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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 06:29

Qui est digne de mon attention ?

St Isaac le Syrien (Celui qui prie...Rancune...)

 

N'essaie pas de distinguer celui qui est digne de celui qui ne l'est pas. Que tous les hommes soient égaux à tes yeux pour les aimer et les servir. Ainsi tu pourras les amener tous au bien. Le Seigneur n'a-t-il pas partagé la table des publicains et des femmes de mauvaise vie, sans éloigner de lui les indignes?

 

Ainsi tu accorderas les mêmes bienfaits, les mêmes honneurs à l'infidèle, à l'assassin, d'autant plus que lui aussi est un frère pour toi, puisqu'il participe à l'unique nature humaine. Voici, mon fils, un commandement que je te donne : que la miséricorde l'emporte toujours dans ta balance, jusqu'au moment où tu sentiras en toi la miséricorde que Dieu éprouve envers le monde.

Quand l'homme reconnaît-il que son cœur a atteint la pureté ? Lorsqu'il considère tous les hommes comme bons sans qu'aucun lui apparaisse impur et souillé. Alors en vérité il est pur de cœur (Mt 5,8)...


Qu'est-ce que cette pureté ? En peu de mots, c'est la miséricorde du cœur à l'égard de l'univers entier. Et qu'est-ce que la miséricorde du cœur ? C'est la flamme qui l'embrase pour toute la création, pour les hommes, pour les oiseaux, pour les bêtes, pour les démons, pour tout être créé. Quand il songe à eux ou quand il les regarde, l'homme sent ses yeux s'emplir des larmes d'une profonde, d'une intense pitié qui lui étreint le cœur et le rend incapable de tolérer, d'entendre, de voir le moindre tort ou la moindre affliction endurée par une créature.

 

C'est pourquoi la prière accompagnée de larmes s'étend à toute heure aussi bien sur les êtres dépourvus de parole que sur les ennemis de la vérité, ou sur ceux qui lui nuisent, pour qu'ils soient gardés et purifiés. Une compassion immense et sans mesure naît dans le cœur de l'homme, à l'image de Dieu.

 

(Saint Isaac le Syrien (7ème siècle), moine près de Mossoul
Discours ascétiques, 1ère série, no. 81 (trad. AELF ; cf trad. Touraille, DDB 1981, p. 395))

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 06:24


Par Saint Grégoire de Nazianze (330-390), évêque et docteur de l'Église . De l'amour des pauvres, 4-6 ; PG 35, 863 (trad. Orval) 

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« En agissant ainsi, tu as appris à ton peuple que le juste doit être ami des hommes » (Sg 12,19)


            Le premier des commandements et le plus grand, le fondement de la Loi et des prophètes (Mt 22,40) c'est l'amour qui, il me semble, donne sa plus grande preuve dans l'amour des pauvres, dans la tendresse et la compassion pour le prochain.

Rien ne fait honneur à Dieu comme la miséricorde, car rien ne lui ressemble plus.

« La miséricorde et la vérité marchent devant sa face » (Ps 88,15), et il préfère la miséricorde au jugement (Os 6,6).

Rien autant que la bienveillance envers les hommes n'attire la bienveillance de l'Ami des hommes (Sg 1,6) ; sa récompense est juste, il pèse et mesure la miséricorde. 


           Il faut ouvrir notre cœur à tous les pauvres, et à tous les malheureux, quelles que soient leurs souffrances.

C'est le sens du commandement qui nous demande de « nous réjouir avec ceux qui sont dans la joie et de pleurer avec ceux qui pleurent » (Rm 12,15).

Étant, nous aussi, des hommes, ne convient-il pas d'être bienveillants à l'égard de nos semblables ?

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 06:26


Par Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église .
Sur la mort de son frère, § 6 (trad. coll. Migne n°84, p. 225 rev.) 

 
LE DEUIL et les pleurs chrétiennes:

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« Quand Jésus vit que Marie pleurait, et que les juifs venus avec elle pleuraient aussi, il fut bouleversé d’une émotion profonde » (Jn 11,33)


Pourquoi est-ce que je te pleurerais, mon frère qui m'aimais tant et qui m'a été enlevé…?

Car je n'ai pas perdu mes relations avec toi ; elles ont complètement changé pour moi : jusqu'ici elles étaient inséparables du corps, maintenant elles sont indissociables des sentiments.

