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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 21:51

Prophétie de Marcel VAN sur la menace de mort  de la France

 

Br+Marcel+VanEn l’année 1945, le Christ s’adresse à Marcel Van :
« Ensuite, Jésus revient sur les grandes menaces qui pèsent sur l’avenir de la France :
« mon enfant, prie pour le pays que j’aime particulièrement… Ah… La France… si on ne prie pas, elle sera encore une fois malheureuse, et le règne de mon amour ne pourra que difficilement s’y établir… Van, ne doute pas de ce que je viens de te dire, en voyant que la situation en France est déjà un peu plus stable…
Mon enfant, je parle ainsi pour que la France soit avertie et sache prévenir, car l’ennemi veut faire de ce pays un foyer de discordes. Il faut beaucoup prier… France ! ..France ! … Promets-tu de m’être fidèle ? Es-tu décidée à protéger et étendre le règne de mon amour dans le monde ? »
Après la menace du communisme, le Seigneur en évoque une autre, plus subtile et progressive :
« Petit apôtre de mon amour, écris au sujet de la France… Français, mes enfants, et vous, mes prêtres de France, je vous aime. Soyez sur vos gardes afin de prévenir. L’ennemi de mon amour va vous lancer avant tout son poison à la tête. Soyez sur vos gardes. Ce parti, contrairement au parti communiste, ne nuira pas directement à mes enfants. Il ne détruira pas d’un seul coup le pays que j’aime, mais il le détruira peu à peu.
Oui, peu à peu, il va se propager, peu à peu il va vomir sa fumée infernale pour vous faire mourir asphyxiés il agira de façon à vous éloigner peu à peu de mon amour, pour vous rapprocher progressivement de l’amour profane. Oui, mes enfants, il agira ainsi peu à peu…
Ayez confiance en mon amour, consacrez votre pays à mon amour… Mieux vaudrait pour la France être gouvernée par un homme du peuple à l’esprit obtus, que de l’être par un ennemi de mon amourqui la mènerait à la ruine complète… Pauvre France ! une fois libérée du communisme, elle subira une influence plus perverse encore, celle de la Franc-maçonnerie
France, pays que j’aime… Considère les paroles que je t’adresse ici… Français, mes enfants, si vous repoussez loin de vous mon amour, de quel amour pourriez-vous bien vous servir pour relever la France ? S’il n’y a aucun amour pour relever la France, alors la France se verra couverte d’épaisses fumées montant de l’enfer. .. »
Source: Père Marie-Michel
– Extraits de l’Amour ne peut mourir, Vie de Marcel Van, 1990 (Le Sarment-Fayard)
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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 21:50

Jean d'Ormesson :

nous avons été Charlie,

soyons des chrétiens d'Orient

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« Les chrétiens d'Orient sont en train d'être exterminés », a rappelé l'écrivain,

parlant clairement d'« une sorte de génocide ».

« S'il y a une cause qui mérite d'être défendue, c'est celle-là. Nous avons un devoir de solidarité avec ces chrétiens d'Orient qui doivent avoir le sentiment d'être un peu abandonnés. » Peut-être faut-il s'appeler Jean d'Ormesson pour être entendu par de grands médias ? Ce mercredi, l'académicien a ainsi été accueilli, et largement écouté, sur l'antenne d'Europe 1 et BFM TV. L'écrivain l'a de nouveau souligné : un génocide est actuellement commis contre les chrétiens d'Irak. Jean d'Ormesson en appelle à la communauté internationale pour défendre les Chrétiens d'Orient.

« Nous avons tous été des juifs allemands, nous avons tous été des Charlie. Eh bien, je crois que nous devons tous être des chrétiens d'Orienta appelé Jean d'Ormesson, sur l'antenne de BFM TVLes chrétiens d’Orient ne demandent pas des privilèges, mais il faut s’occuper d’eux comme des juifs, ou des malheureux qui n’ont plus rien ».« Les chrétiens d’Orient sont pourchassés, chassés de leurs maisons, et, dans le pire des cas, égorgés. » « On peut parler de génocide, car on a l'impression que les chrétiens deviennent une religion martyre, a souligné l'académicien. On ne peut pas laisser se faire massacrer des populations entières, en disant ce sont des chrétiens, on les abandonne. Il doit y avoir un soulèvement de l'Europe en faveur des chrétiens d'Orient. »

