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27 avril 2019 6 27 /04 /avril /2019 08:33

 

 

Nouveau dimanche (Dimanche après Pâques - Dimanche de la Jeunesse)

Ce dimanche 28 avril est "Le Nouveau dimanche" (eu b-shabo hadto / puthu njyaar) selon le calendrier liturgique de l'Église syrienne malankara orthodoxe.

Ce jour-là, tous les catéchumènes qui s’informaient sur la foi et les traditions de l’Église pendant la Semaine lumineuse (S'habtho d’Hevorae) recevraient leur première vraie communion.


L'évangile de saint Jean rappelle la révélation du Christ aux apôtres après sa résurrection.

Aujourd'hui, l'Église commémore la proclamation de la foi par saint Thomas "Mon Seigneur et mon Dieu" (En Saint Jean 20:28).

Este domingo, 28 de abril, é o "Novo Domingo" (teve b-shabo hadto / puthu njyaar) de acordo com o calendário litúrgico da Igreja Ortodoxa Síria Malankara.

Nesse dia, todos os catecúmenos que perguntassem sobre a fé e as tradições da Igreja durante a Semana da Luz (S'habtho d'Hevorae) receberiam sua primeira verdadeira comunhão.


O Evangelho de São João recorda a revelação de Cristo aos apóstolos após a sua ressurreição.

Hoje, a Igreja comemora a proclamação da fé por São Tomé "Meu Senhor e meu Deus" (em São João 20:28).

This Sunday April 28rd is New Sunday (had b-shabo hadto/puthu njyaar) according to the Liturgical Calendar of the Syrian Malankara Orthodox Church.

On this day, all the catechumens who were learning about the faith and traditions of the Church during the Bright Week (S'habtho d'Hevorae) would receive their first true Holy Communion.

 

The Gospel of St. John recalls Christ's revelation to His Apostles following His Resurrection.

Today the Church commemorates the proclamation of faith by St. Thomas "My Lord & my God" John 20:28.

The Holy Bible readings from the Church Lectionary:

Evening:
St. John 20:19-31

Morning:
St. John 4:31-38

Before Holy Qurbono:
Genesis 41:41-46
1 Kings 18:36-40
Isaiah 40:9-15

Holy Qurbono:
I Peter 2:18-25
Romans 6:12-23
St. John 20:19-31

For sermons/commentaries based on the Gospel: https://goo.gl/HSFvfG

Tone of the Day: 1 (5 for alternate days of the week)

 

 

  • Saint Qurbana
    • 1ère de St  Pierre 2 19-25 :
  • 19 En effet, c’est une grâce de supporter, par motif de conscience devant Dieu, des peines que l’on souffre injustement.
  • 20 En effet, si vous supportez des coups pour avoir commis une faute, quel honneur en attendre ? Mais si vous supportez la souffrance pour avoir fait le bien, c’est une grâce aux yeux de Dieu.
  • 21 C’est bien à cela que vous avez été appelés, car C’est pour vous que le Christ, lui aussi, a souffert ; il vous a laissé un modèle afin que vous suiviez ses traces.
  • 22 Lui n’a pas commis de péché ; dans sa bouche, on n’a pas trouvé de mensonge.
  • 23 Insulté, il ne rendait pas l’insulte, dans la souffrance, il ne menaçait pas, mais il s’abandonnait à Celui qui juge avec justice.
  • 24 Lui-même a porté nos péchés, dans son corps, sur le bois, afin que, morts à nos péchés, nous vivions pour la justice. Par ses blessures, nous sommes guéris.
  • 25 Car vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes retournés vers votre berger, le gardien de vos âmes.
    •  
    • 2ème à Timothée 2  1 à 13 :
  • 01 Toi donc, mon enfant, trouve ta force dans la grâce qui est en Jésus Christ.
  • 02 Ce que tu m’as entendu dire en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes dignes de foi qui seront capables de l’enseigner aux autres, à leur tour.
  • 03 Prends ta part de souffrance comme un bon soldat du Christ Jésus.
  • 04 Celui qui est dans l’armée ne s’embarrasse pas des affaires de la vie ordinaire, il cherche à satisfaire celui qui l’a enrôlé.
  • 05 De même, dans une compétition sportive, on ne reçoit la couronne de laurier que si l’on a observé les règles de la compétition.
  • 06 Le cultivateur qui se donne de la peine doit être le premier à recevoir une part de la récolte.
  • 07 Réfléchis à ce que je dis, car le Seigneur te donnera de tout comprendre.
  • 08 Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, le descendant de David : voilà mon évangile.
  • 09 C’est pour lui que j’endure la souffrance, jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur. Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu !
  • 10 C’est pourquoi je supporte tout pour ceux que Dieu a choisis, afin qu’ils obtiennent, eux aussi, le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle.
  • 11 Voici une parole digne de foi : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons.
  • 12 Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera.
  • 13 Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole, car il ne peut se rejeter lui-même.
    •  
    • Saint Jean 20  19-31 :
  • 19 Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
  • 20 Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
  • 21 Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
  • 22 Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.
  • 23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
  • 24 Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
  • 25 Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
  • 26 Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
  • 27 Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »
  • 28 Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
  • 29 Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
  • 30 Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
  • 31 Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.
    •  

D'une Homélie attribuée à saint Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 
(trad. SC 187, p. 321 rev. Brésard) 

 

Jour de la résurrection, jour de notre joie

 

 

      « Voici le jour que le Seigneur a fait ; passons-le dans la joie et dans l'allégresse ! » (Ps 117,24)

Pourquoi ?

Parce que le soleil n'est plus obscurci, mais tout s'illumine ; le voile du Temple n'est plus déchiré, mais l'Église est révélée ; nous ne tenons plus des rameaux de palmier, mais nous entourons les nouveaux baptisés. 

      « Voici le jour que le Seigneur a fait »...

Voici le jour au sens propre, le jour triomphal, le jour consacré à fêter la résurrection, le jour où l'on se pare de grâce, le jour où l'on partage l'Agneau spirituel, le jour où l'on abreuve de lait ceux qui viennent de naître, le jour où se réalise le plan de la Providence en faveur des pauvres.

« Passons ce jour dans la joie et dans l'allégresse »... 

      Voici le jour où Adam a été libéré, où Ève a été délivrée de sa peine, où la mort sauvage a frémi, où la puissance des pierres a été brisée, où les verrous des tombeaux ont été arrachés..., où les lois immuables des puissances des enfers ont été abrogées, où les cieux se sont ouverts quand le Christ, notre Maître, est ressuscité.

Voici le jour où, pour le bien des hommes, la plante verdoyante et fertile de la résurrection a multiplié ses rejetons dans tout l'univers comme dans un jardin, où les lys des nouveaux baptisés se sont épanouis..., où la foule des croyants se réjouissent, où les couronnes des martyrs reverdissent.

« Voici le jour que le Seigneur a fait ; passons-le dans la joie et dans l'allégresse. »

 

 

L'Écriture est très claire :

*Si vous voulez vous trouver, abandonnez-vous.

*Si vous voulez vous accomplir, videz-vous de vous-même.

*Si vous voulez être grand, soyez le moindre d'entre tous.

*Si vous voulez être le premier, soyez le dernier.

*Si vous voulez être riche, devenez pauvre.

*Si vous voulez être sage, devenez un fou.

*Si vous voulez diriger, devenez un serviteur...

Vraiment, l'Orthodoxie est paradoxe.

C'est bien tout ce qu'elle est!

Escritura é muito clara:

* Se você quiser se encontrar, desista.

* Se você quiser se satisfazer, esvazie-se.

* Se você quer ser grande, seja o menor de todos.

* Se você quer ser o primeiro, seja o último.

* Se você quer ser rico, torne-se pobre.

* Se você quer ser sábio, fique louco.

* Se você quiser liderar, torne-se um servo ...

Realmente, a ortodoxia é paradoxal.

Isso é tudo o que ela é!
(P. Thomas Hopko (RIP))


(P. Thomas Hopko (RIP))

 

 

Par Thomas de Villeneuve

(v. 1487-1555), ermite de Saint Augustin, puis évêque, Saint canonisé de l'Eglise Romaine-catholique. 
Sermon pour le dimanche in Albis (in Homiliarius Breviarii Romani, Card. Vivès, p. 901-902 ; trad. Orval rev.) 

 

« Mon Seigneur et mon Dieu ! »

 

« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, dit Thomas, si je ne mets pas mon doigt à la place des clous et ma main dans son côté, je ne croirai pas. »

Endurcissement étonnant chez ce disciple :

-le témoignage de tant de frères et la vue même de leur joie ne suffisent pas à lui donner la foi.

Et voilà que pour prendre soin de celle-ci le Seigneur apparaît. Le bon Pasteur ne supporte pas la perte de sa brebis (Mt 18,12), lui qui avait dit à son Père :

-« Ceux que tu m'as donnés, je n'en ai laissé se perdre aucun » (Jn 17,12).

Que les pasteurs apprennent donc quelle sollicitude ils doivent manifester à l'égard de leurs brebis, puisque le Seigneur est apparu pour une seule.

Toute sollicitude et tout labeur sont peu de chose en comparaison de l'importance d'une seule âme... 

« Avance ici ton doigt et vois mes mains, mets la main dans mon côté, et ne sois pas incrédule mais croyant. »

Heureuse main qui a scruté les secrets du cœur du Christ ! Quelles richesses n'y a-t-elle pas trouvées ?

C'est en reposant sur ce cœur que Jean y avait puisé les mystères du ciel (Jn 13,25) ; en le scrutant, Thomas y découvre de grands trésors : admirable école qui forme de tels disciples !

Grâce à elle, le premier a exprimé sur la divinité des merveilles plus hautes que les astres lorsqu'il dit :

« Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1), et l'autre, touché par la lumière de la Vérité, a poussé ce cri sublime :

-« Mon Seigneur et mon Dieu ! »

 

LE DIMANCHE DE THOMAS : JEAN 20, 19-31.

O DOMINGO DE THOMAS: JOÃO 20, 19-31.

THE SUNDAY OF THOMAS: JOHN 20, 19-31.

Le huitième jour –

Aujourd’hui, dimanche dans l’octave de la Résurrection, se clôt la Semaine radieuse, ou Semaine des lumières, ou encore Semaine illuminée. Nous avons célébré Pâques tous les jours, en suivant l’ordre des huit tons liturgiques. Cette semaine était comme un seul et unique jour en huit flambeaux : le jour de Pâques est le jour Un et ce jour est le jour Huit – le dimanche est ainsi à la fois le premier et le huitième jour, le principe et la fin, l’alpha et l’oméga. Le huitième jour désigne le Dernier jour : de nouveau, comme le dit le Symbole de la foi, avec gloire, le Christ vient, juger les vivants et les morts. Il arrive et se tient parmi les apôtres remplis d’allégresse et les bénit : Paix à vous !

No oitavo dia -
Hoje, domingo, na oitava da Ressurreição, fecha Radiant Week, ou Semana luzes, ou Semana iluminado. Nós celebraram a Páscoa todos os dias, na ordem dos oito cores litúrgicas. Esta semana foi como um único dia oito tochas: Domingo de Páscoa é o dia e hoje é o dia oito - Domingo é, portanto, tanto o primeiro como o oitavo dia, o princípio eo fim, alfa e omega. No oitavo dia refere-se ao último dia: mais uma vez, as palavras do Símbolo da Fé em glória, Cristo vem para julgar os vivos e os mortos. Ele vem e fica entre os apóstolos cheios de alegria e os abençoou: Paz seja convosco!

The eighth day -
Today, Sunday in the octave of the Resurrection, ends the Radiant Week, or Week of Lights, or even Illuminated Week. We celebrated Easter every day, following the order of the eight liturgical tones. This week was like a single day in eight torches: the day of Easter is the day One and this day is the day Eight - the Sunday is thus at the same time the first and the eighth day, the principle and the end, the alpha and omega. The eighth day designates the Last day: again, as the Creed of faith says, with glory, Christ comes, judging the living and the dead. He comes and stands among the apostles filled with joy and blesses them: Peace to you!

Vision eschatologique

Ainsi en sera-t-il au Jour ultime : le Fils de l’Homme se tiendra au milieu des hommes, Il les bénira et leur donnera sa paix pleine de gloire. Mais il y en aura pour ne pas croire quoique cette présence soit évidente : l’amour, la paix, la miséricorde seront évidentes. Le visage du Fils de l’Homme resplendira comme le soleil – amour tendre pour qui le reconnaîtra, amour insupportable pour les incroyants.

Visão escatológica
Assim será no último Dia: o Filho do Homem permanecerá no meio dos homens, Ele os abençoará e lhes dará a sua paz cheia de glória. Mas haverá alguns para não acreditar, embora esta presença seja óbvia: amor, paz, misericórdia será evidente. O rosto do Filho do Homem brilhará como o sol - amor terno por quem quer que o reconheça, amor insuportável pelos incrédulos.

Eschatological vision
So it will be at the ultimate Day: the Son of Man will stand in the midst of men, He will bless them and give them his peace full of glory. But there will be some not to believe though this presence is obvious: love, peace, mercy will be evident. The face of the Son of Man will shine like the sun - tender love for whoever will recognize it, unbearable love for unbelievers.

Le patron des incroyants

Thomas est le patron, le père, le protecteur et l’apôtre de ceux qui ne croient pas. L’incroyance, ou l’incrédulité, n’est pas toujours un péché, quand elle n’est pas le refus orgueilleux de s’incliner. Elle peut être vertu, honnête incroyance qui ne veut pas qu’on la paye de mots, doute légitime qui demande des garanties avant de s’engager sur une voie aussi périlleuse et risquée que celle de la foi. Ne parlons pas de ceux qui s’opposent, les ennemis acharnés de Dieu et de la foi. L’athéisme n’est pas toujours agressif et déicide. Thomas est l’apôtre de ceux qui ne demandent qu’à croire mais qui veulent des preuves : des athées de bonne foi, si l’on peut dire. Nous qui nous disons croyants, nous aurions quelquefois à nous montrer dignes de certains athées, esprits exigeant la vérité, la rigueur et l’intégrité. Croire en Dieu, ce n’est pas croire au Père Noël, tout de même ! Le doute de Thomas met en question le témoignage des myrophores et des apôtres, le témoignage apostolique, la Tradition.

O chefe dos incrédulos
Thomas é o chefe, o pai, o protetor e o apóstolo para aqueles que não acreditam. Descrença, ou incredulidade, nem sempre é um pecado, quando não é a orgulhosa recusa em se curvar. Pode ser virtude, incredulidade sincera que não quer que seja paga por palavras, dúvida legítima que requer garantias antes de embarcar em um caminho tão perigoso e arriscado quanto o da fé. Não vamos falar sobre aqueles que se opõem, os amargos inimigos de Deus e da fé. O ateísmo nem sempre é agressivo e deicida. Tomás é o apóstolo daqueles que pedem apenas para acreditar, mas querem provas: ateus de boa fé, por assim dizer. Nós que dizemos que somos crentes, às vezes temos que nos mostrar dignos de certos ateus, espíritos que exigem verdade, rigor e integridade. Acreditar em Deus não é acreditar no Papai Noel! A dúvida de Tomé coloca em questão o testemunho dos myrophores e dos apóstolos, o testemunho apostólico, a Tradição.

The boss of unbelievers
Thomas is the boss, the father, the protector, and the apostle to those who do not believe. Disbelief, or unbelief, is not always a sin, when it is not the proud refusal to bow. It can be virtue, honest unbelief that does not want it paid for words, legitimate doubt that requires guarantees before embarking on a path as dangerous and risky as that of faith. Let's not talk about those who oppose, the bitter enemies of God and faith. Atheism is not always aggressive and deicide. Thomas is the apostle of those who ask only to believe but want proof: atheists in good faith, so to speak. We who say we are believers, we would sometimes have to show ourselves worthy of certain atheists, spirits demanding truth, rigor and integrity. To believe in God is not to believe in Santa, anyway! Thomas's doubt puts into question the testimony of the myrophores and apostles, the apostolic testimony, the Tradition.

Ne pas avoir peur des questions

Nous devons, comme Jésus, nous prêter à l’enquête et aux questions de ceux qui ne croient pas encore, ces sceptiques honnêtes, ces agnostiques au cœur pur, ces athées nos frères. N’ayons pas peur des questions inconfortables et des sujets qui gênent. Affrontons courageusement leurs investigations. Comme Thomas, ils veulent scruter le mystère du Ressuscité, ils avancent un doigt « fureteur », dit le kondakion, pour vérifier que le Christ présent, maintenant et au dernier Jour, est bien vrai, que c’est bien lui, qu’il n’y a pas supercherie. Tout le monde n’a pas la grâce de croire les apôtres et les saints sur parole : heureux celui dont c’est le cas !, dit Jésus.

Não tenha medo de perguntas
Nós devemos, como Jesus, prestar-nos à investigação e às perguntas daqueles que ainda não crêem, daqueles céticos honestos, daqueles agnósticos com corações puros, estes ateus nossos irmãos. Não tenha medo de problemas desconfortáveis e assuntos embaraçosos. Vamos enfrentar bravamente suas investigações. Como Thomas, eles querem examinar o mistério do Ressuscitado, eles movem um dedo "navegador", diz o kondakion, para verificar que Cristo presente, agora e no último dia, é muito verdadeiro, que é ele, ele não há truques. Nem todo mundo tem a graça de acreditar nos apóstolos e santos em sua palavra: feliz aquele que é o caso, diz Jesus.

Do not be afraid of questions
We must, like Jesus, lend ourselves to the inquiry and questions of those who do not yet believe, those honest skeptics, those agnostics with pure hearts, these atheists our brothers. Do not be afraid of uncomfortable issues and embarrassing topics. Let's bravely face their investigations. Like Thomas, they want to scrutinize the mystery of the Risen One, they move a finger "browser", says the kondakion, to verify that Christ present, now and the last day, is very true, that it is him, he there is no trickery. Not everyone has the grace to believe the apostles and the saints on their word: happy the one who is the case, says Jesus.