Tu restes avec moi et tu y resteras toujours…

L'apôtre Paul me rappelle et met une sorte de frein à mon chagrin par ces mots… :

-« Nous ne voulons pas, frères, vous laisser dans l'ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort, pour que vous ne soyez pas tristes comme les autres qui n'ont pas d'espérance » (1Th 4,13)… 

Mais tous les pleurs ne sont pas signe de manque de foi ou de faiblesse.

La douleur naturelle est une chose, la tristesse de l'incroyance en est une autre…

La douleur n'est pas seule à avoir des larmes :

la joie a ses larmes, l'affection elle aussi fait venir les pleurs et la parole arrose le sol de larmes, et la prière, selon les mots du prophète, baigne de larmes notre lit (Ps 6,7).

Quand on a enseveli les patriarches, leur peuple aussi a beaucoup pleuré sur lui-même. Les larmes sont donc des signes d'affection et non des incitations à la douleur.

J'ai pleuré, je l'avoue, mais le Seigneur aussi a pleuré (Jn 11,35) ; lui a pleuré quelqu'un qui n'était pas de sa famille, moi un frère.

Lui, en un seul homme, a pleuré tous les hommes ; moi je te pleurerai, mon frère, en tous les hommes. 

C'est avec notre sensibilité que le Christ a pleuré, non avec la sienne, car la divinité n'a pas de larmes…

Il a pleuré en cet homme qui était « triste à en mourir » (Mt 26,38) ; il a pleuré en celui qui a été crucifié, qui est mort, qui a été enseveli ; il a pleuré en cet homme...né de la Vierge.

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 09:53

III —EN QUOI FAUT-IL SURTOUT DONNER   L'EXEMPLE ?

Le chrétien doit évidemment don­ner l'exemple de toutes les vertus: foi, espérance, charité envers Dieutempé­rance, justice, prudence, force; patience, douceur, humilité, indulgence, miséri­corde, support mutuel, etc... Personne n'est dispensé de pratiquer telle ou telle vertu. Il faut nous efforcer de les pra­tiquer toutes et le plus parfaitement possible.

 

Mais il y a une vertu qui devrait émerger chez tout chrétien, précisément parce que Nôtre Seigneur a voulu en faire le signe distinctif de ses disciples : LA CHARITE FRATERNELLE. Le divin Maître revient sans cesse sur l'importance de ce précepte. C'est SON commandement. "Ceci est mon comman­dement: que vous vous aimiez les uns les autres." C'est le renouvellement qu'il apporte à l'humanité régénérée en lui et par lui : "Je vous donne un comman­dement nouveau." Il apporte cette loi d'amour universel, non seulement en paroles, mais en actes, et pour ainsi dire par tout lui-même : "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés." (Jean, XIV, 34)

 

De par la volonté même de son Fon­dateur, l'Église (Ici, il est question de la véritable Église) est une communauté de charité. Son but, son objet, sa mission pas de dette envers personne, sinon celle de l'amour mutuel. Car celui qui aime autrui a de ce fait accompli la loi. Et plus loin il ajoute: "La charité est donc la loi dans sa plénitude" (Rom., XIII, 8-10).

 

"Mais si le Christ, après les pro­phètes, insiste si fortement, en actes et en paroles, en commandements et en paraboles, sur la nécessité d'aimer effec­tivement le prochain, c'est qu'il sait bien que cela reste toujours pour nous le plus difficile. Il faut toujours y insister, car cela a toujours besoin de progresser. L'amour fraternel, condition de notre vie de fils de Dieu, est à la fois le point de départ de tout, puisque sans lui il n'y a pas de grâce, et le sommet de tout, car la perfection de la charité, c'est la perfection même et l'achèvement de la vie dans le Christ. Il n'y a pas de voie mystique plus haute que celle-là" (Lochet, Fils de Dieu, pp. 252-253).

 

Ceux qu'intéressé la rénovation spirituelle de notre tempsdevraient méditer davantage cette vérité fonda­mentale du christianisme.

 

Puisse chacun d'entre nous prati­quer cet apostolat du bon exemple dans son milieu et mettre l'accent sur l'exer­cice de la charité fraternelle sous toutes ses formes. Le salut du monde est à ce prix.    Fin

 

Il n’y aurait plus de païens, si nous nous comportions en vrais chrétiens. (St-Jean Chrysostome)

 

 

[Extrait de CHRÉTIEN ET APÔTRE (1964) Directeur et rédacteur:   André Bilodeau, o.m.i.]