Sur l'antenne d'Europe 1, interviewé par Maxime Switek, l'écrivain était déjà revenu tôt le matin sur la situation des chrétiens d'Orient, quelques jours après l'assassinat de 21 coptes, et juste après que plus de 100 chrétiens avaient été kidnappés en Syrie : « Ce qui est frappant, c'est l'étalement de la cruauté. Nous avons connu des drames épouvantables, les camps de concentration en Allemagne, les goulags en Russie. Mais au moins les coupables essayaient de cacher leurs crimes. Là, il y a une mise en scène de l'horreur. Le massacre des coptes en Libye a été abominable, avec une mise en scène qui ne manque pas d'un certain talent atroce. Vous avez des événements en Syrie, en Libye, en Afrique noire aussi. Clairement, on essaie de faire disparaître le christianisme dans cette région du monde ».

Comment arrêter tout cela ? «​ Il faut que l'on prenne conscience de ce drame, que toutes les victimes sont sur le même plan. Peut-être pouvons-nous être sensibles à ce massacre des chrétiens, crier notre indignation ? L'Europe devait agir collectivement contre ces massacres. » Pour autant, est-ce que les bombardement suffiront ? «​ Je crois que nous risquons de devoir envisager un engagement plus fort,estime Jean d'Ormesson. Pas question que les Français envisagent seuls une intervention au sol. Une action européenne est possible, peut-être même américano-européenne, d'abord européenne, ensuite internationale. »

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 21:45

Par Saint Jean de Damas (v. 675-749),

moine, théologien, docteur de l'Église .Homélie sur la Transfiguration du Seigneur, 16-18 ; PG 96, 572 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 503) 

19.Transfiguration

« Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s'entretenaient avec lui »


« Une nuée lumineuse les couvrit de son ombre » et les disciples ont été saisis d'une grande crainte en voyant Jésus le Sauveur, avec Moïse et Élie, dans la nuée.

Jadis, il est vrai, quand Moïse a vu Dieu, il est entré dans la nuée divine (Ex 24,18), donnant ainsi à comprendre que la Loi était une ombre.

Écoute ce que dit saint Paul :

-« La Loi, en effet, n'avait que l'ombre des biens à venir, non la réalité même » (He 10,1). 

Israël, en ce temps-là, « n'avait pas pu fixer les yeux sur la gloire passagère du visage de Moïse » (2Co 3,7).

« Mais nous, le visage découvert, nous reflétons la gloire du Seigneur et nous sommes transformés d'une gloire en une gloire plus grande, par l'action du Seigneur qui est Esprit » (v. 18).

C'est pourquoi la nuée qui a couvert les disciples de son ombre n'était pas remplie de ténèbres mais de lumière.

En effet, « le mystère resté caché depuis les siècles et les générations a été révélé » (Col 1,26) et la gloire perpétuelle et éternelle est manifestée.

Voilà pourquoi Moïse et Élie, aux côtés du Sauveur, personnifiaient la Loi et les prophètes.

Celui qu'annonçaient la Loi et les prophètes, c'est, en vérité, Jésus, le dispensateur de la vie. 

Moïse représente aussi l'assemblée des saints qui se sont endormis jadis (Dt 34,5) et Élie, celle des vivants (2R 2,11), car Jésus transfiguré est le Seigneur des vivants et des morts.

Et Moïse est enfin entré dans la Terre promise, car c'est Jésus qui y conduit.

Autrefois, Moïse avait vu de loin seulement l'héritage promis (Dt 34,4) ; aujourd'hui il le voit clairement.

 

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 21:43

Par Saint Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église . Homélies au peuple d'Antioche, XX, 5 et 6 (trad. Tardif) 

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« Va d'abord te réconcilier avec ton frère. »


      Voici ce que je proclame, ce que j'atteste, ce que je dis à voix retentissante :

-Qu'aucun de ceux qui ont un ennemi n'approche de la table sainte et ne reçoive le Corps du Seigneur !

Qu'aucun de ceux qui s'approche n'ait un ennemi !

Tu as un ennemi ?

-N'approche pas !

Si tu veux le faire, alors, va d'abord te réconcilier, puis reçois le sacrement. 


      Ce n'est pas moi qui parle ainsi, c'est le Seigneur qui le dit, lui qui a été crucifié pour nous ; pour te réconcilier à son Père, il n'a pas refusé d'être immolé ni de répandre son sang ; et toi, pour te réconcilier avec ton frère, tu ne veux même pas dire un mot, et prendre l'initiative d'aller le trouver?

