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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 08:29
« Ce sont des guides aveugles pour des aveugles »(Origène)

Par Origène (v.185-253),

prêtre et théologien .Homélie 1 sur le Lévitique ; PG 12,405 (cf SC 286)
 

« Ce sont des guides aveugles pour des aveugles »

 

Lorsque dans les derniers jours, le Verbe de Dieu est né de Marie revêtu de chair et s'est montré en ce monde, ce que l'on voyait de lui était autre de ce que l'intelligence pouvait découvrir de lui.

Voir sa chair était évident pour tous, mais la connaissance de sa divinité n'était donnée qu'à quelques uns.

De même, quand le Verbe de Dieu s'adresse aux hommes par la Loi ancienne et par les prophètes, il se présente voilé des vêtements qui conviennent. Dans son incarnation, il est vêtu de chair ; dans les Saintes Écritures, il est vêtu du voile de la lettre. Le voile de la lettre est comparable à son humanité, et le sens spirituel de la Loi à sa divinité.

Dans le livre du Lévitique nous trouvons les rites du sacrifice, les diverses victimes, le service liturgique des prêtres ; bienheureux les yeux qui voient l'Esprit divin caché à l'intérieur du voile.

« Si quelqu'un se tourne vers le Seigneur, dit l'apôtre Paul, le voile est enlevé, car où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2Co 3,17).

C'est donc le Seigneur lui-même, l'Esprit Saint lui-même, qu'il nous faut prier, afin qu'il daigne enlever toute obscurité et que nous puissions contempler en

Jésus l'admirable sens spirituel de la Loi, comme celui qui a dit : « Ouvre mes yeux, que je voie les merveilles de ta Loi » (Ps 118,18).

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 08:26
« Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l'accomplir » ( Épiphane de Bénévent)

Par Epiphane de Bénévent (5e - 6e siècle),

évêque. Commentaire sur les quatre évangiles, PLS 3, 852 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 97) 

 

« Pour que l'Ecriture s'accomplisse jusqu'au bout » (Jn 19,28)


 

« Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l'accomplir »...

En ce temps-là, en effet, le Seigneur a exercé son pouvoir pour accomplir en sa personne tous les mystères que la Loi annonçait à son sujet.

Car dans sa Passion, il a mené à terme toutes les prophéties. Lorsqu'on lui a offert, selon la prophétie du bienheureux David (Ps 68,22), une éponge imbibée de vinaigre pour calmer sa soif, il l'a accepté en disant :

-« Tout est accompli ».

Puis, inclinant la tête, il a remis l'esprit (Jn 19,30).



      Il a non seulement réalisé personnellement tout ce qu'il a dit, mais il nous a encore confié ses commandements, afin que nous les mettions en pratique.

 

 Alors que les anciens n'avaient pas pu observer les commandements les plus élémentaires de la Loi (Ac 15,10), il nous a prescrit de garder les plus difficiles, par le moyen de la grâce et de la puissance qui viennent de la croix.

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 11:22
Homme juste, époux de la Vierge Marie, il veilla sur Jésus comme un père. Gardien de la Sainte Famille, il continue aujourd'hui à protéger les fils et filles de l'Eglise du Christ.

Homme juste, époux de la Vierge Marie, il veilla sur Jésus comme un père. Gardien de la Sainte Famille, il continue aujourd'hui à protéger les fils et filles de l'Eglise du Christ.

 

« Je vous salue, Joseph, image de Dieu le Père, Père du Fils de Dieu, temple du Saint-Esprit, chéri de la Sainte Trinité, fidèle coadjuteur du Grand conseil, digne époux de la Vierge mère, Père de tous les fidèles, gardien des vierges Saintes, ami très fidèle de la pauvreté, modèle de patience et douceur, miroir d'humidité et obéissance.

Que vos yeux qui ont vu ce que vous avez vu soient bénis, vous êtes béni entre tous les hommes ! Bénies soient vos oreilles qui entendirent ce que vous avez entendu ! Bénies soient vos mains qui ont touché le Verbe incarné ! Vos bras qui ont porté celui qui soutient tout, votre poitrine sur laquelle le doux fils de Dieu s'est reposé ! Béni soit votre cœur enflammé d’un amour ardent.

