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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 11:25

TOI LE PRÊTRE QUI EST NOTRE SEL

Jacob

Par Saint JACQUES DE SAROUG : 

Saint Jacques de Saroug († 521) est l’un des plus grands docteurs syriens. Il fit ses études dans l’école très réputée d’Édesse puis il devint moine. Son œuvre poétique est considérable. Nous publions ici un passage de son 
Poème sur l’amour:

Les actions mauvaises sont devenues de plus en plus graves
et même le prêtre se met en colère. 
Lui, le gardien des mystères, il déteste son frère 
et il se moque de lui.

Devant cela, est-ce que je vais me taire 
ou parler avec respect ? 
Est-ce que je vais parler clairement 
ou fermer la bouche pour ne pas enseigner ?

Le prêtre est le sel de la terre 
et c’est lui qui réconcilie ceux qui sont en colère. 
Si lui-même est en colère, 
qui va le réconcilier avec son prochain ?

Personne ne met du sel avec du sel 
pour le rendre meilleur. 
Si le sel perd son goût, 
qui peut lui rendre son bon goût ?

Si le sel est sans goût, 
qu’est-ce qu’on va mettre dans la nourriture ? 
Si le sel perd son goût, 
il n’a plus aucune chance de donner un bon goût.

Alors, toi, le prêtre qui es notre sel, apporte ton bon goût 
pour nous rendre agréables aux autres. 
Toi, tu ne perds pas ton bon goût, 
et nous t’attendons pour que tu nous rendes purs.

Mélange-toi à nous qui avons perdu notre bon goût. 
Nous sommes devenus mauvais et nous ne faisons plus le bien. 
Remets-nous sur le droit chemin 
et redonne-nous le bon goût que nous avons perdu.

Tous attendent le bon goût de ton sel 
pour devenir purs. 
Si ton bon goût disparaît, 
on pleurera à cause de ton goût mauvais.

Prêtre, tu es le sel. 
Fais attention 
à ne pas te mettre en colère contre ton prochain, 
sinon les gens vont dire : 
le sel n’a plus de goût.

« Vous êtes le sel de la terre » (Mt 5, 13) 
et vous donnez la paix à votre pays. 
« Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5, 14) 
et vous enseignez aux autre qui est Dieu.

Vous réconciliez celui qui est en colère contre son prochain, 
vous calmez celui qui s’énerve contre son compagnon. 
Vous, les prêtres, vous apprenez aux autres à aimer leurs ennemis. 
Vous leur donnez un enseignement qui donne la vie.

Vous annoncez de la part de Dieu : 
« Si ton frère pèche sept fois, 
pardonne-lui sept fois soixante fois. »

Sur vos instruments de musique, 
vous chantez l’Évangile du Fils de Dieu, 
vous chantez les chants de l’amour 
pour que chacun aime celui qui le déteste.

Dans l’Église tous les chrétiens au cœur pur 
vous entendent dire dans tous les pays : 
« Personne ne doit rendre le mal pour le mal » (1 Th 5, 15).

Toi qui es prêtre, tu m’as enseigné ce que disent les Livres saints, 
et, grâce à cela, j’ai aimé mon ennemi. 
Mais, qu’est-ce que je vais faire 
si je vois que toi, prêtre, tu détestes ton frère ?

Tu m’enseignes : « Aime celui qui te déteste. » 
Mais quand ton frère est en colère contre toi, 
tu ne trouve pas bien de faire la paix avec lui !

Tu m’as dit : « Dieu ne te pardonnera pas, 
si tu ne pardonne pas. » 
Et toi, tu ne veux pas pardonner à ton frère 
qui s’est mis en colère contre toi !

Si tu ne respectes pas ce que tu dois faire, 
est-ce que quelqu’un pourra t’instruire ? 
J’ai peur de t’instruire, toi, un prêtre !

Quand tu nous as lu les Livres saints, 
tu m’as appris à faire la paix avec mon frère. 
En effet, le jour du Grand Pardon, 
on ne recevait pas celui qui était en colère.

Dans la Bonne Nouvelle, on lit : 
« Laisse ton offrande 
et va d’abord faire la paix avec ton frère » (Mt 5, 24).

Oui, si quelqu’un est en colère, 
et s’il fait la paix avec son frère, 
ensuite il peut facilement présenter son offrande à Dieu.

Mais quand nous n’avons pas fait la paix, 
si nous offrons de l’encens à Dieu, notre offrande sent mauvais. 
Et si celui qui offre l’encens est en colère, 
il méprise la maison de Dieu.

En effet, le jour où nous demandons pardon à Dieu, 
l’encens est le signe de notre amour pour Dieu. 
C’est l’intelligence du cœur qui l’a recueilli 
dans les racines bénies de l’arbre du paradis.

Cet encens choisi 
que le prêtre présente dans le lieu très saint du Temple 
figure les pensées qui sont pures de tout mal.

Le chandelier à sept branches 
qui éclairait autrefois la Tente de la Rencontre, 
c’est l’amour du Seigneur 
qui est dans le cœur de l’homme pur.

[…]

S’il aime, le prêtre peut entrer chez Dieu. 
Mais, s’il n’aime pas, 
un simple chrétien est meilleur que lui.

Source :

La prière des Pères, Sodec-a.i.m., Bayard Éditions 1997, p. 212-217.