Écoute ce que dit le Seigneur à propos de ceux qui te ressemblent :

-« Si tu présentes ton offrande à l'autel, et que là, tu te rappelles que ton frère a quelque chose contre toi ... »

Il ne dit pas : « Attends qu'il vienne te trouver, ou qu'il reçoive la visite d'un de tes amis comme réconciliateur », ou encore : « Envoie-lui quelqu'un d'autre », mais bien :

-« Toi, en personne, cours vers lui ! »

« Va-t-en, dit-il, va d'abord te réconcilier avec ton frère. »

      Incroyable !

Alors que Dieu ne se tient pas pour déshonoré de voir laissé de côté le don qu'on allait lui offrir, toi, tu t'estimerais déshonoré de faire le premier pas pour te réconcilier avec ton frère ?

Où trouver une excuse à pareille conduite ?

Lorsque tu vois l'un de tes membres coupé, n'essaies-tu pas, par tous les moyens, de le réunir au reste de ton corps ?

Agis ainsi pour tes frères : lorsque tu les verras séparés de ton amitié, vite, ramène-les, n'attends pas qu'ils se présentent les premiers, mais toi, le premier, hâte-toi de réussir.

 

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 21:40

Par Saint Ambroise

(v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église . Sur les mystères, 24s (trad. bréviaire rev.) 

jesuscompassion

« Est-ce que tu veux retrouver la santé ? »


Le paralytique de la piscine de Bézatha attendait un homme [pour l'aider à descendre dans la piscine].

Lequel, sinon le Seigneur Jésus, né de la Vierge ?

Avec sa venue, il n'y avait plus seulement une simple préfiguration qui guérissait quelques individus, mais la vérité elle-même qui guérissait tous les hommes.

C'est donc lui dont on attendait qu'il descende, lui de qui Dieu le Père a dit à Jean Baptiste :

-« Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre du ciel et demeurer, c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint » (Jn 1,32).

Pourquoi l'Esprit est-il descendu alors comme une colombe, sinon pour que tu voies, pour que tu reconnaisses que la colombe envoyée hors de l'arche par Noé le juste était l'image de cette colombe-là, et pour que tu y reconnaisses la préfiguration du sacrement du baptême ? 

Est-ce que tu peux encore hésiter dans le doute, alors que le Père proclame pour toi de façon indubitable dans l'Évangile :

-« Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour » (Mt 3,17) ; alors que le Fils le proclame, lui sur qui l'Esprit Saint s'est manifesté sous la forme d'une colombe ; alors que l'Esprit Saint le proclame aussi, lui qui est descendu sous la forme d'une colombe ; alors que David le proclame :

-« La voix du Seigneur sur les eaux, le Dieu de gloire a tonné, le Seigneur sur les eaux innombrables » (Ps 28,3) ?

L'Écriture atteste aussi qu'aux prières de Gédéon, le feu est descendu du ciel et, de nouveau, à la prière d'Élie, le feu a été envoyé pour consacrer le sacrifice (Jg 6,21 ; 1R 18,38). 

Ne considère pas le mérite personnel des prêtres, mais leur fonction.

Crois donc que le Seigneur Jésus est là, invoqué par la prière des prêtres, lui qui a dit :

-« Quand deux ou trois sont réunis, je suis là, moi aussi » (Mt 18,20).

À plus forte raison, là où est l'Église, là où sont les mystères, c'est là qu'il daigne nous accorder sa présence.

Tu es donc descendu dans le baptistère. Rappelle-toi ce que tu as dit : que tu crois au Père, que tu crois au Fils, que tu crois en l'Esprit Saint.

Par un même engagement de ta parole, tu es tenu de croire au Fils de la même manière que tu crois au Père, de croire en l'Esprit Saint de la même manière que tu crois au Fils, avec cette seule différence que tu professes qu'il faut croire en la croix du seul Seigneur Jésus. 

