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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 06:13

6 Août :

 

“We have also a more sure word of prophecy; whereunto ye do well that ye take heed, as unto a light that shineth in a dark place, until the day dawn, and the day star arise in your hearts:”

Fête de la Transfiguration / Koodaara Perunnal

(Accordé à notre Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare)

  • Soirée :
    • Saint Mathieu 16: 27-17: 13
  • Matin :
    • Saint-Marc 8: 38 - 9: 13
  • Avant Quadisha Qurbana :
    • Deutéronome16: 13-17
    • Psaume 24
    • Isaïe, 61: 1-3
  • Quadisha Qurbana :
    • 1ère de St Jean 2: 23 :
    • 23 quiconque refuse le Fils n’a pas non plus le Père ; celui qui reconnaît le Fils a aussi le Père.
    • 3: 1 :
    • 01 Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu.
    •  
    • St Paul aux Romains 11: 25-36 :
  • 25 Frères, pour vous éviter de vous fier à votre propre jugement, je ne veux pas vous laisser dans l’ignorance de ce mystère : l’endurcissement d’une partie d’Israël s’est produit pour laisser à l’ensemble des nations le temps d’entrer.
  • 26 C’est ainsi qu’Israël tout entier sera sauvé, comme dit l'Écriture : De Sion viendra le libérateur, il fera disparaître les impiétés du milieu de Jacob.
  • 27 Telle sera pour eux mon alliance lorsque j’enlèverai leurs péchés.
  • 28 Certes, par rapport à l’Évangile, ils sont des adversaires, et cela, à cause de vous ; mais par rapport au choix de Dieu, ils sont des bien-aimés, et cela, à cause de leurs pères.
  • 29 Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance.
  • 30 Jadis, en effet, vous avez refusé de croire en Dieu, et maintenant, par suite de leur refus de croire, vous avez obtenu miséricorde ;
  • 31 de même, maintenant, ce sont eux qui ont refusé de croire, par suite de la miséricorde que vous avez obtenue, mais c’est pour qu’ils obtiennent miséricorde, eux aussi.
  • 32 Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans le refus de croire pour faire à tous miséricorde.
  • 33 Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la connaissance de Dieu ! Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables !
  • 34 Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ?
  • 35 Qui lui a donné en premier et mériterait de recevoir en retour ?
  • 36 Car tout est de lui, et par lui, et pour lui. À lui la gloire pour l’éternité ! Amen.
    •  
    • Saint Luc 9:27-36 :
  • 27 Je vous le dis en vérité : parmi ceux qui sont ici présents, certains ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu le règne de Dieu. »
  • 28 Environ huit jours après avoir prononcé ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il gravit la montagne pour prier.
  • 29 Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre, et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante.
  • 30 Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Élie,
  • 31 apparus dans la gloire. Ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem.
  • 32 Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ; mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus, et les deux hommes à ses côtés.
  • 33 Ces derniers s’éloignaient de lui, quand Pierre dit à Jésus : « Maître, il est bon que nous soyons ici ! Faisons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il ne savait pas ce qu’il disait.
  • 34 Pierre n’avait pas fini de parler, qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ; ils furent saisis de frayeur lorsqu’ils y pénétrèrent.
  • 35 Et, de la nuée, une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! »
  • 36 Et pendant que la voix se faisait entendre, il n’y avait plus que Jésus, seul. Les disciples gardèrent le silence et, en ces jours-là, ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu.

 

 

Par Un auteur syriaque orthodoxe

 anonyme du 6ème siècle 
Homélie attribuée à tort à saint Ephrem (trad. Coune, in L'Année en fêtes, Migne 2000, p. 474) 


 

« Parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d'avoir vu le règne de Dieu »

 

Notre Seigneur Jésus Christ a emmené Pierre, Jacques et Jean sur la montagne pour leur montrer la gloire de sa divinité et leur faire connaître qu'il était le Rédempteur d'Israël, comme il l'avait montré par les prophètes.

Il voulait prévenir aussi qu'ils ne soient pas scandalisés à la vue des souffrances librement consenties qu'il allait souffrir pour nous dans sa nature humaine.

Ils le connaissaient en effet comme homme, mais ils ignoraient qu'il soit Dieu ; ils le connaissaient comme fils de Marie, un homme séjournant avec eux dans le monde, mais sur la montagne il leur a fait connaître qu'il était le Fils de Dieu, et Dieu lui-même. 

Ils l'avaient vu manger et boire, travailler et se reposer, s'assoupir et dormir, subir l'effroi jusqu'aux gouttes de sueur, toutes choses qui ne semblaient guère en harmonie avec sa nature divine et paraissaient ne convenir qu'à son humanité.

Voilà pourquoi il les a emmenés sur la montagne, afin que le Père l'appelle son Fils et leur montre qu'il était vraiment son Fils et qu'il était Dieu.

Il les a emmenés sur la montagne et leur a montré son Règne avant de manifester ses souffrances, sa puissance avant sa mort, sa gloire avant les outrages et son honneur avant l'ignominie.

Ainsi, lorsqu'il serait pris et crucifié, ses apôtres sauraient qu'il ne l'avait pas été par faiblesse mais par consentement et de son plein gré, pour le salut du monde.

Hymne Occidentale des 1ères
Vêpres de la Transfiguration:
 
Quicúmque Christum quæritis,
Oculos in altum tóllite :
Illic licébit vísere
Signum perénnis glóriæ.

