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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 10:12

Erevan (Agence Fides)

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 A près d'un siècle du Génocide arménien, les Patriarches des Eglises arménienne apostolique et syro-orthodoxe s'adressent à l'ensemble du monde chrétien et à la communauté internationale afin qu'à l'occasion des commémorations prévues pour le centenaire, soient universellement reconnus et condamnés les génocides perpétrés à l'encontre des arméniens et des chrétiens syriens en 1915 sur le territoire de l'actuelle Turquie.

 
Le Patriarche suprême et Catholicos de tous les arméniens, Karekin II, et le Patriarche d'Antioche des syro-orthodoxes, Ignace Ephrem II, se sont rencontrés le 13 octobre au siège du Patriarcat arménien apostolique d'Echmiadzin, à 20 Km d'Erevan, où ils ont signé une déclaration commune dans laquelle ils réaffirment que l'Eglise arménienne apostolique et l'Eglise syro-orthodoxe sont « des Eglises sœurs, fondées par les Apôtres, qui partagent la même Christologie et la même Tradition apostolique, le même héritage patristique et qui ont en commun des saints, des confesseurs et des témoins ».

Après avoir exprimé leur préoccupation pastorale suite à ce qui se passe au Proche Orient, les deux Patriarches lancent, dans leur déclaration conjointe, un appel en vue des commémorations du centenaire des génocides arménien et syriaque ayant eu lieu en Anatolie en 1915.

« Nous invitons l'ensemble du monde chrétien – peut-on lire dans le document parvenu à l'Agence Fides – à s'unir en priè re à l'occasion des événements commémorant le centenaire du Génocide arménien et du Sayfo syriaque (expression qui indique ce qu'il est convenu d'appeler génocide syriaque NDR). Nous faisons appel à tout le monde civilisé afin qu'il reconnaisse et condamne les crimes contre les peuples arménien et syriaque, ainsi que contre d'autres communautés chrétiennes ». (GV) (Agence Fides 15/10/2014)


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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 11:43

« Malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter » (Des Sentences des Pères du désert)


pierre et paul

 

Un frère qui avait péché fut chassé de l’église par le prêtre ; abba Bessarion se leva et sortit avec lui en disant : « Moi aussi, je suis un pécheur »

     Un frère fauta une fois à Scété. On tint un conseil, auquel on convoqua abba Moïse. Mais celui-ci refusa de venir. Alors le prêtre lui envoya dire : « Viens, car tout le monde t’attend. » Il se leva, et vint avec une corbeille percée qu’il remplit de sable qu’il mit sur son dos et qu’il porta ainsi.

 

Les autres, sortis à sa rencontre, lui dirent : « Qu’est-ce que cela, père ? » Le vieillard dit :« Mes fautes sont en train de s’écouler derrière moi et je ne les vois pas ; et moi, je suis venu aujourd’hui pour juger les fautes d’autrui ? » Entendant cela, ils ne dirent rien au frère, mais lui pardonnèrent.

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      Abba Joseph interrogea abba Poemen en disant : « Dis-moi comment devenir moine.» Le vieillard dit : « Si tu veux trouver du repos ici-bas et dans le monde à venir, dis en toute occasion : Moi, qui suis-je ? Et ne juge personne. »

 

 Un frère interrogea le même abba Poemen en disant : « Si je vois une faute de mon frère, est-il bien de la cacher ? » Le vieillard dit « À l’heure où nous cachons les fautes de notre frère, Dieu lui aussi cache les nôtres, et à l’heure où nous manifestons les fautes de notre frère, Dieu lui aussi manifeste les nôtres. »

 

[Tiré des Sentences des Pères du désert(4e-5e siècles).Collection systématique, ch. 9 ; SC 387 (trad. SC, p. 427s)]

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 11:40

Quelques citations de Sainte Thérèse d’Avila…

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- «Il ne s’agit pas de penser beaucoup mais de beaucoup aimer

- «Ce qui importe avant tout, c’est d’entrer en nous-mêmes pour y rester seul à seul avec Dieu.» (Le chemin de la perfection)

- «Dieu ne se gagne que par l’amour

- «Quand il y a des cailles, je mange des cailles ; et quand c’est le temps de la pénitence, je jeûne 

- « La prière n’est, à mon avis, qu’un échange intime d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec ce Dieu dont on se sait aimé. »

- «La vie n’est qu’une nuit à passer dans une mauvaise auberge

- «Quand il nous semble que Dieu, secrètement, nous fait comprendre qu’il nous écoute, il est bon alors de nous taire.» (Le Château de l’âme)

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POÉSIE

« Que rien ne te trouble
Que rien ne t’effraie
Tout passe
Dieu ne change pas
La patience permet tout
Qui en Dieu a foi
Ne manquera de rien
Seul Dieu suffit. »

Sainte Thérèse d’Avila
- Prie pour nous !

 

Que Dieu nous bénisse !

 

source:http://www.chretiensmagazine.fr/2010/10/sainte-therese-davila-qui-est-tu-par.html

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Il est plus facile de parler des autres que de soi, non ? Mais que fait Thérèse de Jésus sinon contester notre façon de vivre par trop narcissique. Nous nous mettons en soucis pour avoir un appartement confortable, une belle auto.

 

Tout s’organise autour de la prestance, et l’on se fait esclave d’une mode, plus que les maîtres et l’on finit par en perdre la paix.

Ce n’est plus nous qui dominons le monde, c’est lui qui sournoisement empiète sur notre vie privée et nous met à genoux.

Comment dès lors pouvoir s’organiser dans ce monde pour en être le maître, pour être le maître de notre destinée ?

 

Cela suppose une hygiène, un choix de vie.

On ne peut se complaire dans les soucis, dans l’angoisse et trouver la paix dans son cœur. Il faut le rappeler : le péché, c’est une recherche de bonheur qui se trompe de direction.

