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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 10:09

 RabGf02b[1]

Prenez le temps de jouer:
-C'est le secret de l'éternelle jeunesse.

Prenez le temps de lire:

-C'est la source du savoir.

Prenez le temps d'aimer et d'être aimé:

-C'est une grâce de Dieu.

Prenez le temps de vous faire des amis:

-C'est la voie du bonheur.

Prenez le temps de rire:

-C'est la musique de l'âme.

Prenez le temps de penser:

-C'est la source de l'action.

Prenez le temps de donner:

-La vie est trop courte pour être égoïste.

Prenez le temps de travailler:

-C'est le prix du succès.

Prenez le temps de prier:

-C'est votre force sur la Terre.

(père Dominique Nicolas)

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 10:02

Par Saint Bède le Vénérable (v. 673-735) . Sermon n°1 ; CCL 122, 2 (trad. cf Solesmes, Lectionnaire, I, p. 161) 

Naissance de Jean-Baptiste . Son nom sera Jean

« Tous tiennent Jean pour un prophète »


      Si nous cherchons pourquoi Jean baptisait, lui dont le baptême ne pouvait cependant pas remettre les péchés, la raison en est claire :

-c'est que, pour être fidèle à son ministère de précurseur, il devait baptiser avant le Seigneur de même qu'il était né avant lui, qu'il prêchait avant lui et qu'il mourrait avant lui.

En même temps, c'était pour empêcher que la querelle envieuse des Pharisiens et des scribes n'ait prise sur le ministère du Seigneur, dans le cas où il aurait donné le premier le baptême aux hommes.

« Le baptême de Jean, d'où venait-il ? Du ciel ou des hommes ? »

Comme ils n'oseraient pas nier qu'il vienne du ciel, ils seraient contraints de reconnaître que les œuvres de celui que Jean prêchait étaient elles aussi accomplies par un pouvoir venant du ciel.

Cependant, si le baptême de Jean ne remettait pas les péchés, il n'en était pas pour autant sans fruit pour ceux qui le recevaient...

Il était un signe de foi et de repentir, c'est-à-dire qu'il rappelait que tous devraient s'abstenir du péché, pratiquer l'aumône, croire au Christ, et se hâter vers son baptême, dès qu'il paraîtrait, afin d'y être lavés pour la rémission de leurs péchés.



Par ailleurs, le désert où Jean demeurait représente la vie des saints coupés des plaisirs de ce monde.

Qu'ils vivent dans la solitude ou mêlés aux foules, sans cesse ils tendent de toute leur âme à se détacher des désirs du monde présent ; ils trouvent leur joie à ne s'attacher qu'à Dieu, dans le secret de leur cœur, et à ne mettre qu'en lui leur espérance.

C'est vers cette solitude de l'âme, si chère à Dieu, que le prophète désirait aller, avec le secours de l'Esprit Saint, quand il disait :

-« Qui me donnera les ailes de la colombe pour que je m'envole et me repose ? » (Ps 54,7)

 

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 16:00

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église .Élie et le jeûne  ; PL14, 697 (trad. coll. Spi. Or. 53, p. 227 rev.) 

St-Ambroise-de-Milan.jpg

« Il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Elie » (Lc 1,17)


      Qu'est-ce que le jeûne, sinon l'essence et l'image du ciel ?

Le jeûne est le réconfort de l'âme, la nourriture de l'esprit.

Le jeûne est la vie des anges ; le jeûne est la mort du péché, la destruction des fautes, le remède du salut, la racine de la grâce, le fondement de la chasteté.

Par cette échelle, on parvient plus rapidement auprès de Dieu.

Élie est monté par cette échelle, avant de monter par le char ; et en partant vers le ciel, il a laissé à son disciple cet héritage de la sobriété et de l'abstinence (cf 2R 2,11-15). 


      C'est dans cette force et cet esprit d'Élie que Jean est venu (Lc 1,17).

En effet, au désert lui aussi s'adonnait au jeûne, et sa nourriture était des sauterelles et du miel sauvage (Mt 3,4).

Pour cette raison, celui qui l'avait emporté par sa maîtrise de soi sur la capacité de la vie humaine a été considéré non comme un homme, mais comme un ange.

Nous lisons à son sujet :

-« Il est même plus qu'un prophète. C'est celui dont il est écrit : Voici que j'envoie mon ange devant ta face pour préparer le chemin devant toi » (Mt 11,9-10 grec ; Ex 23,20).