Illústre quiddam cérnimus,
Quod nésciat finem pati,
Sublíme, celsum, intérminum,
Antíquius cælo et chao.

Hic ille Rex est Géntium
Populíque Rex iudáici,
Promíssus Abrahæ patri
Eiúsque in ævum sémini.

Hunc, et prophétis téstibus
Iisdémque signatóribus,
Testátor et Pater iubet
Audíre nos et crédere.

Iesu, tibi sit glória,
Qui te revélas párvulis,
Cum Patre, et almo Spíritu,
In sempitérna sæcula.
Amen.
Vous tous qui cherchez le Christ,
portez en haut vos regards :
là, vous pourrez contempler
l’image de la gloire éternelle.

Nous voyons quelque chose de radieux,
qui ne saurait souffrir de fin,
sublime, incomparable, infini,
antérieur au ciel et au chaos.

C’est Lui, le Roi des Nations,
le Roi du peuple juif,
promis au père Abraham
et à sa postérité, pour toujours.

Les Prophètes l’ont annoncé
et en même temps dépeint,
son Père lui rend aussi témoignage,
et nous ordonne d’écouter et de croire.

O Jésus, à vous soit la gloire,
qui vous révélez aux petits,
avec le Père et l’Esprit vivifiant,
dans les siècles éternels.
Amen.

« Regardez ce Jésus brillant comme un soleil, c'est un rayon de la béatitude qui vous est promise, vous serez un jour rayonnant comme cela.

Ô jour ! ô bonheur éternel ! quand y serai-je ?...

Écoutez les Apôtres, comme ils se sentent épris d'un singulier contentement à la vue de ce spectacle ; ce sont les consolations et les secours que notre bon Jésus nous donne dès cette vie.

Voyez Moïse et Élie à ses côtés qui le contemplent. Tous deux avaient instamment demandé de voir Dieu, et cette grâce leur est accordée, pour vous faire espérer et attendre que rien ne vous sera refusé, de ce que vous demanderez raisonnablement pour votre bien spirituel et éternel.

Car, que vous refuserait celui qui se donne lui-même pour toujours, ou s'il vous refuse quelque chose, qu'avez-vous besoin de cette chose, ayant Dieu qui est tout.

Mais ! ô mon Dieu, je crains à cette parole que j'entends de votre bouche : Écoutez-le.

Car Il me semble que je n'écoute point ce Fils bien-aimé, et cependant il n'y a d'espérance d'être jamais bienheureux, qu'en l'écoutant et en lui obéissant...

Mon fils, la crainte est bonne, pourvu qu'elle soit efficace, et qu'elle te porte à faire ce que tu dois, de peur qu'en y manquant tu ne viennes à être exclus de ton espérance ; et même quoi que tu fasses, il est toujours bon de craindre que tu n'en fasses pas assez, afin que ton espérance soit bien réglée entre le désespoir et la présomption... »

Hayneuve s.j. (1588-1663), Méditations sur la Vie de N.-S. Jésus-Christ Tome V (Transfiguration de Notre-Seigneur, Deuxième point), Édition corrigée, rajeunie et disposée selon l'ordre du Bréviaire romain par M. l'Abbé J.-B. Lobry, Paris, Hippolyte Walzer, 1868. (1ère édition : 1645)

De même que le médicament le plus amer chasse ce qui est toxique,

ainsi donc la prière jointe au jeûne chasse les mauvaises pensées.

Just as the most bitter medicine drives out poisonous creatures so prayer joined to fasting drives evil thoughts away.

 

(Amma Syncletica, Apophtegmes des Pères du Désert)

 

 

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Aujourd'hui 6 Août, la Solennité de la Transfiguration l'emporte sur le Sanctoral.

 

1er Août,

début du carême de la Dormition (Du 1er au 14).

Avant la glorieuse fête de la Dormition de la toujours Vierge Marie, l'Église a institué une courte période de jeûne de deux semaines pour nous y préparer.

(Interruption du jeûne ce 6 Août en la Solennité de la Transfiguration de Notre-Seigneur)

 

 

 

Par Saint Théophane le reclus.
Samedi 6 août :

Transfiguration du Seigneur

 

II Corinthiens 7:10-16; Marc 2:18-22

 

A la Transfiguration une voix du Ciel dit seulement écoutez-Le (Matthieu 17:5).

Pourquoi est-ce ainsi?

Parce que le fruit de l'obéissance leur était montré.

C'était comme si le Père céleste disait:

Voulez-vous atteindre ceci?

Ecoutez ce qu'Il va proposer et vous commander.

Si vous allez sur Son chemin, vous entrerez sans aucun doute dans le royaume de la lumière, qui vous saisira non pas de l'extérieur, mais qui viendra de l'intérieur, et vous maintiendra toujours dans un état dans lequel l'ensemble de vos os clamera:

-il est bon pour nous d'être ainsi. 


Vous serez comblés de la lumière de la joie, la lumière de la bonne volonté, la lumière de la connaissance; toutes les tribulations passeront, la dissonance des passions disparaîtra, le mensonge et l'illusion se disperseront.

Sur la terre, vous deviendrez célestes; parmi ceux qui sont nés de la terre, vous deviendrez nés de Dieu; du milieu de ceux qui périssent, vous deviendrez éternellement bénis.

Alors tout sera vôtre, parce que vous appartiendrez au Christ. Celui qui aime le Seigneur Christ, est aimé du Père céleste, et tous deux viennent à lui et font leur demeure en lui.

