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"The hand that is moved by love does not feel weary" (+ Pope Shenouda +)

"The hand that is moved by love does not feel weary" (+ Pope Shenouda +)

L'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone fait en France et au Cameroun mémoire aujourd'hui de:

Saint Cyrille d'Alexandrie,

NICÉPHORE, martyr à Antioche († 260)

APOLLINE, vierge martyre à Alexandrie († 249)

Mairie, évêque d'Avranche († VIe s.),

CLAIR, évêque d'Apt, martyr († 660)

ANSBERT, évêque de Rouen († 700)

 

Mathews Mar Ephiphanios
Memorial of Mathews Mar Epiphanios Metropolitan/

St.Thomas Cathedral, Kollam

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,1-8.

Mon bien-aimé : je t'adjure devant Dieu et le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, par son avènement et son royaume : 
prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, censure, exhorte, avec une entière patience et souci d'instruction. 
Car un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l'oreille leur démangeant, 
et ils détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables. 
Pour toi, sois sobre en toutes choses, endure la souffrance, fais œuvre de prédicateur de l'Evangile, remplis pleinement ton ministère. 
Quant à moi, je suis déjà offert en sacrifice, et le moment de mon départ approche. 
J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi : 
désormais m'est réservée la couronne de la justice, que m'accordera en ce jour-là le Seigneur, le juste Juge, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront chéri son apparition. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,13-19.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Vous êtes le sel de la terre. Si le sel s'affadit, avec quoi lui rendra-t-on sa saveur ? Il n'est plus bon qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes. 
Vous êtes la lumière du monde : une ville située au sommet d'une montagne ne peut être cachée. 
Et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. 
Qu'ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. 
Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais parfaire. 
Car, je vous le dis en vérité, jusqu'à ce que passent le ciel et la terre, un seul iota ou un seul trait de la Loi ne passera, que tout ne soit accompli. 
Celui donc qui aura violé un de ces moindres commandements et appris aux hommes à faire de même sera tenu pour le moindre dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura pratiqués et enseignés sera tenu pour grand dans le royaume des cieux. 
 


Par l'Abbé Duquesne

(1732-1791) 
L'évangile médité - 52e méditation 

 

 

Jusqu'à ce que passent le ciel et la terre, la Loi ne passera pas

 

 

Tandis que le ciel et la terre subsisteront, tandis qu'il y aura sous le ciel et sur la terre des hommes capables de connaître Dieu, la divine loi de Jésus-Christ subsistera et les obligera* : elle aura jusqu'à la fin des siècles des observateurs fidèles, et aucun des préceptes qu'elle contient, quelque léger qu'on le suppose, ne sera impunément transgressé.

Jésus-Christ proteste que dans sa loi rien ne sera mis en oubli ; cependant que d'infidélités, que de prévarications !

Jésus-Christ dit la vérité : il en est l'auteur absolu et invariable, et ce qu'il dit sera infaillible.

Si le ciel et la terre doivent périr plutôt que sa loi, sa parole et ses volontés, tremblons ; .et si nous voulons éviter une perte inévitable, attachons-nous inviolablement à ce qu'il demande de nous.

 

*Cette Loi qui oblige es "Obligation d'Amour" de l'âme tendue vers Dieu. Il s'agit ici de la Loi d'intelligence et de Liberté des Enfants de Dieu réunifiés par la Grâce du St Esprit acquise pour Ses frères et soeurs par le Christ Rédempteur.

 


« La paix intérieure est le centre de la vie intérieure ; puisque c'est là où repose Dieu, qui jamais ne s'établit, et n'opère jamais avec toute la liberté de son Esprit, que dans les âmes pacifiques.

C'est pour cette raison que tout ce qu'il y a même de bon, de grand, et de saint, doit périr plutôt que de perdre un point de la Paix ; que tous les intérêts, qui sont le plus à la gloire de Dieu, doivent plutôt cesser, que de sortir de sa paix ; qu'il faudrait plutôt renoncer à tous les états les plus sublimes, qu'à celui de la paix de son âme : parce que tout ce qu'il y a de beau et de grand n'attache point Dieu à une âme, et la Paix en fait le lien indissoluble, comme la demeure la plus agréable.

C'est pourquoi vous êtes bien trompée, mon Theonée, avec beaucoup d'autres, si vous cherchez la perfection, en troublant la paix de votre cœur par des soins inquiétants et indiscrets : car ne voyez-vous pas que vous quittez le plus pour le moins, et que vous détruisez la fin par les moyens turbulents que vous apportez ?

Dites plutôt : je ne veux rien ; non pas même le Paradis, au dépens de ce qui peut ôter le calme de mon âme, parce que ce serait au dépens de mon Dieu, qui s'en éclipse aussitôt que la paix en est bannie.

S'il faut donc que vous immoliez, et votre solitude et vos oraisons, et vos austérités, et le travail pour les âmes, et les plus saintes conférences, et tout ce qui peut charmer saintement vos inclinations pour posséder cet état pacifique de votre conscience, faites-en l'immolation ; car ainsi vous conservez votre Dieu, qui est tout cela, et plus que tout cela, en conservant votre disposition paisible. »

R.P. François Guilloré s.j. (1615-1684), Progrès de la vie spirituelle, selon les différents états de l'âme (Livre III, Instr. VI : Sur la paix de l'âme fondée sur la Providence), Lyon, Chez Adam Demen, 1687.

Mardi 9 FÉVRIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

On this day, the holy and blessed virgins,

Pistis, Helpis, Agape, and their mother, Sophia, were martyred.

St. Sophia was from a rich and noble family in Antioch. When she had these three girls, she called them Pistis, which means faith, Helpis, which means hope, and Agape, which means love.
The oldest sister was 12 years old, the second was 10 years old and the youngest was 9 years old.
When they grew up, she went with them to Rome to teach them the worship of God and His fear. Emperor Hadrianus, the infidel, heard about them and he summoned them before him. Their mother preached to them, and encouraged them to be steadfast in the faith of the Lord Jesus Christ, saying to them, "Let not your determination grow faint or weak, and let not the glory of the world entice you, lest you lose the eternal glory. Be patient and persevere until you meet your Bridegroom, the Christ, with Whom you will enter into the everlasting joy."
When they came before the Emperor, he asked them to worship the idols, promising them a lot. but they refused so he tortured them severely Then the Emperor commanded that they be beheaded.
Their mother carried their bodies outside the city, sat and wept, and asked them to ask the Lord Christ to take her soul also. The Lord granted her wish and her spirit went immediately to her Creator. Some believers came and carried the bodies and buried them with great honors.
Their prayers be with us and Glory be to our God forever. Amen

CELEBRATION DES MARTYRS COPTES LE 16 FEVRIER

Le diocèse copte orthodoxe de Samalot s’apprête à célébrer le premier anniversaire du martyre des 21 coptes assassinés en Libye par les djihadistes du prétendu État islamique. Les célébrations, indiquent des sources égyptiennes consultées par l’Agence Fides, culmineront dans la Liturgie solennelle prévue pour le 16 février. Au cours des jours précédents et suivants, des évêques et des prêtres célébreront des Divines liturgies et tiendront des rencontres de prière et de réflexion dans le diocèse auquel appartenait la majeure partie des coptes victimes du massacre perpétré dans une localité côtière de la Libye, massacre dont la vidéo fut mise en ligne sur les sites Internet des djihadistes. Les 21 coptes égyptiens [en fait 20 Égyptiens coptes et 1 Ghanéen chrétien voir ici] avaient été enlevés en Libye au début de janvier 2015, la vidéo de leur décapitation étant mise en ligne sur les sites djihadistes en date du 15 février.

