Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 07:14

L’image contient peut-être : une personne ou plus, fleur, nature et plein air

Premier samedi du Grand Carême

Nota:

St.Ephrem memory is commemorated annually in the Syrian Orthodox Churches on the first Saturday of the Great Lent.

Saint Qurbana :

    • Actes 12:1-24 :
  • 01 À cette époque, le roi Hérode Agrippa se saisit de certains membres de l’Église pour les mettre à mal.
  • 02 Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter.
  • 03 Voyant que cette mesure plaisait aux Juifs, il décida aussi d’arrêter Pierre. C’était les jours des Pains sans levain.
  • 04 Il le fit appréhender, emprisonner, et placer sous la garde de quatre escouades de quatre soldats ; il voulait le faire comparaître devant le peuple après la Pâque.
  • 05 Tandis que Pierre était ainsi détenu dans la prison, l’Église priait Dieu pour lui avec insistance.
  • 06 Hérode allait le faire comparaître. Or, Pierre dormait, cette nuit-là, entre deux soldats ; il était attaché avec deux chaînes et des gardes étaient en faction devant la porte de la prison.
  • 07 Et voici que survint l’ange du Seigneur, et une lumière brilla dans la cellule. Il réveilla Pierre en le frappant au côté et dit : « Lève-toi vite. » Les chaînes lui tombèrent des mains.
  • 08 Alors l’ange lui dit : « Mets ta ceinture et chausse tes sandales. » Ce que fit Pierre. L’ange ajouta : « Enveloppe-toi de ton manteau et suis-moi. »
  • 09 Pierre sortit derrière lui, mais il ne savait pas que tout ce qui arrivait grâce à l’ange était bien réel ; il pensait qu’il avait une vision.
  • 10 Passant devant un premier poste de garde, puis devant un second, ils arrivèrent au portail de fer donnant sur la ville. Celui-ci s’ouvrit tout seul devant eux. Une fois dehors, ils s’engagèrent dans une rue, et aussitôt l’ange le quitta.
  • 11 Alors, se reprenant, Pierre dit : « Vraiment, je me rends compte maintenant que le Seigneur a envoyé son ange, et qu’il m’a arraché aux mains d’Hérode et à tout ce qu’attendait le peuple juif. »
  • 12 S’étant repéré, il se rendit à la maison de Marie, la mère de Jean surnommé Marc, où se trouvaient rassemblées un certain nombre de personnes qui priaient.
  • 13 Il frappa au battant du portail : une jeune servante nommée Rhodè s’approcha pour écouter.
  • 14 Elle reconnut la voix de Pierre et, dans sa joie, au lieu d’ouvrir la porte, elle rentra en courant annoncer que Pierre était là, devant le portail.
  • 15 On lui dit : « Tu délires ! » Mais elle soutenait qu’il en était bien ainsi. Et eux disaient : « C’est son ange. »
  • 16 Cependant Pierre continuait à frapper ; ayant ouvert, ils le virent et furent dans la stupéfaction.
  • 17 D’un geste de la main, il leur demanda le silence et leur raconta comment le Seigneur l’avait fait sortir de la prison. Il leur dit alors : « Annoncez-le à Jacques et aux frères. » Puis il sortit et s’en alla vers un autre lieu.
  • 18 Au lever du jour, il y eut une belle agitation chez les soldats : qu’était donc devenu Pierre ?
  • 19 Hérode le fit rechercher, sans réussir à le trouver. Ayant fait comparaître les gardes, il donna l’ordre de les emmener au supplice. Puis, de Judée, il descendit à Césarée, où il séjourna.
  • 20 Hérode était en conflit aigu avec les habitants de Tyr et de Sidon. S’étant mis d’accord, ceux-ci vinrent se présenter devant lui. Après avoir gagné à leur cause Blastos, le chambellan du roi, ils sollicitaient une solution pacifique, car leur contrée dépendait du domaine royal pour son approvisionnement.
  • 21 Au jour fixé, Hérode, ayant revêtu les habits royaux et siégeant à la tribune, se mit à les haranguer.
  • 22 Le peuple l’acclamait à grands cris : « C’est la voix d’un dieu, et non d’un homme ! »
  • 23 Mais soudain, l’ange du Seigneur le frappa, parce qu’il n’avait pas rendu gloire à Dieu. Rongé par les vers, il expira.
  • 24 La parole de Dieu était féconde et se multipliait.
    •  
    • Romains12: 10-21 :
  • 10 Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres.
  • 11 Ne ralentissez pas votre élan, restez dans la ferveur de l’Esprit, servez le Seigneur,
  • 12 ayez la joie de l’espérance, tenez bon dans l’épreuve, soyez assidus à la prière.
  • 13 Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, pratiquez l’hospitalité avec empressement.
  • 14 Bénissez ceux qui vous persécutent ; souhaitez-leur du bien, et non pas du mal.
  • 15 Soyez joyeux avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent.
  • 16 Soyez bien d’accord les uns avec les autres ; n’ayez pas le goût des grandeurs, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne vous fiez pas à votre propre jugement.
  • 17 Ne rendez à personne le mal pour le mal, appliquez-vous à bien agir aux yeux de tous les hommes.
  • 18 Autant que possible, pour ce qui dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes.
  • 19 Bien-aimés, ne vous faites pas justice vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu. Car l’Écriture dit : C’est à moi de faire justice, c’est moi qui rendrai à chacun ce qui lui revient, dit le Seigneur.
  • 20 Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire : en agissant ainsi, tu entasseras sur sa tête des charbons ardents.
  • 21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien.

 

    • Saint-Jean 4:46-54 :
  • 46 Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm.
  • 47 Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant.
  • 48 Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! »
  • 49 Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! »
  • 50 Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit.
  • 51 Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant.
  • 52 Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure, (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. »
  • 53 Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.
    • 54 Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

Aucun texte alternatif disponible.

"Si vous saviez Qui marche à vos côtés sur le chemin

que vous avez choisi, la peur vous serait impossible."

 

3 MARS:

 La cohérence dans tout ça ? 
« Le jour où vous jeûnez, vous savez bien faire vos affaires, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous. Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poing sauvages. Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui que vous ferez entendre là-haut votre voix. » (Is 58, 3-4)
La première lecture que nous méditons aujourd’hui nous invite à être cohérents dans notre façon d’agir.
Il arrive parfois que nous ayons de bons désirs dans la vie mais que nous nous laissions de bonnes marges de manœuvres pour laisser vivre le vieil homme en nous. Par exemple, je cherche généreusement à donner plus de temps à Dieu dans la prière, mais je continue à critiquer allègrement ceux qui m’entourent, à porter des jugements sans pitié sur ceux qui me dérangent.
 
 Plus que la cohérence : l'unité 
Or Dieu nous invite véritablement à construire, avec sa grâce, une profonde unité de vie dans tout ce que nous faisons au quotidien !
 

  Aujourd'hui, je fais un pas                                                          

J'essaie d’identifier ce recoin de mon cœur que j’ai laissé à la merci du vieil homme qui est en moi. Je l’offre au Seigneur afin que, par sa grâce, je grandisse toujours plus dans l’unité de tout mon être.

L’image contient peut-être : nuit, feu et bougies

4 MARS:

 Nous avons besoin d'être guéris... 
« Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. » (Lc 5, 32)
La collecte de ce jour demande au Seigneur de regarder notre faiblesse, la faiblesse de notre condition de pécheur. Non pour nous accabler, mais pour nous faire prendre conscience que nous sommes malades, que notre âme, blessée par le péché, a besoin de guérison.

 ... car le péché blesse notre âme 
Dans la vie naturelle, une blessure est visible, et nous mettons, à raison, beaucoup d’énergie pour faire en sorte qu’elle cicatrise au plus vite.
Dans la vie spirituelle, les choses se voient moins, nous avons souvent du mal à réaliser que le péché abîme en nous cette vie divine qui demande à s’épanouir. L’âme est blessée, affaiblie par tous ces liens de complicité au péché. Seul Jésus, par la grâce de sa Rédemption, peut venir guérir en profondeur nos maladies spirituelles.

 Alors courons chez le médecin ! 
Avec Isaïe, nous pouvons comparer l’âme renouvelée par la grâce à « un jardin bien irrigué, une source où les eaux, en plein désert, » ne manquent jamais.
Quels moyens avons-nous pour aller à la rencontre du divin médecin, Jésus ?

  • La prière, oxygène vivifiante de l’âme, ce contact intime avec le Seigneur.
  • Les sacrements, en particulier ceux que l’on appelle les sacrements de guérison : l’Eucharistie et la Confession.
Ah ! Si nous pouvions voir les effets bienfaisants de ces grâces reçues,appliquées avec une telle délicatesse sur nos âmes par Jésus, nous y courrions sans jamais nous lasser !

  Aujourd'hui, je fais un pas                                                          

Je prends la ferme résolution de prévoir une belle confession au cours de ce Carême. Je m’engage à aller présenter avec confiance, humilité et vérité toutes ces blessures de mon âme qui ont besoin d’être apaisées par le sacrement de la miséricorde !

L’image contient peut-être : 2 personnes

  Prenons du recul par rapport à notre vie  
"En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l'Esprit pour être tenté par le diable." (Mt 4, 1)
Pendant le "Grand Carême" nous suivons nous voyons Jésus s'enfoncer dans le désert pour y être tenté pendant 40 jours. Nous connaissons bien cet épisode évangélique. Comment le lisons-nous ? Comme un de ces passages familiers mais totalement étrangers à ce que nous, chrétiens du XXIè siècle, serions appelés à vivre ?
Retenons que Jésus, avant de commencer son ministère public, décide d'aller seul au désert pour porter comme "Fils de l'Homme", nouvel Adam les sollicitations auxquelles tout homme est soumis par le Démon.

  Une étape nécessaire  
Dans nos vies, nous avons besoin de prendre des moments de "retraite", de des moments de recul, de réflexion pour examiner à la lumière des tentations du Christ au désert quelles sont nos priorités en cette vie. Rendons-nous un culte authentique à Dieu en Esprit et en vérité" ou sommes nous ici ou là attachés à l'idolâtrie des biens temporels...

Ce peut-être une retraite de quelques jours ou, à l'échelle d'une journée, un temps de prière un peu prolongé. Ce recul n'est pas une fuite de la réalité, mais il permet d'accueillir avec profondeur spirituelle et sérénité tous les événements, y compris douloureux pour les vivre selon l'évangile

  Aujourd'hui, je fais un pas                                                          

Je me ménage un moment où, seul, je peux relire les situations de ma vie qui me préoccupent particulièrement et qui mobilisent souvent mon énergie et mes pensées. Je les offre au Seigneur, je les contemple à la lumière de son amour et de ma vocation à la vie éternelle. Je remets à leur juste place les difficultés et souffrances que je porte !

Aucun texte alternatif disponible.

SAINT(S) DU JOUR:

Vendredi 3:

 

 

Saint Gwénolé (ou Guénolé) 
Fondateur de l'abbaye de Landévennec
(v. 460 - 532)

L’image contient peut-être : 1 personne

 

Né  vers 460 à Ploufragran (Côtes-d'Armor, France), ou à Plouguin  (Finistère), Gwénolé était le troisième fils de sainte Gwenn et de saint  Fracan, frère de saint Jacut et de saint Guethenoc. Il fut confié à  saint Budoc en 470 au monastère de l'île Lavret.

 

À  24 ans, saint Patrick lui apparaît, le dissuade de s'embarquer pour  l'Irlande, et le prie de fonder un nouveau monastère. Il part avec onze  compagnons et se fixe d'abord sur l'îlot de Tibidi au fond de la rade de  Brest, puis sur la rive opposée de l'Aulne, à Lantowinnoc, Landévennec  actuellement, qui devint un grand centre de la vie spirituelle de  Bretagne.

 

Après  sa mort, son culte se répand en Cornouaille bretonne et britannique.  Dans l'abbaye de Landévennec, les moines ne manquent pas d'invoquer  chaque soir « leur père saint Guénolé ». De très nombreuses paroisses de Bretagne sont placées sous son patronage en particulier Batz-sur-Mer.

  L’image contient peut-être : ciel, nuage et plein air

 

Par Richard Rolle

(v. 1300-1349), ermite anglais 
Le Chant d'amour, 32 (trad. SC 168, p. 357 / Orval rev.) 

 

« Je suis venu appeler...les pécheurs, pour qu'ils se convertissent. »

 

Le Christ en croix appelle à grands cris... Il offre la paix, il s'adresse à toi, désireux de te voir embrasser l'amour... : Considère ceci, bien-aimé ! Moi le Créateur sans limite, j'ai épousé la chair pour être capable de naître d'une femme. Moi, Dieu, je me suis présenté aux pauvres comme leur compagnon. C'est une mère humble que j'ai choisie. C'est avec les publicains que j'ai mangé. Les pécheurs ne m'ont pas inspiré d'aversion. Les persécuteurs, je les ai supportés. J'ai fait l'expérience des fouets, et c'est « jusqu'à la mort de la croix que je me suis abaissé » (Ph 2,8). « Qu'aurais-je dû faire que je n'aie fait ? » (Is 5,4) J'ai ouvert mon côté à la lance. Mes mains et mes pieds, je les ai laissé transpercer. Ma chair ensanglantée, pourquoi ne la regardes-tu pas ? Ma tête inclinée (Jn 19,30), comment n'y prêtes-tu nulle attention ? J'ai accepté d'être compté au nombre des condamnés, et voici que, submergé de souffrances, je meurs pour toi, afin que toi, tu vives pour moi. Si tu ne fais pas grand cas de toi-même, si tu ne cherches pas à te tirer des filets de la mort, repens-toi, du moins à présent, à cause de moi qui ai répandu pour toi le baume tellement précieux de mon propre sang. Regarde-moi sur le point de mourir, et arrête-toi sur la pente du péché. Oui, cesse de pécher : tu m'as coûté si cher ! 