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 09:50

 

 

II —SON   EXCELLENCE


1 —C'EST   L'APOSTOLAT LE   PLUS   GÉNÉRAL

 

On prêche beaucoup aux chrétiens d'aujourd'hui la nécessité d'être apô­tres. Voilà une obligation qui ressort directement de leur titre de baptisés. Mais tous ne peuvent exercer tous les genres d'apostolat à la fois et réussir dans toutes les formes du zèle.

 

La diversité des talents, des con­ditions de vie, des circonstances de mi­lieu, des devoirs d'état de chacun: autant d'éléments qui font varier à l'in­fini les formes de zèle et d'apostolat. Certains n'ont ni le temps ni les capa­cités d'adhérer à tel ou tel mouvement apostolique.

 

Mais il y a une forme d'apostolat très simple, facile, et à la portée de tous: c'est le bon exemple. C'est le moyen le plus général et dont personne n'est dispensé. Tous n'ont pas le talent d'écrire des ouvrages ou de simples articles de journaux pour faire rayonner la foi catholique; de prononcer des dis­cours et des conférences sur la religion. Mais tout chrétien peut et doit donner le bon exemple. Il le doit à Dieu, à Jésus-Christ, à l'Eglise, à son prochain.

 

Par le seul fait de sa vie irrépro­chable, de ses vertus, de sa tendance à la perfection, le vrai chrétien exerce, à son insu, une grande influence autour de lui. Il donne l'exemple de la pureté, de la charité, de la miséricorde, de la patience, de la justice, de la tempérance. Ainsi non seulement il prouve par sa conduite que la pratique de ces vertus est possible, mais il contribue à les faire aimer et désirer par son entourage.

 

On raconte que les soldats romains chargés d'arrêter Sainte Cécile furent si édifiés par l'exemple de la jeune vierge que l'un d'eux ne put s'empêcher de s'écrier: "Vive le Christ qui a une telle servante!" L'exemple de notre vie porte-t-il les ennemis de la religion et tant d'autres témoins de nos actes à s'écrier en nous voyant: "Vive le Christ qui a un tel disciple!"

 

2 —C'EST   L'APOSTOLAT LE   PLUS   PERMANENT

 

Le bon exemple a un avantage sur d'autres formes d'apostolat: celui d'être permanent. Nous sommes des êtres limités. Nous ne pouvons guère être en continuelle activité apostolique. Notre bon exemple peut prêcher et, de fait, prêche continuellement. Soit que nous travaillions, soit que nous priions, soit que nous nous reposions, soit que nous soyons malades ou bien portants, nous exerçons constamment cet apostolat du bon exemple. Quelque chose de surna­turel se dégage de notre vie et révèle Dieu. Le bon exemple est un parfum surnaturel, parfois insaisissable, mais qui a une grande force de pénétration, et cela d'une façon permanente. Il est "cette bonne odeur du Christ" dont parle saint Paul.

 

Qu'il est consolant de penser que, souvent même à notre insu, par le seul fait que nous vivons le plus chrétienne­ment possible et que nous cherchons à devenir de plus en plus semblables à Jésus, nous faisons du bien, nous rayon­nons autour de nous et nous exerçons cet apostolat du bon exemple. L'Évan­gile nous dit "qu'une vertu sortait de Jésus-Christ". Il en est ainsi pour le chrétien qui donne l'exemple. Une vertu sort de lui et révèle le Christ. Et cela toujours et partout.

 

3 —C'EST   L'APOSTOLAT LE   PLUS   EFFICACE

Pour nous prouver d'une façon élo­quente l'efficacité de cet apostolat, Nôtre Seigneur ne pouvait mieux faire que de passer la plus grande partie de sa vie, soit trente ans, à donner l'exemple, Il ne s'en est réservé que trois pour les œuvres extérieures. Dans les Actes des Apôtres, il est dit de Lui : "Il a commencé par faire avant d'enseigner".

 

Saint Grégoire nous dit à son tour : "Le moyen le plus sûr de gagner des âmes à Dieu, c'est de les attirer par l'exemple". Et saint Bernard: "Les hommes suivent plus qu'ils n'agissent. Ils ne sont menés ni par la raison, ni par la réflexion, mais par l'exemple".