Cette vidéo, remarque Mgr Antonios Aziz Mina, évêque copte catholique de Gizeh, « a été construite comme une mise en scène cinématographique terrifiante, dans le but de semer la terreur. Et pourtant, dans ce produit diabolique de la fiction et de l’horreur sanguinaire, on voit que certains des martyrs, au moment de leur exécution barbare, répètent : “Seigneur Jésus Christ” [voir ici]. Le nom de Jésus a été le dernier mot à affleurer sur leurs lèvres. Comme dans la passion des premiers martyrs, ils s’en sont remis à Celui qui, peu après, les aura accueillis. Et ils ont ainsi célébré leur victoire, la victoire qu’aucun bourreau ne pourra leur enlever ».

Source : Agence Fides

Mardi 9 FÉVRIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Rébecca est la figure de la Vierge Marie

Certains Chrétiens se font scrupule de prier la Vierge Marie et n’osent pas croire que celle-ci puisse prier pour nous. Comme l’Ecriture est le meilleur moyen de les aider, allons donc à l’Ecriture.

Souvenez-vous de l’histoire de Jacob et d’Esaü. Esaü avait vendu son droit d’aînesse pour un plat de lentilles. Lorsqu’Isaac fut devenu vieux, Rébecca voulut obtenir pour son fils Jacob la bénédiction paternelle. Isaac était devenu aveugle. Rébecca revêtit son fils Jacob des habits de son frère et Jacob obtint la bénédiction. Rébecca est la figure de la Vierge Marie.

La Vierge Marie qui nous aime chacun comme Rébecca aimait Jacob, nous revêt des habits de son fils aîné, Jésus-Christ. La Vierge Marie n’est pas la source de la grâce de Dieu, mais son cœur tout pur, tout brûlant de l’amour de Dieu, tout uni au cœur du Christ, désire notre salut, et supplie son Fils Jésus-Christ de nous revêtir du « manteau du salut », la grâce de Dieu. C’est pourquoi comme Saint Jean, nous pouvons prendre Marie chez nous, elle sera pour nous une mère encore meilleure que Rébecca pour Jacob(Hervé Marie Catta / www.1000questions.net )

Aujourd’hui on a vu dans Sion le Dieu des dieux. Aujourd’hui, on dit de toi des choses merveilleuses, Jérusalem, cité du grand Roi. Ouvre tes portes à Celui qui a ouvert toutes les barrières du ciel, à Celui qui a ouvert les portes du Paradis. Aujourd’hui, Dieu vient de Théman à Sion ;aujourd’hui, le céleste Époux avec Sa Mère, dans le sein de laquelle Il a célébré ses noces avec l’humanité, Se rend présent au Temple. Filles de Sion, sortez à sa rencontre, allumez vos lampes, portez des lumières de fête, ornez les robes de vos âmes pour le Christ, l’Époux. Et nous, peuple des Gentils, accourons en même temps que Sion, en portant nos lampes. Battez des mains, toutes les nations ! Venez et voyez les œuvres de Dieu, pays de toutes les extrémités de la terre ! Que toute langue chante, que toute bouche entonne des psaumes, que tout homme glorifie l’Enfant-Dieu, âgé de quarante jours et pourtant plus ancien que les siècles, petit enfant et l’Ancien des jours, enfant à la mamelle et l’auteur des mondes. C’est cet Enfant qui apporte la rédemption à Adam, qui refait la beauté d’Ève, qui appelle les païens, qui illumine le monde. Tout brillants de lumière et de joie, ornons somptueusement nos lampes ! Comme des fils de lumière, apportons nos cierges au Christ, notre vraie lumière ; Lumière qui est apparue au monde pour instruire les Gentils ! Nous donc, lumières de lumière, plus splendides que la neige, rayonnons de clarté. Tous, acclamons les signes particuliers de cette fête ; proclamons notre joie aujourd’hui et toujours ! Formons des chœurs avec les anges, rassemblons-nous avec Jérusalem ! Venons et soyons sanctifiés avec le Temple qui reçoit Jésus ; exultons avec la Vierge ; éclatons en louanges avec elle ! Offrons avec Joseph, notre corps et notre âme comme deux colombes ; serrons le Christ dans nos bras avec Siméon et, avec Anne, confessons pour notre compte que nous avons trouvé les biens éternels. Pressez-vous, bien-aimés frères, d’invoquer avec moi l’Esprit-Saint afin qu’Il soutienne mes mains défaillantes qui osent apporter pour vous la Sainte Oblation de notre Seigneur Jésus-Christ, car en vérité c’est Lui qui offre et qui est offert, qui reçoit et qui distribue, co-éternel au Père et à l’Esprit-Saint aux siècles des siècles. Ts. Amen ! (Antienne de clôture des Fêtes de la Ste Rencontre dans l'ancien rite des Gaules)

Aujourd’hui on a vu dans Sion le Dieu des dieux. Aujourd’hui, on dit de toi des choses merveilleuses, Jérusalem, cité du grand Roi. Ouvre tes portes à Celui qui a ouvert toutes les barrières du ciel, à Celui qui a ouvert les portes du Paradis. Aujourd’hui, Dieu vient de Théman à Sion ;aujourd’hui, le céleste Époux avec Sa Mère, dans le sein de laquelle Il a célébré ses noces avec l’humanité, Se rend présent au Temple. Filles de Sion, sortez à sa rencontre, allumez vos lampes, portez des lumières de fête, ornez les robes de vos âmes pour le Christ, l’Époux. Et nous, peuple des Gentils, accourons en même temps que Sion, en portant nos lampes. Battez des mains, toutes les nations ! Venez et voyez les œuvres de Dieu, pays de toutes les extrémités de la terre ! Que toute langue chante, que toute bouche entonne des psaumes, que tout homme glorifie l’Enfant-Dieu, âgé de quarante jours et pourtant plus ancien que les siècles, petit enfant et l’Ancien des jours, enfant à la mamelle et l’auteur des mondes. C’est cet Enfant qui apporte la rédemption à Adam, qui refait la beauté d’Ève, qui appelle les païens, qui illumine le monde. Tout brillants de lumière et de joie, ornons somptueusement nos lampes ! Comme des fils de lumière, apportons nos cierges au Christ, notre vraie lumière ; Lumière qui est apparue au monde pour instruire les Gentils ! Nous donc, lumières de lumière, plus splendides que la neige, rayonnons de clarté. Tous, acclamons les signes particuliers de cette fête ; proclamons notre joie aujourd’hui et toujours ! Formons des chœurs avec les anges, rassemblons-nous avec Jérusalem ! Venons et soyons sanctifiés avec le Temple qui reçoit Jésus ; exultons avec la Vierge ; éclatons en louanges avec elle ! Offrons avec Joseph, notre corps et notre âme comme deux colombes ; serrons le Christ dans nos bras avec Siméon et, avec Anne, confessons pour notre compte que nous avons trouvé les biens éternels. Pressez-vous, bien-aimés frères, d’invoquer avec moi l’Esprit-Saint afin qu’Il soutienne mes mains défaillantes qui osent apporter pour vous la Sainte Oblation de notre Seigneur Jésus-Christ, car en vérité c’est Lui qui offre et qui est offert, qui reçoit et qui distribue, co-éternel au Père et à l’Esprit-Saint aux siècles des siècles. Ts. Amen ! (Antienne de clôture des Fêtes de la Ste Rencontre dans l'ancien rite des Gaules)