Pour toi je me suis incarné, pour toi aussi je suis né, pour toi je me suis soumis à la Loi, pour toi j'ai été baptisé, accablé d'opprobres, saisi, garrotté, couvert de crachats, moqué, flagellé, blessé, cloué à la croix, abreuvé de vinaigre, et enfin pour toi immolé. Mon côté est ouvert : saisis mon cœur. Accours, enlace mon cou : je t'offre mon baiser. Je t'ai acquis comme ma part d'héritage, en sorte que nul autre ne t'ait en sa possession. Remets-toi tout entier à moi qui me suis tout entier livré pour toi.

Samedi 4:

Chers amis. Aloho m'barekh. 
N'oubliez pas aujourd'hui la mémoire de notre grand Docteur Syriaque

Saint Ephrem,

« La Harpe du Saint Esprit »

Résultat de recherche d'images pour "Icône de Saint Ephrem le Syrien"

Éphrem le Syrien (vers 306-373)

par  (Source:http://www.patristique.org/ )

Vous trouverez ici le chapitre sur saint Éphrem de Nisibe publié dans le manuel de patrologie de Sœur Gabriel Peters.

  • Toi seul, Jésus, et ta Mère, vous êtes beaucoup plus beaux que tout ! Pas de souillure en toi, Seigneur, et pas de tache en ta Mère !
    Carm. Nisib., 27,44
  • Chœur de harpes,
    Demeures de cithares,
    O clameurs d’hosannas,
    O Église des hymnes !
    La clôture qui l’entoure,
    C’est la paix qui vient tout pacifier !
    Hymne sur le Paradis, 11, 3
  • Donne-nous gratitude,
    O Bon,
    de ta Bonté
    Hymne sur le Paradis, 13, 2

I. Vie

La célébrité de saint Éphrem fut si grande en Orient que les légendes se multiplièrent à son sujet et que bien des œuvres empruntèrent son nom. Il n’est pas facile aujourd’hui de reconstituer les données authentiques.

Voici le peu qui doit être retenu : Éphrem est né en Mésopotamie à Nisibe ou dans les environs vers 306. Sa famille était sans doute chrétienne : « Je suis né dans le chemin de la vérité » écrit-il [1].

2Diacre et moine2

3À Nisibe3

Il fut ordonné diacre et le demeura toute sa vie. Il fut moine aussi, sans que l’on puisse bien déterminer quelle fut sa forme de vie monastique : il professe une grande admiration pour l’érémitisme mais il est sûr qu’il en fit le sacrifice.

  • Le désert est bien meilleur que les lieux habités pour celui qui cherche l’honneur de Dieu… si l’aigle fait son nid dans une maison, la fumée le prend aux yeux… le fauve qui s’approche des murailles y perd sa peau… Regardez les animaux et fuyez les maisons, o homme des montagnes !
    Lettre aux moines, 3

Sans doute vivait-il en compagnie de quelques ascètes, il est certain qu’il fut très austère : tout son idéal en témoigne.

3À Édesse3

En 363, il dut quitter Nisibe tombée aux mains des Perses. Il s’établit alors à Édesse où il demeura jusqu’à sa mort.

Le diacre Éphrem eut une intense activité pastorale tant à Édesse qu’à Nisibe. Il prêchait et enseignait par la parole et l’écrit. Sans doute fut-il maître de chœur à Édesse, il est selon toute probabilité le fondateur de l’école catéchétique d’Édesse après avoir été le principal animateur de celle de Nisibe. C’est précisément la certitude de son activité pastorale incessante qui amène à penser que sa formule de vie monastique fut souple. Il vécut dans la pauvreté et la virginité au service de L’Église Il fut dans l’Église de Syrie le défenseur de l’orthodoxie contre l’hérésie arienne.

Il mourut le 9 juin 373.

Résultat de recherche d'images pour "Icône de Saint Ephrem le Syrien"

II. Œuvres

Éphrem est poète toujours, ce poète est aussi un exégète et un théologien. Des poésies et hymnes innombrables lui sont attribuées car il fit école en Orient. On commence seulement à étudier systématiquement et de manière critique son œuvre. Nous retiendrons l’essentiel :

  • Un Commentaire du Diatesseron de Tatien, c’est-à-dire de l’évangile concordant.
  • De nombreux Traités, Discours et Hymnes, la plupart en vers.
    • Contre les hérésies
    • 87 Hymnes sur la foi (contre les ariens)
      Quand le navire étend ses rames en forme de croix, et forme de ses deux vergues un sein où le vent s’engouffre - quand il déploie la croix - alors la voie est ouverte pour sa course.
      O pur sein des voiles, image du Corps de notre Rédempteur qui était rempli de l’Esprit sans lui avoir imposé ni limites ni fermeture, de l’Esprit qui réside dans les voiles de lin. Les âmes habitées par l’Âme reçoivent la vie !
      De fide, 18, 8-10
    • 15 Hymnes sur le paradis.
  • Adam nu était beau,
    sa femme diligente
    peina à lui tisser
    un habit de souillures !
    Le Jardin le voyant
    et le trouvant hideux
    dehors le repoussa !
    Mais pour lui par Marie
    fut faite tunique neuve [2].
    Vêtu de cette parure,
    et selon la promesse
    le Larron resplendit :
    Revoyant en son image Adam,
    le Jardin l’embrassa !
    Hymne 4,4-5
  • Dedans le Paradis
    dansent les estropiés
    qui ne pouvaient marcher !
    Les paralytiques qui ne pouvaient même ramper
    s’envolent dans les airs !
    Dès le sein maternel,
    les aveugles et les sourds
    souffraient de leur misère !
    Affamés de lumière,
    Ils ne pouvaient voir ni entendre !
    Beauté du Paradis
    épanouit leurs yeux,
    Chant de cithares
    console leurs oreilles.
    Hymne 7, 13
  • C’est selon qu’ici-bas
    chacun rend pur son œil
    qu’il pourra contempler
    la gloire du Très-Grand.
    C’est selon que chacun
    ouvre ici ses oreilles
    qu’il pourra accueillir
    la Sagesse de Dieu !
    C’est selon que chacun
    rend large ici son cœur
    qu’il pourra pour sa part
    recevoir ses trésors !
    Car avec mesure le Seigneur sans mesure
    alimente chaque être,
    il adapte à nos yeux
    la vue de sa Vision,
    sa Voix à nos oreilles.
    Sa bénédiction répond à notre faim !
    Sa Science à notre langue !
    Les biens déborderont de son Don.
    De l’Eden, saveurs toujours nouvelles,
    arômes triomphants,
    jaillissante vigueur,
    couleurs épanouies !
    Hymne 9, 26-27
  •  

Ces citations permettront de se faire une idée de la poésie théologique d’Éphrem, riche en images mais aussi en doctrine : le Paradis est d’ailleurs rendu à l’humanité dans L’Eglise plus beau et splendide que l’Eden qui en était la figure :

  • D’une part, il planta le jardin splendide !
    de l’autre, il bâtit l’Église pure
    Hymne 7
  • Au-dedans de l’Eglise il implanta le Verbe.
    Hymne 7

Le nouvel Adam, l’Homme qui détruit la faute et ouvre le Paradis, c’est le Christ et Éphrem chante inlassablement sa louange :

  • Béni qui par sa Croix
    ouvrit la porte du Paradis.
    Refrain de l’Hymne 6
  • Béni soit celui qui fit la joie d’Adam.
    Hymne 9, 6
  • Béni soit celui qui délia nos liens
    afin que son image ne restât prisonnière !

    Béni qui nous donna parabole
    du retour au logis !
    Hymne 13, 4 et 8
  • Ah ! Gloire au Jardinier
    de l’Arbre-Humanité !
    Hymne 14,13

• 21 Hymnes sur les azymes (sur Pâques). • 52 Hymnes sur l’Eglise. • 51 Hymnes sur la virginité. • 8 Hymnes sur la crucifixion. • 88 Carmina Nisibena

Ces poèmes, écrits à Nisibe selon le titre qui les désigne, forment un recueil qui réunit de nombreux poèmes : seuls les 21 premiers furent rédigés à Nisibe et parlent d’ailleurs de la guerre des Perses et des sièges subis par la ville. 8 poèmes ont été perdus.

Voici un extrait dont la note d’humour n’est pas absente le diable se plaint d’avoir appris en vain l’Écriture !

  • Avec peine, j’ai appris par cœur ce psaume pour prendre le Seigneur au filet avec son psaume. C’est bien en vain que j’ai appris ma leçon !
    Carmina Nis., 35, 4 (sur la tentation du Christ)

Éphrem est encore l’auteur de nombreux chants liturgiques, de sermons en vers et en prose et d’une lettre aux moines.

 

Résultat de recherche d'images pour "Icône de Saint Ephrem le Syrien"

Conclusion

Saint Éphrem que l’on appelle Éphrem de Syrie, Éphrem de Nisibe ou Éphrem d’Édesse est le plus grand poète de Syrie. Sa poésie servit de modèle non seulement en Syrie mais aussi dans le monde hellénistique.
Il est évident que le langage théologique d’Éphrem qui n’a rien de spéculatif et qui ignore les subtilités philosophiques n’a pas la précision des grands théologiens de la patristique grecque mais dans son jaillissement d’images bibliques, Éphrem développe une théologie très sûre. Sa dévotion à Marie est notoire. Éphrem s’adresse toujours à la masse du peuple et il fut, par ses chants, un éducateur remarquable du sens chrétien. Il a, comme les Cappadociens, une perception profonde de la transcendance divine

  • Je n’ai pas eu l’audace de parler de ton Fils
    O Tout-Secret,
    J’ai entouré le Verbe d’une frontière de silence
    Puisque j’ai respecté ta génération
    Fais que j’habite en ton Paradis,
    Que tout homme qui t’aime
    loue ton être secret !
    Hymne sur le Paradis, 4, 11

L’Orient lui a décerné le nom de « cithare du Saint-Esprit ».

Résultat de recherche d'images pour "Icône de Saint Ephrem le Syrien"

Poet, teacher, orator & defender of the faith Mor Aphrem was born in A.D. 306 in Nisibis, modern day Turkey (North-west of Mosul, Iraq). He was ordained deacon in c. A.D. 338 and served the Bishop of Nisibis, Mor Yac'ub, who participated in the Synod of Nicaea (AD 325). He lived as a solitary & never entered into Priesthood remaining a deacon till death. 

Ephrem wrote exclusively in Syriac, the Edessene dialect of Aramaic, but his works were translated into Armenian & Greek, & via the latter into Latin and Slavonic. Much of Ephrem's exegetical, dogmatic & ascetic works are in verse form. Tradition tells us that Ephrem heard the heretical ideas put into song first & in order to counteract them made up his own hymns. He wrote several polemical works refuting the heresies of Marcion, Bardaisan, Mani, the Arians & the Anomoeans. He wrote widely regarded Biblical commentaries on Genesis and the Diatesseron. His writings extensively employ typology & symbolism. 

St. Ephrem the Syrian, left us in Syriac hundreds of hymns & poems on the faith that inflamed & inspired the whole Church. His memory is revered by all, Syriac Orthodox, and Nestorians/Chaldean.They call him the "sun of the Syrians," ( Shemsho d’Suryoye) & the "harp of the Holy Spirit" (Kenoro d’Ruho) His liturgical poetry had a great influence on Greek hymnography as well. The Catholic Church has declared him 'Doctor of the Holy Church' 

St.Ephrem departed to his heavenly abode on 9th of June, A.D. 373. His memory is commemorated annually in the Syrian Orthodox Churches on the first Saturday of the Great Lent.

L’image contient peut-être : 1 personne

Qu'il intercède pour nous, pour notre Metropolie ses prêtres, moines et fidèles ! 

___________________________

St Lucius Ier , pape de Rome

(† 254)

Résultat de recherche d'images pour "Icône de St Lucius Ier"

 

Successeur en 253 de saint Corneille, il fut presque aussitôt exilé pour sa foi au Christ durant la persécution de l'empereur Valérien (253-260). Mais ensuite, par une disposition divine, il revint indemne dans son Église, confesseur invincible de la foi. Saint Cyprien l’a célébré par de grandes louanges. Il est inhumé au cimetière romain de saint-Calixte.

__________________________________________________________________________

Saint Gérasime
L’anachorète du Jourdain 
(† 475)

Commémoration : 
L’Église orthodoxe le 04 mars.
Martyrologium Romanum le 05 mars (dies natalis).

G

 érasime naît dans la province de Lycie (Cappadoce), à la fin du IVe siècle, et entra dès son enfance dans un monastère cénobitique. Après avoir été initié aux règlements de la vie commune, le désir ardent de Dieu le conduisit en des lieux déserts où il se nourrissait de plantes poussant là naturellement, et il passait ses jours et ses nuits à lutter contre les esprits des ténèbres et les passions de la chair. De là, il se rendit en Terre Sainte pour entreprendre de plus grands combats dans les lieux sanctifiés par la présence de tant de saints ascètes et nouveaux Apôtres. Après avoir vénéré les sanctuaires de Jérusalem, il se dirigea vers l'âpre désert de la Mer Morte, qu'il civilisa par ses vertus, et attira à lui un grand nombre de disciples.

