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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 22:11
« Moi, je suis la résurrection et la vie »(St Ephrem)


Par Saint Ephrem

(v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Commentaire de l'Évangile concordant, 17, 7-10 ; SC 121 (trad. cf SC p. 307)

 

« Moi, je suis la résurrection et la vie »

 

Quand il a demandé :

« Où l'avez-vous déposé ? », les larmes venaient aux yeux de notre Seigneur.

Ses larmes ont été comme la pluie, Lazare comme le grain, et le sépulcre comme la terre.

Il a crié d'une voix de tonnerre, la mort a tremblé à sa voix, Lazare a jailli comme le grain, est sorti et a adoré le Seigneur qui l'avait ressuscité.

Jésus a rendu la vie à Lazare et est mort à sa place, car, lorsqu'il l'eut tiré du sépulcre et pris place à sa table, lui-même a été enseveli symboliquement par l'huile que Marie a versée sur sa tête (Mt 26,7).

La force de la mort qui avait triomphé depuis quatre jours est écrasée pour que la mort sache qu'il était facile au Seigneur de la vaincre le troisième jour ; sa promesse est véridique : il avait promis qu'il ressusciterait lui-même le troisième jour (Mt 16,21).

Le Seigneur a donc rendu leur joie à Marie et à Marthe en terrassant l'enfer pour montrer que lui-même ne serait pas retenu par la mort pour toujours.

Maintenant, chaque fois qu'on dira que ressusciter le troisième jour est impossible, qu'on regarde celui qui a été ressuscité le quatrième jour.

« Approchez-vous et enlevez la pierre. »

Quoi donc, celui qui a ressuscité un mort et lui a rendu la vie n'aurait-il pas pu ouvrir le sépulcre et renverser la pierre ?

Lui qui disait à ses disciples :

-« Si vous avez la foi gros comme un grain de moutarde, vous direz à cette montagne : Déplace-toi, et elle se déplacera » (Mt 17,20), n'aurait-il pas pu par un mot déplacer la pierre qui fermait l'entrée du sépulcre ?

Certes, il aurait pu aussi enlever la pierre par sa parole, lui dont la voix, alors qu'il était suspendu à la croix, a fendu les pierres et les sépulcres (Mt 27,51-52).

Mais, parce qu'il était l'ami de Lazare, il dit :

-« Ouvrez, pour que l'odeur de la pourriture vous frappe, et déliez-le, vous qui l'avez enveloppé dans son suaire, pour que vous reconnaissiez bien celui que vous aviez enseveli. »

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 22:04
« Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie »(St Augustin)

Par Saint Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'Évangile de Jean, n°35, 4-5.9 (trad. Véricel, L'Évangile commenté, p. 223 rev.)

 

« Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie »

 

Les pharisiens lui dirent :

« Vous rendez témoignage de vous-même ; votre témoignage n'est pas digne de foi ».

Jésus leur répondit :

-« Oui, je me rends témoignage à moi-même et mon témoignage est valable, car je sais d'où je suis venu et où je vais ».

La lumière montre les objets qu'elle éclaire, et en même temps elle se montre elle-même.

« Je sais d'où je suis venu et où je vais. »

Celui qui est là devant vous et qui parle possède ce qu'il n'a pas quitté : en venant ici-bas, il n'a pas quitté le ciel, et en y retournant, il ne nous a pas abandonnés.

Cela est impossible à l'homme, cela est impossible au soleil lui-même : lorsqu'il se dirige vers l'occident, il abandonne l'orient et, jusqu'à son retour à l'orient, il n'y est plus.

Mais notre Seigneur Jésus Christ vient sur terre et il est dans le ciel ; il retourne au ciel, et il est sur terre.

Saint Pierre écrit :

« Nous avons la parole des prophètes, qui se confirme. Vous avez raison de fixer votre attention sur elle comme une lampe brillant dans l'obscurité, jusqu'à ce que paraisse le jour » (2P 1,19).

Quand donc notre Seigneur viendra, selon les paroles de l'apôtre Paul,

« il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres » (1Co 4,5).

Devant une telle lumière, les flambeaux ne seront plus nécessaires : on ne lira plus les prophètes, on n'ouvrira plus les épitres des apôtres, nous ne demanderons plus le témoignage de Jean Baptiste, nous n'aurons même plus besoin de l'Évangile.

Toutes les Écritures, qui étaient allumées pour nous comme des flambeaux au milieu de la nuit de notre monde, disparaîtront.

Que verrons-nous ?

-« Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1).

Tu viendras puiser à la source d'où la rosée s'est répandue sur toi, d'où sont partis ces rayons brisés qui arrivaient par mille détours jusqu'à ton cœur enveloppé de ténèbres.

Tu verras à découvert la lumière elle-même.

« Ce que nous serons un jour ne paraît pas encore. Nous savons que quand il viendra, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est » (1Jn 3,2).

Moi, je vais déposer ce livre ; il nous a été bon de jouir de sa lumière ensemble, mais en nous quittant, nous ne quittons pas cette lumière.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 20:28
« Abraham a vu mon jour » Imitons la Foi d'Abraham (St Ambroise)

Par Saint Ambroise

(v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Abraham, livre I, 19-20 (trad. coll. Pères dans la foi 74, Migne 1999, p. 49)

« Abraham a vu mon jour »

Considérons la récompense qu'Abraham réclame au Seigneur.

Il ne demande pas des richesses comme un avare, ni une longue vie comme celui qui craint la mort, ni la puissance, mais il demande un digne héritier de son travail :

-« Que me donnerez-vous, dit-il ? Je m'en vais sans enfants » (Gn 15,2).

Agar a mis au monde un fils, Ismaël, mais Dieu lui dit :

-« Ce ne sera pas lui ton héritier, mais un autre issu de toi » (Gn 15,4).

De quel autre parle-t-il ?

Il ne s'agit pas d'Ismaël mais de saint Isaac.

