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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 07:15

 

 

La prière étant l'élévation de l'âme vers Dieu,

l'âme s'élève plus vite et plus parfaitement vers son créateur, lorsque l'homme se trouve dans un endroit retiré et isolé du tumulte.

 

À ceux donc qui veulent prier, Jésus donne le conseil salutaire d'entrer dans leur cellule, c'est-à-dire dans le secret de leur cœur, de fermer la porte, c'est-à-dire les sens qui donnent entrée aux objets extérieurs et aux vaines imaginations, sources fréquentes de distractions importunes pendant la prière.

 

Ayant fermé la porte de votre âme, dont vous avez recueilli les forces, vous vous livrez dans l'intime de votre cœur à l'oraison mentale, qui monte plus fervente vers le trône de Dieu.

 

En effet, plus un homme abandonne les objets extérieurs, plus il peut se recueillir en lui-même, et plus il peut s'élever par la prière à la contemplation de Dieu.

(La vie du Christ
de Ludolphe le Chartreux (1300-1378)

11.Crucifixion.Grecque

 

TROIS  PRIERES POUR LES MOURANTS

Très utiles pour les mourants et que l'on peut avantageusement employer, pour les accompagner de nos prières fraternelles vers  la béatitude céleste.

 

Histoire :

Il y avait  à Rome, un Pape qui était accablé par ses nombreux péchés.  Dieu le frappa d'une maladie mortelle.  Mais,  comme  il  se rendît compte qu'il allait mourir, il convoqua autour de lui,  cardinaux, évêques  et savants,  et  leur dit   :

 

-Mes chers amis ! Quelle consolation pouvez-vous me donner, alors que je vais bientôt mourir  et que j'ai mérité la damnation éternelle à cause de mes péchés !

 

Aucun ne lui répondit. Cependant, un pieux chapelain nommé Jean, lui dit:

« Pourquoi, désespères-tu de la Miséricorde de Dieu ? »

Le Pape rétorqua : 

-Quelle consolation me donnes-tu, à moi qui doit mourir et qui crains d'être damné pour mes péchés ?

 Jean lui répondit : "  

- Pour ce faire, je vais réciter trois prières, et j’espère que tu seras consolé et que tu obtiendras la miséricorde du Seigneur. "  Sur ce, le Pape ne peut plus rien dire,   le chapelain s'agenouilla et tous  ceux qui étaient avec lui en firent autant  et il dit  les prières suivantes : (Elles ont été modifié pour les circonstances actuelles…)

 

* Réciter l’acte de contrition parfaite :

* Ô Dieu, Qui ne voulez pas la mort du pécheur, mais plutôt qu’il se repente et qu’il vive, je confesse en Votre Présence que j’ai péché malgré Votre grande bonté.

Par mon ingratitude, j’ai dérogé à la dignité filiale et ne suis plus digne d’être appelé  fils de Votre grâce.

Acceptez-moi, Ô Père, comme l’un de Vos zélés serviteurs.

Dans Votre Miséricorde, veuillez effacer mes transgressions et me laver de mon péché.

Ô Père de Miséricorde, veuillez détourner Votre face de mes péchés et ne plus Vous souvenir de mes iniquités.

Ne me rejetez pas de devant Votre face, Seigneur débordant  de grâce. Ne me rejetez  pas dans Votre colère, mais soyez attentif au cri de ma détresse. Seigneur, veuillez regarder mes larmes. Qu’elles me lavent en Votre présence, Seigneur mon Dieu, car c’est avec une sincère humilité que je me repends que et je regrette du fond du cœur tout ce que j’ai pu faire de mal.

De plus, je prends la ferme résolution de  ne pas retourner sur les chemins haïssables du péché.

Veuillez agréer ma confession et m’aider dans Votre miséricorde et Votre grâce à vivre d’une  vie qui glorifie Votre Saint Nom, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn.

 

 

PREMIÈRE PRIÈRE.

 

* Notre père qui êtes aux Cieux…

 

* Je vous salue Marie… 

 

Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu et Fils de la Vierge Marie, Dieu et homme, Vous qui avez versé pour nous sur le Mont des Oliviers une sueur d’angoisse et de sang; pour les mourants présents les plus méritants daignez offrir votre Ste Agonie à votre Père Céleste, et si, par leurs péchés ces mourants avaient mérité la damnation éternelle,  puise-t-elle être détournée d’elles.

 

Père Éternel, daignez-leur accorder cette ultime

Faveur, en vertu des mérites acquis par Notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils bien-aimé, qui vit et règne avec Vous, dans l’unité du Saint-Esprit, maintenant et pour l’éternité.

 

 Amîn.

 

DEUXIÈME PRIÈRE.

 

** Notre père qui êtes aux Cieux …

 

** Je vous salue Marie… 

 

Seigneur Jésus-Christ, Vous qui avez accepté de mourir pour nous sur le bois de la Sainte Croix, en toute soumission à votre Père Céleste; pour épargner de l’enfer les mourants de ce jour, que je connais et qui me sont chères, daignez offrir  à votre Père Céleste, votre TRÈS SAINTE MORT, afin d’effacer tout ce qu’elles ont mérité par leurs péchés.

 

Père Éternel, daignez-leur accorder cette ultime Faveur, en vertu des mérites acquis par Notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils bien-aimé, qui vit et règne avec Vous, dans  l’unité du Saint-Esprit, maintenant et pour l’éternité.

 

Amîn.

 

 

TROISIÈME PRIÈRE.

 

*** Notre père qui êtes aux Cieux …

 

*** Je vous salue Marie… 

 

Seigneur Jésus-Christ, Vous qui par votre Amour éternel avez voulu parler par la bouche des prophètes en disant : « Je Vous ai attiré auprès de moi ».

 

Cet Amour, Vous a fait prendre un corps semblable au notre, par le « fiat » de la Vierge Marie et la Puissance du St Esprit. Vous avez accepté de passer trente-trois années dans la vallée de ce pauvre monde en vous faisant notre frère.

 

En signe de ce grand Amour, Vous avez voulu être fait prisonnier,  conduit d’un juge à un autre, être condamné à mort, puis mourir, être mis au tombeau, pour enfin ressusciter vraiment.

 

Vous êtes ensuite apparu, à plusieurs reprises à Votre Très Sainte Mère et aux saints Apôtres,

 

Vous êtes monté au Ciel par Votre propre force et puissance, Vous êtes assis à la droite de Dieu  Votre Père Céleste, et Vous avez envoyé le Saint-Esprit dans le cœur de tous ceux qui espèrent et croient en Vous  à travers les signes de Votre Amour éternel.

 

Vous nous avez donné Votre Corps Sacré en nourriture véritable et Votre précieux Sang en boisson authentique.

 

Si les âmes des personnes qui me sont chères et les mourants les plus méritant de ce jour,  ne sont pas digne d’être admis immédiatement dans le Royaume de Votre Père Céleste, je vous prie par les mérites et les douleurs de Votre Sainte Mère, de leur pardonner leurs péchés, et surtout de les préserver de l’éternelle damnation et de les conduire vers le « sein d’Abraham », en votre Christ « Lumière, Vie et Résurrection » afin qu’ils puissent partager un jour avec nous votre  Royaume céleste.

 

Amîn.

 

L’Evêque de Rome, le Pape, mourut vers la fin des prières.

Le chapelain demeura trois heures près de la dépouille.   

Le Pape  lui apparut visiblement et consolé,  son visage était plus rayonnant que le soleil,  ses habits étaient comme la neige, et il dit : " Mon cher Frère, alors que je devais être un enfant de la damnation  éternelle. Je  suis devenu un enfant de la béatitude.

Quand tu prononças la première prière, mes péchés tombèrent de moi comme la pluie du ciel, et lorsque tu prononças la deuxième prière, je fus purifié de la même manière qu'un forgeron purifie l’or dans un feu ardent. Je fus davantage purifié quand tu prononças la troisième prière.  Je vis alors le Ciel ouvert,  et, debout à la droite du Père, le Seigneur, me dit :

-« Viens, tes péchés te sont remis, tu seras et resteras éternellement dans  le Royaume de Mon Père. »  " 

" A ces mots, mon âme se sépara de mon corps et les Anges de Dieu la conduisirent dans l’éternelle félicité.’’

En attendant cela, le chapelain dit :

-0 Saint-Père. ! Je ne dois dire ces choses à personne car on ne me croira pas. "

Le Pape dit alors :

-En vérité je te le dis, l’ange de Dieu est à côté de moi et il a écrit ces prières avec des lettres d’or, pour la consolation de tous les pécheurs et pécheresses. Si un homme avait commis tous les péchés du monde, mais que ces  trois prières auraient été prononcées à son lit de mort, tous ses péchés lui seraient remis, et même si son âme devait souffrir des peines jusqu'au jugement dernier, elle serait délivrée. "

" L'homme qui les entend dire, ne mourra pas d'une mauvaise mort, de  même dans n'importe quelle maison où elles seront dites."

" C'est pourquoi, prends ces prières et portes-les à l'Église Saint-Pierre et dépose-les  dans la chapelle, dite, de l'Assomption de  Marie, pour une  consolation assurée.’’

[...] "

" De même, celui qui dira ou entendra dire cette prière,  sera préparé à l'heure de sa mort. 

 

 Amen.  "

descente enfers

 

Dans le Christ ressuscité, il n’y a pas de séparation entre les morts et les vivants ; comme le dit le Père Macaire Gloukharev : " Nous sommes tous vivants en lui, et il n’y a pas de mort. "

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Dans son article " De la mort et de la résurrection ", Mgr Kallistos Ware aborde le refus de certains groupes chrétiens de prier pour les défunts.

 

Il affirme dans cet article que le fondement de la prière pour les défunts est l’amour :

 La base, c’est notre solidarité dans l’amour mutuel. Nous prions pour les morts parce que nous les aimons.

L’archevêque anglican William Temple appelle de telles prières " le ministère de l’amour "  ; et il affirme dans des mots que tout chrétien orthodoxe serait heureux de faire siens :

-" Nous ne prions pas pour eux parce que Dieu les négligera si nous ne le faisons pas.


Nous prions pour eux parce que nous savons qu’il les aime et en prend soin, et nous demandons le privilège d’unir notre amour pour eux à celui de Dieu. "


Et comme le dit Pusey : 

-" Le refus de prier pour les morts est une pensée si froide, si contraire à l’amour, que pour cette seule raison, elle doit être fausse."


À partir de là, aucune autre explication ou justification de la prière pour les défunts n’est nécessaire ou même possible.

Une telle prière est simplement l’expression spontanée de notre amour les uns pour les autres.


Ici, sur terre, nous prions pour les autres ; pourquoi ne pas continuer à prier pour eux après leur mort ? Ont-ils cessé d’exister, au point que nous devrions cesser d’intercéder pour eux ?


Vivants ou morts, nous sommes tous membres de la même famille ; ainsi, vivants ou morts, nous intercédons les uns pour les autres.


Dans le Christ ressuscité, il n’y a pas de séparation entre les morts et les vivants ; comme le dit le Père Macaire Gloukharev :

-" Nous sommes tous vivants en lui, et il n’y a pas de mort. "

La mort physique ne peut défaire les liens de l’amour et de la prière mutuels qui nous unissent tous dans un seul et même Corps. […]

Quand nous prions pour les défunts, il nous suffit de savoir que leur amour de Dieu continue de grandir et qu’ils ont ainsi besoin de notre soutien.

Laissons le reste à Dieu."    

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne
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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 16:37

Tradition Syriaque

 

 

 

Jésus,Marie et les Apôtres parlaient une langue sémitique:l'Araméen ou Syriaque. 

 

C'est donc dans cette langue que le Message de la Bonne Nouvelle du Salut nous fût oralement transmis avant que ne fussent rédigés les Évangiles, en Syriaque et en Grec, sous la forme que nous leur connaissons.

 

   Cette langue est de nos jours encore parlée au Moyen-Orient et se trouve utilisée, dans leurs Liturgies, par plusieurs Églises Orientales "du Levant":

 

-L'Eglise Syriaque (avec ses deux branches: Orthodoxe  et Catholique

 

*l'Eglise-mère de Toutes les Eglises de Tradition Syriaque:

 

¤Patriarcat Syriaque Orthodoxe d'Antioche et de Tout l'Orient (Voir "Ressources Syriaques" : Syriac Orthodox Resources (en Anglais), Shroro - SOC Digest (En Anglais).Institut Syriaque de Belgique),et son Eglise- aux Indes (désormais canoniquement indépendante)

 

¤l'Eglise Orthodoxe Malankare. Site officiel de l'Église Eglise-mère à son tour de l'

 

¤Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne (Crée pour l'Europe et ses missions).http://syrorthodoxchurch.com/ et , partant, de notre 

 

¤Eglise Syro-Orthodoxe Francophone.

 

*L'Eglise Syro-Maronite ,

 

-L' Église Assyro-Chaldéenne (avec ses deux branches.http://www.mission.chaldeenne.org/ ).

          Ainsi en est-il donc des moines du Monastère Syriaque de N-D de Miséricorde (Siège de la Métropolie de l'Eglise Syriaque-Orthodoxe-Antiochienne en France et en Afrique ) et, dès lors, de la Paroisse Cathédrale, qui célèbrent la Sainte  Messe (St Qurbana) dans la Tradition Liturgique Syriaque "d'Antioche Jérusalem", cette belle Liturgie de St Jacques dite "Mère de de toutes les Liturgies".

 

  C'est en effet de cette Liturgie primitive de l’Église encore in-divisée que, en s'adaptant au génie propres à chaque peuple, se diversifièrent peu à peu, dans le concert de l’Église Universelle, les diverses expressions de la prière liturgique de chaque Église Locale (ttp://fr.wikipedia.org/wiki/Rite_syriaque_occidental ).

 

   Ainsi, de cette souche première naquirent, progressivement, les rites Byzantins, Romains, Arméniens...

 

Gregorios-Photo-retouchee.jpg

A notre époque, alors que d'aucun vivent comme des déracinés et semblent avoir brisées leurs boussoles,ne sachant plus d'où il vienne et vers où ils vont, il ne nous semble pas indifférent de se tourner vers les origines Apostoliques de notre Foi et de nous souvenir que "La Lumière nous vient de l'Orient".

