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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 10:04

Par Saint Théophile d'Antioche (?-v. 186), évêque . Premier discours à Autolycus, 2, 7 ; PG 6, 1026s (trad. Orval) 
19.Transfiguration

« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5,8)


Tel un miroir brillant, l'homme doit avoir une âme pure.

Une fois la rouille au miroir, l'homme ne peut plus y voir le reflet de son visage. De même, tant qu'il y a le péché dans l'homme, il n'est pas possible à cet homme de voir Dieu. 

Mais si tu veux, tu peux guérir. Confie-toi au médecin, il ouvrira les yeux de ton âme et de ton cœur.

Qui est le médecin ?

C'est Dieu qui guérit et vivifie par le Verbe et la Sagesse.

C'est par sa Parole, son Verbe, et sa Sagesse que Dieu a fait l'univers :

-« Par sa Parole les cieux ont été faits, et par son souffle, son Esprit, toute leur puissance » (Ps 32,6).

Sa Sagesse est toute-puissante :

-« Dieu par la Sagesse a fondé la terre, il a établi les cieux avec intelligence » (Pr 3,19). 

Si tu sais cela, homme, et si tu mènes une vie pure, sainte et juste, tu peux voir Dieu.

Qu'avant tout prennent place en ton cœur la foi et la crainte de Dieu, et tu comprendras cela.

Quand tu auras déposé la condition mortelle et revêtu l'incorruptibilité, alors tu seras digne de voir Dieu.

Car Dieu aura ressuscité ta chair devenue immortelle avec ton âme.

Et alors, devenu immortel, tu verras l'Immortel, si maintenant tu lui donnes ta foi. 

 

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 10:01

 

Saint Brice, qui êtes-vous ?
Évêque de Tours 
(† 444)

        On dit qu'il fut recueilli et protégé par saint Martin, mais que Brice quitta le monastère « pour vivre avec de beaux chevaux dans ses écuries et de jolies esclaves dans sa maison. »

À la mort de saint Martin, il changea sa manière d'agir.

Il lui succéda sur le siège épiscopal de Tours, donnant toute sa vie à l'Église durant quarante ans.

        Calomnié, accusé d'avoir rendu mère une de ses religieuses, il dut même aller se défendre devant le pape.

Mais ses ouailles reconnurent l'innocence de sa vertu et le firent revenir pour qu'il soit à nouveau leur évêque.

Ils le canonisèrent dès sa mort.



(Source: Nominis)

 

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 09:59

Soyons nous-même pour nous ouvrir au Dieu qui est…

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Le détachement est l’état dans lequel nous entrons par notre méditation, un état dans lequel nous ne sommes pas possédés par nos possessions, dans lequel nous ne sommes pas subjugués par le désir de posséder, de contrôler – un état d’esprit, un mode d’être absolument nécessaire pour pouvoir aimer…

Nous ne cherchons pas à remodeler les autres à notre image et ressemblance, mais permettons aux autres d’être.

En leur permettant d’être, nous les connaissons tels qu’ils sont. Et, les connaissant, nous les aimons.

En méditant nous renonçons à notre désir de contrôler, de posséder, de dominer.

Nous cherchons à être qui nous sommes.

En étant qui nous sommes, nous nous ouvrons au Dieu qui est…

Accéder à cet état exige de notre part une grande générosité, la générosité de renoncer à nos projets, nos espoirs, nos peurs…

Suffisamment détachés pour voir au-delà de nous-mêmes, pour voir qui est Dieu.

Et, le voyant, d’en être amoureux.

(John Main osb, En quête de sens et de profondeur, « Les fruits », Méditation chrétienne du Québec-Medio Media, 2013, p. 141.)

 

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 09:57

Viens auprès du Père.

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Je suis le froment de Dieu ;

que je sois moulu par la dent des bêtes

pour devenir le pain pur du Christ.

Les passions en moi sont crucifiées,

il n'est plus de feu charnel qui me brûle :

mais une source intérieure m'est jaillie et murmure.

Elle me dit du fond de moi-même :

Viens auprès du Père.