SAINT CYRILLE D'ALEXANDRIE, QUI ÊTES-VOUS ?

St Cyrille d'Alexandrie,évêque,docteur de l'Eglise,
Évêque et Docteur de l'Église
(
 444)


Ce grand serviteur de Marie était le neveu du trop fameux Théophile, patriarche d'Alexandrie, qui se montra l'ennemi acharné de saint Jean Chrysostome. Cyrille hérita à la fois du siège et de la rancune de son oncle, au point que, même évêque, il persista pendant six ans, dans le schisme de son prédécesseur; le point contesté était l'inscription du nom de saint Jean Chrysostome sur les dyptiques sacrés. Il fut enfin tiré de son obstination grâce à l'intervention de saint Isidore, abbé de Péluse, auquel Cyrille avait confié la direction de son âme. 

"Si je suis votre père, comme vous le dites, lui écrivait saint Isidore, je dois craindre d'attirer sur moi le châtiment d'Héli, si terriblement puni pour avoir négligé la correction de ses enfants. Faites cesser ces querelles. Ne cherchez pas plus longtemps la vengeance d'une injure privée et domestique. Ne la faites pas peser sur l'Église." 

Cyrille ne put résister à ces touchantes exhortations, et se soumit: il assembla les évêques de son patriarcat, inscrivit solennellement le nom de Chrysostome dans les dyptiques, et rentra ainsi en grâce avec Rome (418). Ceci prouve une fois de plus qu'on ne naît pas saint, mais qu'on le devient.

Le grand mérite de Cyrille devant l'histoire a été sa lutte contre Nestorius, moine et prêtre d'Antioche, qui, sous des dehors austères, cachait un esprit faux et chicaneur, et un orgueil indomptable. Élevé sur le siège de Constantinople (428), il se mit à enseigner hautement qu'il y a deux personnes en Jésus-Christ: celle de Dieu et celle de l'homme; que depuis l'Incarnation le Verbe ne S'est point uni à la nature humaine, mais ne l'a prise que comme un vêtement. Il en concluait que la Vierge Marie n'est point Mère de Dieu, mais seulement mère de l'homme ou du Christ.

Cet enseignement souleva d'unanimes protestations tant des fidèles que des gardiens de la foi catholique. Dès 429, Cyrille écrivit contre Nestorius, puis à Nestorius lui-même; il écrivit ensuite au Pape Célestin et à l'empereur Théodose II, pour les éclairer sur la gravité des nouvelles erreurs. Son intervention obtint son effet: Nestorius fut condamné, excommunié et déposé. Cyrille était chargé de faire exécuter la sentence, si dans le délai de dix jours l'hérésiarque n'avait par rétracté ses erreurs. Dans ce but, Cyrille lui présenta à signer douze anathématismes qui détaillaient longuement son hérésie. Nestorius et ses partisans s'insurgèrent contre cette rédaction, y trouvèrent matière à discussion, et d'accusés se firent accusateurs.

Cette opiniâtreté donna lieu à la convocation du Concile d'Éphèse (431), où il se trouva deux cents évêques. La présidence du concile fut dévolue à Cyrille. 

Nestorius, cité trois fois, refusa de comparaître. Le concile prononça contre lui une sentence de déposition dont on informa l'empereur. Le 7 juin, depuis le matin, le peuple assiégeait les abords de l'église, attendant fiévreusement la décision du concile. Quand il apprit que les Pères avaient conservé à Marie Son titre de Mère de Dieu, il éclata en transports de joie, et, à la lueur des flambeaux, reconduisit les évêques jusqu'à leurs demeures.

Six jours après, quatorze évêques orientaux, partisans de Nestorius, arrivèrent à Éphèse, se constituèrent en concile et excommunièrent Cyrille. Sollicité par les deux partis, l'empereur emprisonna Cyrille et Nestorius. Toutefois, à l'arrivée des légats du Pape Célestin, il rétablit Cyrille et déclara Nestorius définitivement déposé. Les évêques partisans de Nestorius se réconcilièrent alors avec Cyrille.

Là se termine le rôle considérable rempli par Cyrille dans cette importante joute théologique. Métaphysicien pénétrant et esprit religieux, Cyrille avait profondément médité le mystère de l'Incarnation. L'unité du Christ qu'il mit si fort en relief lui paraissait la conséquence d'un raisonnement très simple: si le Rédempteur n'est pas Dieu Lui-même, Il ne peut pas nous sauver; Jésus-Christ est donc personnellement Dieu. Si Jésus-Christ est Dieu, il est juste de reconnaître à Marie la qualité de Mère de Dieu, quoiqu'Elle n'ait pas, à proprement parler, produit la Divinité, chose qu'il serait absurde de prétendre. C'est ainsi que dans les générations ordinaires, l'âme l'emporte de beaucoup sur le corps. Et cependant, ne nommons-nous pas nos parents, ceux qui, en réalité, ne nous ont fait part que de notre substance corporelle?

Saint Cyrille mourut probablement le 27 juin 444.

Pour aller plus loin, 

Catéchèse de Benoît XVI ,pape de Rome, sur St Cyrille d'Alexandrie (Audience générale du 3 octobre 2007)

 

Sainte APOLLINE,

invoquée contre les maux de dents

 

 

 
Sainte Apolline, vierge et martyre
 
Saint Denis d'Alexandrie, dans une lettre à son ami Fabien, évêque d'Antioche, raconte comment cette fille d’Alexandrie fut prise par les païens au cours d'une émeute lors de la persécution de Dèce en 249.
Elle n'était plus jeune, et c'est pourquoi ils s'amusèrent à l'édenter. Ils lui brisèrent une à une toutes les dents puis la menacèrent de la jeter vivante dans le bûcher qu'ils venaient d'allumer si elle ne reniait pas sa foi. 
Brûlée par le feu de l'amour du Christ, elle s'excusa auprès d'eux de ne pouvoir le renier, puis elle s'élança d'elle-même dans les flammes.
 
