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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 13:05

« Celui qui n’aime pas ses ennemis

ne peut connaître le Seigneur

ni la douceur de l’Esprit Saint.

 

St Isaac le Syrien (Celui qui prie...Rancune...)

Oh ! que la miséricorde de Dieu pour nous est immense ! Beaucoup d’hommes riches et puissants donneraient cher pour voir le Seigneur ou sa Très-Pure Mère ; pourtant, ce n’est pas à la richesse que Dieu se manifeste, mais à l’âme humble.

 

Et pour quoi l’argent ? Saint Spiridon transforma un serpent en or ; nous, nous n’avons besoin de rien, sauf du Seigneur : en lui est la plénitude de la vie.

 

Si le Seigneur ne nous a pas donné de connaître le secret de nombreuses choses de ce monde, c’est que nous n’en avions pas besoin. Nous ne pouvons pas, par notre seule intelligence, connaître toute la création.

 

Mais le Créateur du Ciel et de la terre et de tout ce qui existe nous accorde de le connaître par le Saint-Esprit. Dans le même Saint-Esprit nous connaissons la Mère de Dieu, les anges et les saints, et note esprit brûle d’amour pour eux.

 

Mais celui qui n’aime pas ses ennemis, ne peut connaître le Seigneur ni la douceur de l’Esprit Saint. Saint-Esprit apprend à tant aimer les ennemis que l’on aura compassion d’eux comme de ses propres enfants.

 

Il y a des hommes qui souhaitent la damnation et les tourments dans le feu de l’enfer à leurs ennemis ou aux ennemis de l’Église. Ils pensent ainsi parce qu’ils n’ont pas appris du Saint-Esprit à aimer Dieu. Celui qui l’a appris, verse des larmes pour le monde entier.

 

Tu dis :  » C’est un criminel, qu’il aille donc brûler dans le feu de l’enfer.  » Mais je te demande :  » Si Dieu te donnait une bonne place dans le Paradis et que, de la, tu voies dans le feu celui auquel tu as souhaité les tourments, n’aurais-tu pas alors pitié de lui, quel qu’il soit, même s’il est un ennemi de l’Église ? « 

 

Ou bien aurais-tu un cœur de fer ? Mais dans le Paradis on n’a pas besoin de fer. Là, on a besoin de l’humilité et de l’amour du Christ, qui a compassion de tous.

Celui qui n’aime pas ses ennemis

n’a pas la grâce de Dieu.

 

Seigneur, apprends-nous par ton Esprit Saint à aimer nos ennemis et à prier pour eux avec des larmes.
Seigneur, répands l’Esprit Saint sur la terre afin que tous les peuples te connaissent et apprennent ton amour.
Seigneur, comme tu as prié pour tes ennemis, ainsi apprends-nous, à nous aussi, par l’Esprit Saint, à aimer nos ennemis.
Seigneur, tous les peuples sont l’œuvre de tes mains ; détourne-les de la haine et du mal vers le repentir pour que, tous, ils connaissent ton amour.
Seigneur, tu as donné le commandement d’aimer les ennemis, mais cela nous est difficile, à nous autres pécheurs, si ta grâce n’est pas avec nous.
Seigneur, répands ta grâce sur la terre ; donne à tous les peuples de la terre de connaître ton amour, de connaître que tu nous aimes comme une mère, et plus qu’une mère : une mère peut oublier son enfant, mais, toi, tu n’oublies jamais, car tu aimes sans mesure ta créature, et l’amour ne peut oublier.
Seigneur miséricordieux, dans la richesse de ta bonté, sauve tous les peuples. (p. 259)

 

 

Si nous prenons l’habitude de prier de tout notre cœur pour nos ennemis et de les aimer, la paix demeurera toujours dans nos âmes.

 

 

Gloire au Seigneur, car il ne nous a pas laissés orphelins, mais nous a envoyé sur la terre le Saint-Esprit. L’Esprit Saint enseigne à l’âme un profond amour pour les hommes et la compassion pour tous les égarés. Le Seigneur a eu pitié de ceux qui s’étaient perdus et a envoyé son Fils unique pour les sauver. Le Saint-Esprit enseigne cette même compassion pour ceux qui vont en enfer.

 

Mais celui qui n’a pas reçu le Saint-Esprit

ne désire pas prier pour ses ennemis.

 
Abba Paissios priait pour un de ses disciples qui avait rejeté le Christ, et, pendant qu’il priait, le Seigneur lui apparut et dit :  » Paissios, pour qui pries-tu ? Ne sais-tu pas qu’il m’a renié ?  » Mais le saint continuait d’avoir compassion de son disciple, et alors le Seigneur lui dit : Paissios, par ton amour tu t’es assimilé à moi. « 

 

C’est ainsi que nous trouvons la paix,

et il n’y a pas d’autre voie.

 

aimezvosennemis

Si un homme prie et jeûne beaucoup mais n’a pas d’amour pour les ennemis, il ne peut posséder la paix de l’âme. Et moi, je ne pourrais pas en parler si le Saint-Esprit ne m’avait pas enseigné cet amour.
Il faut reprendre son frère avec douceur et amour. On perd la paix même pour une seule pensée de vanité. S’élever au-dessus de son frère, juger quelqu’un, reprendre son frère sans douceur et sans amour, manger beaucoup ou prier avec mollesse, tout cela fait perdre la paix.

 

Si nous prenons l’habitude de prier de tout notre cœur pour nos ennemis et de les aimer, la paix demeurera toujours dans nos âmes mais si nous prenons en haine notre frère ou si nous le jugeons, notre esprit s’obscurcira, et nous perdrons la paix et notre confiante approche de Dieu. (p. 292)

 

C’est une grande œuvre devant Dieu que de prier pour ceux qui nous offensent et qui nous font souffrir.

 

 

Question : comment celui qui remplit une charge peut-il garder la paix quand ses subordonnés sont désobéissants ?