 

   Le Monastère de Notre-Dame de Miséricorde et ses dépendances, en France, au Cameroun veulent être des lieux de prières pour que soit restaurée, là où c'est nécessaire, et  toujours plus clairement manifestée l' Unité de l’Église du Christ, l'unité des "Eglises Apostoliques".

 

   En effet,on le sait ,le Christ n'a pas fondé plusieurs, mais une seule Église !...Malheureusement l'orgueil humain s'est chargé de déchirer la "Tunique sans couture" du Christ !

 

   Pourtant, malgré ce scandale des divisions qui ne sont que le fruit de l'orgueil, l’Église ne saurait être divisée dans ce qui fait son essence.

 

   Elle reste essentiellement Catholique, universellement unie dans la commune profession de la Foi Orthodoxe (rectitude doctrinale) et cette Grâce du Saint - Esprit qui, à travers les Sacrements surtout, relient ses membres au Christ son Chef et son Pasteur.

 

   Ceux donc qui,par orgueil, ne seraient plus fidèles à la "Tradition Apostolique" et dévieraient vers l'hérésie, vers l'apostasie et entraîneraient les Peuples désorientés vers une grande confusion, ceux- là pêcheraient gravement contre l'unité et la briseraient...

 

   Nous ne pouvons donc que vous inviter à nous rejoindre dans notre effort de restauration de cette unité, voulue par le Christ pour Son Église, à travers l'humble fidélité à l'héritage des Pères, particulièrement par la célébration simple, joyeuse et digne de l'Antique Liturgie d'Antioche Jérusalem.

 

   Si arrive que vous nous fassiez l'honneur et le bonheur de nous rejoindre, en France ou en Afrique, pour l'une ou l'autre de nos célébrations, vous aurez à cœur, tout comme nous que cette Liturgie naturellement empreinte de respect et d'adoration, revête une plus grande solennité; si vous souhaitez que nos assemblées soient vivantes et recueillies, nous vous prions donc d'être, autant que possible, une demi heure en avance pour répéter ces beaux cantiques traditionnels que vous aimez...

 

   Plus que jamais nous avons besoin de nous réunir autour de nos prêtres (Moines et séculiers) dans des oasis de fidélité et de paix où, à travers l'Orthodoxie de la Foi, nous puissions, comme le chantent les Oraisons de la Liturgie Syriaque du Baptême, remercier le Seigneur "de nous avoir incorporés à Son Église Sainte, Catholique et Apostolique! " car en elle nous honorons le Seul Vrai Dieu, nous trouvons et protection contre l'Esprit du Mal, ainsi que la force de vaincre l'adversité.


 

 
 

L'Église syriaque toujours vivante


L'identité Syriaque orthodoxe plonge ses racines dans la région du "Tur Abdin" en  l'actuelle Turquie.
Or celui-ci est de plus en plus déserté. En 1965, un fidèle demanda à l'évêque de Mardin (il s'agit de Mor Philoxène Youhanna Dolabani) :


« Sera-ce la fin de l'Église Syriaque Orthodoxe puisqu'en fuyant la Turquie les fidèles perdront, probablement, leur identité et leur foi traditionnelle ? »
et le saint évêque répondit :


-« La fin de notre Église ne viendra pas, mon fils. Si le soleil de l'Église Syriaque Orthodoxe se couche en Turquie, il se lèvera ailleurs dans le monde. Les racines vivantes ont été, et 

St-Gregoire--Patriache-de-Jerusalem-Consecrateur-de-St-K.JPG 

seront toujours, ici, même si l'arbre est violemment coupé, encore et encore, il continuera de fleurir en raison de ses racines intactes ».
« Le soleil de l'Église Syriaque Orthodoxe se lèvera ailleurs dans le monde ! »

Comme il avait raison, le saint évêque ! Nous assistons déjà, un peu partout, à une aube radieuse. Le message de l'Église Syriaque Orthodoxe, porté par une Église qui ne fut jamais une institution de pouvoir, dont les évêques et les prêtres se reconnaissent « serviteurs des serviteurs de Dieu », transmis par une Église véritablement 

trinitaire et dont tous les fidèles sont à l'écoute de l'Esprit Saint, ce message nous vient de « racines toujours intactes » et comme il a raison, le saint évêque, de garder, envers et contre tout, l'espérance !
Que le Christ, notre Dieu, daigne l'exaucer !

(Extrait du livre de C. GUÉRILLOT, L'Église d'Antioche Syriaque Orthodoxe ; 1 : Une Église martyre, approche historique, éd. Véga, Paris 2008, p.118)

C'est ainsi que, en raison du phénomène de "diaspora" hélas suscité par les vagues de persécutions dont nos frères et soeurs sont victimes en leurs terres d'origine, la Tradition Syriaque se répand désormais dans le monde entier...C'est ainsi que, grâce à l'audace missionnaire de l'Eglise Malankare Orthodoxe, à côté des juridictions plus "etniques", notre Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne propose aux Occidentaux et aux Africains cette riche et antique Tradition qui unit désormais en une seule famille spirituelle l'Orient et l'Occident.

 


Pour apprendre ou s'imprégner des chants Liturgiques de la Tradition Syriaque: Syriac Music. Musique

 

LA TRADITION SYRIAQUE EN FRANCE ET FRANCOPHONIE
( Article tiré du Site: LES AMIS DE LA TRADITION SYRIAQUE. http://les-amis-de-la-tradition-syriaque-syro-orthodoxe-syro-catholiqu.over-blog.com/)
Bref Historique:

    La Tradition Syriaque unit entre elles plusieurs Juridictions ecclésiastiques: Orthodoxes ou Catholiques qui ont essaimées du Moyen Orient jusqu'aux Indes. 

   Au delà des clivages politiques qui conduisirent trop souvent à des divisions aujourd'hui largement dépassées, l'Eglise Syrienne possède la plus ancienne Liturgie Chrétienne. 

   Elle hérite en effet de la première communauté de Jérusalem et du glorieux et antique Patriarcat d'Antioche dont elle est la "Fille aînée".

  Après 70 années de captivités à Babylone (536-606 av J.C), les Hébreux adoptèrent la langue Syro-Araméenne.   
  C'est dans cette langue que fut écrit le Talmud (recueil de traditions rabinniques).

   Et c'est encore dans cette langue parlée par Lui-même, Sa Ste mère et Ses Apôtres,  que Jésus célébra la première Liturgie Eucharistique qui au Cénacle préfigurait et actualisait Son Sacrifice sanglant du lendemain sur le Golgotha (par lequel, soit dit en passant, Il abolissait en les accomplissant tous les autres sacrifices),exactement comme sur son ordre et depuis, les prêtres Chrétiens renouvellent ce Sacrifice en offrant au Père la Divine Offrande (St Qurbana) d'une manière non sanglante, satisfactoire et propitiatoire pour la régénération de l'Homme.

   C'est en cette même langue, au moins en partie, que les Eglises-soeurs des familles Syro-Orthodoxes ou Syro-Catholiques célèbrent encore l'Eucharistie (St Qurbana) qu'elles appartiennent à l'Eglise-mère d'Antioche ou aux "Chrétiens de St Thomas" (Chrétientés Syriaques de Indes).

   Elles emploient pour ce faire la Liturgie dite "Mère de toutes les Liturgie": l'anaphore attribuée à St Jacques ,"frère"(cousin) du Seigneur et premier Evêque de Jérusalem. 

   C'est pourquoi l'on parle communément de la "Liturgie d'Antioche-Jérusalem".

   Les Eglises Syriennes (ou Syriaque), peuvent légitimement revendiquer l'héritage directe de l'Eglise de Jérusalem.

   L'Eglise Syrienne se dit aussi ,comme nous l'avons vu,"fille aînée d'Antioche".

   Fondée en 301 av J.C par Antiochos (325-261), la ville d'Antioche était la Métropole de la "Grande Syrie" (qui englobait alors la Palestine et une partie de l'actuelle Turquie).

   C'est en cette ville que Pierre, le "Prince des Apôtres", fonda son premier Siège avant de se rendre à Rome où il sera martyrisé en 67.

   Lorsque Jérusalem, en 70, fut mis à sac par l'Empereur TITUS, les Chrétiens vinrent nombreux se réfugier à Antioche, cette Métropole où l'on parlait une langue qu'il connaissaient: le Syriaque.

   C'est dans cette ville que, pour la première fois, on donna au disciple du Christ: "le Nazaréen", le nom de Chrétien.


   C'est encore à Antioche que, pour la première fois, St Ignace désignera comme appartenant à  l'Eglise "Catholique"(Universelle) toutes les "Eglises locales" qu''unit la profession Orthodoxe (droite) de la Foi.

   Il ne peut, en effet, exister d'unité Catholique hors de l'Orthodoxie de la foi professée et de la rectitude des rites sacramentels.

   Les Eglises de la famille Syro-Orthodoxe (Eglises Orthodoxes Orientales) et de la famille Syro-Catholique s'originent au Moyen -Orient (Iraq, Liban,Turquie,etc) et aux Indes du Malabar-Malankar (Kerala ou Sud de L'Inde).

   Même si, aux origines de l'expansion du Christianisme de nombreux missionnaires orientaux de Tradition Syriaque parvinrent en Occident (de même qu'il parvinrent, à la suite de St Thomas, jusqu'aux Indes et en Chine), la latinisation,puis la romanisation des rites nous tinrent à l'écart de cette vivifiante Tradition Originelle.

   Il fallut donc attendre, à la la faveur hélas! des récentes convulsions historiques qui secouent le Moyen -Orient, que des communautés entieres soient contraintes de quitter  leurs terres pour rejoindre  nos lointaines régions pour que  nous découvrions enfin ces antiques chrétientés, descendantes de ceux qui nous apportèrent l'Evangile du Salut.

   Le Catéchisme de l'Eglise Romaine ne nous en avait pas parlé! et nous autres, fidèles occidentaux, ignorions qu'avant d'aller à Rome, St Pierre dirigea l'Eglise d'Antioche.

    Nous ignorions aussi, ou nous oubliions du moins que les douze Apôtres et Disciples partirent évangéliser les quatres points du monde et que, bien évidemment, leur enseignement ,tout comme leur manière de louer Dieu, s'adaptèrent aux us et coûtumes locales (d'où la constitution d'écoles théologiques et de rites particuliers).

   Aujourd'hui donc, nous savons! grâce à ces déracinés, victimes du fanatisme qui, providentiellement  témoignent auprès de nos peuples de ce que furent nos racines oubliées.

   Mais tous ces frères meurtris,le plus souvent, prient naturellement dans leurs langues et, pour ne pas risquer de perdre leur identité, s'agrippent légitimement à ces marques de leur identité ! 

  
 Evidemment, pour nous autres Occidentaux ,"c'est comme si on nous parlait Araméen" ,et pour cause ! Alors évidemment,même si nous sommes ravis d'entendre un peu et même d'apprendre l'Araméen ! pour communier plus largement aux sources vivifiante de la "Tradition Apostolique" telle qu'elle nous est transmise inaltérée par ces Eglises, nous autres fils et filles dans occident qui fut chrétien,  apprécions cependant de rencontrer sur nos chemins telle ou telle communauté religieuse qui, reçue dans l'une ou l'autre de ces antiques Eglises Orthodoxes Orientales (Syriaque , Copte, Ethiopiènne...) célèbrent,au moins en partie, dans nos langues occidentales ces merveilleuses Liturgies Orientales et nous découvrent, à travers des traductions, l'extraordinaire richesse  des "Pères Apostoliques" et, tout simplement, nous révèlent qu'elles sont nos propres racines...

Nous avons aujourd'hui en France plusieurs Eglises appartenant à la Tradition Syriaque, lesquelles, chacune à sa façon, transmettent l'héritage cultuel et culturel auquel s'attache notre Association des "Amis de la Tradition Syriaque"

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SOL
I
DARITE SYRO FRANCOPHONE:


Menaces sur la présence syriaque, Soutenons nos frères du Tur Abdin (Turquie) !

 
   

 

Haut lieu de la fragile présence syriaque dans le Sud-Est de la Turquie , le monastère de Mor Gabriel(Deyrulumur), fait l’objet de visées et de convoitises qui se traduisent aujourd’hui par la multiplication de procédures judiciaires. En effet, les chefs de certains villages kurdes voisins ont semble-t-il décidé d’en récupérer les terres. La communauté syriaque Orthodoxe lance un cri d’appel au travers d’un site Internet et d’une pétition en ligne. Ci-dessous, des informations et quelques précisions.

- Don’t touch Mor Gabriel

L’Eglise syriaque fait partie des Eglises orthodoxes orientales autocéphales réorganisées après les persécutions qui précédèrent et suivirent le Concile de Chalcédoine (451) . 


Or, s'il  est dans le Sud-Est anatolien un élément fort et sacré de la présence syriaque, c'est bien le monastère de Mor Gabriel
(Deyrulumur, à proximité de Mardin) ! fondé il y a de cela 1640 ans. En outre les bâtiments conventuels et l’église, la fondation religieuse dont il est le coeur est propriétaire de terrains aux alentours. Ce sont ces terres qui font aujourd’hui l’objet de la convoitise de certains voisins.Elle a pour chef Sa Sainteté 
Ignace Ephrem II Karim, Patriarche d’Antioche et deTout l'Orient en actuelle résidence à Damas.

Le monastère est confronté à trois procédures judiciaires intentées par des “riverains”. Les riverains en question : des personnes qui, il y a trois ans à peine, avaient déjà pris possession des terrains appartenant aux Yézidis (minorité religieuse encore présente en Irak, ndlr). Dans une lettre adressée au gouvernement turc, le député suédois social-démocrate, Yilmaz Kerimo (d’origine turque syriaque) nommait le responsable de ces démarches judiciaires : le père d’un député AKP de la région qui se trouve être à la tête d’un groupe de “protecteurs de village” [supplétifs para-militaires de l’armée turque dans le Sud-Est anatolien, armés par Ankara dans le cadre de la lutte contre le PKK, ndlr]. Les plaintes déposées auprès du procureur de Mydiat s’appuient sur une rhétorique bien connue et malheureusement efficace.

Petit florilège.

1) “L’église qui n’est pas une fondation religieuse et qui n’a pas de titre de propriété ou d’exploitation, s’est installée partout comme un occupant. Elle occupe nos terres et en exploite les bois.

