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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 09:29

 

 

 

Saintes Perpétue et Félicité, qui êtes-vous ?
Martyres († 203)

 

 

Perpétue est une jeune patricienne, Félicité une jeune esclave.

Elles avaient toutes deux demandé le baptême à l'évêque de Carthage. L'empereur Septime Sévère ayant interdit le christianisme, le groupe des catéchumènes, dont elles faisaient partie, est arrêté, avec Sature, Saturnin, Révocat et Secondule. Pendant plusieurs mois, ils connurent la prison dans des conditions très dures, d'autant qu'ils étaient dans l'incertitude du sort exact qui les attendait.

 

Félicité était enceinte et Perpétue, jeune mariée, allaitait son enfant. Le père de la jeune femme tenta en vain de la faire sacrifier aux dieux au nom de l'amour maternel. Quant à Félicité, elle mit au monde une petite fille dans sa prison. Trois jours après la naissance, elle était martyrisée et l'enfant fut adoptée par une chrétienne de la ville.

 

Comme leurs compagnons, Perpétue et Félicité furent livrées aux bêtes du cirque, enveloppées dans un filet, et livrées à une vache furieuse. Elles attirèrent la pitié des spectateurs devant ces jeunes mères torturées. On les acheva en les égorgeant.

 

Selon les « acta » de leur martyre, des témoins disaient : « Leur visage était rayonnant et d'une grande beauté. Il était marqué non de peur mais de joie. »

 

Le culte des deux jeunes femmes connut très vite une grande popularité : leur jeunesse, leur situation de mère de famille, leur courage, le fait qu'elles fussent des catéchumènes les font figurer en tête des martyres mentionnées dans la première prière eucharistique de la liturgie latine.

Elles sont fêtées par les Église d'Orient le 1er février.

 

 

 

Saintes Perpétue et Félicité
Martyres († 203)

 

P

erpétue est une jeune patricienne, Félicité une jeune esclave.

Elles avaient toutes deux demandé le baptême à l'évêque de Carthage. L'empereur Septime Sévère ayant interdit le christianisme, le groupe des catéchumènes, dont elles faisaient partie, est arrêté, avec Sature, Saturnin, Révocat et Secondule. Pendant plusieurs mois, ils connurent la prison dans des conditions très dures, d'autant qu'ils étaient dans l'incertitude du sort exact qui les attendait.

 

Félicité était enceinte et Perpétue, jeune mariée, allaitait son enfant. Le père de la jeune femme tenta en vain de la faire sacrifier aux dieux au nom de l'amour maternel. Quant à Félicité, elle mit au monde une petite fille dans sa prison. Trois jours après la naissance, elle était martyrisée et l'enfant fut adoptée par une chrétienne de la ville.

 

Comme leurs compagnons, Perpétue et Félicité furent livrées aux bêtes du cirque, enveloppées dans un filet, et livrées à une vache furieuse. Elles attirèrent la pitié des spectateurs devant ces jeunes mères torturées. On les acheva en les égorgeant.

 

Selon les « acta » de leur martyre, des témoins disaient : « Leur visage était rayonnant et d'une grande beauté. Il était marqué non de peur mais de joie. »

 

Le culte des deux jeunes femmes connut très vite une grande popularité : leur jeunesse, leur situation de mère de famille, leur courage, le fait qu'elles fussent des catéchumènes les font figurer en tête des martyres mentionnées dans la première prière eucharistique de la liturgie latine.

Elles sont fêtées par les Église d'Orient le 1er février.

 

Stes Perpétue et Félicité

Stes Perpétue et Félicité

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 08:44
La mort expliquée par une petite fille  atteinte d'un cancer en phase terminale

La mort expliquée par une petite fille

atteinte d'un cancer en phase terminale

« Quand je serai morte, je pense que ma mère sera très triste et

qu'elle aura de la nostalgie. Mais je n'ai pas peur de mourir.

Je ne suis pas née pour cette vie ! »

Comme cancérologue, fort de mes 29 années d'expérience professionnelle, je peux affirmer que j'ai grandi et changé avec les drames vécus par mes patients. Nous ne connaissons pas notre véritable dimension tant que, confrontés à l'adversité, nous ne nous découvrons pas que nous sommes capables d'aller bien plus loin.

Je me souviens avec émotion de l'Hospital do Câncer de Pernambuco (HCP), au Brésil, où j'ai fait mes premiers pas comme professionnel... J'ai commencé à fréquenter le service des enfants et me suis passionné pour l'oncopédiatrie. J'ai vécu le drame de mes petits patients, victimes innocentes du cancer. Avec la naissance de ma première fille, j'ai commencé à trembler à la vue de la souffrance des enfants.

Jusqu'au jour où un ange est passé près de moi ! Mon ange a revêtu la forme d'une petite fille de 11 ans, éprouvée par de longues années de traitements variés, de manipulations, d'injections et de tous les désagréments causés par les chimiothérapies et radiothérapies. Mais je n'ai jamais vu mon petit ange flancher. Je l'ai vu pleurer souvent ; j'ai vu aussi la peur dans ses petits yeux ; mais, c'est humain !

Un jour, arrivé à l'hôpital très tôt, j'ai trouvé mon ange toute seule dans sa chambre. Je lui demandai où était sa mère. Encore aujourd'hui, je ne parviens à raconter la réponse qu'elle m'a donnée sans éprouver une émotion profonde.

- Tu sais, me dit-elle, ma mère quitte parfois la chambre pour pleurer en cachette dans les couloirs ... Quand je vais mourir, elle aura du chagrin, de la nostalgie. Mais je n'ai pas peur de mourir. Je ne suis pas née pour cette vie !
- Et la mort, qu'est-ce que c'est pour toi, trésor ?
- Tu sais, quand nous sommes petits, parfois nous allons dormir dans le lit de nos parents, et le lendemain nous nous retrouvons dans notre propre lit, pas vrai ? (Je me suis souvenu de mes filles, âgées à l'époque de 6 et 2 ans, avec elles je faisais exactement la même chose.) C'est pareil. Un jour, je dormirai et mon Père va venir me prendre. Je me réveillerai dans sa Maison, dans ma vraie vie !

Je suis resté abasourdi, je ne savais pas quoi dire. Bouleversé par la maturité précoce – forgée par la souffrance –, la vision et la spiritualité de cette petite fille.

- Et ma mère aura beaucoup de chagrin, de nostalgie, reprit-elle.
Bouleversé, retenant mes larmes, j'ai demandé :
- Et que signifie pour toi la nostalgie, trésor ?
- La nostalgie, c'est l'amour qui reste !
Aujourd'hui, à 53 ans, je défie quiconque de donner une meilleure définition du mot nostalgie : c'est l'amour qui reste !