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 11:02

 

JacobL'amour de Jacob pour Rachel préfigure celui du Christ pour l'Église

Homélie sur Notre Seigneur et Jacob, sur l'Église et Rachel par saint Jacques de Saroug (449-521)

« Serais-tu plus grand que notre père Jacob ? »

Saint Jacques de SarougJacob se leva, il vit les troupeaux assoiffés, mais il n'avait pas assez de force pour soulever la pierre qui fermait le puits et leur donner à boire. Tandis qu'il était là, Rachel vint vers les brebis ; dès qu'il la vit, Jacob retourna la pierre pour que boive le bétail. (...)

La vue de la beauté de Rachel le rendit en quelque manière plus fort : il put soulever l'énorme pierre et abreuver le troupeau. Sur le visage de Rachel, la figure de l'Église brillait comme pierres précieuses ; et le juste Jacob, son époux, s'élança vers ce visage. (...)

Il frémit (...) dès qu'il vit l'épouse mystérieuse, plus belle que ses compagnes. Tout le bétail put
boire l'eau du puits grâce à Rachel, grâce à sa beauté, à son amour et à son charme.

Ne pense pas, mon fils, qu'il y eut en Jacob passion charnelle, car, même en embrassant Rachel, il pleura en grande affliction. S'il avait éprouvé passion des sens, il n'aurait pas versé de larmes, puisque la passion, par sa flamme, engendre l'allégresse. Mais les pleurs résultent de souffrances et de peines, et là où il y a pleurs, il n'y a point passion charnelle. Ce n'est donc pas de passion que brûlait Jacob, mais la souffrance des mystères du Fils de Dieu le tourmentait. (...)

En Rachel qu'il épousait, il voyait le symbole de l'Église. Aussi fallait-il qu'en l'embrassant il pleurât et souffrît, afin de préfigurer par son mariage les souffrances du Fils. (...)

Mais combien plus sublime encore la route du Fils que celle de ses hérauts ! Et combien plus belles les noces de l'Époux royal que celles de ses ambassadeurs ! Jacob pleura pour Rachel en l'épousant ; Notre Seigneur, de son sang couvrit l'Église en la sauvant. Les larmes sont le symbole du sang, car ce n'est pas sans douleur qu'elles jaillissent des prunelles. Les pleurs du juste Jacob sont la figure de la grande souffrance du Fils, par laquelle fut sauvée l'Église des nations.

Viens, contemple notre Maître : il est venu de chez son Père dans le monde, il s'est anéanti pour accomplir sa route dans l'humilité. (...)

Il a vu les nations comme des troupeaux tout assoiffés, et la source de vie formée par le péché comme par une pierre ; il a vu l'Église semblable à Rachel : alors il s'élança vers elle, renversa le péché lourd comme un rocher. Il ouvrit pour son épouse le baptistère pour qu'elle s'y baignât ; il y puisa, il donna à boire aux nations de la terre, comme à ses troupeaux. De sa toute-puissance, il souleva le lourd poids des péchés ; pour le monde entier il mit à découvert la source d'eau douce. (...)

Oui, pour l'Église, Notre Seigneur se donna une grande peine. Par amour, le Fils de Dieu vendit ses souffrances, afin d'épouser, au prix de ses plaies, l'Église abandonnée. Pour elle qui adorait les idoles, il souffrit sur la croix. Pour elle, il voulut se livrer, afin qu'elle fût à lui, tout immaculée (2). Il consentit à mener paître le troupeau entier des hommes, avec le grand bâton de la croix ; il ne refusa pas de souffrir. Races, nations, tribus, foules et peuples, il accepta de les conduire tous, pour avoir à lui, en retour, l'Église, son Unique.

Saint Jacques de Saroug
Source : "Lire la Bible avec les Pères" par Sœur Isabelle de la Source Ed. Médiaspaul 1988 pp.98-99

Notes

(1) cf. Genèse chapitre XXIX, versets 1 à 14 : Jacob se mit en marche, et s'en alla au pays des fils de l'Orient. Il regarda. Et voici, il y avait un puits dans les champs ; et voici, il y avait à côté trois troupeaux de brebis qui se reposaient, car c'était à ce puits qu'on abreuvait les troupeaux. Et la pierre sur l'ouverture du puits était grande. Tous les troupeaux se rassemblaient là ; on roulait la pierre de dessus l'ouverture du puits, on abreuvait les troupeaux, et l'on remettait la pierre à sa place sur l'ouverture du puits. Jacob dit aux bergers : Mes frères, d'où êtes-vous ? Ils répondirent : Nous sommes de Charan. Il leur dit : Connaissez-vous Laban, fils de Nachor ? Ils répondirent : Nous le connaissons. Il leur dit : Est-il en bonne santé ? Ils répondirent : Il est en bonne santé ; et voici Rachel, sa fille, qui vient avec le troupeau. Il dit : Voici, il est encore grand jour, et il n'est pas temps de rassembler les troupeaux ; abreuvez les brebis, puis allez, et faites-les paître. Ils répondirent : Nous ne le pouvons pas, jusqu'à ce que tous les troupeaux soient rassemblés ; c'est alors qu'on roule la pierre de dessus l'ouverture du puits, et qu'on abreuve les brebis. Comme il leur parlait encore, survint Rachel avec le troupeau de son père ; car elle était bergère. Lorsque Jacob vit Rachel, fille de Laban, frère de sa mère, et le troupeau de Laban, frère de sa mère, il s'approcha, roula la pierre de dessus l'ouverture du puits, et abreuva le troupeau de Laban, frère de sa mère. Et Jacob baisa Rachel, il éleva la voix et pleura. Jacob apprit à Rachel qu'il était parent de son père, qu'il était fils de Rebecca. Et elle courut l'annoncer à son père. Dès que Laban eut entendu parler de Jacob, fils de sa sœur, il courut au-devant de lui, il l'embrassa et le baisa, et il le fit venir dans sa maison. Jacob raconta à Laban toutes ces choses. Et Laban lui dit : Certainement, tu es mon os et ma chair. Jacob demeura un mois chez Laban.

