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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 20:09

« Quiconque pense qu'il peut connaître les mystères de Dieu par sa raison ressemble à un homme qui voudrait voir le paradis avec des jumelles. »

(Père Porphyre le Kavsokalyvite (Porphyrios de Kavsokalyva, 1906-1991), du Mont Athos.)

"Qualquer um que pense que pode conhecer os mistérios de Deus por sua razão parece um homem que gostaria de ver o paraíso com binóculos. "

Pai Porfírio Kavsokalyvite (Porphyrios de Kavsokalyva, 1906-1991), Monte Athos.

"Anyone who thinks he can know the mysteries of God by his reason looks like a man who would like to see paradise with binoculars. "

(Father Porphyry the Kavsokalyvite (Porphyrios of Kavsokalyva, 1906-1991), Mount Athos.)

"أي شخص يظن أنه يستطيع أن يعرف ألغاز الله من خلال عقله يبدو كرجل يود أن يرى الجنة بمنظار. "

(الأب بورفيرى كافسوكالفيت (بورفيريوس كافسوكالوفا ، 1906-1991) ، جبل آثوس.)

 

 

"Jusque à quand, Seigneur, permettrez-vous ?..."

Chers amis, Aloho m'barekh.
Alors que nous célébrions paisiblement notre bien aimé Saint Gregorios de Parumala, au moins sept coptes ont été tués et de nombreux autres blessés dans un attentat contre un bus dans la province d'al-Minya en Moyenne-Egypte (à quelque 300 km au sud du Caire).
Notre Eglise Syro-Orthodoxe francophone de Mar Thoma, se joint à la douleur de l'Eglise Copte Orthodoxe.
Avec elle pleurons et supplions !
Simultanément la haine des milieux islamiste se déchaîne au Pakistan suite à l'acquittement de Asia Bibi.
Ne cessons-pas de prier pour nos frères et sœurs exposés à la folie meurtrière de ces sectaires qui travestissent la religion en une vile idéologie sanguinaire! Prions pour notre Père Shamaoon Masih et ses fidèles.
Dans l'amour du Christ Prince de la Paix, votre respectueusement.
+Mor Philipose 
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"Por quanto tempo, Senhor, você permitirá? ..."

Queridos amigos, Aloho m'barekh.
Ao celebrarmos pacificamente nosso querido São Gregório de Parumala, pelo menos sete coptas foram mortos e muitos outros feridos em um ônibus-bomba na província de al-Minya, no Médio Egito (cerca de 300 km ao sul). Cairo).
Nossa Igreja Francofona Siro-Ortodoxa de Mar Thoma une-se à dor da Igreja Copta Ortodoxa.
Com ela nós choramos e imploramos!
Ao mesmo tempo, o ódio aos círculos islâmicos é desencadeado no Paquistão após a absolvição de Asia Bibi.
Não pare de orar por nossos irmãos e irmãs expostos à loucura assassina desses sectários que disfarçam a religião em uma vil ideologia sangrenta! Ore por nosso pai Shamaoon Masih e seus seguidores.
No amor de Cristo Príncipe da Paz, respeitosamente.
+ Mor Philipose 
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"How long, Lord, will you allow? ..."

Dear friends, Aloho m'barekh.
As we peacefully celebrated our beloved Saint Gregorios of Parumala, at least seven Copts were killed and many others wounded in a bus bombing in al-Minya province in Middle Egypt (some 300 km to the south Cairo).
Our Syro-Orthodox Francophone Church of Mar Thoma, joins the grief of the Orthodox Coptic Church.
With her we cry and beg!
At the same time hatred of Islamist circles is unleashed in Pakistan following the acquittal of Asia Bibi.
Do not stop praying for our brothers and sisters exposed to the murderous madness of these sectarians who disguise religion in a vile bloody ideology! Pray for our Father Shamaoon Masih and his followers.
In the love of Christ Prince of Peace, respectfully.
+ Mor Philipose 
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"متى ، يا رب ، هل ستسمح؟ ..."

أصدقائي الأعزاء ، ألوهو مبارك.
كما احتفلنا بسلام القديس غريغوريوس من بارمالا ، قتل ما لا يقل عن سبعة أقباط وأصيب كثيرون آخرون في تفجير حافلة في محافظة المنيا في مصر الوسطى (حوالي 300 كلم إلى الجنوب). القاهرة).
تنضم الكنيسة الفرنكوفونية السريانية الأرثوذكسية في مار توما إلى أحزان الكنيسة القبطية الأرثوذكسية.
معها نحن نبكي ونسول!
في الوقت نفسه ، أطلق العنان لكره الأوساط الإسلامية في باكستان بعد تبرئة آسيا بيبي.
لا تكف عن الصلاة من أجل إخواننا وأخواتنا الذين تعرضوا للجنون القاتل لهؤلاء الطوائف الذين يخفون الدين في أيديولوجية دامية بذيئة! نصلي من أجل أبينا شمعون مسيح وأتباعه.
في حب المسيح أمير السلام ، باحترام.
+ مور فيليبوس

 

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Menaces Islamiques à l'encontre du Pape François ?

 

 

Le groupe de communication islamiste Al-Abd Al-Faqir a publié à deux reprises en une semaine, des menaces de tuer le pape François.

Dans la première, il menace le Pape de l'Eglise Romaine-catholique d’un attentat à la grenade.

Dans la seconde, il présente une photo du pape François, prise lors de sa visite à Auschwitz, en 2016, avec une main armée d’un pistolet qui le vise et la mention 

« Ne pensez pas que vous êtes éloigné de nos attaques ».

 

 

 

 

 

Ces menaces sont proférées dans la perspective « de la fête [Noël] des croisés qui approche ».

Deux autres menaces avaient été proférées contre François en novembre dernier par une autre officine de propagande islamiste, la Wafa Media Foundation 

Ameaças islâmicas contra o Papa Francisco?


O grupo de comunicação islâmico Al-Abd al-Faqir publicou duas vezes em uma semana ameaças de morte do papa Francisco.

No primeiro, ele ameaça o papa da Igreja Católica Romana com um ataque de granada.

Na segunda, ele apresenta uma foto do Papa Francisco, tirada durante sua visita a Auschwitz, em 2016, com uma mão armada com uma pistola apontada para ele e a menção

"Não pense que você está longe dos nossos ataques."


Estas ameaças são feitas a partir da perspectiva do "Natal [Crusader] feriado se aproximando".

Duas outras ameaças foram feitas contra François em novembro passado por outra agência de propaganda islâmica, a Wafa Media Foundation.

Islamic threats against Pope Francis?


The Islamist communication group Al-Abd al-Faqir has published twice in a week, threats to kill Pope Francis.

In the first, he threatens the Pope of the Roman Catholic Church with a grenade attack.

In the second, he presents a photo of Pope Francis, taken during his visit to Auschwitz, in 2016, with a hand armed with a pistol aimed at him and the mention

"Do not think you're far from our attacks."


These threats are made from the perspective of the "Christmas [Crusader] holiday approaching".

Two other threats were made against François last November by another Islamist propaganda agency, the Wafa Media Foundation 

التهديدات الإسلامية ضد البابا فرانسيس؟


نشرت مجموعة الاتصالات الإسلامية العبد الفقير مرتين خلال أسبوع ، تهديدات بقتل البابا فرانسيس.

في الأول ، يهدد بابا الكنيسة الكاثوليكية الرومانية بهجوم بالقنابل اليدوية.

في الصورة الثانية ، يقدم صورة للبابا فرانسيس ، أخذها خلال زيارته إلى أوشفيتز ، في عام 2016 ، مع يد مسلح بمسدس يستهدفه ويذكر

"لا تعتقد أنك بعيد عن هجماتنا."


هذه التهديدات من منظور "عيد الميلاد [الصليبي] يقترب من العطلة".

 
 

 

UN LIVRE UTILE:

 

Le Prix de la fraternité.

 

Retrouver ce qui nous unit

 

de l'abbé Guillaume de Tanoüarn

Tallandier, 334 p.

 

La fraternité est souvent invoquée comme un remède politique aux maux de notre société. Pourtant, elle ne se décrète pas.

Sur quoi donc la fonder ? comment la construire ?

C’est à ces questions que tente de répondre cet essai.

Le père Guillaume de Tanoüarn, transfuge de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, et cofondateur de l’Institut du Bon-Pasteur en communion avec Rome, fait ici œuvre de philosophe.

Pour exister, la fraternité a besoin d’une foi « capable de fédérer ceux qui s’y rattachent », soutient-il. « Non pas une foi confessionnelle ou cultuelle. Ni une foi surnaturelle. Une foi humaine, qui est absolument naturelle », et sans laquelle l’appel à la fraternité ne peut que retentir dans le vide. Pour exister, la fraternité a besoin d’une « transcendance commune qui la fonde et la garantisse ».

Cette conviction de départ amène le père de Tanoüarn à revenir aux classiques de la philosophie politique moderne pour les interroger « sur les chances que possède la fraternité de se développer dans leur monde à chacun ».

Son parcours débute avec les premiers penseurs du libéralisme, Adam Smith et Mandeville, invitant à découvrir ce qui les distingue, au-delà de l’éloge de l’individu. Le premier croyait « à un ordre transcendant les individus, au sein duquel les injustices doivent peu à peu se résoudre ou se résorber », alors que pour le second, « au contraire, l’ordre se réalise de lui-même, mécaniquement sans aucune prétention morale ».

« Chez Mandeville, il n’y a plus de grâce. L’égoïsme reste seul », résume le philosophe. Il poursuit la même démarche en comparant Hobbes et Rousseau, Voltaire et Diderot pour montrer qu’au-delà des apparences ces couples de penseurs ne cultivent pas les mêmes valeurs. De fait, leur monde respectif ne donne pas les mêmes chances à la fraternité.

Mais la réunion des conditions d’existence de la fraternité ne suffit pas à garantir son existence ! Il faut faire un pas en amont, et s’interroger sur ce qui « fonde la possibilité, au-delà des rivalités et des désirs contradictoires, d’une véritable fraternité humaine » indépendante des liens du sang.

Et c’est chez Augustin que le philosophe dit trouver la « ressource intérieure » commune à tous, à partir de laquelle « peut s’élaborer humainement une fraternité politique ».

De l’évêque d’Hippone, un des rares théologiens « vraiment existentiels dont le message (…) reste accessible à tous au nom de cette existence commune », l’auteur retient la défense d’une foi naturelle dans le bien, un appel à « bien faire le bien » qui retentit dans la conscience de chacun, et qui est à l’origine d’une préférence pour la bienveillance sur le chaos qui se manifeste encore aujourd’hui :

« Il est frappant de constater que notre époque, qui semble avoir voulu se séparer définitivement du christianisme, a gardé cette valeur du service, comme un signe évident du bien.

Qu’est-ce que servir, sinon mettre quelque chose au-dessus de soi ? », relève Guillaume de Tanoüarn.

La réflexion se poursuit avec saint Thomas, « le premier théoricien de la fraternité », qui aide « à voir clair sur ce premier élan d’amour, sur cette fraternité native qui est en nous et qui attire comme malgré nous notre liberté vers un bien qui nous dépasse ».

Cette connaissance, aussi appelée “loi naturelle”, « est innée et elle n’a rien à voir ni avec l’intérêt ni avec un calcul rationnel du maximum de plaisir des individus. Tel est l’amour naturel, cet attrait pour le bien que chacun perçoit à sa hauteur », résume l’auteur.

La dernière partie du livre quitte « le point de vue de Sirius » pour se demander comment aujourd’hui « bâtir une nouvelle société de croyants » partageant un même élan de vie. Laïcité, multiculturalisme, dialogue des croyants…, les dossiers ne manquent pas où la fraternité est en jeu.

Le propos est toujours intéressant et bien informé, même si tout n’est pas également convaincant. En tout cas, le père de Tanoüarn invite à ne pas faire de la fraternité un slogan : elle exige un effort permanent des uns et des autres pour la raviver.

La tradition philosophique et théologique occidentale peut utilement y contribuer pour le bien de tous. Ce que montre avec brio ce livre.

Dominique Greiner

 

 

Chers amis. Voici quelques clichés relatifs à cette journée de piété au Monastère et aux alentours. 
Tout d'abord, bien sûr, conformément à notre Tradition Malankare, les festivités de Saint Gregorios de Parumala. 
Tout avait été préparé avec amour pour que la Liturgie Eucharistique soit la plus belle possible,qu'elle soit un fidèle écho de la Liturgie Céleste. 
Nous n'avons pas voulu troubler son déroulement par des prises de photos pour en préserver et favoriser le recueillement. Si cependant des fidèles l'ont fait, je ne manquerai pas de vous communiquer leurs partages. 
Après cela, nous avons, selon la tradition locale, célébré un Service Liturgique Syro-Orthodoxe pour les défunts inscrits sur nos diptyques, avec mention spéciale des fidèles défunts de l'année et des défunts qui, morts dans la rue et la pauvreté n'auraient peut-être pas pu être accompagnés de la prière fraternelle des Chrétiens. 


Ceci fait, nous partageâmes un repas fraternel avec les fidèles et j'en recevais encore quelques uns avant d'aller à Chartres dans le cadre de l'aumônerie Syro-Orthodoxe des Africains vivant en France pour y offrir une Sainte Messe pour les fidèles défunts de l'année. Là, les jeunes filles du relais paroissial de Chartres prirent des photos que je vous partage ici. 
Voilà chers amis pour cette belle et ensoleillée journée d'automne, endeuillée toutefois par un attentat contre nos frères Coptes Orthodoxes et assombrie par les soucis que nous procure le Pakistan secoué par les folies barbares d'islamistes hors d'eux-mêmes depuis l'acquittement de Asia Bibi .
La retraite spirituelle et les festivités de Saint Grégorios se poursuivent au Monastère avec la journée de demain et, dimanche, la solennelle clôture de ces festivités 2018 en l'honneur de Saint Grégorios. 
À dimanche au Monastère ! Soyons tous réunis dans l'amour du Seigneur par la Mère de Miséricorde et Saint Grégorios qui nous appellent !
Votre respectueusement et fraternellement dans le Christ notre Seigneur. Aloho m'barekh. 
+Mor Philipose 

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Queridos amigos. Aqui estão algumas fotos relacionadas a este dia de piedade no Mosteiro e seus arredores.
Em primeiro lugar, é claro, de acordo com nossa Tradição Malankare, as festividades de São Gregório de Parumala.
Tudo tinha sido preparado com amor para que a Liturgia Eucarística fosse a mais bela possível, que fosse um eco fiel da Liturgia Celeste.
Não queríamos perturbar seu progresso tirando fotos para preservar e encorajar a lembrança. Se, no entanto, os fiéis o tiverem feito, não deixarei de informá-lo sobre sua participação.
Depois disso, nós, segundo a tradição local, celebrou uma liturgia Serviço siro-ortodoxo para os mortos inscrito em nossos dípticos, com menção especial dos fiéis do ano e do falecido que morreu na rua e pobreza n ' pode não ter sido acompanhado pela oração fraterna dos cristãos.
Isto feito, nós compartilhamos uma refeição fraterna com os fiéis e I até mesmo recebeu alguns antes de ir para Chartres como parte da capelania sírio-ortodoxos africanos que vivem na França para oferecer uma missa pelos fiéis defuntos do ano. Lá, as meninas da passagem paroquial de Chartres tiraram fotos que eu compartilho aqui.


Que os queridos amigos para este belo e ensolarado dia de outono, no entanto, ofuscado por um ataque contra nossos irmãos coptas ortodoxos e ofuscada por preocupações que temos recebido do Paquistão abalada por bárbaros islâmicos fazer alarde para si desde o absolvição de Asia Bibi.
O retiro espiritual e as festividades de São Gregório continuam no mosteiro com o dia de amanhã e domingo, o encerramento solene destas festividades em 2018 em homenagem a São Gregório.
Domingo no mosteiro! Vamos todos nos reunir no amor do Senhor pela Mãe da Misericórdia e São Gregório que nos chamam!
Respeitosa e fraternalmente em Cristo nosso Senhor. Aloho m'barekh.
+ Mor Philipose 

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Dear friends. Here are some pictures related to this day of piety in the Monastery and its surroundings.
First of all, of course, according to our Malankare Tradition, the festivities of Saint Gregorios de Parumala.
Everything had been prepared with love so that the Eucharistic Liturgy was the most beautiful possible, that it be a faithful echo of the Heavenly Liturgy.
We did not want to disturb its progress by taking pictures to preserve and encourage the recollection. If, however, the faithful have done so, I will not fail to inform you of their sharing.
After this, we have, according to local tradition, celebrated a Syro-Orthodox Liturgical Service for the deceased registered on our diptychs, with special mention of the faithful deceased of the year and the dead who, dead on the street and poverty might not have been accompanied by the fraternal prayer of Christians.


This done, we shared a fraternal meal with the faithful and I still received some before going to Chartres as part of the Syro-Orthodox chaplaincy of Africans living in France to offer a Holy Mass for the faithful departed of the year. There, the girls of the parish relay of Chartres took pictures that I share here.


Here are dear friends for this beautiful and sunny autumn day, bereaved however by an attack against our Orthodox Coptic brothers and darkened by the worries that gives us Pakistan shaken by the barbaric follies of Islamists out of themselves since the acquittal of Asia Bibi.


The spiritual retreat and festivities of St. Gregorios continue at the Monastery with the day tomorrow and Sunday, the solemn closing of these festivities in 2018 in honor of St. Gregorios.
Sunday at the Monastery! Let us all be reunited in the love of the Lord by the Mother of Mercy and Saint Gregorios who call us!
Respectfully and fraternally in Christ our Lord. Aloho m'barekh.
+ Mor Philipose 

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أصدقائي الأعزاء. إليكم بعض الصور المتعلقة بهذا اليوم من التقوى في الدير والمناطق المحيطة به.
أولا وقبل كل شيء ، بالطبع ، وفقا لتقاليدنا المالكة ، احتفالات القديس غريغوريوس دي بارومالا.
كان كل شيء قد أعد مع الحب لالقرباني القداس هو أفضل وجه ممكن، بل هو صدى المؤمنين الليتورجيا السماوية.
لم نرغب في إزعاج تقدمه من خلال التقاط الصور للحفاظ على الذاكرة والتشجيع عليها. ومع ذلك ، إذا فعل ذلك المؤمنون ، فلن أخبركم بمشاركتهم.


بعد ذلك، لدينا، وفقا للتقاليد المحلية، احتفل الخدمة الليتورجية السريانية الأرثوذكسية للموتى المدرج على diptychs لدينا، مع إشارة خاصة من المؤمنين من السنة، والمتوفى الذين لقوا حتفهم في الشارع والفقر ن ' قد لا تكون مصحوبة بالصلاة الأخوية للمسيحيين.
هذا عمله، شاركنا وجبة الأخوية مع المؤمنين وحتى وصلتني قليل قبل الذهاب إلى شارتر كجزء من عبادة السريانية الأرثوذكسية الأفارقة الذين يعيشون في فرنسا لتقديم قداس لالموتى المؤمنين من السنة. هناك ، أخذت الفتيات في تتابع الرعية من شارتر الصور التي أشارك هنا.
أن أصدقائي الأعزاء لهذا اليوم الخريف جميل ومشمس، ولكن طغت هجوم ضد الإخوة الأقباط الأرثوذكس لدينا وطغت المخاوف التي نتلقاها من باكستان اهتزت من قبل البربر الإسلامية تفاخر بها لأنفسهم منذ تبرئة آسيا بيبي.
استمر التراجع واحتفالات دير القديس غريغوريوس مع غدا ويوم الاحد إغلاق الرسمي 2018 الاحتفالات على شرف القديس غريغوريوس.
الأحد في الدير! دعونا نلتقي جميعا في محبة الرب من قبل والدة الرحمة والقديس غريغوريوس الذي يدعونا!
باحترام وأخوة في المسيح ربنا. الوه مبارخ.
+ مور فيليبوس

 

Pourquoi prier en direction de

 

l'Orient par St Jean Damascène

 
 
 "Ce n'est pas légèreté ou hasard que nous adorons tournés vers l'Orient. Notre nature est constituée de visible et d'invisible, les sens et l'intellect, double est donc l'adoration que nous offrons au Démiurge ; nous chantons avec l'intelligence et avec les lèvres, nous sommes baptisés d'eau et d'Esprit, de même nous unissons-nous deux fois au Christ en participant par les sacrements et par la grâce de l'Esprit. Dès lors donc que  Dieu1 est  lumière intelligible2  et que le Christ est nommé soleil de  justice 3 et  Aurore4, dans les Écritures, on doit lui consacrer l'Orient pour l'adorer. Tout ce qui est bon doit être consacré à Dieu, par qui tout ce qui est bon se bonifie. Et le divin David dit : «Royaumes de la terre, chantez à Dieu, psalmodiez au Seigneur lui qui est monté sur les cieux des cieux à l'Orient5 ». L'Écriture dit encore : « Dieu planta le paradis en Eden à l'Orient ; là Il plaça l'homme qu'il avait modelé » ; celui-ci ayant péché il le fit sortir, « et le fit demeurer à l'opposé du paradis de délices » c'est-à-dire au  couchant6 . C'est donc en cherchant l'ancienne patrie et en regardant à elle que nous adorons Dieu. Le tabernacle de  Moïse 7 avait aussi sa tente et son  propitiatoire8 vers l'Orient. La Tribu de Juda, parce que plus honorée,  campait à l'Orient. Dans le temple célèbre de Salomon la porte du Seigneur était encore à l'Orient. Enfin le Seigneur sur la croix regarda vers le couchant et nous nous prosternons donc les yeux tournés vers lui. A l'Ascension, il fut porté vers l'Orient ; c'est ainsi que les apôtres  l'adorèrent10 , et ainsi reviendra-t-il comme il l'a dit lui-même : « Comme l'éclair part de l'Orient et éclaire jusqu'à l'Occident, ainsi sera la parousie du  Fils de l'homme11 ». (Mat. 24, 27). C'est donc en l'attendant que nous adorons vers l'Orient. C'est une tradition non-écrite des apôtres, mais beaucoup de choses nous sont ainsi  parvenues12 ." 
 