Mais dans le fils légitime Isaac, nous pouvons voir le véritable fils légitime, le Seigneur Jésus Christ qui, au début de l'Évangile de saint Matthieu, est appelé fils d'Abraham (Mt 1,1).

Il s'est montré vrai fils d'Abraham en faisant resplendir la descendance de son ancêtre ; c'est grâce à lui qu'Abraham a regardé vers le ciel et a pu voir sa postérité briller comme les étoiles (Gn 15,5).

L'apôtre Paul dit :

-« Une étoile diffère en éclat d'une autre étoile ; il en est ainsi pour la résurrection des morts » (1Co 15,41).

En associant à sa résurrection les hommes que la mort gardait en terre, le Christ leur a donné part au royaume du ciel.

La filiation d'Abraham s'est propagée uniquement par l'héritage de la foi, qui nous prépare au ciel, nous rapproche des anges, nous élève jusqu'aux étoiles.

« Dieu dit : ' Telle sera ta descendance ' et Abraham crut en Dieu » (Gn 15,6).

Il a cru que le Christ par son incarnation serait son héritier. Pour te le faire savoir, le Seigneur a dit :

-« Abraham a vu mon jour et s'est réjoui ».

Dieu l'a considéré comme juste parce qu'il n'a pas demandé d'explication mais a cru sans la moindre hésitation.

Il est bon que la foi devance les explications, sinon nous aurions l'air d'en demander au Seigneur notre Dieu, comme à un homme.

Quelle inconvenance de croire des hommes quand ils témoignent au sujet d'un autre, et de ne pas croire Dieu quand il parle de lui !

Imitons donc Abraham pour hériter le monde par la justification de la foi, qui l'a fait hériter de la terre.

 

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 20:16
 La Miséricorde favorise t-elle le péché ? (St Augustin)

 

« Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus »

 

« Ils se retirèrent tous, l'un après l'autre. »

Ils ne restèrent plus que deux, la misérable et la Miséricorde.

Mais le Seigneur, après les avoir frappés avec le trait de la justice, ne daigna pas non plus regarder leur chute ; détournant d'eux son regard, « il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol ».


Cette femme étant restée seule, tous les autres étant partis, il leva les yeux vers elle.

Nous avons entendu la voix de la justice, écoutons aussi celle de la bonté...

Cette femme s'attendait à être punie par celui en qui on ne pouvait trouver de péché.

Mais lui, qui avait repoussé ses ennemis par la voix de la justice, levant sur elle les yeux de la miséricorde, l'interrogea :

« Personne ne t'a condamnée ? »

Elle répondit :

« Personne, Seigneur ».

Il lui dit :

« Moi non plus, je ne te condamnerai pas. Tu as pu craindre d'être condamnée par moi parce que tu n'as pas trouvé de péché en moi ; moi non plus je ne te condamnerai pas ».


Qu'est-ce à dire, Seigneur ?

Tu favorises donc les péchés ?

Non, pas du tout.

Remarque ce qui suit :

« Va, et désormais ne pèche plus ».

Le Seigneur a donc condamné, mais il a condamné le péché, non le pécheur...

Qu'ils fassent donc attention, ceux qui dans le Seigneur aiment sa bonté, et qu'ils craignent sa vérité...

Le Seigneur est bon, le Seigneur est lent à la colère, le Seigneur est miséricordieux, mais le Seigneur aussi est juste et le Seigneur est plein de vérité (Ps 85,15).

Il t'accorde le temps de te corriger, mais tu aimes mieux jouir de ce délai que te réformer.

Tu as été méchant hier, sois bonaujourd'hui ; tu as passé cette journée dans le mal, demain au moins change ta conduite.


C'est donc le sens des paroles qu'il adresse à cette femme :

« Moi non plus, je ne te condamnerai pas, mais, assurée pour le passé, sois en garde pour l'avenir.

Moi non plus, je ne te condamnerai pas, j'ai effacé ce que tu as commis ; observe ce que j'ai prescrit pour obtenir ce que j'ai promis ».

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 17:19
25 Mars. Annonciation à Sainte-Marie Lectures et éléments de méditation

 

Nous célébrons la fête de l'Annonciation à Sainte-Marie deux fois par an. Sur le 3ème dimanche après Koodhosh Eetho et le 25 Mars.

La Sainte Eucharistie doit être célébrée en ce jour même si elle vient pendant le Grand Carême, durant la Semaine de la Passion ou le Vendredi saint.

(La Sainte Eucharistie n'est pas célébrée tous les jours du Grand Carême, sauf tous les samedis et dimanches, mercredis de la mi-carême, 40e vendredi, et le jeudi saint au cours de la semaine de la Passion.)

Saint Qurbana

o 1 de St Jean 3: 2-17 :

  • 02 Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.
  • 03 Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.
  • 04 Qui commet le péché transgresse la loi ; car le péché, c’est la transgression.
  • 05 Or, vous savez que lui, Jésus, s’est manifesté pour enlever les péchés, et qu’il n’y a pas de péché en lui.
  • 06 Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne l’a pas vu et ne le connaît pas.
  • 07 Petits enfants, que nul ne vous égare : celui qui pratique la justice est juste comme lui, Jésus, est juste ;
  • 08 celui qui commet le péché est du diable, car, depuis le commencement, le diable est pécheur. C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu s’est manifesté.
  • 09 Quiconque est né de Dieu ne commet pas de péché, car ce qui a été semé par Dieu demeure en lui : il ne peut donc pas pécher, puisqu’il est né de Dieu.
  • 10 Voici comment se manifestent les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, et pas davantage celui qui n’aime pas son frère.
  • 11 Tel est le message que vous avez entendu depuis le commencement : aimons-nous les uns les autres.
  • 12 Ne soyons pas comme Caïn : il appartenait au Mauvais et il égorgea son frère. Et pourquoi l’a-t-il égorgé ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises : au contraire, celles de son frère étaient justes.
  • 13 Ne soyez pas étonnés, frères, si le monde a de la haine contre vous.
  • 14 Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort.
  • 15 Quiconque a de la haine contre son frère est un meurtrier, et vous savez que pas un meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui.
  • 16 Voici comment nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères.
  • 17 Celui qui a de quoi vivre en ce monde, s’il voit son frère dans le besoin sans faire preuve de compassion, comment l’amour de Dieu pourrait-il demeurer en lui ?