Pendant les temps troublés qui agitèrent les moines de Palestine, après le Concile de Chalcédoine (451) et entraînèrent vers l'hérésie plus de dix mille d'entre eux, Gérasime, victime de sa grande simplicité, se laissa séduire lui aussi quelque temps par l'éloquence trompeuse du monophysite Théodose qui s'était emparé du siège épiscopal de Jérusalem, à la place de St Juvénal. Mais, rencontrant St Euthyme dans le désert de Rouba, il réalisa son erreur, accueillit avec humilité son enseignement et revint à l'Orthodoxie pour devenir, tant par sa vie que par ses enseignements, un fervent défenseur de la Vraie Foi. Par la suite, il garda de fréquentes relations avec le grand Euthyme et, chaque année, il partait avec lui pour le désert profond, afin de passer tout le Carême, jusqu'au dimanche des Palmes, dans le jeûne le plus austère et la prière permanente. Pendant la semaine il s'abstenait de toute nourriture et ne se contentait, le dimanche, que de la Sainte Communion.

Comme ses disciples devenaient plus nombreux, il condescendit à leur faiblesse et alla fonder une laure (établissement monastique chez les orthodoxes ou catholiques de rite oriental) dans un endroit plus clément, sur les rives du Jourdain, dans laquelle il alliait harmonieusement la vie communautaire et la solitude, offrant ainsi à tous une saine émulation dans les combats de la vertu. Le samedi et le dimanche, ermites et cénobites se réunissaient dans l'église pour célébrer la Divine Liturgie et participer aux Saints Mystères. Après le repas commun, suivi de quelque conversation spirituelle ou d'une conférence de leur Père Gérasime, ils recevaient les fournitures nécessaires à leur travail manuel, un pain, quelques dattes et une cruche d'eau, et chacun repartait en silence pour mener son combat, seul devant Dieu. Ces ermites menaient une vie si austère qu'ils n'avaient dans leur cellule ni lampe, ni rien pour allumer du feu. Gérasime leur enseignait comment mettre tout leur soin à cultiver « l'homme caché du cœur » et à élever leur âme vers la contemplation des mystères divins. Ils étaient si dépouillés de tout attachement aux choses du monde qu'ils avaient comme règle, quand ils sortaient, de laisser leur cellule ouverte à quiconque entrerait pour prendre ce dont il avait besoin.

St Cyriaque l'Anachorète qui, trop jeune encore pour entreprendre les combats du désert, avait été envoyé par St Euthyme auprès de Gérasime pour devenir son disciple, racontait qu'un jour, après avoir été averti de nuit par la vision d'une colonne de feu qui s'élevait au ciel, son Ancien lui annonça que St Euthyme venait de décéder et qu'ils devaient se rendre à ses funérailles, après une longue marche dans le désert jusqu'à Jéricho.

On rélie à Gérasime, l’histoire non moins célèbre du lion. Un jour il se promenait sur la rive du Jourdain quand, soudain, un lion terrifiant se présenta devant lui, hurlant de douleur et lui montrant sa patte enflée, car une pointe de roseau s'y était enfoncée. Plein de cette même compassion que Dieu éprouve envers toutes Ses créatures, Gérasime retira l'épine, nettoya la plaie et la banda, puis il congédia la bête. Mais le lion, plein de reconnaissance, ne voulut plus quitter l'homme de Dieu; il le suivait partout comme un disciple exemplaire et, converti de sa férocité naturelle, il ne mangeait plus que du pain et des légumes. Il avait même reçu une obédience et était chargé de conduire l'âne du monastère pour le faire paître sur les rives du fleuve. Un jour, échappant à la surveillance du lion, l'âne s'éloigna et fut capturé par des chameliers qui venaient d'Arabie. Le lion revint au monastère tout triste et la tête baissée. Gérasime, croyant qu'il avait mangé l'âne, le réprimanda sévèrement et le condamna à faire désormais le travail de la bête de somme, en portant l'eau du fleuve au monastère. Quelque temps après, le chamelier qui avait pris l'âne étant de nouveau de passage dans la région, se trouva par hasard en face du lion. En reconnaissant l'âne, le lion fonça aussitôt sur lui et, le prenant par la bride avec trois chameaux à la suite, il le ramena avec joie au monastère en frétillant de la queue de joie. Son innocence ayant été reconnue, le lion, qui avait reçu le nom de Jourdain, vécut dès lors dans la laure inséparable du Saint et ami de tous les moines.

Au bout de cinq ans, quand Gérasime s'endormit dans le Seigneur (5 mars 475), Jourdain était absent de la laure. Lorsqu'à son retour, les moines lui apprirent la mort de l'Ancien, il refusa de manger et, tournant çà et là, il poussait de grands rugissements de désespoir. Comme les moines ne parvenaient pas à le consoler, l'un d'eux l'invita à le suivre pour voir l'endroit où on avait enterré le Saint. Aussitôt qu'il approcha de la tombe, le lion se prosterna avec le moine et, frappant violemment sa tête contre terre, il mourut sur place en poussant un grand rugissement.

La laure de Gérasime est restée pendant longtemps un des hauts lieux du monachisme palestinien, jusqu'à sa destruction au XIIIe siècle. Prenant avec eux les reliques du Saint, les moines s'installèrent alors dans la laure de Calamon qui prit le nom de Saint Gérasime.

 

Saint Pierre Chrysologue

(v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église 
Sermon 9 ; CCL 24,64 ; PL 52, 211 (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p. 50 rev.) 

 

« Ceux-là ont touché leur récompense »

 

« Évitez de pratiquer votre justice devant les hommes. » Pourquoi ? « Pour ne pas être remarqué par eux. » Et s'ils vous ont remarqué, qu'en sera-t-il pour vous ? « Vous n'aurez pas de récompense auprès de votre Père qui est aux cieux. » Frères, ici le Seigneur ne porte pas de jugement, mais il expose. Il met en lumière la ruse de nos pensées ; il met à nu les dispositions secrètes des âmes. À ceux qui méditent injustement sur la justice, il indique la mesure d'une juste rétribution. La justice qui se place devant les yeux des hommes ne peut pas attendre du Père son salaire divin. Elle a voulu être vue, et elle a été vue ; elle a voulu plaire aux hommes, et elle a plu. Elle a le salaire qu'elle a voulu ; la récompense qu'elle n'a pas voulu avoir, elle ne l'aura pas... 

« Quand tu fais l'aumône, ne le claironne pas devant toi, comme font les hypocrites. » « Claironner », c'est le terme juste, parce qu'une aumône de cette sorte est un acte guerrier plutôt que pacifique. Elle passe tout entière dans son cri, elle n'a rien à voir avec la miséricorde. Elle est du pays de la désunion, elle n'a pas été nourrie par la bonté. C'est un trafic pour la parade, non un commerce chaste... « Toi donc, quand tu fais l'aumône, ne le claironne pas devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues ou dans les rues, afin d'être glorifié par les hommes. En vérité, je vous le dis, ils ont touché leur récompense. » Vous avez entendu : l'aumône faite dans une assemblée, sur les places publiques, dans les carrefours, n'est pas une dépense faite pour le soulagement des pauvres, mais elle est placée devant le regard des hommes pour s'attirer leur estime... Fuyons l'hypocrisie, mes frères, fuyons-la... Elle ne soulage pas le pauvre ; la plainte de l'indigent lui est un prétexte pour rechercher plus activement une gloire spectaculaire. Elle gonfle sa louange de la souffrance du pauvre.

 

Par Saint Pierre Chrysologue

(v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église 
Homélie sur la prière, le jeûne et l'aumône ; PL 52, 320 (trad. B R rev.) 

 

« Alors ils jeûneront »

 

Il y a trois actes, mes frères, en lesquels la foi se tient, la piété consiste, la vertu se maintient : la prière, le jeûne, la miséricorde. La prière frappe à la porte, le jeûne obtient, la miséricorde reçoit. Prière, miséricorde, jeûne, les trois ne font qu'un et se donnent mutuellement la vie. En effet, le jeûne est l'âme de la prière et la miséricorde est la vie du jeûne. Que personne ne les divise ; les trois ne peuvent pas se séparer. Celui qui en pratique seulement un ou deux, celui-là n'a rien. Donc, celui qui prie doit jeûner, et celui qui jeûne doit avoir pitié. Qu'il écoute l'homme qui demande et qui en demandant souhaite être écouté ; celui qui ne refuse pas d'entendre les autres lorsqu'on le supplie, celui-là se fait entendre de Dieu. 

Celui qui pratique le jeûne doit comprendre le jeûne, c'est-à-dire il doit sympathiser avec l'homme qui a faim, s'il veut que Dieu sympathise avec sa propre faim. Celui qui espère obtenir miséricorde doit faire miséricorde ; celui qui veut bénéficier de la bonté doit la pratiquer ; celui qui veut qu'on lui donne doit donner... Sois donc la norme de la miséricorde à ton égard : si tu veux qu'on te fasse miséricorde de telle façon, selon telle mesure, avec telle promptitude, fais toi-même miséricorde aux autres, avec la même promptitude, la même mesure, de la même façon. 

Donc la prière, la miséricorde, le jeûne doivent former un seul parrainage pour nous recommander à Dieu, doivent former un seul plaidoyer, une seule prière en notre faveur sous cette triple forme.

_________________________

Par Sr Faustine Kowalska

(1905-1938), religieuse Romaine-catholique Polonaise canonisée par le Pape de Rome Jean-Paul II.
Petit journal, § 949-950 

Image associée

« Tous ceux qui touchèrent la frange de son manteau furent sauvés »

 

Miséricorde divine, qui nous accompagnes pendant toute la vie, j'ai confiance en Vous. 
Miséricorde divine, qui nous enveloppes particulièrement à l'heure de notre mort, j'ai confiance en Vous. 
Miséricorde divine, qui nous donnes la vie éternelle, j'ai confiance en Vous. 
Miséricorde divine, présente à chaque instant de la vie, j'ai confiance en Vous. 
Miséricorde divine, qui nous protèges du feu de l'enfer, j'ai confiance en Vous. 
Miséricorde divine, qui convertis des pécheurs endurcis, j'ai confiance en Vous. 
Miséricorde divine, merveille pour les anges, inconcevable pour les saints, j'ai confiance en Vous. 
Miséricorde divine, insondable dans tous les mystères divins, j'ai confiance en Vous. 
Miséricorde divine, qui nous relèves de toute misère, j'ai confiance en Vous. 
Miséricorde divine, source de notre bonheur et de notre joie, j'ai confiance en Vous. 
Miséricorde divine, nous appelant du néant à l'existence, j'ai confiance en Vous. 
Miséricorde divine, qui portes dans tes mains tout ce qui existe, j'ai confiance en Vous. 
Miséricorde divine, couronnant tout ce qui existe et existera, j'ai confiance en Vous. 
Miséricorde divine, en laquelle nous sommes tous plongés, j'ai confiance en Vous. 
Miséricorde divine, doux apaisement des cœurs tourmentés, j'ai confiance en Vous. 
Miséricorde divine, seul espoir des âmes désespérées, j'ai confiance en Vous. 
Miséricorde divine, repos des cœurs, paix au milieu des frayeurs, j'ai confiance en Vous. 
Miséricorde divine, délice et merveille des âmes saintes, j'ai confiance en Vous. 
Miséricorde divine, qui nous donnes l'espérance contre toute espérance, j'ai confiance en Vous. 

Ô Dieu éternel, dont la miséricorde est insondable et le trésor de compassion inépuisable, regardez-nous avec bonté et comblez-nous de Votre miséricorde pour que nous ne désespérions pas dans les moments difficiles, que nous ne perdions pas courage, mais que nous nous soumettions avec grande confiance à Votre sainte volonté qui est l'amour et la miséricorde même.

 

MOIS DE SAINT JOSEPH:
Résultat de recherche d'images pour "Icône de Saint Joseph"
 
Vendredi 3 :
Troisième Jour

Prions, pour expier nos infidélités aux inspirations de la grâce.

Saint Joseph était fidèle à la grâce

Il connaissait que l’inspiration qu’il avait venait du ciel, quand il s’agissait de faire plaisir à Jésus, et quelque peine que lui coutât ce qu’il croyait utile à Jésus, il le faisait toujours… Ne croyons pas que la vie de S. Joseph se soit écoulée sans secousse et sans sacrifice… Si Dieu demandait de nous ce qu’il a demandé de lui, nous comprendrions combien fut méritoire sa fidélité. Nous aussi, nous sentons souvent une voix qui nous dit : Jésus serait content, si tu agissais de telle manière, si tu faisais tel sacrifice.

Oh ! promettons à S. Joseph que nous ferons, aujourd’hui, tout ce que notre conscience nous dira de faire pour contenter Jésus.
___________________
 
Samedi 4:
Quatrième Jour

Prions pour les personnes portées à la paresse et à la nonchalance.

Saint Joseph travaillait avec ardeur

Il savait que son travail était nécessaire à Jésus ; aussi quel bonheur de pouvoir se dire à chaque instant du jour : C’est pour Jésus ! c’est pour Marie ! Notre travail, à nous, servira Jésus, si nous le voulons. Chaque ligne étudiée ou écrite, chaque devoir, chaque petite action matérielle peut devenir, entre les mains de notre Ange, la monnaie spirituelle qui achètera des âmes à Jésus, comme le travail de Joseph devenait la monnaie qui achetait du pain à Jésus !