Ce que nous en dit un auteur occidental:Dom Guéranger,dans "l’Année Liturgique":


L’Église d’Alexandrie offre aujourd’hui à nos hommages la célèbre vierge Apolline. Cette martyre du Christ, révérée par toute la terre, vient se joindre à ses sœurs Agathe et Dorothée, pour ranimer le courage dans nos cœurs. La vie présente ne fut rien à ses yeux. Conduite par l’Esprit-Saint, on la vit s’élancer sur le bûcher, sans attendre que la main des bourreaux l’y précipitât. De nos jours, il n’est pas rare que des hommes las de la vie, ou compromis avec leur orgueil, se jettent dans la mort pour se soustraire à des devoirs ; Apolline court au brasier, témoignant ainsi son horreur pour le plus grand des’ crimes. Plus d’une fois, l’Esprit divin, au temps des persécutions, suggéra la môme conduite à d’autres vierges sacrées qui craignaient pour leur foi ou pour leur honneur. Ces exemples sont rares néanmoins ; mais ils prouvent à leur manière que Dieu est maître de notre vie, et que nous devons être disposés à la lui rendre quand il lui plaît.

Une circonstance du martyre de sainte Apolline a frappé l’attention des fidèles. Pour punir la liberté avec laquelle elle annonçait Jésus-Christ, la fureur des bourreaux alla jusqu’à briser les dents de la sainte dans sa bouche inspirée. Une pieuse confiance, souvent récompensée, a porté les chrétiens à implorer sainte Apolline pour obtenir du soulagement dans ces cruelles douleurs qui ont les dents pour siège ou pour occasion. C’est ainsi que le Seigneur a voulu qu’il nous fût donné de compter sur la protection de ses saints, non seulement dans les besoins de nos âmes, mais encore dans les nécessités de nos corps.

Quelle ardeur est la vôtre, ô Apolline ! La flamme du bûcher, loin de vous effrayer, vous attire, et vous y courez comme à un lieu de délices. En face du péché, la mort vous semble douce ; et vous n’attendez pas que la main barbare des hommes vous y précipite. Ce courage étonne notre faiblesse ; et cependant le brasier que vous avez préféré à l’apostasie, et qui, dans peu d’instants, devait vous enfanter à un bonheur sans fin, n’est rien auprès de ces feux éternels que le pécheur brave à toute heure, parce qu’il ne les sent pas encore. Il ose défier ces flammes vengeresses, s’y exposer, pour une satisfaction passagère. Avec cela, les mondains se scandalisent des saints ; ils les trouvent exagérés, emportés, fanatiques, parce que les saints voient plus loin qu’ils ne voient eux-mêmes. Réveillez en nous, ô Apolline, la crainte du péché qui dévore éternellement ceux qui meurent avec lui. Si le bûcher qui fut pour vous comme un lit de repos nous semble affreux, que l’horreur de la souffrance et de la destruction serve du moins à nous éloigner du mal qui entraîne les hommes dans cet abîme, du fond duquel, comme parle saint Jean, la fumée de leurs tourments monte dans les siècles des siècles [1]. Ayez pitié de nous, ô Vierge ! Priez pour les pécheurs. Ouvrez-leur les yeux sur les périls qui les menacent. Faites-nous craindre Dieu, afin que nous puissions éviter ses justices, et que nous commencions enfin à l’aimer. 

[1] Apoc. XIV, 11.

 

St. Apollonia
 
A holy virgin who suffered martyrdom in Alexandria during a local uprising against the Christians previous to thepersecution of Decius (end of 248, or beginning of 249). During the festivities commemorative of the firstmillenary of the Roman Empire, the agitation of the heathen populace rose to a great height, and when one of their poets prophesied a calamity, they committed bloody outrages on the Christians whom the authorities made no effort to protect. The great Dionysius, then Bishop of Alexandria (247-265), relates the sufferings of his people in a letter addressed to Fabius, Bishop of Antioch, long extracts from which Eusebius has preserved for us (Church History I.6.41). After describing how a Christian man and woman, named respectively Metras andQuinta, were seized by the seditious mob and put to death with the most cruel tortures, and how the houses of several other Christians were completely pillaged, Dionysius continues: "At that time Apollonia the parthénos presbûtis (virgo presbytera, by which he very probably means not a virgin advanced in years, but a deaconess) was held in high esteem. These men seized her also and by repeated blows broke all her teeth. They then erected outside the city gates a pile of fagots and threatened to burn her alive if she refused to repeat after them impious words (either a blasphemy against Christ, or an invocation of the heathen gods). Given, at her own request, a little freedom, she sprang quickly into the fire and was burned to death." Apollonia belongs, therefore, to that class of early Christian martyrs who did not await the death they were threatened with, but either to preserve their chastity, or because confronted with the alternative of renouncing their faith or suffering death,voluntarily embraced the latter in the form prepared for them. In the honour paid to her martyrs the Churchmade no distinction between these women and others. St. Augustine touches on this question in the first book of the "City of God", apropos of suicide (City of God I.26); "But, they say, during the time of persecution certainholy women plunged into the water with the intention of being swept away by the waves and drowned, and thus preserve their threatened chastity. Although they quitted life in this wise, nevertheless they receive high honouras martyrs in the Catholic Church and their feasts are observed with great ceremony. This is a matter on which I dare not pass judgment lightly. For I know not but that the Church was divinely authorized through trustworthyrevelations to honour thus the memory of these Christians. It may be that such is the case. May it not be, too, that these acted in such a manner, not through human caprice but on the command of God, not erroneously but through obedience, as we must believe in the case of Samson? When, however, God gives a command and makes it clearly known, who would account obedience thereto a crime or condemn such pious devotion and ready service?" The narrative of Dionysius does not suggest the slightest reproach as to this act of St. Apollonia; in his eyes she was as much a martyr as the others, and as such she was revered in the Alexandrian Church. In time, her feast was also popular in the West. A later legend assigned a similar martyrdom to Apollonia, a Christianvirgin of Rome in the reign of Julian the Apostate. There was, however, but one martyr of this name, i.e. theSaint of Alexandria. The Roman Church celebrates her memory on 9 February, and she is popularly invokedagainst the toothache because of the torments she had to endure. She is represented in art with pincers in which a tooth is held. There was a church dedicated to her at Rome but it no longer exists. The little square, however, in which it stood is still called "Piazza Sant' Apollonia".

Sainte APOLLINE, vierge et martyre

 
 
 
Sainte Apolline, vierge et martyre
 
Saint Denis d'Alexandrie, dans une lettre à son ami Fabien, évêque d'Antioche, raconte comment cette fille d’Alexandrie fut prise par les païens au cours d'une émeute lors de la persécution de Dèce en 249. Elle n'était plus jeune, et c'est pourquoi ils s'amusèrent à l'édenter. Ils lui brisèrent une à une toutes les dents puis la menacèrent de la jeter vivante dans le bûcher qu'ils venaient d'allumer si elle ne reniait pas sa foi. 
Brûlée par le feu de l'amour du Christ, elle s'excusa auprès d'eux de ne pouvoir le renier, puis elle s'élança d'elle-même dans les flammes.
 
