que le fléau de cette année 
ne m'entraîne pas avec lui, ni la vanité du monde.

Et cette prière, je l'adresse, 
aux puissances supérieures de la guerre céleste, 
pour qu'elles ne me laissent pas être harcelé par les ennemis, 
mais pour qu'elles me défendent, avec leur solide armure; 
pour qu'elles aillent, devant moi, à la bataille, 
 ces armées de la guerre céleste, 
Chérubim et Séraphim par milliers, 
Gabriel et Michel avec leurs semblables.

Que les trônes, les puissances, les archanges, 
les principautés, les dominations, les anges, 
me défendent avec leur grand arroi, 
et soient forts pour renverser mes ennemis.

Je fais appel alors aux autres arbitres de la lutte, 
les quatre patriarches, les quatre prophètes, 
les apôtres, gardiens de la nef du Christ, 
et tous les athlètes martyrs, 
et j'adjure aussi toutes les vierges, 
les pieuses veuves, et les confesseurs, 
de m'entourer de leur protection, 
et de faire périr tout mal en moi.

Que le Christ fasse avec moi une forte alliance, 
Lui Qui fait fuir de terreur les malignes multitudes.

Fin du Premier Prologue, des ordres angéliques et des patriarches, des apôtres et des martyrs avec le Christ.

Début du Deuxième Prologue, en respectant toutes les parties du corps jusques dans les genoux.

Dieu Gardien invincible, 
défends-moi de tous côtés par Ta puissance.

Libère tous mes membres, 
protégeant chacun d'eux, avec ton bouclier,
afin que les démons qui ont chuté ne puissent brandir 
comme à leur habitude, leurs flèches.

[Protège] 
Crâne, tête, cheveux et yeux, 
front, langue, dents et ce qui les couvre, 
cou, poitrine, côté, intestins, 
taille, fesses et les deux mains.

Pour la couronne de ma tête avec ses cheveux, 
sois le casque du salut sur ma tête; 
Pour le front, les yeux, les trois parties du cerveau, 
le nez, les lèvres, le visage, les tempes, 
Pour le menton, la barbe, les sourcils, les oreilles, 
les joues, les bajoues, les narines, et l'espace entre les narines,
Pour les pupilles, les iris, les cils, les paupières, 
le menton, la respiration, les joues, les mâchoires, 
Pour les dents, la langue, la bouche, la gorge, 
la luette, la trachée, le bas de la langue, la nuque, 
Pour le milieu de la tête, le cartilage, le cou, 
Toi Qui es Bon, sois prêt pour ma défense.

Je Te prie, Seigneur Jésus Christ, par les neuf ordres de saints anges,

Seigneur, sois la sûre Lorica,[armure, protection] 
pour mes membres, pour mes entrailles, 
pour repousser loin de moi 
les griffes invisibles des bûchers façonnés par l'Invisible.

Couvre- moi donc, ô Dieu, avec un fort corselet, 
mets des protections sur mes omoplates, mes épaules et mes bras.

Couvre mes coudes et leurs jointures 
et mes mains, mes poings, mes paumes, mes doigts avec leurs ongles.

Couvre ma colonne et mes côtes avec leurs articulations, 
mes membres postérieurs, mon dos, les nerfs et les os.

Couvre l'extérieur, le sang et les reins, 
l'arrière-train, les fesses avec les cuisses.

Couvre la partie haute des jambes, les mollets, les cuisses, 
les rotules, les jarrets et les genoux.

Couvre les chevilles, les tibias et les talons, 
les jambes, les pieds avec les restes de la plante des pieds.

Couvre les branches qui poussent ensemble par dix, 
avec les orteils, avec les ongles dix.

Couvre la poitrine, sa jointure, le sein, 
les mamelons, l'estomac, le nombril.

Couvre le ventre, les reins, les organes génitaux, 
et la panse, et aussi les parties vitales du cœur.

Couvre le foie triangulaire et la graisse, 
la rate, couvre les aisselles.

Couvre l'estomac, la poitrine avec les poumons, 
les veines, les tendons, la vésicule biliaire.

Couvre la chair, l'aine et les parties internes, 
la rate avec les intestins enroulés.

Couvre la vessie, la graisse 
et toutes les nombreuses espèces d'articulations.

Couvre les cheveux, et le reste de mes membres, 
dont j'ai pu oublié de mentionner les noms.

Couvre-moi, dans l'ensemble de mes cinq sens, 
et avec les dix portes formées (pour moi),
de sorte que, à partir de mes semelles 
jusques à la partie supérieure de la tête, 
dans aucun de mes membres, à l'intérieur ou à l'extérieur, 
je ne puisse être malade; 
que, de mon corps, la vie ne soit pas expulsée 
par la peste, la fièvre, la faiblesse, la souffrance, 
jusqu'à ce que, avec le don de la vieillesse venant de Dieu, 
j'efface mes péchés par de bonnes œuvres; 
et, quittant la chair, en étant exempt de souillure, 
je sois capable de voler vers les hauteurs, 
et, par la miséricorde de Dieu, 
je sois transféré dans la joie 
dans les calmes retraites de Son royaume.

(Version française Claude Lopez-Ginisty)

 

 

BONNE FETE AUX GILDAS ET GILDA

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The 14th meeting of the International Joint Commission For Theological Dialogue Between The Roman Catholic Church and The Oriental Orthodox Churches

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took place in Rome from January 22-27 2017, hosted by the Pontifical Council for Promoting Christian Unity.

Building upon the previous meeting's focus on the sacraments of Christian Initiation, the members turned in this meeting to the Holy Eucharist. Papers were presented by the participants from the respective churches on the historical, theological, ecclesiological aspects of the Holy Eucharist as celebrated in the Catholic Church and The Oriental Orthodox Churches. There was also discussion of modern pastoral issues, touching upon communities in diaspora, the challenges of secularism, reaching the young generation, and the possibility of pastoral adaptation of traditional liturgies. The discussion affirmed a common understanding of the doctrine of the Holy Eucharist and agreed that differences on practice in celebration of the Holy Eucharist are not fundamental in matters of doctrine.

The Syriac Orthodox Church of Antioch was represented by HE Mor Theophilose George Saliba Metropolitan of Mount Lebanon and HE Mor Theophilose Kuriakose.

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ഓറിയന്റൽ ഓർത്തഡോൿസ് സഭകളും, കാതോലിക്കാ സഭയും തമ്മിൽ വത്തിക്കാനിൽ ഒരാഴ്ച നീണ്ടു നിന്ന 14 മത് സംയുക്ത സമ്മേളനത്തിന് അനുഗ്രഹ പൂർണ്ണമായ സമാപനം ...മലങ്കര സഭയെ 
പ്രതിനിതികരിച്ചു അഭി.ഡോ ഗബ്രിയേൽ മാർ ഗ്രിഗോറിയോസ് ,അഭി.ഡോ കുര്യാക്കോസ് മാർ തെയോഫിലോസ്, അഭി.ഡോ യൂഹാനോൻ മാർ ദിമിത്രിയോസ് എന്നി പിതാക്കന്മാർ പങ്കെടുത്തു...

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The 14th meeting of the International Joint Commission For Theological Dialogue Between The Catholic Church and The Oriental Orthodox Churches Meeting took place in Rome from January 22-27 2017, hosted by the Pontifical Council for Promoting Christian Unity. 

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Joining delegates from Catholic Church were representatives of the following Oriental Orthodox Churches: The Antiochian Syrian Orthodox Church, the Arminian Apostolic Church, the Coptic Orthodox Church, the Ethiopian Orthodox Church and the Malankara Orthodox Syrian Church. 
H.G mar Gregorius ,H.G Mar Theophilus,H. G mar Dimithrius are represent from malankara

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Face aux persécutions, le Pape appelle à un chemin de communion entre orthodoxes et catholiques

(RV) Le Pape François s’est exprimé ce vendredi matin devant les membres de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et les Églises orthodoxes orientales. Cette organisation créée en 2003 tient actuellement sa 14e session.

Dans un contexte d’intensification des relations entre Occident et Orient, le Pape a renouvelé ses encouragements pour un rétablissement de la pleine communion, particulièrement dans le contexte dramatique des persécutions vécues par les chrétiens dans certains pays du Moyen-Orient.

Cyprien Viet.

«Baptisés en un seul Esprit» et «appartenant à un seul corps», comme le proclamait saint Paul dans sa première Lettre aux Corinthiens, les chrétiens des différentes Églises sont appelés à parcourir un «chemin vers ce jour tellement attendu dans lequel nous aurons la grâce de célébrer le Sacrifice du Seigneur au même autel, comme signe de la communion ecclésiale pleinement rétablie».