Aujourd’hui, j’offrirai toutes mes actions pour la conversion des pécheurs.
_______________
 
Dimanche 5:

Cinquième Jour

Prions, pour expier les péchés qui se commettent à cette heure.

Saint Joseph priait avec piété

Le soir, le matin, souvent dans le jour, il se réunissait à Jésus et à Marie, et ensemble ils disaient leurs prières au bon Dieu… C’était Jésus qui présidait… Marie et Joseph répondaient. Oh ! comme il y avait de piété, modestie, attention, bonheur ! Si nous avions été là, nous aussi, nous aurions bien prié… Ne le pouvons-nous pas encore ?

Je penserai, aujourd’hui, que je suis au milieu de la Sainte Famille, j’écouterai la prière comme si Jésus la faisait, j’y assisterai avec recueillement, et je répondrai sans empressement, sans précipitation, sans élever trop la voix et sans omettre aucune des paroles indiquées.

 
Saint_Joseph_7a.jpg
 
« Si quelqu'un veut me suivre, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive. »
(Mt 16, 24 ; Lc 9, 23)

« Nous ne deviendrons saints qu'en nous acceptant, en assumant l'entière responsabilité de nos vies telles qu'elles sont, avec leurs désavantages et leurs limites, et en nous soumettant à l'action purifiante et transformante du Sauveur.
[...]
La haine de soi morbide, qui passe parfois pour de l'humilité, ne renferme aucun bien. Un idéal spirituel teinté d'une horreur manichéiste du corps et des choses matérielles ne renferme aucune espérance. Un angélisme qui n'est qu'un raffinement d'égoïsme infantile ne peut donner ni liberté spirituelle ni sainteté.

Et cependant nous devons, en même temps, maîtriser nos passions, pacifier notre esprit avec une humilité et une abnégation profondes, pouvoir dire NON, fermement et définitivement, à nos désirs excessifs, et mortifier même certains de nos besoins légitimes, pour nous discipliner.

Le travail qui consiste à nous donner à Dieu [...] est profondément sérieux et n'admet pas de compromis. Il ne suffit pas de méditer sur une voie permettant d'arriver à la perfection par le sacrifice, la prière et le renoncement au monde.

Il faut vraiment jeûner, prier, renoncer à nous-mêmes et devenir des hommes intérieurs si nous voulons un jour entendre la voix de Dieu en nous. Il ne suffit pas d'essayer de devenir parfaits au moyen d’œuvres actives et de croire que les observances et les devoirs [...] suffisent, par eux-mêmes, à transformer nos vies dans le Christ. Celui qui se contente de « travailler » pour Dieu extérieurement n'a peut-être pas, pour Lui, cet amour intérieur qui est indispensable à la véritable perfection, qui cherche non seulement à Le servir mais à Le connaître, à s'unir à Lui dans la prière, à s'abandonner à Lui dans la contemplation. »

Thomas Merton (1915-1968), Vie et Sainteté (chap. II), Traduit par Marie Tadié, Aux Éditions du Seuil, Paris, 1966.
_____________________________________________________________________

L’image contient peut-être : 1 personne

 

Il Guérissais, chassais les démons...

Jésus guérit le paralytique

 

 

Jésus guérit le paralytique
de la piscine de Béthesda

 

Les Évangiles nous racontent que pendant sa vie publique Jésus accomplit beaucoup de miracles, dont les plus fréquents sont les guérisons des malades : les aveugles, les paralysés, les lépreux, les sourds… À plusieurs reprises aussi, Jésus guérit des personnes possédées, chassant les démons qui les affligent. Puis, parmi les miracles les plus frappants, à trois reprises Jésus ressuscite des morts : le fils de la veuve de Naïn, la fille de Jaïre, et son ami Lazare, ceci juste avant sa Passion. Ces miracles ont plusieurs buts, dont le plus évident est peut-être de démontrer le pouvoir de Jésus sur la vie et la mort pour l’édification de ceux qui leur en sont témoins et de ceux à qui l’Évangile est annoncé.

Puis les miracles manifestent la compassion de Jésus – plusieurs fois les Évangiles signalent que Jésus a eu compassion des malades et de leurs proches, une réaction très humaine devant la souffrance d’autrui. Cette compassion, autant elle peut être un noble sentiment humain, est elle-même un reflet et une manifestation de la miséricorde divine. Car le sens des miracles dépasse le cadre humain, puisque Jésus est l’incarnation du Verbe de Dieu, devenu homme pour guérir l’humanité entière de sa maladie principale : le péché, l’éloignement de Dieu, dont la manifestation ultime est la mort. Et avec la mort, tout ce qui lui est relié : la maladie, le vieillissement, la souffrance…

Souvent Jésus lie explicitement la guérison spirituelle à la guérison physique : " Va, dit-il, et ne pèche plus ". Il faut donc voir dans les guérisons de Jésus le sens spirituel : ce sont nous qui sommes aveugles, sourds, paralysés, peut-être possédés par un démon, voire " morts " spirituellement. Alors Jésus, qui a tout pouvoir au ciel et sur la terre, peut nous guérir de nos maladies spirituelles. Il nous faut vouloir être guéris : " Veux-tu guérir ? " dit-il au paralytique de la piscine de Béthesda. Et il nous faut vouloir suivre le souhait de Jésus : " Te voilà guéri ; ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive pire encore. "

Nous avons choisi quatre parmi les guérisons effectuées par Jésus, deux instances où Jésus chasse les démons, et les trois résurrections dont nous parlent les Évangiles. Les textes évangéliques sont suivis d’une méditation par le Moine de l’Église d’Orient, le Père Lev Gillet, extrait de son livre L’an de grâce du Seigneur : Un commentaire de l’année liturgique byzantine.

LE PARALYTIQUE DE LA PISCINE DE BÉTHESDA

(Jean 5, 1-5) (3e dimanche après Pâques)

Après cela, il y eut une fête des Juifs et Jésus monta à Jérusalem. Or il existe à Jérusalem, près de la Probatique, une piscine qui s'appelle en hébreu Béthesda et qui a cinq portiques. Sous ces portiques gisaient une multitude d'infirmes, aveugles, boiteux, impotents, qui attendaient le bouillonnement de l'eau. Car l'ange du Seigneur descendait par moments dans la piscine et agitait l'eau ; le premier alors à y entrer, après que l'eau avait été agitée, se trouvait guéri, quel que fût son mal. Il y avait là un homme qui était infirme depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant étendu et apprenant qu'il était dans cet état depuis longtemps déjà, lui dit : " Veux-tu guérir ? " L'infirme lui répondit : " Seigneur, je n'ai personne pour me jeter dans la piscine, quand l'eau vient à être agitée ; et, le temps que j'y aille, un autre descend avant moi. " Jésus lui dit : " Lève-toi, prends ton grabat et marche. " Et aussitôt l'homme fut guéri ; il prit son grabat et il marchait. Or c'était le sabbat, ce jour-là. Les Juifs dirent donc à celui qui venait d'être guéri : " C'est le sabbat. Il ne t'est pas permis de porter ton grabat. " Il leur répondit : " Celui qui m'a guéri m'a dit : Prends ton grabat et marche. " Ils lui demandèrent : " Quel est l'homme qui t'a dit : Prends ton grabat et marche ? " Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c'était ; Jésus en effet avait disparu, car il y avait foule en ce lieu. Après cela, Jésus le rencontre dans le Temple et lui dit : " Te voilà guéri ; ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive pire encore. " 

Méditation du Moine de l’Église d’Orient (Père Lev Gillet)

Le récit de la guérison du paralytique est lu à la liturgie, comme Évangile du dimanche (Jean 5, 1-15). À Jérusalem, près de la piscine de Béthesda, Jésus voit une foule de malades et d’infirmes qui attendent que l’eau soit agitée par un " ange du Seigneur " : ce phénomène se produisait à certains intervalles, et le premier malade qui descendait alors dans la piscine était guéri. Parmi ces malades se trouve un homme souffrant de paralysie depuis trente-huit ans. Jésus lui demande s’il veut être guéri. Il répond qu’il n’a personne pour le faire descendre dans la piscine et qu’il est toujours devancé par quelque autre. Jésus lui dit : " Lève-toi, prends ton grabat et marche ". L’homme est immédiatement guéri. Les Juifs protestent, parce que cette guérison a été opérée le jour du sabbat. Jésus retrouve l’homme dans le Temple et lui dit : " Ne pèche plus : il t’arriverait pire encore ".

La signification immédiate de cet Évangile est la puissance souveraine de Jésus sur la maladie. Secondairement Évangile fait allusion au lien entre le mal physique et le péché : il n’est pas dit clairement que cet homme a été infirme parce qu’il a péché, mais Jésus déclare qu’il a péché et que, s’il pèche encore, une conséquence encore plus terrible se produira. Comme nous devrions être reconnaissants de ce que Dieu, dans sa miséricorde, ne laisse pas toujours nos péchés répétés avoir des répercussions douloureuses sur notre corps !

Enfin Évangile d’aujourd’hui suggère un certain rapport entre deux ordres de choses. D’une part, il y a cette descente périodique et attendue de l’ange dans la piscine, ce mouvement des eaux, cette possibilité de guérison à celui qui descend le premier. D’autre part, il y a la guérison immédiate d’un homme, opérée par Jésus lui-même, sans descente dans l’eau, On pourrait dire que le premier type de guérison correspond à l’élément " institutionnel " dans l’Église, aux divers canaux de grâce (sacrements, rites, sacerdoce, discipline, etc.) que la communauté chrétienne met à la disposition de tous ses membres et qu’il serait aussi dangereux qu’impie de nier ou de sous-estimer. Le deuxième type de guérison correspond au contact direct, sans intermédiaire, de l’âme avec son Sauveur : il serait également dangereux et impie de nier ou de sous-estimer la possibilité de ce contact. Si saintes et si utiles que soient les institutions ecclésiastiques, aucune institution n’est, à strictement parler, indispensable, puisque le Seigneur peut, lorsqu’il le juge bon, agir sur les hommes en se passant d’elles. Les réalités spirituelles ne sont pas limitées à leurs signes extérieurs. La réalité importe infiniment plus que le signe.


L’AVEUGLE-NÉ (Jean 9, 1-40)
(5e dimanche après Pâques)

En passant, Jésus vit un homme aveugle de naissance. Ses disciples lui demandèrent : " Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle ? " Jésus répondit : " Ni lui ni ses parents n'ont péché, mais c'est afin que soient manifestées en lui les œuvres de Dieu. Tant qu'il fait jour, il nous faut travailler aux œuvres de celui qui m'a envoyé ; la nuit vient, où nul ne peut travailler. Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. " Ayant dit cela, il cracha à terre, fit de la boue avec sa salive, enduisit avec cette boue les yeux de l'aveugle, et lui dit : " Va te laver à la piscine de Siloé " (ce qui veut dire : Envoyé). L'aveugle s'en alla donc, il se lava et revint en voyant clair.

Les voisins et ceux qui étaient habitués à le voir auparavant, car c'était un mendiant, dirent alors : " N'est-ce pas celui qui se tenait assis à mendier ? " Les uns disaient : " C'est lui. " D'autres disaient : " Non, mais il lui ressemble. " Lui disait : " C'est moi. " Ils lui dirent alors : " Comment donc tes yeux se sont-ils ouverts ? " Il répondit : " L'homme qu'on appelle Jésus a fait de la boue, il m'en a enduit les yeux et m'a dit : "Va-t'en à Siloé et lave-toi. " Alors je suis parti, je me suis lavé et j'ai recouvré la vue. " Ils lui dirent : " Où est-il ? " Il dit : " Je ne sais pas. "

On le conduit aux Pharisiens, l'ancien aveugle. Or c'était sabbat, le jour où Jésus avait fait de la boue, et lui avait ouvert les yeux. A leur tour les Pharisiens lui demandèrent comme il avait recouvré la vue. Il leur dit : " Il m'a appliqué de la boue sur les yeux, je me suis lavé et je vois. " Certains des Pharisiens disaient : " Il ne vient pas de Dieu, cet homme-là, puisqu'il n'observe pas le sabbat " ; d'autres disaient : " Comment un homme pécheur peut-il faire de tels signes ? " Et il y eut scission parmi eux. Alors ils dirent encore à l'aveugle : " Toi, que dis-tu de lui, de ce qu'il t'a ouvert les yeux ? " Il dit : " C'est un prophète. " Les Juifs ne crurent pas qu'il eût été aveugle tant qu'ils n'eurent pas appelé les parents de celui qui avait recouvré la vue. Ils leur demandèrent : " Celui-ci est-il votre fils dont vous dites qu'il est né aveugle ? Comment donc y voit-il à présent ? " Ses parents répondirent : " Nous savons que c'est notre fils et qu'il est né aveugle. Mais comment il y voit maintenant, nous ne le savons pas ; ou bien qui lui a ouvert les yeux, nous, nous ne le savons pas. Interrogez-le, il a l'âge ; lui-même s'expliquera sur son propre compte. " Ses parents dirent cela parce qu'ils avaient peur des Juifs ; car déjà les Juifs étaient convenus que, si quelqu'un reconnaissait Jésus pour le Christ, il serait exclu de la synagogue. C'est pour cela que ses parents dirent : " Il a l'âge : interrogez-le. "

Les Juifs appelèrent donc une seconde fois l'homme qui avait été aveugle et lui dirent : " Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. " Lui répondit : " Si c'est un pécheur, je ne sais pas ; je ne sais qu'une chose : j'étais aveugle et à présent j'y vois. " Ils lui dirent alors : " Que t'a-t-il fait ? Comment t'a-t-il ouvert les yeux ? " Il leur répondit : " Je vous l'ai déjà dit et vous n'avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous l'entendre à nouveau ? Est-ce que, vous aussi, vous voudriez devenir ses disciples ? " Ils l'injurièrent et lui dirent : " C'est toi qui es son disciple ; mais nous, c'est de Moïse que nous sommes disciples. Nous savons, nous, que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d'où il est. " L'homme leur répondit : " C'est bien là l'étonnant : que vous ne sachiez pas d'où il est, et qu'il m'ait ouvert les yeux. Nous savons que Dieu n'écoute pas les pécheurs, mais si quelqu'un est religieux et fait sa volonté, celui-là il l'écoute. Jamais on n'a ouï dire que quelqu'un ait ouvert les yeux d'un aveugle-né. Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. " Ils lui répondirent : " De naissance tu n'es que péché et tu nous fais la leçon ! " Et ils le jetèrent dehors.

