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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 12:09



La Prière de St Basile le Grand :

« Dieu Tout-Puissant, faites que cet exorcisme accompli en Votre Saint Nom puisse frapper de terreur ce prince du mal » : 



Prions le Seigneur :

 Dieu suprême, Seigneur des seigneurs, Organisateur des flamboyantes Armées, Créateur des immatérielles Puissances, Artisan de tout ce qui est au ciel et sur la terre, Vous que nul homme n’a vu et ne peut voir, devant qui toute créature est saisie de crainte et de tremblement, Vous qui avez terrassé le chef de Vos armées jadis révolté contre Vous et ayant mis fin à son service par sa désobéissance, puis qui avez livré aux abîmes de ténèbres les anges révoltés avec lui et devenus démons, faites que cet exorcisme accompli en Votre Saint Nom puisse frapper de terreur ce prince du mal et toutes ses phalanges déchues avec lui de la Lumière céleste. Mettez-le en fuite et ordonnez-lui, ainsi qu’à ses démons, de se retirer tout à fait, en sorte qu’il ne puisse plus nuire à l’image marquée de Votre sceau, mais que les confirmés reçoivent fortement le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions et sur toute puissance ennemie. Car tout ce qui respire chante, magnifie et glorifie dans la crainte Votre Nom Très-Saint, Père , Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen. 



Exorcisme : 
Je t’exorcise  toi, le pire des blasphémateurs, le chef de la révolte et l’artisan de tout mal. 
Je t’exorcise  toi qui fus rejeté de la Lumière d’en haut, et plongé pour ton orgueil dans les ténèbres de l’abîme. 
Je t’exorcise  ainsi que toute puissance déchue qui a suivi ton parti. 
Je t’exorcise  esprit impur, au Nom du Dieu des Armées, Adonaï, Elohim, Dieu Tout-Puissant, et de toute l’Armée des Anges de Dieu : sors et retire-toi de ce serviteur (cette servante) de Dieu, (Prénom……….). 
Je t’exorcise  par le Dieu qui a créé l’univers par son Verbe, Notre Seigneur Jésus Christ, son Fils Unique, ineffablement engendré par lui sans passion avant les siècles, auteur de toute la création visible et invisible ; par Celui qui a formé l'homme à Sa propre image, qui l’a guidé tout d’abord par la loi de nature et mis sous la protection des Anges, qui a fait sombrer les pécheurs sous un déluge d’eau en ouvrant les célestes réservoirs, qui a fait périr les géants sacrilèges, renversé la tour des profanateurs et réduit en cendres les villes de Sodome et Gomorrhe par le feu et le soufre, témoin l’incessante fumée qui s’en dégage ; par Celui qui, sous le bâton de Moïse, ouvrit la mer, engloutit sous ses eaux les combattants de l’impiété, Pharaon le tyran et l’armée des ennemis de Dieu, tandis que le peuple traversait à pied sec ; Lui qui, en ces derniers temps, a daigné s’incarner de la Vierge, conservant intacts les scellés de Sa virginité, afin de laver dans les eaux du Baptême l’antique souillure contractée par notre transgression. 
Je t’exorcise  par Celui qui fut baptisé dans le Jourdain et qui, par l’eau, nous a donné, selon la Grâce, le signe de l’incorruptibilité, tandis que les Anges et toutes les Puissances du ciel furent stupéfiés de Le voir s’abaisser, Lui, le Dieu incarné, alors que le Père sans commencement révélait l’éternelle génération du Fils et que la descente du Saint-Esprit attestait l’unité de la Trinité. 
Je t’exorcise  par Celui qui a repris le vent et calmé la tempête, qui a chassé des multitudes de démons et, avec de la boue, a rendu la vue aux aveugles de naissance ; qui a renouvelé l’antique forme du genre humain et permis aux muets de parler ; qui guérit les plaies des lépreux et ressuscita les morts du tombeau ; Lui qui, jusqu’à la mort, s’entretint avec les hommes, et qui, par sa Résurrection, dépouilla l’enfer, arrachant l’humanité tout entière à la corruption de la mort. 
Je t’exorcise  par le Dieu Tout-Puissant qui répandit Son souffle sur les hommes par la voix des prophètes, et s’associa les Apôtres pour répandre la foi dans le monde entier. 
Tremble , fuis, va-t’en, retire-toi, démon impur et maudit, démon des enfers et des profondeurs, trompeur et difforme, toi qui te montres par insolence et te dissimules par hypocrisie, où que tu te trouves et te caches, que tu sois Beelzéboul en personne ou quelque esprit faisant des signes, que tu prennes la forme d’un monstre ou l’apparence d’animaux, que tu te manifestes comme vapeur ou fumée, en mâle ou en femelle, comme serpent ou comme oiseau, parlant dans l’obscurité ou encore sourd et muet, suscitant l’épouvante par tes incursions ou par des convulsions, en tramant des complots ou dans la pesanteur du sommeil, dans la faiblesse ou dans la maladie, par des éclats de rire ou des larmes de plaisir ; en démon libertin, malodorant, voluptueux, concupiscent, en ami de la drogue et de l’impureté, de la magie et de l’occultisme, en celui qui hante les maisons avec effronterie ou en celui qui attise les querelles et fomente les troubles, qui change avec la lune et tourne avec le temps, qui paraît à midi ou à minuit, dans la nuit, ou en plein jour, survenant de toi-même ou envoyé par quelqu’un, surgissant à l’improviste : sur mer, sur un fleuve, sur terre, dans un puits, un précipice, une fosse, un étang, un marécage, une forêt, un lieu retiré ou impur, un bois, une chênaie, un arbre, un oiseau, un éclair, un établissement de bains, une fontaine, un monument païen, là où nous savons ou nous l’ignorons, à notre su ou à notre insu, ou encore d’un lieu inattendu : va-t’en ! Honte à toi en présence de l’image créée et façonnée par la main de Dieu. Crains la ressemblance du Dieu incarné et cesse de te cacher dans son serviteur (sa servante) (Prénom……….). Ce qui t’attend, c'est une verge de fer, la fournaise ardente, l’exil au plus profond de l’enfer, les grincements de dents pour ta désobéissance. 
Tremble, tais-toi et va-t’en  ! Ne reviens pas, te cachant sous quelque autre malfaisance d’esprits impurs, mais prends la fuite vers un pays désert et desséché, vers une terre inculte et inhabitée que Dieu seul garde et où Il enchaîne tous ceux qui complotent et œuvrent contre Son image. C'est Lui qui te chasse au loin et te précipite dans les ténèbres de l’enfer, toi, le diable tentateur et auteur de tous les maux. Parce qu’elle est grande la crainte qu’inspire notre Dieu, aussi grande que la gloire du Père , du Fils et du Saint-Esprit. Amen. 



Prions le Seigneur : Dieu du ciel, Dieu de lumière, Dieu des Anges soumis à Votre pouvoir, Dieu des Archanges qui servent votre Majesté, Dieu des glorieuses Dominations, Dieu des Saints, Père de Notre Seigneur Jésus Christ, Vous qui avez délivré les âmes liées à la mort, qui, par votre Fils Unique, avez illuminé les hommes plongés dans les ténèbres, qui avez mis fin à nos douleurs et dissipé toute peine en éloignant de nous toutes les attaques de l’ennemi ; et Vous, Fils et Verbe de Dieu, qui, par Votre mort, nous avez rendu immortels, et, par Votre gloire, nous avez glorifiés, qui, par votre Résurrection, nous avez permis de passer des hommes vers Dieu ; Vous qui, par votre Croix, avez porté les chaînes de nos péchés et avez assumé notre misère et l’avez guérie ; Seigneur, Vous qui nous avez frayé un chemin vers le Ciel, changeant en immortalité notre condition mortelle, exaucez-moi qui, avec amour et tremblement, fais appel à Vous, dont la crainte fait fondre les montagnes de la terre avec le firmament, dont la puissance effraie les muets éléments pour qu’ils gardent leurs limites, grâce auquel le feu du châtiment ne dépassera pas les bornes que Vous lui avez fixées, mais attendra strictement Votre décision ; par qui toute la création connaît les douleurs de l’enfantement et pousse d’ineffables gémissements, ayant reçu l’ordre de demeurer jusqu’au temps fixé. Vous qui avez tenu à l’écart toute puissance adverse, et avez soumis les armées de l’ennemi, terrassé le diable, foulé au pied le serpent et fait périr le dragon ; Vous avez illuminé et rendu fortes les nations qui Vous ont reconnu comme Dieu, Seigneur, grâce auquel la vie a été manifestée, l’espérance fondée, la foi établie, l’Évangile annoncé, et par qui l'homme a été reformé de la terre par la foi en Vous : qui est comme Vous, Dieu Tout-Puissant ? 
C'est pourquoi nous Vous prions, Dieu de nos pères et Seigneur de Miséricorde, Être suprême qui précédez tous les temps : accueillez celui qui est venu vers Vous en votre Saint Nom, en celui de votre Fils Bien-Aimé, Jésus Christ, et en celui de votre Saint et Vivifiant Esprit. Éloignez de son âme toute faiblesse, tout manque de foi, tout esprit impur, convulsif, esprit infernal, sentant le feu, malodorant, obscène, ami de l’or et de l’argent, coléreux, lascif, tout esprit malsain, ténébreux, difforme ou impudique. Oui, Seigneur, éloignez de Votre serviteur (servante) (Prénom……….) toute influence du diable, qu’elle vienne de la magie, de la drogue, de l’idolâtrie, de la voyance par les astres, de l’observation des oiseaux, de la nécromancie, de l’impureté, de la pornographie, de l’avarice, de l’ivresse, de la débauche, de la fornication, de l’obscénité, de l’impudeur, de la colère, de la zizanie, de la déstabilisation ou de toute méchante insinuation. Oui, Seigneur notre Dieu, insufflez-lui votre Esprit de paix, afin que gardé(e) par lui, il (elle) produise les fruits de la foi, de la vertu, de la sagesse, de la pureté, de la tempérance, de l’amour, de la bonté, de l’espérance, de la douceur, de la longanimité, de la patience, de la chasteté et de la compréhension. Car ce serviteur (cette servante) est Vôtre, il (elle) croit en la consubstantielle Trinité ; les Anges et les Archanges en sont témoins, ainsi que toute l’armée des cieux. 
Avec lui (elle), gardez aussi nos cœurs, Seigneur, car Vous en avez le pouvoir. Nous vous rendons gloire, Père , Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen. 


Saint Basile le Grand (329-379)

Basile-le-Grand.jpg

¤Samedi 29 et Dimanche 30 Septembre

Weekend de Pèlerinage à Saint Michel et aux Saints Archanges

 

10h30, Messe suivie du programme habituel (Prière pour l'unité, réception des fidèles pour accompagnements spirituels, prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérisons intérieures (Selon les rites de la Ste Eglise)...).

 

INSCRIPTIONS:

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

 

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Ou trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

 

Comment recourir aux services de prêtres compétents, formés et expérimentés appartenant à l'un ou l'autre Monastère d'une Eglise Orthodoxe-Orientale.(Tradition Syriaque Orthodoxe des Indes/ Malankare)

_____________________________________________________

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

   

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

Note:

 

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).

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Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

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Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Icon of The Last Supper. Jesus and St. John.:

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

--------------------

DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...

O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.

Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:

---------------------

GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers

Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the

"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for

humanity.

Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this

Immense current of underground prayer that irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 08:38

PRIEZ TROIS FOIS PAR JOUR

Enseignement du Seigneur

aux nations par les douze Apôtres.

 

8. Que vos jeûnes n’aient pas lieu en même temps que ceux des hypocrites.

Ils jeûnent en effet le deuxième et le cinquième jour après le sabbat, mais vous, jeûnez le troisième jour et durant la préparation du sabbat.

Ne priez pas non plus comme les hypocrites, mais comme le Seigneur l'a ordonné dans son évangile, priez ainsi :

 

ܐܒܘܢ


ܐܒܘܢ ܕܒܫܡܝܐ
ܢܬܩܕܫ ܫܡܟ
ܬܐܬܐ ܡܠܟܘܬܟ
ܢܗܘܐ ܣܒܝܢܟ
ܐܝܟܢܐ ܕܒܫܡܝܐ ܐܦ ܒܪܥܐ
ܗܒ ܠܢ ܠܚܡܐ ܕܣܘܢܩܢܢ ܝܘܡܢܐ
ܘܫܒܘܩ ܠܢ ܚܘܒܝܢ ܘܚܬܗܝܢ
ܐܝܟܢܐ ܕܐܦ ܚܢܢ ܫܒܩܢ ܠܚܝܒܝܢ
ܠܐ ܬܥܠܢ ܠܢܣܝܘܢܐ
ܐܠܐ ܦܨܐ ܠܢ ܡܢ ܒܝܫܐ
ܡܛܠ ܕܕܠܟ ܗܝ ܡܠܟܘܬܐ
ܘܚܝܠܐ ܘܬܫܒܘܚܬܐ
ܠܥܠܡ ܥܠܡܝܢ
ܐܡܝܢ


Version en phonétique:

Abun dbachmayo,
Neth Kadash shmokh,
Titheh malkoutokh,
Nehwe sebionokh,
Aykano dbashmayo of bar'o.
Hablan lahmo d'sounqonan yaomono,
Wa shbouklan haoubèin wahtohèin,
Aïykano dof hnan shbakn lhayobèin wlo ta'lan L'nesyouno,
Elo fasolan men bisho,

Metoul dilokh i malkoutho
ou haïlo ou teshbohto l'olam olmin

Amîn.
 

 

-Notre Père, qui êtes aux cieux

Que votre nom soit sanctifié que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien ( substantiel ) , pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. 

Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. AMÎN.

 

 

Priez ainsi trois fois par jour.

PITIÉ, MON DIEU!


 

Pitié, mon Dieu c'est pour notre patrie
Que nous prions au pied de cet autel:
Les bras liés et la face meurtrie,
Elle a porté ses regards vers le ciel,

(Refrain)
Dieu de clémence, O Dieu vainqueur!
Pardonnez notre offense, 
Par le Christ Sauveur, 
Pardonnez notre offense,
Par le Christ Rédempteur!


Pitié, mon Dieu! sur un nouveau Calvaire
Gémit Votre Sainte Église souffrante;
Fortifiez Évêques et Prêtres
Dans la lumière et la force de l'Esprit.

Pitié, mon Dieu! la Vierge Immaculée
N'a pas en vain fait entendre sa voix;
Sur notre terre ingrate et désolée
Les fleurs du ciel croîtront comme autrefois.

Pitié, mon Dieu! pour tant d'hommes fragiles,
Vous outrageant, sans savoir ce qu'ils font;
Faites renaître, en traits indélébiles,
Le sceau du Christ imprimé sur leur front!

Pitié, mon Dieu! votre Coeur adorable
A nos soupirs ne sera pas fermé;
Il nous convie au mystère ineffable
Qui ravissait l'Apôtre bien-aimé.

 


SE PRÉPARER A LA PRIÈRE

Maintenant que vous avez fixé un temps régulier et une place particulière, vous êtes prêt à commencer.

Vous commencez à prier en concentrant votre conscience dans votre cœur et en unissant avec énergie toutes les puissances de l'âme et le corps.

Prenez le temps au début de votre moment de prière d’apaiser votre corps et de concentrer vos énergies dans votre cœur.

Le Christ dit : «Entre dans ta chambre et ... ferme ta porte "(Matt 6:6).

Retirez toutes les activités qui pourraient perturber votre descente intérieure.

Mettez de côté, du mieux que vous pouvez, tous vos problèmes de la journée et vos soucis du lendemain.

Ce n'est pas un temps de réflexion ou d'inquiétude.

Lorsque vous vous apprêtez à prier, restez debout, assis ou bien marchez quelques minutes et calmez votre esprit pour vous concentrer sur Dieu.

Pensez à qui vous allez vous adresser.

Rappelez-vous que c'est Dieu Lui-même à qui vous allez parler.

Essayez de le faire dans un sentiment d'humilité et de crainte respectueuse.

Faites des prosternations avant de commencer…

 

Note: Lorsque nous prions, nous devons faire face à l'Est.

 

 

Source: http://vie-orthodoxe.blogspot.com

 

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église . Explication du Sermon sur la montagne, 3, 11 (trad. coll. Pères dans la foi, n°5, p. 94 rev.) 

ikonostas-bohorodice2-v.jpg

« Prie ton Père dans le secret »

 

Jésus dit :

-« Quand tu pries, entre dans ta chambre ».

Quelle est cette chambre sinon le cœur, comme l'indique le psaume où il est écrit :

-« Ce que vous dites dans votre cœur, regrettez-le dans votre chambre » (Ps 4,5 Vulg).

Et, dit-il, « après avoir fermé la porte, prie ton Père dans le secret ».

Il ne suffit pas d'entrer dans sa chambre, si la porte reste ouverte aux gens indiscrets :

les futilités du dehors s'introduisent furtivement par cette porte et envahissent l'intérieur.

Les faits passagers et tangibles pénètrent par la porte, dans nos pensées ; c'est-à-dire une foule de vains fantasmes entre par nos sens et troublent notre prière.

Il faut donc fermer la porte, ce qui veut dire résister aux sens, afin qu'une prière toute spirituelle monte jusqu'au Père, jaillie du creux de notre cœur où nous prions le Père dans le secret.

« Et votre Père, qui voit dans le secret, te le revaudra ». 

Le Seigneur n'a pas l'intention de nous recommander de prier mais de nous apprendre comment prier.

De même il ne nous recommande pas l'aumône, mais l'esprit dans lequel il faut faire l'aumône.

Il exige la pureté du cœur que l'on peut obtenir seulement par une intention unique et simple, orientée sur la vie éternelle par un amour de la sagesse unique et pur. 

 

Saint Aphraate (?-v. 345), était un moine et évêque syriaque près de Mossoul . Dans : Les Exposés, n°4 ; SC 349 (trad. SC p. 316) 

cross[1]

« Restez éveillés et priez en tout temps »

 

      Mon ami, lorsqu'on fait le bon plaisir de Dieu, c'est de la prière, et c'est ce qui me paraît beau…

Par-dessus tout, sois assidu à la prière sans t'en lasser, comme il est écrit, car notre Seigneur a dit :

« Priez sans vous lasser. »

Sois assidu aux veilles, éloigne de toi somnolence et lourdeur, sois en éveil jour et nuit sans te décourager. 


      Je vais te montrer les modes de la prière ; il y a en effet la demande, l'action de grâce et la louange (Ph 4,6) :

*la demande, quand on demande miséricorde pour ses péchés ;

*l'action de grâce, quand tu rends grâce à ton Père qui est au ciel ; et

*la louange, quand tu le loues pour ses œuvres

Quand tu es en danger: présente la demande ;

quand tu es pourvu de biens: rends grâce à celui qui donne ; et

quand tu es d'humeur joyeuse: présente la louange. 


      Toutes tes prières, tu dois les porter devant Dieu selon les circonstances.

Vois ce que David lui-même disait à tout moment :

-« Je me suis levé pour rendre grâce à tes jugements, ô Juste » (Ps 118,62).

Dans un autre psaume, il dit encore :

-« Louez le Seigneur depuis les cieux, louez-le dans les hauteurs » (148,1).

Il dit enfin :

-« Je bénirai le Seigneur à tout moment, à tout moment ses louanges en ma bouche » (33,2).

Car tu ne dois pas prier d'une seule manière, mais selon les circonstances. 


      Et moi, mon ami, j'ai la ferme conviction que tout ce que les hommes demandent avec assiduité, Dieu le leur donne.

Mais celui qui offre avec hypocrisie n'est pas agréé, selon ce qu'il est écrit : Celui qui offre la prière, qu'il tourne et retourne son offrande, pour voir s'il ne s'y trouve pas quelque défaut, et qu'ensuite il l'offre, autrement son offrande restera à terre (cf Mt 5,23-24; Mc 11,25).