 

Sainte APOLLINE, vierge et martyre

 
 
 
Sainte Apolline, vierge et martyre
 
Saint Denis d'Alexandrie, dans une lettre à son ami Fabien, évêque d'Antioche, raconte comment cette fille d’Alexandrie fut prise par les païens au cours d'une émeute lors de la persécution de Dèce en 249. Elle n'était plus jeune, et c'est pourquoi ils s'amusèrent à l'édenter. Ils lui brisèrent une à une toutes les dents puis la menacèrent de la jeter vivante dans le bûcher qu'ils venaient d'allumer si elle ne reniait pas sa foi. 
Brûlée par le feu de l'amour du Christ, elle s'excusa auprès d'eux de ne pouvoir le renier, puis elle s'élança d'elle-même dans les flammes.
 
 
Mardi 9 FÉVRIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

LA PRIERE CHRETIENNE

par Mgr Antoine Bloom

La prière est avant tout une rencontre personnelle avec Dieu. Peut-être en certaines occasions serons-nous conscients de la présence de Dieu, d’une façon souvent assez floue, mais il est des moments où nous ne pouvons nous situer devant lui que par un acte de foi, sans que sa présence nous soit d’aucune façon sensible. Ce n’est pas le degré de conscience que nous avons de sa présence qui compte, qui rend possible et féconde cette rencontre ; il y faut d’autres conditions, dont la plus fondamentale est que la personne qui prie soit vraie. Dans la vie sociale, notre personnalité présente des facettes diverses. La même personne apparaît telle dans tel cadre et tout à fait différente dans tel autre, autoritaire quand elle est en situation d’avoir à diriger, soumise dans sa vie conjugale, et différente encore au milieu d’amis. Tout être est complexe, mais aucune de ces personnalités fausses, ou partiellement fausses et partiellement vraies, n’est notre être véritable, celui qui est capable de se tenir en notre nom devant Dieu. Cela affaiblit notre prière, crée en nous un cœur, un esprit, une volonté divisés. Comme le dit Polonius dans Hamlet : « Sois vrai envers toi-même, et il s’ensuivra, comme la nuit suit le jour, que tu ne pourras être faux envers quiconque. »

Découvrir ce qu’on est réellement, au milieu et au-delà de ces fausses personnalités, n’est pas tâche aisée. Nous avons si peu l’habitude d’être nous-mêmes en un sens véritable et profond qu’il nous semble quasi impossible de savoir par où commencer notre quête. Nous savons tous qu’il est des moments où nous nous approchons de cet être vrai ; nous devrions repérer et analyser soigneusement ces moments afin de découvrir de façon approximative ce que nous sommes réellement. Ce qui rend en général si difficile la découverte de la vérité sur nous-mêmes, c’est notre vanité ainsi que la façon dont elle détermine notre comportement. La vanité consiste à tirer gloire de choses dénuées de valeur, et à faire dépendre le jugement que nous portons sur nous-mêmes – et donc toute notre attitude envers la vie – de l’opinion de gens qui n’ont aucun titre à peser ainsi sur nous ; c’est un état de dépendance vis-à-vis des réactions d’autrui à notre propre personnalité. […]

L’humiliation est l’une des voies par lesquelles nous pouvons désapprendre la vanité, mais si elle n’est pas acceptée de bon gré, l’humiliation peut au contraire, en avivant notre amour-propre, nous rendre plus dépendants encore de l’opinion des autres. Ce que disent saint Jean Climaque et saint Isaac de Syrie sur la vanité semble contradictoire : pour l’un, la seule façon d’échapper à la vanité est la fierté, la confiance en soi ; pour l’autre, la seule voie passe par l’humilité. Tous deux expriment leur opinion dans un contexte donné, et non comme une vérité absolue, mais cela nous permet de voir ce que les deux extrêmes ont en commun, à savoir que, fiers ou humbles, on ne se soucie pas des opinions humaines ; dans les deux cas, le jugement des hommes est récusé. […]

L’autre remède est l’humilité. Fondamentalement, l’hum­ilité est l’attitude de celui qui se situe en permanence sous le regard de Dieu, comme une terre offerte. Le mot humilité vient du latin humus, terre fertile. Le terreau est là, on ne le remarque pas, il va de soi, toujours présent, destiné à être foulé. Il est silencieux, caché, sombre et pourtant toujours prêt à recevoir la semence, prêt à lui donner substance et vie. Plus il est bas, plus il est fécond, car il ne devient réellement fertile que lorsqu’il reçoit toutes les scories du monde. Il est si bas que nul ne peut le souiller, l’abaisser, l’humilier : il a accepté la dernière place et ne peut descendre plus bas. Dans cette position, rien ne peut troubler la sérénité de l’âme, sa paix et sa joie.

Il est des moments où nous sommes soustraits à toute dépendance vis-à-vis des réactions d’autrui ; ce sont ceux de la profonde douleur ou de la joie délirante. Quand le roi David dansa devant l’arche (2 Sm 6, 14), bien des gens, dont Mikal, la fille de Saül, pensèrent que le roi se comportait vraiment de façon indécente. Sans doute sourirent-ils ou se détournèrent-ils, embarrassés. Mais il était trop plein de joie pour le remarquer. Il en va de même avec la douleur ; quand elle est authentique et profonde, la personne devient vraie ; elle oublie les poses et les attitudes, et cet aspect de la souffrance, la nôtre ou celle d’autrui, est précieux.

La difficulté, c’est que lorsque nous sommes véritablement nous-mêmes dans la joie ou la douleur, notre humeur et notre situation ne nous permettent pas de nous observer, de prêter attention aux traits de notre personnalité qui se manifestent alors ; mais il est un moment où, suffisamment engagés encore dans notre sentiment profond pour être vrais, nous sommes pourtant suffisamment dégagés déjà de l’extase de la joie ou de la douleur pour être frappés par le contraste entre ce que nous sommes à ce moment-là et ce que nous sommes d’habitude ; alors, ce qui est en nous profondeur et superficialité nous apparaît clairement. Si nous sommes attentifs, si nous ne passons pas, indifférents, d’un état d’esprit à un autre, omettant de saisir ce qui se produit en nous, nous pouvons apprendre progressivement à retenir ces traits caractéristiques de la réalité qui nous sont apparus durant un instant.