 

C’est dur et douloureux pour lui. Pour garder la paix, il doit se souvenir que, même si ses hommes ne sont pas obéissants, le Seigneur les aime malgré tout, qu’il est mort dans les souffrances pour leur salut, et qu’il faut donc prier pour eux avec ardeur. Alors le Seigneur donnera la prière à celui qui prie ; tu sauras par expérience comment l’esprit de celui qui prie s’approche de Dieu avec confiance et amour, et, bien que tu sois un homme pécheur, le Seigneur te donnera de goûter les fruits de la prière. Si tu prends l’habitude de prier ainsi pour tes subordonnés, ton âme connaîtra une profonde paix et un grand amour.

 

Question : comment un subordonné peut-il garder la paix de l’âme s’il a pour supérieur un homme violent et méchant ?

 

Un homme coléreux endure lui-même une grande souffrance provoquée par un esprit mauvais. Il subit ce tourment à cause de son orgueil ; le subordonné, quel qu’il soit, doit le savoir et prier pour l’âme malade de son supérieur. Le Seigneur voyant sa patience, lui accordera – au subordonné – le pardon de ses péchés et la prière incessante. C’est une grande œuvre devant Dieu que de prier pour ceux qui nous offensent et qui nous font souffrir. En retour, le Seigneur te donnera sa grâce, tu connaîtras le Seigneur par le Saint-Esprit et tu supporteras avec joie toutes les afflictions à cause de lui. Le Seigneur te donnera d’aimer le monde entier ; tu désireras ardemment le bien pour tous les hommes et tu prieras pour tous comme pour toi-même. (p. 294)

 

 

Le Seigneur nous a dit :

Aimez vos ennemis, et celui qui aime ses ennemis

est semblable au Seigneur…

 
Mais on ne peut aimer ses ennemis que par la grâce du Saint-Esprit. C’est pourquoi, dès que quelqu’un t’as blessé, prie Dieu pour lui, et tu garderas la paix et la grâce divine. Mais si tu murmures contre ton supérieur et le critiques, tu deviendras toi-même irascible comme lui.
Nous ne pouvons pas avoir la paix si nous ne demandons pas de tout notre être au Seigneur de nous donner la force d’aimer tous les hommes. Le Seigneur savait que si nous n’aimions pas nos ennemis, nous n’aurions pas la paix dans l’âme ; et c’est pourquoi il nous a donné ce commandement :  » Aimez vos ennemis.  » Si nous n’aimons pas nos ennemis, notre âme ne se trouvera dans un certain calme que par moments ; mais si nous les aimons, la paix demeurera jour et nuit dans notre âme.

aimerennemi

 

 

Veille dans ton âme à la paix donnée par la grâce de l’Esprit Saint ; ne la perds pas pour des futilités. Si tu donnes la paix à ton frère, le Seigneur te donnera incomparablement plus ; mais si tu causes de la peine à ton frère, alors, à coup sur, l’affliction s’abattra aussi sur ton âme.

 

Si tu pardonnes, cela signifie que le Seigneur t’a pardonné ; mais si tu ne pardonnes pas à ton frère, cela signifie que ton péché demeure en toi

 

 

Si tu penses du mal d’autrui, c’est le signe qu’un esprit mauvais vit en toi et qu’il t’inspire ces mauvaises pensées contre les gens. Et si quelqu’un meur sans se repentir et sans pardonner à son frère, alors son âme descendra là où séjourne l’esprit mauvais qui la domine.

 

Nous avons cette loi : Si tu pardonnes, cela signifie que le Seigneur t’a pardonné ; mais si tu ne pardonnes pas à ton frère, cela signifie que ton péché demeure en toi.
Le Seigneur veut que nous aimions notre prochain. Si tu penses que le Seigneur l’aime, cela veut dite que l’amour du Seigneur est avec toi. Si tu penses que le Seigneur aime beaucoup sa créature, si, toi-même, tu as de la compassion pour toute créature et aimes tes ennemis, et si, en même temps, tu t’estimes le pire des hommes, cela indique que la grande grâce du Saint-Esprit est avec toi.

 

L’homme qui porte en lui le Saint-Esprit, même si ce n’est pas en plénitude, souffre pour tous les hommes jour et nuit ; son cœur est plein de compassion pour toute créature de Dieu et surtout pour les hommes qui ne connaissent pas Dieu ou s’opposent à lui, et qui, pour cette raison, iront dans le feu des tourments. Il prie pour eux jour et nuit, plus que pour lui-même, afin que tous se repentent et connaissent le Seigneur. (p.323)

 

 

Celui qui blâme les hommes mauvais et ne prie pas pour eux ne connaîtra jamais la grâce de Dieu…

 

Bien des saints martyrs ont connu le Seigneur et son secours au milieu des supplices. Bien des moines accomplissent de grands exploits ascétiques et supportent de pénibles labeurs par amour du Seigneur ; eux aussi, ils ont connu le Seigneur et luttent pour vaincre les passions qui vivent en eux. Ils prient pour l’univers entier, et la grâce divine leur apprend à aimer les ennemis. Celui qui ne les aime pas ne peut pas connaître le Seigneur qui est mort sur la Croix pour ses ennemis. Il nous a laissé en lui-même un exemple à suivre et nous a donné le commandement d’aimer nos ennemis.

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Le Seigneur est Amour. Il nous a commandé de nous aimer les uns les autres et d’aimer nos ennemis ; et le Saint-Esprit nous révèle amour. L’âme qui n’a pas connu le Saint-Esprit ne comprend pas comment on peut aimer ses ennemis, et ne l’accepte pas. Mais le Seigneur a de la compassion pour tous les hommes, et celui qui veut être avec le Seigneur doit aimer ses ennemis.

 

Celui qui a connu le Seigneur par le Saint-Esprit devient semblable au Seigneur, comme l’a dit Jean le théologien : Nous serons semblables à lui, car nos le verrons tel qu’il est, et nous verrons sa Gloire.
Tu dis que nombreux sont ceux qui endurent toutes sortes de maux et ont à souffrir de la malice des hommes. Mais je te le demande, humilie-toi sous la forte main de Dieu, et alors la grâce t’instruira, et, toi-même, tu voudras souffrir par amour du Seigneur. Voilà ce que te révélera l’Esprit Saint que nous avons connu dans l’Église.