Et qu'est-ce que l'offrande, sinon la prière ?…

De toutes les offrandes en effet, la prière pure est la meilleure.   

 

LE SENS DE LA PRIÈRE

Avant de parler de la prière elle-même, il convient de savoir pourquoi il est utile et nécessaire de prier, pourquoi la prière au nom du Seigneur Jésus a un sens et une valeur toute particulière.

 

Cordon ombilical avec Dieu.

La réponse est donnée dans un verset de l’épître aux Hébreux où, avant même de donner des exemples comme Abraham, l’auteur insiste sur la nécessité de croire dans le Créateur pour discerner ses œuvres dans le monde : " Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la Parole de Dieu, de sorte que ce que l’on voit provient de ce qui n’est pas apparent " (Hé 11, 3). Cette foi fondamentale rend la prière nécessaire. Dès que nous avons découvert que tout ce que nous voyons et tout ce que nous sommes – a son origine, son mouvement et sa vie dans le Créateur, dès que nous avons reconnu par conséquent que la création est amenée à mourir lorsqu’elle est coupée du Créateur, il devient d’une importance vitale, au sens le plus littéral et le plus fort du terme, de retrouver le lien de vie – véritable cordon ombilical – avec Dieu, sans lequel nous ne pouvons plus vivre.

Nous sommes tellement habitués aux merveilles de la création que tout nous paraît normal. Il est naturel de respirer, même dans le sommeil ; or, si le Créateur retenait son souffle, la respiration cesserait. Il est naturel que notre cœur batte indépendamment de notre volonté, naturel aussi que les enfants naissent, que le soleil se lève ; pourtant, qui nous dit que le soleil se lèvera demain matin ? En réalité, c’est le Créateur qui préside à tout cela. Dans les offices monastiques, toute la prière est liée au rythme de la nature où l’homme de foi reconnaît l’œuvre de son Créateur. Il sait, du reste, que si le lien entre lui et son Dieu était rompu, la créature – et l’homme en particulier – deviendrait une branche morte, desséchée et bonne pour le feu. Coupé du Créateur qui le fait battre, le cœur de l’homme devient un cœur de pierre au sens propre et figuré. C’est donc un acte de foi qui nous fait discerner la présence et l’existence de Quelqu’un derrière les merveilles de la création. Cela ne se démontre pas. Nous avons des signes, des traces de Dieu, mais au-delà, il faut un acte de confiance : un acte comparable à celui du plongeur qui se jette de haut dans le vide et qui ne peut vérifier le rôle amortisseur de l’eau qu’à l’arrivée.

Malheureusement, toute notre façon de vivre, tout ce que l’on appelle le péché, a coupé l’homme de son Créateur. Le péché n’est pas autre chose que le résultat d’un certain mode d’être, quand l’homme se détourne de son Créateur au profit des créatures qu’il se met à’ adorer, à la place de Dieu. C’est ainsi que l’homme moderne déploie des prodiges d’intelligence pour étudier les créatures, mais qu’il ne sait plus se tourner vers son Créateur. […]

Nous sommes des extravertis, nous nous perdons et nous dispersons dans les choses. Nous projetons tout le temps notre propre personne dans nos perceptions et dans les réalités extérieures, et nous nous y désintégrons. En dirigeant continuellement notre attention vers le dehors, nous devenons, pour ainsi dire, des morceaux de nature. Nous sommes alors tiraillés par tout ce qui, dans le monde, nous attire ou nous repousse, et nous y perdons jusqu’à notre personne.

L’homme sans Dieu est à la limite un schizophrène. Il perd son unité, se noie et se désintègre dans les déterminismes naturels. Il y perd sa liberté et devient un être conditionné. Ce n’est pas un hasard si notre époque parle tant de conditionnement ; c’est sans doute parce que les hommes n’ont jamais été autant conditionnés depuis qu’ils ont perdu leur contact initial avec le Créateur, pour se tourner vers les choses, s’y disperser et s’y désintégrer.

 

L’union du divin et de l’humain.

Cependant, le Dieu qui nous a créés n’a pas voulu notre désintégration et nous a envoyé son Fils. Cette incarnation donne à la prière un sens nouveau. Nous sommes ici aussi dans le domaine de la foi. C’est en Christ, Dieu et homme, que la nature divine et la nature humaine sont parfaitement unies. Et c’est dans cette union totale et parfaite du divin et de l’humain que réside la prière. Jésus-Christ – vrai Dieu assumant la nature humaine – est d’une certaine manière en état de prière permanente, puisque le Fils de Dieu et le Fils de l’homme communiquent d’une façon si totale qu’il n’y a en lui qu’une personne. C’est là que se trouve la source de la prière, qui est vraiment cette communication parfaite et intégrale avec Dieu en Jésus-Christ, dans la communion profondément naturelle entre Dieu et l’homme fait à son image.

Mais comment cette communication, cette union du divin et de l’humain – réalité fondamentale de la personne du Christ – se communique-t-elle aux chrétiens ? Une parole du prophète Isaïe nous le révèle, qui décrit à l’avance ce que sera le Messie " L’Esprit du Seigneur est sur moi, il m’a oint pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres " (Is 61, 1). Le mot Christ venant du verbe grec qui signifie " oindre ", " Il m’a oint " veut dire : " Il m’a fait Christ. " Le prophète Isaïe définit donc le Christ comme Celui sur qui repose le Saint-Esprit de Dieu. C’est justement parce que le Saint-Esprit repose sur le Fils que, lorsqu’il s’est posé sur la Vierge Marie, s’est opérée l’incarnation du Fils.

C’est par l’œuvre du Saint-Esprit, qui repose sur lui de toute éternité, que le Fils a assumé la nature humaine dès le sein de la Vierge. Et c’est parce que l’Esprit repose sur lui qu’il le donne à ceux qui croient en lui. À ce moment-là, véritable Pentecôte, l’homme est – à l’instar des anémones sous le soleil – exposé au rayonnement de l’Esprit de Dieu. Il commence à se vivifier, à être progressivement transformé par la lumière divine. Peu à peu se réalise ainsi, par toute une vie de foi et de prière, ce qui existait d’emblée, d’une façon totale et parfaite, dans la personne de Jésus Christ : l’union du divin et de l’humain. Lorsque le Seigneur Jésus nous donne l’Esprit, l’image de Dieu se renouvelle en nous. Nous recommençons à communiquer avec le Créateur. Nous revenons à notre état " naturel " qui est un état de prière.

La prière est en effet aussi naturelle à l’homme que sa respiration. Loin d’être une sorte d’état mystique et transcendant, elle est la condition naturelle de l’homme fait à l’image de Dieu. Comme le sarment communique avec le cep, comme la branche communique avec le tronc, comme toute la nature communique avec le Créateur, l’homme communique avec Dieu. Car l’homme a été créé pour Dieu ; c’est le péché qui nous coupe de Dieu, qui est contre-nature. Si nous mettons une plante dans une pièce sans lumière, nous accomplissons un acte contre nature, et ses feuilles vont blanchir. Si nous la plaçons près d’une fenêtre, cette plante va se tordre et se tourner vers la lumière ; si la lumière naturelle vient à manquer, elle va se tourner vers un ersatz de lumière comme une lampe électrique.

Comme cette plante, nous sommes bien souvent des tordus qui avons soif de la lumière que nous n’avons plus. Par nature, nous sommes assoiffés de Dieu, mais, ayant choisi d’innombrables ersatz de Dieu – des idéologies, des passions, des choses et toutes sortes d’appétits – tout dans notre vie s’emballe, grince, tourne à l’envers et au désordre. Le dynamisme divin que Dieu a déposé en nous n’étant plus rattaché à sa source, nous aboutissons à une véritable anarchie intérieure où notre être et la société perdent leur unité.

Demander l’Esprit Saint.

Cette œuvre du Saint-Esprit qui procède du Père, repose sur le Fils, est donnée aux croyants et renouvelle la nature humaine, est bien résumée par saint Paul : " Le Seigneur, c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. Et nous tous qui, le visage découvert, reflétons comme un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image de gloire en gloire, comme il convient à l’action du Seigneur qui est l’Esprit " (2 Co 3, 17-18). Voilà qui définit bien ce qu’est la prière et son but : l’exposition de l’homme au rayonnement de l’Esprit saint qui, progressivement, renouvelle en lui l’image de Dieu et le transforme de gloire en gloire, selon le modèle de cette image parfaite de Dieu qu’est le Fils de l’Homme, Jésus Christ.

La prière, en ce sens, n’est nullement un acte fragmentaire. Elle n’est pas un ensemble de paroles ou de formules qu’on récite à un moment donné, mais bien un état permanent de l’homme, état qui redevient son état naturel et vital lorsqu’il se replace sous le rayonnement de l’Esprit. C’est pourquoi la plus importante de toutes les prières est celle que le Seigneur Jésus lui-même nous a indiquée : " Si vous qui êtes mauvais, ne donnez pas une pierre à vos enfants quand ils vous demandent du pain, ou un scorpion quand ils vous demandent un neuf, combien plus votre Père du ciel vous donnera-t-il le Saint-Esprit si vous l’en priez " (Mt 7, 9-11 ; Lc 11, 11-13).

Or, c’est la seule prière que nous ne faisons presque jamais ! Nous demandons à Dieu un tas de choses inutiles. Nous sommes avec lui comme des enfants capricieux qui demandent tout sauf le nécessaire, quand ce n’est pas des choses nuisibles. Et même si nous ne demandons pas à Dieu des choses aussi futiles que gagner au tiercé ou à la loterie nationale, si nous prions effectivement pour des choses plus utiles et plus légitimes comme la santé, prions-nous pour acquérir le Saint-Esprit qui est autrement plus nécessaire ? Lorsque nous avons le Saint-Esprit, nous sommes reliés à la Source de la vie ; nous avons la santé à la racine de notre être et pas seulement à la surface de notre peau.

Cependant, pour demander le Saint-Esprit, encore faut-il d’abord croire au Seigneur Jésus, puisque c’est lui qui le donne. Il est venu pour cela, ainsi qu’il l’a dit lui-même dans son dialogue avec la Samaritaine (Jn 4, 10-14). Il s’est incarné pour donner aux hommes le don de Dieu. Et ce don ne consiste pas seulement dans ce que Dieu donne : il est Dieu lui-même, la présence et le rayonnement même de Dieu par le don du Saint-Esprit. Autrement dit, Dieu n’est pas seulement le donnant, il est aussi le donné. De même que le Fils s’est donné lui-même par l’Incarnation et la Croix, de même le Saint-Esprit s’est donné aux hommes à la Pentecôte.

Quand nous invoquons le Saint-Esprit, nous l’appelons " Trésor de tous biens et Donateur de vie ". S’il est la source de tous les biens, pourquoi lui demandons-nous des petites choses plutôt que la présence du Donneur ? Nous prenons Dieu pour un homme qui ferait à sa femme un tas de cadeaux, mais qui ne lui donnerait jamais son amour, ni lui-même. Or, qu’attend une femme de l’homme qu’elle aime ? Des bijoux ? Des vêtements ? Des maisons ? Elle attend surtout qu’il se donne à elle. Or le Dieu-Amour nous donne essentiellement sa propre Personne, son propre Fils et son propre Saint-Esprit. Si seulement dans nos prières nous savions désirer le Donneur lui-même plutôt que ses dons ! Si seulement nous savions aimer Dieu pour lui-même plutôt que pour ses bienfaits ! Si, seulement nous étions un peu moins intéressés et commerçants avec Dieu !

Ne serions-nous pas un peu agacés de constater que les gens que nous aimons passent leur temps à nous demander quelque chose, mais sans s’intéresser à nous, un peu comme ces jeunes soldats qui n’écrivent à leur mère que pour leur demander de l’argent. La maman est toujours un peu déçue, mais elle envoie quand même ce qui est réclamé ; elle souhaiterait pourtant que son enfant pense parfois à elle sans arrière-pensées intéressées. Il en est de même de Dieu : il aimerait que nous pensions quelquefois à lui pas seulement pour lui demander des cadeaux, mais aussi pour lui dire que nous l’aimons et désirons sa présence. Mais pour cela, il faudrait que, dans nos prières, nous cessions d’être des bavards et des mal élevés ! Il y a des gens qui ne nous laissent jamais placer un mot quand nous parlons avec eux : ils parlent, parlent, parlent ! Ils racontent un tas de choses inintéressantes et ne nous donnent jamais la parole ! N’avons-nous pas, nous aussi, un comportement semblable avec Dieu : nous demandons, nous récitons, nous disons un tas de mots, mais nous ne prenons jamais la peine de nous taire et d’écouter.

Souvenons-nous de ce très beau récit de l’Ancien Testament, dans le livre des Rois, lorsque le grand prophète Élie, se trouvant à l’entrée de la grotte, apprend que Dieu va passer. Il y a un grand coup de tonnerre, mais, dit la Bible, Dieu n’est pas dans le coup de tonnerre ; il y a ensuite un grand tremblement de terre et un grand éclair, mais Dieu n’y est pas non plus. Survient alors un doux murmure, comme la brise du matin, et Elie, comprenant alors que Dieu passe, se prosterne, visage contre terre, et couvre sa tête de son manteau (voir 1 R 19, 11-12).

Faire silence pour écouter Dieu.

Dieu se fait entendre dans le silence, Mais celui-ci nous fait peur. Car nous craignons de nous retrouver seuls avec nous-mêmes. Nous préférons la télévision à la solitude, par peur du silence qui nous ferait entendre la voix de notre cœur et nous obligerait à tourner notre regard vers l’intérieur. Pourtant, c’est au fond de nous-mêmes à la racine de notre être où se trouve, souvent estompée, l’image de Dieu – que nous pouvons entendre la voix du Créateur. Mais notre propre bruit, le bruit permanent de la civilisation actuelle, l’occulte, la fait taire.

Il faut du silence pour écouter, surtout quand il s’agit d’une personne qui a quelque chose à dire et qui a pris la peine de l’exprimer. N’est-ce pas merveilleux que Dieu ait pris la peine de parler aux hommes et qu’il nous ait donné sa Parole ? Alors, écoutons-la, efforçons-nous de la lire. Non pas – bien que cela soit parfois utile – avec la mentalité du savant qui, microscope en mains, cherche sans cesse à décortiquer, éplucher, expliquer, comprendre les objets qu’il finit par dissoudre dans ses analyses. Non, il faut lire l’Écriture Sainte pour écouter Celui qui me parle, pour écouter le Dieu vivant qui a quelque chose à me dire parce qu’il m’a créé et qu’il a un projet, un dessein pour moi. Il faut donc lire la Bible en cherchant ce que Dieu veut me dire personnellement. Mieux encore, il faut écouter la Parole de Dieu ensemble avec d’autres, car là où deux ou trois sont réunis en son nom, il est présent parmi eux.

En ce sens, les offices de l’Église réalisent l’écoute communautaire de la Parole de Dieu. Que sont ces offices – les vêpres et les matines – auxquels nous assistons si peu et dont nous oublions parfois l’existence, sinon l’écoute de Dieu parlant à son peuple ? Aller à un office, ce n’est pas assister à un rite, ni réciter des prières et faire des gestes. C’est participer au mouvement de tout un peuple qui écoute son Dieu.

On ne peut pas être chrétien seul, parce que le Seigneur veut que nous soyons en même temps unis à lui et à nos frères. Notre époque passe son temps à perdre l’une de ces deux dimensions de la vie religieuse. Tantôt on souligne exclusivement la dimension verticale : Dieu et moi, et on en vient à oublier les frères. Tantôt, par réaction, on souligne la dimension horizontale : les frères et moi, et on en vient à oublier Dieu. Or la véritable dimension de l’Église, c’est Dieu et nous.

Dans une conférence qu’il a faite un jour à Marseille, Mgr Antoine Bloom comparait l’homme de prières à un chien de berger tapi aux pieds de son maître, les yeux fixés sur lui, les oreilles tendues vers lui, prêt à écouter son sifflement. Et aussitôt qu’il l’entend, il bondit pour accomplir son devoir, faire ce que le berger veut qu’il fasse. Pendant tout ce temps, le chien remue la queue parce qu’il est joyeux ! Ainsi doit être l’homme de prière. Un saint triste est un triste saint et un homme de prière triste est un homme qui prie mal ! Quand on prend contact avec la vraie vie, avec la Source de la vie, on est joyeux.

Face à la Trinité.

Ce contact, qui est personnel, se manifeste notamment dans la relation avec les icônes. Sur ses icônes, le Christ est toujours représenté de face, jamais de profil. Il nous regarde. Lorsque nous prions devant l’icône, c’est pour sentir le regard du Seigneur posé sur nous, pour que s’établisse un lien personnel – de personne à personne – entre le Seigneur qui nous appelle et nous qui répondons. C’est en priant devant l’icône – face-à-Face – que le chrétien, décidé à le chercher, découvre le lien personnel au Christ qui l’aime et qui l’appelle. Ce lien unique et irremplaçable entre le Christ et son disciple n’est pas un lien seulement entre l’homme et le Fils, mais aussi – à travers le Fils – entre l’homme et le Père, entre l’homme et le Saint-Esprit.

En effet, la prière chrétienne a toujours été essentiellement trinitaire. C’est magnifiquement illustré par l’icône de Roublev, qui représente les trois anges venus annoncer à Abraham la naissance d’Isaac, conformément au récit du livre de la Genèse. La Tradition y a toujours vu une préfiguration de la Divine Trinité. Les trois personnages représentés ont le même visage, car ils ne sont qu’un seul être. Ils sont d’ailleurs inscrits dans un cercle qui figure à la perfection le mouvement de vie trinitaire à l’intérieur de l’unique Divinité : l’ange représentant l’Esprit est penché vers le Père, tandis que le Père regarde vers le Fils pour faire reposer l’Esprit saint sur lui.

Lorsque le chrétien prie, il faut qu’il se mette face à chacune de ces trois Personnes. C’est pourquoi, dans la tradition orthodoxe, le petit enfant sur les genoux de sa mère apprend à dire la prière du Trisagion : " Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous " issue du chant entendu par Isaïe dans sa vision en l’an 740 avant J.-C. : " Saint, Saint, Saint, le Seigneur Sabaoth " (Is 6, 3). Saint Dieu, car Dieu est Saint. Saint Fort, car Isaïe appelle le Fils " le Fort ". Saint Immortel, car l’Esprit saint donne la vie. Cette prière est dite trois fois : une fois au Père, une fois au Fils et une fois au Saint-Esprit, mais en même temps à chaque fois aux trois Personnes ensemble, parce qu’elles sont une. Nous sommes là en présence du mystère de la Trinité, mystère radicalement et foncièrement au-delà de tout ce que la raison humaine peut concevoir ou imaginer.

Celui qui a dit à Moïse : " Je suis Celui qui est ", Celui qui est radicalement différent de tout ce que, en tant que créatures, nous pouvons voir ou percevoir, s’est révélé à nous comme Trinité lors du baptême du Christ dans le Jourdain : la voix du Père s’est fait entendre en le nommant " Fils bien-aimé ", et l’Esprit, sous forme de colombe, a confirmé la vérité de cette parole (voir Mt 3, 16). Cette contemplation de Dieu en trois Personnes est l’a-b-c de la prière chrétienne. C’est la découverte émerveillée que l’enfant fait du mystère divin, quand il comprend que le Dieu inaccessible, inconnaissable et au-delà de tout, est foncièrement différent des individus créés qui ne savent pas communiquer entre eux. Il n’est pas trois individus, mais trois Personnes communiquant totalement entre elles, dans l’unité totale de l’amour du Dieu unique. Ce face-à-Face avec ce Dieu inconnu et inaccessible qu’aucun homme n’a jamais vu, est le début de la prière ; car Dieu est lumière et personne n’a jamais vu la lumière.

Nécessaire ascèse.