o

o Hébreux 6 13 :

o 13 Dieu a-t-il jamais dit à l’adresse d’un ange : Siège à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis le marchepied de ton trône ?

o 7 10 :

o 10 car il était en germe dans le corps de son ancêtre quand Melchisédech vint à la rencontre de celui-ci.

o Saint-Luc: 1 26 -38 :

  • 26 Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
  • 27 à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
  • 28 L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
  • 29 À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
  • 30 L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
  • 31 Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
  • 32 Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
  • 33 il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
  • 34 Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
  • 35 L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
  • 36 Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
  • 37 Car rien n’est impossible à Dieu. »
  • 38 Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

o

 

Par Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Homélie 4 sur le 'Missus est', 8-9 (Orval)
 

« Soyez sans crainte, Marie »

 

Vous l'avez entendu, ô Vierge, vous concevrez et enfanterez un fils, non d'un homme - vous l'avez entendu - mais de l'Esprit Saint. L'ange, lui, attend votre réponse : il faut qu'il retourne vers celui qui l'a envoyé. Nous attendons nous aussi, ô Notre-Dame. Accablés misérablement par une sentence de condamnation, nous attendons une parole de pitié. Or voici : elle vous est offerte, la rançon de notre salut. Consentez : nous sommes libres. Dans le Verbe éternel de Dieu nous avons tous été créés ; mais hélas ! la mort fait son œuvre en nous. Une brève réponse de vous suffit pour nous recréer, de sorte qu'à la vie nous soyons rappelés.

Ne tardez plus, Vierge Marie, donnez votre réponse. Ô Notre-Dame, prononcez-la cette parole que la terre, les enfers, les cieux-mêmes attendent. Voyez : le Roi et Seigneur de l'univers, lui qui a désiré votre beauté, désire avec non moins d'ardeur le oui de votre réponse ; à votre consentement il a voulu suspendre le salut du monde. Vous lui avez plu par votre silence ; vous lui plairez davantage à présent par votre parole. Voici que lui-même de là-haut vous interpelle « Ô la plus belle des femmes, fais-moi entendre ta voix » (cf. Ct. 2, 13-14). Oui, répondez vite à l'ange, ou plutôt, par l'ange au Seigneur. Répondez une parole, et accueillez le Verbe ; prononcez votre propre parole, et concevez le Verbe divin ; émettez une parole passagère, étreignez le Verbe éternel.

Vierge prudente, si votre réserve fut agréable à Dieu dans le silence, plus nécessaire est maintenant l'accord de votre parole. Heureuse Vierge, ouvrez votre cœur à la foi, vos lèvres à l'assentiment, votre sein au Créateur. Voici qu'au dehors le désiré des nations frappe à votre porte. Levez-vous, courez, ouvrez-lui : levez-vous par la foi, courez par l'empressement à sa volonté, ouvrez-lui par votre consentement.

« Voici la servante du Seigneur ; qu'il me soit fait selon votre parole. »

 

UNE METHODE SPIRITUELLE ?

Le mieux est d'observer une règle ordinaire d'activité spirituelle : se repentir, prier (sans cesse, sans imagination, avec l'intellect et avec la participation du cœur), lire les pères de l'Eglise, l'Evangile, rechercher la sobriété spirituelle (se garder des pensées, faire la charité). (Archimandrite Sophrony)

 

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 17:13
« Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, Je Suis » (St Athanase)

Par Saint Athanase (295-373),

évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
Sur l'incarnation du Verbe, 21-22 (trad. SC 199, p. 343s)

 

« Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, Je Suis »

 

Quelqu'un pourrait demander : si le Christ devait livrer pour tous son corps à la mort, pourquoi ne l'a-t-il pas quitté simplement comme un homme ; pourquoi est-il allé jusqu'à le faire crucifier ?

Car on pourrait dire qu'il était plus convenable pour lui de déposer son corps dans la dignité, que de subir l'outrage d'une telle mort. Cette objection est trop humaine : ce qui est arrivé au Sauveur est vraiment divin et digne de sa divinité pour plusieurs raisons.


D'abord parce que la mort qui survient aux hommes leur arrive à cause de la faiblesse de leur nature ; ne pouvant durer longtemps, ils se désagrègent avec le temps. Des maladies leur surviennent et, ayant perdu leurs forces, ils meurent. Mais le Seigneur n'est pas faible ; il est la Puissance de Dieu, il est le Verbe de Dieu et la Vie en soi. S'il avait déposé son corps en privé, dans un lit, à la manière des hommes, on aurait pensé... qu'il n'avait rien de plus que les autres hommes... Il ne convenait pas que le Seigneur soit malade, lui qui guérissait les maladies des autres...


Pourquoi donc n'a-t-il pas écarté la mort comme il a écarté la maladie ? Parce qu'il possédait un corps justement pour cela, et pour ne pas entraver la résurrection... Mais, dira peut-être quelqu'un, il aurait dû esquiver le complot de ses ennemis, pour conserver son corps tout à fait immortel. Qu'il apprenne donc, celui-là, que cela non plus ne convenait pas au Seigneur. De même qu'il n'était pas digne du Verbe de Dieu, étant la Vie, de donner la mort à son corps par sa propre initiative, de même il ne lui convenait pas de fuir la mort donnée par d'autres... Une telle attitude ne signifiait aucunement la faiblesse du Verbe, mais elle le faisait connaître comme Sauveur et Vie... Le Sauveur ne venait pas consommer sa propre mort mais celle des hommes.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 17:08
SAINT GABRIEL Archange, qui êtes-vous ?

 

Gabriel appartient aux plus hautes hiérarchies des esprits célestes; il assiste devant la face de Dieu, comme il le dit lui-même à Zacharie.