Et béni soit le Père qui vous a choisi, le Fils qui vous aima, et le Saint Esprit qui vous a sanctifié ! Et bénie soit aussi Marie, votre épouse, qui vous aima comme un époux et comme un frère ! Béni soit votre ange gardien ! Bénis soient éternellement tous ceux qui vous bénissent et vous aiment. » Amen

(St Jean Eude)

===

NEUVAINE A SAINT JOSEPH :

Homme juste, époux de la Vierge Marie, il veilla sur Jésus comme un père. Gardien de la Sainte Famille, il continue aujourd'hui à protéger les fils et filles de l'Eglise du Christ.

Nous le fêtons  en Occident le 19 mars.

Les neuvaines ne font certes pas nécessairement partie intégrante de notre patrimoine originel Orthodoxe-oriental, mais pourtant, rien ne s’oppose ni ne nous interdit de nous unir à nos frères Chrétiens d’occident alors que l'Eglise Occidentale propose en générale une neuvaine à faire du 11 au 19 mars ( Ces prières peuvent en outre servir à n’importe quelle période de l’année au gré de votre dévotion personnelle) :

 

Dieu le Père a confié ce qu’il avait de plus précieux sur la terre, son fils Jésus et la Vierge Marie, à saint Joseph. Alors, avec confiance, remettons-lui toutes nos prières.

 

Prières quotidiennes pour la neuvaine :

 

Je te salue Joseph, toi que la grâce divine a comblé ; le Sauveur a reposé dans tes bras et grandi sous tes yeux ; tu es béni entre tous les hommes et Jésus, l’Enfant divin de ta virginale épouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, prie pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daigne nous secourir à l’heure de notre mort. Amîn

 

Un Notre Père… un Je vous salue Marie... un Gloire au Père…

 

Premier jour :

saint Joseph, mémoire du Père .

 

 A ton image, saint Joseph, puissions-nous vivre nos vies dans l’écoute et le respect de tous ceux et celles que nous rencontrons. Aide-nous à nous recevoir comme fils et fille du Père.

 

Deuxième jour :

saint Joseph, un guide pour l’homme d’aujourd’hui.

 

Saint Joseph, tu peux être appelé le saint de l’incarnation. Nous te demandons, saint Joseph, d’être et de demeurer pour nous un modèle d’homme et de père juste et responsable dont le monde d’aujourd’hui a besoin pour sauver nos familles tellement menacées.

 

Troisième jour : 

saint Joseph et la maison familiale.

 

Que nos maisons puissent accueillir Marie et l’Enfant-Jésus. Ne craignons pas d’accueillir la Sainte Famille à notre table. Saint Joseph, protecteur de la famille, aide-nous à comprendre le sens de la paternité véritable afin que les pères de familles retrouvent leur identité profonde.

 

Quatrième jour :

saint Joseph, modèle "d’incarnation" de la volonté divine en nos vies.

 

Saint Joseph, devant l’Annonciation tu te mets à l’école de l’acceptation d’une solitude humaine totale pour vivre finalement avec Marie. Saint Joseph, explique-nous combien il est important de ne pas rompre des liens affectifs et conjugaux dans l’épreuve. Aide-nous dans nos familles à triompher de toute solitude, de toute révolte, de tout divorce et de toute séparation.

 

Cinquième jour :

saint Joseph, lumière dans nos nuits.

 

Saint Joseph, tu as été dans l’inquiétude de ne pas offrir à ta famille un lieu pour la nativité et tu as reçu dans l’obéissance et dans la confiance le lieu de l’oubli total : la crèche. Au-delà de nos nuits et de nos pauvretés, saint Joseph, apprends-nous à accueillir l’Enfant-Jésus dans notre cœur.

 

Sixième jour :

saint Joseph, protecteur dans la maladie

 

Saint Joseph, aide-nous à ne pas nous replier sur nous-mêmes dans l’épreuve et la maladie ; encourage-nous à nous ouvrir à la seule volonté du Père sur le chemin des béatitudes. Nous te confions spécialement nos malades, surtout ceux qui sont les plus exposés à toutes sortes de périls lorsqu’ils sont en fin de vie..

