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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 09:47

(Source: Le Blog de Jackie)

Bernadette est un diminutif forgé sur le prénom Bernard. Sa fête est le 18 février.

Lourdes2.jpgUne enfant pauvre et malade

Marie-Bernarde Soubirous naît dans une famille du village de Lourdes, dans les Pyrénées, en 1844. Son père, un meunier, et sa mère sont très pauvres et dépourvus d’instruction. L’enfant, qui reçoit le surnom de Bernadette, est affectée d’une mauvaise santé : asthmatique, elle est atteinte par l’épidémie de choléra qui ravage la France au milieu du XIXème siècle.

Lourdes1Une apparition vue de Bernadette seule

Le 11 févier 1858, Bernadette part ramasser du bois aux abords du gave de Pau, en compagnie de sa sœur Marie et d’une amie. Ces deux fillettes traversent la rivière, et Bernadette demeure seule, en arrière, près de la grotte de Massabielle. Elle lève les yeux et aperçoit, dans une anfractuosité de la caverne, une jeune femme revêtue d’une robe blanche, les pieds reposant sur des roses d’or et nimbée d’une lumière vive. Dans un premier temps, Bernadette prend peur, mais l’apparition la rassure. La petite paysanne, dont les compagnes n’ont, elles, rien vue de particulier, fait part à sa mère de son aventure. Celle-ci interdit à Bernadette de retourner à Massabielle. Mais, deux jours plus tard, à force de supplications, Bernadette retourne à la grotte en compagnie d’autres enfants. De nouveau, elle voit l’apparition, qui l’invite à revenir la voir.

Lourdes3La source miraculeuse de Massabielle

La même scène se reproduit à plusieurs reprises. Lors de la neuvième visite de Bernadette, une source jaillit à Massabielle. Depuis lors considérée comme possédant des vertus curatives miraculeuses, cette source attire aujourd’hui des foules de pèlerins et de malades. L’apparition demande à Bernadette de bâtir une chapelle. La jeune paysanne suscite tout à la fois la curiosité et la suspicion des habitants de Lourdes. Le médecin du village prend sa défense, mais l’Eglise ne cautionne pas ces manifestations et le clergé reçoit de sa hiérarchie l’ordre d’empêcher Bernadette de retourner à la grotte. Celle-ci passe outre.

L’Eglise est d’abord méfiante et prudente

A l’occasion de leur seizième rencontre, l’apparition déclare à Bernadette qu’elle est « l’ImmaculéeLourdes4.jpg Conception ». L’Evêque de la ville voisine, Tarbes, nomme une commission chargée d’étudier le phénomène. La jeune paysanne doit répondre à de nombreuses questions, mais ne se départit jamais d’une modestie et d’une simplicité certaines. Toujours, elle fait montre de désintéressement, et nulle menace ou promesse ne parvient à détruire son équilibre. Au terme des investigations, qui durent quatre ans, l’Eglise déclare que « l’apparition qui s’est dénommée elle-même l’Immaculée Conception et que Bernadette a pu voir et entendre n’est autre que la Très Sainte Vierge ».

La vie humble et la mort d’une sœur de la Charité

Lourdes5.jpgLes pèlerins ou les simples curieux, affluent à Lourdes. Pour se soustraire aux nombreuses personnes, croyantes ou non, qui viennent lui rendre visite, Bernadette décide d’entrer, en tant que pensionnaire, au couvent des sœurs de la Charité de Nevers. Soumise à une vie dure et austère, elle y demeure durant huit ans, avant de prononcer ces vœux. Les années suivantes, la nouvelle religieuse passe, dans le silence et l’humilité, l’essentiel de son temps à travailler à l’infirmerie. Mais sa santé se dégrade très vite. Bernadette meurt le 16 avril 1879, à l’âge de trente-six ans, sans avoir connu le développement extraordinaire de son village natal où une première basilique est consacrée en 1876. Bernadette Soubirous est canonisée par le pape Pie XI le 8 décembre 1933.