La lumière se reflète sur un mur blanc, nous la voyons sur le visage de l’homme ou un vêtement, dans le ciel et sur les nuages, mais nous ne la voyons jamais elle-même ; elle est toujours au-delà de l’objet éclairé. Il en va de même de Dieu : il est toujours au-delà. Le problème, c’est que, dans notre bêtise humaine, nous ne cherchons jamais à aller au-delà, nous voulons toujours solidifier Dieu, l’objectiver pour mieux le posséder et l’idolâtrer. Un peu comme ce curé qui, ayant dans son église un magnifique vitrail, fit construire un mur pour mieux le protéger contre les tempêtes. La lumière dès lors ne pouvait plus passer à travers, et le vitrail ne s’illumina plus. Il n’y avait plus qu’une idole !

C’est ce qui se passe habituellement avec nous : nous adorons la créature au lieu du Créateur qui est toujours au-delà, derrière les choses et les êtres. C’est pourquoi la prière exige le silence, le vide. Pour prier, il faut déblayer l’horizon de tout ce qui l’obscurcit pour toujours aller au-delà, vers le mystère de Dieu, vers ce Dieu qui est un et trois, Dieu Unique et Trinité.

Pour nous ouvrir un peu à la lumière et y accéder, nous devons d’abord nettoyer en nous toutes les scories, éliminer toutes les opacités qui rendent la prière impossible. Cette pratique nécessaire, qui n’est guère à la mode, est ce que nous appelons l’ascèse, qui vient d’un mot grec signifiant " exercice ". Les acrobates que nous admirons à la télévision passent des heures, des semaines et des mois, voire des années pour arriver à accomplir leurs exploits. Si chacun de nous consacrait à la recherche de Dieu et à l’ascèse le dixième du temps que l’acrobate consacre à son trapèze, il y a longtemps que nous serions des saints ! Car nous ne pouvons pas être à la fois absorbés par une foule d’appétits qui nous vident, nous bloquent, nous hypnotisent, et en même temps avoir soif de Dieu et prétendre recevoir son rayonnement. Il faut savoir choisir entre le Créateur et la créature, entre Dieu et Mammon, entre Dieu et l’argent, entre Dieu et l’érotisme, entre Dieu et le plaisir égoïste. On ne peut pas à la fois vivre pour les choses et vivre pour Dieu. Il faut savoir au moins un peu mourir à l’égoïsme qui nous appauvrit et nous corrompt. Une citerne bien alimentée mais mal drainée voit son eau stagner et pourrir. De même, l’homme égoïste et jouisseur, qui cherche tout le temps à posséder et à sentir, se prive du courant d’eau fraîche, il pourrit et il meurt. En revanche, dès que l’écoulement est rétabli et que le robinet est ouvert, il se crée un appel d’eau : de l’eau fraîche va traverser la citerne et ce sera une eau vivante.

Il faut donc prier et un peu d’ascèse. Car prier, c’est se mettre en contact avec le courant de vie. Et l’ascèse, c’est mourir un peu à nos appétits qui nous dominent, crucifier le vieil homme en cherchant à participer aux mystères de la Croix.

Se mettre entre le mal et la victime.

Cela dit, il ne s’agit pas seulement de faire mourir en nous tout ce qui est obscur ou source d’obscurité. Il faut aussi intercéder, c’est-à-dire, au sens étymologique, se " placer entre " : entre le mal et la victime. On parle beaucoup, de nos jours, d’actions politiques, en pensant qu’elles vont changer le monde. Or, l’action politique du chrétien consiste essentiellement à se mettre – les bras en croix – entre celui qui fait le mal et la victime, comme l’a fait le Maître qui a reçu avec amour les coups des bourreaux. Etre chrétien, c’est accepter la Croix du Christ. Et accepter la Croix du Christ, ce n’est pas mettre une croix sur sa poitrine et prendre une épée dans sa main droite pour aller assassiner les musulmans en Terre Sainte. La croisade est exactement le contraire de la Croix ! Or, marqué peut-être inconsciemment par l’esprit des croisades, le chrétien a tendance à croire qu’il doit combattre les méchants avec le bras de César et des armes séculières, au lieu de se mettre derrière la Croix du Christ et se placer devant les victimes du mal, pour souffrir avec elles, en aimant.

Nous avons ainsi, selon nos humbles possibilités, à partager la Croix, sous son double aspect d’ascèse et d’immolation. Un exemple précis peut illustrer cela : ayant appris qu’on allait expulser des Algériens d’un bidonville sans les reloger, donc les jeter simplement à la rue, le pasteur Berthier Perrégaux, de la Cimade à Marseille, s’est couché à l’entrée du bidonville quand les CRS sont arrivés. Il a fallu qu’ils le prennent à bras-le-corps et qu’ils le portent au poste de police pour pouvoir faire évacuer les lieux. Ce que ce pasteur a fait est à la fois une action et une prière, car il s’est mis dans la position du Crucifié entre la victime et le bourreau. Il a bien sûr été expulsé, lui aussi : on ne brave pas impunément la force publique qui n’aime pas rencontrer, sur son chemin, un corps de pasteur ou de prêtre ! Mais c’est dans ce sens-là que nous avons le droit et le devoir de parler de la Croix? Nous avons là une action politique au sens chrétien du terme : non pas un acte de politique partisane, mais un acte d’amour où l’on se place au premier rang, du coté des victimes.

Chacun d’entre nous, dans sa vie professionnelle, familiale ou sociale, peut adopter ce genre d’attitude qui permet au courant de vie de passer. Ce n’est que lorsque le vieil homme possessif et égoïste commence à mourir qu’apparaît l’homme nouveau qui, progressivement, reçoit la vie du Ressuscité. Il n’y a pas de joie de la résurrection sans croix. Si nous avons perdu la joie de la Résurrection, c’est souvent parce que nous avons perdu le sens de la Croix et, finalement, celui de notre baptême. N’oublions pas que le baptême nous unit à la mort et à la résurrection du Christ. C’est pour cela que les orthodoxes baptisent toujours par immersion ; le baptistère symbolise la tombe du Christ. Comme nous le dit saint Paul, nous devons être ensevelis avec le Christ pour ressusciter avec lui (voir Rm 6, 4). Assumer notre baptême, c’est donc vivre sans cesse le mystère de notre mort au péché, de notre mort à l’égoïsme et au désir de posséder, pour vivre non plus de la vie du " moi ", mais de celle du Vivant, du Ressuscité. Afin d’arriver à dire comme saint Paul : " Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi " (Ga 2, 20). Toute la morale chrétienne est contenue dans cette phrase qui traduit à la fois la prière et la morale. Une morale bien loin du moralisme et des principes moraux.

Sacrement et prière de Jésus.

Un autre lieu de la prière, c’est bien sûr le sacrement.- Je n’aime pas trop ce terme, car tous les mots qui se finissent en " ment " font penser à des choses. Les orthodoxes d’ailleurs préfèrent parler de " mystère ", car le sacrement est le lieu mystérieux de notre rencontre avec le Christ et le Saint-Esprit. Ce n’est pas quelque chose que l’on reçoit, mais Quelqu’un que l’on rencontre. Le sacrement est le foyer d’où rayonne toute la vie chrétienne, le foyer lumineux qui déborde sur toute la vie quotidienne.

Si écouter la Parole de Dieu nous mène à rencontrer Celui qui nous parle, inversement rencontrer dans les sacrements Celui qui nous parle nous amène à l’écouter. Car le Christ que nous rencontrons dans le sacrement n’est pas muet. La Parole écoutée et le pain reçu sont le même Verbe de Dieu qui est le centre de toute vie de prière et de toute vie chrétienne. C’est la rencontre de l’homme avec le feu divin, pour parler comme les Pères ; le moment où le charbon est plongé dans le feu et devient un charbon ardent ; le moment où le fer que nous sommes est plongé dans le feu et devient un fer rouge. Tel est le sacrement : l’homme de chair placé dans le feu divin du Saint-Esprit et embrasé par lui.

Il ne faut pas chercher là quelque chose à ressentir, contrairement à notre époque qui, même dans le domaine spirituel, est malade de sensation. De même qu’écouter la Parole de Dieu n’est pas seulement un acte intellectuel de compréhension, mais un lien personnel avec son Créateur, de même le sacrement n’est pas un lien affectif ou émotionnel appartenant au domaine du paraître, mais une expérience intérieure dans le domaine de l’être. Si les sensations et les perceptions sont de l’ordre du paraître – les yeux du corps nous font percevoir ce qui paraît, des phénomènes – la foi est du ressort des yeux de l’âme qui nous mettent en communication avec l’être.

Dans le sacrement se réalise la parole du Seigneur : " Demeurez en moi comme je demeure en vous : vous en moi et moi en vous " (Jn 15, 4). Ce que nous recherchons dans les sacrements n’est rien d’autre : demeurer en lui et lui en nous. Nous avons là le centre de la vie et de la prière de tout chrétien.

Cette présence reçue dans les sacrements, il faut bien évidemment la garder, la chérir. C’est le rôle et le but de la prière de Jésus, la prière des moines orthodoxes pratiquée aussi par les fidèles : " Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur. " Par cette répétition incessante du nom de jésus – dans la rue, les transports publics, voire pour certains même dans le sommeil – nous pouvons conserver le Christ présent en nous, dans notre cœur. La prière et la vie ne font plus qu’un, dans une continuité. À une fidèle qui se plaignait un jour de ne pas savoir prier, un évêque orthodoxe a répondu : " Eh bien, tricotez ! Asseyez-vous devant l’icône du Christ et tricotez. " Elle a ainsi appris à prier, simplement en se mettant en présence du Seigneur, en retrouvant une certaine intimité avec lui, d’une façon tout à fait naturelle. Si on aime vraiment le Seigneur, on fait tout en sa présence.

La prière de Jésus nous permet donc de veiller à ne pas être dispersés et désintégrés par les choses extérieures, à garder l’attention du cœur centrée sur le Seigneur dans toutes nos activités. Une lumière va alors briller au centre de notre vie quotidienne, tout le temps, transformant toute notre manière de vivre. Dès lors, même les afflictions vont devenir une occasion de rendre grâce, de glorifier Dieu, comme le faisait Job malgré sa femme qui l’exhortait à maudire Dieu.

Transfigurer la souffrance.

À cet égard, il y a trois mois, une famille entière – le père, la mère et les deux enfants – ont été tués dans un accident de la route. Lors des funérailles, la vieille grand-mère – qui venait de perdre d’un coup son fils, sa belle-fille et ses deux petits-enfants passait d’un cercueil à l’autre en disant la même phrase que Job, préfiguration du Christ : " Gloire à toi, Dieu, gloire à toi. " Elle savait bien que la mort ne vient pas de Dieu, mais du Malin ; elle savait aussi que le Fils de Dieu a vaincu la mort, qu’il donne la vie et ressuscite les morts.

C’est ainsi qu’il faut tenter de découvrir dans l’affliction une occasion d’aimer Dieu davantage, découvrir aussi que c’est lui qui délivre du mal, triomphe de la mort et du Malin. L’affliction, qui est toujours une épreuve, est comme une échelle placée contre notre fenêtre : nous pouvons l’utiliser pour descendre ou en profiter pour monter à l’étage au-dessus. Le chrétien est celui qui, dans l’affliction, sait se servir de l’épreuve pour s’élever, se rapprocher de Dieu et lui montrer qu’il l’aime vraiment et qu’il sait prier.

Mais c’est aussi en présence de l’ennemi, de celui qui, dans la jungle du monde moderne, cherche à nous faire du mal, à prendre notre place ou à nous humilier, que nous pouvons vraiment bien prier. Car c’est en priant pour lui que nous avons prise sur Dieu. En priant pour celui qui nous fait du mal, nous accomplissons une action réellement positive, parce que nous aidons le Christ à le sauver et nous sommes vraiment unis au Christ crucifié et ressuscité. Est-ce trop demander ? Mais le Christ ne nous a-t-il pas dit " Soyez parfaits comme votre Père est parfait " (Mt 5, 48) ? Dans son épître, saint Jean ne nous dit-il pas : " Soyez semblables à Dieu " (1 Jn 3, 2) ? Le mot " semblable "a la même étymologie que le mot " ressemblance ". Or, nous avons été créés à l’image et à la ressemblance du Christ ; le but de notre vie est de ressembler de plus en plus à Dieu, de participer, par la lumière du Saint-Esprit, à la vie même des trois Personnes de la Trinité.

Dieu s’est fait homme pour que l’homme monte jusqu’à Dieu. Le Fils de l’homme s’est assis à la droite du trône de Dieu et la nature humaine a été exaltée jusqu’à Dieu, dans une dynamique que saint Athanase appelle la déification (théosis). Nous sommes faits pour Dieu, pour entrer dans la vie de la Trinité. N’ayons pas peur de viser trop haut, car c’est Dieu lui-même qui est descendu jusqu’à nous, en prenant la forme d’un esclave, pour nous faire monter jusqu’à lui. Le but de notre prière, le but de toute notre vie, ce qui lui donne finalement son sens, c’est d’aller progressivement vers cette vie trinitaire pour laquelle nous sommes faits et dans laquelle nous trouverons finalement notre raison d’être de vivre, et de nous épanouir divinement pour toujours.

Source:

Extrait de Cyrille Argenti, 
N’aie pas peur, Cerf/Le Sel de la Terre, 2002.

 

Nomination de deux exarques du Patriarcat œcuménique à Kiev

Communiqué officiel :

« Dans le cadre des préparatifs de l’octroi de l’autocéphalie à l’Église orthodoxe d’Ukraine, le Patriarcat œcuménique a désigné comme exarques à Kiev Son Excellence Mgr Daniel de Pamphilon des États-Unis et son Excellence Mgr Hilarion d’Edmonton du Canada, tous deux servant les fidèles orthodoxes ukrainiens dans leurs pays respectifs dans le cadre du Patriarcat œcuménique.

Au Patriarcat œcuménique, le 7 septembre 2018, du secrétariat général du saint et du sacré Synode »

Source

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Esprit Saint et Prière (Prière de St Isaac le Syrien)

Seigneur,
quand Votre Esprit Saint
vient habiter dans un homme,
cet homme ne peut plus cesser de prier, car l'Esprit en lui prie sans 
cesse.

Qu'il dorme, qu'il Veille,
dans son cœur la prière est toujours à l'œuvr
e.

Qu'il mange, qu'il boive,
qu'il se repose ou qu'il travaille, l'encens de la prière monte spontanément de son cœu
r.

La prière en lui n'est plus liée à un temps déterminé, elle est ininterrompue.

Même durant son sommeil, elle se poursuit, bien cachée.

Car le silence d'un homme qui est devenu libre
est en lui-même déjà prièr
e.

Ses pensées sont inspirées par Vous, mon Dieu.

Le moindre mouvement de son cœur est comme une Voix qui, silencieuse et secrète, chante pour Vous l'Invisible.

(St Isaac le Syrien)

PRIÈRE DU SILENCE

La prière est avant tout une rencontre personnelle avec Dieu. Peut-être en certaines occasions serons-nous conscients de la présence de Dieu, d’une façon souvent assez floue, mais il est des moments où nous ne pouvons nous situer devant lui que par un acte de foi, sans que sa présence nous soit d’aucune façon sensible. Ce n’est pas le degré de conscience que nous avons de sa présence qui compte, qui rend possible et féconde cette rencontre ; il y faut d’autres conditions, dont la plus fondamentale est que la personne qui prie soit vraie. Dans la vie sociale, notre personnalité présente des facettes diverses. La même personne apparaît telle dans tel cadre et tout à fait différente dans tel autre, autoritaire quand elle est en situation d’avoir à diriger, soumise dans sa vie conjugale, et différente encore au milieu d’amis. Tout être est complexe, mais aucune de ces personnalités fausses, ou partiellement fausses et partiellement vraies, n’est notre être véritable, celui qui est capable de se tenir en notre nom devant Dieu. Cela affaiblit notre prière, crée en nous un cœur, un esprit, une volonté divisés. Comme le dit Polonius dans Hamlet : " Sois vrai envers toi-même, et il s’ensuivra, comme la nuit suit le jour, que tu ne pourras être faux envers quiconque. "

Découvrir ce qu’on est réellement, au milieu et au-delà de ces fausses personnalités, n’est pas tâche aisée. Nous avons si peu l’habitude d’être nous-mêmes en un sens véritable et profond qu’il nous semble quasi impossible de savoir par où commencer notre quête. Nous savons tous qu’il est des moments où nous nous approchons de cet être vrai ; nous devrions repérer et analyser soigneusement ces moments afin de découvrir de façon approximative ce que nous sommes réellement. Ce qui rend en général si difficile la découverte de la vérité sur nous-mêmes, c’est notre vanité ainsi que la façon dont elle détermine notre comportement. La vanité consiste à tirer gloire de choses dénuées de valeur, et à faire dépendre le jugement que nous portons sur nous-mêmes – et donc toute notre attitude envers la vie – de l’opinion de gens qui n’ont aucun titre à peser ainsi sur nous ; c’est un état de dépendance vis-à-vis des réactions d’autrui à notre propre personnalité. […]

L’humiliation est l’une des voies par lesquelles nous pouvons désapprendre la vanité, mais si elle n’est pas acceptée de bon gré, l’humiliation peut au contraire, en avivant notre amour-propre, nous rendre plus dépendants encore de l’opinion des autres. Ce que disent saint Jean Climaque et saint Isaac de Syrie sur la vanité semble contradictoire : pour l’un, la seule façon d’échapper à la vanité est la fierté, la confiance en soi ; pour l’autre, la seule voie passe par l’humilité. Tous deux expriment leur opinion dans un contexte donné, et non comme une vérité absolue, mais cela nous permet de voir ce que les deux extrêmes ont en commun, à savoir que, fiers ou humbles, on ne se soucie pas des opinions humaines ; dans les deux cas, le jugement des hommes est récusé. […]

L’autre remède est l’humilité. Fondamentalement, l’humilité est l’attitude de celui qui se situe en permanence sous le regard de Dieu, comme une terre offerte. Le mot humilité vient du latin humus, terre fertile. Le terreau est là, on ne le remarque pas, il va de soi, toujours présent, destiné à être foulé. Il est silencieux, caché, sombre et pourtant toujours prêt à recevoir la semence, prêt à lui donner substance et vie. Plus il est bas, plus il est fécond, car il ne devient réellement fertile que lorsqu’il reçoit toutes les scories du monde. Il est si bas que nul ne peut le souiller, l’abaisser, l’humilier : il a accepté la dernière place et ne peut descendre plus bas. Dans cette position, rien ne peut troubler la sérénité de l’âme, sa paix et sa joie.

Il est des moments où nous sommes soustraits à toute dépendance vis-à-vis des réactions d’autrui ; ce sont ceux de la profonde douleur ou de la joie délirante. Quand le roi David dansa devant l’arche (2 Sm 6, 14), bien des gens, dont Mikal, la fille de Saül, pensèrent que le roi se comportait vraiment de façon indécente. Sans doute sourirent-ils ou se détournèrent-ils, embarrassés. Mais il était trop plein de joie pour le remarquer. Il en va de même avec la douleur ; quand elle est authentique et profonde, la personne devient vraie ; elle oublie les poses et les attitudes, et cet aspect de la souffrance, la nôtre ou celle d’autrui, est précieux.

La difficulté, c’est que lorsque nous sommes véritablement nous-mêmes dans la joie ou la douleur, notre humeur et notre situation ne nous permettent pas de nous observer, de prêter attention aux traits de notre personnalité qui se manifestent alors ; mais il est un moment où, suffisamment engagés encore dans notre sentiment profond pour être vrais, nous sommes pourtant suffisamment dégagés déjà de l’extase de la joie ou de la douleur pour être frappés par le contraste entre ce que nous sommes à ce moment-là et ce que nous sommes d’habitude ; alors, ce qui est en nous profondeur et superficialité nous apparaît clairement. Si nous sommes attentifs, si nous ne passons pas, indifférents, d’un état d’esprit à un autre, omettant de saisir ce qui se produit en nous, nous pouvons apprendre progressivement à retenir ces traits caractéristiques de la réalité qui nous sont apparus durant un instant.

