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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 22:08

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Holy and adorable Trinity - keep safe from any condemnation those who come in the third week of fasting - and give them in the following on the right path - to keep all Your commandments - May we in innocence and praise come to see Your glorious Resurrection.

Glory to You now and ever and ever and ever. Amin

Mother of God, protection of the faithful - joy of the tormented and afflicted, our immense consolation - does not cease with the angels and our brothers the saints to pray to Him who was born supernaturally from your womb - to deliver us from the Harsh condemnation at the hour of judgment.

Sainte et adorable Trinité - gardez saufs hors de toute condamnation ceux qui arrivent dans la troisième semaine du jeûne - et donne leur dans la suite sur le bon chemin - de garder tous Vos commandements - Puissions nous dans l'innocence et les louanges parvenir à voir Votre glorieuse Résurrection.

Gloire à Vous maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn

Mère de Dieu, protection des fidèles - joie des tourmentés et des affligés, notre immense consolation - ne cesse pas, avec les anges et nos frères les saints, de prier Celui qui naquit surnaturellement de ton sein - pour qu'Il nous délivre de la dure condamnation à l'heure du Jugement.

Mother of God the Joy of All Who Sorrow 27×35 cm, catalog of St Elisabeth…:

Third Monday of Great Lent

lundi, 13 mars 2017

Morning
Genesis 18: 20-33
Judges 6:11-21
Acts 28:1-10
OR
Revelations 2: 1 - 7
I Timothy 6: 1-12
St. Mark 2:13-22

___________________________________

 

Troisième lundi du Grand Carême

Lundi, 13 mars 2017

Matin
Genèse 18: 20-33
Juges 6: 11-21
Actes 28: 1-10
OU
Apocalypse (Révélations) 2: 1 - 7
I Timothée 6: 1-12
Saint Marc 2: 13-22

_________________________________________

 

 Invités à renouveler notre regard 


Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. 

Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. 

(Lc 6, 36-37)


En ce temps de Carême, Jésus nous invite à la miséricorde. Il nous invite à renouveler notre regard sur nous-même et sur les autres.

Il nous invite à un regard large et bienveillant, à un regard sur les événements et sur les personnes qui rejoigne la patience bienveillante du Seigneur, le regard même de Dieu.

 Demandons la grâce de la bienveillance 
L’esprit du monde et les médias diffusent un regard de défiance, de dérision ou d’accusation. Demandons au Seigneur la grâce de la bienveillance.

Ce ne sera jamais une faiblesse, ni une compromission devant le péché ou le mal.

Elle nous  permettra de nous rappeler que nous sommes, nous aussi, nous surtout, pécheurs et que le pécheur vaut bien plus que son péché.Elle nous ouvrira à la grâce d'une véritable conversion personnelle, conversion sans laquelle nous ne pouvons prétendre travailler au salut du monde...

  Aujourd'hui, je fais un pas                                                          

Je contemple les regards miséricordieux de Jésus dans les Évangiles. Le regard de Jésus sur la femme adultère, sur Pierre au moment de son reniement, sur le bon larron au moment de la crucifixion, etc. Avec l'aide de Dieu, je décide de poser un regard bienveillant sur une personne qui m'est partculièrement antipatique ou sur un évènement en particulier qui me déconcerte.

Résultat de recherche d'images pour "Icône de la Crucifixion"

 

Par Saint Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Homélies sur S. Jean, 12 (trad. Bibliothèque augustinienne, DDB 1969, t. 71, p. 655 rev.) 

 

« Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, Je suis »

 

Le Christ a pris la mort, il l'a attachée à la croix, et les hommes mortels ont été délivrés de la mort.

Ce qui était arrivé symboliquement autrefois, le Seigneur le rappelle :

« De même que Moïse à élevé le serpent dans le désert, il faut que le Fils de l'Homme soit élevé, afin que tous ceux qui croient en lui ne périssent pas, mais qu'ils aient la vie éternelle »

(Jn 3,14).

Mystère profond !...

Le Seigneur ordonna en effet à Moïse de fabriquer un serpent d'airain, de l'élever sur un bois au milieu du désert et d'avertir le peuple d'Israël que, si quelqu'un était mordu par un serpent, il regarde le serpent élevé sur le bois.

Ils regardaient et ils étaient guéris

(Nb 21,6-9). 

Que représentent les serpents qui mordent?

Les péchés qui proviennent de la mortalité de la chair. Et quel est le serpent qui est élevé ?

La mort du Seigneur en croix.

En effet, comme la mort est venue par le serpent (Gn 3), elle a été symbolisée par l'effigie d'un serpent.

La morsure du serpent donne la mort ; la mort du Seigneur donne la vie.

Qu'est-ce à dire ?

Pour que la mort n'ait plus aucun pouvoir, on regarde la mort. Mais la mort de qui ?

La mort de la Vie, si on peut parler de la mort de la Vie, et comme on peut le dire, l'expression est merveilleuse.

Est-ce que je vais hésiter à dire ce que le Seigneur a daigné faire pour moi ?

Le Christ n'est-il pas la Vie?

Et pourtant le Christ a été crucifié.

Le Christ n'est-il pas la Vie ?

Et pourtant le Christ est mort. Dans la mort du Christ, la mort a trouvé la mort...; la plénitude de la Vie a englouti la mort, la mort a été anéantie dans le corps du Christ.

C'est ce que nous dirons à la résurrection quand, triomphants, nous chanterons:

« Mort, où est ta puissance ? Mort, où est ton aiguillon ? »

(1Co 15,55).

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ΜΡ.ΘΥ__Παναγία     Εικόνα της Παναγίας «Πάντων θλιβομένων» λειτουργεί από τον Αλέξανδρο Lavdanskogo ( Журнал некорректного изографа (фарисея и сноба по совместительству):

Par Saint Théophane le Reclus: 

"Voici qu'est arrivé le Carême, mère de la chasteté".

Et quelle période vivions-nous avant?

Celle de l'errance. Notre âme errait avec tout ce qui séduisait son regard: visages, objets, voluptés peccamineuses.

Chacun de nous a sa propre passion qu'il cherche à satisfaire.

C'est le moment d'en finir.

Trouve ta Dalila qui t'emprisonne et te livre aux ennemis.

Abandonne-la.

Tu auras alors plus que Samson: tu recouvreras non seulement tes cheveux - les bonnes pensées - et ta force - celle de la volonté, mais tes yeux s'ouvriront, eux aussi: ton esprit contemplera le Seigneur, tu verras toi-même et tout ce qui t'entoure à la vraie lumière.

Voici venir le temps favorable !

Voici le jour du salut !

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SAINT(S) DU JOUR:

Lundi, 13 mars 2017

Saint Epiphane d'Égypte

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Mor Epiphanius naquit au le village de Besanduk près d'Elethropolis en Palestine. Besandouk est dans le voisinage de Gaza.

Bien jeune, saint Epiphanius suivit une vie monastique en Egypte.

Il était attiré par ce mode de vie ascétique qui suivait le modèle et le conseil de Saint Hilarion.

Il a fonda un Monastère (Dayaro) près de Besanduk quand il n'avait qu'une vingtaine d'année et y est resta pendant trente ans.

Il apprit à parler cinq langues: Le grec, l'hébreu, le syriaque, le copte et le latin.

A cause de ce fait ,Saint Jérôme l'appelait «un pentaglot» .

Il était  proche associé du patriarche Saint Paulinos d'Antioche qui avait pris une position sévère contre les hérésies d'Arius et a protégeait le Credo de Nicée.

Ainsi, dans sa lettre (contre toutes les hérésies) aux croyants d' Arabie, il affirmait clairement  sa croyance en «"mère de Dieu" toujours vierge».

Les prêtres et beaucoup d'autres en  Pamphilie  cherchèrent son aide pour résister et vaincre les hérésies d'Arius.

Bien qu'il n'ait pas assisté au Synode convoqué à Constantinople en 381, la déclaration des décisions prises dans ce Synode reprenait textuellement le texte du Credo  existant en l'église de Salamine.

Saint Epiphanius a également parlé avec véhémence contre Origène, et désigné Origène comme «l'ancêtre des hérésies d'Arius».

Saint Epiphanius a souligné l'importance de l'Église dans ses enseignements.

«L'Eglise seule, dit-il, a reçu le contenu de la Tradition, et c'est dans son enseignement et sa décision que le fidèle trouve la vérité».

Il enseigne ainsi "l'Église est construite sur le fondement de la foi de Pierre comme une roche inébranlable ".

(Biographie Courtesy: "Martyrs, Saints et prélats de l'Église orthodoxe syriaque")

 

Mor Epiphanius was born in Besanduk village near Elethropolis, Palestine. Besanduk is in the neighbourhood of Gaza.While very young, St. Epiphanius followed a monastic life in Egypt. He was attracted to the ascetic life that followed the model and advice of St. Hilarion. He founded a dayaro near Besanduk when he was in his twenties and stayed there for thirty years.He gained the ability to speak five languages; Greek, Hebrew, Syriac, Coptic and Latin. St. Jerome called him ‘a pentaglot’ on account of this.

He was a close associate of Patriarch St. Paulinos of Antioch who took a stern stand against the heresies of Arius and protected the Nicaea Creed. In his letter (against all heresies) to the believers in Arabia he clearly asserted his belief in ‘The virgin mother of God’.Priests and many others in Pamphilia sought his help to resist and defeat the heresies of Arius. Even though he did not attend the Synod convened at Constantinople in AD 381, the declaration of the decisions taken in that Synod was a verbatim declaration of the Creed that existed in the church of Salamis. St. Epiphanius also spoke vehemently against Origen, & described Origen as ‘the forefather of Arius’ heresies’.

St. Epiphanius stressed the importance of the Church in his teachings. “The Church alone, he says, has received the content of tradition, and it is in her teaching and decision that the faithful finds the truth.” He teaches thus, ‘the Church is built upon the foundation of the unshaken faith of the rock, St.Peter.’

Biography Courtesy: "Martyrs, Saints, and Prelates of the Syriac Orthodox Church"

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SAINTE EUPHRASIE
Vierge
(382-412)

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Sainte Euphrasie était de race royale, et son père occupait l'une des charges les plus importantes à la cour de Constantinople. Après la mort de ses saints parents, elle renonça à une brillante alliance, et fit distribuer aux pauvres ses immenses richesses pour ne penser plus qu'à servir Jésus-Christ. C'est un monastère de la Thébaïde qui eut la joie de la recevoir, et elle en devint bientôt, malgré sa jeunesse, l'édification et le modèle. 

Dès sa douzième année, elle pratiqua les jeûnes du monastère, et ne mangea qu'une fois le jour; plus tard, elle demeura jusqu'à deux ou trois jours sans prendre de nourriture; elle put même parfois jeûner sans manger, une semaine entière. Les occupations les plus viles avaient sa préférence: cette fille de prince balayait le couvent, faisait le lit de ses soeurs, tirait de l'eau pour la cuisine, coupait du bois, et faisait tout cela avec une joie parfaite. 

Pour éprouver son obéissance, l'abbesse lui commanda un jour de transporter d'un endroit du jardin à l'autre d'énormes pierres que deux soeurs ensemble pouvaient à peine mouvoir. Elle obéit sur-le-champ, saisit les pierres les unes après les autres et les transporta sans difficulté au lieu indiqué. Le lendemain, elle dut les reporter à leur première place. Pendant trente jours on l'employa au même travail, sans qu'on put remarquer sur son visage aucune marque d'impatience. 

Le démon, furieux de voir tant de vertu dans une frêle créature, lui fit une guerre acharnée. Un jour, il la jetait dans le puits où elle tirait de l'eau; une autre fois il la renversait sur la chaudière d'eau bouillante où elle faisait cuire le maigre repas de ses soeurs; mais la jeune sainte appelait Jésus à son secours et se riait des vains efforts de Satan. Les attaques les plus terribles furent celles où le malin esprit lui représentait, pendant son sommeil, les vanités et les plaisirs du siècle qu'elle avait quittés; mais elle en triomphait par un redoublement de mortifications et par le soin de découvrir à son abbesse tous les pièges de son infernal ennemi. 

L'existence d'Euphrasie était un miracle perpétuel; car, malgré ses effrayantes austérités, elle n'était jamais malade, et son teint ne perdit rien de sa beauté ni de sa fraîcheur. Pendant un an, on ne la vit jamais s'asseoir, et elle ne prit qu'un peu de sommeil sur la terre nue. Dieu lui accorda le don de guérir les sourds-muets et de délivrer les possédés.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Sainte Mathilde (ou Maud) , impératrice

(+14 mars 968)

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Tropaire ton 4

Sainte Mathilde, tu t’adonnas à la vie de prière,
ton coeur fut saisi de compassion 
et tu partageas avec les plus pauvres. 
A la fin de ta vie tu supportas la contrariété, l'humiliation et l'injustice. 
Maintenant demande à Dieu pour nous la patience dans l'épreuve. 
http://orthodoxievco.net/ecrits/…/synaxair/mars/mathilde.pdf

Épouse d'Henri Ier, roi de Germanie, ils formaient un couple très uni, priant ensemble. Ils eurent cinq enfants.

 

Devenue veuve en 936, elle chercha à réconcilier les deux ainés de ses enfants qui se disputaient la couronne de leur père. Ne pouvant être écoutée, elle se retira dans un monastère de Westphalie, jusqu'à ce que ses fils, honteux de leurs actes, la rappellent.

 

L'aîné Othon alla se faire sacrer Empereur d'Allemagne à Rome, et Mathilde profita de sa régence pour fonder nombre d'églises, de monastères et d'hôpitaux.

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Saint Benoît de Nursie

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Après avoir bridé haut et court les passions, 
Benoît lâche ici-bas les brides de la vie. 
Jusqu'au ciel humblement son échelle gravie, 
le quatorze, il mérite les acclamations. 
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Tropaire, t. 1

Tu as montré la vérité de ton nom / par tes combats d'ascète, Père théophore Benoît; / ayant fleuri comme un fils de bénédiction, / tu devins une règle, un modèle pour tous ceux / qui ont à cœur d'imiter ta sainte vie / et s'écrient à l'unisson de leurs voix: / Gloire à celui qui t'a donné ce pouvoir, / gloire à celui qui t'a couronné, / gloire à celui qui opère en tous, par tes prières, le salut.

Cathisme, t. 1

En moine, tu menas vertueuse vie, / de manière agréable au Seigneur / et tu reçus le pouvoir des guérisons, / accomplissant d'étonnantes merveilles, Benoît. / Ayant formé un monastère saint, / tu menas vers Dieu une multitude de sauvés. / Gloire à celui qui t'illumina, / gloire à celui qui t'a couronné, / gloire à celui qui par toi opère en tous les guérisons.

Kondakion, t. 6

La divine grâce fut ton riche trésor / et tu conformas tes œuvres à ton nom; / Benoît, tu t'es montré un serviteur du Christ notre Dieu / dans les jeûnes et l'oraison; / l'Esprit saint t'a comblé de ses dons, / et tu mis en fuite l'ennemi; / en toi les malades ont trouvé un médecin / et nos âmes, un défenseur toujours prompt.

VIE DU SAINT:

Notre saint Père Benoît vit le jour vers 480, à Nursie, petite ville de province située dans les montagnes au nord-est de Rome, au sein d'une famille chrétienne pieuse et aisée. Envoyé à Rome pour ses études, celui qui avait acquis dès son enfance la sagesse d'un vieillard, désireux de plaire à Dieu seul, dédaigna les plaisirs du monde et ses vaines promesses, pour se mettre en quête du saint habit monastique.

Comme il s'était arrêté dans la bourgade d'Effide, sa nourrice, qui l'avait suivi avec l'attachement d'une mère, emprunta un crible en terre cuite pour nettoyer le grain, en vue de préparer du pain. Mais le vase se brisa en tombant à terre. Voyant le chagrin de sa nourrice, le jeune garçon se mit à prier avec larmes et lorsqu'il se releva il lui remit l'objet intact. Dans leur admiration pour ce miracle, les habitants suspendirent le crible à la porte de l'église. Mais, craignant de se voir privé de la faveur divine par la vaine gloire des hommes, Benoît s'enfuit alors clandestinement et se retira à Subiaco, dans une grotte perchée à plus de six cents mètres d'altitude, où il demeura inconnu des hommes, sauf d'un moine cénobite, Romain, qui l'avait revêtu du saint habit monastique et venait lui apporter en secret des provisions qu'il économisait sur sa propre portion.

Au bout de trois ans Dieu, qui ne voulait pas laisser cachée sa vertu, révéla la cachette de son serviteur à un Prêtre qui, le jour de Pâques, vint lui apporter de la nourriture. Benoît, qui avait oublié toute notion du temps, le salua en disant : « Je sais bien que c'est Pâques, puisque j'ai l'honneur de te voir! » Peu après des bergers le découvrirent à leur tour et, dès lors, un grand nombre de personnes vint lui rendre visite pour recevoir une parole de salut.

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Un jour, alors que le Saint priait seul, le démon lui apparut sous la forme d'un merle noir et, aussitôt après, il fut terriblement assailli par les feux de la tentation chamelle, à tel point qu'il était presque décidé à quitter sa solitude lorsque, sous l'impulsion de la Grâce, il se jeta nu dans un buisson d'orties et de ronces, et remporta ainsi, par la douleur, une victoire définitive sur la volupté. Gratifié par Dieu de l'impassibilité de la chair, il pouvait à bon droit devenir dès lors maître de vertu pour les autres, comme un homme mûr.

Le supérieur du Monastère voisin de Vicovaro étant venu à mourir, les moines insistèrent auprès de Benoît et parvinrent à le convaincre de prendre leur direction. Mais, dès que celui-ci voulut leur imposer une stricte discipline évangélique, qui se heurtait à leur conduite tortueuse, ils commencèrent à murmurer contre lui et en vinrent même à tenter de l'empoisonner. Mais aussitôt que l'homme de Dieu fit le signe de croix au-dessus de la carafe contenant le breuvage de mort qu'on lui présentait, celle-ci se brisa. Le visage serein et l'âme en paix, sans aucune haine pour ses ennemis, il quitta ceux qui étaient incorrigibles et retourna au désert, pour habiter avec lui-même et veiller constamment sur son coeur en présence de son Créateur, sans laisser l'oeil de son âme répandre ses regards à l'extérieur. ,

Comme il allait croissant en vertus et dans la contemplation, il attira à lui de nombreux disciples et des nobles de Rome vinrent lui confier leurs fils : Maur (cf. le 27 janvier) et l'enfant Placide2. Il les organisa en douze monastères, répartis aux alentours et comportant chacun douze moines, à la tête desquels se trouvait un supérieur qui rendait compte à l'homme de Dieu de tout ce qui concernait la vie commune et l'avancement spirituel de chaque moine. Benoît était à la fois leur père spirituel et le modèle vivant de la parfaite observance monastique. Il subvenait à tous leurs besoins matériels par l'assistance de la grâce divine et, discernant les pensées secrètes de leur coeur, il n'hésitait pas, dans son amour paternel, à les corriger, parfois par des peines corporelles, pour leur faire quitter leurs mauvaises habitudes.

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Ses vertus et de tels miracles suscitèrent cependant de nouvelles tribulations au Saint. Un Prêtre nommé Florent, pris de jalousie à son égard sous la suggestion du diable, se mit à répandre sur lui toutes sortes de calomnies, en vue d'éloigner ses visiteurs, et il alla même jusqu'à lui envoyer, un jour, un pain empoisonné. En recevant ce cadeau maléfique, Benoît le tendit à un corbeau, qui avait coutume de venir prendre sa pitance de sa main, et lui ordonna d'aller le jeter dans un lieu où personne ne pourrait le trouver. Le Prêtre indigne n'en cessa pas pour autant de dresser des embûches au Saint et, voyant qu'il ne pouvait rien contre Benoît lui-même, il entreprit de faire tomber ses disciples en envoyant sept jeunes filles danser nues sous leurs regards, dans le jardin du monastère. Craignant de devenir cause de chute pour ses frères, Benoît décida de ne pas résister davantage au méchant et, après avoir donné ses dernières recommandations aux supérieurs des monastères, il quitta Subiaco à la tête d'un petit groupe de disciples (vers 529). Quand il apprit, quel que temps après, la mort accidentelle de Florent, l'Homme de Dieu se lamenta sincèrement sur lui et soumit à la pénitence un de ses disciples qui s'en était réjoui.

Ils parvinrent au Mont Cassin, montagne élevée située à mi-chemin entre Rome et Naples, au sommet de laquelle se trouvait un temple jadis dédié au culte d'Apollon. Le Saint commença par briser l'idole et renversa l'autel pour transformer le temple en une église dédiée à Saint Martin de Tours (cf. 11 novembre). Il rasa les bois, où les habitants se livraient encore aux cultes idolâtres et réussit à les convertir par sa parole apostolique. Criant de dépit et maudissant Benoît, Satan essaya de dresser des embûches aux moines dans la construction du monastère, mais chaque fois la puissance de Dieu le mettait en déroute.

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Le roi des Ostrogoths, Totila, qui ravageait alors l'Italie par une guerre sanguinaire, voulant éprouver l'esprit prophétique du Saint, envoya à sa place son écuyer revêtu de tous ses ornements royaux, mais dès qu'il vit apparaître le brillant équipage, l'homme de Dieu cria : « Quitte, mon fils, ce qui ne t'appartient pas! » Totila vint alors en personne se prosterner aux pieds du Saint qui le releva lui-même, lui reprocha ses mauvaises actions et lui prédit qu'il trouverait la mort après dix ans de règne dans Rome. Cette prédiction se réalisa exactement, en 556.

Une autre fois, il apparut en songe au supérieur qu'il avait désigné pour un monastère à Terracine, et il lui indiqua tous les emplacements des bâtiments conventuels qu'il devait construire.

En temps de disette, il fit, par sa prière, abonder le blé et l'huile au monastère, afin de laisser ses moines vaquer sans soucis à l'oeuvre de Dieu, à laquelle rien ne doit être préférable3. Il avait organisé la louange de Dieu avec mesure, pour qu'elle soit accessible à tous, en se fondant sur la tradition des Pères d'Orient et sur les usages romains de son temps. Constamment uni à Dieu par la prière, il n'en dédaignait pas pour autant le travail manuel avec ses moines. Un jour, en revenant des champs, il vit à la porte du monastère le corps inanimé d'un enfant que son père avait déposé là. Poussé par sa compassion, Benoît supplia le Seigneur au nom de la foi de ce père éploré, et l'enfant reprit vie. Les paroles mêmes du Saint avaient une puissance divine et elles avaient aussi le pouvoir de châtier ou de délier les âmes des défunts.

En ces temps de guerres et d'invasions, il prédit qu'au dépérissement de Rome, naguère capitale du monde, devait succéder la destruction du Mont Cassin par les Lombards (583). C'est peut-être en ayant en vue cette prophétie que, sur la fin de ses jours, il rédigea sa Règle, document admirable de discernement spirituel et d'une sobriété toute latine, qui devint la véritable charte des moines d'Occident4. En se fondant sur les écrits des Saints Pères : Pachôme, Basile et Cassien, et sur les institutions monastiques qu'il avait adoptées dans son propre monastère, il y expose les principes et les lois de fonctionnement d'un monastère cénobitique.

Pour Saint Benoît le monastère est l'Eglise en résumé et une école où l'on apprend le service du Seigneur5 sous la conduite de l'Abbé et au moyen de la sainte obéissance aux commandements évangéliques. C'est là qu'en persévérant jusqu'à la mort et en prenant part, par la patience, à la Passion de notre Seigneur Jésus-Christ, que les moines pourront progresser de vertu en vertu afin d'atteindre son Royaume éternel. Si, dans les débuts, il leur faut faire violence à la nature rétive, dans la mesure où ils se libéreront de leur égoïsme leur coeur se dilatera et ils pourront courir dans la voie des préceptes de Dieu avec une ineffable douceur d'amour.

Tout comme l'Evêque dans l'église locale, l'Abbé tient dans le monastère la place du Christ6, et il doit rendre compte devant Dieu de l'obéissance de ses disciples, en donnant tout son soin à les instruire, certes par sa parole mais surtout par l'exemple de sa propre vie. Père spirituel plein d'amour, il doit aussi savoir tempérer sa douceur par une juste sévérité et, s'il a toute autorité dans le domaine spirituel, il doit agir avec conseil en ce qui concerne la vie matérielle de la communauté et doit répartir les responsabilités entre les différents "officiers". Après avoir exposé les instruments des bonnes oeuvres, les vertus monastiques et les degrés de l'humilité qui nous fait accéder à la charité, c'est-à-dire l'union avec Dieu, Saint Benoît définit comment doivent être célébrés les Offices divins du jour et de la nuit, et précise qu'on doit s'y tenir, en présence de Dieu et des Anges en psalmodiant de telle sorte que notre esprit soit en accord avec notre voix8.

Il passe ensuite en revue tous les aspects de la vie comunautaire, en relevant de manière infaillible tout ce qui pourrait être occasion de chute ou de négligence dans les devoirs sacrés des moines : les repas, le sommeil, les vêtements, les services ménagers, le travail manuel, les sorties du monastère, la réception des hôtes, et les rapports des frères entre eux et avec les étrangers. Rien n'échappe à sa sollicitude pastorale et en quelques mots il précise ce qu'il convient de faire pour que tout s'accomplisse « dignement et dans l'ordre » (I Cor. 14:40).

Finalement, après avoir humblement rappelé que cette Règle ne saurait être qu'une ébauche et le commencement de la vie spirituelle, il renvoie à l'enseignement des Saints Pères ceux qui désirent se livrer à la contemplation pour atteindre la patrie céleste.

