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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 18:28
« Ne devais-tu pas avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ? » (Ste Faustine)

Par Sainte Faustine Kowalska

(1905-1938), religieuse .Petit Journal, § 1570 (trad. Eds. Parole et dialogue 2002, p. 521)

 

« Ne devais-tu pas avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ? »


Ô Dieu de grande miséricorde, Bonté infinie, voilà qu'aujourd'hui l'humanité tout entière appelle de l'abîme de sa misère ta miséricorde, ta pitié, ô Dieu ; et elle appelle avec la voix puissante de la misère. Dieu bienveillant, ne rejette pas les prières des exilés de cette terre.

Ô Seigneur, Bonté inconcevable, tu connais à fond notre misère et tu sais que nous ne pourrions pas de nos propres forces nous élever jusqu'à toi.

C'est pourquoi, nous t'en supplions, devance-nous de ta grâce et augmente sans cesse en nous ta miséricorde, afin que nous accomplissions fidèlement ta sainte volonté durant toute notre vie, ainsi qu'à l'heure de notre mort.

Que la toute-puissance de ta miséricorde nous abrite des attaques des ennemis de notre salut, afin que nous attendions avec confiance, comme tes enfants, ta venue dernière, dont le jour est connu de toi seul.

Et nous, nous attendons à recevoir tout ce qui nous est promis par Jésus, malgré toute notre misère, car Jésus est notre espérance ; par son cœur miséricordieux nous passons comme par les portes ouvertes du ciel.

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 13:13
ACCEPTER LA MORT D’UN AMI…/ EST-IL CHRÉTIENNEMENT LÉGITIME DE COMMUNIQUER AVEC NOS DÉFUNTS ?

ACCEPTER LA MORT D’UN AMI…

(…)C’est une douleur terrible d’être séparé, même provisoirement – puisque nous avons tous rendez-vous dans le monde qui vient, mais cela paraît loin – des êtres que nous aimons et qui nous aiment. Nous sommes inconsolables, parce qu’il n’y a pas de consolation humaine à la mort. Aucun raisonnement n’y fait; la douleur est là; nous avons mal comme à l’endroit d’un membre arraché et qui nous fait souffrir quoiqu’il ne soit plus là. Le temps n’y fait rien non plus: quelque fois au contraire, la douleur et la souffrance s’amplifient dans la durée. Sans nous mettre indiscrètement à votre place, nous pouvons partager fraternellement une expérience parce que nous sommes des êtres humains, et, en l’occurrence, des chrétiens, et des Orthodoxes. Nous savons que le Christ par sa résurrection a vaincu le pouvoir de la mort, et nous voulons dans le concret goûter les conséquences de cet évènement. Un de nos amis, dans une circonstance analogue, a trouvé un soulagement…

 

Il a demandé pardon à Dieu du manque de confiance en lui et même de la révolte contre lui. Le fait de renoncer à ces passions et d’en recevoir du Seigneur lui-même le pardon miraculeux, l’a déjà soulagé et a, pour ainsi dire, ouvert une porte à la consolation divine – c’est-à-dire la grâce du saint Esprit, appelé justement le Consolateur. Cette consolation ne minimise en rien la souffrance; mais c’est comme un baume, une douceur, une sorte de lumière, un calme et une acceptation libre de la volonté incompréhensible de Dieu.

 

Il s’est engagé dans une prière très régulière, en suivant les offices de l’Église orthodoxe, soit à la maison, chez lui, soit à l’église sous la présidence de son prêtre et en présence de la communauté des frères. La consolation est venue également, pas immédiatement, mais dans la continuité de cette prière et de ces offices, parce que notre ami a été libéré de l’isolement qui l’emprisonnait dans la souffrance. Il a connu la grâce de la compassion à son propre égard et, simultanément, sa foi a été fortifiée: il a pu croire que le chemin fait par la personne endormie était un chemin béni. Il a reçu de Dieu la grâce de faire un projet pour la défunte servante de Dieu.

 

Ce qui l’a beaucoup aidé encore, c’est le conseil suivant: essaye de faire ce que cette personne qui repose en paix te dirait de faire; essaye de vivre selon le meilleur de cette personne et de faire sa volonté, chaque fois que c’est possible, de façon à expérimenter l’union avec elle. Si nous faisons ce qui est agréable à nos défunts, à condition bien sûr que cela soit cohérent avec l’Évangile, nous demeurons unis à eux, même jusque dans l’éternité. L’important, c’est de construire l’éternité avec nos défunts en apprenant, dès maintenant, à vivre avec eux. En effet, ils ne sont pas anéantis! Le Christ nous a appris qu’ils « reposent », et nous pouvons les sentir tout proches de nous, comme si nous veillions leur repos, comme une maman qui reste éveillée près de son enfant qui dort… Dans certains cas, nous pouvons les prendre comme intercesseurs devant Dieu.

 

Essayons de parler des défunts, non au passé, mais au présent, surtout quand nous parlons d’eux à Dieu. Nous pouvons ainsi avoir une prière de bénédiction: « Gloire à toi, pour ton serviteur (ou ta servante) N…, Seigneur Jésus, gloire à toi! »; « gloire à toi pour la bonté de ton serviteur ! Gloire à toi pour l’amour qu’il m’a montré! Gloire à toi qui veut le sauver et le glorifier au Dernier Jour, Seigneur Jésus, gloire à toi! »

 

La conséquence de cette attitude est que nous apprenons de Dieu à nous réjouir pour son serviteur endormi, et nous oublions notre peine, en pensant combien le Seigneur l’aime, combien Il voit tout ce qu’il a fait de bon dans sa vie, combien Il veut le sauver. Notre joie pour autrui devient plus grande que notre peine pour nous-mêmes. Dans le cas où la personne serait décédée dans de très mauvaises conditions – portant par exemple un gros fardeau non pardonné – notre inquiétude pour son salut deviendra prioritaire et nous n’aurons plus le temps de penser à nous-mêmes. Nous dirons continuellement à Dieu:

-« Seigneur Jésus Christ notre Dieu, pardonne à ton serviteur N… tous ses péchés, accueille-le dans ton Paradis et sauve-le au Dernier Jour! »

 

.​(Source: "Sagesse Orthodoxe")

 

 

ACCEPTER LA MORT D’UN AMI…/ EST-IL CHRÉTIENNEMENT LÉGITIME DE COMMUNIQUER AVEC NOS DÉFUNTS ?