Beaucoup d’auteurs spirituels disent que nous devons chercher à découvrir le Christ en nous. Le Christ est homme parfait, totalement vrai, et nous pouvons découvrir ce qu’il y a de vrai en nous en découvrant ce en quoi nous lui ressemblons. Il est des passages de l’Évangile contre lesquels nous nous révoltons et d’autres au contact desquels notre cœur brûle en nous (Lc 24, 32). Si nous recherchons les passages qui provoquent en nous la révolte, comme ceux que de tout notre cœur nous croyons vrais, nous aurons déjà découvert les deux extrêmes en nous, en bref l’anti-Christ et le Christ en nous. Nous devons avoir conscience des deux types de passages et nous concentrer sur ceux qui sont proches de notre cœur, car nous pouvons affirmer avec sûreté qu’ils marquent au moins un point sur lequel le Christ et nous sommes apparentés, un point sur lequel un homme est déjà – certainement pas pleinement, mais au moins de façon naissante – un homme vrai, une image du Christ. Mais il ne suffit pas d’être affectivement touché, de donner un plein accord intellectuel à tel ou tel passage de l’Évangile ; les paroles du Christ doivent devenir vivantes en nous. […]

Une personne devenue réellement « vraie » peut se tenir devant Dieu et offrir sa prière avec une attention absolue, l’intelligence, le cœur et la volonté unifiés dans un corps qui répond totalement aux injonctions de l’âme. Mais avant d’avoir atteint une telle perfection, nous pouvons cependant nous tenir en présence de Dieu, conscients de n’être qu’en partie vrais, et lui apporter tout ce que nous pouvons, mais dans le repentir, en confessant que nous manquons encore de vérité et que nous sommes donc incapables d’unité. À aucun moment de notre vie, que nous soyons totalement divisés ou en voie d’unification, nous ne sommes privés de la possibilité de nous tenir devant Dieu. À défaut de cette unité complète qui donne force et puissance à notre prière, nous pouvons nous présenter dans notre faiblesse, conscients de celle-ci et prêts à en supporter les conséquences.

Ambroise d’Optina, l’un des derniers starets russes, disait un jour que deux catégories d’hommes seraient sauvés : ceux qui pèchent et qui sont assez forts pour se repentir, et ceux qui sont trop faibles même pour se repentir vraiment, mais qui sont prêts, patiemment, humblement et avec joie, à porter tout le poids des conséquences de leurs péchés ; dans leur humilité, ils sont agréables à Dieu. […]

Nous ne devons pas venir vers Dieu en vue d’éprouver des émotions diverses, ni pour connaître une quelconque expérience mystique. Nous ne devons nous approcher de lui qu’afin de nous trouver en sa présence, et s’il choisit de nous la rendre sensible, qu’il en soit loué, mais s’il choisit de nous faire expérimenter son absence, qu’il en soit à nouveau loué, car, ainsi que nous l’avons vu, il est libre de s’approcher de nous ou pas. Il est aussi libre que nous le sommes. Pourtant, lorsque nous ne recherchons pas la présence de Dieu, c’est que nous sommes préoccupés par d’autres choses qui nous attirent plus que lui ; alors que lui, s’il ne manifeste pas sa présence, c’est parce que nous avons quelque chose à apprendre sur lui, et sur nous-mêmes. Mais l’absence de Dieu que nous pouvons percevoir dans notre prière, le sentiment qu’il n’est pas là, est aussi un élément – et un élément important – de la relation.

Notre sentiment de l’absence de Dieu peut être le fait de sa volonté ; il peut vouloir que nous le désirions, et que nous apprenions combien sa présence est précieuse, en nous faisant faire l’expérience de ce que signifie la solitude absolue. Mais notre expérience de l’absence de Dieu est souvent déterminée par le fait que nous refusons la chance de prendre conscience de sa présence. Une femme qui avait fait usage de la Prière à Jésus pendant quatorze ans se plaignait de n’avoir jamais éprouvé le sentiment de la présence de Dieu. Mais quand on lui eut fait remarquer qu’elle parlait tout le temps, elle accepta de se tenir en silence pendant quelques jours. Et elle prit alors conscience que Dieu était là, que le silence qui l’entourait n’était pas le vide, l’absence de bruit et d’agitation, mais que ce silence était peuplé, que ce n’était pas quelque chose de négatif, mais de positif, une présence, la présence de Dieu qui se faisait connaître à elle en créant le même silence en elle. Et elle découvrit ainsi que la prière renaissait tout naturellement, mais ce n’était plus cette sorte de bruit discursif qui avait empêché jusque-là Dieu de se faire connaître.

Si nous étions humbles ou seulement raisonnables, nous ne nous imaginerions pas que, simplement parce que nous avons décidé de prier, nous allons connaître du premier coup l’expérience de saint Jean de la Croix, de sainte Thérèse ou de saint Séraphin de Sarov. Toutefois, ce que nous désirons ce n’est pas toujours avoir l’expérience des saints, mais retrouver telle expérience que nous-mêmes avons précédemment connue ; pourtant cette nostalgie du passé peut nous empêcher de saisir ce qui se présenterait aujourd’hui très normalement sur notre chemin. Tout ce que nous avons pu éprouver appartient au passé, tout cela est lié à ce que nous étions hier, non à ce que nous sommes aujourd’hui. Nous ne prions pas en vue de provoquer je ne sais quelle délicieuse expérience, mais pour rencontrer Dieu, quelles que puissent en être les conséquences, ou pour lui remettre ce que nous avons à lui apporter, et le laisser en user comme bon lui semblera.

Rappelons-nous aussi que nous devons toujours nous approcher de Dieu en sachant que nous ne le connaissons pas. Celui vers qui nous devons nous tourner est le Dieu secret, mystérieux, qui se révèle comme il l’entend ; chaque fois que nous venons en sa présence, nous nous trouvons devant un Dieu que nous ne connaissons pas encore. Nous devons être ouverts à toute manifestation de sa personne et de sa présence.

Peut-être avons-nous appris beaucoup sur Dieu par notre propre expérience, l’expérience des autres, les écrits des saints, l’enseignement de l’Église, le témoignage de l’Écriture ; peut-être savons-nous qu’il est bon, humble, que c’est un feu dévorant, qu’il est notre juge, notre sauveur, et beaucoup d’autres choses encore, mais nous devons nous rappeler qu’à tout moment il peut se révéler tel que nous ne l’avons jamais envisagé, pas même dans ces catégories très générales. Nous devons nous situer devant lui avec révérence et être prêts à rencontrer qui nous rencontrerons, qu’il s’agisse du Dieu qui nous est déjà familier ou d’un Dieu que nous sommes incapables de reconnaître. Peut-être nous fera-t-il pressentir qui il est, mais cela pourrait être tout à fait différent de ce que nous attendions. Nous espérons rencontrer un Jésus doux, compatissant, aimant, et nous rencontrerons un Dieu qui juge et condamne, et qui refuse que nous nous approchions de lui dans l’état où nous sommes. Ou bien alors nous venons repentants, nous attendant à être repoussés, et nous trouvons la compassion. À toutes les étapes de notre croissance, Dieu nous est à la fois connu et inconnu. Il se révèle lui-même, et c’est dans cette mesure que nous le connaissons, mais nous ne le connaîtrons jamais complètement, il y aura toujours le mystère divin, un noyau de mystère que nous ne pourrons jamais pénétrer. […]

Saint Athanase disait que la montée de l’homme vers la déification commence au moment même où il est créé. Dès cet instant, Dieu nous donne la grâce incréée qui rend possible l’union avec lui. Du point de vue orthodoxe, il n’y a pas d’« homme naturel » auquel la grâce serait surajoutée. La première parole de Dieu qui nous tira du néant fut notre premier pas vers l’accomplissement de notre vocation, qui est que Dieu soit tout en tous et que nous soyons en lui comme il est en nous.