L’église dont on dit ici qu’elle n’a pas le statut juridique de fondation est une fondation pieuse datant de la période ottomane. Elle est ainsi reconnue dans le Journal Officiel de la République turque (24.01.2003).

Puis plus loin, “nous nous adressons à tous les responsables ; vous devez mettre fin à cette occupation et à ce pillage ! Vous êtes les fils du Sultan Fatih qui promettait de couper la tête à qui couperait une branche de ses forêts. Vous devez non pas couper la tête de ce prêtre épiscopal mais mettre un terme au pillage.

2) “Dans ce monastère, on donne des cours de religion à des enfants de 10 à 12 ans dont l’identité reste secrète. On y viole la loi d’unification de l’enseignement. On y mène des actions réactionnaires. En outre, il s’agit d’un musée qui ne peut se prévaloir d’une autorisation pour les pratiques religieuses.

Or, le Traité de Lausanne, acte fondateur de la Turquie moderne, énonce en son article 40 le droit pour “les membres des minorités non-musulmanes de fonder, de diriger et de contrôler toutes sortes d’écoles et d’institutions d’enseignement et d’y utiliser librement leur langue comme d’y pratiquer librement ce que commandent leurs croyances.

Il est rappelé un peu plus haut à l’article 37 qu’aucune loi ou décision de justice ne peut porter atteinte à ces dispositions. Plus loin, les plaignants précisent leur pensée : “quant aux moines, les prêtres et les métropolites qui vivent là-bas comme d’autres personnes inconnues, on se demande d’où elles sont venues, dans quel but ?” La présence des Syriaques dans cette région est attestée depuis au moins 16 siècles.

3) Ces gens-là “poussent le peuple à la révolte et à l’émeute. Ils mènent des actions de toutes sortes visant à défaire l’esprit d’unité et de solidarité de la nation”. Sans commentaire.

4) “Et ici sans que l’on en connaisse la provenance et sans que ces sommes ne soient soumises à l’impôt, arrive de l’argent aux origines occultes.

Sachant que les fondations sont soumises au strict contrôle de la Direction Générale des Fondations, un tel afflux d’argent est-il seulement envisageable ?

***

Il y a un mois environ dans un éditorial consacré à cette question, Baskin Oran concluait : “d’après moi, il faut les laisser se faire spolier leurs terrains. İls iront porter l’affaire devant la Cour Européenne de Justice et c’est finalement le contribuable turc qui paiera une fois la Turquie condamnée !

Avant d’ajouter : “nous aurons au moins préservé notre pays des attaques impérialistes et de la terreur missionnaire.

- Don’t touch Mor Gabriel


Source : Texte construit à partir de  plusieurs articles glanés sur Internet dont l’article de Baskin Oran, paru le 21-12-2008 dans Radikal 2.

 

 

 

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 21:44

 

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*Pèlerinage POUR LE SALUT DE LA FRANCE en Alsace

Départ du Monastère le 27 Juin, retour le mercredi 2 Juillet-Dimanche 29 Juin. Messe à 10h30 (Nous préciserons le lieu) suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30...Mor Philipose et Père Isaac

N-D de Houpach:

C'est un lieu de pèlerinage très fréquenté situé dans un petit vallon au nord de Masevaux. En 1696, il existait une première chapelle abritant une statue noire de la Vierge. En 1789, elle est détruite, remplacée par un nouveau sanctuaire béni le 8 septembre 1807. Ce dernier est démoli. Une nouvelle chapelle construite selon les plans de l'architecte Schacherer de Mulhouse et par l'entrepreneur Gould de Thann, dédiée à la Nativité de la Vierge est rendue au culte en 1875. La façade de la chapelle néo-romane est surmontée d'un clocher à peigne, peu courant en Alsace. Cette chapelle fait partie du Circuit des Eglises et Chapelles "Dans les Pas de Marie". Après la seconde guerre mondiale, une colonie de vacances est crée autour du pèlerinage. La chapelle est restaurée à la fin du 20e siècle.

St Ubald (Thann):

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La Collégiale Saint-Thiébaut de Thann, construite entre le XIIIe et le XVe siècle, est l'un des édifices religieux les plus représentatifs du gothique rhénan en Alsace.

La petite ville de Thann est mentionnée pour la première fois en 1290. Mais déjà trois ans plus tôt est fait état d'une église dédiée à Saint-Ubald Gubbio (mort en 1160),grand Saint Exorciste (Egalement vénéré en Charente en la Chapelle Syriaque-Orthodoxe Antiochienne de N-D de Toute grâces St Ubald) dont est conservé la relique d'un doigt qui a miraculeusement trouvé son chemin d'Italie.

 

N-D de Thierenbach:

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Des enfants  jouaient dans les prés, quand ils aperçurent dans le ruisseau un objet flottant qu’ils prirent pour un animal. Cet objet était une image de la Vierge qu’on fixa alors probablement à un arbre, ultérieurement dans un oratoire, peut-être gardé par un ermite.

Or dès 730 des moines bénédictins, venus d’Irlande et d’Écosse, établis dans le proche vallon de Murbach, auraient crée sur les terres de l’abbaye des métairies avec un oratoire desservi par les religieux, voire une chapelle. Peu à peu, dès la fin du VIIIe siècle ce lieu de culte dont l’existence est attestée par les fouilles récentes aurait attiré les fidèles et serait devenu un pèlerinage marial.

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N-D de Neubois:

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L'endroit où eurent lieu les apparitions est à deux kilomètres du village de Neubois, appelé à l'époque Krüth, à mi-hauteur de la montagne, et à égale distance des ruines du château du Frankenbourg.

Aujourd'hui à la clairière se trouve une statue de la Ste Vierge, une statue de l'Archange Saint Michel terrassant le dragon, une petite statue de Saint-Joseph, une chapelle avec une grande croix et un chemin de croix avec ses douze stations. C'est à cet endroit  que  la Sainte Vierge est apparue.

En 1872, quand commencèrent les apparitions, l'Alsace était annexée à l'Allemagne , le nom  usuel du village était devenu Krüth. Le village a trois noms: Neubois, Krüth, Geruth est le nom allemand.

Le dimanche 7 juillet 1872, après les vêpres, quatre fillettes âgées de 7 à 11 ans se promènent au pied du Schlossberg, à la recherche de myrtilles [1] . Soudain, une dame blanche portant sur la tête une couronne d'or, s'avance vers elles. Effrayées, elles s'enfuient à toutes jambes. C'est la première apparition de toute une série qui mettra en émoi le paisible village de Neubois. Effectivement, dans les jours et les mois qui suivent, d'autres enfants, mais aussi des adultes, sont persuadés d'avoir vu la Vierge Marie  seule ou entourée d'anges . La nouvelle de ces phénomènes extraordinaires se répand comme une traînée de poudre dans toute l'Europe centrale et méridionale, mais surtout en Allemagne et en France. 


La montagne des apparitions

 
Les différents endroits sont situés  sur le flanc d'une montagne au sommet de laquelle on aperçoit le château du Frankenbourg situé à 703 mètres d'altitude. Frankenberg est le nom de la montagne et Frankenbourg est le nom du château. Le château du Frankenbourg date de l'époque féodale et a été construit suivant les principes militaires du XIe siècle. Cela n'exclut pas l'hypothèse qu'un autre château ait pu exister antérieurement au même endroit à l'époque franque. Ce qui est certain, c'est l'existence d'une forteresse sur la montagne du temps des Romains. Des monnaies constantiniennes trouvées au Frankenbourg entre deux enceintes prouveraient que les romains auraient aménagé un système défensif confirmant ainsi la position stratégique du lieu et l'opportunité de fortifications. Il est probable que lors des combats opposant Francs et Alamans ces derniers ont utilisés les constructions romaines qui existaient à cet endroit. La tradition veut que ce soit Clovis qui a fait construire le château du Frankenbourg et que son épouse Sainte Clotilde y ait prié pour obtenir la victoire de son mari pendant la bataille de Tolbiac. Plusieurs historiens ont attesté cette version. 

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Le Mont Ste Odile:

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Ste Odile fonda un monastère qui fut prospère, Elle était priée quelques années après sa mort pour guérir de la cécité et, surtout, que le mont Sainte Odile est, aujourd'hui encore, un pèlerinage très fréquenté et un haut lieu de la vie spirituelle. 
Patronne de l'Alsace. Mont Sainte Odile.
Sainte Odile est invoquée pour guérir les maux d'yeux

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INSCRIVEZ-VOUS au 02.33.24.79.58)

Offrande libre.(Participation aux frais de route et hébergements / 30 euros d’arrhes à l’inscription) .

 

Départ du Monastère le 27 Juin, retour le mercredi 2 Juillet-Dimanche 29 Juin. Messe à 10h30 (Nous préciserons le lieu) suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30...Mor Philipose et Père Isaac

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AOUT:

Pelerinage de Rentrée Scolaire sur les pas des Rois-mages qui suivent l'Etoile  pour aller au Christ Sauveur:

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Départ du Monastère le 29 Aout à 6h30

Inscriptions:02.33.24.79.58


¤ 28 AOUT à 10h30 Pèlerinage péparatoire à la Rentrée Scolaire, Messe à 10h 30 en l'Eglise du Monastère Syriaque, vénération de la Relique de St Augustin et Prière pour les Professeurs et les étudiants .(Réception des fidèles de 13h30 à 18h30)

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¤ 29, Départ du Monastère à 6h30. Déjeûner à REIMS, Cité du Sacre des Rois de France, Visite ; Arrivée au Monastère d'Altenbergen entre 19h et 20h

¤ 30, Pèlerinage à St Elisabeth , visite au Monument de St Boniface et participation aux prières (En Araméen, Allemand et Français) au Monastère St Gabriel.


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¤ Dimanche 31 Aout, Consécration du Monastère St Gabriel et inauguration du Nouveau Sanctuaire Marial érigé dans le Thuringenautour de l'Icône offerte pour ce faire par le Sanctuaire Polonais de "Tchestokowa". Déjeuner de spécialités locales. Concert...

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¤ Départ d'Altenbergen vers 7h30, Déjeûner à COLOGNE et visite de la Cathédrale et vénération des Reliques des Rois-mages. Retour à Paris (Place du Chatelet) vers 21h. Chandai (Monastère) vers 22h30

 

 

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Offrande souhaitée: 200 (chambre double) / 230 (Chambre seule)

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 07:45

Sermon de St Augustin pour le Vendredi Saint

« 1. On lit solennellement et solennellement on honore la passion de Celui dont le sang a effacé nos péchés, afin que ce culte annuel ranime plus vivement nos souvenirs et que le concours même des populations jette plus d'éclat sur notre foi. [...] C'est sans doute afin de nous aider à faire notre salut et à traverser utilement cette vie, que le Seigneur a daigné nous donner un grand exemple de patience en souffrant ce qu'il a souffert de la part de ses ennemis, et afin de nous disposer à souffrir, s'il le voulait, de semblables douleurs pour l'honneur de l’Évangile. Cependant comme il n'y a pas eu de contrainte et que tout a été volontaire dans ce qu'il a enduré en sa chair mortelle, on croit avec raison que dans les circonstances de sa passion dont il a fait consigner le récit dans l’Évangile, il a voulu encore indiquer autre chose.

2. D'abord, si après avoir été condamné à être crucifié, il a porté lui-même sa croix (1), c'était pour nous apprendre à vivre dans la réserve et pour nous montrer, en marchant en avant, ce que doit faire quiconque veut le suivre. Du reste il s'en est expliqué formellement. "Si quelqu'un m'aime, dit-il, qu'il prenne sa croix et me suive" (2). Or, c'est en quelque sorte porter sa croix que de bien gouverner cette nature mortelle.

3. S’il a été crucifié sur le Calvaire (3), c'était pour indiquer que par sa passion il remettait tous ces péchés dont il est écrit dans un Psaume : "Le nombre de mes iniquités s'est élevé au-dessus des cheveux de ma tête" (4).

4. Il eut à ses côtés deux hommes crucifiés avec lui (5) ; c'était pour montrer que des souffrances attendent et ceux qui sont à sa droite, et ceux qui sont à sa gauche ; ceux qui sont à sa droite et desquels il dit : "Heureux ceux qui souffrent persécution pour la justice" (6) ; ceux qui sont à sa gauche et dont il est écrit : "Quand je livrerais mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien" (7).

5. En permettant qu'on plaçât au-dessus de sa croix le titre où il était désigné comme "Roi des Juifs" (8), il voulait montrer que même en le mettant à mort les Juifs ne pouvaient empêcher qu'il fût leur Roi : aussi viendra-t-il avec une grande gloire et une puissance souveraine leur rendre selon leurs œuvres ; et c'est pourquoi il est écrit dans un Psaume : "Pour moi, il m'a établi Roi sur Sion, sa montagne sainte" (9).

6. Ce titre fut écrit en trois langues, en hébreu, en grec et en latin (10) ; c'était pour signifier qu'il régnerait non seulement sur les Juifs mais encore sur les Gentils. Aussi après ces mots qui désignent sa domination sur les Juifs : "Pour moi, j'ai été établi Roi sur Sion, sa montagne sainte", il ajoute aussitôt, pour parler de son empire sur les Grecs et sur les Latins : "Le Seigneur m'a dit : Vous êtes mon Fils, je vous ai engendré aujourd'hui ; demandez-moi, et je vous donnerai les nations pour héritage et pour domaine jusqu'aux extrémités de l'univers" (11). Ce n'est pas que les Gentils ne parlent que grec et latin ; c'est que ces deux langues l'emportent sur les autres : la langue grecque, à cause de sa littérature ; la langue latine, à cause de l'habileté politique des Romains. Les trois langues annonçaient donc que toute la gentilité se soumettrait à porter le joug du Christ. Le titre néanmoins ne portait pas Roi des Gentils, mais Roi des Juifs : c'était afin de rappeler par ce nom propre l'origine même de la race chrétienne. "La loi viendra de Sion, est-il écrit, et de Jérusalem la parole du Seigneur" (12). Quels sont d'ailleurs ceux qui disent avec un Psaume : "Il nous a assujetti les peuples, il a mis à nos pieds les Gentils" (13) ; sinon ceux dont parle ainsi l'Apôtre : "Si les Gentils sont entrés en partage de leurs biens spirituels, ils doivent leur faire part à leur tour de leurs biens temporels" (14) ?