EST-IL CHRETIENNEMENT LEGITIME DE COMMUNIQUER AVEC NOS DEFUNTS ?

 

« … Est-il vraiment possible que notre monde et l'autre monde communiquent ? Nous est-il possible d'avoir une relation et une communion réelle avec nos enfants, avec notre mari ou notre femme, qui non seulement sont morts, mais dont les chairs sont décomposées ? Cette communion existe, mes bien-aimés ! …

… Lorsque nous dirigeons notre pensée, nos prières, vers l'autre vie, les morts nous entendent, car la terre et le ciel forment une seule Eglise, un seul troupeau, une même famille.

Tout comme un enfant fait retentir ses cris dans une maison, et que ceux-ci parviennent jusqu'aux personnes présentes, en quelqu'endroit qu'elles se trouvent, de même dans notre famille, dans l'Eglise, ce que nous disons sur terre est perçu par ceux qui sont au ciel...

… Nous formons un seul Corps avec les morts. Nous sommes une seule Eglise avec le ciel.

Si l'un de nous sur terre éprouve le besoin de parler à une autre personne, de s'occuper de son prochain, comprenez-vous combien plus les morts ont-ils besoinn que nous communiquions avec eux ?

Ils nous supplient continuellement de penser à eux. Nos morts vivent, ils abaissent leur regard vers nous pour voir si nous les commémorons. Par conséquent, envoyons nos prières vers eux.

Faisons dire pour eux quarante Liturgies. Pour eux, célébrons des offices de commémoration. Faisons l'aumône en leur nom. Tous ces actes les aident réellement, et constituent notre propre communion avec l'autre monde, avec les anges et les saints. « Les anges ne sont-ils pas tous des esprits chargés d'un ministère, envoyés au service de ceux qui doivent recevoir l'héritage du salut ? » (Hébreux 1,14)

Quand nous faisons mémoire des défunts, ils se réjouissent, ils espèrent, ils progressent sans interruption vers le Second Avènement. Ceux d'entre eux qui ne s'opposent pas à Dieu, qui ne le rejettent pas, s'approchent de plus en plus de Lui et, dans leur joie, ils nous envoient sans cesse des messages pour que nous continuions à les commémorer.

Si vous saviez quelle reconnaissance est la leur et comment ils nous l'expriment ! …

… Les défunts regardent vers nous pour voir si nous nous souvenons d'eux dans nos prières. Ils ont besoin de nous, car ils sont désormais sans corps. Lorsqu'ils revêtiront de nouveau leur corps, ils pourront adresser eux-mêmes à Dieu des prières instantes...

… Quand nous communiquons avec le ciel par ce moyen, nous voyons s'accomplir devant nous des miracles, des guérisons, des visions, des apparitions de saints descendus vers nous. Tous les saints nous aident, tous les saints se penchent sur nous, tous les saints s'unissent à nos désirs !

Et les morts – comme nous disons, nous, mais qui sont en réalité vivants – se réjouissent en voyant quelle communion est la nôtre avec l'autre vie...

… Un jour, tandis qu'il lisait de nombreux noms, un moine-prêtre s'est posé les questions suivantes : '' Est-ce que ceux dont nous faisons mémoire sont sauvés ? Est-ce qu'ils sentent quelque chose ? Est-ce que le ciel comprend que, maintenant, je prie pour ceux qui ont quitté cette terre ? Est-ce que les morts sont aidés par mes prières ? ''

Fatigué comme il l'était, il s'est accoudé à sa stalle. Il a fermé les yeux et, entre sommeil et veille, mais dans un état de vigilance spirituelle assortie du labeur de la chair, il a élevé le regard de son cœur vers les cieux, et que voit-il ?

La multitide des esprits des défunts ! Et avec eux les saints et les anges ! Devant le trône du Christ, se tenait la Très-Sainte Mère de Dieu revêtue d'une parure resplendissante. Son visage était lumière. Elle regardait le Christ et Lui montrait les esprits défunts en disant : '' Mon Fils et mon Dieu, j'intercède personnellement pour chacun d'eux. Accueille les voix de Ta sainte Eglise.

'' Alors le moine entendit tous les morts chanter : '' Réjouis-toi, Vierge pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre toutes les femmes, et béni est le Fruit de ton sein, car tu as enfanté le Sauveur de nos âmes. '' Non seulement tu as mis au monde notre Sauveur – le Christ – mais tu intercèdes jour et nuit pour nous ! Leurs voix devenaient '' comme la voix des grandes eaux '' (Apocalypse 1,15 ; 14,2).

Leurs voix étaient portés par les ailes des anges et se dispersaient partout dans le ciel et sur toute la terre. Au lieu de tambours et d'instruments, les anges frappaient leurs ailes et reprenaient : '' Car tu as enfanté le Sauveur de nos âmes '' !.. . »

Archimandrite Aimilianos * Catéchèses et discours * Le culte divin, attente et vision de Dieu * La communion des deux mondes * Editions Ormylia * 2004

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 12:01
La fin de vie, c'est toujours la vie ! (Dossier)

La vie est fragile, elle l’est encore plus au début et à la fin du cycle qui nous mène de la naissance à la mort.