Jésus apprit qu'ils l'avaient jeté dehors. Le rencontrant, il lui dit : " Crois-tu au Fils de l'homme ? " Il répondit : " Et qui est-il, Seigneur, que je croie en lui ? " Jésus lui dit ; " Tu le vois ; celui qui te parle, c'est lui. " Alors il déclara : " Je crois, Seigneur ", et il se prosterna devant lui. Jésus dit alors : " C'est pour un discernement que je suis venu en ce monde : pour que ceux qui ne voient pas voient et que ceux qui voient deviennent aveugles. " Des Pharisiens, qui se trouvaient avec lui, entendirent ces paroles et lui dirent : " Est-ce que nous aussi, nous sommes aveugles ? " Jésus leur dit : " Si vous étiez aveugles, vous n'auriez pas de péché ; mais vous dites : Nous voyons ! Votre péché demeure. "

Méditation du Moine de l’Église d’Orient (Père Lev Gillet)

Dimanche dernier — le dimanche de la Samaritaine — nous chantions à la liturgie l’antienne de communion suivante : " Réjouis-toi et sois dans l’allégresse, porte de la divine lumière [c’est-à-dire la Vierge Marie], car Jésus après avoir disparu dans le tombeau, s’est levé encore plus lumineux que le soleil, illuminant par cela tous les croyants ". Il y a là un retour au thème théologique et liturgique de la lumière, qui est si caractéristique de la spiritualité byzantine ; il y a là, plus particulièrement, un rappel du lien entre le Résurrection du Christ et l’illumination des consciences : car un fait extérieur, fut-il même la Résurrection de notre Sauveur, n’a de valeur pratique pour les âmes que s’il peut se traduire en elles par une augmentation de cette Lumière intérieure qui doit diriger toute notre vie. La lumière du Christ est un thème pascal essentiel. C’est ce thème que développe le cinquième dimanche après Pâques, appelé " Dimanche de l’aveugle ", où la commémoraison de la guérison d’un aveugle introduit l’idée de notre propre cécité et de notre guérison.

Nous entendons, à la liturgie, le récit évangélique de la guérison de l’aveugle (Jean 9, 1-38). Jésus rencontre un homme, aveugle de naissance ; ayant fait une mixture de boue et de salive, Jésus envoie l’homme se layer dans la piscine de Siloé. L’homme recouvre la vue et devient l’objet de la curiosité hostile et des questions insidieuses des Pharisiens. Ceux-ci peuvent bien déclarer que Jésus est un pécheur : l’homme proteste qu’un pécheur n’a pas la puissance de rendre la vue à un aveugle. Expulsé par les Pharisiens, l’ancien aveugle est retrouvé par Jésus (ce n’est pas lui qui retrouve Jésus, mais c’est Jésus qui le retrouve, et ce fait est riche de sens). Jésus lui demande s’il croit au Fils de Dieu. " Qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui  ? ". Jésus répond : " Tu le vois ; c’est celui qui te parle " (On se rappellera la phrase toute semblable dite par Jésus à la Samaritaine). " Alors il dit : Je crois, Seigneur, et il se prosterna devant lui ".

Cet épisode est une illustration de la phrase du prophète Isaïe : " Alors les yeux des aveugles se dessilleront " (Isaïe 35, 5), et d’une parole de Jésus lui-même : " L’Esprit du Seigneur... m’a envoyé annoncer aux aveugles le retour à la vue " (Luc 4, 18). Il est certain que la cécité physique, tout en étant l’objet de la sollicitude de Jésus (et l’on sait combien les maladies des yeux causent de souffrances en Orient), symbolise ici la cécité spirituelle dont Jésus délivre les hommes. Mais la guérison, dans Évangile que nous venons de lire, n’est pas séparable de la bonne volonté et de la foi sincère de l’aveugle. Le commentaire le plus autorisé de cet épisode nous est donné par l’Église elle-même, qui, dans deux des antiennes de ce dimanche, s’exprime ainsi :

" Christ, notre Dieu, Soleil de Justice qui dépasse tout entendement, toi qui, en le touchant, a ouvert les yeux de l’aveugle-né, ouvre les yeux de nos âmes et fait de nous des enfants de lumière... ".

" Je viens vers toi, ô Christ, les yeux de l’âme aveuglés comme l’aveugle-né et je crie vers toi avec repentir Tu es la Lumière à la suprême clarté pour tous ceux qui sont dans les ténèbres ".


LES DIX LÉPREUX (Luc 17, 12-19)
(29e dimanche après la Pentecôte)

A son entrée dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre et s'arrêtèrent à distance ; ils élevèrent la voix et dirent : " Jésus, Maître, aie pitié de nous. " A cette vue, il leur dit : " Allez vous montrer aux prêtres. " Et il advint, comme ils y allaient, qu'ils furent purifiés. L'un d'entre eux, voyant qu'il avait été purifié, revint sur ses pas en glorifiant Dieu à haute voix et tomba sur la face aux pieds de Jésus, en le remerciant. Et c'était un Samaritain. Prenant la parole, Jésus dit : " Est-ce que les dix n'ont pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s'est trouvé, pour revenir rendre gloire à Dieu, que cet étranger ! " Et il lui dit : " Relève-toi, va ; ta foi t'a sauvé. "

Méditation du Moine de l’Église d’Orient (Père Lev Gillet)

Évangile du vingt-neuvième dimanche (Luc 17, 12-19) raconte comment Jésus guérit dix lépreux, dont un seul — qui était Samaritain — le remercia. Jésus s’étonna de ce que, seul, cet étranger lui ait rendu grâces : " Où sont les neuf autres ? ". Nous pourrions tirer de cet Évangile quatre principales leçons. D’abord, le devoir de la reconnaissance envers Dieu, l’importance de " sa glorification " pour tous les biens que nous avons reçus : le remerciement occupe-t-il dans notre prière la place qui lui revient ? Ne demandons-nous pas plus que nous ne remercions ? Puis le contraste entre l’ingratitude des neuf lépreux juifs et la reconnaissance sincère, exprimée d’une manière si vive — " glorifiant Dieu à haute voix... il se jeta aux pieds de Jésus, le visage contre terre, en le remerciant " — du Samaritain : les hommes dont la croyance est moins vraie que la nôtre ne sont-ils point parfois plus agréables à Dieu que nous-mêmes, parce que leur cœur apprécie mieux les dons divins ? Et encore le rapport que Jésus établit entre la foi et la guérison : " ...ta foi t’a sauvé.. Avons-nous une foi telle qu’elle puisse nous guérir ? Et enfin l’analogie entre la lèpre et le péché. Chez les Hébreux, l’idée de lèpre et l’idée de souillure morale s’associaient facilement. Sommes-nous purs et guéris de toute lèpre, de tout péché ? Si nous ne le sommes pas, disons-nous du moins, avec ces dix lépreux : " Jésus, Maître... aie pitié de nous "  ?

 


LE PARALYTIQUE DE CAPHARNAÜM (Marc 2, 1-12)
(2e dimanche de Carême)

Comme il était entré de nouveau à Capharnaüm, après quelque temps on apprit qu'il était à la maison. Et beaucoup se rassemblèrent, en sorte qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. On vient lui apporter un paralytique, soulevé par quatre hommes. Et comme ils ne pouvaient pas le lui présenter à cause de la foule, ils découvrirent la terrasse au-dessus de l'endroit où il se trouvait et, ayant creusé un trou, ils font descendre le grabat où gisait le paralytique. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : " Mon enfant, tes péchés sont remis. " Or, il y avait là, dans l'assistance, quelques scribes qui pensaient dans leurs cœurs : " Comment celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème ! Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ? " Et aussitôt, percevant par son esprit qu'ils pensaient ainsi en eux-mêmes, Jésus leur dit : " Pourquoi de telles pensées dans vos cœurs ? Quel est le plus facile, de dire au paralytique : Tes péchés sont remis, ou de dire : Lève-toi, prends ton grabat et marche ? Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre, - je te l'ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton grabat et va-t'en chez toi. " Il se leva et aussitôt, prenant son grabat, il sortit devant tout le monde, de sorte que tous étaient stupéfaits et glorifiaient Dieu en disant : " Jamais nous n'avons rien vu de pareil. "

Méditation du Moine de l’Église d’Orient (Père Lev Gillet)

L’Évangile de ce jour (Marc 2,1-12) relate la guérison du paralytique de Capharnaüm. Jésus lui pardonne ses péchés, et, comme les scribes s’étonnent de ce qu’un autre que Dieu puisse pardonner les péchés, il répond : " Quel est le plus facile, de dire au paralytique : tes péchés sont pardonnés, ou de lui dire : lève-toi, prends ton grabat et marche ?... Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre, je te l’ordonne... lève-toi, prends ton grabat et rentre chez toi ". Le thème central de cet épisode est la puissance à la fois de pardon et de guérison que possède le Seigneur Jésus. Puis il y a l’affirmation — plus, la démonstration — que la guérison et le pardon ne doivent pas être séparés. Le paralytique, couché sur son lit, a été déposé aux pieds du Christ. Or la première parole de Jésus n’est pas :" Sois guéri ", mais : " Tes péchés te sont pardonnés ". Dans nos maux physiques, avant même d’implorer la délivrance matérielle, nous devons prier pour notre purification intérieure, pour l’absolution de nos fautes. Enfin Jésus ordonne au paralytique guéri d’emporter son lit à la maison. D’une part, la foule sera mieux convaincue de la réalité du miracle si elle voit cet homme rendu assez fort pour porter son grabat. D’autre part, celui qui a été pardonné, intérieurement changé par Jésus, doit montrer à ceux de sa maison, par quelque signe évident (non plus en portant un lit, mais par les paroles, les actes, les attitudes), que c’est un homme nouveau qui reprend place dans son entourage.


LE POSSÉDÉ GÉRASÉNIEN (Luc 8, 26-39)
(23e dimanche après la Pentecôte)

Ils abordèrent au pays des Géraséniens, lequel fait face à la Galilée. Comme il mettait pied à terre, vint à sa rencontre un homme de la ville, possédé de démons. Depuis un temps considérable il n'avait pas mis de vêtement ; et il ne demeurait pas dans une maison, mais dans les tombes. Voyant Jésus, il poussa des cris, se jeta à ses pieds et, d'une voix forte, il dit : " Que me veux-tu, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t'en prie, ne me tourmente pas. " Il prescrivait en effet à l'esprit impur de sortir de cet homme. Car, à maintes reprises, l'esprit s'était emparé de lui ; on le liait alors, pour le garder, avec des chaînes et des entraves, mais il brisait ses liens et le démon l'entraînait vers les déserts. Jésus l'interrogea : " Quel est ton nom ? " Il dit : " Légion ", car beaucoup de démons étaient entrés en lui. Et ils le suppliaient de ne pas leur commander de s'en aller dans l'abîme. Or il y avait là un troupeau considérable de porcs en train de paître dans la montagne. Les démons supplièrent Jésus de leur permettre d'entrer dans les porcs. Et il le leur permit.

Sortant alors de l'homme, les démons entrèrent dans les porcs et le troupeau se précipita du haut de l'escarpement dans le lac et se noya. Voyant ce qui s'était passé, les gardiens prirent la fuite et rapportèrent la nouvelle à la ville et dans les fermes. Les gens sortirent donc pour voir ce qui s'était passé. Ils arrivèrent auprès de Jésus et trouvèrent l'homme dont étaient sortis les démons, assis, vêtu et dans son bon sens, aux pieds de Jésus ; et ils furent pris de peur. Les témoins leur rapportèrent comment avait été sauvé celui qui était démoniaque. Et toute la population de la région des Géraséniens pria Jésus de s'éloigner d'eux, car ils étaient en proie à une grande peur. Et lui, étant monté en barque, s'en retourna. L'homme dont les démons étaient sortis le priait de le garder avec lui, mais il le renvoya, en disant : " Retourne chez toi, et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi. " Il s'en alla donc, proclamant par la ville entière tout ce que Jésus avait fait pour lui.