Le point de départ est bon, mais on se trompe de cible et l’on finit par se faire souffrir inutilement. Parce que le but fixé, c’est bien le bonheur !

 

source: http://www.carmel.asso.fr/Sainte-Therese-d-Avila-Chemin-d-oraison.html#sommaire_22

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      Imaginons qu'il y a en nous un palais d'une immense richesse, construit tout en or et en pierres précieuses, digne enfin du Maître auquel il appartient. Puis dites-vous, mes sœurs, que la beauté de cet édifice dépend aussi de vous. C'est vrai, car est-il plus bel édifice qu'une âme pure et pleine de vertus ? Plus elles sont grandes, plus les pierreries resplendissent. Enfin, songez que dans ce palais habite ce grand Roi qui a bien voulu se faire notre Père ; il se tient sur un trône de très haut prix, qui est votre cœur...

      Peut-être rirez-vous de moi, et direz-vous que c'est fort clair, et vous aurez raison, mais cela a été obscur pour moi pendant un certain temps. Je comprenais bien que j'avais une âme, mais l'estime que méritait cette âme, la dignité de celui qui l'habitait, voilà ce que je ne comprenais pas.

 

Les vanités de la vie étaient comme un bandeau que je mettais sur les yeux. Si j'avais compris, comme je le fais aujourd'hui, qu'en ce tout petit palais de mon âme habite un si grand Roi, je ne l'aurais pas laissé seul si souvent ; je me serais tenue de temps en temps près de lui, et j'aurais fait le nécessaire pour que le palais soit moins sale.

 

Qu'il est donc admirable de songer que celui dont la grandeur emplirait mille mondes et beaucoup plus, s'enferme ainsi en une si petite demeure !    

 

Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Le Chemin de la perfection, ch. 28, 9-11 (trad. OC, Cerf 1995, p. 805)

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 17:45
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URGENCE: Des Hébergements en France pour les Chrétiens d'Irak !...
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Cherchons d’urgence des hébergements en France pour les chrétiens d’Irak
en détresse au Kurdistan. Des familles irakiennes dans le dénuement le plus
complet attendent de pouvoir venir en France comme réfugiés mais ne le peuvent
pas car ils sont sans hébergement sur notre sol. Merci de partager ce message à
tous vos proches qui pourraient accueillir ces réfugiés coincés à Erbil et de nous
contacter
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Vous lirez ci-dessous  la proposition que, malgré notre pauvreté de moyens notre Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne en France peut faire:

 

"Chers amis.


Je lis votre appel, votre annonce sur "Nouvelles de France".
Sachez que nous pouvons, en notre 

-Monastère Syriaque* N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI
Tel: 01.33.24.79.58,

accueillir des frères chrétiens d’Irak actuellement en détresse au Kurdistan.

Nous le pouvons au Monastère même et, selon les besoins (A étudier avec votre Association), peut être en l'une ou l'autre de nos paroisses où, en dehors des Messes (Qurbana) épisodiques, les Presbytères restent vides.

Je me fais un devoir d'amour fraternel pour nos frères et soeurs de ces Chrétientés Martyrs" de relayer l'information par ma "Newsletter" et auprès des familles de nos paroissiens.

Votre respectueusement dévoué en Notre-Seigneur. Que la Mère de Miséricorde étende sur tous sa protection. Aloho m'barekh !

+Mor Philipose-Mariam

*Juridiction fondée par l'Eglise Orthodoxe Malakare (Eglise Orthodoxe Syrienne des Indes) pour l'Europe et ses missions"
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Je vous en prie, Frères et Soeurs de France, fidèles et amis de l'Eglise, SOYONS SOLIDAIRES, NE LAISSONS PAS TOMBER NOS FRERES ORIENTAUX !
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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 17:00

Les hommes en trop dans les tenailles de l'histoire

Les hommes en trop dans les

tenailles de l'histoire

Le 30 juillet 2014, des chrétiens d'Orient prient pour la paix en Irak, en Lybie, en Syrie et à Gaza, dans une église d'Amman, en Jordanie.

RENTRÉE LITTÉRAIRE - Jean-François

Colosimo signe un essai engagé sur le drame

des chrétiens d'Orient, dépositaires du christianisme

originel, persécutés par les islamistes.

Voilà un livre que n'aimeront pas les esprits tièdes ou trop

prudents. Jean-François Colosimo ne s'est pas contenté

de décliner les malheurs qui frappent les communautés

chrétiennes orientales, dont l'exode ou les persécutions

nourrissent aujourd'hui l'actualité médiatique. Il fait aussi

œuvre d'historien en essayant de communiquer au lecteur

les données à la fois théologiques, historiques et politiques

d'un drame qui le dépasse le plus souvent.

La pire injure que l'on pourrait faire aux chrétiens d'Orient

 serait «de les plaindre pour mieux les oublier» en les

cantonnant dans un statut de victime intemporelle, sans

essayer de comprendre le sens de la tragédie qui leur

échoit. Chrétien converti à l'orthodoxie et spécialiste

du monde des religions, auquel il a consacré plusieurs

livres, de Dieu est américain au Paradoxe persan en

passant par L'Apocalypse russe, Jean-François Colosimo

sillonne depuis de nombreuses années le Moyen-Orient.

De la Turquie à l'Égypte en passant par la Syrie,

l'Irak, l'Iran, la Jordanie et l'Arménie, sans oublier Israël 

et Gaza, il nous emmène sur les lieux de ses pérégrinations,

à la rencontre de ceux qui s'obstinent à rester fidèles à leurs

rites d'origine, malgré la pression de l'islam ou l'indifférence

de l'Occident.  « La quête de spiritualité rend actuels leurs

archaïsmes.

On les nomme chrétiens d'Orient. Eux-mêmes se considèrent

comme orthodoxes, c'est-à-dire dépositaires du christianisme

originel, témoins de la tradition primitive et indivise.