 

Saint Ignace d'Antioche

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 09:51

Par Saint Isaac le Syrien (7ème siècle), moine près de Mossoul . Discours, 1ère série, n°30 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 188 rev.) 

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« Le Royaume de Dieu est au milieu de vous et au dedans de vous »


      L'action de grâce, la gratitude de celui qui reçoit incite celui qui donne à donner toujours davantage.

Mais celui qui ne rend pas grâce pour les plus petites choses ne peut être que menteur et injuste dans les grandes.

Celui qui est malade et qui connaît sa maladie peut demander la guérison ; celui qui reconnaît sa souffrance est proche de sa guérison, et il la trouvera facilement… 


      Souviens-toi de la chute de ceux qui se croyaient forts, et sois humble en tes vertus…

Chasse-toi toi-même, et ton ennemi sera chassé loin de toi.

Apaise-toi toi-même, et le ciel et la terre te combleront de paix.

Efforce-toi d'entrer dans le trésor de ton cœur, et tu verras le trésor du ciel.

Car l'un et l'autre sont le même.

Entrant dans l'un, tu contemples les deux.

L'échelle de ce Royaume est en toi, cachée dans ton âme. Plonge en toi-même pour y découvrir ton péché :

-C'est là que tu trouveras les degrés par lesquels tu pourras t'élever… :

-« Le Royaume des cieux est en vous. »




 

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 17:47

TU ES NE POUR LE BONHEUR (3/16)

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CHAPITRE II AIMER - CONNAITRE – SENTIR  (Première partie)

Le plus grand reproche que l'on puisse faire à notre époque, c'est d'assombrir la vie des hom­mes. Or, hélas, ce sont eux-mêmes qui, de toutes pièces, l'ont faite telle qu'elle est, cette époque : ils ont fabriqué leur malheur, ne voulant plus vivre en accord avec leur propre nature.

 

Je vais essayer de mettre en lumière la struc­ture hiérarchique de la nature humaine : aimer d'abord, connaître ensuite, sentir enfin. Tels sont les paliers de la nature humaine : ils ne se trouvent pas au même niveau mais, comme les marches d'un escalier, en hauteur. La nature humaine est verticale : à son sommet, la faculté d'aimer ; elle se manifeste, en sa pureté, par la vie religieuse, la faculté de « relier » l'homme à sa Source et les hommes entre eux. Puis la faculté intellectuelle, qui a son bas niveau incar­né, est la raison discursive : faculté qui tient le milieu. Et enfin, à la base, la faculté de s'émou­voir et sentir, la vie animalo  végétative.

 

Mais, comme il ne s'agit pas de choses maté­rielles qui s'excluent les unes les autres, ces paliers ne sont pas séparés, ils s'entre pénètrent : on ne saurait aimer sans connaître ni connaître sans avoir d'abord senti. Mais ce « d'abord » ne confère pas à la faculté de sentir — comme Condillac, Hume et tant d'autres l'ont cru — la pre­mière place : elle n'est qu'une condition et non une causeLa « cause » est dans la prodigieuse faculté d'aimer, dans le pouvoir de s'identifier en esprit à autre chose que soi. Échelonnés dans l'ordre de leurs valeurs hiérarchiques, il y a donc d'abord l'amour, puis la connaissance et enfin la sensibilité : triple essence de la nature humaine.

 

Réalité objective. Il ne dépend pas de notre volonté qu'elle soit ou ne soit pas. Ce que notre volonté peut faire, c'est de déranger la hiérarchie naturelle ou de s'y conformer.

 

Cette structure est commune à tous les hom­mes. Mais elle s'accomplit dans l'existence de chaque homme de manières différentes.

 

L'aberration de l'existentialisme est de croire que l'homme crée son essence, lorsque, en fait,elle est donnée d'avance. Il ne la crée pas plus que la violette ne crée sa forme : elle est en son germe et ne fait que l'épanouirLa seule diffé­rence c'est que l'homme peut modifier l'agence­ment intérieur de son essence. Par sa libre volonté.

 

Par conséquent, si sur le plan de l'essence — réalité immuable — il ne saurait s'agir de varia­tions, sur le plan de l'existence les hommes ne présentent pas la même stabilité.