(2) cf. Lettre de saint Paul aux Éphésiens chapitre V versets 25 à 27 : Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible.

Saint Jacques de SarougSAINT JACQUES DE SAROUG (449-521)

Né vers 449 à Kourtan sur l'Euphrate en Mésopotamie, mort en 521. Moine, prêtre, puis en 519 évêque de Batna, appelée Saroug après la conquête musulmane, Jacques est un écrivain de langue syriaque, qui a fait ses études à l'école d'Edesse.

Il se tient à l'écart des querelles doctrinales qui déchirent l'Église à la suite du concile de Chalcédoine (451), pour se consacrer entièrement à la formation de son peuple moines et gens simples. On a de lui un grand nombre d'homélies en vers qui étaient utilisées dans la liturgie.

(Source:http://www.crypte.fr/homelies/jacob-rachel-saroug.html)

 

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 00:45

Par  (v. 335-395), moine et évêque . Homélie 6 sur les Béatitudes ; PG 44, 1269 (trad. bréviaire 12e sam. rev.) 

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« Dieu, crée pour moi un cœur pur » (Ps 51,12)


Si, par un effort de vie parfaite, tu nettoies les scories de ton cœur, la beauté divine brillera de nouveau en toi.

C'est ce qui arrive avec un morceau de métal, lorsque la meule le débarrasse de sa rouille.

Auparavant il était noirci, et maintenant il brille et rayonne au soleil.

De même l'homme intérieur, ce que le Seigneur appelle « le cœur », lorsqu'on aura enlevé les taches de rouille qui altéraient et détérioraient sa beauté, retrouvera la ressemblance de son modèle (Gn 1,27), et il sera bon. Car ce qui devient semblable à la Bonté est nécessairement bon... 


Et ainsi celui qui a le cœur pur devient heureux (Mt 5,8) parce que, en redécouvrant sa pureté, il découvre, à travers cette image, son origine.

Ceux qui voient le soleil dans un miroir, même s'ils ne fixent pas le ciel, voient le soleil dans la lumière du miroir aussi bien que s'ils regardaient directement le disque solaire.

De même vous, qui êtes trop faibles pour saisir la lumière, si vous vous tournez vers la grâce de l'image placée en vous dès le commencement, vous trouvez en vous-mêmes ce que vous recherchez. 


En effet, la pureté, la paix de l'âme, l'éloignement de tout mal, voilà la divinité.

Si tu possèdes tout cela, tu possèdes certainement Dieu.

Si ton cœur est dégagé de toute inconduite, libre de toute passion, pur de toute souillure, tu es heureux, car ton regard est clair.

 

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 00:43
"VEILLEZ ET PRIEZ"
La garde spirituelle.
(St Jean MAXIMOVITCH)
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Tenez ferme votre garde spirituelle, parce que vous ne savez pas quand le Seigneur vous appellera vers Lui. Dans votre vie terrestre, soyez prêts à tout moment à lui rendre compte. Méfiez-vous que l'ennemi ne vous prenne dans ses filets, qu'il ne vous trompe en vous faisant tomber dans la tentation. Examinez chaque jour votre conscience, essayez de purifier vos pensées, vos intentions.

Il y avait un roi qui avait un mauvais fils. N'ayant plus d'espoir qu'il changerait pour le mieux, le père condamna son fils à mort. Il lui donna un mois pour se préparer. Et tandis que le mois passait, le père convoqua le fils. À sa grande surprise, il vit que le jeune homme avait sensiblement changé: son visage était maigre et fatigué, et son corps tout entier était comme s'il avait souffert.

"Comment se fait-il qu'une telle transformation soit venue sur toi, mon fils?" demanda le père. "Mon père et mon seigneur, répondit le fils, comment aurais-je pu ne pas changer, lorsque chaque jour qui passait me rapprochait de la mort?" "Bien, mon fils, dit le roi. «Depuis que tu as de toute évidence repris tes esprits, je te pardonne. Toutefois, il faut entretenir cette disposition de l'âme vigilante pour le reste de ta vie." "Père, répondit le fils," c'est impossible. Comment puis-je résister aux innombrables séductions et tentations?

Alors le roi ordonna qu'un vase rempli d'huile soit apporté, et il dit à son fils: "Prends ce vase et porte-le le long de toutes les rues de la ville. Te suivant, il y aura deux soldats avec des épées tranchantes. Si tu en verses une seule goutte, ils te couperont la tête". Le fils obéit.

A pas légers et prudents, il marcha le long des rues, les soldats l'accompagnant, et il n'en a pas répandu une seule goutte. Quand il revint au château, le père demanda: «Mon fils, qu'as-tu vu lorsque tu marchais à travers la ville?" Le fils a répondu: "Je n'ai rien vu." "Que veux-tu dire,« rien »?" dit le roi. "Aujourd'hui est un jour de fête, tu as dû voir les étals de toutes sortes de bibelots, de nombreux attelages, personnages, animaux ..." "Je n'ai pas remarqué tout cela, dit le fils. "Toute mon attention s'est focalisée sur l'huile dans le vase. J'avais peur d'en verser une goutte et de perdre ainsi ma vie."