 

On peut même affirmer que toutes les autres formes d'activité apostolique n'ont d'efficacité que si elles sont sou­tenues par le bon exemple de celui qui les exerce: "L'apôtre n'est pas seule­ment un homme qui enseigne la religion par la parole,disait Lacordaire, c'est un homme qui prêche l'Évangile par tout son être et dont la présence seule est déjà comme une bienfaisante apparition de Jésus-Christ".

 

En lisant les Confessions de Saint Augustin, on voit quelle lutte il eut à soutenir pour changer de vie. Au mi­lieu de toutes ses hésitations, il se disait, en voyant autour de lui tant de belles âmes demeurées vierges et pures : "Ce que sont celles-ci, pourquoi ne le serais-je pas?" Ce fut là le début de sa conversion.

 

Dans un discours aux représentants du 4e Congrès International de la Jeu­nesse catholique, S.S. Pie XI, après avoir énuméré les principales formes d'apostolat: la prière, la parole, la pro­pagande des œuvres, la charité indivi­duelle, domestique, sociale, universelle, termine en insistant sur l'apostolat si efficace que l'on peut exercer par une vie pleinement catholique:

 

"...Le grand apostolat de votre vie, toujours exposée au grand jour, sans ostentation, mais aussi sans crainte, sans timidité, aux yeux de tous ceux qui verront votre vie chrétienne, catho­lique, mais solidement, généreusement et ouvertement telle.Pourrait-il y avoir un autre apostolat qui eût plus d'effica­cité que celui dont le grand Évêque et martyr saint Cyprienparlait aux per­sécuteurs de son temps, quand il disait aux païens: " Nous ne perdons pas notre temps à discourir, mais nous vivons. Et voyez comment nous vivons. Tel est votre apostolat de toutes les heures" (Pie XI, 19-9-25).

 

Pie X insiste sur la même vérité: "Si l'esprit n'est pas réglé d'après une conduite vraiment chrétienne et sainte, il sera difficile de promouvoir les autres au bien". Et il ajoute: "Tous ceux qui sont appelés aux œuvres catholiques, doivent être des hommes d'une vie tellement exempte de tache, qu'ils servent à tous d'exemple efficace".

 

Il nous faut, à l'heure actuelle, des laïcs, des prêtres qui, par l'exemple d'une vie sainte et apostolique, apporte­ront à notre monde un regain de vie, de ferveur, et lui donneront un élan nou­veau. Trop de bons prêtres, trop de bonnes religieuses, trop de bons chré­tiens, pas assez de saints et de saintes. Si la science est nécessaire pour faire du bien aux âmes, la sainteté l'est davantage. "Un homme saint, parfait et vertueux, dit sainte Thérèse, fait en effet plus de bien aux âmes qu'un grand nombre d'autres qui ne sont qu'instruits et mieux doués".

 

Mais à quelle condition surtout ce bon exemple aura-t-il sa pleine effica­cité?

 

A la condition d'émerger, de sortir de l'ordinaire. On fait du bien non pas tant par ce qu'on dit ou par ce qu'on fait que par ce qu'on est. Plus cet exemple sera attirant, captivant, plus il entraînera et influencera l'entourage. Un bon exemple ordinaire ne suffit pas aujourd'hui, il faut un bon exemple extraordinaire, héroïque.

 

D'où vient que Jean-Baptiste s'est attiré tant d'adeptes? C'est qu'il était, selon le mot de l'évangile, "une lampe ardente". Voilà pourquoi "beaucoup ont tressailli à sa clarté".

 

Cela est plus vrai encore pour Nôtre Seigneur: bien plus encore que son enseignement, c'est la sainteté de sa vie, son exemple: 

 

Un exemple héroïque qui entraînait: sa pauvreté, de la crèche au Calvaire:

Hé­roïque ! Son obéissance jusqu'à la mort de la croix :

Héroïque ! Son humilité de­vant tant d'accusateurs:

Héroïque ! Sa patience dans la formation de ses apô­tres:

Héroïque ! Son audace devant les pharisiens :

Héroïque ! Sa bonté, sa misé­ricorde à l'égard des pauvres pécheurs:

Héroïque ! Sa douceur tout au long de sa passion :

Héroïque ! Son acceptation de la souffrance:

Héroïque ! Son amour pour les hommes, même pour ses ennemis 

Héroïque ! Toute sa vie provoque l'ad­miration, séduit, inspire le désir de l'imiter.