7. Quand les princes des Juifs demandèrent à Pilate de ne pas mettre, dans un sens absolu, qu'il était Roi des Juifs, mais d'écrire seulement qu'il prétendait l'être (15), Pilate fut appelé à figurer comment l'olivier sauvage serait greffé sur lés rameaux rompus ; car Pilate appartenait à la gentilité et il écrivait alors la profession de foi de ces mêmes Gentils dont Notre-Seigneur avait dit lui-même : "Le royaume de Dieu vous sera enlevé et donné à une nation fidèle à la justice" (16). Il ne s'ensuit pas néanmoins que le Sauveur ne soit pas le Roi des Juifs. N'est-ce pas la racine qui porte la greffe sauvage et non cette greffe qui porte la racine ? Par suite de leur infidélité, ces rameaux sans doute se sont détachés du tronc ; mais il n'en faut pas conclure que Dieu ait repoussé le peuple prédestiné par lui. "Moi aussi, dit saint Paul, je suis Israélite" (17). De plus, quoique les fils du royaume se jettent dans les ténèbres pour n'avoir pas voulu que le Fils de Dieu régnât sur eux, beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident pour prendre place au banquet, non pas avec Platon et Cicéron, mais avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux (18).

Pilate aussi écrivit Roi des Juifs, et non pas Roi des Grecs et des Latins, quoiqu'il dût régner sur les Gentils ; et ce qu'il écrivit, il l'écrivit sans consentir à le changer malgré les réclamations de ces infidèles (19) : c'est que bien longtemps auparavant il lui avait été dit au livre des Psaumes : "N'altère point le titre, tel qu'il est écrit" (20). C'est donc au Roi des Juifs que croient tous les Gentils ; il règne sur toute la gentilité, mais comme Roi des Juifs. Telle a donc été la sève de cette racine, qu'elle a pu communiquer sa nature au sauvageon greffé sur elle, sans que ce sauvageon ait pu lui ôter son nom d'olivier véritable.

8. Si les soldats s'approprièrent ses vêtements, après en avoir fait quatre parts (21), c'est que ses sacrements devaient se répandre dans les quatre parties du monde.

9. S'ils tirèrent au sort, au lieu de la partager entre eux, sa tunique sans couture et d'un seul tissu, depuis le haut jusqu'en bas (22), ce fut pour démontrer clairement que tous, bons ou méchants, peuvent recevoir sans doute les sacrements extérieurs, qui sont comme les vêtements du Christ ; mais que cette foi pure qui produit la perfection de l'unité et qui la produit par la charité qu'a répandue dans nos cœurs le Saint-Esprit qui nous a été donné (23), n'est pas le partage de tous, mais un don spécial, fait comme au hasard, par la grâce secrète de Dieu. Voilà pourquoi Pierre dit à Simon, qui avait reçu le baptême, mais non pas cette grâce : "Il n'y a pour toi ni part, ni sort dans cette foi" (24).

10. Du haut de la croix il reconnut sa Mère et la recommanda au disciple bien-aimé (25) ; c'était au moment où il mourait comme homme, montrer à propos des sentiments humains ; et ce moment n'était pas encore arrivé, quand sur le point de changer l'eau en vin, il avait dit à cette même Mère : "Que nous importe, à moi et à vous ? Mon heure n'est pas encore venue" (26). Aussi n'avait-il pas puisé dans Marie ce qui appartenait à sa divinité, comme en elle il avait puisé ce qui était suspendu à la croix.

11. S'il dit : "J'ai soif", c'est qu'il avait soif de la foi de son peuple ; mais comme "en venant chez lui il n'a pas été reçu par les siens" (27), au lieu du doux breuvage de la foi, ceux-ci lui présentèrent un vinaigre perfide, et le lui présentèrent avec une éponge. Ne ressemblaient-ils pas eux-mêmes à cette éponge, étant, comme elle, enflés sans avoir rien de solide, et, comme elle encore, ne s'ouvrant pas en droite ligne pour professer la foi, mais cachant de noirs desseins dans leurs cœurs aux replis tortueux ? Cette éponge était elle-même entourée d'hysope ; humble plante dont les racines vigoureuses s'attachent, dit-on, fortement à la pierre. C'est qu'il y avait parmi ce peuple des âmes pour qui ce crime devait être un sujet d'humiliation et de repentir. Le Sauveur les connaissait, en acceptant l'hysope avec le vinaigre ; aussi pria-t-il pour elles, au rapport d'un autre Évangéliste, lorsqu'il dit sur la croix : "Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font" (28).

12. En disant : "Tout est consommé, et en rendant l'esprit après avoir incliné la tête" (29), il montra que sa mort n'était pas forcée, mais volontaire, puisqu'il attendait l'accomplissement de tout ce qu'avaient prédit les prophètes relativement à lui. On sait qu'une autre circonstance était prédite aussi dans ces mots : "Et dans ma soif ils m'ont donné à boire du vinaigre" (30). Ainsi montrait-il qu'il possédait, comme il l'avait affirmé lui-même, "le pouvoir de déposer sa vie" (31). De plus il rendit l'esprit avec humilité, c'est-à-dire en baissant la tête, parce qu'il devait le reprendre en relevant la tête à sa résurrection.

Cette mort et cette inclination de tête indiquaient donc en lui une grande puissance ; c'est ce qu'annonçait déjà le patriarche Jacob en bénissant Juda. "Tu es monté, lui dit-il, en t'abaissant ; tu t'es endormi comme un lion" (32) ; c'est que Jésus-Christ devait s'élever en mourant, c'est qu'il avait alors la puissance du lion.

13. Pourquoi les jambes furent-elles rompues aux deux larrons et non pas à lui, qu'on trouva mort ? L’Évangile même l'explique. C'était une preuve qu'au sens prophétique il était bien question de lui dans la Pâque des Juifs, où il était défendu de rompre les os de la victime.

14. Le sang et l'eau qui de son côté, ouvert par une lance, coulèrent à terre, désignent sans aucun doute les sacrements qui servent à former l’Église. C'est ainsi qu'Eve fut formée du côté d'Adam endormi, qui figurait le second Adam.

15. Joseph et Nicodème l'ensevelissent. D'après l'interprétation de plusieurs, Joseph signifie "accru", et beaucoup savent que Nicodème, étant un mot grec, est composé de victoire, nikos, et de peuple, demos. Quel est donc Celui qui s'est accru en mourant, sinon Celui qui a dit : "A moins que le grain de froment ne meure, il reste seul ; mais il se multiplie, s'il meurt" (33) ? Quel est encore Celui qui en mourant a vaincu le peuple persécuteur, sinon celui qui le jugera après s'être ressuscité ? »

1. Jn XIX, 17. — 2. Mt XVI, 24. — 3. Jn XIX, 17-18 - 4. Ps XXXIX, 13. — 5. Jn XIX, 18. — 6. Mt V, 10. — 7. I Co XIII, 3. — 8. Jn XIX, 19. — 9. Ps II, 6. — 10. Ib. 20. - 11. Ps II, 6,7. — 12. Is II, 3. — 13. Ps XLVI, 4. — 14. Rm XV, 27. — 15. Jn XIX, 21. — 16. Mt XXI, 43. — 17. Rm XI, 1,2,17. — 18. Mt VIII, 11. - 19. Jn XIX, 22. — 20. Ps LVI, 1 ; LVII, 2. — 21. Jn XIX, 23. — 22. Ib. 23, 24. — 23. Rm V, 5. — 24. Ac VIII, 21. — 25. Jn XIX, 26,27. — 26. Ib. II, 4. - 27. Jn I, 11. — 28. Lc XVIII, 34. — 29. Jn XIX, 30. — 30. Ps LXVIII, 22. — 31. Jn X, 18. - 32. Gn XLIX, 9. — 33. Jn XII, 24,25.

St AugustinSermon CCXVIII pour le Vendredi Saint : Des mystères de la Passion (Jn XIX, 17-42), in "Œuvres complètes" Tome VII, Solennités et Panégyriques, Traduction sous la direction de M. l'abbé Raulx, Bar-Le-Duc, 1866 (Abbaye Saint-Benoît).

 

Par SAINT EPHREM:


          « Elevé de terre, j'attirerai tout à moi » (Jn 12,32)


Aujourd'hui s'avance la croix, la création exulte ; la croix, chemin des égarés, espoir des chrétiens, prédication des apôtres, sécurité de l'univers, fondement de l'Église, fontaine pour ceux qui ont soif. Dans une grande douceur, Jésus est conduit à la Passion : il est conduit au jugement de Pilate ; à la sixième heure, on le raille ; jusqu'à la neuvième heure, il supporte la douleur des clous, puis sa mort met fin à sa Passion. À la douzième heure, il est déposé de la croix : on dirait un lion qui dort. 

Pendant le jugement, la Sagesse se tait et la Parole ne dit rien. Ses ennemis le méprisent et le crucifient. Ceux à qui, hier, il avait donné son corps en nourriture, le regardent mourir de loin. Pierre, le premier des apôtres, a fui le premier. André aussi a pris la fuite, et Jean, qui reposait sur son côté, n'a pas empêché un soldat de percer ce côté de sa lance. Les Douze se sont enfuis ; ils n'ont pas dit un mot pour lui, eux pour qui il donne sa vie. Lazare n'est pas là, lui qu'il a rappelé à la vie. L'aveugle n'a pas pleuré celui qui a ouvert ses yeux à la lumière, et le boiteux, qui grâce à lui pouvait marcher, n'a pas couru auprès de lui. 

Seul un bandit, crucifié à son côté, le confesse et l'appelle son roi. Ô larron, fleur précoce de l'arbre de la croix, premier fruit du bois du Golgotha! Le Seigneur règne : la création est dans la joie. La croix triomphe, et toutes les nations, tribus, langues et peuples (Ap 7,9) viennent pour l'adorer. La croix rend la lumière à l'univers entier, elle chasse les ténèbres et rassemble les nations en une seule Église, une seule foi, un seul baptême dans la charité. Elle se dresse au centre du monde, fixée sur le Calvaire. 

 


Par Saint Nersès Snorhali (1102-1173), patriarche arménien 
Jésus, Fils unique du Père , § 727-736 ; SC 203 (trad. SC p. 181 rev.) 

« Lorsqu'ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ou Calvaire, ils ont mis Jésus en croix, avec les malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche » (Lc 23,33)

 

En échange de l’arbre qui a donné la mort, 

Poussé au milieu du Paradis (Gn 3,3), 

Tu as porté sur tes épaules le bois de la croix, 

Tu l’as monté sur le lieu appelé Golgotha. 


Soulage mon âme, tombée dans le péché 

Et portant un fardeau si lourd ; 

Soulage-la grâce au « joug doux » 

Et au « fardeau léger » de la croix (Mt 11,30). 


Le vendredi, à trois heures, 

Au jour où le premier homme a été séduit, 

Tu as été cloué, Seigneur, sur le bois 

En même temps que le larron criminel. 


Tes mains qui avaient créé la terre, 

Tu les as étendues sur la croix, 

En échange des mains d’Adam et d’Ève qui s’étaient tendues 

Vers l’arbre où elles avaient cueilli la mort. 


Moi qui ai péché comme eux, 

Et même les ai surpassés… 

Pardonne-moi mon délit 

Comme à eux dans la région d’où l’espoir est banni. 


Tu es monté sur la sainte croix, 

Tu as ôté la transgression des hommes ; 

Et l’ennemi de notre nature, 

Tu l’y as cloué. 


Fortifie-moi sous la protection 

De ce saint signe, toujours vainqueur, 

Et lorsqu’il se lèvera à l’Orient (Mt 24,30), 

Illumine-moi de sa lumière. 


Au larron qui était à ta droite 

Tu as ouvert la porte du Paradis ; 

Souviens-toi de moi aussi lorsque tu reviendras 

Avec la Royauté de ton Père (Lc 23,42). 


Que moi aussi j’entende prononcer 

La réponse qui fait exulter : 

« Aujourd’hui, tu seras avec moi dans l’Éden, 

Dans ta patrie première ! »

 

 

 

La voie de Dieu est une croix quotidienne.

 Nul n'est monté aux cieux

en menant une vie de fraîcheur.

 Nous savons où cette dernière se termine.

 

Saint Isaac le Syrien

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 07:22

 

Sermon de saint Bernard
pour le Jeudi saint

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Sur le baptême, sur le sacrement de l'autel et sur le lavement des pieds.

1. Voici des jours que, nous devons observer, des jours pleins de piété et de grâce, pendant lesquels, les hommes, même les plus scélérats, reviennent à des sentiments de, pénitence.

Telle est la force des mystères qui se célèbrent ces jours-ci, qu'ils sont capables de fendre des coeurs de pierre et d'attendrir des âmes dures comme le fer.

D'ailleurs, ne voyons-nous pas aujourd'hui encore, non-seulement les corps célestes compatir à la passion de Jésus-Christ, mais la terre même trembler dans ses fondements, les rochers se fendre et les sépulcres s'entrouvrir par la confession des péchés des hommes.

Mais il en est des aliments de l'âme comme de ceux du corps, les uns font sentir leur goût et leur saveur dès qu'on les mange; les autres, au contraire, ont besoin d'être broyés.

Pour ceux qu'il est facile à l'âme de goûter, il n'est pas besoin de notre ministère pour être préparés, mais quant aux aliments qui dérobent leurs propriétés, ils réclament une étude plus attentive.

Et, de même qu'une mère ne donne pas une noix entière à son jeune enfant, mais a soin de la casser pour ne lui en donner que les cuisses; ainsi devrais-je faire pour vous, mes Frères bien-aimés, si je le pouvais et vous expliquer les secrets de nos mystères; mais je ne le puis.

Prions donc, la sagesse qui est notre mère, de nous rompre à vous et à moi-même ces noix qu'a produites la verge sacerdotale d'Aaron, la verge pleine de force que le Seigneur, a fait pousser sur la montagne de Sion.

Nous avons bien des mystères à discuter ensemble, mais le peu de temps dont nous disposons ne nous permet pas de les approfondir tous.

Peut-être aussi s'en trouve-t-il plusieurs parmi vous dont l'esprit est trop faible pour aborder de tels sujets.