Les missions qui concernent le salut des hommes par l'Incarnation du Verbe lui sont réservées, parce que c'est dans ce mystère, si humble en apparence, qu'éclate principalement la force de Dieu: or le nom de Gabriel signifie Force de Dieu.

Dès l'Ancien Testament, l'Archange a préludé à ce sublime emploi.

Nous le voyons se manifester à Daniel, après la vision qu'a eue ce prophète sur les deux empires des Perses et des Grecs; et tel est l'éclat dont il brille que Daniel tombe anéanti à ses pieds.

Peu après, Gabriel reparaît encore; et c'est pour annoncer au même prophète le temps précis de la venue du Messie:

Dans soixante-dix semaines d'années, lui dit-il, la terre aura vu le Christ-Roi.

Lorsque les temps sont accomplis, et que le Ciel a résolu de faire naître le dernier des prophètes, celui qui, après avoir averti les hommes de la prochaine manifestation du Divin Envoyé, doit Le montrer au peuple comme l'Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde, Gabriel descend du Ciel dans le temple de Jérusalem, et prophétise au prêtre Zacharie la naissance de Jean-Baptiste, prélude de celle de Jésus Lui-même.

Après six mois, le saint Archange reparaît sur la terre, et, cette fois, c'est à Nazareth qu'il se montre.

Il apporte du Ciel la grande nouvelle. Sa céleste nature s'incline devant une fille des hommes; il vient proposer à Marie, de la part de Jéhovah, l'honneur de devenir Mère du Verbe éternel.

C'est lui qui reçoit le consentement de la Très Sainte Vierge; et quand il quitte la terre, il La laisse en possession de Celui qu'Elle attendait comme la rosée des Cieux.

Mais l'heure est venue où la Mère de l'Emmanuel doit donner aux hommes le fruit béni de Ses chastes entrailles.

La naissance de Jésus s'accomplit dans le mystère de la pauvreté; toutefois le Ciel ne veut pas que l'Enfant de la crèche demeure sans adorateurs.

Un ange apparaît aux bergers des campagnes de Bethléem, et les convoque au berceau du Nouveau-né.

Il est accompagné d'un nombre immense d'esprits célestes qui font entendre les plus ravissants concerts, et chantent: Gloire à Dieu et paix aux hommes!

Quel est cet ange supérieur qui parle seul aux bergers, et dont les autres anges forment comme la cour?

De graves docteurs catholiques nous enseignent que cet ange est Gabriel, qui continue son ministère de messager de la bonne nouvelle.

(Source : Frères des Écoles Chrétiennes, Vie des Saints, p. 120-121)

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 06:11
Visite pastorale inopinée en Afrique du 14 au 24 Mars / Interruption momentanée des parutions
Visite pastorale inopinée en Afrique du 14 au 24 Mars / Interruption momentanée des parutions

Samedi 14 Mars 2015. Eléments pour les méditations  :

Aloho m’barekh.

Des difficultés ayant surgies en notre Mission du Cameroun à l’encontre du cher Père Prieur Provincial et Préfet des Etudes (Notre Monastère de formation est à Yaoundé), moi-même et Abouna Isaac devons partir là-bas pour une visite canonique inopinée. Nous serons absents de ce 14 Mars au 24 Mars.

Vous comprendrez que, d’ici-là, notre rendez-vous quasiment quotidien en sera perturbé. Croyez que je le regrette, veuillez m’en excuser.

Vous trouverez en fin de ce document le programme modifié en conséquence.

Merci de nous accompagner de vos prières et de votre amour fraternel.

Votre fidèlement en Notre-Seigneur.

+Mor Philipose-Mariam

MATIN :

 

Livre de Daniel 13,1-9.15-17.19-30.33-62.

