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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 08:57

Prophétie de Marcel VAN sur la menace de mort  de la France

 

Br+Marcel+VanEn l’année 1945, le Christ s’adresse à Marcel Van :
« Ensuite, Jésus revient sur les grandes menaces qui pèsent sur l’avenir de la France :
« mon enfant, prie pour le pays que j’aime particulièrement… Ah… La France… si on ne prie pas, elle sera encore une fois malheureuse, et le règne de mon amour ne pourra que difficilement s’y établir… Van, ne doute pas de ce que je viens de te dire, en voyant que la situation en France est déjà un peu plus stable…
Mon enfant, je parle ainsi pour que la France soit avertie et sache prévenir, car l’ennemi veut faire de ce pays un foyer de discordes. Il faut beaucoup prier… France ! ..France ! … Promets-tu de m’être fidèle ? Es-tu décidée à protéger et étendre le règne de mon amour dans le monde ? »
Après la menace du communisme, le Seigneur en évoque une autre, plus subtile et progressive :
« Petit apôtre de mon amour, écris au sujet de la France… Français, mes enfants, et vous, mes prêtres de France, je vous aime. Soyez sur vos gardes afin de prévenir. L’ennemi de mon amour va vous lancer avant tout son poison à la tête. Soyez sur vos gardes. Ce parti, contrairement au parti communiste, ne nuira pas directement à mes enfants. Il ne détruira pas d’un seul coup le pays que j’aime, mais il le détruira peu à peu.
Oui, peu à peu, il va se propager, peu à peu il va vomir sa fumée infernale pour vous faire mourir asphyxiés il agira de façon à vous éloigner peu à peu de mon amour, pour vous rapprocher progressivement de l’amour profane. Oui, mes enfants, il agira ainsi peu à peu…
Ayez confiance en mon amour, consacrez votre pays à mon amour… Mieux vaudrait pour la France être gouvernée par un homme du peuple à l’esprit obtus, que de l’être par un ennemi de mon amourqui la mènerait à la ruine complète… Pauvre France ! une fois libérée du communisme, elle subira une influence plus perverse encore, celle de la Franc-maçonnerie
France, pays que j’aime… Considère les paroles que je t’adresse ici… Français, mes enfants, si vous repoussez loin de vous mon amour, de quel amour pourriez-vous bien vous servir pour relever la France ? S’il n’y a aucun amour pour relever la France, alors la France se verra couverte d’épaisses fumées montant de l’enfer. .. »
Source: Père Marie-Michel
– Extraits de l’Amour ne peut mourir, Vie de Marcel Van, 1990 (Le Sarment-Fayard)
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 18:09

HISTOIRE DU CHRISTIANISME:

IEnseigner l'histoire du christianisme

La laïcité ne ferme pas la porte aux religions, elle distingue simplement les sphères: celle des consciences, du privé, et celle de l'État, du public; celle des croyances, du for intérieur, et celle de la vérité, de l'histoire.

L'enseignement de l'histoire du christianisme relève de la seconde de ces sphères, du rôle de l'État, qui doit le soutenir et l'encourager parce qu'il contribue, dans la mesure de ses moyens intellectuels (ce qui ne va pas sans controverses ni doutes, comme en toute recherche) à l'établissement de vérités.

Voici dix raisons, forcément brièvement exposées et de manière simplifiée, sinon équilibrées, pour lesquelles il est souhaitable d'enseigner l'histoire du christianisme dans notre pays:

1. Le christ est un personnage historique. Personne, si l'on excepte quelques libres penseurs, ne le conteste. Il est vrai qu'on ne sait, en dehors des Évangiles et de saint Paul, presque rien sur le christ. Néanmoins les historiens Suétone et Tacite, au début du second siècle, mentionnent son nom. Selon le premier l'empereur Claude (41-54) avait expulsé les Juifs de Rome car ils provoquaient de l'agitation «sous l'impulsion de Chrestos». Pour Tacite le nom des chrétiens «leur vient de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Ponce Pilate». Il n'y a donc aucun doute sur l'existence du personnage, mort sous le second des Julio-Claudiens (14-37).

2. Les Évangiles appartiennent de plein droit à l'histoire de la littérature. Si la date de rédaction des quatre évangiles demeure débattue et leurs auteurs toujours au cœur des travaux exégétiques des spécialistes, ces textes écrits à l'origine en grec, sans doute dans la seconde moitié du premier siècle, sont à la source d'une véritable révolution littéraire. Ils ne ressemblent à rien de connu avant eux dans leur forme: ce sont des récits biographiques écrits avec une apparente simplicité qui ne va pas sans fulgurances énigmatiques. Ils ont déconcerté leurs premiers lecteurs païens et même chrétiens. Ils ont été brocardés, moqués, combattus et même très tôt parodiés (on ne le sait pas toujours, mais par exemple dans le Satyricon du pseudo-Pétrone) avant de devenir canoniques. Leur importance dans l'histoire littéraire mondiale et universelle est considérable, comparable à celle de l'Iliade ou de l'Odyssée. Ce ne sont ni George Steiner ni Emmanuel Carrère qui me démentiront.