 

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 08:57

Prophétie de Marcel VAN sur la menace de mort  de la France

 

Br+Marcel+VanEn l’année 1945, le Christ s’adresse à Marcel Van :
« Ensuite, Jésus revient sur les grandes menaces qui pèsent sur l’avenir de la France :
« mon enfant, prie pour le pays que j’aime particulièrement… Ah… La France… si on ne prie pas, elle sera encore une fois malheureuse, et le règne de mon amour ne pourra que difficilement s’y établir… Van, ne doute pas de ce que je viens de te dire, en voyant que la situation en France est déjà un peu plus stable…
Mon enfant, je parle ainsi pour que la France soit avertie et sache prévenir, car l’ennemi veut faire de ce pays un foyer de discordes. Il faut beaucoup prier… France ! ..France ! … Promets-tu de m’être fidèle ? Es-tu décidée à protéger et étendre le règne de mon amour dans le monde ? »
Après la menace du communisme, le Seigneur en évoque une autre, plus subtile et progressive :
« Petit apôtre de mon amour, écris au sujet de la France… Français, mes enfants, et vous, mes prêtres de France, je vous aime. Soyez sur vos gardes afin de prévenir. L’ennemi de mon amour va vous lancer avant tout son poison à la tête. Soyez sur vos gardes. Ce parti, contrairement au parti communiste, ne nuira pas directement à mes enfants. Il ne détruira pas d’un seul coup le pays que j’aime, mais il le détruira peu à peu.
Oui, peu à peu, il va se propager, peu à peu il va vomir sa fumée infernale pour vous faire mourir asphyxiés il agira de façon à vous éloigner peu à peu de mon amour, pour vous rapprocher progressivement de l’amour profane. Oui, mes enfants, il agira ainsi peu à peu…
Ayez confiance en mon amour, consacrez votre pays à mon amour… Mieux vaudrait pour la France être gouvernée par un homme du peuple à l’esprit obtus, que de l’être par un ennemi de mon amourqui la mènerait à la ruine complète… Pauvre France ! une fois libérée du communisme, elle subira une influence plus perverse encore, celle de la Franc-maçonnerie
France, pays que j’aime… Considère les paroles que je t’adresse ici… Français, mes enfants, si vous repoussez loin de vous mon amour, de quel amour pourriez-vous bien vous servir pour relever la France ? S’il n’y a aucun amour pour relever la France, alors la France se verra couverte d’épaisses fumées montant de l’enfer. .. »
Source: Père Marie-Michel
– Extraits de l’Amour ne peut mourir, Vie de Marcel Van, 1990 (Le Sarment-Fayard)
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 18:09

HISTOIRE DU CHRISTIANISME:

IEnseigner l'histoire du christianisme

La laïcité ne ferme pas la porte aux religions, elle distingue simplement les sphères: celle des consciences, du privé, et celle de l'État, du public; celle des croyances, du for intérieur, et celle de la vérité, de l'histoire.

L'enseignement de l'histoire du christianisme relève de la seconde de ces sphères, du rôle de l'État, qui doit le soutenir et l'encourager parce qu'il contribue, dans la mesure de ses moyens intellectuels (ce qui ne va pas sans controverses ni doutes, comme en toute recherche) à l'établissement de vérités.

Voici dix raisons, forcément brièvement exposées et de manière simplifiée, sinon équilibrées, pour lesquelles il est souhaitable d'enseigner l'histoire du christianisme dans notre pays:

1. Le christ est un personnage historique. Personne, si l'on excepte quelques libres penseurs, ne le conteste. Il est vrai qu'on ne sait, en dehors des Évangiles et de saint Paul, presque rien sur le christ. Néanmoins les historiens Suétone et Tacite, au début du second siècle, mentionnent son nom. Selon le premier l'empereur Claude (41-54) avait expulsé les Juifs de Rome car ils provoquaient de l'agitation «sous l'impulsion de Chrestos». Pour Tacite le nom des chrétiens «leur vient de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Ponce Pilate». Il n'y a donc aucun doute sur l'existence du personnage, mort sous le second des Julio-Claudiens (14-37).

2. Les Évangiles appartiennent de plein droit à l'histoire de la littérature. Si la date de rédaction des quatre évangiles demeure débattue et leurs auteurs toujours au cœur des travaux exégétiques des spécialistes, ces textes écrits à l'origine en grec, sans doute dans la seconde moitié du premier siècle, sont à la source d'une véritable révolution littéraire. Ils ne ressemblent à rien de connu avant eux dans leur forme: ce sont des récits biographiques écrits avec une apparente simplicité qui ne va pas sans fulgurances énigmatiques. Ils ont déconcerté leurs premiers lecteurs païens et même chrétiens. Ils ont été brocardés, moqués, combattus et même très tôt parodiés (on ne le sait pas toujours, mais par exemple dans le Satyricon du pseudo-Pétrone) avant de devenir canoniques. Leur importance dans l'histoire littéraire mondiale et universelle est considérable, comparable à celle de l'Iliade ou de l'Odyssée. Ce ne sont ni George Steiner ni Emmanuel Carrère qui me démentiront.