Quelque temps après le merveilleux et ultime entretien du saint avec sa sœur sainte Scholastique9 et le décès de celle-ci, alors qu'il se tenait de nuit à sa fenêtre en prière, il vit soudain une lumière fulgurante repousser les ténèbres et, au cœur de cette lumière, il contempla le monde entier comme ramassé sous un seul rayon de soleil. Elevé au-dessus du monde et hors de lui-même par son union au Créateur, Benoît pouvait en effet contempler toute la création, tout ce qui est au-dessous de Dieu, dans la lumière divine qui jaillissait de son coeur. Ayant atteint les confins de la vie future, il vit alors, dans cette lumière, l'âme de Germain, l'Evêque de Capoue, qui s'envolait vers le ciel. Saint Benoît appartenait dès lors plus au ciel qu'à la terre et, ayant annoncé le jour de sa mort, il ordonna qu'on ouvrît son tombeau, dans lequel avait été déposé quelque temps plus tôt le corps de sa soeur, puis il fut saisi d'une violente fièvre. Il se fit conduire à l'oratoire, reçut la Sainte Communion et, se tenant debout, soutenu par des frères, il éleva les mains vers le ciel et rendit son dernier soupir en murmurant les paroles d'une ultime prière (vers 560). Le même jour des frères virent un chemin jonché de riches tapis et illuminé d'innombrables torches s'élever de son monastère jusqu'au ciel, et un vénérable vieillard apparut au sommet pour leur révéler que c'était par là que le Saint était passé pour rejoindre sa patrie céleste. Les miracles abondèrent par la suite auprès des Reliques de Saint Benoît. Mais après la destruction du monastère par les Lombards, celles-ci furent oubliées, jusquà ce que des moines du Monastère de Fleury-sur-Loire viennent les prendre, au début du VIIIe siècle, pour les transférer dans leur monastère, où l'on peut encore les vénérer de nos jours (Saint-Benoît-sur-Loire).

L’image contient peut-être : intérieur

1. Nous résumons le Livre II des Dialogues de St Grégoire, qui lui est entièrement consacré.
2. Mémoire le 5 octobre dans l'Eglise latine.
3. Règle de Saint-Benoît, 43.
4. Cf. Notice de St Benoît d'Aniane au 12 février.
5. Règle, Prologue.
6. Ibidem.
7. Idem, 2.
8. Idem, 19.
9. Cf. la notice de celle-ci, le 10 février
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/…/stsm…/mars14bis.html

 

 

 

His name, Benedictus, means "Blessed" in Latin. He was born in 480 in Nursia, a small town northeast of Rome. He had only rudimentary schooling: he wrote later of his fear that through book-learning he might 'lose the great understanding of my soul.' At an early age he fled to a monastery where he was tonsured; he then withdrew to a remote mountain, where he lived or several years in a cave, perfecting himself in prayer. His only food was some bread brought to him by Romanus, the monk who had tonsured him. When he became known in the area, he fled his cave to escape the attentions of the pious; but flight proved useless, and in time a community of monks formed around him. He was granted many spiritual gifts: he healed the sick and drove out evil spirits, raised the dead, and appeared in visions to others many miles away.

 

  Benedict founded twelve monasteries, most famously that at Monte Cassino. Initially, each monastic house had twelve monks, to imitate the number of the Twelve Apostles. The Rule that he established for his monks was based on the works of St John Cassian and St Basil the Great, and became a standard for western monasteries. Thus he is sometimes called the first teacher of monks in the West.

 

  Six days before his death, the Saint ordered that his grave be opened, gathered all his monks together, gave them counsel, then gave his soul back to God on the day that he had predicted. At the moment of his death, two monks in different places had the same vision: they saw a path from earth to heaven, richly adorned and lined on either side with ranks of people. At the top of the path stood a man, clothed in light and unspeakably beautiful, who told them that the path was prepared for Benedict, the beloved of God. In this way, the monks learned that their abbot had gone to his rest.

Après avoir connu le pire, il n'y a rien à craindre 

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Condamnée à mourir à 12 ans du fait d'une maladie rare du système respiratoire, Frédérique Lemarchand a passé son enfance à l'hôpital. Les médecins étaient unanimes, et ses parents aussi avaient lâché prise et avaient déjà fait leur deuil.

La vie – et Notre 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ,à l'intérieur et à l'exterieur de notre Tradition Syro- Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

 

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Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

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Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ...

Comment recourir aux services de prêtres compétents, formés et expérimentés appartenant à l'un ou l'autre Monastère d'une Eglise Orthodoxe-Orientale.(Tradition Syriaque Orthodoxe des Indes/ Malankare)

SUR LES DEMONS,

par Saint Jean Chrysostome :

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PREMIÈRE HOMÉLIE SUR LES DÉMONS.

Contre  ceux qui prétendent que les démons gouvernent les choses humaines; — contre ceux qui s'irritent contre les châtiments infligés par Dieu et qui se scandalisent da la prospérité des méchants et du bonheur des justes.

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AVERTISSEMENT ET ANALYSE.

 

La similitude des sujets nous fait placer à la suite l'une de l'autre les trois homélies sur les démons ; chacune d'elles traite de l'impuissance du démon, prouve qu'il ne gouverne pas le monde et qu'il n'apporte dans la vie humaine trouble et malheur qu'en raison de la faiblesse et de la lâcheté des hommes. Dans l'édition de Morel, ces homélies sont séparées et placées en des endroits fort éloignés l'un de l'autre : ainsi celle qui est chez nous la première se trouve dans l'édition de Morel la 63° du tome V; la seconde se trouve la 25° du tome Ier; la troisième se trouve la dernière du tome II; mais il semble que Morel les a ainsi séparées au hasard plutôt qu'à dessein. — Dans l'édition de Savilius, les deux premières se suivent dans le tome VI; mais la troisième est placée un peu plus loin, bien que les meilleurs catalogues la joignent à la seconde, comme le réclame du reste la concordance du sujet et du temps.

La première fut prononcée certainement après le dimanche où le saint docteur fit sur l’Obscurité des prophéties son deuxième et si long discours. — Au commencement de l'homélie, il répète successivement tout ce qu'il atteste avoir dit à la fin du discours, à savoir que les saints et les saintes rappelaient avec des marques de douleur et de détestation le souvenir de leurs propres péchés et non pas celui des péchés d'autrui; il reprend les mêmes exemples et les mêmes pensées dans le même ordre. — Tillemont objectait qu'on ne retrouvait pas l'exemple tiré du fait de saint Pierre qui s'écriait : Eloignez-vous de moi, Seigneur, parce que je suis un pécheur; mais la leçon d'un très-ancien manuscrit montre qu'il faut le rétablir dans le discours sur l'Obscurité des prophéties. — Du reste, s'il est certain que la première homélie sur le démon ne vient, dans l'ordre du temps, qu'après l’homélie sur l'Obscurité des prophéties, il n'est nullement certain qu'elle vienne avant la deuxième homélie sur le démon : on ne peut pas même dire si elle fut écrite dans le même temps ou à une autre époque.

La troisième homélie sur le démon fut prononcée le surlendemain, de la seconde, comme le prouvent les premiers mots de l’exorde. —Toutes deux traitent la même question. — Aussi sont-elles désignées à la suite l'une de l'autre dans le catalogue édité par Servilius et dans le vieux manuscrit de Colbert.

Pour résumer, il est certain que la première homélie sur le démon fut prononcée peu de jours après les homélies sur l'Obscurité des prophéties et que la seconde fut prononcée deux jours avant la troisième; mais le fut-elle avant la première et quel temps s'écoula entre l'une et l'autre, c'est ce qu'on ne saurait dire. — Quoiqu'il en soit, nous pouvons affirmer qu'elles furent toutes prononcées à Antioche, puisqu'il y est question de l'évêque Flavien; mais en quelle année, on l'ignore, on ne peut même en faire une conjecture plausible. — Tillemont remarque qu'un passage de la seconde semble se rapporter à la vingt-unième homélie au peuple d'Antioche : c'est l'endroit où saint Jean Chrysostome dit que le matin il a déjà prêché aux catéchumènes le même sujet, le renoncement au démon : or, c'est précisément ce qu'il fait dans cette vingt-unième homélie qui dût être prononcée en 387 ou 388.

Mais l'éditeur bénédictin fait remarquer ici : 10 que, de 386 à 398; saint Jean Chrysostome dut faire au moins deux fois par an une instruction aux catéchumènes sur le renoncement à Satan; et par conséquent qu'il peut faire allusion à tout autre passage qu'à celui qui nous est conservé dans la vingt-unième homélie; 20 que la seconde homélie sur le démon, prononcée en présence de l'évêque Flavien, ne doit pas être assignée à l'année 387, puisque Flavien était à Constantinople pendant le carême de cette même année.

Stilting, dans la nouvelle édition de D. CEILLIER, indique le mois de mars 386.

La traduction latine de la première et de la seconde homélie est de Fronton-le-Duc, légèrement retouchée; celle de la troisième et de l'éditeur bénédictin.

 

1° Saint Chrysostome rappelle et résume le second discours qu'il avait prononcé le dimanche précédent sur l'obscurité des prophéties; il félicite ses auditeurs sur ce que la longueur démesurée de ce discours, au lieu de les fatiguer n'avait fait que montrer (148) combien ils étaient avides d'entendre la parole de Dieu. — 2° Apologie de la divine Providence, premier chef : ce n'est pas Dieu qui nous a retiré ses dons, c'est nous qui les avons laissé perdre, deuxième chef: nous avons reçu dans la suite des dons meilleurs; ceux de la bienheureuse éternité. — 3° Quand même Dieu nous aurait ôté nos privilèges après notre péché, sans les remplacer par d'autres, il aurait encore agi providentiellement et pour notre bien. — 4° Application de ce principe à la confusion des langues, ce châtiment a été utile aux hommes. — 5° Du mal moral et du mal physique, de leur différence; que celui-ci est le remède de celui-là. — 6° Ce que feraient les démons si le monde leur était livré. — 7° Pourquoi sur deux méchants l'un est-il puni et l’autre non? — 8° Conclusion et exhortation à ne pas accuser la providence de Dieu.

 

1. Je craignais que, fréquemment entendue, ma parole ne vous devînt fastidieuse; je vois que le contraire est arrivé : elle a produit en vous, non pas la fatigue, mais un désir plus vif; non pas la satiété, mais un plaisir mieux senti. Vous éprouvez ce que, dans leurs banquets profanes, ressentent ordinairement les gens qui aiment le vin : plus ils boivent, plus ils aiguisent leur soif; de même plus nous avons distribué avec abondance l'enseignement, plus nous avons enflammé votre ardeur, votre zèle, votre amour. C'est pourquoi, tout convaincu que je suis de mon extrême indigence, je ne laisserai pas d'imiter la conduite d'un hôte généreux et opulent, en nous offrant la table toujours servie et la coupe toujours pleine de la doctrine de vérité. Et de fait je vous vois, après l'avoir épuisée jusqu'à la dernière goutte, vous retirer en emportant encore la soif : sans doute je vous ai de tout temps connus tels, mais mieux encore depuis le dernier dimanche. Que vous soyiez insatiables de la parole divine; j'en ai eu la preuve en ce jour-là où je vous ai montré qu'il faut ne jamais parler mal les uns des autres; en ce jour où je vous ai indiqué une matière sur laquelle vous pourriez en toute sûreté vous livrer à votre penchant pour la critique, quand je vous exhortais à poursuivre de malédictions vos propres fautes et à ne pas rechercher curieusement celles d'autrui; en ce jour où je faisais comparaître devant vous les saints qui, sévères à eux-mêmes, se montraient indulgents pour les autres; ainsi vous avez entendu saint Paul qui disait: Je suis le premier des pécheurs; après avoir été blasphémateur, persécuteur, impie, j'ai trouvé grâce devant Dieu; saint Paul qui s'appelait lui-même un avorton indigne du nom d'apôtre (I Tim. I, 15-13; 1 Cor. XV, 8); et saint Pierre qui disait au Christ :Retirez-vous de moi, Seigneur, je ne suis qu'un pécheur (Luc, V, 8); et saint Matthieu qui, même au temps de son apostolat, se nommait lui-même un publicain (Matth. X, 3) ; et David qui s'écriait : Mes iniquités se sont élevées plus haut que ma tête et m'ont écrasé comme un lourd fardeau (Ps. XXXVII, 5) ; et Isaïe qui poussait ce douloureux gémissement: Je suis impur et j'ai des lèvres souillées (Isaïe, VI, 5) ; et les trois enfants dans la fournaise qui confessaient et déclaraient qu'ils avaient péché, trangressé la loi, méprisé les ordres de Dieu; et Daniel enfin qui se livrait à une douleur semblable. Ce jour-là, après avoir cité tous ces saints personnages, j'ai interpellé aussi les personnes à langue mauvaise, ces mouches calomniatrices comme je les appelais en employant une comparaison qui me paraît légitime : pareils à ces insectes qui s'attachent aux plaies et les sucent, ces sortes de gens mordent aux péchés du prochain, ils y puisent des germes de maladie qu'ils communiquent ensuite à ceux qui vivent autour d'eux. Les personnes qui tiennent une conduite opposée, je les nommais les abeilles : celles-ci, au lieu de recueillir des poisons, s'appliquent à composer le miel d'une excellente piété et pour cela elles volent habituellement sur les prairies spirituelles où fleurissent les vertus des saints.

C'est en ce jour, dis-je, que vous avez témoigné d'une ardeur infatigable. En effet comme mon discours s'allongeait, se prolongeait indéfiniment, au delà de mes limites accoutumées, plusieurs de mes amis commençaient à craindre que, sous la surabondance de mes paroles, votre zèle ne s'éteignit; le contraire est arrivé : votre coeur n'était que plus enflammé et votre désir plus ardent. Mais la preuve ? La voici 1 A la fin du discours les applaudissements étaient plus vifs et les acclamations plus fortes. C'était comme à la fournaise : au commencement le foyer ne donne qu'une lumière peu brillante, mais, dès que la flamme a saisi tout le bois préparé pour l'alimenter elle s'élance à une hauteur immense; ainsi en arriva-t-il ce jour là. Au commencement, l'assemblée ne se montrait pas très-émue; mais, quand le discours se fut développé, se fut emparé de toute sa matière, quand il eut répandu largement la vérité, alors le désir de tout entendre embrasa les esprits et les applaudissements éclatèrent avec force. Aussi, bien (149) que je ne fûsse préparé que pour une courte instruction, je dépassai la mesure; ou plutôt, non, je ne dépassai pas la mesure; car j'ai l'habitude de mesurer la quantité de l'enseignement, non pas au nombre des mots que je prononce, mais à la ferveur de ceux qui m'écoutent. Celui qui ne parle qu'à des auditeurs dégoûtés a beau les prêcher avec concision, il a toujours l'air de les ennuyer; celui au contraire, qui les trouve en éveil, attentifs et ardents, peut s'étendre longuement : il ne rassasiera pas leurs désirs.

 

Mais, comme il se rencontre au milieu d'une si grande foule des personnes d'une intelligence plus lente et plus faible qui ne peuvent suivre le discours dans tout son développement, je veux leur donner un bon conseil quand elles ont reçu ce qu'elles sont capables de porter et recueilli ce qui leur est suffisant, qu'elles se retirent. Nul ne les oblige, nul ne les contraint à demeurer ici plus longtemps qu'il ne leur est utile. Qu'elles ne me mettent donc pas dans la nécessité de finir mon discours trop tôt. Vous êtes rassasié, c'est bien, mais votre frère a encore faim ; vous êtes désaltéré, j'en conviens, mais votre frère a encore soif. C'est pourquoi d'une part il faut que votre frère ne surcharge pas votre faiblesse en vous obligeant à recevoir plus que vous ne pouvez et que, de l'autre, vous ne soyez pas un obstacle à son zèle en l'empêchant de recevoir tout ce qu'il peut.

2. Dans les banquets profanes, il en est de même : les uns s'y rassasient plus vite, les autres plus lentement. Ceux-ci ne blâment pas ceux-là et ceux-là ne condamnent pas ceux-ci. Quitter de bonne heure un festin profane, c'est chose louable; quitter de bonne heure le festin spirituel, c'est chose, sinon louable, du moins excusable. Là, cesser trop tard est une faute et une honte ; ici, se retirer un peu plus tard, c'est une action qui mérite éloge et recommandation. Pourquoi ? Là, c'est la gourmandise qui fait le retardement; ici, la constance et la persévérance proviennent d'une faim spirituelle et d'une soif divine.

Mais c'est assez d'exorde. Arrivons à cette dette que j'ai laissée en arrière depuis ce jour dont je parlais tout à l'heure. Qu'est-ce donc que nous disions ? Nous disions que les hommes avaient, à l'origine du monde, l'unité de langage comme l'unité de nature : ceux-ci ne parlaient pas une langue et ceux-là une autre.

D'où est venue la diversité des langues ? De la lâcheté de ceux qui avaient reçu le don de Dieu. Nous avons exposé ces deux choses: la bonté de Dieu démontrée par l'unité du langage, et l'ingratitude de ses serviteurs démontrée par la diversité des langues. Dieu prévoyait que nous abuserions de son don, il nous l'accorda cependant; et nous qui l'avons reçu nous avons montré, par la façon dont nous l'avons gardé, combien nous en étions indignes. Voici donc mon premier chef d'apologie : ce n'est pas Dieu qui nous a retiré son don, c'est nous qui l'avons laissé perdre. Voici le second : nous avons reçu dans la suite des dons meilleurs que ceux que nous avons perdus, puisque, à la place de la vie laborieuse de ce monde, Dieu nous accorde la vie bienheureuse de l'éternité, et qu'en remplacement des épines et des ronces il fait germer dans nos âmes les fruits de l'Esprit-Saint. Rien n'était plus vil que l’homme, rien n'est devenu plus noble; il occupait la dernière région des créatures intelligentes; les pieds ont pris la place de la tête, ils ont été installés par privilège sur le trône même du roi. De même qu'un seigneur généreux et magnifique, voyant un naufragé qui n'a pu sauver des flots que son pauvre corps tout nu, le reçoit à bras ouverts, le couvre de splendides vêtements et le pousse aux honneurs les plus élevés, ainsi Dieu à traité notre nature. L'homme avait perdu tout ce qu'il possédait, ce franc-parler, cette intimité, cette vie familière, toute cette existence pleinement heureuse dont il jouissait au paradis en société avec Dieu; il était sorti de là, comme d'un naufrage, tout nu. Mais Dieu l'accueillit, l'habilla, le prit par la main et pas à pas le conduisit jusqu'au ciel. Et pourtant un tel naufrage ne méritait guère la pitié. Ce n'était pas la violence du vent, mais la lâcheté du nautonnier qui avait provoqué la tempête.

Toutefois, sans s'arrêter à cette considération, Dieu, touché de la grandeur d'un tel désastre, eut compassion de l'homme qui s'échouait à l'entrée du port, et il le traita avec autant de bonté que s'il eût sombré en pleine mer faillir au paradis, c'était faire naufrage au milieu du port. Et pourquoi? Parce que l'homme chancela et succomba dans le temps où il n'était encore assailli ni par les chagrins, ni par les soucis, ni par les fatigues, ni parles peines, ni par les flots innombrables des passions. Pareil à ces malfaiteurs qui, dans leurs courses (150) à travers l'Océan, attaquent avec une pointe de fer les flancs d'un navire et introduisent dans sa cale les ondes de la mer, le démon, voyant voguer heureusement la nef du premier homme, je veux dire son âme comblée de biens innombrables, l'aborda en s'armant de quelques paroles perfides comme d'un fer imperceptible, la transperça, en pilla tous les trésors et la coula elle-même à fond. Mais Dieu sut tirer de ce désastre un profit plus grand que la perte ; il éleva notre nature jusqu'aux honneurs de la royauté. C'est pourquoi saint Paul s'écrie : Il nous a ressuscités avec lui, il nous a fait asseoir à sa droite au plus haut des cieux, afin de montrer aux siècles à venir les richesses surabondantes de sa grâce et de sa bonté pour nous. (Ephés. II , 6.) Que dites-vous, grand apôtre? L'événement est arrivé, il a reçu son accomplissement, et vous dites: « afin de montrer aux siècles à venir ! » N'a-t-il donc pas montré déjà! Oui, il a montré, non pas à tous les hommes, mais à nous qui sommes croyants : l'infidèle n'a pas encore vu ce prodige. Un jour, toute la race des hommes, comparaissant ensemble devant son Maître, contemplera stupéfaite ce qui se sera accompli, et nous-mêmes le verrons plus clairement. Dès à présent nous croyons; mais la vue et l'ouïe ne nous donnent pas de ce miracle des notions également complètes; en effet, quand nous entendons raconter les magnificences royales de la pourpre, du diadème, des parures en or et du trône, nous sommes sans doute ravis d'admiration; mais c'est bien autre chose quand nous contemplons de nos propres yeux le prince lui-même siégeant sur son trône sublime au milieu de tous ses courtisans assemblés. Ainsi en sera-t-il du Fils unique de Dieu , lorsque les cieux se déploieront comme une draperie et que le Roi des anges, entouré des multitudes célestes, descendra vers nous. Alors, nos yeux nous feront saisir plus fortement et plus pleinement ce miracle. Imaginez ce que sera pour nous de contempler notre nature humaine transportée par les chérubins et escortée par toute l'armée angélique.

3. Considérez quelle sagesse et quel soin met saint Paul à chercher des expressions qui puissent rendre l'amour de Dieu pour les hommes ! Il ne dit pas simplement la grâce ni simplement les richesses de l'amour divin : que dit-il? Les richesses surabondantes de la grâce dans la bonté divine. (Eph. II, 7.) Et avec tout cela il ne trouve pas encore une expression qui soit à la hauteur de ce qu'il veut dire. Essayez de retenir entre vos mains un corps fluide; y missiez-vous cent mains, il coule et vous échappe. Ainsi en est-il de la bonté de Dieu. Quelles que soient la magnificence et l'ampleur des expressions dont vous voudrez la revêtir, vous ne parviendrez pas à l'y renfermer; son immensité échappera toujours aux misérables étreintes de vos paroles. Saint Paul en fit l'épreuve; et sentant l'énergie de son langage vaincue parla grandeur du sujet, il cessa de lutter, et se résuma en un seul mot. Lequel? Grâces soient à Dieu pour son inénarrable don! (II Cor. IX, 15.) En effet, aucune langue ne peut exprimer ni aucun esprit concevoir la divine Providence: c'est pourquoi l'Apôtre l'appelle un don inénarrable, et qu'ailleurs il affirme qu'elle est au-dessus de toute conception; voici sa phrase: La paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos coeurs. (Phil. IV, 7.)

 

J'ai développé les deux moyens apologétiques en faveur de la divine Providence, que j'avais annoncés: le premier, ce n'est pas Dieu qui nous a repoussés, c'est nous qui l'avons abandonné; le second, nous avons reçu plus que nous n'avons perdu. Je veux en ajouter un troisième: Quel est-il? Lors même que Dieu ne nous eût pas rendu plus que nous n'avions perdu, lors même qu'il se fût borné à nous enlever ce qu'il nous avait accordé, t'eût été assez pour faire ressortir les soins de sa providence envers nous, supposé, bien entendu, que nous lui eussions fourni un motif légitime de sévérité. Ce n'est pas seulement en donnant, mais encore en ôtant ce qu'il a donné que Dieu fait preuve d'amour. Une réflexion sur le paradis va nous le montrer clairement. Il nous donna le paradis, ce fut de sa part pure bonté; nous nous en sommes rendus indignes, ce fut de la nôtre sottise et ingratitude; il retira son présent à ceux qui ne le méritaient plus, ce fut encore par charité. Mais, direz-vous, quelle charité peut-il y avoir à reprendre ce qui a été donné? — Attendez que vous ayez tout entendu ! Songez un peu à ce qu'eût été Caïn, s'il eût habité le paradis après son fratricide ! Après avoir été chassé de cette bienheureuse demeure, après avoir été condamné au travail et aux misères de la vie, voyant sur sa tête la mort planer comme une menace perpétuelle, et devant ses yeux le malheur de ses parents, et sous ses pas les vestiges de la colère divine; si enfin enveloppé par tant de maux, il se précipita dans un tel excès de (151) méchanceté qu'il ne connut plus les lois de la nature, qu'il oublia la communauté de naissance et d'origine, qu'il égorgea celui qui ne lui avait fait aucun tort, qu'il versa le sang de son frère et en souilla sa main, qu'il résista au Seigneur qui l'exhortait à la paix, qu'il outragea son Créateur et déshonora ses parents, songez, s'il eût habité encore le paradis, songez à quelles horreurs d'iniquité il se fût emporté ! Si, retenu par tant de freins, il regimba jusqu'au meurtre, en quel abîme ne se fût-il pas précipité, ces obstacles une fois enlevés ?