 

Mais celui qui blâme les hommes mauvais et ne prie pas pour eux ne connaîtra jamais la grâce de Dieu. (p. 326)

 

Je supplie continuellement le Seigneur de me donner l’amour des ennemis…

 

Tu es bon, Seigneur. Je rends grâce à ta miséricorde : Tu as répandu sur moi ton Esprit Saint, et tu m’as donné de goûter ton amour pour moi qui suis un si grand pécheur, et mon âme s’élance vers toi, Lumière inaccessible.
Qui pourrait te connaître, si toi, le Miséricordieux, tu ne daignais pas te révéler à l’âme ?
Elle t’a vu et elle a reconnu son Créateur et son Dieu. Mon âme désire insatiablement être toujours avec toi, car tu l’as attirée vers toi par ton amour ; et mon âme a connu ton amour.
Tu vois, Seigneur, combien l’âme de l’homme est faible et pécheresse ;mais toi, le Miséricordieux, tu donnes à l’âme la force de t’aimer.

L’âme craint de perdre l’humilité que les ennemis essaient de lui enlever,car alors ta grâce abandonne l’âme.

 

Que donner en retour à mon Seigneur ?
Je suis abominable, le Seigneur le sait ; mais j’aime humilier mon âme et aimer mon prochain, même quand il m’a offensé. Je supplie continuellement le Seigneur de me donner l’amour des ennemis. Par la miséricorde de Dieu, j’ai saisi ce qu’est l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Jour et nuit, je demande au Seigneur cet amour ; le Seigneur me donne des larmes et je pleure pour le monde entier, Mais si je juge quelqu’un ou le regarde de travers, les larmes tarissent et mon âme tombe dans l’abattement ; et, de nouveau, je commence à demander pardon au Seigneur, et le Seigneur miséricordieux me pardonne, à moi pécheur.
J’écris, frères, devant la Face de mon Dieu : humiliez vos cœurs et vous verrez déjà sur terre la miséricorde du Seigneur. Vous connaîtrez votre Créateur céleste, et votre âme ne se rassasiera pas d’aimer. (p. 332)

 

 

 

Force ton cœur à aimer tes ennemis ; le Seigneur, voyant ta bonne intention, t’aidera en tout, et l’expérience elle-même t’instruira…

 

 

À moins de prier pour les ennemis, l’âme ne peut pas avoir de paix. L’âme à laquelle la grâce de Dieu a enseigné à prier, aime avec compassion toute créature, et tout particulièrement l’homme. Sur la Croix, le Seigneur a souffert pour les hommes, et son âme a été dans l’agonie pour chacun de nous. Le Seigneur m’a appris l’amour des ennemis. Privés de la grâce divine, nous ne pouvons pas aimer les ennemis, mais l’Esprit Saint apprend à aimer ; et alors on aura de la compassion même pour les démons, car ils se sont détachés du bien, ils ont perdu l’humilité et l’amour de Dieu.

 

Je vous en supplie, faites un essai. Si quelqu’un vous offense, ou vous méprise, ou vous arrache ce qui vous appartient, ou persécute l’Église, priez le Seigneur en disant :  » Seigneur, nous sommes tous tes créatures ; aie pitié de tes serviteurs et tourne-les vers le repentir.  » Alors, tu porteras perceptiblement la grâce dans ton âme. Au commencement, force ton cœur à aimer tes ennemis ; le Seigneur, voyant ta bonne intention, t’aidera en tout, et l’expérience elle-même t’instruira. Mais celui qui pense du mal de ses ennemis, l’amour de Dieu n’est pas en lui, et il n’a pas connu Dieu.

 

Quand tu prieras pour tes ennemis, la paix viendra sur toi ; et tu aimeras tes ennemis, sache qu’une grande grâce divine vit en toi ; je ne dis pas qu’elle soit déjà parfaite, mais elle est suffisante pour le salut. Si, par contre, tu injuries tes ennemis, c’est le signe qu’un esprit mauvais vit en toi et qu’il introduit dans ton cœur de mauvaises pensées ; car, comme l’a dit le Seigneur, c’est du cœur que jaillissent les bonnes ou les mauvaises pensées .

 

 

Un homme bon pense :  » Tout homme qui s’éloigne de la vérité va à sa perte « , et c’est pourquoi il a pitié de lui. Mais l’homme qui n’a pas appris du Saint-Esprit à aimer ne priera certes pas pour ses ennemis. Celui qui a appris du Saint-Esprit à aimer, souffrira toute sa vie pour ceux qui ne se sauvent pas ; il verse de nombreuses larmes pour les hommes, et la grâce divine lui donne la force d’aimer ses ennemis.

 

Si tu ne les aimes pas, au moins ne les rabroue pas et ne les maudis pas ; et cela sera déjà un progrès. Mais si quelqu’un les maudit et les injurie, il est clair qu’un mauvais esprit vit en lui ; s’il ne se repent pas, à sa mort il ira là où demeurent les esprits mauvais. Puisse le Seigneur préserver toute âme d’un pareil malheur.

 

Comprenez, c’est si simple. Ils sont à plaindre ceux qui ne connaissent pas Dieu ou qui s’opposent à lui ; mon cœur souffre pour eux, et les larmes coulent de mes yeux. Nous pouvons clairement voir et le Paradis et les tourments nous avons connu cela par le Saint-Esprit. Et voici que le Seigneur lui-même a dit : Le Royaume de Dieu est au-dedans de vous(Lc 17,21). Ainsi, c’est dès ici-bas que commence la vie éternelle ; et les tourments éternels, eux aussi, commencent dès ici-bas.

 

L’orgueil nous fait perdre la grâce et, en même temps qu’elle, l’amour pour Dieu et l’audace dans la prière ; l’âme est alors tourmentée par de mauvaises pensées et ne comprend pas qu’il faut s’humilier et qu’il faut aimer les ennemis, sans quoi on ne peut pas plaire à Dieu.