L’émerveillement

Thomas est celui dont le nom signifie l’admiration et l’émerveillement. Quelle est sa joie quand il dit : « mon Seigneur et mon Dieu ! » Sa joyeuse stupéfaction est le bonheur promis aux incroyants – comme un don que le saint Esprit garde en réserve pour leur joie, en ce monde ou dans le monde qui vient, quand le Christ venu à nouveau, et avec gloire, se laissera palper par eux…

a maravilha
Thomas é aquele cujo nome significa admiração e admiração. Qual é a sua alegria quando ele diz: "Meu Senhor e meu Deus! Seu espanto alegre é a felicidade prometida aos incrédulos - como um presente que o Espírito Santo mantém em reserva para sua alegria, neste mundo ou no mundo que vem, quando Cristo voltar, e com glória, será tocado por -los ...

The wonder
Thomas is the one whose name means admiration and wonder. What is his joy when he says, "My Lord and my God! His joyous amazement is the happiness promised to the unbelievers - as a gift that the Holy Spirit keeps in reserve for their joy, in this world or in the world that comes, when Christ come again, and with glory, will let himself be touched by them…

(Radio Notre-Dame, Lumière de l’Orthodoxie, dimanche 23 avril)

(Source:"Sagesse Orthodoxe")

 

 Il est grand temps de sortir !  


« Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. » 

(Mc16, 15)

 


Déjà une semaine que le Seigneur a triomphé de la mort ! Cela nous a laissé le temps de nous remettre de toutes ces émotions, d’atterrir un peu et de prendre conscience que vraiment le Christ a sauvé le monde.

Vous étiez dans nos prières tous ces derniers jours, Jeudi Saint lors de l'Institution du Sacerdoce et de l'Eucharistie, Vendredi Saint Samedi et le Dimanche de Pâque lors des Offices Liturgiques Syriaques . 
Nous avons eu une belle Retraite de Semaine Sainte que j'ai prêché pour un bon groupe de personnes qui, cette année, étaient bien fervents.

L'ambiance y était vraiment pieuse et fraternelle.  Merci Seigneur !

Mais maintenant il est temps de vivre concrètement de la Résurrection :

*Evangélisons, portons la bonne nouvelle, collaborons à renouveler la face de la terre, le monde nous attend !



 Comme les apôtres, soyons déterminés 
Dans l’Évangile dont je citais ici le passage en exergue de cette méditation, le Christ nous confie cette mission d’apostolat, il s’étonne que nous ne soyons pas encore partis, il nous reproche notre manque de foi et la dureté de notre cœur.

Si nous voulons vraiment prendre notre mission baptismale au sérieux, nous devons contempler et suivre l’exemple des apôtres et rendre grâce pour leur détermination, c'est  par elle et celle de leurs successeurs (Nos Evêques) que nous avons reçu nous-même le Christ.

  AUJOURD'HUI je fais un pas                                                          

Dans mon foyer, dans la rue, à la fac ou au bureau, il y a tant de lieux, tant de causes, tant de situations, tant de personnes pour qui je peux servir à ma mesure. AUJOUD'HUI, je discerne dans ma vie les lieux où j’ai la plus grande marge de manœuvre pour amener le monde vers les réalités de l’Évangile.

 

 

Pour la première fois depuis 80 ans, la Sainte Coiffe va être portée en procession

Alors que, ce weekend, nous serons à Angoulême pour la desserte pastorale de notre Paroisse de Jauldes, nous nous unirons aux Chrétiens du cher Diocèse de Cahors qui vénéreront cette insigne relique du Christ, notre Seigneur. Nous ne tarderons pas d'aller nous recueillir en cette Cathédrale qui fut celle du Bx Alain de Solminiac en allant à Notre-Dame de Rocamadour lors d'un Pèlerinage Syro-Orthodoxe sur les pas des Évangélisateurs de la Gaule.


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Enquanto este fim de semana, estaremos em Angoulême para o serviço pastoral da nossa Paróquia de Jauldes, nos uniremos aos cristãos da querida Diocese de Cahors que venerará esta insígnia relíquia de Cristo, nosso Senhor. Não demoramos muito a nos reunirmos nesta catedral que foi a de Bx Alain de Solminiac que vai a Notre-Dame de Rocamadour durante uma peregrinação sírio-ortodoxa, seguindo os passos dos evangelistas da Gália.


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While this weekend, we will be in Angoulême for the pastoral service of our Parish of Jauldes, we will unite with the Christians of the dear Diocese of Cahors who will venerate this insignia relic of Christ, our Lord. We will not be long in going to collect ourselves in this Cathedral which was that of Bx Alain de Solminiac going to Notre-Dame de Rocamadour during a Syro-Orthodox Pilgrimage in the footsteps of the Evangelists of Gaul.

Elle n’était pas sortie dans les rues depuis 1940. La Sainte Coiffe du Christ va être portée en procession ce samedi 27 avril dans les rues de Cahors, dans le Lot, pour la plus grande joie des fidèles et des habitants.

Cette procession, qui n’avait pas vu le jour depuis 80 ans, est un événement très attendu par toute la ville. La Sainte Coiffe va être portée dans les rues de Cahors ce samedi 27 avril à 15h pour une procession démarrant de l’église Saint-Barthélémy (place Lafayette) et qui prendra fin à la cathédrale Saint-Étienne.

La Sainte Coiffe, qu’est-ce que c’est ?

Linge mortuaire ayant servi à recouvrir la tête du Christ lors de son ensevelissement, la Sainte Coiffe est conservée dans la chapelle Saint-Gausbert de la cathédrale de Cahors. La ville, qui fête cette année les 900 ans de la cathédrale, veut profiter de cette année jubilaire pour redonner à la Sainte Coiffe les honneurs qu’elle mérite. Car pour la commune, pas de raison qu’elle soit moins populaire que le linceul de Turin ou la tunique d’Argenteuil.

Rarement exposée à la dévotion des fidèles, elle reste la majeure partie du temps dans son petit reliquaire, à l’abri, dans sa chapelle. Quand s’est-elle retrouvée à Cahors ? La tradition raconte qu’elle aurait été acquise par Charlemagne qui l’aurait ensuite donnée à l’évêque de la ville, Ayma, en 803. Une autre histoire raconte qu’elle aurait été ramenée à Cahors par l’évêque Géraud de Cardaillac à son retour de Terre sainte au XIIe siècle.

Exposée temporairement dans le chœur de la cathédrale

Afin que les fidèles puissent se recueillir devant la relique, celle-ci a été exceptionnellement exposée dans un reliquaire temporaire, hautement sécurisé, dans le chœur de la cathédrale. Une exposition qui a commencé le 14 avril et qui prendra fin le 9 juin prochain. La Sainte Coiffe retrouvera ensuite son ancien reliquaire du XIXe siècle, fait de bronze doré et surmonté d’un dôme décoré d’anges où figurent, à son pied, saint Didier, un des évêques de Cahors, Charlemagne et le pape Calixte II. Celui-ci sera placé en valeur dans la chapelle d’axe actuellement en restauration.

En images : la Sainte Coiffe du Christ

Une relique insigne du Christ au Tombeau :

la Sainte Coiffe de la cathédrale Saint-

Étienne de Cahors

Une convergence prophétique de vénération des linges johanniques autour de la Passion de Notre Seigneur

« Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part, à sa place. »
Evangile de J.-C. selon st Jean, ch. 20, v.4 et sq  

« Ad majorem Dei gloriam »…

Le dimanche 4 octobre 2015, en la saint François d’Assise, la cathédrale de Cahors accueillait la foule des fidèles venus prier avec son nouvel évêque, Monseigneur Laurent Camiade [1], consacré en ce grand jour de liesse après neuf mois de vacances du siège épiscopal, Monseigneur Norbert Turini son précédent pasteur ayant été nommé à Perpignan & Elne, en terre wisigothe.

Le cérémonial de l’ordination annonçait en ces termes l’orientation profonde à valeur prophétique, que le nouvel évêque désirait magnifier pour son onction :

« La Sainte Coiffe de Cahors… l’un des linges mortuaires de Jésus. …. est une relique très vénérée et très vénérable qui nous rappelle que Jésus-Christ est mort par amour pour nous et que sa mort n’était pas une feinte. Ayant recouvert la tête de Jésus-Christ, elle peut rappeler l’Esprit Saint qui reposait sur lui (Luc 4,18, cf. Isaïe 61,1), ce qui se transmet dans le ministère apostolique par le geste de l’imposition des mains et l’onction de Saint-Chrême sur la tête du nouvel évêque. La Sainte Coiffe était traditionnellement vénérée à Cahors de façon solennelle au temps de Pentecôte, où l’évêque la montrait à découvert aux fidèles depuis la chaire. Elle sera disposée au pied de l’autel de la cathédrale pour l’ordination. Elle sera ainsi exposée à la vénération des fidèles en ce jour où le Diocèse doit spécialement prier Dieu d’envoyer l’Esprit qui reposait sur Jésus dans l’âme du serviteur que le Père a choisi pour Le faire aimer dans ce diocèse. En particulier, au moment de la prostration, notre évêque sera allongé devant la sainte Coiffe du Christ, symbole très parlant pour s’orienter vers le Père en qui l’ordinand s’abandonne et qui va lui envoyer l’Esprit du Christ Ressuscité » (Message épiscopal, septembre 2015).

Une telle relique s’inscrit dans un ensemble de témoignages physiques et matériels attachés à la vénération du Christ, singulièrement en Sa Passion. Des convergences dévotionnelles portent un accent eschatologique sur diverses ostensions particulièrement signifiantes en notre temps si versé dans l’incrédulité. Les vêtements du Christ, dont parle avec une insistance prouvant déjà que ces linges ont été estimés majeurs dans leur rôle iconique l’évangéliste Jean (Jn, 19, 20), ont été de ce fait pieusement et très logiquement préservés dès la Crucifixion puis la Résurrection du Seigneur, et préservés par les disciples dès les premières heures.

Les épiphanies des « linges du Christ » en ces années 2015 et 2016

La sainte Tunique d’Argenteuil [2]

Du vendredi saint, également fête de l’Annonciation [3], 25 mars 2016, au 10 avril suivant, en la fête de la Miséricorde du Christ, la sainte Tunique d’Argenteuil est proposée en ostension solennelle, comme deux fois par siècle seulement [4], à la vénération des fidèles de la basilique Saint-Denys de cette cité qui reçoit, depuis douze cents ans, l’insigne privilège d’abriter cet ultime vêtement du Christ avant sa mort, hormis le perizonium, linge d’intimité lui ceignant les reins [5]. Il ne s’agit point du manteau écarlate dont Hérode, par dérision en parodie de regalia que complèteront la couronne d’épines et le sceptre en roseau (Lc, 19), fit revêtir Jésus par-dessus sa tunique de jour, présenté par Pilate lors des prémices de son procès romain, parodie royale qu’Il portait sans doute encore au moment de la présentation de l’Ecce Homo (Jn, 19, 5), mais bien de sa chemise de corps, ultime protection concédée par ses bourreaux après que « Notre Seigneur fut despouillé de la pourpre et vestu de ses propres robes » [6], et jouée aux dés par les bourreaux après la mise en croix. Tissé très vraisemblablement en laine aux fils torsadés très finement, par les mains incomparables de la Vierge Marie, selon la tradition maternelle judaïque, peut-être aidée de quelques saintes Femmes, et conçu inconsutile, c’est à dire sans couture, à partir du haut, ce vêtement est en soi un tour de force supposant une technique sur métier très élaborée.

Sorte de blouse droite de teinte brune, au schéma de la plus pure simplicité qui devait arriver à mi-mollet sur la haute stature du Seigneur dont on sait par le saint linceul qu’Il mesurait entre 1m80 et 1m90 (haute stature pour son ethnie), imprégnée du sang versé dans les supplices précédant celui de la Croix, essentiellement la Flagellation, vénérée secrètement dès les premiers chrétiens, la Tunique fut offerte par l’impératrice Irène de Constantinople à Charlemagne au début du IXe siècle. Ce présent d’une si inestimable valeur, fut vers l’an 800, un cadeau en prémices d’un projet d’épousailles imaginé par le Pape Léon III entre l’impératrice de Byzance et l’empereur d’Aix-la-Chapelle, alors veuf, afin d’unir ainsi les empires d’Orient et d’Occident : projet magnifique, anéanti par la mort d’Irène en 803.

L’impérial bénéficiaire confia la Tunique au monastère d’Argenteuil dont sa fille Théodrade était alors jeune prieure du couvent de la sainte Humilité de l’Incarnation. Continûment préservée dans cette ville, la précieuse relique se vit cependant, pour la dissimuler aux exactions, découpée en morceaux dans l’urgence à la Révolution par un prêtre du lieu ne pouvant la préserver en son entièreté. Désormais, reconstituée depuis le XIXe s. avec la plus grande partie de ses éléments (certains demeurent toujours absents), d’une couleur assombrie et fragmentée, elle repose enroulée dans un puissant reliquaire [7], présentant tel le Ressuscité Lui-même, les stigmates des turbulences traumatisantes de son histoire.

© Site de la basilique d’Argenteuil. La Tunique avant sa restauration de 2015.

Il faut noter parmi les linges vénérés pour avoir adhéré au Corps même du Christ, la première mention de l’existence d’une image physique du Messie miraculeusement « imprimée » de son vivant terrestre, avérée au VIèmes., dans l’antique ville d’Édesse (auj. Urfa ou Şanlıurfa) : le Mandylion ou Image d’Édesse, littéralement « révélé », dans le sens quasi photographique – écrit avec la lumière - du terme, suite au miracle de la guérison par Jésus du roi lépreux Agbar V, toparque d’Edesse [8]. Ce trait pour trait, ressemblance recherchée donnant le principe du portrait, consiste en une pièce de tissu rectangulaire sur laquelle l’image du Christ (ou Sainte Face mais sans couronne d’épines) s’est imprégnée. Pour l’Église orthodoxe, il s’agit de la première icône (mot grec pour image), parangon du principe même d’une telle représentation vivante de la Personne vénérée. Cette figuration révérée fut transportée à Constantinople au Xes. Le tissu disparaît de la capitale byzantine au cours de la IVe Croisade (Sac de Constantinople) en 1204, puis réapparaît parmi les reliques conservées par saint Louis à la Sainte Chapelle de Paris. L’on en perd la trace définitivement lors de la Révolution française.

Ainsi, un certain nombre d’images réputées acheiropoïètes (du grec αχειροποίητα, littéralement non fait de main d’homme), transmettent l’apparence physique de Jésus par des impressions de Son visage ou de Son corps sur un morceau de tissu [9].

Par ailleurs, les outils de la science contemporaine, par-delà celle des supports — tissus, pollens, investigations atomiques, physiologiques, etc. — permettent d’aller plus loin encore par l’analyse des taches de sang, approchant ainsi du mystère intime de la corporéité et de la physiologie même du Sauveur.

Reliques principales de la Passion de Notre Seigneur

Ante mortem…

Témoignant de ces linges, portant image ou non du Sauveur, il faut rapprocher, pour le moins dans l’ordre de la vénération et pour l’illustration dévotionnelle du Haut Quercy, de la sainte Coiffe de Cahors, le saint Bandeau du Christ, linge imposé sur Ses yeux [10] lorsqu’Il fut souffleté pendant sa comparution devant Caïphe selon une interprétation des Évangiles, puis lors des outrages de la Dérision imposés par Pilate. Sa destinée parait étroitement jointe à celle du Saint-Suaire. Cette relique se retrouve selon différentes traditions « invraisemblables » dans la cathédrale de Clermont-Ferrand (IIIe s.), puis à l’abbaye Saint-Pierre de Marcillac dans le Lot actuel (IXe s., d’une donation de Charlemagne ou de Namphase, saint quercynois [11]), puis peut-être avant 1468 ou en 1569 lors du sac de l’abbaye par les protestants, en l’église de Saint-Julien de Lunegarde, non loin de Marcilhac et qui attirait de nombreux pèlerins avant la Révolution. Le reliquaire du saint Bandeau (XIIIe s.) est aujourd’hui conservé au musée d’art sacré de Rocamadour.

La tradition [12] veut également que l’église de Lunegarde possédât un fragment de la vraie Croix.

Le Voile dit de Véronique [13]

(de vera icona en latin : vraie image ou Bérénice, du grec berenike : porteuse de victoire en grec)

Selon la tradition que ne confirment point les Evangiles, le voile de Véronique a été utilisé pour essuyer la sueur du front de Jésus quand Il portait la croix tout le long de la Via dolorosa. Sous le règne du pape Paul V, six copies furent faites en 1617. La première, très vénérée au Moyen Âge, est toujours conservée dans la basilique Saint-Pierre de Rome. Très estompée, elle a fait l’objet de peu d’études modernes et l’on manque de photos détaillées. En 1907, l’historien d’art jésuite Joseph Wilpert a été autorisé à inspecter l’image [14]. Elle serait le modèle des représentations ultérieures de la Sainte Face.

Le Voile de Manoppello

Redécouvert en 1999 par le père Heinrich Pfeiffer dans l’église du couvent des Capucins, c’est une image de Jésus-Christ imprimée sur un byssus (très précieuse soie de mer), voile de 17,5 x 24 cm, à l’origine plus grand. Cette relique de provenance inconnue, peut-être une copie du voile de Véronique, est arrivée à Manoppello (Pescara) dans les Abruzzes en 1506 (ou 1660 ?), apportée par un pèlerin anonyme disparu sans laisser de traces (miraculeuse ?) aussitôt après la livraison au père Giacomo Antonio Leonelli. Le Pape Benoît XVI a rendu visite au sanctuaire le 1er septembre 2006.

Post mortem… Les linges funéraires et linceuls sépulcraux du Seigneur

 [15]

L’icône « écrite avec le Sang du Seigneur » dans le Linceul de Turin.