St Jean Damascène (in La Foi Orthodoxe)
 
 
 

1.St. Basile, Sur le Saint Esprit, ch. 27.
2. I Jean 1:5.
3. Mat. 4:2.
4. Zach. 3:8, 6:12, Luc 1:78
5. Ps. 67:33, 34.
6. Gen. 2:8.
7. Levit. 16:14.
8. Ibid. 2.
9. Nom. 2:3.
10. Acts. 1:11.
11. Matt. 24:27
12.  St. Basile, Sur le Saint Esprit t, ch. 27.

 

En ce samedi 3 Novembre 2018, alors que nous sommes encore dans les festivités de Saint Grégorios de Parumala,

nous continuons de prier avec ferveur à toutes vos intentions, pour le repos de nos défunts dans le Christ Ressuscité, mais aussi -alors que beaucoup se confesseront pour se réconcilier avec le Seigneur, avec eux-mêmes et leurs frères humains- pour la paix du monde.

Je voudrais vous parler d'un saint évêque orthodoxe occidental : HUBERT

Qui était-il ?

-On le dit apparenté à Charles Martel. 
Il est vrai qu'on le trouve à la cour de Pépin d'Héristal, maire du Palais. 
Il épouse Floribanne, la fille du roi Dagobert, et les chroniqueurs nous disent qu'il était connu par " les folles joies de sa vie mondaine " peu édifiante, jusqu'au jour où la grâce de Dieu et les conseils de saint Lambert, évêque de Maestricht l'entraînèrent vers la sainteté. 
La tradition légendaire raconte cette belle histoire du cerf qu'il vit durant une chasse, un jour de Vendredi-saint, et qui lui apparut avec une croix entre ses bois : 
« Chasser un jour pareil ? Pourquoi ne vas-tu pas prier ? » 
Dès le 11ème siècle, il était le patron des chasseurs. 
Ce qui est historique, c'est en 688, il abandonne le duché d'Aquitaine à son frère pour se consacrer totalement à Dieu. 
Après une vie monastique exemplaire, il est élu évêque de Liège-Maestricht et Tongres, puisque saint Lambert venait d'être martyrisé. Saint Hubert fut un grand évêque, proche de ses fidèles qu'il rejoignait là où ils vivaient, dans les clairières, sur les rivières, dans les villages. 
Attentif à toute misère, il aidait les malheureux et les prisonniers. 
Il mourut des suites d'une blessure occasionnée par un ouvrier maladroit qui lui écrasa la main gauche.

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On this Saturday, November 3, 2018, while we are still in the festivities of Saint Gregorios de Parumala,

we continue to pray fervently for all your intentions, for the repose of our dead in the Risen Christ, but also - while many will confess to be reconciled with the Lord, with themselves and their fellow human beings - for the peace of the world.

I would like to tell you about a holy Western Orthodox Bishop: HUBERT

Who was he ?

He is said to be related to Charles Martel.
It is true that he is found at the court of Pepin d'Héristal, mayor of the Palace.
He marries Floribanne, the daughter of King Dagobert, and the chroniclers tell us that he was known by "the foolish joys of his worldly life" little edifying, until the day when the grace of God and the advice of Saint Lambert, bishop de Maestricht led him to holiness.
The legendary tradition tells this beautiful story of the deer he saw during a hunt on Good Friday, which appeared to him with a cross between his woods:
"To chase a day like this? Why are not you going to pray? "
From the 11th century, he was the boss of the hunters.
What is historical is in 688, he abandons the duchy of Aquitaine to his brother to devote himself totally to God.
After an exemplary monastic life, he was elected bishop of Liège-Maestricht and Tongres, since Saint Lambert had just been martyred. Saint Hubert was a great bishop, close to his faithful whom he joined where they lived, in the clearings, on the rivers, in the villages.
Attentive to all misery, he helped the unfortunate and the prisoners.
He died as a result of an injury caused by a clumsy worker who smashed his left hand.

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Neste sábado, 3 de novembro de 2018, enquanto ainda estamos nas festividades de São Gregório de Parumala,

continuamos a rezar fervorosamente por todas as suas intenções, pelo repouso de nossos mortos em Cristo ressuscitado, mas também - enquanto muitos confessar-se-ão reconciliados com o Senhor, com eles mesmos e com seus semelhantes - pela paz do mundo.

Eu gostaria de falar sobre um sagrado Bispo Ortodoxo Ocidental: HUBERT

Quem foi ele?

Dizem que ele é parente de Charles Martel.
É verdade que ele é encontrado na corte de Pepino d'Heristal, prefeito do palácio.
Ele se casa com Floribanne, a filha do rei Dagobert, e os cronistas nos contam que ele era conhecido pelas "alegrias tolas de sua vida mundana" pouco edificante, até o dia em que a graça de Deus e o conselho de São Lamberto, bispo de Maestricht levou-o à santidade.
A lendária tradição conta esta bela história do cervo que ele viu durante uma caçada na Sexta-feira Santa, que apareceu para ele com um cruzamento entre seus bosques:
"Para perseguir um dia como este? Por que você não vai orar? "
A partir do século 11, ele era o chefe dos caçadores.
O que é histórico é em 688, ele abandona o ducado de Aquitânia a seu irmão para dedicar-se totalmente a Deus.
Depois de uma vida monástica exemplar, foi eleito bispo de Liège-Maestricht e Tongres, pois Saint Lambert acabara de ser martirizado. São Hubert era um grande bispo, próximo de seus fiéis, aos quais ele se juntou onde moravam, nas clareiras, nos rios, nas aldeias.
Atento a toda a miséria, ajudou os infelizes e os presos.
Ele morreu como resultado de uma lesão causada por um operário desajeitado que quebrou a mão esquerda.

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في هذا السبت 3 نوفمبر، 2018، في حين أننا ما زلنا في احتفالات القديس غريغوريوس من Parumala، ما زلنا نصلي بحرارة على كل ما تبذلونه نوايا لبقية المتوفى لدينا في المسيح القائم، ولكن أيضا أن العديد -then أعترف للتصالح مع الله، مع أنفسهم وعلى غير اشقاء الإنسان من أجل السلام العالمي.

أريد أن أتحدث قديس الغربية الأرثوذكس المطران: HUBERT

الذي كان؟

يقول -On أقرب إلى شارل مارتل.
صحيح أنه من محكمة بيبين من هيرستال، رئيس بلدية القصر.
ومن
Floribanne زوجة، ابنة الملك Dagobert، والمؤرخون يقولون لنا إن كان يعرف باسم "أفراح الحمقاء من حياته الدنيوية" unedifying، حتى نعمة الله وتوفيقه سانت لامبرت، أسقف جر ماستريخت نحو القداسة.
تقليد الأسطوري يروي هذه القصة العظيمة من الغزلان رأى خلال رحلة صيد يوم واحد من يوم الجمعة العظيمة، والتي ظهرت له مع وجود تقاطع بين كاشيما لها:
"صيد مثل هذا اليوم؟ لماذا لا تذهب تصلي؟ "
من القرن ال11، وكان شفيع الصيادين.
ما هو تاريخي، هو في
688، وقال انه أعطى الدوقية من بوردو لأخيه ليتفرغ كليا إلى الله.
بعد حياة رهبانية نموذجية ، انتخب أسقف لييج ماستريخت وتونغر ، منذ استشهد سانت لامبرت للتو. كان القديس هوبرت أسقفًا عظيمًا ، قريبًا من مؤمنيه الذين انضم إليهم حيث عاشوا ، في المقاصب ، على الأنهار ، في القرى.
منتبها لجميع البؤس ، ساعد المؤسف والسجناء.
توفي نتيجة لإصابة تسبب بها عامل أخرق الذي حطم يده اليسرى.

LA VOIE DU BONHEUR:VOICI L’ÉPOUX QUI VIENT

Cette hymne syriaque de Saint Jacques de Saroug, évêque de Batnan sur l’Euphrate (†521), que les Syriens de son époque appelaient « la flûte du Saint Esprit et la harpe de l’Église orthodoxe ». Elle est extraite d’un ensemble qui, dans la liturgie maronite, compose l’office du soir.

Le lecteur de ces lignes - mieux encore, celui qui les priera - sera sans doute frappé par leur caractère biblique très accusé : le raisonnement y tient peu de place, c’est plutôt le développement méditatif et très simple d’un thème biblique plusieurs fois repris ; l’absence de structure logique et de conclusion en forme, nous invite à continuer la prière commencée par l’auteur.

 

rères, allumez vos lampes.
Il va venir, l’Époux.
Dans le Jardin d’Eden,
Séjour des spirituels,
II fait habiter les Justes,
Au jour de la Rétribution.
Il leur ouvre le thalame de lumière,
Tandis qu’ils le célèbrent sur le Kinnor.

Dans l’allégresse,
Ils vont à Sa rencontre au temps de son retour,
Eux tous qui l’ont attendu,
Fidèles à Son Nom.

Il va venir, l’Époux,
Bienheureux celui qui l’attend.

Il tresse la couronne de gloire pour les Justes,
Qui furent dans l’attente de Son Nom
Et de son salut.

Il est parti pour descendre au Schéol,
Le Premier-Né,
Faire surgir les morts
De leurs tombeaux.

Les justes ont contemplé Sa Lumière
Dans le Schéol ;
Ils se sont élancés à la rencontre
Du Fils de Grâce.

Ils ont oublié leurs douleurs
Et la tristesse
Qu’ils ont souffertes
Au spectacle de leur Seigneur
Pendu au Bois.

Par Sa Miséricorde,
Il nous donna la Vie
Et, aux côtés des Anges,
Il inséra notre mortalité.

La mort avait tendu ses pièges
A notre humanité :
Mais, Lui, dans Sa Miséricorde,
Est venu nous en retirer.

A Toi la louange,
Seigneur des Anges,
Ta vue a porté la Joie
Aux malheureux du Schéol.

Pour lors, la nuit s’est éloignée,
Elle s’est évanouie,
Car Sa lumière
S’est levée sur les créatures.

Il est descendu des hauteurs,
Nous a délivrés,
Est remonté,
Et le voici
Assis de nouveau
A la Droite de Dieu.

Ils brûlent d’aller à sa rencontre
Au temps de Son Retour,
Eux tous qui l’ont attendu,
Fidèles à Son Nom.

Il est entré au Schéol
Et l’éclat de Sa Lumière
A chassé la ténèbre
De chez les trépassés.

Le fruit mangé par Adam
L’avait tué.
Il est descendu et l’a sauvé,
Le Fruit qui vient d’en-Haut.

Brisant les sépulcres,
Il a rendu les morts à la Vie,
Mystique Figure
Du Jour de Sa Puissance.

Il approche, il vient,
Le Jour de la Résurrection,
Heureux celui qui L’attend.

Grand est le jour de Sa venue,
Où seront dévoilées
Toutes choses cachées

Ceux qui gisent dans la poussière
Entendront Sa voix,
Au jour de la Résurrection,
Ils sortiront à Sa rencontre.

Adam ressuscité
Saisi d’admiration
Retourne au Domaine
De toute félicité.

Source :
Traduction et introduction du P. René Lavenant, sj.

 

 

SOS pour notre  Ecole Saint Charbel au Pakistan.
Voulez-vous nous aider* et ou prier Saint Joseph pour qu'il suscite, par son intercession, de généreux donateurs ?...
 


Là où sont la charité et l'amour, Dieu est présent.
L'amour du Christ nous a rassemblés et nous sommes un.

Exultons et réjouissons-nous en lui.
Craignons et aimons le Dieu vivant
et aimons-nous les uns les autres d'un cœur sincère. 



 

Ubi caritas et amor, Deus ibi est.
Congregavit nos in unum Christi amor.

Exsultemus, et in ipso jucundemur.
Timeamus, et amemus Deum vivum.
Et ex corde diligamus nos sincero.

Where charity and love are, God is present.
The love of Christ has brought us together and we are one.
Exult and rejoice in him.
Fear and love the living God
and we love one another with a sincere heart.

Onde caridade e amor estão, Deus está presente.
O amor de Cristo nos uniu e somos um.
Exulte e regozije-se nele.
Teme e ama o Deus vivo
e nos amamos com um coração sincero.

 

 

"Seigneur notre Dieu entend la misère de ton peuple et aide-les à surmonter leur pauvreté.
Dieu Tout-Puissant aide nos enfants paroissiens dans leur éducation et nous envoie des bienfaiteurs et des donateurs pour les parrainer dans l'éducation pour leur avenir radieux" (Père Shamoon)
 
Prière à saint Joseph pour l'école Saint Charbel ouverte par notre Père SHAMOON MASIH au Pakistan (Prier pendant 9 jours à partir du 13 juin).
 
Dîtes un "Kaumo", une dizaine de chapelet puis :
 
Saint Joseph, époux de Marie, accordez-nous votre protection paternelle, nous vous en supplions .
O vous qui avez été doté d'une puissance éprouvée pour subvenir à nos nombreuses nécessités et qui savez nous rendre possibles les choses qui nous paraîtraient les plus impossibles, ouvrez vos yeux de père sur les intérêts de vos enfants.
Dans l'embarras et la peine qui nous pressent, nous recourons à vous avec confiance ; daignez nous prendre sous votre charitable conduite et réglez pour nous cette affaire si importante et si difficile: le sauvetage de l'école Saint Charbel fodée au Pakistan par notre Abouna SHAMOON MASIH , elle est cause de toutes nos inquiétudes.
Faites que son heureuse issue tourne à la gloire de Dieu et au bien de ses dévoués serviteurs. Amîn.
 
Mère de Miséricorde, intercédez pour nous !
Saint Joseph, priez pour nous !
Saint Pierre d'Antioche, priez pour nous!
Saint Thomas, Apôtre des Indes, priez pour nous!
Saint Grégorios de Parumala, priez pour nous!
 
VEUILLEZ NOUS AIDER A SECOURIR CETTE ECOLE EN ENVOYANT VOS DONS A:
Caritas ESOF
15 Rue des 3 Communes
27580 CHAISE-DIEU DU THEIL.
 
Tel: 02.33.24.79.58
 
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
 
*Toutes offrandes si elles passent par l'Association Caritative CARITAS ESOF sont, en France, déductibles de vos  impôts sur le revenu à raison de 66 °/° du montant de votre don . 
 

 

SOS for our Saint Charbel School in Pakistan.

Do you want to help us * and / or pray to Saint Joseph to encourage generous donors through his intercession?
Prayer to Saint Joseph for Saint Charbel School opened by Father SHAMOON MASIH in Pakistan (Pray for 9 days from June 13th).
 
Say a dozen rosaries then:
 
Saint Joseph, husband of Mary, give us your paternal protection, we beg you.
O you who have been endowed with a proven power to provide for our many necessities and who know how to make possible the things that seem to us the most impossible, open your eyes of father on the interests of your children.
In the embarrassment and pain which press us, we recur to you with confidence; Deign to take us under your charitable conduct and settle for us this important and difficult matter: the rescue of the school Saint Charbel foded in Pakistan by our Abouna SHAMOON MASIH, it is cause of all our worries.
Make his happy outcome turn to the glory of God and the good of his devoted servants. Amin.
 
Mother of Mercy, intercede for us!
Saint Joseph, pray for us!
St. Peter of Antioch, pray for us!
St. Thomas, Apostle of India, pray for us!
Saint Gregorios of Parumala, pray for us!
 
PLEASE HELP HELP THIS SCHOOL BY SENDING YOUR DONATIONS TO:
Caritas ESOF
15 Rue des 3 Communes
27580 CHAIR-GOD OF THEIL.
 
Tel: 02.33.24.79.58 Email: asstradsyrfr@laposte.net
* All offerings if they pass through the CARITAS ESOF Charitable Association are, in France, deductible from your income tax at the rate of 66 ° / ° of the amount of your donation.
 
SOS para a nossa Escola Saint Charbel no Paquistão.

Quer nos ajudar * e / ou orar a São José para incentivar doadores generosos por sua intercessão?
 
Oração a São José para a escola Saint Charbel aberto por nosso Pai Shamoon MASIH Paquistão (Ore por 9 dias a partir 13 de junho).
 
Diga uma dúzia de rosários então:
 
São José, marido de Maria, nos dá sua proteção paterna, nós te imploramos.
Ó vocês que foram dotados de um poder comprovado para prover nossas necessidades e que sabem tornar possíveis as coisas que nos parecem mais impossíveis, abrem os olhos do pai para os interesses de seus filhos.
No embaraço e dor que nos pressionam, recorremos a você com confiança; dignou a nos levar sob o seu comportamento de caridade e definir para nós neste caso tão importante e tão difícil: o resgate da escola fodée Saint Charbel no Paquistão pelo nosso Abouna Shamoon MASIH, é por causa de todas as nossas preocupações.
Faça seu feliz resultado se voltar para a glória de Deus e o bem de seus servos devotados. Amin.
 
Mãe da Misericórdia, intercede por nós!
São José, rogai por nós!
São Pedro de Antioquia, rogai por nós!
São Tomé Apóstolo da Índia, rogai por nós!
São Gregório de Parumala, rogai por nós!
 
POR FAVOR, AJUDE A AJUDA ESTA ESCOLA ENVIANDO SUAS DOAÇÕES A:
Caritas ESOF
15 Rue des 3 Communes
27580 PRESIDENTE DE DEUS.
 
Tel: 02.33.24.79.58
 
Email: asstradsyrfr@laposte.net
 
* Todas as ofertas, caso passem pela Associação Beneficente CARITAS ESOF, são, na França, dedutíveis de seu imposto de renda à taxa de 66 ° / o do valor de sua doação.

LECTIONNAIRE DU

Dimanche de la SANCTIFICATION DE l'EGLISE ( Koodhosh Eetho)

Fêté le 1er dimanche après le 30 Octobre. Ce Dimanche est appelé "Koodhosh Eetho" (De la sanctification de l'Église). Ce dimanche marque le début de l'Année Liturgique de l'Eglise.

Saint Qurbana(Ste Messe)

    • 1 de St Pierre 2 :1-12 :

01 Rejetez donc toute méchanceté, toute ruse, les hypocrisies, les jalousies et toutes les médisances ;

02 comme des enfants nouveau-nés, soyez avides du lait non dénaturé de la Parole qui vous fera grandir pour arriver au salut,

03 puisque vous avez goûté combien le Seigneur est bon.

04 Approchez-vous de lui : il est la pierre vivante rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu.

05 Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle, pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels, agréables à Dieu, par Jésus Christ.

06 En effet, il y a ceci dans l’Écriture : Je vais poser en Sion une pierre angulaire, une pierre choisie, précieuse ; celui qui met en elle sa foi ne saurait connaître la honte.

07 Ainsi donc, honneur à vous les croyants, mais, pour ceux qui refusent de croire, il est écrit : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle,

08 une pierre d’achoppement, un rocher sur lequel on trébuche. Ils achoppent, ceux qui refusent d’obéir à la Parole, et c’est bien ce qui devait leur arriver.

09 Mais vous, vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple , pour que vous annonciez les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.

10 Autrefois vous n’étiez pas un peuple, mais maintenant vous êtes le peuple de Dieu ; vous n’aviez pas obtenu miséricorde, mais maintenant vous avez obtenu miséricorde.

11 Bien-aimés, puisque vous êtes comme des étrangers résidents ou de passage, je vous exhorte à vous abstenir des convoitises nées de la chair, qui combattent contre l’âme.

12 Ayez une belle conduite parmi les gens des nations ; ainsi, sur le point même où ils disent du mal de vous en vous traitant de malfaiteurs, ils ouvriront les yeux devant vos belles actions et rendront gloire à Dieu, le jour de sa visite.