L'engouement que suscitent leurs icônes ne leur rend pas

pour autant justice… », écrit-il.

Quelques pages plus loin, il enfonce le clou: «Pourquoi se

soucie-t-on des chrétiens d'Orient uniquement lorsqu'ils sont

à l'agonie?»C'est pour tenter de leur «rendre justice» que

Jean-François Colosimo a conçu ce livre très sombre dont

certaines pages sont saisissantes mais qui aurait gagné à être

écrit dans un style plus simple et pédagogique, tant la réalité

du christianisme oriental est hétérogène et complexe.

Les boucs émissaires d'une mondialisation malheureuse

Mais l'essentiel n'est pas là. L'auteur n'a pas conçu un ouvrage

objectif mais un essai engagé. Il fustige l'islamisme mortifère

dont les chrétiens sont les premières victimes, tout en critiquant

l'interventionnisme américain qui, en provoquant la chute du

régime laïc de Saddam Hussein qui protégeait les chrétiens, a encore

plus insécurisé ceux-ci. «Arabes par la culture aux yeux des

Occidentaux, Occidentaux par le culte aux yeux des musulmans,

les chrétiens d'Irak et avec eux tous les chrétiens orientaux» sont,

selon l'auteur, les boucs émissaires d'une mondialisation

malheureuse qui exaspère le choc des identités entre un

Occident postchrétien et un monde islamique déstabilisé.

Pris au piège dans les tenailles de l'histoire, les chrétiens d'Orient

sont les victimes d'une tragédie dont nul ne sait le dénouement.

Reste l'espérance de ceux qui croient que l'injustice et le crime

n'auront pas le dernier mot.

«Je sais seulement que le Dieu de l'Orient chrétien est un Dieu

inexorable, car il est le Dieu qui, pour l'homme, a tout pâti de

l'homme (…) C'est pourquoi il est aujourd'hui sur la Croix.»

Un voyage au bout de la nuit qui est aussi une profession de foi.

«Les hommes en trop: la malédicion des chrétiens d'Orient»,

de Jean-François Colosimo, Fayard,312 p., 19 €.


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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 21:15

Tout ministère d’unité s’exprime sous forme de communion



par Dimitri Salachas


Une image de la cérémonie de clôture de la rencontre interreligieuse de Lyon

Une image de la cérémonie de clôture de la rencontre interreligieuse de Lyon

Les Canons apostoliques sont une collection canonique, d’auteur inconnu, qui a été insérée dans le livre VIII des Constitutions apostoliques et diffusée en Syrie probablement vers 380. Ils codifient la discipline ecclésiastique qui était déjà en vigueur avant le Concile de Nicée (325) et qui sera confirmée par les conciles œcuméniques suivants. Le Canon 34 des Canons apostoliques, fondamental pour la compréhension de l’institution patriarcale et synodale dans les Églises d’Orient, établit que «les évêques de chaque nation [ethnos] doivent savoir qui est le premier [protos] parmi eux, le prendre comme chef et ne rien faire d’important sans avoir pris son avis, [que] chacun doit agir seulement dans des domaines qui regardent sa circonscription et les territoires qui en dépendent et [que] même celui-ci [le premier ou le chef] ne doit rien faire sans avoir pris l’avis de tous: [que] c’est ainsi que règnera la concorde et que sera glorifié Dieu, le Père, le Fils et l’Esprit Saint». 
Le Canon 34 est le plus ancien canon que nous ayons sur l’action conciliaire et il se réfère aux évêques de toutes les nations. On entend par nation [ethnos] une région ou, selon certaines interprétations, une vaste aire géographique avec ses caractéristiques ethniques et culturelles, que le christianisme, dans son extension progressive, a toujours entendu respecter. Ce Canon est bien connu en Occident (Cf. Décret de Gratien, IIe partie, cause IX, quest. III C V). Il conjugue deux principes: le premier est qu’il doit y avoir un seul protos ou chef (institution de primatialité et d’unité) dans chaque région. Le second est que le protos ne peut agir sans l’ensemble des autres (institution de synodalité). Il n’existe aucun ministère ou institution d’unité qui ne s’exprime sous forme de communion. La conception orientale de l’Église demande une institution qui exprime l’unicité de l’Église et pas seulement sa multiplicité. Mais la multiplicité ne peut être absorbée par la primatialité du protos. Le ministère irremplaçable du protos ne peut remplacer le ministère de l’“ensemble des autres”, c’est-à-dire les pasteurs des Églises locales. Au niveau, donc, de la province (métropole) ou, de façon plus large, de l’Église patriarcale, il y a un centre d’unité – le métropolite, le patriarche. L’égalité réelle de tous les évêques s’exprime autour d’un centre d’unité réelle. La référence à ce centre d’unité est contraignante. Mais de même que les autres évêques de la province ou du Patriarcat ne doivent pas prendre de décisions qui aient des effets en dehors de la circonscription qui leur a été confiée, sans tenir compte de l’avis du métropolite ou du patriarche, de même ceux-ci ne peuvent pas eux non plus prendre de décisions contraignantes pour les autres évêques sans tenir compte de leur avis. Réciprocité parfaite, à l’image de celle des Trois Personnes de l’Unique Divinité. La sainte Trinité est l’archétype de l’unité conciliaire de l’Église. L’action synodale des évêques dans la concorde rend gloire à Dieu. 
 