Et notre projet de société, notre principe de fraternité, est de rester solidaire tout au long de ce parcours, d’assurer à chacun, quelles que soient les circonstances, que c’est sa vie qui sera privilégiée ; en particulier au moment où il est le plus vulnérable.

C’est le fondement du lien familial, mais c’est aussi celui du lien social qui unit chacun d’entre nous au plus profond de notre conscience.

La proposition de loi créant des nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie brise cette solidarité.

En introduisant la sédation profonde et continue jusqu’au décès, elle bouleverse ce contrat social.

Elle remplace l’accompagnement des personnes en fin de vie par l’autorisation délibérée de mettre un terme à la vie.

Au nom de la dignité, cette loi nous fait renoncer à l’exigence humaine de l’accompagnement, au profit d’une sédation finale dont il sera impossible d’arrêter les contours, ni de tracer les limites.

Défendre la vie est certainement l’acte politique le plus emblématique que l’on puisse poser.

C’est le socle du vivre ensemble que chacun d’entre nous appelle de ses vœux.

La loi Leonetti de 2005 avait permis d’atteindre ce juste compromis pour combattre la douleur et éviter l’acharnement thérapeutique.

Cette loi était néanmoins exigeante.

Elle appelait à ce que nous développions une véritable politique de soins palliatifs ; elle nous interpellait positivement sur la fin de vie ; elle nous permettait d’éviter la tentation d’un expédient qui risque de satisfaire d’autres attentes que celles liées à la dignité de la personne humaine.

Ne renonçons pas à cette exigence. Car la proposition de loi dont nous allons débattre n’est pas un prolongement de la loi actuelle, ni une réponse à ses imperfections, c’est un profond changement de paradigme qui nous laisse à croire que la fin de vie n’est plus tout à fait la vie…

Jean-Christophe Fromantin

Député des Hauts-de-Seine

(Source : www.fromantin.com )

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Déclaration Inter-religieuse pour la Défence de la Vie:

Nous, représentants des trois grandes traditions religieuses monothéistes, conscients des évolutions qui traversent notre société, des nouvelles situations qu’elles génèrent et de la nécessité de rechercher des adaptations, voire des améliorations, des dispositifs législatifs et réglementaires pour accompagner ces évolutions, considérons qu’une telle recherche doit être le fruit d’un débat serein, démocratique et respectueux de la personne humaine et de sa dignité. Le contexte actuel manque de lisibilité, et la période que nous traversons est difficile, secouée par des crises à répétition, politique, économique, financière et morale. Un nouveau débat sur la fin de vie risque d’y ajouter de la confusion.

Il y a moins de dix ans, la République française avait tranché la question par la voix unanime de ses parlementaires, quand fut votée la loi Leonetti, le 22 avril 2005. « Rien ne pourra jamais justifier le droit de donner la mort à un homme » : ni sa santé, ni son inconscience, ni son extrême vulnérabilité, ni même son désir de mourir. Le caractère inviolable de la vie humaine avait franchi une nouvelle étape. Et c’est sur ce socle commun que s’est consolidé l’acte médical face à l’euthanasie.

Source et pour en savoir plus:

http://www.lemonde.fr/idees/article...

http://m.lesechos.fr/politique-soci...

http://tempsreel.nouvelobs.com/soci...

http://www.ladepeche.fr/article/201...

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Chronique de Gérard LECLERC, diffusée sur Radio Notre-Dame le 10 mars 2015.

À la une du Monde d’hier un grand titre : « Chrétiens, juifs, musulmans : l’appel des religions contre la loi sur la fin de vie ». Il s’agit d’un appel pour que « l’interdit de tuer soit préservé dans la loi ». Cinq hauts dignitaires l’ont signé : le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, François Clavairoly, président de la fédération protestante de France, Mgr Emmanuel, président de l’assemblée des évêques orthodoxes de France, Haïm Korsia, grand rabbin de France, Mohammed Moussaoui, président des mosquées de France. Il y a donc unanimité entre les grandes religions monothéistes sur un sujet extrêmement sensible, celui du terme de la vie humaine. Le fait est à noter, alors que le débat fait rage et que les promoteurs du droit à l’euthanasie disposent d’une orchestration médiatique considérable qui a abouti à rallier une bonne part de l’opinion.

En dépit de la pression, les grandes religions ne bronchent pas. Ce n’est pas en raison d’une insensibilité à la souffrance humaine, ce n’est pas pour maintenir des interdits inhumains. C’est en raison de la sauvegarde de la dignité humaine à laquelle l’acte de mort volontairement donné porte une violence extrême. Une violence qu’aucun adoucissement ne saurait abolir. C’est précisément, disent les signataires, au moment où une vie est la plus fragilisée qu’elle doit être entourée de la plus grande attention. Faut-il rappeler que c’est dans des institutions religieuses qu’à commencé l’initiation aux soins palliatifs ? J’ai le souvenir d’articles sur le sujet, très anciens, sous la signature du père Verspieren, qui s’était fait l’écho dans les cahiers Laënnec d’une initiative pionnière, en Angleterre me semble-t-il.

Il n’est pas anodin que des responsables religieux interviennent ensemble, après avoir mûrement réfléchi à la gravité de la situation. Il n’y a pas que la position neutre de la puissance publique pour favoriser le bien commun et la concorde entre citoyens. Il y a aussi la pratique d’un dialogue approfondi entre les religions pour créer plus de compréhension réciproque, plus de fraternité, plus d’actions communes aussi sur le terrain. Le domaine religieux est celui même des finalités humaines, celles qui éclairent les grandes options communes. Il faut souhaiter que le dialogue continuera. Notre pays en récoltera les fruits pour sortir de ses peurs et de ses hantises.