 

Septième jour :

saint Joseph, protecteur de l’Église du Christ.

 

Saint Joseph, gardien de l’Agneau, protecteur de la Sainte Famille, tu es devenu, par la grâce du Père, le gardien de l’Eglise. Enseigne-nous à aimer l’Église, à lui être toujours fidèle dans l’Eucharistie, dans la prière et par le témoignage de notre amour inconditionnel.

 

Huitième jour :

saint Joseph protecteur de la communion fraternelle.

 

Par notre union au Verbe Incarné, notre Divin Rédempteur et à Marie Compatissante, nous voulons aussi communier à la douceur et à l’esprit contemplatif du juste : Joseph.

Saint Joseph, apprend-nous à être amour et instrument de paix dans notre vie quotidienne pour tous ceux et celles qui attendent notre aide.

 

Neuvième jour :

saint Joseph, intercesseur pour les agonisants  et pour les âmes de nos défunts.

 

Jésus, Marie, Joseph, priez pour nous et tous les membres de nos familles au moment de la mort. Nous vous confions spécialement tous ceux et celles qui nous sont chers, particulièrement nos chers défunts. Que le Seigneur les accueillent dans son paradis où tous ensemble reposent en Christ et jouissent de la béatitude éternelle.

 « Seigneur Jésus Christ notre Dieu et Sauveur, pardonnez à Votre serviteur N… tous ses péchés, accueille-le dans Votre Paradis et sauvez-le au Dernier Jour! » Amîn

 

Prières à Saint Joseph :
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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 10:31
Prêtre et martyr  († 859)

Prêtre et martyr († 859)

 

 

 

Euloge, né à Cordoue, appartenait à l'une des plus illustres familles de cette ville ; mais sa principale noblesse était celle de la science et de la vertu.

 

Les Maures avaient envahi sa patrie et persécutaient le nom chrétien. Euloge lutta avec persévérance contre leur influence perverse et contre les chrétiens traîtres et perfides qui cherchaient à entraîner leurs frères dans une honteuse apostasie. Que d'âmes durent à son zèle ardent, à ses éloquents écrits, à ses exhortations enflammées, de demeurer fidèles à Jésus-Christ ! 
 

C'est surtout grâce à lui que l'on vit une nouvelle et magnifique floraison de victimes immolées pour la foi, qui furent plus tard pour l'Espagne la source de grandes bénédictions. Euloge lui-même recueillit les noms et les actes de ces généreux martyrs. Mais il allait bientôt, lui aussi, se joindre à eux et conquérir la couronne glorieuse qu'il avait méritée à tant d'autres.

 

Le premier soin du savant prêtre, quand il comparut devant son juge, fut de lui exposer avec vigueur les impostures et les erreurs de Mahomet, et de l'engager à se faire lui-même disciple de Jésus-Christ, unique Sauveur du monde. Furieux d'une si sainte audace, le juge ordonne de le frapper à coups de fouets jusqu'à ce qu'il expire :

-« Vous auriez bien plus tôt fait, lui dit Euloge, de me condamner à mourir par le glaive, car sachez bien que je suis prêt à mourir plusieurs fois pour Jésus-Christ ! »

 

Conduit devant le conseil du prince musulman, le vaillant prêtre se mit encore à prêcher hardiment l'Évangile avec tant de véhémence que, pour échapper à ses arguments victorieux, on se hâta de le condamner à avoir la tête tranchée. Comme on le conduisait au supplice, l'un des soldats lui donna un soufflet ; Euloge, se souvenant des enseignements de son divin Maître, tendit l'autre joue sans se plaindre, et le misérable osa le frapper de nouveau.

 

Quand le saint fut arrivé au lieu du supplice, il pria à genoux, étendit les mains vers le ciel, fit le signe de la croix et unit ses souffrances et son martyre aux souffrances et à la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur la croix ; puis il tendit sa tête au bourreau et consomma son sacrifice. Les fidèles rachetèrent du bourreau la tête de saint Euloge, et donnèrent à son corps une sépulture honorable.