 

 

 

Tu dis :  » L’ennemi persécute notre sainte Église. Comment pourrais-je donc l’aimer ?  » À cela, je te répondrai :  » Ta pauvre âme n’a pas connu Dieu ; elle n’a pas connu combien il nous aime et avec quel désir il attend que tous les hommes se repentent et soient sauvés. Le Seigneur est Amour ; il a donné sur terre le Saint-Esprit qui apprend à l’âme à aimer les ennemis et à prier pour eux afin qu’ils soient, eux aussi, sauvés. C’est cela, l’amour. Mais si on les juge d’après leurs actions, ils méritent un châtiment. « 

 

Gloire au Seigneur de ce qu’il nous aime tant et que, par le Saint-Esprit, il nous pardonne nos péchés et nous révèle ses mystères. (p. 344)

 

Nous devons agir avec bonté avec celui qui se perd, et alors nous serons sauvés par la miséricorde de Dieu…

 

Le Seigneur nous a commandé : Aimez vos ennemis (Mt 5,44) Mais comment peut-on les aimer, quand ils font le mal ? Ou comment aimer ceux qui persécutent la sainte Église ?

 

 

Lorsque le Seigneur marchait en direction de Jérusalem et que les Samaritains refusèrent de l’accueillir, Jean le Théologien et Jacques étaient prêts à faire descendre le feu du ciel et à les anéantir pour cela. Mais le Seigneur leur dit avec bonté : Je ne suis pas venu pour perdre les hommes, mais pour les sauver (Lc 9, 54-56). Ainsi, nous aussi, nous ne devons avoir qu’une seule pensée : que tous soient sauvés. L’âme a compassion des ennemis et prie pour eux, parce qu’ils se sont éloignés de la vérité et vont en enfer. Voilà ce qu’est l’amour pour les ennemis. Alors que Judas songeait à trahir le Seigneur, le Seigneur le reprit avec bonté ; nous aussi, nous devons agir avec bonté avec celui qui se perd, et alors nous serons sauvés par la miséricorde de Dieu. (p. 345)

 

aime-ton-prochain

 

source ..pour lire l’article au complet ; http://saintmichelarchange.wordpress.com/

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 09:46

A Bahreïn, une cathédrale dédiée à Notre Dame d'Arabie

marie peuple

La future cathédrale du Bahreïn, au Moyen-Orient, sera bientôt en construction. Le roi du Bahreïn, Hamad bin Isa Al Khalifa, qui a, par ailleurs, fait part de sa volonté d’aider deux cents familles chrétiennes de Mossoul, a en effet offert un terrain de quelque 9000m² pour la construction d’une cathédrale, qui sera dédiée à « Notre Dame d’Arabie ».

Mgr Camillo Ballin, vicaire apostolique d’Arabie du Nord, s’est réjouit au micro de Radio Vatican de ce geste de « détente », en une période où les minorités religieuses sont persécutées dans diverses régions du Moyen-Orient.

« Le roi me demande souvent des nouvelles de la construction de l’église. Quand je lui ai dit qu’elle serait dédiée à Notre Dame d’Arabie, il en a été très heureux », rapporte-t-il.

Le projet de l’édifice, qui pourra accueillir 2.300 personnes, a été confié à un architecte italien : « très simple », il représente la tente des Hébreux pendant l’exode. L’église sera de forme octogonale et aura un clocher.(Anne Kurian

1 septembre 2014 (Zenit.org))


Marie dans l'Islam
 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 09:44

S'aimer soi-même ?

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Dieu ne te demande pas beaucoup de choses, car à elle seule la charité accomplit toute la Loi (Rm 13,10).

Mais cet amour est double : amour envers Dieu et envers le prochain...

Quand Dieu te dit d'aimer ton prochain, il ne te dit pas : aime-le de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit ; mais il te dit : aime ton prochain comme toi-même.

Aime donc Dieu de tout toi-même, parce qu'il est plus grand que toi ; aime ton prochain comme toi-même, parce qu'il est ce que tu es... 

Il y a donc trois objets de notre amour ; pourquoi n'y a-t-il que deux commandements ?

Je vais te le dire : Dieu n'a pas jugé nécessaire de t'engager à t'aimer toi-même puisqu'il n'y a personne qui ne s'aime pas soi-même.

Mais beaucoup de gens se perdent parce qu'ils s'aiment mal.

En te disant d'aimer Dieu de tout toi-même, Dieu t'a donné la règle selon laquelle tu dois t'aimer.

Sans doute, tu veux t'aimer ? Alors, aime Dieu de tout toi-même.

C'est en lui, en effet, que tu te trouveras, en évitant de te perdre en toi...

Ainsi donc, la règle selon laquelle tu as à t'aimer t'est donnée : aime celui qui est plus grand que toi, et tu t'aimeras toi-même. 

(Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 

Sermon inédit sur la lettre de saint Jacques:"Trois amours, deux commandements")

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 09:42

Puissance de la Parole:


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« La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus affilée qu'un glaive à deux tranchants » (He 4,12). Toute la grandeur, la force et la sagesse de la Parole de Dieu, voilà ce que par ces mots l'apôtre montre à ceux qui cherchent le Christ, Parole, force et sagesse de Dieu. Cette Parole était au commencement auprès du Père, éternelle avec lui (Jn 1,1). Elle a été révélée en son temps aux apôtres, annoncée par eux et reçue humblement par le peuple des croyants...

Elle est vivante cette Parole à qui le Père a donné d'avoir la vie en elle-même, comme lui la possède en lui-même (Jn 5,26). Ainsi elle est non seulement vivante, mais elle est la vie, comme il est écrit : « Je suis la voie, la vérité, la vie » (Jn 14,6).

 

Et puisqu'elle est la vie, elle est vivante et vivifiante, car « tout comme le Père ressuscite les morts et leur rend la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut » (Jn 5,21). Elle est vivifiante lorsqu'elle appelle Lazare hors du tombeau et lui dit : « Sors ! » (Jn 11,43)

 

Lorsque cette Parole est proclamée, la voix qui la prononce résonne à l'extérieur avec une force qui, perçue à l'intérieur, fait revivre les morts, et en éveillant la foi, suscite de vrais fils à Abraham (Mt 3,9).