C'est la lumière de la Transfiguration!

(Version française Claude Lopez-Ginisty d'après St Theophan the Recluse Thoughts for each Day of the Year St Herman of Alaska, Platina, CA USA 2010)

Tropaire, t. 7

Ô Christ Dieu, Tu T'es transfiguré sur la montagne, Tu as montré à tes disciples ta Gloire autant qu'ils pouvaient la supporter. Que ta lumière éternelle resplendisse pour nous aussi, pécheurs, par les prières de ta Mère, Ô donateur de Lumière, Gloire à Toi !
Kondakion, t. 7

Sur la montagne tu t’es transfiguré * et tes Disciples * contemplèrent ta gloire, ô Christ notre Dieu, * pour autant qu’ils le pouvaient, * afin qu’en te voyant sur la croix * ils comprennent que ta Passion était voulue * et proclament à la face du monde * que tu es en vérité le reflet * de la splendeur et de la gloire du Père.

Ikos

Réveillez-vous de la torpeur dont vous êtes accablés, * ne restez pas toujours couchés sur le sol; * pensées qui inclinez mon âme vers le ba, * élevez-vous vers le sommet de la divine ascension: avec Pierre et les deux fils de Zébédée * empressonsnous de gravir le mont Thabor * de contempler nous aussi la gloire de notre Dieu et d’écouter la voix céleste qu’ils ont eux-mêmes entendue, * si bien quils proclamèrent à la face du monde * celui qui est en vérité le reflet de la splendeur de la gloire du Père.

Exapostilaire
Lumière immuable, ô Verbe, * Lumière du Père inengendré, * dans ta lumière en ce jour * nous avons vu au Thabor * la lumière du Père, * la lumière de l’Esprit * qui éclaire le monde entier.

Laudes, t. 4

Avant ta Passion et ta Croix, * Seigneur, prenant avec toi * ceux que tu choisis parmi tes saints Disciples, * tu gravis la montagne du Thabor, * pour que ta gloire leur apparût; * or, te voyant transfiguré et plus brillant que le soleil, * ils inclinèrent leur face vers le sol * et, stupéfaits de ta puissance, ils te déclaraient: * Tu es, ô Christ, la Clarté intemporelle, * tu es le reflet du Père, * bien que tu te sois mon¬ré librement * dans notre chair, sans subir de changement. (2 fois)

Toi qui précèdes les siècles en l'éternité * et te revêts du manteau de la lumière, * transfiguré en présence de tes Disciples, * plus que l'éclat du soleil * tu as brillé, ô Verbe de Dieu. * Près de toi se tenaient Moïse et Elie, * te révélant ainsi comme Seigneur des morts et des vivants * et glorifiant l'œuvre ineffable de ton salut, * ainsi que ton amour et la condescendance infinie * par laquelle tu sauvas le monde perdu à cause du péché.

Seigneur qui es né en t'incarnant de la virginale Nuée * et qui, transfiguré sur la montagne du Thabor, * fus entouré de lumineuse nuée, * en présence de tes Disciples la voix du Père * te proclama clairement son Fils bien-aimé partageant même trône et consubstantiel; * aussi, frappé d'effroi et sans savoir ce qu'il disait, * Pierre déclara: Qu'il est bon d'être ici, * Seigneur dont l'immense miséricorde nous comble de bienfaits.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen

Le Christ prit à part avec lui * sur une haute montagne Pierre, Jacques et Jean * et fut transfiguré en leur présence. * Son visage brilla comme soleil * et ses vêtements furent blancs plus que neige; * alors apparurent Moïse et Elie * qui s'entretenaient avec lui; * puis la nuée lumineuse les recouvrit * et une voix se fit entendre dans la nue: * Celui-ci est mon Fils bien-aimé * en qui j'ai mis ma complaisance, écoutez-le.

(http://calendrier.egliseorthodoxe.com/s…/stsaout/aout06.html http://www.sagesse-orthodoxe.fr/…/648-Ordo-du-6-août-2016.p…)

Appearing clothed in Light on Mt Tabor, the Saviour fulfilled his promise to His disciples that "there are some standing here who shall not taste death, till they see the Son of man coming in His Kingdom" (Mt 16:28).

 

Christ's Transfiguration is the image of the future state of the righteous, of which He spoke when He said:

"Then shall the righteous shine forth as the sun" (Mt 13:43).

 

According to the Church's tradition, the Transfiguration occurred forty days before His Crucifixion;

 for this reason the Transfiguration is celebrated forty days before the Exaltation of the Cross.

"It is hard to justify God’s silence. Nevertheless, in this is the meaning of a Christian’s life. After all, God’s love is not blind, it is perfect, and that means that it can refuse a request that would not be beneficial to a person. Our faith should ceaselessly destroy our reason’s doubts with one argument: If God is silent, it means that He has a reason for it...This is a great honor—to hear God’s silence in your life and to answer it with thankfulness! "

(Roman Savchuk, 21st Century Orthodox Christian) [Faith; Prayer; Patience]

 

 

 

Aloho m'barekh

Je demande à tous nos fidèles et amis de bien vouloir, de la Transfiguration de Notre-Seigneur (6 Aout) à la Dormition-Assomption de Notre-Dame (15 Août), dire la prière suivante pour leurs prêtres, tous les prêtres; pour les vocations en notre métropolie, les vocations de par le monde...Merci.