Je me contenterai donc de vous dire ce que Dieu lui-même m'inspirera sur les trois sacrements, que ces jours nous rappellent plus particulièrement.

Note - [Le mot rendu ici par sacrement, est pris dans un sens général et s'applique non-seulement aux sacrements de la loi nouvelle, tels que le Baptême et l'Eucharistie, mais encore aux simples sacramentaux tels que le lavement des pieds que l'abbé Ernald de Bonneval appelle aussi un sacrement dans son sermon sur l'ablution des pieds, qu'on peut lire dans les œuvres cardinales du Christ. Quant au nombre des sacrements proprement dits de l'Eglise, il se trouve exactement tel que maintenant dans les oeuvres de Hugues de Saint-Victor.]

2. On entend par sacrement un signe ou un secret sacré. Il y a bien des choses qu'on fait pour elles-mêmes, il y en a beaucoup aussi qu'on fait pour en signifier d'autres, celles-ci sont appelées et sont en effet des signes. Prenons un exemple :

-Il peut se faire qu'on donne un anneau à quelqu'un uniquement pour lui donner un anneau : un tel don n'a aucune signification; mais si on le donne comme un titre à un héritage, il devient un signe et celui qui le reçoit peut dire alors L'anneau n'a aucune valeur, il est vrai, mais il représente l'héritage que je désirais avoir.

De même, lorsque le Seigneur vit que sa passion approchait, il eut soin d'investir ses disciples de sa force, afin que la grâce invisible fût communiquée par un signe sensible.

Voilà pourquoi tous les sacrements ont été institués : telle est la communion eucharistique, telle l'ablution des pieds, tel enfin le baptême lui-même, le premier des sacrements, celui dans lequel nous sommes entés en Jésus-Christ par la ressemblance de sa mort; et la triple immersion qui se fait de nous alors rappelle les trois jours que nous allons célébrer.

Mais de même qu'il y a bien des signes extérieurs qui différent les uns des autres, ainsi, pour ne pas sortir de l'exemple que nous avons choisi, y a-t-il plusieurs sortes d'investitures selon les différentes grâces dont nous sommes investis.

Ainsi le chanoine est investi par le livre, l'abbé par la crosse et l'évêque par la crosse et l'anneau; et, de même que dans ces différentes cérémonies, les grâces conférées sont différentes, ainsi les signes de leur collation différent aussi entre eux.

Or, de quelle grâce sommes-nous investis par le baptême?

Nous sommes lavés de nos péchés. Qui est-ce qui peut rendre pur celui qui est né d'un germe impur, sinon Dieu seul, parce que seul il est pur et exempt de tout péché ?

Le sacrement qui produisait jadis cet effet était la circoncision, dont le couteau retranchait, de notre chair, la rouille de la faute originelle qui s'était étendue de nos premiers parents jusqu'à nous; mais quand vint le Seigneur, l'agneau plein de douceur et de bonté, dont le joug aussi est doux et le fardeau léger, il se produisit un changement en bien et la rouille invétérée du péché se fondit dans l'eau et l'onction du Saint Esprit, la cruauté du remède disparut.

3. Mais peut-être me dira-t-on et me demandera-t-on, pourquoi si le baptême efface en nous le péché que nous tenons de nos premiers parents, il reste encore dans nos âmes un foyer de cupidité, comme un levain puissant de péché; car nul ne saurait révoquer en doute que cette dure loi du péché ne soit passée de nos premiers parents jusqu'à nous, puisque nous devons tous la vie à une volonté pécheresse, d'où vient que notre volonté à nous est elle-même corrompue et comme remplie d'ulcères et que, même malgré nous, nous ressentons les attraits de la concupiscence et les mouvements désordonnés qu'éprouvent les bêtes elles-mêmes.

Je vous l'ai dit bien souvent, mes frères et il ne faut pas le perdre de vue, c'est parce que nous sommes tous tombés en Adam, oui, nous sommes tombés,  mais sur un tas de pierres et dans la boue :

voilà pourquoi non seulement nous sommes souillés, mais encore blessés et rompus.

Nous laver est l'affaire d'un instant, mais il faut une longue suite de soins pour nous guérir de nos blessures.

Or, nous sommes lavés dans le baptême où l'acte de notre damnation se trouve effacé; de plus nous recevons dans ce sacrement la grâce de n'avoir même plus rien à craindre de la concupiscence si nous ne voulons pas céder à ses attraits et nous sommes pour ainsi dire débarrassés du pus infect de nos anciens ulcères, en même temps qu'est effacée notre condamnation, cette réponse de mort qui en découlait auparavant.

Mais qui est-ce qui pourra refréner des mouvements si impétueux? Qui est-ce qui pourra supporter les démangeaisons dévorantes de cet antique ulcère?

Ne désespérez pas de le pouvoir, car nous avons pour cela aussi une grâce qui nous aide et nous rend parfaitement sûrs du succès :

-c'est le sacrement où nous recevons le corps et le sang précieux de Notre-Seigneur.

Ce sacrement produit deux effets en nous : en premier lieu il affaiblit la concupiscence dans les petites choses, et dans les grandes, il nous empêche d'y consentir.

Si donc, il y en a parmi vous qui ressentent moins souvent et moins fort les mouvements de la colère, de l'envie, de la luxure et des autres passions pareilles à celles-là, qu'ils en rendent grâce au corps et au sang de Notre Seigneur, car c'est un effet de la vertu de ce sacrement dans son âme et qu'il se réjouisse en voyant que son dangereux ulcère approche de sa guérison complète.

4. Mais d'où vient que tant que nous sommes dans ce corps de péché et que nous vivons dans ces temps mauvais, nous ne puissions être sans péché?

Faut-il donc désespérer de nous?

-Non.

Écoutez saint Jean vous dire :

-«Si nous prétendons que nous sommes sans péché, nous nous séduisons nous-mêmes et la vérité n'est pas en nous. Mais si nous confessons nos péchés, Dieu est juste et fidèle, il nous les remettra et nous purifiera de toute iniquité » (1 Jn 1, 8 et 9).

En effet, pour que nous ne doutions pas de la rémission de nos fautes quotidiennes, nous avons le sacrement du lavement des pieds.

Vous voulez savoir où j'ai appris que c'est là un sacrement pour la rémission des péchés?

C'est de la bouche même du Seigneur, quand il dit à Pierre: « Tu ne sais pas maintenant pourquoi je fais ce que je fais, mais tu le sauras plus tard » (Jn 13, 7).

Il ne parla pas de sacrement, il se contenta de dire : « Je vous ai donné l'exemple, pour que vous fassiez à vos frères, ce que vous m'avez vu faire à vous-mêmes » (Jn 13, 15).

Il avait pourtant bien des choses à leur dire, mais ils ne pouvaient pas encore les porter en ce moment-là.

Voilà pourquoi, tout en ne voulant pas les laisser tout à fait dans l'incertitude et le doute, il ne leur dit pourtant pas ce qu'ils n'étaient pas encore en état d'entendre.

Mais voulez-vous vous convaincre qu'il n'était pas seulement question là d'un simple exemple, mais bien d'un sacrement?

Écoutez ce que Jésus dit à Pierre :

-« Si je ne te lave pas, tu n'auras pas de part avec moi » (Jn 13, 8).

Il y a donc, caché sous cette ablution, quelque chose de nécessaire au salut, puisque, sans elle, Pierre lui-même ne saurait prétendre avoir part au royaume de Jésus Christ et de Dieu.

Aussi, voyez si saint Pierre ne fut pas effrayé à cette terrible menace, s'il n'a pas reconnu aussitôt qu'il y avait là un mystère de salut, car il s'est écrié à l'instant même :

-« Seigneur, lave-moi, non seulement les pieds, mais les mains aussi et la tête » (Jn 13, 9).

Mais qui nous dit que cette ablution des pieds a pour but de nous laver des fautes non mortelles dont il est impossible que nous soyons complètement exempts en cette vie?

Nous le voyons à la réponse même que fit le Seigneur à Pierre, quand il lui présentait ses mains et sa tête à laver aussi, en effet, il lui dit : « celui qui sort du bain n'a besoin que de se laver les pieds » (Jn 13, 10).

Effectivement, celui qui n'a plus de péchés mortels, est comme s'il sortait du bain, sa tête, c'est-à-dire ses intentions, et ses mains, c'est-à-dire ses œuvres et sa vie tout entière, sont pures; mais ses pieds, qui sont les affections de l'âme, tant que nous marchons sur la poussière de cette vie, ne peuvent pas être complètement exempts de toute souillure; il est impossible que l'esprit ne se laisse pas quelquefois aller au moins à de fugitifs sentiments de vanité, de sensualité ou de curiosité, un peu plus qu'il ne faut; car « nous faisons tous beaucoup de fautes » (Jc 3, 2).

5. Toutefois, que nul de nous ne méprise, ne regarde comme peu de chose ces sortes de fautes, car il est impossible d'être sauvé avec ces péchés-là, impossibles même de les effacer, sinon par Jésus Christ et en vertu de ses mérites.

Non, je le répète, que nul parmi nous, ne s'endorme dans une fâcheuse sécurité et ne se laisse aller à des paroles de malice, en cherchant à s'excuser de ces sortes de fautes (Ps 140, 4), car, comme il a été dit à saint Pierre par le Sauveur en personne, s'il ne les lave lui-même, nous n'aurons pas de part avec lui.

Toutefois, il ne faut pas non plus que nous nous en préoccupions à l'excès, car il nous est facile d'en obtenir le pardon de Dieu, qui ne demande pas mieux que de nous l'accorder; il suffit pour cela que nous les reconnaissions.

Dans ces sortes de fautes qui sont à peu près inévitables, si la négligence à la prévenir est coupable, la crainte excessive d'y tomber est un mal.

Aussi, dans la prière qu'il nous a enseignée, a-t-il voulu que nous priions tous les jours pour obtenir le pardon de ces fautes quotidiennes (Luc 11, 4).

En parlant de la concupiscence, nous avons dit que si le Sauveur nous a arrachés à la damnation, attendu que, selon l'Apôtre, « il n'y a plus maintenant de damnation à craindre pour ceux qui sont en Jésus Christ » (Rm 8, 1), cependant il l'a laissée vivre dans nos cœurs pour nous humilier, nous affliger, nous apprendre tout ce que nous procure la grâce et nous forcer à recourir à lui.

Il en est de même de ces fautes légères : s'il n'a pas voulu, par un secret dessein de sa bonté, nous en délivrer entièrement, c'est afin de nous apprendre que, si nous sommes incapables, par nos propres forces, de nous soustraire entièrement même à ces petits péchés, à plus forte raison ne saurions-nous de nous-mêmes éviter ceux qui sont plus grands et qu'ainsi nous craignions constamment de perdre sa grâce, en voyant qu'elle nous est si nécessaire et nous nous tenions sans cesse sur nos gardes contre un pareil malheur.

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 08:29

A nos fils prêtres, moines et séminaristes.

Aux fils et filles de notre Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne

au Cameroun et en France.

 

big 13446054 0 561-768[1]

Aloho mbarekh.

Voici que nous entrons dans "Grande Semaine", la Semaine Sainte.

Nous nous préparons-nous à revivre intensément aux côtés du Christ Tête de l'Eglise, Notre-Seigneur Jésus- le "grand combat exorciste de l'Eglise", le combat entre la Lumière et les Ténèbres, entre la "Culture de Vie et la culture de Mort".

Envoloppés de pauvretés , nous sommes conscients de nos fautes, nous rappelons que le Christ est mort pour nous sauver et lui demandons cette grace de l'humilité sans laquelle aucune vertu ne saurait s'épanouir...


christ_pecheur.jpgNe nourris pas de haine pour le pécheur, car nous sommes tous coupables. Si, pour l'amour de Dieu, tu le blâmes, pleure sur lui. Pourquoi le haïrais-tu ?

 

Ce sont ses péchés qu'il convient de haïr, tout en priant pour lui si tu veux ressembler au Christ. Loin de s'indigner contre les pécheurs, il priait pour eux (Lc 23,34)...

 

Quelle est donc, toi qui n'est qu'un homme, la raison qui te fait haïr le pécheur ? Est-ce parce qu'il est exempt de ta vertu ? Mais où donc est ta vertu si tu manques de charité ? (Saint Isaac le Syrien (7ème siècle), moine près de Mossoul, Sentences 117,118)

« Le Christ a guéri tes blessures sur cette croix où il a longuement enduré les siennes ; il t’a guéri de la mort éternelle sur cette croix où il a daigné mourir d’une mort temporelle. Mais est-il mort, ou bien n’est-ce pas plutôt la mort qui est morte en lui ? Quelle mort que cette mort qui tue la mort ! » (Saint Augustin)

Unis en Christ avec tous ceux qui se réclament de Lui,ayons le courage de répondre à l’amour infini du Seigneur et prenons pleinement part à la joie de Sa glorieuse résurrection !

Nous vous souhaitons une pieuse Semaine Sainte et une très belle fête de Pâques ! Que la Mère de Miséricorde, Siège de la Sagesse, la Vierge du Bon Conseil vous accompagne tous et chacun en cette Semaine Sainte ! Que le Seigneur vous bénisse !

+Mor Philipose-Mariam

Mercredi de la Semaine Sainte :

19.Transfiguration 

Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné !

Jésus a-t-il assez souffert ?

Couvert d'ignominies, épuisé dans son corps par la perte du sang qui coule de toutes ses plaies, torturé dans son cœur humain par tous les déchirements de l'amour, a-t-il atteint le degré suprême de la douleur, et la passion de son âme est-elle complète ?

Hélas non, loin de là. Il devra boire le calice jusqu'à la lie.

 

Cette lie sera versée par cette justice infinie d'un Dieu qui, aussi paradoxal que cela puisse paraitre, exige dans Son Amour Compatissant pour notre humanité dénaturée, que le châtiment pèse sur le Seul Bien aimé qui, vrai Dieu et vrai Homme peut seul s’offrir comme Victime agréable et satisfaire à cette justice à laquelle il communie, à laquelle il veut se soumettre par amour miséricordieux pour nos âmes.