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 10 mars 2015.

 

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 11:54
Accueil de l'envoyé de Dieu (St Ambroise)

Par Saint Ambroise

(v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Des veuves ; PL 16, 247-276 (trad. coll. Icthus, vol. 13, p. 286 rev.)

 

La foi de la veuve de Sarepta, qui accueille celui que Dieu lui envoie

 

Au temps où la famine désolait la terre entière, pourquoi Élie a-t-il été envoyé chez une veuve ?

 

Une grâce singulière s'attache à deux femmes : auprès d'une vierge, un ange ; auprès d'une veuve, un prophète.

 

Là Gabriel, ici Élie. Ce sont les plus éminents d'entre les anges et les prophètes qui sont choisis !

 

Mais le veuvage ne mérite pas louange en lui-même, s'il ne s'y ajoute pas des vertus.

 

L'histoire ne manque pas de veuves ; pourtant, une se distingue entre toutes, qui les encourage par son grand exemple...

 

Dieu est particulièrement sensible à l'hospitalité : dans l'Evangile il promet, pour un verre d'eau fraîche, des récompenses d'éternelles (Mt 10,42), ici pour un peu de farine ou une mesure d'huile, la profusion infinie de ses richesses...


Pourquoi nous croire maîtres des fruits de la terre quand la terre est offrande perpétuelle ? ...

 

Nous détournons à notre profit le sens du commandement universel :

« Tous les arbres qui ont des fruits portant semence vous serviront de nourriture ainsi qu'à toutes les bêtes, à tous les oiseaux et à tout ce qui rampe sur la terre » (Gn 1,29-30) ; en amassant, nous ne trouvons que le vide et le besoin.

 

Comment espérerions-nous en la promesse, si nous n'observons pas la volonté de Dieu ?

 

C'est agir sainement que d'obéir au précepte d'hospitalité et faire honneur à nos hôtes : ne sommes-nous pas nous-mêmes des hôtes ici-bas ?

Qu'elle est parfaite, cette veuve ! Accablée par une grande famine, elle continuait pourtant à vénérer Dieu.

 

Elle ne gardait pas ses provisions pour elle seule : elle partageait avec son fils.

 

Bel exemple de tendresse, mais plus bel exemple encore de foi !

 

Elle ne devait préférer personne à son fils : voilà qu'elle met le prophète de Dieu au-dessus de sa propre vie.

 

Croyez bien qu'elle n'a pas seulement donné un peu de nourriture, mais toute sa subsistance ; elle n'a rien gardé pour elle ; comme son hospitalité l'a amenée à un don total, sa foi l'a conduite à une confiance totale.

 

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 11:50
Carême 2015:"La Bible nous rapporte qu’au cours de leur marche dans le désert après la sortie d’Egypte"

La Bible nous rapporte qu’au cours de leur marche dans le désert après la sortie d’Egypte

les Israélites murmurèrent contre Dieu à cause du chemin trop long et de la manne, ce pain quotidien qu’ils trouvaient trop fade et ennuyeux.

Le Seigneur leur infligea alors une punition par l’envoi de serpents, dont la morsure en fit périr un grand nombre. Seuls ceux qui tournèrent leur regard vers un serpent de bronze que Moïse avait érigé sur un poteau eurent la vie sauve. C’est à ce serpent de bronze, source de salut au désert que Jésus se compare dans l’Evangile de ce dimanche.

De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’Homme soit élevé.

Ce mot « élevé » mérite toute notre attention. Saint Jean l’a choisi, en effet, pour dire à la fois que Jésus est élevé sur la Croix et élevé à la droite du Père par la Résurrection et l’Ascension.

Dans la vision de Foi qui est la sienne, la Crucifixion de Jésus et sa Glorification ne sont pas deux phases diverses, mais une seule réalité...

La Croix est en même temps l’instrument du supplice et le trône de gloire.

Jésus crucifié ce n’est donc pas un homme qui expire dans l’échec total, mais le Fils de Dieu dont le sacrifice d’amour est cause de salut et de gloire.

D’ailleurs Jésus lui-même, peu de jours avant sa Passion, avait interprété dans ce sens le mystère de sa mort et de sa résurrection : « Elle est venue l’Heure où le Fils de l’Homme doit être glorifié... Pour moi quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes ».

Nous ne contemplerons jamais assez, frères et sœurs, ce mystère de Jésus élevé entre terre et ciel, le Vendredi-Saint, sur le Calvaire... Cette libre mort sera à tout jamais le « sommet de l’amour » : le sommet de l’amour du Fils pour son Père et le sommet de l’amour du Frère universel pour ses frères humains pécheurs.

Cette grande croix de bois sur laquelle saigne un corps d’homme horriblement torturé, c’est un sommet de douleur et de mort, mais c’est aussi un sommet de révélation divine : la révélation de la Toute-Puissance de l’Amour de Dieu en faveur de l’humanité pécheresse. Certes, il faut bien regarder physiquement cette image avec les yeux grands ouverts, mais il importe aussi de fermer les yeux pour voir dans la Foi ce qui n’est pas visible, mais dont l’insoutenable crucifixion est le signe : l’amour extrême qui brûle au Cœur de Jésus : « Il n’y a pas de plus grande preuve d’amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ».

Mais cet amour extrême qui dévore Jésus « Le Fils Unique » est lui-même le signe d’un autre amour extrême : celui de Dieu le Père. « Il a tellement aimé le monde, nous dit saint Jean, qu’il a donné son Fils Unique », et il ajoute : « Ainsi tout homme qui croit en Lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle ».

Le Salut, voyez-vous, ce Salut que Jésus nous a mérité par sa douloureuse Passion et sa glorieuse Résurrection qu’est-ce que c’est ? Sinon cela essentiellement : le Don de la Vie Éternelle...