Beaucoup d’auteurs spirituels disent que nous devons chercher à découvrir le Christ en nous. Le Christ est homme parfait, totalement vrai, et nous pouvons découvrir ce qu’il y a de vrai en nous en découvrant ce en quoi nous lui ressemblons. Il est des passages de l’Évangile contre lesquels nous nous révoltons et d’autres au contact desquels notre cœur brûle en nous (Lc 24, 32). Si nous recherchons les passages qui provoquent en nous la révolte, comme ceux que de tout notre cœur nous croyons vrais, nous aurons déjà découvert les deux extrêmes en nous, en bref l’anti-Christ et le Christ en nous. Nous devons avoir conscience des deux types de passages et nous concentrer sur ceux qui sont proches de notre cœur, car nous pouvons affirmer avec sûreté qu’ils marquent au moins un point sur lequel le Christ et nous sommes apparentés, un point sur lequel un homme est déjà – certainement pas pleinement, mais au moins de façon naissante – un homme vrai, une image du Christ. Mais il ne suffit pas d’être affectivement touché, de donner un plein accord intellectuel à tel ou tel passage de l’Évangile ; les paroles du Christ doivent devenir vivantes en nous. […]

Une personne devenue réellement " vraie " peut se tenir devant Dieu et offrir sa prière avec une attention absolue, l’intelligence, le cœur et la volonté unifiés dans un corps qui répond totalement aux injonctions de l’âme. Mais avant d’avoir atteint une telle perfection, nous pouvons cependant nous tenir en présence de Dieu, conscients de n’être qu’en partie vrais, et lui apporter tout ce que nous pouvons, mais dans le repentir, en confessant que nous manquons encore de vérité et que nous sommes donc incapables d’unité. À aucun moment de notre vie, que nous soyons totalement divisés ou en voie d’unification, nous ne sommes privés de la possibilité de nous tenir devant Dieu. À défaut de cette unité complète qui donne force et puissance à notre prière, nous pouvons nous présenter dans notre faiblesse, conscients de celle-ci et prêts à en supporter les conséquences.

Ambroise d’Optina, l’un des derniers starets russes, disait un jour que deux catégories d’hommes seraient sauvés : ceux qui pèchent et qui sont assez forts pour se repentir, et ceux qui sont trop faibles même pour se repentir vraiment, mais qui sont prêts, patiemment, humblement et avec joie, à porter tout le poids des conséquences de leurs péchés ; dans leur humilité, ils sont agréables à Dieu. […]

Nous ne devons pas venir vers Dieu en vue d’éprouver des émotions diverses, ni pour connaître une quelconque expérience mystique. Nous ne devons nous approcher de lui qu’afin de nous trouver en sa présence, et s’il choisit de nous la rendre sensible, qu’il en soit loué, mais s’il choisit de nous faire expérimenter son absence, qu’il en soit à nouveau loué, car, ainsi que nous l’avons vu, il est libre de s’approcher de nous ou pas. Il est aussi libre que nous le sommes. Pourtant, lorsque nous ne recherchons pas la présence de Dieu, c’est que nous sommes préoccupés par d’autres choses qui nous attirent plus que lui ; alors que lui, s’il ne manifeste pas sa présence, c’est parce que nous avons quelque chose à apprendre sur lui, et sur nous-mêmes. Mais l’absence de Dieu que nous pouvons percevoir dans notre prière, le sentiment qu’il n’est pas là, est aussi un élément – et un élément important – de la relation.

Notre sentiment de l’absence de Dieu peut être le fait de sa volonté ; il peut vouloir que nous le désirions, et que nous apprenions combien sa présence est précieuse, en nous faisant faire l’expérience de ce que signifie la solitude absolue. Mais notre expérience de l’absence de Dieu est souvent déterminée par le fait que nous refusons la chance de prendre conscience de sa présence. Une femme qui avait fait usage de la Prière à Jésus pendant quatorze ans se plaignait de n’avoir jamais éprouvé le sentiment de la présence de Dieu. Mais quand on lui eut fait remarquer qu’elle parlait tout le temps, elle accepta de se tenir en silence pendant quelques jours. Et elle prit alors conscience que Dieu était là, que le silence qui l’entourait n’était pas le vide, l’absence de bruit et d’agitation, mais que ce silence était peuplé, que ce n’était pas quelque chose de négatif, mais de positif, une présence, la présence de Dieu qui se faisait connaître à elle en créant le même silence en elle. Et elle découvrit ainsi que la prière renaissait tout naturellement, mais ce n’était plus cette sorte de bruit discursif qui avait empêché jusque-là Dieu de se faire connaître.

Si nous étions humbles ou seulement raisonnables, nous ne nous imaginerions pas que, simplement parce que nous avons décidé de prier, nous allons connaître du premier coup l’expérience de saint Jean de la Croix, de sainte Thérèse ou de saint Séraphin de Sarov. Toutefois, ce que nous désirons ce n’est pas toujours avoir l’expérience des saints, mais retrouver telle expérience que nous-mêmes avons précédemment connue ; pourtant cette nostalgie du passé peut nous empêcher de saisir ce qui se présenterait aujourd’hui très normalement sur notre chemin. Tout ce que nous avons pu éprouver appartient au passé, tout cela est lié à ce que nous étions hier, non à ce que nous sommes aujourd’hui. Nous ne prions pas en vue de provoquer je ne sais quelle délicieuse expérience, mais pour rencontrer Dieu, quelles que puissent en être les conséquences, ou pour lui remettre ce que nous avons à lui apporter, et le laisser en user comme bon lui semblera.

Rappelons-nous aussi que nous devons toujours nous approcher de Dieu en sachant que nous ne le connaissons pas. Celui vers qui nous devons nous tourner est le Dieu secret, mystérieux, qui se révèle comme il l’entend ; chaque fois que nous venons en sa présence, nous nous trouvons devant un Dieu que nous ne connaissons pas encore. Nous devons être ouverts à toute manifestation de sa personne et de sa présence.

Peut-être avons-nous appris beaucoup sur Dieu par notre propre expérience, l’expérience des autres, les écrits des saints, l’enseignement de l’Église, le témoignage de l’Écriture ; peut-être savons-nous qu’il est bon, humble, que c’est un feu dévorant, qu’il est notre juge, notre sauveur, et beaucoup d’autres choses encore, mais nous devons nous rappeler qu’à tout moment il peut se révéler tel que nous ne l’avons jamais envisagé, pas même dans ces catégories très générales. Nous devons nous situer devant lui avec révérence et être prêts à rencontrer qui nous rencontrerons, qu’il s’agisse du Dieu qui nous est déjà familier ou d’un Dieu que nous sommes incapables de reconnaître. Peut-être nous fera-t-il pressentir qui il est, mais cela pourrait être tout à fait différent de ce que nous attendions. Nous espérons rencontrer un Jésus doux, compatissant, aimant, et nous rencontrerons un Dieu qui juge et condamne, et qui refuse que nous nous approchions de lui dans l’état où nous sommes. Ou bien alors nous venons repentants, nous attendant à être repoussés, et nous trouvons la compassion. À toutes les étapes de notre croissance, Dieu nous est à la fois connu et inconnu. Il se révèle lui-même, et c’est dans cette mesure que nous le connaissons, mais nous ne le connaîtrons jamais complètement, il y aura toujours le mystère divin, un noyau de mystère que nous ne pourrons jamais pénétrer. […]

Saint Athanase disait que la montée de l’homme vers la déification commence au moment même où il est créé. Dès cet instant, Dieu nous donne la grâce incréée qui rend possible l’union avec lui. Du point de vue orthodoxe, il n’y a pas d’" homme naturel " auquel la grâce serait surajoutée. La première parole de Dieu qui nous tira du néant fut notre premier pas vers l’accomplissement de notre vocation, qui est que Dieu soit tout en tous et que nous soyons en lui comme il est en nous.

Il faut nous attendre à découvrir que le dernier pas de notre relation avec Dieu est un acte de pure adoration, face à un mystère dans lequel nous ne pouvons pénétrer. Nous grandissons dans la connaissance de Dieu année après année jusqu’à la fin de notre vie et nous continuerons de le faire durant toute l’éternité, sans jamais arriver à ce point où nous pourrions dire que nous connaissons enfin tout ce qui est connaissable de Dieu. Ce processus de découverte graduelle de Dieu nous conduit à nous situer à tout moment en ayant derrière nous notre expérience passée et devant nous le mystère du Dieu connaissable et encore inconnu. Le peu que nous savons de Dieu nous rend difficile d’en apprendre davantage, car le plus ne peut être simplement ajouté au peu, étant donné que chaque rencontre apporte un changement de perspective tel que ce que nous connaissions avant devient presque faux à la lumière de ce que nous savons après.

Ceci est vrai de toute connaissance que nous acquérons ; chaque jour nous apprend quelque chose dans le domaine scientifique ou littéraire, mais le savoir que nous avons acquis ne prend un sens que parce qu’il nous conduit jusqu’à la frontière au-delà de laquelle il reste encore quelque chose à découvrir. Si nous nous arrêtons pour répéter ce que nous savons déjà, nous perdons notre temps. La première chose à faire, si nous voulons rencontrer le vrai Dieu dans la prière, est ainsi de nous persuader que toute la connaissance précédemment acquise nous a amenés à nous tenir devant lui. Tout cela est précieux et utile, mais si nous n’allons pas au-delà, notre connaissance devient évanescente, fantomatique, elle n’a plus de vie réelle ; il s’agit d’un souvenir, et l’on ne vit pas de souvenirs.

Dans nos relations avec autrui, inévitablement, nous ne tournons qu’une seule facette de notre personnalité vers une facette de la personnalité de l’autre ; cela peut être bon lorsque c’est un moyen d’établir le contact, mais cela devient mauvais si nous en profitons pour exploiter les faiblesses de l’autre. À Dieu aussi nous présentons la facette qui est la plus proche de lui, le côté de la fidélité ou de l’amour. Mais nous devons être conscients du fait que ce n’est jamais une facette de Dieu que nous rencontrons mais Dieu tout entier.

Quand nous prions, nous espérons que Dieu sera là comme quelqu’un d’effectivement présent, et que notre prière sera, sinon un dialogue, du moins un discours adressé à quelqu’un qui nous écoute. Nous avons peur de n’éprouver nulle présence, et d’avoir l’impression de parler dans le vide, personne n’étant là pour nous écouter, pour répondre, pour s’intéresser à ce que nous disons. Mais ce serait une impression purement subjective ; si nous comparons notre expérience de la prière avec nos contacts humains les plus quotidiens, nous savons bien que quelqu’un peut écouter très attentivement ce que nous disons, et que nous pouvons pourtant avoir le sentiment de parler en pure perte. Notre prière atteint toujours Dieu, mais il ne lui est pas toujours répondu par un sentiment de joie ou de paix.

Extrait d’Antoine Bloom, 
Prière vivante, Cerf (FV 185), 1981.

http://www.pagesorthodoxes.net

 

POUR ENTRER DANS « LA PRIÈRE DU CŒUR » (Métropolite Jonas)

POUR ENTRER DANS « LA PRIERE DU CŒUR »

Asseyez-vous et recueillez-vous, et rappelez-vous que Dieu est présent.

Dites les prières du Trisaghion [Saint Dieu…] si vous le souhaitez.

Respirez lentement et profondément à quelques reprises, et suivez votre souffle au centre de votre poitrine.

Commencez à dire la prière de Jésus tranquillement, lentement, jusqu'à ce que vous ayez la sensation de la Présence de Dieu.

Ensuite, laissez faire la Prière de Jésus, et entrez dans le silence.

Des pensées viendront, mais laissez-les tout simplement passer.

Ne les laissez pas attirer votre attention. Mais si elles le font, rejetez-les doucement et reportez votre attention sur la Présence de Dieu, peut-être à l'aide de la prière de Jésus pour rétablir votre intention de prier.

Allez plus loin en vous-même, sous les pensées, dans le plus profond silence et la conscience de la Présence, et restez-y simplement.

La période de prière doit commencer avec quelques minutes, et peut être entièrement occupée d'abord avec la Prière de Jésus.

Finalement, sur une période de plusieurs semaines ou plusieurs mois, alors que vous commencez à maîtriser la garde de votre attention concentrée et à rejeter les pensées, laissez-la se poursuivre jusqu’ à vingt ou trente minutes.

Deux périodes de prière, au début de la matinée et tôt en soirée sont une excellente discipline.

 

Métropolite Jonas, Eglise Orthodoxe d’Amérique

Traduction Claude Lopez-Ginisty

source : http://orthodoxologie.blogspot.com/

LA PRIÈRE DU CŒUR,PEUT-ON LA DIRE EN COMMUNAUTE ?

PEUT-ON DIRE LA PRIÈRE DU CŒUR EN GROUPE ?

Monastère MaldonePrière solitaire –

La prière du Nom, prière de Jésus, prière du Cœur, suivant les diverses dénominations, est celle des ermites.

Quelquefois ceux-ci disent cette prière sur le chapelet avec leur disciple.

Pendant que l’un dit à haute voix la Prière, l’autre est prosterné, ou assis, ou agenouillé, dans une intériorisation maximale de la prière.

Ensuite, on alterne, celui qui la disait à haute voix devient silencieux et l’autre prend le relais, le temps d’un chapelet, par exemple.

C’est une prière liée au retrait, au silence, à la solitude volontaire – une prière non liturgique.

Prière communautaire

À partir de l’expérience de la Prière dite dans l’ermitage par l’Ancien et ses disciples, a pu se développer celle qui consiste à dire le chapelet en un groupe plus important.

L’exemple le plus connu est celui du monastère Saint-Jean-le-Précurseur en Angleterre :

-le chapelet, dit avec un nombre important de personnes, devient un office communautaire qui remplace bien souvent les offices liturgiques, en tout cas pendant la semaine.

Cette méthode a l’avantage que l’on se passe de livres et de partitions, et qu’on apprend à se rendre mutuellement le service de dire à haute voix les invocations :

-celui qui en est chargé les prononce, non pour lui-même, mais pour les frères. Dans le cas d’une récitation communautaire de la prière du Nom, la formule est rigoureusement « Seigneur Jésus Christ Fils de Dieu aie pitié de nous » et non « de moi, pécheur ».

Formes de la prière

Il faut savoir que, dans le contexte communautaire comme dans la solitude, la formule du Nom de Jésus a donné naissance à d’autres formes de la prière répétitive, celle qu’on adresse à la Mère de Dieu (« très sainte Mère de Dieu, sauve nous – ou sauve-moi, pécheur ! ») et à un saint (« saint Père et Pontife Nicolas, prie Dieu pour nous – ou pour moi pécheur !»).

Elle a donné naissance également au chapelet d’intercession, où l’on prie pour les vivants et les défunts – « Seigneur Jésus Christ notre Dieu (notez la formule différente), aie pitié de tes serviteurs Untel et Untel… ! » ou « très sainte Mère de Dieu, sauve tes serviteurs… »).

Discernement

Dans ces diverses situations, le discernement est important. Plusieurs conditions sont importantes afin de ne pas perdre un temps précieux, de s’égarer ou de tomber dans l’illusion.

Premièrement, il est indispensable d’être membre de l’Église.

En effet, c’est en celle-ci que nous est transmise toute la grâce  du saint Esprit, ainsi que l’expérience vivante des saints Pères.

La prière, même solitaire, même érémitique, est la prière de l’Église. Cela veut dire que l’on confesse ce que l’Église confesse :

-c’est pourquoi le Symbole de foi traditionnel est généralement dit avant de commencer le chapelet.

Ensuite, il est indispensable de se confesser régulièrement afin de révéler et de reconnaître ce qui advient dans le cadre de la prière – pensées, sentiments, etc.

Pour cela, on a vraiment besoin d’un père plus expérimenté avec lequel on a une relation d’obéissance spirituelle.

Ses conseils, ses avertissements, son expérience, sa connaissance de la tradition des saints Pères, sont infiniment utiles.

En paroisse

L’expérience paroissiale de la prière du chapelet existe.

Cela correspond à un véritable office hérité généralement du monastère cité plus haut.

Il peut avoir lieu à la suite d’un office comme celui de vêpres.

On peut le trouver également dans telle ou telle famille de paroissiens, par exemple pendant le grand Carême.

Mais, en tout cas, il ne remplacera pas les offices classiques et il supposera toujours la bénédiction du prêtre responsable et la présence d’une personne expérimentée.

Celle-ci peut intervenir si l’on se trompe dans les mots, si l’on adopte un ton sentimental, dès qu’une déformation affecte la transmission authentique de l’expérience.

(Source: Sagesse Orthodoxe)

 

Dimanche 28 Février 2016, lectionnaire pour le Quatrième dimanche du Grand Carême (De la femme cananéenne), accordé au Calendrier liturgique de l'Eglise Orthodoxe Malankare
"Fais ce que tu peux, demande ce que tu ne peux pas, et Dieu t’aidera afin que tu puisses le faire."

"Fais ce que tu peux, demande ce que tu ne peux pas, et Dieu t’aidera afin que tu puisses le faire."

 

1. "Adresse-toi plutôt à ton Seigneur Lui-même, frappe à la porte de cette demeure où Il repose avec sa famille, prie, supplie, insiste. Bien différent de cet ami dont il est question dans la parabole, Il se lèvera et te donnera, car Il est tout disposé à donner. Tu frappes sans avoir encore obtenu ? Frappe encore, car Il veut te donner. Et s'Il diffère de te donner ce que tu veux, c’est pour enflammer tes désirs, et pour t’empêcher d’apprécier moins ce que tu aurais obtenu plus tôt"  (Sermon 105).

2. "Oui, Jésus est mieux disposé à nous donner que nous à recevoir ; plus disposé à faire miséricorde que nous ne le sommes à sortir de la misère" (Sermon 105)

3. "La prière qui s’élève dans sa pureté d’un cœur fidèle est comme l’encens qui monte des saints autels. Rien n’est devant Dieu plus agréable que cette odeur : qu’elle soit l’odeur de tous les fidèles" (Commentaire sur le psaume 140).  

4. "La foi est la source de la prière, et si la foi manque, il n’y a plus de prière. Prions donc pour que notre foi ne vienne pas à faiblir. La foi produit la prière, et la prière à son tour obtient l'affermissement de la foi" (Catena Aurea).    

5. "Si nos prières sont parfois non exaucées, c’est que nous demandons aut mali, aut male, aut mala : aut mali, en étant mauvais, et pas assez préparés pour demander ; aut male, nous demandons mal, d’une mauvaise manière, avec peu de foi ou sans persévérance, ou avec peu d’humilité ; aut mala, nous demandons des choses mauvaises, ou qui, pour une raison ou une autre, ne nous conviendront pas" (La Cité de Dieu, 20, 22).    

6. "Il peut paraître étonnant que Celui qui nous exhorte à prier (...) soit Celui-là même qui sait ce qui nous est nécessaire avant que nous le Lui demandions. Alors, pourquoi Dieu fait-Il cela ? Nous pourrions nous en inquiéter, si nous ne comprenions pas que le Seigneur notre Dieu n’attend certes pas que nous Lui apprenions ce que nous voulons, qu’Il ne peut ignorer. Mais Il veut que notre désir s'excite par la prière, afin que nous soyons capables d'accueillir ce qu'Il s'apprête à nous donner. Car ce que Dieu nous réserve est très grand, tandis que nous sommes petits et de pauvre capacité pour le recevoir. Voilà pourquoi il nous a été dit : Dilatez-vous" (Lettre 130, à Proba).
 