 

Le genre humain se laisse conqué­rir par ce qui dépasse la moyenne. Il nous faut plus qu'une honnête vertu et quelques talents naturels pour séduire et entraîner les masses ; il faut émerger, sortir de l'ordinaire. Saint Ignace de­mandait à ses compagnons d'être "in­signes" dans le service de Dieu. Insigne veut dire remarquable, qui frappe, qui sort des sentiers battus. Tout apôtre doit aussi viser à devenir insigne, à l'exemple du Maître, à l'exemple des saints, ses imitateurs.            (A suivre)

 

Il n’y aurait plus de païens, si nous nous comportions en vrais chrétiens. (St-Jean Chryssosome)

 

[Extrait de CHRÉTIEN ET APÔTRE (1964) Directeur et rédacteur:  André Bilodeau, o.m.i. ]

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 09:36

 

 PASTEURS OU MERCENAIRES ?

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« Avec vous je suis chrétien ; pour vous je suis évêque ». Nous rappelant que l’évêque est en premier lieu un baptisé qui a comme tout être humain ses qualités et ses défauts. C’est pour cela sans doute que l’un des tous premiers gestes posés par le pape François fut sans doute de demander que l’on prie pour lui.

 

Oui, nous devons prier pour nos pasteurs, nos prêtres, nos évêques… car si chacun de nous devra rentre compte à Dieu de ses actes par actions et par omissions, nous devrons aussi témoigner du soutien que nous avons apporté à nos pasteurs. Eux, comme tous ceux qui ont charge d’âme, devront assumer le témoignage qu’ils ont donné auprès des âmes dont ils ont la charge.

 

Or, nous sommes liés par les liens du sang. Le sang de Notre Seigneur Jésus-Christ qui a donné sa vie pour nous. Ainsi, comment puis-je rester insensible, devenir un administrateur… puis doucement un mercenaire ? N’est-il pas de mon devoir de lui rappeler qu’avec moi il est chrétien ? Qu’il est mon frère, et qu’à ce titre, je suis le gardien de mon frère.

 

Que moi aussi j’aurais témoigné de mon assistance ou de mon silence pour les actes qu’il aura posés.

 
Lire la suite ici :http://foi-et-politique.com/2014/10/pasteur-ou-mercenaire/

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 08:23

Introduction

Le devoir de l'apostolat s'impose à tout chrétien comme une exigence de son baptême. Mais les formes diverses d'activité apostolique ne sont pas pour tous. Un genre particulier d'apostolat convient à l'un et pas à l'autre.

 

Mais il est un apostolat dont ne peut se dispenser aucun chrétien: c'est l'apostolat du bon exemple. Qu'il le veuille ou non, qu'il y pense ou non, le chrétien, par toute sa vie, est toujours un exemple en bien ou en mal.

 

LE BON EXEMPLE: voilà un apostolat auquel nous pensons rarement peut-être, et pourtant, tous sont tenus de l'exercer.

 

Cette nécessité ressort de l'ensei­gnement de Nôtre Seigneur, de saint Pierre et de saint Paul. C'est la meil­leure des prédications et la plus néces­saire pour l'extension du règne de Dieu dans le monde. C'est de tous les genres d'apostolat, le plus général, le plus permanent, le plus efficace. Il aura d'autant plus d'influence qu'il sera transcendant et héroïque.

 

Enfin, la charité fraternelle sera le point prin­cipal sur lequel devront porter nos efforts de chrétien dans l'exercice de cet apostolat.

 

— SA   NÉCESSITÉ

Cette nécessité du bon exemple est fondée sur l'enseignement des Saintes Ecritures. Ouvrons l'évangile et les épîtres des Apôtres. Nous y verrons exprimé et formulé presque à chaque page ce grand précepte de l'apostolat par le bon exemple.

 

1 — NOTRE-SEIGNEUR

Dans le Sermon sur la montagne, le divin Maître appelle ses apôtres "le sel de la terre" et "la lumière du mon­de". Et cette recommandation, il la fait à tous ses disciples. "Vous êtes la lumière du monde. Une ville ne peut être cachée quand elle est située sur une montagne. Et on n'allume point une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur un chandelier, afin qu'elle éclaire tous ceux qui sont dans la mai­son. Qu'ainsi donc, ajoute le Maître, luise votre lumière devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les deux" (Matt. V, 14-17).