Nous en étions privés depuis le premier péché, (le péché originel), mais Dieu « qui est riche en miséricorde » nous l’a offerte à nouveau et avec surabondance.

« A cause du grand Amour dont il nous a aimés, disait saint Paul, dans la 2èmelecture, nous étions morts par suite de nos fautes, il nous a fait revivre dans le Christ ».

Oui, si nous voulons, si nous acceptons de croire au Christ, nous recevons en nous cette vie nouvelle qui est une mystérieuse participation à la vie même de Dieu, une communion à la connaissance qu’il a de lui-même et à l’Amour qu’il a pour lui-même.

Cette vie d’intimité avec les Trois Personnes Divines, qui nous fait demeurer en Dieu et Dieu en nous, a commencé à l’heure décisive du Baptême ; elle constitue ce qu’on appelle l’état de grâce. Elle est appelé à se développer sans cesse dans la pénombre de la Foi jusqu’au jour où, après la mort, elle s’épanouira pleinement dans la claire vision de Dieu face à face, ce sera alors la Vie Eternelle en Dieu dans l’Etat de Gloire, c’est-à-dire dans une merveilleuse communion à l’infini Bonheur de Dieu, à sa Béatitude.

Oui, chers frères et sœurs, Dieu dans l’excès – on pourrait dire dans la folie – de son amour miséricordieux a voulu aller jusque là.

« Ah, si tu savais le don de Dieu » disait Jésus à la Samaritaine ! Mais, hélas ! Nous y pensons si peu et nous en faisons peu de cas... et donc nous n’en vivons presque pas... Quel illogisme ou quelle inconscience de notre part !

Nous préférons donner de l’importance à tant et tant de choses qui sont secondaires (quand ce ne sont pas des bagatelles) alors que la vie en communion avec Dieu et avec nos frères, une vie toute d’amour pour Dieu et pour nos frères. C’est cela l’essentiel, notre véritable raison d’être, notre suprême et impérissable richesse. C’est cela l’Absolu que nous cherchons, vers lequel nous tendons, oui, l’Absolu de la vie et l’Absolu du Bonheur !

« Ah, si tu savais le don de Dieu ». Je pense que pour savoir au moins un peu ce qu’est le don de Dieu, il faut beaucoup de prière et une longue fidélité à l’Esprit-Saint, mais quand on commence à savoir, quand on commence à comprendre, alors, vraiment tout s’illumine, la vie prend tout son sens... Plus rien ne trouble, plus rien ne déconcerte et plus rien ne fait peur, car on raisonne comme saint Paul : « si Dieu est avec nous : qui sera contre nous... » Il n’a pas refusé son propre Fils, il l’a livré pour nous tous ! Comment pourrait-il avec lui ne pas nous donner tout ? J’en ai la certitude rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus-Christ notre Seigneur.

On comprend aussi alors combien est vraie la parole de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus : « Tout est grâce... », et on se livre de plus en plus généreusement à la grâce c’est-à-dire à l’Amour, on ne vit plus que dans l’Amour et pour l’Amour, comme l’ont fait tous les saints. Mais devenir des saints n’est-ce pas aussi notre vocation à tous ?

Puisse Marie, qui, au pied de la Croix est devenue Notre Mère dans l’ordre de la Grâce, nous aider à y répondre le plus généreusement et le plus fidèlement possible.

Amen.

(Un sermon de l’abbé Cousty pour le 4ème dimanche de Carême au Calendrier Occidental)

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 10:52
Suivre le Christ Humble (Bx Guerric)

Par le Bienheureux Guerric d'Igny

(v. 1080-1157), abbé cistercien 
4e sermon pour l'Épiphanie (trad. SC 166, p. 299s) 

 

Reconnaître le Christ dans son humilité et descendre à sa suite


 

« Mon âme se trouble en moi », ô Dieu, au souvenir de mes péchés ; « alors je me souviens de vous, depuis le pays du Jourdain » (Ps 41,7) — c'est-à-dire en me rappelant comment vous avez purifié Naaman le lépreux dans son humble descente.

« Il descendit et se lava sept fois dans le Jourdain, comme l'avait prescrit l'homme de Dieu, et il fut purifié » (2R 5,14).

 Descends toi aussi, ô mon âme, descends du char de l'orgueil dans les eaux salutaires du Jourdain, qui, de la source de la maison de David, coule maintenant sur le monde entier « pour laver tout péché et toute souillure » (Za 13,1).

Assurément, cette source c'est l'humilité de la pénitence, qui coule à la fois grâce à un don du Christ et grâce à son exemple, et qui, prêchée désormais sur toute la terre, lave les péchés du monde entier.

Notre Jourdain est un fleuve pur ; il sera donc impossible aux superbes de t'accuser, si tu te plonges entièrement en lui, si tu t'ensevelis, pour ainsi dire, dans l'humilité du Christ. 

Bien sûr, notre baptême est unique, mais une telle humilité rebaptise.

Elle ne réitère pas la mort du Christ en effet, mais elle accomplit la mortification et la sépulture du péché, et ce qui a été célébré sacramentellement au baptême trouve sous cette nouvelle forme son plein achèvement.

Oui, une telle humilité ouvre les cieux, et rend l'esprit d'adoption ; le Père reconnaît son fils, reformé dans l'innocence et la pureté d'un enfant régénéré.

 C'est pourquoi l'Écriture mentionne à juste titre que la chair de Naaman a été rétablie comme celle d'un enfant nouveau-né.

Nous qui avons perdu la grâce de notre premier baptême voici que nous avons découvert le vrai Jourdain, c'est-à-dire la descente de l'humilité.

À nous seulement de ne pas craindre de descendre plus profondément chaque jour avec le Christ.