Lourdes6.jpg

Vous trouverez la vie de sainte Bernadette Soubirous en 7 fichiers pdf :

Voir le Fichier : Vie_de_Bernadette_1.pdf

Voir le Fichier : Vie_de_Bernadette_2.pdf

Voir le Fichier : Vie_de_Bernadette_3.pdf

Voir le Fichier : Vie_de_Bernadette_4.pdf

Voir le Fichier : Vie_de_Bernadette_5.pdf

Voir le Fichier : Vie_de_Bernadette_6.pdf

Voir le Fichier : Vie_de_Bernadette_7.pdf

 

Bernadette-01.jpgBernadette-02.jpgN-D-Lourdes-01.jpgN-D-Lourdes-02.jpgN-D-Lourdes-03.jpgN-D-Lourdes-04.jpgN-D-Lourdes-05.jpgN-D-Lourdes-06.jpgN-D-Lourdes-07.jpgN-D-Lourdes-08.jpgN-D-Lourdes-09.jpgN-D-Lourdes-10.jpgN-D-Lourdes-11-copie-1.jpgN-D-Lourdes-12.jpgN-D-Lourdes-13.jpg

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 09:43

LE SURNATUREL se manifeste en France lorsqu’elle se trouve au bord du précipice

pontmain.jpg

LE SURNATUREL se manifeste en France lorsqu’elle se trouve au bord du précipice, mettant en cela notre pays un peu à part des autres. Mais honor onus, disent les anciens, plus grand honneur entraîne davantage de responsabilité. Clovis ou Jeanne d’Arc, les apparitions mariales depuis 1830 (Rue du Bac), tout cela c’est le Ciel qui se penche sur notre histoire à bout de souffle, l’obligeant au sursum corda duquel elle a failli.

La France en déroute

En cette période de l’année, le 17 janvier 1871, Marie apparut à Pontmain, à 40 km d’une armée française en déroute vers Laval, humiliée et désespérée après la défaite du Mans devant les Prussiens. La Bretagne est alors menacée, dernière carte pour négocier un armistice pas trop indigne : mutineries, épidémies, épuisement généralisé, que faire ?

À une encablure de là donc, un trou perdu, Pontmain, hameau de moins de cent habitants y compris les nouveau-nés et une marmaille nombreuse, souffre du drame de façon un peu assourdie. Ce jour-là, l’angoisse n’empêche pas le train-train quotidien : piler des ajoncs pour le bétail, préparer les repas…

À partir de 18h et jusqu’à 21h, dans un va-et-vient sur la grand’ place de l’église, deux enfants, puis d’autres voient au-dessus d’une grange, une douceur qui sourit au milieu d’un ciel très dégagé, constellé d’étoiles. De quart d’heure en quart d’heure, les enfants s’assemblent, les adultes aussi (qui ne voient pas), jusqu’à un nouveau-né qui crie en pointant du doigt, « Zésus », le seul mot qu’il sache. Deux religieuses et le curé qui tient bien sa paroisse se mêlent à la grosse cinquantaine de témoins (les trois quarts du village).

En humilité

En ces heures graves, tous jouent le jeu presque d’emblée. Un épisode mérite d’être souligné, car il éclaire l’actualité d’aujourd’hui et ses tristesses. Alors que Marie souriait et attirait les sourires des enfants, jouant parfois même de ses mains comme pour cajoler de loin (au-dessus du toit de la grange), « Vlà qu’elle tombe en humilité », disent-ils à un moment : en humilité, c’est-à-dire en tristesse, état de l’homme humilié, tombé à terre. Dans le brouhaha, le curé demande alors le silence. On lui propose de s’adresser à Notre Dame. « Hélas, je ne la vois pas, que pourrais-je lui dire… » Prions : mot-clé, celui de cette neuvaine de mois pour la France.

Au cours de la liturgie improvisée alors dans le froid piquant (chapelet, litanies, hymnes mariales, cantiques…), Notre-Dame, silencieuse, dévoile quelques symboles (croix, cierges) et surtout déroule un message tout simple sous ses pieds, à chaque intonation de ces diverses prières :

MAIS PRIEZ MES ENFANTS DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS MON FILS SE LAISSE TOUCHER.

Le premier mot (“mais”), le manque de ponctuation, le gros point, ce qui est souligné, tout cela intrigue le Français qui aime les idées claires. À Pontmain, Marie s’est moquée finement de nos désirs d’investigation exhaustive, qui nous poussent à vouloir tout savoir, tout de suite.

Toujours est-il que trois jours après ce 17 janvier, contre toute attente, les Prussiens rebroussaient chemin et l’armistice était signé le 28.