Au printemps 2015, le saint Linceul [16] ou Sindôn des Synoptiques a été de nouveau présenté dans la chapelle Guarini de Turin à la vénération des fidèles en ostension extraordinaire, confirmée par la visite du Saint-Père François lui-même tandis qu’il décidait d’un Jubilé universel de la Miséricorde. En 2010 Benoît XVI avait prié devant lui en ces termes : « Que nous dit le Saint-Suaire ? Il parle avec le sang, et le sang est la vie ! Le Saint-Suaire est une Icône écrite avec le sang, le sang d’un homme flagellé, couronné d’épines, crucifié et transpercé au côté droit. L’image imprimée … est celle d’un mort, mais le sang parle de sa vie. Chaque trace de sang parle d’amour et de vie. En particulier cette tâche abondante à proximité du flanc, faite de sang et d’eau ayant coulé avec abondance par une large blessure procurée par un coup de lance romaine, ce sang et cette eau parlent de vie. C’est comme une source qui murmure dans le silence, et nous, nous pouvons l’entendre, nous pouvons l’écouter, dans le silence du Samedi Saint. »

© Site officiel de Turin. Le Linceul de Turin, photographié par Giuseppe Enrie en 1931.

Le Suaire ou soudarion ou encore pañolón d’Oviedo

D’autres linges complétaient rituellement l’enveloppement funèbre, comme celui qui précédait le bonnet. Celui dont fut enveloppée la tête suppliciée du Seigneur, à même le visage compris, est conservé à la sacristie de la cathédrale d’Oviedo dans une Arca santa. Cette bande de toile en lin fin est avec la sainte Coiffe de Cahors, la plus ajustée pour être désignée comme suaire. Selon la tradition, tout d’abord conservé à Jérusalem, le soudarion aurait quitté cette ville en 614 lors de l’invasion de la Palestine par les Perses. Il serait ensuite arrivé en Espagne après un périple par l’Afrique du Nord et aurait atteint Oviedo en devançant l’avancée des musulmans. Il est exposé trois fois dans l’année : le vendredi saint, le 14 septembre pour la Fête de la Sainte Croix, et une semaine plus tard, pour l’octave, le 21 septembre.

Diverses autres reliques attribuées à Jésus existent dans le monde [17]

Elles sont souvent objets d’affluences anciennes pour des pèlerinages, à l’origine situées entre légende (litt. : ce qui doit être lu pour fixer une dévotion et une médiation) et véracité historique.

Tout d’abord, le Roseau de la Dérision, qui intéresse plus particulièrement encore une fois le Lot. Il fut divisé en quatre parties, réparties, selon différentes traditions, dans l’église Saint-Julien de Lunegarde [18], mais aussi à Florence, au couvent d’Andechs en Bavière et au couvent de Watoped du Mont Athos [19].

Importance insigne de la Sainte-Coiffe, partie manquante du « puzzle sacré » du saint Linceul de Turin

La Sainte Coiffe [20], est en effet une relique infiniment précieuse et pour autant trop méconnue [21].

La tradition attribue à Marie la vénérable réalisation de la Coiffe, comme celle de la Tunique.

Actuellement tenue au secret dans la chapelle Saint-Gausbert de la cathédrale Saint-Étienne, rarement ouverte au public, l’auguste Coiffure post mortem fait donc partie des othonia, ces linges rituels de l’ensevelissement dans la tradition hébraïque en l’occurrence [22]. À cette époque, tandis que le linceul était maintenu avec des bandelettes transversales et que des parfums étaient répandus notamment sur les textures les plus proches du corps, les Juifs couvraient le chef du mort avec un linge conformé au volume de la tête et servant également de mentonnière – cette partie étant sans doute renforcée d’une mentonnière indépendante — grâce à une partie rubanée ou soutache permettant la liaison, celle-ci ayant pour fonction de tenir fermée la mâchoire que la mort et surtout pour le Christ, la torture, avaient laissée affaissée.

L’importance de ce couvre-chef mortuaire doit être reliée ontologiquement avec le linceul de Turin. En effet, celui-ci présente une zone blanche correspondant à l’arrière du crâne, aux joues, aux oreilles et au cou du Seigneur : c’est à cause de la présence de cette coiffure spécifique qui elle, est bien ensanglantée sur ces parties, y compris la zone correspondant à la présence d’une couronne d’épines… ! Les taches de sang sont dès lors à rapprocher de celles du Suaire d’Oviedo.

La Coiffe ou soudarion johannique, de couleur bistre, sans doute écrue à l’origine, apparaît bien comme l’un des linges mortuaires utilisés pour l’ensevelissement de Jésus-Christ, possédant les caractéristiques des coiffes des premiers siècles (matière, forme, coupe, soutache la bordant et retenue par petit bouton, coutures). Elle évoque, en quelque sorte, le pavillon ou voile dont le ciboire est recouvert lorsqu’il contient les saintes espèces.

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© Babinet, Le Témoin secret de la Résurrection, La partie manquante du Saint-Suaire, J.-C Godefroy, 2001 p. 38-39.

Une Notice sur le Saint-Suaire de la tête de Notre Seigneur Jésus Christ vulgairement appelée la Sainte-Coiffe la décrit ainsi en 1899 : « Elle a la forme et les dimensions d’un serre-tête taillé pour s’adapter tout juste à la tête d’un homme, en ne laissant à découvert que le visage, depuis le milieu du front jusqu’au menton. Au toucher, la Sainte-Coiffe paraît ouatée ». Le dispositif est constituée de huit doubles de linges (comme huit coiffes superposées, bordées d’un ourlet), de texture différente, appliqués l’un sur l’autre et cousus ensemble « La première pièce à l’extérieur et la huitième à l’intérieur sont en crêpe-lis, et d’une telle finesse qu’on peut les comparer à une toile d’araignée. Les autres pièces sont d’un tissu moins fin ; mais la deuxième et la septième sont plus fines que la troisième et la sixième, et celles-ci plus que la quatrième et la cinquième qui sont au milieu » [23]

Champollion le Jeune, l’égyptologue figeacois, confirma en examinant la relique, une forme antique et orientale, reconnaissant une matière en fin lin d’Égypte, le tissu indiquant les premiers siècles du christianisme, ainsi qu’une coutume funéraire de l’Antiquité.

L’image sur le tissu se serait formée au moment de l’ensevelissement du divin Supplicié. Les proches de Jésus, malgré la hâte des apprêts tandis que le Shabbat approchait, Lui auraient alors mis ce serre-tête servant à maintenir le menton et donc la bouche fermée. C’est à ce moment-là que la Coiffe aurait été marquée de traces de sang.

Une grande tache de sang est en effet visible à l’intérieur de la Coiffe et perce à l’extérieur au niveau du bas de la joue droite, correspondant à l’arrachement de la barbe visible sur le Linceul de Turin. Une blessure est également visible au niveau de l’arcade sourcilière gauche en correspondance possible avec la blessure sur le Linceul. Plusieurs autres empreintes de sang plus petites représenteraient les blessures infligées par une couronne d’épines. Sur l’image frontale du Linceul, une zone autour du visage se présente sans image corporelle et sans taches de sang. Pour le bas du visage, cette zone non maculée peut être liée à la présence d’une mentonnière qui aura épongé le cruor.

Histoire de l’arrivée de la Relique et de sa vénération

Les disciples de Jésus auraient rassemblé les Linges après la résurrection. La Sainte Coiffe serait ensuite demeurée à Jérusalem.

Appelée également suaire [24] et hautement appréciée, l’auguste coiffure aurait été donnée à Charlemagne soit par le Calife Haroum el Rachid et le Patriarche Thomas de Jérusalem, soit par l’impératrice Irène de Constantinople.

La légende attribuerait, à l’instar du saint Bandeau de Lunegarde, en l’an 803, à Charlemagne le don de la Sainte Coiffe à Ayma (Aymatus), évêque de Cahors. La tradition plus véridique en attribue à Géraud de Cardaillac, évêque de Cahors, son apport à son retour de voyage en Terre sainte au début du XIIe siècle [25].

Parallèlement, les recherches et découvertes de Robert Babinet [26] prouvent magistralement que cette relique était vénérée à Constantinople en la chapelle Sainte-Marie du Pharos — attestée en 1201 avec le saint Linceul, donc alors avec les linges sépulchraux au complet [27] — jusqu’au sac de la ville en 1204 lors de la IVe Croisade : son arrivée à Cahors ne pouvait donc remonter aux dons légendaires de Charlemagne mais dater du début du XIIe s. Mais alors que penser de la consécration de l’autel du Très-Saint-Suaire par le Pape Calixte II, attestée pour la date de 1119, sommet spirituel de la construction de l’édifice roman commencée en 1100 [28] ? Cette dédicace précise ne pourrait-elle s’entendre sans qu’en effet le précieux linge soit présent sous la garde de la cathédrale cadurcienne ? Cependant, si le grand pontife clunisien né Gui de Bourgogne, de très haute noblesse, exécuteur de la réforme grégorienne, a bien consacré, profitant de son déplacement pour le concile de Clermont face aux conséquences du schisme de 1054, le premier autel de la toute jeune cathédrale gothique Saint-Étienne, geste déjà auguste, le rapport entre cette dédicace et la Sainte Coiffe n’est que légende ultérieure relevant de l’excès de zèle pour valoriser la consécration pontificale sur une cité au déjà grand prestige épiscopal, laquelle se suffit cependant à elle-même.

© Badinet, op. cit., p.. 238

En effet, la tradition médiévale, s’appuyant sur le souvenir de la « mémoire d’homme » s’éloigne déjà d’un apport carolingien — pourtant magnifié encore dans le décor peint actuel datant du XIXe s., accordant donc à Gérault III de Cardaillac, l’attribution de la sainte Relique à sa cathédrale, la rapportant de Terre sainte à la faveur de la Ire Croisade (1096-1099) — ne tient pas davantage la route.

Au demeurant la sainte relique est avérée au moins à partir du XIIIe s. à Cahors, ce qui corrobore son arrivée, rapportée par un obscur chevalier quercynois revenant de la IVe Croisade et l’offant à la cathédrale de son diocèse. La passionnante étude de Robert Babinet complète l’épopée.

Différents précieux reliquaires lui ont été consacrés au cours des 900 ans de vénération

Le premier reliquaire connu fut commandé par le chapitre-cathédral en 1458 : « une châsse d’argent, avec reliefs représentant les apôtres et les instruments de la Passion » selon l’abbé de Fouilhac [29]. Il fut disposé dans la Chapelle Profonde au midi de la cathédrale, consacrée par Antoine d’Alaman en 1484. La Sainte Coiffe y était placée sur un globe d’argent afin d’en conserver la forme, d’après la relation que fit Marc Antoine Dominicy du vol du reliquaire lors de la prise de la ville par les Protestants…

1580 : le sac huguenot s’acharne sur la cathédrale. La sainte Relique, jetée comme vulgaire chiffon dans le ruisseau, providentiellement sauvée par une mendiante, est préservée pieusement puis rendue au Chapitre. Celui-ci fait faire en 1585 une nouvelle châsse d’argent sur laquelle il fait graver une inscription commémorative dont le texte a été conservé… [30]. L’abbé Montaigne affirme que cette châsse de 1585 est bien celle qui disparut pendant la Révolution.

Dès 1640, sans doute inspiré dans sa ferveur et avec le sceau de vérité inspiré par le Bienheureux Alain de Solminihac, comte de Cahors, prince d’Eglise pratiquant la pauvreté évangélique, évêque et réformateur du diocèse cadurcien depuis 1636 jusqu’à sa mort en 1659, Marc Antoine Dominicy, né à l’ombre du Pont Valentré, réalisait la première étude de la relique, publiée dans un opuscule accompagné d’une planche gravée, pour répondre à l’historien Chifflet qui l’avait taxée de fausseté.

L’année 1696 voit la Chapelle Profonde habitée d’un nouveau retable monumental sagement baroque, commandé par l’évêque Henri de Briqueville de la Luzerne et conçu selon les prescriptions du Concile de Trente par Gervais Drouet de Toulouse, élève du Bernin. L’ouvrage est en bois sculpté et partiellement doré et le coffre devant accueillir le reliquaire proprement dit, en forme de coffret oblong, muni d’un oculus vitré frontal.

Pendant les exactions de la Révolution, tandis que la cathédrale servait d’écurie et que la Relique était jetée parmi les ordures, l’évêque constitutionnel Jean d’Anglars (1791-1802) la sauvait une nouvelle fois.

En 1825, la Sainte Coiffe fut replacée dans une châsse reliquaire plaquée d’argent par le vicaire général de Cahors et supérieur du Grand Séminaire, Mgr Solacroup. La châsse se présente sous la forme d’un tempietto [31], désormais vide mais toujours conservé à la cathédrale. Ce nouveau reliquaire, coffret carré aux angles verticaux renforcés de colonnettes, sommé d’un dôme surmonté d’une croix, pose problèmes de datation : il semble en effet remployer des éléments du reliquaire Renaissance, lui-même remonté en partie dans celui du XVIIIe s. L’hypothèse est plausible.


© cl. René Peyré - Reliquaire dit de 1825

Aurel Bongiu suivait sur ce point l’opinion de Paul de Fontenilles [32] : la châsse inventoriée en 1790 est sans doute « la nouvelle châsse en argent » commandée sous l’épiscopat d’Antoine Hébrard de Saint-Sulpice, pour remplacer celle détruite par les Protestants en 1580. Mais il est évident que la description de 1790 ne correspond pas à l’objet qui nous a été conservé. Deux hypothèses sont envisageables :
1° accepter la datation de 1825, la châsse s’inscrivant dans un courant néo-classique : l’argumentation demanderait toutefois à être complétée ;
2° supposer une recomposition à partir d’éléments de la châsse de la fin du XVIe siècle, remontés et complétés : seule une étude précise de la châsse permettrait d’en décider [33].

En 1899, Monseigneur Pierre-Alfred Grimardias, prince-évêque vouant sa fortune à l’enrichissement considérable de son diocèse, consacre avec faste la chapelle absidiale ornée de peintures néo byzantines et tableaux commémoratifs. Elle porte la dédicace au saint Sauveur, comme la basilique de Rocamadour, en l’honneur de la sainte Coiffe qu’elle abrite dans un nouveau reliquaire-monstrance où elle se trouve encore aujourd’hui mais mise au secret dans la chapelle saint Gausbert près de la salle capitulaire du cloître cathédral.

Le nouvel écrin est en bronze doré réalisé par l’atelier parisien Poussielgue-Rusand, orfèvre pontifical. La custode est en forme de tourelle circulaire évoquant une lanterne architecturée ouverte d’arcades enveloppant un tube de cristal.Le bandeau supérieur est gardé par des anges entourant une coupole conformé à la voûte crânienne, et surmontée d’une couronne enchâssant une croix dominant la sphère de l’univers. Aux angles de la terrasse, sont assis sur leur trône, l’evêque saint Didier de Cahors, l’empereur Charlemagne et le pape Calixte II. L’œuvre semblerait contenir en remploi certains éléments plus anciens.


© cl. René Peyré – Reliquaire monstrance 1899

L’étude des deux reliquaires de la Sainte-Coiffe a été reprise en juillet 2000 pour l’exposition 20 siècles en cathédrales, Reims, Palais du Thau, été 2001. [34]

En 1960, pour de mornes raisons, la Sainte Coiffe cesse d’être présentée à la dévotion des fidèles comme il était de tradition aux fêtes de Pentecôte. Jusqu’à cette date elle était montrée à découvert par l’évêque du haut de la chaire avec, dans la tribune faisant face, les chanoines et les séminaristes.

La chapelle axiale de l’abside cathédrale

Depuis de nombreuses années de déshérence en la cathédrale de Cahors, la chapelle Saint-Sauveur dédiée à la glorification du Messie par le truchement de la vénération de la Sainte Coiffe, s’en est trouvée dégradée. Un programme de restauration sous la direction de l’architecte en chef des Monuments Historiques est fort heureusement en cours pour ces années prochaines, convergeant avec l’exhumation dévotionnelle qu’a marquée Monseigneur Camiade lors de son sacre épiscopal en octobre 2015.

Or cet espace dédié, dédicacé, présente toutes les dispositions nécessaires pour constituer un écrin digne du trésor.

Dans la tradition notamment bénédictine du XIIIeau XVIe siècle, une surélévation accentuée au-dessus de l’autel par le tabernacle et son exposition, puis par l’édifice du reliquaire en arrière du maître-autel, effectue une synthèse entre l’inspiration néo-byzantine harmonisée avec l’évocation de l’origine de la relique vénérée, sa légende de transmission carolingienne, et le goût de la fin du XIXe siècle pour les ordonnances néo-gothiques. Il est à noter que le décor est très proche de celui, contemporain, qui entoure la chapelle en l’abbatiale d’Argenteuil vénérant la Sainte Tunique

La Sainte Coiffe se devait ainsi d’être présentée dans l’axe de l’édifice cathédral, dans la lumière de l’Orient, se détachant sur l’ouverture du vitrail, magnifiée par le tempietto évoquant à lui-seul un sanctuaire. La disposition doit permettre aux pèlerins, ou tout au moins aux officiants, de pérégriner sous le ciborium afin de, rituellement, se soumettre, s’investir des grâces attendues du contenu du reliquaire, y faire référence et révérence.

À l’Orient de l’édifice, cette chapelle axiale est de plan elliptique, avec une voûte en cul-de-four cernée d’une épaisse corniche saillante. Protégé d’une table de communion en fer forgé ouvrant à deux battants centraux depuis le déambulatoire du chœur, l’espace est délimité par un arc de triomphe en plein cintre cantonné de colonnes engagées de moins d’un tiers. Une baie axiale romane s’ouvre sur un vitrail à entrelacs en grisailles. Le rythme de triple arcature animant le pourtour, à partir de cette ouverture, est complété de deux arcades aveugles destinées au discours historique par le biais de peintures sur toile marouflées.

Celle de droite est déposée, traitant de CALIXTE II COMMEMORANT… (la fin de l’intitulé a disparu).