En ces jours-là, il y avait un homme demeurant à Babylone, et son nom était Joakim. 
Il prit une femme nommée Suzanne, fille d'Helcias, d'une grande beauté et craignant Dieu ; 
car ses parents, qui étaient justes, avaient instruit leur fille selon la loi de Moïse. 
Or Joakim était fort riche, et il avait un jardin près de sa maison, et les Juifs affluaient chez lui, parce qu'il était le plus honorable de tous. 
On avait établi juges cette année-là deux anciens d'entre le peuple, dont le Maître a dit : " L'iniquité est sortie de Babylone par des vieillards qui étaient juges, qui paraissaient régir le peuple. " 
Ils fréquentaient la maison de Joakim, et tous ceux qui avaient des différends se rendaient auprès d'eux. 
Vers le milieu du jour, lorsque le peuple s'était retiré, Suzanne entrait dans le jardin de son mari et s'y promenait. 
Les deux vieillards la voyaient chaque jour y entrer et s'y promener, et ils conçurent pour elle une ardente passion. 
Ils pervertirent leur sens et détournèrent leurs yeux pour ne pas voir le ciel et ne pas se souvenir des justes jugements de Dieu. 
Comme ils épiaient un jour convenable, il arriva que Suzanne entra dans le jardin, comme elle l'avait fait la veille et l'avant-veille, sans autre compagnie que deux jeunes filles ; elle voulut se baigner dans le jardin, car il faisait chaud. 
Il n'y avait là personne, sinon les deux vieillards, qui s'étaient cachés et qui l'épiaient. 
Elle dit aux jeunes filles : " Apportez-moi de l'huile parfumée et des onguents, et fermez les portes du jardin, afin que je me baigne. " 
Dès que les jeunes filles furent sorties, les deux vieillards se levèrent, coururent à Suzanne et lui dirent : 
" Vois, les portes du jardin sont fermées, personne ne nous aperçoit, et nous brûlons d'amour pour toi ; consens donc à notre désir et sois à nous. 
Sinon, nous nous porterons témoins contre toi, et nous dirons qu'un jeune homme était avec toi, et que c'est pour cela que tu as renvoyé les jeunes filles. " 
Suzanne soupira et dit : " De tous côtés l'angoisse m'environne. Si je fais cela, c'est la mort pour moi, et si je ne le fais pas, je n'échapperai pas de vos mains. 
Mais il vaut mieux pour moi tomber entre vos mains sans avoir fait le mal que de pécher en présence du Seigneur. " 
Alors Suzanne jeta un grand cri, et les deux vieillards crièrent aussi contre elle. 
Et l'on d'eux courut ouvrir les portes du jardin. 
Quand les serviteurs de la maison entendirent les cris poussés dans le jardin, ils se précipitèrent par la porte de derrière pour voir ce qu'il y avait. 
Lorsque les vieillards se furent expliqués, les serviteurs eurent grande honte, parce qu'on n'avait jamais dit chose semblable de Suzanne. 
Le lendemain, le peuple s'étant rassemblé chez Joakim, mari de Suzanne, les deux vieillards y vinrent aussi, tout remplis de pensées méchantes contre elle, afin de la faire périr. 
Ils dirent devant le peuple : " Envoyez chercher Suzanne, fille d'Helcias, femme de Joakim." Et on envoya aussitôt. 
Elle vint avec ses parents, ses fils et tous ses proches. 
Mais tous les siens et tous ceux qui la connaissaient versaient des larmes. 
Les deux vieillards, se levant au milieu du peuple, mirent leurs mains sur sa tête. 
Elle, en pleurant, regarda vers le ciel, car son cœur avait confiance dans le Seigneur. 
Les vieillards dirent : " Comme nous nous promenions seuls dans le jardin, elle est entrée avec deux jeunes filles et, après avoir fait fermer les portes du jardin, elle a renvoyé les jeunes filles. 
Et un jeune homme qui était caché est venu à elle et a fait le mal avec elle. 
Nous étions dans un coin du jardin ; en voyant le crime, nous avons couru à eux, et nous les avons vus dans cette infamie. 
Nous n'avons pu prendre le jeune homme, parce qu'il était plus fort que nous, et qu'ayant ouvert la porte, il s'est échappé. 
Mais elle, après l'avoir prise, nous lui avons demandé quel était ce jeune homme, et elle n'a pas voulu nous le dire. Voilà ce que nous attestons. " 
La foule les crut, parce que c'étaient des vieillards et des juges du peuple, et ils la condamnèrent à mort. 
Alors Suzanne s'écria à haute voix et dit : " Dieu éternel, qui connaissez ce qui est caché et qui savez toutes choses avant qu'elles n'arrivent, 
vous savez qu'ils ont rendu un faux témoignage contre moi ; et voici que je meurs, sans avoir rien fait de ce qu'ils ont méchamment inventé contre moi. " 
Le Seigneur entendit sa voix. 
Comme on la conduisait à la mort, Dieu éveilla l'esprit saint d'un jeune enfant nommé Daniel. 
Il cria à haute voix : " Pour moi, je suis pur du sang de cette femme ! " 
Tout le peuple se tourna vers lui et lui dit : " Que signifie cette parole que tu dis-là ? " 
Daniel, se tenant au milieu d'eux, dit : Êtes-vous donc insensés à ce point, enfants d'Israël, de faire mourir une fille d'Israël sans examen, sans chercher à connaître la vérité ? 
Retournez au tribunal, car ils ont rendu un faux témoignage contre elle. " 
Alors le peuple retourna en hâte, et les anciens dirent à Daniel : " Viens, prends place au milieu de nous, et expose-nous ton avis, car Dieu t'a donné l'honneur de la vieillesse. " 
Daniel dit au peuple : " Séparez-les loin l'un de l'autre, et je les jugerai. " 
Quand ils furent séparés l'un de l'autre, Daniel en appela un et lui dit : " Homme vieilli dans le crime, les péchés que tu as commis autrefois sont maintenant venus sur toi, 
toi qui rendais des jugements injustes, qui condamnais les innocents et relâchais les coupables, quand le Seigneur a dit : Tu ne feras pas mourir l'innocent et le juste. 
Eh bien, si tu l'as vue, dis sous quel arbre tu les as vus s'entretenant ensemble. " Il répondit : " Sous un lentisque. " 
Daniel dit " Justement tu dis un mensonge pour ta perte ; car l'ange de Dieu qui a déjà reçu l'arrêt divin va te fendre par le milieu. " 
Après l'avoir renvoyé, il ordonna d'amener l'autre, et il lui dit " Race de Chanaan, et non de Juda, la beauté d'une femme t'a séduit et la passion a perverti ton cœur. 
C'est ainsi que vous en agissiez avec les filles d'Israël, et elles, ayant peur de vous, vous parlaient ; mais une fille de Juda n'a pu souffrir votre iniquité. 
Dis-moi donc maintenant sous quel arbre tu les as surpris s'entretenant ensemble. " 
Il dit : " Sous un chêne. " Daniel lui dit : " Justement tu as dit, toi aussi, un mensonge pour ta perte ; car l'ange du Seigneur attend, le glaive en main, le moment de te couper par le milieu, afin de vous faire mourir. " 
Alors toute l'assemblée jeta un grand cri, et ils bénirent Dieu qui sauve ceux qui espèrent en lui. 
Puis ils s'élevèrent contre les deux vieillards, que Daniel avait convaincus par leur propre bouche d'avoir rendu un faux témoignage, et ils leur firent le mal qu'eux-mêmes avaient voulu faire à leur prochain,
afin d'accomplir la loi de Moïse; et ils les firent donc mourir, et le sang innocent fut sauvé en ce jour-là. 


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,1-11.

En ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne des Oliviers. 
Mais, dès le point du jour, il retourna dans le temple, et tout le peuple vint à lui. Et s'étant assis, il les enseignait. 
Alors les Scribes et les Pharisiens lui amenèrent une femme surprise en adultère, et l'ayant fait avancer, ils dirent à Jésus : 
"Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère." 
Or Moïse, dans la Loi, nous a ordonné de lapider de telles personnes. Vous, donc, que dites-vous. 
C'était pour l'éprouver qu'ils l'interrogeaient ainsi, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus, s'étant baissé, écrivait sur la terre avec le doigt. 
Comme ils continuaient à l'interroger, il se releva et leur dit :" Que celui de vous qui est sans péché lui jette la première pierre." 
Et s'étant baissé de nouveau, il écrivait sur la terre. 
Ayant entendu cette parole, et se sentant repris par leur conscience, ils se retirèrent les uns après les autres, les plus âgés d'abord, puis tous les autres, de sorte que Jésus resta seul avec la femme qui était au milieu. 
Alors Jésus s'étant relevé, et ne voyant plus que la femme, lui dit : "Femme, où sont ceux qui vous accusent ? Est-ce que personne ne vous a condamnée ? 
Elle répondit : "Personne, Seigneur" ; Jésus lui dit "Je ne vous condamne pas non plus. Allez, et ne péchez plus." 




Par Saint Ambroise

(vers 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église 
Lettre 26, 11-20 ; PL 16, 1044-1046 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 349) 

 

Le soleil de justice : la nouvelle Loi dans le Temple


 

Une femme coupable d'adultère fut amenée par les scribes et les pharisiens devant le Seigneur Jésus. Et ils formulèrent leur accusation comme des traîtres, de telle sorte que si Jésus l'absolvait, il semblerait enfreindre la Loi, mais que s'il la condamnait, il semblerait avoir changé le motif de sa venue, car il était venu afin de pardonner le péché de tous. 

Pendant qu'ils parlaient, Jésus, la tête baissée, écrivait avec son doigt sur le sol. Comme ils attendaient, il leva la tête et dit : « Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre ». Y a-t-il rien de plus divin que cette sentence : qu'il punisse le péché, celui qui est sans péché ? Comment, en effet, pourrait-on tolérer qu'un homme condamne le péché d'un autre quand il excuse son propre péché ? Celui-là ne se condamne-t-il pas davantage en condamnant chez autrui ce qu'il commet lui-même ? 

Jésus parla ainsi et il écrivait sur le sol. Pourquoi ? C'est comme s'il disait : « Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? » (Lc 6,41). Il écrivait sur le sol du doigt dont il avait écrit la Loi (Ex 31,18). Les pécheurs seront inscrits sur la terre et les justes dans le ciel, comme Jésus dit aux disciples : « Réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux » (Lc 10,20). 

En entendant Jésus, les pharisiens « sortaient l'un après l'autre, en commençant par les plus âgés ». L'évangéliste a raison de dire qu'ils sortirent, ceux qui ne voulaient pas être avec le Christ. Ce qui est à l'extérieur du Temple, c'est la lettre ; ce qui est au-dedans, ce sont les mystères. Car ce qu'ils recherchaient dans les enseignements divins, c'étaient les feuilles et non les fruits des arbres; ils vivaient dans l'ombre de la Loi et ne pouvaient pas voir le soleil de justice (Ml 3,20).


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Sainte Mathilde (ou Maud) de Germanie, Qui êtes-vous ?
Veuve 
(875-968)

 

Épouse d'Henri Ier, roi de Germanie, ils formaient un couple très uni, priant ensemble. Ils eurent cinq enfants.

 

Devenue veuve en 936, elle chercha à réconcilier les deux ainés de ses enfants qui se disputaient la couronne de leur père. Ne pouvant être écoutée, elle se retira dans un monastère de Westphalie, jusqu'à ce que ses fils, honteux de leurs actes, la rappellent.

 

L'aîné Othon alla se faire sacrer Empereur d'Allemagne à Rome, et Mathilde profita de sa régence pour fonder nombre d'églises, de monastères et d'hôpitaux.

 

Juste avant la Révolution Russe de 1917…

L'Église de la Résurrection est un édifice orthodoxe de la ville de Kostroma sur les bords de la Volga, en Russie. Le premier édifice date du XIIIe siècle, mais c’est au XVIIe siècle que, selon la légende, une grande église fut réalisée sur la demande d'un riche marchand qui avait commandé en Angleterre dix tonneaux de teinture et qui, à la place, reçut des tonneaux d'or.

Il considéra cet or non gagné honnêtement comme un cadeau maléfique donné par le démon et décida de le consacrer à la construction d'une magnifique cathédrale qui abrite le vestige le plus précieux de la ville : une icône byzantine appelée Notre Dame de Saint-Théodore, ou encore Notre Dame de Kostroma.

On raconte que juste avant les évènements révolutionnaires de 1917 en Russie, l'icône noircit à tel point que l'image était devenue pratiquement invisible. Ce fut interprété comme un mauvais présage pour la dynastie des Romanov.

A part les monastères, la plupart des églises de la ville ont été transformées ou démolies pendant l'ère soviétique. La seule église à avoir survécu est l’église de la Résurrection abritant cette icône de Notre Dame de Kostroma.

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Nul ne vit seul,

nul ne pèche seul.

Nul n'est sauvé seul.

Continuellement la vie des autres

entre dans ma vie :

en ce que je pense,

dis, fais réalise.

Et vive versa


(Benoit XVI, Pape émérite de Rome)

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Soir :

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 18,9-14.

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : 
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). 
Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. 
Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.” 
Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !” 
Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » 




Par Saint Grégoire le Grand

(v. 540-604), pape et docteur de l'Église 
Moralia, 76 

 

Une brèche ouverte


 

Avec quelle précaution le pharisien qui montait au Temple pour y faire sa prière, et qui avait fortifié la citadelle de son âme, prétendait jeûner deux fois par semaine et donner le dixième de ce qu'il gagnait. En disant : « Mon Dieu, je te rends grâce », il est bien clair qu'il avait apporté toutes les précautions imaginables pour s'en prémunir. Mais il laisse un endroit ouvert et exposé à son ennemi en ajoutant : « Parce que je ne suis pas comme ce publicain ». Ainsi, par la vanité, il a donné à son ennemi d'entrer dans la ville de son cœur qu'il avait pourtant bien verrouillée par ses jeûnes et ses aumônes.