La vraie France

Conclusion : Pontmain est un trou perdu (et resté tel) ; la vraie France se joue là où elle échappe aux médias, ayant en elle l’avenir de Dieu dans sa fidélité aux gestes de la vie quotidienne, au court terme « tout bête » mais bien ordonné, laissant le long terme à la Providence qui voit plus loin que nos prudences, surtout quand elles sont affolées.

Un évêque me disait récemment de saint Joseph : « Plus il se cache, plus il rayonne. » La vocation de la France doit lui ressembler, rayonnant dans l’humilité cachée, dans l’effort patient qui ne paie pas de mine. « Jeunesse nouvelle, jeunesse rebelle » à l’avilissement des âmes, écoute bien Marie qui te dit comment prier.

Dom Hervé Courau

Dom Hervé Courau osb est abbé de Notre Dame de Triors. Entré en 1964 à l’abbaye de Fontgombault où, après son ordination sacerdotale en 1974, il a été hôtelier, puis maître des novices, il a été nommé en 1984 à la tête de la fondation faite par Fontgombault à Triors, dans la Drôme, à 20 km de la ferme de Marthe Robin. Il en a été béni premier abbé en 1994.

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 09:35

Par Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église . Homélies sur l'Évangile de Matthieu, n°78, 2-3 ; PG 58, 713 

Le Christ administrant les sacrements assisté des Sts Ange

Faire fructifier les dons reçus


      La parabole des talents concerne tous les hommes qui, au lieu de venir en aide à leurs frères par leurs biens, leurs conseils, ou tout autre moyen, ne vivent que pour eux-mêmes.

Dans cette parabole, Jésus veut nous révéler la longue patience de notre Seigneur, mais, à mon avis, il y fait aussi allusion à la résurrection générale.

Tout d'abord les serviteurs qui rendent compte de leur gestion reconnaissent sans détour ce qui est le don de leur maître et ce qui est le fruit de leur gestion.

Le premier dit : « Seigneur, vous m'avez confié cinq talents », et le deuxième : « Seigneur, vous m'avez confié deux talents » ; ils reconnaissent ainsi qu'ils tiennent de la bonté de leur maître le capital qu'ils ont fait valoir à leur profit.

Leur reconnaissance va si loin qu'ils attribuent tout le mérite et toute la gloire de leur succès à la confiance de leur maître.

Que répond alors le maître ? « Très bien, serviteur bon et fidèle. »

N'est-ce pas réellement être bon que de s'appliquer à faire du bien à ses frères ? « Entre dans la joie de ton maître » : il s'agit de la béatitude de la vie éternelle. 

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 19:06

Rester "éveillés"

eveil.JPG

Nous vous souhaitons - et à nous aussi - de rester "éveillés", réveillés, veilleurs, guetteurs devant le beau, le vrai, le vivant ; face à ce qui nous fait vibrer, ressentir, aimer, jouir, contempler, marcher, être, réagir, dénoncer, résister, ....

"Eveillés" vous l'êtes déjà, par votre chemin de vie si singulier, discret, ordinaire, hors mode, un peu à part de la masse bien pensante, du politiquement correct, du troupeau de moutons bien normosé, de l'hystérie collective voire de la parano de quartier....

Etre "éveillé" n'est pas réservé aux initiés ou aux yogis, mais aux (extra)lucides, (hyper)sensibles, (déc)ouverts, (sur)vivants, (cr)réactifs, celles et ceux pour qui le "présent" (qui veut dire "cadeau"!) est tout, celles et ceux qui suivent leur étoile qui se veut rarement un long fleuve tranquille (si vous voulez être tranquille, ne cherchez pas "l'éveil"), ....

L'"éveil spirituel" se mesure à l'aune de nos engagements humains, si humains, rien qu'humains (sociaux, politiques, citoyens,....).

Signes de l"éveil" : joie d'être habité par plus grand que notre "moi je" ; écoute subtile de ce qu'il y a derrière les mots et dans le silence ; sobre contentement de ce qui est et de ce que l'on a ; soutenable légèreté de l'être suffisante pour ne pas se prendre au sérieux (ah, l'égoman, comme nous le chante Louis Chédid) ; contemplation active du monde qui va qui vient qui naît qui meurt ; optimisme lucide décapé de ses illusions (dur dur le réel quand même...) ; humour quotidien face au sérieux de nos têtes d'humains bien remplies ; provocation stimulante/bienveillante qui réveille nos assoupissements confortables ; affirmation d'expériences vécues qui dérangent nos habitus bien formatés ; gratuité-don de ce que l'on a reçu (à l'opposé du supermarché du développement personnel) ; l'âme d'enfance ancrée au plus profond de soi pour faire un pied de nez aux adultes vraiment trop adultes ; ....