 

 

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 10:41
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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 10:31
Saints Martyrs de Sébaste, qui êtes-vous ?

Saints Martyrs de Sébaste, qui êtes-vous ?

40 soldats de la légion XII Fulminata

(† 320)

 

Après la bataille qui, au pont Milvius, livra en 313 à Constantin l'empire d'Occident, son beau-frère Licinius, qui commandait en Orient, signa avec lui l'édit de Milan pour la paix de l'Église. Mais, païen obstiné, il ne l'avait fait que contraint et forcé. Aussi bientôt son impiété, stimulée encore par la jalousie qu'il portait à Constantin, recommença de s'exercer, sournoisement d'ordinaire, mais parfois ouvertement, contre les chrétiens. C'est particulièrement contre les soldats qu'il donna carrière à sa cruauté. Préparant la guerre contre l'empereur d'Occident, il voulait s'assurer par l'apostasie leur fidélité à laquelle, chrétiens, ils eussent été tentés de manquer, croyait-il. On compte donc un certain nombre de martyrs dans l'armée à cette époque. Les plus célèbres sont assurément ceux qui souffrirent à Sébaste et qu'ont loués saint Grégoire de Nysse, saint Basile, saint Ëphrem, saint Jean Chrysostome.

Saints Martyrs de Sébaste, qui êtes-vous ?

Ils appartenaient à la légion XII Fulminata,  cantonnée depuis longtemps dans la petite Arménie et où le nombre des  chrétiens était considérable. Sans aucun doute on savait en haut lieu  l'attachement de ces soldats à leur foi, et on était résolu à leur en  arracher le sacrifice. Quand parurent les lettres impériales qui  prescrivaient à toute l'armée de faire acte de culte idolâtrique, les  agents de Licinius étaient prêts à toutes les sévérités. Or à Sébaste un  groupe de quarante soldats (leurs noms ont été conservés par un  document bien authentique) se refusa énergiquement à obéir à cet ordre.  Et le gouverneur de la province, Agricolaùs, les cita à son tribunal. En  vain essaya-t-il contre eux de la menace d'abord, puis des supplices.  Déchirés par les fouets et les ongles de fer, les martyrs montrèrent une  résolution supérieure à tous les tourments.

 

Agricolaùs  les condamna à mort ; mais en attendant l'arrivée du commandant de la  légion, Lysias, il les fit jeter en prison, liés, semble-t-il, tous  d'une même chaîne. C'est là que, au nom de tous leurs compagnons,  Mélétios, Aétios et Eutychios rédigèrent un admirable testament, pièce hagiographique peut-être unique en son genre,  preuve du courage tranquille et de la foi profonde qui les animait.  Tous y règlent leurs funérailles, demandent que leurs restes soient  ensemble ensevelis, recommandent à leurs parents de « s'abstenir de toute douleur et de toute inquiétude ». D'un ton grave et paisible, ils exhortent leurs frères à mépriser la gloire et la félicité humaines, « qui fleurissent pour un peu de temps et bientôt se flétrissent comme l'herbe, » et à « courir  vers le Dieu bon qui donne une richesse sans fin à ceux qui  s'empressent vers lui et accorde une vie éternelle à ceux qui croient en  lui ». Enfin ils saluent nommément les prêtres, chefs des  églises diverses du pays, et leurs amis. On se sent ému à l'adieu  qu'adresse Mélétios à ses sœurs, à sa femme Domna et à son enfant, et  Eutychios à sa fiancée Basilla. Mais eux, ils gardent un cœur ferme;  leur plume ne tremble ni de la crainte de la mort ni de la perte des  humaines tendresses.

Saints Martyrs de Sébaste, qui êtes-vous ?

Après  sept jours de prison, ils furent de nouveau conduits au tribunal.  Lysias y siégeait près d'Agricolaûs. L'interrogatoire reprit, astucieux,  flatteur, puis brutal ; les confesseurs, frappés au visage à coups de  pierre, bénissaient Dieu. Il ne restait qu'à les conduire au supplice.

La  mort devait pour eux être particulièrement cruelle. L'hiver régnait sur  la contrée, et il est très rigoureux en Arménie. Les bourreaux  amenèrent les confesseurs, la corde au cou, sur un étang glacé. Tout  près, un bâtiment destiné aux bains publics offrait à ceux qui seraient  vaincus par le froid la tentation de ses baignoires chaudes. La nuit  tombait ; on les abandonna nus sur l'eau gelée, aux morsures de la bise  du nord. Peu à peu la peau, contractée par le froid, se crevassait,  éclatait ; les pieds s'attachaient à la glace avec d'horribles douleurs.  Et ce supplice, selon saint Grégoire de Nysse, dura trois jours  entiers, pendant lesquels les héroïques confesseurs ne cessaient de  louer Dieu et de s'exhorter mutuellement au courage. Ils demandaient  d'être, tous les quarante, unanimes dans le supplice et unis dans la  récompense.

Saints Martyrs de Sébaste, qui êtes-vous ?

Et  voici qu'un garde, qui était posté près de l'étang pour donner secours à  ceux qui céderaient, eut une vision. Des anges lui apparurent apportant  aux confesseurs des robes magnifiques et trente-neuf couronnes d'or. « Trente-neuf, se disait-il ; ils sont quarante cependant ! » Or au moment où il pensait ainsi, un malheureux, vaincu par la  souffrance, sortait de l'étang et se traînait jusqu'au bain ; mais il  n'eut pas la force de se jeter dans l'eau tiède, et aussitôt il expira.  Alors le gardien comprit. La défaillance de l'un, la constance des  autres lui expliquèrent sa vision ; son cœur fut bouleversé, la foi  l'envahit, en voyant dans la neige les vaillants à demi-morts déjà, mais  sur qui planaient les éternelles récompenses, et, tout près, le cadavre  déshonoré du renégat. Aussitôt il réveille les soldats : « Je suis chrétien ! » leur crie-t-il. Et, se dépouillant lui-même, il court prendre la place laissée vide.