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Le Pape François a situé ces efforts dans le contexte brûlant des persécutions subies dans de nombreux pays orientaux. «Nous sommes conscients que des situations de si tragique souffrance s’enracinent plus facilement dans des contextes de pauvreté, d’injustice et d’exclusion sociale, dus aussi à l’instabilité générée par des intérêts souvent extérieurs, et par des conflits précédents qui ont produit des conditions de vie misérables, des déserts culturels et spirituels dans lesquels il est facile de manipuler et d’inciter à la haine», a remarqué le Saint-Père. Mais face à cette tragédie, les Églises doivent travailler ensemble, «proches de la souffrance, appelées à semer de la concorde et à reconstruire patiemment l’espérance, et réconfortant avec la paix qui vient du Seigneur, une paix que nous sommes ensemble tenus d’offrir à un monde blessé et lacéré.»

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Avec une pensée particulière pour les clercs et les fidèles «victimes d’enlèvements cruels» et pour «tous ceux qui ont été pris en otage ou réduits en esclavage», le Pape a rappelé que le cœur de la foi chrétienne ne «consiste pas en un message générique de paix et de réconciliation, mais en Jésus lui-même, crucifié et ressuscité». «Là où la violence appelle la violence et où la violence sème la mort, notre réponse est le pur ferment de l’Évangile, qui sans se prêter aux logiques de la force, fait surgir des fruits de vie aussi sur la terre aride, et des aubes d’espérance après les nuits de terreur.»

Le Pape a donc renouvelé son appel à l’œcuménisme des martyrs : «comme dans l’Église primitive le sang des martyrs fut la semence des nouveaux chrétiens, de même aujourd’hui, le sang des martyrs doit être une semence d’unité entre les croyants, signe et instrument d’un avenir de communion et de paix», a-t-il exhorté. Les différents participants à la réunion ont enfin récité le Notre Père, chacun dans sa langue, à l'invitation du Saint-Père.

(CV)(Source: Radio Vatican)

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Neo-Coptic icon of the Pentecost by Dr Stephane Rene:

Auprès de la Mère de Dieu le Verbe-incarné,accourons humblement et, pleins de repentir, nous prosternant devant elle, crions-lui du fond de notre cœur:

-Vierge de tendresse, Mère de Miséricorde,viens à notre secours, hâte-toi,ne laisse pas sans aide tes serviteurs notre unique espérance ici-bas repose en toi, ô modèle de l'Eglise. 


Toi plus vénérable que les chérubinset plus glorieuse incomparablement que les séraphins,Toi Qui sans tache enfantas Dieu le Verbe,Toi véritablement la Mère de Dieu, nous te Magnifions.

Amîn

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«J’ai toujours eu Jésus en moi»

«J’ai toujours eu Jésus en moi»

Marie-Claire, 25 ans, trisomique, vient de se voir confier par Mgr Marc Aillet, évêque du diocèse de Bayonne, la mission de prêcher l’Évangile auprès des plus pauvres.

 

Le destin n’a pas épargné Marie-Claire. Née avec une trisomie 21, elle a été abandonnée aussitôt après. Pourtant, « chaque jour, elle a le sourire du matin au soir », s’étonne Annie, sa mère adoptive. « J’ai toujours eu Jésus en moi », explique Marie-Claire. Fervente croyante, Annie, membre du conseil paroissial de Saint-Ambroise en la Vallée heureuse, dans la périphérie de Pau (Pyrénées-Atlantiques), lui a inculqué les valeurs catholiques dès sa plus tendre enfance. Mais « je l’ai toujours laissée suivre son cheminement, sans l’obliger à me suivre à la messe », précise-t-elle.

Aujourd’hui, les rôles se sont inversés. Marie-Claire transmet sa foi aux autres. Elle « évangélise » sur les marchés avec ses qualités : une grande spontanéité et beaucoup d’affection. Avec un certain succès. « J’ai de nombreux témoignages de gens éloignés de l’Église qui se sont reposé la question de la foi après l’avoir rencontrée », explique Mgr Marc Aillet, évêque du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron. « Deux personnes m’ont même écrit pour me dire combien elles avaient été touchées par la profondeur de sa foi et sa joie de vivre », poursuit-il. « À tel point que je me suis réconciliée avec le bon Dieu », peut-on lire dans ces lettres. Des exemples loin d’être d’isolés.

Il y a quelques années, un sans-domicile-fixe, ému par les paroles et les gestes attendrissants de Marie-Claire, l’a accompagnée à la messe. Un autre jour, dans une association de broderie – l’une de ses passions –, elle est parvenue à convaincre quelques femmes d’entamer une démarche de foi. Sa foi et son altruisme ne laissent pas insensible. « Beaucoup me disent qu’elle est “habitée” », rapporte Annie. « Marie-Claire ouvre d’autres voies et donne un nouveau souffle d’espérance à l’Église et à chacun », estime Dominick Parent, l’un des piliers de l’équipe d’animation paroissiale.

Pour Marie-Claire, c’est une évidence, elle doit consacrer sa vie à Jésus. Tous ces témoignages ont fini par convaincre Mgr Aillet de lui confier la mission d’évangéliser les plus pauvres. Le 15 septembre dernier, Marie-Claire a officialisé son engagement particulier – sans statut canonique – en l’église Saint-Pierre à Rontignon. L’église était comble pour l’occasion. « Certains n’étaient pas venus à la messe depuis très longtemps », observe l’évêque. « La foi permet d’éclairer, de vivre ensemble » assure, remplie de bonheur, celle qui porte désormais le prénom de Claire-Marie.

Source: La Croix / Article de Monsieur Nicolas César (à Bordeaux)

I have uploaded a video to my YouTube channel with audio file of my Key Note Address, with pictures from the day, delivered at the United Theological College, Bangalore for Indian Theological Student's Conference organized by Carey Society of UTC on January 23rd 2017. The conference was from 23rd till 25th. The Title of the address was “Church Amidst Diversity: An Invitation to be Adam”. For the text of the presentation go to: yuhanonmeletius.org

La Bible de Gutenberg numérisée est en ligne sur Gallica

Les deux exemplaires de la célèbre Bible de Gutenberg conservés à la Bibliothèque nationale de France, viennent d’être numérisée en très haute définition et ont rejoint le riche fonds de Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF.

Le premier exemplaire, complet, imprimé sur vélin, compte parmi les quatre très rares exemplaires de ce type conservés dans le monde. Il a été remarquablement enluminé à la main après impression. Cette Bible luxueuse de grand format était utilisée dans le cadre liturgique d’une abbaye de la région de Mayence.

Bible-Gutenberg_1a.jpg

Le second exemplaire, imprimé sur papier, est incomplet. Il est moins luxueux et devait être utilisé dans le cadre de l’étude. Il a toutefois la particularité d’offrir une notation qui permet de le dater précisément de 1456.

(Source: http://www.chemindamourverslepere.com/)

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DEUX LETTRES D'UN SPIRITUEL:

PÈRE JOSEPH L’HÉSYCHASTE

SUR LA PRIERE DU COEUR,

DÎTE "PRIERE DE JESUS"

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Introduction.

Quelques mots d’introduction me paraissent utiles aux quatre lettres du père Joseph portant sur la prière de Jésus.

« La prière intérieure pour moi est comme l’art de chacun... », c’est ainsi que le père Joseph décrit « son rapport » avec la prière du cœur voulant de cette manière montrer qu’il s’est mis à l’apprentissage auprès d’un maître tout comme un jeune apprenti se met à l’école d’un artisan pour apprendre l’art du métier. Or après de nombreuses années dans l’ascèse de la prière du cœur, le père Joseph est devenu à son tour un « maître ». Par « maître » nous ne voulons pas dire qu’il a acquis « la maîtrise » de la prière intérieure, mais c’est plutôt elle qui a fini par maîtriser les mouvements de son esprit.

Le père Joseph n’est pas un théoricien parmi beaucoup d’autres qui ont écrit sur la prière de Jésus. Bien que ces lettres soient de véritables traités de la prière du cœur dignes d’égaler ceux des Pères neptiques, le père Joseph se révèle plus un guide sûr qu’un théologien pour ceux qui veulent apprendre à prier la prière de Jésus : « Dieu, dit-il dans une lettre, est l’origine et le tout » de la prière intérieure. Et si quelqu’un trouve qu’il insiste sur la technique, il remarquera que le père Joseph a simplifié la forme, mais que l’intention fondamentale n’a pas changé : arriver par la prière de Jésus à un état où la grâce descend dans le cœur : « Car le but de la prière intérieure est la descente de la grâce ». Or quand la grâce prend possession du cœur, non seulement elle le renouvelle, mais elle le transforme en un Temple vivant où la Sainte Trinité vient habiter (Lettre 64). Dès lors nous ne sommes plus soumis à nous-mêmes mais à la prière de Jésus. Bienheureux est celui en qui régnera la prière intérieure car il ressentira une joie et une paix permanentes. « O la joie ! O la joie ! qui remplit notre être façonné de terre ! » À un moment donné, on sent dans les lettres l’impuissance du père Joseph à trouver les mots ou à les inventer pour exprimer ce bonheur qui par sa nature transcende toute expression.