Méditation du Moine de l’Église d’Orient (Père Lev Gillet)

L’Évangile du 23e dimanche après la Pentecôte (Luc 8, 26-39) décrit la guérison d’un possédé dans le pays des Géraséniens. Tantôt on tenait cet homme lié par des chaînes ; tantôt il fuyait au désert et habitait dans des sépulcres (une vie dominée par l’esprit du mal n’est-elle pas déjà un tombeau ?). Voyant Jésus, le possédé se prosterne devant lui et le prie de ne pas le tourmenter, car Jésus avait commandé au démon de sortir de cet homme (qui parle maintenant comme s’il s’identifiait avec le démon lui-même). Du moins le démon, puisqu’il doit être expulsé, demande-t-il à Jésus de ne pas l’envoyer " dans l’abîme ", c’est-à-dire dans I’Hadès où, d’après la conception juive, les démons subissent leurs souffrances, mais de l’autoriser à entrer dans un troupeau de porcs qui paissaient sur la montagne. Jésus y consent. Les démons (plutôt que le démon) abandonnent le possédé, entrent dans les porcs, et le troupeau tout entier se jette dans le lac de Galilée. L’homme qui avait été possédé est maintenant guéri, assis aux pieds de Jésus. Mais les Géraséniens effrayés prient Jésus de s’éloigner : la présence du Christ n’est-elle pas toujours un danger pour notre vie privée et nos affaires ? Ne requiert-elle pas de nous de trop durs changements ?

Cet épisode, pour beaucoup de lecteurs de l’Évangile, n’est pas sans difficultés. Il y a d’abord la question de la possession diabolique. Tous ces cas de possession diabolique dont parlent les Évangiles ne seraient-ils pas des cas de maladies nerveuses ? Les démons existent-ils ? Peuvent-ils posséder des hommes ? La science ne peut fournir aucune réponse à ces questions. Il est hors de doute que Jésus croyait à un esprit du mal personnifié et capable de prendre possession des individus. Que souvent, dans l’histoire ultérieure du christianisme, on ait attribué à des influences diaboliques ce qui relevait simplement de la pathologie mentale, nous l’admettons bien volontiers. Mais on ne saurait retrancher des Évangiles les cas de possession qu’en vertu d’une interprétation toute subjective et arbitraire. L’envoi des démons dans le troupeau de porcs semble aussi à beaucoup de lecteurs un mythe assez grossier. Sans prétendre pénétrer ce qui demeurera un mystère, nous inclinerions à voir surtout dans la fin malheureuse du troupeau de porcs un " signe " : Jésus suggère que l’abandon à la puissance du mal conduit toujours à la mort et à la perte totale, avec, dans les derniers moments, un certain caractère de fureur.

Insistons sur quelques aspects secondaires de l’épisode. Jésus demande au possédé : " Quel est ton nom ? " Il y a là plus qu’une simple question ; une thérapeutique est déjà incluse dans ces paroles. Car Jésus veut ramener le possédé, qui a parlé comme s’il ne faisait qu’un avec le démon, à la conscience de sa propre identité ; il veut lui rendre le sens de sa personnalité et de son indépendance. Chaque fois qu’un pécheur s’est enfoncé dans l’habitude jusqu’à sembler être dirigé par les puissances mauvaises, Jésus veut qu’avant toute autre chose le pécheur se dissocie de ces puissances et se souvienne de son nom propre, le nom que Dieu lui a donné : " Je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi... " (Isaïe 43, 1). En ce nom, par lequel Dieu nous appelle, se trouvent notre vraie liberté et notre vraie vocation. Le possédé répond à Jésus : " Mon nom est légion ", et l’Évangile explique : " parce que beaucoup de démons étaient entrés en lui ". L’homme avait peut-être vu une légion romaine, cette force inexorable, à la fois multiple et unifiée.

De même, si nous nous laissons aller au péché, nous devenons " légion " ; nos instincts, nos images mentales, tous nos éléments psychiques acquièrent une indépendance chaotique ; la volonté affaiblie par chaque chute n’est plus en état de les ressaisir et de les coordonner ; notre personnalité entière se dissocie, se désintègre. Dieu seul peut rassembler et réparer ces fragments brisés. " Rassemble mon cœur... ", comme nous le lui demandons dans le Psaume 86 (v. 11). Plus tard, quand le possédé a été guéri, il prie Jésus de le garder auprès de lui ; mais Jésus lui dit de retourner dans sa maison et d’y déclarer ce que Dieu avait fait pour lui. Et l’homme rentre " publiant dans la ville entière ce que Jésus avait fait pour lui ". La plupart des chrétiens ne sont pas appelés à suivre Jésus au sens matériel du mot et à devenir des disciples itinérants, mais ils ont un apostolat normal à exercer dans leur milieu immédiat et quotidien, dans le milieu de leur famille et de leur travail : cet apostolat ne consiste pas à " prêcher ", il consiste à rendre un témoignage personnel, à partager avec d’autres une expérience authentique, à " déclarer " et à " publier " ce que Jésus a fait pour eux.


 

LE MUET POSSÉDÉ (Marc 9, 17-29)
(4e dimanche de Carême)

Quelqu'un de la foule dit à Jésus : " Maître, je t'ai apporté mon fils qui a un esprit muet. Quand il le saisit, il le jette à terre, et il écume, grince des dents et devient raide. Et j'ai dit à tes disciples de l'expulser et ils n'en ont pas été capables. " - " Engeance incrédule, leur répond-il, jusques à quand serai-je auprès de vous ? Jusques à quand vous supporterai-je ? Apportez-le-moi. Et ils le lui apportèrent. Sitôt qu'il vit Jésus, l'esprit secoua violemment l'enfant qui tomba à terre et il s'y roulait en écumant. Et Jésus demanda au père : " Combien de temps y a-t-il que cela lui arrive ? " - " Depuis son enfance, dit-il ; et souvent il l'a jeté soit dans le feu soit dans l'eau pour le faire périr. Mais si tu peux quelque chose, viens à notre aide, par pitié pour nous. " - " Si tu peux ! ... reprit Jésus ; tout est possible à celui qui croit. " Aussitôt le père de l'enfant de s'écrier : " Je crois ! Viens en aide à mon peu de foi ! "

Jésus, voyant qu'une foule affluait, menaça l'esprit impur en lui disant : " Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de lui et n'y rentre plus. " Après avoir crié et l'avoir violemment secoué, il sortit, et l'enfant devint comme mort, si bien que la plupart disaient : " Il a trépassé ! " Mais Jésus, le prenant par la main, le releva et il se tint debout. Quand il fut rentré à la maison, ses disciples lui demandaient dans le privé : " Pourquoi nous autres, n'avons-nous pu l'expulser ? " Il leur dit : " Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière. "

Méditation du Moine de l’Église d’Orient (Père Lev Gillet)

L’Évangile (Marc 9,16-30) décrit la guérison d’un fils muet, possédé du démon, que son père amène à Jésus. Le Seigneur dit au père : " Si tu peux croire, tout est possible à celui qui croit ". Le père s’écrie, avec des larmes : " Je crois, mais aide mon incrédulité ". Nous ne pourrions trouver une meilleure formule pour exprimer en même temps l’existence de notre foi et la faiblesse de cette foi. Mais sommes-nous capables de pleurer avec des larmes ardentes quand nous disons à notre Sauveur : " Je crois... mais aide mon incrédulité ! ". Jésus a pitié du père. Il accepte une telle foi. Il guérit le fils. Les disciples, parlant au Maître en particulier, lui demandent pourquoi eux-mêmes n’ont pu chasser ce démon. Jésus répond : " Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière ". N’allons pas croire qu’une abstinence prolongée et des prières répétées suffisent à donner cette force que les disciples ne possédaient pas encore. La prière et le jeûne, au sens le plus profond de ces mots, signifient la renonciation radicale à soi-même. la fixation de l’âme dans cette attitude de confiance et d’humilité qui attend tout de la miséricorde de Dieu, la soumission de notre volonté à la volonté du Seigneur, la remise de notre être tout entier entre les mains du Père. Celui oui — par la grâce de Dieu — atteint cet état peut chasser les démons. Ne pourrions-nous pas faire au moins les premiers pas dans cette voie ? Si nous essayons, nous serons étonnés des réussites que nous obtiendrons.


LE FILS DE LA VEUVE DE NAÏN (Luc 7, 11-17)
(20e dimanche après la Pentecôte)

Et il advint ensuite qu'il se rendit dans une ville appelée Naïn. Ses disciples et une foule nombreuse faisaient route avec lui. Quand il fut près de la porte de la ville, voilà qu'on portait en terre un mort, un fils unique dont la mère était veuve ; et il y avait avec elle une foule considérable de la ville. En la voyant, le Seigneur eut pitié d'elle et lui dit : " Ne pleure pas. " Puis, s'approchant, il toucha le cercueil, et les porteurs s'arrêtèrent. Et il dit : " Jeune homme, je te le dis, lève-toi. " Et le mort se dressa sur son séant et se mit à parler. Et il le remit à sa mère. Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant : " Un grand prophète s'est levé parmi nous et Dieu a visité son peuple. " Et ce propos se répandit à son sujet dans la Judée entière et tout le pays d'alentour.

Méditation du Moine de l’Église d’Orient (Père Lev Gillet)

L’Église, en ce 20e dimanche après la Pentecôte, nous montre la compassion de Jésus remportant une victoire sur la mort. Jésus traverse la ville de Naïn ; il rencontre le cortège funèbre du fils unique d’une veuve ; ému à la vue du chagrin de la mère, il dit a celle-ci de ne pas pleurer ; et, touchant le cercueil, il commande au jeune homme de se lever. Le mort se redresse, commence à parler, et Jésus le remet à sa mère. Le peuple, saisi de crainte, rend gloire à Dieu (Luc 7, 11-17).

Le thème de cette lecture de Évangile, nous l’avons dit, est la compassion de Jésus. C’est par un pur hasard que Jésus rencontre ce cortège funèbre. Jésus est étranger à Naïn, étranger à la famille que le deuil a frappé. Il n’y a, semble-t-il, aucune raison pour que Jésus veuille manifester sa puissance spécialement à Naïn. Ou plutôt il y a une raison, une seule raison : c’est que Jésus, voyant la douleur de la mère, " eut pitié d’elle ". La première parole de Jésus n’est pas le commandement donné au mont, mais la parole de consolation adressée à la mère : " Ne pleure pas ". Et, quand le jeune homme se lève, nous ne lisons pas dans Évangile que Jésus lui ait parlé (quoique sans doute il lui ait parlé), mais nous lisons que Jésus " le donna à sa mère ". On remarquera que Évangile dit " le donna ", et non " le rendit ". Jésus, en ressuscitant le jeune homme avait acquis un droit particulier de possession sur lui, et c’est un don gracieux qu’il fait maintenant à la mère.

Les Évangiles rapportent trois résurrections opérées par Jésus : celle du fils de la veuve de Naïn, celle de la fille de Jaïre, celle de Lazare. Dans les trois cas, il semble que c’est premièrement la compassion de Jésus envers la douleur des proches qui est la cause du miracle. Les trois cas nous manifestent Jésus aimant et compatissant. Si cet élément de compassion doit être tout d’abord souligné, il ne faut pas méconnaître que les miracles de résurrection ont aussi une autre cause : ils manifestent que le Messie a tout pouvoir sur la vie et la mort.

Quelques détails de Évangile d’aujourd’hui mettent en lumière ce pouvoir : ainsi l’attitude d’autorité de Jésus qui, d’un signe, arrête le cortège ; la forme solennelle et impérative de ses paroles : " Je te l’ordonne, lève-toi  " ; et le fait que l’évangéliste, qui, dans les premiers versets du même chapitre, parle simplement de " Jésus " emploie maintenant le mot "  Seigneur  " : car il s’agit de la rencontre du Seigneur de la vie avec la mort et la douleur humaine.

Remarquons que les trois cas de résurrection rapportés par les Évangiles couvrent tous les aspects physiques successifs de la mort. Jésus ressuscite la fille de Jaïre encore couchée sur son lit, il ressuscite le fils de la veuve de Naïn que l’on emporte dans un cercueil, il ressuscite Lazare déjà enseveli et décomposé : La seigneurie de Jésus sur la mort est complète ; cela s’applique aux aspects différents de la mort spirituelle aussi bien qu’à ceux de la mort physique, et les récits évangéliques de résurrection indiquent symboliquement comment Jésus rend la vie aux pécheurs.

Il faudrait enfin être plus attentif qu’on ne la généralement été au rôle joué par les femmes dans les cas de résurrection. Ici, c’est le chagrin de la mère qui émeut Jésus (et l’on pourrait dire que la veuve de Naïn a une place plus importante que son fils dans Évangile d’aujourd’hui). La femme de Jaïre joint ses larmes à celles de son mari. Marthe suggère à Jésus qu’il pourrait ressusciter son frère. Il en est de même hors des Évangiles. Pierre ressuscite Dorcas sur les instances des veuves de Lydda (Actes 9, 36-41). Élie ressuscite le fils de la veuve de Zarephat à cause de la douleur de la mère (1 Rois 17, 18-23). C’est aussi à cause de la mère qu’Élisée ressuscite le fils de la Sunnamite (2 Rois 4, 18-37). L’auteur de l’Épître aux Hébreux a donc raison d’écrire : " Des femmes ont retrouvé leurs morts par la résurrection " (Hébreux 11, 35). Peut-être ces passages, comme Évangile d’aujourd’hui, jettent-ils une lumière voilée sur un aspect du ministère spirituel des femmes. La conversion des pécheurs est semblable à la résurrection des monts ; or la prière des femmes, en particulier des mères et des femmes dont la vie est entièrement offerte et consacrée à Dieu, a souvent une valeur d’intercession singulièrement efficace, et, en ce sens, une vie cachée et contemplative peut être une vie apostolique.