Ces textes écrits à l'origine en grec, sans doute dans la seconde moitié du premier siècle, sont à la source d'une véritable révolution littéraire.

3. Saint Paul (vers 8- vers 64) a eu un rôle historique. Il est le premier à vouloir délivrer le message des Évangiles à des non-Juifs, les païens, les Gentils. Il eut même le courage ou l'outrecuidance de plaider pour son Dieu en ce haut-lieu de la pensée rationnelle grecque, l'Aréopage d'Athènes, avec un succès tout relatif. Lorsque les Juifs d'Achaïe, plus tard, traduisent Paul en justice, devant le proconsul Gallion (qui est le propre frère de Sénèque, ce qui explique peut-être l'invention d'une correspondance apocryphe entre saint Paul et le philosophe, conseiller de Néron), ils lui reprochent ceci: «Il enseigne à adorer Dieu d'une façon contraire à la loi». Gallion répond: «S'il s'agissait de quelque injustice ou de quelque action délictueuse, je vous écouterais comme de raison. Mais puisqu'il s'agit de discussions sur une parole et sur des mots, et sur votre loi à vous, cela vous regarde ; je ne veux pas être juge de ces choses». Ces mots ont été prononcés entre juillet 51 et juin 52 et constituent un témoignage historique de grande portée en ce qu'ils définissent bien avant l'heure les bornes d'une vraie laïcité.

La décision de Constantin aboutit à la tolérance du christianisme, exprimée dans ce qui ne fut pas un édit mais une circulaire à l'usage des fonctionnaires impériaux envoyée depuis Milan en 313.

4. L'empereur Constantin (306-337), en se convertissant au christianisme, a modifié le cours de l'histoire européenne. Cela s'est passé le 28 octobre 312. Les modalités de cette conversion relèvent de l'interprétation des témoignages d'un auteur latin, Lactance, et d'un auteur grec, Eusèbe de Césarée, tous deux chrétiens. Fruit d'un songe, d'une vision ou d'une révélation mystique, la décision de Constantin aboutit à la tolérance du christianisme, exprimée dans ce qui ne fut pas un édit mais une circulaire à l'usage des fonctionnaires impériaux envoyée depuis Milan en 313. Désormais les chrétiens étaient libres de célébrer leur culte, au même titre que les païens. Mais ce qui changea les choses du tout au tout fut la préférence donnée par Constantin aux premiers. Il y eut des conversions, moins rapides et moins nombreuses qu'on ne le dit, dont beaucoup furent de complaisance ou dictées par l'opportunisme. Les historiens en débattent. Mais on ne remet plus aujourd'hui en cause l'importance décisive de l'impulsion donnée par Constantin sur la christianisation de l'Empire ni la sincérité intime de la foi du prince qui était un mystique authentique.

5. L'Antiquité tardive, disons de Constantin à 476, date de la déposition du dernier empereur d'Occident, fut dominée par deux phénomènes: la résistance plus ou moins organisée aux pressions des peuples barbares et le conflit pagano-chrétien. Le christianisme ne s'est imposé que lentement et le paganisme ne s'est pas éteint spontanément de sa belle mort. Il y eut des affrontements multiples, des violences et des persécutions avec des victimes dans les deux camps. Le quatrième siècle s'achève même par une guerre de religion, la bataille de la Rivière Froide, dans les Alpes, remportée en 394 par l'empereur très chrétien Théodose. Saint Augustin, dans les trente premières années du cinquième siècle, aura encore de nombreux païens à combattre dans une Afrique où les intellectuels païens, réfugiés dans la citadelle philosophique du néoplatonisme, ne rendent pas les armes. L'histoire des polémiques littéraires entre païens et chrétiens est une des plus passionnantes qui soient et elle n'a pas fini de livrer ses secrets.

6. La littérature latine chrétienne, qu'elle soit antérieure à la victoire du christianisme, du temps des persécutions (Tertullien), ou postérieure, lorsqu'elle défendra et illustrera les vertus chrétiennes et de ses nouveaux héros, les saints (la Vie de saint Martin par Sulpice Sévère) ou les moines (saint Jérôme), constitue un vaste corpus, d'une richesse remarquable. Elle déconcerte parfois par ses outrances et ses innovations. Mais elle a produit des chefs-d'œuvre incontestables. N'en citons qu'un: les Confessions de saint Augustin, publiées vers l'an 400. L'évêque d'Hippone invente là quelque chose d'absolument inouï: le genre littéraire de l'introspection. Si des autobiographies ont existé avant saint Augustin, jamais personne avant lui n'avait su dire les tourments de la culpabilité ni exploré avec autant de lucidité la part d'ombre qui habite chacun, personne n'avait comme lui compris la nécessité d'entrer en soi-même. De Montaigne à Mauriac, en passant par Pascal ou Camus, il n'est pas un auteur de Journal ou de Mémoires (sous toutes ses formes, y compris romanesques) qui ne soit habité par le souvenir desConfessions.