Voulez-vous encore par l'exemple de notre commune mère apprendre combien il nous fut utile de quitter le séjour du paradis ? Eh bien! examinez ce que fut Eve avant la chute et ce qu'elle devint après ! Avant, elle jugea le diabolique séducteur, le détestable démon plus digne de foi que Dieu et ses prescriptions: à la première vue de l'arbre interdit, elle foula aux pieds la loi portée par le Seigneur; mais, après l'expulsion, combien elle fut meilleure et plus sage. Ayant enfanté un fils, elle dit : Par la grâce de Dieu, j'ai acquis un homme. (Gen. IV, 1.) C'est au Seigneur qu'elle recourt immédiatement, à ce même Seigneur qu'elle avait naguère méprisé; elle n'attribue la naissance de son fils ni aux lois de la nature ni à celles du mariage; c'est au Maître de la nature qu'elle porte sa reconnaissance, à lui qu'elle rend grâces. Elle, qui auparavant avait induit en péché son mari, elle édifia plus tard son fils et lui imposa un nom destiné à lui rappeler toujours qu'il était un présent de Dieu; et, quand elle devint mère encore une fois, elle s'écria : Dieu m'a suscité un rejeton à la place d'Abel que Caïn a tué. (Gen. IV, 25.) Elle garde souvenir de son malheur; mais, au lieu de s'en irriter, elle bénit Dieu, elle donne à son fils un nom qui exprime la faveur divine et qui fournit à cet enfant un motif perpétuel d'enseignement. Ainsi, en retirant ses présents, Dieu en accorde d'autres plus nombreux et plus grands : chassée du paradis, la femme apprend par son exil à connaître Dieu, elle gagne plus qu'elle ne perd. — Nais, s'il nous était avantageux de perdre le paradis, à quoi bon nous le donner dans le commencement? — Mon ami, ce fut pour donner une utile leçon à notre lâcheté. Si nos premiers parents eussent bien connu Dieu, bien veillé sur eux-mêmes, bien pratiqué la prudence et la modération, ils fussent demeurés en possession de leur dignité originelle; (151) mais, parce qu'ils déshonorèrent le don qu'ils avaient reçu, il leur fut utile de s'en voir dépouillés. Pourquoi Dieu les combla-t-il de ses dons dans le principe? Ce fut pour montrer qu'il nous aime, qu'il est toujours prêt à nous porter aux plus magnifiques honneurs; nous au contraire, nous sommes partout les propres auteurs de nos châtiments et de nos peines, nous nous privons par notre propre lâcheté des biens qui nous ont été accordés. Ainsi, un bon père de famille commence par permettre à son fils le séjour dans sa maison et la jouissance dans tous ses biens ; mais si plus tard il le voit se laisser corrompre par l'honneur même qu'il lui fait, il l'éloigne de sa table, il l'écarte de sa présence, il l'exile souvent loin de son toit afin que ce misérable enfant, instruit par cette chute et corrigé par cette humiliation, se rende digne de rentrer dans la maison et de prendre part à l'héritage paternel : voilà comment Dieu s'est conduit envers nous. Après avoir donné à l'homme le paradis, il l'en chassa, quand l'homme se fut montré indigne d'une telle faveur; il l'en chassa, afin que ce coupable, devenu par l'exil et par la honte meilleur et plus sage, méritât d'y rentrer. Quand il le vit corrigé, il le rappela en lui disant : Aujourd'hui tu seras avec moi en paradis. (Luc, XXIII, 43.) Comprenez-vous maintenant que c'est le fait d'une admirable Providence, non pas précisément de nous avoir donné le paradis, mais de nous en avoir chassés? Si l'homme ne l'eût pas quitté, il n'eût pas pu se montrer digne d'y rentrer.

4. Gravez donc profondément ces principes dans votre mémoire; et, si vous le voulez bien, appliquons-nous au sujet qui s'étend devant nous. Dieu donna aux hommes un langage unique : ce fut par bonté. Mais les hommes, au lieu d'employer convenablement ce don, en prirent occasion pour se jeter dans tous les excès de la folie. Dieu le leur retira : ce fut justement. En effet si la communauté de langage suffit pour les porter à un tel degré de démence qu'ils entreprirent de bâtir une tour qui s'élevât jusqu'au ciel, s'ils n'eussent pas été punis sur-le-champ, n'eus sent-ils pas conçu la prétention de s'emparer du gouvernement même du ciel? C'était impossible, je le sais; mais enfin, à ne considérer que leur intention, ils se rendirent coupables de cette criminelle impiété. Dieu, qui prévoyait ces conséquences, mit entre eux la division en divisant les (152) langues ; il le fallait, puisqu'ils avaient mal usé de 'l'unité du langage. Et considérez bien, je vous prie, la douce et bénigne charité de Dieu : Ils n'ont qu'un langage entre tous, dit-il, et voilà qu'ils entreprennent de faire ceci! (Gen. XI, 6.)

Pour quel motif, au lieu d'en venir brusquement à diviser les langues, avance-t-il d'abord une explication, une excuse, comme s'il avait à plaider sa cause devant un tribunal? Certes, personne ne pouvait lui demander : « qu'avez-vous fait? » Il a pouvoir et droit de faire tout ce qu'il veut. Néanmoins, comme s'il avait à rendre compte, il met en avant l'apologie de sa conduite afin de nous enseigner la pratique de la bonté et de la charité envers les hommes. Si le maître s'excuse devant des esclaves, et des esclaves qui l'ont offensé, à plus forte raison sommes-nous obligés de nous excuser les uns vis-à-vis des autres, lors même que nous avons eu à souffrir les plus graves injustices ! Voyez donc, je vous prie, comment Dieu s'excuse : Ils n'ont, dit-il, qu'un seul langage, et voilà qu'ils entreprennent de faire ceci (Ibid.) ! comme s'il disait : « que personne, en voyant la confusion des langages, ne m'en fasse un reproche; que personne ne s'imagine qu'elle ait été inhérente à la nature humaine dès le commencement de la création ! Le langage est un, la même langue est commune à tous (Ibid.); mais ils n'ont pas usé comme il faut de ce don.» Et, pour comprendre que Dieu ne voulait pas tant punir la faute déjà commise que corriger d'avance par une sage précaution les fautes futures, entendez ce qu'il ajoute : Mais maintenant ils ne réussiront à rien de tout ce qu'ils entreprennent (Gen. XI); paroles dont voici le sens : « Si je ne les châtie pas, si je n'arrête pas le progrès de leurs péchés dès le début, ils ne mettront jamais fin à leurs crimes. » C'est en effet ce que signifient ces mots : « Ils ne réussiront à rien de tout ce qu'ils entreprennent, » c'est-à-dire, qu'ils ajouteront crimes sur crimes. Telle est la nature du mal : s'il n'est réprimé dès ses premiers commencements, pareil à la flamme qui dévore du bois sec, il s'élance à des hauteurs effrayantes. Voyez-vous que ce fut l'oeuvre d'une rare miséricorde que de nous ôter l'unité du langage ? la confusion des langues nous empêcha de nous enfoncer davantage dans l'iniquité. Retenez et fixez dans vos souvenirs cette pensée : que Dieu nous est bon et charitable, non-seulement quand il nous comble de bienfaits, mais aussi quand il nous punit; le châtiment compte pour une large part dans les oeuvres de sa bonté, il est un des caractères principaux de sa providence. Lors donc que vous voyez la famine, la peste, la sécheresse, les pluies incessantes, les bouleversements dé saisons ou tout autre fléau frapper le genre humain, ne murmurez pas, ne maudissez pas; adorez au contraire l'Auteur de toutes ces choses, et admirez sa sollicitude pour nous. Celui qui fait tout cela châtie le corps pour sauver l'âme. — Mais, dira-t-on, est-ce vraiment Dieu qui fait tout cela ? — Oui, c'est Dieu. Quand toute la ville et toute la terre seraient en face de moi, je n'hésiterais pas à le dire. Puisse ma voix retentir plus éclatante que la trompette! puissé-je moi-même m'élever au-dessus de tout le genre humain afin de proclamer hautement que c'est Dieu qui fait tout cela ! Ce n'est point par forfanterie que je parle ainsi; j'ai à côté le Prophète qui s'écrie et dit : Il n'y a dans la cité aucun mal, que le Seigneur ne l'ait fait. (Amos, III, 6.) Mais ce mot « le mal » est équivoque : je veux examiner la valeur exacte de l'un et de l'autre sens qu'on lui attribue, de crainte que l'ambiguïté d'une expression ne vous induise à confondre des choses essentiellement différentes et tomber dans des opinions blasphématoires.

5. Il y a un mal qui est vraiment le mal, comme la fornication, l'adultère, l'avarice, et mille autres abominations dignes de tout châtiment et de tout supplice. Il y a un autre mal, qui, à parler juste n'est pas le mal, quoiqu'il en porte le nom, comme la famine, la peste, la mort, la maladie et le reste de ce genre : tout cela n'est pas le mal. C'est pourquoi j'ai dit qu'il en porte seulement le nom. Si elles étaient vraiment le mal, ces choses ne pourraient devenir pour nous le principe d'une foule de biens; elles répriment notre orgueil, aiguillonnent notre paresse, stimulent notre activité, excitent notre attention. Lorsque le Seigneur les faisait périr, dit l'Ecriture, ils le recherchaient, ils revenaient sur leurs pas, ils accouraient à lui dès le matin. (Psal. LXXVII, 34.) L'Ecriture appelle ici mal ce qui nous corrige, ce qui nous fait honneur, ce qui nous rend plus zélés, ce qui nous mène à la sagesse, et non ce qui mérite condamnation et châtiment. Celui-ci n'est pas l'oeuvre de Dieu, mais l'oeuvre de notre libre volonté, et c'est pour le supprimer que celui-là fut établi. Le Prophète appelle (153) donc mal ces afflictions qui résultent pour nous du châtiment; mais il leur donne ce nom pour se conformer à l'opinion vulgaire des hommes plutôt que pour exprimer leur nature réelle : c'est parce que nous avons l'habitude d'appeler mal, non-seulement, les rapines et les adultères, et le reste pareil, mais encore toutes sortes de calamités que le Prophète emploie cette expression : Il n'y a aucun mal dans la cité, que le Seigneur ne l’ait fait. (Amos, III, 6.) Et Dieu signifia le même sens en disant par Isaïe : Moi, Dieu, qui fais la paix et qui produis le mal. (Isaïe, XLV, 7.) Ici encore il appelle mal les calamités de cette vie terrestre. Le Christ insinue dans l'Evangile la même signification en disant à ses disciples : A chaque jour suffit son mal, c'est-à-dire son affliction, sa misère. (Matth. VI, 3l,) Il ne faut pas approuver le médecin seulement, lorsqu'il conduit ses malades à la promenade dans les bosquets et les prairies, lorsqu'il les envoie aux bains et aux piscines, lorsqu'il leur ordonne un régime succulent; mais quand il leur impose la diète, les tourments de la faim et de la soif, quand il les retient au lit, quand il fait de leur chambre une vraie prison, quand il les enferme dans un rempart de couvertures, et les prive même de la lumière; quand il taille, tranche et brûle, quand il leur fait avaler les drogues les plus amères, alors encore il est médecin. Comment donc ! il ne serait pas absurde d'appeler médecin cet homme qui nous fait tant de mal, tandis que Dieu, s'il nous envoie quelque chose de ce genre., comme la faim ou la mort, nous le blasphémerons et nous lui dénierons le gouvernement providentiel du monde 1 Eh certes! Dieu est le vrai médecin, le seul médecin du corps et de l'âme : c'est pour çela que souvent, quand il surprend notre nature à s'enfler dans une orgueilleuse prospérité et à couver la fièvre du péché, il la guérit de ses maladies par la pauvreté, la disette, la mort, les chagrins et autres remèdes à lui connus. — Mais dit-on, les pauvres seuls ont à souffrir de la faim ! — Fort bien! mais il ne dispose pas seulement de la faim pour nous châtier, il a cent autres procédés;  s'il a corrigé plus d'une fois le pauvre par la faim, il a corrigé aussi le riche et le voluptueux par les accidents, les maladies, les morts subites. Il est habile, et il ne manque pas de ressources variées pour nous sauver.

Ainsi font encore les magistrats : ils n'ont pas seulement des honneurs et des couronnes à donner, et des largesses à distribuer aux habitants des villes ; ils ont aussi à punir, et souvent. C'est pourquoi ils tiennent toujours aiguisé le glaive de la justice, toujours prêts les cachots, les roues, les chevalets, les bourreaux, les mille sortes de supplices. Ce qu'est le bourreau pour le magistrat, la faim l'est pour Dieu elle est ce bourreau impitoyable qui nous force à réfléchir et à nous retirer du vice. Les cultivateurs tiennent la même conduite: ils ne se bornent pas à enfouir la racine de la vigne et à l'entourer d'une barrière; mais ils taillent et tranchent autour du cep de nombreux rejets aussi ont-ils besoin de la serpe autant que de la houe. Et pourtant nous ne songeons pas à les blâmer; nous les approuvons d'autant plus que nous les voyons abattre plus de membres inutiles et pourvoir à la vigueur de ceux qui restent par l'élagage des mauvais. Ne serait-il pas absurde de louer la conduite du père, du médecin, du juge et du cultivateur, de ne blâmer ni le père qui chasse de sa maison son fils, ni le médecin qui fait souffrir son malade, ni le juge qui punit le coupable, ni le cultivateur qui émonde sa vigne, tandis que nous poursuivrions de critiques et de récriminations sans fin ce Dieu, qui, pour nous tirer de cette ivresse où le vice nous a plongés, permet que la migraine nous travaille la tête ? Ne serait-ce pas le comble de la démence que de refuser au maître cette justification que nous octroyons volontiers à des hommes, ses serviteurs comme nous?

 

6. Je dis tout cela à l'intention de certains critiques de la Providence : je crains qu'en regimbant contre l'éperon ils n'ensanglantent eux-mêmes leurs pieds, et qu'en jetant des pierres au ciel ils ne se blessent au front. Mais j'ai à traiter une question plus sérieuse encore sans chercher davantage si c'est pour notre bien que Dieu nous a dépouillés de ses dons, je dis seulement que, s'il nous a ôté ce qu'il nous a donné, nul n'a droit de le trouver mauvais : car Dieu est maître de son bien. Dans le monde, nous témoignons à l'homme qui nous a fait l'avance de quelque argent une sincère reconnaissance pour tout le temps qu'il veut bien, nous laisser son prêt, et nous ne songeons pas à nous fâcher à cause du temps où il nous retirera ce qui lui appartient. Mais quand Dieu voudra nous redemander son bien, (154) le blâmerons-nous, dites-moi ? Ne serait-ce pas de la dernière sottise ? Ce n'est pas ce que fit le grand et généreux patriarche Job ! Il remercia le Seigneur non-seulement après avoir reçu ses dons, mais encore après en avoir été dépouillé, il dit : Le Seigneur m'a donné, le Seigneur m'a ôté: que son nom soit béni dans tous les siècles! (Job, I, 21.) Si nous sommes obligés, nous aussi, à rendre à Dieu des actions de grâces pareilles dans l'une comme dans l'autre fortune, si le retrait des faveurs accordées ne nous est pas moins utile que leur concession, quelle indulgence mériterons-nous, quand ce Maître si bon, si doux, si attentif, ce Maître plus habile que tous les médecins, plus indulgent que tous les pères, plus équitable que tous les juges, nous le payerons d'ingratitude et nous le maudirons au lieu de l'adorer? Quels hommes seraient plus insensés et plus stupides que ceux qui, au milieu d'un arrangement si parfait de toutes choses, nieraient que nous sommes gouvernés par une sagesse providentielle? Ainsi, ceux qui prétendraient que le soleil est froid et obscur donneraient par là même une preuve évidente de folie; de même ceux qui mettraient en doute la Providence s'exposeraient bien davantage à l'accusation de démence. Le soleil est moins brillant que la divine Providence n'est éclatante : et toutefois il y a des gens qui osent dire que les démons gouvernent nos affaires.

Ah ! vous avez un doux Maître ! il aime mieux rester en butte à vos blasphèmes que de vous faire éprouver, en vous abandonnant aux démons, la façon dont les démons vous gouverneraient; s'il le faisait, vous reconnaîtriez par votre propre expérience quelle est leur méchanceté. Mais je puis tout de suite vous la représenter comme en un petit modèle. Certains possédés, sortis des sépulcres, étant un jour accourus à la rencontre de Notre-Seigneur, les démons- le conjurèrent de permettre qu'ils entrassent dans les corps de pourceaux qui se trouvaient là : le Seigneur les y autorisa, et sur-le-champ ces animaux prenant leur course se précipitèrent dans les flots du lac. (Matth. VIII, 28.) Voilà comment les démons gouvernent. Et certes ils n'avaient pas querelle avec ces pourceaux; mais contre vous ils ont engagé une guerre implacable, un combat à outrance, contre vous ils nourrissent une haine immortelle. Puisqu'ils n'ont pas pu tolérer même un instant ces animaux avec lesquels ils n'avaient rien à démêler, que ne nous feraient-ils pas a nous leurs ennemis, à nous qui les blessons sans cesse, s'ils nous tenaient sous leurs mains? De quels maux irrémédiables ne nous écraseraient, ils pas? Dieu permit qu'ils se ruassent dans cette troupe de pourceaux, afin de montrer aux gens raisonnables par l'exemple de ces animaux sans raison jusqu'à quel excès se porte la malice .des démons. Il devient manifeste pour tout le monde que les démons agiraient sur les possédés comme sur les pourceaux, si Dieu ne prenait soin de ces malheureux jusque dans leurs fureurs maniaques.

Maintenant donc, quand vous verrez un homme agité du démon, adorez d'une part le Seigneur, et de l'autre reconnaissez la méchanceté de l'esprit infernal : car les possédés vous offrent un exemple de ces deux choses, bonté de Dieu, perversité du démon: la perversité du dé. mon qui tourmente l'âme dont il s'est emparé, la bonté de Dieu qui contient et réprime cet envahisseur brutal dont tout le désir est de précipiter l'homme dans l'abîme, qui l'empêche de déployer en entier sa funeste puissance,qui ne l'autorise à employer de violence que ce qui suffit à corriger l'homme et à manifester la scélératesse du diable. Voulez-vous voir encore par un exemple de quelle manière gouverne le démon, quand Dieu le tolère à exercer quelque peu sa puissance ? Eh bien ! rappelez à vos souvenirs les troupeaux de Job, ses boeufs et ses brebis qu'il fit tous périr en un clin-d'oeil, rappelez-vous la mort lamentable des enfants du patriarche, et les plaies hideuses qui rongèrent son corps , et vous reconnaîtrez la cruauté, la barbarie, la haine féroce de Pes. prit mauvais, et vous apprendrez avec certitude que, si Dieu livrait le monde à son pouvoir, il saccagerait et ruinerait tout, il nous ferait subir le même sort qu'aux pourceaux, aux boeufs et aux brebis dont il est question, il trouverait au-dessous de ses forces de nous épargner pendant une seule minute. Sous le gouvernement des démons, nous ne serions pas en meilleure situation que les possédés : que dis-je ! nous serions en pire état, car Dieu ne livre pas complètement ces malheureux à la tyrannie diabolique, autrement ils auraient à souffrir de plus terribles maux que ceux qu'ils endurent. le demanderais volontiers aux gens qui émettent de pareilles opinions quelle confusion ils découvrent dans l'ordre présent des choses pour en attribuer la direction au démon ? Certes ne (155) voyons-nous pas depuis tant et tant d'années le soleil parcourir quotidiennement et régulièrement sa carrière, les groupes si variés des étoiles conserver leur disposition respective, la lune suivre invariablement ses phases, le jour et la nuit se succéder sans interruption, tous les êtres enfin sur nos têtes et sous nos pieds, pareil à un choeur harmonieux, ou plutôt mieux et plus exactement qu'en un choeur, conserver chacun son rang propre et ne rien changer à l'ordre dans lequel Dieu les a créés tous dès le commencement.

7. Mais, dit-on, à quoi nous sert que le ciel, le soleil, la lune, les astres et tout le reste soient soumis à un arrangement parfait, si nos propres affaires sont pleines de confusion et de désordre? — Quelle confusion, mon ami? et quel désordre? — Voici un homme qui s'enrichit, qui commet les violences, les rapines et les fraudes, qui dévore chaque jour le bien des pauvres; et pourtant il n'éprouve aucun accident fâcheux. En voilà un autre qui vit modestement, qui pratique la tempérance et la justice, qui s'entoure de toutes les vertus; et pourtant il est frappé par la maladie, par la pauvreté et par tous les maux. — Voilà donc ce qui vous scandalise ! — Oui, c'est cela ! — Mais, mon cher, si vous voyez punis un bon nombre de ceux qui vivent de rapines, et si vous voyez comblés de biens plusieurs de ceux qui vivent dans la piété, pourquoi n'en louez-vous pas Dieu? — Parce que cela me scandalise encore davantage. Pourquoi, sur deux méchants, l'un est-il puni pendant que l'autre échappe au châtiment et poursuit tranquillement sa route? Et pourquoi, sur deux justes, l'un est-il honoré pendant que l'autre demeure sous le poids des afflictions? — Cela est une des dispositions fondamentales de la Providence. Si tous les méchants étaient punis sur cette terre et tous les bons récompensés, le jour du jugement ne servirait à rien. Si au contraire aucun méchant n'était puni et aucun juste récompensé sur cette terre, les méchants deviendraient plus méchants encore, parce qu'ils auraient plus de paresse et de lâcheté que les bons; c'est alors que ceux qui veulent blasphémer auraient beau jeu pour accuser Dieu et pour nier sa providence. En effet, si dès lors qu'ils voient quelques méchants punis et quelques bons récompensés, ils ne laissent pas de prétendre que les affaires humaines ne sont nullement régies par la Providence divine; à quelles paroles et à quels propos ne s'emporteraient-ils pas, si cela même n'avait plus lieu? Tel est le motif pour lequel Dieu punit certains méchants et épargne les autres,récompense certains justes et laisse les autres. Il ne punit pas tous les méchants afin de vous prouver que la résurrection doit avoir lieu; il en punit quelques-uns afin d'inspirer aux autres une frayeur salutaire et de les rendre plus attentifs à leurs devoirs. Il récompense quelques justes, afin d'exciter par ces honneurs les autres à la vertu; il ne les récompense pas tous afin de vous enseigner qu'un temps viendra où il donnera à chacun la rémunération. Si tous recevaient sur cette terre ce qu'ils ont mérité, ils n'ajouteraient plus foi au dogme de la résurrection; si nul ne recevait ici-bas ce qu'il a mérité, plusieurs en deviendraient plus négligents. Ainsi donc, en punissant les uns et non les autres, Dieu agit pour le bien des uns et des autres; il réprime les vices de ceux-ci, il rend ceux-là plus sages encore par l'exemple du châtiment qu'il inflige. Ce raisonnement sort manifestement de certaines paroles du Christ. Comme on venait de lui annoncer qu'une tour en s'écroulant avait écrasé plusieurs hommes, il répondit : Quoi! pensez-vous que ceux-ci seulement étaient pécheurs ? Non, je vous le dis. Mais si vous ne faites pénitence, vous souffrirez les mêmes maux. (Luc, XIII, 4.)

Comprenez-vous que, dans ce cas, les uns périrent à cause de leurs péchés et que les autres furent épargnés, non pas qu'ils fussent innocents, mais afin qu'ils devinssent meilleurs en suite du châtiment infligé à d'autres? — S'il en est ainsi, dit-on, ceux qui ont été frappés sont victimes d'une injustice, parce qu'ils auraient pu aussi se convertir et se rendre meilleurs. — Si Dieu eût prévu qu'ils fussent venus à pénitence, il ne les eût pas châtiés : en effet, s'il ne laisse pas de supporter avec une extrême patience un grand nombre de personnes qu'il sait ne devoir tirer aucun profit de sa bonté; s'il fait pour eux et leur offre tout ce qui dépend de lui pour les retirer de leur folie, serait-il possible qu'il privât du fruit de la conversion ceux que la punition d'autrui rendrait meilleurs? Les premiers ne sont donc victimes d'aucune injustice, puisque leurs afflictions sur la terre ne font que réprimer leur méchanceté et alléger proportionnellement tes peines qu'ils auront à subir dans l'autre vie ; (156) les seconds, ceux qui sont épargnés en ce monde, n'ont pas à se plaindre davantage; il eût été en leur pouvoir, s'ils l'eussent voulu, de tourner à leur propre conversion la bonté de Dieu, de bénir sa patience, de révérer sa douceur, de revenir à la vertu et de tirer de la punition d'autrui le gain de leur propre salut. S'ils se sont obstinés dans leurs vices, ne mettez pas Dieu en cause, puisqu'il ne les supporte patiemment que pour les ramener à lui : ce sont eux qui se rendent indignes du pardon, eux qui n'emploient pas comme ils doivent la longanimité de Dieu.