L’HÉMORROÏSSE ET LA FILLE DE JAÏRE (Luc 8, 41-56)
(25e dimanche après la Pentecôte)

Et voici qu'arriva un homme du nom de Jaïre, qui était chef de la synagogue. Tombant aux pieds de Jésus, il le priait de venir chez lui, parce qu'il avait une fille unique, âgée d'environ douze ans, qui se mourait. Et comme il s'y rendait, les foules le serraient à l'étouffer. Or une femme, atteinte d'un flux de sang depuis douze années, et que nul n'avait pu guérir, s'approcha par derrière et toucha la frange de son manteau ; et à l'instant même son flux de sang s'arrêta. Mais Jésus dit : " Qui est-ce qui m'a touché ? " Comme tous s'en défendaient, Pierre dit : " Maître, ce sont les foules qui te serrent et te pressent. " Mais Jésus dit : " Quelqu'un m'a touché ; car j'ai senti qu'une force était sortie de moi. " Se voyant alors découverte, la femme vint toute tremblante et, se jetant à ses pieds, raconta devant tout le peuple pour quel motif elle l'avait touché, et comment elle avait été guérie à l'instant même. Et il lui dit : " Ma fille, ta foi t'a sauvée ; va en paix. " Tandis qu'il parlait encore, arrive de chez le chef de synagogue quelqu'un qui dit : " Ta fille est morte à présent ; ne dérange plus le Maître. " Mais Jésus, qui avait entendu, lui répondit : " Sois sans crainte, crois seulement, et elle sera sauvée. " Arrivé à la maison, il ne laissa personne entrer avec lui, si ce n'est Pierre, Jean et Jacques, ainsi que le père et la mère de l'enfant. Tous pleuraient et se frappaient la poitrine à cause d'elle. Mais il dit : " Ne pleurez pas, elle n'est pas morte, mais elle dort. " Et ils se moquaient de lui, sachant bien qu'elle était morte. Mais lui, prenant sa main, l'appela en disant : " Enfant, lève-toi. " Son esprit revint, et elle se leva à l'instant même. Et il ordonna de lui donner à manger. Ses parents furent saisis de stupeur, mais il leur prescrivit de ne dire à personne ce qui s'était passé.

Méditation du Moine de l’Église d’Orient (Père Lev Gillet)

Pentecôte nous enseigne la confiance dans les cas qui semblent désespérés. Cet Évangile (Luc 8, 41-56) groupe deux épisodes. Une femme atteinte depuis douze ans d’une perte de sang et qu’un long traitement médical n’avait pu soulager touche Jésus et est guérie. Nos maladies du corps et de l’âme ne sont donc pas incurables, si graves et si longues qu’elles aient été. Et même lorsqu’il s’agit d’une mort spirituelle apparente, il faut espérer contre toute espérance. La fille de Jaïre, chef d’une synagogue, semblait morte. Lorsque Jésus dit qu’elle n’était pas monte, mais endormie, on le tourna en dérision. Mais lui, prenant la jeune fille par la main, lui commanda de se lever, et elle se leva. Ainsi il ne faut désespérer ni de nous-mêmes ni d’aucun autre, lorsque l’apparence de la mort spirituelle s’établit. Il ne faut jamais dire : "  Avec moi, ou avec celui-ci, ou avec celle-là, il n’y a plus rien à faire ". Dans ces cas extrêmes, on ne doit plus compter sur les interventions humaines : on doit laisser Jésus seul agir sur l’âme pécheresse : " Il ne laissa personne entrer... et... prenant sa main... ". Ce grand message d’espoir, qui coïncide plus ou moins avec le début de l’Avent, montre que nous pouvons harmoniser avec ce temps liturgique des portions de l’Écriture fixées indépendamment de lui. Évangile d’aujourd’hui nous parle lui aussi, à sa manière, de la victoire de la lumière sur les ténèbres.


LA RÉSURRECTION DE LAZARE (Jean 11, 1-45)
(Samedi de Lazare)

Il y avait un malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa sœur Marthe. Marie était celle qui oignit le Seigneur de parfum et lui essuya les pieds avec ses cheveux ; c'était son frère Lazare qui était malade. Les deux sœurs envoyèrent donc dire à Jésus : " Seigneur, celui que tu aimes est malade. " A cette nouvelle, Jésus dit : " Cette maladie ne mène pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu : afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. " Or Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore dans le lieu où il se trouvait ; alors seulement, il dit aux disciples : " Allons de nouveau en Judée. " Ses disciples lui dirent : " Rabbi, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là-bas ! " Jésus répondit : " N'y a-t-il pas douze heures de jour ? Si quelqu'un marche le jour, il ne bute pas, parce qu'il voit la lumière de ce monde ; mais s'il marche la nuit, il bute, parce que la lumière n'est pas en lui. " Il dit cela, et ensuite : " Notre ami Lazare repose, leur dit-il ; mais je vais aller le réveiller. " Les disciples lui dirent : " Seigneur, s'il repose, il sera sauvé. " Jésus avait parlé de sa mort, mais eux pensèrent qu'il parlait du repos du sommeil. Alors Jésus leur dit ouvertement : " Lazare est mort, et je me réjouis pour vous de n'avoir pas été là-bas, afin que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! " Alors Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples : " Allons, nous aussi, pour mourir avec lui ! "

A son arrivée, Jésus trouva Lazare dans le tombeau depuis quatre jours déjà. Béthanie était près de Jérusalem, distant d'environ quinze stades, et beaucoup d'entre les Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie pour les consoler au sujet de leur frère. Quand Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : " Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l'accordera. " Jésus lui dit : " Ton frère ressuscitera. " " Je sais, dit Marthe, qu'il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. " Jésus lui dit : " Je suis la résurrection. Qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Le crois-tu ? " Elle lui dit : " Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde. "

Ayant dit cela, elle s'en alla appeler sa sœur Marie, lui disant en secret : " Le Maître est là et il t'appelle. " Celle-ci, à cette nouvelle, se leva bien vite et alla vers lui. Jésus n'était pas encore arrivé au village, mais il se trouvait toujours à l'endroit où Marthe était venue à sa rencontre. Quand les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison et la consolaient la virent se lever bien vite et sortir, ils la suivirent, pensant qu'elle allait au tombeau pour y pleurer. Arrivée là où était Jésus, Marie, en le voyant, tomba à ses pieds et lui dit : " Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ! " Lorsqu'il la vit pleurer, et pleurer aussi les Juifs qui l'avaient accompagnée, Jésus frémit en son esprit et se troubla. Il dit : " Où l'avez-vous mis ? " Il lui dirent : " Seigneur, viens et vois. " Jésus pleura. Les Juifs dirent alors : " Voyez comme il l'aimait ! " Mais quelques-uns d'entre eux dirent : " Ne pouvait-il pas, lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, faire aussi que celui-ci ne mourût pas ? "

Alors Jésus, frémissant à nouveau en lui-même, se rend au tombeau. C'était une grotte, avec une pierre placée par-dessus. Jésus dit : " Enlevez la pierre ! " Marthe, la sœur du mort, lui dit : " Seigneur, il sent déjà : c'est le quatrième jour. " Jésus lui dit : " Ne t'ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? " On enleva donc la pierre. Jésus leva les yeux en haut et dit : " Père, je te rends grâces de m'avoir écouté. Je savais que tu m'écoutes toujours ; mais c'est à cause de la foule qui m'entoure que j'ai parlé, afin qu'ils croient que tu m'as envoyé. " Cela dit, il s'écria d'une voix forte : " Lazare, viens dehors ! " Le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes, et son visage était enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : " Déliez-le et laissez-le aller. " Beaucoup d'entre les Juifs qui étaient venus auprès de Marie et avaient vu ce qu'il avait fait, crurent en lui.

Méditation du Moine de l’Église d’Orient (Père Lev Gillet)

Le samedi de Lazare occupe une place très spéciale dans le calendrier liturgique. Il est en dehors des quarante jours de pénitence du Carême ; il est aussi en dehors des jours douloureux de la Semaine sainte, — ceux inclus entre le lundi et le vendredi. Avec le dimanche des Rameaux, il forme un court prélude joyeux aux jours douloureux. Un lien topographique l’unit au dimanche des Rameaux : Béthanie est le lieu de la résurrection de Lazare et aussi le point de départ de l’entrée de Jésus à Jérusalem. L’événement que commémore ce samedi est la résurrection de Lazare. Cet événement, nous le verrons, est très chargé de sens. Il est mystérieusement lié à la résurrection du Christ lui-même ; il joue, par rapport à celle-ci, le rôle d’une prophétie en acte. On pourrait dire que Lazare ressuscité nous est présenté, au seuil des fêtes de Pâques, comme le précurseur de Jésus-Christ vainqueur de la mort, de même que Jean baptisant était, à la veille de l’Épiphanie, le précurseur du Messie qui allait être révélé. Mais, outre sa signification principale par rapport à la résurrection du Christ, la résurrection de Lazare a des aspects secondaires sur lesquels notre méditation s'arrêtera utilement.

Évangile (Jean 11, 1-45) relate l’épisode de la résurrection de Lazare. L’interprétation de cet événement nous est donnée par l’Église dans les chants de matines. Écoutons cette interprétation :

" Quand tu as voulu... ô mon Sauveur, vérifier ta glorieuse Résurrection, tu as délivré Lazare de l’Hadès... ". Ici se trouve exprimée la signification principale de la résurrection de Lazare. Élie a été, comme dit le poème sacré dans un langage un peu étrange, mais saisissant, la " vérification " anticipée de la résurrection du Christ, une épreuve préliminaire de la puissance de Jésus sur la mort. " Le Christ a délivré tes captifs, ô mort, dans la personne de Lazare... Avant ta mort, tu as ébranlé la puissance de la mort ". L’Église établit un certain lien entre cette victoire du Christ sur la mort et l’entrée triomphale à Jérusalem qui sera commémorée demain. " Mort, où est ta victoire  ?... Nous lui offrons les branches de la victoire triomphale... Comme les enfants, nous portons les insignes de la victoire et nous t’acclamons, toi, vainqueur de la mort ".

En second lieu, la résurrection de Lazare annonce la résurrection des morts, conséquence de la résurrection de Jésus : " Ô Christ, quand tu as ressuscité Lazare d’entre les morts, tu as établi le principe de la résurrection universelle... Tu l’as ressuscité, toi le donateur de vie, confirmant de la sorte la résurrection du monde... Par l’intermédiaire de ton ami, tu as présagé la délivrance de l’humanité de la corruption ". Le samedi de Lazare est en quelque sorte la fête de tous les morts. Il nous apporte l’occasion de confirmer et de préciser notre foi en la résurrection. Notre Seigneur, en rectifiant l’état d’esprit de Marthe, nous donne au sujet de nos défunts un enseignement précieux. Jésus avait dit à Marthe : " Ton frère ressuscitera ", Marthe lui répondit : " Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection au dernier jour ". Et Jésus dit : " Je suis la Résurrection ". La foi de Marthe était inadéquate sur deux points. Marthe projetait dans le futur, et dans le futur seulement, la résurrection de son frère. Puis elle ne concevait cette résurrection que par rapport à une sorte de loi générale. Mais Jésus indique que la résurrection est un fait déjà présent, parce que lui-même est (et non pas produit) la Résurrection et la Vie. Nos défunts vivent par et dans le Christ. Leur vie est liée à la présence personnelle de Jésus et se manifeste en elle. Si nous cherchons à nous unir en esprit à un mort que nous avons aimé, ne cherchons pas à nous le rendre vivant par notre imagination, mais entrons en contact avec Jésus, et en Jésus nous le trouverons.

Troisièmement, la résurrection de Lazare est une merveilleuse illustration du dogme christologique. Elle nous montre comment, dans la personne de Jésus, la nature divine et la nature humaine s’unissent sans se confondre : " Ô Christ, par ta venue au tombeau de Lazare tu as confirmé, pour nous, tes deux natures... ". D’une part, en Jésus, l’homme peut céder à l’émotion et s’affliger de la perte d’un ami : " ... Jésus pleura. Les Juifs dirent alors : Comme il l’aimait ! ". D’autre part, Dieu, en Jésus, peut commander à la mort avec autorité : " Il cria d’une voix forte : Lazare sors. Le mort sortit... ".

Enfin, la résurrection de Lazare incite le pécheur à espérer que, même s’il est spirituellement mort, il pourra revivre : " De même je te prie, toi l’ami des hommes, de me ressusciter, moi qui suis mort par mes passions... ". Parfois cette résurrection spirituelle semble aussi impossible que celle de Lazare : " Seigneur, il sent déjà : c’est le quatrième jour... ". Mais tout est possible à Jésus, — convertir le pécheur le plus endurci comme ressusciter un mort : " Jésus dit : enlevez la pierre... ".

Voilà ce que nous apprendrons, si nous allons en ce samedi à Béthanie, à la tombe de Lazare. Mais ce n’est pas Lazare que nous voulons voir. Nous voulons rencontrer à Béthanie Jésus et commencer avec lui, auprès de lui, cette Semaine sainte. Jésus nous y invite et nous attend. Marthe vint dire en secret à sa sœur : " Le Maître est là, il te demande ". Et Marie, " à cette nouvelle, se lève en hâte et va vers lui ". Le Maître m’appelle. Il veut que, pendant les jours de sa Passion, je ne le quitte pas. Il veut, en ces jours, se révéler à moi — qui peut-être " sens déjà " — d’une manière nouvelle et suprême. Maître, je viens.