Mon petit ange s'en est allée, voici de nombreuses années. Mais elle m'a laissé une grande leçon qui a contribué à améliorer ma vie, à essayer d'être plus humain et attentionné avec mes patients, à repenser mes valeurs. La nuit venue, si le ciel est clair et que je vois une étoile, je l'appelle « mon ange », qui brille et resplendit dans le ciel. J'imagine qu'elle est une étoile fulgurante dans sa nouvelle et éternelle maison.

Merci petit ange, pour la belle vie que tu as eue, pour les leçons enseignées, pour l'aide apportée. Quelle bonne chose que la nostalgie existe ! L'amour qui est resté est éternel.

Dr. Rogério Brandão, oncologiste
Adapté du portugais par Élisabeth de Lavigne pour "Aletei
a"

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 08:47
Ce que révèle la vidéo de la mort des 21 Coptes

Ce que révèle la vidéo de la mort des 21 Coptes

« Un message signé avec le sang à la nation de la croix. »

Dimanche 15 février est apparue sur Internet une vidéo relayée abondamment sur Twitter par des islamistes montrant l’exécution de 21 chrétiens coptes. Dans l’après-midi, les islamistes avaient diffusé un visuel menaçant : qui désignait ce « peuple de la Croix » ? Une référence aux Danois au drapeau marqué d’une croix, qui venait d’être touchés par des attentats sur leur sol ? Les chrétiens ?

La diffusion de la vidéo dissipa le doute : il s’agit d’une menace contre les peuples de culture chrétienne, religion aussi professée par les exécutés.

Pourtant nous avons oublié que cette déclaration de guerre nous vise…

Pris en otage car chrétiens

Les 21 chrétiens ont été kidnappés à Syrte sur la côte nord libyenne: 7 en décembre, 13 en janvier. Le dernier homme kidnappé est Noir, selon les sources ou Tchadien ou Ghanéen (plus probable). Ils n’ont pas été choisis au hasard, les musulmans ont été séparés des chrétiens, seuls ces derniers étant pris en otage. Ces ouvriers de la province pauvre de Minya en Egypte centrale ont émigré en Libye pour travailler. 14 d’entre eux viennent du même village d’Al Our. Le frère de deux victimes a appris d’un survivant les circonstances de l’attaque du 3 janvier : « Les djihadistes ont fait irruption en pleine nuit dans leur résidence, connue pour héberger des Egyptiens. Sur une feuille figuraient les noms de leurs proies, toutes des coptes. Aucun musulman n’a été enlevé. C’est un crime à connotation religieuse » (via Le Figaro).

Les Coptes, pour marquer leur fidélité à leur foi, se font tatouer dans le creux du poignet la Croix du Christ pour qu’on ne puisse l’effacer, un symbole qui les rend reconnaissables comme chrétiens aux yeux des islamistes.

Avant eux, plus d’une vingtaine de chrétiens en Libye ont été assassinés de manière sordide, hommes, femmes ou enfants. Le 24 février 2014, 7 chrétiens égyptiens ont été tués par balles près de Benghazi.

A Syrte, la petite Catherine, 13 ans, chrétienne égyptienne, a été menacée de mort car elle ne portait pas le voile. Un jour, des islamistes ont braqué la maison de sa famille. Ils n’ont pas pris l’argent. Ils ont tué les deux parents médecins devant leurs trois enfants. Ils ont kidnappée Catherine, la fille aînée. Elle a été retrouvée morte sur la route (sources : ici et ).

Les motifs sont clairement confessionnels et non crapuleux.

Plusieurs chrétiens ont été arrêtés pour « prosélytisme », parce qu’ils avaient dans leur maison leurs objets de culte personnels.

Souvent, les chrétiens, menacés, cherchaient à fuir la Libye, mais l’autorisation ne leur en était pas donnée.

Adorateurs de la Croix

La vidéo a été visible en très haute définition sur YouTube toute une demi-journée. Le professionnalisme est frappant. La mise en scène est scénarisée, sûrement manipulée pour la rendre plus spectaculaire.

Des personnes vêtues de noirs amènent en file indienne les chrétiens revêtus d’orange, puis les font s’agenouiller dos à la Mer.

On lit : « Le peuple de la Croix, les fidèles de l’Eglise égyptienne ennemie »

L’appellation de peuple de la Croix est aussi bien destinée à l’ensemble des chrétiens qu’à tous les Occidentaux. Ainsi, après les attaques terroristes contre Charlie Hebdo, le Centre culturel français à Gaza a été tagué avec en arabe « Vous allez aller en enfer, journalistes français », « Tout sauf le Prophète »… et « Dieu vous maudisse, ô adorateurs de la Croix ». Étonnamment, ce dernier tag,bien que visible sur la vidéo originale de l’AFP, est le seul à n’avoir pas été retranscrit en anglais par l’AFP. La presse arabe le rapporte bien.

De même, lors d’une manifestation d’islamistes à Gaza contre les caricatures et en faveur des frères Kouachi, des Palestiniens ont brandi une pancarte sur lequel il était marqué : « Adorateurs de la Croix, il y a plus à venir des héros de l’islam ».

Les islamistes considèrent tous les Occidentaux comme « adorateurs de la Croix ».

Menace contre l’Europe, centre du christianisme

Un djihadiste prend la parole : « Oh, peuple, récemment vous nous avez vus sur les collines du Sham et de Dabiq [la Syrie], tranchant les têtes de ceux qui depuis trop longtemps ont fait traîner (l’illusion) de la Croix » (référence au fait que la doctrine islamique nie la crucifixion de Jésus).

« Aujourd’hui nous sommes au Sud de Rome, sur la terre d’islam, la Libye, pour envoyer un nouveau message ».

Comme le Père Greiche, porte-parole de l’Eglise catholique en Egypte l’a souligné, cela signifie le Vatican et le centre du christianisme occidental.

La conquête de Rome est un thème récurrent chez les penseurs musulmans. Un hadith d’Ahmad considéré par les musulmans comme authentique (bien qu’anhistorique) dit : « (…) Nous étions chez l’Envoyé d’Allah quand on lui demanda : Laquelle de ces deux villes, Romiyya ou Constantinople, sera-t-elle prise en premier ? L’Envoyé d’Allah répondit : « C’est la ville d’Héraclius, qui sera prise la première.» »

Youssef Al-Qaradawi, l’idéologue de l’UOIF (branche active de l’Islam en France !), a commenté ainsi : « Romiyya est la ville aujourd’hui appelée ’Rome’, capitale italienne. La ville d’Héraclès fut conquise en 1453 par Mohammed Ben Morad, jeune Ottoman de 23 ans, connu sous le nom de Mohammed le Conquérant. L’autre ville, Romiyya, reste [à conquérir], et nous espérons et croyons [qu’elle sera conquise]. Cela signifie que l’islam retournera en Europe en conquérant et en vainqueur, après en avoir été expulsé deux fois: une fois d’Andalousie, au sud, l’autre fois à l’Est, après qu’il eut frappé à plusieurs reprises aux portes d’Athènes.»