Qui aurait pu par une force humaine monter sur des chevaux de feu, sur un char de feu, mener une course à travers les airs [comme Élie], sinon celui qui avait transformé la nature du corps humain par la force du jeûne qui lui accorde une nature impérissable ?

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 15:28

Embryon :

Le oui à la vie en dix

vérités scientifiques

Annonciation Syriaque Evangéliaire Subarah d-Yaldath Alaha

Ces dernières décennies, la connaissance de

l'embryon a fait un bond en avant, et les

conclusions sont très claires...

 

1. Au cours des vingt-cinq dernières années, la science moderne

nous en a révélé  davantage sur notre développement biologique

que toutes les recherches menées  dans le monde en trois mille ans.

2. On sait aujourd'hui que l'embryon humain est un sujet à part entière,

un individu unique, un être vivant doté d'une nature bien définie, et non

une partie du corps de la mère ou un appendice de celle-ci.

3. Dès l'union d'un gamète (ou cellule) mâle et d'un gamète femelle,

l'embryon possède déjà des caractéristiques structurelles et fonctionnelles

distinctes de celles de la mère, que ce soit dans son étape unicellulaire ou

dans les diverses étapes de la division cellulaire.

4. Au cours de toutes ces étapes, l'embryon se comporte comme un

système organique possédant une identité propre, un métabolisme propre,

un système immunologique propre, des acides nucléiques et un groupe

sanguin différents de ceux de sa mère, selon un modèle de développement

vers des états définis, empiriquement détectables.

5. En tant qu'individu autonome, l'embryon  s'auto-organise en vue de son

unité, avec une totale autonomie. Toutefois, ce développement, bien qu'autonome,

n'est pas indépendant de la mère. Il dépend de son utérus  durant un temps variable.

Par la suite, à la naissance, l'embryon continuera de dépendre de la mère

ou d'autres personnes, pour sa survie, durant un laps de temps plus long,

également variable. L'être humain est l'espèce qui prolonge le plus sa dépendance

alimentaire. Cependant son état de dépendance intra-utérine n'a rien à voir avec

son autonomie et sa condition spécifique.

6. Le développement embryonnaire est donc continu, sans sauts ni ruptures,

irréversible et graduel ;  il s'opère en vertu de programmations effectuées par

le génome pour permettre les étapes successives du développement de l'organisme

humain individuel.

7. Par conséquent,  il présente au cours de ces différentes étapes  le

développement de structures reconnues comme préparatoires  aux étapes

suivantes, celles-ci étant définitives. De sorte que, à dix-huit jours, l'embryon

a un cœur qui bat, à vingt jours un système nerveux en croissance constante.

À 42 jours il est déjà doté d'un squelette complet et de réflexes.

À huit semaines, on peut lui faire un électrocardiogramme,  et il est possible

d'enregistrer ses battements de cils, ses réactions, ses réponses à des stimuli.

8. Toutes ces structures s'ajoutent, petit à petit, les unes aux autres de façon

organisée et dans une unité fonctionnelle, pour aboutir à l'état final, définitif,

de développement. C'est pourquoi cet être humain est à la fois un et lui-même,

dans le plus strict respect de la connaissance biologique. C'est une seule et

même personne, depuis la fécondation jusqu'à la gestation puis l'âge adulte.

9. Pour avoir vieilli, un être humain a dû passer par des étapes : maturité,

jeunesse, enfance, mais aussi fœtales et embryonnaires. Au cours de l'ensemble

de ce processus continu, ce développement est ni plus ni moins celui d'un être

humain, sans sauts ni apparitions mystérieuses d'une condition humaine.

10. Il est scientifiquement inapproprié d'affirmer que c'est seulement quand

apparaissent des structures cérébrales et mentales que l'embryon est à

proprement parler 'humain', puisque, pour que ces structures cérébrales et

mentales apparaissent dans l'embryon, celui-ci possède déjà une condition

biologiquement humaine.
 
Traduit de l'édition hispanophone d'Aleteia par

Elisabeth de Lavigne

sources:  Revista Ser Persona

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 15:07

TU ES NE POUR LE BONHEUR (13/16)

vierge au manteau

CHAPITRE I  (Suite)


INSTINCT D’AGRESSION ET L’INSTINCT D’AMOUR


 « Instinct de Caïn » : 

Il plonge et saisit parmi les aspects du monde ceux dont il tirera le maxi­mum de profitIl croit qu'une chose est expli­quée du moment que l'on sait user d'elle.