La peinture de gauche présente une thématique héroïsée en style troubadour, avec l’inscription peinte en bandeau inférieur : CHARLEMAGNE FAIT DON DV SAINT SVAIRE / A L’EGLISE DE CAHORS. Sous des voûtes ogivales, l’empereur, nimbé d’un disque doré, s’y trouve debout, en armure et attributs de sacre (basileus sommée d’une croix ou couronne impériale constantinienne, chape sacerdotale, sphère de pouvoir ceinte de la croix) et désigne de la main gauche à l’intention de saint Namphase, proche de la Cour sinon de la parenté caroline, debout sur la droite, la châsse de la Relique en forme d’église gothique, présentée à genoux par un preux casqué, également nimbé : peut-être le vaillant Roland béatifié par la Légende dorée [35], le tout exalté dans cette interprétation du XIXe s. ? Clercs, moines, diacre et chevaliers, bannières, casques et draperies solennisent l’auguste scène.

L’ensemble de l’autel et son édifice reliquaire sont en calcaire massif, sculpté et peint, avec parties rapportées en laiton incrusté d’émaux et orné de gemmes. Rectangulaire, son massif est renforcé en façade et latéralement par des arcatures aveugles en plein cintre (cinq en antependium, deux de chaque côté) reposant sur des colonnettes en ronde-bosse. Les panneaux sont ornés d’un semis de croix en méplat. Un bandeau à décor palmé en relief ceint la table.

En retrait, un module rectangulaire enchâsse au tiers postérieur le tabernacle figurant un temple miniature à fronton triangulaire sommé d’un pédoncule pouvant accueillir une croix. La porte cantonnée de pilastres cannelés est en laiton à décor de pentures à rinceaux en relief rehaussés d’émaux et de gemmes. Une ornementation de frises géométriques et végétale, avec palmettes néo-égyptiennes, en relief élégi couvre l’ensemble de l’ouvrage

Le ciborium-reliquaire, précieusement ornementé, est destiné à l’accueil du reliquaire de la Sainte Coiffe.

Il est composé de trois parties superposées :

  • un passage en partie inférieure reposant sur quatre piliers encastrés
  • une zone médiane surélevant le tempietto par quatre colonnettes cannelées à section carrée et chapiteaux néo-corinthiens, un soffite orné d’une croix grecque en caisson.
  • le ciborium proprement dit reposant sur une base rectangulaire ceinte d’une frise végétale en relief, surmontée d’une corniche sur modillons ornementés. Un haut fronton triangulaire en façade architecturée, est scandé de trois arcatures à rehaut illustrée d’un Christ dans une mandorle, en gloire sur la nuée, bénissant le monde au sommet, adoré latéralement par deux anges volant élevant la couronne d’épine à senestre, un calice (?) à dextre, en émail réservé dans le revêtement de laiton.
    L’espace d’ostension de l’édicule central, sur plan orthogonal, s’élève sur quatre piliers ornés renforcés par quatre doubles colonnettes.

© Marie-Lys de Castelbajac & Isabelle Rooryck, 2015.

Constat d’état : à gauche avec la scène carolingienne ; au centre, l’autel et le ciborium ; à droite, détail sur la loge du reliquaire.

En méditant sur le sens d’une telle relique….

« Et l’histoire la plus loyale vous dit que ce suaire de la tête de Jésus est conservé depuis des siècles dans cette cathédrale ; elle vous dit que l’église de Cahors est seule à posséder ce témoin…. ; elle vous fait assister, avec preuves à l’appui, aux péripéties diverses qui ont marqué son séjour dans ce Quercy, à la foi robuste comme son sol… Mes Frères, que vous importent les discussions byzantines ? Vous avez plus que l’Evangile écrit, vous !... vous avez si j’ose ainsi parler, votre Evangile palpable, matériel… vous avez votre suaire… Vous avez le témoin de la mort, de la sépulture, de la résurrection de votre Dieu… Catholiques de Cahors ! Saluez votre témoin. Et hoc vobis signum…

Le Saint Suaire est pour vous un dépôt d’honneur. Et j’entends par ce mot, un dépôt sacré qui vous honore, parce qu’il est un trésor.

Certes, le chantre de votre relique n’exagère point quand il s’écrie : que votre ville a été grandement honorée, en recevant ce don insigne… ai-je besoin de vous rappeler que toute relique est chose précieuse à la piété chrétienne ?… en 1482 (et) en 1653 la peste ravagea le Quercy… La voilà aux portes de Cahors… La science est impuissante… et la terrible messagère de Dieu fauche impitoyablement sur son passage des milliers et des milliers d’existences humaines… Alors on se souvient qu’il y a un traité d’alliance entre Dieu et la ville, et par un acte de Foi dont l’audace n’a d’égal que la simplicité, on va sommer Dieu de tenir sa promesse ! On se précipite dans cette cathédrale, on court au Saint Suaire… On le porte en procession. .. Et tout Cahors est là, suppliant… Ce Saint Suaire, signe vénéré et incontestable de l’alliance entre Dieu et votre cité, préserve la ville de Cahors du terrible fléau…. »  [36]

Justification de la Sainte Coiffe par le Saint-Linceul de Turin

L’une des grâces de notre temps est de permettre la rigueur de la science et de ses outils pour converger, in fine, vers l’adhésion de l’intelligence en sa raison, avec la foi du cœur en son effusion. Il s’agit là, rien moins, que de reconnaître la Résurrection de Notre-Seigneur et de se savoir aimé par Lui jusqu’à l’espérance de Le rejoindre, qui est confiance et certitude, jusqu’à partager, par-delà sa Passion et Sa Croix, le mystère de la Vie éternelle en la sainte Trinité.

Le très remarquable ouvrage historique, philosophique, scientifique de Robert Babinet, ici souvent cité, lumineux autant que rigoureux, inspiré autant que scientifique, fait autorité sur l’état des connaissances autour des linges sépulcraux du Ressuscité, à partir de l’insigne relique dont le diocèse de Cahors et Rocamadour est le dépositaire providentiel. Faisant appel à une prise de conscience théologique et scientifique, il démontre par un argumentaire très rigoureusement mené, qu’au-delà d’une véritable phénoménologie du Christ, par sa profonde méditation [37], Jésus Sauveur en Son humanité habillée, vêtue, revêtue, dépouillée, suppliciée, mortifiée comme la nôtre, saignant de blessures atroces, souffrant un supplice insurpassable, nous rejoint au plus intime et au plus total de notre ontologie créée par le Père, par-delà notre physiologie, et nous en transfigure par les preuves tangibles de Sa résurrection.

La longue période de silence qui a frappé ces dernières décennies ce témoignage inouï dont Cahors a l’insigne honneur de la conservation, autour des devoirs de reconnaissance, d’amour et de vénération des fidèles, exigeant de ne point garder sous le boisseau ce témoin- relai et sacré de la Passion, de la mort mais aussi de la victoire du Christ, lié indissolublement au saint Linceul de Turin comme à la Sainte Tunique d’Argenteuil et au saint Sudarion d’Oviedo, doit faire place, en l’aube miséricordieuse et salvatrice de notre temps, à une ferveur nouvelle autour du Sauveur qui doit embraser l’Univers. Le temps de la descente aux enfers est accompli.

La démonstration est faite que considérer le Bonnet funéraire sans le grand Linceul du tombeau, ou n’en considérer qu’un seul sans l’autre, serait trahir les signes miraculeux que le Rédempteur a bien voulu nous laisser pour éclairer nos esprits en notre époque rationaliste voire nihiliste, contre les errances de laquelle chaque étude scientifique de plus en plus affinée, vient battre en brèche les doutes légitimement posés, et affirmer les faits aussi véridiques que surnaturels qu’épousent alors la foi et la raison de toute âme honnête. Il est aussi temps de dépasser les concepts pervers de simple « dévotion populaire » comme étant vaine voire stupide, véhiculés par les approches sociologiques idéologiquement matérialistes, mais tout au contraire de respecter cette adhésion des cœurs aimantés et de conjurer cet orgueil culturel démesuré qui délecte le Diviseur et ses légions infernales dans son plan d’anéantissement de la Création divine. L’hubris, cette arrogante suffisance, est le thème principal de la tragédie dont les Grecs déployaient la violence des passions pour en démontrer les incidences criminelles : ne serait-il pas scélérat d’étouffer les vecteurs aussi simples, bouleversants que sacrés laissés par Celui qui nous a aimés jusqu’à mourir de la plus terrifiante des morts pour nous, non par la cause pécheresse mais en ses effets au plus infâme de nos misères, et nous délier comme par l’assomption de nos libertés enfin délivrées ?

Signes johanniques

« La Vérité s’est manifestée dans la découverte de la Sainte-Coiffe de Cahors. La Quête du saint-Graal est terminée. Elle conduit à un « moment de la conscience humaine la conscience vraie qu’illumine « le Verbe de la Vie », Jésus-Christ qui est Dieu » [38].

La vénération d’une relique est une cible signifiante pour telle correspondance de notre corps physique et spirituel, de tout notre être. Cette coiffe insigne touche ici au divin chef torturé : le touche parce qu’y adhérant mais aussi touche, concerne le Seigneur, au cœur. Il parle donc plus particulièrement à la tête du fidèle. Le cœur du mystère de l’Incarnation est ici convoqué pleinement. Lorsque le nouvel évêque Monseigneur Camiade a vénéré la sainte relique lors de sa consécration en la cathédrale de Cahors, s’est révélée l’analogie sacramentelle poignante entre le chef du Christ supplicié et le rite conféré à l’évêque [39] par l’Esprit comportant l’imposition des mains et l’onction du saint chrême. Et l’on atteint ici le sens le plus haut de l’icône, qui transcende l’image, et rend présente, par-delà même sa vérité physique et historique, l’épiphanie divine au cœur de Sa Création par l’incarnation du Fils jusqu’en Sa kénose et Sa résurrection.

De nombreux miracles furent attribués à la présence intercédante de la Sainte Coiffe depuis 1239, date certaine de sa présence, y compris la résurrection d’un défunt au XVIe s. [40]. En septembre 1899, lors du Grand Pardon [41] de Rocamadour, eurent lieu les ostensions pérégrinantes et comblées de grâces [42]. Ainsi, tandis que les manifestations pèlerines se multiplient en 2016, en l’honneur de l’année jubilaire universelle de la Miséricorde [43], les temps sont peut-être proches de participer à l’ouverture des portes saintes des âmes croyantes ou en recherche, toutes en chemin, par une vénération portée par la méditation, la médiation et l’approche concrète de ce Linge bouleversant, permettant d’en découvrir le sens eschatologique par la lecture du message sacré en notre temps de rage démoniaque : croire en la résurrection de Notre Seigneur et dans le salut d’une vie éternelle dans le cœur de la sainte Trinité qu’Il a ouvert et offert à chaque être consentant à Le rejoindre.

Considérons enfin certaines coïncidences qui conduisent à la méditation...

Dans la bulle pontificale d’édiction du diocèse de Tulle détaché du grand diocèse médiéval de Limoges, le 13 août 1317, le pape Jean XXII alors en Avignon, déclarait solennellement : « villam tutellensum… quae locus insignis… et populi multitudine copiosa refertam », « la ville de Tulle… lieu insigne… où afflue en masse la multitude du peuple ». Cette étrange prophétie annonce un destin surprenant, dans l’ordre spirituel très certainement pour interpeller une telle sentence pontificale, à ce jour non encore réalisée, la petite ville en général et l’abbaye en particulier, étant sinistrées et en lent mais sûr déclin depuis la Révolution. Ne peut-on alors s’interroger sur l’insolite rapprochement tout de même entre les liens de ce pontife (de 1316 à 1334), né Jean Duèze ou d’Euze dans la capitale des Cadourques (ou Ségur le Château en actuelle Corrèze ?) mais assurément d’origine quercynoise, archiprêtre de Cahors, avec le rôle alors prestigieux de l’abbaye Saint-Martin & Saint-Michel de Tulle en charge du site de Rocamadour, et le Haut-Quercy avec des sanctuaires emblématiques tels que la cathédrale Saint-Etienne, le sanctuaire marial de Rocamadour et l’abbaye Saint-Pierre de Marcilhac, sans oublier l’église de Lunegarde ? Tandis qu’à de nombreuses reprises, les évêques de Tulle et Cahors ont célébré ensemble les Pardons, divers pèlerinages et consécrations autour du rocher vertigineux au-dessus du Val d’Enfer, les plans de Dieu n’excluent sans doute pas le sens de la présence de la Relique complémentaire du saint Linceul.

Enfin, pour conclure, méditons sur l’un des signes, mais plus encore des signaux, dans le sens d’alerte maximale, que représente l’exceptionnel privilège du diocèse cadurcien, avec cette convergence méditative entre l’homonomie de Lot ou Loth, fils d’Haran et neveu d’Abraham, habitant de Sodome (Gén., 18 & sq.). Sa figure biblique représente un questionnement existentiel face aux turpitudes mortifères des Gomorrhiens, parce stérélisantes, de l’être humain plénier aspirant à retrouver en son incarnation, le principe de sa création par le Père. La femme de Lot sera victime desséchée, pétrifiée en sel saturé — qui n’est pas le sel révélant la saveur de la terre— lors de la destruction de la ville impie. Pierre, dans sa deuxième épitre, attribue à Lot le même rôle que Noé face au Déluge. Le Coran le cite comme prophète avertissant des conséquences des mœurs outrancières de ce peuple. N’y a-t-il là qu’une simple coïncidence sémantique entre ce patriarche et le nom même de cette terre bénie quercynoise, entre Passion et Résurrection, en nos temps de si grands bouleversements, nous faisant nous écrier plus que jamais : « Maranatha : Viens Seigneur, viens » ?

« La mort de Jésus conduit au tombeau, non à la décomposition. Le Christ est la mort de la mort, une mort abritée dans la parole de Dieu et donc en rapport avec la vie, cette vie qui ôte à la mort son pouvoir alors que, par la destruction du corps, la mort dissout l’homme dans la terre ».

Cardinal Ratzinger [44]

® Isabelle Rooryck [45]
Conservateur en chef honoraire du Patrimoine
Le 24 mars, jeudi saint de l’an de grâce 2016
en la vigile de la fête de l’Annonciation, du Vendredi saint 
& du premier jour de l’ostension bi-séculaire de la Tunique d’Argenteuil


[1Avec une déférente gratitude, je tiens à remercier vivement Monseigneur Camiade d’avoir accepté le principe de cette étude en son état certes imparfait, la complétant d’une référence pour aller plus loin dans la réflexion : Pierre Milliez, La Résurrection au risque de la Science. Étude historique et scientifique des cinq linges sur la mort et la résurrection de Jésus du Linceul de Turin au voile de Manoppello, Paris, Éditions BoD - Books on Demand, 2015(2), 364 p.

[2Classée parmi les Monuments Historiques en 1978. Une restauration minutieuse a été effectuée pour l’ostension de 2016 par Claire Beugnot, avec une pratique particulièrement respectueuse de conservation du moindre fragment, sinon parcelle, sans aspiration, recueillant le moindre fragment, afin de préserver chaque atome de ce qui a pu appartenir au Seigneur.

[3En raison de cette convergence de date, la fête de l’Annonciation sera célébrée exceptionnellement le lundi 4 avril 2016.

[4La dernière ostension eut lieu en 1984. Mais Mgr Lalanne, évêque de Pontoise, a décidé l’avancement de cette première ostension du XXIe siècle, en fonction de la convergence mémorielle et dévotionnelle que représentent le 150e anniversaire de la basilique d’Argenteuil, le 50e de la création de son diocèse, et la promulgation pontificale de l’année universelle de la Miséricorde en ces années charnières 2015-2016, pour l’Eglise catholique et le Monde.

[5Rien au demeurant ne prouve qu’un tel linge eut existé : la représentation du Christ pouvant être nu demeure non tranchée quant à l’histoire. Zadkine entre autres, en a réalisé dans son dépouillement total, deux statues colossales, à Caylus (Tarn) et aux Arques (Lot)

[6Cf. par exemple représentation de la miniature f. 89 de la Vie de Jésus, Tours ou Bourges, vers 1470-1480, ms. 0976, Paris, Bibl. Mazarine, f.001-127v

[7La sainte Tunique est présumée authentique, sans preuve absolue à ce jour mais avec des convergences convaincantes notamment avec les emplacements des taches de sang visibles sur le Linceul de Turin, le Suaire d’Oviedo et la Coiffe de Cahors. Les observations scientifiques n’en contredisent par ailleurs ni la lignée de son parcours historique ni la foi des fidèles.

Le Moyen-Âge a été le théâtre de fabrication de fausses reliques. C’est pourquoi, à partir du XVIIe s., l’église catholique a souhaité lever les doutes possibles quant à l’authenticité de la Sainte Tunique. Elle l’a fait tout d’abord en étudiant les textes, qui attestaient de la présence pluriséculaire du vêtement à Argenteuil. À partir du XIXe s., plusieurs examens scientifiques de la Tunique ont été menés à l’initiative des autorités ecclésiastiques, grâce aux nouveaux moyens techniques disponibles. Ils ont démontré : que la relique est en laine de mouton (1893) ; qu’elle a été colorée selon des procédés en vigueur au Moyen-Orient au début de notre ère ; qu’elle est bien tissée d’une pièce, sur un métier primitif (1882 & 1892) ; qu’elle correspond au type de tissage identifié en Syrie et au Nord de la Palestine au premier siècle ; qu’elle est tachée de sang (1892 & 1932) ; que le sang figure dans le dos et sur les épaules, à l’endroit où aurait reposé la croix – complète avec le cippe et non pas seulement le patibulum - portée par le Christ lors de l’ascension au Calvaire (1932 & 1934) ; que ce sang est du groupe AB (1986) - présent dans 5% seulement de la population mondiale. La probabilité d’observer ainsi ce groupe sanguin sur les quatre linges s’établit à une chance sur 8000 !) révélant en particulier, comme sur le Linceul de Turin, le Suaire d’Oviedo (et sans doute même conclusion lorsque l’étude en sera faite sur la Coiffe de Cahors), que le sang de la personne concernée montre une dénaturation exceptionnelle, ou hématidrose, des hématies rétrécies, déformées et même déchirées, phénomène ultime dû à une extrémité d’effroi, jusqu’à la détresse de tout l’organisme pouvant même en modifier les cellules, éprouvé par tout l’Être provoquant une anémie traumatique soudaine et majeure, mention bouleversante qui correspond à la sueur de sang mentionnée par l’Evangile (Luc 22, 43-44). Cet élément démontre avec tous les autres, qu’aucun faussaire ne peut avoir imaginé jusqu’à cett élément que seules les techniques contemporaines peuvent déterminer. Des datations au Carbone 14, contradictoires, ont été effectuées. L’on sait que la technique manque de fiabilité pour les tissus anciens dont on connaît mal les états de conservation au cours des siècles et dont les pollutions successives faussent les résultats. C’est le cas de la relique de Turin comme de la Tunique d’Argenteuil, qui a été longtemps enfouie, y compris dans la terre en 1793, et probablement mise au contact de matériaux organiques en décomposition au cours de son histoire tumultueuse. Il faut donc relativiser ces résultats. L’examen technique plaide en revanche pour un tissu du Ier s. De même, la comparaison des pollens présents sur les reliques étudiées – les compléments demeurent à faire pour la relique cadurcienne - est troublante : sept sont communs aux reliques de la Tunique d’Argenteuil, du Linceul de Turin et du Suaire d’Oviedo. Mieux encore, deux proviennent uniquement de Palestine : ceux d’un pistachier, Pistacia palaestina et d’un tamarin, Tamarix hampeana.