Rome est un rêve symbolique, car c’est le cœur de la chrétienté et de l’Europe. Ici, conceptions ethnique et religieuse sont mélangées : les Romains désignent les Européens blancs et chrétiens.Les Romains sont assimilés aux « Fils des Blonds » (Banu Al-Asfar) que combattront les Musulmans et les blancs convertis à l’Islam à la fin des temps.

« Ô Croisés »

Comme le fait remarquer Jean Maher dans Le Figaro, les islamistes n’emploient jamais le terme arabe « masihi » qui désigne les chrétiens, les disciples du Messie. Au contraire, ils les étiquettent de «kafir » (infidèles), « adorateurs de la croix », « croisés », « nazaréens » (d’où le « noun » tagué sur les maisons chrétienne).

Les islamistes prennent très mal le fait qu’il existe des arabophones non-musulmans, expliquent les Coptes.

Eschatologie islamique antichrétienne

« Ô Croisés (…) nous allons vous combattre tous ensemble jusqu’à la fin de la guerre, quand Jésus paix soit sur lui descendra de nouveau, brisera la croix, tuant le porc, et abolissant la djizia. »

Le djihadiste fait directement référence aux croyances musulmanes sur le retour du Jésus (Issa) islamique. Un hadith rapporté par Boukhari et Muslim (donc très fiable) :

« Selon Abou Horaïra, l’Envoyé de Dieu a dit : « Par Celui qui tient mon âme entre Ses Mains, il est hors de doute que le fils de Marie descendra parmi vous et qu’il jugera équitablement (entre vous). Il brisera les croix, tuera les porcs et abrogera la capitation » » (« djizia » : impôt discriminatoire prévu pour les Juifs et les Chrétiens sous la législation islamique).

Rapporté une autre fois par Boukhari :

« Selon Abou Horaïra, le Prophète a dit : « La Dernière Heure ne viendra pas avant que le fils de Marie ne descende parmi nous en qualité d’arbitre juste ; il détruira la croix, il mettra à mort le porc et éliminera la capitation». »

Selon l’interprétation générale de ces versets :

« Briser la croix » signifie l’anéantissement des doctrines chrétiennes sur Jésus. « Tuer le porc » signifie que personne ne pourra plus manger de porc. « Abolir la djizia » signifie que le statut de dhimmi prendra fin, car toute religion autre que l’islam sera abolie : les « Gens du Livre » (juifs et chrétiens) auront le choix entre la conversion ou la mort.

Or le journaliste Graeme Wood, qui a étudié en profondeur le système de croyance d’ISIS, a souligné que l’Apocalypse est un thème central de leur vision du monde, fondée sur leur interprétation des enseignements islamiques. Pour eux, le retour de Jésus est imminent : Jésus va revenir à Damas pour aider les combattants de l’Etat islamique dans une bataille finale à Jérusalem.

Morts en chrétiens

Le calme des hommes coptes a beaucoup frappé. Ont-ils été drogués ? Ont-ils dû répéter la scène ? Leur attitude est ferme face à la mort. On les voit prier, la caméra s’arrête sur un homme les yeux fermés et dont les lèvres récitent une prière.

Puis sur la vidéo apparaît cette accusation : يذكرون معبودهم ويموتون على شركهم, traduite de manière simultanée par « They supplicate what they worship and die upon their paganism ».

La traduction n’est pas tout à fait exacte, les islamistes utilisent en arabe non le mot « paganisme » mais le mot « shirk ». En français : « ils implorent Ce qu’ils adorent et meurent dans leur associationnisme ».

L’islam accuse les chrétiens de commettre le seul péché impardonnable par Allah, à savoir l’associationnisme (shirk) en raison du dogme de la Trinité. Le Coran dit : « Certes Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne quelque associé. Il pardonne à qui Il veut les autres péchés. Mais quiconque donne à Allah quelque associé commet un péché d’une exceptionnelle gravité» (sourate 4 verset 48). « Sont de véritables mécréants ceux qui disent : «Allah, c’est le Messie, fils de Marie.» Le Messie n’a-t-il pas dit lui-même : «Ô Fils d’Israël ! Adorez Dieu qui est mon Seigneur et le Vôtre.» Quiconque donne des associés à Allah, Allah lui interdira l’entrée du Paradis et lui réservera l’Enfer pour séjour, les injustes ne bénéficieront d’aucun secours» (sourate 5 verset 72). De même, le verset 3 sourate 112, les versets 116 et 117 sourate 23, etc. condamnent la Trinité et nient la divinité de Jésus.

La vidéo laisse entendre les derniers paroles des condamnés, rapportées dans la presse arabe, par exemple :

« يارب يا يسوع » « Oh, Seigneur Jésus »

« يا يسوع انقذنا » « Jésus, sauve-nous »

« يا يسوع يا يسوع« . « Oh Jésus, oh Jésus »

Il n’est pas systématique que les membres de l’Etat islamique montrent le moment précis des décapitations. Ils l’ont fait ici car les dernières prières à Jésus faites par les Coptes prouvent qu’ils sont morts dans la foi chrétienne. Pour les islamistes, ces 21 Coptes sont condamnés à l’enfer car pour eux, cette croyance en Jésus Christ Fils de Dieu est blasphématoire.

Cependant ils n’ont pas vu que l’effet produit était largement contreproductif.

Le précédent Quattrocchi

Ce n’est pas la première fois qu’une vidéo de propagande par un groupe islamiste se révèle avoir l’effet inverse à celui recherché. Le 4 avril 2004, Fabrizio Quattrocchi, garde italien otage d’une milice islamiste en Irak, est filmé le jour de son exécution. Ses bourreaux le force à creuser sa propre tombe et à se mettre genoux, les mains liées et la tête recouverte d’une capuche. A ce moment-là, dans un geste inattendu, l’Italien défie ses ravisseurs, tente d’enlever la capuche et déclare fièrement « Je peux l’enlever ? Je vais vous montrer comment meurt un Italien » avant d’être abattu d’une balle dans le cou. Cet acte anéantit la valeur de propagande de la vidéo d’exécution. Son courage au moment d’affronter la mort lui valut à titre posthume la Médaille d’Or de la Valeur Civile remise par le président italien.