"Très bien, mon fils, dit le roi. "Garde cette leçon à l'esprit pour le reste de ta vie. Sois aussi vigilant pour ton âme que tu le fusaujourd'hui avec l'huile dans le vase. Éloigne tes pensées de ce qui sera bientôt passé, et garde-les concentrées sur ce qui est éternel. Tu seras suivi non par des soldats armés, mais par la mort dont nous nous rapprochons tous les jours. Veille à bien garder ton âme de toutes les tentations ruineuses". Le fils obéit à son père, et il vécut heureux. Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez des hommes, soyez forts. (I Corinthiens 16:13)

L'Apôtre donne aux chrétiens ce conseil important pour attirer leur attention sur le danger de ce monde, pour les amener à un examen fréquent de leurs cœurs, car sans celui-ci on peut facilement mener à la ruine la pureté et l'ardeur de sa foi et de manière imperceptible aller du côté du mal et de l'incrédulité.

De même qu'une préoccupation fondamentale est d'être attentif à tout ce qui pourrait être nocif pour notre santé physique, ainsi nos préoccupations spirituelles devraient se méfier de tout ce qui pourrait nuire à notre vie spirituelle et aux œuvres de la foi et du salut.

Par conséquent, évaluez soigneusement et attentivement vos pulsions intérieures: sont-elles de Dieu ou de l'esprit du mal?Méfiez-vous des tentations de ce monde et des gens du monde,méfiez-vous des tentations intérieures cachées qui viennent de l'esprit d'indifférence et de la négligence dans la prière, du déclin de l'amour chrétien.

Si nous tournons notre attention vers notre esprit, nous remarquons un torrent de pensées et des idées successives. Ce torrent est ininterrompu, il est court partout et en tout temps: à la maison, à l'église, au travail, quand nous lisons, quand nous conversons. Il est généralement appelé la pensée, écrit l'évêqueThéophane le Reclus, mais en fait, c'est une perturbation de l'esprit, un éparpillement, un manque de concentration et d'attention. La même chose arrive avec le coeur.

Avez-vous déjà observé la vie du cœur? Essayez, même pour un court laps de temps et voyez ce que vous trouvez. Quelque chose de désagréable se produit, et vous êtes irrité, une affliction se produit, et vous vous plaignez, vous voyez quelqu'un que vous n'aimez pas, et l'animosité monte en vous, vous rencontrez l'un de vos pairs qui vous a maintenant distancé sur l'échelle sociale, et vous commencez à l'envier, vous pensez à vos talents et capacités, et vous commencez à devenir fier... Tout cela est pourriture: la vaine gloire, le désir charnel, la gourmandise, la paresse, la méchanceté, l'un sur l'autre, ils détruisent le cœur. Et tout cela peut passer par le cœur en quelques minutes. Pour cette raison, un ascète, qui était extrêmement attentif à lui-même, avait tout à fait raison de dire que le coeur de l'homme "est rempli de serpents venimeux. Seul les cœurs des saints sont exempts de ces serpents, des passions".

Mais une telle liberté ne s'obtient que par un processus long et difficile de connaissance de soi, de travail sur soi et de vigilance envers sa vie propre intérieure, c'est à dire envers l'âme.

Soyez prudent. Soyez attentifs à votre âme! Eloignez vos pensées loin de ce qui passera bientôt et tournez-les vers ce qui est éternel. Ici, vous trouverez le bonheur que recherche votre âme, et dont votre cœur a soif.

(Source: Version Française Claude Lopez-Ginisty
d'après
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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 00:42

Saint Séverin, qui êtes-vous ?
Abbé
(+ 507)

Severin agaune 45 01 2

 

S

éverin naquit en Bourgogne, vers le milieu du Vème siècle, époque où l'arianisme régnait dans sa patrie ; mais il eut le bonheur d'être élevé dans la foi orthodoxe, garante de l'unité catholique. 

Il ne fut pas plutôt en âge de connaître les dangers du monde, qu'il  se consacra à Dieu.

Il créa ou rejoignit  une Communauté religieuse qui l'élut abbé à Agaune dans le Valais suisse.

A l'origine la ville s'appelait Tarnade, devenue Agaune au passage de Saint Ambroise qui allait à Trêves. 
C'est là que la légion thébaine de Saint Maurice fut massacrée par ordre de l'Empereur Dioclétien vers l'an 300 parce que devenue entièrement Chrétienne.

Séverin a trouvé sur place un édifice religieux abritant les reliques de Saint Maurice. Théodore, Évêque du Valais l'avait fait élevé sur un temple païen dédié aux naïades, près d'une source. L'église St Jean était née. 
Le Saint, mort en 507 ou en 508, ne verra pas la construction de son Abbaye huit ans plus tard, financée par St Sigismond, futur roi burgond.

Actuellement l'Abbaye de St Maurice d'Agaune en Valais fonctionne toujours.

 Il dirigea pendant plusieurs années avec autant de sagesse que de prudence ce Monastère de clercs (Appelés en Occident Chanoines Réguliers. Nota:Lors de la "Réforme Grégorienne", tous les Monastères de clercs furent soumis à la Règle monastique de St Augustin augmentée de deux Lettres de l'Evêque d'Hypone au Monastère des clercs ).

 

Le roi Clovis, informé qu'un grand nombre de malades recouvraient tous les jours la santé par la vertu des prières de Séverin, l'envoya chercher, en 504, pour obtenir la guérison d'une fièvre dont l'art des plus habiles médecins n'avait pu le délivrer.