Caïn dit : radio activité magnétisme, gravitation… (Lorsque Curie découvrit le radium, l'humanité entra dans une voie qui la conduira à la destruction de la vie ; n'aurait-il pas mieux valu que cette découverte ne fût jamais connue ? Aucune arme n'a tué autant d'hommes que telle cornue ou tel microscope.).

Il croit avoir tout dit. L'esprit rationnel au ser­vice de l'action possessive et agressive a traité l'univers comme une utilité ! Elle l'a rendu étranger à l'homme.

Analysé par la Science ou dominé par la technique, l'univers séparé de l'homme s'est retourné contre l'homme. 

(Celle des Grecs était strictement désintéressée. Euclide, Pythagore l'ont maintenue en contact avec la mys­tique née de l'instinct d'amour. Archimède, auteur d'une vingtaine d'inventions, refusa qu'on en prit acte et croyait qu'on peut faire de la science autrement qu'en construi­sant des machines).

 

L'esprit de Caïn poussera de plus en plus loin l'analyse de tout ce qui tombe sous les sens, mais cette analyse ne lui permettra jamais de saisir l'être des choses, et, en particulier, l'être des choses vivantes ; celui de la plante, de l'ani­mal et de l'homme restera toujours pour lui un inconnu, — mais qu'il ne se gênera pas de vio­lenter !

 

O science moderne, tu es les griffes, le bec et l'aile du bipède humain ! Des armes, rien de plus. Par elles, tu captes la nature. Mais tu ne la connais point ! Tu refuses obstinément de percer ses apparences et d'atteindre son secret ! Tu ne veux pas pénétrer jusqu'à son Cœur !

 

Notre civilisation est sortie toute entière des mains des enfants de Caïn : ils ont tout falsi­fié, empoisonné !

 

Cependant, en certains lieux du monde la « ci­vilisation » — que Dieu soit loué ! — retarde de quelques siècles ; les hommes mènent une vie paisible, les chiens ont de vrais poils et leur cou­leur est naturelle, le pain et le vin ne sont pas encore frelatés, les maisons sont à la mesure de l'homme. 

Mais dans cent ans ces lieux se feront rares : ils ne résisteront pas à l'activité destruc­trice des urbanistes : ils témoigneront d'une épo­que où les hommes n'étaient pas étouffés et encasernés dans les affreuses termitières qui engendrent, selon les statistiques actuelles, la délinquance juvénile et chez les adultes, l'hypertension artérielle, des affections cardio-vasculaires et des dépressions nerveuses : autant de bonheur en perspective...

 

Les enfants de Caïn furent sans doute des guerriers et des métallurgistes, alors que ceux d'Abel furent des contemplatifs. La Machine sor­tie des mains des fils de Caïn, le patriarche des athées, a détrôné Dieu sur les autels de la Science dont l'homme est le desservant très humble et très fidèle, — jusqu'à la mort inclusivement !

Depuis cent ans, quels pas de géants dans la construction des monstres d'acier !

Quelles splendides fusées capables de semer partout la mort ! Et ne faut-il pas chercher la véritable force de propulsion des fusées soviétiques dans le sang et les larmes de tout un peuple ?

 

Quel progrès de l'instinct d'agression !

Le danger est là : des hommes qui joignent désormais à leur puissance une toute-puissante méchanceté.

 

***

 

Se méfier quand l'instinct d'agression offre la « paix », cette paix qui absout ses crimes, le con­firme dans son « statu quo » actuel et lui permet de préparer en toute tranquillité le dernier bond qui lui donnerait la domination du monde. L'Oc­cident se déshonorerait et se suiciderait en accep­tant la « paix » des forçats sur une galère vivant sous l'empire de la terreur et la menace du fouet !

 

L'Occident se rappelle-t-il encore les paroles de Lénine : « La politique, même si elle prend l'aspect du pacifisme, n'est que la continuation de la guerre par d'autres moyens »... Voici l'ins­tinct d'agression au service de l'universelle et permanente révolution mondiale !

 

Voici l'œuvre terrifiante de l'instinct de la terre qui combat violemment l'instinct du ciel : mettre des « rideaux » partout, des rideaux de fer ou de bambou, des rideaux entre Dieu et nous ; empêcher des nations jadis chrétiennes de penser qu'il existe des biens meilleurs que la produc­tion industrielle ;leur interdire d'agir en tenant compte de l'existence des biens spirituels ; fon­der un monde sur le rejet de Dieu et persuader les chrétiens que cette entreprise est une simple question de justice sociale où la religion n'est pas en cause ; exciter les appétits d'une « Nouvelle Classe » et faire croire qu'elle est mue par un noble idéal ; non seulement rabaisser les hom­mes à la seule production des biens matériels, mais leur enlever toute possibilité d'accéder au moindre bien être sous prétexte qu'ils doivent se sacrifier au bonheur des futures générations !... 