 
Dimitri Salachas 
Professeur de droit canonique oriental à l’Université Pontificale 
Urbaniana et à l’Institut Pontifical d’études orientales dans "30 Jours"

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 11:22

« Mes amis, vous avez tous une vocation au martyre. Ce ne sera plus le martyre sanglant des premiers chrétiens. Ce sera le martyre de la fidélité à contre-courant. »  Jean-Paul II

IC017C

La pureté ça peut paraître soit niais (“C’est une excuse pour les cathos coincés qui ont peur de la sexualité”) soit contraignant (“Si on est sincère et qu’on s’aime, coucher ensemble, où est le mal ?”). Il faut que les mentalités changent parce que la pureté c’est ni une niaiserie, ni une contrainte inutile. La pureté est un combat. Claire de Castelbajac raconte “Je me dis que ce ne doit pas être désagréable de se faire peloter par un beau mec. Et je suis tellement consciente que je n’ai qu’un mot à dire, pour en avoir deux ou trois à ma dévotion ! Alors, je prie, je prie pour avoir le courage, je pourrais même quelquefois dire l’héroïsme de résister, de n’avoir aucun ragazzo [petit ami] avant mes fiançailles”. Mener la bataille de la pureté est devenu terriblement difficile à notre époque hallucinante où le best-seller mondial est un roman érotique, où la série du moment frôle en permanence avec la pornographie et où les affiches du métro encouragent explicitement l’adultère. La pureté est difficile, difficile, difficile, mais pas impossible. Et mener ce combat est non seulement un beau, mais utile. Il nous rend plus libres et plus heureux.


Parfois on voit des jeunes chrétiens qui sont renfermés, qui ont l’air coincé par rapport aux relations garçons filles*. Être “coincé” c’est différent d’être “pur”. Une pureté qui enferme est une pureté mal comprise. Être pur ne signifie pas avoir peur de la sexualité. La vraie pureté est joyeuse, elle rend libre !  Voir le message de l’église sur le couple et la sexualité comme une liste d’interdits c’est commettre un terrible contresens. Le message de l’église c’est juste pas ça. L’église te propose un chemin de prudence et de liberté, un beau chemin au bout duquel se trouve ton bonheur. Et d’ailleurs nous les jeunes chrétiens, nous ne devrions pas avoir peur de parler de sexualité, ni de dire franchement ce qu’on pense du couple, de la pureté, du mariage quand on nous le demande. Soyons fiers de notre combat pour la pureté qui nous rend plus libres, plus Hommes, plus Femmes, plus épanouis. C’est un témoignage nécessaire pour le monde !


*Et cher ami, il nous semble important de  te rappeler aussi de porter un regard bienveillant et fraternel pour celui ou celle sur lequel tu pourrais trop rapidement réduire à  l’étiquette de “coincé”. Déjà n’oublie pas la merveille unique qu’il est aux yeux de Dieu. Ensuite tu ne connais pas les grandes souffrances et les poids qu’il peut y avoir derrière ce mec ou cette fille “coincé” (confiance en soi, timidité, fille qui se juge laide, garçon qui se juge faible, éducation...).


Une question à te poser :


A quand remonte la dernière fois où ton regard n’a pas été pur : il y a une heure, un jour, une semaine ?

Dans ta prière prend un engagement pour la pureté : par exemple dire un “Je vous salue Marie” quand tu es tenté par exemple.


 


POST-SCRIPTUM


Tu connais le topo de l’abbé Grosjean ? Alors peut être que pour toi c’est un classique lu et relu. Dans ce cas tu peux éteindre ton ordinateur et on te dit à demain. Si, en revanche, tu n’en as pas encore entendu parler, on t’invite vraiment vraiment à découvrir ce topo plein de franchise, de franc-parler et d’histoires vécues. Découvrir le topo Source:http://hozana.org/

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 08:34

Ebola : quand ceux qui mouraient

étaient noirs...

Il suffit que l'Espagne signale le premier cas d’Ebola hors d’Afrique pour qu'un vent

de panique souffle sur le pays et l'Europe.

 

Le virus Ebola sème la panique en Espagne : ce lundi, lors d’une conférence de presse, le gouvernement espagnol a informé le monde entier du premier cas de contamination hors de l’Afrique. Une aide-soignante qui avait soigné le missionnaire Manuel García Viejo, l’un des centaines de héros qui luttent en Afrique contre la terrible maladie et a été rapatrié pour lui permettre de mourir chez lui, a contracté le virus dans le même hôpital. 
 
Une vague de panique a déferlé sur le pays : la ministre de la Santé est apparue avec cinq autres fonctionnaires pour expliquer  l’inexplicable, offrant le spectacle honteux  de responsables se renvoyant la balle les uns aux autres. Les infirmières et  autres membres du personnel de l'hôpital  écrivent de façon anonyme aux médias pour dénoncer les improvisations et les maladresses commises par les autorités sanitaires, en admettant un patient  dans un hôpital sans les équipements adéquats ni la formation nécessaire. L’opposition politique saute sur l’occasion... 
 
Pendant ce temps, la majorité des Espagnols se demande avec effroi si cette nouvelle peste noire va ravager le pays, et proteste contre un gouvernement qui a pris le risque de faire entrer la maladie dans le pays, pour faire bien devant l’opinion publique. Ceux qui ont vitupéré contre l’ « insensibilité » du gouvernement  qui hésitait à rapatrier les missionnaires qui luttent contre le virus Ebola, à présent déplorent leur « irresponsabilité » parce que, après tout, si ces missionnaires ont été là-bas, c’était leur affaire, non ? Ils l’ont voulu.  Ah, la peur...

L'Occident ne s'est guère soucié de l'Afrique

Oui, il faut établir les responsabilités pour ce qui s’est passé. Oui, c’est gravissime. Les Espagnols ont raison d'avoir peur, leur réaction est tout à fait compréhensible. Mais regardons au-delà : l'Afrique saigne depuis le début de cette année, et lance des appels à l'aide depuis des mois pour lutter contre le virus. Avons-nous couru pour aider cette partie de l'humanité qui agonise ? Les gouvernements se sont-ils solidarisés  et ont-ils envoyé des aides suffisantes ? Les multinationales pharmaceutiques ont-elles  étudié les vaccins possibles pour aider à combattre le mal? Ont-elles consacré des ressources ? L’opinion publique s’est-elle suffisamment émue ? Bref, avons-nous pleuré en voyant que des êtres humains comme nous mouraient par milliers ? L'OMS a averti que nous assisterions à une pandémie aux proportions gigantesques, que le mal pourrait s’étendre. Mais cela se passait en Afrique, et l’Occident n’avait pas à s’en faire. C'est la triste réalité. Le cynisme et la peur conduisent à chercher des boucs émissaires, qui nous justifient. Mais la vérité est que si le mal avait été combattu là-bas, il ne serait pas arrivé ici. Si les peuples du tiers-monde avaient eu de l’importance pour nous, nous serions allé les secourir et nous aurions concouru à notre propre sécurité. Et c'est pareil avec le virus Ebola, avec l’islamisme, avec la faim, avec la sécheresse...