7. "Toujours maintenir vivant ce désir continuel de Dieu. Mais les soins et les affaires d’ici-bas attiédissent notre désir, c’est pourquoi  à certaines heures et à certains temps fixés, nous prions aussi Dieu avec des paroles ; par ces paroles, nous nous avertissons nous-mêmes de reprendre nos élans, et nous empêchons que notre esprit soit attiédi et se refroidisse  complètement ; il s’éteindrait même totalement, faute d’être ranimé fréquemment" (Lettre 130 à Proba).    

8. "Que Dieu nous garde de la prière bavarde, mais la prière doit être continue, si la ferveur persévère. Parler beaucoup, c’est traiter dans sa prière d’une chose nécessaire en paroles superflues. Mais prier beaucoup, c’est insister auprès de Celui que nous prions, par un long et pieux désir du cœur. La plupart du temps, on traite mieux celui que nous prions par les gémissements que par les discours, plus par les larmes que par le langage" (Lettre 121 à Proba).  

9. "Fais ce que tu peux, demande ce que tu ne peux pas, et Dieu t’aidera afin que tu puisses le faire" (Sermon 43, sur la nature et la grâce).    

10. "Si tu parcours toutes les prières de l’Écriture, tu ne trouveras rien, je crois, qui ne soit contenu dans cette prière du Seigneur et n’y trouve sa conclusion (Notre Père)" (Lettre 130 à  Proba).  


Adapté de l’espagnol par Élisabeth de Lavigne pour "Aleteia"

1. "Adresse-toi plutôt à ton Seigneur Lui-même, frappe à la porte de cette demeure où Il repose avec sa famille, prie, supplie, insiste. Bien différent de cet ami dont il est question dans la parabole, Il se lèvera et te donnera, car Il est tout disposé à donner. Tu frappes sans avoir encore obtenu ? Frappe encore, car Il veut te donner. Et s'Il diffère de te donner ce que tu veux, c’est pour enflammer tes désirs, et pour t’empêcher d’apprécier moins ce que tu aurais obtenu plus tôt"  (Sermon 105).

2. "Oui, Jésus est mieux disposé à nous donner que nous à recevoir ; plus disposé à faire miséricorde que nous ne le sommes à sortir de la misère" (Sermon 105). 

3. "La prière qui s’élève dans sa pureté d’un cœur fidèle est comme l’encens qui monte des saints autels. Rien n’est devant Dieu plus agréable que cette odeur : qu’elle soit l’odeur de tous les fidèles" (Commentaire sur le psaume 140).  

4. "La foi est la source de la prière, et si la foi manque, il n’y a plus de prière. Prions donc pour que notre foi ne vienne pas à faiblir. La foi produit la prière, et la prière à son tour obtient l'affermissement de la foi" (Catena Aurea).    

5. "Si nos prières sont parfois non exaucées, c’est que nous demandons aut mali, aut male, aut mala : aut mali, en étant mauvais, et pas assez préparés pour demander ; aut male, nous demandons mal, d’une mauvaise manière, avec peu de foi ou sans persévérance, ou avec peu d’humilité ; aut mala, nous demandons des choses mauvaises, ou qui, pour une raison ou une autre, ne nous conviendront pas" (La Cité de Dieu, 20, 22).    

6. "Il peut paraître étonnant que Celui qui nous exhorte à prier (...) soit Celui-là même qui sait ce qui nous est nécessaire avant que nous le Lui demandions. Alors, pourquoi Dieu fait-Il cela ? Nous pourrions nous en inquiéter, si nous ne comprenions pas que le Seigneur notre Dieu n’attend certes pas que nous Lui apprenions ce que nous voulons, qu’Il ne peut ignorer. Mais Il veut que notre désir s'excite par la prière, afin que nous soyons capables d'accueillir ce qu'Il s'apprête à nous donner. Car ce que Dieu nous réserve est très grand, tandis que nous sommes petits et de pauvre capacité pour le recevoir. Voilà pourquoi il nous a été dit : Dilatez-vous" (Lettre 130, à Proba).
 
7. "Toujours maintenir vivant ce désir continuel de Dieu. Mais les soins et les affaires d’ici-bas attiédissent notre désir, c’est pourquoi  à certaines heures et à certains temps fixés, nous prions aussi Dieu avec des paroles ; par ces paroles, nous nous avertissons nous-mêmes de reprendre nos élans, et nous empêchons que notre esprit soit attiédi et se refroidisse  complètement ; il s’éteindrait même totalement, faute d’être ranimé fréquemment" (Lettre 130 à Proba).    

8. "Que Dieu nous garde de la prière bavarde, mais la prière doit être continue, si la ferveur persévère. Parler beaucoup, c’est traiter dans sa prière d’une chose nécessaire en paroles superflues. Mais prier beaucoup, c’est insister auprès de Celui que nous prions, par un long et pieux désir du cœur. La plupart du temps, on traite mieux celui que nous prions par les gémissements que par les discours, plus par les larmes que par le langage" (Lettre 121 à Proba).  

9. "Fais ce que tu peux, demande ce que tu ne peux pas, et Dieu t’aidera afin que tu puisses le faire" (Sermon 43, sur la nature et la grâce).    

10. "Si tu parcours toutes les prières de l’Écriture, tu ne trouveras rien, je crois, qui ne soit contenu dans cette prière du Seigneur et n’y trouve sa conclusion (Notre Père)" (Lettre 130 à  Proba).  

Adapté de l’espagnol par Élisabeth de Lavigne
Apprenez d'abord à acquérir la puissance de la prière, et alors vous trouverez la pratique de toutes les vertus très facile. (Le Récit du Pèlerin Russe)

Apprenez d'abord à acquérir la puissance de la prière, et alors vous trouverez la pratique de toutes les vertus très facile. (Le Récit du Pèlerin Russe)

Les miracles se produisent par les prières des petits enfants (St Paissios l'Athonite)

Les miracles se produisent par les prières des petits enfants.

Tout ce qu'ils demandent à Dieu, Il le leur donne parce qu'ils sont candides et Il entend leur prière pure.

 

Je me souviens une fois que nos parents étaient partis aux champs et m'avaient laissé dans la maison avec mes deux jeunes frères et sœurs.

 

Le ciel s'est assombri soudainement et une pluie torrentielle a commencé.

 

«Que vont faire nos parents maintenant , avons-nous dit ? Comment vont-ils rentrer à la maison?»

 

Les deux petits ont commencé à pleurer.

 

«Viens ici, leur ai-je dit, nous allons demander au Christ d'arrêter la pluie.»

 

Nous nous sommes agenouillés tous les trois devant les icônes de la famille et avons prié.

 

En quelques minutes, la pluie s'est arrêtée.

 

(St Paissios l'Athonite)

 

===

Les miracles se produisent par les prières des petits enfants (St Paissios l'Athonite)
Prière enflammée de Saint Augustin

 

( Prière conclusive du "De Trinitate" qui, quoiqu'on pense des balbutiements du traité (Égalés par de nombreux autres théologiens d'Orient comme d'Occident naturellement impuissants à traduire en mots humain l’indicible mystère du "Dieu Unique mais non point solitaire") prouve s'il en était besoin,l'amour ardent pour Dieu et qui enflammait l’Évêque d'Hippone, l'humilité qui l'habitait .)

 

De toutes mes forces, celles que tu m’as données,

Je T’ai cherché,

Désirant voir ce que j’ai cru.

Et j’ai lutté, et j’ai souffert.

Mon Dieu,

Mon Seigneur,

Mon unique espoir,

Accorde-moi de n’être jamais las de Te chercher,

Qu’avec passion sans cesse je cherche ton visage.

Toi qui m’as donné de Te trouver,

Donne-moi le courage de Te chercher

Et d’espérer Te trouver toujours davantage.

Devant Toi ma solidité : garde-la.

Devant Toi ma fragilité : guéris-la.

Devant Toi tout ce que je sais, tout ce que j’ignore.

Par là où Tu m’as ouvert, j’entre : accueille-moi.

De là où Tu m’as fermé, j’appelle : ouvre-moi.

Accorde-moi de ne pas T’oublier,

Accorde-moi de Te comprendre.

Mon Dieu,

Mon Seigneur,

Accorde-moi de T’aimer.

 

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7 septembre 2018 5 07 /09 /septembre /2018 19:57

 

Regarde l’Etoile ! 

Ô homme, qui que tu sois, qui dans cette marée du monde te sens emporté à la dérive parmi les orages et les tempêtes, ne quitte pas des yeux la lumière de cette étoile. Quand se déchaînent les rafales des tentations, quand tu vas droit sur les récifs de l'adversité, regarde l'étoile, appelle Marie !

Si l'orgueil, l'ambition, la jalousie te roulent dans leurs vagues, regarde l'étoile, crie vers Marie ! Si la colère ou l'avarice, si les sortilèges de la chair secouent la barque de ton âme, regarde vers Marie. Quand, tourmenté par l'énormité de tes fautes, honteux des souillures de ta conscience, terrorisé par la menace du jugement, tu te laisses happer par le gouffre de la tristesse, par l'abîme du désespoir, pense à Marie.

Dans les périls, les angoisses, les situations critiques, invoque Marie, crie vers Marie ! Que son nom ne quitte pas tes lèvres, qu'il ne quitte pas ton cœur, et pour obtenir la faveur de ses prières, ne cesse pas d'imiter sa vie. Si tu la suis, point ne t'égares ; si tu la pries, point ne désespères ; si tu la gardes en ta pensée, point de faux pas.

Qu'elle te tienne, plus de chute. Qu'elle te protège, plus de crainte. Sous sa conduite, plus de fatigue. Grâce à sa faveur, tu touches au port. Et voilà comment ta propre expérience te montre combien se justifie la parole : Le nom de la vierge était Marie !

Saint Bernard de Clairvaux

 

Chers amis. Aloho m'barekh 
Dès mon retour de Nantes je vous invite à être très nombreux autour de nous pour le Weekend de la Nativité de la Très Sainte Vierge Marie.

Ce samedi 8 septembre sera en effet célébrée la naissance de la Sainte Mère de Dieu*, Marie (dukhron mawlodho d'Yoldath Aloho Mariam) . La célébration commencera tout à l'heure, ce soir, après les Vêpres .

Samedi 8 Septembre, Office du matin à 7h30 et Messe à 10h30. Cette Quadisha Qurbana sera suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles. Soutoro (Complies à 20h30.

Rappelons que nous consacrons particulièrement la journée du samedi aux Confessions.

Dimanche 9 Septembre même programme.

Heureuse et pieuse Fête de la Nativité de Notre-Dame à tous, heureux Weekend à vous ! Aloho m'barekh !

+Mor Philipose

"Ô Vierge Marie Sainte mère de Dieu! Priez pour nous, pécheurs, maintenant , à toute heure et à l'heure de notre mort (Morth Maryam bthulto emeh Daloho boylofayn ḥaṭoyé hosho wabkhul shdon wabsho‛tho d-mawtan) Amîn."

*Mère de Dieu le Verbe incarné

Nota:
Pendant que nous célébrerons ce Weekend au Monastère, le Père Syméon (Abouna Syméon) me remplacera à Jauldes (Angoulême). Le 16, il célébrera la Quadisha Qurbana (La Sainte Messe) pour un petit groupe de fidèles avant de rentrer au Monastère.
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The Holy Bible readings from the Church Lectionary:

Evening:
St. Mathew 12:38-50

Morning:
St. Mark 3:31-35

Before Holy Qurbono:
Exodus 3:1-10
I Samuel 17:37-40, 48-51
Ezekiel 44:1-3
Isaiah 11:1-8

Quadisho Qurbono (Sainte Messe):


Ière de St Jean 3: 2-16:
02 Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.

03 Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.

04 Qui commet le péché transgresse la loi ; car le péché, c’est la transgression.

05 Or, vous savez que lui, Jésus, s’est manifesté pour enlever les péchés, et qu’il n’y a pas de péché en lui.

06 Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne l’a pas vu et ne le connaît pas.

07 Petits enfants, que nul ne vous égare : celui qui pratique la justice est juste comme lui, Jésus, est juste ;

08 celui qui commet le péché est du diable, car, depuis le commencement, le diable est pécheur. C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu s’est manifesté.

09 Quiconque est né de Dieu ne commet pas de péché, car ce qui a été semé par Dieu demeure en lui : il ne peut donc pas pécher, puisqu’il est né de Dieu.

10 Voici comment se manifestent les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, et pas davantage celui qui n’aime pas son frère.

11 Tel est le message que vous avez entendu depuis le commencement : aimons-nous les uns les autres.

12 Ne soyons pas comme Caïn : il appartenait au Mauvais et il égorgea son frère. Et pourquoi l’a-t-il égorgé ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises : au contraire, celles de son frère étaient justes.

13 Ne soyez pas étonnés, frères, si le monde a de la haine contre vous.

14 Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort.

15 Quiconque a de la haine contre son frère est un meurtrier, et vous savez que pas un meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui.

16 Voici comment nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères.

Épître aux Hébreux 2: 14-18:
14 Puisque les enfants des hommes ont en commun le sang et la chair, Jésus a partagé, lui aussi, pareille condition : ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable,

15 et il a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves.

16 Car ceux qu’il prend en charge, ce ne sont pas les anges, c’est la descendance d’Abraham.

17 Il lui fallait donc se rendre en tout semblable à ses frères, pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi pour les relations avec Dieu, afin d’enlever les péchés du peuple.

18 Et parce qu’il a souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion, il est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve.

Saint Luc 8: 16-21:
16 Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase ou ne la met sous le lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière.

17 Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour.

18 Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car à celui qui a, on donnera ; et à celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »

19 La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui à cause de la foule.

20 On le lui fit savoir : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. »

21 Il leur répondit : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »

11: 27-28:

27 ...Une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : « Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! »

28 Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »

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Homélie sur la Nativité de la Très-Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie

par Saint Justin (Popovitch) de Tchélié.


« La sainte fête que nous célébrons aujourd’hui apporte la joie à l’univers entier, comme le dit ce chant magnifique :

« En ce jour, la Très Sainte Mère de Dieu introduit le Christ dans l’univers ! »

Comme si Dieu avait été chassé de la terre – et Il l’a été.

Dieu est chassé de la terre par nous les hommes, par notre ancêtre Ève.

La Très Sainte Vierge rend Dieu au monde.
C’est là la grande joie.

Le tropaire du jour nous parle de cette grande joie et de cette grande vérité.

La nativité de la Très Sainte Mère de Dieu, est-il dit dans le tropaire, « a annoncé la joie à l’univers », au monde entier.

Pourquoi ?

Parce que c’est avec Elle que le Seigneur Christ est venu dans ce monde !

Il est devenu homme à cause d’Elle et par Elle, et Il nous a donné tout ce qu’Il pouvait en tant que Dieu-homme, apportant toutes les joies du paradis sur la terre, qui était devenue un enfer en raison de nos péchés, en raison des péchés des hommes.

Non pas en raison des péchés de qui que ce soit d’autre, non pas ceux du diable et de ses anges noirs, mais à cause de l’homme, car l’homme est tombé, sa chute est inexprimable.

Et la Très Sainte Mère de Dieu, en engendrant le Seigneur Christ, a enfanté le salut du monde.

D’où la multitude de prières, la multitude d’hymnes qui sont adressés à la Très Sainte Mère de Dieu dans l’Église orthodoxe.

Il n’y a jamais de fin, il ne saurait y avoir de fin aux chants qui La glorifient, aux chants qui glorifient son œuvre immense, sa vie sans péchés.

En vérité, Elle nous a apporté le remède contre la mort, et c’est là la nécessité de premier ordre et la plus importante bonne nouvelle pour tous les êtres humains.

La mort est l’horreur des horreurs, tandis que la Très Sainte Vierge a enfanté Dieu !

Il est dit aujourd’hui dans le tropaire que la « joie a brillé pour le monde entier », car Elle a enfanté Celui qui a vaincu la mort, le Christ !

Oui, Elle seule est sans péchés, Elle seule est « très pure », « plus pure que les Chérubins et les Séraphins », Elle nous a apporté à nous les hommes cette grande joie sur la terre, aux hommes qui en avaient chassé Dieu.

Il y a en ce monde beaucoup de maladies, mais la pire d’entre elles est la mort.

La Très Sainte Mère de Dieu se manifeste comme le premier médecin véritable qui guérit de la mort, car elle guérit du péché, elle guérit de tout ce qui est démoniaque et elle rend l’homme à Dieu. En vérité, Elle a fait demeurer Dieu, Elle L’a introduit, dans ce monde et dans l’homme, dans les deux.


Qu’est-ce que la Sainte Communion ?

C’est la joie infinie.

C’est l’introduction du Christ dans nos âmes pécheresses et tombées, dans notre monde.

Par la Sainte Communion, nous recevons le Christ ressuscité.

Pour cette raison, la Très Sainte Mère de Dieu est en vérité « plus vénérable que tous les Chérubins et les Séraphins » ; sans Elle, il n’y aurait pas eu de salut pour nous, sans Elle, il n’y a ni paradis, ni ciel.

Sans Elle, il n’y a pas de remède à la mort, et Elle nous a donné le remède le plus sûr en enfantant le Sauveur et en nous rendant dignes de Son saint Corps et de Son Saint Sang, de la communion et de la vie par Lui et en Lui.

Aussi, les êtres humains sur terre ne peuvent jamais assez glorifier la Très Pure Mère de Dieu, ne peuvent jamais assez exprimer son œuvre, sa vie sans péché, ils ne peuvent jamais L’exprimer, Elle qui nous a donné le paradis.


Mais où est le paradis ?

Il est dans le Christ.

Lorsque tu Le portes en toi, par la Sainte Communion, ou par n’importe quelle prière, longue ou courte, voici que tu chasses de toi le péché.

Et derrière le péché se dissimule l’enfer, derrière le péché se trouve toujours le diable. La Très Sainte Mère de Dieu nous a donné le meilleur exemple de la façon de servir le Christ, de servir Dieu. On Le sert uniquement par une vie parfaite et sans péché.

Aussi, il n’y a jamais de fin à notre repentir sur terre, car les esprits mauvais nous épient sans cesse et expulsent de notre être tout ce qui est paradisiaque, tout ce qui est divin, et le mène dans ce qui est péché, dans ce qui est infernal.

Et toi, lorsque tu adresses tes prières à la Très Sainte Mère de Dieu, que fais-tu en réalité ?

Tu portes Dieu en toi, et lorsqu’Il entre en toi, Il chasse tout péché, toute obscurité.

Oui, le Christ, par le jour de la Nativité de la Très Sainte Vierge, nous a apporté cette grande joie, la joie à l’univers, et ce remède, ce remède inestimable à la mort.

Car il n’y a pas de joie dans ce monde, si la mort n’est pas vaincue, et cela, c’est le Seigneur qui l’a fait.

Et c’est en vue de cet exploit que L’a enfanté la Mère de Dieu. Aussi, il n’y a pas de limites à notre gratitude envers Elle et la prière que nous lui adressons ne cessera jamais.

Elle est toujours toute notre espérance, toujours notre Protectrice, toujours notre Rédemptrice de tout péché, c’est-à-dire de toute mort spirituelle.


Et nous, glorifiant en ce jour la Très Sainte Mère de Dieu, nous sommes guéris en fait par sa nativité de tout ce qui est mortel, du péché et des passions.

Ainsi, nous ressuscitons de la mort et nous vainquons toute mort. Car la Très Sainte Mère de Dieu nous a menés de vertu en vertu, de la foi à l’amour, de l’amour à la miséricorde, de la miséricorde au jeûne et à toutes les autres vertus, afin que nous puissions nous aussi vaincre tout ce qui est mortel en nous et que nous servions le Christ, qui pour nous devient homme, pour nous a pris la mort sur Lui.

Et cela afin de nous ressusciter et de nous donner les forces victorieuses sur tout ce qui est mortel.