 

Nôtre Seigneur tient tellement à ce que le chrétien donne le bon exemple qu'il a prononcé des paroles terribles contre ceux qui, au lieu d'édifier, scan­dalisent le prochain : "Malheur au mon­de à cause de ses scandales! Il est nécessaire qu'il y ait des scandales; mais malheur à celui par qui le scandale arrive. Mieux vaudrait pour lui avoir une meule d'âne suspendue au cou et être précipité au fond de la mer" (Matt. XVIII, 6-7). Le divin Maître a rarement fulminé des anathèmes aussi terribles. Si Jésus condamne à ce point le scandale, c'est qu'il veut voir chez tous ses disciples, des âmes qui, par toute leur conduite, soient des sujets d'édification.

 

2 — SAINT   PIERRE

Lorsqu'on accusait les premiers chrétiens de crimes dont ils n'étaient aucunement coupables, le chef des apô­tres leur conseillait de n'opposer à tou­tes ces calomnies qu'une conduite sainte, innocente et irréprochable. Il leur di­sait qu'il n'en fallait pas davantage pour désarmer leurs plus ardents persécu­teurs; que la bonne vie est la meilleure des apologies; et que lorsqu'il plairait à Dieu de visiter par sa miséricorde ces ennemis de la religion, il les attirerait à lui par l'exemple des vertus de ses dis­ciples: "Conduisez-vous parmi les gen­tils d'une manière sainte; afin qu'au lieu qu'ils médisent de vous comme si vous étiez des méchants, les bonnes œuvres qu'ils vous verront faire les por­tent à rendre gloire à Dieu au jour de sa visite" (I Pierre, II, 12).

 

3 —SAINT   PAUL

A la suite de son Maître, saint Paul recommande souvent à ses deux disciples, Tite et Timothée, ce devoir du bon exemple.

 

A Tite, il demande de joindre l'exemple à l'enseignement. "En toutes choses, montre-toi un modèle de bonnes œuvres" (Tite, II, 7).

 

A Timothée, il indique les moyens de gagner la confiance des fidèles et d'assurer ainsi la fécondité de son minis­tère. Ce moyen, c'est le bon exemple: "Sois un modèle des fidèles dans les paroles, dans la conduite, dans la cha­rité, dans la foi, dans la chasteté" (I Tim., IV, 12).

 

Lui-même, le grand Apôtre, s'écrie : "Ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le" (Philipp., IV, 9). Ce n'est qu'en donnant l'exemple d'une vie sainte qu'il deviendra "un ouvrier qui n'a point à rougir" (II Tim., II, 15), c'est-à-dire un prédicateur qui ne contredit pas dans sa conduite ce qu'il enseigne.

 

Paul ne cesse de recommander ce devoir à ses premiers chrétiens.

 

Aux Philippiens: "En tout, agissez sans murmure et sans hésitation, afin, d'être irrépréhensibles et purs, des en­fants de Dieu sans reproche au milieu d'une société perverse et dépravée, au sein de laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde; vous êtes porteurs de la parole de vie" (Philipp., II, 14-15).

 

Aux Romains: "Recherchons ce qui contribue à la paix, et observons les uns à l'égard des autres ce qui peut con­tribuer à notre édification mutuelle" (Rom., XIV, 19).

 

Après avoir conseillé de ne pas rechercher nos intérêts personnels, mais ceux des autres, il nous exhorte à leur procurer les biens spirituels et à con­tribuer ainsi à leur édification: "Que chacun de vous plaise à son prochain en ce qui est bien pour l'édification" (Rom., XV, 2). Faisant écho à la parole de son Maître, il dit: "Ayez soin de faire le bien non seulement devant Dieu, mais aussi devant les hommes" (Rom., XII, 17).

 

Il demande à ses Corinthiens d'ap­précier les dons divins et les charismes en vue du bien mutuel de la société: "Que tout se fasse pour l'édification" (I Cor., XIV, 26).

 

Il insiste tellement sur ce devoir que, s'ils n'y sont pas fidèles, saint Paul ne pourra se glorifier de leur sa­lut: "il aura couru et travaillé en vain" (Philipp., II, 14-15).

 

(A suivre)

 

SOMMAIRE

Introduction:   Tout chrétien doit être apôtre. S'il existe une grande variété de formes d'apostolat, il est un genre d'apostolat dont personne ne peut se dispenser, c'est celui du bon exemple.