Le mal s’est glissé par la serrure
Mais non, nous avons fermé la porte, et le mal s’est glissé par la serrure. Il s’est introduit dans le corps d’un missionnaire qui voulait juste mourir chez lui. Mais cela aurait pu être dans celui d’un touriste, d’un immigrant ou d’un marchand d'armes. Aujourd’hui c’est le virus Ebola, demain autre chose, peut-être pire. Et nous n’apprenons pas; notre égoïsme est notre faiblesse. Tant que nous nous désintéressons d'une partie de l’humanité, nous courons le risque de saigner à mort de leurs blessures sans nous en rendre compte. Et maintenant, certains Africains auraient raison de penser : "ah, maintenant, vous aussi, vous avez peur…"

Traduit de l'édition hispanophone d'Aleteia par Elisabeth de Lavigne pour ALETEIA
 

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 19:08

L'HOMME, UN ÊTRE LITURGIQUE AVANT TOUT  Par l'Ancien Georges Kapsanis

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Nous définissons généralement les hommes
comme des êtres rationnels et indépendants.
Ces attributs conviennent assez, mais ne
rendent pas compte de la nature humaine
dans son intégralité. 
Par l'expérience liturgique, nous pensons
que,plus que tout, les hommes sont des êtres
liturgiques. Ils ont été faits pour servir,
pour s’offrir eux-mêmes et offrir le monde
entier à Dieu avec gratitude, louange et adoration,
pour s'unir à Dieu, pour être sanctifiés pour
vivre en offrande continue / sacrifice/ service. 
La rationalité, l'indépendance et les autres
attributs nous ont été donnés pour cette raison,
afin que nous puissions nous placer dans cette
relation liturgique avec le Dieu trinitaire. Dans
cette ascension liturgique, les hommes agissent
comme étant «à l'image» et sont élevés pour
être «à la ressemblance»
La vie dans le Paradis était une Divine Liturgie. De concert avec les anges, Adam et
Eve célébraient la Sainte Trinité. Avec la chute dans l'égocentrisme ils ont perdu la
possibilité d’offrir le monde et de s’offrir eux-mêmes à Dieu d'une manière
eucharistique et ainsi de prendre part au ministère commun au Paradis. 

S’étant exilés eux-mêmes de la Liturgie paradisiaque, ils se sont retrouvés sur la
terre sans leur fonction de liturge. Là, la qualité de l’homme « à l'image » n’était
plus activée. Cependant certaines rémanences et parcelles lumineuses de la
fonction de célébrant d'avant la chute ont persisté en leur tréfonds. Ce sont ces
vestiges quiles ont poussés à construire des autels et à procéder à des sacrifices
pour Dieu. 

Au mieux, ce culte était un fragment, une ombre, une trace. Il n'a pas introduit
les hommes dans une communion et une union parfaite avec Dieu. Il ne nous a pas
donné l'Esprit Saint. Il ne nous a pas sauvés de la mort. Il a, cependant, suscité
en nous le désir de la vraie liturgie messianique. Ce désir et cette perspective
ont donné de l'espoir aux hommes qui étaient assis dans les ténèbres sous l'ombre
de la mort. 
L'amour du Père céleste ne pouvait pas nous laisser sans office liturgique. De
par sa providence, le Verbe s'est fait chair. Jésus-Christ, le Grand Prêtre, a
commencé le ministère conjoint du Nouveau Testament. 
La liturgie du Nouveau Testament ne pouvait être instituée que par le Christ,
car le Christ seul pouvait s’offrir Lui-même et offrir le monde entier de façon
complète au Dieu Un et Trine. Certes il y eut aussi des hommes qui ont
sacrifié dans l'Ancien Testament. Sans victimes sacrificielles. Mais Jésus le
Christ était le sacrifice parfait en même temps que la personne parfaite
pour réaliser le sacrifice. Le sacrifice sans tache. L'Agneau de Dieu qui ôte
le péché du monde ... 
…un monde sans fonction liturgique, errait déchu, dans cette absence de
Liturgie,sous la puissance du diable et de la mort Avec sa mort sur la croix et
sa Résurrection,le Christ nous a rachetés de cet esclavage, nous a libérés et
nous a donné la possibilité de prendre part au ministère conjoint du Nouveau
Testament. C'est à dire de nous offrir à Dieu, de remercier Dieu et de Lui offrir
notre louange. En étant offerts et en offrant toutes choses à Dieu avec le Christ,
nous participons au culte en tant qu’hommes. C'est à dire que nous officions
alors en tant que nous sommes «à l'image de Dieu».

Nous devenons des personnes réelles. 
La liturgie du Nouveau Testament est largement supérieure à la liturgie
paradisiaque.
Maintenant en effet, le Grand Prêtre n’est autre que le Fils de Dieu
Lui-même.
La Mère de Dieu et les Saints concélèbrent et participent à l’adoration
de la Toute Sainte Trinité « avec des bouches chantant sans cesse d’inlassables
louanges». 