      Toutes les autres précautions sont donc inutiles, quand il reste en nous quelque ouverture par où l'ennemi peut entrer... Ce pharisien avait vaincu la gourmandise par l'abstinence ; il avait surmonté l'avarice par la générosité... Mais combien de travaux en vue de cette victoire ont été anéantis par un seul vice ? par la brèche d'une seule faute ? 



      C'est pourquoi il ne nous faut pas seulement penser à pratiquer le bien, mais aussi veiller avec soin sur nos pensées, pour les garder pures dans nos bonnes œuvres. Car si elles sont une source de vanité ou d'orgueil dans notre cœur, nous combattons alors seulement pour la vaine gloire, et non pour celle de notre Créateur.

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Mars, Avril 2015.

 Programme Général des R.D.V Liturgiques de l’Eglise Syro-Orthodoxe Francophone:

 

MARS :

CHANDAI-BREVILLY (61) :

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30)

-Jeudi 19 Mars, Fête de Saint Joseph, 10h30, Messe et programme habituel (Célébrants : Pères Albert-Marie et Lazard-Marie)

-Samedi 25 Mars : Annonciation à Sainte-Marie

-10h30, Messe suivie du programme habituel

(Nous célébrons la fête de l'Annonciation à Sainte-Marie deux fois par an. Sur le 3ème dimanche après Koodhosh Eetho et le 25 Mars.

[La  Sainte Eucharistie doit être célébrée en ce jour même si elle vient pendant le Grand Carême, durant la Semaine de la Passion ou le Vendredi saint.])

-Dimanche DES RAMEAUX (Hosanna),29  Mars, 10h30 Bénédiction des Palmes, Procession et Messe suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

Du 29 Mars au  lundi 6 Avril (Lundi de Pâque), RETRAITE DE SEMAINE SAINTE (Retraite de Délivrance et de Guérison intérieure)  sur le thème « Tu es né pour le Bonheur »

*YVETOT(76) :

-Le Samedi 14 Mars. La Messe de 10h30 a été supprimée ce mois-ci en raison d’une visite pastorale imprévue du Métropolite accompagné du Père Isaac au Cameroun.

Oratoire Saint Geervarghese Mar Denys Vattasseril .S/C : Sous-Diacre Andres FRANCOIS ( 0613105663).Prêtre desservant : Père Isaac

*JAULDES(16) :

-Dimanche 22 Mars, La Messe de 10h30 a été supprimée ce mois-ci en raison d’une visite pastorale imprévue du Métropolite accompagné du Père Isaac au Cameroun.

LOURDES (65) :

-Dimanche 15 Mars, La Messe de 10h30 a été supprimée ce mois-ci en raison d’une visite pastorale imprévue du Métropolite accompagné du Père Isaac au Cameroun.

*LA CHAPELLE FAUCHER(24) :

-Samedi 21 Mars, La Messe de 10h30 a été supprimée ce mois-ci en raison d’une visite pastorale imprévue du Métropolite accompagné du Père Isaac au Cameroun.

AVRIL :

CHANDAI-BREVILLY (61) :

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30)

*5 Avril, Dimanche de Pâques. Résurrection de Notre-Seigneur.

Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

*NANTES (44) :

-Jeudi 9 Avril, de 9h à 12h/ de 14h à 17h, permanence pastorale. Messe à 18h

Groupe de prière St Charbel, (Mme Maria-Annick Chamberlain), 46 Rue de la Fauvette. 44 NANTES.

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Par Saint Ignace d'Antioche (?-v. 110), évêque et martyr . Lettre aux Ephésiens, 10-14 (trad. Quéré, Seuil 1980, p. 115s rev) 

« Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent »

 

« Priez sans cesse » (1Th 5,17) pour les autres hommes. On peut espérer leur repentir, et qu'ils viendront à Dieu. Mais qu'au moins votre exemple leur indique la voie. A leur colère, opposez votre douceur ; à leur arrogance, votre humilité ; à leurs blasphèmes, vos prières ; à leurs erreurs, la fermeté de votre foi ; à leur violence, votre sérénité, sans chercher à rien faire comme eux. Montrons-leur par notre bonté que nous sommes leurs frères. Essayons « d'imiter le Seigneur » (1Th 1,6). Qui a souffert l'injustice plus que lui ? a été dépouillé et rejeté ? Que l'on ne trouve pas, parmi vous, l'herbe du diable (cf Mt 13,25). Dans une pureté et une tempérance parfaites de chair et d'esprit, demeurez en Jésus Christ.

Voici venus les derniers temps... C'est seulement dans le Christ que nous entrons dans la vie véritable. En dehors de lui, rien de valable ! ... Rien ne surpasse la paix ; elle triomphe de tous les assauts que nous livrent nos ennemis, qu'ils soient célestes ou terrestres... Aujourd'hui il ne suffit plus de professer la foi ; il nous faut montrer jusqu'à la fin de quelle force elle nous remplit.

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Par Saint Ambroise

(v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église . Sur les mystères, 24s (trad. bréviaire rev.) 

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« Est-ce que tu veux retrouver la santé ? »

 

Le paralytique de la piscine de Bézatha attendait un homme [pour l'aider à descendre dans la piscine].

Lequel, sinon le Seigneur Jésus, né de la Vierge ?

Avec sa venue, il n'y avait plus seulement une simple préfiguration qui guérissait quelques individus, mais la vérité elle-même qui guérissait tous les hommes.

C'est donc lui dont on attendait qu'il descende, lui de qui Dieu le Père a dit à Jean Baptiste :

-« Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre du ciel et demeurer, c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint » (Jn 1,32).

Pourquoi l'Esprit est-il descendu alors comme une colombe, sinon pour que tu voies, pour que tu reconnaisses que la colombe envoyée hors de l'arche par Noé le juste était l'image de cette colombe-là, et pour que tu y reconnaisses la préfiguration du sacrement du baptême ? 