 

Saint Euloge
Prêtre et martyr 
(† 859)

 

E

uloge, né à Cordoue, appartenait à l'une des plus illustres familles de cette ville ; mais sa principale noblesse était celle de la science et de la vertu.

 

Les Maures avaient envahi sa patrie et persécutaient le nom chrétien. Euloge lutta avec persévérance contre leur influence perverse et contre les chrétiens traîtres et perfides qui cherchaient à entraîner leurs frères dans une honteuse apostasie. Que d'âmes durent à son zèle ardent, à ses éloquents écrits, à ses exhortations enflammées, de demeurer fidèles à Jésus-Christ ! 
 

C'est surtout grâce à lui que l'on vit une nouvelle et magnifique floraison de victimes immolées pour la foi, qui furent plus tard pour l'Espagne la source de grandes bénédictions. Euloge lui-même recueillit les noms et les actes de ces généreux martyrs. Mais il allait bientôt, lui aussi, se joindre à eux et conquérir la couronne glorieuse qu'il avait méritée à tant d'autres.

 

Le premier soin du savant prêtre, quand il comparut devant son juge, fut de lui exposer avec vigueur les impostures et les erreurs de Mahomet, et de l'engager à se faire lui-même disciple de Jésus-Christ, unique Sauveur du monde. Furieux d'une si sainte audace, le juge ordonne de le frapper à coups de fouets jusqu'à ce qu'il expire : « Vous auriez bien plus tôt fait, lui dit Euloge, de me condamner à mourir par le glaive, car sachez bien que je suis prêt à mourir plusieurs fois pour Jésus-Christ ! »

 

Conduit devant le conseil du prince musulman, le vaillant prêtre se mit encore à prêcher hardiment l'Évangile avec tant de véhémence que, pour échapper à ses arguments victorieux, on se hâta de le condamner à avoir la tête tranchée. Comme on le conduisait au supplice, l'un des soldats lui donna un soufflet ; Euloge, se souvenant des enseignements de son divin Maître, tendit l'autre joue sans se plaindre, et le misérable osa le frapper de nouveau.

 

Quand le saint fut arrivé au lieu du supplice, il pria à genoux, étendit les mains vers le ciel, fit le signe de la croix et unit ses souffrances et son martyre aux souffrances et à la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur la croix ; puis il tendit sa tête au bourreau et consomma son sacrifice. Les fidèles rachetèrent du bourreau la tête de saint Euloge, et donnèrent à son corps une sépulture honorable.

Saint Euloge
Prêtre et martyr 
(† 859)

 

E

uloge, né à Cordoue, appartenait à l'une des plus illustres familles de cette ville ; mais sa principale noblesse était celle de la science et de la vertu.

 

Les Maures avaient envahi sa patrie et persécutaient le nom chrétien. Euloge lutta avec persévérance contre leur influence perverse et contre les chrétiens traîtres et perfides qui cherchaient à entraîner leurs frères dans une honteuse apostasie. Que d'âmes durent à son zèle ardent, à ses éloquents écrits, à ses exhortations enflammées, de demeurer fidèles à Jésus-Christ ! 
 

C'est surtout grâce à lui que l'on vit une nouvelle et magnifique floraison de victimes immolées pour la foi, qui furent plus tard pour l'Espagne la source de grandes bénédictions. Euloge lui-même recueillit les noms et les actes de ces généreux martyrs. Mais il allait bientôt, lui aussi, se joindre à eux et conquérir la couronne glorieuse qu'il avait méritée à tant d'autres.

 

Le premier soin du savant prêtre, quand il comparut devant son juge, fut de lui exposer avec vigueur les impostures et les erreurs de Mahomet, et de l'engager à se faire lui-même disciple de Jésus-Christ, unique Sauveur du monde. Furieux d'une si sainte audace, le juge ordonne de le frapper à coups de fouets jusqu'à ce qu'il expire : « Vous auriez bien plus tôt fait, lui dit Euloge, de me condamner à mourir par le glaive, car sachez bien que je suis prêt à mourir plusieurs fois pour Jésus-Christ ! »

 

Conduit devant le conseil du prince musulman, le vaillant prêtre se mit encore à prêcher hardiment l'Évangile avec tant de véhémence que, pour échapper à ses arguments victorieux, on se hâta de le condamner à avoir la tête tranchée. Comme on le conduisait au supplice, l'un des soldats lui donna un soufflet ; Euloge, se souvenant des enseignements de son divin Maître, tendit l'autre joue sans se plaindre, et le misérable osa le frapper de nouveau.