Il ne semble pas que l'on puisse aller plus loin dans l'instinct satanique de Caïn et dans l'abaissement de l'humain !


***

 

« Instinct d'Abel » :


Recueillement qui donne la vue directe des choses par-delà les apparences. Du dehors au dedans. Vers le Centre. Toujours plus à fond.

Lumière dans les profondeurs : vision de la hiérarchie de la création qui s'élève à travers ses paliers, du Multiple vers l'Un,

De l'instinct d'agression à l'instinct d'amour ! Du Malheur au Bonheur !

 

L'instinct d'Abel pressent que l'univers est comme un iceberg : ce que l'on y voit est peu de chose à côté de ce qui est caché dessous ; alors Abel plonge dans les haut fonds invisibles...

 

Cet instinct ne peut pas ne pas être quelque peu haletant vers l'Essentiel ; mauvais signe, en vérité, s'il s'attarde trop aux apparencesMais je ne dissimule pas mon enthousiasme pour l'ins­tinct d'amour qui n'est pas de ce monde et qui se manifeste si peu en ce monde...

 

Insistons un instant sur quelques trait de l'ins­tinct d'Amour. Passage du moi au toi pour aboutir au « nous ». Forme trinaire de l'amour. Miracle du point de vue de la chair. Car la chair est exclu­sive et impénétrable.

 

Miracle spirituel par lequel l'instinct d'agres­sion qui asservit se change en instinct d'amour qui sert.

 

Pour que cette transformation s'accomplisse dans sa plénitude, il faut que le palier le plus élevé de la nature humaine soit actualisé, ce qui suppose la réalisation de l'essence dans son ordre naturel : le moi, avec son action amoureuse dominant les autres paliers... Par conséquent, pour exercer une action amoureuse, le sujet doit être d'abord lui-même, en possession pleine et entière de son âme : on ne peut donner que ce que l'on a : « La plus belle fille du monde »...

 

Dans l'action amoureuse le sujet garde vis-à-vis de l'objet une attitude semblable à celle qu'il a envers lui-même : « Aime ton prochain comme toi-même »...

 

Ce don de soi est l'unique et véritable source de la joie : il n'y en a point d'autre.

 

S'oublier c'est se mettre à la place d'autrui, et ce déplacement, non seulement ne ruine pas le moi, mais il le dilate ; déplacement qui est pour lui, la vie, l'expansion de son être, et donc la joie...Quand on est l'autre on ne cesse pas d'être soi, bien au contraire, on l'est plus que jamais !

 

Divin épanouissement ! Si l'on ne t'avait pas oublié, la ferveur joyeuse n'aurait pas quitté ce monde !

 

Par l'instinct d'amour, l'âme se démure et pénètre enfin dans son royaume. Les sentiments altruistes : sympathie, amitié, enthousiasme, adoration... font rayonner l'âme comme un soleil. Ils sauvent l'âme en allant au delà des sentiments inspirés par la chair. Elle n'étouffe plus dans les limites de la chair ! Elle retrouve l'infinie étendue de son royaume spirituel...

 

L'instinct d'amour va, dans l'allégresse, jus­qu'au sacrifice même de la vie. Il sauve cette autre vie qui est en nous et ne meurt pas avec la chair : il l'affirme vigoureusement : l'instinct d'amour est un instinct de survie.

 

Par contre, les sentiments que l'on appelle égoïstes, ce sont eux qui tuent l'Ego et, avec lui, l'âme est entraînée dans la mort. Ils répon­dent à l'instinct d'agression de la chair, c'est-à-dire à la partie périssable de l'humainEt ils tuent l'humain !

 

Et voici une question qui n'est pas sans importance. 

L'instinct d'amour a besoin, pour passer de la puissance à l'acte, d'une instruction et d'une éducation appropriée. 

Sans cela, il est facilement refoulé par les autres instincts de la nature humaine. Sans un milieu qui respecte l'humain, avec sa hiérarchie naturelle, la bête qui est en nous avec son instinct d'agression, envahira l'âme entière. 