Le père Joseph considère – et ceci pourrait surprendre certains – que la prière de Jésus est la seule qui assure sans faille la garde du cœur contre l’imagination alors que les autres formes de prière, même si elles sont bonnes, ne sont pas toutes imperméables à l’égarement de l’esprit. « O combien est effrayant l’égarement de l’esprit ! » Pour cette raison, il met en avant la valeur sûre de la prière intérieure : « La prière circulaire du cœur ne craint pas l’égarement. ». […]

Un petit-fils du Père Joseph l’Hésychaste.

 

Lettre 1. À un jeune homme qui demande de quelle manière s’appliquer à la prière du cœur.

 

 

Mon Bien-aimé en Christ,

J’espère que tu te portes bien. Aujourd’hui, j’accuse réception de ta lettre et je réponds aux choses que tu m’écris. Les informations que tu me demandes n’exigent ni temps ni peine de ma part pour te les donner.

La prière intérieure pour moi est comme l’art de chacun puisque je m’y exerce depuis plus de trente-six ans. Quand je suis arrivé à la Sainte Montagne, je me suis sans tarder mis à la recherche d’ermites qui s’appliquaient à la prière [dans ces lettres la prière veulent dire la prière intérieure ou du cœur]. En ce temps, ils étaient nombreux – avant quarante ans – et ils étaient pleins de vie. Hommes de vertus. Des pères spirituels chevronnés. Nous avons choisi l’un d’entre eux mais nous les tenions tous pour nos guides.

Pour ce qui est de la prière, son activité (praxis) consiste à se faire continuellement violence pour la répéter sans relâche avec la bouche. Rapidement, au début, pour ne pas laisser le temps à l’esprit (noûs) de former une quelconque idée de grandeur. Tâche seulement d’appliquer ton attention aux mots : « Seigneur Jésus Christ, aie pitié de moi. » Après un assez long temps dans cette activité, l’esprit finira par s’y habituer et les récitera [sans effort]. Il y prendra plaisir car il y goûtera comme à du miel. Et il cherchera à la pratiquer continuellement. S’il l’abandonne, il éprouvera de la peine.

Quand l’esprit s’y habitue et s’en rassasie – en assimilant bien la méthode – il l’envoie au cœur. Car l’esprit est le fournisseur du cœur et son travail principal consiste à y faire descendre tout ce qu’il trouve de bon ou de mauvais ; car le cœur est le centre de la puissance spirituelle et corporelle de l’homme, le trône de l’esprit. Ainsi, lorsque celui qui prie garde son esprit à l’écart de toute imagination, et applique son attention aux paroles de la « prière », en aspirant légèrement avec un certain effort et avec sa propre volonté, il pousse son esprit vers son cœur, le tient à l’étroit, en retenant son souffle et dit avec rythme la prière : « Seigneur Jésus Christ, aie pitié de moi ! »

Au début, il répétera la prière plusieurs fois avant de prendre une respiration. Ensuite, quand l’esprit s’accoutumera à se tenir dans le cœur, il prononcera avec chaque respiration la prière : « Seigneur Jésus Christ » en aspirant et « aie pitié de moi » en expirant. Cette façon de faire durera jusqu’à ce que la grâce descende dans l’âme et s’active. Puis vient la contemplation (théoria).

La « prière » est donc récitée en tout lieu et en diverses postures : assis comme couché, en marchant ou en se tenant debout. « Priez sans cesse et rendez grâce en toutes circonstances », dit l’apôtre (1 Th 5, 18). Il ne suffit pas seulement de prier couché au lit. Il faut lutter. Debout – assis. Quand tu te fatigues, assieds-toi. Et encore debout. Ne cède pas au sommeil.

Tous ces exercices portent le nom de praxis. Tu montres ainsi à Dieu ta disposition intérieure ; car le résultat dépend de lui. De lui provient la force nécessaire. Dieu est l’origine et la fin [de la prière du cœur]. Sa grâce opère tout. Elle est la force motrice.

Or l’amour apparaît et opère en celui qui garde les commandements : quand tu te lèves la nuit pour prier, quand tu es mû de compassion pour un malade, et quand tu te montres miséricordieux envers la veuve, les orphelins et les personnes âgées, alors Dieu t’aime. Et toi, à ton tour, tu lui montres ton amour. C’est lui qui t’a aimé le premier et répand sa grâce. Et nous, nous lui rendons « ce qui est à toi, le tenant de toi. » Quand tu cherches Dieu par la seule « prière », ne laisse pas sortir un souffle de ta bouche sans l’associer à elle. Tâche encore une fois de garder ton esprit loin des chimères. Car le divin est sans forme, sans figure et sans couleur. Il est plus que parfait. Il rejette toute forme de syllogisme. Il opère et agit comme une brise légère sur notre esprit. Quant à la componction, elle vient quand tu médites sur les choses qui ont attristé Dieu. Alors qu’il est tellement bon, doux, miséricordieux, qu’il est le bien et la plénitude d’amour, et qu’il a été crucifié et a enduré toutes les souffrances ; si tu médites sur toutes ces choses et sur combien d’autres encore, ton cœur se remplira de componction.

Si donc tu le peux, applique-toi à la prière à haute voix et incessamment. Tu t’y habitueras en deux ou trois mois. La grâce te couvrira et te rafraîchira. Et lorsque l’esprit recevra la prière, tu ne la diras plus par la bouche. Tu auras alors du répit. Et encore de nouveau, lorsque l’esprit l’abandonnera, la langue la reprendra. La violence envers soi doit porter sur l’effort vocal de dire la prière jusqu’à ce que l’habitude s’installe. Ensuite, ton esprit prononcera la prière sans peine tout au long de ta vie.

Lorsque tu viendras, comme tu nous l’annonces, à la Sainte Montagne, viens nous voir. Mais alors nous parlerons d’autres choses. Tu n’auras pas de temps pour la prière. Tu ne t’y mettras que lorsque tu auras réalisé la paix (hésychia) en ton esprit. Ici, tandis que tu visiteras les monastères, ton esprit sera occupé à écouter et à regarder.

Je suis certain pourtant que tu réussiras à te former à la prière. N’en doute pas. Seulement frappe à la porte de la divine miséricorde et le Seigneur t’ouvrira. Aime-le beaucoup, pour recevoir beaucoup. Car c’est selon le degré d’amour que nous lui montrons, que nous recevrons peu ou prou.

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Lettre 2. Au même, encore sur la prière
et plusieurs autres thèmes.

 

 

Je suis heureux de constater ton ardeur qui ne peut que profiter à ton âme. Et moi, de mon côté, j’ai la soif d’être utile à chaque frère qui veut être sauvé. Alors, mon bien-aimé et plus que tendre frère, ouvre bien grandes tes oreilles. La prédestination de l’homme, depuis qu’il est né dans cette vie, est de trouver Dieu. Il ne peut y arriver que si Dieu l’ait en premier cherché. « En lui nous vivons et nous nous mourons », mais les passions nous ont clos les yeux de l’âme et nous empêchent de voir. Lorsque le plus-que-bon Dieu tourne son regard sur nous, nous nous réveillons comme d’un sommeil et nous commençons à quêter notre salut.

Quant à ta première question : Dieu maintenant t’a vu, t’a illuminé et te guide. Travaille à faire sa volonté là où tu es. Dis sans relâche la prière avec la bouche et avec l’esprit. Quand ta bouche se fatiguera à force de dire la prière, l’esprit prendra la relève. Et de nouveau, quand l’esprit se lassera, la bouche recommencera. Seulement ne t’arrête pas. Fais beaucoup de métanies. Veille la nuit autant que ta force te le permet. Lorsqu’une flamme s’allumera dans ton cœur et qu’un amour envers Dieu l’embrasera, lorsque tu chercheras l’hésychia, parce que tu ne pourras plus rester renfermé dans le monde – car la prière brûle dans ton for intérieur, dès que tu éprouveras tout cela, écris-moi et je te dirai quoi faire. Si toutefois, la grâce ne s’active pas de cette manière, mais que toi tu ne relâches pas ton zèle et pratiques les commandements du Seigneur à l’égard de ton prochain, alors trouve en cela ton repos car tu es bien comme tu es. Ne cherche pas à recevoir plus... Sur le sens de la différence entre les trente, soixante et cent [deniers], tu le liras dans l’Évergetinos. Tu y trouveras aussi bien d’autres choses fort utiles.

Réponse à tes autres questions : la prière en principe devrait être pratiquée mentalement. Mais parce qu’au commencement l’esprit n’en a pas l’habitude, il oublie. C’est pourquoi il est nécessaire d’alterner et de réciter la prière tantôt avec la bouche tantôt avec l’esprit jusqu’à ce qu’il en soit rassasié et qu’elle devienne activité [énergia].