Ainsi, différents examens scientifiques menés sur la Tunique d’Argenteuil plaident pour qu’elle ait été portée par un homme soumis à de grandes souffrances, en Palestine, au 1er siècle de notre ère.

[8Cf. Nathalie & Robert Babinet, La partie manquante du Saint-Suaire. Le témoin secret de la Résurrection, éd. Jean-Cyrille Godefroy, octobre 2001, p. 102

[9Dans la plupart des cas, ces images font l’objet d’intenses débats et de spéculations. Certaines images existent sous forme physique, d’autres sont seulement connues par des documents écrits.

[10La plus sublime évocation de ce saint Bandeau se trouve dans la Dérision ou Christ aux outrages, par Fra Angelico, fresque de la cellule 7, couvent San Marco à Florence, circa 1443

[11Namphase ou Namphaise, fêté par les catholiques et les orthodoxes le 12 novembre, était un officier très estimé de Charlemagne son probable parent. Après les nombreuses batailles auxquelles il participa, il rebâtit plusieurs monastères, dont celui de Marcilhac-sur-Célé, (ou bien peut-être seulement doté), ainsi que l’abbaye de Figeac. Il se retira dans un ermitage de Lantouy près de Cajarc, dans la forêt du Quercy où il creusa de nombreux lacs ou points d’eau à même le roc pour soulager la soif des troupeaux en ces terres pauvres -

Il fut tué par un taureau furieux et selon la légende, il lança avant de mourir le plus loin possible son marteau de mineur qui tomba à Caniac-du-Causse (voir même légende pour la fondation de l’abbaye de Tulle, attachée à Rocamadour, par le seigneur du lieu Adhémar des Echelles au IXe s.)

Les moines de l’abbaye Saint-Pierre de Marcilhac-sur-Célé creusèrent une crypte sous l’église de Caniac-du-Causse pour les reliques de Namphase. Ce fut un lieu de pèlerinage très fréquenté au Moyen Âge par les personnes atteintes d’épilepsie.

[12Petits Bollandistes (Les), Vies des saints, t. V, Paris, Bloud et Barral, 1876, p. 288 et Clary (Abbé), Dictionnaire des paroisses du diocèse de Cahors, Cahors, Imp. Tardy, 1986, p. 179.

[13Une tradition chrétienne dont le plus ancien témoin connu semble être Bernard Gui (1261-1331) parle dans ses Sermons d’une Véronique qui serait morte à Soulac sur mer dans le Bordelais. Elle serait venue en Gaule avec son mari Zachée (le Juste). Après la Grande révolte juive et la prise de Jérusalem (70), Zachée, appelé « Apôtre d’Aquitaine » et sa femme auraient été exilés à Rocamadour. Bernard Gui assimile ainsi Zachée avec saint Amadour devenu veuf et ermite et reclus dans une grotte. Bernard Gui attribue à saint Martial appelé au IIIe s., « l’apôtre des Gaules » ou également « l’apôtre d’Aquitaine » d’avoir fondé une église en l’honneur de sainte Véronique à Soulac. Cette église avait été ensevelie sous les dunes, mais a été dégagée entre 1860 et 1864.

[14Le palais de la Hofburg à Vienne possède un exemplaire du voile de Véronique, authentifié par la signature du secrétaire du pape Paul V. L’image du monastère de la Sainte-Face à Alicante, en Espagne, a été acquise par le pape Nicolas V auprès de parents de l’empereur byzantin en 1453, donnée par un cardinal du Vatican à un prêtre espagnol qui l’a emportée à Alicante en 1489. La cathédrale de Jaén en Espagne en a aussi une copie provenant de Sienne, connue sous le nom de Santo Rostro, pouvant dater du XIVe s.

[15Les othonia en grec. Voir pour aller plus loin, par exemple, P. Egon Sendler, Les mystères du Christ, les icônes de la liturgie. Desclée de Brouwer, 2001 et Léonide Ouspensky, La théologie de l’icône dans l’Église orthodoxe, Cerf, 1980

[16Les Évangiles synoptiques évoquent à plusieurs reprises l’usage du Linceul (voir 45 Mc 15, 4553 Lc 23, 53) mais ne mentionnent jamais un suaire en tant que tel. 

[17Le plus souvent « fantasmées », attribuées à Jésus depuis sa naissance, des reliques se trouvent un peu partout en Chrétienté. Dans de nombreux cas, il y a des revendications contradictoires d’un vestige unique existant simultanément à différents endroits, multipliant bien évidemment les invraisemblances de leur authenticité. Parmi les plus connues :

le monastère de Saint-Paul sur le mont Athos prétend posséder les reliques des Cadeaux des Rois mages

la cathédrale de Dubrovnik (Croatie), revendique les Langes que l’enfant Jésus portait lors de la présentation au Temple.

À divers moments de l’histoire, de nombreuses églises en Europe ont prétendu posséder, en même temps, le saint Prépuce, le prépuce de Jésus ôté lors de sa circoncision.

Le saint Ombilic se voit conservé au moins à trois endroits différents : Rome, Clermont et Châlons-en-Champagne.

La France possède quelques saintes Dents (de lait) : Paris, Versailles, Soissons, Noyon.

Les saintes Larmes que le Christ aurait versées lors de la mort de Lazare, furent confiées à l’abbaye de Vendôme. On en trouve aussi à Sélincourt (Somme), Allouagne (Pas-de-Calais), Thiers (Puy-de-Dôme), Chemillé (Maine-et-Loire), Fontcarmot, Saint-Maximin (Var), Orléans.

Le couteau, objet bien incongru puisque le Seigneur a « rompu » et non coupé le pain, soi-disant utilisé par Jésus lors de la Dernière Cène, est vénérée au Moyen Âge, selon le Guide des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Un couteau utilisé par Jésus pour trancher le pain a été exposée en permanence dans la Logetta (entrée) du campanile de Saint-Marc à Venise.

En revanche le saint Calice est une relique en elle-même insigne, à ne pas confondre avec le vase ayant recueilli le Précieux Sang du Christ jailli sur la croix, ayant donné naissance à l’épopée du saint Graal et des Chevaliers de la Table ronde relatée par Chrestien de Troyes

Le Saint Calice est le récipient que Jésus a utilisé lors de la Cène pour servir le vin, comme le rapporte l’Évangile de Matthieu (26:27-28) : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude, pour le pardon des péchés. »

Plusieurs « saints calices » ont été signalés. Sur les calices existants, seul le « Santo-Caliz de Valencia » (en la cathédrale) est reconnu comme une « relique historique » par le Vatican, sans affirmer pour autant qu’il s’agit du calice utilisé lors de la Cène. Bien que les papes Jean-Paul II et Benoît XVI aient vénéré ce calice à Valence, il n’a jamais été officiellement authentifié.

[18qui conserve donc également des reliques de la sainte Croix

[19En la Sainte Chapelle de Paris, saint Louis vénérait en particulier la sainte Couronne d’épines portée par le Christ en Sa Passion (Jean 19:12) jusque sur la croix, qui fut échangée en 1238 par le roi de France qui la désengage auprès des vénitiens, banquiers créditeurs du roi Baudoin II de Courtenay, roi de Constantinople. – le roi ne l’achètera pas, cet objet ne pouvant être vendu - pour 135 mille livres. Elle est toujours vénérée, conservée au Trésor de la cathédrale Notre-Dame de Paris sus la protection des Chevaliers de Malte.

Fragments de la Vraie Croix  : également contenus dans le trésor de la Sainte-Chapelle. De nombreux sanctuaires en prétendent aussi la possession, dont d’innombrables staurothèques ou croix reliquaires de la vraye Croix en contiendraient de minuscules fragments. Ces fragments se sont multipliés par contact…

L’église de Lunegarde dans le Lot en possède cependant un reliquaire du XIIIe s., avec portion plus vraisemblable.

La Scala santa, l’escalier du prétoire de Ponce Pilate, monté par Jésus lors de son procès, aurait également été amené à Rome par sainte Hélène de Constantinople au IV s.

La basilique duSaint-Sangde Bruges, en Belgique, revendique la possession d’un peu du sang du Christ dans une fiole qui contient un chiffon imbibé, offert à la ville par Thierry d’Alsace en 1146.

Autres reliques, attachées à l’ultime phase de la Crucifixion :

La sainte Tunique du Christ, donc revendiquée à la fois par la cathédrale de Trèves, en Allemagne, et par l’église paroissiale d’Argenteuil, en France.

La colonne de la Flagellation, où Jésus a été attaché, est revendiquée par plusieurs églises, dont la basilique Sainte-Praxède à Rome.

Le calvaire de la crucifixion, un petit rocher appelé Golgotha, est montré dans l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem. À l’intérieur de l’église se trouve un rocher d’environ 7m sur 3m, d’une hauteur de 4,8m, considéré comme ce qui est maintenant la partie visible du Calvaire.

La Couronne de fer de Lombardie et les Saints Mors de Carpentras et de Milan, supposément forgés à partir des Clous utilisés lors de la crucifixion.

La sainte Éponge tendue avec du vinaigre au Supplicié expirant, dans la basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem à Rome, mais aussi à la Sainte Chapelle de Paris

La sainte Lance, dont Longin le soldat romain, (en aucun cas le Centurion de la Parabole in Luc, 7, 1-10, parfois confondu) a percé le côté de Jésus en croix, afin de s’assurer de Sa mort, à la Sainte Chapelle également

L’authenticité de certaines de ces reliques est mise en cause. Par exemple, en ce qui concerne les « saints Clous » rapportés par l’impératrice Hélène, la Catholic Encyclopedia se pose la question, longuement débattue de savoir si le Christ a été crucifié avec trois ou quatre clous : « On ne peut que douter sur l’authenticité de ces trente ou plusieurs saints clous qui sont encore vénérés, ou qui ont été vénérés jusqu’à une époque récente, dans les trésors tels que celui de Santa Croce à Rome, ou ceux de Venise, Aix-la-Chapelle, l’Escurial, Nuremberg, Prague, etc. La plupart étaient probablement au début présentés comme des copies qui avaient touché des clous plus anciens considérés comme réels »

Enfin, l’on pourrait également pour vénérer les reliques du Christ depuis Son enfance, avoir du saint Foin ayant garni la crèche, de saints Cheveux, jusqu’au saint Linge du Lavement des pieds, aux saintes Lanières des fouets de la Flagellation par exemple. Certains excès en effet entachent l’abondance de ces saints « souvenirs »… En revanche, quid du perizonium ceignant les reins du Christ en croix qui pourtant, pourrait avoir été recueilli plus vraisemblablement ?…

[20ou soudarion comme le suaire d’Oviedo, en grec & pathil en hébreu

[21L’historien Jean-Christian Petitfils par exemple, auteur de l’excellent Dictionnaire amoureux de Jésus-Christ, Plon, 2015, qui évoque la Tunique d’Argenteuil en lien avec le linceul de Turin et le sudarion d’Oviedo, semble totalement ignorer l’existence de la sainte Coiffe de cahors, qu’il n’évoque pas davantage dans une émission sur KTO présentant l’ostension d’Argenteuil, 23 mars 2016, en présence de Monseigneur Lalanne

[22L’historien Jan Wilson, spécialiste britannique du Linceul, confirme que la loi juive, inscrite dans le Mishnah, prévoit que le corps du défunt doit être apprêté dans le tachrichim, c’est-à-dire dans un ensemble complet de vêtements funéraires comprenant en particulier, une pièce de vêtement recouvrant la tête.

[23Voir la description complète in Babinet, op. cit., p. 34 & sq.

[24La confusion entre suaire et linceul, peut-être issue d’une interprétation erronée du terme soudarion (Év. de Jean), n’est pas nouvelle. Dans l’ancien français, l’usage a produit une certaine confusion entre ces termes. Au XIIIe s., le mot suaire est employé pour parler du linge ayant enveloppé le corps du Christ. Aujourd’hui, pour les francophones, le terme le plus employé lorsqu’on évoque le linge de Turin est celui mais à tort, de suaire de Turin.

[25C’est l’hypothèse qui prévaut auprès des historiens du XXe s : R. Rey 1937 ; M. Durliat 1979, Robert Babinet, 2001. L’histoire générale de la province du Quercyde Guillaume Lacoste, écrite entre 1800 et 1830 et dont le 2e volume révoque également en 1884 la légende, qui trouve cependant de nombreux défenseurs, comme l’abbé Montaigne dès 1844, puis l’abbé Boulade, dont la notice de 1885 correspond sans doute à la position officielle du clergé au moins jusqu’au début du XXe s.. Elle trouve encore un avocat en 1972, en la personne de J. Juillet in Bulletin de la Société des Etudes du Lot.

[26Cf. Babinet, op.cit.

[27Ibid., 99

[28« La consécration de l’autel majeur indique que le chevet, constitué d’une abside à déambulatoire et chapelles rayonantes, est alors construit. Le regain de ferveur provoqué par l’arrivée de la relique… aurait permis la relance des travaux dans les années 1120… » in Archives de pierres. Les églises du Moyen Age dans le Lot, article Cahors n° 39, p. 158, Silvana Editoriale, 2011

[29Chroniques de Quercy, cité par l’abbé Montaigne, p. 46-47, et par Guillaume Lacoste qui ne donne pas sa source : Lacoste, t. III, p. 418

[30Signalons que le meuble renfermant la châsse détruite en 1580 se trouve toujours à la garde de la Maison des Marquis de Braquilanges, au château de Cènevières (près Saint-Cirq-Lapopie 46). Une histoire légendaire autour de la table d’autel en marbre qui aurait été consacrée par le Pape Calixte II, transportée et partiellement brisée lors des Guerres de Religion, jetée dans le Lot à hauteur d’Arcambal, trouverait une autre partie conservée dans la chapelle castrale de Cènevières.

[31Plus proche de celui de Cahors par la géographie et la qualité, un reliquaire du début du XIXe s., conservé à la cathédrale de Rodez, est en forme de temple, un niveau de colonnes portant la boîte reliquaire en forme de tempietto à pilastres et dôme (Claire Delmas, Cinq ans de protection des objets d’art en Aveyron, Rodez juillet-août 1980, n° 64).

[32Ibid., p. 92.

[33La châsse aurait donc été commandée à un orfèvre local resté anonyme peu avant de recevoir, en 1825, la Sainte Coiffe ? L’absence de tout poinçon est étonnante pour un reliquaire des années 1820, et le fait qu’en 1844 l’abbé Montagne ne fasse aucune allusion à la fabrication du reliquaire, permet de suggérer une telle réutilisation en 1825 d’un reliquaire ancien, mais ne provenant pas nécessairement de la cathédrale ?

[34Notice sur La Sainte Coiffe.

[35et vénéré par le truchement de son épée Durandal fichée dans la falaise de Rocamadour, lorsqu’il la lança depuis Roncevaux de toute la force de sa foi et de son appel désespéré avant de succomber aux Sarrazins…

[36Discours prononcé à la Cathédrale de Cahors, 25 mars 1904, par M. l’abbé Boniface, prédicateur, in Revue religieuse de Cahors et Roc-Amadour, Cahors, 25 mars 1904, 486-492. In R. Badinet, 207-213

[37Cf. notamment op. cit., 178 & sq.

[38Babinet, op. cit., 202

[39évêque : episcopus – celui qui voit, et rayonne, tout à l’entour, littéralement

[40Cf. le Chanoine Montaigne, et Dominicy qui les relatent au XVIes., ainsi que Babinet, op. cit. 98 & divers

[41Rappelons, pour les incidences incalculables que ces démonstrations de ferveur peuvent revêtir, que le Grand Pardon de 1428 à Rocamadour se révéla lié à la mission de sainte Jehanne d’Arc tandis que Charles VII, dans sa reconquête de son titre magnifique de « roi capétien de toutes les républiques » y vint en l’année de son sacre, 1429, toujours en « Grand Pardon » - cf. le merveilleux ouvrage d’Henry Montaigu, Rocamadour ou la pierre des siècles, SOS Editions, 1974, p. 42, 97-98 & autres - Il semble peu probable qu’il ait pu alors ignorer, revenant des Etats du Languedoc à Toulouse et se dirigeant sur l’abbaye de Tulle, l’existence de la Relique christique à Cahors.

[4232 stations furent visitées, en plus de celle de Rocamadour : à St Henri, St Pierre-Lafeuille, Maxou, Francoulès, St Pierre-Liversou, Mechmont, Ussel, Puycalvel, Lamothe-Cassel et Murat, Beaumat, Labastide-Murat, Vaillac, Montfaucon, Carlucet, Couzou, Roc-Amadour le 8 septembre. Relation A.-J. Bessières, Revue religieuse de Cahors et Rocamadour, 6-19. Retour à Cahors par Rignac, Gramat, St-Chigne, Reilhac, Lunegarde, Fontanes, Caniac, Sénaillac, Artis, St-Cernin, Lauzès, Cours, Vers, La Madeleine, Laroque-des-Arcs. Ibid., 19-23

[43Cf. la Mission Zachée initiée par le Père Ronan de Gouvello et élevée à la force du témoignage de la Miséricorde divine par Monseigneur Camiade, l’effigie médiatrice de Notre-Dame de Rocamadour pérégrinant à dos d’âne dans chaque paroisse du Lot en avril, mai et juin.