 

La hiérarchie aimer connaître sentir varie donc dans l'existence, non seulement d'un homme à l'autre, mais dans le même homme au cours de sa vie. Mobilité effarante due à la liberté des humains...

 

                                                            ***

 

En premier lieula hiérarchie de la nature humaine se développe au cours de l'existence en sens inverse.  (Selon l'adage scolastique, seul valable pour tontes les évolutions dans le temps : « Le premier dans l'inten­tion est le dernier dans l'exécution ».)

 

L'enfance est dominée par la sensibilité et la vie animalo végétative ; la jeu­nesse, par les acquisitions de la connaissance ; la maturité, par l'amour, la possession de soi et le don de soi :l'une, d'ailleurs, ne va pas sans l'autre.

 

A l'époque où nous vivons, le grand nombre s'arrête à l'état de l'enfance. Il s'arrête donc à l'état où la hiérarchie est renversée. Ne fait-on pas tout pour surexciter l'infantilisme sensuel ? Ne nie-t-on pas le palier suprême de l'humain ? Dans le monde actuel neuf hommes sur dix n'arrivent pas à la vraie maturité, c'est-à-dire à réaliser leur essence de haut en bas avec sa hiérarchie naturelle.

 

A ce point de vue, les hommes ont perdu en qualité ce qu'ils ont gagné en quantité : ils vivent plus longtemps (50.ans de moyenne ; au moyen âge : 30 ans), mais ils arrivent plus difficilement à l'épanouissement complet de leurs âmes. D'où la raréfaction des génies, des Pascal, des Dante, des Shakespeare Humanité larvaire dont l'aspect technique n'est qu'un leurre et le progrès moral une illusion. (C'est sans doute pourquoi on ne parle aujourd'hui que « d'humanité adulte », de « peuples devenus ma­jeurs », etc...)

 

Autrefois, en effet, on vivait moins, mais on mûrissait plus vite : à quinze ans on était un homme. (Cela parce que le christianisme avait le goût de la virilité et n'aimait pas la facilité ; il conseillait « la porte étroite ». Le Christ n'hésitait pas à demander de l'héroïsme : « Qui perd sa vie à cause de moi la sauve »... « Abandonne tout et suis-moi », etc... L'ancien régime avait du nerf, l'actuel a des nerfs...)

 

C'est à trente ans que la civilisation moderne permet à l'homme de s'approcher de l'âge viril, — et encore ! On sait, par exemple, que les Américains restent toujours de grands enfants. Et les Français laïcisés qui raffolent du ballon ? Le stade n'est-il pas la cathédrale du monde moderne ? Les foules puériles ne commu­nient-elles pas en leurs dieux adorés : les vedettes du Muscle ?

 

On sait aussi que le désir se lève bien avant que l'amour apparaisse. C'est l'âge de la puberté. D'où la sexolâtrie d'une humanité arrêtée dans son développement.  (Cette sexolâtrie s'est développée selon un plan arrêté : « Popularisons le vice dans les multitudes ; qu'elles le respirent par les cinq sens... Faites des cœurs vicieux et vous n'aurez plus de catholiques».) (L'Église Romaine face à la Révolution, p. 148. Ouvrage que Pie IX demanda à Crétineau-Joly).

 

Et l'art moderne ? Une diarrhée infantile. Un art de pouponnière. N'est-il pas vrai pour le faux primitivisme et les balbutiements ridicules de la peinture abstraite, pour les cacophonies vagissantes de la musique, pour les caricatures de marmots de la sculpture, pour les obscénités inconscientes de la littérature ? Et que l'on n'y cherche point, bien sûr, la pureté de l'innocence, mais ce qu'il y a dans l'« âge ingrat » de bêtichon, de maladroit, d'animal, de barbare et de cruel...

 

Les peuples sont comme on les fait : si les peuples occidentaux ne se préoccupent que de bien boire, bien manger et se distraire — à nous les « week-end », les « cocktails », les cinémas ! — c'est parce qu'ils sont stoppés au stade animalo- végétatif par une société qui a renversé la hiérarchie de la nature humaine et empêche l'homme d'acquérir sa véritable taille. Le ventre et le bas-ventre, d'abord. L'âme, l'esprit, Dieu ? Des « superstructures » illusoires et dépassées ! C'est là une première ébauche, je ne cherche pas ici à traiter complètement cette question d'une humanité « demeurée ».