On appelle activité la sensation de joie et d’allégresse que tu éprouves à l’intérieur de toi pendant la prière. Lorsque donc l’esprit entre « en possession » de la prière, celle-ci devient l’émotion de joie dont je viens de parler et se dit continuellement sans effort de ta part. On donne à cet état le nom de sensation – activité [énergia] – parce que la grâce opère sans le concours de la volonté de l’homme. Celui qui a atteint cet état, marche, dort, se réveille et à l’intérieur de lui-même a la prière incessante. Celui-là est rempli de paix et de joie.

En ce qui a trait aux heures de la prière, puisque tu vis dans le monde et que tu as maintes préoccupations, lorsque tu trouveras quelque temps de libre, adonne-toi à la prière. Fais-toi violence pour ne pas la négliger. Quant à la contemplation, c’est chose très difficile car elle exige que l’on ait la paix intérieure absolue.

La condition spirituelle se divise en trois états selon l’activité de la grâce en chaque homme. Le premier état est celui de la purification où la grâce purifie l’homme ; toi, tu te trouves dans cet état-là. Chaque élan que tu ressens pour les choses spirituelles est tributaire d’elle. Aucune initiative dans ce domaine ne t’appartient en propre ; la grâce mystiquement opère tout. Cette grâce, donc, lorsque tu te fais violence, élit domicile en toi pendant un certain nombre d’années. Et lorsque l’homme progresse dans la prière intérieure, il reçoit une autre forme de grâce, de beaucoup différente de la précédente.

Donc, le premier état s’appelle sensation-énergie et il est identique à la grâce purificatrice, car l’orant ressent à l’intérieur de lui-même une motion-énergie divine.

Le deuxième état correspond à celui de l’illumination ; car on reçoit la lumière de la connaissance qui amène à la contemplation de Dieu. Il ne faut pas la confondre avec « les lumières », les fantaisies, les diverses représentations. Mais elle éclaire l’esprit, le rend limpide et lumineux, elle opère la purification des pensées, elle ouvre l’intelligence aux pensées élevées. Pour acquérir cette grâce, l’orant doit être dans un état parfait de paix intérieure (hésychia) et avoir un guide expérimenté. Le troisième état - la descente proprement dite de la grâce [dans le cœur] – est celui de la grâce qui parfait et qui est un grand don. Je ne t’écris pas davantage là-dessus car ce n’est pas nécessaire. Si toutefois tu désires lire à ce sujet, j’ai écrit, malgré mon ignorance, sur les énergies opérantes de la grâce, une œuvre intitulée « Trompette spirituelle ». Essaie de la trouver. Achète aussi les écrits de saint Macaire chez l’éditeur Schinias, et ceux de l’abbé Isaac [Saint Isaac le Syrien] et tu en tireras beaucoup de profit. Écris-moi sur les transformations [spirituelles] que tu éprouveras et moi je te répondrai avec beaucoup d’empressement.

Ces temps-ci, je ne m’arrête pas de répondre aux lettres que je reçois. Cette année, des personnes sont venues d’Allemagne dans le seul but de connaître la prière du cœur. Je reçois des lettres d’Amérique qui décèlent un empressement, comme de Paris et, dans toutes, les auteurs s’enquièrent de la prière intérieure. Mais ici, chez-nous, c’est le contraire. Est-ce une corvée que d’invoquer sans relâche le nom de Jésus pour nous attirer sa miséricorde ?

Pour finir, une idée erronée qui provient du malin, prédomine : à savoir qu’en pratiquant la prière, on tombe dans l’erreur alors que c’est le contraire. Celui qui en sent le désir, qu’il s’y applique. Et lorsque l’activité de la prière aura duré longtemps, celui-là deviendra lui-même un paradis. Il se libérera des passions, il se transformera en un homme nouveau. Et si celui qui s’adonne à la prière vit dans le monde, il en recevra beaucoup plus de bienfaits que celui qui a choisi le désert.

(Reproduit de Contacts, Vol. 43, No 154, 1991)

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

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Ô Dieu, envoie-nous des fous

qui s’engagent à fond,

qui aiment autrement qu’en paroles,

qui se donnent pour de vrai et jusqu’au bout.

Il nous faut des fous, des déraisonnables,

des passionnés, capables de sauter dans l’insécurité : l’inconnu toujours plus béant de la pauvreté.

Il nous faut des fous du présent, épris de vie simple,

amants de la paix, purs de compromission,

décidés à ne jamais trahir, méprisant leur propre vie,

capables d’accepter n’importe quelle tâche,

de n’importe où, à la fois libres et obéissants,

spontanés et tenaces, doux et forts.

Ô Dieu, envoie-nous des fous.

 

(Père Louis-Joseph Lebret) 

SIGNEZ LA PETITION POUR LA LIBERATION DES DEUX EVÊQUES QUIDNAPES EN SYRIE /PETITION ON THE ABDUCTION OF THE TWO HIERARCHS OF ALEPPO SYRIAToujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons... 

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*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

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N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)
 
 
 
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Arme invincible, soutien de la foi, Très Sainte Croix , 
nous te chantons, / devant toi nous prosternant avec foi: / tu es le refuge, la gloire des chrétiens; / gardienne des orthodoxes et fierté des martyrs, / à juste titre nous te glorifions.

Croix de Jésus, armure des chrétiens, / tu donnes aux rois victoire et tu renverses les démons: / à ceux qui se prosternent devant toi / donne ta protection et la grande miséricorde.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn

Tous ceux qui d'un cœur ardent / se prosternent pieusement / devant le croix et les souffrances de ton Fils,  / fais qu'ils deviennent, ô Mère de Dieu, / les citoyens du Paradis / et les héritiers de la gloire des cieux.

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The Monastery of Mor Hananyo/Saffron Monastery (Dayro d-Mor Hananyo/Kurkmo

Dayro/Daryulzafaran Manastırı) in Tur Abdin Turkey

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Le monastère de mor hananyo / monastère du safran (dayro d-Mor Hananyo / Kurkmo Dayro /

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daryulzafaran manastırı) dans le Tur Abdin (Turquie)

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Seul l'amour peut vaincre la séparation

par le père Alexandre Men

Mère de Dieu et Christ Sauveur


Lettre à Mère Victorine (Zoia Alexandrovna Rosaillon-Sochalskaïa 1916-1974), moniale au monastère Gorni de l’Église orthodoxe russe à Ein-Karem (Jérusalem).

Chère Mère Victorine,

Enfin, Dieu nous a donné d’entrer en correspondance. J’ai entendu dire que vous étiez malade, très triste et bien seule loin de votre terre natale. Ici, nous avons tous prié pour vous et nous espérons que Dieu vous affermira, dans votre âme et votre corps. Merci à vous qui, en Terre sainte, n’oubliez pas mes proches, maman et moi. Je serais heureux de vous être utile. Peut-être un lien avec votre patrie vous sera-t-il agréable.

Voici bien longtemps déjà que vous témoignez de la fidélité au Seigneur et à l’Église. Les années et la maladie vous poussent maintenant à regarder en arrière et à porter un jugement. Vous devez remercier le Seigneur de vous avoir accordé la grâce de porter votre petite flamme dans les sombres allées de la vie. Car nous sommes tous comme les vierges de l’Évangile avec leurs lampes. « Voici venir l’époux au milieu de la nuit... » Nous manquons d’huile, mais qu’avons-nous en propre, d’une manière générale ? Tout vient de Dieu, le bien et les difficultés. Il faut remercier le Seigneur de nous avoir donné la force de faire face. Et si l’obscurité nous entoure, quoi d’étonnant à cela ? Du reste, je voudrais vous consoler : je ne crois pas que la foi soit à ce point en décadence. Elle est là, comme toujours. Car, en tout temps, il y a eu beaucoup de tentations et de mal. Vous citez les exemples des saints évêques. Était-ce plus facile pour eux ? Rappelez-vous la vie de saint Jean Chrysostome ou de saint Philippe, métropolite de Moscou. C’est de leurs proches qu’ils avaient à souffrir. Mais, comme on dit, plus la nuit est noire, plus les étoiles sont brillantes. Le Seigneur ne nous a pas promis un chemin trop facile. Mais il a dit que la vérité ne serait pas détruite.

Vous parlez du développement des sectes, des gens qui cherchent du nouveau. Mais c’est bien là en partie notre faute, et le signe aussi de la nécessité vitale d’une vie spirituelle. Dieu entend l’homme qui cherche. Je pense que rien de bon ne meurt en pure perte. Il en était ainsi dans les premiers siècles, comme encore aujourd’hui. Ce n’est pas l’appartenance à telle ou telle église qui est déterminante : Ivan le Terrible – qui a condamné Philippe de Moscou – et le patriarche Théophile – qui a condamné Jean Chrysostome – étaient orthodoxes. Bien sûr, c’est triste que nous ne puissions pas attirer les gens par notre foi. Mais nous ne pouvons rejeter la faute sur personne d’autre que sur nous-mêmes. Le salut des âmes, c’est le mystère de Dieu. « L’Esprit souffle où il veut... » (Jn 3,8). Le Seigneur juge autrement que nous. Certes, la vérité est toujours persécutée, mais ce n’est pas un critère. Bien des religions sont, elles aussi, persécutées. En Chine, par exemple, on persécute en ce moment les adeptes de Confucius ; nous les plaignons, évidemment, mais cela ne signifie pas pour autant que Confucius détienne la vérité. Les hérétiques aussi ont été persécutés. Et le monastère d’Optina nous est cher non en raison des tracasseries administratives qu’il a subies, mais parce qu’il y régnait un esprit d’amour et une ouverture qui attiraient vers les startsi les gens les plus remarquables de leur temps.