 

Quand le saint fut arrivé au lieu du supplice, il pria à genoux, étendit les mains vers le ciel, fit le signe de la croix et unit ses souffrances et son martyre aux souffrances et à la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur la croix ; puis il tendit sa tête au bourreau et consomma son sacrifice. Les fidèles rachetèrent du bourreau la tête de saint Euloge, et donnèrent à son corps une sépulture honorable.

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 10:27
Évêque d'Amiens et martyr  (IVe siècle)

Évêque d'Amiens et martyr (IVe siècle)


 

        Le père et la mère de saint Firmin, qui étaient des plus  riches et des plus considérables de la ville de Pampelune, en Espagne,  au IVe siècle, furent convertis à la foi par saint Honestus, prêtre de  Toulouse et disciple de saint Saturnin. Convaincus que de la première  éducation dépend ordinairement le reste de la vie, ils mirent leur fils  entre les mains de ce saint ecclésiastique, qui l'instruisit et le prit  pour compagnon de ses courses apostoliques. 

        Prêtre à  vingt-quatre ans, Firmin eut tant de succès dans ses prédications, que  saint Honorat, successeur de saint Saturnin à Toulouse, l'ordonna évêque,  pour évangéliser les païens. L'évêque missionnaire parcourut les  Gaules, évangélisa Agen, Clermont, Angers, Beauvais, essuyant plusieurs  fois la persécution, battu de verges, chargé de chaînes dans les  cachots.

        Amiens fut la dernière et la plus glorieuse  étape de l'apôtre, qui y fixa son siège. Dès les premiers jours, le  sénateur Faustinien fut converti avec toute sa famille. Firmin joignait  aux charmes de son éloquence le témoignage invincible d'une multitude de  miracles. Un jour, c'est un homme borgne qui en est l'objet ; le  lendemain, ce sont deux lépreux ; puis des aveugles, des boiteux, des  sourds, des muets, des paralytiques, des possédés du démon. Peu de temps  après son arrivée, les temples de Jupiter et de Mercure furent  complètement déserts. Firmin eut la tête tranchée.

 

 

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 10:11

De passage à Paris, Mère Agnès-Mariam de la Croix a donné une conférence le vendredi 6 mars 2015 sur la situation actuelle en Syrie après quatre années de guerre. Des inhabituels...

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 10:07

Ce saint Jean de Matha des temps modernes risque sa vie tous les jours pour sortir ces jeunes filles de l’enfer.

Il mériterait le prix Nobel de l’amour. Au péril de sa vie, un homme, qui préfère garder l’anonymat pour des raisons évidentes de sécurité, entre sur des terres contrôlées par le pseudo État islamique (EI). Il y rachète des jeunes filles chrétiennes, musulmanes et yézidi, vendues comme esclaves sexuelles, et les aide ensuite à retrouver leur famille.


Un moment d’intense émotion

Combien en a-t-il ainsi sauvées ? Agit-il seul ? L’histoire ne le dit pas. Mais une vidéo le montre rendant une jeune fille yézidie à sa famille, qui ne savait pas ce qu’elle était devenue, depuis sa capture par des membres de l’EI. Ces images des retrouvailles avec son père sont un moment d’intense émotion, qui ne peuvent laisser indifférent quiconque possède une once d’humanité. 

L’esclavage, justifié par la sourate 4 du Coran, a été établi officiellement par Daesh, qui pratique la traite sexuelle dans son « califat » , comme en atteste une édition de sa revue en ligne Daquib, publiée en anglais. Ce commerce de la honte, qui déshonore tous ceux qui y trempent, concerne le plus souvent des jeunes filles des minorités chrétiennes ou yézidi. Leur prix varie en fonction de leur âge. Il est difficile d’imaginer le calvaire enduré par ces jeunes filles, et la souffrance de leur famille, en particulier de leurs parents. Celles qui ont la chance d’échapper à cet enfer mettront du temps à se reconstruire. Il est d’ailleurs peu probable qu’elles y arrivent vraiment un jour.