Avec l'assurance de mon fidèle dévouement.

 

+Mor Philipose-Mariam, métropolite.

 

PRIERE POUR NOS PRÊTRES:

 

Seigneur Jésus, avec tous les saints prêtres qui nous ont montré le chemin du ciel et qui sont aujourd'hui dans Votre gloire, nous Vous confions : tous les prêtres que nous connaissons, ceux que nous avons rencontrés, ceux qui nous ont aidés, ceux que Vous nous donnez aujourd’hui comme témoins de la Paternité de Votre Père céleste.

Vous avez appelé chacun de ces baptisés par son nom pour que vivant de votre Bon Saint et vivifiant Esprit, ils se sanctifient avec l'ensemble du Peuple de Dieu.

Parmi ces baptisés, Vous avez appelé chacun d'eux par un amour de prédilection afin qu''en Vous,Unique, Souverain et Eternel Prêtre, ils soient "sanctifificateurs" ...

Pour chacun d'eux, pour le don de leurs vies , nous Vous louons et nous Vous supplions : gardez-les (Et nous avec eux) dans la fidélité à Votre nom ; Vous qui les aavez consacrés pour qu’en Votre nom, ils soient nos pasteurs, donnez leur force, confiance et joie pour accomplir leur mission.

Que  la Quadisha Qurbana (L'Offrande par Vous, avec Vous et en Vous de Votre Sacrifice non sanglant), que l'Euchraristie qu’ils célèbrent les nourrisse et leur donne le courage de s’offrir avec Vous pour les brebis que nous sommes ; qu’ils soient entièrement immergés en Vous, ô Christ miséricordieux afin d'être toujours plus les témoins de Votre pardon afin d'étendre avec nous Votre règne d'Amour, de Vérité, de Justice et de Paix.

Qu'en Vous , Ô Christ Prêtre, ils soient de vrais adorateurs du Père afin de  nous enseigner le véritable chemin de la sainteté.

Ô Père Céleste, avec eux, avec nos prêtres, nous nous offrons au Christ "Porte des brebis" pour l'édification et l'unanimité de l’Église tendue vers Vous: 

-Qu’elle soit missionnaire dans le souffle de Votre Esprit!

Aprenez-nous  à aimer ces prêtres que Vous nous donnez, à les respecter et à les recevoir vraiment comme un don de Votre main, pour qu’avec eux nous accomplissions davantage Votre œuvre pour le salut de tous. 

Seigneur, donnez-nous des prêtres, Seigneur, donnez-nous de nombreux prêtres, Seigneur, donnez-nous de nombreux et saints prêtres !

Amîn.

P.S:

Vous pouvez poursuivre la prière pour les vocations et la sainteté du clergé par cette "Neuvaine pour la paix "demandée  par les évêques Romains-catholiques de la Région de Bretagne:

 

Neuvaine de prière pour la paix
« Jésus est notre paix »

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Du samedi 6 août au lundi 15 août 2016,
solennité de l’Assomption de la Vierge Marie

Seigneur Jésus, Tu es notre paix, et Tu veux la paix pour tous.

Nous T’implorons : mets la paix dans nos cœurs.
Nous Te supplions : convertis le cœur de ceux qui sont tentés par la violence.
Nous Te le demandons : fais de nous tous des artisans de paix, partout où nous vivons.

Nous nous souvenons de la parole de la Vierge Marie dans le petit village de Pontmain* : « Mais priez, mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon fils se laisse toucher. »

En écoutant sainte Marie, Mère de Dieu,
Reine de la paix et Mère de Miséricorde,
nous Te prions pour que Tu donnes au monde le bien si précieux de la paix.

Merci d’écouter notre prière qui monte vers Toi avec espérance.
Nous avons confiance en Toi, le Sauveur du monde.

On peut ensuite prier le Notre Père et une dizaine de chapelet, en terminant par : « Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles des siècles, Amen. »

 

* diocèse de Laval. Apparition le 17 janvier 1871.

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Les chiens tout à coup s'arrêtèrent et se couchèrent sur la neige

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Dans un camp de déportés en Ukraine, durant la seconde guerre mondiale, un matin vers 10 heures, 2.000 prisonniers occupent la grande place du camp de concentration, en carré sous la mitraillette. Le chef, Naplouef  fait amener au centre dix frêles religieuses en chemises, et pieds nus : "Citoyennes, signez le reniement de votre foi ou vous serez changées en blocs de glace dans vingt minutes. »

"Notre conscience ne nous le permet pas." - "Bien, dit Naplouef, nous avons tout le temps." Les Sœurs s'agenouillent sur la neige et récitent le Chapelet à haute voix. Une demi-heure passe, et les Sœurs prient toujours à genoux dans la neige.
Naplouef n'y tenant plus s'écrie : "Si dans cinq minutes, vous ne signez pas, nous lâchons les chiens sur vous". Les Sœurs, alors, d'une voix forte, entonnent le Credo. Naplouef fait lâcher les chiens en direction des Sœurs qui continuent à chanter.

Mais à deux mètres de distance, les chiens tout à coup s'arrêtent et se couchent sur la neige comme des moutons. Alors, une immense clameur s'élève des rangs des prisonniers, comme un puissant cri de délivrance : "Miracle ! Miracle ! Gloire aux Soeurs héroïques ! Honte à leurs bourreaux !"

 

 

Stella Maris, Fribourg, Suisse

 

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

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DU CÔTE DE NOS FRERES AÎNES LES SAINTS...