Si notre passé orthodoxe a effectivement de quoi nous réjouir – il recèle des trésors inestimables – nous ne devons pas pour autant l’idéaliser. S’il avait été aussi parfait qu’on le prétend, les orthodoxes auraient été plus fermes. Beaucoup de difficultés viennent des défauts des chrétiens. La vie nous confronte sans cesse à de nouvelles exigences ; elle devient plus compliquée et difficile. On ne peut pas avancer avec le seul passé pour bagage. L’Évangile, c’est un esprit toujours nouveau et vivant, non un tableau figé, immobile comme un monument de l’antiquité. Oui, Jean Climaque est grand. Oui, grands aussi sont les ascètes plus récents. Mais ils vivaient dans d’autres conditions et écrivaient le plus souvent pour des gens qui ne vivaient pas dans le monde. Il faut donc que les orthodoxes trouvent, là où ils sont, leur propre chemin vers une vie en plénitude. Lisez les Écrits spirituels du père Alexandre Eltchaninoff. Voilà une vérité vieille et éternellement neuve, exposée dans un langage actuel. Mais comme nous avons peu de livres de cette veine ! Vous avez raison de dire que chaque chrétien, même le plus humble, est responsable de la foi de l’Église. Demandons donc à Dieu les forces, la paix intérieure, l’amour et le don de la prière.

Les controverses entre les chrétiens ne sont pas faites pour arranger les choses. Des siècles de confrontations n’ont produit que des raidissements. Or, il nous est dit qu’avant de présenter notre offrande, nous devons être réconciliés avec notre frère (cf. Mt 5,23-24).

Je comprends bien vos sentiments, lorsque vous parlez des catholiques. Mais ce n’est pas pour rien que nous prions « pour l’union de tous ». Ces paroles-là ne devraient pas être vaines. Tant que nous serons divisés, Dieu ne nous donnera pas de forces.

Vous savez aussi bien que moi que les catholiques ont la même foi dans le Dieu trinitaire et le Christ Dieu fait homme que nous, qu’ils vénèrent aussi la Mère de Dieu et les saints – y compris beaucoup des nôtres -, que les Pères de l’Église nous sont communs. Leur hiérarchie se fonde sur la succession apostolique, comme la nôtre. C’est pour cela que notre Église reconnaît la validité de leurs sacrements. Vous dites vous-mêmes qu’ils ont beaucoup de personnes excellentes – j’ajouterai que chez nous il n’y a pas que des Jean de Cronstadt, mais toutes sortes de gens. Même après la séparation, la grâce ne les a pas quittés. L’évêque Théophane le Reclus estimait beaucoup les écrits de saint François de Sales; il appréciait aussi les livres de Thomas à Kempis, qui ont été traduits deux fois en Russie. Notre archevêque Luc aimait François d’Assise et le citait souvent dans ses sermons. Saint Nicodème l’Hagiorite a traduit les écrits de l’ascète occidental Scupoli, La Garde spirituelle, que l’évêque Théophane a traduit en russe sous le titre de La Garde invisible. Il a également traduit les Exercices spirituels d’Ignace de Loyola en grec pour les moines orientaux. Quant à saint jean de Tobolsk, il a traduit l’Héliotrope, un livre catholique là aussi.

Ces quelques exemples montrent que la différence n’est pas si profonde entre la vie spirituelle de l’Occident et celle de l’Orient. Chaque peuple, bien sûr, a ses coutumes, son profil spirituel, son histoire. Mais l’Église ne peut pas être uniforme ; elle doit vivre dans toutes les formes. Ce que le Christ a fondé « sur la pierre » était et reste un. Ce sont les hommes et leurs péchés qui sont cause de divisions. Et nos Pères nous ont enseigné qu’il faut voir avant tout ses propres péchés.

Vous dites que les catholiques sont fanatiques, parce qu’ils « ne veulent pas se soumettre à nous ». Mais pourquoi l’Église aurait-elle besoin de soumission? Le Christ nous a-t-il appelés à dominer? Pour ce qui est de leur hiérarchie – le pape, etc. – cela n’a pas de rapport avec la vie spirituelle. Ce n’est pas à nous de résoudre ces questions complexes. Seul un concile œcuménique peut le faire ; tant qu’il n’a pas eu lieu et publié son jugement, toutes les particularités – nombreuses – de l’Église d’Occident restent des » opinions théologiques » de ses membres et de sa hiérarchie.

Pour le salut de l’âme et la vie spirituelle, l’important c’est la foi, la prière, l’amour, les sacrements. La seule possibilité pour des frères séparés de se comprendre, c’est d’être bienveillants les uns envers les autres.

Vous dites qu’il ne faut pas de rapprochement dogmatique. Vous avez raison, car les fondements des dogmes nous sont communs ; il n’y a rien à rapprocher en particulier. Nous n’avons pas formellement adopté le dogme de l’Assomption au ciel de la Mère de Dieu, mais il est présent dans la liturgie et la tradition. Les catholiques sont prêts à renoncer au » filioque ». Reste la primauté du pape... Mais là aussi il y a l’espoir que la situation s’éclaircira. Quant à l’inimitié, elle ne fait que nous aveugler.

Si les catholiques sont mal disposés envers nous – mais je sais qu’il n’en est pas ainsi : le pape, par exemple, a demandé pardon à l’Église d’Orient pour les fautes du passé ; le pape Paul VI et le patriarche Athenagoras se sont réconciliés – nous devons, les premiers, leur montrer l’esprit de l’humilité et de l’amour chrétiens. Nous ne devons pas chercher les faiblesses d’autrui, mais nous attrister des nôtres. Ce n’est qu’ainsi que nous pouvons espérer le pardon et la guérison. Chaque peuple a ses justes et ses ascètes, manifestés et cachés. Les chrétiens d’Occident aussi ont leurs confesseurs, des maîtres spirituels authentiques, qui appellent à l’action et à l’amour chrétiens. Cela doit nous réjouir, nous les orthodoxes, car il y a beaucoup de demeures dans la maison du Père. Il ne nous sied pas d’être intolérants, jaloux et critiques.

Récemment, notre concile local a levé les anathèmes qui frappaient les Vieux-croyants [groupe schismatique qui s’est séparé de l’Église orthodoxe russe au milieu du XVIIe siècle suite à des tentatives maladroites du patriarche Nikon de réformer les rites et les textes liturgiques.] Eux aussi ont des différences avec nous : ils nous reprochent nos rites et notre traduction du Symbole de la foi; de plus, ils ne nous aiment pas. Pourtant, comme c’est beau que nous leur ayons tendu la main les premiers ! C’est précisément ainsi que les chrétiens doivent agir, au lieu d’attendre que les autres le fassent, même s’ils ont été coupables il y a plusieurs siècles.

Qu’ajouter? Puisque notre Église reconnaît les sacrements de l’Église d’Occident, cela veut dire qu’essentiellement il n’y a pas deux Églises, mais bien une seule Église qui se trouve dans un état de schisme déplorable. Cette séparation ne peut être surmontée que par l’amour.

Pardonnez-moi si je vous ai attristée, mais je dois vous dire ce que je pense et je suis sûr que si vous examinez attentivement la question, si vous prêtez attention aux vies des saints – y compris à celles des contemporains comme Damien de Veuster, Bernadette Soubirou, Maximilien Kolbe – et aux écrits des ascètes d’Occident, vous verrez que ce qui nous unit est bien plus important que ce qui nous sépare. Nos ascètes, incontestablement, sont grands, mais si on leur ajoute la nuée des ascètes occidentaux, nous n’y perdons rien, bien au contraire ! […]

Ne m’en voulez pas de vous écrire des choses désagréables. Mais je pense que vous ne condamnerez pas ma sincérité. De tout mon cœur je vous souhaite la paix et la fermeté. Ne nous oubliez pas dans vos prières. Maroussia V. et maman vous saluent.

Votre archiprêtre Alexandre M.

Extrait du livre d’Alexandre Men, 
Le Christianisme ne fait que commencer, 
Cerf/Le sel de la terre, 1996. pp. 58-65.