Un ordre religieux toujours au service de la libération des esclaves

Au Moyen-Âge, un chrétien, Jean de Matha (1160-1213), a consacré sa vie au rachat des esclaves. Après une vision du Christ libérant deux captifs, un blanc et un noir, il avait créé à cet effetl’ordre des Trinitaires. En 1789, l’ordre, qui n’avait cessé de se développer, avait pu libérer ainsi plus de 600 000 personnes. Saint Jean de Matha a été canonisé par l’Église au XVIIe siècle. Aujourd’hui, son ordre est présent dans de nombreux pays, où il continue d’œuvrer en faveur de la rédemption des personnes victimes des multiples formes d’esclavage de l’époque actuelle.

Adapté de l'italien par Élisabeth de Baudouïn pour "Aleteia"

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 10:00
L'exode sans retour des chrétiens d'Irak vers le Liban et l'Occident

(Source: Radio Vatican) 

Entretien – Des familles déracinées qui ont tout perdu en quelques heures, voire en quelques minutes ; des réfugiés traumatisés par ce qu’ils ont vécu ou ce qu’ils ont vu ; des personnes désemparées qui recherchent un peu de travail pour subvenir aux besoins de leurs proches : sœur Hanan Youssef, religieuse de la Congrégation de Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur, connue sous le nom de Sœurs du Bon Pasteur d’Angers, travaille dans un dispensaire situé à Roueissat, un bidonville de la banlieue nord de Beyrouth, au Liban. Elle accueille dans cette petite structure des réfugiés irakiens et syriens, notamment des chrétiens qui fuient les persécutions, les attentats, et les menaces des islamistes.

A l’occasion de la Nuit des Témoins, organisée par l’Aide à Eglise en Détresse (AED), sœur Hanan Youssef est en France pour témoigner de la détresse que vivent ces chrétiens réfugiés au Liban, pour demander le soutien et la prière des chrétiens occidentaux et pour raconter ce que, elle, et les autres sœurs du Bon Pasteur d’Angers, accomplissent au quotidien pour soulager la douleur de toutes ces familles.

Sœur Hanan Youssef gère ainsi un centre de soins médicaux dispensant des premiers soins, vaccinant les enfants, suivant les grossesses des femmes, assurant un service social et mettant à disposition des psychologues et des psychiatres.

Si depuis quelques mois, les médias occidentaux parlent plus souvent et plus largement de l’exode des chrétiens irakiens et syriens à cause de l’avancée de l’Etat islamique, sœur Hanan Youssef rappelle que les premiers chrétiens irakiens à avoir fui leur pays sont arrivés au Liban vers 2007-2008. Depuis 2011, et le début de la guerre en Syrie, elle a vu arriver davantage de chrétiens syriens avant de voir d’autres vagues d’Irakiens chercher refuge à partir de l’été 2014.

Jointe par Xavier Sartre, sœur Hanan Youssef explique que la situation des chrétiens syriens et celles des Irakiens est différente 

 

L'exode sans retour des chrétiens d'Irak vers le Liban et l'Occident
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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 20:09
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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 18:33
JOURNÉE MONDIALE DE LA FEMME, ET APRES...

JOURNÉE MONDIALE DE LA FEMME

 

Le regard de Dieu sur la femme

Consacrer une journée par an à la femme, aux femmes ou à une femme, paraît vraiment le minimum ! Notre époque, du reste, résolument féministe au moins dans les médias, focalise chaque jour l’attention sur des personnages ou des types féminins, ainsi que sur la souffrance féminine, faite d’injustice, d’humiliations et d’instrumentalisation. Familière est l’image de la femme captée par le regard intéressé de l’homme, et souvent à cet égard objectivée ; c’est également celle de la femme vue par la femme, miroir d’elle-même, la femme qui, dans les magazines chers ou populaires, se mesure à l’image des autres. Or Dieu pose un regard unique sur la femme – « Dieu créa la femme », rappelle un film célèbre. Il regarde celle qu’Il a créée. Nombre de passages évangéliques nous montrent comment le Seigneur la voit : pensons à ces rencontres du Créateur et de sa créature – la Samaritaine au puits de Jacob, la Cananéenne qui implore la guérison de son enfant, cette veuve anonyme de Naïm dont le Seigneur ressuscite le fils unique, Marie-Madeleine Égale-aux-apôtres, les myrophores dans le jardin au matin de la Résurrection… Cherchons dans l’Évangile qu’est-ce qu’être femme devant Dieu plutôt que devant les hommes ou devant son miroir.