 

Au  lever du troisième jour, il était étendu mort auprès des morts.  Agricolaùs ordonna de jeter les saintes dépouilles dans le feu. On les  emportait dans un tombereau ; mais un des martyrs, le plus jeune,  Méliton, n'avait pas expiré encore ; on le laissa, peut-être dans  l'espoir d'une suprême apostasie. Sa mère était là ; l'héroïque femme  avait assisté au terrible supplice de son enfant, ne cessant de  l'encourager à être fort jusqu'au bout. Elle ne pouvait supporter qu'il  fût séparé de ses frères. Elle s'approche du jeune homme expirant ; elle  le relève, le prend en ses bras, le charge sur ses épaules. Cette  vaillante suivait, sous ce fardeau chéri, le chariot qui portait les  reliques. Et quand Méliton eut, sur son sein, rendu le dernier soupir,  pieuse et fière elle le déposa sur le glorieux monceau. Tous ensemble  ils furent consumés. Mais l'enthousiasme des fidèles ne respecta pas  leur vœu suprême ; ils se partagèrent les cendres bénies, et saint  Basile a pu dire que les quarante martyrs, sans pouvoir être séparés,  étaient dispersés sur toute la terre.

Saints Martyrs de Sébaste, qui êtes-vous ?
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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 10:08
Un Comité citoyen pour des états généraux de la fin de vie (Aleteia)

Le Comité citoyen pour la dignité appelle à la convocation d’états généraux de la fin de vie, et à signer une pétition contre le « faire mourir ».

 

Citoyens pour la dignité en fin de vie entend réaffirmer que l’euthanasie et le suicide assisté ne peuvent être les réponses d’une société démocratique et solidaire à des personnes vulnérables en fin de vie. Au contraire, l’accompagnement de la fin de vie doit assurer à chacun sa dignité, quel que soit son état, sa fragilité ou son degré de dépendance.

Ce comité a commencé par publier une tribune en ligne en ce sens. Son objectif : faire émerger une voix citoyenne sur le sujet de la fin de vie qui soit capable de rassembler les spécialistes des soins palliatifs : médecins, bénévoles, éthiciens, etc. Mais aussi demander des états généraux de la fin de vie pour populariser le débat et surtout informer les gens de la réalité médicale et de l'accompagnement en fin de vie.


Sortir des positions dogmatiques

Pourquoi cette démarche ? La question de la fin de vie est réduite à des positions dogmatiques pour/contre l'euthanasie et le suicide assisté qui ne permettent pas facilement une information du public. Par ailleurs, le vide de formation et d'information du public laisse un boulevard aux pro-euthanasie qui ont ainsi réussi à imprégner l'opinion publique de leurs arguments et éléments de langage. On constate par ailleurs la frilosité des spécialistes du monde des soins palliatifs à entrer dans le débat public pour diverses raisons : peur de la récupération politique, refus de s'abaisser à entrer en discussion avec l'ADMD, une activité professionnelle très prenante pour les médecins hospitaliers et le refus d'être associés aux mouvements pro-vie, considérés comme cathos.


Le rapport Leonetti-Claeys

Les études sont unanimes : les Français connaissent encore très mal leurs droits en tant que patients et restent ignorants des progrès de la médecine dans le soulagement de la douleur. Ils ne peuvent donc, dans cet état d’ignorance, participer pleinement au débat pour lequel, ils n’ont d’ailleurs été que très faiblement sollicités. Donner la parole aux personnels soignants et bénévoles pour qu’ils témoignent. Réfléchir au sens que la France souhaite donner aux progrès de la science et de la médecine en matière de fin de vie, ne peut être réservé à une petite catégorie d’experts. C’est l’ensemble des citoyens qui doit s’accorder sur des valeurs communes.

La loi Leonetti du 22 avril 2005 propose un équilibre entre la tentation de l’euthanasie et le risque, encore trop fréquent, de l’acharnement thérapeutique. Le rapport Leonetti-Claeys, remis au président de la République le 12 décembre 2014, tente de parfaire cette loi et recherche le consensus. Pourtant, certains pensent que cela ne « va pas assez loin » et proposent, qu’au principe actuel de l’accompagnement se substitue la possibilité d’un « faire mourir ». Le Comité citoyen pour la dignité en fin de vie craint que des députés déposent des amendements qui ouvriraient notamment la voie à la pratique euthanasique. En effet, depuis plus de deux ans et demi, rapports et commissions se sont succédé sur le sujet. Mais à aucun moment cette concertation nationale n’a été l’occasion d’un véritable débat de société. Rien n’a été fait pour que les citoyens puissent se faire une opinion sur les questions en débat, sans fausses peurs ni faux espoirs, pour qu’ils puissent connaître les possibilités offertes et les questions posées.

Ce Comité en fin de vie demande donc que soient organisés des états généraux donnant la parole aux spécialistes de la fin de vie, aux personnels soignants et aux bénévoles, et de diffuser largement auprès de tous les Français l’expérience qu’ils vivent au quotidien auprès des personnes qu’ils accompagnent.