En d’autres termes : sur tout ce qui nous sépare de Dieu, du Christ.

Car la Très Sainte Mère de Dieu achemine chacun de nous sur la voie du salut, la voie de la grande joie qu’elle nous a apportée aujourd’hui, afin que nous soyons rendus dignes, par notre ascèse, nos prières, bien que faibles et impuissantes, du Royaume Céleste, que le Seigneur est venu en ce monde nous donner. Afin que nous le réalisions tout au long de notre vie, afin que vivions encore ici sur terre par le Ciel et servions le Christ, ce que nous ne pouvons faire avec succès que si nous sommes conduits et guidés par la Très Sainte Mère de Dieu, à Laquelle convient tout honneur et gloire, maintenant et toujours et dans tous les siècles. !

Amîn !

 

Queridos amigos. Aloho m'barekh
Ao retornar de Nantes, convido-o a ser muito numeroso ao nosso redor para o fim de semana da Natividade da Virgem Maria.

Este sábado setembro 8 vai realmente comemorou o nascimento da Santa Mãe de Deus *, Marie (dukhron mawlodho de Yoldath Aloho Mariam). A celebração começará mais cedo hoje à noite depois das Vésperas.

Sábado, 8 de setembro, manhã às 7h30 e missa às 10h30. Esta Quadisha Qurbana será seguida de uma refeição fraterna e da recepção dos fiéis. Soutoro (Completa às 20h30.

Lembre-se que dedicamos especialmente no sábado às Confissões.

Domingo 9 de setembro mesmo programa.

Feliz e piedoso Banquete da Natividade de Nossa Senhora a todos, feliz fim de semana para você! Aloho m'barekh!

+ Mor Philipose

Festa feliz e piedosa da Natividade de Nossa Senhora em todos, fim de semana feliz para você! Aloho m'barekh!

+ Mor Philipose

"Ó Virgem Maria Santa Madre de Deus Ore por nós, pecadores, agora, em todos os momentos e na hora da nossa morte (Morth Maryam bthulto emeh Daloho boylofayn ḥaṭoyé hosho wabkhul shdon wabsho'tho d-mawtan) Amin".

* Mãe de Deus, a Palavra Encarnada

Nota:
Enquanto celebramos este fim de semana no mosteiro, o padre Simeon (Abouna Symeon) me substituirá em Jauldes (Angoulême). No dia 16, ele celebrará a Quadisha Qurbana (Santa Missa) para um pequeno grupo de fiéis antes de retornar ao Mosteiro.

As leituras da Bíblia Sagrada do Lecionário da Igreja:

noite:
São Mateus 12: 38-50

manhã:
São Marcos 3: 31-35

Antes do Sagrado Qurbono:
Êxodo 3: 1-10
I Samuel 17: 37-40, 48-51
Ezequiel 44: 1-3
Isaías 11: 1-8

Santo Qurbono:
1 João 3: 2-16
Hebreus 2: 14-18
São Lucas 8: 16-21 11: 27-28 

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Dear friends. Aloho m'barekh
Upon my return from Nantes I invite you to be very numerous around us for the Nativity Weekend of the Blessed Virgin Mary.

This Saturday, September 8 will indeed be celebrated the birth of the Holy Mother of God *, Mary (dukhron mawlodho of Yoldath Aloho Mariam). The celebration will begin earlier tonight after Vespers.

Saturday, September 8, morning Office at 7:30 and Mass at 10:30. This Quadisha Qurbana will be followed by a fraternal meal and the reception of the faithful. Soutoro (Compline at 8:30 pm.

Remember that we devote especially Saturday to Confessions.

Sunday 9th September same program.

Happy and pious Feast of the Nativity of Our Lady to all, happy Weekend to you! Aloho m'barekh!

+ Mor Philipose

"O Virgin Mary Holy mother of God Pray for us, sinners, now, at all times and at the hour of our death (Morth Maryam bthulto emeh Daloho boylofayn ḥaṭoyé hosho wabkhul shdon wabsho'tho d-mawtan) Amin."

* Mother of God the Incarnate Word

Note:
While we are celebrating this Weekend at the Monastery, Father Simeon (Abouna Symeon) will replace me in Jauldes (Angouleme). On the 16th, he will celebrate the Quadisha Qurbana (Holy Mass) for a small group of faithful before returning to the Monastery

The Holy Bible readings from the Church Lectionary:

Evening:
St. Mathew 12: 38-50

Morning:
St. Mark 3: 31-35

Before Holy Qurbono:
Exodus 3: 1-10
I Samuel 17: 37-40, 48-51
Ezekiel 44: 1-3
Isaiah 11: 1-8

Holy Qurbono:
I John 3: 2-16
Hebrews 2: 14-18
St. Luke 8: 16-21 11: 27-28

Culture locale dans l'Orne:

Nativité de la Vierge


Ce bas-relief de l’ancienne abbaye de Saint-Evroult en Ouche est une des rares images conservées dans l’Orne de cet événement. On y voit sainte Anne qui repose, son époux Joachim à son chevet. La sage-femme présente Marie sur un linge, au centre de la composition, prête à prendre son premier bain. En bas, à droite, l’attend son berceau.
Ce bas-relief date du 16e siècle, il est classé au titre des Monuments historiques et visible dans l’église communale.

 

SOURCES: Cliché : Francis Bouquerel- Direction des archives et du patrimoine culturel de l'Orne

ETRE ASSIS, MARCHER, TENIR FERME...

«  Il nous a ressuscités ensemble et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Jésus Christ.» (Ephésiens 2 : 6)

« Être assis », c'est le secret d'une vie céleste.

La vie chrétienne ne commence pas par  « marcher », elle commence par « être assis ».

La plupart des chrétiens commettent l'erreur d'essayer de marcher, afin de pouvoir être assis, ce qui est l'opposé de l'ordre normal. Si nous essayons de faire quelque chose, nous n'arriverons à rien, car le christianisme ne commence pas par un grand « faire », mais par un grand 

« tout est fait »

La lettre aux Éphésiens s'ouvre par cette déclaration que Dieu « nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ. » (Eph. 1 : 3) et nous sommes conviés, dès le début, à nous asseoir et à jouir de ce que Dieu a fait pour nous, et non pas à chercher à l'atteindre par nos propres forces.

La vie chrétienne, du commencement à la fin, est basée sur le principe d'une dépendance absolue du Seigneur Jésus. Il n'y a pas de limites à la grâce que Dieu veut répandre sur nous. Il veut tout nous donner, mais nous ne pouvons rien recevoir à moins de nous reposer sur Lui. 

« Être assis » est une position de repos. Il est paradoxal, mais vrai que nous n'avançons dans la vie chrétienne qu'en apprenant avant tout à être assis.

Cela signifie simplement faire reposer tout notre poids, notre fardeau, nous-mêmes, notre avenir, tout, sur le Seigneur. Nous lui laissons le soin de porter cette responsabilité et cessons de la porter nous-mêmes.

« Tout est accompli » a crié Jésus à la croix. Le christianisme signifie que Dieu a tout accompli en Christ et que nous entrons simplement, par la foi, dans la jouissance de ce fait. Le mot clé n'est pas ici un ordre de « nous asseoir », mais une exhortation à nous voir « assis » en Christ.

La première leçon qu'il nous faut apprendre est que l’œuvre n'est pas la nôtre, mais la sienne : ce n'est pas nous qui travaillons pour Dieu, mais c'est Lui qui accomplit son œuvre en nous. Dieu nous donne une position de repos. Il nous présente l’œuvre achevée par son Fils en nous disant 

« assieds-toi ».

L'offre qu'il nous fait ne peut pas être exprimée mieux que par les paroles de l'invitation au grand festin : « Venez, car tout est prêt. » (Luc 14 : 17) Nous commençons donc notre vie chrétienne non pas en accomplissant quelque chose, mais en découvrant ce que Dieu a accompli pour nous.

Chaque nouvelle expérience spirituelle commence par une acceptation, par la foi, en « étant assis », de ce que Dieu a accompli.

C'est vrai pour le don du salut, ainsi que pour l'effusion du St Esprit et notre sanctification. Comment pouvons-nous connaître la délivrance du péché ? Comment notre « vieil homme » est-il crucifié ? Encore une fois, le secret n'est pas de marcher, mais d'être assis, non pas de faire quelque chose, mais de nous reposer sur ce qui a été fait.

Toutes les déclarations quant à notre identité en Christ sont faites au temps accompli, à l'aoriste. 

« Nous qui sommes morts au péché…, c'est en sa mort que nous avons été baptisés… nous avons donc été ensevelis avec lui. » (Rom. 6 : 2-4)

Dieu peut dire de moi que j'ai déjà toutes choses « avec Lui », tout ce que j'ai maintenant, je l'ai.

« avec Christ »

« Avec Christ », crucifié, ressuscité, assis dans les lieux célestes. Comment cela peut-il être ? Nous ne pouvons pas l'expliquer, il nous faut le recevoir de Dieu, comme quelque chose qu'il a fait, Lui. Nous ne sommes pas nés avec Christ, mais nous sommes crucifiés avec Lui. (Gal. 2 : 20) Notre union avec Lui a donc commencé avec sa mort. C'est là que Dieu nous a mis en Lui. 

« C'est par Lui (Dieu) que vous êtes en Christ Jésus » (1 Cor. 1 : 30)

Si je mets un billet de dix euros entre les pages d'un livre, tout ce qui arrivera au livre arrivera aussi au billet qui y est caché. Partout où je mettrai l'un, l'autre se trouvera aussi. Tout aussi réellement, Dieu nous a mis en Christ. Par conséquent, ce qui Lui est arrivé nous est arrivé à nous aussi. Toutes les expériences qu'il a faites, nous les avons aussi faites en Lui.

« Nous savons que notre vieille nature a été crucifiée avec Lui, afin que ce corps de péché soit réduit à l'impuissance et que nous ne soyons plus esclaves du péché. » (Romains 6 : 6)

Notre histoire a été écrite avant que nous soyons nés. Le croyons-nous ? C'est vrai ! Notre crucifixion avec Christ est un fait historique, glorieux. Notre délivrance du péché est basée, non pas sur ce que nous pouvons faire, ni même sur ce que Dieu fera pour nous, mais sur ce qu'Il a déjà accompli pour nous en Christ.

« Considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Christ Jésus. » (Rom 6 : 11)

Lorsque ce fait s'illumine pour nous et que nous nous appuyons sur lui, nous avons trouvé le secret d'une vie sainte.

Mais cela fait trop peu partie de notre expérience. Un homme qui était devant un pardon impossible à donner vint me voir et je lui expliquais :

Voilà la solution de votre problème : lorsque le Seigneur Jésus est mort sur la Croix, il a non seulement porté vos péchés, mais il vous a porté, vous aussi. Dieu a crucifié son fils et a crucifié votre vieil homme en Lui, de sorte que votre « moi » qui ne peut pas pardonner, ce « moi » qui ne peut simplement pas aimer ceux qui vous ont fait du mal, ce « moi » a été crucifié et mis à l'écart. Dieu a réglé toute la situation à la croix.

C'est pourquoi, vous n'avez plus rien à faire. Dites-lui tout simplement : « Seigneur, je ne sais pas pardonner, et je n'essaierai pas de le faire, mais je me confie en toi pour que tu le fasses en moi, que tu pardonnes et que tu aimes à ma place. 

Dieu attends que vous cessiez de faire. Lorsque vous aurez cessé de faire, Dieu agira. N'avez-vous jamais essayé de sauver un homme qui se noie ? Il y a deux moyens de le faire. Soit vous le frappez pour lui faire perdre connaissance et vous le tirez sur la rive, soit vous le laissez se débattre et crier jusqu'à épuisement de ses forces avant d'aller lui porter secours. Si vous tentez de le sauver tant qu'il lui reste quelque force, dans sa terreur, il vous agrippera, vous entraînera au fond et vous serez tous les deux perdus.

Dieu attends que votre réserve de force soit complètement épuisée avant de pouvoir vous délivrer. Dès que vous cessez d'agir, il fait tout. Dieu attend que vous vous désespériez de vous-même.

De toutes les paraboles des Evangiles, l'histoire de l'enfant prodigue nous offre, l'illustration suprême de la manière dont nous pouvons plaire à Dieu.

Le père dit : « Il fallait bien se réjouir et s'égayer. » (Luc 15 : 32), et par ces mots, Jésus nous révèle, ce qui, dans le domaine de la rédemption, remplit de joie le coeur du Père :

Ce n'est pas un frère aîné qui travaille assidûment pour le père, mais un frère cadet qui ne fait rien et laisse au père le soin de tout faire pour lui.

Ce n'est pas un frère aîné qui désire être toujours celui qui donne, mais un frère cadet toujours prêt à être celui qui reçoit.

Lorsque le fils prodigue revient à la maison, après avoir perdu tous ses biens dans une vie de débauche, le père ne lui fit pas une seule question ni un mot de reproche sur la perte de ses biens. Il ne se désola pas sur ce qui avait été dépensé, il ne fit que se réjouir de l'occasion que lui offrait le retour de son fils de dépenser davantage.

Dieu est si riche qu'Il n'a pas de plus grand désir que de donner. Ses trésors sont si abondants qu'Il souffre lorsque nous Lui refusons la possibilité de les répandre sur nous. D'où la joie du père de trouver le fils prodigue heureux de recevoir la robe, l'anneau, les souliers et le festin, d'où sa tristesse de ne pas trouver dans le fils aîné la même disposition. Dieu souffre lorsque nous essayons de Lui présenter quelque chose. Il est si immensément riche.

C'est pour Lui une grande joie lorsque nous lui permettons de donner, et donner, et donner encore. Il souffre lorsque nous essayons de faire quelque chose pour lui, car il est tellement puissant. Il désire que nous le laissions tout simplement agir. Il veut être éternellement Celui qui donne.

Si seulement nous voyions combien riche et combien grand est notre Dieu, nous lui laisserions tout le soin de donner et faire.

Pensons-nous que si nous cessions d'essayer de plaire à Dieu, notre bonne conduite s'en ressentirait ? Si nous laissions à Dieu tout le soin de donner et de faire, pensons-nous que le résultat serait moins satisfaisant que si nous faisions quelque chose par nous-mêmes ?

C'est lorsque nous cherchons à « faire » par nous-mêmes que nous nous mettons de nouveau sous la Loi. Mais les œuvres de la Loi, nos « bonnes » œuvres mêmes, sont des « œuvres mortes » que Dieu hait.

Dans la parabole, le fils aîné et le fils prodigue étaient tous les deux éloignés des joies de la maison du père. Mais le fils aîné, bien que n'étant pas dans un pays lointain, n'était en fait dans la maison du père que « par sa position » et sa position théorique n'a jamais pu devenir expérimentale, comme celle du fils prodigue, à cause de son refus de renoncer à ses propres bonnes œuvres.

Cessons tout simplement de vouloir « donner » et nous expérimenterons combien Dieu aime donner ! Cessons de « faire » et nous découvrirons combien Dieu sait et peut faire ! Le plus jeune fils était entièrement pécheur, mais il revint à la maison, et il y trouva le repos, et c'est là que commence la vie chrétienne.

Extraits du livre de Watchman Nee, Être assis, marcher, tenir ferme

 

Voulez-vous être uni à Dieu?

(st Isidore)

 

Quiconque veut être toujours uni à Dieu doit souvent prier et lire la Bible aussi souvent. Car dans la prière, c'est nous qui parlons à Dieu, mais dans ces lectures, c'est Dieu qui nous parle.
Saint Isidore de Séville

Você quer estar unido a Deus?
(Santo Isidoro)

Qualquer um que queira estar sempre unido a Deus deve freqüentemente orar e ler a Bíblia com tanta frequência. Porque em oração, somos nós que falamos a Deus, mas nestas leituras, é Deus quem fala para nós.
Santo Isidoro de Sevilha

 

Sixième cycle de conférences de Bertrand Vergely : « L’éthique du salut » – début 10 septembre

Nous vous annonçons le début de la sixième cycle des conférences de Bertrand Vergely, philosophe et orthodoxe, intitulé : « L'éthique du salut ». La première conférence aura lieu, le lundi 10 septembre à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00) dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277, rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96.

Programme provisoire :

Septembre 2018
Lundi 10 septembre 2018.
Théologie et morale ;

Lundi 17 septembre 2018.
Le salut.

Octobre 2018
Lundi 1er octobre 2018.
L’apophatisme.

Lundi 8 octobre 2018.
« Je suis le Dieu des vivants ».

Lundi 15 octobre 2018.
« Qui sui-je ? »

Lundi 22 octobre 2018.
« L’Esprit descendit sur lui ».

Novembre 2018
Lundi 5 novembre 2018.
Marie, mère de Dieu.

Lundi 12 novembre 2018.
Le Verbe. La chair. Le Verbe fait chair.

Lundi 19 novembre 2018.
« Qui m’a vu a vu le `père »

Lundi 26 novembre 2018.
L’athéisme. La mort de Dieu.

Décembre 2018
Lundi 3 décembre 2018.
Le Fils de l’homme

Lundi 10 décembre 2018.
« Va et ne pèche plus »

Lundi 17 décembre 2018.
« Laissez les mirts enterrer les morts … »

Janvier 2019
Lundi 7 janvier 2019
La souffrance

Lundi 14 janvier 2019.
« Arrière Satan »

Lundi 21 janvier 2019.
Denys l’Aréopagite et la vie angélique.

Lundi 28 janvier 2019.
Grégoire de Nysse et l’Eros.

Février 2019
Lundi 4 février 2019.
Maxime le Confesseur et les énergies.

Lundi 18 février 2019.
Christos Yannaras et la morale royale.

Lundi 25 février 2019.
Nicolas Berdiaef et l’éthique créatrice.

Mars 2019
Lundi 4 mars 2019.
Isaac le Syrien et la prière.

Lundi 11 mars 2019.
Saint Silouane et la communion universelle ;
Lundi 18 Mars 2019.

Lundi 25 mars 2019.
Saint Séraphin de Sarov et l’acquisition du Saint Esprit.

Avril 2019
Lundi 1er avril 2019.
« Tu ne tueras pas … »

Lundi 29 avril 2019.
« Tu aimeras ton prochain.

Mai 2019
Lundi 6 mai 2019.
« Vous avez volé la clef de la science ».

Lundi 13 mai 2019.
« Malheur à vous riches … »

Lundi 20 mai 2019.
« Vous êtes des hypocrites ».

Lundi 27 mai 2019.
« Cherchez le royaume des cieux »

Juin 2019
Lundi 3 juin 2019.
« »Celui qui ne sera pas né une seconde fois «

Lundi 17 juin 2019.
« Le péché contre l’Esprit ne sera pas pardonné . ;

Lundi 24 juin 2019.
« Je suis la Voie, la Vérité et la Vie ».

Source:https://orthodoxie.com/

Dans notre société hyperactive, prendre un jour de repos est presque une contre-culture, un acte résistant ! Les bienfaits de la pratique d’un jour de repos sont pourtant profonds et indéniables.

Gérer son temps, être actif, efficace, productif… Rédiger des to-do list et chercher chaque semaine à remplir chacun de ses objectifs, au travail, en famille, à la maison et jusque dans ses loisirs… Même le sommeil doit être performant ! Dans ce contexte, se reposer, ne rien faire, penser, méditer, prendre le temps, déambuler peut devenir suspect.

Pour Natasha Moore, se reposer est presque devenu un acte résistant et contre-culturel. Cette universitaire chrétienne s’est intéressée aux conséquences de la pratique du Shabbat dans la vie des occidentaux.