    •  
    • I Corinthiens 3: 16-17 :

16 Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?

17 Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, cet homme, Dieu le détruira, car le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous.

    • 6: 15 -20 :

15 Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ. Vais-je donc prendre les membres du Christ pour en faire les membres d’une prostituée ? Absolument pas !

16 Ne le savez-vous pas ? Celui qui s’unit à une prostituée ne fait avec elle qu’un seul corps. Car il est dit : Tous deux ne feront plus qu’un.

17 Celui qui s’unit au Seigneur ne fait avec lui qu’un seul esprit.

18 Fuyez la débauche. Tous les péchés que l’homme peut commettre sont extérieurs à son corps ; mais l’homme qui se livre à la débauche commet un péché contre son propre corps.

19 Ne le savez-vous pas ? Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint, lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ; vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes,

20 car vous avez été achetés à grand prix. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.

    •  
    • Saint Matthieu 16:13-23 :

13 Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »

14 Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »

15 Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

16 Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »

17 Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.

18 Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.

19 Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

20 Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ.

21 À partir de ce moment, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter.

22 Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. »

23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. 

 

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Published by Eglise Syro-Orthodoxe Francophone - dans Tradition Syriaque orthodoxie-orientale Spiritualité Chrétienne
31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 21:04
La Fête de tous les Saints et Martyrs rend hommage à tous les saints connus et moins connus, canonisés ou non, qui ont œuvré pour le Christ, qui ont été sanctifiés par l’exercice de la charité, l’accueil de la miséricorde et le don de la grâce divine. 

A l’origine, dès le IVe siècle, cette fête était célébrée pour tous les martyrs, notre Tradition Syro-Orthodoxe perpétue cet usage.
 
C’est l’occasion de nous rappeler
que nous faisons partie, vous et moi, de la
grande famille des croyants à travers du temps.


En Occident, la célébration de la Toussaint est suivie de la commémoration des fidèles défunts le 2 novembre, liant ainsi vivants et disparus.
Pour nous Chrétiens de Saint Thomas et fils de la Tradition Syro-Orthodoxes, c'est la Fête de Saint Grégoire du Malankare.
Cela ne nous empêche pas de célébrer, après la Quadisha Qurbana Sainte Messe), un Petit Office Syriaque pour les défunts (Que nous avons déjà recommandés pendant la Messe) et, que lorsque c'est possible, nous allons, après une procession, célébrer au Cimetière.



Prions en ces jours pour accompagner nos défunts dans leur "montée vers Dieu", nous souvenant tous, symboliquement signifiée par les cierges allumés tenus en mains pendant "l'absoute", l’espérance en la vie éternelle donnée par la résurrection du Christ.

 

 

PENSEZ A CONFIER, AU MONASTÈRE ET AU PRÊTRE DE VOTRE PAROISSE, LE NOM DE VOS DÉFUNTS (LISTE) POUR QUE, PENDANT LES FESTIVITÉS DE "TOUS LES SAINTS ET MARTYRS" ET DE SAINT GREGORIOS, , NOUS LES RECOMMANDIONS A LA MISÉRICORDE DE DIEU !

Souvenez-vous que nous avons les 1er, 2, 3, 4

 

NOVEMBRE la 


"RETRAITE SPIRITUELLE DE TOUSSAINT" *

 

LORS DU FESTIVAL DE SAINT GRÉGOIRE DE

 

PARUMALA.

 

*Jeudi 1er Novembre, Fête de Tous les Saints et Martyrs. Après la Quadisha Qurbana de 10h30, Absoute (Syriaque) pour tous les fidèles défunts de nos familles et amis selon la tradition locale.


*Vendredi  2, Fête de Saint Grégoire du Malankare. Messe à 10h30, suivie de l'Absoute (Syriaque) pour tous les fidèles défunts de nos familles et amis selon la tradition locale. Messe de l'Aumônerie des Africains à Chartres à 18h au 9 Rue Charles Péguy à GASVILLE-OISEME


*Samedi 3, Messe à 10h30, l'après-midi, Pèlerinage à N-D de Montligeon.

 

SUR DEMANDE, RAMASSAGE DES FIDÈLES DE RÉGION PARISIENNE.


*Dimanche 4, Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde et aux Saints du Kérala, Clôture des Festivités de Saint Gregorios de Parumala:
-Au Monastère, Messe à 10h30 . 

(Tous les jours de ces Festivités de Saint Grgorios et de la Retraite Spirituelle, je donnerai un enseignement pendant la Sainte Messe et le soir lors de Soutoro. 
La journée les fidèles pourront rencontrer les prêtres pour confessions, accompagnement spirituel, prières de délivrances et de guérison, exorcismes éventuels.)

-------------------

 

Racines orthodoxes des fêtes de la

Toussaint et de la Commémoration

des défunts en Occident

 

Depuis les premiers siècles l'Eglise célèbre la fête de tous les saints.

En Orient, et encore aujourd'hui dans l'Eglise orthodoxe, elle était célébrée le Dimanche qui suit la Pentecôte.

Nous en trouvons la trace notamment dans un sermon de saint Ephrem le Syrien (+373) et dans la 74e homélie de saint Jean Chrysostome (+407).

Mais c'était aussi le cas à Rome au Ve siècle.

Au VIIe siècle, lorsque le pape saint Boniface IV (+615) transforma le panthéon de Rome en église dédié à Sainte-Marie-et-aux-martyrs (le 13 mai 610), la fête fut déplacée au 13 Mai.

Le saint pape Boniface voulait ainsi faire mémoire de tous les martyrs chrétiens dont les corps étaient honorés dans ce sanctuaire.

Et choisit donc la date anniversaire de la dédicace de cette église consacrée aux martyrs comme date pour la Toussaints.
 

Notons aux passages que l'Eglise orthodoxe conserve encore aujourd'hui les origines primitives de la fête de Tous les Saints comme étant une fête dédiés à tous les saints martyrs puisque le tropaire chanté à la Toussaint parle uniquement de ceux-ci :

Tropaire de tous les saints, ton 4.

Du sang de Tes martyrs dans le monde entier, comme de pourpre et de lin précieux parée Ton Église Te crie par eux, ô Christ notre Dieu : A Ton peuple accorde Ta compassion, donne la paix à Ta cité, et la grande miséricorde à nos âmes.

La fête de Tous les saints fixée à Rome au 13 mai (au VIIe siècle), n'était encore qu'une fête locale, et en Occident chaque Eglises locales célébraient la Toussaints à des dates plus ou moins différentes.

C'est au VIIIe siècle en pleine crise iconoclaste qu'elle fut déplacé par le pape Grégoire III (un Grec de Syrie) au 1er Novembre.

Celui-ci fervent défenseur de la vénération des saintes icônes à l'image de son prédécesseur saint Grégoire II (+731), fit beaucoup pour développer à Rome la vénération des icônes et des saints (cette vénération des saints et de leurs reliques, était aussi rejetée par les iconoclastes).

Et c'est en l'honneur des saints outragés qu'il institua à Rome, une chapelle de Tous les saints dans la Basilique Saint-Pierre, et fixa la fête au 1er Novembre.


En 835, le pape de Rome Grégoire IV (+844) décrète que la fête de Tous les saints institué par Grégoire III (+741) au 1er Novembre sera célébrée dans toute la chrétienté.

Elle sera promulgué en France vers l'an 837 par Louis le Pieux, Roi des Francs et Empereur d'Occident.

Aujourd'hui, en France, la fête de Tous les saints le 1er Novembre est un jour férié.

Commémoration des défunts

Comme nous le savons, en Occident, la fête de la Toussaint est lié à la commémoration des défunts, qui est fixé au lendemain, 2 Novembre, où il est de tradition d'aller au cimetière fleurir les tombes de nos ancêtres défunts.

Il s'agit vraiment de la période de l'année, alors que la nature commence à s'endormir avec l'automne, que les cimetières sont les plus beaux, et les plus fleuris.

Cette tradition de la commémoration des défunts à la suite de celle de Tous les saints remonterait au IXe siècle et c'est en 998 que l'ordre monastique de Cluny fixe leurs commémorations au 2 Novembre.

Tropaire / Apolytikion des défunts, ton 4

Ô Toi seul Artisan, qui dans Ta profonde Sagesse et Ton Amour de l'homme, disposes de toutes choses, fais reposer les âmes de Tes serviteurs, car en Toi ils ont mis leur espérance. Toi l'Auteur, le Seigneur, le Créateur, notre Dieu.

Kondakion des défunts, ton 4

Fais reposer avec les Saints, Ô Christ, l’âme de Ton serviteur, là où il n’y a ni douleur, ni tristesse, ni gémissement, mais une vie sans fin. Toi seul es immortel, Toi qui as créé et façonné l’homme. Mortels, nous avons été formés de la terre et à la terre nous retournerons, ainsi que Tu l’as ordonné, Toi qui as dit : Terre tu es, et à la terre tu retourneras. Transformons les sanglots funèbres en chant de louange : Alléluia, Alléluia, Alléluia!

Les racines orthodoxes de ces fêtes sont donc certaines.


http://pelerinage-orthodoxe-france.blogspot.fr/…/tous-les-s…


« La Toussaint doit son origine à la dédicace de l’ancien temple païen du Panthéon, à Rome, en église de Ste Marie et de tous les martyrs, en 609, par le pape Boniface IV, qui y fit transférer un grand nombre de reliques de martyrs provenant des Catacombes.

La date primitive était probablement le 13 mai, qui correspond à celle d’une fête de la Toussaint en Syrie à la même époque.

L’anniversaire de cette dédicace deviendra la Toussaint, telle que nous la connaissons.

Mais,en Angleterre puis en Gaule, la fête sera translatée au 1er novembre à la fin du 8ième s. et, selon le célèbre hagiographe Adon (archevêque de Vienne. 799-875) elle serait devenue universelle en Occident (c’est-à-dire dans l’Empire carolingien) sous Louis le Pieux (+ 840).


En Orient, la fête de tous les saints (qui n’est jamais appelée « Toussaint », expression exclusivement occidentale) est le 1er dimanche après la Pentecôte (1).

Mais elle passe quasiment inaperçue, car il n’y a pas de liturgies du sanctoral en Orient : les saints sont vénérés dans l’office divin, et donc presqu’uniquement dans les monastères, essentiellement dans les stichères des Vêpres et dans les tropaires du canon des Matines (Orthros) ou dans des « molébènes », qui sont des offices propres, liés à certaines circonstances (2).

Les Vêpres et Matines du 1er dimanche après la Pentecôte (3) comportent de beaux textes sur les saints, mais sont très peu suivies par les fidèles.


La commémoration de tous les défunts – 2 novembre
En Occident, la commémoration universelle des défunts a été instituée par St Odilon de Cluny en 998 (4), et donc à l’époque de l’Eglise indivise, et elle a été expressément placée le lendemain de la Toussaint, car tous les défunts sont des saints à venir.

A l’origine, il ne s’agissait que des défunts de l’ordre de Cluny (5), mais cet usage passera petit à petit dans le reste de l’Eglise, dans les cathédrales et les paroisses.

Cette « fête » aura une audience immense, car le culte des défunts est probablement le rite le plus ancien et le plus universel de toutes les religions, depuis la chute de l’Homme.

Tous les êtres humains, toutes les grandes civilisations ont cru à une vie de l’âme après ma mort.

Cela devint naturellement beaucoup plus fort chez les Chrétiens, en raison de la Résurrection du Christ, qui nous sauve de la mort éternelle, nous rouvre les portes du Paradis (le Royaume de Dieu) et permet à l’Homme d’accomplir à sa véritable destinée, qui est la déification.

Le Christ est le seul à donner un avenir à l’Homme. On peut même dire qu’elle fut et qu’elle demeure la fête la plus universellement suivie en Occident.

Même ceux qui, sous l’influence de l’athéisme philosophique – issu de la Réforme – puis des soi-disant « Lumières » – qui furent en fait des ténèbres spirituelles – puis de l’idéologie de la Révolution française – violemment anti-chrétienne – et enfin de l’idéologie marxiste et du communisme, se sont éloignés de l’Eglise, même eux vont « fleurir les tombes » de leurs familles.

Le Saint-Esprit est merveilleux, car il leur fait accomplir un geste prophétique : fleurir une tombe, c’est offrir des fleurs aux défunts qui y sont enterrés en leur disant : vous allez refleurir, vous allez retrouver la vie, la beauté et le parfum.

Nos frères d’Orient, qui nous ont permis de retrouver la foi orthodoxe de nos Pères, nous ont appris à mettre aussi sur nos tombes une veilleuse, la lumière de la Résurrection. Qu’ils soient bénis !


Dans cet office, qui est de style et d’ordo occidental, il y a deux trésors liturgiques : le « psaume ecclésiastique », tiré de l’Ecclésiaste (Qohélet), à la beauté tragique, trésor occidental, et les « strophes des défunts » (6), composées pendant la révolution russe par un évêque martyr (mort dans un camp de concentration ) et recueillies par le monastère St Job de Potchaïeff (7), trésor oriental, mais, hélas, rarement chantées dans les paroisses de rite byzantin. 


Il n’existe rien d’équivalent en Orient, car, dans le cycle hebdomadaire du rite byzantin, tous les samedis sont consacrés à la prière pour les saints et les défunts, mais avec des temps forts : la veille de la Pentecôte, la veille du Carnaval (3ème dimanche du Pré-Carême), les samedis des 2ème, 3ème et 4ème dimanches du Carême, ainsi que le mardi de la 2ème semaine après Pâques, le 29 août (martyre de St Jean Baptiste), et le samedi avant la St Dimitri [26 octobre].

Cela signifie que cet office est très « dilué » dans l’année liturgique et n’a donc pas le même relief qu’en Occident. »

(Père Noël Tanazacq)

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean Ap 7, 2-4.9-14

Moi, Jean, j’ai vu un ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d’une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de faire du mal à la terre et à la mer :« Ne faites pas de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. »

Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël.

Après cela, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main. Et ils s’écriaient d’une voix forte : « Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le Trône et à l’Agneau ! »

Tous les anges se tenaient debout autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants ; se jetant devant le Trône, face contre terre, ils se prosternèrent devant Dieu. Et ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! »

L’un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? »

Je lui répondis : « Mon seigneur, toi, tu le sais. »

Il me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.

 

lecture de la première lettre de saint Jean Jn 3, 1-3

Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.

Alléluia.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu Mt 5, 1-12a


 Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.

Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.

Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.

Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.

Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.

Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.

Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »

Prière à tous les saints de Saint Augustin

 
Reine de tous les saints, glorieux Apôtres et Évangélistes, Martyrs invincibles, généreux Confesseurs, savants Docteurs, illustres Anachorètes, dévoués Moines et Prêtres, Vierges pures et pieuses femmes, je me réjouis de la gloire ineffable à laquelle vous êtes élevés dans le Royaume de Jésus-Christ, notre divin Maître. 
 
 
Je bénis le Très-Haut des dons et des faveurs extraordinaires dont il vous a comblés et du rang sublime où il vous élève. O amis de Dieu ! 
 
O vous qui buvez à longs traits au torrent des délices éternelles, et qui habitez cette patrie immortelle, cette heureuse cité, où abondent les solides richesses ! Puissants Protecteurs, abaissez vos regards sur nous qui combattons, qui gémissons encore dans l'exil, et obtenez-nous la force et les secours que sollicite notre faiblesse pour atteindre vos vertus, perpétuer vos triomphes et partager vos couronnes. 
 
O Vous tous, bienheureux habitants du ciel, saints amis de Dieu qui avez traversé la mer orageuse de cette vie périssable, et qui avez mérité d'entrer dans le port tranquille de la paix souveraine et de l'éternel repos ! 
 
O saintes âmes du paradis, vous qui, maintenant à l'abri des écueils et des tempêtes, jouissez d'un bonheur qui ne doit pas finir, je vous en conjure, au nom de la charité qui remplit votre coeur, au nom de Celui qui vous a choisis et qui vous a faits tels que vous êtes, écoutez ma prière. 
 
Prenez part à nos travaux et à nos combats, vous qui portez sur vos vos fronts vainqueurs une couronne incorruptible de gloire ; ayez pitié de nos innombrables misères, vous qui êtes à jamais délivrés de ce triste exil ; souvenez-vous de nos tentations, vous qui êtes affermis dans la justice ; intéressez-vous à notre salut, vous qui n'avez plus rien à redouter pour le vôtre ; tranquillement assis sur la montagne de Sion, n'oubliez pas ceux qui gisent encore couchés dans la vallée des larmes. 
 
Puissante armée des saints, troupe bienheureuse des apôtres et évangélistes, des martyrs, des confesseurs, des docteurs, des anachorètes et des moines, des prêtres, des saintes femmes et des vierges pures, priez sans cesse pour nous misérables pécheurs. Tendez-nous une main secourable, détournez de nos têtes coupables la justice irritée de Dieu ; faites entrer par vos prières notre frêle navire dans le port de la bienheureuse éternité.
 
Saint Augustin
Dimanche 1er NOVEMBRE 2015. "Toussaint". Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

« Dieu nous a donné Jésus par Marie, donc il faut aller à Marie pour atteindre Jésus.

 « Nul ne va à mon Père sans ma permission » dit Jésus.  Nul ne peut venir jusqu’à moi sans venir par Ma Mère (…) L’amour du Seigneur pour sa Sainte Mère est incomparable. La Vierge est tout sur le Cœur de Dieu (…). L’âme qui choisit Marie pour avocate est sûre que ses prières, ses demandes seront exaucées.

Jésus ne refuse rien à Marie (…). Marie, c’est la Vierge puissante, la Vierge pleine de bonté, la Porte du Ciel, Notre Dame d’Amour. Elle écoute la prière qui jaillit du cœur pur, humble, simple et confiant (…). Ah ! Si l’on pouvait concevoir toutes les merveilles opérées par Marie dans les âmes !  

Dire que Marie est Reine du Ciel et de la terre est très beau, très vrai ; dire qu’elle est Mère de tous les cœurs, Médiatrice de toutes les causes qui pénètrent au Ciel est plus sublime encore. » (26/10/30). 

(Marthe Robin dans « Marthe Robin et le Père de Montfort », Atelier du Père Dominique Bostyn )

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"Deus nos deu Jesus por Maria, então temos que ir a Maria para chegar a Jesus.

 "Ninguém vai ao meu Pai sem minha permissão", disse Jesus. Ninguém pode vir até mim sem vir pela Minha Mãe (...) O amor do Senhor pela sua Santíssima Mãe é incomparável. A Virgem é toda sobre o Coração de Deus (...). A alma que escolhe Maria como advogada é certa de que suas orações, seus pedidos, serão respondidas.

Jesus não se recusa a Maria (...). Maria é a Virgem poderosa, a Virgem cheia de Deus, a Porta do Céu, Nossa Senhora do Amor. Ela escuta a oração que brota do coração puro, humilde, simples e confiante (...). Ah! Se alguém pudesse conceber todas as maravilhas que Maria fez nas almas!

Para dizer que Maria é Rainha dos Céus e a Terra é muito bonita, muito verdadeira; para dizer que ela é mãe de todos os corações, o mediador de todas as causas que penetram no céu é ainda mais sublime. (26/10/30).

(Marthe Robin em "Marthe Robin e Padre de Montfort", Oficina do Padre Dominique Bostyn)

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"God has given us Jesus by Mary, so we have to go to Mary to reach Jesus.

 "No one goes to my Father without my permission," said Jesus. No one can come to me without coming through My Mother (...) The Lord's love for the Blessed Mother is incomparable. The Virgin is all about the Heart of God (...). The soul who chooses Mary as a lawyer is sure that her prayers, her requests, will be answered.

Jesus does not refuse Mary (...). Mary is the powerful Virgin, the Virgin full of goodness, Gate of Heaven, Our Lady of Love. She listens to the prayer that springs from the pure, humble, simple and confident heart (...). Ah! If one could conceive all the wonders that Mary did in souls!

To say that Mary is Queen of Heaven and Earth is very beautiful, very true; that she is the Mother of all hearts, Mediatrix of all causes that enter into Heaven is even more sublime. (26/10/30).

(Marthe Robin in "Marthe Robin and Father de Montfort", Workshop of Father Dominique Bostyn)

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

LA FÊTE PAÏENNE D’HALLOWEEN :

UNE ANTI-FÊTE DE TOUS LES SAINTS

La fête d’Halloween, si tant est qu’on puisse la qualifier de fête, vient du paganisme celtique (surtout d’Irlande et d’Ecosse). Elle était une fête de la fin des récoltes et de l’entrée dans l’hiver,  ce qui est courant dans le paganisme antique, mais aussi une fête des morts, sous la forme de « revenants1 » et, par assimilation, une fête des mauvais esprits et des personnages mythologiques, tels que les fées. Il y avait à cette occasion des feux de joie et il est possible qu’il y ait eu aussi des sacrifices humains. Elle durait 4 jours, mais le plus important était le 1er jour : or celui-ci coïncidera, à partir du 8ème s. apr. J-C,  avec les vigiles de la Toussaint2, c’est-à-dire le 31 octobre au soir. D’où son nom de Halloween, « veille de tous les Saints ».