 

1er Août,

début du carême de la Dormition (Du 1er au 14).

Avant la glorieuse fête de la Dormition de la toujours Vierge Marie, l'Église a institué une courte période de jeûne de deux semaines pour nous y préparer.

 

 

« Nous avons tous un besoin extrême des miséricordes du Seigneur, et pour cette vie et pour l'autre.

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C'est sa providence miséricordieuse qui, par rapport aux élus, arrange les événements de telle façon qu'ils arrivent sûrement à leur fin dernière. C'est par une pure miséricorde que Dieu nous pardonne nos péchés, autant de fois que nous revenons à lui avec un humble repentir. C'est par une attention pleine de miséricorde, qu'il nous préserve d'une foule de tentations, où notre faiblesse succomberait. Toutes les grâces personnelles, connues ou inconnues, qu'il ne cesse de nous faire malgré nos infidélités, sont autant d'effets de sa miséricorde. C'est à elle que nous devons la grâce spéciale qui nous assure la persévérance et qui nous prépare à la sainte mort ; qui tranche le fil de nos jours au moment que nous sommes en bon état. Enfin, c'est elle qui couronne et récompense nos bonnes œuvres, et, si Dieu y est engagé par sa justice, ce n'est pas qu'il nous la doive, mais il se la doit à lui-même, en conséquence de ses promesses toutes gratuites. Hélas ! que sont nos bonnes œuvres en elles-mêmes ? Et quel jugement Dieu en porterait-il, s'il les examinait avec rigueur ? Malheur à la vie la plus louable, s'écriait saint Augustin, si vous la discutez, sans égard à votre miséricorde ! Cette miséricorde qui, selon l’Écriture, est au-dessus de toutes les œuvres de Dieu, nous accompagne donc depuis la naissance jusqu'au dernier soupir. [...]

Or, il est de la nature de la miséricorde d'être gratuite ; ce n'est point une dette, mais un bienfait pur ; et le bienfaiteur est en droit de l'attacher à telle condition qui lui plaît. Jésus-Christ nous déclare ici, et en quantité d'endroits de son Évangile, que Dieu fera miséricorde à ceux qui auront fait miséricorde au prochain, qui auront eu pour lui un cœur charitable et compatissant, qui l'auront assisté, au moins par leurs désirs et par leurs prières, dans ses nécessités corporelles et spirituelles : Heureux donc, par rapport à la vie éternelle, les hommes de miséricorde ! »

P. Jean-Nicolas Grou s.j. (1731-1803), L’École de Jésus-Christ, Tome premier (Treizième leçon), Société Saint-Augustin, Lille & Retaux-Bray, Paris, s.d. [1885] (Quatrième édition).

 

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Frères et sœurs. Aloho m’barekh

 

Hier, nous célébrions une des fêtes centrales du Calendrier Liturgiqie :LA TRANSFIGURATION

                                       

 

Cet épisode de la Transfiguration est l’un des plus beaux joyaux de la Révélation chrétienne.

 

C’est une scène d’une particulière densité et d’une grande richesse d’évocation.

Les trois Apôtres qui en furent les témoins privilégiés en ont gardé un souvenir impérissable.

 

Et comme nous comprenons bien leur émotion, puis leur enthousiasme, à la vue de ce Jésus qui dans l’existence quotidienne était si simple si familier, si semblable aux autres hommes et qui brusquement leur laisse entrevoir l’éblouissante splendeur de sa divinité.

 

Certes, auparavant, ils devinaient bien que leur Maître était plus qu’un homme. Pierre avait même fait au nom des Douze cette magnifique profession de Foi : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant… »

 

Mais de cette vérité, dans le cours de la vie ordinaire ils n’étaient que trop portés à l’oublier.

 

Or, maintenant qu’ils voient se révéler, dans un éclair de gloire, le Christ qui est « le Fils Bien-Aimé du Père », le Sauveur annoncé par les prophètes (représentés ici par Moïse et Elie) ils comprennent mieux le privilège inouï qui est le leur :

-de vivre avec Jésus et dans son amitié, de pouvoir à chaque instant rencontrer Son Regard, écouter Sa Parole, lui parler, lui demander lumière et réconfort.

 

Et dans la plénitude de joie qu’ils éprouvent, ils voudraient éterniser cette minute exceptionnelle :

-« Seigneur il fait si bon ici, restons-y ».

 

Rêve chimérique que Jésus va dissiper, car l’homme ici-bas ne doit pas vivre habituellement sur le Thabor et dans les ravissements de l’extase…

La plaine le réclame pour le combat et le travail.

 

Mais dorénavant toute leur existence (qui restera dans le détail des heures, monotone et pénible) apparaîtra merveilleusement transfigurée par cette minute de lumière inoubliable.

 

Chers frères et sœurs, nous qui n’avons pas eu comme les Apôtres la ferveur de voir le Christ Glorifié, nous avons cependant une lumière capable de transfigurer, toute notre vie :

-c’est la lumière intérieure, la lumière surnaturelle de la Foi…

 

Il est clair que si nous projetons sur notre vie un regard simplement humain, elle nous apparaît plutôt maussade, presque toujours en grisaille et même à certaines heures absurde et cruelle.

 

Nous sommes aux prises, en effet, avec tant et tant de difficultés. Trop souvent nous avons l’impression d’être emportés par la vague déferlante des évènements qui nous dépassent.