Le jour de repos régulier, le shabbat mis en place au sein du peuple hébreu en réponse au cinquième des 10 commandements reçus de Dieu par Moïse, était un concept complètement nouveau et sans précédent dans le monde antique. Mais cette coutume juive a très vite été adoptée par l’Empire romain au premier siècle. L’historien Flavius Josèphe écrivait à ce sujet :

« Les masses ont depuis longtemps manifesté un vif désir d’adopter nos observances religieuses ; et il n’y a pas une ville, grecque ou barbare, ni une seule nation, à laquelle notre coutume de ne pas travailler le septième jour ne s’est répandue. »

Pour Natasha Moore, si le rituel, la tradition propre à un groupe s’est étendue ainsi, c’est qu’elle portait une vérité et une sagesse nécessaire à la vie humaine : le repos.

Aujourd’hui encore, le repos est riche de conséquences positives et parfois inattendues. L’universitaire en liste au moins sept.

1. Un jour tampon salutaire

Un jour de vrai repos évite que le travail ne prenne toute la place dans la vie. Ceux qui s’efforcent à couper réellement affirment être plus productifs de retour au travail.

Pour ceux dont la réaction initiale à l’idée d’un jour « off » est « mais j’ai trop à faire », Marva Dawn, théologienne américaine explique que c’est la raison même pour laquelle ils en ont besoin :

« Je peux vous promettre que si vous développez un style de vie comme un jour de shabbat sans porter de montre, vous serez plus capable d’accomplir tout ce que vous devez faire les jours où vous en portez une. »

2. Une libération de la tyrannie de la productivité

Les occidentaux ont tendance à se définir au travers de ce qu’ils font. Prendre un jour de repos défie l’obsession selon laquelle il est nécessaire de produire et d’accomplir des choses. Cela ouvre une nouvelle voie pour chercher à être, plutôt qu’à faire.

3. Une libération de l’anxiété

S’arrêter une journée entière est une manière de lâcher prise, et de s’en remettre à Dieu. En stoppant l’activité, on peut faire sien ce passage des écritures.

Éternel, tu nous donnes la paix, car tout ce que nous faisons, c’est toi qui l’accomplis pour nous.
Ésaïe 26:12

4. Une libération de la culture marchande

Pratiquer un jour de repos est une réelle alternative à ce que Brueggemann appelle « la voie de la marchandise, voie du désir sans fin, productivité sans fin et agitation sans fin ».

5. Une ouverture vers l’autre

En s’arrêtant, l’autre devient plus visible. Les isolements peuvent êtres rompus, puisque l’on a à nouveau du temps pour parler, échanger, et vivre simplement au coeur de la communauté.

6. Un point de transformation

Marva Dawn insiste sur le fait que les gens qui observent le shabbat vivent les autres jours différemment. L’acte de mettre à part une journée restaure la forme et le rythme de ce qui reste.

7. Une prise de recul

Le jour de repos a pour conséquence immédiate la prise de recul. En ayant du temps pour penser et intérioriser, la perspective sur les événements change. En les voyant autrement, il est possible de les appréhender autrement, et souvent avec plus de sagesse.

 

Coopérer à la grâce de Dieu

(st Gabriel)

 

Un Chrétien, qui se souvient de l'enseignement de Jésus-Christ, doit accomplir chaque acte pour qu'il soit utile à la diffusion de la grâce de Dieu et du Royaume des Cieux.
saint Gabriel d'Imereti

Cooperando com a graça de Deus
  (São Gabriel)

Um cristão, que se lembra do ensinamento de Jesus Cristo, deve realizar cada ato para ser útil na propagação da graça de Deus e do Reino dos Céus.

São Gabriel de Imereti

 

 

 

10 versets bibliques pour demander et donner le pardon

Les versets bibliques sont de vrais supports pour guider le croyant dans sa vie personnelle au jour le jour. Pour vous accompagner pendant la période estivale, Aleteia en a choisi une centaine, répartie en dix volets, à mémoriser comme des petites phrases-clefs pour bien préparer la rentrée. Aujourd’hui, le pardon.

Les secrets d’une vie chrétienne épanouie résident dans la Parole de Dieu. Rien de mieux, en cette pause estivale, que de lire, prier ou méditer des versets bibliques pour repenser aux promesses de Dieu, à la vraie Vérité, par rapport à la vie, par rapport à la nature humaine. Quelques petites phrases clefs à mémoriser selon les circonstances sont un bon moyen pour ne pas laisser les mauvaises pensées prendre le dessus.

Demander et donner le pardon, voilà une chose qui n’est pas toujours évidente à faire. Or, le chrétien « doit être ouvert au pardon et doit toujours pardonner », nous recommande ponctuellement le pape François. Le pardon, dit-il, n’est pas une option mais une nécessité, qui « ne nie pas les torts subis mais reconnaît que l’être humain, créé à l’image de Dieu, est toujours plus grand que le mal qu’il commet ». Le pardon c’est « l’essence de l’amour qui sait comprendre l’erreur et y porter un remède », a-t-il également écrit sur Twitter.

Voici dix versets bibliques qui peuvent aider à ne plus être dans le ressentiment et la haine, empoisonnant sa propre vie et celle des autres :

Jésus, Maître du pardon

Pour croire à la possibilité du pardon, il faut croire en celui qui est à l’œuvre dans nos pardons et disponible à son action. Jésus est le maitre absolu du pardon. En demandant au Père de pardonner aux deux malfaiteurs qui sont à ses côtés au moment de la crucifixion — « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 34) — il en est l’exemple suprême.

Pardonner est une des premières bénédictions reçues de Dieu qui a pardonné dans le Christ. Le chrétien est appelé à en faire autant : « Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonnés : faites de même. » (Col 3, 13)

Le pardon, l’obligation du chrétien

Pour s’ouvrir à la possibilité de pardonner, la parabole de l’Évangile selon saint Matthieu « Je t’ai remis toute cette dette parce que tu m’en as prié. Ne devais-tu pas toi aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’avais eu pitié de toi ? » (Mt 18, 32-33) invite le chrétien à se retourner la question.

 

Cette relation entre le pardon que l’on demande à Dieu et celui qu’on doit accorder à ses frères est si nette que le Christ l’a inscrite dans la prière du Notre Père : « Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs » (Mt 6, 12).

Dans le même Évangile, Jésus répond très clairement à Pierre qui trouve que pardonner sept fois à la même personne est déjà le maximum : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept » (Mt 18, 22).

Si on ne pardonne pas ?

Pardonner, comme dit le Pape, n’est pas une option. Pour y arriver faisons nôtre la promesse et les avertissements du Seigneur, comme ceux rapportés dans les évangiles de Matthieu et de Luc :

« Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes » (Mt 18, 14-15).

« Prenez garde à vous-mêmes ! Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui. Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras. » (Lc 17, 3-4)

Demander ou donner, une même démarche

Que ce soit aux peuples victimes d’injustices, aux victimes d’abus sexuels, aux pauvres… Le Pape demande souvent pardon pour des actes où les chrétiens ont leur part de responsabilité. Demander pardon, comme pardonner, demande du courage. Ce n’est pas non plus une option. On commence par présenter nos excuses au Seigneur comme Saül à Samueldans l’Ancien Testament : « Maintenant, je t’en prie, enlève mon péché, reviens avec moi, que je me prosterne devant le Seigneur » (1 Samuel 15, 25). Puis on se met dans l’attitude décrite dans le livre de Jérémie : « Oui, je me repens après être revenu ; après avoir reconnu qui je suis, je me frappe la poitrine. Je rougis et je suis confus, car je porte la honte de ma jeunesse » (Jr 31, 19)

Mais qui connaît toutes ses erreurs ? Dans le doute, demandez inlassablement au Seigneur : « Purifie-moi de celles qui m’échappent » (Ps 18, 13). Dieu promet de tout effacer — « C’est moi, oui, c’est moi qui efface tes crimes, à cause de moi-même ; de tes péchés je ne vais pas me souvenir » (Is 43, 25) — Ne tient-il pas toujours ses promesses ?

On refuse de vous pardonner ? Une personne qui refuse le pardon, se fait surtout du mal à elle-même. Il faut accepter ce refus car « Un frère offensé se ferme plus qu’une forteresse… » (Proverbes 18, 19). La meilleure chose à faire est d’éviter les offenses en cascade et de prier le Maître de l’impossible.

Le pardon et l’amour sont indissociables

« Celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour », dit Jésus dans l’Évangile selon saint Luc (Lc 7, 47). Donner le pardon est un acte d’amour dont tout le monde a tout à gagner. Celui qui donne parce qu’il tire un trait et touche du doigt l’amour inconditionnel, il entre en compassion, se sent en paix. Celui qui reçoit parce qu’il peut « expérimenter la joie, la paix et la liberté intérieure pour s’ouvrir à la possibilité de pardonner à son tour », a expliqué le pape François :

« Heureux ceux dont les offenses ont été remises, et les péchés, effacés », (Rm 4, 7).

« C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion » (Lc 15, 7).

Voici une Prière pour apprendre à pardonner et à demander pardon : « Seigneur Jésus, par cette prière je me remets à toi » de Maïsa Castro qui, avec son mari Régis, font partie du Renouveau Charismatique Catholique Brésilien depuis 1977 :

Seigneur Jésus, par cette prière je me remets à toi. J’ai confiance en ta parole et t’ouvre mon cœur tout entier. Reconnaissant mes péchés, j’implore ton pardon pour chacun d’entre eux. Voici ma vie, depuis le jour de ma naissance jusqu’à aujourd’hui. À l’intérieur s’y trouvent toutes mes erreurs, échecs, angoisses, souffrances et mon entière ignorance de ta Parole. Seigneur Jésus, fils du Dieu vivant, prends pitié de moi, pécheur ! Viens à mon secours ! Pardonne mes péchés, connus et cachés.

Délivre-moi de tout vice et de tout mal. En ta présence, je veux pardonner à toutes les personnes m’ayant offensé, peiné ou porté atteinte. Tout comme je te demande de me pardonner mes péchés, comptant sur ta grâce, je leur accorde mon pardon et les remets à toi, faisant appel à ta miséricorde infinie pour chacun d’entre nous. Et maintenant Jésus, viens en moi, je te reçois comme maître et Seigneur.

Viens vivre en moi, donne-moi la grâce de vivre intensément ta parole en toutes circonstances, jours après jours. Inonde-moi de ton Esprit. Viens vivre en moi, Jésus, et empêche-moi de m’éloigner de toi. De tout mon cœur je professe la foi de mon baptême, certain que la grâce accordée par Dieu en ta Personne, par le pouvoir du Saint-Esprit, m’apportera guérison, soutien et me guidera dans cette nouvelle étape que je commence aujourd’hui à tes côtés. Amen. Pardon.

 

Dieu nous aime!

(st Porphyrios)

 

Dieu nous aime infiniment. Il nous garde à l'esprit à chaque instant, et Il nous protège. Nous devrions le savoir et ne pas avoir peur de quoi que ce soit.


Saint Porphyrios de Kavsokalivia

 

Deus nos ama!
(st Porphyrios)

Deus nos ama infinitamente. Ele nos mantém em mente a cada momento, e Ele nos protege. Devemos saber e não ter medo de nada.


São Porphyrios de Kavsokalivia

 

 

LE NOUVEAU TESTAMENT NE MÉPRISE PAS LA VIE EN CE MONDE

Lorsqu'il est écrit dans la première épître de saint jean: « N'aimez ni le monde, ni rien de ce qui est dans le monde », il est question du règne du péché. Mais c'est dans l'Évangile également selon saint Jean que l'on peut lire : « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique. »

Le Nouveau Testament est ascétique au sens où il nous enseigne l'oubli de soi-même, nous apprend à lutter contre le péché, à purifier nos pensées, nos sentiments, nos actes, mais il ne se détourne pas de la vie terrestre.

« Et pourtant, avec le temps, sont apparus des chrétiens d'inspiration manichéenne, haïssant tout ce qui est terrestre et ressemblant plus aux brahmanes qui s'infligent des supplices qu'à des disciples du Christ. »

Prenez, disait le père, l'exemple de saint François d'Assise qui a tout quitté, s'est fait vagabond, mendiant. À un certain niveau, il a rejeté le monde ; mais à un niveau supérieur, il l'a adopté comme personne d'autre. Il aimait la nature, les gens, les animaux, l'herbe, l'eau, comme aucun païen n’ en avait été capable.

Yves Hamant dans son livre Alexandre Men Ed. Nouvelle Cité

LES DÉMONS EXISTENT BIEN !

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat!

Quand nous constatons en nous des tendances au mal, il ne faut pas perdre de temps à s’interroger sur leur origine, nous demander ce qui en nous a pu les produire ou les provoquer.

Il ne faut surtout pas croire qu’elles font partie de nous-mêmes, qu’elles révèlent un aspect caché de notre personnalité.

Il y a un grand danger à se solidariser ainsi avec le mal, à le considérer comme sien, comme faisant partie de soi.

En vérité, ces tendances mauvaises sont des tentations qui nous viennent des démons.

Les démons cherchent précisément à nous faire croire qu’ils n’existent pas, qu’ils n’agissent pas, et que le mal vient de nous et fait partie de nous.

Il faut se défier de cette ruse.

Les démons nous proposent certes souvent des tentations qui correspondent à nos tendances, à nos désirs, à nos goûts, mais ils sont si bêtes qu’ils se trompent souvent et nous proposent aussi des choses qui ne nous concernent pas, pour lesquelles nous n’avons aucune attirance, avec lesquelles nous n’avons jamais eu et n’avons jamais voulu avoir aucun commerce.

Il est indispensable d’avoir vis-à-vis des démons de l’animosité et même du courroux.

Mais il ne s’agit pas du courroux ordinaire, qui est un courroux passionnel. Il s’agit d’un courroux spirituel.

Les démons, quand ils nous tentent, cherchent à attirer notre attention, puis à entrer en conversation avec nous, afin de pénétrer dans notre cœur.

Il ne faut absolument pas les laisser pénétrer, et pour cela il faut refuser tout dialogue avec eux, leur opposer un refus catégorique.

Si nous discutons avec eux, nous sommes perdus.

Ils sont comme une multitude de chiens qui aboient autour de nous.

Nous ne pouvons pas ne pas les entendre, mais nous pouvons ne pas les écouter. Il faut les laisser crier, continuer à prier comme si de rien n’était.

Source: Texteparoles du Starets choisies et arrangées par thèmes, extraites de l’ouvrage « LE STARETS SERGE » de Jean-Claude Larchet, Collection Épiphanie, Les Éditions du Cerf, Paris 2004.

 

La volonté de Dieu

(saint Dorotheos)

 

Dans la mesure où nous sommes attentifs et veillons à accomplir ce que nous en entendons, Dieu nous éclairera toujours et nous fera comprendre Sa volonté.
Saint Dorotheos de Gaza

 

A vontade de Deus

(São Doroteu)

Na medida em que estamos atentos e observamos o que ouvimos, Deus sempre nos ilumina e nos faz entender sua vontade.

Saint Dorotheos de Gaza

 

UN VILLAGE FANTÔME EN IRAQ

Autrefois, le village de Nishaq abritait une communauté soudée de familles chrétiennes assyriennes, qui vivaient dans la région depuis des générations.

Mais lorsque l’État islamique a commencé à semer la terreur en 2015, la plupart ont dû fuir. Aujourd’hui, presque toutes les maisons sont vides, leurs propriétaires sont en Allemagne, en Australie, aux États-Unis et ailleurs. L’église est un tas de gravats, sa croix est renversée. Seuls les chiens errants sont restés et quelques rares et courageux habitants. Parmi eux Ishaq Nisaan, 79 ans, interrogé par le NYTimes, se souvient d’une époque désormais révolue.

« Toutes les maisons étaient pleines. Maintenant, dans ma rue, il n’y a que moi et mon voisin. »

Ramina Noya, 23 ans, membre du conseil municipal de la région, est restée, mais la plupart de ses proches sont aux États-Unis.

« La vie ici est très agréable, mais il n’y a personne… »

Le nombre de chrétiens à travers le Moyen-Orient diminue depuis des décennies, les persécutions et la pauvreté ont entraîné un exode. L’État islamique considérait les chrétiens comme des infidèles et les forçait à payer des taxes spéciales en Syrie comme en Irak. Même si les militants islamiques ont été chassés, les stigmates de leur passage demeurent.

Dans cette région de la Syrie, l’exode a été rapide. 10 000 chrétiens assyriens vivaient dans plus de 30 villages ici avant le début de la guerre en 2011. Il y avait plus d’une vingtaine d’églises. Aujourd’hui, il ne reste que 900 personnes et une seule église assure des services réguliers.

M. Oshana revient chaque année d’Allemagne. Il témoigne :

« C’est comme une ville fantôme, mais notre village est précieux pour nous et nous ne pouvons pas le laisser. »

Source, la rédaction d'InfosChrétiennes

UNE PRIÈRE: LE BOUCLIER DE SAINT PATRICK

Sur ma route, me conduisant vers le roi d'Irlande et sa colère
J'invoque le pouvoir de la Trinité Sainte
Par ma foi dans la Triade
Par ma foi dans le Père
Dans l'Eternelle Divinité du Créateur.
J'invoque au début de mon voyage
La force communiquée par la Naissance et le Baptême du Christ
Les grâces des heures de sa terrible Crucifixion
De Sa mort et de Son séjour au tombeau
Le pouvoir des heures de Sa Résurrection glorieuse
Hors de la Géhenne des ténèbres
La force de l'heure de Son Ascension
Et de l'heure où accompagné des Anges
Il reviendra pour le jugement dernier.
Sur ma route périlleuse
Moi, Patrick, le serviteur de Dieu
J'invoque  d'en-haut
L'Amour du Chérubin
Oui, j'invoque la puissance de la Compagnie fervente
De l'Ange obéissant, de l'Archange qui dirige
Pour hâter l'heure de mon évangélisation en Irlande.
Je m'avance sur ma route confiant
Dans la mission d' amener les justes à Dieu
Confiant dans le pouvoir des prières des Patriarches
Dans la prescience des Prophètes et des Docteurs
La pure prédication des Apôtres
L'Enseignement précis des Confesseurs
La virginité bénie des Religieuses
Les vies et les morts de Ses Saints et de Ses Martyrs.
Je me dresse aujourd'hui armé de la Force des Cieux
La gloire du Soleil
L' éclat de la Lune
La splendeur du feu, la rapidité de l' aube
La vitesse du vent
La profondeur de la mer
La course rapide de la Terre
La solidité du Roc
J'avance sur ma route
Avec la force de Dieu comme appui
La puissance de Dieu pour me protéger
La sagesse de Dieu pour me diriger
L'œil de Dieu pour me guider
L'oreille de Dieu témoin de mon langage.
Que la parole de Dieu soit sur mes lèvres
Que la main de Dieu me garde
Que le chemin qui mène à Dieu s'étende devant moi
Que le bouclier de Dieu me protège
Que l'armée invisible de Dieu me sauve
De toute embûche du démon
De tout vice qui pourrait me réduire en esclavage
Et de tous ceux qui me veulent du mal
Au cours de mon rapide ou long voyage
Seul ou avec la multitude.
Que le Christ sur ma route
Me garde de la prison
Me garde du feu
De la noyade ou de la blessure
Provoquée par la colère de l'ennemi
Afin qu'une moisson fructueuse
Puisse  accompagner ma  mission.
Christ devant moi, derrière moi
Christ sous moi, sur moi
Christ en moi et à mes côtés
Christ autour et alentour
Christ à ma gauche et Christ à ma droite
Christ avec moi le matin et avec moi le soir
Christ dans chaque cœur qui pensera à moi
Christ sur chaque lèvre qui parlera de moi
Christ dans chaque regard qui se posera sur moi
Christ dans chaque oreille qui m'écoutera...
Sur ma route me conduisant vers le roi d'Irlande et sa colère
J'invoque le pouvoir de la Trinité Sainte
Par ma foi dans la Triade
Par ma foi dans le Père
Dans la Divinité éternelle du Créateur.