Puis cette fête sera implantée en Amérique, surtout à partir du 19ème s., avec l’arrivée massive aux Etats-Unis d’immigrés irlandais. Et depuis une vingtaine d’années on essaye de l’implanter en France, pour des raisons essentiellement commerciales. Mais on peut penser que l’activité des esprits sous-Ciel et la déchristianisation de notre pays n’y sont pas étrangers.

Que faut-il en penser sur le fond ? Basons-nous sur la parole du Seigneur : on juge l’arbre à ses fruits. D’abord, il faut rappeler que le paganisme, qui est vu souvent à notre époque sous un angle culturel, sympathique, était une horreur spirituelle et morale : il consistait à adorer des idoles, qui étaient des démons, comme l’enseigne le Christ Lui-même (Il qualifie « Beelzeboul », l’antique divinité phénicienne, de « prince des démons », c’est-à-dire de Satan, en Mt 12/24), à accomplir des sacrifices sanglants (à l’origine humains, puis animaux) et à pratiquer la magie et la sorcellerie. On ne se rend plus compte à notre époque de quel abîme le Christ nous a tiré, en nous délivrant de l’emprise des démons, qui était redoutable.

Dans les manifestations d’Halloween, on se déguise en tout ce qui peut rappeler la mort, la laideur et  la peur : en squelettes, en personnages horribles qui font peur, en sorciers ou sorcières… Mais la mort est une horreur, qui n’a pas été voulue par Dieu. La laideur et la peur viennent exclusivement du monde enfèrique, car Dieu est beau : Il est la « Beauté suprême »  et tout ce qu’Il a créé est beau ; et Il est celui qui rassure toujours et met en confiance3. La peur est l’arme des démons, car elle permet d’avoir de l’emprise sur les êtres, tandis que Dieu libère toujours. Ceux qui se déguisent en personnages horribles et ridicules oublient que les démons s’efforcent de défigurer l’Homme, parce qu’il est l’image de Dieu et qu’ils en sont jaloux. Quant à la sorcellerie, elle est une abomination : elle a toujours pour but d’obliger quelqu’un à faire ce qu’il ne veut pas ou de l’empêcher de faire ce qu’il veut ; elle asservit les êtres, les emprisonne, les mutile et peut même les détruire. Il n’y a pas de bonne magie : toute magie vient d’en bas.

Et tout cela se passe dans l’obscurité, avec de la fumée, des toiles d’araignée et des araignées…Mais qui aimerait vivre dans l’obscurité, au milieu des araignées ? Aucun être humain normal ne peut réellement prendre plaisir à ces choses-là, à la laideur, à la peur, à la méchanceté. C’est un leurre de croire que cela puisse être agréable. Si ceux qui le disent se trouvaient réellement dans les situations qu’ils simulent, ils « pleureraient et grinceraient des dents », comme le dit l’Ecriture. L’Enfer ne peut pas être agréable : il est le contraire du Royaume de Dieu, le contraire du « Jardin des délices ».

Il faut refuser cela, dénoncer cette imposture et cette stupidité. Il y a un saint qui nous a montré l’exemple, c’est  St Jean de San Francisco et Shanghaï. Il a lutté fortement contre cette pseudo-tradition dans le milieu américano-russe de San Francisco. La veille du 1er novembre 1964, constatant qu’il n’y avait personne aux vigiles du jour où l’on devait canoniser St Jean de Cronstadt (cause pour laquelle il s’était battu), il fit irruption dans une maison où il y avait un grand bal « costumé » pour la fête d’Halloween et fit le tour de la salle en regardant bien les gens, sans dire un mot. Tous étaient pétrifiés, et ils eurent honte.

Cette pseudo-fête est exactement le contraire de celle de la Toussaint, associée à celle des défunts. A la Toussaint, nous fêtons les hommes qui, par leur martyre ou leur ascèse, sont parvenus au but de la vie, à savoir devenir ressemblants à Dieu, ceux qui sont « devenus des dieux par la grâce »5, c’est-à-dire qui sont déifiés. Et le jour des Défunts, nous prions pour que nos défunts achèvent dans leur chemin céleste ce qu’ils ont commencé dans leur chemin terrestre, à savoir « parvenir à la gloire du Royaume céleste »6. Tandis que les tenants d’Halloween, eux, sont centrés sur la mort et le royaume des morts, en oubliant que le Christ est ressuscité et qu’Il a vaincu la mort. Nous fêtons ceux qui jouissent de la béatitude et de la vie éternelle, eux se satisfont que leurs ancêtres soient couchés dans la mort, en compagnie des démons. Ce sont deux chemins antagonistes.

Lorsqu’on aborde ce sujet éminemment spirituel dans notre société, on n’a droit en général qu’à des haussements d’épaule ou des ricanements, surtout chez les jeunes. Mais il peut être utile de rappeler certains évènement dramatiques, qui sont instructifs et peuvent amener à réfléchir. Il y a eu, le 30 octobre 2015, un incendie terrible dans un dancing de Bucarest, où 27 jeunes ont péri brûlés vifs. Eh bien, ces jeunes fêtaient Halloween dans une soirée de « Hard-Rock ». On ne peut pas se déguiser impunément en diables ou en sorcières sans qu’il y ait des conséquences : ils ont fait l’expérience de ce que signifiait vivre en compagnie des démons, c’est-à-dire de l’Enfer7. L’ignorance de la réalité et de la puissance du monde invisible peut être tragique.

Si vous voyez des enfants sonner à votre porte, déguisés en squelettes, en sorciers ou en diables, pour vous réclamer des bonbons, ayez l’audace de dire : je n’aime pas la mort, je préfère la vie. Christ est ressuscité !

Père Noël TANAZACQ

 

(1) Les « revenants » sont des âmes de défunts qui, ne parvenant pas à s’élever vers le trône de Dieu, ne trouvent pas le repos. Etant errantes, elles peuvent se manifester dans les lieux où elles ont vécu sur terre. Les fantômes [du grec phantasma : illusion, apparence] en sont la manifestation la plus connue : il s’agit d’âmes de défunts qui se manifestent avec la forme de leurs corps, parce que l’âme garde la mémoire du corps et que, comme le dit St Jean Damascène, elle a l’aptitude à reconnaître les atomes de son corps dans l’univers.

 (2) La Toussaint doit son origine à la dédicace de l’ancien temple païen du Panthéon, à Rome, en église de Ste Marie et de tous les martyrs, en 609, par le pape  Boniface IV, qui y fit transférer un grand nombre de reliques de martyrs provenant des Catacombes. La date était probablement le 13 mai, qui correspond à celle d’une fête de la Toussaint en Syrie à la même époque. L’anniversaire de cette dédicace deviendra notre fête de la Toussaint. Mais en Angleterre, puis en Gaule la fête sera translatée au 1er novembre  à la fin du 8èmes. et elle  ne deviendra universelle pour l’Occident que sous Louis le Pieux (+ 840). La mémoire universelle des défunts ne sera instituée par St Odilon de Cluny qu’en 998, mais sera expressément  placée le lendemain de la Toussaint, car tous les défunts sont des saints à venir.

Il n’existe rien d’équivalent dans les rites orientaux, car la Toussaint fêtée le 1er dimanche après Pentecôte passe quasiment inaperçue et il y a tellement de jours dans l’année  où l’on prie pour les défunts  qu’aucun ne prédomine  sur les autres.(cf. notre note sur la Toussaint [1er nov.] et la commémoration  de tous les défunts[2 nov.])

(3) Lorsque le Christ vient au-devant de Ses disciples la nuit, en marchant sur les eaux déchaînées de la mer de Galilée, et qu’ils croient voir un fantôme, ce qui les effraye, Il leur dit immédiatement : «Rassurez-vous, c’est Moi, n’ayez pas peur » (Mt14/27). Dieu ne fait jamais peur. Ce qui fait peur ne vient pas de Dieu.

(4) Il ne s’agissait pas de la Toussaint, qui est à cette date-là une fête occidentale inconnue de l’Orthodoxie, mais le Saint Synode de l’Eglise Russe Hors Frontières avait décidé que la canonisation de St Jean de Cronstadt se ferait le 1er novembre. 11 jours plus tard, en la fête de St Martin, St Jean de San Francisco sacrera le P. Eugraph Kovalevsky (1905-1970) sous le nom de Jean de Saint-Denis, qui sera ainsi  le 1er à recevoir le patronage de St Jean de Cronstadt.

(5) Epiclèse de la liturgie de la Pentecôte du rite des Gaules restauré.

(6) Litanie des défunts du rite byzantin.

(7) Il en fut de même à Paris en novembre 2015 lors d’un attentat islamiste : lorsque le groupe américain  de Hard- Rock « Eagles of Death Metal» (les aigles de la mort) entonna une de ses chansons favorites « Kiss of the Devil » (Baiser du Diable), les terroristes islamistes commencèrent la fusillade. Lorsqu’on appelle le Diable, il accourt ! Bilan : 90 morts.(Source :"Sagesse Orthodoxe)

MORT,PASSAGE,PARADIS, ENFER...
"Répondons-nous à Son amour par l'amour ou par la haine ?
 
Telle est la question cruciale. Et cette différence dépend entièrement de nous, de notre liberté, du choix que nous faisons librement au plus profond de nous-même.
 
Cette liberté parfaite n'est pas influencée par des conditions extérieures ou des facteurs internes de notre nature matérielle et psychologique, parce qu'elle n'est pas un acte extérieur mais une attitude du for intérieur, jaillie du fond de notre cœur et déterminée non par nos péchés mais par notre réaction face à nos péchés, comme le montre clairement le passage du publicain et du pharisien et celui des deux larrons crucifiés avec le Christ.
 
Cette liberté, ce choix, cette disposition intérieure envers notre Créateur constitue le cœur de notre personnalité éternelle, le plus profond de nous-mêmes, ce qui nous fait être ce que nous sommes ; c'est là notre visage éternel -clair ou sombre, aimant ou haïssant.
 
Non, mes frères, malheureusement pour nous, le paradis ou l'enfer ne dépendent pas de Dieu. S'ils dépendaient de Dieu, nous n'aurions rien à craindre. Nous n'avons rien à craindre de l'Amour.
 
Notre salut ne dépend pas de Dieu, il dépend exclusivement de nous -et telle est la tragédie.
 
Dieu nous veut à Son image, éternellement libres. Il nous respecte absolument dans Son amour. Sans respect, on ne peut parler d'amour.
 
Nous sommes hommes parce que nous sommes libres ; sans liberté, nous serions des animaux intelligents, pas des hommes. Dieu ne nous retirera jamais ce don de liberté qui nous fait ce que nous sommes, ce qui veut dire que nous resterons toujours ce que nous choisissons être, amis ou ennemis de Dieu.
 
A ce niveau profond de notre être, il n'existe pas de changement. Dans cette vie-ci, il peut y avoir des modifications plus ou moins profondes clans notre façon de vivre, notre caractère, nos croyances, mais tous ces changements ne sont que l'expression dans le temps de notre moi éternel le plus profond, qui est éternel dans toute la portée du terme.
 
C'est pourquoi le paradis et l'enfer aussi sont éternels. Ce que nous sommes vraiment ne change pas. Nos traits passagers et l'histoire de notre vie dépendent de plusieurs facteurs superficiels qui s'évanouissent avec la mort, mais notre vraie personnalité n'est pas superficielle et ne dépend pas de ce qui change et de ce qui s'évanouit. Il s'agit de notre être véritable, qui demeure avec nous dans le sommeil du tombeau et qui sera notre vrai visage à la résurrection. Il est éternel."
 

extrait de le Fleuve de Feu d'Alexandre Kalomiros 

 

LA MORT, DURE ET INJUSTE ÉPREUVE ? (COURRIER. Source "Sagesse Orthodoxe")

LA MORT, DURE ET INJUSTE ÉPREUVE ? (COURRIER)

 

Christ Brebis perdue« […] votre message me touche beaucoup. Voici un peu plus d’un mois que N. est entrée dans son repos. Bientôt nous en célèbrerons le 40ème jour. Si je pense à moi-même, je souffre terriblement de la séparation, sauf si je lui parle, en lui demandant pardon de ne pas l’avoir suffisamment aimée. Si je pense à elle, j’espère qu’elle est heureuse en Dieu: quand j’aurai la certitude de la béatitude que nous lui souhaitons tous, j’éprouverai certainement une grande paix et le Seigneur me donnera la grâce de me réjouir pour elle.

Ne dites pas, mon A., ne dites pas que cette épreuve qui m’est donnée soit injuste. Le Seigneur n’est que justice, quoique ses jugements soient insondables. Ne l’accusons pas, car Il est Lui-même entré dans la mort, et ne s’est pas contenté de nous voir souffrir de loin; Il a voulu gagner notre confiance en éprouvant ce que nous éprouvons. Du reste, cette épreuve ne saurait être injuste que si elle était infligée à un innocent. Mais, le Seigneur me montre mes péchés innombrables et constants et me conduit plus au repentir qu’à la révolte. J’essaye d’apprendre du Bon Larron cette belle parole: ‘Pour nous – pour moi – c’est justice!’ À la rigueur, ce serait injuste pour N. qui est une personne si bonne, si aimable et si dévouée à l’Église du Christ. Mais, même dans son cas, nous osons croire que le Seigneur, après le 40ème jour, l’acceptera au rang de ses amis. Pour les justes, la mort n’est pas une punition injuste; elle est l’entrée dans une plus grande familiarité avec Dieu.

Votre douceur et votre compassion me touchent d’autant plus que je sais un peu, parce que vous me l’avez souvent confié, combien vous avez souffert et souffrez encore du départ de votre papa. Dans ce cas encore, ce qui a pu vous paraître tellement injuste doit se dévoiler comme une convocation divine et donc comme un grand bien.Nous prions seulement le Seigneur de laver tous les péchés de nos défunts, afin que rien ne les sépare encore de lui et ne les empêche de jouir indéfiniment et infiniment de l’amour inexprimable qu’Il nous a montré par sa Pâque. ‘Demandons encore au Christ notre Roi et notre Dieu de leur accorder la miséricorde divine, le pardon de leurs fautes et le Royaume des cieux!’, dit la prière de l’Église.

En somme, à la place de la douleur d’être frustrés de ceux que nous aimons, vient le bonheur qu’ils soient heureux. Au lieu d’accuser Dieu, nous acceptons de voir nos propres péchés, et cela nous rend humbles et capables de glorifier la volonté si incompréhensible du Seigneur.

Merci encore pour votre amour et pour votre prière […] » (Source: "Sagesse Orthodoxe"

ACCEPTER LA MORT D’UN AMI…/ EST-IL CHRÉTIENNEMENT LÉGITIME DE COMMUNIQUER AVEC NOS DÉFUNTS ?

ACCEPTER LA MORT D’UN AMI…

(…)C’est une douleur terrible d’être séparé, même provisoirement – puisque nous avons tous rendez-vous dans le monde qui vient, mais cela paraît loin – des êtres que nous aimons et qui nous aiment. Nous sommes inconsolables, parce qu’il n’y a pas de consolation humaine à la mort. Aucun raisonnement n’y fait; la douleur est là; nous avons mal comme à l’endroit d’un membre arraché et qui nous fait souffrir quoiqu’il ne soit plus là. Le temps n’y fait rien non plus: quelque fois au contraire, la douleur et la souffrance s’amplifient dans la durée. Sans nous mettre indiscrètement à votre place, nous pouvons partager fraternellement une expérience parce que nous sommes des êtres humains, et, en l’occurrence, des chrétiens, et des Orthodoxes. Nous savons que le Christ par sa résurrection a vaincu le pouvoir de la mort, et nous voulons dans le concret goûter les conséquences de cet événement. Un de nos amis, dans une circonstance analogue, a trouvé un soulagement…

 

Il a demandé pardon à Dieu du manque de confiance en lui et même de la révolte contre lui. Le fait de renoncer à ces passions et d’en recevoir du Seigneur lui-même le pardon miraculeux, l’a déjà soulagé et a, pour ainsi dire, ouvert une porte à la consolation divine – c’est-à-dire la grâce du saint Esprit, appelé justement le Consolateur. Cette consolation ne minimise en rien la souffrance; mais c’est comme un baume, une douceur, une sorte de lumière, un calme et une acceptation libre de la volonté incompréhensible de Dieu.

 

Il s’est engagé dans une prière très régulière, en suivant les offices de l’Église orthodoxe, soit à la maison, chez lui, soit à l’église sous la présidence de son prêtre et en présence de la communauté des frères. La consolation est venue également, pas immédiatement, mais dans la continuité de cette prière et de ces offices, parce que notre ami a été libéré de l’isolement qui l’emprisonnait dans la souffrance. Il a connu la grâce de la compassion à son propre égard et, simultanément, sa foi a été fortifiée: il a pu croire que le chemin fait par la personne endormie était un chemin béni. Il a reçu de Dieu la grâce de faire un projet pour la défunte servante de Dieu.

 

Ce qui l’a beaucoup aidé encore, c’est le conseil suivant: essaye de faire ce que cette personne qui repose en paix te dirait de faire; essaye de vivre selon le meilleur de cette personne et de faire sa volonté, chaque fois que c’est possible, de façon à expérimenter l’union avec elle. Si nous faisons ce qui est agréable à nos défunts, à condition bien sûr que cela soit cohérent avec l’Évangile, nous demeurons unis à eux, même jusque dans l’éternité. L’important, c’est de construire l’éternité avec nos défunts en apprenant, dès maintenant, à vivre avec eux. En effet, ils ne sont pas anéantis! Le Christ nous a appris qu’ils « reposent », et nous pouvons les sentir tout proches de nous, comme si nous veillions leur repos, comme une maman qui reste éveillée près de son enfant qui dort… Dans certains cas, nous pouvons les prendre comme intercesseurs devant Dieu.

 

Essayons de parler des défunts, non au passé, mais au présent, surtout quand nous parlons d’eux à Dieu. Nous pouvons ainsi avoir une prière de bénédiction: « Gloire à toi, pour ton serviteur (ou ta servante) N…, Seigneur Jésus, gloire à toi! »; « gloire à toi pour la bonté de ton serviteur ! Gloire à toi pour l’amour qu’il m’a montré! Gloire à toi qui veut le sauver et le glorifier au Dernier Jour, Seigneur Jésus, gloire à toi! »

 

La conséquence de cette attitude est que nous apprenons de Dieu à nous réjouir pour son serviteur endormi, et nous oublions notre peine, en pensant combien le Seigneur l’aime, combien Il voit tout ce qu’il a fait de bon dans sa vie, combien Il veut le sauver. Notre joie pour autrui devient plus grande que notre peine pour nous-mêmes. Dans le cas où la personne serait décédée dans de très mauvaises conditions – portant par exemple un gros fardeau non pardonné – notre inquiétude pour son salut deviendra prioritaire et nous n’aurons plus le temps de penser à nous-mêmes. Nous dirons continuellement à Dieu:

-« Seigneur Jésus Christ notre Dieu, pardonne à ton serviteur N… tous ses péchés, accueille-le dans ton Paradis et sauve-le au Dernier Jour! »

 

.​(Source: "Sagesse Orthodoxe")

 

 

ACCEPTER LA MORT D’UN AMI…/ EST-IL CHRÉTIENNEMENT LÉGITIME DE COMMUNIQUER AVEC NOS DÉFUNTS ?

EST-IL CHRETIENNEMENT LEGITIME DE COMMUNIQUER AVEC NOS DEFUNTS ?

 

« … Est-il vraiment possible que notre monde et l'autre monde communiquent ? Nous est-il possible d'avoir une relation et une communion réelle avec nos enfants, avec notre mari ou notre femme, qui non seulement sont morts, mais dont les chairs sont décomposées ? Cette communion existe, mes bien-aimés ! …

… Lorsque nous dirigeons notre pensée, nos prières, vers l'autre vie, les morts nous entendent, car la terre et le ciel forment une seule Eglise, un seul troupeau, une même famille.

Tout comme un enfant fait retentir ses cris dans une maison, et que ceux-ci parviennent jusqu'aux personnes présentes, en quelqu'endroit qu'elles se trouvent, de même dans notre famille, dans l'Eglise, ce que nous disons sur terre est perçu par ceux qui sont au ciel...

… Nous formons un seul Corps avec les morts. Nous sommes une seule Eglise avec le ciel.

Si l'un de nous sur terre éprouve le besoin de parler à une autre personne, de s'occuper de son prochain, comprenez-vous combien plus les morts ont-ils besoinn que nous communiquions avec eux ?