Mais ce n'est pas le seul motif que j'aie à faire valoir pour rendre raison de ce que les pécheurs ne sont pas tous punis en cette vie j'en ai un autre qui n'a pas moins de force. Lequel donc? C'est que, si Dieu frappait le pécheur aussitôt que le péché est commis, le genre humain aurait disparu depuis longtemps et ne serait pas arrivé par la succession continue des générations jusqu'au temps actuel. Pour apprécier la justesse de mes paroles, écoutez le Prophète : Seigneur, dit-il, si vous comptez toutes les iniquités, qui pourra subsister? (Psal. CXXIX, 3.) Examinons, si vous le voulez, cette parole. Laissant de côté l'inspection minutieuse de l'existence de chaque homme (car il est impossible de connaître en détail la vie de tous), traduisons en votre présence les péchés que tous nous sommes assurément sujets à commettre et nous verrons avec certitude que, si nous étions toujours punis pour chacune de ces fautes, nous aurions péri depuis longtemps. Celui qui appelle son frère fou est voué à la géhenne du feu, dit l'Evangile (Matth. V, 22) ; or y a-t-il parmi vous une seule personne qui ne se soit rendue coupable de ce péché ? Fallait-il, pour cela, livrer tous les hommes à la mort? En ce cas, depuis longtemps et bien longtemps le genre humain serait détruit. Celui qui jure, dit encore l'Evangile, même s'il jure selon la vérité, fait une oeuvre de l'esprit mauvais. (Matth. V, 37.) Or qui n'a jamais juré? je dirai plus :qui n'a jamais parjuré? Celui qui regarde une femme d'un oeil libertin, dit Notre-Seigneur, commet un véritable adultère. (Matth. V, 28.) Or n'est-il pas aisé de rencontrer nombre de gens coupables de ce péché? Dès lors que ces fautes que nous confessons sont tellement graves, dès lors surtout que chacune d'elles prise à part nous vaut un supplice inévitable, si vous supputez encore et si vous ajoutez vos péchés occultes, vous apprendrez à reconnaître cette bonne et gracieuse providence de Dieu qui se garde de vous infliger le châtiment à la mesure de vos crimes. S'il vous arrive de voir tel ou tel commettre la rapine et la fraude sans recevoir sa punition, commencez par examiner votre conscience, discuter votre vie, et rechercher vos propres fautes; alors vous comprendrez qu'il vous est avantageux, à vous tout le premier, que chacun de nos péchés ne soit pas châtié sur-le-champ. Hélas ! beaucoup d'entre nous ne sont si sévères dans leurs sentences que parce qu'ils considèrent les autres plutôt qu'eux-mêmes; laissant de côté notre situation personnelle, nous contrôlons celle de notre prochain. Ne faisons plus de la sorte, agissons tout à l'opposé : quand nous verrons quelque juste affligé, rappelons-nous Job. Quelque saint que soit un homme, il ne le sera jamais plus que Job, jamais autant à beaucoup près; et, quand il souffrirait des maux par milliers, il ne souffrira jamais autant que ce patriarche,

8. Saisis de ces pensées, n'allez plus récriminer contre le Seigneur ; vous comprenez bien que si Dieu laisse l'homme juste sous le poids de telles calamités, ce n'est pas qu'il l'abandonne, mais c'est qu'il veut le couronner et le glorifier de plus en plus. Et, si vous voyez un pécheur puni, souvenez-vous du paralytique qui pendant trente ans fut cloué sur son grabat. (Joan. V, 5.) C'est pour ses péchés qu'il fut livré à la maladie; écoutez le Christ qui l'atteste en ces termes : Voilà que tu es guéri ne pêche plus, de peur qu'il ne l'arrive quelque chose de pire (Ibid.) Ainsi, ou bien nous payons en ce monde la dette de nos fautes quand nous sommes punis, ou bien nous recevons de quoi tresser notre immortelle couronne, quand nous souffrons malgré une vie constamment juste. C'est pourquoi, que nous vivions dans le péché ou dans la vertu, l'affliction nous est utile: tantôt elle nous rend dignes d'une gloire plus brillante, tantôt elle nous rend plus sages et allège notre châtiment futur. Que nous puissions, en subissant notre peine sur cette terre et en supportant tout avec actions de grâces, adoucir les rigueurs de notre punition dans l'autre vie, j'en appelle à saint Paul: écoutez sa parole. Voici pourquoi il y a parmi vous beaucoup de malades et de languissants, beaucoup qui dorment du sommeil de la mort si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne (157) serions pas jugés de Dieu; et même lorsque nous sommes jugés de la sorte, le Seigneur nous châtie durant cette vie, afin que nous ne soyions pas condamnés avec le monde dans l'éternité. (I Cor. XI, 30, 32.)

Maintenant, tout étant bien compris, raisonnez avec une prudente sagesse sur la providence divine et fermez la bouche à ceux qui la nient. Si quelque événement dépasse la portée de notre compréhension, n'allons pas pour cela nous imaginer que nos affaires ne sont plus dirigées par la volonté de Dieu; mais, contents d'apercevoir en certaines parties sa présence, laissons le champ libre à son infaillible sagesse dans celles qui nous échappent. S'il est impossible à un homme ignorant de comprendre les procédés ingénieux d'un art fout humain, à plus forte raison est-il impossible à l'intelligence humaine de comprendre l'infini de la providence de Dieu. Car ses jugements sont inscrutables et ses voies ne peuvent être suivies. (Rom. XI, 33.) Toutefois, comme nous pouvons conclure de quelques détails pour l'ensemble, la certitude et l'évidence de notre foi, rendons de tout grâces à Dieu. Du reste, il y a encore pour ceux qui tiennent à philosopher sur la providence un argument irréfutable : demandons à nos adversaires : « Est-ce que Dieu existe ? » S'ils répondent que Dieu n'existe pas, ils ne sont pas dignes d'une réplique ; ceux qui nient l'existence de Dieu ne méritent pas qu'on leur réponde plus que ne le méritent les fous. Un navire, chargé d'un petit nombre de matelots et de passagers, ne peut pas, fût-ce seulement l'espace d'un stade, faire bonne route si le pilote ne tient pas le gouvernail en main combien à plus forte raison ce monde immense, qui renferme tant de corps, composé d'éléments divers, n'aurait-il pas subsisté depuis tant de siècles sans une providence qui le gouvernât, le conservât, le dirigeât tout entier. Si, respectant le témoignage universel que rendent les hommes et l'expérience que donnent les faits eux-mêmes, ils confessent l'existence de Dieu, disons-leur : si Dieu existe (comme de fait il existe), il s'ensuit qu'il est juste; s'il ne l'était pas, il ne serait pas Dieu ; s'il est juste, il doit rendre à chacun selon son mérite. Or, nous voyons qu'ici-bas tous ne reçoivent pas selon leurs oeuvres : donc il est nécessaire que nous puissions espérer une autre rémunération qui mette dans tout son jour la justice éternelle, et qui rende à chacun ce qui lui est dû en proportion de son mérite. Ce raisonnement nous mène à conclure non-seulement la providence, mais encore le dogme de la résurrection. Pénétrés de ces idées, méditons nous-mêmes avec soin et enseignons aux autres ces deux grandes vérités : providence et résurrection. Appliquons tout notre zèle à fermer la bouche à ceux qui ont la rage de blasphémer contre Dieu et glorifions le Seigneur en toutes choses. De la sorte, nous mériterons de plus en plus sa gracieuse protection, nous obtiendrons abondamment son secours, nous nous affranchirons du vrai mal, nous acquerrons les biens éternels par la grâce et la charité de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

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MOIS DE SAINT JOSEPH:
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Treizième Jour

Prions, pour que le bon Dieu nous donne le désir de faire bien aimer la Sainte Vierge.

Saint Joseph avait une tendre affection pour Marie

Il l’aimait à cause de ses vertus. « Marie, dit un pieux auteur, était aux plus petits soins pour S. Joseph ; elle s’informait de ses goûts, de son travail, de ses besoins ; elle veillait à ce que rien ne lui manquât ; elle était toujours disposée à faire sa volonté. » Le cœur de Joseph comprenait ces délicatesses et il cherchait à prouver sa reconnaissance. Il aimait surtout Marie, parce qu’elle était la mère de Jésus !

N’ai-je pas, moi aussi, les mêmes raisons pour aimer Marie ?... Ah ! si je cherchais à examiner ce que Marie fait pour moi, ne la verrais-je pas aux petits soins ? N’est-ce pas Marie qui me donne Jésus ? Aussi, je vous aime, je vous aime, ô Marie !
_______________
Quatorzième Jour

Prions pour les personnes trop délicates qui ne veulent rien supporter

Saint Joseph a été éprouvé par les souffrances

Jésus n’a pas épargné les douleurs à sa Mère, il ne devait pas les épargner à celui qu’il appelait son Père sur la terre… La douleur purifie les coupables, elle sanctifie les justes. Ne méditons que sur celle qui fut la plus déchirante : la perte de Jésus… Perdre Jésus avec cette pensée : il est peut-être à cette heure entre les mains qui doivent lui donner la mort, et je ne le verrai plus… et cette autre encore plus terrible : je l’ai perdu, peut-être par ma faute ! Oh ! qui dira ce que ces pensées éveillent d’angoisses dans une âme tendre, aimante, dévouée !... Ajoutez à la douleur de Joseph, la vue des larmes, des terreurs, des inquiétudes de Marie désolée. Pauvre Père ! qui pleure, lui aussi, et dit à Dieu : « Mon Dieu ! rendez à Marie son Jésus et prenez ma vie ! »

Attendez-vous à souffrir… mais demandez la grâce à S. Joseph de n’avoir pas à souffrir de la perte de Jésus.

SIGNEZ LA PETITION POUR LA LIBERATION DES DEUX EVÊQUES QUIDNAPES EN SYRIE /PETITION ON THE ABDUCTION OF THE TWO HIERARCHS OF ALEPPO SYRIAToujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons... 

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*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

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N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

Byzantin Hagiography Workshop:

TRAVAILLER TOUJOURS SOUS LE REGARD DU CHRIST

Nous voulons Dieu dans les usines, 
Nous le voulons à l'atelier,
Près des métiers et des machines,
Dans les bureaux sur les chantier.

 
 
 
Un de nos vieux amis a travaillé pendant des années comme directeur du personnel dans une grande usine de machines à coudre suisse. Il passait ses journées confronté à des travailleurs mécontents, avec leurs demandes incessantes et souvent des attitudes hostiles. Son siège devant ceux qui venaient se plaindre,  était disposé en face de son bureau de telle sorte qu'il pouvait porter son regard  sur le mur du fond derrière eux. Là, il avait placé un crucifix. Il était hors de la vue de ses visiteurs. Il pouvait cependant le voir, et, par conséquent il pouvait les entretenir et  toute la conversation dans la présence et la puissance de la Croix. Il  rendit un travail impossible plus tolérable, dit-il, et il apprit à placer tout le monde, dont lui-même, à la lumière rayonnante du Christ crucifié et ressuscité.
 
Nous pouvons faire la même chose. Au cours de ce pèlerinage de carême en particulier, nous pouvons "combler l'écart" entre ce que nous croyons et la manière dont nous nous comportons, en adoptant une attitude de prière continuelle. Comme notre ami dans l'usine de machines à coudre, nous pouvons grandir en service, dans la charité et la compassion, en nous plaçant calmement, patiemment, mais avec persistance nous-mêmes et les uns les autres en présence de Celui qui est "partout présent et Qui remplit toutes choses, "
 
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
A Lenten Possibility
Written by the Very Rev. John Breck 

DE CONCERT AVEC LES ANGES...

 

Quand les journalistes ont demandé à ce petit garçon de 8 ans comment il a réussi à extraire son papa écrasé sous une voiture, JT Parker a une réponse très simple : “Les anges” !

L’expérience de JT Parker et de son papa a été mise en lumière la semaine dernière, par la Croix Rouge américaine du Grand Idaho, quand le jeune garçon est devenu l’un des 11 héros 2017, « East Idaho Real Heroes ». L’été dernier, Stephen Parker réparait sa voiture chez lui, avec ses fils JT (8 ans) et Mason (17 ans), au moment où le cric a lâché et où la voiture s’est écrasée sur le père de famille. Malheureusement le fils aîné, Mason venait de rentrer soigner une plaie qu’il avait à la main au moment où le drame s’est produit.

“Je ne pouvais pas bouger du tout. J’étais totalement pris au piège, puis je me suis évanoui.”

Mason n’entendait pas les appels à l’aide. JT a alors replacé le cric lui-même et a sauté sur la poignée pour surélever la voiture. Malgré ses 25 kilos, la voiture a commencé à s’élever à nouveau. Il a ensuite pu retrouver Mason qui a appelé les secours.

Stephen avait 13 côtes cassées, mais aucun dommage interne. Pour la famille, il est impossible que JT ait pu réussir à actionner le cric avec ses 25 kilos. Ils ont même demandé à JT de relever la voiture avec le cric, mais il n’y est pas arrivé. Et quand les journalistes lui demandent d’où lui est venue cette force, la réponse est simple : “Les anges”. Pour Jodi, la maman :

« C’est un miracle. Il n’y a pas d’autres façons de le décrire… Il n’y a aucun moyen pour que ce petit garçon ait pu le faire. Je ressens que j’ai la responsabilité maintenant de dire aux gens qu’il existe encore des miracles. »

La rédaction

Source : CNN via:https://www.infochretienne.com/

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SYNTHÈSES DE PRESSEDU JOUR
 
 
L'autoconservation de gamètes et les inégalités hommes/femmes
Pour les femmes françaises, « la congélation d’ovocytes pour des raisons non médicales ne peut se faire que dans le cadre du d’on d’ovocytes », tandis que pour les hommes, la congélation de sperme est également possible « en cas de...
 
 
Des avancées vers la création d’un premier organisme complexe synthétique
Un consortium international de recherche composé de 200 chercheurs travaille au projet de génome synthétique de levure, appelé Sc2.0. Sept études publiées jeudi dernier dans la revue Science font état des nouvelles « avancées vers l’...
 
  
La ténacité des parents de Marwa récompensée

Le Conseil d’Etat s’est prononcé la semaine dernière en faveur des parents dans l’affaire Marwa. L’ « épilogue, on l’espère, de ce feuilleton humain et procédural stupéfiant, faisant droit à la légitime demande des parents qu’il ne soit pas...

 

  
 
 
La clause de conscience des pharmaciens mise à mal en Angleterre
En Angleterre, les pharmaciens ne pourront plus refuser de dispenser la contraception, la pilule du lendemain, les traitements de fertilités ou les thérapies hormonales par objection de conscience. La clause de conscience qui les autorisait...
 
 
Royaume Uni : les Lords « ne souhaitent pas que les bébés handicapés voient le jour »
Le projet de loi déposé par Lord Shinkwin, visant à restreindre l’avortement pour cause de handicap a été rejeté. Au Royaume Uni, l’avortement de fœtus handicapé est possible jusqu’à la fin de la grossesse, mais Lord Shinkwin, lui-même atteint d’...
 
 
« Les partisans de l’euthanasie trouveront toujours de nouvelles frontières à franchir et de nouvelles règles à transgresser »
Dans l’état de Victoria en Australie, un projet de loi se prépare pour légaliser le suicide assisté. Pour Paul Russell, ce type de législation est un leurre, les partisans de l’euthanasie veulent toujours aller au-delà de ce que la loi prévoit....
 
 
   AGENDA
 A Noter
  
Femme 2.0 - Féminisme et transhumanisme : quel avenir pour la femme ?
Femme 2.0

nuit des temoins grande

Communiqué

Pour la 9ème année consécutive, l’Aide à l’Église en Détresse (AED) organise du 23 au 27 mars 2017, la « Nuit des Témoins », des soirées dédiées à ceux qui souffrent de persécution à cause de leur foi. Au cours de ces soirées rendant hommage aux chrétiens persécutés, les portraits des prêtres et religieux tués dans l’année au Mexique, en République démocratique du Congo, en France et dans d’autres pays seront portés en procession. Trois personnalités apporteront leur témoignage inédit sur la situation des chrétiens en Syrie, au Niger et en Corée du Nord, pays qui font l’actualité :

  • Père Jacques MOURAD (Syrie) : « Soit tu te convertis, soit on te décapite! » Cette phrase, le Père Jacques, moine syrien, l’a entendue pendant les cinq mois durant lesquels il a été otage de l’État islamique en 2015.
  • Mère Marie-Catherine KINGBO (Niger) : « Plus d’une fois, nous avons été victimes de jets de pierre sur notre toit, et la croix que nous portons gêne !» témoigne la supérieure de la congrégation des Servantes du Christ, fondatrice de cette communauté en pleine région musulmane.
  • Père Philippe BLOT (Corée du Nord) : « Je ne peux plus rester dans le silence, je dois parler pour eux !» Depuis six ans, le Père Blot, missionnaire, risque sa vie pour aider des réfugiés Nord-Coréens à fuir leur pays. Il est devenu leur porte-parole.

Pour leur hommage aux chrétiens persécutés et répondre à l’invitation de prière du Pape pour ce mois de mars, l’AED se rendra dans 5 villes :

  • Reims : Jeudi 23 mars à 20 h, église Saint-Jacques avec Mgr Bruno Feillet
  • Paris : Vendredi 24 mars à 20 h, cathédrale Notre-Dame de Paris avec Mgr Jérôme Beau (messe à 18 h 15)
  • Sainte Anne d’Auray : Samedi 25 mars à 20 h 30, basilique Sainte-Anne avec Mgr Raymond Centène
  • Monaco : Dimanche 26 mars à 20 h 30, église Saint-Charles avec Mgr Bernard Barsi
  • Perpignan : Lundi 27 mars à 20 h, chapelle Saint-Jean-Paul II – Parc Ducup avec Mgr Norbert Turini

Retrouvez tous les détails sur l’événement et nos trois témoins ici 

nuit des temoins aed - copie

We Christians...should watch our heart even when our eyes are closed in sleep; as the Song of Songs says of the Church, 'I sleep, but my heart is awake.' Therefore the apostles warns us earnestly and wisely: 'Persevere in prayer and be watchful in it' - meaning that, when God sees we are attentive at prayer, we can obtain what we ask of Him. St Cyprian of Carthage - The Lord's Prayer

_______________________________________________

CATECHESE:

____________________________

Jeunes mariés, apprenez à parler à votre épouse! (saint Jean)

 
Ne parle jamais à ta femme de façon banale, mais avec des compliments, avec respect et beaucoup d'amour. Dis-lui que tu l'aimes plus que ta propre vie, parce que cette vie présente n'est rien, et que ton seul espoir est que vous traversiez ensemble cette vie-ci d'une manière telle que dans le monde à venir, vous serez unis dans l'Amour parfait.

Dis-lui, "notre temps ici est bref, éphémère, mais si nous sommes agréables à Dieu, nous pouvons échanger cette vie contre celle du Royaume à venir. Ensuite, nous serons parfaitement unis à la fois avec le Christ et l'un avec l'autre, et notre bonheur n'aura pas de fin. J'apprécie ton amour par dessus tout, et rien ne pourrait m'être aussi amer ou douloureux que si nous étions désaccord. Même si je devais tout perdre, tout malheur me sera tolérable si seulement tu veux bien me rester fidèle."

Montre-lui que tu apprécie sa compagnie, et que tu préfères être à la maison que sortir au marché. Manifeste-lui ton estime en présence de vos amis et de vos enfants. Loue-la pour ses bonnes actions, montre ton admiration. Et si elle devait faire quelque chose de stupide, conseille-la patiemment. Priez ensemble à la maison. Allez ensemble à l'église; et quand vous en revenez à la maison, discutez ensemble de la signification des Lectures et prières. Si votre mariage est ainsi, votre perfection rivalisera avec celle des plus saints des moines.
Saint Jean Chrysostome, A propos du mariage chrétien

 


St. John Chrysostom’s advice to young husbands: Speaking with your wife . . . .

Never speak to your wife in a mundane way but with compliments, with respect and with much love. Tell her that you love her more than your own life, because this present life is nothing, and that your only hope is that the two of you pass through this life in such a way that in the world to come, you will be united in perfect love.

Say to her, ‘Our time here is brief and fleeting, but if we are pleasing to God, we can exchange this life for the Kingdom to come. Then we will be perfectly one both with Christ and with each other, and our pleasure will know no bounds. I value your love above all things, and nothing would be so bitter or painful to me as our being at odds with each other. Even if I lose everything, any affliction is tolerable if you will be true to me.’

Show her that you value her company, and prefer being at home to being out at the marketplace. Esteem her in the presence of your friends and children. Praise and show admiration for her good acts; and if she ever does anything foolish, advise her patiently. Pray together at home and go to Church; when you come back home, let each ask the other the meaning of the readings and the prayers. If your marriage is like this, your perfection will rival the holiest of monks.
Saint John Chrysostom

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Où nous trouver ?

 

Paroisse NORD-OUEST et Nord-Est

(N-D de Miséricorde):
 

NORMANDIE :

  

CHANDAI (61):

* Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

DSC01238

(Fresque de la Mère de Dieu entourée des Apôtres, mur Est  du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

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(Fresque des Sts Pères Interieur droit du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Messe journalières en semaine à 10h30

 

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

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(Fresque des Sts Pères Interieur gauche du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

 

Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

 

 

NANTES:

*Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

 

ANGOULÊME (Jauldes):

*Paroisse N-D de Toutes Grâces/St Ubald

MAISON NOTRE-DAME
LE BOURG
16560 JAULDES.

Tel:05.45.37.35.13
* Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Très Sainte Trinité

Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN
*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530
 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 * Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

 

LOURDES:

*"Relais paroissial St Gregorios de Parumala"

 * Messse  le 5ème dimanche du mois ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

20 Rte de Pau

 

 

 

CAMEROUN:

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDE,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain: 

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

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Aucun texte alternatif disponible.

 
Repentez-vous, 
car le Royaume des Cieux est proche 
 
(Matthieu 17, 1)
 
Nous souhaitons à tous les chrétiens orthodoxes, à tous nos lecteurs et lectrices,
un saint grand Carême qui les remplisse d'un grand Amour pour le Christ.

PROGRAMME LITURGIQUE (Prévisionnel )DE MARS :

PIEUX CARÊME À VOUS !

HEUREUSE MONTÉE VERS PÂQUES !

#PARIS: "Permanence pastorale et réception des fidèles Vendredi tous les Vendredis après-midi et Samedi matin précédent le 1er dimanche de chaque mois. Ces samedis après-midi sont suivis d'un RAMASSAGE DES FIDÈLES de Paris et sa région pour le WE au Monastère  à 15h au point de rendez-nous habituel .

#NORMANDIE:

-CAEN: Une permanence pastorale sera assurée par le Père Isaac du 28 février au soir au 2 Mars au matin (prenez Rdv avec lui ).

-LISIEUX (Coquainvillier) , le 3 Mars *

-AU MONASTÈRE DE CHANDAI :
DIMANCHE 5 PÈLERINAGE à N-D de MISÉRICORDE ,le 19 (St Joseph), le Samedi 25 (Annonciation) * .

28 MARS:

Pèlerinage à Lisieux et Dozulé

(Départ après la Messe de 7h, retour vers 19h)

#NANTES :Jeudi 9, Messe à 18h (Réception des fidèles de 9h à 17h )

#ANGOULÊME (JAULDES ):
Dimanches 12 et 26 * EN AVRIL, en raison de la Retraite de SEMAINE SAINTE, le 2 *

#PÉRIGUEUX (LA CHAPELLE FAUCHER ) :
Samedi 25 (Annonciation) *. . .

#ALSACE -LYONNAIS : Visite pastorale (prenez Rdv ) entre le 19 et le 22 , Messe dominicale. 
Dimanche le 19 à Belfort*, réception des fidèles.

#PARAY LE MONIAL - ALLIER/CHAROLAIS: Visite pastorale ( prenez Rdv ) entre le 22 et le 24

 

 

*MESSES À 10H 30
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Nota bene :

Les "permanences pastorales" sont prévues pour vous assurer la proximité des sacrements
(Messess, Confessions, Onction des malades ), catéchisme, entretiens et accompagnements spirituels , prières de délivrance ( voir d'exorcismes ) ou de guérison intérieure . 
(RÉCEPTION SUR RDV) en fonction de la région où vous vivez 

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"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

(SS Ignatius Aprem II)

Note:
L'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise
Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité
des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien
et la paix du monde.
¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil
des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles ,
nous n'exigeons aucun fixe.
Les offrandes sont libres et non
obligatoires.
Toute offrande fait cependant l'objet d'une
déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre
revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, Moniale ( 06.17.51.25.73).

 

Adresse du Monastère métropolitain ci-dessous :

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

 

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

Third Tuesday of Great Lent

mardi, 14 mars 2017

Evening:
St. Mark 10: 17-27

Morning:
Exodus 20: 1-19
Job 31: 1-15
Proverbs 3: 1-12
St. James 1: 27-2: 13
Ephesians 2: 1-18
St. Mark 4:1-20

___________________________

Troisième mardi du Grand Carême

Mardi, 14 mars 2017

Soir:
Saint Marc 10: 17-27

Matin:
Exode 20: 1-19
Job 31: 1-15
Proverbes 3: 1-12
Saint Jacques 1: 27-2: 13
Éphésiens 2: 1-18
Saint Marc 4: 1-20

___________________________

 Pour exister nous voulons être le plus grand 
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. 

(Mt 23, 11-12)


Le péché joint à nos blessures personnelles font que nous aimerions toujours nous distinguer des autres…et très souvent pour être au-dessus d'eux en les condamnant d'autant plus sévèrement que nous n'acceptons pas ces failles ou ces défauts qui gisent en nous-même et qu'ils nous renvoient comme par un effet de miroir étant entendu que "l'enfer, c'est les autres". 

Nous avons tellement besoin de nous rassurer, de sentir que nous valons quelque chose ! Finalement l’orgueil est le signe d’une grande pauvreté.Il faut donc nous reconnaître dans ce qui constitue la vérité de notre être pour confier au Seigneur l'eau de nos vies afin qu'il guérisse nos blessures et transforme cette eau parfois souillée en un vin capiteux.

 Le plus grand dans l'Eglise et la Société est celui qui sert 
Dans l’Évangile, Jésus nous donne la clef : le plus grand est celui qui sert. Et Jésus joint l’exemple à la parole en se mettant à genoux devant ses disciples pour leur laver les pieds le soir du jeudi saint.

Nous avons là , en Eglise, mais aussi pour la Société Civile,  l’exemple de ce que doit être la véritable autorité,  l’authentique pouvoir : celui qui a le pouvoir est celui qui sert. 

  Aujourd'hui, je fais un pas                                                          

Je vis mon autorité de Métropolite, d'Evêque, de Prêtre, de,Parent  comme un véritable service des autres et non comme un pouvoir sur les autres. "Nous ne sommes pas des "dresseurs de chiens", nous édifions une société fraternelle ! 

Dans cet esprit, je rends un service concret à quelqu'un.

Спас в Силах 1660-е годы. Москва. Дерево, левкас, темпера; ковчег. Из деисусного чина. 132,5х95,3 см kotlovka.ru Сокровища ЦАК МПДА:

Par Saint Paschase Radbert

(?-v. 849), moine bénédictin 
Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 10, 23 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 153 rev.) 

 

« Vous n'avez qu'un seul maître, le Christ »

 

Si quelqu'un trouve bon de désirer une haute charge dans l'Église (cf 1Tm 3,1), qu'il désire l'œuvre que celle-ci permet de réaliser et non l'honneur qui lui est attaché ; qu'il désire aider et servir tous les hommes, plutôt qu'être aidé et servi par tous.