Ces textes écrits à l'origine en grec, sans doute dans la seconde moitié du premier siècle, sont à la source d'une véritable révolution littéraire.

3. Saint Paul (vers 8- vers 64) a eu un rôle historique. Il est le premier à vouloir délivrer le message des Évangiles à des non-Juifs, les païens, les Gentils. Il eut même le courage ou l'outrecuidance de plaider pour son Dieu en ce haut-lieu de la pensée rationnelle grecque, l'Aréopage d'Athènes, avec un succès tout relatif. Lorsque les Juifs d'Achaïe, plus tard, traduisent Paul en justice, devant le proconsul Gallion (qui est le propre frère de Sénèque, ce qui explique peut-être l'invention d'une correspondance apocryphe entre saint Paul et le philosophe, conseiller de Néron), ils lui reprochent ceci: «Il enseigne à adorer Dieu d'une façon contraire à la loi». Gallion répond: «S'il s'agissait de quelque injustice ou de quelque action délictueuse, je vous écouterais comme de raison. Mais puisqu'il s'agit de discussions sur une parole et sur des mots, et sur votre loi à vous, cela vous regarde ; je ne veux pas être juge de ces choses». Ces mots ont été prononcés entre juillet 51 et juin 52 et constituent un témoignage historique de grande portée en ce qu'ils définissent bien avant l'heure les bornes d'une vraie laïcité.

La décision de Constantin aboutit à la tolérance du christianisme, exprimée dans ce qui ne fut pas un édit mais une circulaire à l'usage des fonctionnaires impériaux envoyée depuis Milan en 313.

4. L'empereur Constantin (306-337), en se convertissant au christianisme, a modifié le cours de l'histoire européenne. Cela s'est passé le 28 octobre 312. Les modalités de cette conversion relèvent de l'interprétation des témoignages d'un auteur latin, Lactance, et d'un auteur grec, Eusèbe de Césarée, tous deux chrétiens. Fruit d'un songe, d'une vision ou d'une révélation mystique, la décision de Constantin aboutit à la tolérance du christianisme, exprimée dans ce qui ne fut pas un édit mais une circulaire à l'usage des fonctionnaires impériaux envoyée depuis Milan en 313. Désormais les chrétiens étaient libres de célébrer leur culte, au même titre que les païens. Mais ce qui changea les choses du tout au tout fut la préférence donnée par Constantin aux premiers. Il y eut des conversions, moins rapides et moins nombreuses qu'on ne le dit, dont beaucoup furent de complaisance ou dictées par l'opportunisme. Les historiens en débattent. Mais on ne remet plus aujourd'hui en cause l'importance décisive de l'impulsion donnée par Constantin sur la christianisation de l'Empire ni la sincérité intime de la foi du prince qui était un mystique authentique.

5. L'Antiquité tardive, disons de Constantin à 476, date de la déposition du dernier empereur d'Occident, fut dominée par deux phénomènes: la résistance plus ou moins organisée aux pressions des peuples barbares et le conflit pagano-chrétien. Le christianisme ne s'est imposé que lentement et le paganisme ne s'est pas éteint spontanément de sa belle mort. Il y eut des affrontements multiples, des violences et des persécutions avec des victimes dans les deux camps. Le quatrième siècle s'achève même par une guerre de religion, la bataille de la Rivière Froide, dans les Alpes, remportée en 394 par l'empereur très chrétien Théodose. Saint Augustin, dans les trente premières années du cinquième siècle, aura encore de nombreux païens à combattre dans une Afrique où les intellectuels païens, réfugiés dans la citadelle philosophique du néoplatonisme, ne rendent pas les armes. L'histoire des polémiques littéraires entre païens et chrétiens est une des plus passionnantes qui soient et elle n'a pas fini de livrer ses secrets.