Ils nous supplient continuellement de penser à eux. Nos morts vivent, ils abaissent leur regard vers nous pour voir si nous les commémorons. Par conséquent, envoyons nos prières vers eux.

Faisons dire pour eux quarante Liturgies. Pour eux, célébrons des offices de commémoration. Faisons l'aumône en leur nom. Tous ces actes les aident réellement, et constituent notre propre communion avec l'autre monde, avec les anges et les saints. « Les anges ne sont-ils pas tous des esprits chargés d'un ministère, envoyés au service de ceux qui doivent recevoir l'héritage du salut ? » (Hébreux 1,14)

Quand nous faisons mémoire des défunts, ils se réjouissent, ils espèrent, ils progressent sans interruption vers le Second Avènement. Ceux d'entre eux qui ne s'opposent pas à Dieu, qui ne le rejettent pas, s'approchent de plus en plus de Lui et, dans leur joie, ils nous envoient sans cesse des messages pour que nous continuions à les commémorer.

Si vous saviez quelle reconnaissance est la leur et comment ils nous l'expriment ! …

… Les défunts regardent vers nous pour voir si nous nous souvenons d'eux dans nos prières. Ils ont besoin de nous, car ils sont désormais sans corps. Lorsqu'ils revêtiront de nouveau leur corps, ils pourront adresser eux-mêmes à Dieu des prières instantes...

… Quand nous communiquons avec le ciel par ce moyen, nous voyons s'accomplir devant nous des miracles, des guérisons, des visions, des apparitions de saints descendus vers nous. Tous les saints nous aident, tous les saints se penchent sur nous, tous les saints s'unissent à nos désirs !

Et les morts – comme nous disons, nous, mais qui sont en réalité vivants – se réjouissent en voyant quelle communion est la nôtre avec l'autre vie...

… Un jour, tandis qu'il lisait de nombreux noms, un moine-prêtre s'est posé les questions suivantes : '' Est-ce que ceux dont nous faisons mémoire sont sauvés ? Est-ce qu'ils sentent quelque chose ? Est-ce que le ciel comprend que, maintenant, je prie pour ceux qui ont quitté cette terre ? Est-ce que les morts sont aidés par mes prières ? ''

Fatigué comme il l'était, il s'est accoudé à sa stalle. Il a fermé les yeux et, entre sommeil et veille, mais dans un état de vigilance spirituelle assortie du labeur de la chair, il a élevé le regard de son cœur vers les cieux, et que voit-il ?

La multitide des esprits des défunts ! Et avec eux les saints et les anges ! Devant le trône du Christ, se tenait la Très-Sainte Mère de Dieu revêtue d'une parure resplendissante. Son visage était lumière. Elle regardait le Christ et Lui montrait les esprits défunts en disant : '' Mon Fils et mon Dieu, j'intercède personnellement pour chacun d'eux. Accueille les voix de Ta sainte Eglise.

'' Alors le moine entendit tous les morts chanter : '' Réjouis-toi, Vierge pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre toutes les femmes, et béni est le Fruit de ton sein, car tu as enfanté le Sauveur de nos âmes. '' Non seulement tu as mis au monde notre Sauveur – le Christ – mais tu intercèdes jour et nuit pour nous ! Leurs voix devenaient '' comme la voix des grandes eaux '' (Apocalypse 1,15 ; 14,2).

Leurs voix étaient portés par les ailes des anges et se dispersaient partout dans le ciel et sur toute la terre. Au lieu de tambours et d'instruments, les anges frappaient leurs ailes et reprenaient : '' Car tu as enfanté le Sauveur de nos âmes '' !.. . »

Archimandrite Aimilianos * Catéchèses et discours * Le culte divin, attente et vision de Dieu * La communion des deux mondes * Editions Ormylia * 2004

ACCEPTER LA MORT D’UN AMI…/ EST-IL CHRÉTIENNEMENT LÉGITIME DE COMMUNIQUER AVEC NOS DÉFUNTS ?

 

 

descente enfers

 

Dans le Christ ressuscité, il n’y a pas de séparation entre les morts et les vivants ; comme le dit le Père Macaire Gloukharev : " Nous sommes tous vivants en lui, et il n’y a pas de mort. "

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Dans son article " De la mort et de la résurrection ", Mgr Kallistos Ware aborde le refus de certains groupes chrétiens de prier pour les défunts.

 

Il affirme dans cet article que le fondement de la prière pour les défunts est l’amour :

 La base, c’est notre solidarité dans l’amour mutuel. Nous prions pour les morts parce que nous les aimons.

L’archevêque anglican William Temple appelle de telles prières " le ministère de l’amour "  ; et il affirme dans des mots que tout chrétien orthodoxe serait heureux de faire siens :

-" Nous ne prions pas pour eux parce que Dieu les négligera si nous ne le faisons pas.

 

Nous prions pour eux parce que nous savons qu’il les aime et en prend soin, et nous demandons le privilège d’unir notre amour pour eux à celui de Dieu. "

 

Et comme le dit Pusey : 

-" Le refus de prier pour les morts est une pensée si froide, si contraire à l’amour, que pour cette seule raison, elle doit être fausse."

 

À partir de là, aucune autre explication ou justification de la prière pour les défunts n’est nécessaire ou même possible.

Une telle prière est simplement l’expression spontanée de notre amour les uns pour les autres.

 

Ici, sur terre, nous prions pour les autres ; pourquoi ne pas continuer à prier pour eux après leur mort ? Ont-ils cessé d’exister, au point que nous devrions cesser d’intercéder pour eux ?

 

Vivants ou morts, nous sommes tous membres de la même famille ; ainsi, vivants ou morts, nous intercédons les uns pour les autres.

 

Dans le Christ ressuscité, il n’y a pas de séparation entre les morts et les vivants ; comme le dit le Père Macaire Gloukharev :

-" Nous sommes tous vivants en lui, et il n’y a pas de mort. "

La mort physique ne peut défaire les liens de l’amour et de la prière mutuels qui nous unissent tous dans un seul et même Corps. […]

Quand nous prions pour les défunts, il nous suffit de savoir que leur amour de Dieu continue de grandir et qu’ils ont ainsi besoin de notre soutien.

Laissons le reste à Dieu."    

INTERCESSION DES SAINTS:

Les saints, nous le savons, intercèdent pour nous, avec  Marie en tête la Mère du Verbe de Dieu fait chair, « Nouvel Adam », « Premier né d’une multitude de frères ».

De même nous sommes invités à intercéder pour nos frères, vivants et morts.

Fort bien, mais à condition de nous souvenir qu'il n'y a qu'un intercesseur, puisqu'il n'y a qu'un médiateur : le Christ (Hébreux 7,25 ; 1 Timothée 2,5)

Pas d’intercession hors ou à côté de celle du Christ!

Méditons maintenant, s'il vous plaît, cette parole de Jésus  notre Seigneur:

«26 Ce jour-là, vous demanderez en mon nom ; or, je ne vous dis pas que moi, je prierai le Père pour vous,27 car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti.» (Jean 16,26-27). 

Que signifie alors « prier pour », «intercéder» ?

Cela signifie que nous faisons nôtre d'une part le besoin de nos frères, d'autre part l'amour de Dieu pour eux.

Intercéder dans le Christ prend alors toute sa valeur. Nous prenons conscience que nous sommes un dans le Christ. Membres du Corps Mystique du Christ, nous cheminons encore sur la route de l'Eglise et nous regardons constamment vers son Chef, le Christ Tête qui nous envoie l'Esprit Sanctificateur.

Par là nous entrons dans la communion des saints et la rendons effective pour nous. Frères et sœurs des Saints, de ceux qui ont été mis à part dans le Christ, nous regardons vers ces frères aînés qui , s'étant laissés modelé par l'Esprit Saint sont retournés au Père par le Christ "Porte des brebis".

Il y a bien sûr ceux qui sont canonisés, dont l'Eglise nous assure qu'ils sont auprès du Père dans la Lumière du Christ Sauveur, mais il y a tous ceux qui, sans l'être, ont réussi leur vie à travers chutes et relèvement et dans l'humilité ont accédé à la vocation de tout homme: s'unir à Dieu dans le temps et l'éternité.

C'est eux que nous célébrons à la "Toussaint".

Et puisque comme, "pèlerins d'éternité", nous sommes encore empêtrés dans "la chair et le sang", nous demandons aide et intercession à ces frères et sœurs aînés qui désormais  près de Dieu, portent dans l'amour fraternel les besoins de leurs petits frères et sœurs encore pèlerins sur terre devant le « Trône » du Dieu tout aimant...

Jacques Gauthier

« Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes » (1 Jean 3, 1).

Des extraits de ce texte sont parus dans Prions en Église Canada, 1er novembre 2015, p. 35-36.
Pour aller plus loin : Tous appelés à la sainteté (Parole et Silence) ; Les maîtres spirituels chrétiens (Novalis).

Extrait de : http://www.jacquesgauthier.com/blog/entry/saints-et-saintes-de-tous-les-temps.html

  

 

 

LITURGIES COMPARÉES:

Propre de la Divine Liturgie de la Toussaint * Rite des Gaules * Célébrée le 1er Novembre


Grande Antienne (Tropaire)

Oh ! Qu'il est glorieux le Royaume dans lequel la Mère de Dieu, * le 
précurseur et tous les saints, * revêtus de robes éclatantes, se réjouissent 
avec les anges et suivent l'Agneau partout où il va, clamant: * Saint, Saint, 
Saint est le Seigneur notre Dieu

PRÆLEGENDUM 
Ch. Les disciples du Seigneur, instruments de l’Esprit, répandent par tout l'univers la semence évangélique, semence d'où germent les Martyrs et les Saints qui intercèdent pour nous.
V. Ceignez vos reins, tenez vos lampes allumées, le Maître est proche.
V. Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement et maintenant et toujours, et aux siècles des siècles. Amen. 
Après le Kyrie on chante l'hymne des Béatitudes.

BÉATITUDES

ANTIENNE
Dans Ton Royaume, / Souviens-Toi de nous Seigneur, quand Tu viendras dans Ton Royaume.

Bienheureux les pauvres en esprit, / Car le Royaume des cieux est à eux.
Bienheureux les affligés, / Car ils seront consolés.
Bienheureux les doux, / Car ils hériteront la terre.
Bienheureux les affamés et assoiffés de justice, /Car ils seront rassasiés.
Bienheureux les miséricordieux, /Car ils obtiendront miséricorde.
Bienheureux les cœurs purs, /Car ils verront Dieu.
Bienheureux les pacificateurs, /Car ils seront appelés fils de Dieu.
Bienheureux les persécutés pour la justice, /Car le Royaume des cieux est à eux.
Bienheureux serez-vous lorsqu'on vous outragera, /Qu’on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal à cause de Moi.
Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, /Car votre récompense sera grande dans les cieux. 
Gloire au Père et au Fils, et au Saint-Esprit, comme il était au commencement et maintenant et toujours. et aux siècles des siècles. Amen. 
Antienne 
Dans Ton Royaume, /Souviens-Toi de nous Seigneur, quand Tu viendras dans Ton Royaume.

COLLECTES 
Cél. Dieu merveilleux en Tes Saints, nous Te supplions, dans cette fête où nous célébrons l'éclat de vertu de tous les Saints, accorde à Ton Église par leur intercession d'être vigilante, vivante et pure, d'avoir les vertus célestes et les Saints Anges à son service, afin qu'elle puisse dans la pureté de la Foi Te célébrer par ses chants d'allégresse.
Ts. Amen ! 
Cél. Nous Te prions encore pour tous les membres de cette Église ; accorde-leur la réconciliation, le pardon et la rémission de tous leurs péchés, donne-leur de ne plus pécher, sois leur rempart, écarte toute tentation.
Ts. Amen !
Cél. Aie pitié des hommes, des femmes, des enfants, manifeste-Toi à tous. Que Ta connaissance soit inscrite dans leur cœur, nous Te le demandons par l'intercession de la Toute Sainte Vierge Marie Mère de Dieu, et de tous les Saints, ô Tri-Unique Dieu qui règnes aux siècles des siècles.
Ts. Amen !

GRADUEL 
Ch. Craignez le Seigneur, vous Ses Saints, /Car il n'y a point d'indigence pour ceux qui Le craignent.
V. Ceux qui cherchent le Seigneur, /Ne sont privés d'aucun bien.

ÉPÎTRE Apocalypse 7, 2-12

ALLELUIA 
Ch. Alléluia, alléluia !
V. Venez à Moi vous tous qui êtes fatigués et chargés et Je vous soulagerai.
Ts. Alléluia !

ÉVANGILE Matthieu 5, 1-12

PRÉFACE DE L’OFFERTOIRE 
Mes bien-aimés frères, le corps de l'Église entière est dans l'allégresse, parce que ses membres les plus nobles sont dans la gloire et les plus faibles savent qu'ils participent à la dignité, à la grandeur et à la gloire des plus forts, car tous forment un tout vivant. Nous sommes unis à nos frères du ciel, à la Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, aux phalanges angéliques, à la foule innombrable de tous les Saints ; nous recevons du ciel la preuve de leur communion.
Par leur intercession, implorez l'Esprit Saint afin qu'Il me communique Sa Vertu ineffable et que moi prêtre indigne. j'ose apporter la Sainte Oblation de notre Seigneur Jésus-Christ car, en Vérité. c'est Lui qui offre et qui distribue, coéternel au Père et à l’Esprit Saint dans les siècles des siècles.

SECRÈTE 
Nous Te présentons ces offrandes, Seigneur. en l'honneur de tous Tes Saints ; puissent-elles nous être salutaires par Ta miséricorde...

POST-NOMINE 
Jésus Tout-Puissant, célébrant en une seule solennité tous les Saints de la Nouvelle et de l'Antique Alliance, nous Te supplions : que dans leur prière unanime nos vivants et nos défunts forment un seul corps, une seule âme et un seul esprit. afin qu'ils Te connaissent, seul Sauveur du monde...

BAISER DE PAIX 
Que la paix qui règne parmi Tes Saints, rayonne aussi sur notre fraternité fragile.

PRÉFACE de Saint Jacques 
Il est digne et juste, convenable et nécessaire de Te louer, de Te chanter, de Te bénir, de T'adorer, de Te glorifier, de Te rendre grâces, Toi, Auteur de toutes les créatures visibles et invisibles, le trésor des biens éternels, la fontaine de la vie et de l'immortalité, le Seigneur de toutes choses.
Toi que chantent les cieux et les cieux des cieux et toute leur puissance, le soleil et la lune et tout le cortège des étoiles, la terre, la mer et tout ce qu'elle contient.
La Jérusalem céleste, l'assemblée des élus, l'Église des premiers-nés qui sont inscrits au ciel, les esprits des Justes et des Prophètes, les âmes des Martyrs et des Apôtres.
Les Anges, les Archanges, les Trônes, les Dominations, les Principautés et les Puissances, les Vertus redoutables, les Chérubins aux innombrables yeux et les Séraphins aux six ailes, dont deux voilent leur face, deux couvrent leurs pieds, les deux autres servent à voler.
Tous acclament, en se répondant les uns aux autres, sans jamais cesser, louant Dieu sans fin ; ils entonnent l'hymne triomphal de Ta gloire merveilleuse ; d'une voix claire, ils chantent, ils crient, ils célèbrent, ils proclament et disent...

POST-SANCTUS 
Saint es-Tu, Tout-Puissant, Redoutable, Bienveillant et Miséricordieux ; Tu as pris en pitié Ta création, Tu as façonné l'homme avec de la terre, à Ton image et à Ta ressemblance. Tu lui as donné la jouissance du Paradis.
Après qu'il eut transgressé Ton commandement et fut tombé, Tu ne l'as pas méprisé, Tu ne l'as pas délaissé, Dieu de bonté ; Tu l'as appelé par la Loi, Tu l'as conduit par les Prophètes.
Finalement Tu as envoyé en ce monde Ton propre Fils Unique, notre Seigneur Jésus-Christ, afin qu'Il vienne restaurer et ranimer Ton image. Il est descendu des cieux, a pris chair de l'Esprit Saint et de la Toute Sainte Marie, toujours Vierge et Mère de Dieu ; Il a vécu avec les hommes et disposé toutes choses pour le salut du monde, Lui qui la veille...

LIBERA NOS 
Délivre-nous de tous les maux passés, présents et à venir, et introduis tous nos défunts avec les Saints dans Ton Royaume. par l'intercession de la Toute Sainte et Pure Vierge Marie, Mère de Dieu, et de tous les Saints, car c'est a Toi...

ÉLÉVATION DES DONS 
Cl Dieu vient en gloire avec tous Ses Saints, alléluia !
Pour juger le monde, alléluia, alléluia !

BÉNÉDICTION DES FIDÈLES 
Cél. Père Saint, bénis cette famille qui es Tienne, car Tu l'as prédestinée à Ton Royaume céleste.
Ts. Amen ! 
Cél. L'ayant prédestinée, Tu l'as appelée
Ts. Amen ! 
Cél. L'ayant appelée, Tu l'as justifiée.
Ts. Amen ! 
Cél.L'ayant justifiée, Tu l’as glorifiée.
Ts. Amen ! 
Cél. Non selon nos mérites. mais par les grandes vertu de la Toute Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu et de tous les Saints.
Ts. Amen ! 
Cél. Par le Sang de l'Agneau et par la puissance insaisissable
de l'Esprit, qui vivent et règnent avec Toi aux siècles des siècles.
Ts. Amen !

POSTCOMMUNION 
Dia. Les Saints nous ont réjouis, leur exemple nous a conduits à l'autel sacré, nous avons reçu le Corps ! et le Sang du Christ, notre Dieu ; prions donc mes frères, l'Unité de la Trinité bienheureuse que, pleinement fidèles, il nous soit donné d'avoir toujours faim et soif de la justice et d'accomplir ainsi l'économie de Dieu, avec puissance, soutenus par la nourriture du salut et l'intercession de tous les Saints, afin que le Mystère reçu nous soit remède et non jugement. Prions le Seigneur !
Ts. Accorde Seigneur ! 
Cél. Jette Tes regards sur nous, Seigneur, Toi qui désires que Tes fidèles se nourrissent de Ton Corps et deviennent, en union avec Ta Mère et Tes Saints, Ton Corps. Que le sacrement reçu nous obtienne la rémission de nos péchés. Que Ta nourriture divine avec Ta bénédiction obtienne à notre âme que la chair soit soumise à l'esprit, et, dans la paix et l'harmonie, obéisse sans résistance. Nous Te le demandons par l'Esprit Saint qui, étant Un et coéternel avec Toi et Ton Fils, vis et règnes dans les siècles des siècles.
Ts. Amen !

STROPHES 
On peut chanter ces strophes pendant la communion. 
Illustres princes de la cour du Roi des rois, et vous tous qui, chéris de Dieu, formez dans Son Royaume la société des Saints ; permettez-nous d'unir aujourd'hui nos voix à vos célestes cantiques.
L'incomparable Vierge, Mère de Dieu, l'ornement et la gloire de la troupe immortelle, occupe la première et la plus brillante place ; elle intercède pour nous auprès de son Fils et Dieu, en Lui offrant le gage sacré de notre réconciliation. 
Autour du Trône, des légions innombrables d'anges présentent au Souverain Roi les prières de Ses serviteurs. Auprès d'eux, celui qui baptisait dans l'eau, se plonge dans un océan de lumière. 
Les Douze Apôtres de l'Agneau, dont la voix éclatante a porté la gloire de Son Nom jusqu'aux extrémités du monde, unis aux saints Prophètes, jouissent de la récom-pense de leurs travaux. 
Les Martyrs encore teints du sang qu'ils ont répandu, et les Vierges ornées de leur aimable pureté, offrent à l'Agneau la blancheur des lys, jointe à la pourpre des roses.
Les pasteurs fidèles qui ont eu soin de paître leurs troupeaux, sont rassasiés à leur tour du pain de vie ; les saints Pénitents voient leurs larmes essuyées par la main d'un Père tendre, qui les reçoit au nombre de Ses enfants. 
Gloire au Père, qui est le Principe de toutes choses, gloire au Fils qui a racheté le monde par Son Sang, gloire au Saint Esprit qui embrase le cœur du sang sacré de Son amour. Amen !