Sept témoignages de Dieu…  (suite 2 / 2)

4ème témoignage : La Personne du Seigneur

Puis vient le quatrième témoin, au centre des sept. C’est bien sûr la personne même du Seigneur. S’il y a un témoin par excellence, incomparable, à nul autre semblable, c’est bien le Seigneur. Il a rendu un témoignage divin, bien sûr, et par conséquent parfait. Dans l’évangile selon Jean nous lisons (3:31-33) : « Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est de la terre, et parle comme étant de la terre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous ; et de ce qu’il a vu et entendu, de cela il rend témoignage ; et personne ne reçoit son témoignage. Celui qui a reçu son témoignage, a scellé que Dieu est vrai ».

Si des hommes ont parlé, rendu témoignage, si des prophètes ont parlé, l’épître aux Hébreux nous déclare, en commençant, que Dieu a parlé dans le Fils ou « en Fils ». La Parole de Dieu, la pensée de Dieu incarnée a été donnée à connaître de manière particulière par le message, par le ministère, par la vie du Seigneur. Bien sûr que c’est le seul témoignage qui ait été parfait, sans aucune défaillance, témoignage lié à l’excellence de Sa personne, puisqu’il nous est dit de Lui qu’Il était l’empreinte de Sa substance et le resplendissement de Sa gloire. L’homme n’a pas vu cette gloire, gloire morale, et il ne l’a même pas discernée. Mais le Seigneur était Dieu manifesté en chair, ce grand mystère de la piété dont parle Paul en écrivant à Timothée.

Il a été le témoin par excellence, innocent, bien qu’ayant la connaissance du bien et du mal. Il a été l’homme parfait qui s’est approché du pécheur sans jamais connaître le péché. Il n’a ni commis ni connu le péché. Il a été le témoin par excellence. Bien sûr quant à Sa personne et quant à Sa marche, quant à Sa vie, Il a été le témoin également incomparable : « je fais toujours les choses qui Lui plaisent », « je me suis toujours proposé l’Éternel devant moi » : quel témoignage ! Ce témoignage d’obéissance, de soumission, avait déjà été exprimé par le langage prophétique : « voici je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté » (Héb. 10:7, 9). Quel chemin que celui du Seigneur ! On peut dire que du premier pas au dernier pas, il s’est dégagé le même parfum pour Dieu, de sorte que le Seigneur, comme Seigneur, peut sceller Lui-même sa vie d’homme sur la terre, ne la remettant, pas plus que son œuvre, à l’appréciation de personne, en disant (dans l’évangile du Fils de Dieu) : « je t’ai glorifié sur la terre » (Jean 17). Cette parole « je t’ai glorifié sur la terre » est un témoignage rendu dès son entrée dans ce monde et tout au long de son ministère, — un témoignage rendu quant à Sa personne, quant à Ses paroles, quant à Ses œuvres. « Les œuvres que je fais », dit ce même évangile de Jean, « rendent témoignage de moi ». Encore fallait-il Le voir, et fallait-il Le recevoir !

Or en même temps que son témoignage est annoncé, la Parole déclare déjà : « personne ne reçoit son témoignage » (Jean 3:32). Sa marche, sa mission ont été à la satisfaction parfaite de Dieu. Dieu Lui-même a déclaré par deux fois le plaisir qu’Il trouvait en Lui ; mais plus le témoin est fidèle, moins il est connu et reçu. Comme témoin, Il a été rejeté, et quel témoignage rendu sur la croix ! Ce n’est pas sans raison que c’est le seul homme qui emporte dans le ciel ce titre de « témoin », cité deux fois au début de l’Apocalypse : Jésus Christ le témoin fidèle. Il est le témoin par excellence, et la qualité, la perfection, la continuité absolue de Son témoignage rendu à Dieu Lui-même dans ce monde, fait que ce titre de témoin est associé à Sa personne comme homme glorifié. Le témoin fidèle…

On peut dire qu’Il a été la manifestation sans aucune restriction de toute la pensée, de toute la volonté, de toute la nature de Dieu, puisque la plénitude de la déité s’est plu à habiter en Lui. Lorsque Dieu habite avec l’homme, c’est toujours une grâce, et lorsqu’Il a habité dans la personne de son Fils, c’était un plaisir. C’est le Seul à l’égard duquel il nous est dit que cette plénitude s’est plu à habiter dans l’homme Christ Jésus. N’a-t-Il pas été la manifestation sans aucune restriction de tous les caractères divins dans ses gloires variées, dont l’amour, on peut dire, est le rayon le plus élevé.

5ème témoignage : Le Père

Un témoignage excellent, lié à celui du Seigneur, est le témoignage du Père. C’est le témoignage de Dieu le Père rendu à l’égard de Son Fils, et la Parole est là dans ces mêmes chapitres pour nous le dire : « Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est de la terre, et parle comme étant de la terre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous ; et de ce qu’il a vu et entendu, de cela il rend témoignage ; et personne ne reçoit son témoignage. Celui qui a reçu son témoignage, a scellé que Dieu est vrai ; car celui que Dieu a envoyé parle les paroles de Dieu, car Dieu ne donne pas l’Esprit par mesure. Le Père aime le Fils, et a mis toutes choses entre ses mains. Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3:33-36). Le Père aime le Fils, Il a mis toutes choses entre ses mains. Au ch. 5:37, nous avons un témoignage : « Et le Père qui m’a envoyé, lui, a rendu témoignage de moi ». Le Père a rendu, on pourrait dire, publiquement témoignage de Lui par ces deux déclarations, d’une part en sortant du Jourdain, d’autre part à la montagne de la transfiguration, où Dieu déclare le plaisir qu’Il trouve dans son Fils bien-aimé.

Dans la première épître de Jean nous avons également le témoignage du Père : « Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car c’est ici le témoignage de Dieu qu’il a rendu au sujet de son Fils. Celui qui croit au Fils de Dieu, a le témoignage au dedans de lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu, l’a fait menteur, car il n’a pas cru au témoignage que Dieu a rendu au sujet de son Fils » (1 Jean 5:9-10). Nous ne pensons pas peut-être toujours et suffisamment à l’appréciation de Dieu à l’égard de son Fils, notamment dans son chemin d’homme sur la terre. Ne pas croire au témoignage de Dieu qu’Il a rendu au sujet de son Fils, c’est être assuré d’être condamné. Qui croit au Fils à la vie ; en dehors de cela, il n’y a que la mort et le jugement. Le témoignage de Dieu, qui pourrait le contester ?

6ème témoignage : L’Esprit

Sixièmement, l’heure de la croix arrive. En 1 Jean 5 nous avons le témoignage rendu par l’Esprit, mais lisons d’abord ce que le Seigneur Lui-même dit à cet égard en Jean 15:26 : « Mais quand le Consolateur sera venu, lequel moi je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité, qui procède du Père, celui-là rendra témoignage de moi », et en 1 Jean 5:6 nous lisons : « C’est lui qui est venu par l’eau et par le sang, Jésus le Christ, non seulement dans la puissance de l’eau, mais dans la puissance de l’eau et du sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, car l’Esprit est la vérité ; car il y en a trois qui rendent témoignage : l’Esprit, et l’eau, et le sang, et les trois sont d’accord pour un même témoignage ».

L’Esprit rend témoignage : le fait que le Saint Esprit s’est posé sur Lui sous la forme corporelle d’une colombe au jour où le Seigneur remontait des eaux du Jourdain est déjà une manifestation de ce témoignage rendu par l’Esprit. Il s’est posé sur le Seigneur pour sceller le Fils de Dieu de Sa présence. Lorsque le Seigneur dit en 1 Jean 5:6 : « c’est Lui qui est venu par l’eau et par le sang », sa venue n’est pas ici en rapport avec l’incarnation, mais en rapport avec Son œuvre. C’est exactement ce que nous avons en Jean 12 quand il est dit : « Je suis venu à cette heure ». « Maintenant mon âme est troublée ; et que dirai-je ? Père, délivre-moi de cette heure ; mais c’est pour cela que je suis venu à cette heure » (Jean 12:27). Ce n’est pas l’incarnation cela, mais c’est le Seigneur dans son obéissance, que rien ne pouvait détourner. Il a poursuivi son chemin et Il est arrivé jusqu’à cette heure-là où Il devait s’offrir, et c’est ce même « venu » que nous avons dans 1 Jean 5:6 : Lui qui est venu par l’eau et par le sang, Jésus Christ.

Ces trois éléments l’eau, le sang et l’Esprit ne sont pas nécessairement cités dans un ordre historique, mais dans un ordre moral. L’eau nous parle de la mort ; Il est entré dans les eaux profondes ; nous avons à cet égard la figure bien connue des douze pierres dans le Jourdain ; Il a dû entrer dans les eaux de la mort. Et le sang nous parle du don de sa vie ; la vie est dans le sang. L’Esprit, l’eau et le sang, ces trois éléments sont d’accord. Cette expression est frappante : c’est comme s’ils avaient conversé ensemble ; ils sont d’accord pour un unique et même témoignage.