Chaque Chrétien orthodoxe baptisé, qui meurt pour vivre, prend part à ce
ministère commun. Dans cette Liturgie partagée les hommes trouvent leur
véritable nature et leur vrai repos, leur personne réelle « à l'image de Dieu ».
En dehors de cette Liturgie partagée, les hommes peuvent bien être des ‘Homo
Sapiens’ ou des ‘Homo œconomicus’ de la société socialiste ou capitaliste, mais
ils ne sont plus les pontifes de la création,ils ne sont plus le point de basculement
entre le monde créé et le monde incréé et ils ne sont plus «à l'image de Dieu»

La Divine Liturgie du Nouveau Testament a commencé avec l'incarnation du Verbe
et se poursuit jusque dans le futur le plus lointain par le Suprême Grand Prêtre.

Chaque Divine Liturgie célébrée à l'autel sur terre participe conjointement à
cette intemporelle et éternelle liturgie. «Nous aussi, les pécheurs, clamons à haute
voix avec les bienheureuses puissances, Maître et Ami des hommes, et disons : Saint
es-Tu et Très Saint ...». 

Chaque prêtre et évêque qui célèbre aux autels de la terre « accomplit la fonction
sacerdotale du Christ dans l'Église» (canon de Carthage).
Ce n’est pas un sacerdoce personnel.
Chaque prêtre et chaque évêque prend part à l'unique sacerdoce du Christ. 

Notre plus grand péché aujourd'hui, c'est que nous n'avons pas de fonction liturgique.
Nous ne faisons pas d’offrande ni ne nous offrons nous-mêmes à Dieu et à nos frères
humains.

On pouvait autrefois faire offense  à quelqu'un en lui faisant la remarque qu’il ne
venait pas à l'église pour participer à la Divine Liturgie. Aujourd'hui, cependant, à
cause de notre incrédulité et de la dureté des cœurs, c’est considéré comme normal,
et c'est au point que les gens ne trouvent d’ailleurs pas que ce soit naturel d'exercer
une  fonction liturgique ; ils trouvent même cela bizarre. 

Même quand les gens aujourd'hui « vont à l'église», il est difficile de savoir s’ils exercent
vraiment une fonction liturgique, c’est à dire s’ils prennent réellement part au mystère
universel de l'Eucharistie et de l'Église, s'ils conçoivent la Divine Liturgie pas simplement
comme un devoir religieux et social, mais comme une offrande et un sacrifice à Dieu,
en Christ. Il est même possible que quelqu'un célèbre la Divine Liturgie en tant que
prêtre et qu’il soit cependant, en substance, à l'extérieur de la Liturgie, parce qu'il
ne s’offre pas lui-même et toutes choses à Dieu. 

Ces chrétiens en dehors de la liturgie, clergé comme laïcs, fondamentalement ne
viventpas.

Il est écrit dans l'Apocalypse, « Je sais que tu passes pour être vivant, mais tu es mort.» (3, 1). 
Les hommes qui offrent  « ce qui est [au Seigneur] de ce qui [au Seigneur], en toutes
choses et pour tout»* servent vraiment Dieu et ont sa faveur. Ces hommes reconnaissent
que tout ce qu'ils ont est un don de Dieu.
Ils croient que rien de qu’ils offrent ne vient d’eux-mêmes. Tout vient de Dieu et c’est
cela même qu’ils offrent à Dieu, avec eux-mêmes, leur monde et leurs relations
avec le monde. Ils ne gardent rien égoïstement pour eux-mêmes. Ils se donnent sans
réserve. Ils donnent tout, c’est ainsi qu’ils reçoivent tout. Ils meurent, pour vivre. Et ils
offrent tout dans le Christ et pour le Christ. En toutes choses (toujours) et pour toutes
choses (pour tous les dons de Dieu).
Ainsi, l'entièreté de la vie des hommes (même après la Divine Liturgie et à l'extérieur
de l'église) devient service, offrande, relation, sacrifice, communion et action de grâces.
Toute la vie se transforme en une vie théanthropique.

Les deux heures de la Liturgie du Dimanche deviennent une liturgie quotidienne de
24 heures.

En tant qu’Orthodoxes, quand nous parlons de vie liturgique, nous ne voulons pas
parler seulement de notre courte offrande liturgique dans l'église, mais de notre vie
entière, qui, commençant par les actions liturgiques dans l'église, devient culte et liturgie.

Les chrétiens orthodoxes ne sont pas schizophrènes. Ils ne vivent
pas une vie liturgique dans l'église et une vie aliturgique à l’extérieur.

Ils passent autant de temps qu’ils peuvent à l'église (Divine Liturgie
et offices) afin d’être capables de vivre, en dehors de l'église,
d'une manière aussi proche que possible de l'esprit, du climatet de
l'éthique de la Divine Liturgie.

Par le culte dans l'église, la vie théanthropique s'enracine en eux et
est alors capable de transformer toutes les facettes de leur vie
quotidienne.

Ainsi les chrétiens imprégnés par la liturgie vivent dans l'unité de
la foi et de la vie, du divin et de l'humain, du créé et de l'incréé, de
la vie et du trépas,du temps présent et du futur, de leur propre
personne et des autres.

C’est cette unité qu’a pu vivre le peuple grec orthodoxe, aussi longtemps qu’il a eu
une réelle vie ecclésiale. Il y a encore, en Grèce, des gens, et des communautés
orthodoxes traditionnelles qui vivent dans cette unité.

Le centre de toute la vie des fondements orthodoxes traditionnels (villages et quartiers)
était l'église paroissiale, l’équivalent de ce que le Katholikon est dans les monastères.
Dans les villages d'Eubée l'église paroissiale jusqu'à ce jour est appelée la Katholiki.
(c'est à dire Καθολική Εκκλησία).

La naissance, la mort, le baptême, le mariage, l'école, le travail, les relations sociales,
les joies, et les peines, toutes les expressions de la vie sociale étaient liées à la Liturgie
et à l'église et finissaient par devenir l'Église. Ainsi, les fonctions de la vie quotidienne
trouvaient leur unité et leur ordre de préséance au sein de la Divine Liturgie.