Féminisme

Tout particulièrement, il est une femme, la seule, que Dieu, à Cana de Galilée et au Golgotha, appelle du nom de « femme » : c’est sa Mère selon l’humanité. La Mère de Dieu est vue comme l’archétype du féminin. Les conséquences du regard divin et de la foi chrétienne fondent un féminisme authentique – sans guerre des sexes, sans rivalité, sans virilisation non plus de la femme. Marie est l’icône de l’autonomie en Dieu de la femme par rapport à l’homme : la virginité n’en est-elle pas l’affirmation ? La virginité volontaire est liberté ; elle relativise l’ordre biologique et social, et dénonce le despotisme du sexe et du pouvoir, la tyrannie du plaisir.

Maternité spirituelle

Mais le féminisme de Marie n’est pas seulement dans sa virginité ; il est dans une fécondité qui ne doit rien à l’homme. Elle est rendue mère par Dieu seul et l’homme trouve près d’elle la place modeste du père adoptif. L’homme ne prétend plus être le dieu de la femme, et elle ne doit plus non plus être sa déesse. L’icône de la Vierge Mère conteste les idoles. Moniale ou mère, la femme, suivant le type féminin que porte la Mère de Dieu, est établie dans la maternité : la fécondité et la maternité biologique sont bénies dès le Paradis et dans toute célébration des fiançailles et du couronnement. Mais la femme reçoit également de Dieu la grâce de la maternité spirituelle : « Femme, voici ton fils ! », a dit le Dieu-Homme depuis la Croix. Sa maternité est donnée par Dieu et offerte à Dieu : la femme est appelée à enfanter des fils et des filles pour Dieu, à mettre au monde et à éduquer des enfants de Dieu – les icônes de la Mère de Dieu nous le montrent. C’est pourquoi également, le Seigneur a dit, à Cana de Galilée, à propos de sa Mère très pure : « Faites tout ce qu’elle vous dira ». Dans sa maternité spirituelle, la femme est mandatée par Dieu pour dire sa volonté.

La femme est une personne

« Journée de la femme ou des femmes », « éternel féminin », « la Femme et le salut du monde » (ouvrage de Paul Evdokimov), ces expressions et d’autres ne masquent pas l’aspiration profonde de l’être humain à être reconnu de façon ultime, non comme femme ou comme homme, mais comme personne. La femme est une personne. Or la personne transcende le masculin et le féminin. Le Christ nous offre une masculinité transfigurée et la Mère de Dieu une féminité transfigurée par la personne : s’accomplir en tant que personne, être plus que femme et plus qu’homme, est le grand projet. La femme est une personne qui a une nature féminine, soit, mais elle est plus que femme. Son créateur voit en elle, non seulement la femme qu’Il créa et qu’Il continue à soutenir, mais la personne créée à son image et en vue de sa ressemblance. Dieu n’est ni mâle ni femelle. Nous apprenons, surtout en ce temps de Carême, à regarder autrui, non plus comme un homme ou une femme, mais comme une personne avec laquelle nous aspirons à une communion infinie dans ce monde et dans l’autre (Radio Notre-Dame, Lumière de l’Orthodoxie, 8 mars 2015.).