Nous sommes mis au bénéfice de l’œuvre du Seigneur, Il est entré dans les eaux profondes où les algues ont enveloppé sa tête (Jonas 2:6) ; nous sommes au bénéfice du don de Sa vie. Le sang a été versé par des mains iniques à leur totale responsabilité, mais quant au don de la vie, c’est Lui-même qui l’a fait, « personne ne me l’ôte, je la laisse de moi-même ». Et l’Esprit est là pour rendre témoignage de ces choses ; Il vient sceller en quelque sorte ce double témoignage, et les trois sont d’accord pour rendre témoignage. Dieu mentionne dans les Écritures comme un témoignage multiple, trois témoins qui attestent la valeur de l’œuvre de Christ. Dieu rend témoignage à son Fils par ces trois éléments.

7ème témoignage : Les rachetés au-delà de l’œuvre de la croix

Enfin nous avons le septième « moyen » par lequel Dieu rend son témoignage. Ce sont ses rachetés au-delà de l’œuvre de la croix. Ces rachetés comportent, bien sûr, ceux desquels nous faisons partie par grâce, les rachetés de l’économie de la grâce, son assemblée, son église. Il s’y ajoutera les témoins, combien fidèles, qui souffriront après la venue du Seigneur, et desquels il nous est parlé d’une manière si éloquente et élogieuse, incomparable, dans le chapitre 14 de l’Apocalypse. Ces témoins connaîtront les souffrances des grandes tribulations, et il nous est dit d’eux qu’ils sont irréprochables, ils suivent l’Agneau où qu’Il aille. Nous ne trouvons pas une appréciation divine d’un tel niveau dans les temps précédents. Que nous soyons nous-mêmes rendus irréprochables, c’est notre position en Christ, irrépréhensibles et irréprochables en Christ ; mais ça ne concerne pas notre marche et notre responsabilité, c’est ce que nous sommes en Christ devant Dieu. Mais dans ce chapitre 14 de l’Apocalypse, il s’agit des saints de l’économie apocalyptique, de la deuxième demi-semaine de Daniel, les saints de cette grande tribulation où chaque pas de fidélité les expose à la mort. Ils suivent l’Agneau où qu’il aille, autrement dit quoi qu’il en coûte ; et ils sont irréprochables.

Donc tous les saints au-delà de la croix constituent, on peut dire, un témoignage collectif rendu par les rachetés. Mais notre privilège et notre responsabilité, quant à nous-mêmes dans l’économie où nous vivons, est d’être des témoins à titre individuel, et un témoignage à titre collectif. Nous n’entrons pas dans les septuples caractères d’un témoignage collectif qui conditionnent sa réalisation et qui conditionnent par conséquent la réalisation et la vie d’assemblée ici bas ; c’est un très beau sujet que chacun peut considérer.

Mais le témoignage est confié maintenant aux rachetés du Seigneur, et en Jean 15 le Seigneur l’ajoute aux versets que nous avons partiellement lus après avoir mentionné la venue prochaine du Consolateur qui rendra témoignage de Lui : Jean 15:26 « l’Esprit de vérité qui procède du Père celui-là rendra témoignage de moi », et le Seigneur ajoute : « et vous aussi vous rendrez témoignage parce que dès le commencement vous êtes avec moi ». Vous aussi, disciples du Seigneur, qui appartiendrez peu après à l’Église en résultat de l’œuvre de la croix : nous aussi sommes appelés à être des témoins.

Nous savons bien que l’élément fondamental qui qualifie le témoin, c’est de contraster avec ce qui l’environne. Lorsque nous serons auprès du Seigneur, rendus semblables à Lui, où nous foulerons un sol sans danger de souillure, où il n’y aura plus aucune mise à l’épreuve, où nous seront délivrés de nos limites, délivrés de tout ce qui peut en nous-mêmes nous entraver et de tout ce que produit la chair qui est encore en nous, — lorsque nous serons dans cet état céleste de gloire dans la présence du Seigneur, nous n’aurons plus de témoignage à rendre ; ce sera trop tard pour le faire, le temps du témoignage sera passé. Dans une scène de perfection et de gloire, il n’y a pas de témoignage, mais nous serons avec le Témoin fidèle. Il conserve ce titre (Apoc. 1:5 ; 3:14). Mais maintenant que nous sommes sur la terre, cheminant encore peut-être pour peu de pas, nous sommes appelés à être des témoins, — des témoins qui sont conduits par la Parole de Dieu, — des témoins qui sont nourris par les Écritures, dont les affections sont développées, entretenues, et qui sont par cela attachés au Seigneur Lui-même, — des témoins qui sont séparés de ce monde, bien que marchant encore dans ce monde, comme le Seigneur l’a dit dans sa prière de Jean 17 « je ne te demande pas que tu les ôtes du monde mais que tu les gardes du mal, sanctifies les par ta Parole ».

Que cette parole du Seigneur dans sa prière sacerdotale trouve son exaucement dans nos cœurs, pour Sa propre gloire et pour notre bénédiction, — notre bénédiction présente, mais aussi notre bénédiction future. Car nous devrons rendre compte au jour de la comparution devant le Seigneur, ce jour où tout sera mis en évidence par le Seigneur. Malgré la précarité des temps, malgré toutes les défaillances en nous-mêmes, et tout le coefficient de risque qu’il y a en nous-mêmes, Il nous a maintenus toutes Ses ressources, et nous les maintiendra jusqu’au dernier moment.

Qu’Il nous rende désireux d’être dans ce monde des témoins qui contrastent avec ce monde, — dans le monde mais pas du monde.

http://www.bibliquest.org/CombeP/CombeP-7_temoignages_de_Dieu_a_l_homme.htm

Psaume 19:1-3, 7-9    Pierre Combe  Août 2005

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"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

Programme des prochaines semaines au Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

 

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

PRESENTATION DE JESUS AU TEMPLE:
 
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*Jeudi 2 FEVRIER, Fête de la Purification de la Ste Vierge et Présentation de Jésus au Temple
10h30, Messe et bénédiction des cierges de la chandeleur...
 
*Vendredi 3, Fête de St Blaise, Messe et bénédiction des cierges de St Blaise (Contre les maladies de gorge)
 
LE PREMIER DIMANCHE DE
 
CHAQUE MOIS:
 
Pèlerinage au Monastère Syriaque en
 
l'honneur
 
de
 
 
N-D DE MISERICORDE
NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
 
et Des Sts du Kerala:
 
Mercredi 6 JANVIER 2016 / Baptême de notre Seigneur Jésus-Christ (en  syriaque «Dawn»)
St Gregoir de Jérusalem
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St Abraham Koorilose Bava
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St Gregorios de Parumala
 
 
10h30, Messe, repas fraternel, réception des fidèles..
______________________________________________

Auprès de la Mère de Dieu,accourons humblement et, pleins de repentir, nous prosternant devant elle, crions-lui du fond de notre cœur Vierge de tendresse, viens à notre secours, hâte-toi,ne laisse pas sans aide tes serviteurs notre unique espérance repose en toi. 
Toi plus vénérable que les chérubins
et plus glorieuse incomparablement que les séraphins,Toi Qui sans tache enfantas Dieu le Verbe,
Toi véritablement la Mère de Dieu, nous te Magnifions.Amen

PELERINAGE A LOURDES

 

 

 

DU 16 AU 19 FEVRIER 2017

 

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Une fois de plus une petite portion des Chrétiens francophone

 

de St Thomas  se retrouvera à Lourdes pour un  Pèlerinage

 

Syro-Orthodoxe Francophone entre le 11 Février, anniversaire

 

de l'Apparition de la "belle dame"  à Bernadette (Devenue

 

depuis"Journée mondiale de prière pour les malades") et le 18,

 

fête de la Ste Bernadette.

 

Nous prierons pour tous ceux et celles qui

 

n'ont pu venir, nous prierons pour nos malades, la société

 

française elle aussi bien malade et la paix du monde bien

 

compromise...

 

Cliquez ici pour programme et inscriptions:

PÈLERINAGE A LOURDES DU 16 AU 19 FÉVRIER 2017, INSCRIVEZ-VOUS VITE !

PELERINAGE DU CENTENAIRE DE

 

L'APPARITION DE LA SAINTE

 

VIERGE A FATIMA

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Prés-inscriptions:

 

Donnez-nous votre opinion:

 

Préférez-vous le mois de 

 

MAI ou 

 

D'OCTOBRE ?

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___________________________________

Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

Cliquez sur ce lien:

Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ...

Comment recourir aux services de prêtres compétents, formés et expérimentés appartenant à l'un ou l'autre Monastère d'une Eglise Orthodoxe-Orientale.(Tradition Syriaque Orthodoxe des Indes/ Malankare)

Note:
L'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise
Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité
des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien
et la paix du monde.
¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil
des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles ,
nous n'exigeons aucun fixe.
Les offrandes sont libres et non
obligatoires.
Toute offrande fait cependant l'objet d'une
déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre
revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, Moniale ( 06.17.51.25.73).