I — Nécessité du bon exemple

      1 - Enseignement de Nôtre Seigneur

      2 - saint Pierre

      3 - saint Paul

II — Excellence de l'apostolat du bon exemple

      1 - c'est l'apostolat le plus général

      2 - le plus permanent

      3 - le plus efficace

III — En quoi faut-il surtout donner l'exemple?

La charité fraternelle.

 

Il n’y aurait plus de païens, si nous nous comportions en vrais chrétiens. (St-Jean Chryssosome)

 

[Extrait de CHRÉTIEN ET APÔTRE (1964) Directeur et rédacteur:  André Bilodeau, o.m.i.]

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 11:42

Par Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr 

Croix Syrienne des Chrétiens de Mar Thomas

« Le Serviteur n'est pas plus grand que son maître »


La volonté de Dieu, c'est ce que le Christ a fait et enseigné :

l'humilité dans la conduite, la fermeté dans la foi, la retenue dans les paroles, la justice dans les actions, la miséricorde dans les œuvres, la rectitude dans les mœurs ; être incapable de faire du mal, mais pouvoir le tolérer quand on en est victime ; garder la paix avec les frères ; chérir le Seigneur de tout son cœur ; aimer en lui le Père et craindre Dieu ; ne préférer absolument rien au Christ, car lui-même ne nous a rien préféré ; s'attacher inébranlablement à son amour ; se tenir à sa croix avec force et confiance ; quand il faut lutter pour son nom et son honneur, montrer de la constance dans notre confession de foi ; montrer, sous la torture, cette confiance qui soutient notre combat et, dans la mort, cette persévérance qui nous obtient la couronne.

C'est cela, vouloir être héritier avec le Christ.

C'est cela, obéir au précepte de Dieu. 
C'est cela, accomplir la volonté du Père.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 11:40

 


Saints Simon et Jude, Apôtres


 


SAINT SIMON et SAINT JUDE.Apôtres .(Ier siècle)

        Ces deux Apôtres ont leur fête le même jour parce qu'ils ont travaillé ensemble à la conversion des Gentils. - Saint Simon, qui était originaire de Cana, où Jésus changea l'eau en vin, reçut le surnom de Cananéen, pour le distinguer de Simon-Pierre, chef des Apôtres. Saint Jude était frère de saint Jacques le Mineur et de saint Siméon, évêque de Jérusalem, et comme eux cousin du Sauveur. Avant son élévation au ministère évangélique, il était agriculteur.

        Saint Simon prêcha d'abord en Égypte, en Mauritanie, en Libye ; saint Jude, après avoir prêché en Afrique avec beaucoup de succès, revint en Orient et annonça l'Évangile dans la Judée, la Samarie, la Syrie et la Mésopotamie. Simon et Jude se rejoignirent en Perse, et là ils combattirent et moururent ensemble. 

        Les choses extraordinaires que Dieu opéra par leurs mains les firent traiter avec respect par le roi de ce pays, qui leur laissa la liberté de prêcher leur doctrine si sainte et si nouvelle. Un fait vint ajouter à leur prestige : deux tigres, échappés de leur cage, étaient la terreur du pays. Au nom de Jésus-Christ, les Apôtres commandèrent à ces bêtes féroces de les suivre, et ils les emmenèrent dans leur maison. Le roi, toute sa cour et plus de soixante mille Perses se firent chrétiens. Des églises s'élevèrent sur les ruines des temples des idoles ; le triomphe du Christ était complet.

        Mais l'ennemi des âmes déchaîna toute sa fureur pour arrêter les progrès de l'Évangile. Simon et Jude étant allés annoncer Jésus-Christ en d'autres villes, les païens voulurent les contraindre à sacrifier au soleil, qu'ils adoraient comme un dieu : 
"Mon frère, dit alors Jude à Simon, je vois le Seigneur qui nous appelle. 
- Et moi, reprit Simon, j'ai vu aussi Jésus-Christ entouré de ses Anges, et un des Anges m'a dit : « Je vous ferai sortir du temple et je ferai crouler sur eux tout l'édifice. 
- Qu'il n'en soit pas ainsi ! ai-je répondu, peut-être quelques-uns se convertiront-ils ! »

        Et voici qu'en ce moment un Ange leur dit à tous les deux : « Que choisissez-vous, ou la mort pour vous, ou l'extermination de ce peuple impie ?  
- Miséricorde pour ce peuple ! crièrent les deux Apôtres. Que le martyre soit notre partage ! »

        Cependant les prêtres des dieux les exhortaient à sacrifier : « Le soleil, dit Simon, n'est que le serviteur de Dieu ; ce sont les démons qui résident en vos idoles ; je leur ordonne de sortir. »Et les démons, sous une forme horrible, sortirent des statues brisées. Alors le peuple se jeta sur les deux Apôtres et les massacra, pendant qu'ils bénissaient Dieu et priaient pour leurs bourreaux.