Certificat de martyre

Les islamistes ne connaissent pas ce qu’est le martyre chrétien. Le mot martyr signifie « témoin » dans la Bible (en Grec « martus ») et dans le Coran (en arabe « sahid »). Mais à l’opposé de la vision islamique du martyr comme celui qui est tué en combattant pour Allah, la tradition chrétienne désigne celui qui accepte d’être tué à cause de sa foi.

Le fait de filmer leur mort a permis d’attester de leur martyre et d’accélérer leur cause en canonisation (par l’Eglise orthodoxe, désormais dans le Synaxaire le 15 février).

Les réactions des familles témoignent aussi de cette joie malgré la douleur de la perte d’un proche. D’abord il y a eu le choc, les gémissements, la peine de perdre un ami, un frère, un cousin, un fils, un mari (deux bébés sont nés durant la captivité de leurs pères)… Le prêtre du village d’Al Ourraconte que trois jours après la sortie de la vidéo, les gens se sont rassemblés dans l’église, mais cette fois les femmes se congratulaient entre elle, dans la joie de savoir leurs proches morts martyrs.

Dans une interview en arabe, Kamel affirme être fier de ses deux frères dont le martyre est « un badge d’honneur pour le christianisme » et remercie l’Etat islamique pour avoir inclus dans la vidéo leur profession de foi. Ainsi, « ISIS nous a aidé à renforcer notre foi ». Puis il a invité à prier pour les bourreaux de ses frères.

Les témoignages de cette sorte abondent.

Le Père Feloubes Fawzy, dont un neveu et quatre cousins ont été martyrisés : « Je suis heureux pour mes proches. Ils avaient foi en Dieu. Ils avaient foi en Jésus Christ. Et c’est ce qui compte. Ils sont morts pour leur foi. Ils sont morts pour le christianisme ». La mère d’un martyr : « Nous remercions ISIS. Maintenant, plus de gens croient au christianisme à cause d’eux. ISIS a montré ce qu’était le christianisme. Nous remercions Dieu car nos proches sont au Paradis. Il les a choisis ».

Versets prophétiques

Egalement, des versets bibliques semblent faire précisément écho à la manière dont ils ont été martyrisés.

Apocalypse chapitre 6 verset 9 à 11 : « Et quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes de ceux qui furent égorgés à cause de la parole de Dieu et du témoignage qu’ils avaient porté. Ils crièrent d’une voix forte : « Jusques à quand, Maître saint et vrai, resteras-tu sans juger, sans venger notre sang sur les habitants de la terre ? » Et il fut donné à chacun une robe blanche, et il leur fut dit de patienter encore quelque temps, jusqu’à ce que soient au complet leurs compagnons de service, leurs frères, qui allaient être tués comme eux. »

Apocalypse chapitre 20 verset 4 : « Et je vis des trônes; et à ceux qui s’y assirent fut donné le pouvoir de juger. Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et de ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main. »

Les mots de Jésus lui-même dans l’Evangile selon St Jean (16-2) semblent répondre aux combattants de l’EI : « L’heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu. »

« La mer dans laquelle vous assez dissimulé le corps d’Oussama Ben Laden, nous le jurons devant Allah, sera rougie de votre sang », dit le djihadiste aux Occidentaux. Puis l’on voit l’image de la Mer Méditerranée rouge du sang des chrétiens exécutés. La « Mare Nostrum » que nous partageons est de nouveau remplie de sang, comme dans l’Antiquité. « Sang des martyrs, semence de chrétiens », disait Tertullien. Le calendrier copte d’ailleurs commence avec le premier jour du règne de Dioclétien, empereur de la dernière vague de grandes persécutions contre les chrétiens avant l’édit de tolérance de Constantin. Cette exécution rendue publique ramène la Méditerranée aux temps des premiers chrétiens.

La distance entre l’endroit où a prétendument été filmée la vidéo et les côtés italiennes est égale à vol d’oiseau à la distance Paris-Brest. Avec Malte, la distance entre l’Europe et le lieu d’exécution des Coptes n’est que d’environ 350 km.

Depuis la diffusion de la vidéo, au moins 220 Assyriens chrétiens ont été capturés par l’Etat islamique en Syrie. Le nombre d’enlèvements ne cesse de grandir. Au moins 4 autres Coptes sont toujours retenus en otage par des groupes islamistes libyens.

Les Occidentaux ne seront pas épargnés par le fanatisme islamique, la menace contre les chrétiens d’Orient pèse aussi sur eux. Dans ce combat, la foi brûlante des Coptes est un témoignage qui interpelle leurs frères en Occident. Resterons-nous tièdes ?

Les 21 martyrs coptes (mise à jour):

  • Milad Makeen Zaky
  • Abanub Ayad Atiya
  • Maged Soliman Shehata
  • Youssef Shukry Younan
  • Kirollos Boshra Fawzy
  • Bishoy Astafanous Kamel
  • Samuel Astafanous Kamel
  • Malak Ibrahim Sinyout
  • Tawadros Youssef Tawadros
  • Gerges Milad Sinyout
  • Mina Fayez Aziz
  • Hany Abdel Mesih Salib
  • Samuel Alham Wilson
  • Ezzat Boshra Naseef
  • Luka Nagaty Anis
  • Gaber Mounir Adly
  • Essam Baddar Samir
  • Malak Farag Abrahim
  • Sameh Salah Farouk
  • Gerges Samir Megally
  • Mathew Ayairga (du Ghana)
  • (Source "Nouvelles de France")
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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 08:33

La sédation profonde ?

Une astuce verbale pour désigner une sédation à but euthanasique,

explique pour "Liberté Politique" le philosophe Bruno Couillaud.

jesuscompassion

La proposition de loi discutée actuellement dans nos assemblées, parle dans ses motifs de « sédation profonde jusqu’au décès » et de « sédation profonde et continue pour accompagner l’arrêt de traitement ». Une astuce verbale pour désigner une sédation à but euthanasique.

DANS L'ARTICLE 3 de la proposition de loi Claeys-Leonetti, le procédé dont on demande l’autorisation est décrit précisément comme « un traitement à visée sédative et antalgique (c’est-à-dire pour faire dormir et apaiser la douleur) provoquant une altération profonde et continue de la vigilance jusqu’au décès associé à l’arrêt de l’ensemble des traitements de maintien en vie ».

Quel jugement porter sur ce nouveau dispositif ? Cela ne semble pas être directement une euthanasie, qu’on définit communément comme une action ou une omission qui de soi ou dans l’intention donne la mort afin de supprimer toute douleur.