L'évêque d'Hippone invente là quelque chose d'absolument inouï: le genre littéraire de l'introspection.

7. À saint Augustin nous devons encore une autre découverte: celle de la grâce. Il n'appartient à personne de se croire sauvé et la foi pourvoit seule à ce à quoi les œuvres ne peuvent prétendre. Le mal existe, mais il est la condition de la liberté de l'homme. Ces idées traversent toute la pensée occidentale et ont nourri bien des livres, dicté bien des conduites. La liberté réside dans la recherche et le doute, sans renoncement à l'idéal. Pascal l'a bien mieux dit: «Il faut douter où il faut, assurer où il faut en se soumettant où il faut». Enseigner l'histoire du christianisme, c'est aussi tenter sinon de parvenir personnellement à cette «symbiose de la foi mystique et de la science dans l'âme d'un homme d'étude» comme l'écrivait Lucien Jerphagnon, du moins de décrire ces aspirations et de suivre leurs traces multiples dans l'histoire et les réalisations des hommes.

Enseigner l'histoire du christianisme, c'est aussi tenter sinon de parvenir personnellement à cette «symbiose de la foi mystique et de la science dans l'âme d'un homme d'étude» comme l'écrivait Lucien Jerphagnon.

8. L'histoire des idées ne serait pas non plus ce qu'elle est si le christianisme n'avait inventé la notion d'incarnation. L'idée même qu'un dieu ait accepté de lui-même de renoncer au confort de ses attributs divins pour s'identifier à l'humaine faiblesse et médiocrité est absolument inconnue des Anciens. Le Romain moyennement cultivé, entendant ces récits, finissait par se dire ce que saint Paul lui-même résumait ainsi: le christianisme est «un scandale pour les Juifs, et une folie pour les païens» (I Cor 1, 23). Ce moment correspond dans l'histoire au dépassement de la tradition platonicienne. En effet dans la première phrase de sa vie du philosophe Plotin, Porphyre rapporte que son maître «avait honte d'être dans un corps». L'idée de l'incarnation permettra à saint Augustin de dépasser le néoplatonisme, auquel il devait tant, pour devenir pleinement chrétien. Comme l'a écrit Rémi Brague dans le Figaro du 17        janvier 2015: le Dieu chrétien «est d'une liberté tellement absolue qu'il peut, pour ainsi dire, transcender sa propre transcendance et se donner lui-même une figure visible en Jésus-Christ».

9. L'idée de transcendance précisément appartient dans son absolu au christianisme. Bien sûr l'Un-Bien souverain des néoplatoniciens est une transcendance. Mais les chrétiens ont développé en quelque sorte le concept jusqu'à ses dernières conséquences. Alors que Plotin ou Porphyre avaient connu sous forme d'extases l'union transitoire, rare et déceptive, avec l'Un, les chrétiens savent Dieu par définition inconnaissable, ce «Dieu tout puissant qui est mieux connu en ne l'étant pas» selon la définition de saint Augustin. Qu'il y ait des instances au-dessus des hommes et qui les ramène à leur finitude est un apport du christianisme. L'homme n'est pas libre de pervertir ce qui ne dépend pas de lui. C'est ce qui explique les réserves des chrétiens envers la modification de certaines lois jugées par eux naturelles, par exemple celles de la procréation.

Qu'il y ait des instances au-dessus des hommes et qui les ramène à leur finitude est un apport du christianisme.

10. Une part du christianisme enfin s'est appelée catholicisme, à partir du Concile de Nicée réuni par Constantin en 325. L'idée cette fois est contenue dans l'étymologie de ce terme grec: «catholique» signifie «universel». Le catholicisme est une religion prosélyte. Or, comme l'explique admirablement Lucien Jerphagnon dans L'homme qui riait avec les dieux, le monde romain, sous Constantin, était «socialement divisé»: entre les paysans et les propriétaires terriens ou les fonctionnaires, entre les prolétaires des villes et les aristocrates régnaient jalousies et rancœurs. Le christianisme, «qui prêchait l'amour universel» et l'entraide, a pu apparaître à Constantin comme la seule force susceptible d'unir l'Empire, et ce mieux que le vieux patriotisme romain chers aux empereurs païens Dèce ou Dioclétien. Le christianisme, même si son influence sur la législation demeure limitée, a dû son succès à cet esprit d'universalité et d'égalité: désormais un simple concierge valait aux yeux de Dieu autant qu'un prince. Cet esprit a enfin modifié la façon même d'écrire l'histoire puisque, à partir de Constantin, le vieux genre littéraire de l'historiographie cède la place aux histoires ecclésiastiques, ecclesia ou «église» signifiant l'idée même de «réunion».

Ces dix raisons, trop brièvement esquissées, ne sont rien d'autre que le plaidoyer d'un universitaire pour un objet d'étude historique reconnu comme tel par les instructions officielles pour les classes des collèges et lycées.