 

Prière avec Marie,Mère de

 

Miséricorde pour les Malades :

O Marie,mère de Miséricorde,
Soyez au chevet de tous les malades du monde,
De ceux qui, à cette heure, ont perdu connaissance et vont mourir,
De ceux qui viennent de commencer leur agonie,
De ceux qui ont abandonné tout espoir de guérison,
De ceux qui crient et pleurent de douleur,
De ceux qui ne parviennent pas à se soigner faute d'argent,
De ceux qui voudraient tant marcher et demeurent immobiles,
De ceux qui voudraient se coucher et que la misère force à travailler,
De ceux qui cherchent en vain dans leur lit une position moins douloureuse,
De ceux que torturent les soucis d'une famille en détresse,
De ceux qui doivent renoncer à leur plus cher projet d'avenir,
De ceux, surtout, qui ne croient pas à une vie meilleure,
De ceux qui se révoltent et maudissent Dieu,
De ceux qui ne savent pas que le Christ, douloureusement délaissé sur la Croix, a souffert comme eux et pour eux. 
Soyez près de chacun d'eux, intercedez pour eux,protégez les. 
Amin

 

Prayer with Mary, Mother of Mercy for the Sick:


O Mary, Mother of Mercy,
Be at the bedside of all the sick of the world,
Of those who, at this hour, have lost consciousness and will die,
Of those who have just begun their agony,
Of those who have given up hope of healing,
Of those who scream and cry with pain,
Of those who can not treat themselves for lack of money,
Of those who would like to walk so much and remain motionless,
Of those who would like to go to bed and that misery forces them to work,
Of those who seek in vain in their bed a less painful position,
Of those tortured by the worries of a family in distress,
Of those who have to give up their dearest project for the future,
Of those, especially, who do not believe in a better life,
Of those who revolt and curse God,
Of those who do not know that Christ, painfully abandoned on the Cross, suffered like them and for them.
Be near each of them, intercede for them, protect them.
Amin

 

Oração com Maria, Mãe da Misericórdia pelos Doentes:


Ó maria mãe da misericórdia
Esteja ao lado de todos os doentes do mundo,
Daqueles que, a esta hora, perderam a consciência e morrerão,
Daqueles que acabaram de começar sua agonia,
Daqueles que abandonaram a esperança de cura,
Daqueles que gritam e choram de dor,
Daqueles que não podem se tratar por falta de dinheiro,
Daqueles que gostariam de caminhar tanto e permanecerem imóveis,
Daqueles que gostariam de ir para a cama e que a miséria os força a trabalhar,
Daqueles que procuram em vão na cama uma posição menos dolorosa,
Dos torturados pelas preocupações de uma família em perigo,
Daqueles que têm que desistir de seu projeto mais querido para o futuro,
Sobre aqueles, especialmente, quem não acredita em uma vida melhor,
Daqueles que se revoltam e amaldiçoam a Deus,
Daqueles que não sabem que Cristo, dolorosamente abandonado na Cruz, sofreu como eles e por eles.
Esteja perto de cada um deles, interceda por eles, proteja-os.
Amin

 

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30 octobre 2018 2 30 /10 /octobre /2018 18:49

Lettre du 29,30,31 Octobre 2018

Sommaire:

Tout dans cette vie disparaît /

TRADITION ET TRADITIONALISME EN  THÉOLOGIE /

CONVOCATIONS /

Le péché de l'homme et la miséricorde de Dieu chez Saint Isaac /

Quelques miettes spirituelles... /

Attentat de Pittsburgh /

Revêtez-vous du Seigneur Jésus   Christ. /

LA COLÈRE, QU'EST-CE A DIRE ?

 

 

Tout dans cette vie disparaît - il ne reste que Dieu, cela vaut la peine de lutter.

Nous avons le choix: suivre la voie de ce monde, de la société qui nous entoure et nous retrouver ainsi en dehors de Dieu; ou choisir le chemin de Vie, choisir Dieu qui nous appelle et que notre cœur cherche.

Père Seraphim Rose.

Tudo nesta vida desaparece - só resta Deus, vale a pena lutar.

Temos a escolha: seguir o caminho deste mundo, da sociedade que nos rodeia e nos encontrarmos fora de Deus; ou escolha o caminho da vida, escolha Deus que nos chama e quem nosso coração procura.

Pai Serafim Rose.

Everything in this life disappears - there is only God left, it is worth fighting.

We have the choice: to follow the path of this world, of the society that surrounds us and to find ourselves thus outside of God; or choose the way of Life, choose God who calls us and whom our heart seeks.

Father Seraphim Rose.

كل شيء في هذه الحياة يختفي - لا يوجد سوى الله ، إنه يستحق القتال.

لدينا الخيار: أن نتبع طريق هذا العالم ، المجتمع الذي يحيط بنا وأن نجد أنفسنا هكذا خارج الله. أو اختر طريقة الحياة ، اختر الله الذي ينادينا ويبحث عن قلوبنا.

الأب سيرافيم روز.

 

 

TRADITION ET TRADITIONALISME EN

THÉOLOGIE

Confesser la Résurrection –

« La théologie orthodoxe est traditionnelle, mais son attachement à la Tradition ne se confond ni avec une simple répétition des définitions dogmatiques, ni avec l’impuissance à témoigner de la Vérité dans les formes qui conviennent à chaque époque historique que traverse l’Église.

‘Traditionnel’ signifie simplement conforme à la sainte Écriture, à l’enseignement et à l’expérience spirituelle des saints Pères de l’Église, avec la mémoire – jusqu’à la fin des siècles – de la mort et de la résurrection du Christ, dans la sainte liturgie. Pour cette raison, une théologie dont le traditionalisme encouragerait un retrait du monde, une auto satisfaction dans l’isolement – sous prétexte que la création est asservie aux puissances des ténèbres – ne pourrait être vraiment traditionnelle, et se montrerait indigne de l’exemple des grands Maîtres de l’Église.

Modernité des Pères

Ceux-ci ont été les plus lucides et compétents scrutateurs de l’esprit et des problèmes de leur temps ; ils ont cherché les solutions et les rectifications dont avaient besoin – et dont ont un besoin permanent – les chrétiens confesseurs de la vraie foi, pour vivre de façon pure et pour répondre à toute personne qui « leur demande compte de leur espérance » (1 Pi. 3, 15). Suivre l’exemple des Pères signifie, non pas répéter des passages de leurs textes, mais s’efforcer de reconnaître les besoins cachés et les interrogations spirituelles de nos semblables, en trouvant ensuite l’expression spécifique par laquelle le Christ-Vérité peut entrer en libérateur dans leur esprit et leur cœur. La vocation d’une théologie qui exprime la Tradition inchangée de l’Église est, par conséquent, de montrer les vrais problèmes – toujours de nature morale et spirituelle – auxquels est confrontée la société humaine, en réfléchissant également, dans le même temps, aux réponses que seul l’Évangile du Christ, interprété dans l’esprit des Pères et au sein de la communauté eucharistique, peut donner.

Connaître Dieu

[…] Dieu peut et doit être connu, par l’intermédiaire du Christ et en lui, par chaque être humain : sans cette connaissance, une existence douée de sens et d’une béatitude éternelle est totalement impossible (cf. Jn 17, 3). […] Dans l’Orthodoxie, la théologie qui enchante les esprits les plus nobles, consonne parfaitement avec les paroles simples de ceux qui ont choisi de « prendre d’assaut » le Royaume des cieux (Matt. 11, 12). […] Du reste, Père Dumitru Stàniloae ne se lasse pas de nous rappeler que la théologie véritable signifie la prière incessante, et donc la purification intérieure ininterrompue, car (Évagre le Moine, Sur la prière, 60) celui qui prie vraiment est théologien. »

(Avant-propos du patriarche Théoctiste à la Théologie Dogmatique Orthodoxe de Père Dumitru Stàniloae, Bucarest, rééd. 2003).

CONVOCATIONS

A

 

- L’ASSEMBLEE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE de

L’Association Cultuelle de la

MÉTROPOLIE DE L’EGLISE SYRO-ORTHODOXE-FRANCOPHONE Mar Thoma

Le Dimanche 4 NOVEMBRE 2018

Ordre du jour :

1) Compte rendu financier et moral et évaluation de 

-la gravité des situations en France et au Cameroun

-l'état des missions hors du territoire français

2) Renouvellement du bureau central et des bureaux paroissiaux.

3) Projets et décisions

P.S : Si vous étiez dans l’impossibilité de vous rendre à cette réunion, veuillez envoyer votre procuration au Monastère sur le modèle ci-dessous. Merci.

 

(Veuillez joindre une copie de votre carte d'identité ou de votre passeport. et envoyer au plus tôt votre procuration à l'adresse suivante:

 

Secrétariat de la Métropolie de l'ESOF

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.


Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

 

 

Procuration pour Vote :

 

Je soussigné, Mr (Mme, Melle, Père,Sœur, Frère/ Nom et prénom):..........................................................

Demeurant à(Adresse):.........................................................................................................................................................................................................................................................................................,

étant dans l'impossibilité de me rendre à l'AGE de l'association cultuelle de la Métropolie(Archidiocèse) de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone Mar Thoma ce prochain 4 NOVEMBRE 2018, je donne procuration à l'un ou l'autre des membres présents pour me représenter lors des délibérations.

Je donne pouvoir à l'un ou l'autre des membres présents pour voter en mon nom:

 

 

Fait à ...(Lieu), ce.....(Date) pour faire valoir ce que de droit.

 

Signature:

 

 

 

 

et à

 

-L’ASSEMBLEE GÉNÉRALE ORDINAIRE DE

 

L’Association Caritative

 

CARITAS Eglise-Syro-Orthodoxe Francophone

 

Ordre du jour :

1) Évaluation

2) Renouvellement éventuel du bureau

3) Projets et décisions.

P.S : Si vous étiez dans l’impossibilité de vous rendre à cette réunion, veuillez envoyer votre procuration au Monastère sur le modèle ci-dessous. Merci.

 

(Veuillez joindre une copie de votre carte d'identité ou de votre passeport. et envoyer au plus tôt votre procuration à l'adresse suivante:

 

Secrétariat de l’Association Caritative CARITASYR E S O F

 

15 Rue des Trois Communes

 

27580 CHAISE-DIEU-Du-THEIL

.

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

Merci)

 

Procuration pour Vote :

 

Je soussigné, Mr (Mme, Melle, Père,Sœur, Frère/ Nom et prénom):..........................................................

Demeurant à(Adresse):.........................................................................................................................................................................................................................................................................................,

étant dans l'impossibilité de me rendre à l'AGE de l'association caritative CARITASYR E S O F ce prochain 4 Novembre 2018, je donne procuration à l'un ou l'autre des membres présents pour me représenter lors des délibérations.

Je donne pouvoir à l'un ou l'autre des membres présents pour voter en mon nom:

 

 

Fait à ...(Lieu), ce.....(Date) pour faire valoir ce que de droit.

 

Signature:

 

 

VOUS NE VOUS SOUVENEZ-PLUS DES STATUTS QUI RÉGISSENT LAMÉTROPOLIE ?

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*STATUTS DE LA MÉTROPOLIE (ARCHIDIOCÈSE) DE L’EGLISE SYRO-ORTHODOXE-FRANCOPHONE MAR THOMA.

Statuts de la Métropolie (Archidiocèse) de l’EGLISE SYRO-ORTHODOXE-FRANCOPHONE Mar Thoma.

(Modification des Statuts à l’Assemblée Générale extraordinaire du dimanche 7 Décembre 2014, depuis, quelques modifications mineures ont été apportées et le bureau renouvelé. Toutes personnes le désirant peuvent demander au Secrétariat la dernière mise à jour des Statuts. N'hésitez-pas. Si je vous laisse ici cette version un peu ancienne, c'est uniquement pour rappel )

 

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L'EGLISE  SYRO-ORTHODOXE-FRANCOPHONE MAR THOMA

SAINT NARCISSE QUI ÊTES-VOUS ?

 

 

Fêté le 29 octobre

Saint Narcisse, est né en Palestine, vers la fin du Ier siècle entra dans l'état ecclésiastique.

Pendant toute sa vie il fut entouré de l'estime universelle. À l'âge de quatre-vingts ans, il fut choisi pour évêque de Jérusalem.

Cette haute dignité lui inspira un nouveau zèle et une nouvelle ferveur, et il gouverna son troupeau avec une vigueur qu'on n'aurait pas dû naturellement attendre de son grand âge.

Sa vie austère et pénitente fut toute entière vouée au bien de l'Église.

En 195, il présida, avec Théophile de Césarée, un concile tenu relativement à la célébration de la fête de Pâques, et où il fut décidé que cette fête se célébrerait toujours un dimanche, et non le jour où il était d'usage de la célébrer chez les Juifs.

Le Ciel opéra un grand nombre de prodiges par les mains de ce vénérable pontife : on en raconte un particulièrement remarquable.

Une veille de Pâques, l'huile manquait aux lampes de son église pour les offices solennels qui avaient alors lieu dans la nuit.

Narcisse commanda de tirer de l'eau à un puits qui était proche et de la lui apporter ; il la bénit et la fit verser dans les lampes ; on s'aperçut alors qu'elle s'était changée en huile.

 

On conserva longtemps avec respect des restes de cette huile miraculeuse.

La vénération que ce saint évêque s'était attirée ne put le garantir de la malice des méchants.

Trois scélérats l'accusèrent d'un crime atroce et confirmèrent leur calomnie par des imprécations horribles contre eux-mêmes.

L'un dit :

-« Je veux être brûlé vif, ci cela n'est pas vrai ! »

L'autre :

-« Je veux être couvert de la lèpre ! »

Le troisième :

-« Je consens à perdre la vue ! »

Narcisse crut devoir céder à l'orage et se retira dans un désert, où il s'ensevelit pendant huit années.

Dieu se chargea de sa vengeance. Ses calomniateurs reçurent le prix de leur crime : le premier périt dans un incendie, avec toute sa famille ; le second fut couvert d'une lèpre horrible ; le troisième, frappé d'effroi et plein de repentir, pleura son péché au point qu'il en perdit la vue.

Narcisse ne put résister plus longtemps aux instances de son peuple et vint reprendre le soin de son Église.

Il mourut à l'âge de cent seize ans.

 

 

Le Christ frappe à la porte du cœur, et le diable à celle de l'esprit.
(Saint Paissios l'Athonite)

 

Cristo bate à porta do coração e o diabo ao do espírito.

(São Paísio o Athonite)


Christ is knocking at the heart, and the devil is at the brains.
St. Paisius of Mt. Athos.

Le péché de l'homme et la miséricorde de Dieu chez Saint Isaac


Le péché de l’homme et la miséricorde de Dieu

dans l’enseignement d’Isaac de Ninive

 

 Source Buisson Ardent N 16: Article de  Sabino Chiala (moine de la communauté de Bose)

 

 

1. Quelques mots sur notre auteur

Après Ephrem, le grand docteur de l’Église universelle, Isaac de Ninive, connu aussi comme « Isaac le Syrien », reste un des pères les plus lus et les plus aimés dans toutes les traditions chrétiennes, d’Orient comme d’Occident.

Mais qui était cet auteur ? Personnalité mystérieuse et fascinante en raison de ses écrits – qui ont été traduits dans presque toutes les langues parlées par des chrétiens –, il est présenté, selon les différentes traditions, comme un moine copte de Scété, en Égypte, comme un solitaire qui vécut quelque part dans la région syrienne de l’Empire byzantin, ou encore comme un ermite d’origine orientale venu s’installer en Italie, près de Spolète, peu avant Grégoire le Grand. Tout cela a été cru, et parfois même écrit… À chacun « son » Isaac, apprivoisé et adapté…

Ce qui est sûr pour tous, c’est qu’il était « orthodoxe » (copte, grec ou latin), venant d’une Église peu précisée, et peu « fouillée » afin, peut-être, d’éviter des surprises gênantes (malheureusement, cette « myopie » continue encore de nos jours). Le jugement porté sur son œuvre a toujours été clair, un jugement dont il jouit encore, selon une tradition universelle et ininterrompue, une tradition qui a continué à le lire et qui le tient pour un des pères orthodoxes, au sens étymologique du mot.

Les études les plus récentes, dont le point de départ symbolique est la thèse doctorale soutenue à Louvain en 1892 par le grand syriacisant J.-B. Chabot, ont conduit la recherche sur la voie de nouvelles découvertes. C’est ainsi qu’aujourd’hui nous sommes en mesure d’esquisser une biographie d’Isaac, sommaire mais sûre, dont voici les éléments principaux : moine syro-oriental, il naît dans la région du Bet Qatraye (le Qatar d’aujourd’hui) dans la première moitié du VIIe siècle, et il vit, fort probablement, une première période de vie solitaire. Connu du catholicos de son Église en visite dans la région, il est sacré évêque du diocèse de Ninive, dans le nord de la Mésopotamie (près de l’actuelle Mossoul), entre 676 et 680. Après quelques mois, il abandonne l’épiscopat pour regagner la vie solitaire, non plus près de sa région d’origine mais dans le Bet Huzaye (actuellement en Iran sud-occidental) où il vit dans le monastère de Rabban Shabur et plus tard, avec un groupe de disciples, non loin de ce monastère. Pour ses disciples, il dicte ou écrit (les sources ne sont pas unanimes) un certain nombre de discours ou d’homélies. Il meurt à une date inconnue, aveugle, à cause – nous dit une source – de ses fréquentes lectures[1].

Il s’agit donc d’un moine syro-oriental comme on dit généralement aujourd’hui, après quelques décennies d’œcuménisme. Autrefois, on disait, avec un certain mépris, « nestorien ». Oui, Isaac vient de l’Église qu’on disait « nestorienne » (donc hérétique). D’où le maquillage de sa biographie, ou les réticences dont je parlais tout à l’heure. Nous sommes ici devant un cas très intéressant – parce que problématique ! – d’un « saint » universellement reconnu comme tel (et le cas n’est pas si fréquent), sorti d’une Église qu’aujourd’hui encore beaucoup tiennent pour hérétique : l’Église assyrienne d’Orient (« chaldéenne », pour la partie qui est en communion avec l’Église de Rome). Une Église dans laquelle il ne fut pas un moine marginal et « hors norme », mais dont il devint un des évêques, fût-ce pour quelques mois. C’est le premier cadeau qu’Isaac lègue à nos Églises et à chacun de nous, bien avant ses écrits : cette « appartenance gênante », qui secoue nos schémas théologiques et ecclésiologique si sûrs, si confortables, pour nous pousser vers de nouvelles synthèses.

 

2. Son héritage littéraire et spirituel

 Les sources ne sont pas unanimes sur la production littéraire d’Isaac, ou sont du moins trop vagues. On nous dit qu’il aurait écrit cinq ou sept « parties », mais sans préciser davantage. Ce qui nous est parvenu consiste en une série de collections de discours, que je résume comme suit :

 - Première collection (82 discours), connue depuis toujours et traduite dans presque toutes les langues parlées ou écrites par des chrétiens (en grec, arabe, géorgien, slave, éthiopien, latin, roumain, russe ; puis, dès le XIVe-XVesiècle, en italien, français, portugais, catalan, castillan ; et jusqu’en japonais). C’est cette collection qui a fait la fortune d’Isaac[2] ;

- Deuxième collection (41 discours, dont 4 centuries), redécouverte en 1983 par Sébastian Brock[3] ;

- Troisième collection (17 discours, dont 3 figurent déjà dans les collections précédentes), découverte dans un manuscrit trouvé a Téhéran[4] ;

- puis encore quelques fragments d’autres collections et des prières, pas encore suffisamment étudiées.

 Dans ses écrits, Isaac traite à peu près de tout ce qui concerne la vie spirituelle mais de façon peu systématique. Ce qui est frappant, c’est l’impact que cet enseignement a eu sur les générations qui se sont succédé. Isaac écrit ou dicte pour des moines, des solitaires de la montagne iranienne du VIIe siècle, mais il est lu, compris et aimé tout au long des siècles dans les milieux religieux les plus divers, par des hommes et des femmes de conditions très différentes, qu’ils soient moines ou laïcs. On peut le trouver dans les mains d’un Dostoïevski, qui le mentionne explicitement dans Les Frères Karamazov, dans la cabane d’un moine éthiopien qui vit sur un volcan éteint de la région d’Addis Abeba, ou sur le Mont-Athos, qui en a fait une de ses lectures privilégiées. Il est aussi un des piliers de la formation de certains chanoines réguliers italiens du XVIe siècle ; et c’est un des premiers livres qui débarquent dans le Nouveau Monde avec Bernardo Boil, son traducteur en catalan, compagnon de Christophe Colomb. Et je ne cite que les cas limites ! Entre autres, il fut, bien sûr, longuement médité par saint Silouane l’Athonite[5]. Et le miracle, c’est que tout le monde comprend et apprécie son enseignement. Comment cela est-il possible ? Peut être parce qu’il parle de l’expérience commune et réelle de tout homme, et que sa vie monastique fut, comme il se doit, avant tout une expérience humaine de recherche de Dieu et de communion avec les hommes. Isaac a su esquisser dans ses écrits l’essentiel de l’expérience, humaine et spirituelle, de toute créature, c’est-à-dire la rencontre entre la faiblesse et le péché de l’être humain, d’un côté, et la miséricorde de Dieu, de l’autre.