Car le désir d'être servi procède de l'orgueil, comme celui des pharisiens, et le désir de servir naît de la sagesse et de l'enseignement du Christ.

Ceux qui cherchent les honneurs pour eux-mêmes sont ceux qui s'élèvent, et ceux qui se réjouissent d'apporter leur aide et de servir sont ceux qui s'abaissent pour que le Seigneur les élève. 

Le Christ n'a pas parlé ici de celui que le Seigneur élève, mais il a dit :

« Celui qui s'élève lui-même sera abaissé », de toute évidence par le Seigneur.

Il n'a pas parlé non plus de celui que le Seigneur abaisse, mais il a dit : « Celui qui s'abaisse volontairement sera élevé », en conséquence, par le Seigneur...

Ainsi, à peine le Christ s'est-il réservé tout particulièrement le titre de « maître » qu'il invoque la règle de sagesse en vertu de laquelle

« celui qui veut devenir grand doit être le serviteur de tous » (Mc 10,43)...

Cette règle, il l'avait exprimée en d'autres termes :

« Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur »

(Mt 11,29). 

Dès lors, quiconque veut être son disciple ne doit pas tarder à apprendre cette sagesse du Christ, car « tout disciple accompli sera comme son maître »

(Lc 6,40).

Au contraire, celui qui aura refusé d'apprendre la sagesse enseignée par le Maître, loin de devenir un maître, ne sera même pas un disciple.

 :

Ô Marie,Mère de Miséricorde ,ô Marie, Trône de la Sagesse, priez pour nous qui avons recours à vous !

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 13:33

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“Those who do not speak the words of God with humility must be advised that when they apply medicine to the sick, they must first inspect the poison of their own infection, or else by attempting to heal others, they kill themselves.”

St Gregory the Great

Second Saturday of Great Lent

Saturdy, 11 march 2017:

Before Holy Qurbana:

Deuteronomy 30: 1 -7

Isaiah 35: 1-10
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Holy Qurbana:

Acts 13: 37 -52

II Corinthians 8: 1- 9

St. Mark 1:21-31

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Deuxième samedi du Grand Carême

Samedi, 11 mars 2017:

Avant Saint Qurbana:

Deutéronome 30: 1-7

Isaïe 35: 1-10
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Saint Qurbana:

Actes 13: 37-52

II Corinthiens 8: 1-9

Saint Marc 1: 21-31

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Aucun texte alternatif disponible.

 

Par Saint Jérôme

(347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église 
Homélies sur Marc, n°6, SC 494 (p. 165,167,161,172, trad. SC)
 

 

Le Christ, annoncé par la Loi et les prophètes, unique Sauveur du genre humain.

 

« Et Pierre répondit à Jésus :

Rabbi il est bon que nous soyons ici. »

Quand je lis les Écritures et que je comprends spirituellement quelque enseignement sublime, moi aussi je ne veux pas descendre de là, je ne veux pas descendre à des réalités plus humbles : je veux faire dans mon cœur une tente pour le Christ, la Loi et les prophètes.

Mais Jésus qui est venu pour sauver ce qui était perdu, qui n’est pas venu pour sauver ceux qui sont saints mais ceux qui se portent mal, sait que, s’Il reste sur la montagne, s’Il ne redescend sur terre, le genre humain ne sera pas sauvé. 

« Et aussitôt regardant tout autour d’eux, ils ne virent personne. »

Quand je lis l’Évangile et que j’y vois des témoignages de la Loi et des prophètes, c’est le Christ seul que je considère :

je n’ai vu Moïse, je n’ai vu les prophètes, que pour comprendre qu’ils parlaient du Christ.

Lorsqu’enfin j’arrive à la splendeur du Christ et que j’aperçois en quelque sorte la lumière resplendissante du soleil éclatant, je ne peux voir la lumière d’une lanterne.

Si l’on allume une lanterne en plein jour, peut-elle éclairer ?

SI le soleil brille, la lumière d’une lanterne est invisible : ainsi, en présence du Christ, la Loi et les prophètes, en comparaison, sont totalement invisibles.

Je ne critique pas la Loi et les prophètes, bien plutôt je les loue parce qu’ils annoncent le Christ ; mais je lis la Loi et les prophètes sans vouloir m’enfermer dans la Loi et les prophètes, mais afin de parvenir, à travers la Loi et les prophètes, au Christ.

À Lui, avec le Père et l’Esprit Saint, gloire et majesté pour l’infinité des siècles des siècles. Amen.

 

 La foi ne nous met pas à l'abri des problèmes 
"Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes." 
Une phrase célèbre en Occident, une citation de sainte Thérèse d'Avila ne dit-elle pas ?

- "Si c'est ainsi que vous traitez vos amis Seigneur, je comprends que vous en ayez si peu !" 

En effet, notre foi chrétienne ne nous met à l'abri de rien : maladie, déconvenues familiales, problèmes financiers, drames en tous genres…Et ceci, n'est que le lot de tout un chacun par lequel nous pouvons nous unir au Chef du Corps de l'Eglise: le Christ Roi des Martyrs, mais que dire de ceux de nos frères et soeurs d'Orient qui sont souvent appelé à le suivre jusqu'au don suprême de leur vie pour que, tombant en terre, la semence humaine soit source missionnaire pour l'Eglise!...

Chrétiens ou non chrétiens, nous sommes logés à la même enseigne. Le Seigneur nous l'enseigne : la foi n'est pas une assurance tous risques !

 La foi est un compagnonnage avec le Christ 
Alors, à quoi bon être chrétien ?

La foi naît de la rencontre avec Jésus-Christ, et avec l'être aimé, nous partageons tout, en l'occurrence la joie de la Transfiguration et la souffrance de la Passion.

La foi n'est pas un parapluie dans la tempête, elle est un compagnonnage de tout instant avec le Christ Tête de l'Eglise, le Nouvel Adam. Nous sommes ses frères, ses soeurs, recevant de Lui la Vie dans l'Esprit, si nous nous plaçons résolument dans la dynamique de conversion à laquelle Il nous invite, nous devenons "Sel de la terre", "Lumière du monde".

  Aujourd'hui, je fais un pas                                                          

Je choisis de tourner mon regard vers le Seigneur. Je pense à lui avant de penser à moi et, si je suis tenté de me recroqueviller sur mes petits "bobos", je m'engage davantage dans le Service de Ses Frères et Soeurs, mes Frères et soeurs...

Je lui dis ma joie de tout partager avec lui le souci du salut du monde, je veille à ne pas le blesser, à ne pas faire comme s'il n'était pas là, bref je l'aime !

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La prière
par P. Christophe Klitou 
Ainsi, nous devrions regarder nos infirmités et nos difficultés comme des bénédictions de Dieu car elles sont souvent pour nous un ressourcement de notre foi. Nous devrions nous rappeler que rien dans notre vie n'arrive sans raison. Cela ne signifie pas que les maladies et les ennuis viennent de Dieu. Ils sont le résultat et les conséquences de la chute, mais en les acceptant comme une bénédiction, nous les utilisons pour notre croissance spirituelle. Lorsque des problèmes de santé surviennent Les gens disent souvent dans leur cœur : Pourquoi moi ô Dieu, pourquoi as-Tu permis que cela arrive à moi, de toutes les personnes qui crois en Toi, qui vais à l'église chaque dimanche, pourquoi as-Tu gardé en bonne santé cette personne qui ne croit pas en Toi, et qui plus est a agi avec moi de cette façon. Cette attitude révèle que nous n'avons que l'amour de nous-mêmes, notre principale préoccupation, c'est nous et cela révèle certainement notre manque de foi en Dieu. D'autre part, si nous acceptons tout comme un dessein de Dieu, alors nos peines, nos faiblesses deviennent des instruments qui nous aident à nous rapprocher de l'amour de Dieu. C'est pourquoi les personnes saintes ne prient jamais pour leurs afflictions, mais seulement pour obtenir la miséricorde de Dieu. Cela ne signifie pas que nous ne devons pas prier pour les autres quand ils sont dans le besoin. Prier pour les autres est un acte d'amour et comme Dieu est amour et aime toute l'humanité, alors nous devons aussi montrer notre amour envers l'humanité tout entière. Le moyen le plus pratique pour nous de montrer de l'amour pour les autres est de prier pour eux.
Habituellement, la première phase où quelqu'un va demander l'intervention de Dieu est comme nous l'avons déjà dit, lorsque ou bien eux-mêmes ou bien un proche est atteint d'une maladie grave. C’est alors qu'ils se souviennent de Dieu et recherchent un miracle. S'il n'y avait pas la maladie alors ils ne se souviendraient pas qu'il y a un Dieu, aussi la maladie est en fait une bénédiction: elle oblige la personne à accepter qu'il y a un Dieu et pour la première fois ils tendent la main vers Dieu pour demander son aide. Une communion avec Dieu a commencé là où avant cela n’existait pas. Dans ces premières phases de la prière Dieu répond souvent et donne à la personne plus d'occasions de le rechercher. Si la personne répond positivement alors Dieu, lentement, le guide vers ce qui est nécessaire à son salut.(Source:"Religion Orthodoxe")

 

Chers amis. Aloho m'barekh.
Ce samedi 12 mars , à Paris, la Fédération européenne pour la vie « Un de nous » organise son premier Forum européen pour la Vie, afin de « débattre, rencontrer des personnalités et des citoyens de nombreux pays, se mobiliser, lancer une force d’action en Europe », Je n'ai pas eu le temps, parcourant la France de long en large pour desservir nos paroisses, "relais paroissiaux", visiter les malades et personnes isolées (En raison du manque de prêtres dont souffre notre Métropolie ), de me renseigner de l'échos que les autres juridictions Orthodoxes entendent donner à cet événement pourtant essentiel. 
En ce qui concerne notre Métropolie de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone Mar Thoma, je rappelle à notre clergé et nos fidèles et amis leur devoir d'amour et de vérité à soutenir par tous les moyens possibles, notamment la prière, cette initiative cruciale.
En cette période du "Grand Carême", je leur rappelle aussi qu'il convient à des Chrétiens dignes de ce nom d'ordonner les actes de leur vie à la doctrine vivifiante de la très Sainte Foi.
Que ce soutien que nous voulons apporter à cette belle initiative entre donc pour tous et chacun dans la dynamique de conversion qui doit être notre "ici et maintenant".
"C'est maintenant le temps favorable, c'est maintenant le jour du salut"!...
Votre fidèlement en Notre-Seigneur.
+Mor Philipose, métropolite. Nantes ce 9.III.2017

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Dear friends. Aloho m'barekh.
This Saturday, March 12, in Paris, the European Federation for Life "One of us" is organizing its first European Forum for Life to "debate, meet people and citizens of many countries, mobilize, 'Action in Europe', I have not had the time, traveling through France to and from our parishes, "relais paroissiaux", to visit the sick and isolated people (Due to the lack of priests suffering from our metropolis) , To learn from the echoes that the other Orthodox jurisdictions intend to give to this event, however essential.
With regard to our Metropolis of the Francophone Syro-Orthodox Church, Mar Thoma, I remind our clergy and our faithful and friends of their duty of love and truth to support by all possible means, including prayer, this crucial initiative .
In this period of "Great Lent," I also remind them that it is appropriate for Christians worthy of the name to order the acts of their lives to the life-giving doctrine of the Most Holy Faith.
That this support that we want to bring to this beautiful initiative thus enters for all and everyone in the dynamic of conversion which must be our "here and now".
"Now is the favorable time, now is the day of salvation"! ...
Your faithfulness in Our Lord.
+ Mor Philipose, Metropolitan. Nantes ce 9.III.2017

 

De même qu'une personne ne remarque pas quand elle grandit du stade d'enfant à celui d'adulte, ainsi la croissance spirituelle d'une personne se déroule de manière totalement invisible pour elle.
saint Barsanuphe d'Optina

 

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SAINT(S) DU JOUR:

Samedi 11:

 

SAINT FIRMIN

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Évêque d'Amiens et martyr 
(IVe siècle)

        Le père et la mère de saint Firmin, qui étaient des plus  riches et des plus considérables de la ville de Pampelune, en Espagne,  au IVe siècle, furent convertis à la foi par saint Honestus, prêtre de  Toulouse et disciple de saint Saturnin. Convaincus que de la première  éducation dépend ordinairement le reste de la vie, ils mirent leur fils  entre les mains de ce saint ecclésiastique, qui l'instruisit et le prit  pour compagnon de ses courses apostoliques. 

        Prêtre à  vingt-quatre ans, Firmin eut tant de succès dans ses prédications, que  saint Honorat, successeur de saint Saturnin à Toulouse, l'ordonna évêque,  pour évangéliser les païens. L'évêque missionnaire parcourut les  Gaules, évangélisa Agen, Clermont, Angers, Beauvais, essuyant plusieurs  fois la persécution, battu de verges, chargé de chaînes dans les  cachots.

        Amiens fut la dernière et la plus glorieuse  étape de l'apôtre, qui y fixa son siège. Dès les premiers jours, le  sénateur Faustinien fut converti avec toute sa famille. Firmin joignait  aux charmes de son éloquence le témoignage invincible d'une multitude de  miracles. Un jour, c'est un homme borgne qui en est l'objet ; le  lendemain, ce sont deux lépreux ; puis des aveugles, des boiteux, des  sourds, des muets, des paralytiques, des possédés du démon. Peu de temps  après son arrivée, les temples de Jupiter et de Mercure furent  complètement déserts. Firmin eut la tête tranchée.

 

Saint Sophrone, patriarche de Jérusalem

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Ayant gardé la loi jusqu'au moindre iota, 
Sophrone dans la gloire jusqu'au ciel monta. 
Son esprit restant sauf, sous les ans il succombe 
et Sophrone, le onze, descend vers la tombe. 
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Tropaire, t. 4

Selon la sagesse ayant dès l'enfance mené ta vie, / tu méritas, vénérable Sophrone, la grâce de l'Esprit; / rayonnant de splendeur épiscopale, / tu t'illustras comme interprète de la foi. / Intercède à présent pour les fidèles te vénérant.

Cathisme, t. 4

De tes paroles tu ornas l'Église du Christ, / par tes œuvres tu honoras ta ressemblance avec Dieu, / par ta sagesse, Sophrone, Père saint, / tu éclairas le monde entier / et les grâces de ton enseignement / ont resplendi sur l'univers; / c'est pourquoi nous célébrons fidèlement ton souvenir.

Kondakion, t. 8

Toi qui as lutté avec un zèle divin / et dont la bouche a répandu les véritables enseignements, / toi qui as affermi l'Église par l'excellence de ton gouvernement / et l'as confiée à la communauté monastique des lieux saints, / vénérable Sophrone, patriarche de Jérusalem, / tu as publié de sages discours pour notre instruction, / et c'est à leur clarté que nous te chantons: / Réjouis-toi, brillante gloire de la vraie foi.

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VIE DU SAINT:

Notre saint Père Sophrone naquit à Damas, la patrie des mélodes, vers 550. Doué de rares aptitudes intellectuelles et d’un grand talent poétique, il y fit ses études et obtint le titre de « sophiste » . Demeurant insatisfait par les sciences et désirant une plus haute perfection, il entreprit un pèlerinage en Palestine, en vue de vénérer les Lieux saints et de s’entretenir avec les ascètes vivant dans les monastères et dans les déserts. Il parvint au monastère fondé par saint Théodose [11 janv.] et y trouva là l’homme selon son cœur, Jean Moschos. Compatriote de Sophrone et de peu plus âgé que lui, celui-ci y était devenu moine et, par sa grande austérité de vie, il avait acquis, en plus de la connaissance de la philosophie et des sciences « du dehors », une admirable sagesse spirituelle. Il devint pour Sophrone, qui était resté dans l’état de laïc, non seulement le frère et le compagnon mais encore le maître et le père spirituel. Unis par cette sainte amitié, les deux serviteurs de Dieu décidèrent de se rendre à Alexandrie (578), afin d’y acquérir une formation philosophique plus complète auprès des savants qui s’y trouvaient, mais surtout pour y rencontrer des saints ascètes, « philosophes du Saint-Esprit ». Rendant visite un jour à l’un d’eux, le vénérable vieillard leur dit : « Fuyez, mes enfants, parce que le temps approche ! Habitez dans une cellule, où vous voudrez. Vivez dans la sobriété et dans la quiétude (hésychia), en priant sans cesse ; et j’ai l’espoir que Dieu vous enverra sa connaissance pour illuminer vos esprits… » . Ces paroles furent décisives pour inciter Sophrone à abandonner définitivement la vaine recherche de la sagesse humaine, et les deux amis entreprirent dès lors de vivre en étrangers et pèlerins à la recherche de la Jérusalem d’En-Haut, en recueillant partout où ils passeraient les enseignements et les traditions des saints Pères.
De retour en Palestine, Sophrone fit sa profession monastique au monastère de Saint-Théodose, et ils repartirent bientôt pour le Mont Sinaï, qui était alors illustré par de grands luminaires de la science ascétique comme saint Jean Climaque [30 mars]. Au bout de dix ans, ils reprirent leur vie errante à travers les déserts d’Égypte et de Palestine, pour y cueillir les fleurs de leur Pré Spirituel. Sous la menace de l’invasion perse (vers 603), ils passèrent en Phénicie, visitèrent Antioche et les déserts monastiques de Syrie, Tarse (Cilicie) et Séleucie, puis ils revinrent en Égypte et restèrent plusieurs années à Alexandrie pour venir en aide, par leur éloquence et leur science théologique, au patriarche saint Euloge [13 fév.] et à son successeur saint Jean le Miséricordieux [12 nov.] dans la lutte contre les monophysites. Ils réussirent à décupler le nombre des églises appartenant aux orthodoxes à Alexandrie et ramenèrent également beaucoup de villages et de monastères dans le sein de l’Église. Pendant ces tournées missionnaires, ils ne manquaient pas de rassembler d’autres récits édifiants qui nous donnent une vivante image de la vie religieuse de cette époque. Atteint d’une maladie des yeux, saint Sophrone en fut miraculeusement guéri par l’intervention des saints Anargyres Cyr et Jean [31 janv.]. En signe de reconnaissance, il rédigea un grand recueil de leurs miracles, dans lequel il montre que c’est seulement dans la communion de l’Église que l’on peut trouver la grâce. Au cours de l’une de leurs visites, ils rencontrèrent un Ancien qui leur dit : « Rien d’autre dans l’Église n’a causé les schismes et les hérésies, sinon le fait que nous n’aimons pas pleinement Dieu et notre prochain » .
En 614, la nouvelle leur parvint que Jérusalem était tombée entre les mains des Perses, au prix de sanglants massacres et de pillages sans limites, et que le patriarche Zacharie [21 fév.] avait été emmené en exil avec la précieuse Croix. Les derniers temps semblaient arrivés et la recommandation de fuir ce monde, qu’ils avaient reçue au début de leur vie monastique, se faisait d’autant plus pressante que l’invasion perse menaçait maintenant l’Égypte. Saint Jean le Miséricordieux alla se réfugier à Chypre, sa patrie, où il mourut en 620, et les deux moines philosophes se rendirent à Rome, en s’arrêtant en route à Samos et à Chypre pour y rencontrer des hommes de Dieu. Pendant ce séjour à Rome, Jean, sentant sa fin prochaine, se mit à rédiger avec l’aide de Sophrone le compte-rendu des entretiens spirituels qu’ils avaient rassemblés depuis des années. Puis il quitta le tumulte de cette vie pour passer à la quiétude éternelle (619), en recommandant à son frère et fils spirituel d’aller déposer son corps au monastère du Sinaï. Imitant Joseph qui emporta le corps du patriarche Jacob d’Égypte dans la terre de leurs pères (Gn 50), Sophrone s’embarqua avec douze condisciples. Mais, ayant appris qu’il était impossible d’accéder au Sinaï à cause des incursions arabes, ils allèrent inhumer le corps au monastère de Saint-Théodose, où Sophrone s’installa pour y achever la rédaction du Pré Spirituel et d’autres œuvres, comme les Vies de saint Jean le Miséricordieux et de sainte Marie l’Égyptienne [1er avr.].
Vers 627, Sophrone dut fuir de nouveau, cette fois-ci sous la menace de la conquête arabe, et il alla se réfugier avec d’autres moines en Afrique du Nord. C’est là que saint Maxime le Confesseur [21 janv.], fuyant pour sa part son monastère de Chrysopolis devant l’invasion perse qui approchait de Constantinople, se joignit à eux, dans le monastère de fortune qu’ils avaient fondé, et se lia d’une profonde amitié spirituelle avec Sophrone qu’il appelle : « Mon seigneur béni, mon père et maître… » . C’est à son école que saint Maxime, le grand docteur de la Personne du Christ, qui jusque-là avait exercé surtout la profondeur de son esprit pour réfuter les doctrines origénistes, comprit que tout le mystère de la divinisation de l’homme et la réalité de notre salut résident dans la relation des deux natures, divine et humaine, en l’unique Personne du Verbe incarné, et qu’il forgea les armes nécessaires pour engager la lutte contre une nouvelle forme de l’hérésie monophysite : le monothélisme , imaginée par l’empereur Héraclius et le patriarche de Constantinople Serge dans l’espoir de rallier l’Égypte dissidente.
En 633, Sophrone retourna en Égypte, malgré son âge avancé, afin de lutter sur place pour la vraie foi. Refusant tout compromis sous prétexte d’obtenir une unité politique de l’Empire menacé de toutes parts par les Perses et les Arabes, il enseignait qu’il faut confesser deux opérations naturelles du Christ, et non pas une, puisqu’Il est à la fois Dieu et homme. Comme le patriarche Cyrus demeurait obstinément dans son hérésie, Sophrone se rendit alors à Constantinople pour se jeter aux pieds du patriarche Serge, en le suppliant de revenir au dogme confessé par le saint Concile de Chalcédoine, car la formule dogmatique de compromis qu’il avait proposée, sans réaliser l’union espérée, faisait dire aux hérétiques : « Ce n’est pas nous qui communions avec Chalcédoine, mais plutôt Chalcédoine avec nous ! » Serge feignit de résoudre l’affaire, en interdisant de parler ni d’une, ni de deux opérations dans le Christ ; mais celle-ci devait rebondir quelques années plus tard, au temps de la confession de saint Maxime.
Lorsqu’à l’issue de cette mission, Sophrone revint à Jérusalem qui, restaurée grâce aux efforts de saint Modeste [16 déc.], était en deuil de son patriarche, les habitants, les clercs et les moines unanimes le contraignirent à accepter cette charge, « à cause de l’intégrité de sa foi ». Soumis à la volonté de Dieu, le vieillard entreprit de soutenir la foi de son peuple, menacée par les hérésies, et de raviver son espérance ébranlée par les invasions, dans des sermons et des hymnes liturgiques où la beauté poétique se met au service de la profondeur des dogmes. Dès son élection, il rédigea, selon l’usage, une Lettre synodique qu’il envoya aux patriarches de Rome et de Constantinople, pour leur proposer la communion de leurs Églises respectives dans la même foi. Cet admirable document est un exposé complet de la doctrine de l’Église sur la Personne du Christ. Le saint patriarche y confesse un seul et même Christ, Fils unique de Dieu, qui opère les œuvres de chaque nature, divine et humaine, conformément aux propriétés respectives de celles-ci. C’est le même Christ qui, sans confusion ou mélange (comme le supposent les monophysites) et sans séparation (comme l’impliquent les nestoriens), opère en tant que Dieu les miracles, et qui souffre en tant qu’homme, nous ouvrant ainsi, à nous autres hommes, la possibilité d’être unis en Lui à Dieu par la grâce du Saint-Esprit.
Saint Sophrone, dont toute la vie avait été placée sous le signe de la proximité des derniers temps, accédait au siège de Jérusalem au moment de la levée inattendue de l’Islam qui, unifiant les tribus arabes, s’abattait sur l’Empire chrétien en saccageant villes et campagnes. Damas fut prise peu de temps après son élection (637), et quelques mois plus tard, au début de 638, c’est la Ville Sainte elle-même qui tombait aux mains des envahisseurs. Le saint patriarche, presque nonagénaire, obtint du calife Omar qu’il y entrât en pèlerin et non en conquérant, et qu’il garantît la sauvegarde des sanctuaires chrétiens. Accablé par les fatigues de la confession de foi et par l’affliction de voir la cité sainte aux mains des infidèles, saint Sophrone se retira une dernière fois, pour rejoindre la Jérusalem d’En-Haut, la Ville de la Paix, qui ne connaît ni trouble ni variation, le 11 mars 638 (ou 639).

(Le Synaxaire, vie des Saints de l'Eglise Orthodoxe par le hiéromoine Macaire de Simonos Pétra)

 

Sophronios was born in Damascus to an eminent family, and was well educated in his youth. Discontented with the wisdom of the world, he entered monastic life in the monastery of St Theodosius, where he became the lifelong friend and disciple of John Moschos. Together they visited the monasteries and hermitages of Egypt; and later wrote down their discoveries among the holy monks in the classic Spiritual Meadow.

 

 After the death of his teacher, St Sophronius travelled to Jerusalem, which had just been liberated from the Persians. He was there to see the Precious Cross returned from Persia by the Emperor Heraclius, who carried it into Jerusalem on his back.

 

A few years later, in 634, St Sophronius was elected Patriarch of Jerusalem, where he served his flock wisely for three years and three months. He was zealous in the defence of Orthodoxy against the Monothelite heresy: He convoked a Council in Jerusalem which condemned it before it was condemned at the Sixth Ecumenical Council.

 

 The holy Patriarch even travelled to Constantinople to rebuke the Patriarch Sergius and Emperor Heraclius, who had embraced the Monothelite error.