Plus les Orthodoxes grecs prennent de la distance avec leurs racines orthodoxes, et
avec leur vivifante tradition théanthropique, moins les diverses fonctions de la vie sont
organiquement liées à la Divine Liturgie, c’est pourquoi ils arrêtent de travailler
correctement, c'est-à-dire qu'ils échouent à unir les gens ou à les aider à vivre en tant
qu’images de Dieu.

Les différentes fonctions en dehors de la Divine Liturgie déconstruisent la personne
humaine.

C’est clair avec la fonction de base de la vie, la procréation. Dans le sein de la Divine
Liturgie et de l'Église, cette fonction fondamentale est transformée, est bénie par la
grâce, et contribue à la complétude de la personne humaine. En dehors, elle devient
asservie à l'égoïsme, elle défait les personnalités et devient un tourment.
Aujourd'hui, les gens expérimentent amèrement cette situation.

Les monastères orthodoxes cénobitiques sont des modèles de la façon
dont les gens et leurs communautés devraient fonctionner.
Le centre est l'église principale (Katholikon). Les bâtiments et les
tâches (obédiences) sont toutes organisées autour de l'église
principale.

Le point de départ de la vie commune est la célébration quotidienne
de la Divine Liturgie.

L’objectif en est l'adoration de Dieu et de l'offrande de toute la
vie au Christ.

C'est un exemple de ce que peut être la vie en commun, de la foi
et de l'amour universel, et de comment la mort peut être vaincue
et comment toute chose peut être renouvelée et comment on peut
donner à chacun un rôle différent dans un ajustement à la fois
singulier et le plus approprié.

Quand l'esprit liturgique cénobitique — qui est l'esprit liturgique de l'Orthodoxie—
s'enracine  chez les Orthodoxes, ils sont préservés de la tendance puissante et viciée du
sécularisme. En essence le sécularisme  est une tentative d'organiser la vie en dehors de
la liturgie et de l'Église.

Les chrétiens orthodoxes ne peuvent pas être orthodoxes à moins qu'ils ne vivent
liturgiquement.

À moins que la Divine Liturgie et le culte ne soient pas seulement des «occasions» ou
une partie de leur emploi du temps, mais soient, au contraire, le greffon vivifiant greffé
sur leur vie pour leur transformation, le centre, la base, le commencement et la fin.

C'est seulement à travers cet esprit d’offrande de « ce qui est [au Seigneur] de ce
qui [au Seigneur]»*, à la Divine Liturgie que les gens deviennent vraiment eux-mêmes,
c'est-à-dire des images de Dieu.Les hommes qui offrent  « ce qui est [au Seigneur] de ce
qui [au Seigneur], en toutes choses et pour tout»* servent vraiment Dieu et ont sa faveur.
Ces hommes reconnaissent que tout ce qu'ils ont est un don de Dieu. Ils croient que 
 rien de qu’ils offrent ne vient d’eux-mêmes. Tout vient de Dieu et c’est cela même
qu’ils offrent à Dieu, avec eux-mêmes, leur monde et leurs relations avec le monde.

Ils ne gardent rien égoïstement pour eux-mêmes. Ils se donnent sans réserve.
Ils donnent tout, c’est ainsi qu’ils reçoivent tout. Ils meurent, pour vivre. Et ils offrent
tout dans le Christ et pour le Christ. En toutes choses (toujours) et pour toutes choses
(pour tous les dons de Dieu).

Ainsi, l'entièreté de la vie des hommes (même après la Divine Liturgie et à l'extérieur
de l'église) devient service, offrande, relation, sacrifice, communion et action de
grâces. Toute la vie se transforme en une vie théanthropique.

Les deux heures de la Liturgie du Dimanche deviennent une liturgie
quotidienne de 24 heures. En tant qu’Orthodoxes, quand nous parlons de vie liturgique,
nous ne voulons pas parler seulement de notre courte offrande liturgique dans l'église,
mais de notre vie entière, qui, commençant par les actions liturgiques dans l'église,
devient culte et liturgie.

(extrait de la revue «Ο Όσιος Γρηγόριος»,§ Ο άνθρωπος ον λειτουργικό, περίοδος
β, vol. 4, pp. 31-5, publié par le Saint Monastère Saint Grigoriou de la Sainte Montagne,
1979. 
version française par Maxime le minime de la source)

 

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 17:58

Père John [Parker]: Une réponse chrétienne orthodoxe à la décapitation par des musulmans




frjohnparker

Père John [Parker]
30 Septembre 2014


Je suis un homme indigne, indigne d'être appelé chrétien orthodoxe, sans parler de la prêtrise, et j'écris, il est vrai, dans le confort de mon Mount Pleasant, en Caroline du Sud, chez moi. Il n'y a pas de Mont à proximité, mais c'est, en effet, une communauté balnéaire agréable sur la côte Est des États-Unis.

En tant que tel, je me demande comment faire face à ces âmes pitoyables, cruelles et impitoyables, qui sont tellement enténébrées que leur vie se passe à prendre la vie d'autrui - et ce qui est pire encore, en pensant qu'ils font cela sous la direction et avec la bénédiction de Dieu Lui-même, en vue d'une  récompense éternelle?

Peut-être que je serai critiqué pour ma suggestion, assis dans mon agréable ville sans mont, mais nous avons lu récemment que nous devons recevoir l'Evangile comme un enfant; et même un enfant pourrait se demander comment on pourrait répondre au meurtre par le meurtre. La violence - individuelle ou à grande échelle - est-elle une réponse orthodoxe possible?

Quelles ont été les réactions des saints apostoliques et post-apostoliques, et des derniers saints à ces actions démoniaques, viles et haineuses?

Ioan, taierea capului IN 2

Décapitation de Saint Jean le Précurseur

Comment les disciples ont-ils réagi à la décapitation de Jean le Baptiste, que nous avons commémoré le 29 Août?