Or, les personnes qui sont chargées, à notre époque, de l'instruction et de l'éducation ne sont, malheureusement, qu'as­sez rarement des personnes authentiques, c'est-à-dire des êtres normalement constitués, dont l'existence est un reflet fidèle de l'essence.

 Il se peut que l'âme de l'enfant soit de ce fait défor­mée, cela d'autant plus que le milieu où elle se développe, en plus de ses éducateurs, est propice à cette déformation.

Un enfant dans de telles con­ditions n'aura pas un vrai moi, bien à lui, un moi spirituel avec son instinct d'amour, mais un moi charnel avec son instinct d'agression. 

Il ne sera pas un homme mais un sous-homme, un petit animal au masque humain... On le rencontre un peu partout, ce chérubin...

 

Un homme qui vit à l'intérieur d'institutions saines épanouit la meilleure part de lui-même et connaît la joie de cet épanouissement ; alors que cette part étouffée par de malsaines institu­tions lui donnera, plus ou moins tard, le mal de vivre. Je m'excuse de revenir sur cette question, mais il est, hélas, nécessaire d'y insister.

 

Des institutions qui ignorent la triple nature humaine, et la suprématie de l'instinct d'amour, aboutiront nécessairement à la ruine de l'hu­main. Elles le feront retourner au règne de la Bête, à la suprématie de l'instinct d'agression, à la basse époque où nous vivons...

 

Le règne de cet instinct — sous sa forme théo­rique et sa forme pratique — est imposé aujour­d'hui par la Harpie Rouge. Il ne pourra prendre fin que si le monde redevenait chrétien, que s'il remontait la pente pour retrouver l'Instinct d'Amour : le seul qui déclenche le signal de l'as­cension : la véritable joie de vivre, le bonheur !

 

On peut même prédire que sans cet Instinct qui unit, le corps du monde va bientôt éclater ; la bombe atomique n'étant que l'expression de l'instinct qui désunit. Aujourd'hui tout est désin­tégré et cela a commencé il y a deux cents ans, par le dedans...

 

L'humanité se trouve placée aujourd'hui entre le suicide et l'adoration : elle doit choisir!

 

Le combat qui se livre entre l'instinct d'agres­sion et l'instinct d'amour n'étant plus à l'échelle humaine nous aurions tort de compter sur nos seules forces

Nous ne pouvons combattre l'Ins­tinct satanique qu'en nous remettant à l'Amour divin en personne. 

C'est lui qui nous donnera de vaincre, c'est lui qui nous fera saisir la nature surnaturelle de notre propre amour et qui en préservera, en notre cœur fragile, sa vacillante flamme.

 

L'Instinct d'Amour se manifesta en 1917 à Fatima alors que l'instinct d'agression venait de déchaîner la première guerre d'extermination totale, alors que germait une nouvelle Révolution qui répandra à travers la planète les mœurs de l'athéisme. 

Manifestation de portée mondiale au moment où ce qui restait encore de l'instinct d'amour dans le monde subira le plus formidable des assauts, première tentative organisée de laïcisme universel : la contre-Eglise, avec son ins­tinct de haine, de rage et de malice va se ruer pendant quarante ans contre l'Église !

Aujour­d'hui elle a consacré, institutionnalisé l'Agression à la mesure de l'univers !

 

Dans ce deuil de l'Amour, au milieu des décombres amoncelés par la Haine, élevons les yeux vers l'unique salut, vers le plus grand amour humain qui a répondu à l'Amour divin... Et tu répondras au nôtre, ô Marie !

 

Tu écrasas la tête du Malheur, ô Mère qui enfantas le Bonheur sur terre... Tu l'enfanteras encore en nos âmes en nous donnant l'avant-goût des célestes Béatitudes !

 

A SUIVRE

 

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 14:51

Par Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église . Commentaire de l'Évangile concordant, 9, 7-13 ; SC 121 (trad. SC p. 174s rev.) 
St-Ephrem-inspire.jpg

« Et cependant le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui »


« Parmi les hommes, aucun n'est plus grand que Jean. »

Si tous les saints, ces hommes justes, forts et sages étaient réunis et habitaient en un seul homme, ils ne pourraient pas égaler Jean Baptiste, dont il a été déclaré qu'il dépasse les hommes de beaucoup et qu'il appartient aux catégories des anges (Mc 1,2 grec; Ml 3,1 hebr). 

« Mais celui qui est le plus petit dans le Royaume des Cieux est plus grand que lui ».