  The years of peace were few for the Holy Land; for just as the Persian Empire was decisively defeated by Heraclius, the followers of Islam erupted out of Arabia, conquering most of North Africa and the Middle East in a few years.

 

The Saint was so grieved by the capture of Jerusalem in 637 by the Caliph Omar that begged God to take him, so that he might not live to see the desecration of the holy places. His prayer was granted, and he reposed in peace less than a year later.

 

St Sophronios is the author of the Life of Saint Mary of Egypt, appointed to be read in the churches during every Great Lent. He also wrote the service of the Great Blessing of the Waters. Some have attributed the Vesperal hymn "Gladsome Light" to him, but we know that it dates from before the time of St Basil the Great, who mentions it in his writings. It seems though, that St Sophroniossupplemented the hymn, and that its present form  is due to him

12 mars :

Saint Grégoire Pape orthodoxe de Rome

(+ 12 mars 604)

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Tropaire ton 2

Fils de sainte Sylvie, tu renonças au monde*
Et devins moine de l'ordre de saint Benoît.*
Tu reçus le sacerdoce et œuvras pour Dieu.*
Devenu hiérarque de la ville de Rome,*
Tu as combattu le schisme et les hérésies.*
Saint Grégoire, intercède pour notre salut!

VIE DU SAINT:

Saint Grégoire est né à Rome vers l'an 540. Son grand-père était le Pape Félix; sa mère et ses tantes, Silvia Tarsilla et Emiliana, ont également été comptées parmi le chœur des saints par l'Église romaine. Ayant reçu une éducation profane brillante, il a atteint les plus hauts offices de l'état. Menant une vie qui plaîsait à Dieu, il aspirait au monachisme de toute son âme. Après la mort de son père, saint Grégoire a dépensé toute sa fortune à la construction de six monastères. A Rome, il fonda un monastère au nom de l'apôtre saint André le Protoclyte [Premier-Appelé] et, après avoir échangé ses palais pour une cellule étroite, il reçut la tonsure monastique. Puis, sur une commission du pape Pélage II, saint-Grégoire a longtemps vécu à Byzance. C'est là qu'il écrivit son "Commentaire sur le livre de Job". Après la mort du pape Pélage, saint Grégoire fut élu à la cathèdre romaine. Se considérant comme indigne, le saint pendant sept mois ne pouvait pas se résoudre à accepter un tel ministère responsable, et c'est seulement en cédant aux instances du clergé et du troupeau qu'il accepta la consécration.
Gouvernant sagement l'Église, le hiérarque Grégoire planta inlassablement la Parole de Dieu. Saint Grégoire compila en langue latine l'ordo de la Liturgie des Présanctifiés (utilisée durant le Grand Carême), qui avant lui n'était connue que dans la tradition orale. Confirmé par le VIe concile œcuménique, cet ordo fut accepté par toute l'Église orthodoxe.
Il lutta avec zèle contre l'hérésie des donatistes, et convertit à la vraie foi les habitants païens de Grande-Bretagne et les Goths, qui étaient partisans de l'hérésie arienne.
Le hiérarque Grégoire a laissé derrière lui de nombreux ouvrages. Après l'apparition de son livre, Conversations ou Dialogues sur la vie et les miracles des Pères italiens, (autrement connu sous le nom de Dialogues) le hiérarque a commencé à être appelé le "dialogue", c'est-à.dire " celui qui mène un dialogue, un interlocuteur". Sa "Règle pastorale" (ou "Ministère pastoral") jouit d'une renommée particulière. Dans ce travail, le hiérarque Grégoire décrit en détail l'image du véritable pasteur. En outre, 848 de ses lettres de contenu moral sont parvenues jusques à nous.
Le hiérarque Grégoire a dirigé l'Église romaine pendant treize ans, en prenant soin de tous les besoins de son troupeau. Il fut distingué par un amour hors du commun pour les pauvres, pour lesquels il fut digne d'une vision du Seigneur Lui-même.
Le hiérarque mourut en l'an 604. Son reliques reposent dans la cathédrale du saint Apôtre Pierre au Vatican.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après le site de L'église Saint-Jean-Baptiste, Waahington, DC
http://orthodoxologie.blogspot.fr/…/saint-gregoire-le-grand…


Lettre de Saint Grégoire à l'Empereur de Constantinople

(livre 7, lettre 33) : 
« Moi je dis, sans la moindre hésitation, que quiconque s’appelle l’évêque universel ou désire ce titre est, par son orgueil, le Précurseur de l’antéchrist, parce qu’il prétend ainsi s’élever au-dessus des autres.

L’erreur où il tombe vient d’un orgueil égal à celui de l’antéchrist parce que, de même que ce pervers voulut être regardé comme élevé au-dessus des autres hommes, ainsi, quiconque désire être appelé seul évêque s’élève au-dessus des autres. »

Lettre de Saint Grégoire à Euloge, patriarche d’Alexandre : 
« J’ai dit que vous ne me devez pas plus donner ce titre à moi qu’à d’autres ; et voici que, dans la suscription de votre lettre, vous me donnez, à moi qui les ai proscrits, les titres orgueilleux d’universel et de pape !

Que Votre Douce Sainteté n’en agisse plus ainsi à l’avenir, le l’en prie ; car vous ôtez à vous-même ce que vous donnez de trop à un autre. (…) Si Votre Sainteté me dit pape universel, elle nie qu’elle soit elle-même ce que je serais tout entier.

A Dieu ne plaise qu’il en soit ainsi !

Loin de nous des mots qui enflent la vanité et qui blessent la charité ! »

 

Lettre de Saint Grégoire à l’Empereur de Constantinople

(livre 5, lettre 20, édition bénédictine) :


« …Est-ce ma cause, très-pieux Seigneur, que je défends en cette circonstance ?

Est-ce d’une injure particulière que je veux me venger ?

-Non, il s’agit de la cause de Dieu tout-puissant, de la cause de l’Eglise universelle. (…) 
« Si quelqu’un usurpe dans l’Eglise un titre qui résume en lui tous les fidèles, l’Eglise universelle – ô blasphème ! – tombera donc avec lui, puisqu’il se fait appeler l’universel !

 

Que tous les chrétiens rejettent donc ce titre blasphématoire, ce titre qui enlève l’honneur sacerdotal à tous les prêtres dès qu’il est follement usurpé par un seul ! »

 

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Gregory was born in Rome to a wealthy senatorial family. He received a good education in secular and spiritual learning, and became Prefect of Rome. While still in the world, he used his great wealth mostly for the good of the Church, building six monasteries in Sicily and another in Rome itself.

 

 At this monastery, dedicated to the Apostle Andrew, Gregory was tonsured a monk. He was appointed Archdeacon of Rome, then, in 579, Papal legate to Constantinople, where he lived for nearly seven years. He returned to Rome in 585 and was elected Pope in 590.

 

  He is famed for his many writings, his generous charity (he gave almost all his income to the poor, and often invited the poor to share his table), and for initiating missionary work among the Anglo-Saxon peoples. The Liturgy of the Presanctified Gifts, celebrated on Wednesday and Friday evenings during Great Lent, was compiled by him.

 

 St Gregory introduced elements of the chanting that he had heard in Constantinople into Western Church chant: The Gregorian Chant which beautified the Western churches for many years is named for him. Its system of modes is related to the eight tones of the Eastern church. He is called 'the Dialogist' after his book The Dialogues, an account of the lives and miracles of Italian saints.

Saint Syméon le Nouveau Théologien

(+ 12 mars 1022)

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Tropaire ton 4

O saint père Syméon, tu reçus en ton âme la divine illumination.
Tu fus dévoilé au monde comme une radieuse lumière dispersant toute ténèbre.
Tu appelle toute l'humanité à chercher la Grâce du Saint Esprit, qu'elle avait perdue.
O juste père! Prie Christ notre Dieu, afin qu'Il nous accorde abondante miséricorde!

VIE DU SAINT:

Parmi les astres qui brillent innombrables dans le firmament spirituel de l'Eglise, trois seulement ont été jugés dignes du titre de Théologien: Saint Jean l'Evangéliste, le Disciple Bien-Aimé, qui, en se penchant sur la poitrine du Seigneur, y a puisé l'Eau vive de la connaissance du Verbe de Dieu; Saint Grégoire de Nazianze (cf 25 janvier) qui, après avoir contemplé d'un oeil intérieur purifié le Mystère de la Sainte Trinité, l'a proclamé en mettant à son service le meilleur de l'éloquence hellénique; et enfin Saint Syméon le Nouveau Théologien qui, après avoir été plongé dans la lumière de l'Esprit Saint, fut envoyé par Dieu, tel un nouveau Prophète, dans une société byzantine bien nantie, au christianisme formaliste et officiel, pour y témoigner que tout Chrétien digne de ce nom est appelé à être lui aussi illuminé, et à devenir fils de Dieu dans le Saint-Esprit.

Né en 949 à Galatée, en Paphlagonie (Asie Mineure), au sein d'une famille de la noblesse aisée et influente dans les milieux politiques, Saint Syméon fut envoyé à l'âge de douze ans à Constantinople pour y poursuivre ses études, en vue d'entrer ensuite au service de l'empereur. Renonçant à cette carrière prometteuse et abandonnant ses études, il mena pendant quelque temps une vie frivole; mais le Seigneur l'ayant prit en pitié, ne le laissa pas glisser vers la corruption, et Il le tira de ce précipice par l'entremise de lectures spirituelles. Le jeune garçon se mit alors à la recherche d'un saint homme capable de le guider sur le chemin du Salut, malgré les paroles décourageantes de son entourage qui lui assurait qu'un tel Saint n'existait pas à cette époque. Persévérant néanmoins dans sa recherche, il découvrit ce père spirituel en la personne d'un moine qui vivait en reclus au Monastère du Studion, Syméon le Pieux. Celui-ci refusa de le recevoir comme moine et se contenta de lui donner à lire le livre de Saint Marc l'Ascète (cf. 5 mars). Aussitôt qu'il l'ouvrit, il tomba sur la phrase suivante : « Si tu cherches la guérison, prends soin de ta conscience, et fais tout ce qu'elle te dictera, et tu trouveras du profit ». Recevant cette parole comme un oracle divin, il se mit aussitôt à l'oeuvre et suivit sa conscience qui l'exhortait à se sacrifier par amour du Christ, en prolongeant chaque jour davantage ses jeûnes et ses veilles, jusqu'au chant du coq. Ainsi emporté sur les ailes d'un saint désir, il ne tarda pas à recevoir le premier témoignage de la faveur de Dieu en une merveilleuse vision de la lumière incréée, qui le transporta comme en-dehors du monde et de son propre corps. Rempli d'une grande joie et baigné de chaudes larmes, il ne cessait de crier, sans se lasser, le Kyrie eleison et, au coeur de cette lumière, il vit alors son père spirituel Syméon qui se tenait à la droite d'une nuée lumineuse et lui enseignait l'art de la prière sans distraction.

Toutefois, cette première expérience de la gloire de Dieu n'ayant pas été fondée sur les assises de l'impassibilité, il retomba peu à peu dans la tiédeur et le relâchement, dont il se repentira par la suite devant Dieu comme d'un grand péché. Pendant six ou sept ans, il continua d'entretenir des relations avec son père spirituel, mais sans s'arracher au monde et à ses vanités. Le Seigneur eut néanmoins à nouveau compassion de son élu et, le « prenant par les cheveux », Il l'arracha à la fange de ce monde pour l'établir devant Sa face. Profitant d'une mission dans son pays natal, il régla ses affaires, dit adieu à ses parents et revint en hâte à la capitale pour se confier entièrement à son père selon Dieu, avec une confiance sereine et une totale obéissance. On lui assigna comme cellule un petit réduit sous l'escalier de la cellule de Syméon, où il s'appliquait à méditer sur ses péchés et à faire de la sainte componction, qu'il avait acquise dans le monde en fréquentant les tombeaux, un état permanent et stable de son âme. Il accomplissait les services les plus avilissants dans un parfait retranchement de sa volonté propre, regardant son père spirituel comme le Christ Lui-même et baisant avec dévotion tout endroit où il s'était tenu en prière, comme si c'était le Saint des Saints. Ainsi protégé par sa prière, il pouvait repousser sans crainte les assauts des démons de la peur, de la paresse, de l'impureté et de l'envie, qui s'acharnaient contre lui afin de le décourager.

Etranger à tous et gardant un constant silence, il se tenait debout pendant les Offices Liturgiques, le regard à terre, en versant d'abondantes larmes à l'audition des textes sacrés. Certains moines s'irritèrent pourtant des rapides progrès de ce novice, qu'ils considéraient comme une condamnation de leur propre tiédeur, et ils l'accusèrent auprès de l'Higoumène d'entretenir des relations trop étroites avec son père spirituel. Comme il avait eu recours à la prière de ce dernier pour être fortifié dans cette épreuve, celui-ci lui assura qu'il recevrait bientôt d'en haut une grâce deux fois plus grande que la sienne. De fait, sitôt rentré dans sa cellule ce soir-là, une lumière céleste vint s'emparer de son intellect pour le ravir dans la joie indescriptible de l'amour divin et, bien qu'il fût peu instruit, Dieu lui accorda dès lors une telle sagesse que tous ses compagnons s'en étonnaient. Mais de tels dons surnaturels ravivèrent la haine des envieux, et ceux-ci parvinrent à le faire chasser du Studion.

Il entra alors comme novice dans le petit Monastère de Saint Mamas, tout en gardant Syméon le Pieux comme père spirituel. Tonsuré moine par lui et ayant reçu le nom de Syméon, il entreprit de nouvelles ascensions spirituelles, en se consacrant complètement à la quiétude, à la prière et à la méditation des Divines Ecritures, et en ne nourrissant son corps que de quelques herbes. Sa cellule, d'où il ne sortait que pour assister aux Offices Divins, était une véritable fournaise ardente,dans laquelle il se plongeait tout entier pour y être transformé en une pure flamme d'amour et d'où le Seigneur le ravissait fréquemment en de sublimes extases. Dans un de ses plus beaux discours", Syméon se compare à un malheureux qui, après être tombé dans un gouffre rempli de boue, en a été tiré de force par le Seigneur miséricordieux et qui, à travers maintes embûches et difficultés, a été conduit par la main de son père spirituel vers les sources d'eaux, afin de s'y laver et de s'y purifier, et d'aveugle devenir voyant des choses spirituelles. En effet, dans la mesure où se purifiait son regard intérieur, il était gratifié de visions lumineuses de plus en plus claires. D'une lumière semblable à un soleil sans forme, qu'il voyait briller au-dessus des cieux et qui lui ôta le voile de l'insensibilité, il vit peu à peu le visage du Christ se distinguer plus nettement et fut finalement emporté hors de son corps, dans une extase ineffable, au cours de laquelle le Christ lui parla en l'appelant son frère et son ami. Mais ce ne fut qu'après de nombreuses autres visions que, tombant un jour en larmes pour vénérer une Icône de la Mère de Dieu, il comprit qu'il possédait consciemment, au-dedans de son coeur, cet Amour en personne (hypostasié) qu'est le Seigneur.

Au bout de deux ans, l'Higoumène, constatant ses admirables progrès, le fit ordonner Prêtre. Le jour de son Ordination, le Saint-Esprit descendit comme une lumière simple et sans forme pour couvrir le Sacrifice et pendant tout le reste de sa vie sacerdotale, il ne célébrait jamais la Liturgie sans avoir une telle vision. Entouré d'une nuée lumineuse, son visage prenait alors une expression angélique, et nul ne pouvait le fixer du regard quand il bénissait le peuple. L'Higoumène étant mort un an à peine après son Ordination, Syméon fut élu supérieur par les moines de Saint-Mamas, avec l'approbation du Patriarche Nicolas Chrysobergès (vers 980). Héritant d'un monastère qui avait été réduit à servir de cimetière pour les séculiers et où la vie monastique était fort relâchée, il entreprit de faire reconstruire tous les bâtiments, excepté l'église, et, tâche autrement plus difficile, d'entraîner ses disciples à le suivre dans son ardente recherche de Dieu. Comme la tradition de Saint Théodore Studite le prescrivait, il prononçait trois fois par semaine des catéchèses enflammées, pour réveiller l'ardeur de ses moines. Il ne se contentait pas d'y rappeler les principes de la vie cénobitique mais, tel « un pauvre rempli d'amour fraternel » qui, après avoir reçu une obole, court avec joie pour la montrer à ses compagnons de misère, en les exhortant à s'empresser eux aussi pour profiter de la générosité de son bienfaiteur, Syméon leur dévoilait les merveilles accomplies en lui par Dieu et leur affirmait avec force que c'est dès cette vie qu'il nous faut tous parvenir à la vision du Royaume des cieux. C'est ce profond désir de faire participer ses frères à la grâce reçue qui explique le caractère de confidences personnelles de ses écrits, si rare dans la littérature patristique.

Ce « Zèle indomptable » dont Syméon faisait preuve entraîna l'opposition et les remarques ironiques de certains de ses moines qui auraient préféré une vie religieuse plus confortable et qui le condamnaient comme vantard. Les résistances allèrent croissant jusqu'au jour où une trentaine d'entre eux se révoltèrent contre lui et l'interrompirent violemment au cours d'une de ses catéchèses, en se ruant sur lui comme des bêtes sauvages avec l'intention de le jeter en dehors du monastère. Restant immobile, souriant et serein devant ses adversaires, Syméon les arrêta dans leur élan, et ils s'enfuirent de l'église dans un grand tapage pour aller porter plainte auprès du Patriarche Sisinnios (995-998). Ce dernier examinant l'affaire justifia entièrement le Saint et fit exiler les moines révoltés. Mais l'amour paternel de Syméon ne laissa pas les brebis se perdre hors de son bercail. Il fit abroger la sentence et alla lui-même à la recherche de chacun des rebelles, leur demandant pardon et les suppliant de regagner le monastère.

La paix revenue après ces tristes événements, il reprit la direction de son monastère qui devint bientôt un des hauts lieux spirituels de la capitale, attirant des pieux laïques en grand nombre et des disciples venus de loin. Malgré ses charges pastorales Syméon ne se distrayait pas de son labeur ascétique et, trois fois par jour, à heures fixes, il se retirait dans sa cellule pour en baigner le sol de ses larmes. Les larmes étaient en effet devenues pour lui une seconde nature et elles avaient fait épanouir, comme des fleurs délicates, la charité, la compassion envers tous, la patience dans les épreuves et un aspect attirant et gracieux de son visage illuminé par la joie intérieure de l'Esprit. A la suite d'une nouvelle vision lumineuse, il avait reçu le charisme de la théologie et, quand il n'était pas ravi en extase, il passait ses nuits à composer d'admirables Hymnes à l'amour divin, qui restent un des plus précieux témoignages des effets de la Grâce dans l'âme d'un Saint. La diffusion de ses écrits et de ses enseignements permit à de nombreuses âmes de retrouver la ferveur de l'époque des Saints Pères et prépara de loin le triomphe de l'Hésychasme comme doctrine officielle de l'Eglise Orthodoxe.

En 1005, pressé par son amour de Dieu, Syméon démissionna librement de sa charge, après un higouménat de vingt-cinq ans, et laissa son disciple Arsène, qu'il avait longuement éprouvé dans l'obéissance, pour lui succéder. Quant à lui, il se retira dans une cellule isolée, afin de s'adonner à la Sainte hésychia, et de soutenir par sa prière, tel Moïse sur la montagne (cf. Exode 17:11), les combats de ses moines. Devenu par l'habitude de la contemplation familier des spectacles divins, il fut alors initié à la connaissance des événements futurs et de l'état ultime de la création. Une nuit, il fut transporté dans la lumière qui pénétra tous les membres de son corps et le rendit tout entier feu et lumière, et il entendit une voix d'en haut lui annoncer que cette gloire qui le transfigurait était celle-là même qui sera réservée aux élus lors de la résurrection générale. C'est ainsi, possédé par l'Esprit Saint et devenu dieu par la Grâce, qu'il rédigeait ses traités théologiques et mystiques.

Mais, bien qu'il eût atteint la perfection, il devait encore être éprouvé par de nouvelles tribulations. Depuis le repos de son père spirituel, Syméon le Studite, il avait fait peindre son Icône et avait rédigé en son honneur un Office Liturgique qu'il faisait célébrer solennellement chaque année, au jour de la mémoire de cet homme apostolique, dans un grand concours de fidèles venus de toutes parts. Cette coutume était déjà pratiquée depuis plus de seize ans lorsqu'Etienne, l'ancien Métropolite de Nicomédie devenu syncelle du Patriarche, homme d'une grande science et d'une influence considérable dans les milieux officiels, ayant pris ombrage de la renommée acquise par Saint Syméon dans toute la ville, comme homme de Dieu et Théologien des dogmes de l'Esprit, chercha une occasion pour le discréditer. Il le provoqua d'abord par une subtile question théologique, mais il reçut du Saint une éblouissante réponse en vers, dans laquelle il rappelait au syncelle que ce n'est que par l'expérience de l'Esprit qu'on peut vraiment parler de Théologie. Cette réponse déclencha la haine implacable de l'Evêque qui répandit d'odieuses calomnies contre Syméon, en l'accusant d'honorer comme un Saint un homme pêcheur. Finalement, à force d'intrigues, Etienne parvint à faire condamner l'homme de Dieu à l'exil (1009).

Laissé seul, en plein hiver, sur une colline déserte de la région de Chrysopolis (Propontide), Syméon rendit grâce à Dieu et envoya une lettre de remerciements au syncelle pour les épreuves qu'il lui avait procurées. En recevant cette missive, Etienne, au comble de la rage, fit perquisitionner la cellule de celui qui, dépouillé de tout, « trouvait lourd à porter le fardeau même de sa chair », en le soupçonnant d'y avoir caché de l'or. Pour toute réponse Syméon adressa à son "bienfaiteur" une nouvelle lettre de remerciements. Ayant trouvé un oratoire en ruine dédié à Sainte Marine, il y célébrait avec ponctualité les Offices monastiques et s'y adonnait paisiblement à la prière. Mais pendant ce temps les disciples et admirateurs du Saint dans la noblesse intercédèrent en sa faveur auprès du Patriarche et, après une nouvelle comparution devant le Synode, pendant laquelle Syméon se refusa à faire aucune concession en ce qui concernait le culte de son père spirituel, le pontife le renvoya en paix, en disant : « A coup sûr, tu es un vrai studite, plein d'amour pour ton père spirituel; mais tu as aussi leur obstination et peut-être est-elle digne d'éloge? »

De retour à Sainte-Marine pour s'y consacrer à la sainte quiétude, il reçut quantité de dons qui lui permirent, malgré les embûches suscitées par les démons, de transformer l'endroit en un monastère qui attirait tous les Chrétiens zélés de la capitale lorsqu'il y célébrait avec faste la Fête de Saint Syméon le Pieux. Sous l'inspiration de l'Esprit il y poursuivait la composition de ses hymnes et rédigea des apologies pour enseigner que ni pardon des péchés, ni sanctification ne peuvent être accordés sans la venue consciente en nous de la grâce du Saint-Esprit. Cette grâce ne le transportait pas seulement en de sublimes ravissements, mais elle accomplissait aussi quantité de miracles pour le soulagement de ses disciples et la consolation de ses visiteurs.

Parvenu à un grand âge, il fut atteint d'une longue et douloureuse maladie des entrailles qui le tenait immobilisé sur sa couche. Malgré cette infirmité, un de ses disciples le vit un jour soulevé de terre et entouré d'une lumière indescriptible pendant qu'il était en prière. Au terme de ses combats, il obtint la délivrance qu'il désirait et rejoignit le choeur des Saints, le 12 mars 1022, en ayant prédit exactement la date de son décès et celle du transfert de ses Reliques, trente ans plus tard.

Après avoir glorifié Dieu en lui-même pendant sa vie, Saint Syméon fut glorifié par Lui après sa mort par de nombreux miracles, mais plus encore par les délices spirituelles que procurent jusqu'à nos jours ses écrits à tous ceux qui ont soif du Dieu vivant.

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(Le Synaxaire, vie des Saints de l'Eglise Orthodoxe par le hiéromoine Macaire de Simonos Pétra)

 

 

 

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Tu m'as réveillé de Ton souffle divin

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Tu m'as séduit par Ta beauté,
Par Ton amour Tu m'as blessé
Tu m'as transformé du tout au tout
Je vis Ton visage et j'eus peur
Quelque doux et accessible qu'il m'apparut
Mais devant Ta beauté je m'extasiai
Et je fus frappé de stupeur, ô Trinité mon Dieu !
Identiques sont les traits en chacun des Trois
Et les Trois sont un unique visage, mon Dieu
Qui a nom l'Esprit, le Dieu de l'univers
...et Toi, ô mon Dieu, Tu m'enlaçais davantage
Tu m'embrassais davantage
Davantage Tu me serrais dans tes bras !
Dans le sein de Ta gloire, ô mon Dieu
Dans la frange de Ton manteau
Tu m'attirais tout entier
Tu me couvrais de Ta lumière !
Ô profondeur de Tes mystères
Ô sublimité de Ta gloire
Ô ascension, ô divinisation, ô richesse
Ô éclat indicible de Tes paroles
Mystères dont ceux qui les voient
Ne peuvent saisir la beauté !

(Prière mystique * Saint Syméon le Nouveau Théologien)

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« C'est l'heure de vous réveiller enfin du sommeil... » !

(Rom.13,11)

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"Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance."

Jean 10,10

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"Si quelqu'un entend mes paroles et n'y reste pas fidèle, moi, je ne le jugerai pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver.

Celui qui me rejette et n'accueille pas mes paroles aura un juge pour le condamner. La parole que j'ai prononcée, elle le condamnera au dernier jour."