Jacques de l'association EPHATA Quimper (Source: "Seraphim")

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 18:55

SAINT BLAISE, qui êtes-vous ?
[Évêque et Martyr
(† 316)]

St-Blaise.jpg

Saint Blaise fut l'un des saints autrefois les plus populaires et les plus célèbres par l'efficacité de leur intercession.

D'abord très habile médecin, et en même temps très vertueux chrétien, il devint évêque de Sébaste, en Arménie, par le choix du peuple, qui l'entourait d'une grande estime.

Mais Blaise, inspiré de Dieu, quitta bientôt son siège épiscopal pour s'enfuir sur une montagne solitaire; il y avait pour compagnie les bêtes fauves qui venaient chaque jour visiter et caresser l'homme de Dieu, et recevoir, avec sa bénédiction, la guérison de leurs maux.

Il fut rencontré en son désert par des païens qui, surpris de trouver un homme familièrement entouré de lions, de tigres, de loups et d'ours, allèrent raconter cette nouvelle au gouverneur.

Blaise saisi peu de temps après comme chrétien, jusque dans son antre sauvage, exprima sa joie profonde, à la pensée de souffrir pour Jésus-Christ.

Arrivé devant le gouverneur:

-"Insensé, lui dit-il, penses-tu me séparer de Dieu par tes tourments? Non, non, le Seigneur est avec moi, c'est Lui qui me fortifie!"

Les bourreaux le frappèrent à coups de verges et le jetèrent en prison.

Quelques jours après, le martyr est rappelé au tribunal:

-"Choisis, Blaise, lui dit le juge, choisis entre deux partis: ou bien adore nos dieux, et alors tu seras notre ami, ou bien, si tu refuses, tu seras livré aux supplices et tu périras d'une mort cruelle.
-- Ces statues que tu adores, reprend l'évêque, ne sont pas des dieux, mais les organes du démon, je ne puis donc les adorer."

Le tyran, le voyant inflexible, ordonna de l'attacher à un chevalet, puis il fit apporter des peignes de fer, avec lesquels on lui déchira le dos et tout le corps.

La victime, se tournant toute sanglante vers le gouverneur, lui dit:

-"Déjà voisin du Ciel, je méprise toutes les choses de ce monde; je me ris de vous et de vos supplices.

Ces tourments ne dureront qu'un instant, tandis que la récompense sera éternelle."

Après de nouveaux interrogatoires inutiles, Blaise fut jeté dans le lac voisin pour y être noyé; mais il fit le signe de la Croix et marcha sur les eaux comme sur un terrain solide, à la grande admiration de tous les spectateurs de ce prodige.

Le glorieux martyr eut enfin la tête tranchée.

Tandis qu'il était en prison on lui avait amené un enfant sur le point d'être étouffé par une arête de poisson. Blaise le guérit.

C'est sans doute pour ce fait qu'on l'invoque spécialement pour les maux de gorge.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


Vie et Coloriages (Cliquer sur l'image) sur Saint Blaise (Source: Blog de Jackie):

Saint Blaise fut, dès son jeune âge, pénétré de la crainte de Dieu. Ayant gagné, par ses vertus, l’affection de tout le peuple, il fut élu évêque de la ville de Sébaste, en Arménie.

Quelque temps après, il se retira sur une montagne nommée Argée, où il vécut dans une caverne, vers laquelle les bêtes sauvages des envions venaient chaque jour pour lui faire honneur et recevoir, avec sa bénédiction, la guérison de tous leurs maux. Si elles le trouvaient en prière, elles ne l’interrompaient pas, attendant patiemment qu’il eût achevé, et ne s’en retournaient point sans avoir eu un témoignage de son affection. Ainsi avait-il acquis un si haut degré de perfection qu’il vivait en bonne intelligence, tel un nouvel Adam, avec les loups, les lions, les tigres et les ours. Mais si les animaux les plus farouches respectaient le serviteur de Dieu, il n’en était pas de même de tous les êtres dits humains.