[44Ibid., 197

[45Je remercie particulièrement le Père Bertrand Cormier pour m’avoir éclairée de ses archives autour des études scientifiques initiées sous l’autorité de l’évêque de Cahors en 2004, alors qu’il était en service à la cathédrale Saint-Etienne. Il suscita un protocole d’examen scientifique par le Groupe d’étude et de recherche Rhône-alpin du Linceul de Turion (GERRALT) sous la direction du Dr Commerçon, spécialiste de biologie moléculaire, et la création d’une association de fidèles pour soutenir cette étude et contribuer au rayonnement de la dévotion envers la Relique, qu’il conviendra sans doute de réanimée en ces temps nouveaux.

Source:https://www.lerougeetlenoir.org/contemplation/les-contemplatives/une-relique-insigne-du-christ-au-tombeau-la-sainte-coiffe-de-la-cathedrale-saint-etienne-de-cahors

 

 

 

Je ne suis pas venu appeler les justes mais

 

les pécheurs

 

 

 

Par Saint Théophane le reclus.


 

Hébreux 10:32-38, Marc 2:14-17
Je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs à la repentance (Marc 2:17).

Par la bouche de la Sagesse, le Seigneur appela les sots vers Lui-même.

Lui-même erra sur la terre, appelant les pécheurs.

Ni les fiers, ni les "malins", ni les obstinés et les justes n'ont une place avec Lui. 


Que se réjouisse la faiblesse intellectuelle et morale! La force mentale et active, qu'elle fasse un pas de côté! 


La faiblesse totale qui se reconnaît comme telle et se précipite avec foi vers le Seigneur Qui guérit les faibles et rassasie le pauvre, deviendra forte à la fois intellectuellement et moralement, mais continuera à reconnaître à la fois sa pauvreté intellectuelle et ses mauvais penchants. 


La puissance de Dieu, sous cette couverture peu avenante et accomplie dans la faiblesse, crée invisiblement une personne différente qui est lumineuse mentalement et moralement.

Cette luminosité se manifeste souvent ici, mais elle est toujours manifeste là-bas, dans le Ciel.

Voici ce qui est caché aux sages et aux prudents et n'est révélé qu'aux enfants

(cf. Matt. 11:25) !

(Version française Claude Lopez-Ginisty d'après St Theophan the Recluse Thoughts for each Day of the Year St Herman of Alaska, Platina, CA USA 2010 )

 

 

 

Mémoire le 29 de chaque mois au Monastère Syriaque N-D de Miséricorde/ Solennité et vénération des reliques le dimanche le plus proche du 16 Mai en la Paroisse "N-D des Grâces-St Ubald" de JAULDES (16)

Saint Ubald

Évêque et confesseur
(† 116
0)

Saint Ubald, de l'Ordre des Chanoines réguliers de saint Augustin (L’Ordre Canonial est constitué de Monastères de Clercs) où il rétablit l'obéissance, fut contraint, en 1128, par le Pape Honorius II, qui l'estimait beaucoup, d'accepter la consécration épiscopale et de prendre le gouvernement de l'église de Gubbio, sa ville natale, en Italie.

Il continua à mener une vie très austère et se dévoua corps et âme à ses diocésains.

II mourut le jour de la Pentecôte en 1160.

On invoque volontiers son secours contre les mauvais Esprits.

D’où la mémoire mensuelle qu’on en fait, unis à St Michel, au le 29 de chaque mois au Monastère Syriaque N-D de Miséricorde, et la solennité qu’on en fait en notre Paroisse N-D des Grâces/ St Ubald à JAULDES (Charente) le dimanche le plus proche de sa Fête.

Son tombeau se trouve dans sa ville natale. Son corps s’est conservé jusqu’à nos jours sans corruption.

Une protection contre les démons et les personnes malveillantes ? Croix reliquaire de St Ubald (En argent) en souscription (20 euros) à commander au Monastère Syriaque N-D de Miséricorde. Brévilly. 61300 CHANDAI


TEXTES DE LA MESSE
de St Ubald
dans le rite d’occident (Latin)

le 16 mai

 

SAINT UBALD

Evêque et Confesseur

IIIème classe (avant 1960 : semidouble)

Messe "statuit", du Commun d’un Confesseur Pontife I, sauf l’oraison suivante :

Collecte P

Laissez-vous fléchir, Seigneur : que l’intercession du bienheureux Ubald votre Confesseur et Pontife nous obtienne votre secours ; étendez sur nous votre main miséricordieuse pour nous défendre contre toutes les perfidies du démon.

Secrète C

Que le souvenir de vos Saints nous soit, ô Seigneur, en tous lieux, un sujet de joie, afin que nous ressentions la protection de ceux dont nous célébrons à nouveau les mérites.

Postcommunion C

Accordez-nous, s’il vous plaît, ô Dieu tout-puissant, qu’en rendant grâces pour les dons reçus, nous recevions plus de bienfaits encore grâce à l’intercession du bienheureux Ubald votre Confesseur et Pontife.

Office

Leçons des Matines avant 1960

Quatrième leçon.

Ubald, né d’une famille noble, à Gubbio, en Ombrie fut, dès ses plus tendres années, élevé avec grand soin dans la piété et les lettres. Au cours de sa jeunesse, on le pressa plusieurs fois d’embrasser l’état du mariage, mais jamais il n’abandonna sa résolution de garder la virginité. Ordonné Prêtre, il distribua son patrimoine aux pauvres et aux Églises, et étant entré chez les Chanoines réguliers de l’Ordre de Saint-Augustin, il établit cet institut dans sa patrie, et y vécut quelque temps de la manière la plus sainte. La réputation de sa sainteté s’étant répandue, i ! fut préposé malgré lui par le Souverain Pontife Honorius II au gouvernement de l’Église de Gubbio, et reçut la consécration épiscopale.

Cinquième leçon.

Ayant donc pris possession de son Église, il ne changea rien à sa manière de vivre accoutumée, mais il commença à se distinguer d’autant plus en tout genre de vertus, qu’il procurait très efficacement le salut des autres par la parole et l’exemple, s’étant fait de cœur le modèle de son troupeau. Sobre dans sa nourriture, sans recherche dans ses vêtements, n’ayant pour couche qu’un lit dur et très pauvre, il portait constamment en son corps la mortification de la croix, tandis qu’il nourrissait chaque jour son esprit par une application incessante à la prière. C’est ainsi qu’il parvint à cette admirable mansuétude, qui lui fit non seulement supporter avec égalité d’âme les plus graves injures et les mépris, mais encore prodiguer avec l’admirable tendresse de la charité une entière bienveillance à ses persécuteurs.

Sixième leçon.

Deux ans avant de sortir de cette vie, Ubald, affligé de longues maladies, fut purifié comme l’or dans la fournaise, par les plus cruelles souffrances ; cependant il ne cessait de rendre grâces à Dieu. Le saint jour de la Pentecôte étant arrivé, il s’endormit dans la paix, après avoir gouverné de nombreuses années avec le plus grand mérite l’Église confiée à ses soins, et être devenu illustre par ses saintes œuvres et par ses miracles. Le Pape Célestin III a mis Ubald au nombre des Saints. Son pouvoir éclate particulièrement pour mettre en fuite les esprits immondes. Son corps, demeuré sans corruption après tant de siècles, est l’objet d’une grande vénération de la part des fidèles dans sa patrie que plus d’une fois il a délivrée de périls imminents.

 

 

Une protection contre les démons et les personnes malveillantes ? Croix reliquaire de St Ubald (En argent) en souscription (20 euros) à commander au Monastère Syriaque N-D de Miséricorde. Brévilly. 61300 CHANDAI

Ce qu'en dit 
Dom Guéranger dans "l’Année Liturgique":

Pour honorer son Pontife éternel, la sainte Église lui présente aujourd’hui les mérites d’un Pontife mortel ici-bas, mais entre, après cette vie, dans les conditions de l’immortalité bienheureuse. Ubald a représenté le Christ sur la terre ; comme son divin chef il a reçu l’onction sainte, il a été médiateur entre le ciel et la terre, il a été le Pasteur du troupeau, et maintenant il est uni à notre glorieux Ressuscité, Christ, Médiateur et Pasteur. En signe de la faveur dont il jouit auprès de lui dans le ciel, le Fils de Dieu a confié à Ubald le pouvoir spécial d’agir efficacement contre les ennemis infernaux, qui tendent quelquefois aux hommes de si cruelles embûches. Souvent l’invocation du saint évêque et de ses mérites a suffi pour dissoudre les machinations des esprits de malice ; et c’est afin d’encourager les fidèles à recourir à sa protection que l’Église l’a admis au rang des saints qu’elle recommande plus particulièrement à leur dévotion.

Soyez notre protecteur contre l’enfer, ô bienheureux Pontife ! L’envie des démons n’a pu souffrir que l’homme, cette humble et faible créature, fût devenu l’objet des complaisances du Très-Haut. L’incarnation du Fils de Dieu, sa mort sur la croix, sa résurrection glorieuse, les divins Sacrements qui nous confèrent la vie céleste, tous ces sublimes moyens à l’aide desquels la bonté de Dieu nous a rétablis dans nos premiers droits, ont excité au plus haut degré la rage de cet antique ennemi, et il cherche à se venger en insultant en nous l’image de notre créateur. Il fond quelquefois sur l’homme avec toutes ses fureurs ; par une affreuse parodie de la grâce sanctifiante qui fait de nous comme les instruments de Dieu, il envahit, il possède des hommes, nos frères, et les réduit au plus humiliant esclavage. Votre pouvoir, ô Ubald, s’est signalé souvent dans la délivrance de ces victimes infortunées de l’envie infernale ; et la sainte Église célèbre en ce jour la prérogative spéciale que le Seigneur vous a confiée. Dans votre charité toute céleste, continuez à protéger les hommes contre la rage des démons ; mais vous savez, ô saint Pontife, que les embûches de ces esprits de malice sont plus fatales encore aux âmes qu’elles ne le sont aux corps. Prenez donc pitié aussi des malheureux esclaves du péché, sur lesquels le divin soleil de Pâques s’est levé sans dissiper leurs ténèbres. Obtenez qu’ils redeviennent enfants de la lumière, et que bientôt ils aient part à cette résurrection pascale dont Jésus est venu nous apporter le gage.

 

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Ce qu'en dit le
 Bx Cardinal Schuster dans son "Liber Sacramentorum":

La fête de ce saint évêque de Gubbio (+ 1160), si puissant contre les esprits infernaux, entra dans le calendrier de l’Église universelle seulement sous Paul V. La messe Statuit est du Commun, mais la première collecte est propre.

La mitre de saint Ubald est conservée à Rome dans la basilique d’Eudoxie sur l’Esquilin, où l’on célèbre sa fête.

Prière. — « Apaisez-vous, Seigneur, en nous accordant votre secours ; et par l’intercession du bienheureux Ubald, votre Pontife et confesseur, étendez sur nous votre bras miséricordieux contre toute malice diabolique. Par notre Seigneur, etc. »

Il vainc le diable, celui qui s’exerce surtout aux vertus qui s’opposent davantage à sa malice ; l’amour de Dieu par exemple, l’humilité, la chasteté et l’amour de la paix. Le démon apparut un jour à saint Macaire et lui demanda : Macaire, que font les moines de plus que nous ? Ils jeûnent souvent, et nous ne goûtons aucune sorte de nourriture ; ils dorment peu, et nous ne reposons jamais ; ils sont chastes, et nous n’avons pas même de corps. En quoi donc les moines nous sont-ils supérieurs ? Le saint répondit : Vous êtes orgueilleux, et les moines sont humbles, voilà ce qu’ils font de plus que vous. Alors, confus, le démon s’enfuit.

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

La liturgie connaît l’influence du diable dans l’Église et le combat efficacement.

Saint Ubald. — Jour de mort : 16 mai (dimanche de la Pentecôte) 1160. Tombeau : à Gubbio, en Ombrie. Image : On le représente en évêque, le diable fuyant devant lui. Vie : Le saint est originaire de Gubbio, en Italie. Il devint prêtre et chanoine. En 1128, malgré ses répugnances, il céda aux désirs du pape Honorius II et fut nommé évêque de sa ville natale. Dans cette charge, il fut un modèle de simplicité apostolique, de zèle pastoral et de sainteté personnelle. On invoque volontiers son secours contre les mauvais Esprits. Il mourut le 16 mai 1160. Son tombeau se trouve dans sa ville natale. Son corps s’est conservé jusqu’à nos jours sans corruption.

Pratique :

La puissance de saint Ubald se manifesta surtout dans l’expulsion des mauvais Esprits. La liturgie, qui insiste tant sur la proximité des anges, compte aussi avec la forte influence des mauvais Esprits, car elle lutte continuellement contre eux. C’est pourquoi il n’est pas rare de trouver, dans la liturgie, des exorcismes. Il y a également un grand nombre de sacramentaux institués contre l’influence des mauvais Esprits, par exemple l’eau bénite, les cierges, les rameaux bénits. Ne méprisons pas ces moyens. — La messe (Statuit) est du commun des confesseurs pontifes avec une oraison propre laquelle nous demandons à Dieu, par l’intercession saint, d’étendre la main contre toute méchanceté du diable ».

 

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Allez dans le monde entier, proclamer la

 

Bonne Nouvelle

 

Par Léon  

(?-v. 461), pape de Rome 
Sermon 58 (71), le 20e sur la Passion (trad. cf coll. Icthus v.10, p. 284 et SC 74, p. 252) 

 

 

« Ceux qui avaient été ses compagnons étaient dans le deuil et les larmes...
Il leur dit :
' Allez dans le monde entier, proclamer la Bonne Nouvelle ' »

 

 

Ne soyons pas pris par le spectacle des choses de ce monde ; que les biens de la terre ne détournent pas nos regards du ciel.

Tenons pour dépassé ce qui n'est déjà presque plus rien ; que notre esprit, attaché à ce qui doit demeurer, fixe son désir aux promesses d'éternité.

Bien que nous ne sommes encore « sauvés qu'en espérance » (Rm 8,24), bien que nous portions encore une chair sujette à la corruption et à la mort, on peut bien affirmer pourtant que nous vivons hors de la chair, si nous échappons à l'emprise de ses passions.

Non, nous ne méritons plus le nom de cette chair dont nous avons fait taire les appels... 

Que le peuple de Dieu donc prenne conscience qu'il est« une créature nouvelle dans le Christ » (2Co 5,17).

Qu'il comprenne bien qui l'a choisi, et qui il a lui-même choisi. Que l'être nouveau ne retourne pas à l'inconstance de son état ancien.

Que « celui qui a mis la main à la charrue » (Lc 9,62) ne cesse de travailler, qu'il veille au grain qu'il a semé, qu'il ne se retourne pas vers ce qu'il a abandonné.

Que personne ne retombe dans la déchéance d'où il s'est relevé. Et si, parce que la chair est faible, quelqu'un gît encore dans une de ses maladies, qu'il prenne la ferme résolution de guérir et de s'en relever.

Telle est la voie du salut ; telle est la manière d'imiter la résurrection commencée dans le Christ...

Que nos pas quittent les sables mouvants pour marcher sur la terre ferme, car il est écrit :

« Le Seigneur mène les pas de l'homme et sa marche lui plaît. Quand le juste vient à tomber, il ne reste pas à terre, car le Seigneur lui tient la main » (Ps 36,23s). 

Frères bien-aimés, gardez bien ces réflexions à l'esprit, non seulement pour célébrer les fêtes de Pâques, mais pour sanctifier toute votre vie.

 

Prière pour la France:

MAESTRO DE CESI CRISTO CON SU MADRE 1308:

Je vous propose la prière suivante pour notre Pays:


Seigneur Jésus, Ô Christ notre Dieu, Vous qui êtes venu, non pour juger le monde, mais pour le sauver; Vous qui êtes monté librement sur la Croix pour tous les humains;
Vous qui, dans Votre amour ineffable et Vôtre indicible compassion, veillez au bien et au libre salut de chacun;
Vous qui êtes invisiblement présent dans ce monde qui Vous appartient et dans notre pays par le Corps de Votre sainte Eglise, acceptez les prières de supplication et de louange que nous Vous adressons pour notre patrie la France, justement mais cruellement éprouvée.


Seigneur Jésus Christ notre Dieu, par les prières et la protection de Votre Mère toute pure et immaculée, du saint archange Michel, Protecteur de la France, des saints de notre pays, en particulier de notre mère parmi les saints Marie Madeleine "Egale-aux-apôtres" dont les reliques sanctifient notre sol, de son disciple saint Maximin, de saint Lazare Votre ami, des saints Jean Cassien et Victor de Marseille, Martin de Tours, Irénée de Lyon, Hilaire de Poitiers, Germain d’Auxerre, Germain de Paris; de saint Cloud, sainte Geneviève et sainte Radegonde et de tous les saints moines et moniales de notre pays; des saints et victorieux martyrs Pothin et Blandine de Lyon et de tous les saints martyrs de France :

Eclairez, inspirez, convertissez et sauvez notre patrie la France, ceux qui la gouvernent ainsi que chacun des membres de son peuple.


A nous qui Vous supplions dans la vraie Foi, accordez la grâce du non-jugement, la conscience libre, la force du saint Esprit pour témoigner de Votre vérité dans la paix qui vient de Vous.


Accordez-nous la grâce de voir nos propres fautes et d’accueillir Votre pardon.


Donnez-nous de Vous glorifier et de Vous célébrer pour la bienveillance que Vous manifestez à notre pays, à ceux qui le gouvernent et à tout son peuple.


Inspirez-nous de Vous célébrer en premier lieu pour la révélation que Vous avez donnée de Vous-même à nos Pères par la prédications de ces aînés dans la Foi qui sont venu d'Orient pour ensemencer notre terre de l'Evangile de vérité, d'amour et de paix et à ceux qui, en conséquence peuvent en ces jours, sur cette même terre bénie de France, vous confesser avec Votre Père coéternel et Votre très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amîn!