(Source: Religion Orthodoxe)

L’image contient peut-être : 1 personne

Pour la bien prier, il faut sentir sur soi ce regard 

Résultat de recherche d'images pour "Icône de Saint Ephrem le Syrien"

Marie est notre mère, c'est entendu. Elle est la mère du genre humain, la nouvelle Eve. Mais elle est aussi sa fille. L'ancien monde, le douloureux monde, le monde d'avant la grâce l'a bercée longtemps sur son cœur désolé - des siècles et des siècles - dans l'attente obscure, incompréhensible d'une "virgo genitrix"...

Des siècles et des siècles, il a protégé de ses vieilles mains chargées de crimes, ses lourdes mains, la petite fille merveilleuse dont il ne savait même pas le nom. Une petite fille, cette reine des anges! Et elle l'est restée, ne l'oublie pas!... . Notre pauvre espèce ne vaut pas cher, mais l'enfance émeut toujours ses entrailles, l'ignorance des petits lui fait baisser les yeux. (…)  La Vierge était l'innocence. (…)

Oui, mon petit, pour la bien prier, il faut sentir sur soi ce regard qui n'est pas tout à fait celui de l'indulgence - car l'indulgence ne va pas sans quelque expérience amère - mais de la tendre compassion, de la surprise douloureuse, d'on ne sait quel sentiment encore, inconcevable, inexprimable, qui la fait plus jeune que le péché, plus jeune que la race dont elle est issue et, bien que Mère par la grâce, Mère des grâces, la cadette du genre humain. 

Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
 

Georges Bernanos

Journal d'un curé de campagne (Plon 1936), éditions « Le livre de poche », Paris, 1966, p. 180 et p. 182

Marie de Nazareth

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ,à l'intérieur et à l'exterieur de notre Tradition Syro- Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

L’image contient peut-être : 1 personne, texte

 

L’image contient peut-être : texte

"Alliance VITA" lance un Guide des directives anticipées

Le gouvernement a lancé une campagne d'information sur l'application de la nouvelle loi fin de vie, confirmant nos alertes sur une interprétation euthanasique de cette loi avec :
- le droit à "une sédation profonde et continue jusqu'au décès" présenté comme un prétendu « droit à dormir avant de mourir ».
- les "directives anticipées contraignantes " confuses pouvant conduire à des actes contraires à la déontologie médicale sous la pression de l'émotion.
 
Alliance VITA a décidé de réagir à cette campagne pour dénoncer la vision réductrice d'une question complexe et la confusion entretenue entre la sédation et l'euthanasie.

Guide des directives anticipées VITA

Alliance VITA,Guide,directives anticipéesAfin de lever toute ambiguïté sur les dérives d’interprétation, Alliance VITA a choisi d’éditer un guide des directives anticipées, inspiré des retours d’expérience de son service d’écoute SOS fin de vie, et avec l’aide de son réseau de soignants.

Alliance VITA,Guide,directives anticipéesCe guide pratique se veut une aide à la compréhension et la rédaction des directives anticipées, dans le respect de l’éthique médicale, récusant à la fois l’acharnement thérapeutique et l’euthanasie.

 

Il comprend 3 parties :

- un guide illustré des démarches à suivre pour faire connaitre ses directives anticipées,

- un formulaire à personnaliser qui rassemble l'ensemble des éléments indispensables à la prise en compte de ces directives,

- une carte à découper et conserver dans son porte-feuille.

 

Ce guide est gratuit et accessible au téléchargement via le lien ci-dessous :

 

Téléchargez et Imprimer

 

Nous vous invitons à télécharger et compléter le formulaire

pour vous-même et à le faire connaître largement autour de vous.

 

Pour les personnes ne disposant pas d'imprimante, vous pouvez nous adresser une demande d'envoi de la brochure papier par courrier postal.

 

Source : Alliance VITA.

____________________________________________

Eastern & Oriental Orthodox Prelates Attend Luncheon in Honor of Patriarch Ignatius Aphrem II

by ORTHODOXY COGNATE PAGE on MARCH 2, 2017

in FEATURED, FEATURED NEWS, NEWS

Syriac Orthodox Patriarchate – 2/3/17

Luncheon in Honor of His Holiness at the Armenian Church – New York

His Holiness Patriarch Mor Ignatius Aphrem II was invited to a special luncheon in his honor at St. Vartan Armenian Orthodox Cathedral and the Headquarters of the Archdiocese in New York.

The heads of the Oriental Orthodox and Eastern Orthodox (Byzantine) Churches in Eastern USA were invited to attend the luncheon.

His Holiness was accompanied by their Eminences Mor Dionysius Jean Kawak, Patriarchal Vicar for the Eastern USA, Mor Teethose Yeldo, Archbishop of the Malankara Archdiocese for Northern America, Mor Silvanos Ayub, Archbishop of the Knanaya Regions in Europe and America, Very Rev, Raban Joseph, Patriarchal Secretary and Media Office Director, Very Rev. Fr. Joseph Chamoun and Rev. Dn. George Kiraz.

His Eminence Archbishop Khajag Barsamian, Armenian Orthodox Primate for the Armenian Diocese of Eastern USA, welcomed His Holiness and assured him of the support of the Armenian Apostolic Church and all the Orthodox Churches in his mission. He expressed the solidarity and prayers of the heads of the churches present in the meeting.
His Holiness thanked His Eminence for his support and spoke about the current situation of Christians in the Middle East. He also spoke about the ecumenical role of the churches in the Middle East and their common witness for Christ in their deeds and humanitarian actions in the face of the different crises in Syria and Iraq.

Source:

__________________________________________________________

SIGNEZ LA PETITION POUR LA LIBERATION DES DEUX EVÊQUES QUIDNAPES EN SYRIE /PETITION ON THE ABDUCTION OF THE TWO HIERARCHS OF ALEPPO SYRIAToujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons... 

Afficher l'image d'origine

L’image contient peut-être : 2 personnes

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

Afficher l'image d'origine

 

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)
 
 

Aucun texte alternatif disponible.

Deuxième dimanche du Grand Carême (dimanche de la guérison du lépreux)

Saint Qurbana.

    • Actes 5:12-16:
  • 12 Par les mains des Apôtres, beaucoup de signes et de prodiges s’accomplissaient dans le peuple. Tous les croyants, d’un même cœur, se tenaient sous le portique de Salomon.
  • 13 Personne d’autre n’osait se joindre à eux ; cependant tout le peuple faisait leur éloge ;
  • 14 de plus en plus, des foules d’hommes et de femmes, en devenant croyants, s’attachaient au Seigneur.
  • 15 On allait jusqu’à sortir les malades sur les places, en les mettant sur des civières et des brancards : ainsi, au passage de Pierre, son ombre couvrirait l’un ou l’autre.
  • 16 La foule accourait aussi des villes voisines de Jérusalem, en amenant des gens malades ou tourmentés par des esprits impurs. Et tous étaient guéris.
    •  
    •  19 :8-12 :
  • 08 Paul se rendit à la synagogue où, pendant trois mois, il prit la parole avec assurance ; il discutait et usait d’arguments persuasifs à propos du royaume de Dieu.
  • 09 Certains s’endurcissaient et refusaient de croire ; devant la multitude, ils dénigraient le Chemin du Seigneur Jésus. C’est pourquoi Paul se sépara d’eux. Il prit les disciples à part et s’entretenait chaque jour avec eux dans l’école de Tyrannos.
  • 10 Cela dura deux ans, si bien que tous les habitants de la province d’Asie, Juifs et Grecs, entendirent la parole du Seigneur.
  • 11 Par les mains de Paul, Dieu faisait des miracles peu ordinaires,
  • 12 à tel point que l’on prenait des linges ou des mouchoirs qui avaient touché sa peau, pour les appliquer sur les malades ; alors les maladies les quittaient et les esprits mauvais sortaient.
    •  
    • Actes 9:22-31 :
  • 22 Mais Saul, avec une force de plus en plus grande, réfutait les Juifs qui habitaient Damas, en démontrant que Jésus est le Christ.
  • 23 Assez longtemps après, les Juifs tinrent conseil en vue de le supprimer.
  • 24 Saul fut informé de leur machination. On faisait même garder les portes de la ville jour et nuit afin de pouvoir le supprimer.
  • 25 Alors ses disciples le prirent de nuit ; ils le firent descendre dans une corbeille, jusqu’en bas, de l’autre côté du rempart.
  • 26 Arrivé à Jérusalem, Saul cherchait à se joindre aux disciples, mais tous avaient peur de lui, car ils ne croyaient pas que lui aussi était un disciple.
  • 27 Alors Barnabé le prit avec lui et le présenta aux Apôtres ; il leur raconta comment, sur le chemin, Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et comment, à Damas, il s’était exprimé avec assurance au nom de Jésus.
  • 28 Dès lors, Saul allait et venait dans Jérusalem avec eux, s’exprimant avec assurance au nom du Seigneur.
  • 29 Il parlait aux Juifs de langue grecque, et discutait avec eux. Mais ceux-ci cherchaient à le supprimer.
  • 30 Mis au courant, les frères l’accompagnèrent jusqu’à Césarée et le firent partir pour Tarse.
  • 31 L’Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ; elle se construisait et elle marchait dans la crainte du Seigneur ; réconfortée par l’Esprit Saint, elle se multipliait.
    •  
    • Romains 3: 27 :
    • 27 Alors, y a-t-il de quoi s'enorgueillir ? Absolument pas. Par quelle loi ? Par celle des œuvres que l’on pratique ? Pas du tout. Mais par la loi de la foi.
    •  4 : 5 :
    • 05 Au contraire, si quelqu’un, sans rien accomplir, a foi en Celui qui rend juste l’homme impie, il lui est accordé d’être juste par sa foi.
    •  
    • Saint Luc 5: 12-16 :
  • 12 Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ; voyant Jésus, il tomba face contre terre et le supplia : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »
  • 13 Jésus étendit la main et le toucha en disant : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta.
  • 14 Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ce sera pour tous un témoignage. »
  • 15 De plus en plus, on parlait de Jésus. De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies.
  • 16 Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait.
    • 4: 40 -41 :
  • 40 Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.
  • 41 Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler, parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.
    •  

 

---------------

St. Luke's Gospel recounts the instances where Christ healed individuals suffering from various diseases.

The most important being the healing of the Leper. Leprosy at the time of Christ, was a terrible disease with a near total failure rate. To have leprosy was a death sentence due to the lack of adequate treatment we now have.

Worse yet was that those who suffered from leprosy became social outcasts & rejected from their community.

Those who had leprosy were thought to have so as a punishment from God for their sins.

The Leper was in a state of continuous suffering, both physically and emotionally.

However, inspite of his misfortune his faith in Christ the healer was unshakeable.

Our Lord didn't once hesitate to lay his hands on the Leper to heal him of his affliction.

Often times in a time of suffering we lose faith & end up isolated from everyone.

Instead, let us put our trust in Christ the healer as the heavenly physician will see our faith & save us from suffering.

The Holy Bible readings from the Church Lectionary are:

Evening:
Mark 1:32-45

Morning:
Mark 9:14-29

Before Holy Qurbono :
Genesis 7: 6-24

II Kings 5:1-14
Isaiah 33:2-9
Jeremiah 50:4-7; 15:15-21

Holy Qurbono:
Acts 5:12-16;19:8-12
Acts 9:22-31
Romans 3:27-4:5
St. Luke 5:12-16; 4:40-41

__________________

Celui qui s'occupe des péchés d'autrui, ou nourrit des soupçons et en juge son frère, n'a même pas encore commencé à se repentir, ou à s'examiner lui-même afin de découvrir ses propres péchés.
Saint Maxime le Confesseur

______________________________________________________

L’image contient peut-être : 1 personne, texte

Par St Isaac le Syrien

(7e siècle), 
Discours ascétiques, 1ère série, n° 85 (trad. DDB 1981, p. 424) 

 

« Alors le démon le quitte »

 

De même que le désir de la lumière suit les yeux sains, de même le désir de la prière suit le jeûne mené avec discernement.

Quand un homme commence à jeûner, il désire communier à Dieu dans les pensées de son esprit.

En effet le corps qui jeûne ne supporte pas de dormir toute la nuit sur sa couche.

Quand le jeûne a scellé la bouche de l'homme, celui-ci médite en état de componction, son cœur prie, son visage est grave, les mauvaises pensées le quittent ; il est l'ennemi des convoitises et des vaines conversations.

Jamais on n'a vu un homme jeûner avec discernement et être asservi au désir mauvais.

Le jeûne mené avec discernement est une grande demeure abritant tout bien... 

Car le jeûne est l'ordre qui a été donné dès le commencement à notre nature, pour la garder de manger le fruit de l'arbre (Gn 2,17), et c'est de là que vient ce qui nous trompe...

C'est par là aussi que le Sauveur a commencé, quand il s'est révélé au monde dans le Jourdain.

Après le baptême en effet, l'Esprit l'a mené dans le désert, où il a jeûné quarante jours et quarante nuits. 

Tous ceux qui partent pour le suivre font désormais de même : c'est sur ce fondement qu'ils posent le commencement de leur combat, car cette arme a été forgée par Dieu...

Et quand maintenant le diable voit cette arme dans la main d'un homme, cet adversaire et tyran se met à craindre.

Il pense aussitôt à la défaite que lui a infligée le Sauveur dans le désert, il s'en souvient, et sa puissance est brisée.

Il se consume dès qu'il voit l'arme que nous a donnée celui qui nous mène au combat.

Quelle arme est plus puissante et ranime autant le cœur dans sa lutte contre les esprits du mal ?


 

L’image contient peut-être : une personne ou plus et texte

Partager cet article

Repost 0

Recherche

Liens