6. La littérature latine chrétienne, qu'elle soit antérieure à la victoire du christianisme, du temps des persécutions (Tertullien), ou postérieure, lorsqu'elle défendra et illustrera les vertus chrétiennes et de ses nouveaux héros, les saints (la Vie de saint Martin par Sulpice Sévère) ou les moines (saint Jérôme), constitue un vaste corpus, d'une richesse remarquable. Elle déconcerte parfois par ses outrances et ses innovations. Mais elle a produit des chefs-d'œuvre incontestables. N'en citons qu'un: les Confessions de saint Augustin, publiées vers l'an 400. L'évêque d'Hippone invente là quelque chose d'absolument inouï: le genre littéraire de l'introspection. Si des autobiographies ont existé avant saint Augustin, jamais personne avant lui n'avait su dire les tourments de la culpabilité ni exploré avec autant de lucidité la part d'ombre qui habite chacun, personne n'avait comme lui compris la nécessité d'entrer en soi-même. De Montaigne à Mauriac, en passant par Pascal ou Camus, il n'est pas un auteur de Journal ou de Mémoires (sous toutes ses formes, y compris romanesques) qui ne soit habité par le souvenir desConfessions.

L'évêque d'Hippone invente là quelque chose d'absolument inouï: le genre littéraire de l'introspection.

7. À saint Augustin nous devons encore une autre découverte: celle de la grâce. Il n'appartient à personne de se croire sauvé et la foi pourvoit seule à ce à quoi les œuvres ne peuvent prétendre. Le mal existe, mais il est la condition de la liberté de l'homme. Ces idées traversent toute la pensée occidentale et ont nourri bien des livres, dicté bien des conduites. La liberté réside dans la recherche et le doute, sans renoncement à l'idéal. Pascal l'a bien mieux dit: «Il faut douter où il faut, assurer où il faut en se soumettant où il faut». Enseigner l'histoire du christianisme, c'est aussi tenter sinon de parvenir personnellement à cette «symbiose de la foi mystique et de la science dans l'âme d'un homme d'étude» comme l'écrivait Lucien Jerphagnon, du moins de décrire ces aspirations et de suivre leurs traces multiples dans l'histoire et les réalisations des hommes.

Enseigner l'histoire du christianisme, c'est aussi tenter sinon de parvenir personnellement à cette «symbiose de la foi mystique et de la science dans l'âme d'un homme d'étude» comme l'écrivait Lucien Jerphagnon.

8. L'histoire des idées ne serait pas non plus ce qu'elle est si le christianisme n'avait inventé la notion d'incarnation. L'idée même qu'un dieu ait accepté de lui-même de renoncer au confort de ses attributs divins pour s'identifier à l'humaine faiblesse et médiocrité est absolument inconnue des Anciens. Le Romain moyennement cultivé, entendant ces récits, finissait par se dire ce que saint Paul lui-même résumait ainsi: le christianisme est «un scandale pour les Juifs, et une folie pour les païens» (I Cor 1, 23). Ce moment correspond dans l'histoire au dépassement de la tradition platonicienne. En effet dans la première phrase de sa vie du philosophe Plotin, Porphyre rapporte que son maître «avait honte d'être dans un corps». L'idée de l'incarnation permettra à saint Augustin de dépasser le néoplatonisme, auquel il devait tant, pour devenir pleinement chrétien. Comme l'a écrit Rémi Brague dans le Figaro du 17        janvier 2015: le Dieu chrétien «est d'une liberté tellement absolue qu'il peut, pour ainsi dire, transcender sa propre transcendance et se donner lui-même une figure visible en Jésus-Christ».

9. L'idée de transcendance précisément appartient dans son absolu au christianisme. Bien sûr l'Un-Bien souverain des néoplatoniciens est une transcendance. Mais les chrétiens ont développé en quelque sorte le concept jusqu'à ses dernières conséquences. Alors que Plotin ou Porphyre avaient connu sous forme d'extases l'union transitoire, rare et déceptive, avec l'Un, les chrétiens savent Dieu par définition inconnaissable, ce «Dieu tout puissant qui est mieux connu en ne l'étant pas» selon la définition de saint Augustin. Qu'il y ait des instances au-dessus des hommes et qui les ramène à leur finitude est un apport du christianisme. L'homme n'est pas libre de pervertir ce qui ne dépend pas de lui. C'est ce qui explique les réserves des chrétiens envers la modification de certaines lois jugées par eux naturelles, par exemple celles de la procréation.

Qu'il y ait des instances au-dessus des hommes et qui les ramène à leur finitude est un apport du christianisme.