Stéphane Ratti est Professeur des Universités. Son dernier ouvrage, «Polémiques entre païens et chrétiens», est paru en 2012 aux éditions Les Belles Lettres.

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/01/26/31003-20150126ARTFIG00325-dix-raisons-d-enseigner-l-histoire-du-christianisme.php

 

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 18:03

Saint Romanos le Mélode (?-v. 560),

compositeur d'hymnes . Hymne « Ninive » § 4-17; SC 99 (trad. SC p. 415 rev.) 

Image illustrative de l'article Romain le Mélode

« Ils se sont convertis »


Méditons sur les Ninivites, écoutons ce qu'ils ont fait. Après la proclamation effrayante que Jonas a faite devant ce peuple glouton et ivrogne, comme des ouvriers habiles, ils se sont empressés de consolider la cité, que leurs mauvaises actions avaient ébranlée, en prenant pour fondation un rocher sûr :

*le repentir. 

 
Ayant lavé sa souillure dans des flots de larmes, ils ont orné leur ville de leur prière, et Ninive convertie a plu au Miséricordieux.

Car elle a présenté aussitôt la beauté de son cœur à « celui qui sonde les cœurs » (Ps 7,10); frottée de l'huile des bonnes œuvres, parfumée de jeûne, elle est retournée à Celui qui l'aime, et il a embrassé son repentir. 


Son roi, un homme sage, a préparé les bêtes et les troupeaux comme pour les apporter en dot, disant :

-« Je vous offre tout, mon Dieu, mon Sauveur : réconciliez seulement, faites rentrer en grâce celle qui s'est prostituée, qui a trahi votre pureté : car voici que, dans son amour, elle vous offre comme un présent son repentir. 
« Si moi, le roi souverain, j'ai péché, frappez-moi seul et prenez en pitié tous les autres. Mais si nous avons tous failli, écoutez la voix de tous. Que votre secours vienne sur nous, et toute crainte sera dissipée. Rien ne nous effrayera, si vous recevez ce que nous vous offrons : notre repentir. 
« Ninive, la rebelle, se jette à vos pieds, et moi, roi misérable et votre misérable serviteur, puisque je suis indigne du trône, je m'assieds sur de la cendre (Jon 3,6). Puisque j'ai insulté la couronne, je répands la poussière sur ma tête. Puisque je ne mérite pas la pourpre, j'ai revêtu un sac et j'ai éclaté en lamentations. Ne me méprisez donc pas, jetez un regard sur nous, mon Sauveur, et accueillez notre repentir ». 


Fils de l'Unique, ô Dieu unique, vous qui faites la volonté de ceux qui vous aiment, protégez-les dans votre miséricorde.

Comme jadis vous avez eu pitié des Ninivites, aujourd'hui affranchis du jugement ceux qui vous chantent ; et accordez-moi le pardon en récompense de ma confession.

Puisque je n'ai pas d'œuvres dignes de votre gloire, mon Sauveur, sauvez-moi au moins pour mes paroles de contrition, vous qui aimez le repentir. 

 

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 17:56

Homélie attribuée à saint Macaire d'Égypte (?-390),

moine . Homélies spirituelles n° 30, 3-4 (trad. coll. SO 40, Bellefontaine, p. 286 rev.) 

 

« Demandez, cherchez, frappez »

 

      Efforce-toi de plaire au Seigneur, attends-le intérieurement sans te lasser, cherche-le au moyen de tes pensées, fais violence à ta volonté et à ses décisions, contrains-les pour qu'elles tendent continuellement vers lui. Et tu verras comment il vient auprès de toi et y établit sa demeure (Jn 14,23)...

Il se tient là, observant ton raisonnement, tes pensées, tes réflexions, examinant comment tu le cherches, si c'est de toute ton âme, ou bien avec mollesse et négligence.

Et quand il verra que tu le cherches avec ardeur, aussitôt il se manifestera à toi, il t'apparaîtra, t'accordera son secours, te donnera la victoire et te délivrera de tes ennemis.

Quand il aura vu, en effet, comment tu le cherches, comment tu places continuellement toute ton espérance en lui, alors il t'instruira, t'apprendra la prière véritable, te donnera cette charité véritable qu'il est lui-même.

Il deviendra alors pour toi toutes choses : paradis, arbre de vie, perle précieuse, couronne, architecte, cultivateur, un être soumis à la souffrance mais non atteint par la souffrance, homme, Dieu, vin, eau vive, brebis, époux, combattant, armure, le Christ « tout en tous » (1Co 15,28). 



      De même qu'un enfant ne peut pas se nourrir lui-même ni prendre soin de lui-même, mais ne peut que regarder vers sa mère en pleurant, jusqu'à ce qu'elle soit touchée de compassion et s'occupe de lui, ainsi les âmes croyantes espèrent toujours dans le Christ et lui attribuent toute justice.

Comme le sarment se dessèche s'il est séparé de la vigne (Jn 15,6), ainsi fait celui qui veut être juste sans le Christ.