 

Oui, elle est vivante cette Parole,

vivante dans le cœur du Père,

dans la bouche de celui qui la proclame,

dans le cœur de celui qui croit et qui aime.

 

(Baudouin de Ford (?-v. 1190), abbé cistercien, puis évêque.Homélie 6, sur  He 4,12 ; PL 204, 451-453 (trad. Orval ; cf bréviaire 30e ven)

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 11:03

Par Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr .La Prière du Seigneur, 23-24 (trad. bréviaire et DDB 1982, p.56) 

« Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés »

10ème Station

Le Seigneur nous oblige à remettre nous-mêmes les dettes de nos débiteurs, comme nous, nous demandons qu'on nous remette les nôtres (Mt 6,12).

Nous devons savoir que nous ne pouvons pas obtenir ce que nous demandons à propos de nos péchés, si nous n'en faisons pas autant pour ceux qui ont péché envers nous.

C'est pourquoi le Christ dit ailleurs :

-« C'est la mesure dont vous vous servirez qui servira de mesure pour vous » (Mt 7,2). Et le serviteur qui, après avoir été libéré de toute sa dette, n'a pas voulu à son tour remettre celle de son compagnon de service est jeté en prison.

Parce qu'il n'avait pas voulu faire grâce à son compagnon, il a perdu ce dont son maître lui avait fait grâce. Cela, le Christ l'établit avec plus de force encore dans ses préceptes, lorsqu'il décrète :

-« Quand vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez, pour que votre Père qui est aux cieux vous pardonne vos fautes.

Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est aux cieux ne vous pardonnera pas non plus vos fautes » (Mc 11,25-26). 

Lorsque Abel et Caïn, les premiers, ont offert des sacrifices, ce n'est pas leurs offrandes que Dieu regardait mais leur cœur (Gn 4,3s).

Celui dont l'offrande lui plaisait, c'est celui dont le cœur lui plaisait.

Abel, pacifique et juste, en offrant le sacrifice à Dieu dans l'innocence, enseignait aux autres à venir avec la crainte de Dieu pour offrir leur présent à l'autel, avec un cœur simple, le sens de la justice, la concorde et la paix.

En offrant avec de telles dispositions le sacrifice à Dieu, il a mérité de devenir lui-même une offrande précieuse et de donner le premier témoignage du martyre.

Il a préfiguré, par la gloire de son sang, la Passion du Seigneur, parce qu'il possédait la justice et la paix du Seigneur.

Ce sont des hommes semblables qui sont couronnés par le Seigneur, et qui, au jour du jugement, obtiendront justice avec lui.

 

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 11:00

 

La Foi de Saint Thomas

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 « Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi. »

Il y a, je pense, quatre raisons pour lesquelles le Seigneur montre aux apôtres son côté, ses mains et ses pieds. Premièrement, pour prouver qu'il était vraiment ressuscité et nous enlever tout sujet de doute.

Deuxièmement, pour que « la colombe », c'est-à-dire l'Église ou l'âme fidèle, établisse son nid dans ces plaies, comme « au creux du rocher » (Ct 2,14) et y trouve un abri contre l'épervier qui la guette.

Troisièmement, pour imprimer dans nos coeurs, comme des insignes, les marques de sa Passion.

Quatrièmement, pour nous avertir et nous demander d'avoir pitié de lui et de ne pas le transpercer de nouveau des clous de nos péchés.

      Il nous montre ses mains et ses pieds :

-« Voici, dit-il, les mains qui vous ont façonnés (cf Ps 118,73) ; voyez comme les clous les ont transpercés.

Voici mon coeur, où vous êtes nés, vous les fidèles, vous mon Église, comme Eve est née du côté d'Adam ; voyez comme la lance l'a ouvert, afin que vous soit ouverte la porte du Paradis, que tenait fermée le Chérubin de feu.

Le sang qui a coulé de mon côté a écarté cet ange, a émoussé son glaive ; l'eau a éteint le feu (cf Jn 19,34)...

Écoutez avec soin, recueillez ces paroles, et vous aurez la paix avec vous.»

 

(Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231), franciscain, docteur de l'Eglise
Sermons pour le dimanche et les fêtes des saints (trad. Eds. Franciscaines 1944, p. 139))

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 10:58

 

La mort n'est rien,

dormition2 (Medium)



Je suis seulement passé, dans la pièce à côté.
Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours.
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné,
Parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent,
Ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez,
Pensez à moi,
Priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison
Comme il l'a toujours été,
Sans emphase d'aucune sorte,
Sans une trace d'ombre.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
Simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.



(Charles Péguy, d'après un texte de Saint Augustin)

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 10:48

En Égypte, Al-Azhar prépare une conférence islamo-chrétienne pour « contrer l’extrémisme » 

70633507 p[1]
Source :
En Égypte, Al-Azhar prépare une conférence islamo-chrétienne pour « contrer l'extrémisme »

Le grand imam d'Al-Azhar, principale institution de l'islam sunnite basée au Caire (Égypte), prépare une

conférence islamo-chrétienne qui se tiendra du 3 au 5 décembre au Caire pour « contrer le discours extrémiste ».

« Les musulmans sont critiqués parce qu'ils ne s'expriment pas assez contre le terrorisme. La rencontre

portera sur la littérature, le discours extrémistes », a expliqué mardi 4 novembre le secrétaire général du

Comité pour le dialogue islamo-chrétien (au Liban), Mohammad Samak, de passage à Paris, mardi 4 

novembre, pour un colloque sur « Le monde arabe en mouvement » organisé par la commission Paris-

Beyrouth de l'Ordre des avocats.

Sunnites et chiites

Environ 150 personnes devraient être invitées : côté musulman, « tous les pays de l'Indonésie jusqu'au

Maroc » devraient être représentés, et seront présents des responsables sunnites comme chiites. Côté

chrétien, des responsables des Églises orientales, du Vatican et du Conseil œcuménique des Églises à

Genève ont été conviés.