10. Une part du christianisme enfin s'est appelée catholicisme, à partir du Concile de Nicée réuni par Constantin en 325. L'idée cette fois est contenue dans l'étymologie de ce terme grec: «catholique» signifie «universel». Le catholicisme est une religion prosélyte. Or, comme l'explique admirablement Lucien Jerphagnon dans L'homme qui riait avec les dieux, le monde romain, sous Constantin, était «socialement divisé»: entre les paysans et les propriétaires terriens ou les fonctionnaires, entre les prolétaires des villes et les aristocrates régnaient jalousies et rancœurs. Le christianisme, «qui prêchait l'amour universel» et l'entraide, a pu apparaître à Constantin comme la seule force susceptible d'unir l'Empire, et ce mieux que le vieux patriotisme romain chers aux empereurs païens Dèce ou Dioclétien. Le christianisme, même si son influence sur la législation demeure limitée, a dû son succès à cet esprit d'universalité et d'égalité: désormais un simple concierge valait aux yeux de Dieu autant qu'un prince. Cet esprit a enfin modifié la façon même d'écrire l'histoire puisque, à partir de Constantin, le vieux genre littéraire de l'historiographie cède la place aux histoires ecclésiastiques, ecclesia ou «église» signifiant l'idée même de «réunion».

Ces dix raisons, trop brièvement esquissées, ne sont rien d'autre que le plaidoyer d'un universitaire pour un objet d'étude historique reconnu comme tel par les instructions officielles pour les classes des collèges et lycées.

Stéphane Ratti est Professeur des Universités. Son dernier ouvrage, «Polémiques entre païens et chrétiens», est paru en 2012 aux éditions Les Belles Lettres.

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/01/26/31003-20150126ARTFIG00325-dix-raisons-d-enseigner-l-histoire-du-christianisme.php

 

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 18:03

Saint Romanos le Mélode (?-v. 560),

compositeur d'hymnes . Hymne « Ninive » § 4-17; SC 99 (trad. SC p. 415 rev.) 

Image illustrative de l'article Romain le Mélode

« Ils se sont convertis »


Méditons sur les Ninivites, écoutons ce qu'ils ont fait. Après la proclamation effrayante que Jonas a faite devant ce peuple glouton et ivrogne, comme des ouvriers habiles, ils se sont empressés de consolider la cité, que leurs mauvaises actions avaient ébranlée, en prenant pour fondation un rocher sûr :

*le repentir. 

 
Ayant lavé sa souillure dans des flots de larmes, ils ont orné leur ville de leur prière, et Ninive convertie a plu au Miséricordieux.

Car elle a présenté aussitôt la beauté de son cœur à « celui qui sonde les cœurs » (Ps 7,10); frottée de l'huile des bonnes œuvres, parfumée de jeûne, elle est retournée à Celui qui l'aime, et il a embrassé son repentir. 


Son roi, un homme sage, a préparé les bêtes et les troupeaux comme pour les apporter en dot, disant :

-« Je vous offre tout, mon Dieu, mon Sauveur : réconciliez seulement, faites rentrer en grâce celle qui s'est prostituée, qui a trahi votre pureté : car voici que, dans son amour, elle vous offre comme un présent son repentir. 
« Si moi, le roi souverain, j'ai péché, frappez-moi seul et prenez en pitié tous les autres. Mais si nous avons tous failli, écoutez la voix de tous. Que votre secours vienne sur nous, et toute crainte sera dissipée. Rien ne nous effrayera, si vous recevez ce que nous vous offrons : notre repentir. 
« Ninive, la rebelle, se jette à vos pieds, et moi, roi misérable et votre misérable serviteur, puisque je suis indigne du trône, je m'assieds sur de la cendre (Jon 3,6). Puisque j'ai insulté la couronne, je répands la poussière sur ma tête. Puisque je ne mérite pas la pourpre, j'ai revêtu un sac et j'ai éclaté en lamentations. Ne me méprisez donc pas, jetez un regard sur nous, mon Sauveur, et accueillez notre repentir ». 


Fils de l'Unique, ô Dieu unique, vous qui faites la volonté de ceux qui vous aiment, protégez-les dans votre miséricorde.

Comme jadis vous avez eu pitié des Ninivites, aujourd'hui affranchis du jugement ceux qui vous chantent ; et accordez-moi le pardon en récompense de ma confession.