Par ce qu'il a dit de la grandeur de Jean, notre Seigneur a voulu nous annoncer l'abondante miséricorde de Dieu et sa générosité envers ses élus.

Si grand et si célèbre que soit Jean, c'est moins que ce que sera le plus petit du Royaume, comme le dit l'apôtre Paul :

-« Notre connaissance est partielle.

Quand viendra l'achèvement, ce qui est partiel disparaîtra » (1Co 13,9-10).

Jean est grand, lui qui a dit par pressentiment :

-« Voici l'Agneau de Dieu » (Jn 1,29), mais cette grandeur, comparée à la gloire qui doit être révélée à ceux qui en seront trouvés dignes, n'est qu'un mince avant-goût.

En d'autres termes, toutes les choses grandes et admirables d'ici-bas, comparées aux béatitudes de l'au-delà, apparaissent dans leur petitesse et leur néant. 

Jean a été trouvé digne des grands dons d'ici-bas : la prophétie, le sacerdoce (cf Lc 1,5) et la justice.

Jean est plus grand que Moïse et les prophètes, mais la Loi ancienne a besoin du Nouveau Testament, puisque celui qui est plus grand que les prophètes a dit au Seigneur : « J'ai besoin de me faire baptiser par toi » (Mt 3,14).

Jean est également grand, parce que sa conception a été annoncée par un ange, parce que sa naissance a été entourée de miracles, parce qu'il a annoncé Celui qui donne la vie, parce qu'il a baptisé pour la rémission des péchés.

Moïse a conduit le peuple jusqu'au Jourdain et la Loi a conduit le genre humain jusqu'au baptême de Jean.

Mais « si parmi les hommes, aucun n'est plus grand que Jean », le précurseur du Seigneur, combien plus grands seront ceux à qui notre Seigneur a lavé les pieds et insufflé son Esprit ? (Jn 13,4; 20,22). 

 

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 14:49

 

J'EN AI MARRE !...QUE FAIRE POUR QUE TOUT AILLE MIEUX ?...

 

remonteur-de-moral.jpg

Vous connaissiez "mdr"(mort de rire) ...

Voici mainteant le "R.d.M" (remonteur de moral!)

 

Voilà où j’en suis :

J’en ai marre ! et je n’en peux plus,

Réellement tout va mal ! 

Mais, Seigneur, déposant ma tête dans mes mains, 

Je veux bien , allez, poser mon cœur et mes yeux, une minute,

sur ce que, vous, vous voyez…

 

Oh, je sais ce que Vous allez me dire :

« Il y a tout ce qui va mal,

mais il y a surtout tout ce qui va bien. »

Ouvrant grand les yeux, j’ai découvert alors la longue et belle procession

des vrais trésors de la terre,

 

J’ai vu ceux et celles qui ne m’avait jamais lâché,

l’amitié vraie qui m’a soutenu quand tout était noir ;

Il y a  l’humour, en tête de procession,

ce coup d’oeuil et ce sourire qui m’ont fait comprendre

que vu d’en haut les ennuis reprennent leur taille normale,

qui n’est pas si démesurée que nous la faisons,

 

J’ai vu les millions de saints tous à pied d’œuvre

(les pauvres, qui croyaient se reposer tout à fait !),

remuant ciel et terre pour me donner un peu de leur bonheur,

Avec les centaines de milliers de saints de la terre, qui eux,

se sanctifiant par l’amour et les épreuves,

m’envoient, heure après heure, les élans de la vie donnée ;

 

J’ai vu…le beau ; l’harmonie de tout ce qui m’entoure,

et comme c’est du gâchis de ne pas s’enivrer des couleurs

et de la vie qu’Il a inventé pour nous,

pour moi, pour le plaisir de mes yeux et de ma respiration,

et dire que je n’y pensais jamais que devant un beau paysage !

 

Mais…le beau paysage, il est de tous les jours…

Il fait partie de la belle procession de tous les jours…

Il y a des malheureux, des souffrants ?  

Oui, mais dans la procession de la réalité belle,

il y a la gaieté de mille handicapés, heureux de s’offrir,

il y a le vieux sourire d’une vieille, qui, en coin de regard,

veut me dire que la vie vaut la peine,

jusque dans son jusqu’au bout.

 

Là où j’ai été bien surpris,

C’est lorsque j’ai vu…tout ce qui allait bien en moi !

Ne riez pas, c’est vrai : il y a du bon en moi,

L’Autre et les autres y sont pour beaucoup, et moi aussi un peu.