Agricola, qui gouvernait le pays, était venu à Sébaste pour y persécuter les chrétiens. Ses soldats, trouvant le saint homme dans sa retraite occupé à prier, l’emmenèrent en prison. C’est au fond de son cachot qu’il accomplit un miracle qui le rendit célèbre. Parmi les nombreux malades qu’on lui amenait chaque jour, il y avait un jeune enfant. Celui-ci, en mangeant du poisson, avait avalé une arête qui l’étranglait et le réduisait presque à l’extrémité. Sa mère le mit aux pieds du vénérable prisonnier, lui demandant son secours avec force larmes et soupirs. Il pria Notre-Seigneur de lui redonner la santé, ainsi qu’à tous ceux qui, étant atteints d’un mal semblable, se recommanderaient à lui. L’enfant fut guéri aussitôt. (Conformément à la promesse du saint martyr, depuis sa mort, plusieurs personnes souffrant de maux de gorge en furent délivrées par son intercession).

Après quelques jours d’incarcération, le tyran le fit venir devant lui pour l’exhorter à sacrifier aux dieux. Sur son refus, il ordonna qu’on le jette dans le lac. Alors, Blaise fit le signe de la croix et marcha sur les eaux sans s’enfoncer. S’étant assis au milieu du lac, il dit aux infidèles :

- Si vous pensez que vos dieux vous accorderont la même protection que celle que j’obtiens de mon Dieu, n’hésitez pas à me rejoindre !

Soixante-huit d’entre eux qui le suivirent, dans l’intention de narguer sa foi, furent précipités immédiatement au fond de l’eau et se noyèrent.

Quand le saint homme s’approcha du rivage, il était si éclatant de lumière qu’il remplit de terreur les païens et consola merveilleusement les fidèles. Ayant la révélation que sa fin était imminente, il s’approcha de son persécuteur : celui-ci, craignant que de nouveaux prodiges n’entraînent de nouvelles conversions, lui fit trancher la tête. Le saint martyr, avant de tendre son cou au bourreau, pria le Seigneur en faveur de tous ceux qui l’avaient assisté dans ses combats, et de ceux qui, par la suite, imploreraient sont secours. Alors, Dieu lui apparut et lui dit, d’une voir qui fut entendue de toute l’assistance :

- J’ai ouï ton oraison et je t’accorde ce que tu me demandes.

Après quoi, il eut la tête tranchée sur une pierre. De nombreux prodiges furent accomplis par l’imposition de ses reliques, comme en témoigne l’exemple suivant :

Sainte Jeanne de Chantal, au couvent de la Visitation d’Annecy, fut atteinte d’une maladie qui mit sa vie en danger. Saint François de Sales, la voyant si près de la mort, fit apporter par le curé de l’église Saint-Maurice, une relique de saint Blaise et l’appliqua sur la malade qui fut guérie sur-le-champ. En souvenir du miracle de l’enfant guéri par saint Blaise, l’Eglise lui reconnaît la prérogative de guérir toutes les affections de la gorge. Elle a institué un cérémonial qui consiste à faire bénir par le prêtre deux cierges le jour de la Chandeleur, veille de la fête du saint. Ces deux cierges sont croisés, selon la forme de la croix de saint André, et reliés entre eux par un cordon de soie rouge. Ceux qui, à l’exemple de l’enfant, veulent être délivrés de leurs souffrances, s’approchent de la personne qui tient les deux cierges allumés contre le cou, en récitant cette prière, :

 -« Par l’intercession de saint Blaise, évêque et martyr, que Dieu vous libère des maux de gorge et de tout autre mal. Au nom du Père, amîn; et du Fils,amîn; et du Saint-Esprit et vivifiant Esprit pour la vie éternelle, amîn. »

 

Chaque année, au Monastère Syriaque de N-D de Miséricorde, sont bénis les cierges de St Blaise. On peut s'en procurer:

Monastère Syriaque N-D de Mséricorde

Brévilly

61300 CHANDAI

Saint-Blaise-04.jpgsaint-blaise-05.jpg

 

 

 

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 18:48

Par Saint Grégoire le Grand (v. 540-590-604), pape et docteur de l'Église . Homélies sur l'Évangile, n°19 (trad. Le Barroux) 

 

« Allez, vous aussi, à ma vigne »


Le Seigneur ne cesse en aucun temps d'envoyer des ouvriers pour cultiver sa vigne :

*par les patriarches, puis

*par les docteurs de la Loi et les prophètes, enfin

*par les apôtres, il travaillait, en quelque sorte, à cultiver sa vigne par l'entremise de ses ouvriers.