De même que « celui-là est un brigand et un voleur qui n'entre pas par la porte, mais pénètre par une autre voie » (Jn 10,1), ainsi en est-il de celui qui veut se rendre juste sans celui qui justifie.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 17:50

Par Saint Hilaire (v. 315-367),

évêque de Poitiers et docteur de l'Église . Commentaire de l'Évangile de Matthieu, 15 ; SC 258 (trad. SC p. 39 rev.) 

Le-Christ-administrant-les-sacrements-assiste-des-Sts-Ange.jpg

« Ma fille est tourmentée par un démon »


Cette Cananéenne païenne n'a plus besoin elle-même de guérison, puisqu'elle confesse le Christ comme Seigneur et Fils de David, mais elle demande du secours pour sa fille, c'est-à-dire pour la foule païenne prisonnière de la domination d'esprits impurs.

Le Seigneur se tait, gardant par son silence le privilège du salut à Israël.

Portant en lui le mystère de la volonté du Père, il répond qu'il a été envoyé aux brebis perdues d'Israël, pour que ce soit d'une clarté évidente que la fille de la Cananéenne est le symbole de l'Église.

Il ne s'agit pas que le salut ne soit pas donné aussi aux païens, mais le Seigneur était venu « pour les siens et chez lui » (Jn 1,11), et il attendait les prémices de la foi de ce peuple dont il était sorti, les autres devant être sauvés ensuite par la prédication des apôtres. 

Et pour que nous comprenions que le silence du Seigneur provient de la considération du temps et non d'un obstacle mis par sa volonté, il ajoute : -« Femme, ta foi est grande ! »

 Il voulait dire que cette femme, déjà certaine de son salut, avait foi – ce qui est mieux encore - dans le rassemblement des païens, à l'heure qui approche où, par leur foi, ils seront libérés comme la jeune fille de toute forme de domination des esprits impurs.

Et la confirmation de cela arrive : en effet, après la préfiguration du peuple des païens dans la fille de la Cananéenne, des hommes prisonniers de maladies d'espèces diverses sont présentés au Seigneur par des foules sur la montagne (Mt 15,30).

Ce sont des hommes incroyants, c'est-à-dire malades, qui sont amenés par des croyants à l'adoration et au prosternement et à qui le salut est rendu en vue de saisir, étudier, louer et suivre Dieu.


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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 17:28

LE COIN DU CATHECHISME:

 

La-transfiguration-1.jpgLA TRANSFIGURATION (COLORIAGES):

 

Une semaine après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et ils gravirent la montagne pour prier en paix.

Jésus voulait manifester Sa gloire et la cohérence des projets du Père ("Ancienne et Nouvelle Alliance") avant d' affronter les terribles épreuves qu’il allait subir pour assumer notre Rédemption ( l'Oeuvre de notre Salut) .

Il pria longuement, tandis que ses trois disciples l’attendaient, assis un peu plus loin.

Comme l’heure avançait et que la chaleur devenait étouffante, ils sombrèrent dans un profond sommeil.

Mais, brusquement, quelque chose les réveilla.

Pierre, Jacques et Jean se frottèrent les yeux pour être sûrs qu’ils ne rêvaient pas. Là, devant eux, ils virent Jésus qui parlait avec deux hommes, un de chaque côté.

Mais Jésus était resplandissant de lumière, il était "transfiguré".

Son visage et ses vêtements étaient resplendissants. Dans les deux hommes, qui rayonnaient également d’une lumière éclatante, les Apôtres reconnurent Moïse et Élie.

Ils s’entretenaient de ce qui allait bientôt arriver à Jésus à Jérusalem. Émerveillés, les Apôtres ne pouvaient détacher leurs yeux des trois hommes baignés de cette lumière surnaturelle.

 La-transfiguration-2.jpgPuis Élie et Moïse disparurent.

Pierre était bouleversé, il voulait que cela dure toujours.

« Maître, s’écria-t-il, dressons trois tentes ici, pour toi, pour Moïse et pour Élie ! » Mais Pierre ne se rendait pas compte de ce qu’il disait.

A ce moment-là, une grande nuée enveloppa les trois Apôtres. Et, sortant des nuages, la voix de Dieu se fit entendre, qui disait :

« Celui-ci est mon Fils, que j’aime et que j’ai choisi. Écoutez-le ».

Puis le nuage disparut et, quand les Apôtres regardèrent en direction de Jésus, il était seul et son aspect était habituel.

Jésus les rejoignit et ils redescendirent de la montagne. Les Apôtres étaient encore sous le choc, mais Jésus leur dit :

« Ne racontez à personne ce que vous avez vu jusqu’à ce que je sois ressuscité des morts ».

Pierre, Jacques et Jean se demandaient ce que Jésus voulait dire.

Mais ils étaient sûrs d’une chose, c’est qu’ils avaient assisté à un évènement unique, exceptionnel, et que désormais ils devaient garder le secret...