Le saint partit après avoir pris congé de ses moines, auxquels il annonça qu'ils ne le reverraient plus.

 

A Nevers, il guérit Eulalius, évêque de cette ville, lequel était devenu sourd et muet.

Il rendit la santé à un lépreux qu'il rencontra aux portes de Paris.

Arrivé chez le roi, il le couvrit de son habit, et la fièvre le quitta aussitôt. Le prince, pour témoigner à Dieu sa reconnaissance, fit distribuer aux pauvres d'abondantes aumônes, et mit tous les prisonniers en liberté.

 

Séverin, jugeant que sa présence n'était plus nécessaire à Paris, reprit le chemin de son monastère.

Il s'arrêta à Chateau-Landon, qui était alors du diocèse de Sens, où deux saints prêtres servaient Dieu dans un petit oratoire. Il les pria de le recevoir avec eux, et, après les avoir édifiés par l'éclat de ses vertus, il mourut en 507.

Il y a à Paris une église paroissiale sous le vocable de saint Séverin.

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 00:39

Bienheureux Guerric d'Igny 

 (v. 1080-1157), abbé cistercien . 1er Sermon pour l’Assomption, 1-4 ; SC 202 (trad. cf SC p. 415) 

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Marie, Mère des vivants


« Venez vous que j'ai choisie, en vous j'établirai mon trône » (liturgie latine).

« Heureux ceux que vous avez choisis, Seigneur, ils habiteront en vos parvis » (Ps 65,5) ; bien plus, vous habiterez en eux, vous règnerez en eux et vous placerez en eux le trône de votre royauté.

Et, bien sûr, Marie est bienheureuse entre tous les bienheureux, elle qui a été choisie avant et plus que tous les autres saints.

Le Seigneur l'a choisie pour demeure, en disant :

-« Voici pour toujours le lieu de mon repos ; c'est ici que j'habiterai, car je l'ai voulu » (Ps 131,14).

Pendant neuf mois il a habité en elle ; pendant de nombreuses années il a habité avec elle et lui était soumis.

Maintenant, habitant en elle et avec elle pour toujours, d'une façon qui dépasse notre compréhension, il la rassasie de la gloire que voient les bienheureux.

Il lui donne extérieurement la gloire en son corps ; intérieurement, il imprime en elle la gloire du Verbe. 

Cette unique Vierge Mère, qui se glorifie d'avoir mis au monde le Fils unique du Père, étreint avec amour ce même Fils unique dans tous ses membres (Ep 5,30), et ne rougit pas d'être appelée la Mère de tous ceux en qui elle voit le Christ déjà formé ou en formation.

La première Ève a été appelée « mère de tous les vivants » (Gn 3,20), mais en réalité elle a été la mère de ceux qui meurent.

Et parce que cette première Ève n'a pas pu réaliser fidèlement ce que signifie son nom, c'est Marie qui a réalisé ce mystère.

Comme l'Église dont elle est le symbole, elle est la Mère de tous ceux qui renaissent à la vie.

Oui, elle est la Mère de la Vie qui fait vivre tous les hommes (Jn 11,25; 5,25s).

En mettant la Vie au monde, elle a fait naître d'une certaine manière à une vie nouvelle tous ceux qui devaient trouver leur vie dans cette Vie. 

C'est pourquoi cette Mère bienheureuse du Christ, se sachant Mère des chrétiens par ce mystère, se montre aussi leur Mère par sa sollicitude et sa tendre affection.

Et maintenant nous « habitons à l'abri » de la Mère « du Très-Haut », nous « demeurons sous sa protection, à l'ombre de ses ailes » (Ps 90,1; 16,8).

Plus tard, nous partagerons sa gloire et nous serons réchauffés sur son cœur, puisque le Roi de gloire a mis en elle son trône.


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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 09:56

Autour de la journée de prières pour les malades, avec Saint Ephrem (Deux prières à Notre-Dame)

 AU NOM DU PÈRE, DU FILS ET DU SAINT-ESPRIT, DIEU UNIQUE ET VRAI. AMÎN.

 

TRISAGION 

(Trois fois de suite:)

Ô Dieu Saint. 

ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié  (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)

Aboun d’bashmayo (Notre Père).

    Les fidèles :

 

   Qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien (substantiel), pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. Amîn.

   Nethqadash shmokh, titheh malkouthokh, nehwe sebyonokh, aïkano d-bashmayo

of bar'o. Hablan

laĥmo d-sounqonan yawmono. Washbouqlan ĥawbaïn waĥtohaïn, aïkano dof ĥnan shbaqan lĥayobaïn. Ou-lo ta'lan l-nesyouno, elo fasolan

men bisho, metoul dilokhi malkoutho

Ou-ĥaïlo ou-teshbouĥto l'olam 'olmin. Amin.

N D DE LOURDES 2

Les saints et les anges

- 1 -
Les saints et les anges
En chœurs glorieux
Chantent vos louanges
Ô Reine des cieux.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

- 2 -
Devant votre image
Voyez vos enfants
Agréez l'hommage
De nos coeurs aimants.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

 

- 3 -
Soyez le refuge
Des pauvres pécheurs
Ô Mère du Juge
Qui voyez nos cœurs.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

 

 

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

    Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn.

    Shlom lekh bthoulto Mariam, malyath tayboutho, Moran'amekh mbarakhto

at bneshé, wambarakhou firo dab-karsekh,

Moran Yeshu'.

    O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho,

saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin.