Le premier jour sera consacré à l'actualité et aux violences commises, au nom de l'islam, par les combattants

de l'organisation Daech. « Nous ne nous contenterons pas de condamner. Nous expliquerons pourquoi et

comment contrer le terrorisme en théologie musulmane », a indiqué Mohammad Samak.

État civil, citoyenneté et égalité des droits

Le deuxième jour, la conférence traitera des relations islamo-chrétiennes, « avec la participation des Églises

orientales ». Et enfin, le dernier jour abordera les thèmes de « l'État civil » (expression utilisée dans le monde

musulman comme synonyme d'État laïc), « de la citoyenneté et de l'égalité des droits », en s'inspirant des

trois documents publiés en 2010 et 2011 par Al-Azhar dans le cadre de la Maison de la famille égyptienne.

Cette initiative fait suite à la lettre écrite fin septembre par plus de 120 savants musulmans du monde entier

au calife auto-proclamé du prétendu État islamique, Abu Bakr Al Baghdadi. Initiée par le prince jordanien

Ghazi bin Muhammad bin Talal, elle exposait, point par point, les fautes commises par le chef autoproclamé

du « califat » au regard du droit et des sciences islamiques.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 06:36

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Quelques aspects de la spiritualité Orthodoxe

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Pour les ascètes, l'Église se comprend d'abord comme l'«arche du salut».

Pour les missionnaires, l'Église est vécue comme le « Corps du Christ ».

Tandis que, pour les spirituels, l'Église s'expérimente d'abord comme le «Temple de l'Esprit Saint ».

Ces trois types de piété chrétienne orthodoxe et ces trois ecclésiologies s'expriment également dans leur rapport au monde, dans leurs pratiques, dans leurs styles. Paul Evdokimov écrivait dans son «Message aux Églises» en 1950 :

Le roi Midas transformait tout ce qu'il touchait en or. Un chrétien par son attitude intérieure peut rendre toutes choses légères, les transformer en icônes, images de leur vérité. Le style, une fois devenu authentiquement catégorie spirituelle, agira à lui seul plus efficacement que les sermons.

Plutôt que de chercher des différences confessionnelles structurelles et indépassables entre chrétiens de différentes appartenances, comme on le fait parfois entre papo-césaristes ou césaro-papistes, on prendra l'exemple de la doctrine chrétienne orthodoxe de la paix et de la guerre pour montrer que les différences entre les chrétiens sont plus de l'ordre du contexte géo-historique et du niveau de conscience anthropologique que de la théologie confessionnelle.

Les fruits de ces différents types de conscience spirituelle peuvent être très différents.

On peut considérer que, selon les contextes (société traditionnelle / société moderne ; ville / campagne), les périodes (avant le conflit, pendant le conflit, après le conflit) et les profils spirituels, il existe trois rapports fondamentaux à la violence.

Ces trois rapports peuvent être; tous trois à la fois légitimes et complémentaires s'ils aboutissent à faire progresser la paix et donc, dans une perspective religieuse, à faire advenir le rayonnement divin (shalom) et l'harmonie cosmique.

Pour les «ascètes», le combat contre le mal est nécessaire. On peut donc avoir recours à la violence physique. Car la lutte contre les passions réclame un engagement total de l'âme et du corps tournés vers l'Esprit.

Saint Silouane de l'Athos répétait les paroles du Christ : « Etroite est la porte et resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent» (Matt., 7, 1454).

Les ascètes savent, qui plus est, que le mal est une réalité angélique disposant d'une conscience de soi. Leur combat contre le malin se mène avec des armes différentes s'il s'agit d'une période de suggestion de la tentation ou d'emprise totale.

Pour les «missionnaires», le combat contre le mal ne peut être vécu seulement au plan individuel. C'est pourquoi l'institution ecclésiale peut soutenir une guerre défensive.

L'Église Orthodoxe dispose même d'un rituel de bénédiction des armes. Mais la guerre est toujours un mal, c'est pourquoi elle est strictement interdite aux prêtres par les canons. Et si l'Église Orthodoxe a refusé de s'opposer par la force aux Tatars au XIIIe siècle, saint Serge de Radonège a donné sa bénédiction à Dimitri Donskoï.

Pour les «spirituels» enfin, la violence n'est vaincue que si on accepte de prendre sur soi les agressions, c'est-à-dire de saisir sa part de responsabilité dans le déchaînement de la violence.

Cette prise sur soi de la violence, dont les saints princes Boris et Gleb furent les exemples dans la Rus' médiévale, s'apparente à la recommandation de se « tenir contre » le mal de saint Paul.

Le refus de toute violence au nom du Christ est possible grâce au pouvoir de la liberté, de la vérité. Cette prise sur soi revêt différentes formes selon les contextes. Certains exégètes considèrent que l'expérience de tendre sa joue gauche à celui qui a frappé la joue droite, loin d'être une forme de faiblesse, peut être considérée comme une forme d'humour et de dérision à l'égard de l'expression d'une pseudo-puissance.

Le pardon est la capacité à rétablir la paix par effacement de tout ressentiment.

Le martyre signifie le témoignage de sa foi, la vision de Dieu expérimentée par Etienne telle qu'elle est rapportée par les Actes des Apôtres.

Le pouvoir du glaive dans la doctrine chrétienne est donc d'ordre spirituel.Il est la capacité à discerner entre le vrai et le faux et à trancher entre le juste et l'injuste.

Ainsi pour l'orthodoxie chrétienne la paix est une expérience d'harmonie et de confiance qui se reçoit du Christ. Elle demande un combat intérieur de transfiguration du mal par la vérité, elle implique un engagement collectif pour le triomphe de la justice et de la réconciliation, et elle se traduit par une prise sur soi de la violence par participation à l'œuvre eschatologique de Jésus-Christ. 

(Antoine Arjakovsky

Qu'est-ce que l'orthodoxie)

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 06:30

Guerre islamique ou guerre contre l'Islam ? (Eléments de réflexion...)