Ils avaient juste entrevu la gloire de Dieu, qui n’est pas de ce monde.L'icône de la Transfiguration marque l'entrée du hoeur de nos Eglises Syriaques (Au dessus de la "Porte Royale" pour nous indiquer:

*l'Unité entre "Ancienne" et "nouvelle" Alliance,

*la gloire du Christ Premier né d'une multitude de frères, le Fils de Dieu par nature;

*notre appel à la "Divinisation par la Grace"...)

Transfiguration-01.jpgTransfiguration-02.jpgTransfiguration-04.jpgTransfiguration-05.jpgTransfiguration-06.jpgTransfiguration-07.jpgTransfiguration-08.jpg

 

 

 

 

Transfiguration-10.jpgTransfiguration-11.jpgTransfiguration-12.jpgTransfiguration-13.jpgTransfiguration-14.jpgTransfiguration-15.jpgTransfiguration-17.jpgTransfiguration-18.jpgTransfiguration-19.jpgTransfiguration-20.jpgTransfiguration-21.jpgTransfiguration 09Transfiguration-22.jpgTransfiguration-23.jpgTransfiguration-24.jpgTransfiguration-25.jpgTransfiguration-26.jpgTransfiguration-27.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 17:26

SAINT MATTHIAS, qui êtes-vous ?
Apôtre


On ne peut guère douter que saint Matthias n'ait été un des soixante-douze disciples de Jésus-Christ; du moins est-il certain qu'il s'attacha de bonne heure à la personne du Sauveur, et qu'il ne S'en sépara point depuis Son Baptême jusqu'à Son Ascension.

Les fidèles étant assemblés pour attendre la descente du Saint-Esprit, saint Pierre leur dit que, pour accomplir l'Écriture, il fallait choisir un douzième Apôtre à la place de Judas. Matthias et Joseph, appelé Barsabas, que sa piété extraordinaire avait fait aussi surnommer le Juste, furent jugés dignes de cette éminente dignité. 

On se mit aussitôt en prières, afin de connaître la Volonté du Ciel, après quoi on procéda à l'élection par la voie du sort. Matthias ayant été désigné, on ne douta plus que Dieu ne l'eût choisi pour remplir la place vacante par la mort du traître Judas. 

Nous n'avons rien de certain sur les actions de saint Matthias; on sait seulement qu'après avoir reçu le Saint-Esprit le jour de la Pentecôte, il alla prêcher l'Évangile de Jésus-Christ, et qu'il consacra le reste de sa vie aux travaux de l'apostolat. 

Clément d'Alexandrie rapporte que, dans ses instructions, il insistait principalement sur la nécessité de mortifier la chair en réprimant les désirs de la sensualité; leçon importante qu'il tenait de Jésus-Christ, et qu'il mettait lui-même en pratique.

Les Grecs prétendent, d'après une ancienne tradition exprimée dans leurs ménologes, que saint Matthias prêcha la foi vers la Cappadoce et les côtes de la mer Caspienne; ils ajoutent qu'il fut martyrisé dans la Colchide, à laquelle ils donnent le nom d'Éthiopie. Les Latins célèbrent sa fête le 24 février. 
Saint-Mathias.jpg
On garde une partie de ses reliques à l'abbaye de Saint-Matthias de Trèves, et à Sainte-Marie-Majeure de Rome. Mais les Bollandistes disent que les reliques de Sainte-Marie-Majeure qui portent le nom de saint Matthias, pourraient ne point être de l'Apôtre, mais d'un autre saint Matthias, évêque de Jérusalem vers l'an 120.



L'Année Chrétienne, Tome I, p. 253, 254

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 13:39

«Génocide» des chrétiens d'Orient :

où sont passés les défenseurs des droits de l'homme?

«Génocide» des chrétiens d'Orient : où sont passés les défenseurs des droits de l'homme?
Une proche de l'un des 21 coptes assassinés par l'Etat islamique .

FIGAROVOX/TRIBUNE - Jean d'Ormesson a dénoncé ce mercredi les massacres des chrétiens d'Orient perpétrés par Daech, qu'il qualifie de Génocide. Maxime Tandonnet approuve cette prise de position et s'indigne du refus d'agir de la communauté internationale.


Maxime Tandonnet décrypte chaque semaine l'exercice de l'État pour FigaroVox. Il est haut fonctionnaire, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République et auteur de nombreux ouvrages, dont Histoire des présidents de la République, Perrin, 2013.


Mercredi 25 février, sur Europe 1, Jean d'Ormesson a dénoncé le génocide des chrétiens d'Orient par le Daesh, ou État islamique d'Irak et de Syrie, à la suite de l'enlèvement de 100 chrétiens d'un village syrien, rappelant le martyr médiatisé subi par 21 Coptes en Libye quelques jours plus tôt.

Il faut craindre le massacre dans les jours à venir, des villageois enlevés femmes et enfants inclus, à des mises en scène d'une cruauté qui dépasse l'imagination. Ce génocide, comme tous les grands génocides de l'histoire, se déroule dans la passivité et la lâcheté de la communauté internationale.

Ce génocide, comme tous les grands génocides de l'histoire, se déroule dans la passivité et la lâcheté de la communauté internationale.