 

La chair du Christ s’offrant au Père Céleste sur l’Autel de la Croix, cette chair qu’il reçut jadis de Marie par l’opération du Saint Esprit n'est pas simplement sacrée ou sainte, elle est divine parce qu'elle subsiste dans le Logos, dans le Verbe de Dieu ; et c’est pourquoi seul celui qui est « Vrai Dieu et vrai Homme » pouvait satisfaire à cette justice...

 

Par le Christ, « Porte des brebis », par l’Agneau Immolé en qui nous mourrons au péché et brisons ses esclavages, par la puissance et le feu du Saint Esprit qu’Il nous acquiert, nous  pouvons commencer notre retour vers le Père...

 

En Jésus, le « Nouvel Adam », « le Premier Né d’une multitude de frères » par les énergies divines le corps humain peut être désormais transformé, transfiguré, et intégré pleinement dans le mystère de la divinisation de la personne humaine : âme, esprit et corps.

 

Le Logos en se faisant l’un de nous, en prenant réellement notre chair, en recevant notre nature nous révèle le regard de Dieu sur la nature, sur la matière, sur le corps.

 

Notre corps est fait pour la divinisation. Tel est le sens de l'ascétisme des Pères.

 

Il y a dans le chemin ascétique de nos Eglises Orientales pas l’ombre d’un quelconque mépris du corps ou de la matière mais, un dynamisme de purification dans la synergie avec l'Esprit-Saint qui, selon les mots de l’Apôtre, fait de notre corps son temple.

 

“Ne savez-vous pas, nous dit saint Paul, que vous êtes un temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous? Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, celui-là, Dieu le détruira. Car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c'est vous.”

Ce dynamisme de l'ascèse est donc opéré sous l'action des énergies divines, sous l'action et la motion du Saint Esprit.

 

Au moment de mourir dans les affres de la plus cruelle des agonies, Jésus le « Fils de l’homme » adresse à son Père le cri déchirant de la désolation :

-Mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ?

Dans les épreuves les plus douloureuses, alors que l'homme troublé, bouleversé jusque dans le fond de son être, ne voit autour de lui que ténèbres et tristesses, quand tout le monde le repousse avec dédain et sans pitié, il lui reste tout de même la ressource d'une conscience droite qui le console et le calme; maissurtout , lorsqu’il se sait « incorporé au Christ-Tête de l’Eglise », il peut, privé de toute consolation humaine, s’offrir par Lui, avec Lui et en Lui , se tourner vers le Père et jeter en lui une espérance qui ne trompe jamais.

 

Mais pour Lui, pour le Christ Tête, pour le Sauveur s’offrant sur la croix en victime expiatoire ; songeons que lui qui était sans péché s’est chargé de nos crimes ! Il est désormais l'iniquité elle-même ! C’est Lui qui, par Amour de substitution, porte tous les péchés, toutes les offenses de l'humanité !

 

Nous le contemplons, en ces jours du drame de notre rachat, « comme s’anéantissant devant son Père, comme voilant sa sainteté pour ne laisser voir que les crimes dont Il s’est chargé par amour et la peine à subir en rançon »...

 

Et pourtant n’est-ce pas ce même Père qui jadis mettait ses complaisances dans le Fils bien-aimé, n’est-ce pas ce même Père dont Jésus a voulu en toute chose faire la volonté, n’est-ce pas précisément parce qu’Il voulut en toutes choses « faire Sa volonté » qu’Il en est là ? !  N’est-ce pas ce même Père dont le Sauveur avait enseigné à tous les bontés prévoyantes, et vers qui Il avait ramené la confiance humaine par la prière filiale ?...

N’est-ce pas ce même Père que tout à l'heure au cénacle il adressait un chant d'amour, et pour qui Il voulait conquérir l'humanité ?

A l'instant même, ne l’avons-nous pas entendu supplier son Père, et  demander le pardon pour les bourreaux qui le tourmentent ?

Et maintenant tout paraît avoir changé; les tendresses divines semblent s’être évanouies.

 

Le Fils Bien Aimé, en ces instants tragique où se joue le drame de notre rédemption, ne voit pas s'ouvrir les « bras paternels », il faudra que, dans la Foi pure et l’obéissance absolue, Il meure sans avoir senti les douceurs de la proximité de « Celui qui l’a envoyé », les douceurs du pardon et  les joies de la réconciliation, puisque c'est l'acte même de cette mort consentie pour « mettre à mort la mort » et que nous ayons la vie qui la fera finalement s'opérer :

Mon Dieu pourquoi m'avez-vous donc abandonné.

Tout est consommé.

Il est allé jusqu’au bout ! Comme le Premier et le modèle de tous les missionnaires, Il est mort à la tâche !...

«  Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il ne porte aucun fruit...Et voici qu’élevé de terre, j’attirerai tout à moi »...

 

Cherchons, Fils et filles, mes amis, s'il s'est jamais trouvé quelque chose dans l'histoire des douleurs humaines, et jusque dans la passion du Seigneur qui les résume toutes, qui puisse être comparée à cet état de l'âme de Jésus, ainsi privée de la seule consolation qui lui apporterait quelque soulagement ? Mystère de la déréliction !...

 

Que sont les peines, les tourments de toute nature qui peuvent lui venir des êtres qui l'entourent face à ce mystère de la déréliction du Père ?

 

Mais là, comme « Fils de l’homme », Il est dans la Foi pure et l’obéissance absolue, comme « Fils de l’homme », Il répond à l’Amour Bienveillant du Père sur notre humanité pécheresse pour satisfaire, qu’on le veuille ou non, à la justice...

Il est « l’homme des douleurs » C’est nos crimes qu’Il portait et, par conséquent, les  douleurs conséquentes au péché...

En cette heure, cette affliction l'enveloppe comme un vêtement dont Il ne peut ni ne veut se dégager et qui, par son caractère  épouvantable, a pu être prédite par les prophètes comme une malédiction.

Cette douleur consentie pour la régénération de notre humaine créature, c’est la pourpre du Divin Roi d’Amour.

C’est là le dernier mot de la passion de l'âme de Jésus, qu'il remet ainsi broyée entre les mains de son Père. Terminons, si vous le voulez-bien par cet extrait de la Prière Sacerdotale du Seigneur en St Jean:

 

5. Et maintenant, Père, glorifie moi, de cette gloire qui était la mienne auprès de toi avant que le monde ne fût.

6. Aux hommes de ce monde que tu m'as donnés, j'ai fait connaître ton nom. Ils t'appartenaient et tu me les as donnés et ils ont gardé ta parole.

7. Maintenant ils ont connu que toutes les choses que tu m'as données ont leur source en toi 

8. Parce que les paroles que tu m'as confiées, je les leur ai transmises et ceux-ci les ont reçues et ils ont vraiment connu que je suis sorti de toi et ils ont cru que c'est toi qui m'as envoyé
.

9. Moi je prie pour eux, je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m'as donnés, parce qu'ils sont tiens.

10. Et tout ce qui est à moi est à toi et tout ce qui est à toi est à moi et je trouve ma gloire en eux.

11. Moi je ne suis plus dans ce monde, mais eux sont dans ce monde et moi je viens vers toi. Père Saint, garde les dans ton nom que tu m'as donné, afin qu'ils soient un comme nous sommes un.

12. Lorsque j'étais avec eux dans le monde, moi je les ai gardés dans ton nom. Ceux que tu m'as donnés, je les ai protégés et aucun d'entre eux ne s'est perdu, si ce n'est le fils de perdition afin que soit accompli ce qui était écrit.

13. Maintenant je viens vers toi, et je dis ces choses en ce monde pour qu'ils aient ma joie en eux et en plénitude.

14. Moi je leur ai donné ta parole et le monde les a pris en haine parce qu'ils ne sont pas de ce monde comme, moi-même, je ne suis pas de ce monde

15. Je ne demande pas de les retirer du monde, mais de les garder du mauvais

16. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. 

17. Sanctifie-les dans ta vérité. Ton Logos 
(Ta Parole) est vérité.

18. Comme tu m'as envoyé dans le monde, je les ai envoyés moi aussi dans le monde.

19. Et pour eux, je me sanctifie moi-même afin qu'ils soient sanctifiés eux-aussi dans la vérité.
 
20. Je ne fais pas cette demande pour eux seulement, mais aussi pour tous ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi
 
21. afin que tous soient un. Comme toi Père en moi et moi en toi, qu'eux aussi soient un en nous pour que le monde croie que tu m'as envoyé.

22. Et moi, la gloire que tu m'as donné je la leur ai donnée pour qu'ils soient "un" comme nous sommes "un", 

23. moi en eux et toi en moi, pour qu'ils soient rendus parfaitement "un" et que le monde sache que tu m'as envoyé et que je les ai aimés du même amour que tu m'as aimé.

24. Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi afin qu’ils contemplent ma gloire, cette gloire que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé dès avant la création du monde.

25. Père juste, le monde ne t'as pas connu ; moi, je t'ai connu et ceux-ci ont reconnu que tu m'as envoyé. 

26. Je leur ai fait connaître ton Nom, et je le leur ferai connaître pour que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux et moi aussi en eux.

 

Par ailleurs,St Jean, dans sa première épître nous alerte sur un antagonisme puissant que nous vivons dans notre cœur et dans notre chair ; antagonisme entre deux amours qui provoque un conflit au plus intime de nos appétits spirituels et charnels.

 

-"N'aimez-ni le monde, ni rien de ce qui est dans le monde.

Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est pas en lui."

 

"Nul ne peut servir deux maîtres"...


Les trois concupiscences sont celles de la chair, des yeux et de l'orgueil, elles caractérisent l'amour du monde et de ses convoitises, l'amour désordonné de ce monde qui passe et qui étouffe l'amour ordonné pour le Royaume qui ne passe pas.

 

Cet amour du monde, s'il domine sur nous, s'il est maître de notre volonté spirituelle, exclue l'amour du Père. Il étouffe en nous l'amour divin comme les ronces qui se multiplient peuvent étouffer les bons fruits

 

Le Christ obéissant jusqu’au Martyr nous réoriente vers le Père.

 

Au chapitre 17 de son Evangile, St Jean nous faisant découvrir la prière de Jésus à son Père, avant d'entrer dans sa passion, nous rapporte, nous venons de le lire, cette affirmation du Christ :

"Je prie pour eux, je ne prie pas pour le monde mais pour ceux que tu m'as donnés car ils sont à toi" Puis, plus loin, "Je leur ai donné ta parole et le monde les a pris en haine, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi, je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les retirer du monde, mais de les garder du mauvais"


Mais, de ce combat, Jésus nous donne la certitude de sa victoire en nous disant :

-"Gardez courage, petits-enfants, j'ai vaincu le monde."


Le terme "monde" désigne ici ce qui appartient aux ténèbres, au péché, au Malin.

Comme les Saints Père, frottons aujourd’hui, chers amis, des paroles qui peuvent sembler contradictoires pour que l'étincelle jaillisse et que la lumière nous soit donnée. Saint Jean nous rappelle cet enseignement du Sauveur :

-"Oui, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que tout homme qui croit en lui ne périsse pas, mais qu'il obtienne la vie éternelle. En effet, Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui."


Par le baptême nous avons été consacrés dans la vérité, nous sommes morts au péché, nous avons été délivrés puissamment de la tyrannie du démon.

 

Par Marie et la Puissance du Saint Esprit le Père nous a envoyé Son Christ pour nous arracher au pouvoir des ténèbres, pour nous délivrer de l'empire des trois concupiscences sur notre esprit et notre chair.

 

En conséquence, la consécration dans la vérité nous met à part en ce monde.

 

"Consacre-les dans la vérité" demande, pour nous, Jésus à son Père.

 

Cette consécration implique une appartenance.

 

Nous sommes au Christ et le Christ est à Dieu.

 

Si nous sommes à Lui, son règne s'étend sur nous.

 

Nous ne sommes plus dominés par un autre maître.

 

Lorsque le Christ règne dans nos pensées, dans nos cœurs, dans notre chair, le Royaume de Dieu s'établit au plus intime de nous.

 

Lorsque l'Esprit-Saint, que Jésus nous envoie, peut enfin exercer son emprise sur nous, lorsque nous le laissons nous diriger, nous donner sa force, nous éclairer, incliner nos jugements, nos intentions et nos actes vers la vérité, alors notre monde intérieur est le Royaume de Dieu qui est venu jusqu'à nous en la personne de Jésus.

Toutefois, « Lumière du monde et sel de la terre », nous vivons dans le monde, nous sommes envoyés dans le monde, nous sommes dans le monde. Le monde ici représente les hommes, toute l'humanité pécheresse rachetée dans le sang de l'Agneau.


Le monde est donc à la fois en nous et hors de nous.

 

Notre monde intérieur dont le Malin possédait les clefs reste marqué par ce foyer du péché, ce foyer des trois concupiscences, l’amour du monde en nous.

 

Or nous savons que le baptême et l'Illumination (Chrismation) ont réalisé notre régénérescence dans l'Esprit-Saint, mais ne nous faisons pas illusion ! Nous ne sommes pas revenus à la justice originelle ! L’inclination au péché demeure active en nous....C'est dans la lutte, la souffrance, les tentations, que s'opèrera, de chutes en relèvements, notre victoire sur le Mal.

 

Si nous sommes capable de faire en vérité notre « examen de conscience » et pas celui du voisin, nous nous apercevons que nous sommes infiniment fragiles et capables de chutes.

Le sacrement du pardon qui nous est donné et redonné tout au long de notre vie témoigne de cette fragilité .Il nous maintient dans l’humilité et, par la grâce régénératrice du St Esprit, augmente en nous notre capacité d’aimer, augmente en nous l’Amour divin...

 

Cette renonciation au monde dont témoigne en ces jours de manière héroïque le Christ notre Chef, accompagnera donc toute notre vie jusqu’à notre « naissance au Père »...C’est une conversion, continuelle.

 

En ce Carême, en cette Semaine Sainte, frères et sœurs bien aimés, laissons l'Esprit-Saint nous conduire au désert de l'adoration où se réalise la renonciation au monde, le monde du péché, de l'orgueil.

 

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de toute ton âme de tout ton cœur, de toutes tes forçes...Et tu aimeras ton prochain comme toi-même pour l’amour de Dieu »

 

En s’offrant comme Victime expiatoire sur l’Autel de la Croix, le Christ-Prêtre en s’oubliant Lui-même nous invite finalement à vivre dans sa hiérarchie le commandement de l’Amour : Dieu, soi-même, le prochain.