Il faut nous attendre à découvrir que le dernier pas de notre relation avec Dieu est un acte de pure adoration, face à un mystère dans lequel nous ne pouvons pénétrer. Nous grandissons dans la connaissance de Dieu année après année jusqu’à la fin de notre vie et nous continuerons de le faire durant toute l’éternité, sans jamais arriver à ce point où nous pourrions dire que nous connaissons enfin tout ce qui est connaissable de Dieu. Ce processus de découverte graduelle de Dieu nous conduit à nous situer à tout moment en ayant derrière nous notre expérience passée et devant nous le mystère du Dieu connaissable et encore inconnu. Le peu que nous savons de Dieu nous rend difficile d’en apprendre davantage, car le plus ne peut être simplement ajouté au peu, étant donné que chaque rencontre apporte un changement de perspective tel que ce que nous connaissions avant devient presque faux à la lumière de ce que nous savons après.

Ceci est vrai de toute connaissance que nous acquérons ; chaque jour nous apprend quelque chose dans le domaine scientifique ou littéraire, mais le savoir que nous avons acquis ne prend un sens que parce qu’il nous conduit jusqu’à la frontière au-delà de laquelle il reste encore quelque chose à découvrir. Si nous nous arrêtons pour répéter ce que nous savons déjà, nous perdons notre temps. La première chose à faire, si nous voulons rencontrer le vrai Dieu dans la prière, est ainsi de nous persuader que toute la connaissance précédemment acquise nous a amenés à nous tenir devant lui. Tout cela est précieux et utile, mais si nous n’allons pas au-delà, notre connaissance devient évanescente, fantomatique, elle n’a plus de vie réelle ; il s’agit d’un souvenir, et l’on ne vit pas de souvenirs.

Dans nos relations avec autrui, inévitablement, nous ne tournons qu’une seule facette de notre personnalité vers une facette de la personnalité de l’autre ; cela peut être bon lorsque c’est un moyen d’établir le contact, mais cela devient mauvais si nous en profitons pour exploiter les faiblesses de l’autre. À Dieu aussi nous présentons la facette qui est la plus proche de lui, le côté de la fidélité ou de l’amour. Mais nous devons être conscients du fait que ce n’est jamais une facette de Dieu que nous rencontrons mais Dieu tout entier.

Quand nous prions, nous espérons que Dieu sera là comme quelqu’un d’effectivement présent, et que notre prière sera, sinon un dialogue, du moins un discours adressé à quelqu’un qui nous écoute. Nous avons peur de n’éprouver nulle présence, et d’avoir l’impression de parler dans le vide, personne n’étant là pour nous écouter, pour répondre, pour s’intéresser à ce que nous disons. Mais ce serait une impression purement subjective ; si nous comparons notre expérience de la prière avec nos contacts humains les plus quotidiens, nous savons bien que quelqu’un peut écouter très attentivement ce que nous disons, et que nous pouvons pourtant avoir le sentiment de parler en pure perte. Notre prière atteint toujours Dieu, mais il ne lui est pas toujours répondu par un sentiment de joie ou de paix.

(Extrait d’Antoine Bloom,
Prière vivante, Cerf (FV 185), 1981.)

Mardi 9 FÉVRIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
 

LE COIN DU CATECHISME ...

 

ET DE

 

 

LA TRANSMISSION

 

FAMILIALE...

 

COLORIAGES ET HISOIRE:

 

La Parabole du  fils perdu:

Les pharisiens n’étaient toujours pas convaincus par les histoires de Jésus. Ils se refusaient à croire que Dieu est prêt à accueillir les pécheurs qui regrettent leurs fautes. Alors, Jésus raconta une troisième histoire. « Il était une fois un riche fermier qui avait deux fils. L’aîné était un garçon sérieux et travailleur, qui aidait son père aux travaux des champs. Mais le plus jeune ne voulait pas rester à la maison. Il rêvait de parcourir le monde et de mener la grande vie. Apprenant qu’il hériterait un jour de la moitié du domaine, il ne voulut pas attendre plus longtemps. Il alla trouver son père et lui dit : « Père, donne-moi la part d’héritage qui me revient ». Son père accepta et lui donna généreusement une grosse somme d’argent. Peu de temps après, le fils quitta la maison et partit vers un pays lointain où il dépensa sans compter son argent pour les femmes, le jeu et la boisson ». Bientôt, il ne lui resta plus un sou. C’est alors que la famine s’abattit sur le pays. Le jeune homme désirait s’établir quelque part, et il se mit à chercher du travail. Finalement, il en trouva un comme gardien de cochons dans une petite ferme.Le-fils-prodigue-1.jpg Mais il était tellement affamé que lui qui jadis avait pris de somptueux repas maigrissait et faiblissait de jour en jour. Il était tellement affamé qu’il aurait été heureux de manger les caroubes qu’il était censé donner aux cochons ! Il se dit alors : « Pendant que les ouvriers de mon père ont à manger en abondance, moi je suis ici à mourir de faim ! Je vais rentrer chez moi, aller vers mon père et lui dire combien je regrette. Il ne m’accueillera sans doute pas comme son fils, mais il me trouvera du travail dans sa ferme ». Le lendemain, il prit donc le chemin du retour. Tandis qu’il était encore loin, son père, qui gardait les troupeaux, l’aperçut. « Ce jeune garçon si maigre et en haillons marche comme mon fils ! » se dit-il. Quand l’homme fut plus près, il reconnut son fils. Le-fils-prodigue-2.jpgIl était fou de joie de le revoir, et ému par son état misérable. Il courut à sa rencontre, le prit dans ses bras et l’embrassa ». Jésus poursuivit : le jeune homme lui dit alors : « Père, pardonne-moi. J’ai péché contre Dieu et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils ». Mais le père ordonna à ses serviteurs : « Vite, apportez la plus belle robe. Mettez-lui des chaussures aux pieds et mon anneau au doigt. Tuez le veau que nous avons engraissé pour une grande occasion. Préparons un grand festin et faisons la fête ! Cette nuit-là, il y eut une grande fête, avec des danses et de la musique, et le vin coula à flots ».