 

Notre travail quotidien peut nous paraître fastidieux et, à la longue, exaspérant.

 

 Et ceux qui nous entourent, y compris ceux que nous aimons peuvent alourdir encore notre épreuve.

Dieu lui-même peut nous sembler lointain, absent des prières par lesquelles nous cherchons à le rejoindre, étrangement neutre et indifférent au drame de notre existence.

 

Mais si nous projetons sur cette vie humaine les clartés de la Foi, alors tout est changé, tout peut se transfigurer, comme un paysage morose qui s’anime, se colore et se met à sourire à la lumière du soleil.

 

Car la Foi, voyez-vous, nous donne une autre vision du monde et de l’aventure humaine : elle nous permet de faire cette découverte enthousiasmante à savoir que Dieu, s’il reste invisible n’est pas lointain, mais tout proche, présent partout et surtout en nous-mêmes par le mystère de la Grâce sanctifiante, et qu’il nous enveloppe constamment de sa Tendresse.

 

Nous découvrons que Dieu, apparemment silencieux et détaché nous aime, chacune et chacun, d’un amour éperdu et s’occupe par sa Providence du détail de nos vies…

D’ailleurs n’avons-nous pas la preuve la plus convaincante de cette proximité du Seigneur et de son prodigieux amour dans le Mystère de l’Eucharistie.

 

Jésus réellement présent nuit et jour dans le Tabernacle de nos églises.

 

Jésus qui par la Communion Eucharistique dépose en nous le germe de notre future glorification, nous plonge davantage dans l’intimité divine et resserre nos liens d’amour avec tous nos frères.

 

Et dans cette lumière qui vient d’En-Haut nous découvrons également que nos démarches quotidiennes, si insignifiantes à première vue, que notre travail le plus banal, qu’en un mot tout ce qui occupe nos journées, tout cela peut être divinisé, tout cela peut avoir un retentissement éternel si toutefois, bien sûr, nous nous efforçons de la vivre en union avec le Christ, si toutefois nous nous efforçons de l’accomplir comme le Christ lui-même l’accomplirait s’il était à notre place.

 

Enfin grâce à cette lumière surnaturelle de la Foi nous découvrons que nos souffrances, qu’elles soient physiques, morales ou spirituelles, (ces souffrances qui nous révoltent aussi longtemps qu’elles nous semblent absurdes) que nos souffrances ont un sens :

-qu’elles peuvent devenir utilisables et porter beaucoup de fruits si nous savons les unir aux souffrances du Sauveur :

- Mystère de Compassion, de Co- rédemption dont la Vierge Marie est le plus bel exemple.

 

Malheureusement ces vérités si réconfortantes, nous les oublions trop facilement et cela parce que nous ne savons pas (ou ne cherchons) pas assez à nous élever jusqu’au niveau d’une foi vraiment divine.

 

Notre comportement, nos réactions ressemblent trop souvent au comportement et aux réactions de ceux qui ne partagent pas cette Foi.

 

Trop souvent c’est l’humain qui prédomine en nous.

 

Et il faut bien reconnaître que la démarche du croyant n’est pas facile, car les réalités invisibles ne sont ni tangibles, ni mesurables, elles n’atteignent pas nos sens.

Nous ne pouvons pas voir de nos yeux, ni toucher de nos mains le monde surnaturel dans lequel, pourtant, nous baignons.

 

Dieu, l’Ame, la Grâce, la Communion des Saints, le Ciel : ces réalités là, ni l’analyse chimique, ni le scanner, ni les explorations interplanétaires ne peuvent les atteindre…

 

Et il faut ajouter que les instants où Dieu par une lumière spéciale devient « sensible au cœur », ne sont jamais dans notre vie que des minutes brèves.

 

La joie « comblante » de la Transfiguration fut, pour les Apôtres, de courte durée.

 

Et s’imaginer que les Saints vivaient toujours en extase avec le ciel ouvert devant les yeux est une grosse erreur.

 

Pour les Saints, comme pour nous la vie terrestre a été une épreuve et un combat spirituel dans l’obscurité.

 

Il reste que pour nous, comme pour eux, la Foi doit être ce phare dans la nuit, ce rayon de lumière qui permet d’avancer sans s’égarer sur le chemin montant, étroit et escarpé, qui mène à Dieu.

 

Et puisque la Foi dépend de la Grâce et de notre bonne volonté, puisque la Grâce nous est toujours offerte, il dépend finalement de nous que notre Foi chrétienne devienne plus forte, plus surnaturelle, plus rayonnante.

 

Faisons donc cet effort et ne restons pas dans les ténèbres, alors que nous pouvons marcher sous le grand soleil de Dieu.

 

Et puisque nous connaissons bien notre faiblesse, redisons souvent cette profonde prière qui fut inspirée à un paysan du temps de Jésus :

-« Seigneur, je crois, mais venez en aide à mon incrédulité ».

 

Oui, Seigneur, c’est bien vrai, trop souvent nous sommes des croyants incroyants ou peu croyants…

 

Accordez-nous, par l’intercession de Marie Votre Très Sainte Mère qui est le Modèle incomparable de la Foi, de dépasser le stade d’une foi imparfaite, réveillez notre Foi, trop souvent somnolente pour que notre existence monotone et éprouvée soit toute entière illuminée par Votre Présence, par Votre Vie en nous, en attendant le jour éternel où nous Vous serons semblables parce que nous Vous verrons tel que Vous êtes , l’un de la Bienheureuse Trinité.