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Assistons-nous actuellement à une guerre fomentées par des réseaux internationnaux athés qui utilisent des mercenaires regroupés sous le nom d'Armée Islamique d'Irak et du Levant pour salir et tuer l'islam.....Ecoutons attentivement les explications du Sayyed Hassan Nasrallah qui peuvent nous éclairer.
 Source : France-Irak Actualité. 
Extrait du discours de Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah libanais, à l’occasion de l’Ashoura (27/10/14)qui commémore pour les chiites le martyre de l’Imam Hussein, petit-fils du prophète Muhammad tué à Kerballa en 680.
[...] 
Ce que nous vivons actuellement dans le monde islamique, et dans notre région en particulier, à la lumière des développements qui se sont produits ces dernières années, et de la montée en puissance, de l’expansion et de la prise de contrôle, par le courant que nous désignons comme « takfiri », de territoires très étendus dans certains pays arabes et islamiques, ainsi que ses pratiques épouvantables, barbares et outrageantes auxquelles nous assistons et dont nous entendons parler jour et nuit, tout cela nous appelle à prendre une position courageuse, et également à définir clairement la nature du danger que représente la prise de contrôle par le courant takfiri de tel ou tel pays arabe ou musulman, ou même de plusieurs pays. 
O mes frères et sœurs ! En toute franchise – et mon propos sera simple et clair, et mes preuves le seront également –, et comme à mon habitude, je m’abstiendrai de tout recours à une terminologie érudite ou complexe. En toute franchise, oui, nous pouvons dire aujourd’hui que ces dangers qui menacent l’Islam sont comparables à ceux de l’année 60-61 de l’Hégire [martyre de l'Imam Hussein au moment où l'Islam était menacé d'extinction].
Premièrement, la menace que fait peser ce courant sur l’Islam en tant que religion, Message, valeurs, principes. Comment ? Laissez-moi vous présenter des preuves qu’il y a un véritable danger.
Premièrement, dans le discours de ce courant, ils se revendiquent de l’Islam, ils se réclament du Coran, et comme le prédisaient certaines prophéties concernant notre époque, ces individus connaissent le Coran par cœur. Ils apprennent le Coran et l’invoquent en guise de preuve, ils récitent ses versets dans leur discours public. Et même sur le terrain, au moment où ils envahissent, égorgent, tuent, ou accomplissent l’une de leurs atrocités, qu’ils retransmettent à la télévision ou sur Internet, ils invoquent Dieu dans leurs déclarations : « Dieu Tout-Puissant a dit, etc. »
Bien sûr, ils ont un problème de compréhension des versets coraniques, et se basent sur des faux-semblants. Ils font de graves erreurs dans la compréhension du Coran et dans son interprétation – mais c’est là une recherche exégétique à part qui n’a pas sa place dans un tel discours.
Mais ce qu’il faut retenir est que pour chacun de leurs actes, ils invoquent l’autorité de versets coraniques, ou de hadiths falsifiés et faussement attribués au Prophète (saas). Ils prétendent : « Le Prophète a dit telle et telle chose. »
C’est-à-dire qu’ils ne justifient pas leurs actes criminels en les attribuant au penseur, au savant, au Cheikh, au Professeur ou au mouvement dont ils sont les adeptes et dont ils suivent les traces et la voie par leurs actes. Mais ils cherchent à attribuer ces crimes directement au Livre de Dieu le Très-Haut et à Son Prophète – paix et bénédictions de Dieu sur lui et sa famille.
Bien sûr, c’est quelque chose de très dangereux. Que veulent-ils faire par-là ? Il s’agit d’implanter dans l’esprit des gens, incident après incident, jour après jour, année après année, que c’est cela l’Islam. (Ils veulent répandre l’idée)que c’est cela l’Islam, non pas que ce serait par exemple une secte déviante ou égarée, qui n’a rien à voir avec l’Islam, non !
Et c’est pourquoi nous commençons à entendre dans certains endroits de l’Occident, et même dans notre région, des personnes qui prétendent que cela n’est pas dû au fait qu’il y a dans l’Islam différentes écoles, de la diversité, des interprétations divergentes, des courants de pensée variés, non, ils prétendent que l’Islam, c’est ça ! « Telle est votre religion, tel est votre Coran, tel est votre Prophète ! » Et naturellement, c’est là quelque chose de dangereux, de très dangereux.
Eh bien, avec le temps, cela enracinera dans les esprits cette compréhension infamante et fausse de l’Islam, du Livre de l’Islam, le Coran, et du Prophète de l’Islam, que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui et sa famille.
Je peux déclarer avec certitude que ce qui se produit aujourd’hui est la plus grande distorsion de l’Islam dans l’Histoire. Je le déclare en toute franchise.
Premièrement, parce que la nature des événements qui se déroulent aujourd’hui a peu d’exemples dans l’Histoire, pour autant qu’elle ait un précédent – et on en trouve effectivement des exemples ici ou là.
Mais surtout pour cette deuxième raison, à savoir que nous sommes aujourd’hui à une époque où existent des moyens de communication, des médias, qui transmettent les vidéos, images, sons, propos, à chaque maison, à chaque oreille du monde entier.
Par le passé, il y a des centaines d’années, de telles atrocités ont pu être perpétrées, mais elles n’ont pas été rendues publiques en images, son et avec précision et détails. Elles n’ont été révélées que bien après qu’elles aient été commises.
Mais aujourd’hui, tout se fait en direct. Aujourd’hui, on égorge en direct. Les massacres de masse sont commis en direct. Et les divers crimes commis sont disponibles en image et en son.
Et vous savez bien que cela est beaucoup plus marquant pour les esprits, les cœurs et les sentiments, bien plus que la diffusion à l’oral ou à l’écrit.
C’est pour cela que ce qui se passe aujourd’hui est bien la plus grande menace que l’Islam ait dû affronter en ce qui concerne le dénigrement de ses valeurs, de ses enseignements, de sa pensée et de sa réputation.