Pour résumer, on pourrait dire – et c’est justement le sujet de mon intervention – que le comment de cette rencontre (entre la faiblesse humaine et la miséricorde de Dieu) est vraiment au cœur de la vie spirituelle. Tout est là, et il s’agit d’un élément essentiel qui devient éloquent pour tout être vivant désireux de se comprendre et de vivre en vérité. J’essaierai de tracer le parcours isaaquien de cette « rencontre » par une méditation en deux parties et une conclusion.

 

3. L’expérience de la faiblesse, de la tentation et du péché

 Le regard qu’Isaac porte sur la création est foncièrement positif. Loin de tout dualisme, il affirme à plusieurs reprises la bonté de toute la création. Pour lui, fidèle disciple de toute une tradition typiquement syriaque (Ephrem en tête), la création est le premier livre que Dieu ait donné aux hommes pour y lire son message d’amour. Isaac dit :

 Le premier livre que Dieu a donné aux êtres doués de raison est la réalité des êtres créés. L’enseignement par l’encre, en fait, a été ajouté après la transgression[6].

 La création est une parole de Dieu, avant toute parole. Mais sa lecture demande une pureté de regard que le péché entrave. Cette parole est là, mais elle demande à être interprétée. La bonté de la création est explicitement affirmée, même à propos de réalités dont on serait tenté de ne souligner que le côté négatif (surtout dans d’autres traditions, héritières d’une certaine vision platonicienne). Comme, par exemple, la corporéité de l’être humain. À ce propos, Isaac nous livre une très belle réflexion sur ce que le corps peut faire, dans la prière, pour aider l’âme assoupie. Dans pareil cas, c’est au corps d’entraîner l’âme sur le bon chemin[7].

Il en est de même du regard porté par Isaac sur les passions : elles sont, à son avis, utiles à chacune des créatures auxquelles elles furent données par le Créateur. Elles sont là pour « la croissance de l’âme et du corps ». Si c’est Dieu qui les a données, elles ont une valeur positive, elles sont « pour » l’homme, telle une « aide »[8]. Le mal n’est pas dans les passions en tant que telles, mais dans leur perversion. D’où l’ascèse, qui ne vise pas à supprimer les passions pour créer des êtres sans passions, mais qui cherche plutôt à les orienter. Parfois Isaac utilise aussi le mot « passion » dans une acception qu’on pourrait qualifier de « négative », mais alors il s’agit d’une autre réalité, que le contexte va éclaircir.

Cette réalité ontologiquement positive qu’est l’être humain fait l’expérience de toute une série de « dynamiques », qu’on pourrait classer avant tout comme négatives, mais qui, pour Isaac, peuvent elles aussi jouer un rôle important et positif en vue de la croissance de l’être spirituel. Comme des blessures d’où jaillit la vie. Et là, nous touchons le centre même de la vie chrétienne et du dynamisme pascal : tirer la vie de ce qui est un fait de mort. Dans un des textes que je tiens pour essentiels, Isaac dit que la vraie connaissance est acquise par ceux qui « aspirent la vie du dedans de la mort »[9]. Voici l’art de la vie chrétienne !

Il y a des dynamiques de mort qui peuvent apporter la vraie vie, comme celles qu’Isaac appelle « faiblesse », « tentation » et « péché », pour ne mentionner que les principales. Ces dynamiques, si elles sont vécues en vérité, nous introduisent dans la perception de la Grâce par leur capacité à attendrir notre cœur afin qu’il puisse « sentir » en lui la présence et l’œuvre de cette Grâce. Petit à petit, elles peuvent nous rendre capables de nous reconnaître pour ce que nous sommes avant tout : un lieu de combat où l’Esprit fait face au mal qui nous assaille.

 

a. La faiblesse

La première de ces réalités est ce que nous pouvons traduire par « faiblesse » ou « infirmité ». On peut entendre par là tout ce qui se manifeste comme contradiction de notre bien-être, même spirituel : incapacités, blessures, limites, faillites... Tout cela fait partie de la vie, mais les êtres humains sont parfois peu disposés à le reconnaître, d’où le vrai dommage que ces réalités peuvent causer dans leur vie spirituelle. Le danger ne vient pas de leur existence, mais du fait que l’homme ne veuille pas les reconnaître et les intégrer. Pour Isaac, c’est justement cette reconnaissance qui est le point de départ du cheminement : reconnaître qu’on est faible ou, en d’autres mots, reconnaître qu’on est ce qu’on est ! Isaac dit :

 Bienheureux l’homme qui connaît sa faiblesse. Cette connaissance sera pour lui le fondement et le début de toute œuvre bonne et belle[10].

 Cette faiblesse reconnue sera la porte par laquelle l’aide de Dieu pourra entrer dans la vie de l’homme. Il n’y a que celui qui se reconnaît faible qui peut connaître l’aide qui lui vient de Dieu. En d’autres mots, on pourrait dire qu’il pourra s’ouvrir, consciemment, à une certaine dynamique de relation avec Dieu. Il pourra se laisser aider. La conscience de sa propre faiblesse est aussi pour Isaac le chemin pour atteindre l’humilité :

 Celui qui est arrivé à la conscience de sa propre faiblesse est arrivé au fond de l’humilité[11].

 L’humilité, en fait, dira Isaac ailleurs, n’est rien d’autre que l’acceptation de soi-même en vérité, c’est-à-dire de ce qu’on est, ni plus, ni moins. Tandis que l’orgueil consiste à nier sa propre humanité vraie, en se croyant autre.

 

b. La tentation

À côté de la faiblesse, il y a une deuxième réalité qui pourrait être considérée comme éminemment négative, mais qui ne l’est pas dans la pensée du Ninivite : la tentation. Antoine le Grand disait déjà : « Enlève la tentation et personne ne sera sauvé »[12]. Pour Isaac aussi, il s’agit d’une dynamique précieuse. On pourrait dire que si la faiblesse est le « lieu » où la Grâce agit, la tentation peut être le « kairos » qui permet de devenir conscient de cette Grâce. À plusieurs reprises, Isaac revient sur l’importance de la tentation en vue de la connaissance :

 Sans supporter la tentation des passions, il n’est pas possible de connaître la vérité[13].

Sans entrer dans les tentations, on ne peut pas acquérir la sagesse de l’Esprit[14].

 La tentation est ce qui amène l’homme dans la familiarité, c’est-à-dire dans l’intimité avec Dieu, et elle est capable de semer dans le cœur l’amour pour Dieu :

 Sans les tentations on n’expérimente pas la providence de Dieu et on n’acquiert pas la familiarité avec lui ; on n’apprend pas la sagesse de l’Esprit, et l’amour de Dieu ne s’enracine pas dans l’âme.

Avant d’être tenté, l’homme prie Dieu comme un étranger, mais quand il entre dans les afflictions à cause de l’amour pour lui, sans connaître d’altération, alors il est comme quelqu’un qui a imposé à Dieu des dettes ; il est considéré comme son intime et son ami[15].

 Isaac applique à cette dynamique l’image du mûrissement :

 Quand [l’âme], dans les épreuves pour notre Seigneur, est frappée par les passions et les démons, elle ressemble aux fruits de saison qui sont frappés par la violence des rayons [du soleil] : c’est de cette manière qu’ils deviennent doux et agréables[16].

 

c. Le péché

La troisième réalité est celle du péché, c’est-à-dire quand la tentation atteint son but et provoque la chute. Isaac aborde le sujet en soulignant le fait que le péché fait avant tout partie de l’ordre de la nature. Sans nier son caractère négatif, le Ninivite relève, tout d’abord et tout simplement, qu’il est impossible de vivre « sans pécher » :

 Si tu tombes dans la tentation, ne désespère pas. En fait, il n’y a pas de marchand qui voyage sur les mers et sur les routes sans connaître de pertes ; il n’y a pas d’agriculteur qui, facilement, recueille la moisson tout entière ; il n’y a pas d’athlète qui ne reçoive pas de coups et ne soit pas frappé, même si à la fin il obtient la victoire. Il en est de même pour ce qui appartient à la maison de Dieu : dans les affaires des marchands du chemin invisible, il y a des profits et des pertes, des coups et des victoires. Quand tu es frappé, ne tourne pas le dos ![17]

 Le vrai mal n’est pas le fait de tomber mais de persévérer dans la chute, dira ailleurs Isaac[18], ou de ne pas être sensible à son péché, raison pour laquelle, en reprenant un apophtegme bien connu, il dit :

 Celui qui est sensible à ses péchés est plus grand que celui qui secourt la terre habitée, en se montrant à elle. Celui qui pleure un seul instant sur soi-même est plus grand que celui qui ressuscite les morts par sa prière, tandis que sa demeure est au milieu de la multitude. Celui qui est rendu digne de se voir soi-même est plus grand que celui qui est rendu digne de voir les anges[19].

 Le vrai mal est donc le fait de persévérer dans la chute, de ne pas être sensible au péché ou, dit encore Isaac, de désespérer de la miséricorde de Dieu. Nous touchons là à un élément fondamental de sa pensée, qui nous amène à notre deuxième point : devant le péché de l’homme, voici la miséricorde de Dieu. Le désespoir est le vrai mal et la vraie victoire du Malin sur l’homme. Satan essaie de convaincre l’homme que son péché est trop grand pour être pardonné et, par là, essaie de l’éloigner définitivement de Dieu. C’est le combat le plus dur : continuer à « croire » à la miséricorde immuable et toujours possible de Dieu. Continuer à croire en ce qu’Isaac dit d’une manière forte et claire, et qui lui tient lieu de profession de foi :

 Comme un grain de sable ne peut pas balancer une grande quantité d’or, de même le besoin de justice de Dieu ne peut pas balancer sa compassion.

Comme une poignée de sable qui tombe dans l’océan : tels sont les péchés de toute chair dans la pensée de Dieu.

Comme ne peut pas être arrêtée une source riche d’eau par une poignée de poussière, de même la miséricorde du Créateur ne peut pas être vaincue par le mal des créatures[20].

 

 4. L’expérience de la miséricorde de Dieu

 Nous voici donc arrivés au point de l’enseignement d’Isaac le plus connu et le plus apprécié : la miséricorde de Dieu pour toutes les créatures. Il s’agit d’une pensée très particulière, qui l’a fait souffrir à cause des oppositions rencontrées à son sujet. Les sources nous parlent de certaines incompréhensions de la part d’un de ses confrères dans l’épiscopat, Daniel Bar Tubanitha, qui semble lui reprocher une vision « trop miséricordieuse de Dieu ».

 

a. L’amour : l’être de Dieu

L’amour est avant tout un trait sûr de l’identité de Dieu. Tout au long des siècles, les chrétiens ont reconnu à Dieu un certain nombre d’attributs, plus ou moins évangéliques, mais l’amour est un trait qui lui appartient selon le témoignage de l’Écriture elle-même, comme le dit 1 Jn 4,8.16 : « Dieu est amour ». Il faut le croire comme un article de foi. Isaac dit : « Crois que Dieu est miséricordieux ! »[21].

Personne ne peut connaître Dieu dans son essence, mais on peut le connaître à travers son économie envers les créatures. Et cette économie, pour Isaac, n’a été que « bonté, amour et sagesse »[22]. Toute l’action de Dieu, passée, présente et future, n’est guidée que par ce seul sentiment, même quand l’Écriture nous parle de la colère de Dieu ou de sa vengeance. Il faut bien comprendre et bien interpréter l’Écriture, nous dit Isaac, parce que Dieu n’est pas capable d’un autre sentiment que l’amour. Et même quand il nous fait souffrir (ici ou dans l’au-delà), c’est son amour qui agit. Sa correction, en effet, n’est jamais œuvre de « vengeance » ou de « justice », mais de « sagesse paternelle »[23]. Même le jugement de Dieu et la purification future, qu’Isaac ne nie pas, sont un acte d’amour que Dieu pose pour l’homme et non contre l’homme. À ce propos, Isaac nous livre une lecture assez particulière de la passion du Christ quand il dit :

 Pourquoi [le Christ] se serait-il étendu sur la croix pour les pécheurs, et aurait-il livré son corps très saint à la souffrance en faveur du monde ? Moi, j’affirme que Dieu ne l’a fait que pour une seule raison : faire connaître au monde son amour, pour que notre capacité d’aimer, encore augmentée par une telle constatation, soit faite captive de son amour à lui. De la sorte, l’éminente puissance du royaume des cieux, qui consiste dans l’amour, a trouvé une occasion [de s’exprimer] dans la mort de son Fils. Ce n’est aucunement pour nous libérer des péchés, ou pour quelque autre motif, que notre Seigneur est mort, mais uniquement afin que le monde ressente l’amour de Dieu pour sa création. Si cette admirable activité n’avait eu d’autre raison que la rémission de nos péchés, il aurait suffi d’un autre moyen pour la réaliser[24].

 

Ce n’est pas qu’Isaac nie la valeur salvifique de la mort de Jésus sur la croix – il la dira nettement dans d’autres textes –, mais il y souligne d’abord l’image éloquente de l’amour de Dieu pour la création. La croix y est avant tout l’exégèse de l’amour de Dieu pour les hommes !

L’amour, donc, est le sentiment par excellence de Dieu et la porte d’accès à son mystère. C’est par là que chaque homme peut en faire l’expérience. C’est là aussi que chaque homme trouvera la racine de son amour le plus vrai, envers Dieu comme envers les hommes. Isaac, en effet, dit à maintes reprises que seul celui qui a ressenti l’amour de Dieu pour lui pourra aimer, à son tour, Dieu et les autres. Il dit : « Il n’y a rien [...] qui puisse nous donner d’accéder à l’amour comme le fait de découvrir son amour pour nous »[25]. C’est cet amour ressenti qui pourra rendre l’homme capable d’aimer Dieu comme les autres créatures.

L’expérience de la miséricorde de Dieu est par conséquent un point fondamental de la vie spirituelle, non seulement pour se savoir pardonné dans ses propres péchés, mais aussi pour atteindre la connaissance de Dieu, et donc une expérience de relation avec lui qui puisse se dire selon son dessein. À ce propos, une conversion du regard que l’homme porte sur Dieu est nécessaire. Cette conversion se déroule, selon la pensée d’Isaac, au moins au long de deux itinéraires.

 b. De la crainte à l’amour

Le premier passage est celui de la crainte à l’amour. Nous savons en effet que la tradition nous parle de « crainte de Dieu ». Qu’en est-il dans la pensée d’Isaac, si attentif à l’amour ? La crainte de Dieu a une place dans son enseignement, mais comme le premier niveau d’un chemin qui conduit à l’amour. Il dit :

 La crainte est nécessaire à la nature humaine afin qu’elle garde la limite [au-delà de laquelle] on transgresse le commandement. Tandis que l’amour [est nécessaire] pour susciter en elle le désir[26].

 Donc la crainte est nécessaire, mais elle n’est qu’un premier pas dans le chemin de la vie spirituelle. Pour Isaac, il y a trois niveaux de « religiosité », c’est-à-dire trois façons de vivre son propre lien avec Dieu. Chacun doit s’interroger sur le niveau auquel il se trouve et évaluer le chemin qu’il lui reste à faire. Isaac dit:

 Celui qui est « corporel », comme les animaux, craint de devenir une victime ; celui qui est « rationnel » [craint] le jugement de Dieu. Mais celui qui est « fils » a peur non pas de la verge, mais de la beauté de l’amour. Il est dit, en effet : Moi et la maison de mon père, nous servons le Seigneur (Js 24, 15). L’amour, en fait, abolit la peur[27].

 Voici donc le mûrissement nécessaire : passer de la condition de l’esclave à celle du fils. « Craindre » l’amour et non pas le châtiment. Nous avons ici une réflexion qui se retrouve aussi chez d’autres pères de l’Église, tels Clément d’Alexandrie et Basile le Grand, comme dans d’autres religions et spiritualités (le soufisme et le hassidisme en particulier). Le croyant doit se convertir, et voici la première facette de cette conversion : convertir sa façon d’adorer Dieu, ses raisons intimes de se tenir devant Dieu, ou encore l’image de Dieu qu’il porte dans son cœur.

 c. De la justice à la miséricorde

Mais, à côté de cette première facette de la conversion du regard, il y en a une autre : le passage-conversion du niveau de la « justice » à celui de la « miséricorde ». Isaac constate que l’Évangile nous présente souvent des récits qui relatent des histoires d’injustice ou, dirait-on, d’une justice qui va au-delà de la justice humaine, qui invite à aller au-delà de ce qui est dû. L’Évangile, par exemple, demande une « justice plus grande que celle des scribes et des pharisiens » (Mt 5, 20). Mais que signifie « une justice plus grande » ? C’est à Dieu lui-même de le montrer, par un comportement qui, selon des bases humaines, doit être qualifié d’« injuste ». Isaac s’écrie : Dieu est « injuste » ! C’est là le cœur même de l’Évangile. Il dit, dans une des ses pages les plus passionnées :

 N’appelez pas Dieu « juste » ! En effet, en ce qui te concerne, il n’a pas fait connaître sa justice. Même si David l’appelle juste et droit, son Fils nous a montré qu’il est plutôt bon et doux. Il est doux envers les méchants et envers les non croyants.

Comment peux-tu appeler Dieu « juste » quand tu lis le chapitre sur le salaire des ouvriers ? [On y lit] : Mon ami, je ne te fais pas tort, mais je veux donner à ce dernier comme à toi ; ou bien ton œil est-il mauvais parce que je suis bon ? (Mt 20, 13-15).

Comment peux-tu appeler Dieu « juste » quand tu trouves le récit de l’enfant prodigue ? Bien qu’il ait gaspillé tous ses biens dans la dissolution, devant la seule componction qu’il montra, [son père] courut à sa rencontre, il se jeta à son cou et le réintégra dans tous ses biens.

Et ce n’est pas un autre qui nous a dit cela, pour que nous doutions de sa bonté : c’est le Fils lui-même qui a témoigné de ces choses à propos de Dieu. Où est donc la justice de Dieu ? Dans le fait que, pendant que nous étions pécheurs, le Christ est mort pour nous (cf. Rm 5, 8) ?[28].

 Dieu donc fait montre d’injustice dans son action. Une injustice dont nous jouissons, entre autres, parce qu’il nous a aimés pendant que nous étions pécheurs. Ainsi, ces affirmations d’Isaac ne viennent pas d’une réflexion abstraite, mais sont le fruit de son expérience la plus profonde, comme il le dit à plusieurs reprises. Dans son histoire personnelle, il ne voit pas la « justice » de Dieu, mais plutôt sa miséricorde. Et donc il lui est plus facile de parler de ce qu’il connaît par expérience.

  5. Conclusion : un ministère pour l’homme

 De cette expérience de faiblesse et de miséricorde, enfin, ressort ce que nous pouvons considérer comme le ministère de chaque homme, de chaque chrétien, et de chaque moine. On pourrait dire que c’est l’expérience de cette rencontre – être un pécheur pardonné – qui rend l’homme témoin, justement. De là vient donc, pour chaque chrétien, comme un ministère que l’on pourrait présenter, selon la pensée d’Isaac, sous deux facettes : celle de la compassion et celle de l’espérance.

 a. La compassion

Il s’agit donc pour l’homme de s’exercer à la compassion, dans le sens le plus profond du terme. Son expérience de la faiblesse, de la tentation, du péché, et donc son expérience de la miséricorde de Dieu, c’est justement cela qui doit ouvrir l’homme à ce qu’on peut considérer comme son premier rôle au sein de la création : montrer la compassion. Toute œuvre d’ascèse, tout effort que le moine fait dans sa cellule n’a d’autre but que celui ci : transformer sa solitude en un espace d’accueil, toujours plus large, pour Dieu et pour toute créature. C’est devenir sensible à l’autre, après avoir été sensible à son propre péché, à la faiblesse de l’autre en tant qu’expert de sa propre faiblesse. Isaac dit dans un de ses textes les plus connus :

 Qu’est-ce qu’un cœur miséricordieux ?

C’est une flamme qui embrase le cœur pour toute la création, pour les hommes, pour les oiseaux, pour les animaux, pour les démons, et pour tout être créé. Quand l’homme miséricordieux se souvient d’eux, et quand il les voit, ses yeux répandent des larmes, à cause de l’abondante et intense miséricorde qui étreint son cœur. À cause de sa grande compassion, son cœur devient humble et il ne peut plus supporter d’entendre ou de voir un tort, ou la plus petite offense faits à une créature. C’est pourquoi il offre continuellement des prières accompagnées de larmes pour les animaux sans raison, pour les ennemis de la vérité et pour ceux qui lui ont fait du tort, pour qu’ils soient protégés et qu’il leur soit fait miséricorde ; il prie de même pour les reptiles, à cause de la grande miséricorde qui remplit son cœur au-delà de toute mesure, à la ressemblance de Dieu[29].