Amîn.

 

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 09:22

 

A nos fils prêtres, moines et séminaristes.

Aux fils et filles de notre Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne

au Cameroun et en France.

 

big 13446054 0 561-768[1]

Aloho mbarekh.

Voici que nous entrons dans "Grande Semaine", la Semaine Sainte.

Nous nous préparons-nous à revivre intensément aux côtés du Christ Tête de l'Eglise, Notre-Seigneur Jésus- le "grand combat exorciste de l'Eglise", le combat entre la Lumière et les Ténèbres, entre la "Culture de Vie et la culture de Mort".

Envoloppés de pauvretés , nous sommes conscients de nos fautes, nous rappelons que le Christ est mort pour nous sauver et lui demandons cette grace de l'humilité sans laquelle aucune vertu ne saurait s'épanouir...


christ_pecheur.jpgNe nourris pas de haine pour le pécheur, car nous sommes tous coupables. Si, pour l'amour de Dieu, tu le blâmes, pleure sur lui. Pourquoi le haïrais-tu ?

 

Ce sont ses péchés qu'il convient de haïr, tout en priant pour lui si tu veux ressembler au Christ. Loin de s'indigner contre les pécheurs, il priait pour eux (Lc 23,34)...

 

Quelle est donc, toi qui n'est qu'un homme, la raison qui te fait haïr le pécheur ? Est-ce parce qu'il est exempt de ta vertu ? Mais où donc est ta vertu si tu manques de charité ? (Saint Isaac le Syrien (7ème siècle), moine près de Mossoul, Sentences 117,118)

« Le Christ a guéri tes blessures sur cette croix où il a longuement enduré les siennes ; il t’a guéri de la mort éternelle sur cette croix où il a daigné mourir d’une mort temporelle. Mais est-il mort, ou bien n’est-ce pas plutôt la mort qui est morte en lui ? Quelle mort que cette mort qui tue la mort ! » (Saint Augustin)

Unis en Christ avec tous ceux qui se réclament de Lui,ayons le courage de répondre à l’amour infini du Seigneur et prenons pleinement part à la joie de Sa glorieuse résurrection !

Nous vous souhaitons une pieuse Semaine Sainte et une très belle fête de Pâques ! Que la Mère de Miséricorde, Siège de la Sagesse, la Vierge du Bon Conseil vous accompagne tous et chacun en cette Semaine Sainte ! Que le Seigneur vous bénisse !

+Mor Philipose-Mariam

LUNDI DE LA SEMAINE SAINTE:

N-D de La Salette

Frères et sœurs.

 

Nous contemplons en cette Semaine Sainte entre toutes un mystère insondable !

 

-Un Dieu est mort pour nous.

 

Un Dieu fait homme , par Miséricorde s'est penché vers notre pauvreté et a livré son humanité en victime d'expiation à la justice divine.

Il a  fait peser sur cette humanité sainte le fardeau de toutes les iniquités. 

 

Cette expiation s'est faite par la souffrance et par la mort afin de nous épargner à nous-mêmes la mort spirituelle et l'éternelle souffrance, afin de nous sanctifier  par la grâce du Saint-Esprit afin que, ce qu'il est par nature, nous le devenions par grâce.

 

Mon âme est triste jusqu'à la mort

Au jardin des Olives, il est saisi d'effroi et de dégoût.

 

La tristesse et l'ennui l'envahissent. Il a la claire vue de tout ce qui se prépare contre lui.

Le "Fils de l'Homme" accepte le calice d'une amertume sans nom et qu'il doit boire jusqu'à la lie. 

 

Toute consolation lui est retirée, c'est une véritable agonie, son cœur déborde, des sueurs de sang l'inondent et coulent jusqu'à terre. Il voit, pouvons-nous supposer, combien des âmes qu'Il aura arraché à l'empire du Malin, continuerons cependant à vivre sous son esclavage... 

 

Si un ange du ciel lui apparaît et le fortifie, c'est afin de le rendre capable de porter une douleur qui dépasse les limites de la puissance humaine. 

Où trouvera-t-il une consolation dans cet effroyable abattement ? 

 

Ses disciples les plus chers sommeillent et dorment malgré ses instances et ses reproches. Pourtant, il vient de les consacrer prêtres.

Ils avaient promis de le suivre partout, et s'étaient dé­clarés capables et prêts de vider avec lui le même calice... Et à côté de Jésus abîmé dans l'amertume et l'abandon, eux se sont endormis.

 

C'est la passion de l'âme qui est commencée pour Jésus.

Et trois de ses Apôtres et disciples  - les plus favorisés !-  en sont les premiers instruments!... 

 

Mon Père ! S'il est possible, que ce Calice s'éloigne de moi !

 

Celui qui doit me trahir approche

Mais voici quelque chose de plus affreux. A la tête d'une troupe de soldats et de valets, avec des lanternes, des torches, et des armes, Judas s'avance, il s'approche de Jésus : 

-« Salut Maître », lui dit-il, et il l'embrassa. « Ami », lui dit Jésus, « qu'es-tu venu faire ? Tu trahis le fils de l'homme par un baiser ».

 

Judas, c'est encore un intime, un disciple, un confident.

 

Tout à l'heure il était au cénacle, il se laissait laver les pieds par Jésus. Il communiait à son corps et à son sang. Il était lui aussi ordonné prêtreDéjà il avait vendu son Maître, et maintenant il le livre...

  

Judas c'est l'amour de l'argent, la peur de manquer, la jalousie, l'hypocrisie. Judas c'est le sacrilège, l'apostasie, la trahison, tout à l'heure ce sera le désespoir; mais malgré tout Jésus l'avait aimé, il l'aime encore, il l'appelle son ami, il reçoit son baiser.

Sa parole est tendre, son affection suppliante, mais le cœur endurci de Judas résiste à tout, et le poignard de la trahison est plongé par lui dans le cœur de Jésus, c'est la passion de l'âme qui continue.

 

« Non ! Je ne connais pas cet homme! »

 

Plus tard chez le grand prêtre Caïphe, une foule qui blasphème entoure le Sauveur. 

Pierre qui dormait au jardin, au lieu de prier, s'est joint à la multitude, une servante l'aperçoit, elle croit le reconnaître : 

 

-« Tu étais avec Jésus de Galilée ! » Pierre le nia devant tout le monde : « femme, je ne le connais pas. Je ne sais, je ne puis comprendre ce que tu dis ». 

 

Le voici inquiet, cherchant à s'esquiver; à d'autres qui l'interrogent il répond une seconde fois dans les mêmes termes. 

 

-« Mais ton langage te trahit », lui dit-on. « Est-ce qu'on ne t'a pas vu dans le jardin avec lui ? »

-«  Non, non, je ne connais pas cet homme-là, je ne sais ce que vous voulez dire ».

 

Jésus, à qui rien ne pouvait échapper, entendit ces paroles.

Pierre qui avait jadis, sous l'inspiration du Père et dans le feu du St Esprit, confessé sa divinité et reçu ses promesses les plus glorieuses, Pierre qui dans sa foi bruyante avait voulu se dérober à l'humilité de son Maître, Pierre qui se croyait plus ferme et meilleur que tous les autres, et qui avec jurement avait promis de ne jamais abandonner Jésus, quand il serait seul à le soutenir, Pierre qui vient de tirer l'épée pour défendre son Maître, ce même Pierre, effrayé à la voix d'une femme, renie Jésus et déclare ne point le connaître, ne l'avoir jamais fréquenté, lui être absolument étranger.

 

Conçoit-on combien cette conduite du futur chef des Apôtres fut sensible à au Christ. 

Cependant Jésus passe...

Il s'applique ici à lui-même le précepte qu'il avait naguère formulé pour ses prêtres.

 

Avant de monter au Calvaire où il doit s'offrir en victime sur l'autel de la Croix, il porte dans l'âme celui-là même qui vient de l'offenser si gravement ; il lui apporte le pardon sans même attendre la supplication ou les excuses du coupable; il n'attend point que Pierre marque son repentir et demande pardon, il a pitié de la gêne qui sans doute empêche son disciple de parler, il arrête simplement sur lui son regard.

« Il le regarda, et il l’aima »...

Les yeux du disciple renégat rencontrent ceux de son Maître.

 

Il peut y lire ce qu'il voudra :

 ce qu'il craint d'y trouver: le reproche sans doute, la douleur, la sévérité peut-être, 

il y aperçoit surtout une infinie miséricorde, et cette bonté provoque la confiance avec le repentir et Pierre verse des larmes amères qui augmentent encore la passion de l'âme de Jésus, la passion du Dieu tout aimant qui se penche vers Sa créature pour la régénérer....

Prions les uns et les autres, les uns pour les autres afin de vivre notre condition chrétienne en toute humilité et nous trouver toujours là, les uns pour les autres afin d'être capables de nous relever mutuellement lorsque nous trébuchons sur le chemin de la sanctification, la route de l’Eglise. Puissions-nous, Frères et sœurs bien-aimés, communier au repentir de Pierre pour appeler sur chacune de nos vies, la Miséricorde divine !

 

+++++++

Mardi de la Semaine Sainte :

N-Des douleurs 

Frères et sœurs.

 

Nous contemplons aujourd’hui le Christ, notre Saint Sauveur au prétoire, devant Pilate.

 

Pilate ! Nous savons tous (Petits et grands) de qui il s’agit... C'est le gouverneur de la Judée, le premier citoyen.

 

Sa charge, ses fonctions, son influence, ses relations, tout contribue à le mettre en relief, comme le personnage le plus important de Judée, mais aussi à faire peser sur ses épaules, le fardeau des plus lourdes responsabilités.

 

Nous venons d’élire nos Maires, comme lui, Ils connaissent leurs devoirs et l'étendue de leur autorité. Il n’est pas facile d’être Maire, Préfet, Député...Prions pour ceux qui nous dirigent, surtout ceux de nos élus qui, premiers magistrats, doivent arbitrer entre des Lois parfois iniques, leur conscience et l’authentique « Bien commun »...

 

Regardons vers Pilate voudrait être juste, il voudrait bien sauver de la mort Celui dont il est forcé de reconnaître l'innocennce, il ne trouve en lui aucun sujet de condamnation, mais on le menace de perdre sa place, et le peuple voyant ses hésitations et sa faiblesse augmente en arrogance et réclame contre Jésus une sentence de mort.

 

L'instinct de la justice demeure, mais Pilate placé entre son intérêt et son devoir, cherche de vains subterfuges pour les concilier si c'était possible. L'avertissement de sa femme reste sans effet.

 

La libération de Barrabas n'apaise point la foule avide de trouver un « bouc émissaire » pour épancher sa vindicte...

 

La flagellation du Sauveur, son  couronnement d'épines, sa vestition d’un  dérisoire manteau de pourpre ne font qu'exciter sa fureur, et Pilate, lâche, ne décide toujours rien.

 

Par la douceur de ses réponses, Jésus l'impressionne évidemment.

 

Ce dépositaire de l'autorité, ce magistrat responsable de l'ordre public, va-t-il enfin par un acte énergique faire justice et délivrer le Sauveur ?

 

Oh non, malheureusement ! Hier comme de nos jours, sur la pression des « lobbies », la politique politicienne l’emporte et Ponce Pilate lave ses mains devant le peuple en disant :

-Je suis innocent du sang de ce juste vous en répondrez.

Mais vaine tentative. C'est devant lui et par lui que Jésus aura subi ce qu'il y a de plus dur peut-être dans la vie sociale, se savoir victime de la lâcheté et, par le fait même, de l'injustice de ceux qui ont tout à la fois le droit, et le pouvoir de protéger l'innocence et de proclamer la vertu.

 

C'est toujours pour Jésus la passion de son âme.

 

Comme elle durera longtemps cette injure particulière. Dans la suite des siècles et jusqu'à la fin des temps, les chrétiens rediront tous les jours cette parole inscrite dans l’histoire :

-a, souffert sous Ponce Pilate.

 

Et cette parole des « indignés » et partisans du « Règne d’Amour, de Justice et de Paix » servira désormais à dénoncer toujours et partout les Pilate quels qu'ils soient qui, dans l'administration de la chose publique, en dépit de tous les avertissements, et d’une Démocratie dont ils continuent de se réclamer, n'osent jamais porter le courage jusqu'au point de maintenir la justice et le bon ordre, même au détriment de quelque vulgaire intérêt, et malgré la poussée de la clameur populaire.

 

Aujourd’hui, c’est la fête de Pessah chez nos amis juifs qui mangeront des herbes amères (en mémoire de l’amertume de l’esclavage) et des pains azymes (symboles de la hâte du départ)

et boiront des coupes de vin (en signe de libération du peuple juif de l'esclavage).

Hélas ! Nos sociétés Occidentales ayant tourné le dos à leurs fins dernières et, dès lors, paganisées, reviennent à l’esclavage des passions et de la dictature d’une pensée unique et amorale...Prions !...

 

En cette suite du dimanche des Rameaux annonçant la Passion du Seigneur dans les traditions chrétiennes, Catholiques, Protestants, et Orthodoxes entrent dans la Grande Semaine. Que consacré dans Sa Vérité, « Ils soient uns pour que le monde croie » !...Prions...

 

 

J'ai soif

 

Jésus est crucifié entre deux voleurs. Il a été mis, dit l'Ecriture, au rang des scélérats. Au-dessus de sa tête est l'inscriptionJésus de Nazareth, Roi des Juifs.

 

A ses pieds on s'est partagé ses vêtements, sa tunique a été tirée au sort. Ce prêtre souverain éprouve les tourments de la soif, la soif brûlante des âmes.

 

On l'abreuve du fiel de l'ingratitude, et du vinaigre de l'indifférence, plus encore des moqueries et des sarcasmes de l'impiété. Les deux criminels à ses côtés lui lancent les mêmes blasphèmes. L'un se convertit cependant, et Jésus agonisant oublie sa souffrance pour, dans un regard d’Amour Miséricordieux, lui promettre le paradis.

 

Le cœur de Jésus, Vrai Dieu et Vrai Homme, palpite toujours pour ceux qui l'insultent, il implore le pardon de son Père pour ceux qui, par le mystère de l’Incarnation sont devenus Ses frères et qu'il rachète au prix de son sang...