 

 

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 11:38

 

Sts Vincent, Sabine et Christète, martyrs

(† v. 305)





Saints VincentSabine et Christète
Martyrs († v. 305)

Dacien, ce cruel exécuteur de la rage des empereurs Dioclétien et Maximien, étant venu en Espagne, plutôt pour persécuter les Chrétiens que pour en gouverner les provinces, fit arrêter Vincent, qu'en lui déféra comme un des plus zélés défenseurs du culte de Jésus-Christ.

Pour tâcher de corrompre sa Foi, il lui démontra que c'était une folie de s'exposer à perdre la vie à la fleur de son âge par de cruels supplices, pour défendre l'honneur d'un homme que l'on avait crucifié, et qu'il ferait beaucoup mieux d'obéir aux ordres des empereurs qui commandaient de sacrifier aux divinités païennes.

Puis, voyant que le saint martyr, bien loin de se rendre à ses désirs, confessait généreusement la divinité de Jésus-Christ, et déclamait contre Jupiter, se moquant de cette idole incestueuse et adultère, il commanda qu'on le menât devant la statue de l'idole, et que s'il ne lui offrait de l'encens, il fût à l'heure même torturé, déchiré, rompu de coups, et enfin mis à mort par le dernier supplice.

Les bourreaux se saisirent aussitôt de lui et l'entraînèrent au lieu désigné par le président; mais, par un grand miracle, ayant mis le pied sur une pierre dure, Vincent y imprima son vestige, de même que si c'eût été de la cire molle; les bourreaux en furent tellement touchés, que, pour avoir le temps de se faire instruire des mystères de la Foi Chrétienne, ils retournèrent à Dacien; et feignant que Vincent demandait 3 jours pour délibérer, ils obtinrent de lui cette surséance.

Pendant ce temps, ils le retirèrent chez eux : Sabine et Christète, sœurs de notre invincible martyr, le vinrent voir; et, se jetant à ses pieds, elles le prièrent et le conjurèrent avec larmes, de prendre la fuite avec elles pour leur servir de père et de mère et être leur soutien dans la rigueur de cette persécution.

Vincent eut bien de la peine à le faire; mais, enfin, considérant la jeunesse de ces Vierges, et s'imaginant qu'elles pourraient succomber à la cruauté des supplices si elles n'étaient soutenues par ses exhortations et par son exemple, il usa de la liberté que lui donnèrent ceux qui le retenaient, et se retira avec ses sœurs à Avila.

Le président en fut bientôt averti, et il envoya en même temps des cavaliers pour les suivre.

Ils les atteignirent en cette ville; et, comme ils avaient ordre de les tourmenter et de les faire mourir, ils exercèrent contre ces innocentes victimes toutes les cruautés dont l'impiété est capable.

Enfin, après avoir disloqué tous leurs membres sur le chevalet et leur avoir déchiré le corps à coups de fouet, ils leur mirent la tête sur des pierres et la leur écrasèrent avec des cailloux et des leviers.

Leurs dépouilles sacrées demeurèrent ensuite exposées à la voirie pour être dévorées par les animaux; mais, ô conduite admirable de la Divine Providence! un serpent d'une grosseur prodigieuse, qui causait de grands maux dans le pays, sortit des rochers voisins de la ville pour les venir garder.

Un Juif s'étant donc approché pour les insulter, il fut saisi par ce monstre et n'échappa à sa cruauté que par la promesse qu'il fit de se convertir au Christ et de donner honorable sépulture aux saints martyrs, et de faire bâtir une église en leur honneur.

Il accomplit depuis lors ce qu'il avait promis.

On trouve l'Office de saint Vincent et de ses sœurs dans les anciens Bréviaires et Missels Mozarabes.

 

 

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