Un Comité citoyen pour des états généraux de la fin de vie (Aleteia)

Cette demande d’états généraux est soutenue par :
● Marion Berthelage, aide-soignante, fondatrice de « L'envolée
d'or », association d'accompagnement en soins palliatifs pour les aidants familiaux ;
● Laurent Celles, gériatre à l'hôpital d'Orange ;
● Bénédicte de Corbière, médecin responsable de l'équipe mobile de soins palliatifs APHP ;
● Charles Joussellin, praticien hospitalier et docteur en philosophie, responsable de l'équipe mobile d’accompagnement et de soins palliatifs, CHU Bichat Claude Bernard, Paris ;
● Magali Le Pape, présidente d'association sociojudiciaire, Juriste ;
● Étienne Montero, docteur en droit, professeur à l’université de Namur, Belgique ;
● Catherine Ollivet, présidente de France Alzheimer en Seine-Saint-Denis ;

Ainsi que 70 citoyens issus de la société civile qui ont associé leur nom à la création du Comité citoyen pour la dignité en fin de vie en étant les premières signataires de cette tribune.

Signez la pétition sur Change.org en cliquant ici

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 09:52
Découverte de la maison natale de Jésus ?

A-t-on vraiment découvert la maison

d'enfance de Jésus ?

Selon les archéologues, Jésus aurait vécu là. Peut-être même a-t-il même grandi dans cette maison.

Source : "Aleteia"

 

 

 

 

Découverte de la maison natale de Jésus ?

Depuis près de 2 000 ans, tout ce qui concerne Jésus fascine les hommes... et surtout les chercheurs ! Voici que, dans un article du numéro de mars-avril 2015 de la Biblical Archeology Review, l’archéologue Ken Dark de l’université de Reading révèle que la maison où Jésus a passé son enfance pourrait avoir été découverte.« Il est impossible d’affirmer qu’il s’agit bien de la maison de Jésus,reconnaît le chercheur, mais d’autres éléments penchent en faveur de cette hypothèse ».

Pour la toute première fois, un bâtiment d'habitation du temps de Jésus (1er siècle de notre ère), situé sous le couvent des sœurs de Nazareth, a été étudié par des archéologues professionnels. Et même s'ils ne peuvent affirmer à 100% qu'il s'agit bien de la maison de la Sainte Famille, ce qu'ils ont trouvé met en lumière le style de vie d'un village juif de l'époque de Jésus en Galilée.


« Jésus a dormi ici »

« Comme avec  la plupart de ces choses, il n'y a pas de fumée sans feu comme on dit, et une inscription en araméen dit : "Jésus a dormi ici" », a écrit le spécialiste du Nouveau Testament Ben Witherington à Aleteia. « Nous avons là une ou deux petites maisons de la bonne période qui nous disent ce à quoi pouvaient ressembler les habitations du temps du Christ. Le fait que l'une d'elles se trouve sous une église peut être important, mais est-il donc possible qu'elle ait appartenu à la famille de Jésus ? Oui, je suppose. Y a-t-il un degré de certitude absolue ? Non, du moins pas encore. »

En réalité, le site a été mis au jour pour la première fois en 1880, mais pas de façon professionnelle. Les sœurs de Nazareth ont construit un couvent, découvert une ancienne fontaine-citerne et creusé un peu, avec l'aide d'ouvrières et d'écoliers. Le couvent fonctionne encore, en face de la rue de l'imposante basilique de l'Annonciation à Nazareth.

« Les sœurs ont découvert un ensemble d'objets archéologiques exceptionnellement bien préservés, notamment des murs et des voûtes qui remontent aux Croisés, une église-grotte byzantine, des tombes de la période de l'ancien Empire romain et autres structures taillées et construites dans le roc », écrit l'archéologue Ken Dark dans la revueBiblical Archaeology Review

À part ces quelques objets présentées par les religieuses dans leur musée, peu d'attention a été porté au site en lui-même, à l'exception de quelques études faites en 1936 par un jésuite français, Henri Senès, de l’Institut biblique pontifical de Jérusalem. Les sœurs n'ont pris connaissance de ses notes qu'en 2006, lorsqu'elles ont ouvert l’accès au site et aux archives à l’équipe de Ken Dark et son projet archéologique à Nazareth. Après quelques tracas, les preuves commencent à émerger lorsque l'équipe commence à réexaminer l'ensemble du site.

C'est ainsi qu'ont été retrouvés des fragments, sans doute de la vaisselle, en calcaire. Ce qui laisse penser qu'une famille juive a probablement vécu dans cette maison, le calcaire étant considéré, selon les croyances religieuses de l’époque, comme un matériau ne pouvant être impur... « Nulle part ailleurs, n'existe une frontière aussi nette entre les gens acceptant la culture romaine et ceux la rejetant, même le long des frontières de la Rome impériale. Ce qui suggère que la région de Nazareth était inhabituelle en ce qui concerne la force de son sentiment anti-romain et/ou la force de son identité juive. » 


Une autre maison...

Contacté par la rédaction d'Aleteia, le père Manns, bibliste, ancien directeur de la faculté des sciences bibliques à Jérusalem, analyse les conséquences de cette nouvelle découverte : « En 2009, une archéologue juive, Yardena Alexandre, avait découvert une autre maison sous le site du Centre international de Marie, avec une cour centrale et la présence de plusieurs citernes taillées dans le roc. Un texte du7e siècle, écrit en 670 après J.-C. par l'abbé irlandais saint Adamnan, leDe Locis Sanctis raconte les voyages en Terre Sainte du moine gaulois Arculf. Il y décrit la maison de Jésus comme étant située entre deux tombes et sous une église. La conclusion qui s’impose est que les résultats des fouilles de Nazareth faites par le père Bagatti doivent être revus et corrigés. Mais si l’archéologie est en mesure de démontrer la présence d’une église byzantine sous le couvent des Dames de Nazareth, la partie sera gagnée ».

Constatant la masse d'informations qui découlent des recherches archéologiques, le père Manns conclut : « Heureusement que la foi des chrétiens n’est pas basée sur des pierres, mais sur une personne ».

Adapté de l'anglais par Arthur Herlin, avec Élisabeth de Lavigne pour "Aleteia"

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