Par St Ephrem :

 (Prière à la très sainte Mère de Dieu le Verbe Incarné

Très sainte Dame, Mère de Dieu, seule très pure d'âme et de corps, seule au delà de toute pureté, de toute chasteté, de toute virginité; seule demeure de toute la grâce de l'Esprit-Saint; par là surpassant incomparablement même les puissances spirituelles, en pureté, en sainteté d'âme et de corps; jetez les yeux sur moi, coupable, impur, souillé dans mon âme et dans mon corps des tares de ma vie passionnée et voluptueuse; purifiez mon esprit de ses passions; sanctifiez, redressez mes pensées errantes et aveugles; réglez et dirigez mes sens; délivrez-moi de la détestable et infâme tyrannie des inclinations et passions impures; abolissez en moi l'empire du péché, donnez la sagesse et le discernement à mon esprit enténébré, misérable, pour la correction de mes fautes et de mes chutes, afin que, délivré des ténèbres du péché, je sois trouvé digne de vous glorifier; de vous chanter librement, seule vraie Mère de la vraie lumière, le Christ notre Dieu; car seule avec lui et par lui, vous êtes bénie et glorifiée par toute créature invisible et visible, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amîn.

- 5 - 
Avec vous, ô Mère,
Nous voulons prier
Pour sauver nos frères
Et les sanctifier.
Ave, ave, ave Maria. (bis)

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

    Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn.

    Shlom lekh bthoulto Mariam, malyath tayboutho, Moran'amekh mbarakhto

at bneshé, wambarakhou firo dab-karsekh,

Moran Yeshu'.

    O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho,

saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin.


(
Ma très sainte Dame, Mère de Dieu, pleine de grâce, vous, la Commune gloire de notre nature, le Canal de tous les biens, la Reine de toutes choses après la Trinité, ... la Médiatrice du monde après le Médiateur; vous, le Pont mystérieux qui relie la terre au ciel, la Clé qui nous ouvre les portes du paradis, notre Avocate, notre Médiatrice, voyez ma foi, voyez mes pieux désirs et souvenez-vous de votre miséricorde et de votre puissance. Mère de Celui qui seul est miséricordieux et bon, accueillez mon âme dans ma misère et, par votre intercession, rendez-la digne d'être un jour à la droite de votre unique Fils. Amîn. )

St Ephrem inspiré

 

Par Saint ÉphremPrecatio ad Dei Matrem, Op. omnia 3,532

En toi, protectrice et médiatrice auprès d'un Dieu qui est né de toi, Mère de Dieu, en toi le genre humain met sa félicité. Sans cesse il dépend de ton secours; tu es son seul refuge, sa seule défense, en raison de la ferme confiance que tu trouves chez lui. Et moi aussi, je viens à toi d'un cœur fervent, trop peu assuré pour oser m'approcher de ton Fils, mais te suppliant d'intercéder auprès de lui pour que j'obtienne le salut.

- 6 - 
À l'heure dernière
Fermez-nous les yeux
À votre prière
S'ouvriront les cieux.
Ave, ave, ave Maria. (bis)

Ne dédaigne pas ton serviteur, moi qui ai mis toute mon espérance en toi, après Dieu; ne te détourne pas de celui qui est cerné par les dangers, éprouvé par de si grands malheurs. Oui, Miséricordieuse, et Mère du Dieu des miséricordes, exerce la miséricorde envers ton serviteur, et délivre-moi d'une conscience coupable; en apaisant la tempête de mes pensées, éteins le brasier de la volupté, calme l'incendie des convoitises charnelles, et allume en moi l'amour envers ton Fils qui est aussi mon Dieu; protège tous mes sens, en ne permettant aucun accès aux mauvais désirs.

 

- 7-
Écoutez, ô Mère
Qui nous aimez tant
Cette humble prière
Que font vos enfants.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

 

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

    Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn.

    Shlom lekh bthoulto Mariam, malyath tayboutho, Moran'amekh mbarakhto

at bneshé, wambarakhou firo dab-karsekh,

Moran Yeshu'.

    O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho,

saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin.

 

Je te conjure d'obtenir pour moi le temps de faire pénitence, pour que la faux de la mort ne me retranche pas comme un être sans fruit, et que je ne sois pas livré au feu comme un être stérile.

Rallume la lampe éteinte de mon âme; dissipe les ténèbres de mes afflictions; écarte, par tes prières, le nuage de mes passions maladives. Car elle est puissante, ta supplication maternelle auprès d'un Fils qui ne demande qu'à se laisser fléchir.

- 8 -
Au salut du monde
Pour mieux travailler
Qu'une foi profonde
Nous aide à prier.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)


Accorde-moi la lumière de la pénitence et conduis-moi par la main jusqu'au plein jour de la componction; rends-moi capable de me comporter tous les jours de ma vie selon le bon plaisir d'un Dieu de tendresse.

Et tant que j'avancerai en cette vie de malheur, défends-moi, protège-moi, garde-moi; navigue au côté du navigateur, sois la compagne de route du pèlerin, protège celui qui dort, dirige toutes mes voies.Amîn.

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

    Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn.

    Shlom lekh bthoulto Mariam, malyath tayboutho, Moran'amekh mbarakhto

at bneshé, wambarakhou firo dab-karsekh,

Moran Yeshu'.

    O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho,

saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin.