 

J’ai vu toutes mes victoires, que j’avais oubliées.

La plus écrasante des révélations : mon père et ma mère…

Sous la plus épaisse couche de nos rapports sclérosés,

 

Il y a…ces cœurs qui ne peuvent pas s’empêcher de m’aimer…

Alors ça c’est mystérieux.

Je vous jure que je ne le savais pas, ni eux non plus.

Du coin de l’œil, je scrute encore tous mes ratés ?

Inutile d’insister, « tout va bien » :

 

Dans cette procession du réel réparé,

Il sont tous transfigurés, comme les grains tombés en terre

et qui portent beaucoup de fruit.

Et avec tout cela, la légèreté de la liberté, le chant intérieur de la prière,

La vie.

 

Je ne parlerai pas de l’Espérance, que j’ai vu si tranquille :

Péguy en est tombé amoureux, aussi :

« Maintenant comment elle s’y prend

pour faire de l’eau pure avec de l’eau mauvaise,

            des âmes levantes avec des âmes couchées,

            des jours neufs avec des jours qui ont déjà servi…

            des âmes fraîches avec de vieilles âmes,

            des âmes courantes avec des âmes stagnantes,

comment elle réussit, comment elle s’y prend,

ça, mes enfants, c’est mon secret. »

 

Alors, devant cette invasion de tout ce qui va bien,

j’ai tenté une dernière résistance :

il y a bien, tout de même, le mal et les fautes,

ça vous ne pouvez pas le nier !

 

Et bien non, même ça, ça ne les a pas fait changer de tête,

«La Bonne Nouvelle » ! (comme on l’appelle, depuis 2000 ans) 

j’ai vu, dans sa lumière, la beauté fulgurante d’une seule âme en état de grâce,

et comme, à elle seule, elle pèse plus lourd

que toute la création endolorie, que toutes les souffrances,

et qu’un grand nombre de péchés.

 

Par dessus tout, pour que tout aille bien, il y a

Un Nom à prononcer,

A Ce Nom je peux tout confier,

Et, je vais dire une folie : par Ce Nom

 je peux tout obtenir.

Alors ça allait mieux 

(http://jeunes-anciennes-de-saintjoseph.over-blog.com/article-31687675.html)

 

 

IsaacTheSyrian-header.gif

 

La voie de Dieu est une croix quotidienne.

 Nul n'est monté aux cieux

en menant une vie de fraîcheur.

 Nous savons où cette dernière se termine.

 

Saint Isaac le Syrien

 

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 14:37

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église .Sermons sur l'évangile de Saint Jean, n°2, §5-7 (trad. Bibliothèque augustinienne, t. 71, p. 183s rev.) Ce texte éclaire parfaitement en notre Liturgie Syriaque le geste liturgique du "Diacre" qui représente ici Jean-Baptiste et en regardant le célébrant (Et, dès lors lle Christ "Lumière qui vient éclairer tout homme venant en ce monde") processionne autour de l'Autel (Les bras croisés: la navette d'encens et un cierge allumé en mains) pendant l'hymne De St Sévère au Verbe Incarné...

St Augustin

« Il est venu pour rendre témoignage à la Lumière »


Comment le Christ est-il venu ?

Il est apparu en homme.

Parce qu'il était homme à ce point que Dieu était caché en lui, un homme remarquable a été envoyé devant lui pour faire reconnaitre qu'il était plus qu'un homme, lui, le Christ...

Qui était-il, celui qui devait ainsi rendre témoignage à la Lumière ?

Un être remarquable, ce Jean, un homme d'un haut mérite, d'une grâce éminente, d'une grande élévation.

Admire-le, mais comme on admire une montagne :

-la montagne reste dans les ténèbres tant que la lumière ne vient pas l'envelopper :

-« Cet homme n'était pas la Lumière ».

Ne prends pas la montagne pour la lumière ; ne va pas te briser contre elle, bien loin d'y trouver du secours. 



Et que faut-il admirer alors ?

La montagne, mais comme montagne.

Elève-toi jusqu'à celui qui éclaire cette montagne qui est dressée pour recevoir, la première, les rayons du soleil, afin de les renvoyer à tes yeux...

De nos yeux, on dit aussi qu'ils sont des lumières ; et pourtant si on n'allume pas de lampe la nuit ou si le soleil ne se lève pas durant le jour, nos yeux s'ouvrent en vain.

Jean lui-même était ténèbres avant d'être illuminé ; il n'est devenu lumière que par cette illumination.