La conséquence de tout cela, c’est, premièrement, que les non-musulmans s’éloignent de l’Islam.
Aujourd’hui, dans beaucoup de pays du monde, il y a des gens qui ne suivent aucune religion, et que ce soit du fait d’un manque au niveau de la pensée, du dogme, de la spiritualité, du moral, etc., ils s’instruisent au sujet de l’Islam et s’y convertissent.
Il y a des adorateurs d’idoles dans le monde. Il y a des principes et des dogmes variés.
Beaucoup d’entre eux acceptent l’Islam et sont accueillants envers lui, partout dans le monde.
Que se passe-t-il à présent ? On propose un modèle qu’on veut faire passer pour l’Islam, et plus encore, on veut le faire passer pour l’Islam authentique, pour l’Islam véridique – car ils insistent beaucoup sur pour cette terminologie :« authentique », « véridique », « droit», etc.
Et bien sûr, quiconque voit ces crimes se dit « Alors c’est ça l’Islam ? Je ne veux pas en entendre parler. » Il ne sera même pas prêt à en discuter, à s’en approcher, à faire des recherches, à poser des questions.
La deuxième conséquence, c’est que tout cela éloigne les non-musulmans des musulmans. Car tout cela présente les musulmans comme un groupe de barbares, de criminels assoiffés de sang, qui ne peuvent cohabiter avec absolument personne. Et naturellement, cela expose les musulmans en tant que communautés, groupes et peuples, dans le monde entier, aux dangers de l’isolement, de l’animosité et aux sentiments d’hostilité.
La troisième conséquence, qui est également très dangereuse, est que tout cela éloigne les musulmans eux-mêmes de l’Islam. Il y a beaucoup de musulmans qui ne connaissent que peu de choses de l’Islam. Et lorsque tous les médias viennent leur dire : « Voilà ce qu’est l’Islam, voilà les cheikhs de l’Islam, les savants de l’Islam, les djihadistes de l’Islam, les égorgeurs de l’Islam », beaucoup de ces musulmans diront alors : « ça suffit. Nous n’avons rien à voir avec cette religion, rien à voir avec l’Islam. »
Et c’est pourquoi nous assistons aujourd’hui à des commencements – je ne veux pas amplifier cette réalité, mais dans plus d’un pays arabe, jusqu’à l’intérieur de l’Arabie Saoudite, en Egypte, dans d’autres endroits, il y a des commencements d’athéisme, on commence à parler d’une vague d’athéisme.
Pourquoi [s'en inquiéter ?] ? Parce que les choses en viendront à la remise en question du Coran, de la prophétie de Muhammad – paix et bénédictions de Dieu sur lui et sa famille –, [on se demandera] est-ce que c’est un Prophète de Dieu ou non, jusqu’à la remise en cause de Dieu et de son existence même.
Ce que dit l’expression populaire, « Ils rendent les musulmans mécréants », c’est cela même. Il y en a des débuts dans plusieurs endroits. Je ne parle pas d’un mouvement ou phénomène important, mais en guise de précaution, car il y a des données qui évoquent cela, en guise de précaution, je dis qu’il y a là des commencements, des commencements dangereux.
Cela touche jusqu’aux croyants fervents et enracinés dans l’Islam. Il vient un moment où, à cause de cette insistance, durant des mois et des années, par exemple : Les terroristes bombardent ? (Ils le font en criant) « Allahu Akbar ! » [Dieu est le plus grand]. Ils égorgent? (Ils le font en criant) « Allahu Akbar ! ». Quel que soit l’acte qu’ils commettent, (ils crient) « Allahu Akbar ! ». A force, on en arrive à un moment où dès qu’on entend « Allahu Akbar ! », on se demande « Qu’est-ce qu’il y a ? Un meurtre ? Un égorgement ? Une catastrophe quelconque au sein des peuples des pays arabes et musulmans ? ».
Jusqu’à en arriver au dénigrement de toute la pensée islamique, des mœurs, de la culture, des symboles et des traditions islamiques. Le hijab (voile islamique) et l’abaya (robe islamique) deviennent une manifestation choquante, etc. La barbe devient une manifestation choquante. Le terme « djihad » devient un terme infâme. Le terme « martyre »devient un terme infâme.
N’est-ce pas là un danger pour l’Islam ? Qu’est-ce que l’Islam ? Ce sont ces concepts, ces enseignements, ces valeurs, ces habitudes, ces traditions.
Voilà pour le premier point, en ce qui concerne la menace qui pèse sur l’Islam.
Lorsqu’on en vient à la menace contre la structure générale de la Nation (islamique), car de fait, ils menacent maintenant la structure tout entière de notre Communauté : ils déchirent cette Communauté, ils la divisent, ils rendent licite l’atteinte à son sang, à ses biens, à son honneur, à ses sanctuaires, à ses mosquées, à ses Eglises, qui constituent une autre partie de cette Communauté, à tous les vestiges historiques, tout ce qui a un rapport avec l’Histoire, tous les tombeaux, etc., tout cela n’a aucune place.
La scène générale qu’ils présentent est une scène de déchirement, de destruction, de combats sanglants. Considérez donc l’ensemble de la région : dans toute la région, on ne voit que des conflits sanglants ici, là, là-bas, etc.
Pourquoi donc ? Pourquoi en sommes-nous arrivés là ?
Au point où les gens ne peuvent plus parler les uns avec les autres, ni dialoguer, ni trouver d’issue politique, ni même trouver aucun moyen de s’entendre. Quelle en est la cause ?
Bien sûr, il y a diverses raisons, mais l’une des causes principales et premières est que se sont implantés dans notre région des forces et des mouvements qui ne sont prêts ni au dialogue, ni au débat, qui croient posséder la vérité absolue, et qui considèrent quiconque est différent d’eux de cette manière négative, radicale, intransigeante et haineuse dont je vais parler. Voilà ce qu’il en est. Eh bien, si nous en venons, après cette première partie – laissez-moi conclure cette première partie en disant : oui, ce qui se passe maintenant dans notre région et dans le monde constitue une menace pour l’Islam en tant que religion, et une menace pour la Communauté et les sociétés islamiques en tant qu’entités.
[...]
 
 

 

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