 

Amîn.

 

Les fêtes du mois d'août et le Triptyque

par S.B. Patriarche Daniel

L'importance des fêtes d'août

Le Triptyque

Triptyque de la Déisis - Icône de l'Atelier le Roseau ©

 


 

La fête de la Dormition de la Mère de Dieu est une des fêtes célébrées le dernier mois du cycle annuel liturgique de l'Église. Il y a aussi deux autres fêtes importantes: la Transfiguration du Seigneur, le 6 août, et la Décollation de saint Jean Baptiste, le 29 août. Ces trois fêtes d'août forment un triptyque, ce groupe de trois fêtes est spirituellement représentatif de la fin du monde, de la seconde venue de notre Seigneur Jésus-Christ (Parousie) et du Jugement Dernier. C'est pourquoi, la Mère de Dieu et saint Jean Baptiste sont dessinés dans l'icône du triptyque (ou icône de la Déisis)comme les médiateurs auprès du Christ, le Juge des vivants et des morts. 

Donc, pendant cette période du dernier mois de l'année de l'Église, après la fête de la Transfiguration du Seigneur nous avons la fête de la Dormition, afin de montrer que la Mère de Dieu qui a traversé la mort, n'est pas restée dans la tombe, puis qu'elle a été élevée au Ciel avec son corps, par son fils. Ceci représente le mouvement que le Chrétien accomplit dans l'Église, de la vie terrestre provisoire à la vie céleste éternelle. C'est pourquoi le Troparion de la Dormition de la Mère de Dieu dit : Vous êtes allée à la vie, vous qui êtes la Mère de la Vie. 

La Mère de la Vie qui par ses prières purifie notre âme de la mort, est vénérée durant l'année par neuf fêtes et particulièrement pendant ce jeûne qui lui est dédié, qui est aussi le mystère de la vie de l'Église. La Mère de Dieu est l'icône de l'Église qui prie, qui porte le Christ en elle et Le montre au monde nous aidant aussi à passer de cette vie terrestre à celle céleste. 
 

La signification de l'office de la paraclisis de la Mère de Dieu
Pendant cette période, l'Église a orné ses prières et les a multipliées en vu de la vénération particulière de la Mère de Dieu. La Mère de Dieu est vénérée tout l'année et à chaque office religieux et particulièrement pendant cette quinzaine. La paraclisis de la Mère de Dieu est lue à la fin des Vêpres pendant cette période, en plus des samedis et de la veille de la fête de la Dormition. 

Le mot paraclisis signifie réconforter, rendre fort, consoler, en particulier pour les malades, pour ceux en difficulté, en détresse, en danger ou démunis face aux menaces contre leur vie dans les adversités. 

La paraclisis renforce la foi et la prière, permet de surmonter les tentations, les maladies et les troubles, elle est une source de lumière, de paix et de joie dans l'âme. C'est pourquoi les gens ont l'habitude de faire l'expérience de la paraclisis comme source de joie pour l'âme. Cette paraclisis est lue toute l'année mais plus particulièrement pendant cette période du jeûne de la Dormition de la Mère de Dieu. 
 
Victorieuse Orante

Vierge et l'Enfant
Vierge et l'Enfant - Icône de Spiritualité Orthodoxe ©

La Mère de Dieu a été vénérée dès les premiers siècles du Christianisme, selon la prophétie qu'elle a faite quand elle a dit: "Toutes les nations me béniront", à savoir toutes les générations, "parce que le Tout Puissant et Saint m'a glorifiée." Donc, la vénération de la Mère de Dieu ne vient pas des gens, mais de Dieu qui l'a choisie pour l'Incarnation de Son Fils, le Sauveur du monde, Jésus-Christ, notre Seigneur. C'est pourquoi elle est appelée Pont qui unit la terre aux Cieux, le Temple qui a contenu, comme une coupe, l'illimité en elle, le Fils du Dieu Éternel. La Mère de Dieu est une icône de la vie de l'Église et elle est aussi appelée Victorieuse Orante dans toutes ses oeuvres. 

Quel est le sens de l'expression Victorieuse Orante ? Cela signifie que la Mère de Dieu prie et que sa prière n'est jamais refusée. 

D'où vient cette expression? Du premier signe de Jésus Christ, notre Sauveur, à savoir le signe à Cana en Galilée où Il a changé de l'eau en vin, à la demande de sa Mère. En tant que mère attentive et prudente elle a remarqué que le vin était fini et que cela aller provoquer un embarras pour la nouvelle famille et tous les organisateurs de la fête du mariage. Alors, elle a dit : «Ils n'ont pas de vin.» Le Sauveur a répondu : «Que me veux-tu, femme (Femme, qu'y a-t-il entre moi et toi )? » et Il explique:«Mon heure n'est pas encore venue », à savoir Son heure de faire des signes. La Mère de Dieu n'a plus parlé, mais a continué à prier silencieusement. Alors, le Fils n'a pas pu refuser la requête de Sa Mère et Il a fait le miracle. Ainsi, nous voyons que Jésus-Christ, notre Sauveur, ne peut pas refuser les prières de la Mère de Dieu. 