La sédation temporaire

Pourtant la sédation existe déjà, elle est pratiquée et autorisée. Comme sédation en « phase terminale ». Elle est temporaire, quand il s’agit d’atténuer les souffrances de tous ordres, douleurs physiques, souffrances psychologiques ou morales, voire tout simplement d’offrir au malade un moment de repos dans son dernier combat.
Ces sédations ne sont pas irréversibles, on en revient ; elles peuvent d’ailleurs se répéter. Il se peut aussi que le malade s’éteigne au cours de l’une d’entre elles sans qu’on l’ait voulu directement. Cette sorte de sédation, temporaire et réversible, que certains malades peuvent d’ailleurs refuser, de multiples raisons peuvent la justifier : améliorations imprévues, changement de décision du malade lui-même, meilleures réactions aux soins, etc.
Retenons surtout que c’est la phase de la maladie qui est dite ici terminale, autant qu’on puisse en juger, mais ce n’est pas la sédation elle-même, qui n’est, dans ce cas, qu’un élément des soins palliatifs. On a même vu des malades revenir pour un temps, mystérieusement, de cette période qui semblait terminale. 

 Lire la suite sur Liberté Politique

sources: Liberté politique.com

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 08:29

 

Persécution des chrétiens en Syrie :

"c’est un mal qui va toucher le monde entier"

ikonostas-bohorodice2-v

 

Les chiffres sont toujours difficiles à vérifier mais plus de 200 hommes, femmes et enfants sont retenus en otage par les djihadistes de l’état islamique. Au moins 1.000 familles d'Assyriens, soit près de 5.000 personnes, ont fui ces derniers jours leur domicile pour trouver refuge dans des villes tenues par les forces kurdes et gouvernementales.

La montée en force de l'EI en Syrie a éclipsé la confrontation entre le régime de Bachar al-Assad, et la rébellion, qui entrera le mois prochain dans sa cinquième année et a fait plus de 210.000 morts et 3,8 millions de Syriens réfugiés dans les pays voisins, sans compter les 7 millions de réfugiés internes. Selon le Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres, la crise des réfugiés syriens a attient « un tournant dangereux ».


Le Père Mourad Abou-Seif, syrien du Service Jésuite des Réfugiés (JRS) était directeur du bureau à Alep de 2009 à 2014. Actuellement à Bruxelles, en Belgique il nous livre son sentiment face au drame vécu par les Syriens et en particulier par les chrétiens. Des propos recueillis par Hélène Destombes, de Radio Vatican.

Quelle est la situation sur place ?
Père Mourad Abou-Seif : 
Le mal est en train de toucher tout le monde. On ne peut pas dire qu’il y ait une communauté plus souffrante qu’une autre. Les chrétiens vivent avec les musulmans, côte à côte et ils subissent le mal que toute la Syrie subit. Maintenant, peut-être sont-ils plus inquiets pour l’avenir. Ils cherchent à comprendre ce qui se passe. Quand il y a peu d’espoir, comme on le voit maintenant, cela rend l’avenir très inquiétant, beaucoup plus inquiétant pour eux. Mais le présent, ils le vivent comme tout le monde.
En même temps, les chrétiens sont victimes d’exactions de plus en plus nombreuses.
Père Mourad Abou-Seif :
 C’est vrai, et je peux dire qu’il y a ici un changement parce qu’avant, on savait que les extrémistes contrôlaient les endroits où les chrétiens vivent avec les musulmans. Et s'ils étaient-ils traités comme une minorité d’une manière qui n’était pas juste, ils n’étaient pas exécutés ou jugés pour être exterminés, comme on le voit maintenant. Il paraît que ce changement est un message de ces groupes extrémistes pour l’Occident via les chrétiens du Proche-Orient, comme on l’a vu dans le message du groupe qui a exécuté les 21 Égyptiens coptes.

Face à cette menace, quelle doit-être la réaction de la communauté internationale ? Vous avez le sentiment qu’elle n’a pas pris suffisamment la mesure de ce qui est en train de se jouer actuellement en Syrie et dans la région ?

Père Mourad Abou-Seif : J’ai l’impression que la communauté internationale était presque indifférente vis-à-vis de ce qui se passe. Ils essayaient d’aider comme si le mal qui est subi en Syrie ou au Proche-Orient ne les touchait pas encore. Mais il parait qu’ils réalisent de plus en plus que c’est un mal qui va toucher le monde entier. Il y a une nouvelle prise de conscience de la gravité de tout cela. Maintenant, on le considère comme un cancer qui est en train de se répandre partout dans le monde. C'est pourquoi, à mon avis, il faut maintenant prendre des mesures différentes.
  

sources: RADIO VATICAN
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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 19:04

LES TROIS FAIBLESSES DE L’HOMME (S.S. LE PAPE TAWADROS II)

Pape Copte Tawadros II« […] Lorsque Dieu le créa, Il voulut que l’homme soit un être vivant en relation permanente avec lui. Il voulut que l’humanité soit le couronnement de la création. En effet, après avoir achevé tout le restant de la création, Il fit son roi sur terre, l’homme qu’Il créa, cette créature vivante en qui se trouve le souffle de la Vie. Mais le péché survint, le fit choir et l’éloigna de ce que Dieu avait voulu pour lui. Après le péché d’Adam et d’Ève, nos premiers parents, l’homme entra en guerre avec le péché sous toutes ses formes, au cours de sa vie.

« Il y a trois faiblesses principales que l’humanité a subies à cause du péché originel.

« La première faiblesse est l’ego qui la domine. Celui-ci est devenu son idole, son dieu. L’être humain s’est mis à s’adorer soi-même, lui, sa puissance et ses désirs. Tout ceci fut le résultat de son égoïsme. Si nous observons le monde nous trouverons que la domination de l’ego peut prendre différentes formes. Ainsi, la personne humaine est devenue son propre dieu.

« La seconde faiblesse consiste en l’hostilité des êtres humains à l’égard de la nature et à l’égard de leurs frères. Ce péché produisit les guerres, les batailles et la violence. Ceci nous rappelle l’histoire primitive de l’humanité, l’histoire d’Abel le Juste qui fut attaqué et assassiné par son frère Caïn, malgré le petit nombre d’êtres humains vivant à cette époque.

« La troisième faiblesse est l’absence d’esprit de joie, qui fut remplacé par la peur. Ainsi, l’homme est devenu un être craintif. Il a peur de tout, même de lui-même. Il peut redouter une autre personne, des animaux, des insectes ou des microbes. Les hommes ont également peur de la nature, par exemple des séismes et des volcans. Ils craignent également certaines circonstances, certains événements, et même quelques étapes de leur vie, comme celle de l’enfance, de la jeunesse ou de l’adolescence. Ils ont également peur lorsqu’ils deviennent adultes en fondant une famille et en ayant des enfants, etc.