Jean 12, 47-48

« Enquête exclusive » :

Survivre ou mourir : la tragédie des chrétiens d'Orient,

Dimanche12 mars, sur M6, à 23 h

 

Des chrétiens ont décidé de rester en Irak et en Syrie

malgré la guerre et les persécutions. Comment survivent-ils ? Un reportage entre espoir et tragédie.

(Source: "Famille Chrétienne)

 

Une fois n’est pas coutume. « Enquête exclusive », le magazine d’information racoleur présenté par Bernard de La Villardière, change de style dans un excellent numéro consacré aux chrétiens d’Orient. Un reportage au ton juste, où la gravité ne verse jamais dans le sensationnalisme et laisse place à l’espérance.

La caméra escorte à travers l’Irak et la Syrie, parfois à quelques encablures des hordes de Daech, ces martyrs de la foi chrétienne qui ont décidé de rester là où leurs ancêtres évangélisés par saint Thomas priaient déjà le Dieu Trinitaire, bien avant l’arrivée de l’islam. Elle accompagne également une famille de Mossoul qui a pris la douloureuse décision de fuir les persécutions pour trouver refuge à Versailles.

Les premières images sont celles, joyeuses, d’un mariage célébré à Erbil. Après une messe en araméen dans une église pleine à craquer, les festivités nous feraient presque oublier les longs calvaires successifs des chrétiens d’Orient. Un commentaire nous le rappelle : « Au début du XXe siècle, un quart des habitants du Moyen-Orient étaient chrétiens. Ils sont à peine 3 % aujourd'hui, soit 10 millions de chrétiens pour 320 millions de musulmans. » Le journaliste n’hésite pas à parler d’une « disparition programmée » accélérée par la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, le conflit syrien en 2011, puis l’arrivée de l’État islamique en 2014.

Après la fête, la désolation. Églises dynamitées ou rasées, effigies religieuses martelées, écritures saintes déchirées ou brûlées les fidèles de retour dans leurs villes doivent tout reconstruire.Vincent, un jeune bénévole français de l’œuvre d’Orient, leur prête main-forte et vient coordonner la construction d’un stade. Partie de foot improvisée opposant des prêtres en soutane à de jeunes fidèles. La vie continue malgré tout en Irak. À Alep aussi. Dans la cathédrale éventrée par les tirs de roquettes, le Père Ades prépare la messe de Noël. Au milieu des gravats se dresse une crèche de fortune confectionnée par les fidèles. Signe d’une aube nouvelle ? On l’espère à l’heure où Mgr Jeanbart, l’archevêque de la ville meurtrie, appelle ses fidèles exilés à rentrer chez eux.  

Élisabeth Caillemer

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Prière, miséricorde et jeûne

Les trois ne font qu'un


Et se donnent mutuellement vie
Le jeûne est l'âme de la prière,
La miséricorde est la vie du jeûne.
Celui qui prie doit jeûner:
Celui qui jeûne doit avoir pitié...
Le jeûne ne porte pas de fruit
S'il n'est pas arrosé par la miséricorde ;
Le jeûne se dessèche par la sécheresse de la miséricorde ;
Ce que la pluie est pour la terre, la miséricorde l'est pour le jeûne.

 

(Saint Pierre Chrysologue)

 

 

 

Mes frères, nous commençons aujourd'hui le grand voyage du Carême. Emportons donc dans notre navire toute notre provision de nourriture et de boisson, en plaçant sur la caisse la miséricorde abondante dont nous aurons besoin. Car notre jeûne a faim, notre jeûne a soif, s'il ne se nourrit pas de bonté, s'il ne se désaltère pas de miséricorde. Notre jeûne a froid, notre jeûne défaille, si la toison de l'aumône ne le couvre pas, si le vêtement de la compassion ne l'enveloppe pas.

Frères, ce que le printemps est pour les terres, la miséricorde l'est pour le jeûne : le vent doux printanier fait fleurir tous les bourgeons des plaines ; la miséricorde du jeûne fait pousser toutes nos semences jusqu'à la floraison, leur fait porter fruit jusqu'à la récolte céleste. C

 

e que l'huile est pour la lampe, la bonté l'est pour le jeûne. Comme la matière grasse de l'huile allume la lumière de la lampe et, avec une aussi faible nourriture, la fait luire pour le réconfort de toute une nuit, ainsi la bonté fait resplendir le jeûne : il jette des rayons jusqu'à atteindre le plein éclat de la continence.

 

Ce que le soleil est au jour, l'aumône l'est pour le jeûne : la splendeur du soleil accroît l'éclat du jour, dissipe l'obscurité des nuées ; l'aumône accompagnant le jeûne en sanctifie la sainteté et, grâce à la lumière de la bonté, chasse de nos désirs tout ce qui pourrait être mortifère.

 

Bref, ce que le corps est pour l'âme, la générosité en tient lieu pour le jeûne : quand l'âme se retire du corps, elle lui apporte la mort ; si la générosité s'éloigne du jeûne, c'est sa mort.

 

 

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 8 ; CCL 24, 59 ; PL 52, 208 (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p. 59 rev.)

Elle comprend l'homme pécheur et elle l'aime 

Résultat de recherche d'images pour "Icône de Marie Trône de la Sagesse"

Marie est un signe lumineux et un exemple attirant de vie morale  [...] et elle mérite le titre de "Trône de la Sagesse".

Marie partage notre condition humaine, mais dans une transparence totale à la grâce de Dieu. N'ayant pas connu le péché, elle est en mesure de compatir à toute faiblesse. Elle comprend l'homme pécheur et elle l'aime d'un amour maternel.

Voilà pourquoi elle est du côté de la vérité et partage le fardeau de l'Eglise dans son rappel des exigences morales à tous et en tout temps. Pour la même raison, elle n'accepte pas que l'homme pécheur soit trompé par quiconque prétendrait l'aimer en justifiant son péché, car elle sait qu'ainsi le sacrifice du Christ, son Fils, serait rendu inutile.

Aucun acquittement, fût-il prononcé par des doctrines philosophiques ou théologiques complaisantes, ne peut rendre l'homme véritablement heureux : seules la Croix et la gloire du Christ ressuscité peuvent pacifier sa conscience et sauver sa vie.

Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
Mère de tout pécheur repentant  

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ,à l'intérieur et à l'exterieur de notre Tradition Syro- Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

 

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Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

Cliquez sur ce lien:

Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ...

Comment recourir aux services de prêtres compétents, formés et expérimentés appartenant à l'un ou l'autre Monastère d'une Eglise Orthodoxe-Orientale.(Tradition Syriaque Orthodoxe des Indes/ Malankare)

SIGNEZ LA PETITION POUR LA LIBERATION DES DEUX EVÊQUES QUIDNAPES EN SYRIE /PETITION ON THE ABDUCTION OF THE TWO HIERARCHS OF ALEPPO SYRIAToujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons... 

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*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

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N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

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MOIS DE SAINT JOSEPH:
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Onzième Jour

Prions, afin que le bon Dieu nous pardonne tout le mal que nous avons fait par nos médisances.

Saint Joseph était charitable dans ses paroles

Ici encore, quelles scènes édifiantes dans chacune des conversations qui, au moment du repos, venaient procurer à la Ste Famille un agréable délassement ! On y parlait du prochain, sans doute, mais avec quelle bonté ! Joseph savait-il un fait pénible, et humiliant, peut-être… comme on excusait le coupable, comme on n’appelait plus sa faute qu’un moment de faiblesse, comme on cherchait ensemble les moyens de la faire oublier, comme toujours on priait pour la pauvre âme égarée ! Mais une habitude bien sainte était celle que quelques Docteurs attribuaient à S . Joseph de recueillir toutes les actions dignes de louanges, et d’augmenter, en les racontant, la bonne opinion qu’on avait de ceux qui en étaient les auteurs.

Ne puis-je pas faire ainsi tous les jours ? Ô S. Joseph, aidez-moi à guérir mon esprit de sa tendance à critiquer, à soupçonner, à penser mal. Aidez-moi à trouver toujours des raisons pour excuser ; à aimer surtout à faire connaître le bien que font ceux qui sont autour de moi 
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Douzième Jour

Prions, afin que les personnes que nous avons choisies pour amies soient bien pieuses.

Saint Joseph avait une tendresse toute particulière pour Jésus

C’est qu’il connaissait ce qu’était cet Enfant bien-aimé. Jésus paraissait petit, faible…, et il cachait, sous ces apparences, sa force, sa puissance, sa majesté !... Plus Joseph le contemplait, l’étudiait, plus il se sentait ravi d’admiration devant tant de bonté pour les hommes… Il y avait des heures où ce saint patriarche se serait prosterné devant son petit Enfant en l’appelant son Dieu ! d’autres heures où il restait comme anéanti, sans pouvoir prononcer une parole ; c’était quand Jésus lui disait : Mon Père !

Modèle de mes communions, ô S. Joseph, donnez-moi votre respect, votre amour si tendre et si ardent pour jésus… J’ai le même Dieu que vous !

 

 

Par Saint Ephrem

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(v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église 
Sermon sur la Transfiguration (attrib.) 1,3-4 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 37) 

 

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour »

 

Il les emmena sur la montagne pour leur montrer la gloire de sa divinité et leur faire connaître qu'il était le Rédempteur d'Israël, comme il l'avait montré par ses prophètes... Ils l'avaient vu manger et boire, se fatiguer et prendre du repos, s'assoupir et dormir, subir l'effroi jusqu'aux gouttes de sueur, toutes choses qui ne semblaient guère en harmonie avec sa nature divine et ne convenir qu'à son humanité. Voilà pourquoi il les emmena sur la montagne, afin que le Père l'appelle son Fils et leur montre qu'il était vraiment son Fils, et qu'il était Dieu. 

Il les emmena sur la montagne et il leur montra sa royauté avant de souffrir, sa puissance avant de mourir, sa gloire avant d'être outragé et son honneur avant de subir l'ignominie. Ainsi, lorsqu'il serait pris et crucifié, ses apôtres comprendraient qu'il ne l'avait pas été par faiblesse, mais par consentement et de plein gré pour le salut du monde. 

Il les emmena sur la montagne et leur montra, avant sa résurrection, la gloire de sa divinité. Ainsi, lorsqu'il ressusciterait d'entre les morts dans la gloire de sa divinité, ses disciples reconnaîtraient qu'il ne recevait pas cette gloire en récompense de sa peine, comme s'il en avait besoin, mais qu'elle lui appartenait bien avant les siècles, avec le Père et auprès du Père, ainsi que lui-même le dit à l'approche de sa Passion volontaire : « Père, glorifie-moi de la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde » (Jn 17,5). 

"Produisez donc un fruit digne du repentir

et ne vous avisez pas de dire en vous-mêmes: "Nous avons pour père Abraham." Car Je vous le dis, Dieu peut, des pierres que voici, faire surgir des enfants à Abraham. Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit va être coupé et jeté au feu."
Mt 3,8-10 3,8 :

Le repentir, la confession et le baptême conduisent à des fruits dignes de repentir, un mode de vie cohérent avec le royaume de Dieu (Voir Gal 5,22-25). Si une vie féconde ne suit pas, sacrements et discipline spirituelle sont inutiles. Ainsi, dans de nombreuses icônes du Baptême du Christ, on voit une hache est en train de découper un arbre stérile (v. 10).
3,9 :

L'avertissement "de ces pierres (hébr. "ebanim") Dieu peut suciter des enfants (hébr. "banim") est jeu de mots. Dieu n'admettra pas des enfants stériles dans Sa maison, mais adopte d'autres enfants, ceux du monde des païens."
Orthodox Study Bible 

 

"Acquérons des fruits de repentance, une vraie humilité, le regret spirituel, un coeur doux et miséricordieux qui aspire à la pureté."
(Saint Grégoire Palamas)



Matthew 3:8-10
Therefore bear fruits worthy of repentance,† and do not think to say to yourselves, ‘We have Abraham as our father.’ For I say to you that God is able to raise up children to Abraham from these stones.† And even now the ax is laid to the root of the trees. Therefore every tree which does not bear good fruit is cut down and thrown into the fire.

'3:8 Repentance, confession, and baptism lead to fruits worthy of repentance, a way of life consistent with the Kingdom of God (see Gal 5:22-25). If a fruitful life does not follow, sacramental acts and spiritual discipline are useless. Thus in many icons of the Baptism of Christ, an ax is pictured chopping a fruitless tree (v. 10).
3:9 The warning that from these stones (Heb. 'ebanim) God can raise up children (Heb. banim) is a play on words. God will not admit fruitless children into His house, but adopts other children from the Gentiles.'
(The Orthodox Study Bible - Thomas Nelson)

(Source: St Materne)

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Deux jeunes nantais bientôt en route pour aider les Chrétiens d’Orient

10/03/2017 – 10h00 Nantes (Breizh-Info.com) – Vincent a tout juste 18 ans et Sophie 19 ans. A l’âge où beaucoup de leurs copains usent les bancs de la fac ou les manettes de leur console, ces deux jeunes nantais ont décidé d’agir concrètement contre les persécutions en Orient. Ils ont décidé de rejoindre cette région du monde avec l’association SOS Chrétiens d’Orient. Leur objectif : aider les populations locales, notamment les Chrétiens d’Orient, à se sortir de la misère causée par les guerres et les persécutions religieuses. Pour réaliser ce rêve, ils ont lancé un appel aux dons.

Les deux jeunes ont saisi une opportunité d’aider les Chrétiens d’Orient

Les traits encore jeunes mais le regard décidé, Vincent nous explique avoir choisi de se rendre au Proche-Orient pour dépasser ses limites et fuir le train-train. « Cela fait longtemps que je voulais partir en mission humanitaire. Quand j’ai su qu’on pouvait aller aider les Chrétiens d’Orient, ça m’a tout de suite branché ! Je suis intérimaire depuis quelques semaines et j’ai donc décidé de mettre cette activité en pause le temps de partir. »

Pour Sophie, c’est un peu différent. « Cela faisait longtemps que je connaissais l’association. J’ai eu plusieurs amis qui sont déjà partis avec SOS Chrétiens d’Orient et ça m’avait vraiment motivée. Comme j’ai un semestre de césure suite à une réorientation, j’en profite pour partir. »

 

Des familles un peu anxieuses mais fières

Vincent est très enthousiaste sur ce qui les attend sur place : « Là-bas, on va réaliser de nombreuses choses : reconstruction, aide aux populations, cours de lecture, etc. J’espère acquérir de nouvelles compétences mais, surtout, revenir grandi humainement. Je suis chrétien et cela me rend heureux d’aller aider les Chrétiens d’Orient persécutés. »
Sophie renchérit : « Je sais que beaucoup d’activités sont possibles auprès des populations locales. Ca va vraiment être très intéressant. Personnellement, j’aimerais vraiment aider à la reconstruction. »

Vincent et Sophie vont aider les Chrétiens d'Orient

Face à une décision forte de leur enfant, les familles les soutiennent, avec un peu d’anxiété !
Vincent avoue que sa famille a peur pour lui. Malgré tout, il assure qu’elle le soutient : « Même s’ils sont un peu effrayés, ils sont derrière moi. Ils sont très contents que je m’engage dans une expérience aussi enrichissante. »
Même constat chez Sophie : « Ma famille me soutient même si ma mère a un peu d’appréhension. Ils sont plutôt sereins car l’association est très fiable. Il n’y a jamais eu de problèmes. »
Lors d’une première réunion préalable à Paris, Sophie et Vincent ont en effet déjà été briefés une première fois sur la sécurité. SOS Chrétiens d’Orient n’a jamais eu de souci avec ses volontaires et souhaite que tout continue ainsi.

Un appel au don de 500 € par personne pour rejoindre les Chrétiens d’Orient

Sur internet, les deux amis ont décidé de mettre en ligne une cagnotte virtuelle. Chacun peut, via sa carte bancaire, faire un don pour permettre à Sophie et Vincent de partir vivre leur rêve au Proche-Orient.
Ils espèrent récolter 500 € chacun.

Sophie explique le chiffrage du budget : « Beaucoup de dépenses sont déjà prises en charge par SOS Chrétiens d’Orient et nos familles. Cependant, le billet d’avion aller/retour coûte cher. Et on doit prévoir large car l’association prend nos billets au dernier moment pour éviter les annulations de dernière minute. Du coup, les prix des billets sont souvent assez hauts. Le budget tient également compte du voyage aller/retour jusqu’à Paris puis à l’aéroport. » De toute manière, Vincent est formel : « Si jamais on a plus que nécessaire, tout ce qui n’ira pas dans le trajet sera reversé à l’association SOS Chrétiens d’Orient ! »
Leur départ étant prévu dans environ un mois, ils espèrent que la cagnotte sera bien remplie avant la date fatidique.

Voilà donc une belle aventure qui attend les jeunes nantais. N’hésitez pas à les soutenir !

Propos recueillis par Nicolas Faure
Crédit Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017 Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

La maternité de Marie appelait la paternité de Joseph 

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En ce mois de mars qui est traditionnellement dans l’Eglise le mois de saint Joseph,  et en ce premier jour de la neuvaine au saint époux de la Vierge Marie, méditons sur le mystère de la paternité de Joseph, auprès de Marie.

En effet, le mystère de la maternité de Marie est tellement grand qu'il a quelque peu jusqu'ici laissé dans l'ombre le mystère de la paternité de Joseph. Il nous convient de l'affirmer avec force : la maternité de Marie à l'égard de Jésus appelait la paternité de Joseph, qui en est inséparable et y puise sa source et sa grandeur. Inséparable, non pas comme un complément surajouté, mais comme partie intégrante d'une même fonction parentale à l'égard de Jésus.

C'est même par le lien de la paternité de Joseph que Jésus est reconnu comme relié à son ascendance davidique, la descendance généalogique se transmettant par voie masculine (voir Mt 1, 1 et 16... 20).

Joseph ayant accueilli de tout cœur dans sa vie Marie son épouse, et le mystère de l'enfant conçu en elle (Mt 1,24), c'est conjointement qu'ils vont se consacrer à leur tâche envers Jésus et le préparer à sa mission, elle comme mère, lui comme père.

 

 

Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
Joseph, le dépositaire du mystère de Dieu  

Père Jean Hémery

Marie de Nazareth

Genesis 5:1-24

This is the written account of Adam’s family line.

Aucun texte alternatif disponible.

When God created mankind, he made them in the likeness of God. He created them male and female and blessed them. And he named them “Mankind” when they were created.

When Adam had lived 130 years, he had a son in his own likeness, in his own image; and he named him Seth. After Seth was born, Adam lived 800 years and had other sons and daughters. Altogether, Adam lived a total of 930 years, and then he died.

When Seth had lived 105 years, he became the father of Enosh. After he became the father of Enosh, Seth lived 807 years and had other sons and daughters. Altogether, Seth lived a total of 912 years, and then he died.

When Enosh had lived 90 years, he became the father of Kenan. After he became the father of Kenan, Enosh lived 815 years and had other sons and daughters. Altogether, Enosh lived a total of 905 years, and then he died.

When Kenan had lived 70 years, he became the father of Mahalalel.After he became the father of Mahalalel, Kenan lived 840 years and had other sons and daughters. Altogether, Kenan lived a total of 910 years, and then he died.

When Mahalalel had lived 65 years, he became the father of Jared. After he became the father of Jared, Mahalalel lived 830 years and had other sons and daughters. Altogether, Mahalalel lived a total of 895 years, and then he died.

When Jared had lived 162 years, he became the father of Enoch. After he became the father of Enoch, Jared lived 800 years and had other sons and daughters. Altogether, Jared lived a total of 962 years, and then he died.

When Enoch had lived 65 years, he became the father of Methuselah.After he became the father of Methuselah, Enoch walked faithfully with God 300 years and had other sons and daughters. Altogether, Enoch lived a total of 365 years. Enoch walked faithfully with God; then he was no more, because God took him away.

(Source: Drs Gewargis AcisSyriac Aramaic studies )

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The Reading from the Holy Gospel according to St. John 15:1-7

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The Lord said to his disciples, “I am the true vine, and My Father is the vinedresser. Every branch in Me that does not bear fruit He takes away; and every branch that bears fruit He prunes, that it may bear more fruit. You are already clean because of the word which I have spoken to you. Abide in Me, and I in you. As the branch cannot bear fruit of itself, unless it abides in the vine, neither can you, unless you abide in Me.

“I am the vine, you are the branches. He who abides in Me, and I in him, bears much fruit; for without Me you can do nothing. If anyone does not abide in Me, he is cast out as a branch and is withered; and they gather them and throw them into the fire, and they are burned. If you abide in Me, and My words abide in you, you will ask what you desire, and it shall be done for you.”

Glory to Thee, O Lord, glory to Thee

(Source: Drs Gewargis AcisSyriac Aramaic studies )

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Où nous trouver ?

 

Paroisse NORD-OUEST et Nord-Est

(N-D de Miséricorde):
 

NORMANDIE :

  

CHANDAI (61):

* Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

DSC01238

(Fresque de la Mère de Dieu entourée des Apôtres, mur Est  du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

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(Fresque des Sts Pères Interieur droit du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Messe journalières en semaine à 10h30

 

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

DSC01246-copie-1

(Fresque des Sts Pères Interieur gauche du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

 

Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

 

 

NANTES:

*Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

 

ANGOULÊME (Jauldes):

*Paroisse N-D de Toutes Grâces/St Ubald

MAISON NOTRE-DAME
LE BOURG
16560 JAULDES.

Tel:05.45.37.35.13
* Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Très Sainte Trinité

Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN
*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530
 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 * Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

 

LOURDES:

*"Relais paroissial St Gregorios de Parumala"

 * Messse  le 5ème dimanche du mois ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

20 Rte de Pau

 

 

 

CAMEROUN:

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDE,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain: 

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

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Repentez-vous, 
car le Royaume des Cieux est proche 
 
(Matthieu 17, 1)
 
Nous souhaitons à tous les chrétiens orthodoxes, à tous nos lecteurs et lectrices,
un saint grand Carême qui les remplisse d'un grand Amour pour le Christ.

PROGRAMME LITURGIQUE (Prévisionnel )DE MARS :

PIEUX CARÊME À VOUS !

HEUREUSE MONTÉE VERS PÂQUES !

#PARIS: "Permanence pastorale et réception des fidèles Vendredi tous les Vendredis après-midi et Samedi matin précédent le 1er dimanche de chaque mois. Ces samedis après-midi sont suivis d'un RAMASSAGE DES FIDÈLES de Paris et sa région pour le WE au Monastère  à 15h au point de rendez-nous habituel .

#NORMANDIE:

-CAEN: Une permanence pastorale sera assurée par le Père Isaac du 28 février au soir au 2 Mars au matin (prenez Rdv avec lui ).

-LISIEUX (Coquainvillier) , le 3 Mars *

-AU MONASTÈRE DE CHANDAI :
DIMANCHE 5 PÈLERINAGE à N-D de MISÉRICORDE ,le 19 (St Joseph), le Samedi 25 (Annonciation) * .

#NANTES :Jeudi 9, Messe à 18h (Réception des fidèles de 9h à 17h )

#ANGOULÊME (JAULDES ):
Dimanches 12 et 26 * EN AVRIL, en raison de la Retraite de SEMAINE SAINTE, le 2 *

#PÉRIGUEUX (LA CHAPELLE FAUCHER ) :
Samedi 25 (Annonciation) *. . .

#ALSACE -LYONNAIS : Visite pastorale (prenez Rdv ) entre le 19 et le 22 , Messe dominicale. 
Dimanche le 19 à Belfort*, réception des fidèles.

#PARAY LE MONIAL - ALLIER/CHAROLAIS: Visite pastorale ( prenez Rdv ) entre le 22 et le 24

 

 

*MESSES À 10H 30
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Nota bene :

Les "permanences pastorales" sont prévues pour vous assurer la proximité des sacrements
(Messess, Confessions, Onction des malades ), catéchisme, entretiens et accompagnements spirituels , prières de délivrance ( voir d'exorcismes ) ou de guérison intérieure . 
(RÉCEPTION SUR RDV) en fonction de la région où vous vivez 

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"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

(SS Ignatius Aprem II)

Note:
L'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise
Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité
des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien
et la paix du monde.
¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil
des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles ,
nous n'exigeons aucun fixe.
Les offrandes sont libres et non
obligatoires.
Toute offrande fait cependant l'objet d'une
déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre
revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, Moniale ( 06.17.51.25.73).