Puisque je n'ai pas d'œuvres dignes de votre gloire, mon Sauveur, sauvez-moi au moins pour mes paroles de contrition, vous qui aimez le repentir. 

 

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 17:56

Homélie attribuée à saint Macaire d'Égypte (?-390),

moine . Homélies spirituelles n° 30, 3-4 (trad. coll. SO 40, Bellefontaine, p. 286 rev.) 

 

« Demandez, cherchez, frappez »

 

      Efforce-toi de plaire au Seigneur, attends-le intérieurement sans te lasser, cherche-le au moyen de tes pensées, fais violence à ta volonté et à ses décisions, contrains-les pour qu'elles tendent continuellement vers lui. Et tu verras comment il vient auprès de toi et y établit sa demeure (Jn 14,23)...

Il se tient là, observant ton raisonnement, tes pensées, tes réflexions, examinant comment tu le cherches, si c'est de toute ton âme, ou bien avec mollesse et négligence.

Et quand il verra que tu le cherches avec ardeur, aussitôt il se manifestera à toi, il t'apparaîtra, t'accordera son secours, te donnera la victoire et te délivrera de tes ennemis.

Quand il aura vu, en effet, comment tu le cherches, comment tu places continuellement toute ton espérance en lui, alors il t'instruira, t'apprendra la prière véritable, te donnera cette charité véritable qu'il est lui-même.

Il deviendra alors pour toi toutes choses : paradis, arbre de vie, perle précieuse, couronne, architecte, cultivateur, un être soumis à la souffrance mais non atteint par la souffrance, homme, Dieu, vin, eau vive, brebis, époux, combattant, armure, le Christ « tout en tous » (1Co 15,28). 



      De même qu'un enfant ne peut pas se nourrir lui-même ni prendre soin de lui-même, mais ne peut que regarder vers sa mère en pleurant, jusqu'à ce qu'elle soit touchée de compassion et s'occupe de lui, ainsi les âmes croyantes espèrent toujours dans le Christ et lui attribuent toute justice.

Comme le sarment se dessèche s'il est séparé de la vigne (Jn 15,6), ainsi fait celui qui veut être juste sans le Christ.

De même que « celui-là est un brigand et un voleur qui n'entre pas par la porte, mais pénètre par une autre voie » (Jn 10,1), ainsi en est-il de celui qui veut se rendre juste sans celui qui justifie.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 17:50

Par Saint Hilaire (v. 315-367),

évêque de Poitiers et docteur de l'Église . Commentaire de l'Évangile de Matthieu, 15 ; SC 258 (trad. SC p. 39 rev.) 

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« Ma fille est tourmentée par un démon »


Cette Cananéenne païenne n'a plus besoin elle-même de guérison, puisqu'elle confesse le Christ comme Seigneur et Fils de David, mais elle demande du secours pour sa fille, c'est-à-dire pour la foule païenne prisonnière de la domination d'esprits impurs.

Le Seigneur se tait, gardant par son silence le privilège du salut à Israël.

Portant en lui le mystère de la volonté du Père, il répond qu'il a été envoyé aux brebis perdues d'Israël, pour que ce soit d'une clarté évidente que la fille de la Cananéenne est le symbole de l'Église.

Il ne s'agit pas que le salut ne soit pas donné aussi aux païens, mais le Seigneur était venu « pour les siens et chez lui » (Jn 1,11), et il attendait les prémices de la foi de ce peuple dont il était sorti, les autres devant être sauvés ensuite par la prédication des apôtres. 

Et pour que nous comprenions que le silence du Seigneur provient de la considération du temps et non d'un obstacle mis par sa volonté, il ajoute : -« Femme, ta foi est grande ! »

 Il voulait dire que cette femme, déjà certaine de son salut, avait foi – ce qui est mieux encore - dans le rassemblement des païens, à l'heure qui approche où, par leur foi, ils seront libérés comme la jeune fille de toute forme de domination des esprits impurs.

Et la confirmation de cela arrive : en effet, après la préfiguration du peuple des païens dans la fille de la Cananéenne, des hommes prisonniers de maladies d'espèces diverses sont présentés au Seigneur par des foules sur la montagne (Mt 15,30).

Ce sont des hommes incroyants, c'est-à-dire malades, qui sont amenés par des croyants à l'adoration et au prosternement et à qui le salut est rendu en vue de saisir, étudier, louer et suivre Dieu.


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