 

Femme, voilà votre Fils; voilà votre Mère !

 

Puis des hauteurs du gibet, ses regards s'abaissent sur Marie sa mère, debout au pied de la croix.

 

Qui pourrait, avec une langue assez sainte et sublime, décrire ce qui se passe à la fois dans le cœur du Fils et dans celui de la mère !

Jamais deux âmes ne furent mieux faites pour savourer ensemble les mêmes douleurs. Elles étaient unies dans le Feu du Saint Esprit pour opérer l’œuvre de notre Rédemption. Le Nouvel Adam comme Chef d’une humanité renouvelée, la Nouvelle Eve comme première des rachetés et modèle de l’Eglise en son achèvement...

 

Un glaive transpercera votre âme, avait dit à Marie le vieillard Siméon. Et, depuis cette annonce, elle avait vécu dans l'attente douloureuse de ces heures lugubres et divines durant lesquelles, ressentant en elle-même le contrecoup de toutes les souffrances de son enfant, elle lui serait, comme « Fils de l’Homme », une source à tout instant renouvelée d'afflictions nouvelles et de plus cruelles tortures.

 

Une mère penchée sur son enfant qui souffre endure plus que lui la douleur.

 

Marie est la mère la plus parfaite, parce qu'elle est la plus sainte.

 

Elle compte chaque goutte du sang de son Fils, chaque battement de son cœur, chaque mouvement de ses lèvres.

 

Elle contemple ses plaies, elle suit la marche lente de la vie qui s'écoule, de la mort qui s'approche.

 

Tout son amour est en œuvre pour rappeler toutes les douleurs de sa vie, toutes ses angoisses; elles revivent toutes à la fois, et de son cœur transpercé moment vers l'âme de son Fils les flammes ardentes qui le brûlent, le tourmentent, le déchirent, et reviennent comme à leur foyer dans le cœur de la mère qui souffre toujours davantage.

 

Deux foyers, échos de l’Amour Divin, qui se renvoient à l'infini des rayons toujours plus ardents, et la compassion de la Sainte Vierge est l'instrument merveilleux qui accentue la passion de l'âme de Jésus.

 

Aussi on dirait que, à bout de force par l'intensité de l'Amour de Charité qui le consume, Jésus veut dans son extrême douleur se donner à lui-même et accorder à sa mère par son Apôtre et disciple bien aimé, toute la consolation possible .A travers St Jean, le prêtre pur donné pour fils à Marie, il confie le clergé de Son Eglise à la prière des Saintes femmes et du laïcat. A travers Marie donnée pour Mère au Collège Apostolique, il consacre l’interdépendance indissoluble entre le Sacerdoce ministériel et le Sacerdoce des fidèles...

 

Femme voilà votre fils, voilà votre mère.

 

 

Mon Dieu, donnez-nous des Prêtres ! Mon Dieu, donnez-nous de nombreux et Saints Prêtres ! Mon Dieu donnez-nous de nombreuses et Saintes vocations Monastiques ! Mon Dieu, donnez-nous de nombreuses et Saintes Vocations de Laïcs Responsable afin que, effectivement, nous ne soyons plus qu’un seul cœur, une seule âme tendus vers Vous. Amîn

+++++++++++++++++

 

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 17:56

 

 

IC017C

 

S.O.S :

Le « DENIER DU CULTE », Une obligation ?

 

-Non, juste une nécessité !

Si du moins vous voulez garantir la pérennité du Service Sacerdotal de vos Prêtres qui, en retour de leur dévouement, devraient pouvoir :

*Manger,

*Se vêtir,

*S’assurer

 

Nous vous rappelons que si vous décidez de faire un don à la Métropolie de l’Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne“ , et êtes résident en France, vous pouvez bénéficier d'une déduction fiscale.

Un don de 50 euros, par exemple, vous coûte en réalité 17 euros.


Pour la France, la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion et la Guyane, depuis le décret du 18 janvier 2005, si vous êtes imposable, vous pouvez déduire de vos impôts 66 % de votre don dans la limite de 20% de votre revenu imposable.
Quelques exemples :

 

*Si votre don est de 15 euros, le coût réel pour vous est de 5 euros
*Si votre don est de 50 euros, le coût réel pour vous est de 17 euros
*Si votre don est de 100 euros, le coût réel pour vous est de 34 euros
*Si votre don est de 500 euros, le co   ût réel pour vous est de 170 euros

 

De plus, dans notre Métropolie (Archidiocèse) , il n’est pas indifférent de vous souvenir que, puisqu’une Messe étant le renouvellement (actualisation) non sanglant du Sacrifice du Christ, elle ne saurait être payée. Dès lors votre Participation au Sacrifice du Seigneur par l'offrande que vous faites fait partie intégrante du "DENIER DU CULTE" :

 

*Une Messe:12 euros,

*Une neuvaine de Messe:112 euros,

*Un trentain « Grégorien »: 382 euros;

en conséquence, le montant de ces offrandes de Messes sera donc joint, en fin d'année au reçu que nous vous enverrons (pour déduction de vos impôts à raison de 66 °/° de vos dons) pour votre participation à la vie de l'Eglise par le "DENIER DU CULTE".

 

Libellez vos Chèques à  E S O A (Métropolie de l’Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne en France et en Afrique)

 

712 1


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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 11:18

Le-Patriarche-elu.jpg 

Election-syriaque-nouveau-Patriarche.jpg

Élection d'un nouveau patriarche  pour l’Eglise Syriaque Orthodoxe d'Antioche et de Tout l’Orient.

Mor Ignace Ephrem Karim a été élu lundi patriarche syriaque orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient, succédant ainsi à Ignace Moran Ignace Zakka Ier Iwas.

Mor Ignace Ephrem Karim était évêque de l'Église syriaque orthodoxe aux États-Unis.

Sa Sainteté Ignace Zakka Ier Iwas ,décédé le 21 mars à l'âge de 81 ans, était, depuis 1980, Patriarche de l'Église syriaque orthodoxe et de Tout l’Orient.

Le nouveau patriarche élu de l’Eglise Syriaque orthodoxe est Son Eminence l’Archevêque Cyril Mar Ephrem, évêque du diocèse de l’est des Etats-Unis, succédant à la fin du Patriarche Zakka Ier Iwas.

Le nom du nouveau patriarche est : Mar Ignatius Ephrem II, Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient.

À propos du parcours du nouveau Chef Suprême des Eglises de Tradition Syro-Orthodoxe :

Né à Qamishli, en Syrie, le 3 mai 1965.

Il s’Inscrit en 1977 au « Theological Seminary Saint Ephrem » à Damas dont il sort diplômé en 1982,

Il  a voyagé en Egypte et a étudié à la Faculté de théologie au Patriarcat de Coptes au Caire et a obtenu son diplôme en 1988.

Il a ensuite complété ses études théologiques supérieures en Irlande et en ’Angleterre pendant cinq ans, il en  reçut un doctorat pour une thèse «symboles de la Croix dans les écrits des Pères » Ce fut une  étude syriaque en théologie symbolique»

Puis en 1996 il est nommé  évêque pour le diocèse de l’est des États-Unis, Il fut  le premier évêque établit dans la ville syrienne de Qamishli.".

Election-anglais-Nouveau-Patriarche.jpg

COMMUNIQUE:

Notre Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne* en France et au Cameroun assure  le nouveau Patriarche de l'Eglise d'Antioche et de Tout l'Orient de ses ferventes prières pour que son ministère soit lumineux et fort, qu’il collabore à une plus grande et transparente unanimité du Témoignage Chrétien et Missionnaire de toutes les Eglises locales de Tradition Syriaque.

*Fondée pour l'Europe et ses missions par l'Eglise Malankare Orthodoxe (Catholicosat de l'Est).

Premiers actes du Patriarche d’Antioche et de Tout l’Orient :

Le Patriarche Karim : « Tous les Syriens sont résolus à défendre leur patrie » (01 Avr 2014)

Mar Ignatius Ephrem II Karim, Patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, a affirmé que les tous Syriens sont résolus à défendre la patrie.

Lors d'une réception organisée dans la cathédrale de Mar Gergeos pour les Syriaques Orthodoxes à Bab Touma, siège apostolique syriaque orthodoxe d'Antioche, à l'occasion de son arrivée à Damas, le patriarche Karim a imploré Dieu pour la Syrie et son président dans le but de rétablir la sécurité et la paix et édifier la Syrie nouvelle.


De son côté, Mgr Grégoire III Laham, patriarche d'Antioche et de tout l'Orient pour les Grecs Melkites Catholiques, a estimé que le succès dans la réalisation de l'unité chrétienne se soldera par le succès dans la réalisation de l'unité arabe.
http://sana.sy/fra/51/2014/04/01/536647.htm

 


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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 10:17

      

Chers amis.                                                                                                        Sa Sainteté Moran Mor Ignatius Zakka Ier Iwas ,Patriarche de l'Eglise d'Antioche et de Tout l'Orient (Mère de toutes les Eglises locales de Tradition Syriaque est entré dans le repos éternel à midi, le vendredi 21 Mars 2014 depuis Kiel en Allemagne.
   Le Patriarche y était hospitalisé. C'est là qu'il succomba à un arrêt cardiaque.       Ses restes mortels seront conduits au Monastère de Mor Yacoub de Sarugh à Warburg, (Allemagne) où le premier service funèbre aura lieu ce dimanche 23 mars. De là, le corps sera conduit  à Beyrouth, au Liban, où les principaux services funéraires auront lieu. L'inhumation aura lieu dans l'église du Monastère patriarcal près de Damas, le dimanche 30 Mars 2014.                                        Nous demandons à tous nos Prêtres, moines, moniales ,fidèles et amis de notre Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne.(Fondée pour l'Europe et ses missions par l'Eglise Orthodoxe des Indes, l'Eglise Malankare) *de s'unir à la peine et aux prières de l'Eglise Patriarcale et prier pour que, à l'avenir, l'unanimité de tous les fils et filles partageant de par le monde l'Antique et Vivifiante Tradition Syriaque,soit plus manifeste...                                                                                                  
 Nous ordonnons une prière quotidienne en chacun de nos monastères, en chacune de nos paroisses entre le 22 et le 30 Mars .                                         Que la Mère de Miséricorde, tous les Saints Pères Syriaques, tous les Saints et les Anges de Dieu accompagnent l'âme du Patriarche vers la Lumière du Christ où, en l'attente de la glorieuse et finale résurection, il retrouvera tous ceux et celles qui servirent avec zèle le Christ et Ses Frères !                                      +Mor Philipose-Mariam.

*L'Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne est une Métropolie  fondée et canoniquement érigée par l'Eglise Malankare Orthodoxe (Eglise Syrienne-Orthodoxe des Indes) pour l'Europe(http://syrorthodoxchurch.com/)

 

 

   Église Orthodoxe Orientale, notre Église Syriaque Orthodoxe Antiochienne,  comme notre "Eglise- mère" Syrienne Orthodoxe du Malankare (Catholicosat de l'Est) ainsi que d'autres "Eglises locales" et filles elles-même de l'Antique "Eglise Mère" d'Antioche doit être distinguée de l'Eglise- mère et patriarcale Syriaque- Orthodoxe ( Patriarcat d'Antioche et de Tout l'Orient ) qui, par un accords entre leurs Sainteté Jean-Paul II et Ignace Zacka 1er Iwas, résolut la fracture qui divisait nos Traditions sur un malentendu théologique.

 

Icône St Gregorios 2Fondées sur le socle (considéré, selon nous, comme fondement de tout dialogue œcuménique) des trois Grands Conciles Œcuméniques de Nicée, Constantinople et Éphèse "qui nous transmirent sans adjonction ou altération la seule Foi Apostolique", conformément aux usages de l'Eglise primitive,nos Eglises Orientales sont beaucoup moins "centralisées" que ne le sont les Eglises Occidentales (latines). Ainsi jouissent- elles, localement et diversement, de degrés d'autonomie qui surprennent l'observateur latin (ainsi  en est-il pour l'Archevêché de l'Eglise Orthodoxe Malankare fondé pour l'Europe après avoir obtenu son Autonomie Canonique de l'Eglise Mère Orthodoxe des Indes [L'Eglise Orthodoxe Malankare] )

പരിശുദ്ധ കാതോലിക്കാ ബാവാ അനുശോചിച്ചു.Veuillez exprimer votre solidarité chrétienne et signer la pétition à whitehouse.gov pour soutenir  les évêques enlevés : Mor Gregorious Yohanna Ibrahim et Archbp Boulos Yazigi d'Alep
Quelques témoignages:
Le patriarche Ignace Zakka Ier Iwas, patriarche syro-orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient, est décédé le 22 mars 2014 en Allemagne, à l'âge de 80 ans. Le pape salue « un leader spirituel exceptionnel,  ».Le patriarche irakien, connu pour son engagement œcuménique, avait participé au Concile Vatican II en qualité d'observateur et avait été entre autres président du Conseil œcuménique des Églises (COE) de 1998 à 2006.Après avoir été archevêque de Mossoul et de Bagdad, il était depuis 1980 le 140e primat de l’Église syriaque orthodoxe.Dans un télégramme de condoléances envoyé à l’Église syriaque orthodoxe, le pape François exprime sa « profonde tristesse » : « Le monde chrétien dans son entier a perdu un leader spirituel exceptionnel, courageux et sage. »Il salue sa conduite du peuple « en des temps très difficiles » : « après son élection comme patriarche en 1980, Sa Sainteté a été un témoin » au milieu des « violents conflits successifs qui ont semé la mort et des souffrances indicibles au Moyen-Orient ».Le pape rend hommage à « un homme de dialogue et de paix à l'égard des disciples de toutes les traditions religieuses ». Il rend grâce en particulier pour « son travail constant pour améliorer les relations entre les chrétiens ».Il rappelle également « sa contribution extraordinaire pour renforcer la communion entre chrétiens syro-orthodoxes et fidèles catholiques ».Le pape François assure de « la proximité de tous les catholiques » par la prière, souhaitant « que le Tout-Puissant l'accueille dans son royaume et lui accorde le repos éternel », et « que la mémoire de son long et dévoué service à l’Église » soit « un encouragement pour tous ».  (Agence ZENIT)
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