 

Ce n'est pas que les hommes aient changé ; qu'ils soient devenus plus mauvais ; mais leurs bas instincts sont encouragés par l'idéologie laïco démocratique, laquelle a détruit l'armature qui jadis les soutenait, les aidait à lutter et à s'élever. Au moyen âge il y avait des tares, des abus et des vices, mais rien n'était perdu parce que la Croix restait debout, l'ordre de la nature humaine respectéOn pouvait toujours retrouver la paix de l'âme parce que la société n'avait pas quitté le Vrai. Ce qui est grave aujourd'hui, c'est la perversion des principes, la proclamation solennelle de l'ErreurLes tares, les abus et les vices trouvent leur vigueur dans les doctrines officielles.

 

« De la forme donnée à la société découle le bien ou le mal des âmes », disait Pie XII... En vérité, la société, en freinant le mal, vise le bien.

 

Le mal d'une époque ne m'indigne pas. Ce qui me navre aujourd'hui c'est qu'il n'a plus de poids compensateur ; le monde est le même, mais en un monde sans religion le mal fait basculer la cité.

 

La civilisation chrétienne invitait la liberté humaine à collaborer à l'ordre du monde ; la Révolution ne l'incite qu'à le détruire ; et il ne s'agit pas de ruiner un quelconque « ordre éta­bli», mais tout l'ordre de la création, et la mis­sion de l'homme dans la création !

 

Si l'on crevait le paravent d'hypocrisie der­rière lequel se cache la démocratie, on verrait son visage grimaçant qui doit ressembler, comme deux gouttes d'eau, à celui de l'Ennemi de l'homme.

 

Ce n'est pas là une crise passagèreC'est l'effondrement définitif d'une doctrine qui a dégradé la nature humaine, qui a changé le sang en boue. Tout est boue aujourd'hui, des fonda­tions au faîte ! Tout s'embourbe ! Nous voyons s'effondrer dans la fange l'inversion de la nature humaine — sentir, connaître, aimer ! — qui, partie de la Renaissance, reçut sa consécration à la Révolution. Un fleuve empoisonné à sa source, qui a infecté tout sur son parcours !

 

Il faut chercher le mal à sa racine. Sans cela on ne comprend rien à la disparition de la joie de vivre sur cette terre.

 

Mais alors il existe une relation entre l'er­reur (Je retarde : il n'y a pas d'erreur et de vérité ni de bien et de mal ; la fleur ne se distingue pas de la feuille, ni la feuille de la racine, ni la racine du fumier qui la nourrit : le fumier vaut la fleur... tout se vaut, tout est indifférent !... je m'excuse...) et le malheur ; et une autre entre la vérité et le bonheur.

 

Nous le verrons mieux tout à l'heure ; il me suffit de dire ici que la route des hommes, qui grimpe sur une mon­tagne, est semée de signaux. (Le but de cette route est le salut des âmes — « jusqu'à ce que le nombre des élus soit complet » — et non pas, comme on le croit aujourd'hui,l'achèvement d'un régime économique parfait ! En réduisant le sens de l'histoire au temporel, on annihile le temporel lui-même, on l'aplatit et on le vide de sa substance. La Jé­rusalem terrestre n'est pas l'achèvement de l'histoire, mais son retour à la Jérusalem céleste. La Technique, quand elle est poursuivie comme but unique ruine à la fois l'existence même, ici-bas, et l'éternité de là-haut.)

 

Ces signaux rouges et verts — souffrances et joies — ce ne sont pas les hommes qui les ont fabriqués ! Ils indiquent les précipices de la montagne ou la voie ouverte pour monter toujours plus haut...

 

L'expérience prouve — et ce sera le sujet du chapitre suivant — que toutes les positions aberrantes, infidèles à l'ordre de l'essence humaine, entraînent un état de malaise qui peut aller jusqu'aux souffrances indicibles du déses­poir.