Le-fils-prodigue-3.jpgLe retour du fils perdu

Jésus poursuivit l'histoire : « Pendant ce temps, le fils aîné était aux champs, en train de travailler dur. Il entendit la musique et les rires. Que se passe-t-il ? demanda-t-il à l’un des serviteurs. Ton père donne une fête en l’honneur de ton frère, répondit le serviteur. Il est revenu sain et sauf ». Le frère aîné se mit en colère et refusa de participer à la fête. « J'ai travaillé pour toi comme un esclave pendant toutes ces années, dit-il à son père. Je n’ai jamais désobéi à un seul de tes ordres ni rien fait de mal. Tu ne m’as jamais rien donné pour faire la fête. Et maintenant, ton autre fils, qui a gaspillé tout ton argent à mener la belle vie, revient sans un sou et en haillons, et tu fais tuer pour lui le veau gras ! » "Mon fils, répondit le père, tu es toujours avec moi et tout ce qui est à moi est à toi. Soyons donc joyeux, faisons la fête ! Ton frère qui était mort est revenu à la vie ! Il était perdu, il est retrouvé ! » » Après cette parabole, Jésus espérait que les pharisiens accepteraient et comprendraient ce qu’il leur enseignait. Comme le généreux père de la parabole qui pardonne à son fils, Dieu le Père pardonne à ses enfants qui se repentent de leurs fautes et reviennent à lui.

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Prisonnier_des_Indiens.pdf

Source : http://www.biblenfant.org

EN VRAC...ELEMENTS POUR VOTRE

 

REFLEXION PERSONNELLE...

 

 

 

 

 

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Ne les oublions- pas !

Prions pour eux et la libération de tous ceux qui sont entravés ...

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Coptic liturgy, blessed with presence of Indian and Syrian Bishops

 


H.G Mar Gregorios ( Indian Orthodox church) 

 


H.G Mor Theophilos (Syrian Orthodox church)

 


They were invited by Fr Dawood Lamai to attend the Coptic Liturgy. 

 


Its was a rare and blessed event.

By God's grace it happened on the day of Shubkono as per Indian calendar.

 

 

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Salah Farah, le musulman kényan mort pour sauver la vie de chrétiens

 

 

salah

Salah avait déclaré sur son lit d’hôpital :

 

« Ce n’est que la religion qui nous différencie. J’en appelle donc à mes frères musulmans pour qu’ils prennent soin des chrétiens afin qu’ils prennent soin de nous également. Laissez-nous nous aider les uns les autres, laissez-nous vivre ensemble en paix. »

 

 

Nous vous avions rapporté le 21 décembre comment lors de l’attaque d’un bus par des terroristes, des musulmans kényans sauvèrent la vie de leur compatriotes chrétiens.

« Tuez-nous tous ou laissez-les tranquilles », voilà comment les musulmans de ce bus répondirent aux extrémistes, refusant de se séparer des chrétiens qui allaient être assassinés. Les extrémistes avaient demandé aux musulmans et aux chrétiens du bus de former deux groupes distincts, afin qu’ils puissent procéder au massacre des chrétiens.

Salah Farah, qui s’était interposé entre les extrémistes et les autres voyageurs du bus, fut grièvement blessé par les assaillants. Il demeura un mois à l’hôpital entre la vie et la mort. Ce musulman pacifiste est finalement décédé des suites de ses blessures.

Salah avait déclaré sur son lit d’hôpital :

« Ce n’est que la religion qui nous différencie. J’en appelle donc à mes frères musulmans pour qu’ils prennent soin des chrétiens afin qu’ils prennent soin de nous également. Laissez-nous nous aider les uns les autres, laissez-nous vivre ensemble en paix. »

Nous tenions à rendre hommage à cet homme, croyant musulman, qui, par son sacrifice, a sauvé la vie de chrétiens. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis », merci Salah pour le témoignage de cet amour.

La rédaction

 

Source : Ajib

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Mardi 9 FÉVRIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7,1-13.

En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, 
et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. 
– Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ; 
et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats. 
Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » 
Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. 
C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. 
Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. » 
Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour établir votre tradition. 
En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort. 
Mais vous, vous dites : Supposons qu’un homme déclare à son père ou à sa mère : “Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont korbane, c’est-à-dire don réservé à Dieu”, 
alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit pour son père ou sa mère ; 
vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre. » 
 



Par la Bse Teresa de Calcutta

(1910-1997), admirable figure du catholicisme romain, fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité / Prayer : Seeking the Heart of God, with Bro. Roger (trad. La prière, fraîcheur d'une source) 
 

« Son cœur est loin de moi »

 

Laisser l'amour de Dieu prendre entière et absolue possession d'un cœur ; que cela devienne pour ce cœur comme une seconde nature ; que ce cœur ne laisse rien entrer en lui qui lui soit contraire ; qu'il s'applique continuellement à accroître cet amour de Dieu en cherchant à lui plaire en tout et en ne lui refusant rien de ce qu'il demande ; qu'il accepte comme venant de la main de Dieu tout ce qui lui arrive. 

La connaissance de Dieu produit l'amour, et la connaissance de soi produit l'humilité.

L'humilité n'est rien d'autre que la vérité. « Qu'avons-nous que nous n'ayons reçu ? »

demande saint Paul (1Co 4,7).

Si j'ai tout reçu, quel bien ai-je par moi-même ?

Si nous en sommes convaincus, nous ne relèverons jamais la tête avec orgueil.

Si vous êtes humble, rien ne vous touchera, ni louange ni opprobre, car vous savez ce que vous êtes.

Si l'on vous blâme, vous n'en serez pas découragé.

Si l'on vous proclame saint, vous ne vous placerez pas sur un piédestal.

La connaissance de nous-mêmes nous met à genoux.

 

Bénédiction des fidèles (Rite de l'antique Liturgie des Gaules) Cél. Répands, nous T’en supplions, ô Christ, Toi Lumière de vérité, Toi qui éclaire et illumine tout homme venant en ce monde, la clarté de Ta face sur cette famille qui est tienne. Ts. Amen ! Cél. Que l’éclat de ta Vérité dirige les peuples. Ts. Amen ! Cél. Que nos cœurs soient saisis par la flamme de ta grâce. Ts. Amen ! Cél. Que, inondés par les rayons de feu de Ton amour pour l’homme, nous persévérions dans la joie. Ts. Amen ! Cél. Que les rayons resplendissants de Ta Révélation purifient nos âmes. Ts. Amen ! Cél. Que les ondes multicolores des dons du Saint-Esprit trans-forment notre vie. Ts. Amen !

Bénédiction des fidèles (Rite de l'antique Liturgie des Gaules) Cél. Répands, nous T’en supplions, ô Christ, Toi Lumière de vérité, Toi qui éclaire et illumine tout homme venant en ce monde, la clarté de Ta face sur cette famille qui est tienne. Ts. Amen ! Cél. Que l’éclat de ta Vérité dirige les peuples. Ts. Amen ! Cél. Que nos cœurs soient saisis par la flamme de ta grâce. Ts. Amen ! Cél. Que, inondés par les rayons de feu de Ton amour pour l’homme, nous persévérions dans la joie. Ts. Amen ! Cél. Que les rayons resplendissants de Ta Révélation purifient nos âmes. Ts. Amen ! Cél. Que les ondes multicolores des dons du Saint-Esprit trans-forment notre vie. Ts. Amen !

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