 Il s’agit d’une compassion qui ne fait plus aucune distinction. Pour le compatissant, il n’y a plus de bons et de mauvais, de saints et de pécheurs, d’orthodoxes et d’hérétiques ! Dans cet extrait, il parle des « ennemis de la vérité », et ailleurs il est encore plus explicite. Dans le contexte historique de lutte christologique qui était le sien, ces mots sur l’amour pour les « ennemis de la vérité » ont une valeur extraordinaire. Isaac dit même que ceux qui luttent et disputent pour la « vérité », en effet, n’ont pas connu la vérité, parce que quand on la connaît, on ne dispute plus pour elle.

Il dit encore :

 N’aime pas et ne hais pas un homme à partir de ses mœurs, mais aime sa personne (qnumâ, hypóstasis), sans examiner ses mœurs, comme Dieu [le fait][30].

 Dieu sait aimer toute créature parce qu’il est toujours capable de voir ce noyau secret qui est la vérité de tout homme et qu’aucun péché ne pourra jamais effacer complètement. À ce propos, Isaac a des pages passionnées où il invite à ne pas haïr le pécheur, voyant en lui la première victime de son péché, lui qui, comme tout homme (et ici Isaac invite son interlocuteur à examiner sa propre expérience de pécheur), est joué par le même diable.

En fin de compte, personne ne peut dire un mot définitif sur le sort du pécheur, qu’il s’agisse d’un autre ou de soi-même. Tout homme reste dans les mains de Dieu et, jusqu’à la fin, tout est possible...

 b. L’espérance

À partir de ce « tout est possible » s’ouvre une autre facette du ministère qu’Isaac reconnaît au chrétien, et au moine en particulier : espérer le salut de toute la création. Isaac voit là quelque chose d’extrêmement important : espérer, même là où les hommes n’auraient plus d’espoir. Espérer non par une certaine bonté superficielle, ou un certain romantisme facile. Isaac tire encore une fois cette nécessité de son expérience de Dieu : l’homme de Dieu « doit » espérer le salut de toute la création, parce que cette espérance est l’espérance de Dieu lui-même, et que Dieu nous demande d’éprouver ses sentiments.

Isaac base particulièrement cette réflexion sur deux considérations. La première est qu’il n’y a rien qui puisse faire changer l’amour que Dieu a éprouvé pour les créatures, déjà avant de les créer : même le péché des démons, dit Isaac, ne peut changer l’amour que Dieu éprouvait pour eux. Donc, ils sont encore dans l’amour de Dieu. Dieu, en effet, ne peut haïr personne, parce que rien n’est plus puissant que son amour, même pas notre péché. La deuxième considération, c’est que l’Écriture dit que Dieu ne veut pas la mort du pécheur. La question qu’Isaac se pose est donc de savoir s’il y a quelque chose qui est plus fort que la volonté de Dieu. Isaac ose ainsi espérer que Dieu trouve ce qu’il appelle le « stratagème » qui arrive à faire entrer toute la création dans son royaume, tout en n’enlevant rien à la liberté que Dieu lui laisse et respecte jusqu’à la fin.

On sent pointer là quelque chose qui rappelle l’apocatastase, condamnée chez Origène, Evagre, Théodore de Mopsueste, mais qui se retrouve aussi, dans une certaine mesure, chez Grégoire de Nysse, chez Maxime le Confesseur et chez notre Isaac. Mais il faut dire que chez Isaac cette pensée n’a rien qui puisse être considéré comme opposé à l’Évangile ; et c’est pour cela qu’il n’a pas été condamné. Et cela au moins pour deux raisons. Tout d’abord parce que ce qu’il espère n’est pas un retour à l’origine, qui annulerait l’histoire. L’histoire reste importante et elle aboutira à un jugement, mais ce jugement sera en faveur de l’homme et non contre lui. L’homme souffrira pour le mal qu’il a fait, uniquement parce qu’il verra finalement l’amour dont il n’a pas été capable, et non parce que Dieu se vengerait sur lui. Deuxièmement, parce que tout cela reste dans l’horizon de l’espérance et non pas de l’ordre de la définition dogmatique.

Une dernière question s’impose – et Isaac a connu ce genre de contestation de sa pensée : devant un Dieu si « bon », y a-t-il encore place pour une éthique ? En d’autres mots, beaucoup plus banals : à quoi bon faire le bien si Dieu est bon ? La réponse d’Isaac s’attache une nouvelle fois aux trois niveaux de « religiosité » selon lesquels l’homme peut vivre : l’esclave, le mercenaire et le fils. Le fils, c’est-à-dire celui qui croit dans la bonté du Père, a lui aussi une éthique, et celle-ci est plus profonde que celle de l’esclave. Il y a des gens qui ont besoin de vivre leur foi comme des esclaves, soutenus par des menaces, mais Isaac dit à ses moines : vous devez chercher à aimer Dieu et à vivre comme des fils. Il dit :

 Crains Dieu à cause de son amour, et non à cause de sa prétendue sévérité. Aime-le parce que c’est notre devoir de l’aimer, non seulement à cause de ce qu’il nous donnera dans l’avenir, mais aussi à cause de tout ce que nous avons reçu[31].

 La vraie racine de l’éthique, de l’action de l’homme, est bien profonde : c’est la conscience de ce que Dieu lui a déjà donné, de ce qu’il lui donne tout au long de sa vie. C’est la conscience de son amour qui pourra soutenir un amour vrai et une éthique profonde de la part de l’homme. L’annonce de la miséricorde de Dieu n’est donc pas une incitation au péché, mais bien plutôt à une lutte plus consciente et motivée contre le péché.


 

[1] Pour plus de détails sur les sources, la biographie, l’œuvre, la pensée et la diffusion, voir S. Chialà, Dall’ascesi eremitica alla misericordia infinita. Ricerche su Isacco di Ninive e la sua fortuna, Firenze, Olschki, 2002. Pour une présentation de sa pensée, voir aussi H. Alfeyev, L’Univers spirituel d’Isaac le Syrien, Bégrolles-en-Mauge, Abbaye de Bellefontaine, 2001 (Spiritualité Orientale 76).

[2] Deux traductions françaises existent, mais à partir du grec : J. Touraille (éd.), Isaac le Syrien, Œuvres spirituelles, Paris, DDB, 1981, et plus récemment, Pl. Deseille (éd.), Saint Isaac le Syrien, Discours ascétiques, selon la version grecque, Saint-Laurent-en-Royans-Solan, Monastère Saint-Antoine-le-Grand et Monastère de Solan, 2006.

[3] Traduction française : A. Louf (éd.), Isaac le Syrien, Œuvres spirituelles II. 41 Discours récemment découverts, Bégrolles-en-Mauge, Abbaye de Bellefontaine, 2003 (Spiritualité Orientale 81).

[4] Traduction française : A. Louf (éd.), Isaac le Syrien, Œuvres spirituelles III. D’après un manuscrit récemment découvert, Bégrolles-en-Mauge, Abbaye de Bellefontaine, 2009 (Spiritualité Orientale 88).

[5] Cf. S. Chialà, Dall’ascesi eremitica alla misericordia infinita, p. 281-369.

[6]Première collection 5.

[7] Cf. Première collection 49.

[8] Cf. Première collection 3.

[9] Centuries I, 26.

[10] Première collection 8.

[11] Première collection 45.

[12] Apophtegmes des pères, série alphabétique, Antoine 5.

[13] Première collection 1.

[14] Première collection 5.

[15] Première collection 3.

[16] Deuxième collection 18, 1.

[17] Première collection 80.

[18] Cf. Première collection 50.

[19] Première collection 65.

[20] Première collection 50.

[21] Première collection 6.

[22] Troisième collection 1.

[23] Troisième collection 6, 19.

[24] Centuries IV, 78.

[25] Troisième collection 1, 16.

[26] Première collection 3.

[27] Première collection 21.

[28] Première collection 50.

[29] Première collection 74.

[30] Troisième collection 4, 25.

[31] Première collection 50.

Quelques miettes spirituelles...

" L'objectif final de l'homme est la communion avec Dieu. 
Le chemin d'accès à cette communion a été défini avec précision: 
la foi, et marcher dans les commandements avec l'aide de la grâce de Dieu. " 
(St Théophane le Reclus)

" Nous vivons ces temps à propos desquels notre Seigneur nous avertissait que « l’amour de beaucoup se refroidira» [Saint Matthieu 24], dans les derniers temps où l’Evangile chrétien qui a été reçu avec une telle ferveur par les premiers chrétiens est devenu une simple petite partie de la vie mondaine que la plupart d’entre nous menons, au lieu de constituer le centre et le sens de notre vie comme elle devrait l’être, dès lors que nous réalisons ce que notre foi est véritablement. Le christianisme orthodoxe, en tant que foi brûlante, assumée sans honte comme la chose la plus précieuse dans notre vie, est dans une large mesure dans un état de déclin et de retrait dans le monde d’aujourd’hui."
(Paroles du Père Seraphim Rose)....

"Soyons parfait dans l'Amour....
par la force et la grâce du Seigneur...
Jour après jour...Seigneur gardes notre âme....sur le chemin d'Eternité....montre nous Ton Visage...Conduis nous ..

Vivons de l'Amour...de l'Esprit du Seigneur...

Fais nous miséricorde...et nous verrons ta Lumière...... Amen."
(Père Seraphim Rose.)


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Some spiritual crumbs ...

"The ultimate goal of man is communion with God.
The path to this communion has been precisely defined:
faith, and walk in the commandments with the help of the grace of God. "
(St Theophane the Recluse)

"We live in those times about which our Lord warned us that" the love of many will become cold "[Saint Matthew 24], in the last days when the Christian gospel which was received with such fervor by early Christians is become a mere little part of the worldly life that most of us lead, instead of being the center and meaning of our life as it should be, as soon as we realize what our faith really is. Orthodox Christianity, as a burning faith, assumed without shame as the most precious thing in our life, is to a large extent in a state of decline and withdrawal in today's world. "
(Words of Father Seraphim Rose) ....

Let's be perfect in Love ....
by the strength and grace of the Lord ...
Day after day ... Lord guard our soul .... on the way to Eternity .... show us Your Face ... Drive us ..
Let's live with love ... with the Spirit of the Lord ... show us mercy ... and we will see your light ...... Amen.

Father Seraphim Rose.
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Algumas migalhas espirituais ...

"O objetivo final do homem é a comunhão com Deus.
O caminho para esta comunhão foi precisamente definido:
fé, e ande nos mandamentos com a ajuda da graça de Deus. "
(St Theophane o Recluso)

"Vivemos naqueles tempos sobre os quais nosso Senhor nos advertiu que" o amor de muitos se tornará frio "[São Mateus 24], nos últimos dias, quando o evangelho cristão que foi recebido com tanto fervor pelos primeiros cristãos é tornar-se uma mera pequena parte da vida mundana que a maioria de nós leva, em vez de ser o centro e o significado de nossa vida como deveria ser, assim que percebemos o que nossa fé realmente é. O cristianismo ortodoxo, como uma fé ardente, assumida sem vergonha como a coisa mais preciosa em nossa vida, está em grande parte em um estado de declínio e retração no mundo de hoje ”.
(Palavras do Padre Serafim Rose) ....

"Vamos ser perfeitos no amor ....
pela força e graça do Senhor ...
Dia após dia ... Senhor guarde nossa alma .... no caminho para a Eternidade .... mostre-nos seu rosto ... nos leve ..

Viva do Amor ... do Espírito do Senhor ...

Dá-nos a misericórdia ... e nós veremos a tua Luz ... Amém. "
(Padre Serafim Rose)
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بعض الفتات الروحية ...

"إن الهدف النهائي للإنسان هو التواصل مع الله.
تم تحديد الطريق إلى هذه الشركة بدقة:
الإيمان ، والسير في الوصايا بمساعدة نعمة الله. "

(St Theophane the Recluse)

"نحن نعيش هذه الأيام عن التي حذرنا ربنا أن" محبة الكثيرين سوف تنمو الباردة "[متى 24]، في الأيام الأخيرة عندما تلقى الانجيل المسيحي بمثل هذا الحماس من قبل المسيحيين الأوائل هو أصبح جزء صغير بسيط من الحياة الاجتماعية أن معظمنا تؤدي، بدلا من كونها مركز ومعنى الحياة كما ينبغي أن يكون، لأننا ندرك أن لدينا إيمان حقيقي. ل المسيحية الأرثوذكسية، كعقيدة والحرق، ويفترض بلا خجل كما أثمن شيء في حياتنا إلى حد كبير في حالة من التراجع والانسحاب في العالم اليوم ".
(كلمات الأب سيرافيم روز) ....

"لنكن مثاليين في الحب ....
بقوة وقوة الرب ...
يوماً بعد يوم ... حرس روحنا .... في الطريق إلى الخلود .... أظهر لنا وجهك ... دافعنا ..

عش من الحب ... من روح الرب ...

اعطونا رحمة ... وسنرى نورك ...... آمين ".
(الأب سيرافيم روز.)

 

 

ORTHODOXIE OCCIDENTALE

Jamais, jamais, jamais,

ne laissez jamais quiconque vous dire qu’afin d’être Orthodoxe,

vous devez aussi être Oriental.

 

L’Occident a eu la pleine

Orthodoxie mille ans durant,

et sa vénérable liturgie

est bien plus ancienne

que n’importe laquelle de ses hérésies.

 

Saint Jean Maximovitch

“Tous les juifs doivent mourir”… C’est la phrase qu’aurait crié l’auteur de l’attentat de Pittsburgh qui a eu lieu le 27 octobre dans une synagogue de la ville.

Un choc pour toute la communauté juive d’Amérique, d’Israël et du monde entier.  Selon le média Haaretz, cette tuerie est “la plus grave jamais perpétrée contre des juifs sur le sol américain” et constitue “un événement charnière dans l’histoire juive américaine ». 11 personnes ont perdu la vie au cours de l’attaque, 6 ont été blessées.

Le directeur de la sécurité publique de la ville, Wendell Hissrich, décrit “une scène de crime horrible”.

“L’une des pires que je n’aie jamais vue.”

Interrogé par RTL, Joël Mergui, président du Consistoire central israélite de France, a exprimé son indignation et sa solidarité. Il évoque la « haine antisémite en France ».

« C’est un sentiment de solidarité, de soutien à toutes ces familles qui ont été aujourd’hui touchées à Pittsburgh mais comme nous connaissons malheureusement la haine antisémite en France depuis un certain nombre d’années. Effectivement, nous nous sentons encore plus concernés par ce qui se passe aujourd’hui aux États-Unis »

Carl et Bella Schachter sont des survivants de l’Holocauste. Ils ont vécu 50 ans dans ce quartier de Pittsburgh, et se sont recueillis sur les lieux de la tuerie. Pour ceux qui ont connu l’horreur de la Shoah, la douleur se fait encore plus intense.

“Quand je me souviens je tremble”

Une attaque de la communauté juive sur le sol américain était inimaginable il y a seulement quelques années,.

“Je n’aurai jamais pensé que nous verrions quelque chose comme ça à nouveau. Jamais, surtout aux États-Unis. »

Revêtez-vous du Seigneur Jésus

Christ.

De Saint Augustin (354-430) , évêque d'Hippone (Afrique du Nord) . Dans "Les Confessions", livre 8 .

Elles me retenaient, mes vieilles idées amies, ces bagatelles de bagatelles, ces vanités de vanités !

À petits coups elles me tiraient par ma robe de chair et murmuraient à mi-voix :
- « Tu nous congédies ? Fini pour jamais ! À partir du moment qui vient nous ne serons plus avec toi, il ne te sera plus permis de faire ceci, de faire cela. »

Oh ! ce qu'elles suggéraient, mon Dieu ! J'hésitais à me débarrasser d'elles, à bondir où j'étais appelé ; l'habitude me disait, tyrannique : -« Crois-tu que tu pourras vivre sans elles ? »

Mais déjà sa voix était molle, car du côté où je tournais mon visage et où je tremblais de passer, la chaste dignité de la continence m'invitait noblement et gracieusement à venir sans plus balancer, me montrant une foule de bons exemples : 
-« C'est le Seigneur leur Dieu qui m'a donnée à eux.

Pourquoi t'appuyer sur toi-même alors que tu ne te tiens pas debout ?

Jette-toi en lui, n'aie pas peur.

Il ne va pas se dérober pour que tu tombes. Jette-toi sans crainte ; il te recevra et te guérira ».

Cette dispute dans mon cœur n'était qu'une lutte de moi-même contre moi-même.

Quand mon regard avait enfin tiré du fond de mon cœur toutes mes misères, il s'est levé une grosse tempête de larmes.

Pour laisser crever l'orage, je me suis levé et suis sorti. Sans trop savoir comment, je me suis étendu sous un figuier, je lâchais complètement mes larmes, elles ont jailli à flots, sacrifice digne de toi, mon Dieu.

Et je t'ai dit sans retenue : 
« Et toi, Seigneur, jusques à quand ? Jusques à quand seras-tu irrité ? Ne garde pas le souvenir de nos vieilles iniquités » (Ps 6,4 ;78,5).

Je poussais des cris pitoyables : 
-« Dans combien de temps ? 
Combien de temps ? 
Demain, toujours demain. 
Pourquoi pas tout de suite ? ».

Et voici que j'entendais une voix venant d'une maison voisine, voix d'enfant ou de jeune fille, qui chantait et répétait : 
-« Prends et lis ! Prends et lis ! »

À l'instant, je me suis repris et cherchais à me rappeler si c'était le refrain habituel d'un jeu d'enfant ; rien de tel ne me venait en mémoire.

Refoulant mes larmes, je me suis levé dans l'idée que le ciel m'ordonnait d'ouvrir le livre de l'apôtre Paul et de lire le premier passage sur lequel je tomberais.

Je suis rentré en hâte et j'ai pris le livre et j'ai lu ce que j'ai vu en premier :

-« Non, pas de ripailles et de soûleries, pas de coucheries et d'impudicités, pas de disputes et de jalousies, mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ.

Ne cherchez plus à contenter la chair dans ses convoitises » (Rm 13,13s).

Ce n'était pas la peine d'en lire davantage ; je n'en avais plus besoin.

Ces lignes à peine achevées, une lumière de sécurité s'est déversée dans mon cœur et toutes les ténèbres de mon incertitude ont été dissipées.
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Coloque no Senhor Jesus Cristo.

De Santo Agostinho (354-430)
Bispo de Hipona (Norte da África)
As Confissões, livro 8

Eles me seguraram, minhas velhas idéias amigáveis, essas bagatelas de ninharias, essas vaidades de vaidades!

Pouco a pouco eles me puxaram pelo meu vestido de carne e murmuraram em voz baixa:
- "Você está demitido? Terminado para sempre! A partir do momento em que chegarmos, não ficaremos mais com você, você não poderá mais fazer isso, para fazer isso. "

Oh! o que eles sugeriram, meu Deus! Hesitei em me livrar deles, pular para onde fui chamado; Hábito costumava dizer para mim, tirânico: - "Você acha que você será capaz de viver sem eles? "

Mas sua voz já era suave, pois do lado em que virei meu rosto e onde tremi para passar, a casta dignidade da continência me convidou nobremente e graciosamente a vir sem balançar, mostrando-me uma série de bons exemplos:
- "É o Senhor seu Deus quem me deu a eles.

Por que se apoiar em você mesmo quando você não se levanta?

Jogue-se nele, não tenha medo.

Ele não vai se esquivar para você cair. Jogue-se sem medo; ele te receberá e te curará. "

Este argumento em meu coração foi apenas uma luta de mim mesmo contra mim mesmo.

Quando meus olhos finalmente tiraram do fundo do meu coração todas as minhas misérias, houve uma grande tempestade de lágrimas.

Para soltar a tempestade, levantei-me e saí. Sem realmente saber como, eu me deito debaixo de uma figueira, deixo ir minhas lágrimas completamente, elas surgem, um sacrifício digno de você, meu Deus.

E eu te disse sem restrição:
"E você, senhor, quanto tempo? Por quanto tempo você ficará irritado? Não guardes a memória das nossas iniqüidades "(Sl 6.4, 78.5).

Eu proferi gritos deploráveis:
- "Em quanto tempo?
Quanto tempo?
Amanhã, sempre amanhã.
Por que não agora? ".

E aqui ouvi uma voz vinda de uma casa vizinha, uma voz de criança ou uma voz de jovem, que cantava e repetia:
- "Pegue e leia! Tome e leia! "

No momento, me levantei e tentei lembrar se era o coro habitual de uma brincadeira de criança; nada disso veio à minha mente.

Empurrando para trás minhas lágrimas, levantei-me na idéia de que o céu estava me mandando abrir o livro do apóstolo Paulo e ler a primeira passagem em que eu cairia.

Voltei com pressa, peguei o livro e li o que vi primeiro:

- "Não, não festa e embriaguez, sem hora de dormir e imodéstia, sem brigas e ciúmes, mas coloque no Senhor Jesus Cristo.

Não busques agradar a carne em suas concupiscências "(Rm 13,13s).

Não valeu a pena ler mais; Eu não precisava mais disso.