 

Les philosophes modernes en font grand cas : ils ne parlent que d'« angoisse » et de « nausée ». Bien sûr, ils ne savent pas ce qu'ils représentent, ces signaux, — et s'ils sont même des signaux !

 

Car ils le sont, ces avertissements qui nous arrivent du tréfonds de la conscience (de l'Essence même qu'ils nient !) et qui nous dit : « Qu'as-tu fait de moi ? » Dans le langage mystérieux de la Souffrance — car elle respecte notre liberté — elle insiste : « Qu'as-tu fait de ton bonheur ? »

 

A SUIVRE

 

[Extrait de : TU ES NÉ POUR LE BONHEUR   Œuvre de Paul Scortesco  (1960)]

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 09:55

QUI ÊTES VOUS, SAINT MARTIN de Rome ?
Pape et martyr 
(† 655)

        Saint Martin, natif de la Toscane, se rendit célèbre dans le clergé de Rome par son savoir et sa sainteté.

À son élection sur le Siège de Pierre à Rome, la Ville retentit d'allégresse ; le clergé, le sénat et le peuple en témoignèrent une satisfaction extraordinaire, et l'empereur approuva cet heureux choix.

Martin ne trompa point l'espoir de l'Église ; la piété envers Dieu et la charité envers les pauvres furent ses deux règles de conduite.

On était sûr de le trouver en prière, ou occupé des malheureux, ou absorbé par les soins multiples de sa charge.

Son plus grand soin fut de maintenir dans l'Église l'héritage précieux de l'Orthodoxie (La Foi droite).

        Le grand pape se vit un moment dans la situation la plus critique, et accablé sous le nombre des ennemis spirituels et temporels de l'Eglise de Rome qu'il présidait.

Contre l'hérésie du monothélisme, qui relevait la tête, il assemble, dans l'église de Latran, un concile de cinq cents évêques, où les principaux chefs des hérétiques sont condamnés.

Poussé par les sectaires, l'empereur Constantin II, sous prétexte d'une trahison à laquelle Martin aurait pris part, fait saisir le pape et le met en jugement.

On le traite comme un misérable, et on amène devant lui vingt accusateurs pour l'accabler de faits imaginaires.

Martin, voyant qu'on va les faire jurer sur le livre des Évangiles :

-« Au nom de Dieu, s'écrie-t-il, dispensez-les d'un serment sacrilège ; qu'ils disent ce qu'ils voudront. Et vous, magistrats, faites votre œuvre. » Et, sans se donner la peine de répondre à toutes les accusations formulées contre lui, il se contente de dire :

-« Je suis accusé pour avoir défendu la foi ; je vous attends au jour du jugement. » Un soldat vient dépouiller Martin de ses ornements pontificaux ; réduit à un dénuement complet, chargé de fers, le pape est traîné, dans cet état, à travers les rues de la ville de Constantinople où il avait été amené.

        Après plusieurs jours de prison, ayant dit adieu aux membres du clergé qui l'avaient suivi, le martyr part pour l'exil.

La Chersonèse, où il fut relégué, était désolée par la famine ; il eut à y endurer pendant deux ans des souffrances et des privations pires que la mort ; mais il supporta tout avec une résignation parfaite.

 


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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 09:53

"Les œuvres bonnes que Dieu a faites (Gn 1,31), nous les voyons ; son repos, nous le verrons après avoir accompli nos bonnes œuvres."

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Nous voudrions expliquer comment sont également vrais deux textes : celui de la Genèse où il est écrit que Dieu se reposa le septième jour de toutes ses œuvres et celui de l'Évangile où le Seigneur, par qui toutes choses ont été faites, dit :

-« Mon Père est à l'œuvre jusqu'à maintenant, et moi aussi je suis à l'œuvre »...

 

L'observation du sabbat a été prescrite aux juifs pour préfigurer le repos spirituel que Dieu promettait aux fidèles qui feraient de bonnes œuvres.

Repos dont le Seigneur Jésus Christ...a confirmé le mystère par sa sépulture. Car c'est le jour du sabbat qu'il a reposé dans le tombeau...lorsqu'il avait consommé toutes ses œuvres...