Est-ce que tu peux encore hésiter dans le doute, alors que le Père proclame pour toi de façon indubitable dans l'Évangile :

-« Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour » (Mt 3,17) ; alors que le Fils le proclame, lui sur qui l'Esprit Saint s'est manifesté sous la forme d'une colombe ; alors que l'Esprit Saint le proclame aussi, lui qui est descendu sous la forme d'une colombe ; alors que David le proclame :

-« La voix du Seigneur sur les eaux, le Dieu de gloire a tonné, le Seigneur sur les eaux innombrables » (Ps 28,3) ?

L'Écriture atteste aussi qu'aux prières de Gédéon, le feu est descendu du ciel et, de nouveau, à la prière d'Élie, le feu a été envoyé pour consacrer le sacrifice (Jg 6,21 ; 1R 18,38). 

Ne considère pas le mérite personnel des prêtres, mais leur fonction.

Crois donc que le Seigneur Jésus est là, invoqué par la prière des prêtres, lui qui a dit :

-« Quand deux ou trois sont réunis, je suis là, moi aussi » (Mt 18,20).

À plus forte raison, là où est l'Église, là où sont les mystères, c'est là qu'il daigne nous accorder sa présence.

Tu es donc descendu dans le baptistère. Rappelle-toi ce que tu as dit : que tu crois au Père, que tu crois au Fils, que tu crois en l'Esprit Saint.

Par un même engagement de ta parole, tu es tenu de croire au Fils de la même manière que tu crois au Père, de croire en l'Esprit Saint de la même manière que tu crois au Fils, avec cette seule différence que tu professes qu'il faut croire en la croix du seul Seigneur Jésus. 

 

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 21:18
Les deux commandements de l'amour (St Basile)

Par Saint Basile

(v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église 
Grandes Règles monastiques, Q 1-2 (trad. Eds Maredsous 1969, p. 48s)

Les deux commandements de l'amour

Question :

Nous vous prions d'abord de nous dire si les commandements de Dieu se suivent dans un certain ordre.

Y a-t-il un premier, un deuxième, un troisième et ainsi de suite ? ...

    Réponse :

Le Seigneur en personne a déterminé l'ordre à garder dans ses commandements.

Le premier et le plus grand est celui qui regarde la charité envers Dieu, et le second, qui lui est semblable, ou plutôt en est l'accomplissement et la conséquence, concerne l'amour du prochain... 

    Question :

Parlez-nous d'abord de l'amour de Dieu. Il est entendu qu'il faut aimer Dieu, mais comment faut-il l'aimer ? ... 

    Réponse :

L'amour envers Dieu ne s'enseigne pas.

Personne ne nous a appris à jouir de la lumière ni à tenir à la vie par-dessus tout ; personne non plus ne nous a enseigné à aimer ceux qui nous ont mis au monde ou nous ont élevés. De la même façon, ou plutôt à plus forte raison, ce n'est pas un enseignement extérieur qui nous apprend à aimer Dieu.

Dans la nature même de l'être vivant — je veux dire de l'homme — est déposé une sorte de germe qui contient en lui le principe de cette aptitude à aimer.

C'est à l'école des commandements de Dieu qu'il appartient de recueillir ce germe, de le cultiver diligemment, de le nourrir avec soin, et de le porter à son épanouissement moyennant la grâce divine.

J'approuve votre zèle, il est indispensable au but...

    Il faut savoir que cette vertu de charité est une, mais qu'en puissance elle embrasse tous les commandements :

-« Car celui qui m'aime, dit le Seigneur, accomplit mes commandements » (Jn 14,23), et encore : « Dans ces deux commandements sont contenus toute la loi et les prophètes » (Mt 22,40).

 

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 21:08
l'Ecriture, Source de Vie (St Jean Chrysostome)

Par Saint Jean Chrysostome (v. 345-407),

prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église. 3e homélie sur l’inscription des Actes des Apôtres ; PG 51,87 (trad. coll. Migne, n° 66, p. 132)

"Une source d'eau jaillissant jusqu'à la vie éternelle"


La lecture des saintes Écritures est un pré spirituel et un paradis de délices, bien plus agréable que le paradis d'autrefois.

Ce paradis, Dieu ne l'a pas planté sur la terre, mais dans les âmes des fidèles.

Il ne l'a pas placé dans l'Éden, ni en Orient dans un lieu précis (Gn 2,8), mais il l'a étendu partout sur la terre et l'a déployé jusqu'aux extrémités de la terre habitée.

Et puisque tu comprends qu'il a étendu les saintes Écritures sur toute la terre habitée, écoute le prophète qui dit :

-« Leur voix a retenti par toute la terre et leurs paroles jusqu'aux extrémités du monde » (Ps 18,5; Rm 10,18).


Ce paradis a aussi une source comme celui d'autrefois (Gn 2,6.10), source d'où naissent d'innombrables fleuves.

Qui le dit ?

Dieu lui-même qui nous a fait le don de tous ces fleuves :

-« Celui qui croit en moi, dit-il, selon le mot de l'Écriture, de son sein couleront des fleuves d'eau vive » (Jn 7,38).

Cette source est incomparable non seulement par son abondance, mais encore par sa nature.

En effet ce ne sont pas des rivières d'eau, mais les dons de l'Esprit.

Cette source se partage entre toutes les âmes des fidèles, mais elle n'en est pas diminuée.

Elle est divisée, mais elle n'est pas épuisée.

Tout entière chez tous et tout entière en chacun : tels sont en effet les dons de l'Esprit.


Veux-tu savoir quelle est l'abondance de ces rivières ? Veux-tu savoir la nature de ces eaux ?

En quoi elles sont différentes des eaux d'ici-bas, parce qu'elles sont meilleures et plus magnifiques ? Écoute à nouveau le Christ parlant à la samaritaine pour comprendre l'abondance de la source :

-« L'eau que je donnerai à celui qui croit, dit-il, deviendra en lui source d'eau jaillissant en vie éternelle » (Jn 4,14).

Veux-tu aussi connaître sa nature ? Fais-en usage ! Elle n'est pas utile en effet pour la vie d'ici-bas, mais pour la vie éternelle.

Passons donc notre temps dans ce paradis : soyons invités à boire à cette source.

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