Tous ceux qui, à une foi droite, ont joint les bonnes œuvres ont été les ouvriers de cette vigne. 

Les ouvriers du point du jour, de la troisième, de la sixième et de la neuvième heure désignent donc l'ancien peuple hébreu, qui, s'appliquant depuis le commencement du monde, à rendre un culte à Dieu avec une foi droite, n'a pas cessé, pour ainsi dire, de travailler à la culture de la vigne.

Mais à la onzième heure, les païens sont appelés, et c'est à eux que s'adressent ces paroles :

-« Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ? »

  Car tout au long de ce si grand laps de temps traversé par le monde, les païens avaient négligé de travailler en vue de la vie éternelle, et ils étaient là, en quelque sorte, toute la journée, sans rien faire.

Mais remarquez, mes frères, ce qu'ils répondent à la question qui leur est posée :

-« Parce que personne ne nous a embauchés ».

En effet, aucun patriarche ni aucun prophète n'était venu à eux.

Et que veut dire : « Personne ne nous a embauchés pour travailler » sinon : « Personne ne nous a prêché les chemins de la vie » ? 

Mais nous, songez que nous avons reçu la foi au sortir du sein de notre mère et entendu les paroles de vie dès notre berceau.

Que dirons-nous donc pour notre excuse, si nous nous abstenons des bonnes œuvres ?

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 09:19

POURSUIVRE LA MISSION 

St-Patrick.jpg

Je n'ai pas commencé ce travail de moi-même, mais c'est le Christ Seigneur qui m'a ordonné de venir passer auprès des Irlandais païens le reste de mes jours , si le Seigneur le veut et s'il me préserve de toute voie mauvaise...

Mais je n'ai pas confiance en moi-même « tant que je demeure dans ce corps de mort » (2 épître de St P 1,13 ;Rm 7,24)...

Je n'ai pas mené une vie parfaite comme d'autres fidèles, mais je le confesse à mon Seigneur et je ne rougis pas en sa présence.

Car je ne mens pas : depuis que je l'ai connu dans ma jeunesse, l'amour de Dieu a grandi en moi, ainsi que sa crainte, et jusqu'à présent, par la grâce du Seigneur, « j'ai gardé la foi » (2Tm 4,7).            


Que rie donc et que m'insulte qui voudra ; moi, je ne me tairai pas et je ne cacherai pas « les signes et les merveilles » (Dn 6,27) que le Seigneur m'a montrés, bien des années avant qu'ils ne soient accomplis, lui qui connaît toutes choses.

C'est pourquoi je devrais rendre sans cesse grâces à Dieu, qui a si souvent pardonné ma sottise et ma négligence, et aussi de ce qu'il ne se soit pas une seule fois irrité contre moi, qui ai été donné comme évêque.

Le Seigneur « a eu pitié » de moi « en faveur de milliers et de milliers d'hommes » (Ex 20,6), parce qu'il voyait que j'étais disponible...

 

En effet nombreux étaient ceux qui s'opposaient à cette mission ; ils parlaient même entre eux derrière mon dos et disaient :

-« Pourquoi celui-là se jette-t-il dans une entreprise périlleuse chez des étrangers qui ne connaissent pas Dieu ? »

Ce n'est pas par malice qu'ils s'exprimaient ainsi ; moi-même, je l'atteste : c'est à cause de ma rusticité qu'ils ne pouvaient pas comprendre pourquoi j'ai été nommé évêque.

Et moi, je n'ai pas été prompt à reconnaître la grâce qui était en moi. Maintenant tout cela est devenu clair pour moi.            

Maintenant donc j'expose simplement à mes frères et à mes compagnons de service qui m'ont cru, pourquoi « j'ai prêché et continue de prêcher » (2Co 13,2), en vue de fortifier et de confirmer votre foi. Puissiez-vous ambitionner, vous aussi, des buts plus élevés et accomplir des œuvres plus excellentes.