« Ainsi exista le péché avec ses trois faiblesses : l’ego dominateur, la propagation de la violence et la peur qui remplit la vie de l’homme. Mais Dieu voulut renouveler et guérir l’humanité par son incarnation et sa naissance.

‘Car Dieu a tellement aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui, au lieu de se perdre, obtienne la vie éternelle.’ (Jn 3, 16). Ainsi la venue de notre Seigneur Jésus Christ était le remède à ces trois faiblesses. Le jour de sa Nativité, les anges chantèrent cette louange qui proclame les trois solutions à ces faiblesses. Ils chantèrent cette hymne qui réjouit le monde entier en disant : ‘Gloire à Dieu au plus haut des cieux ! Paix sur la terre ! Bienveillance parmi les hommes !’ (Lc 3, 14).

« Ces trois solutions sont :

1) la gloire de Dieu dans les lieux très hauts, remède idéal contre l’égoïsme ;

2) la paix sur la terre, remède à la violence qui domine le monde ;

3) la bienveillance – la joie – envers les hommes, troisième solution : l’esprit de joie surpasse toute peur dans la vie de l’être humain.

« Dans son ego, l’homme oublie Dieu et néglige de le louer. Il oublie que la relation avec son créateur lui donne une parfaite humanité, et il commence à s’adorer lui-même. Dans sa vie, il regarde les nouvelles technologies comme de nouvelles divinités. Leur évolution, la multiplication des instruments et des possibilités de communiquer à distance réduisent la taille du monde et l’être humain se concentre sur lui-même, oubliant de se tourner vers Dieu. La glorieuse Nativité vient nous rappeler cette expression :’Gloire à Dieu au plus haut des cieux !’ Il n’est pas possible de remédier à la faiblesse provoquée par l’ego sans communiquer avec Dieu qui nous a créés. Cette relation se fait par une vie spirituelle saine dans tous ses aspects.

« La seconde faiblesse, c’est la violence qui se propage dans le monde. Elle doit être traitée en construisant la paix, comme il est indiqué dans les Béatitudes : ‘Bienheureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !’ (Mt 5, 9). Construire la paix est la tâche la plus difficile sur terre. Heureux l’être humain qui l’édifie dans sa vie, dans son entourage, dans son pays et dans ses relations avec toutes les autres personnes !

« La troisième faiblesse – la peur qui remplit la vie de l’homme – ne peut être surmontée que par une grande joie. Cette joie est celle de la Nativité de notre Seigneur Jésus Christ pour le bien des hommes. Lorsque l’ange apparut, il dit :’N’ayez pas peur, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple !’ (Lc 2, 10). Cette grande joie peut éliminer cette peur de la vie des hommes. Il y a, dans le nouveau Testament, à l’époque de l’Incarnation de notre Seigneur Jésus Christ et de sa venue, une règle de vie supérieure, celle de la joie qui affronte toute peur dans la vie de l’homme. Pour cela, la vie joyeuse est devenue le signe d’une vie spirituelle saine chez l’être humain. L’homme ne peut pas se réjouir ni dissiper sa peur sans se rapprocher de Dieu. Tant que les humains demeurent étrangers à cela, ils sont incapables de ressentir la joie véritable, continue et permanente.

L’hymne des anges lors de la Nativité de notre Seigneur Jésus Christ est le remède idéal pour ces trois faiblesses dans la vie de l’humanité. L’égoïsme est surmonté par la louange de Dieu et sa glorification. Lorsque vous glorifiez le Seigneur et vous comblez vos cœurs par sa crainte, vous devenez capables de remettre votre ego à sa place pour ne pas qu’il vous domine. Lorsque vous répandez la paix dans votre famille, votre ministère, votre travail, votre église et votre communauté, vous pouvez supprimer toute violence. Lorsque l’esprit de la joie profonde et véritable vous remplira, il surmontera toutes ces faiblesses. Par votre repentir, il ôtera tout péché de votre vie […] » (La Voix de saint Marc, janvier-avril 2015, 41èmeannée n°25/07)

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 22:05

Par Saint Ignace d'Antioche

(?-v. 110), évêque et martyr . Lettre aux Ephésiens, 10-14 (trad. Quéré, Seuil 1980, p. 115s rev) 

transfiguration copte

« Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent »


« Priez sans cesse » (1Th 5,17) pour les autres hommes.

On peut espérer leur repentir, et qu'ils viendront à Dieu.

Mais qu'au moins votre exemple leur indique la voie.

A leur colère, opposez votre douceur ; à leur arrogance, votre humilité ; à leurs blasphèmes, vos prières ; à leurs erreurs, la fermeté de votre foi ; à leur violence, votre sérénité, sans chercher à rien faire comme eux.

Montrons-leur par notre bonté que nous sommes leurs frères. Essayons « d'imiter le Seigneur » (1Th 1,6).

Qui a souffert l'injustice plus que Lui , a été dépouillé et rejeté ?

Que l'on ne trouve pas, parmi vous, l'herbe du diable (cf Mt 13,25).

Dans une pureté et une tempérance parfaites de chair et d'esprit, demeurez en Jésus Christ.

Nous vivons les derniers temps...

C'est seulement dans le Christ que nous entrons dans la vie véritable.

En dehors de lui, rien de valable ! ...

Rien ne surpasse la paix ; elle triomphe de tous les assauts que nous livrent nos ennemis, qu'ils soient célestes ou terrestres... 

Aujourd'hui il ne suffit plus de professer la foi ; il nous faut montrer jusqu'à la fin de quelle force elle nous remplit.

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 22:01

 

Grèce : une icône de Jésus crucifié suinte de l’huile à Askopambos près de Corinthe. 

 
« Miracle de Syriza » ? Ou avertissement ? Depuis le 25 janvier, jour de l’élection d’Alexis Tsipras en Grèce, une icône du Christ crucifié de l’église Saint-Nicolas d’Aspokambos, petit village du Péloponnèse près de Corinthe, suinte de l’huile. Ou comme on le dit dans le village, le Christ « pleure ». C’est ce qu’a annoncé l’évêque orthodoxe métropolitain Dionysios de Corinthe, sans donner d’autres détails qu’une description du liquide : « huileux, collant et inodore ».
 On ne sait pas, par exemple, d’où précisément suinte cette substance depuis l’icône vieille de plus d’un siècle, en forme de Christ crucifié : s’il s’agit de « larmes » coulant des yeux, comme c’est le cas dans d’autres phénomènes répertoriés de ce type, comme l’affirme la population locale, ou si c’est l’ensemble de l’icône qui présente cette « exsudation ».
 

 

 

 


 

 

 

Askopambos : un miracle authentique ?