Une poignée de Kurdes déterminés, dont de nombreuses femmes, a montré que l'État islamique était loin d'être invincible. Dès lors, l'échec de la communauté internationale à mettre fin au massacre, ou bien son indifférence, est incompréhensible. L'histoire retiendra les noms des dirigeants qui n'ont pas bougé le petit doigt face à ce génocide. La France a certes pris des initiatives, dont l'envoi du porte-avion Charles de Gaulle, mais elle ne peut pas être seule, engagée sur tous les fronts, dans la lutte contre la barbarie. Le silence des milieux politiques et intellectuels, en Europe et dans le monde, est une abomination. Où sont-ils passés les défenseurs des droits de l'homme? Pourquoi une telle indifférence face au sort de minorités chrétiennes?

Où sont-ils passés les défenseurs des droits de l'homme? Pourquoi une telle indifférence face au sort de minorités chrétiennes?

Serait-ce la vieille haine de la religion chrétienne -écraser l'infâme- qui s'exprime dans cet abandon? La Jordanie et l'Egypte ont réagi aux atrocités dont leurs citoyens ont été l'objet. Il est invraisemblable que les grandes puissances, Etats-Unis, Russie, Allemagne, Chine, le Japon, qui ont tous été victimes à travers leurs citoyens, ne mettent pas entre-parenthèse leurs conflits pour constituer un front commun, une coalition face à une menace qui pèse sur la civilisation.

Il est invraisemblable que les grandes puissances, Etats-Unis, Russie, Allemagne, Chine, le Japon, qui ont tous été victimes à travers leurs citoyens, ne mettent pas entre-parenthèse leurs conflits pour constituer un front commun, une coalition face à une menace qui pèse sur la civilisation.

Il a fallu qu'un écrivain nonagénaire prenne la parole pour tenter de secouer les esprits. Ce qui se passe est évidemment dans l'ordre du crime contre l'humanité. Est-ce que la parole de ce grand Monsieur, courageux et lucide, dans le brouillard de l'aveuglement et de la lâcheté qui pèse sur le monde, va enfin permettre une prise de conscience? Une intervention armée d'une coalition internationale, pour mettre fin à un génocide, cela n'aurait strictement rien à voir avec les opérations militaires passées qui ont eu pour effet de déstabiliser des États et de répandre le chaos au Moyen-Orient. Cette fois-ci nous sommes dans une situation radicalement différente, celle d'un génocide en cours, comparable au «Kamputchéa» des Khmers rouges dans les années 1976-1979, ou au Rwanda dans les années 1990, pour ne parler que des génocides récents. Le refus d'agir, dans de telles circonstances, relève de la non assistance à personne en danger, voire de la complicité passive de la part de la communauté internationale. Après, avec le recul des années, on le regrette amèrement, on ne comprend pas comment une telle lâcheté a été possible. On se dit que c'est la dernière fois, qu'on ne laissera plus jamais faire... Et puis cela recommence, sous d'autres formes, dans d'autres circonstances, toujours dans l'indifférence générale et la passivité...


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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 13:37

Les chrétiens assyriens victimes du double jeu turc - Moyen-Orient - RFI

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Après l'enlèvement par l'organisation Etat islamique de plus d'une centaine de chrétiens dans cette province syrienne mardi, près de 1 000 familles ont fui leurs villages. Certaines, qui ont atteint la ville de Qamichli à la frontière turque, n'auraient pas pu entrer dans le pays. Patrick Karam, président de la coordination Chrétiens d'Orient en danger, dénonce le traitement discriminatoire que subissent les chrétiens quand ils arrivent en Turquie.

« Généralement, ils n'arrivent à accéder aux camps de réfugiés. Quand ils peuvent rentrer en Turquie, ils le font généralement en rejoignant des familles qu'ils ont en Turquie, mais c'est beaucoup plus compliqué pour eux d'accéder aux camps de réfugiés. Et quand ils y sont, ils se retrouvent isolés, ils ont moins accès que d'autres à l'aide humanitaire.

Il faut quand même se rappeler que la Turquie joue un double jeu. Elle laisse passer des personnes qui vont faire le jihad en Irak et en Syrie. Par contre, quand des Kurdes turcs souhaitent aller combattre aux côtés de leurs frères syriens contre Daesh et ça a été le cas à Kobane, la Turquie a su fermer la frontière.