_______________

 

Saint Michael and the Dragon in an initial Q by an Unkown master German, Würzburg, about 1240-50:

 

 Prière pour la France à saint Michel

 

Saint Michel, grand Prince de la milice céleste, établi par la Providence divine le protecteur spécial de la France, souvenez-vous que vous l’avez faite grande entre toutes les nations, que vous l’avez établie sentinelle de la foi et soldat de Dieu dans le monde. Glorieux Archange, vous que nos rois ont autrefois proclamé patron de la France, protégez-nous contre tous nos ennemis ; nous vous conjurons de nous placer tous sous votre impénétrable protection. Protégez toujours l’Eglise et la France ! Obtenez-lui un prompt et sincère retour à l’antique foi, source de sa force et de sa grandeur. Éclairez les incrédules, rassurez les timides, fortifiez les faibles, encouragez les bons, secourez-nous tous et rendez-nous meilleurs et plus chrétiens. Amîn.

 

 

Quelle est la signification des apparitions mariales? 

Dans son livre « Multiplication des apparitions de la Vierge aujourd’hui » (Rialp, 1991), Monseigneur René Laurentin s’interroge : « La Vierge a une mission de Mère à l’égard de notre monde. Cette mission est appelée à s’intensifier dans les derniers temps, disait Grignion de Montfort. La multiplication de ces apparitions ne répond-elle pas à une urgence : sinon la fin du monde, du moins un grave tournant, au seuil du troisième millénaire ? ».

L’auteur dit avoir effectué personnellement plusieurs enquêtes pour expliquer précisément leur multiplication. « Quelques invitations aidant, je fis des sondages en divers lieux d’apparition en vue de dénoncer cette prolifération, mais les résultats en furent positifs beaucoup plus souvent que je n’aurais pensé !

Les apparitions qui continuaient en Argentine (San Nicolas), Mexique, Rwanda (Kibého), Syrie (Damas), Italie (Schio), Corée (Naju) etc., ne présentaient pas un caractère pathologique. Elles produisaient de bons fruits. Si mon enquête manifestait des apparitions illusoires ou des déviations, la plupart ne méritaient pas les poubelles où on rejette trop facilement les apparitions, à partir du moindre défaut ».

 

What is the meaning of Marian apparitions?


In his book "Multiplication of the appearances of the Virgin today" (Rialp, 1991), Monseigneur René Laurentin wonders: "The Virgin has a mission of Mother to our world. This mission is destined to intensify in the last times, said Grignion de Montfort. Does not the multiplication of these apparitions respond to an urgency: if not the end of the world, at least a serious turning point, on the threshold of the third millennium? ".

The author claims to have personally carried out several investigations to explain precisely their multiplication. "A few invitations helping, I polls in various places of appearance to denounce this proliferation, but the results were positive much more often than I would have thought!

The appearances which continued in Argentina (San Nicolas), Mexico, Rwanda (Kibého), Syria (Damascus), Italy (Schio), Korea (Naju) etc., did not present a pathological character. They produced good fruits. If my investigation showed illusory appearances or deviations, most did not deserve the garbage cans where we reject too easily appearances, from the slightest defect ".

 

Qual é o significado das aparições marianas?


Em seu livro "Multiplicação das aparências da Virgem de hoje" (Rialp, 1991), Monsenhor René Laurentin se pergunta: "A Virgem tem uma missão de Mãe para o nosso mundo. Esta missão está destinada a se intensificar nos últimos tempos, disse Grignion de Montfort. A multiplicação dessas aparições não responde a uma urgência: se não o fim do mundo, pelo menos um ponto de virada sério, no limiar do terceiro milênio? ".

O autor afirma ter realizado pessoalmente várias investigações para explicar com precisão a sua multiplicação. "Alguns convites ajudando, eu sondagem em vários lugares da aparência para denunciar esta proliferação, mas os resultados foram positivos muito mais freqüentemente do que eu teria pensado!

As aparições que continuaram na Argentina (San Nicolas), México, Ruanda (Kibého), Síria (Damasco), Itália (Schio), Coréia (Naju) etc., não apresentaram um caráter patológico. Eles produziram bons frutos. Se a minha investigação mostrava aparências ou desvios ilusórios, a maioria não merecia as latas de lixo onde rejeitamos com muita facilidade as aparências, do menor defeito ".

Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
Plus d’un millier d’apparitions  

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

Du Petit Journal de Sainte Faustine ( Héléna Kolwaska) [Quelques extraits]

 


 

1264.- Prière. Ô Jésus, écartelé sur la croix, je Vous en supplie, accordez-moi la grâce d’accomplir fidèlement la Très Sainte volonté de Votre Père, toujours, partout et en tout !

 

Et lorsque la volonté de Dieu me semblera bien dure et difficile à accomplie, c’est alors que je Vous supplie Jésus, de faire que de Vos Plaies coule en moi force et puissance. Quant à ma bouche, faites qu’elle répète : « Que Votre volonté soit faite, Seigneur ! »

 

- Ô Sauveur du monde, si désireux du salut des hommes, que durant une torture si atrocement douloureuse, Vous Vous oubliâtes Vous-même, pour ne penser qu’au salut des âmes ! Jésus très compatissant, accordez-moi la grâce de l’oubli de moi-même afin que je ne vive que pour les âmes, en Vous aidant à l’œuvre du salut, selon la Très Sainte volonté de Votre Père.

 

1275.- 16 septembre 1937.

 

Je désirais tant aujourd’hui, passer une heure en prière auprès du Très Saint Sacrement, pourtant toute autre était la volonté de Dieu. A huit heures, je ressentis de si violentes douleurs que je dus m’aliter immédiatement. Je me suis tordue de douleur trois heures durant, c’est-à-dire jusqu’à onze heures du soir. Aucun médicament ne me fit d’effet.

 

Ce que je prenais, je le rejetais. Par moment ces douleurs m’enlevaient la conscience. Jésus me fit savoir que je venais de cette façon de prendre part à Son agonie au Jardin des Oliviers, et que Lui-même permit ces souffrances pour donner satisfaction à Dieu pour les avortements. Voici trois fois déjà que je passe par ces souffrances. Elles commencent toujours à huit heures du soir et durent jusqu’à onze heures.

 

Aucun médicament n’est capable de les réduire. Quand s’approchent onze heures, elles cessent d’elles-mêmes, et je m’endors immédiatement. Le lendemain je me sens très faible. Cela m’est arrivé pour la première fois au Sanatorium. Les médecins ne purent en faire l’analyse. Ni piqûres, ni médicaments ne m’apportèrent de soulagement et moi-même je ne comprenait pas de quelle sorte de souffrance il s’agissait.

 

J’ai dit au médecin que je n’avais eu de ma vie de telles souffrances. Il déclara qu’il ne savait de quoi il s’agissait. Maintenant je comprends ce que sont ces souffrances, car le Seigneur me l’a révélé…

 

Pourtant, lorsque je pense que je devrai peut-être un jour souffrir à nouveau de cette façon, un frisson de terreur me saisit. Mais j’ignore si je vais souffrir encore de cette façon. Je laisse cela à Dieu. Ce qu’Il Lui plaît de m’envoyer, je le recevrai avec soumission et amour. Que je puisse seulement par ces souffrances sauver ne serait-ce qu’un de ces enfants de l’assassinat !

 
1276.- Après ces souffrances, le lendemain, je pressens l’état des âmes et leurs disposition envers Dieu. Je suis alors pénétrée d’une véritable connaissance.

 

1277.- Je reçois la Sainte Communion comme la reçoivent les Anges. Mon âme se trouve envahie par la lumière de Dieu et se nourrit de Lui. Les sens sont comme morts. C’est là s’unir au Seigneur par le biais de l’âme. C’est la grande supériorité de l’âme sur la nature.

 
1292.Malgré ma sincère résolution, il m’est arrivé de retomber dans une même erreur. Ce n’était qu’une petite imperfection plutôt involontaire, j’en ressentis pourtant, en mon âme une si vive douleur que je dus interrompre mes occupations et me rendre un instant à la Chapelle.

En tombant aux pieds de Jésus, poussée par l’amour et une très grande douleur, je Lui ai demandé pardon. J’étais d’autant plus honteuse que le matin même, après la Sainte Communion, pendant ma conversation avec Lui, je Lui avais promis fidélité.

 

J’entendis alors ces mots : « Sans cette petite imperfection, tu ne serais pas venue vers Moi. Tu sais que chaque fois que tu viens vers Moi, en t’humiliant pour demander pardon, je déverse de nombreuses grâces sur ton âme. Ton imperfection disparaît à Mes yeux, Je ne vois que ton amour et ton humilité. Tu ne perds rien, bien au contraire, tu progresses beaucoup. »

 

1293.Le Seigneur m’a fait connaître que si l’âme n’accepte pas les grâces qui lui sont destinées, elles sont immédiatement transmises à une autre âme. Ô mon Jésus, faites que je sois digne de recevoir Vos grâces, car de moi-même, je ne peux rien faire ! Je ne peux même pas sans Votre secours, prononcer convenablement Votre Nom.

 

 

1301.- 29 septembre 1937. J’ai compris aujourd’hui bien des secrets de Dieu. J’ai su que la sainte communion demeure en moi jusqu’à la Sainte Communion suivante. La présence de Dieu que l’on peut ressentir et qui est vivante, prolonge sa durée en mon âme et la conscience de ceci me plonge dans un profond recueillement, sans aucun effort de ma part. Mon cœur est un vivant Tabernacle dans lequel se conserve l’hostie vivante.

 

Je n’ai jamais cherché Dieu bien loin, mais dans mon for intérieur. C’est dans la profondeur de mon propre être que je rencontre Celui qui est mon Dieu.


 

1316.- Je comprends Vos paroles, Seigneur, ainsi que l’étendue de la Miséricorde qui doit briller en mon âme. Jésus : « Je sais, Ma fille, que tu les comprends et fais tout ce qui est en ton pouvoir. Mais écris ceci pour nombre d’âmes qui, plus d’une fois, se font souci de ne pas avoir les moyens matériels de faire un acte de miséricorde.

 

Cependant combien plus grand est le mérite de la miséricorde spirituelle pour laquelle il ne faut avoir ni autorisation ni trésor. Elle est accessible à toutes les âmes. Si l’âme ne fait aucun acte de miséricorde, elle n’aura pas accès à Ma Miséricorde au Jour du Jugement. Oh ! Si les âmes savaient amasser les trésors éternels, elles ne seraient pas jugées. Elles devanceraient Mon jugement par la miséricorde. »

1319.- « A trois heures, implore Ma Miséricorde, tout particulièrement pour les pécheurs. Et ne fût-ce que pour un bref instant, plonge-toi dans Ma Passion, en particulier au moment où j’ai été abandonné lors de Mon agonie ! C’est là une heure de grande Miséricorde pour le monde entier. Je te laisserai partager ma mortelle tristesse ; en cette heure, Je ne saurais rien refuser à l’âme qui me prie, par Ma Passion. »

 

1395.- J’ai entendu aujourd’hui une voix en mon âme : « Oh ! Si les pécheurs connaissaient Ma Miséricorde, il n’en périrait pas un si grand nombre ! Dis aux âmes des pécheurs qu’elles ne craignent pas de s’approcher de Moi ! Parle-leur de ma grande Miséricorde ! »

 

1396.- Le Seigneur m’a dit : « La perte de chacune des âmes me plonge en une mortelle tristesse. Tu me consoles toujours lorsque tu pries pour les pécheurs. La prière qui M’est la plus agréable est cette prière pour la conversion des âmes pécheresses. Sache, Ma fille, que cette prière est toujours exaucée ! »

 

1445.- Le Seigneur m’a dit : « La façon dont les autres se comportent ne te regarde pas. Tu dois te comporter comme Je te l’ordonne. Par l’Amour et la Miséricorde tu dois être Mon vivant reflet.» J’ai répondu : « Seigneur, c’est que bien souvent on abuse de ma bonté ! » – « Cela ne fait rien, Ma fille, cela ne te concerne pas ; Tu dois toujours être miséricordieuse envers tous et particulièrement envers les pécheurs.

 

1446.- Ah, combien il m’est douloureux que les âmes s’unissent si peu à Moi au cours de la Sainte Communion. J’attends les âmes mais elles sont indifférentes envers Moi. Je les aime si tendrement, si sincèrement, et elles n’ont pas la foi en Moi. Je veux les combler de grâces, elles ne veulent pas les accueillir.

 
Elles Me traitent comme quelque chose de mort et pourtant, J’ai le Cœur débordant d’Amour et de Miséricorde. Afin que tu connaisses, ne serais-ce qu’un peu, Ma douleur, imagine et considère la douleur de la plus tendre des mères chérissant ses enfants, mais dont les enfants méprisent l’amour. Personne ne peut la consoler. Ce n’est là qu’une bien pâle image de Mon Amour.

 

1447.Écrit et parle de Ma Miséricorde. Dis aux âmes qu’elles doivent chercher consolation au Tribunal de la Miséricorde. C’est là que se réalisent et se renouvellent sans cesse les plus grands miracles. Point n’est besoin, pour obtenir ce miracle de faire de lointains pèlerinages, ni de faire étalage d’un quelconque cérémonial ; il suffit de se jeter avec foi aux pieds de Mon représentant, de lui dire sa misère et le miracle de la Miséricorde divine se manifestera dans toute son ampleur.

 

Même si cette âme était déjà comme un cadavre en décomposition, et même si humainement parlant il n’y avait plus aucun espoir de réanimation, même si tout semblait perdu, il n’en est pas ainsi, avec Dieu : le miracle de la Miséricorde divine restaurera cette âme dans toute son intégrité. »

 

Ô malheureux, qui ne profitez pas

maintenant de ce miracle

de la Miséricorde divine,

en vain vous appellerez, il sera trop tard!

 

SIGNEZ LA PETITION POUR LA LIBERATION DES DEUX EVÊQUES QUIDNAPES EN SYRIE /PETITION ON THE ABDUCTION OF THE TWO HIERARCHS OF ALEPPO SYRIA

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

 

 

N'oublions-pas les évêques, prêtres et fidèles chrétiens détenus par les

 

"islamistes" ou terroristes en tous genres ! Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

Let us not forget the bishops, priests and faithful Christians held by "Islamists" or

 

terrorists of all kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them. Pray for their

 

release ...

 

Não nos esqueçamos dos bispos, sacerdotes e fiéis cristãos

"Islamistas" ou terroristas de todos os tipos! Ore incansavelmente pelo

Senhor os apóia. Ore pela sua libertação ...

 

Programme des prochaines semaines au Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

 

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

 


* Mercredi 1er MAI:

 

Pèlerinage de Mai à saint Joseph Artisan Journée de prière pour l'emploi et la sécurité de l'emploi. 

10h30, Messe suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

 

 

*Dimanche 5 MAI:

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde et aux Saints du Kerala. 

10h30, Messe suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

 

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

 

Où nous trouver ? 

 

Grande Paroisse NORD-OUEST et NORD-EST (Paroisse Cathédrale N-D de Miséricorde):

 

NORMANDIE :

CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):

 

* Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

Messe journalières en semaine à 10h30

 

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Maison Ste Barbe 
(Siège de l'Ass Caritative CARITAS E S O F)

15 Rue des 3 Communes
27580 CHAISE-DIEU DU THEIL

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

-+-

Grande Paroisse "NOUVELLE AQUITAINE" , OCCITANIE (N-D de la Très Sainte Trinité) :

 

NANTES:

 *Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

ANGOULÊME (Jauldes):

*Paroisse N-D de Toutes Grâces et St Ubald

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. 

Tel: 05.45.37.35.13
Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front


ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

LOURDES:

*Relais paroissial St Gregorios de Parumala

 Messes épisodiques ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

Rte de Pau

 

-+-

CAMEROUN, PAKISTAN ET BRÉSIL:

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDÉ,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain. De même pour les Paroisses du Brésil et du Pakistan: 

 Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !

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VOUS N'AVEZ PAS PENSE  A VOTRE

EFFORT DE CARÊME ?

POUR AIDER LA MISSION EN

FRANCE ET AILLEURS, C'EST

SIMPLE...

Il faut impérativement:

*PENSER A VOUS ACQUITTER DU "DENIER DU CULTE",

*CONFIER AU MONASTÈRE LA CÉLÉBRATION DE

VOS MESSES POUR LES VIVANTS ET LES DÉFUNTS DE

VOS FAMILLES,...

Tout don est déductible de votre revenu imposable

à raison de 66 °/° de son montant.(Libellez vos Chèques Bancaires

  l'ordre de : Métropolie E S O F)

MERCI,

SANS VOTRE AIDE LA MÉTROPOLIE (L'Archidiocèse de l'Eglise

Syro-Orthodoxe  Francophone Mar Thoma ) NE POURRA PAS SURVIVRE. 

Adresse: 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

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Ou trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

 

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"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

 

Note:

 

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).

-------------------------------------------------------------

Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

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Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

--------------------

DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...

O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.

Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:

---------------------

GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers

Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the

"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for

humanity.

Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this

Immense current of underground prayer that irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

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25 avril 2019 4 25 /04 /avril /2019 15:20

 

 

(Le Patriarche Copte Orthodoxe distinguant Armia)

 

 

 

"L‘Incarnation de la Lumière"

 

(Détail des fresques du plafond de l'Eglise du Monastère Syriaque réalisées par Armia)

À partir du 22 Juin au Monastère,un stage

 

d’iconographie avec Armia Elkatcha au

 

Monastère.

(Participation, logement et repas compris 250 euros, des facilités de paiement peuvent être consenties.)

(Détail des fresques du plafond de l'Eglise Cathédrale Copte-Orthodoxe du Caire  réalisées par Armia)

 

Si vous êtes intéressés , inscrivez-

vous vite  !

 

IL RESTE DE LA PLACE, IL N'EST PAS TROP TARD POUR VOUS INSCRIRE !...