 

Adresse du Monastère métropolitain ci-dessous :

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

 

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

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Troisième dimanche du Grand Carême

(Dimanche du Paralytique)

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Third Sunday of Great Lent (Paralytic/Palsy Sunday) (msharyo)

Evening:
Luke 5:17-26

Morning:
John 5:1-18
Before Holy Qurbana
Ezekiel 34:1-16
Exodus 4:10-17
II Kings 2:1- 11
Isaiah 5:20-25

Holy Qurbana:
Acts 5:12-16; 19:8-12
Romans 5:1-11
2 Corinthians 12:7-10
Mark 2:1-12

Saint Qurbana

    • Actes 5:12-16 :
  • 12 Par les mains des Apôtres, beaucoup de signes et de prodiges s’accomplissaient dans le peuple. Tous les croyants, d’un même cœur, se tenaient sous le portique de Salomon.
  • 13 Personne d’autre n’osait se joindre à eux ; cependant tout le peuple faisait leur éloge ;
  • 14 de plus en plus, des foules d’hommes et de femmes, en devenant croyants, s’attachaient au Seigneur.
  • 15 On allait jusqu’à sortir les malades sur les places, en les mettant sur des civières et des brancards : ainsi, au passage de Pierre, son ombre couvrirait l’un ou l’autre.
  • 16 La foule accourait aussi des villes voisines de Jérusalem, en amenant des gens malades ou tourmentés par des esprits impurs. Et tous étaient guéris.
    • 19: 8 -12 :
  • 08 Paul se rendit à la synagogue où, pendant trois mois, il prit la parole avec assurance ; il discutait et usait d’arguments persuasifs à propos du royaume de Dieu.
  • 09 Certains s’endurcissaient et refusaient de croire ; devant la multitude, ils dénigraient le Chemin du Seigneur Jésus. C’est pourquoi Paul se sépara d’eux. Il prit les disciples à part et s’entretenait chaque jour avec eux dans l’école de Tyrannos.
  • 10 Cela dura deux ans, si bien que tous les habitants de la province d’Asie, Juifs et Grecs, entendirent la parole du Seigneur.
  • 11 Par les mains de Paul, Dieu faisait des miracles peu ordinaires,
  • 12 à tel point que l’on prenait des linges ou des mouchoirs qui avaient touché sa peau, pour les appliquer sur les malades ; alors les maladies les quittaient et les esprits mauvais sortaient.
    •  
    • Romains 5:1-11 :
  • 01 Nous qui sommes donc devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ,
  • 02 lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.
  • 03 Bien plus, nous mettons notre fierté dans la détresse elle-même, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ;
  • 04 la persévérance produit la vertu éprouvée ; la vertu éprouvée produit l’espérance ;
  • 05 et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné.
  • 06 Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions.
  • 07 Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait il à mourir pour un homme de bien.
  • 08 Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs.
  • 09 À plus forte raison, maintenant que le sang du Christ nous a fait devenir des justes, serons-nous sauvés par lui de la colère de Dieu.
  • 10 En effet, si nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils alors que nous étions ses ennemis, à plus forte raison, maintenant que nous sommes réconciliés, serons-nous sauvés en ayant part à sa vie.
  • 11 Bien plus, nous mettons notre fierté en Dieu, par notre Seigneur Jésus Christ, par qui, maintenant, nous avons reçu la réconciliation.
    •  
    • 2 Corinthiens 12: 7-10 :
  • 07 Ces révélations dont je vous parle sont tellement extraordinaires que, pour m’empêcher de me surestimer, j’ai reçu dans ma chair une écharde, un envoyé de Satan qui est là pour me gifler, pour empêcher que je me surestime.
  • 08 Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi.
  • 09 Mais il m’a déclaré : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure.
  • 10 C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort.
    •  
    • Saint-Marc 2:1-12 :
  • 01 Quelques jours plus tard, Jésus revint à Capharnaüm, et l’on apprit qu’il était à la maison.
  • 02 Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole.
  • 03 Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes.
  • 04 Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé.
  • 05 Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »
  • 06 Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes :
  • 07 « Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »
  • 08 Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ?
  • 09 Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien lui dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ?
  • 10 Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… – Jésus s’adressa au paralysé –
  • 11 je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. »
  • 12 Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. »
    •  

Ne pensez à rien et ne faites rien sans un but orienté vers Dieu. Car voyager sans destination, c'est un vain effort.
Saint Marc l'Ascète

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« Suffit-il du jeûne et des signes extérieurs de la pénitence ?

Non, non, mais il faut changer de vie. En voulez-vous une preuve. Écoutez ce que dit le Prophète. Après avoir parlé de la colère de Dieu et du jeûne des Ninivites, il nous apprend que Dieu leur pardonna, et nous en dit le motif. Dieu vit leurs œuvres (Jon. 111, 10), dit-il. Et quelles œuvres ? Leurs jeûnes ? Leurs habits de pénitence ? Rien de tout cela ; il n'en est pas même fait mention. Tous, dit le Prophète, abandonnèrent leurs voies perverses, et le Seigneur se repentit de les avoir menacés de si grandes calamités. Vous le voyez, ce n'est pas le jeûne qui les arrache au danger ; c'est le changement de vie qui apaise le Seigneur et le leur rend favorable. Si je vous dis ces choses, ce n'est point pour vous faire mépriser le jeûne, mais bien pour vous porter à l'estimer davantage. Ce qui relève le jeûne, ce n'est pas l'abstinence de nourriture, mais la fuite du péché. Ne voir dans le jeûne qu'une privation de nourriture, c'est lui faire outrage. Si vous jeûnez vraiment, montrez-le par vos œuvres ! Quelles seront ces œuvres, me demandez-vous ? Si vous voyez un pauvre, ayez pitié de lui ; si vous voyez votre ennemi, réconciliez-vous avec lui ; si votre ami accomplit une action digne d'éloge, ne lui portez point envie ; si vos yeux aperçoivent une belle femme, ne vous arrêtez point. Ce n'est pas seulement notre bouche qui doit jeûner, mais nos yeux, nos oreilles, nos pieds, nos mains, tous nos membres. Que nos mains jeûnent, c'est-à-dire qu'elles soient pures de toute rapine et de toute avarice. Que nos pieds jeûnent, c'est-à-dire qu'ils s'abstiennent de courir à des spectacles illicites. Que nos yeux jeûnent, c'est-à-dire qu'ils s'habituent à ne jamais lancer de regards immodestes, à ne jamais se fixer avec curiosité sur des objets dangereux. Les yeux vivent de spectacles ; s'ils sont illégitimes et défendus, le jeûne en souffre et le salut de l'âme est en péril : légitimes et permis, ils sont un ornement du jeûne. Ne serait-il pas absurde en effet de se priver d'une nourriture d'ailleurs permise, et de rassasier cependant ses yeux d'un aliment qui leur est interdit ? Vous ne mangez point de viande ? Eh bien ! ne vous nourrissez point d'impureté par vos yeux. Que les oreilles jeûnent aussi ; et leur jeûne consiste à n'écouter ni médisances ni calomnies. Vous ne prêterez point l'oreille aux vains discours (Exod. XXIII, 1), dit la sainte Écriture.

Que la bouche jeûne, en s'abstenant de toute parole déshonnête et injurieuse. A quoi bon nous priver de la chair des oiseaux et des poissons, si nous déchirons, si nous dévorons nos frères ? Le médisant dévore la chair de son frère, il déchire la chair du prochain. Et c'est pourquoi saint Paul dit cette parole terrible : Si vous vous déchirez et si vous vous dévorez les uns les autres, ne voyez-vous pas que vous allez vous faire mourir les uns les autres (Gal V, 15) ? Vos dents ne se sont point enfoncées dans la chair, mais votre médisance, votre soupçon, s'est enfoncé dans les âmes, vous les avez blessées ; vous les avez accablées de mille maux, la vôtre, celle qui vous écoute et beaucoup d'autres. Celui qui vous entend médire, ne l'avez-vous point rendu pire qu'il n'était ? Pécheur, il péchera plus facilement encore, depuis qu'il a rencontré son pareil ; juste, les péchés d'autrui lui donneront de l'arrogance et de l'orgueil, et il aura de lui-même une haute opinion. Bien plus, c'est l’Église tout entière que vous avez blessée. Ceux qui vous écoutent, ce n'est pas à un seul qu'ils imputent les fautes dont vous parlez, mais à tout le peuple chrétien. »

St Jean Chrysostome, Troisième Homélie sur les statues (4-5). Œuvres complètes Tome II, Traduites pour la première fois sous la direction de M. Jeannin, Bar-le-Duc, L. Guérin & Cie, éditeurs, 1864.
(Texte intégral)

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« Il ne faut jamais rester au seuil de son âme :
il faut entrer à l'intérieur, y descendre, y réfléchir, y méditer, y travailler, et s'y laisser travailler. »
Marthe Robin (1902-1981)

« Certaines gens qui prennent la vie spirituelle au sérieux gaspillent tous leurs efforts à élever l'échafaudage, à le rendre de plus en plus solide et durable sans s'occuper de l'édifice lui-même. Ils agissent ainsi par une sorte de crainte inconsciente des véritables responsabilités de la vie chrétienne qui sont solitaires et intérieures, difficiles à exprimer même indirectement, et presque impossibles à communiquer à qui que ce soit. [...]

Le travail le plus important, le plus authentique et le plus durable du chrétien s'accomplit dans les profondeurs de son âme. Il est invisible à tous, même à celui en qui il s'opère. Dieu seul le voit. Ce travail est d'ailleurs moins une question de fidélité à des idéaux généraux connus qu'à la foi : c'est l'acte intérieur, angoissé, presque désespérément solitaire, par lequel nous affirmons notre soumission totale à Dieu en saisissant Sa parole et la révélation de Sa volonté dans les profondeurs de notre être, et en obéissant à l'autorité qui Le représente.

[...] Notre foi est alors un don total au Christ en qui nous plaçons toute notre espérance et par lequel nous attendons toute force et toute sainteté de Son amour miséricordieux. »


Thomas Merton (1915-1968), Vie et Sainteté (chap. III), Traduit par Marie Tadié, Aux Éditions du Seuil, Paris, 1966.

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 08:49

Byzantine ivory plaque. Cleveland Museum of Arts:

Lectionnaire Orthodoxe Malankare pour ce mercredi, 8 mars 2017
Evening:
St. Matthew 18: 1-11
Morning:
Exode 34: 1-17
Proverbes 7: 1-11
Zacharie 8: 1-8
II I St Jean 1: 1-15
I Corinthiens 8: 1-13
St. Luc 11: 1-13
8 mars :
Journée des femmes
« MARIS, AIMEZ VOS FEMMES,
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comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré Lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, afin de faire paraître devant Lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. Car jamais personne n'a haï sa propre chair; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l'Église, parce que nous sommes membres de son corps. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand; je dis cela par rapport à Christ et à l'Église. Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari. » 
(Lettre du saint Apôtre Paul aux Ephésiens, chapitre 5, versets 25 à 33)
escenas de corte “Cristo coronando a Romano III y Eudoxia” (s. XI):

 

Premier livre des Rois 19,3-8.

En ces jours-là, Elie vint à Bersabée, qui appartient à Juda, et y laissa son serviteur.
Pour lui, il alla dans le désert l'espace d'une journée de marche ; arrivé là, il s'assit sous un genêt et demanda pour lui la mort, en disant : « C'est assez ! Maintenant, Yahweh, prends ma vie, car je ne suis pas meilleur que mes pères ! » 
Il se coucha et s'endormit sous le genêt. Et voici qu'un ange le toucha et lui dit : « Lève-toi, mange. » 
Il regarda, et voici qu'il y avait à son chevet un gâteau cuit sur des pierres chauffées et une cruche d'eau. Après avoir mangé et bu, il se recoucha. 
L'ange de Yahweh vint une seconde fois, le toucha et dit : « Lève-toi, mange, car le chemin est trop long pour toi. » 
Il se leva, mangea et but, et, avec la force que lui donna cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu'à la montagne de Dieu, à Horeb. 

 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,38-50.

En ce temps-là, quelques-uns des scribes et des pharisiens répondirent à Jésus en disant : " Maître, nous voudrions vous voir faire un miracle. "
Il leur répondit : " Une génération mauvaise et adultère réclame un signe : il ne lui sera donné d'autre signe que le signe du prophète Jonas. 
Car de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre du poisson, ainsi le Fils de l'homme sera dans le sein de la terre trois jours et trois nuits. 
Les hommes de Ninive se dresseront, au jour du jugement, avec cette génération et la feront condamner, car ils ont fait pénitence à la prédication de Jonas, et il y a ici plus que Jonas.
La reine du Midi se lèvera, au jour du jugement, avec cette génération et la fera condamner, car elle est venue des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon, et il y a ici plus que Salomon.
Lorsque l'esprit impur est sorti d'un homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos, et il n'en trouve point. 
Alors il dit : " Je retournerai dans ma maison, d'où je suis sorti. " Et revenu, il la trouve libre, nettoyée et ornée. 
Alors il s'en va prendre avec lui sept autres esprits plus mauvais que lui, et, étant entrés, ils y fixent leur demeure, et le dernier état de cet homme devient pire que le premier. Ainsi en sera-t-il pour cette génération mauvaise. " 
Comme il parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient dehors, cherchant à lui parler. 
Quelqu'un lui dit : " Voici votre mère et vos frères qui se tiennent dehors, et ils cherchent à vous parler. " 
Il répondit à l'homme qui lui disait cela : " Qui est ma mère et qui sont mes frères ? " 
Et étendant la main vers ses disciples, il dit : " Voici ma mère et mes frères. 
Car quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est pour moi frère, sœur et mère. " 

 



Par Dom  Columba Marmion

(1858-1923), abbé de l'Ordre Bénédictin, béatifié par l'Eglise Romaine. L'union à Dieu dans le Christ d'après les lettres de direction de Dom Marmion (Dom R. Thibaut, Eds DDB, p. 19, rev.) 
 

Faire la volonté de Dieu

 

Vous savez que quand nous sommes en état de grâce, Jésus demeure toujours dans notre cœur.

Son grand désir est d'être tout pour nous.

Il semble que ce soit un rêve trop beau pour être vrai que Jésus si Bon, si Puissant, si Tendre, veuille être notre frère, et cependant, c'est Lui-même qui nous le dit :

« Quiconque fait la Volonté de mon Père qui est au Ciel, Je serai pour lui un frère, une sœur, une mère. »

Ce sont les paroles mêmes de Jésus. 

Donc, pour arriver au bonheur d’avoir Jésus comme notre frère, notre ami le plus intime, il faut faire la Volonté de son Père. Eh bien !

Quelle est cette Volonté ?

D'abord éviter le péché, et, si nous y tombons par faiblesse, en demander pardon aussitôt.

Ensuite, faire toutes nos actions pour Lui.

Il est si bon qu'Il accepte nos moindres actions faites pour Lui. Vous connaissez vos devoirs ; il reste de les sanctifier en les consacrant à Dieu.

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Σχετική εικόνα:

« Il faut passer par le désert, et y séjourner pour recevoir la grâce de Dieu :

c'est là qu'on se vide, qu'on chasse de soi tout ce qui n'est pas Dieu et qu'on vide complètement cette petite maison de notre âme pour laisser toute la place à Dieu seul...

Les Hébreux ont passé par le désert, Moïse y a vécu avant de recevoir sa mission, saint Paul au sortir de Damas a été passer trois ans en Arabie, [...] saint Jérôme, saint Jean Chrysostome, se sont préparés au désert...

C'est indispensable...

C'est un temps de grâce...

C'est une période par laquelle toute âme qui veut porter des fruits doit nécessairement passer...

Il lui faut ce silence, ce recueillement, cet oubli de tout le créé au milieu desquels Dieu établit en elle son règne et forme en elle l'esprit intérieur...

La vie intime avec Dieu...

La conversation de l'âme avec Dieu dans la foi, l'espérance et la charité...

Plus tard l'âme produira des fruits exactement dans la mesure où l'homme intérieur se sera formé en elle...

Si cette vie intérieure est nulle, il y aura beau avoir du zèle, de bonnes intentions, beaucoup de travail, les fruits sont nuls ; c'est une source qui voudrait donner la sainteté aux autres mais qui ne peut, ne l'ayant pas ; on ne donne que ce qu'on a et c'est dans la solitude, dans cette vie, seul avec Dieu seul, dans ce recueillement profond de l'âme qui oublie tout le créé pour vivre seule en union avec Dieu, que Dieu se donne tout entier à celui qui se donne ainsi tout entier à Lui... Donnez-vous tout entier à Lui seul, [...] et Il se donnera tout entier à vous.

En cela ne craigniez pas d'être infidèle à vos devoirs envers les créatures ; c'est au contraire le seul moyen pour vous de les servir efficacement : regardez saint Paul, saint Benoît, saint Patrice, saint Grégoire le Grand, tant d'autres ; quel long temps de recueillement et de silence !

Montez plus haut : regardez saint Jean Baptiste, regardez Notre Seigneur...

Notre Seigneur n'en avait pas besoin mais Il a voulu nous donner l'exemple...

Rendez à Dieu ce qui est à Dieu... »

Bx Charles de Foucauld, extrait d'une Lettre à Henri de Castries, 19 mai 1898.
L'expérience de Dieu avec Charles de Foucauld, Introduction et textes choisis par Marcel Nadeau, Fides, 2004.

Charles de Foucauld,silence,recueillement

  Cela se passait au Moyen Orient  
"La reine de Saba est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon." (Lc 11, 31)
Vous vous souvenez de l'évangile en lequel, Jésus, notre Seigneur évoquait deux figures de l'Ancien Testament :

*le prophète Jonas qui a prêché la parole de Dieu à Ninive (Il n'y a pas si longtemps que, dans nos Eglises de Tradition Syriaque, nous revivions ce temps de grâces du "Jeune de Ninive) et

*la reine de Saba, venue visiter Salomon, le fils du roi David, connu pour sa grande sagesse.

Sont également évoqués deux endroits. 

*Ninive, aujourd'hui Mossoul, en Irak, se trouve sur les bords du Tigre. Cette ville, il y a peu encore, faisait la une de l'actualité.

Quant au royaume de Saba, il se trouvait très probablement dans l'actuel Yémen.

  Et ce sont nos frères qui souffrent  
La situation des chrétiens qui vivent dans ces pays est, au mieux, critique, au pire dramatique. Ils sont pourtant les témoins d'un christianisme plus ancien que celui de nos pays occidentaux qui reçurent d'Evêques et de Moines missionnaire la Lumière de l'Evangile ! Pourtant, cet occident aujourd'hui décadent qui se croit encore "civilisé" a assisté dans son ensemble, sans ciller, à leur quasi disparition.
Les chrétiens persécutés sont nos frères. Quand un membre souffre, dit saint Paul, c'est tout le corps qui souffre. Dans la communion des saints, nous leur sommes étroitement unis.

  Aujourd'hui, je fais un pas                                                          

Je fais un petit sacrifice (sur la nourriture, sur l'usage d'internet…) en union avec tous les chrétiens persécutés à travers le monde, et spécialement au Moyen Orient. La petite privation que je choisis librement est une manière de porter spirituellement leur souffrance et de rappeler que, dans le corps du Christ, nous sommes tous solidaires les uns des autres !

Joyeux est mon cœur

Comme les ailes des colombes sur leurs petits

et les becs de leurs petits tournés vers leurs becs,

ainsi les ailes de l'Esprit sont sur mon cœur.

Joyeux est mon cœur,

il tressaille tel un enfant

qui tressaille dans le sein de sa mère.

J'ai cru, c'est pourquoi j'ai trouvé le repos,

car Il est véridique Celui en qui je crois.

Il m'a comblé de bénédictions

et ma tête est tournée vers Lui.

Me séparer de Lui,

ni l'épée, ni le glaive ne le peuvent.

Amen. 

Odes de Salomon (début du II ième siècle)

NOTE: Les « Odes de Salomon » sont  un recueil de quarante-deux poèmes chrétiens composés en syriaque par un chantre inconnu au début du IIe siècle et utilisées dans la liturgie par des communautés chrétiennes de la caste sacerdotale de Jérusalem.

SAINT(S) DU JOUR:

 

9 mars:

Les Quarante Saints et glorieux Martyrs de Sébaste.

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Nous complétons, Seigneur, par nos jambes cassées 
ce qui manqua jadis à ta crucifixion, 
nous les Quarante ayant souffert notre passion 
à Sébaste, le neuf, sur les ondes glacées. 
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Apostiches des Vêpres ton 6

Par des cantiques célébrons, / fidèles, les Quarante Martyrs / et chantons-leur à pleine voix: / victorieux Athlètes du Christ, réjouissez-vous, / Hésychius, Méliton, Smaragde, Héraclius, / Domnus, Eunoique, Valens et Vivien; / réjouissez-vous, Claude et Priscus, / Jean, Théodule, Eutychius, / Hélian, Sisinius et Xanthias; / réjouissez-vous, Angias et Kyrion, / avec Aèce, Lysimaque et Flavius, / Acace, Ekdikios, Alexandre et Elie; / réjouissez-vous, Candide, Théophile, Cyrille et Sacerdon; / réjouissez-vous, Nicolas, Valère et Philoctémon, / Khude, Sévérien en même temps qu'Aglaius. / Par le crédit que vous avez auprès du Christ notre Dieu, / illustres Martyrs, sans cesse priez-le / pour qu'il sauve les fidèles célébrant / de tout cœur votre mémoire sacrée.

Tropaire, t. 1

Par les souffrances que les Saints endurèrent pour toi / laisse-toi fléchir, ô notre Dieu; / guéris toutes nos douleurs, / Seigneur ami des hommes, nous t'en prions.

Cathisme, t. 5

La parure des saints Martyrs, la multitude sacrée / des Quarante divinement rassemblés, / en nos hymnes acclamons-la maintenant; / car, éprouvés par le froid et le feu, / ils se sont montrés les soldats du Christ notre Roi, / auprès duquel ils intercèdent pour notre salut.

Cathisme, t. 8

En martyrs, ayant servi dans l'armée du Christ, / en athlètes, ayant fait toucher la terre à l'ennemi, / par vos œuvres, vous avez accompli la parole du Prophète, / car vous êtes vaillamment passés par le feu et par l'eau, / trouvant ainsi votre repos, la vie éternelle; / c'est pourquoi, ayant reçu votre couronne depuis le ciel, / Bienheureux, vous jubilez avec les chœurs des Anges incorporels. / Illustres Martyrs, intercédez auprès du Christ notre Dieu, / pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés / à ceux qui fêtent de tout cœur votre mémoire sacrée.

Kondakion, t. 6

Ayant laissé à ce monde toute armée, / vous vous êtes attachés au Maître des cieux, / vous les Quarante Martyrs, / car étant passés par le feu et par l'eau, / vous avez reçu, Bienheureux, / la gloire céleste et les couronnes méritées.

Ikos

Devant celui qui est porté sur un trône de feu / et déploya le ciel comme une peau, / qui établit la terre solidement / et rassembla les eaux en un seul lieu, / qui fit sortir toute chose du néant / et procure à tous le souffle de vie, / qui permet aux Archanges de le chanter / et par les Anges se laisse glorifier, / et qui par tous est adoré, / le Christ tout-puissant, notre Créateur et notre Dieu, / je me prosterne et, tout indigne que je sois, / lui adresse ma prière, en demandant / l'éloquence qui me rende capable de chanter, moi aussi, / avec foi les saints Martyrs / dont il a fait des vainqueurs en leur donnant / la gloire céleste et les couronnes méritées.

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HISTOIRE DES SAINTS MARTYRS DE SEBASTE:

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Lorsque le cruel Licinius (308-323), qui avait été associé à l'empire par Saint Constantin, jeta le masque de la dissimulation et rompit avec lui, il publia des édits contre les Chrétiens et envoya dans toutes ses provinces des magistrats chargés d'exécuter ses ordres, en mettant à mort dans de terribles supplices ceux d'entre eux qui ne voulaient pas se soumettre. Le gouverneur désigné pour la Cappadoce et la Petite Arménie, Agricolaos, était l'un des plus zélés exécutants des édits de persécution et il avait convoqué dans la ville de Sébaste où il résidait, la douzième légion impériale, dite fulminante, dirigée par le duc Lysias. Quarante soldats de cette légion, hommes jeunes, braves et appréciés pour leurs services, refusèrent alors de sacrifier aux idoles de l'Empire et se déclarèrent Chrétiens. Originaires de différentes contrées, mais unis comme un seul homme nouveau par la Foi et la charité, ils se présentèrent un à un devant le gouverneur, comme des athlètes qui se font inscrire au jour du combat, et déclinèrent leur véritable identité, en disant: « Je suis Chrétien! » Agricolaos essaya d'abord de les gagner par la douceur, en vantant leurs actions d'éclat et en leur promettant avantages et faveurs de la part de l'empereur s'ils se soumettaient à son ordre. Les Saints lui répondirent par la voix de l'un d'entre eux: « Si nous avons vaillamment combattu, comme tu le dis, pour l'empereur de la terre, avec combien plus d'ardeur nous faut-il maintenant engager le combat par amour pour le Souverain de l'Univers. Car il n'y a pour nous qu'une vie : la mort pour le Christ. » Jetés en prison dans l'attente d'une nouvelle comparution, les valeureux combattants de la piété tombèrent à genoux, en priant le Seigneur de les garder dans la Vraie Foi et de les fortifier dans le combat. Comme ils passaient la nuit en chantant des Psaumes, le Christ leur apparut et leur dit : « Vous avez bien commencé, mais la couronne ne sera accordée qu'à celui qui persévérera jusqu'au bout! »
Le lendemain matin, le gouverneur les fit comparaître de nouveau et recommença ses flatteries, mais l'un des Saints Martyrs, Candide, dénonça ouvertement sa douceur hypocrite, déclenchant ainsi la colère du tyran. Toutefois, ne pouvant rien contre eux tant que leur général, le duc Lysias, ne les avait pas jugés, Agricolaos les fit remettre en prison. Au bout de sept jours, Lysias étant arrivé à Sébaste, on les conduisit devant lui. En chemin, Quirion encourageait ses compagnons en leur disant : « Nous avons trois ennemis : le diable, Lysias et le gouverneur. Que peuvent-ils contre nous qui sommes quarante soldats de Jésus-Christ? » Quand il les vit si fermes et si résolus, Lysias ordonna aux autres soldats de leur briser les dents à coups de pierres. Mais dès que ces derniers se précipitèrent, ils furent aveuglés par une puissance divine et, dans la confusion, ils se frappaient les uns les autres. Lysias, pris de colère, saisit alors une pierre et voulut la lancer sur les Saints, mais celle-ci alla frapper le gouverneur en le blessant grièvement. On les remit en prison pour la nuit, en attendant de prendre une décision sur le genre de supplice qu'il fallait leur appliquer.
Rassemblant les ressources de son imagination perverse, le gouverneur ordonna de les dépouiller de leurs vêtements et de les laisser nus sur le lac gelé, qui se trouvait à peu de distance de la ville, afin qu'ils périssent dans d'horribles souffrances causées par le froid. Pour compléter le supplice il imagina de présenter sous leurs yeux, comme ultime tentation, le remède à leurs peines, et fit préparer sur le bord du lac un bain d'eau chaude, afin que celui qui aband