 

Le regard de Dieu sur la femme

Consacrer une journée par an à la femme, aux femmes ou à une femme, paraît vraiment le minimum ! Notre époque, du reste, résolument féministe au moins dans les médias, focalise chaque jour l’attention sur des personnages ou des types féminins, ainsi que sur la souffrance féminine, faite d’injustice, d’humiliations et d’instrumentalisation. Familière est l’image de la femme captée par le regard intéressé de l’homme, et souvent à cet égard objectivée ; c’est également celle de la femme vue par la femme, miroir d’elle-même, la femme qui, dans les magazines chers ou populaires, se mesure à l’image des autres. Or Dieu pose un regard unique sur la femme – « Dieu créa la femme », rappelle un film célèbre. Il regarde celle qu’Il a créée. Nombre de passages évangéliques nous montrent comment le Seigneur la voit : pensons à ces rencontres du Créateur et de sa créature – la Samaritaine au puits de Jacob, la Cananéenne qui implore la guérison de son enfant, cette veuve anonyme de Naïm dont le Seigneur ressuscite le fils unique, Marie-Madeleine Égale-aux-apôtres, les myrophores dans le jardin au matin de la Résurrection… Cherchons dans l’Évangile qu’est-ce qu’être femme devant Dieu plutôt que devant les hommes ou devant son miroir.

Féminisme

Tout particulièrement, il est une femme, la seule, que Dieu, à Cana de Galilée et au Golgotha, appelle du nom de « femme » : c’est sa Mère selon l’humanité. La Mère de Dieu est vue comme l’archétype du féminin. Les conséquences du regard divin et de la foi chrétienne fondent un féminisme authentique – sans guerre des sexes, sans rivalité, sans virilisation non plus de la femme. Marie est l’icône de l’autonomie en Dieu de la femme par rapport à l’homme : la virginité n’en est-elle pas l’affirmation ? La virginité volontaire est liberté ; elle relativise l’ordre biologique et social, et dénonce le despotisme du sexe et du pouvoir, la tyrannie du plaisir.

Maternité spirituelle

Mais le féminisme de Marie n’est pas seulement dans sa virginité ; il est dans une fécondité qui ne doit rien à l’homme. Elle est rendue mère par Dieu seul et l’homme trouve près d’elle la place modeste du père adoptif. L’homme ne prétend plus être le dieu de la femme, et elle ne doit plus non plus être sa déesse. L’icône de la Vierge Mère conteste les idoles. Moniale ou mère, la femme, suivant le type féminin que porte la Mère de Dieu, est établie dans la maternité : la fécondité et la maternité biologique sont bénies dès le Paradis et dans toute célébration des fiançailles et du couronnement. Mais la femme reçoit également de Dieu la grâce de la maternité spirituelle : « Femme, voici ton fils ! », a dit le Dieu-Homme depuis la Croix. Sa maternité est donnée par Dieu et offerte à Dieu : la femme est appelée à enfanter des fils et des filles pour Dieu, à mettre au monde et à éduquer des enfants de Dieu – les icônes de la Mère de Dieu nous le montrent. C’est pourquoi également, le Seigneur a dit, à Cana de Galilée, à propos de sa Mère très pure : « Faites tout ce qu’elle vous dira ». Dans sa maternité spirituelle, la femme est mandatée par Dieu pour dire sa volonté.

La femme est une personne

« Journée de la femme ou des femmes », « éternel féminin », « la Femme et le salut du monde » (ouvrage de Paul Evdokimov), ces expressions et d’autres ne masquent pas l’aspiration profonde de l’être humain à être reconnu de façon ultime, non comme femme ou comme homme, mais comme personne. La femme est une personne. Or la personne transcende le masculin et le féminin. Le Christ nous offre une masculinité transfigurée et la Mère de Dieu une féminité transfigurée par la personne : s’accomplir en tant que personne, être plus que femme et plus qu’homme, est le grand projet. La femme est une personne qui a une nature féminine, soit, mais elle est plus que femme. Son créateur voit en elle, non seulement la femme qu’Il créa et qu’Il continue à soutenir, mais la personne créée à son image et en vue de sa ressemblance. Dieu n’est ni mâle ni femelle. Nous apprenons, surtout en ce temps de Carême, à regarder autrui, non plus comme un homme ou une femme, mais comme une personne avec laquelle nous aspirons à une communion infinie dans ce monde et dans l’autre (Radio Notre-Dame, Lumière de l’Orthodoxie, 8 mars 2015.).

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille

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