 

Par ailleurs, une exposition d'icônes est prévue et le chantier des fresques à l'église du Monastère sera visible, si bien que vous pourrez voir à l'oeuvre le Chef d'atelier du Patriarcat d'Alexandrie et son assistant.

 

 

 

 

INSCRIVEZ-VOUS RAPIDEMENT

 

Adresse ci-dessous:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie,

Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Courriels: asstradsyrfr@laposte.net

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

(Détail des fresques du plafond de l'Eglise du Monastère Syriaque réalisées par Armia)

 

(Le Patriarche Copte Orthodoxe distinguant Armia)

 

 

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

BULLETIN D’INSCRIPTION:

 

Nom:………………………………

 

Prénom:…………………………………………………

 

Adresse:………………………………………………………………

 

…………………………………………………………………………………

 

………………………………………………………………………Tel:…

 

………………………………Courriels:………………………………

 

…………

 

L‘Incarnation de la Lumière

 

Stage d’Iconographie Copte Orthodoxe du 22 au 30 JUIN 2019

Qui sera donné au Monastère Syro-Orthodoxe N-D de Miséricorde. 4 Brévilly. 61300 CHANDAI.

 

Règlement:  200 euros (50 euros d’arrhes à l’inscription, facilités de paiement

). 

Veuillez libeller vos chèques à l’ordre du „Monde Copte“ 

(Hébergement: Offrandes libres)

 

Si vous désirez une chambre seule, veuillez le préciser à l’inscription. Merci.

Iconographie et icônes d'Egypte
article publié dans le N°66 de la revue Le Chemin

 

Ashraf et Bernadette Sadek

 

ANTÉCÉDENTS

 

D'icône égyptienne a-t-elle ou non des antécédents ?

Cette question controversée a été abondamment débattue par les historiens de l'art copte (1).

On connaît bien sûr l'existence de portraits de l'époque gréco-romaine en Egypte, dont l'influence sur la naissance des icônes chrétiennes est très probable.

En ce qui concerne les célèbres portraits du Fayoum, leur lien avec l'icône est encore à l'étude; on peut, quoi qu'il en soit, reconnaître des éléments communs: position frontale, hiératisme, grands yeux écarquillés au regard direct; par leur technique - peinture à l'encaustique (cire chaude ou froide) ou à la détrempe (médium soluble dans l'eau) sur plaquettes de bois, palette de couleurs (blanc, ocre jaune, rouge terre, noir), et parfois dorure à la feuille, ils anticipent directement l'icône (2).

En revanche, leur usage funéraire et leur caractère réaliste les éloignent de celle-ci.

 

Qu'en est-il d'éventuelles origines puisées dans l'Egypte ancienne?

On assiste actuellement à d'étranges revirements d'opinions: dans un premier temps, les «inventeurs» occidentaux de l'art copte, et en premier lieu le Père du Bourguet, ont immédiatement saisi une communauté d'âme et parfois de forme entre l'art copte et l'art des anciens Egyptiens : L'Egypte copte bénéficie de l'atavisme pharaonique axé sur la fusion du symbolique dans le réaliste (3); (l'optique copte), pour le sacré ou le « sacral » sait diffracter à sa façon, dans l'héritage pharaonique, la lumière chrétienne (4); parallèlement à la mise en valeur, en Occident, de l'art copte et de sa filiation égyptienne, les chrétiens d'Egypte, pris dans le mouvement nationaliste nassérien du milieu du siècle, ont redécouvert leur propre patrimoine artistique et se sont efforcés d'une part de le préserver et de l'étudier, d'autre part de le faire revivre : l'école iconographique d'Isaac Fanous, dont nous reparlerons, est le témoin de ce renouveau artistique, fondé sur un double mouvement qui consiste à revenir aux sources de l'art copte y compris, bien sûr, dans l'Égypte pharaonique et, à partir de ce terreau auquel viennent s'incorporer les acquis de deux mille ans d'art sacré chrétien, à s'efforcer de créer un art copte pleinement égyptien et résolument contemporain (5).

Tandis que les artistes coptes développent actuellement cette tendance, il semble en revanche être de bon ton, chez certains spécialistes occidentaux, de faire marche arrière (6), et de nier pratiquement l'existence de tout lien profond entre l'art copte et celui de l'Egypte ancienne: on ne peut s'empêcher de voir dans cette attitude une forme de réaction face au mouvement néo-copte, dont il convient de prendre le contre-pied systématique, ce qui permet de maintenir, d'une certaine façon, la « mainmise » occidentale sur l'analyse du patrimoine culturel égyptien. Certains poussent la sollicitude jusqu'à craindre que cet « égyptocentrisme » des artistes coptes ne nuise aux délicates relations entre chrétiens et musulmans (7).

C'est mal connaître la communauté égyptienne, qui intègre et respecte d'autant mieux sa composante copte que celle-ci ose s'affirmer en tant qu'élément fondamental de la culture égyptienne (8).

Nous pouvons rester en dehors de cette polémique en constatant simplement que la question des influences doit nécessairement être abordée dans sa complexité et ne peut certainement pas être tranchée par des choix trop exclusifs, dans un sens comme dans l'autre; on sait, par de multiples preuves, que la civilisation pharaonique ne s'est pas éteinte brutalement et que les envahisseurs successifs ont «habité» la culture existante: les Romains, comme les Grecs avant eux, eurent à coeur d'établir une sorte de concordance entre leurs propres dieux et ceux des Egyptiens; ainsi naquit un panthéon riche et varié (...): Isis, allaitant parfois l'enfant Horus, Horus-Harpocrate, Harpocrate cavalier, Athéna (...) et divers dieux, souvent orientaux, revêtus de l'habit militaire (9).

Il faut donc tenir compte de ces périodes de syncrétisme à travers lesquelles les thèmes de l'Egypte pharaonique, remaniés, ont peut-être été transmis à l'Egypte chrétienne; toutefois, de nombreux témoignages dans la peinture et l'art attestent l'existence d'un art chrétien en Egypte antérieur au Ve siècle (Bagaouât, Kellia, catacombes d'Alexandrie) (...), et il est tout à fait invraisemblable que les siècles de présence grecque et romaine aient totalement fait disparaître les thèmes et techniques ancestraux: le fait, largement attesté, que les chrétiens d'Egypte aient utilisé les temples pharaoniques comme lieux de culte prouvent qu'ils étaient en contact avec l'architecture, la sculpture et la peinture des anciens Egyptiens.

On trouve sur les colonnes et murs de plusieurs temples des peintures effectuées par les chrétiens : cette coutume est donc déjà un «héritage» pharaonique directement observable chez les Coptes.

Plusieurs millénaires d'un art aussi puissant que celui des Pharaons ne peuvent pas ne pas avoir laissé de traces : si les cultes s'éteignent, les artistes et leurs procédés demeurent dans les mémoires. On n'oublie pas si vite ruses et formules d'ateliers, jalousement transmises de génération en génération (10) .

On peut donc établir de nombreux parallèles et même, osons le mot, des filiations entre l'art pharaonique et l'iconographie copte.

Nous ne retiendrons ici que quelques éléments qui nous paraissent fondamentaux ou simplement intéressants.

Concernant l'essence même de l'icône, voici ce qu'en dit l'iconographe Georges Drobot: La démarche de la pensée iconophile s'inspire plutôt de Plotin (que de Platon).

En effet, Plotin fait l'éloge des Egyptiens qui, selon lui, pour désigner les choses avec sagesse, n'usent pas de lettres dessinées qui se développent en discours et propositions... ils dessinent des images... ils les gravent dans les temples... chaque signe gravé est donc une science, une sagesse, une chose réelle, saisie d'un seul coup, et non (une suite de pensée comme) un raisonnement ou une délibération. Car le Principe suprême (l'Un) « est ineffable », et « l'unique approche possible reste la vision » (11).

Cette analyse est intéressante, car elle rapproche l'icône de la langue sacrée par excellence, les hiéroglyphes, qui permettaient de communiquer avec le divin; de même, l'icône est un langage sacré, l'iconographe est littéralement « celui qui écrit une image » : il s'agit d'une écriture possédant une grammaire qui appartient aux registres artistique, théologique et dogmatique (12).

Comme les hiéroglyphes, l'icône est un symbole efficace: écrire une icône est donc un acte hautement religieux.

La civilisation de l'Egypte ancienne était structurée par l'image centrale du Pharaon, sorte de médiateur entre l'humain et le divin; selon J. Ascott, les chrétiens d'Egypte auraient substitué à l'image de «Pharaon triomphant» le Christ Pantocrator, trônant dans sa gloire et régnant sur le cosmos (13), et sous l'autorité duquel ils se plaçaient désormais: n'oublions pas que les chrétiens en Egypte ont été presque constamment, pendant deux millénaires, confrontés aux autorités temporelles du pays: Romains, Byzantins chalcédoniens puis domination musulmane.

Seul le recours à une autorité divine, non temporelle et cependant proche parce qu'incarnée, a permis à certains d'entre eux de maintenir leur différence en dépit des oppositions.

D'autres thèmes ont été repris et transposés de l'Egypte pharaonique à l'Egypte chrétienne : la croix de vie (ankh) en est le plus indiscutable; les recherches actuelles sur l'origine de l'iconographie de la Vierge allaitant le Christ semblent confirmer qu'il s'agit d'un thème égyptien, c'est-à-dire d'une reprise, sublimée, de la représentation d'Isis allaitant Horus (14).

De même, la représentation de saint Michel portant une balance ne peut manquer d'évoquer la pesée du coeur par Anubis dans le Livre des morts de l'Egypte ancienne. De nombreux autres thèmes sont comparables et mériteraient chacun une sérieuse étude individuelle qui permettrait peut-être d'établir la « carte » des influences de l'art pharaonique sur l'art copte.

Un autre aspect intéressant du rapport pouvant exister entre l'Egypte ancienne et l'Eglise copte apparaît au niveau des rites; J. Ascott a longuement développé cette recherche, établissant un lien de parenté profond, par exemple, entre la façon dont les anciens Egyptiens vénéraient la statue du dieu et celle dont les Coptes vénèrent le pain eucharistique (corban) ou les icônes et, d'une façon générale, pratiquent leur religion : les Egyptiens célèbrent leur foi dans une expression physique, concrète, dramatique et rituelle, qui implique la totalité de la personne, corps, âme et esprit, et qui est l'expression commune de tout le peuple, à travers une célébration liturgique solennelle et majestueuse (15).

 

 

En ce qui concerne par exemple les rites du Vendredi saint autour de l'icône du Christ en croix, vénérée toute la journée, puis « ensevelie » et embaumée, il est certain qu'ils rappellent inévitablement les « mystères d'Osiris » - ceux-ci pouvant être considérés comme une préfiguration imparfaite du mystère de la Résurrection.

Avant de quitter ce sujet des antécédents possibles de l'icône en Egypte ancienne, il nous semble important de mentionner, même brièvement, les sarcophages ou les masques funéraires de l'Egypte pharaonique, qui, sous plusieurs aspects, préfigurent déjà l'icône: la position figée, hiératique, le visage paisible aux yeux immenses contemplant la splendeur de l'autre monde, la palette de couleurs, l'importance de l'or, qui évoque la lumière incréée et éternelle, sont autant d'éléments qui seront repris et développés dans l'iconographie chrétienne orientale.

 

HISTOIRE

L'Egypte fut, d'après la tradition, évangélisée dès le premier siècle par saint Marc; on sait que sa christianisation, amorcée dans les milieux juifs d'Alexandrie, fut très rapide (16); l'art se christianisa progressivement et connut plusieurs siècles de syncrétisme.

Dès le me siècle pourtant, nous l'avons vu, des peintures chrétiennes apparaissent dans les nécropoles de Bagaouât (oasis de Kharga) (17) et d'Alexandrie, dans les maisons et sur les colonnes et les murs des temples pharaoniques utilisés comme églises, enfin dans les églises et surtout dans les monastères qui fleurirent en Egypte dès le IVe siècle : le monastère de Baouît en Moyenne Egypte et celui de Saint-Jérémie à Sakkara, tous deux en activité entre le IVe et le Xlle siècle environ, ont livré des trésors actuellement répartis dans divers musées, en particulier au musée copte du Caire et au Louvre ; les Kellia, les monastères du Ouadi-Natroun et ceux de la Mer Rouge, Saint-Samuel à Assouan, etc. recèlent aussi de nombreuses peintures murales de diverses époques (18).

Les plus anciennes icônes égyptiennes connues datent, semble-t-il, des Ve-VIIe siècles; Linda Langen en compte une vingtaine (19) et Marguerite Rassart Debergh les commente, tout en insistant sur le fait que nos connaissances dans ce domaine sont très lacunaires (20).

L'exemple le plus célèbre est au musée du Louvre: il s'agit d'un panneau de bois carré de 57 cm de côté, représentant le Christ passant son bras droit autour des épaules de l'abbé Ména, probablement abbé du monastère de Baouît où l'on a trouvé cette icône.

 

La valeur artistique de cette icône, son originalité, le geste de tendresse du Christ qui rappelle les représentations de l'Egypte ancienne (21) ont en quelque sorte fait de ce panneau la pièce maîtresse de l'art copte, sinon même un chef-d'oeuvre de l'art universel (22).

On a retrouvé très peu d'icônes égyptiennes du Moyen Âge, entre le VIIe et le XVIIIe siècle. Pourtant, les sources littéraires attestent l'existence et l'usage d'icônes tout au long de l'histoire chrétienne en Egypte (23).

Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer cette immense lacune : une tradition selon laquelle les anciennes icônes endommagées ont longtemps servi à alimenter le feu pour la préparation du saint Chrême (Myron) utilisé pour les onctions ; des actes de vandalisme - pillage et destruction des lieux de cultes chrétiens - et des périodes d'iconoclasme musulman, en particulier sous le calife ommeyade Yezid II, qui promulgua en 721 un édit ordonnant la destruction immédiate de toutes les peintures chrétiennes (24); au XIXe siècle c'est le pape-patriarche d'Alexandrie Cyrille IV, appelé «le réformateur», qui, craignant que les fidèles ne confondent l'image et le prototype, ordonna la destruction de nombreuses icônes (25).

Enfin, certains chercheurs pensent que les Coptes ont caché leurs icônes lors de persécutions (26).

Hélas, à notre connaissance, aucune « cache » de ce type n'a été retrouvée à ce jour...

Au XVIIIe siècle, il existait en Egypte des ateliers d'iconographie copte; les peintres les plus célèbres, dont les églises d'Egypte contiennent de nombreuses oeuvres, furent un Copte, Ibrahim el-Nasikh (le copiste), et un Arménien de Jérusalem, Yuhanna.

Ils peignirent des centaines d'icônes, de triptyques et de porte-calices. Ils demeurèrent les maîtres incontestés de l'iconographie copte jusque vers 1780 (27).

Au XIXe siècle, ce sont les icônes d'Anastase (Grec de Jérusalem) et du Qumus Guirguis el Maqari qui sont les plus répandues.

 

Elles témoignent qu'il existait au niveau de l'art de nombreux échanges entre Coptes et Grecs.

Au début du xxe siècle, l'art de l'icône disparut d'Egypte, sous l'influence de l'Occident, dont les missionnaires catholiques introduisirent des reproductions d'oeuvres pieuses de la Renaissance qui se substituèrent totalement à l'iconographie locale: L'art de l'Eglise catholique romaine, avec son réalisme et son sentimentalisme, ne pouvait pas être plus éloigné de la tradition iconographique copte.

En s'occidentalisant, au cours des cent dernières années, l'Egypte a occidentalisé son art: les principaux instituts d'enseignement des arts, par exemple la Faculté des Beaux-Arts de Guiza, n'enseignent aucun art traditionnel, ni musulman ni chrétien (28).

Les missionnaires protestants, eux, «iconoclastes par définition» prônaient l'absence totale d'images (29).

A partir de 1950, un jeune peintre talentueux, Isaac Fanous, se consacra entièrement à la renaissance d'une iconographie vraiment égyptienne, enracinée dans l'art et la théologie de son peuple et pourtant tournée vers l'avenir.

Il fonda une école qui s'est développée et s'efforce aujourd'hui de réintroduire en Egypte un véritable art sacré copte, et en particulier de restaurer chez les chrétiens orthodoxes d'Egypte le sens théologique de l'icône. Dans l'élan de ce renouveau, d'autres artistes, qui ne se réclament pas de l'école d'Isaac Fanous, commencent à chercher aussi de leur côté de nouvelles formes d'expression religieuse et profane « de style copte» (30).

CARACTÈRES DE L'ICÔNE ÉGYPTIENNE

L' Egypte chrétienne n'a pas connu de véritables « canons », comme ce fut le cas de l'iconographie byzantine et russe.

J. Ascott voit en cela l'une des richesses de l'iconographie égyptienne: Les chrétiens orthodoxes d'Egypte n'étant pas tenus par les mêmes règles iconographiques rigides que le reste du monde orthodoxe, ils ont gardé une fraîcheur et une douceur spontanées qui émanent directement de leur spiritualité et de leur vision du monde, proche de celle de leurs ancêtres pharaoniques (31).

On est en effet frappé, en contemplant une icône égyptienne, par la simplicité, la douceur et la joie qui s'en dégagent, et qui confèrent à ces icônes un caractère moins austère que celui des icônes byzantines et russes.

En effet les icônes coptes ne représentent jamais la souffrance ni l'angoisse, mais seulement la sérénité et la paix glorieuse des enfants de Dieu, victorieux du mal: Bien que l'Eglise d'Egypte ait souffert, plus que tout autre, des persécutions accompagnées d'effroyables tortures avec, trop souvent, des conséquences notoires, elle n'a jamais laissé ces persécutions détruire en elle la tendresse de l'Espérance qu'elle exprime dans sa vie religieuse.

Où que vous alliez dans ces églises égyptiennes marquées par la pauvreté, vous ne trouverez jamais de représentations de l'enfer ou de la torture, ni de crâne grimaçant ou de squelette effrayant.

Ses martyrs sourient paisiblement du haut des murs, comme si le souvenir de leurs souffrances était depuis longtemps oublié (32).