L’authenticité du phénomène n’est pas établie à ce jour. Le métropolite Dionysios a indiqué avoir l’intention d’informer le Saint Synode — plus haute instance hiérarchique de l’Eglise orthodoxe grecque – et de faire appel à des spécialistes pour examiner l’icône. Mais en attendant les villageois d’Aspokambos montent la garde autour de leur église pour protéger l’icône et éviter qu’elle ne soit emportée en vue d’être analysée.
 Le métropolite Dionysios ne veut pas donner de « publicité » à l’affaire tant que les faits n’auront pas été clairement établis. « En matière de foi il faut toujours être très prudent », a-t-il déclaré. « J’espère que le phénomène ne servira qu’à pousser les fidèles à la réflexion et à la prière, et non à faire de la publicité pour notre région ».
 Mais le contexte politique de la Grèce est venu s’ajouter à la tendance bien naturelle de s’intéresser aux miracles. La petite église d’Aspokambos ne désemplit pas depuis près d’un mois, l’exsudation de l’icône n’ayant pas cessé – ce qui semble indiquer qu’il ne s’agit pas d’un phénomène naturel lié par exemple à la liquéfaction de la peinture. Tous veulent voir le Christ qui pleure et vénérer son image.
 
 

 
L’exsudation d’huile sur l’icône, un message à la Grèce

 La question de la signification de cette exsudation, si elle est authentique, est épineuse. S’agit-il, comme le disent certains, d’une sorte de confirmation ou de consécration céleste après la victoire des anti-Européens de Syriza ? On devine que ce sont les partisans du parti d’extrême gauche eurosceptique qui parlent de « miracle Tsipras » ou de « miracle de Syriza ».
 
D’autres se montrent plus inquiets. Ces manifestations de statues qui versent des larmes d’eau ou de sang, phénomène plus « occidental », ou d’icônes orientales qui « pleurent » des larmes d’huile, souvent en dégageant une odeur suave, sont liées bien souvent à des situations dramatiques ou des appels à la conversion et à la pénitence.
 
Les « larmes » du Christ crucifié d’Aspokambos, à cette aune-là, seraient le signe d’une désapprobation divine. D’autant qu’Alexis Tsipras revendique son athéisme. Il est le premier président grec a avoir rompu avec la tradition d’une inauguration en présence du chef de l’Eglise orthodoxe de Grèce, l’archevêque Ieronymos II. Qu’attendre d’un tel chef d’Etat, eût-il quelques bonnes intentions affichées ? Le message « politique » envoyé par l’icône d’Aspokambos, si tant est que son message soit politique, semble plutôt pencher du côté de la tristesse du Ciel…

note : En octobre 2013, une icône de Saint Michel Archange a pleuré des larmes d'huile à Rhodes (Grèce).
 

Les icônes miraculeuses et leurs larmes de tristesse

D’autres exsudations ont reçu une forte couverture médiatique dans un passé récent : une icône de la Vierge de la Lumière à Garges-les-Gonesse a suinté de l’huile pendant tout le carême en 2010. Ses propriétaires, un couple grec orthodoxe, y a vu un appel à la conversion de l’Occident corrompu. A Soufanieh, à Damas, une petite icône appartenant à une syrienne catholique, Myrna, a suinté de l’huile d’olive pure en 1982 et 1983 tandis que sa propriétaire a présenté des phénomènes similaires, tels des stigmates, et reçu des messages jusqu’en 2001 : la Vierge y aurait demandé l’unité des chrétiens.
 
Dans l’Eglise latine, les cas de « lacrymations » sont assez fréquemment rapportés à travers les siècles. L’un des plus spectaculaires est celui de la Vierge d’Akita, au Japon. C’est l’une des rares manifestations de la Mère de Dieu officiellement reconnues par l’Eglise, qui ne donne que parcimonieusement son approbation publique aux révélations privées.

Notre Dame pleure à Akita : avertissement et appel à la prière

A Akita, c’est une statue de bois qui a pleuré 101 fois, au milieu des années 1970, des larmes humaines – ainsi que devaient le prouver les études auxquelles ont été soumises les gouttes suintant des yeux de la statue – tandis que sœur Agnès Sasagawa Katsuko recevait des messages appelant à la conversion et à la pénitence pour détourner la « colère de Dieu ».
 Annonçant de terribles châtiments si les hommes ne s’amendent pas, Notre Dame d’Akita lançait un avertissement qui concerne l’humanité tout entière :
 « Les seules armes qui vous resteront, seront le Rosaire et le Signe laissé par mon Fils. Chaque jour, récitez les prières du Rosaire. Avec le Rosaire, priez pour le Pape, les évêques et les prêtres. Le travail du diable s’infiltrera même dans l’Église de manière que l’on verra des cardinaux s’opposer à des cardinaux, et des évêques contre d’autres évêques.
 
« Les prêtres qui me vénèrent, seront méprisés et combattus par leurs Confrères. L’Église et les autels seront saccagées. L’Église sera pleine de ceux qui acceptent des compromissions et le démon pressera de nombreux prêtres et des âmes consacrées à quitter le service du Seigneur. Le démon va faire rage en particulier contre les âmes consacrées à Dieu. La pensée de la perte de tant d’âmes est la cause de ma tristesse. Si les péchés augmentent en nombre et en gravité, il ne sera plus question de pardon pour eux. »

 

 

 

 

 


 
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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 21:57

FAUSSE COUCHE PAYANTE, AVORTEMENT GRATUIT ! Une logique "à la Française"...

La fausse couche est payante quand l'avortement est gratuit

(Source:article du salon beige) :

Témoignage poignant d’une lectrice du Salon Beige sur la préférence donnée à la culture de mort dans notre société :

« A la fin de votre article, « Noyer un bébé, est-ce plus grave que de le réduire en bouillie in utéro », vous parlez de cette affreuse vérité qui est que lorsque l’on pratique un avortement, l’on est mieux remboursé d’un curetage que lors d’une fausse couche. Si vous le permettez, je vais vous faire part de mon expérience.

J’ai vécu ce drame il y a bientôt 4 ans, le coeur de mon enfant avait cessé de battre dans mon ventre au bout de 3 mois de grossesse. J’ai dû subir cette opération terrible, avant laquelle j’ai dû prendre un comprimé que l’on donne pour les avortements médicamenteux, ce comprimé entraînant dans les minutes qui suivent des douleurs particulièrement intenses. J’ai à ce moment pensé aux femmes qui avortent sans grande conviction, poussées par leur famille, le qu’en dira t-on, la société entière, et à leur chemin de croix qui commence avec ce mal sourd et puissant à la fois, et j’en ai pleuré de rage… Mon enfant, lui, ne sentait déjà plus rien, c’était mon seul réconfort.