Au bord du précipice du martyre, saint Etienne, le protomartyr pria Dieu de pardonner à ses bourreaux. Y eut-il un soulèvement apostolique après cela?

Le hiéromartyr Eutychès, disciple de saint Jean le Théologien, fut décapité après avoir souffert la famine en prison, une tentative de le brûler vif, et des coups cruels avec des barres de fer... qui étaient destinés à faire cesser ses prières. Il n'y a pas récit de vengeance qui en aurait résulté.

Saint Ignace d'Antioche a demandé à ses fils et filles fidèles en Christ de ne pas entraver sa marche au martyre. "Ne pas me retenez pas à la vie!" fut son ordre essentiel.

Saint Laurent, le hiéromartyr, dont nous avons gardé mémoire au début août, ordonna à ses ravisseurs, qui l'avaient mis sur une cage de feu, de le retourner, puisqu'il était "cuit de ce côté." Il n'est pas un document qui parle de représailles.

Le hiéromartyr Cyprien de Carthage, dont nous nous sommes souvenus en l'Eglise le 31 août fut martyrisé par l'épée aussi, lui par les païens. Parmi ses plus grandes contributions à la foi chrétienne était l'acceptation de la repentance de ceux qui avaient apostasié, abandonné leur véritable amour, Jésus-Christ. Lui-même, bien que défendant la vraie repentance de ceux qui avaient commis l'apostasie sous menace de mort, n'a pas trahi le Christ. Dans sa vie, nous lisons:

Lors du procès, saint Cyprien refusa calmement et fermement de sacrifier aux idoles et fut condamné à la décapitation par l'épée. Entendant la sentence, saint Cyprien dit: "Merci à Dieu!" Tous les gens crièrent d'une seule voix, "Laissez-nous également être décapités avec lui!"

Arrivant à l'endroit de l'exécution, le saint donna de nouveau sa bénédiction à tous et s'arrangea pour donner vingt-cinq pièces d'or au bourreau. Il attacha ensuite un mouchoir sur ses yeux, et donna ses mains pour être liées au prêtre et à l'archidiacre debout près de lui, et il baissa la tête. Les chrétiens mirent leurs vêtements et leurs linges en face de lui de manière à recueillir le sang du martyr. Saint Cyprien fut exécuté en l'année 258. Le corps du saint fut pris de nuit et on lui assura l'inhumation dans une crypte privée du procureur Macrobe Candidianus.

Il n'y a aucune trace de représailles.

Saint Constantin Brancoveanu, souverain de Valachie -terres roumaines- du XVIIIème siècle est commémoré le 16 août. Saint Constantin fut retenu captif pour la fête de l'Annonciation de la Mère de Dieu, le 25 mars 1714, par le sultan Ahmet III, à Istanbul. Ayant reçu un ultimatum "de se convertir ou de mourir," saint Constantin Brancoveanu fut contraint de regarder ses fils décapités (y compris le plus jeune de 11 ans, nommé Matei), avant sa propre décapitation par l'épée. Leurs têtes furent exhibées sur des piques, et les corps (bien que récupérés plus tard par les chrétiens) furent jetés dans le Bosphore. Cela eut lieu le 15 août 1714, jour de la Dormition de la Mère de Dieu. Parmi les dernières paroles du saint étaient celles-ci:

"Votre Majesté, vous avez pris ma fortune, mais je n'ai pas abandonné ma loi chrétienne. Je suis né et j'ai vécu en elle et je veux mourir en elle (= comme chrétien). J'ai rempli la terre de mon pays d'églises chrétiennes et, maintenant, atteignant un âge avancé, dois-je m'incliner devant vos mosquées turques? Non, Votre Altesse! J'ai défendu mon pays, j'ai gardé ma foi, je veux fermer les yeux dans ma foi et mes fils avec moi." Après cela, il encouragea ses fils: "Mes enfants, ayez du courage! J'ai perdu tout ce que j'avais sur ce monde terrestre. Il ne nous reste que nos âmes, nous n'allons pas les perdre aussi, mais nous allons les faire purifier par notre Sauveur Jésus-Christ. Lavons nos péchés dans notre sang!"

Tăierea capetelor Sfinților Brâncoveni, Sorin Efros

Décapitation de la famille des saints Brancoveanu, 
fresque contemporaine par Sorin Efros

Les saints prièrent pour leurs bourreaux, et sans relâche ils restaient attachés au Christ. A ma connaissance, il n'y a pas de faits constatés de violences répondant à cette violence. Cependant, avec saints Adrien et Natalie (26 août), l'un de leurs ravisseurs fut converti par leur foi fidèle. N'était-ce  pas d'ailleurs le cas avec les 40 Saints Martyrs de Sébaste?

"A moi la vengeance!" dit le Seigneur.

Nous nous tenons fièrement avec les martyrs, dont le sang est le fondement de l'Eglise. Et nous demandons à Dieu de nous accorder la même force lorsque nous devrons faire face à ce à quoi ils firent face.

Dans le même temps, se pourrait-il que l'Europe occidentale et l'Amérique du Nord soient confrontés à "l'islamisation" non pas simplement à cause de l'épée, mais aussi parce que:

Ils ont beaucoup d'enfants, alors que nous avortons les nôtres, ou tout simplement parce que nous avons peu d'enfants.

Alors qu'ils propagent leurs enseignements diaboliques, nous ne paraissons pas convaincus par la vraie foi.

Plutôt que d'être renforcés en  une voix et un front  unifiés,  les chrétiens orthodoxes sont retranchés dans des enclaves ethniques.

Plutôt que de donner généreusement pour avancer l'œuvre de l'Eglise, et de pardonner comme nous avons été remarquablement pardonnés, les chrétiens orthodoxes restent mesquins, les poings serrés.

Chaque champ est prêt pour la récolte. Allons-nous témoigner de la vérité à la fois par notre mode de vie et notre façon d'affronter la mort?

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après les sources suivantes:
cité par

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