Ce sera ma gloire, car « un fils sage est la gloire de son père » (Pr 10,1).

 

(Saint Patrick)

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 18:53

Par Saint Bonaventure 

(1221-1274), franciscain, docteur de l'Église latine. Sermon 'Christus unus omnium magister' (trad. coll. Maîtres spirituels, Seuil 1963, p. 72) 

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« Voilà un enseignement nouveau proclamé avec autorité ! »

 

       « Vous avez un seul maître, le Christ » (Mt 23,10)...

Le Christ est en effet « le reflet de la gloire du Père, l'empreinte de sa substance, qui soutient toute chose par sa parole puissante » (He 1,3).

C'est lui l'origine de toute sagesse ; le Verbe de Dieu dans les hauteurs est la source de la sagesse.

Le Christ est la source de toute connaissance vraie ; il est, en effet, « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14,6)...

En tant que voie, le Christ est maître et principe de la connaissance selon la foi...

C'est pourquoi Pierre enseigne dans sa deuxième lettre :

-« Nous tenons pour très certaine la parole prophétique à laquelle vous faites bien de prêter votre attention comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur » (1,19)... Car le Christ est le principe de toute révélation par son avènement dans l'esprit, et l'affermissement de toute autorité par son avènement dans la chair.



      Il vient d'abord dans l'esprit comme lumière révélatrice de toute vision prophétique. Selon Daniel :

-« Il révèle ce qui est profond et caché ; il connaît ce que couvrent les ténèbres, et la lumière est avec lui » (2,22) ; il s'agit de la lumière de la divine sagesse qui est le Christ. Selon Jean, il dit :

-« Je suis la lumière du monde ; qui me suit ne marche pas dans les ténèbres » (8,12), et « Tant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin de devenir enfants de lumière » (12,36)...

Sans cette lumière qui est le Christ, personne ne peut pénétrer les secrets de la foi.

Et c'est pourquoi, au livre de la Sagesse, nous lisons : « O Dieu, envoie cette Sagesse de ton saint ciel et du trône de ta majesté, afin qu'elle soit avec moi et travaille à mes côtés.

Je saurai ainsi ce qui te plaît...

En effet, quel homme peut connaître le dessein de Dieu, et qui peut concevoir la volonté de Dieu ? » (9,10-13)

Personne ne peut parvenir à la certitude de foi révélée, sinon par l'avènement du Christ dans l'esprit et dans la chair.

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 18:52

Saint TRYPHON, qui êtes-vous ?

 

Ce glorieux Martyr du Christ était originaire de la ville de Lampsaque, en Phrygie (Asie Mineure). Ses parents, modestes mais pieux, lui inspirèrent dès son plus jeune âge l'amour des saintes 