 

Adresse du Monastère métropolitain ci-dessous :

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

 

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

Dimanche 29 Janvier 2017:

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Quatrième dimanche après le baptême (Dimanche pour les travailleurs)

Saint Qurbana

    • Actes 18: 1 à 4 :
  • 01 Après cela, Paul s’éloigna d’Athènes et se rendit à Corinthe.
  • 02 Il y trouva un Juif nommé Aquila, originaire de la province du Pont, récemment arrivé d’Italie, ainsi que sa femme Priscille ; l’empereur Claude, en effet, avait pris la décision d’éloigner de Rome tous les Juifs. Paul entra en relation avec eux ;
  • 03 comme ils avaient le même métier, il demeurait chez eux et y travaillait, car ils étaient, de leur métier, fabricants de tentes.
  • 04 Chaque sabbat, Paul discutait à la synagogue et s’efforçait de convaincre aussi bien les Juifs que les Grecs.
    •  
    •  20: 33 -35 :
  • 33 Je n’ai convoité ni l’argent ni l’or ni le vêtement de personne.
  • 34 Vous le savez bien vous-mêmes : les mains que voici ont pourvu à mes besoins et à ceux de mes compagnons.
  • 35 En toutes choses, je vous ai montré qu’en se donnant ainsi de la peine, il faut secourir les faibles et se souvenir des paroles du Seigneur Jésus, car lui-même a dit : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. »
    •  
    • Jacques 5: 1-14 :
  • 01 Et vous autres, maintenant, les riches ! Pleurez, lamentez-vous sur les malheurs qui vous attendent.
  • 02 Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés des mites,
  • 03 votre or et votre argent sont rouillés. Cette rouille sera un témoignage contre vous, elle dévorera votre chair comme un feu. Vous avez amassé des richesses, alors que nous sommes dans les derniers jours !
  • 04 Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont moissonné vos champs, le voici qui crie, et les clameurs des moissonneurs sont parvenues aux oreilles du Seigneur de l’univers.
  • 05 Vous avez mené sur terre une vie de luxe et de délices, et vous vous êtes rassasiés au jour du massacre.
  • 06 Vous avez condamné le juste et vous l’avez tué, sans qu’il vous oppose de résistance.
  • 07 Frères, en attendant la venue du Seigneur, prenez patience. Voyez le cultivateur : il attend les fruits précieux de la terre avec patience, jusqu’à ce qu’il ait fait la récolte précoce et la récolte tardive.
  • 08 Prenez patience, vous aussi, et tenez ferme car la venue du Seigneur est proche.
  • 09 Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres, ainsi vous ne serez pas jugés. Voyez : le Juge est à notre porte.
  • 10 Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.
  • 11 Voyez : nous proclamons heureux ceux qui tiennent bon. Vous avez entendu dire comment Job a tenu bon, et vous avez vu ce qu’à la fin le Seigneur a fait pour lui, car le Seigneur est tendre et miséricordieux.
  • 12 Et avant tout, mes frères, ne faites pas de serment : ne jurez ni par le ciel ni par la terre, ni d’aucune autre manière ; que votre « oui » soit un « oui », que votre « non » soit un « non » ; ainsi vous ne tomberez pas sous le jugement.
  • 13 L’un de vous se porte mal ? Qu’il prie. Un autre va bien ? Qu’il chante le Seigneur.
  • 14 L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Église : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur.
    •  
    • I Corinthiens 12: 12-27 :
  • 12 Prenons une comparaison : le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ.
  • 13 C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit.
  • 14 Le corps humain se compose non pas d’un seul, mais de plusieurs membres.
  • 15 Le pied aurait beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait cependant partie du corps.
  • 16 L’oreille aurait beau dire : « Je ne suis pas l’œil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait cependant partie du corps.
  • 17 Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S’il n’y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ?
  • 18 Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l’a voulu.
  • 19 S’il n’y avait en tout qu’un seul membre, comment cela ferait-il un corps ?
  • 20 En fait, il y a plusieurs membres, et un seul corps.
  • 21 L’œil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous ».
  • 22 Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont indispensables.
  • 23 Et celles qui passent pour moins honorables, ce sont elles que nous traitons avec plus d’honneur ; celles qui sont moins décentes, nous les traitons plus décemment ;
  • 24 pour celles qui sont décentes, ce n’est pas nécessaire. Mais en organisant le corps, Dieu a accordé plus d’honneur à ce qui en est dépourvu.
  • 25 Il a voulu ainsi qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres.
  • 26 Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie.
  • 27 Or, vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps.
    •  
    • I Thessaloniciens 4: 9 -12 :
  • 09 Pour ce qui est de l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin que je vous en parle dans ma lettre, car vous avez appris vous-mêmes de Dieu à vous aimer les uns les autres,
  • 10 et c’est ce que vous faites envers tous les frères de la province de Macédoine. Frères, nous vous encourageons à progresser encore :
  • 11 ayez à cœur de vivre calmement, de vous occuper chacun de vos propres affaires et de travailler de vos mains comme nous vous l’avons ordonné.
  • 12 Ainsi, votre conduite méritera le respect des gens du dehors, et vous ne manquerez de rien.
    •  
    • II Thessaloniciens 3: 6-15 :
  • 06 Frères, au nom du Seigneur Jésus Christ, nous vous ordonnons d’éviter tout frère qui mène une vie désordonnée et ne suit pas la tradition que vous avez reçue de nous.
  • 07 Vous savez bien, vous, ce qu’il faut faire pour nous imiter. Nous n’avons pas vécu parmi vous de façon désordonnée ;
  • 08 et le pain que nous avons mangé, nous ne l’avons pas reçu gratuitement. Au contraire, dans la peine et la fatigue, nuit et jour, nous avons travaillé pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous.
  • 09 Bien sûr, nous avons le droit d’être à charge, mais nous avons voulu être pour vous un modèle à imiter.
  • 10 Et quand nous étions chez vous, nous vous donnions cet ordre : si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus.
  • 11 Or, nous apprenons que certains d’entre vous mènent une vie déréglée, affairés sans rien faire.
  • 12 À ceux-là, nous adressons dans le Seigneur Jésus Christ cet ordre et cet appel : qu’ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné.
  • 13 Vous, frères, ne vous lassez pas de faire le bien.
  • 14 Si quelqu’un n’obéit pas à ce que nous disons dans cette lettre, signalez-le ; ne le fréquentez pas, pour qu’il soit couvert de confusion ;
  • 15 mais ne le considérez pas comme un ennemi, réprimandez-le plutôt comme un frère.
    •  
    • Evangile de Notre-Seigneur J-C selon Saint-Marc 6:1-6 :
  • 01 Sorti de là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent.
  • 02 Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?
  • 03 N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet.
  • 04 Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. »
  • 05 Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains.
  • 06 Et il s’étonna de leur manque de foi. Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.
    •  

( This Sunday January 29th is the '4th Sunday after Theophany' according to the liturgical calendar of the Malankara Syrian Orthodox Church. 

This Sunday's Gospel recounts Christ preaching at the Synagogue in Nazareth, His home country. 

This week let us focus on being steadfast in the true faith even in face of rejection by unbelievers. 

The Holy Bible readings from the Church Lectionary are as follows:

Evening:
St. Luke 7:18-23

Morning:
St. Mark 12:28-37

Before Holy Qurbono:
Genesis 2:4-17
Deuteronomy 18:9-16
Isaiah 40:27-31

Holy Qurbono:
Acts 18:1- 4, 20:33-35
James 5:1-14
I Corinthians 12:12-27
I Thessalonians 4:9 -12
II Thessalonians 3:6-15
St. Mark 6:1-6

For sermons and commentaries based on the Gospel reading please visit: http://www.malankaraworld.com/Library/sermons/Sermon-of-the-week_4th-sunday-after-denaha.htm
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"La bouche qui proclame les louanges continuellement reçoit une bénédiction de Dieu; le cœur qui est constamment reconnaissant est habité par la grâce."
Saint Isaac le Syrien (7ème siècle)

 



"The mouth which continually praises receives a blessing from God; the heart which is constantly grateful is inhabited by grace."
St. Isaac the Syrian (7th century)

The-last-supper:

Dans l'attente du matin, / ô Christ notre Dieu, nous Vous chantons / qui, de la Vierge ayant pris chair, / nous avez sauvés et illuminés, / dans Votre amour pour les hommes.

Principe de clarté, / unique par le vouloir et la gloire et l'honneur, / trinitaire en Vos aspects, / donnez-nous, Seigneur, / la force de répondre à Votre  amour.

Ayant pris, Verbe de Dieu, / d'une Vierge sainte la nature humaine, / Vous nous apprîtes à célébrer / en l'Unité la Trinité / partageant même nature et même trône dans les cieux.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit

De l'unique Divinité, / Intelligence, Verbe et Esprit, / comme d'un soleil au triple feu / nous chantons la gloire et nous la prions / de nous sauver des épreuves et de toute affliction.

Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn

 

Neo-Coptic Icon Style by Fadi Mikhail Egytian-English (Private Commission Piece):

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