 

Le bouclier de saint Patrick, dans Témoignages, n° XXVIII, de janvier 1951.
Prière litanique récitée par saint Patrick se rendant à Tara pour évangéliser ce pays, malgré les embûches dont le roi Leary sema sa route.


Extrait du livre Le Miracle Irlandais Robert Laffont

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1. Je serai avec toi

“Si tu traverses les eaux, je serai avec toi…”
Esaïe 43:2

2. Je te protègerai

“L’Éternel te gardera de tout mal, il gardera ton âme…”
Psaume 121:7

3. Je serai ta force

“Le nom de l’Éternel est une tour forte. Le juste s’y réfugie, et se trouve en sûreté.”
Proverbes 18:10

4. Je te répondrai

“Invoque-moi et je te répondrai…”
Jérémie 33:3

5. Je pourvoirai à tes besoins

“… Projets de paix et non de malheur, afin de te donner un avenir et de l’espérance…”
Jérémie 29:11

6. Je te donnerai la paix

“Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix…”
Jean 14:27

7. Je t’aimerai toujours

“Je t’aime d’un amour Éternel…”
Jérémie 31:3

La rédaction

 

Syrie : vandalisé par des terroristes, le monastère Sainte-Thècle va rouvrir

 

JOSEPH , UN SCRIBE  AU TEMPS DE JÉSUS

Les manuscrits de la mer Morte ont inspiré de multiples fantasmes. Pourtant, si nous sommes nombreux à avoir entendu parler de Qumrân, les grottes du wadi Murabbaʽâtou du Naḥal Ḥever sont beaucoup moins connues. J’aimerais m’intéresser ici à une seule ligne d’un fragment de parchemin découvert en 1951 dans une grotte du wadi Murabbaʽât.

Un document lacunaire

Voici le parchemin nommé Mur 103. Il fait partie d’une archive datée de manière assez imprécise de la fin du Ier siècle ou du début du IIe siècle de notre ère, et il est écrit en grec. Il est sans doute arrivé dans cette grotte durant la révolte de Simon Bar Kokhba, entre 132 et 135, la dernière révolte juive qui s’achève par la suppression de la Judée et la création de la province romaine de Syrie-Palestine.

Mur 103. Shai Halevi, Israel Antiquities Authority, 2013.

Sur l’image suivante, j’ai pris la liberté de faire apparaître d’abord le texte de la première ligne tel qu’il est écrit, en cursif, c’est-à-dire avec une aisance certaine ; ensuite de repasser en couleur vive les lettres, enfin de réécrire en caractères d’imprimerie. Le texte, traduit, est à première vue assez décevant : on ne trouve que le nom de « Joseph le scribe » sur un document qui a des chances d’être fiscal.

 

Décevant ? Pas si sûr. Comment un historien peut-il exploiter une donnée aussi maigre ?

Les subtilités de la langue

La première surprise vient de la langue. « Joseph » est un nom typiquement juif ; il se prononce en fait « Yosseph ». Ici, l’auteur écrivait en grec et il fallait donc transcrire ces sonorités dans un autre alphabet. Il a opté pour « Iôsêp », ce qui est surprenant : pourquoi écrire « p » à la fin plutôt que la lettre « ph » en grec ? C’est parce que dans l’alphabet carré hébreu et araméen, « p » et « ph » sont une même lettre. Petit indice, donc : notre auteur semble coutumier de l’alphabet araméen.

La surprise continue au mot suivant : « hasôphêr » en grec, cela n’existe pas. Pour comprendre ce mot, il faut nécessairement revenir à l’araméen : « ha-sopher » signifie « le scribe ». Qu’en déduire ? Que notre Joseph, de même que l’auteur du parchemin, était aramophone. Pourquoi le document est-il écrit en grec ? Parce qu’à l’époque romaine, la puissance étrangère parle latin et la population araméen ; le grec sert de langue internationale, de langue de contact. Ce document est donc issu de l’administration locale. Écrit par un Juif, il est un exemple de la paperasserie impériale, ce n’est pas un document privé. C’est la langue professionnelle de l’auteur du manuscrit, mais pas la langue qu’il utilise au quotidien. Il ne sait même pas que « scribe » en grec se dit « grammateus » (alors que les évangélistes connaissaient bien ce mot). Un autre document de cette archive fait une erreur semblable, désignant « un certain Simon » par « phalônei Simôn », transcription de l’araméen « phalony », au lieu du grec « deina Simôn ». Donc notre scribe parle araméen.

Les subtilités du nom

La deuxième surprise vient de la désignation de Joseph. Dans cette archive, j’ai identifié 91 noms. 70 environ sont juifs, et bien sûr « Joseph » est le plus représenté (8 fois), juste avant Jésus (7 fois), Simon (6 fois), etc. Parfois, ces hommes sont nommés « un certain Simon » ou « un certain Judas », indices que l’auteur du parchemin ne les connaît pas, ou encore « Giora », c’est-à-dire « converti » : visiblement, son nom importe peu, il est en quelque sorte exclu de la communauté. D’autres sont seulement désignés par leur nom, comme si, au contraire, ils étaient parfaitement identifiables pour l’auteur du parchemin. D’autres encore sont nommés selon leur origine : Joseph l’Égyptien, Hellelos le Cyrénien… mais certains de ces « étrangers » viennent pourtant de Judée, comme Simon de Neronias(nom de la ville de Césarée de Philippe au temps de l’empereur Néron, vers 60), ou un autre dont le nom est illisible et provenant « de Gézer ». Dans ce milieu, l’étranger ne vient pas forcément de très loin, c’est seulement celui que l’auteur du parchemin ne connaît pas, l’étranger au village. La géographie mentale de ce milieu semble donc assez restreinte, (comme au Moyen-Âge).

Scribe accroupi de Saqquara, Louvre.Wikicommons

Au milieu de ces différents personnages, notre Joseph le scribe surprend, parce qu’il est le seul à être défini par sa fonction. Qu’en déduire ? Deux possibilités : soit, passant devant l’administration, il s’est lui-même présenté en araméen (« Yosseph ha-sopher ») et l’auteur a transcrit phonétiquement cela en grec ; soit c’est l’auteur qui le connaissait sous ce nom. Dans les deux cas, cela signifie que Joseph était une figure notable dans sa communauté. Le statut de scribe était prestigieux dans toute l’Antiquité, souvent attaché à la connaissance de la Torah chez les Juifs. Dans ce milieu, savoir écrire était source de pouvoir. Parmi les 91 personnages dont le nom est parvenu jusqu’à nous à Murabbaʽât, il est le seul à être identifié par son statut social. On a donc affaire à quelqu’un d’important dans son village (ou qui se considère comme tel).

Que déduire d’un nom ?


On se dira peut-être que tout cela est bien insignifiant. Il n’empêche que l’étude de cette série de 91 noms permet de capturer certaines caractéristiques d’un milieu semi-rural en Judée romaine, quelque part entre la destruction du temple en 70 et la révolte de 132-135. Au temps de Jésus, la Judée est essentiellement rurale et malheureusement les historiens la connaissent encore assez mal. Mais des hommes comme notre Joseph apparaissent parfois dans les évangiles, ce sont ces scribes qui discutent avec Jésus et cherchent à le prendre en faute sur sa connaissance de la Torah. Avec cette simple désignation, « Iôsêp hasôphêr », ces scribes ne sont plus seulement vus comme des ennemis de Jésus, mais comme de petites élites locales soumises aux nécessités de l’administration romaine (l’impôt, etc.), laquelle repose sur des hommes capables d’écrire en grec… c’est-à-dire sur eux, les scribes !

Michaël Girardin, Docteur en histoire ancienne, Université de Lorraine

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

L'icône, entre tradition et nouveauté

Nous vous invitons à découvrir ce court document intitulé "L'icône, entre tradition et nouveauté " sur les peintures murales de la chapelle du monastère de la Transfiguration. 

La peinture de ces fresques ont commencé en 2016. Hélène Bléré, iconographe depuis 30 ans, nous parle de ce projet en cours sur la chapelle du monastère de la Transfiguration, du métier d'iconographe et plus généralement de l'icône dans l'église orthodoxe. 

Réalisation : fidèles du monastère de la Transfiguration de Terrasson-Lavilledieu

Pour plus d'informations:
- Infos construction du catholicon de la Transfiguration : http://www.monastere-transfiguration.fr/
- Infos parution du livre "Lumière Joyeuse" : helene.blere@gmail.com

 

source : http://www.seraphim-marc-elie.fr 

PROTECTION DES MINEURS: « La loi Schiappa ne protégera pas mieux les enfants »…

Voilà comment résumer la tribune co-signée par 55 associations et professionnels de la protection de l’enfance, publiée sur le JDD ce dimanche 19 août.

Suite aux tragiques affaires de Melun et Pontoise, deux fillettes de 11 ans ont été considérées consentantes lors de rapports sexuels avec des hommes majeurs. L’accusé de Melun avait ainsi été acquitté. Beaucoup espérait que le projet de loi porté par Marlène Schiappa, Secrétaire d’État chargé de l’Égalité entre les hommes et les femmes, apporte les éléments nécessaires pour qu’un enfant n’ait plus jamais à apporter la preuve de son non-consentement, lors d’un procès pour viol ou abus sexuels.

Le texte n’a cessé d’être refondu, entraînant à chaque fois une nouvelle vague de protestation. La version définitive a finalement été adoptée le soir du mercredi 1er août. Elle suscite nombre de réactions de professionnels et associations de protection de l’enfance, déçus d’une loi «vidée de son contenu, qui échoue à protéger les enfants des viols et des agressions sexuelles», comme le déclare Muriel Salmona, psychiatre et présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie, qui n’hésite pas à parler de « fiasco ».

Publiée ce dimanche sur le Journal du Dimanche, la tribune co-signée par des dizaines de professionnels estime que cette loi maintient « le quasi statu quo en matière de protection de l’enfance ».

« De mémoire de militant.e, c’est du jamais vu en France… Une loi sur les violences sexuelles et sexistes présentée comme une ‘grande cause du quinquennat’ votée en catimini à l’extrême fin de la session parlementaire, un 1er août dans un hémicycle clairsemé où n’étaient présents que 92 députés sur 577. »

Tous manifestent leur « colère ». La loi contre les violences sexuelles et sexistes « ne présentera pas un seuil d’âge pour protéger les enfants de viols ».

Comme ce fût le cas à Melun ou à Pontoise, on peut donc craindre qu’un enfant soit à nouveau estimé consentant à une relation sexuelle avec un majeur.

« La problématique demeure inchangée. »

Les professionnels dénoncent également la campagne de stigmatisation dont ils ont fait l’objet sur les réseaux sociaux.

« Non seulement cette loi déçoit à l’unanimité l’ensemble des professionnels ou experts de la protection de l’enfance dont les espoirs étaient grands mais, en plus, le secrétariat d’État et ses soutiens ont l’outrecuidance de nous attaquer en raison de critiques légitimes et justes. »

Parallèlement aux débats autour de cette loi, une autre déclaration de Marlène Schiappa au sujet des classes d’éducation à la sexualité, a soulevé une vive polémique. La secrétaire d’État déclarait sur RMC le 18 juillet dernier, qu’elle enverrait une circulaire à la rentrée,

« …à tous les recteurs de France pour qu’ils mettent en œuvre une loi qui existe déjà mais qui n’est pas mise en œuvre, qui demande qu’il y ait trois séances d’éducation à la vie affective et sexuelle faites par an, par des associations qui ont des agréments. »

Depuis 2001 en effet, l’article L312-16 du Code de l’Éducation demande qu’«une information et une éducation à la sexualité soient dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupes d’âge homogène».

En 2003, la circulaire « L’éducation à la sexualité dans les écoles, les collèges et les lycées » a été mise à disposition des enseignants. Elle prévoit que « trois séances d’information et d’éducation à la sexualité doivent, au minimum, être organisées dans le courant de chaque année scolaire ». Elles auraient pour vocation de « relier les différents apports concourant à l’éducation à la sexualité et de les compléter notamment dans les domaines affectif, psychologique et social ».

En primaire, l’éducation à la sexualité repose principalement sur l’enseignant et le conseil d’école,

« Ils feront cependant l’objet, en particulier aux cycles 1 et 2, d’une intégration aussi adaptée que possible à l’ensemble des autres contenus et des opportunités apportées par la vie de classe ou d’autres événements. Aussi, à l’école, le nombre de trois séances annuelles fixé par l’article L. 312-16 du code de l’éducation doit-il être compris plutôt comme un ordre de grandeur à respecter globalement dans l’année que comme un nombre rigide de séances qui seraient exclusivement dévolues à l’éducation à la sexualité. L’ensemble des questions relatives à l’éducation à la sexualité est abordé collectivement par l’équipe des maîtres lors de conseils de cycle ou de conseils de maîtres. Les objectifs de cet enseignement intégré aux programmes ainsi que les modalités retenues pour sa mise en œuvre feront en outre l’objet d’une présentation lors du conseil d’école. »

De nombreux enseignants se focalisent sur la mixité et l’égalité entre les garçons et les filles, le respect de mon corps et du corps de l’autre, et autres sujets consensuels qui familiarisent peu à peu les élèves à des problématiques plus délicates qu’ils pourront aborder plus tard. Mais d’autres vont plus loin, comme l’avait révélé un reportage de France 5, dans lequel une enseignante de CM1 abordait avec sa classe, l’érection, le sperme et l’éjaculation.

L’interprétation de ce texte couplé à la liberté pédagogique, tout comme l’intervention au sein des établissements « d’associations qui ont des agréments », laissent à craindre une immersion prématurée des enfants au coeur de sujets qui ne les préoccupent pas encore, sous couvert de les protéger.

La circulaire soulève donc plusieurs questions : Comment prendre en compte la diversité de maturité affective et émotionnelle de chacun des enfants, alors que l’enseignant traite des sujets liés à la sexualité en groupe ? Quelles seraient ces « associations qui ont des agréments » ? Que faire du choix et de l’autorité des parents ?

La rédaction

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

Où nous trouver ? 

Paroisse NORD-OUEST et Nord-Est

(N-D de Miséricorde):

NORMANDIE :

CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):

* Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

DSC01238

(Fresque de la Mère de Dieu entourée des Apôtres, mur Est  du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

 

DSC01245-copie-2

(Fresque des Sts Pères Interieur droit du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Messe journalières en semaine à 10h30

 

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

DSC01246-copie-1

(Fresque des Sts Pères Interieur gauche du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 

Maison Ste Barbe 
(Siège de l'Ass Caritative CARITAS E S O F)

15 Rue des 3 Communes
27580 CHAISE-DIEU DU THEIL

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

NANTES:

*Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

ANGOULÊME (Jauldes):

*Paroisse N-D de Toutes Grâces/St Ubald

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES.

Tel:05.45.37.35.13
* Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Très Sainte Trinité

Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN
*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530
 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 * Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

LOURDES:

*"Relais paroissial St Gregorios de Parumala"

 * Messse  le 5ème dimanche du mois ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

20 Rte de Pau

 

CAMEROUN:

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDE,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain: 

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Prochains Rendez-Vous

 

Liturgiques du 

 

début Septembre 2018:

*Messes tous les dimanches au Monastère.

*En Semaine Services Liturgiques réguliers.

Dimanche 10, Messe à 10h30 suivie d'un repas fraternel,
programme habituel.

*Tous les 22,, Petit Pèlerinage autour des reliques de St Charbel et Sainte Rita

*Tous les 29, Petit Pèlerinage à Saint Michel Archange 

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¤Samedi 8 

Nativité de la Très Sainte Vierge Marie

10h30, Messe  suivie du programme habituel (Réception des fidèles...).

 

¤DIMANCHE 9 Septembre 

 

10h30, Messe suivie du programme habituel (Prière pour l'unité, réception des fidèles...).

¤Vendredi 14 Septembre

9h30, Messe, déjeuner et Pèlerinage à Dozulé

 

INSCRIVEZ-VOUS ! Merci (Adresse ci-dessous)

 

¤Samedi 29 et Dimanche 30 Septembre

Weekend de Pèlerinage à Saint Michel et aux Saints Archanges

 

10h30, Messe suivie du programme habituel (Prière pour l'unité, réception des fidèles pour accompagnements spirituels, prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérisons intérieures (Selon les rites de la Ste Eglise)...).

 

-+-

NANTES (Relais Paroissial et Groupe de Prière Saint Charbel):

¤ JEUDI 6 SEPTEMBRE, ¨permanence pastorale de 9h à 17h30, MESSE à 18h. 

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# Paroisse d'Aquitaine et Sud-Ouest

ANGOULÊME (Jauldes):

¤ DIMANCHES 26 AOÛT et  9 SEPTEMBRE. Programme habituel.

ANGOULÊME (Jauldes):

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. Tel:05.45.37.35.13

 

PÉRIGUEUX (La Chapelle Faucher)
¤SAMEDIS  et 25 AOÛT
*10h30, Messe, suivie d'un repas fraternel,réception des fidèles

 

Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER. Tel:05.45.37.35.13

 

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Ou trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

 

Comment recourir aux services de prêtres compétents, formés et expérimentés appartenant à l'un ou l'autre Monastère d'une Eglise Orthodoxe-Orientale.(Tradition Syriaque Orthodoxe des Indes/ Malankare)

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Chers amis. Aloho m'barekh 
Alors que nous en serons cette année,ce dimanche 9 septembre à célébrer le 4 ème dimanche après l'Assomption de Notre-Dame,en ce lendemain de la Nativite de la Très Sainte Vierge Marie,le calendrier Syro-Orthodoxe Malankare nous fait faire mémoire du dubkorno des parents de Notre-Dame : Sainte Anne et Saint Joachim. 
Vous étiez dans nos prières aujourd'hui ,vous serez tous présents demain je l'espère. 
En union de prières,votre fidèlement dans le Christ notre Seigneur. 
+Mor Philipose

 

Quatrième dimanche après la fête de l'Assomption de Sainte-Marie

  • Soirée :
    • Saint Mathieu 18: 1-11
  • Matin :
    • Saint-Mathieu18: 12-22
  • Avant de Saint Qurbana :
    • Exode 3: 1-6, 11-14
    • Job 1: 1-5
    • Isaïe 1: 15 -20
    •  
  • Saint Qurbana :
    • 1ère de St Pierre 2: 1-5
  • 01 Rejetez donc toute méchanceté, toute ruse, les hypocrisies, les jalousies et toutes les médisances ;
  • 02 comme des enfants nouveau-nés, soyez avides du lait non dénaturé de la Parole qui vous fera grandir pour arriver au salut,
  • 03 puisque vous avez goûté combien le Seigneur est bon.
  • 04 Approchez-vous de lui : il est la pierre vivante rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu.
  • 05 Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle, pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels, agréables à Dieu, par Jésus Christ.
    •  
    • 1ère aux  Corinthiens 3: 16-23
  • 16 Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?
  • 17 Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, cet homme, Dieu le détruira, car le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous.
  • 18 Que personne ne s’y trompe : si quelqu’un parmi vous pense être un sage à la manière d’ici-bas, qu’il devienne fou pour devenir sage.
  • 19 Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. Il est écrit en effet : C’est lui qui prend les sages au piège de leur propre habileté.
  • 20 Il est écrit encore : Le Seigneur le sait : les raisonnements des sages n’ont aucune valeur !
  • 21 Ainsi, il ne faut pas mettre sa fierté en tel ou tel homme. Car tout vous appartient,
  • 22 que ce soit Paul, Apollos, Pierre, le monde, la vie, la mort, le présent, l’avenir : tout est à vous,
  • 23 mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu.
    •  

    • Saint Matthieu 5: 38 – 48
  • 38 Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent.
  • 39 Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre.
  • 40 Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
  • 41 Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.
  • 42 À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !
  • 43 Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
  • 44 Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent,
  • 45 afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
  • 46 En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
  • 47 Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
  • 48 Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.
    •  

 

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

   

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

Note:

 

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).

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Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

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Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B