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- 9 -
Voyez la misère
De tous les humains
Pitié, douce Mère,
Tendez-leur la main.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

- 10 -
L'enfer se déchaîne
Nous saurons lutter
Nous vaincrons la haine
Par la charité.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

- 11 -
Donnez à l'enfance
Paix et réconfort
Qu'aux jours de souffrance
Les cœurs restent forts.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

É

Coutez, ô Seigneur, vos serviteurs qui sont pauvres et suppliants. [Par l'intercession de Notre-Dame], donnez la guérison aux malades, le soulagement à ceux qui souffrent, et la convalescence aux malades; la liberté aux prisonniers, satisfaction aux pauvres, le retour à ceux qui sont loin; la pacification à ceux qui sont en colère, la concorde à ceux qui se disputent ; le pardon aux pécheurs, la remise de leurs dettes aux débiteurs. Veuillez agréer l’intercession de la Vierge Pure, Elle qui est la Souveraine en ce mode et en l’autre: Notre-Dame-Marie. Elle a donné naissance à la Lumière et la rédemption à tous les fidèles. Exaltation et honneur àtous les martyrs et aux saints. Miséricorde et repos à tous les fidèles défunts.

    Accordez, Seigneur, et donnez de l’océan de Votre bienveillance ce qui est bon et utile à chacun, pour les bons comme pour les méchants. Par la grâce et la surabondance de vos dons que Votre saint Nom soit adoré, honoré et glorifié par tous :

    Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

    Les fidèles : Amîn.

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 09:44

Saint Isaac le Syrien(VII° siècle sacré évêque de Ninive entre 660 et 680. Ses écrits spirituels, très influents dans le monde orthodoxe, animent la tradition la plus intérieure de l'Eglise d'Orient, l'hésychasme (d'hèsychia: paix, silence de l'union à Dieu). «L'amour de Jésus-Christ, Dieu sauveur, est sans limites», disait-il.

 Lui-même priait «même pour toutes créatures.

 Son influence s'est étendue jusqu'au Mont­ Athos en Grèce.      

 (Extraits de ses Discours ascétiques, oeuvres spirituelles, Desclée de Brouwer)                            

St Isaac le Syrien (Celui qui prie...Rancune...)

Prière de repentance

                Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir, mon coeur est en peine, pour que de toute mon âme j'aille à ta recherche, car sans toi je suis privé de tout bien. O Dieu bon, donne-moi ta grâce.

Que le Père, qui dans l'éternité hors du temps t'a engendré dans son sein, renouvelle en moi les formes de ton image.

Je t'ai abandonné, ne m'abandonne pas; je me suis éloigné de toi, sors à ma recherche. Conduis-moi dans ton pâturage, parmi les brebis de ton troupeau élu.
Avec elles, nourris-moi de l'herbe fraîche de tes mystères dont ton coeur pur est la demeure, ce coeur qui porte en lui la splendeur de tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donnés de la peine pour toi dans les tourments et les outrages. ...
Puissions-nous être dignes d'une telle splendeur, par ta grâce et ton amour de l'homme, ô Jésus-Christ, notre Sauveur, dans les siècles des siècles.

 

Isaac le Syrien

« Seigneur Jésus-Christ notre Dieu,
par tes souffrances apaise mes souffrances,
par tes plaies guéris mes plaies...
Que ton corps tendu sur l’arbre de la croix déploie vers toi mon esprit que les démons écrasent...
Que tes mains saintes percées de clous m’arrachent au gouffre de la perdition...
Que ton visage qui reçut gifles et crachats éclaire ma face souillée d’injustices...
Je n’ai ni coeur brisé pour partir à ta recherche, ni repentir, ni tendresse... Je n’ai pas de larmes pour te prier.
Mon esprit est enténébré, mon coeur est froid, je ne sais pas le réchauffer par des larmes d’amour pour toi,..
Je t’ai abandonné. Ne m’abandonne pas.
Je me suis éloigné, toi, sois à ma recherche. Conduis-moi dans ton pâturage, parmi les brebis de ton troupeau...»

sentence LXXXIV.

- Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu, toi qui, sur la dépouille de Lazare, versas des larmes d'affliction et de pitié, reçois les larmes de mon amertume.

Par ta Passion, guéris mes passions;

par tes plaies, porte remède à mes plaies;

par ton sang, purifie mon sang,

et unis à mon corps le parfum de ton corps donateur de vie.

 

Isaac le Syrien,(moine et évêque de Ninive, vivant au VII, siècle, est l'un des plus grands spirituels de l'Orient chrétien.

Pour celui qui s'abandonne à l'Esprit Saint, la prière devient ininterrompue, comme une respiration car c'est l'Esprit lui-même qui prie en lui.)


Seigneur,
quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme,
cet homme ne peut plus cesser de prier, car l'Esprit en lui prie sans cesse.

Qu'il dorme, qu'il Veille,
dans son coeur la prière est toujours à l'oeuvre.

 

Qu'il mange, qu'il boive,
qu'il se repose ou qu'il travaille, l'encens de la prière monte spontanément de son coeur.

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 20:30

Par Saint Clément d'Alexandrie (150-v. 215), théologien .Le Pédagogue, III 89, 94, 98-99 (trad. cf SC 158, p. 171s et coll. Pères dans la foi n°44, Migne 1991, p. 294) 

0609 cyril alexandria

La loi nouvelle inscrite dans le cœur des hommes


  Nous avons les dix commandements, donnés par Moïse..., et tout ce que recommande la lecture des livres saints, dont ce qu'Isaïe nous a transmis : « Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez le mal devant mes yeux.

Apprenez à faire le bien, recherchez ce qui est juste ; prenez la défense de l'opprimé, de la veuve, de l'orphelin.