S'il n'avait pas reçu les rayons de la Lumière, il serait demeuré ténèbres comme les autres... 



Et la Lumière elle-même, où est-elle ?

-« la Lumière véritable qui illumine tout homme en venant dans ce monde » ? (Jn 1,9)

S'il illumine tout homme, il illuminait aussi Jean, par qui il voulait être manifesté...

Il venait pour des intelligences infirmes, pour des cœurs blessés, pour des âmes aux yeux malades..., des gens incapables de le voir directement.

Il a couvert Jean de ses rayons.

En proclamant qu'il avait été lui-même illuminé, Jean a fait connaître Celui qui illumine, Celui qui éclaire, Celui qui est la source de tout don. 

 

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 11:28

 


Par Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr .Contre les hérésies, III, 10-11 (trad. cf. SC 34) 
St-Irenee-de-Lyon.jpg

« Je vous le déclare : Élie est déjà venu »


A propos de Jean le Baptiste, nous lisons en St Luc :

« Il sera grand devant le Seigneur, et il ramènera beaucoup des fils d'Israël au Seigneur leur Dieu. Il marchera devant lui avec l'esprit et la puissance d'Élie, afin de préparer pour le Seigneur un peuple bien disposé » (Lc 1,15s).

Pour qui donc a-t-il préparé un peuple et devant quel Seigneur a-t-il été grand ?

Sans aucun doute devant celui qui a dit que Jean avait quelque chose de « plus qu'un prophète » et que « personne d'entre les enfants des femmes n'était plus grand que Jean le Baptiste » (Mt 11,9.11).

Car Jean préparait un peuple en annonçant d'avance à ses compagnons de servitude la venue du Seigneur et en leur prêchant la pénitence, afin que, lorsque le Seigneur serait présent, ils soient en état de recevoir son pardon, qu'ils reviennent à celui dont ils s'étaient éloignés par leurs péchés et leurs transgressions.

C'est pourquoi, en les ramenant à leur Seigneur, Jean préparait au Seigneur un peuple bien disposé, dans l'esprit et la puissance d'Élie. 

Jean l'évangéliste nous dit :

-« Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière. Il n'était pas la Lumière, mais il venait pour lui rendre témoignage » (1,6-8).

Ce précurseur, Jean le Baptiste, qui rendait témoignage à la lumière, a été envoyé sans aucun doute par le Dieu qui avait promis par les prophètes d'envoyer son messager devant la face de son Fils pour lui préparer le chemin (Ml 3,1 ; Mc 1,2), c'est-à-dire pour rendre témoignage à la Lumière dans l'esprit et la puissance d'Élie. 

Précisément parce que Jean est un témoin, le Seigneur dit qu'il était plus qu'un prophète.

Tous les autres prophètes ont annoncé la venue de la lumière du Père et ont désiré être jugés dignes de voir celui qu'ils prêchaient.

Jean a prophétisé comme eux mais il l'a vu présent, il l'a montré et a persuadé beaucoup de croire en lui, si bien qu'il a tenu à la fois la place d'un prophète et celle d'un apôtre.

Voilà pourquoi le Christ dit de lui qu'il était « plus qu'un prophète ». 

 

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 11:26

 



Saint Corentin, qui êtes-vous ?
[Évêque de Quimper
(v. 375-460)
 ]

saint-Corentin--Eveque-de-Qumper.jpg
Ermite, né en Bretagne vers 375, disciple de saint Martin, saint Corentin est le saint patron de Quimper et un des sept saints fondateurs de la Bretagne qui évangélisèrent cette région, avec saint Tugdual de Tréguier, saint Paterne de Vannes, saint Samson de Dol, saint Pol de Léon, saint Malo et saint Brieuc.

Il est également le fondateur et le premier évêque de l'évêché de Cornouaille. 

Après de longue années de recueillement et de prières à Plomodiern, Corentin acompagna Saint Tudy et Saint Guénolé à Tours. 

Il participa au concile d'Angers en 453. 

Il établit plus tard sa cathédrale à Quimper, ville du roi Gradlon. 

Corentin est également connu sous les noms de Courantin, Kaour, Kaourintin et Tina. 

Le village de Cury en Cornouailles britannique ne l'a pas oublié. Cependant de très nombreuses églises et chapelles se sont placées sous son vocable dans le Finistère et les Côtes d'Armor. 

Une partie de ses reliques est conservée à la cathédrale de Quimper.

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