Il y a aussi un double jeu dans le trafic de pétrole. Entre 800 000 et un million de dollars par mois des revenus de Daesh sont issus de la vente de pétrole. Mais par où passent les camions ? Tout simplement par la Turquie. C'est absolument intolérable. La Turquie doit choisir son camp : soit elle est avec nous, soit elle est contre nous, et là-dessus on ne peut plus tergiverser. »


Des chiffres incertains

Le chiffre qui revient le plus souvent tourne autour de cent cinquante. Deux cents selon des sources locales citées dans la presse, quatre cents selon une estimation de chrétiens syriens qui se battent aux côtés des Kurdes. Mais on sait de différentes sources que certains ont été relâchés. Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l'Œuvre d'Orient, le confirme avec réserve : « Il semblerait que très vite des contacts aient été pris et que les femmes et les enfants aient été libérés. Il faut prendre ces informations avec beaucoup de prudence. Il resterait donc les hommes qui seraient gardés un peu comme bouclier, donc pour éviter d'être bombardés, avec des menaces très précises de les exécuter au cas où il y aurait des représailles. »

Cet enlèvement est une riposte du groupe Etat islamique aux défaites qu'elle avait subies la veille. Les Kurdes syriens, appuyés par la coordination internationale, ont en effet repris une vingtaine de villages ou hameaux le weekend dernier. La région, à l'extrémité nord-est de la Syrie est stratégique, car elle se trouve entre les bastions djihadistes de Raqqa en Syrie et de Mossoul en Irak.

Les Kurdes qui continuent de progresser dans la région, ils auraient réussi mercredi à couper une route importante entre Tel Hamis et Houla à quelques kilomètres de la frontière irakienne.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 13:34

                            Syrie : rapt de 220 chrétiens par l'Etat islamique

Une dizaine de jours après l'exécution de 21 coptes par Daech en Libye, le pire scénario est à craindre pour ces chrétiens capturés dans le nord-est de la Syrie.

Des djihadistes de l'Etat islamique ont enlevé ces trois derniers jours 220 chrétiens assyriens dans des villages du nord-est de la Syrie, rapporte jeudi l'Observatoire syrien des droits de l'homme. L'OSDH explique que les enlèvements se sont produits lors de la capture d'une dizaine de villages situés non loin de la ville d'Hassaka. Cette région du nord-est de la Syrie est le théâtre d'affrontements entre djihadistes de l'Etat islamique et combattants kurdes des Unités de protection du peuple (YPG).

Les miliciens kurdes ont lancé une double offensive contre l'EI dimanche, avec le soutien de peshmergas irakiens et l'appui aérien de la coalition formée par les Etats-Unis. Les djihadistes ont profité de cette offensive pour avancer sur un autre front et s'emparer de plusieurs villages chrétiens. L'archimandrite (haut dignitaire orthodoxe) Emanuel Youkhana, leader des chrétiens assyriens explique à l'Association pour l'Eglise en Détresse (AED) qui vient en aide aux chrétiens d'Orient : «J'ai pu parler par téléphone à l'un des contacts de CAPNI à Hasseke qui préfère rester anonyme. Les combats ont commencés lundi très tôt le matin à 4h00 du matin (heure syrienne) quand Daech a ouvert un front de combat de 40km de Tel Shamiram à Tel Hormizd. Daech a profité de l'engagement militaire du PYD (Parti démocratique de l'union Kurde) sur d'autre front pour avancer. Particulièrement à la frontière Irako-syrienne. C'est pourquoi il y a eu moins de résistance pour combattre les djihadistes.»

Le sort des 21 coptes exécutés par Daech est dans toutes les mémoires

La région de Khabour accueille 35 villages chrétiens. Ils ont été construits par des chrétiens assyriens qui ont fui le massacre d'août 1933 par les kurdes en Irak. Présents depuis 80 ans, ces chrétiens continuent d'appeler leurs villages des «camps», se concevant toujours sur une terre d'exil provisoire en attendant de rejoindre leur patrie en Irak. Las, face à la percée de l'Etat islamique, les voilà obligé de fuir à nouveau.

600 de ces chrétiens auraient réussi à fuir, mais d'autres ont été capturés par l'Etat islamique. Lors de la chute de Mossoul et l'avancée des djihadistes dans la plaine de Ninive, 125.000 chrétiens avaient fui en l'espace de quelques jours. Mais une vague d'enlèvements de chrétiens d'une telle ampleur est inédite. Le dernier enlèvement d'un groupe chrétien était celui des 21 coptes en Libye, début janvier. On connait désormais le sort monstrueux que les djihadistes leur ont réservé. Une dizaine de jours après la diffusion de la vidéo montrant leur assassinat par Daech en Libye, ce scénario est dans toutes les têtes. Si des chrétiens, souvent plus riches et éduqués que la moyenne ont pu être enlevés en Syrie ou en Irak pour récolter des rançons, ces villageois pauvres ne paraissent pas devoir servir de monnaie d'échange.

Pour Marc Fromager directeur de l'AED, joint par Le Figaro, il ne fait aucun doute ces enlèvements procèdent d'une volonté d'épuration «Il s'agit d'envoyer un signal sans appel aux chrétiens encore sur place: partez. Les djihadistes de Daech ne progresse plus dans leur conquête territoriale, ils cherchent à terminer leur travail d'épuration sur le terrain conquis». Selon lui, «le pire est à craindre». Face à la situation catastrophique des minorités dans l'Est syrien livré au chaos, il appelle la France à faire pression sur la Turquie pour qu'elle ferme sa frontière avec la Syrie, ainsi qu'à renouer le dialogue avec Bachar-el-Assad.

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