Venez et parlons ensemble, dit le Seigneur » (Is 1,16s)...

Mais nous avons aussi les lois du Verbe, la Parole de Dieu, les paroles d'encouragement non écrites sur des tables de pierre par le doigt du Seigneur (Ex 24,12), mais inscrites dans le cœur des hommes (2Co 3,3)...

Ces deux lois ont servi au Verbe pour la pédagogie de l'humanité, d'abord par la bouche de Moïse, ensuite par celle des apôtres... 


Mais nous avons besoin d'un maître pour expliquer ces paroles saintes… ; c'est lui qui nous enseignera les paroles de Dieu. L'école, c'est notre Église ; notre unique Maître, c'est le Fiancé, volonté bonne d'un Père bon, sagesse originelle, sainteté de la connaissance.

« C'est lui la victime offerte pour nos péchés », dit saint Jean (1Jn 2,2) ; c'est lui qui guérit nos corps et nos âmes, l'homme tout entier, lui Jésus qui est « la victime offerte non seulement pour nos péchés, mais pour ceux du monde tout entier. Et voici comment nous pouvons savoir que nous le connaissons : c'est en gardant ses commandements » (v. 3)… « Celui qui déclare demeurer en lui doit marcher dans la voie où lui, Jésus, a marché » (v. 6) 


Nous qui sonnes les élèves de cette bienheureuse pédagogie, parachevons le beau visage de l'Église et accourons comme des petits enfants vers cette mère pleine de bonté.

 

Écoutons le Verbe de Dieu ; glorifions la bienheureuse disposition qui nous guide par cet Enseignant et nous sanctifie comme enfants de Dieu.

Nous serons citoyens du ciel si nous sommes les élèves de cet Enseignant sur la terre, et là-haut nous comprendrons tout ce qu'il nous a enseigné concernant le Père.

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 20:29

Sainte Scholastique, qui êtes-vous ?
Moniale, sœur de saint Benoît 
(480-543)

 

S

cholastique était la sœur de saint Benoît, patriarche des moines d'Occident.

Jeune  encore, elle fit, au foyer paternel, de grands progrès dans la vertu. Loin d'imiter les illusions des filles du siècle, elle méprisa la  beauté, les richesses, l'alliance des plus grands princes pour s'allier à  Jésus-Christ. Suivre Benoît dans la solitude était son unique  aspiration. Elle se consacra à Dieu dès sa plus tendre jeunesse, et elle  se rapprocha de son frère, quand il se fut établi au Mont-Cassin, afin  de profiter de ses leçons et de ses exemples.

 

Benoît  ne consentait à voir sa sœur qu'une fois par an, avant le carême, et alors la sainte sortait de son cloître, et le frère, de son côté, allait  au-devant de la sœur ; ils se rejoignaient sur le flanc de la montagne, et on voit encore le petit sanctuaire érigé, croit-on, sur les ruines de la chaumière où saint Benoît et sainte Scholastique eurent leur  suprême entretien resté si célèbre.


« Elle fut plus puissante parce qu’elle aima davantage. » Nous ne savons presque rien sur la vie de sainte Scholastique, mais là est l’essentiel. Selon la tradition, elle menait une vie toute vouée à Dieu, comme son frère Saint Benoît. Une fois par an, elle avait l’habitude de venir le rencontrer avec quelques-uns de ses frères près de son monastère, et ils passaient une journée ensemble « à louer Dieu et à parler de choses saintes ».

 

Le  9 février 543, Scholastique était allée visiter son frère, comme de  coutume. La journée se passa dans de grandes conversations, et la nuit  arriva sans qu'ils s'en aperçussent.

« Il est trop tard pour vous retirer, dit la sainte à son frère ; parlons jusqu'à l'aurore des joies de la vie céleste.

 - “Que dites-vous là, ma sœur ? reprit Benoît ; je ne puis passer la nuit hors de mon couvent” ».

 

Scholastique, affligée de ce refus, se pencha sur la table, et, la tête entre ses mains, pria Dieu en versant d'abondantes larmes. Sa prière fut si  promptement exaucée, que le tonnerre grondait déjà quand elle releva la  tête, et que la pluie tombait par torrents, bien que le ciel fût  auparavant serein et sans nuage :

-« Qu'avez-vous fait, ma sœur ? dit l'homme de Dieu. 
Je vous ai supplié, dit Scholastique, et vous n'avez pas voulu m'écouter ; j'ai invoqué Notre-Seigneur, et voilà qu'il m'exauce.” »

 

Dans  l'impossibilité de sortir, Benoît resta par force ; les deux saints  veillèrent toute la nuit, s'entretenant du bonheur des élus. Le  lendemain, la vierge retourna à son couvent et Benoît à son monastère ;  mais le troisième jour, l'homme de Dieu, dans sa cellule, élevant les  yeux en haut, vit l'âme de sa sœur s'envoler dans les airs sous la forme  d'une colombe.

 

Benoît voulut faire déposer le corps de sa sœur dans le tombeau qu'il avait préparé pour lui, afin que leurs corps fussent unis dans la mort comme  leurs âmes l'avaient été dans la vie.

Et Grégoire le Grand termine le récit de cet épisode de la vie de saint Benoît et de sainte Scholastique en disant : « Ce n’est pas étonnant qu’une femme en cette occasion ait été plus forte que lui, l’homme de Dieu : elle voulait voir plus longtemps son frère. Selon la parole de Jean, ‘Dieu est amour’, et par un jugement tout à fait juste, elle fut plus puissante parce qu’elle aima davantage. »

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