Quelques heures après l’opération, lorsque l’obstétricien de garde est venu me voir dans ma chambre pour m’autoriser à sortir de l’hôpital, atterrée, vidée et endolorie, je le rappelle alors qu’il sort de la chambre après les 45 secondes environ qu’aura duré sa visite, pour lui demander pourquoi je n’avais pas d’ordonnance pour des médicaments contre la douleur. Son début de réponse fût une question: « C’est un avortement ? »

Moi: « non, j’ai perdu mon enfant »

Lui, refermant la porte pour aller dispenser sa froide monstruosité dans les chambres voisines: « alors non. »

J’avais non seulement perdu un de mes petits, je souffrais, mais j’avais de surcroît l’obligation de le faire en silence et sans aide du corps médical. J’en ai déduit à ce moment que si j’avais voulu sa mort, j’aurais eu le droit de ne pas avoir mal.

A trois mois de grossesse on ne peut pas récupérer son enfant pour lui offrir une sépulture, on doit être attentif à ce qui se dit car il a failli partir au labo pour être analysé, découpé, exploré et que sais-je encore. Il a fallu que je leur dise clairement non, que j’insiste pour qu’ils le laissent tranquille. On m’a regardée bizarrement.

Quinze jours plus tard, je recevais la facture, dont je me suis acquittée non sans dégoût, révolte et immense tristesse. J’ai compris à ce moment que si j’avais voulu sa mort, je n’aurais rien eu à payer… »


Une université de la Vie rénovée

Entretien avec Tugdual Derville

jeudi 26 février 2015 (Source: "France Catholique")

 

■ Pourquoi avoir choisi le thème du corps pour cette seconde édition de l’Université de la Vie proposée en visioconférence  ?

Tugdual Derville  : Parce que la question sociale, scientifique, philosophique et politique majeure est désormais anthropologique. À tous les stades de l’existence, le corps humain est au cœur des débats les plus essentiels pour l’avenir de l’humanité. C’est la nature même de l’homme qui est en question.

■ Comment en est-on arrivé là  ?

Grâce aux extraordinaires progrès biotechnologiques  : le corps est dans l’œil du cyclone. Les scientistes le voient comme une machine démontable, réparable, jetable, reproductible, etc. Certains le réduisent à une carte d’identité génétique ou à des équations biochimiques. C’est ultimement la différence entre le corps et la machine qui est niée, avec le fantasme de l’homme augmenté… Il est temps pour l’humanité de définir son identité et de protéger son intégrité. Si le corps est un objet comme un autre, on peut l’acheter et le vendre, s’en dire propriétaire, le maltraiter sans scrupule et rêver d’en créer un plus performant…

■ Ce débat sur le corps n’a-t-il pas d’abord surgi avec le statut de l’embryon  ?

Oui, et c’est justement par cela que nous comptons commencer. Nos cinq séquences vont examiner le parcours du corps humain de son tout commencement à la mort… Et au-delà  ! Ce corps embryonnaire et son développement progressif in utero inaugurent chaque existence  : ils font l’objet d’une séance entière. Il y a d’extraordinaires choses à découvrir sur cette période «  aquatique  » de nos vies.

Ensuite, nous aborderons le paradoxe entre fragilité, réparation et augmentation.

La troisième séquence évoquera la procréation, qui ouvre, du fait des techniques artificielles, sur des perspectives proprement abyssales… Puis, nous arriverons aux sujets du vieillissement, de la souffrance et de la mort pour nous permettre de réfléchir enfin à la manière dont nous nous occupons des dépouilles mortelles.

La toute dernière sé­­quence permettra, je l’espère, de mieux faire découvrir aux participants la façon dont les corps communiquent et interagissent jusqu’à construire une société humaine, et non pas animale.

■ 7700 personnes ont suivi l’édition 2014 de l’Université de la Vie. La session 2015 leur est-elle aussi destinée  ?

Absolument oui. Nous avons élaboré un programme nouveau, adapté tant aux personnes qui découvriront ce type de formation, qu’à celles qui en ont déjà bénéficié. Cette année, l’Université de la vie se déroulera dans plus de quatre-vingts villes, et elle s’étendra même hors de nos frontières puisque nous serons en visioconférence avec Berlin, Bruxelles, Zurich et New York.

Je précise toutefois qu’il s’agit, pour le moment, d’offrir ces soirées seulement aux communautés francophones de ces villes. Ce qu’il y a de commun avec l’an dernier, c’est la tonalité de ce que nous proposons  : à savoir une initiation à l’approche de ces problématiques cruciales, effectuées au plus près des réalités de ce que vivent les personnes, sans autre prétention que de leur donner envie d’aller plus loin et, peut-être même, de s’engager.

Comprendre pour agir, c’est ce qui explique le dynamisme des équipes d’Alliance VITA, et c’est ce qui nous a poussés à lancer, il y a sept ans déjà, le concept d’Université de la Vie avec un succès jamais démenti jusqu’à présent.

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 21:55

L'EGLISE Romaine-Catholique d'ALLEMAGNE est-elle en train de consommer le schisme avec ROME ?

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Hélas ! Tandis que d'aucuns tâchent de retrouver et de restaurer dans l'Amour et la Vérité l'unité des enfants de Dieu dispersés par les orgueils humains, d'aucuns, se soumettant à ces orgueils, font l'oeuvre du Diviseur...(Note du claviste)

Le cardinal Reinhard Marx, président de la conférence des évêques allemands et conseiller du pape, et également archevêque de Munich et Freising, annonce que l’Eglise d’Allemagne entamera la révolution des mœurs quoiqu’il advienne et quel que soit le résultat du synode sur le famille qui devrait se tenir en octobre 2015.

Il y a un mois, évoquant les divorcés remariés, il avait affirmé dans la revue America :

«Nous devons trouver un moyen pour que les gens reçoivent l’Eucharistie. Il ne s’agit pas de trouver des moyens pour les maintenir dehors! Nous devons trouver des moyens pour les accueillir. Nous devons utiliser notre imagination et nous demander si nous pouvons faire quelque chose. L’attention devrait se concentrer sur la façon d’accueillir les personnes».

Sauf que cette fois-ci le prélat allemand annonce qu’il va passer aux actes, et ce, avant le synode :

«Nous ne somme pas une filiale de Rome et nous ne pouvons pas attendre jusqu’à ce qu’un Synode nous dise comment nous devons nous comporter ici sur le mariage et la pastorale de la famille»

Une façon très claire de bien faire comprendre au pape François favorable à une telle évolution qu’il n’y a pas de retour ou de reculade possible sur le sujet. Quelqu’en soit le prix.

Xavier Celtillos (Source: "Media Presse Info")

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