vertus évangéliques, de sorte qu'il obtint très tôt de Dieu la grâce de guérir les hommes et les animaux de leurs maladies, et de chasser les esprits impurs, tout en restant dans l'humble condition de gardien d'oies. Au temps du règne de l'empereur Gordien (238-244), un démon furieux prit possession de la fille du souverain, sans que ni les médecins ni les mages ne puissent rien faire pour elle. Le démon s'écria un jour : « Seul Tryphon a la force de me déloger! » Gordien envoya aussitôt des émissaires dans tout l'Empire à la recherche de ce guérisseur. L'ayant trouvé en train de garder paisiblement ses oies, ils emmenèrent à Rome le jeune garçon de dix-sept ans. Dès son arrivée, Tryphon expulsa le démon par la puissance de sa prière, et le fit apparaître aux habitants de la ville sous la forme d'un chien noir et répugnant, afin qu'il confesse, qu'instrument de Satan, le père de tout mal, il n'avait, lui et les siens, aucun pouvoir contre les Chrétiens. L'empereur reconnaissant couvrit Tryphon de présents que le Saint distribua aux pauvres sur le chemin du retour vers sa patrie. Il reprit en paix ses activités, répandant autour de lui miracles et bénédictions divines, jusqu'au temps de la persécution de Dèce (250). Il fut alors dénoncé au préfet de l'Orient, Akylin, comme un dangereux promoteur du Christianisme. Il se livra de lui-même aux soldats qui avaient été envoyés pour l'arrêter, et se présenta radieux à Nicée, de vant le tribunal, méprisant avec assurance les flatteries du préfet comme ses menaces. Il fut d'abord attaché au poteau de torture et frappé pendant trois heures à coups d'épées de bois, qui servaient à l'exercice des soldats. Comme il semblait rester étranger à la souffrance, le tyran le fit ensuite attacher derrière son cheval et l'obligea à courir pieds nus sur les chemins rocailleux et verglacés. Puis, de retour à Nicée, comme il refusait d'adorer l'image de l'empereur, on lui planta des clous dans les pieds et on le traîna ainsi au milieu de la ville. Mais l'amour du Christ transformait les souffrances du jeune Martyr en de divines délices1 , et le spectacle de ces tortures ne faisait qu'attirer l'admiration de la foule. Les soldats s'acharnaient à lui déboîter les membres, à le frapper de verges et à lui brûler tout le corps avec des torches, mais le Saint endurait tout avec joie, en priant pour ses bourreaux. Et soudain, une couronne de fleurs, ornée de pierres précieuses, descendit du ciel pour se poser sur sa tête. Akylin, impuissant et ridicule, ordonna alors de le décapiter en-dehors de la ville. Mais, avant même que le bourreau n'abatte son glaive meurtrier, le Saint Martyr rendit son âme à Dieu. Les Chrétiens de Nicée se précipitèrent pour honorer sa précieuse dépouille, mais le Saint leur apparut pour leur révéler que sa place était dans sa patrie. C'est donc à Lampsaque qu'il fut enseveli et qu'il accomplit de nombreux Miracles au cours des siècles. Il est invoqué pour la protection des jardins et des cultures contre les sauterelles, les reptiles et toutes sortes d'autres bestioles nuisibles.

1. Tryphie signifie "délices".

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 18:45

Par Saint Grégoire le Grand (v. 540-590-604), pape et docteur de 

l'Église . Homélies sur l'Évangile, n°19 (trad. Le Barroux) 

 

« Pourquoi êtes-vous restés là toute la journée sans rien faire ? »

Sainte Rencontre
Sainte Rencontre -Collection Ourmedia

 





Nous pouvons répartir ces diverses heures du jour entre les âges de la vie de chaque homme.

Le petit jour, c'est l'enfance de notre intelligence.

La troisième heure peut s'entendre de l'adolescence, car le soleil y prend alors déjà, pour ainsi dire, de la hauteur, en ce que les ardeurs de la jeunesse commencent à s'y échauffer.

La sixième heure, c'est l'âge de la maturité : le soleil y établit comme son point d'équilibre, puisque l'homme est alors dans la plénitude de sa force.

La neuvième heure désigne la vieillesse, où le soleil descend en quelque sorte du haut du ciel, parce que les ardeurs de l'âge mûr s'y refroidissent.

Enfin, la onzième heure est cet âge qu'on nomme extrême vieillesse.

Puisque les uns sont conduits à une vie honnête dès l'enfance, d'autres durant l'adolescence, d'autres à l'âge mûr, d'autres dans la vieillesse, d'autres enfin dans l'âge très avancé, c'est comme s'ils étaient appelés à la vigne aux différentes heures du jour. 

Examinez donc votre façon de vivre, frères, et voyez si vous avez commencé à agir comme les ouvriers de Dieu.

Réfléchissez bien, et considérez si vous travaillez à la vigne du Seigneur. Celui qui a négligé de vivre pour Dieu jusqu'en son dernier âge est comme l'ouvrier resté sans rien faire jusqu'à la onzième heure.

« Pourquoi êtes-vous là toute la journée sans rien faire ? »

C'est comme si l'on disait clairement : « Si vous n'avez pas voulu vivre pour Dieu durant votre jeunesse et votre âge mûr, repentez-vous du moins en votre dernier âge. Venez quand même sur les chemins de la vie ». 

N'est-ce pas à la onzième heure que le larron est venu ? (Lc 23,39s)

Ce n'est pas par son âge avancé, mais par son supplice qu'il s'est trouvé arrivé au soir de sa vie.

Il a confessé Dieu sur la croix, et il a rendu son dernier souffle presque au moment où le Seigneur rendait sa sentence.

Et le Maître du domaine, admettant le larron avant Pierre dans le repos du paradis, a bien distribué le salaire en commençant par le dernier. 

 

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