On peut penser que Dieu s'est reposé d'avoir créé les divers genres de créatures, parce qu'il n'a plus créé ensuite de nouveaux genres, mais...que, même en ce septième jour, il n'a pas cessé de gouverner le ciel, la terre et tous les autres êtres qu'il avait créés ; sinon, ils auraient aussitôt sombré dans le néant. Car la puissance du Créateur, la force du Tout-Puissant, est la cause par laquelle subsiste toute créature...

 

Il n'en est pas en effet de Dieu comme d'un architecte :

la maison est achevée, celui-ci s'en va et...l'œuvre subsiste ; au contraire, le monde ne pourrait subsister, ne serait-ce l'instant d'un clin d'œil, si Dieu lui retirait son appui...


C'est ce que dit l'apôtre Paul quand il est venu annoncer Dieu aux Athéniens :

« En lui nous avons la vie, le mouvement et l'être » (Ac 17,28)...

 

En effet, nous ne sommes pas en Dieu comme sa propre substance, au sens où il est dit qu'« il a la vie en lui-même » ; mais, puisque nous sommes autre chose que lui, nous ne pouvons être en lui que parce qu'il agit ainsi :

-« Sa Sagesse s'étend avec force d'un bout du monde à l'autre et elle gouverne l'univers » (Sg 8,1)...

Les œuvres bonnes que Dieu a faites (Gn 1,31), nous les voyons ; son repos, nous le verrons après avoir accompli nos bonnes œuvres.

 

[Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
La Genèse au sens littéral, 4, 11-13 [21-24] (trad. Bibliothèque Augustinienne, t. 48, DDB 1972, p. 307s rev.)]

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 09:49

Le 9 mai 2004, jour de la fête des Mères aux U.S.A….

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Voici le récit de l'abbesse du couvent du Mont des Oliviers à Jérusalem où a été peinte une icône de sainte Anne, Mère de la Sainte Vierge, qui suinte le myrrhon (saint Chrême) depuis trois ans :

« En 1998, le père Afanassy Mastalski nous a commandé cette icône. Lui-même avait passé les années 1980-1981 à Jérusalem et officiait dans nos monastères. En cette année 1998, sœur Mastridia a peint l'icône commandée, l'a posée sur le Saint Sépulcre et nous l'avons envoyée à Philadelphie (U.S.A.) au père Afanassy. 

Le père Afanassy avait commandé cette icône car à l'âge de 7 ans, il s’était fracturé le bras et les médecins, ne trouvant pas son pouls, envisageaient l'amputation. Sa mère, catholique polonaise très pieuse, se mit alors à prier sainte Anne et se procura de l'huile de l'église avoisinante dédiée à Sainte Anne. Elle en appliqua sur le bras de son fils. Peu après, les médecins détectèrent le pouls : le bras fut guéri.

Le 9 mai 2004, jour de la fête des Mères aux U.S.A., du myrrhon commença à couler de l'icône de sainte Anne.  L'icône continue à produire du myrrhon à ce jour. Il sèche pendant la semaine Sainte et recommence à couler à Pâques. »

St Germain de Constantinople (†733) et les icônes
 

www.moinillon.net

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen.

 

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 09:48

Le Temple de notre coeur est-il encombré ? Faisons place à Dieu !

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Notre Seigneur nous apprend lui-même ce que nous devons faire pour que notre intérieur devienne une maison de prière, car l'homme est vraiment un temple consacré à Dieu.

Nous devons d'abord en chasser les marchands, c'est-à-dire les images et représentations des biens créés, et tout ce qui est satisfaction dans les choses de ce monde et jouissance de volonté propre. Puis il faut laver le temple avec des larmes pour le purifier. Tous les temples ne sont pas saints par le seul fait qu'ils sont des demeures habitables...; c'est Dieu qui les rend saints.

Le temple dont il est question ici c'est l'aimable temple de Dieu, où Dieu se dit en vérité quand...on y a fait place nette. Comment Dieu pourrait-il élire domicile en l'âme avant qu'elle n'ait eu la moindre pensée de Dieu ? N'est-elle pas souvent encombrée de tant d'autres choses ?

[Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg 

Sermon 69 (trad. Cerf 1991, p. 556) ]

 

 


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