Elle connaît aussi les besoins de la famille ou du pauvre, les maladies et les souffrances du malade et elle est une mère protectrice pour les enfants et les jeunes, parce qu'elle a élevé Jésus-Christ, notre Sauveur, comme un enfant et ensuite comme un jeune homme. Elle est la protectrice des hommes et des femmes qui vivent dans la pureté dans des monastères, des familles, des parents, des pauvres, des veuves, des orphelins, c'est pourquoi elle est la Toujours Victorieuse Orante. 
 



(Source: site: http://www.spiritualite-orthodoxe.net)

La centralité de la Transfiguration dans la spiritualité orthodoxe

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conférence prononcée par le Métropolite Stephanos de Tallinn

lors de la XXXIe Rencontre Internationale et interconfessionnelle des Religieuses et des Religieux à Neuendettelsau – Allemagne du Sud le 16 juillet 2006

 

Quel est le sens de la Transfiguration, l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique et quelles en sont les conséquences pour la vie du monde, c’est à cela que je vais m’efforcer de vous répondre tout en espérant par avance votre indulgence.

Mon propos en effet ne sera jamais qu’un pâle reflet de la profondeur qui se dégage de cet immense mystère. Bien plus, pour pouvoir s’approcher de la lumière de la Transfiguration, il faut d’abord prendre la résolution de gravir son propre Thabor qui est le lieu du cœur libéré de toutes ses passions. Si en effet c’est l’Esprit Saint qui nous transfigure, qui fait naître, grandir et vivre le Christ en nous, alors il faut lui faire de la place en nous purifiant de tout ce qui peut faire obstacle au rayonnement de l’Amour divin. Rappelons-nous de ce que disait déjà le moine Pacôme au 4e siècle : « Dans la pureté de son cœur, l’homme voit le Dieu invisible comme dans un miroir ». La transfiguration intérieure, soulignait le Patriarche Bartholomée tout récemment, « exige un changement radical ou, pour utiliser le vocabulaire théologique, la metanoïa …Nous ne pouvons pas être transformés, si nous n’avons pas d’abord été purifiés de tout ce qui s’oppose à la transfiguration, si nous n’avons pas compris ce qui défigure le cœur humain ». (1) Sinon à quoi bon raisonner sur la nature de la grâce, si l’on ne ressent pas en soi son action ?

Avant d’aller plus loin, commençons par voir ce qu’il en est du temps, du moment où se passe l’événement de la Transfiguration.

Saint Nicodème l’Hagiorite, tout comme Eusèbe de Césarée et bien d’autres dans l’Eglise, est convaincu que la Transfiguration eut lieu quarante jours avant la Passion, autrement dit au mois de février et non pas en août comme c’est le cas maintenant et il reprend vertement Meletios d’Athènes, qui prétend que la Transfiguration eut lieu le 6 août, par ces termes : « il aurait dû appuyer ces dires par quelque témoin et non pas avancer des paroles non contrôlées et non soutenues par des témoignages » et il s’étonne de voir comment « il est possible de croire de telles allégations, qui sont dépourvues de témoignages et de vraies certitudes » ! (2)

Alors, pourquoi le 6 août et non pas au mois de février ? Certainement pour des raisons de pédagogie. Au mois de février en effet, nous tombons en pleine période de Carême, ce qui risque à cause du jeûne propre à ce temps liturgique d’atténuer l’éclat festif de cette solennité, laquelle met en évidence la joie des chrétiens pour la gloire future dont ils seront un jour revêtus. La fête est donc déplacée en août et non pas de façon fortuite : du 6 août au 14 septembre, jour de l’invention de la Sainte Croix, il y a quarante jours, tout comme il y a quarante jours entre la Transfiguration et la Passion du Christ. Il y a donc bien un lien réel entre le Thabor et le Golgotha.

« Ce syndrome du Thabor-Golgotha, écrit Kallistos Ware, se retrouve dans les textes liturgiques du 6 août. Ainsi les deux premiers stichères des grandes vêpres, qui décrivent le moment de la Transfiguration, commencent d’une manière signifiante par ces mots : avant ta Crucifixion,ô Seigneur !…Dans le même esprit, aux matines, le premier stichère des laudes débute par ces mots : avant ta précieuse Croix et ta Passion… Le lien entre la Transfiguration et la Crucifixion est souligné de la même manière dans le kondakion de la fête : Tu t’es transfiguré sur la montagne, Christ notre Dieu, laissant tes disciples contempler ta gloire autant qu’ils le pouvaient, de sorte que, te voyant crucifié, ils puisssent comprendre que ta souffrance était volontaire… Il convient donc que les disciples du Christ, au moment de la Crucifixion, se souviennent de la théophanie du Thabor et qu’ils comprennent que le Golgotha est également une théophanie. La Transfiguration et la Passion doivent être comprises dans les termes l’une de l’autre, et également bien sûr, dans les termes de la Résurrection » (3).

Thabor-Golgotha : tout est susceptible d’être transfiguré mais cela n’est possible qu’a travers la Croix, par laquelle la joie est donnée dans le monde entier. Gloire et souffrance, autrement dit kénose et sacrifice de la Croix d’une part et grande joie de la Transfiguration et de la Résurrection d’autre part, vont donc de pair : dans notre vie comme dans celle du Christ lui-même, Thabor et Golgotha – ces deux collines - constituent bien un seul et même mystère. Pour nous chrétiens, la leçon est claire : nous sommes présents avec le Christ dans la gloire du sommet de la montagne, nous sommes aussi présents avec lui à Gethsémani et au Golgotha. Et c’est bien de cela qu’il s’agit : toute notre espérance découle de cette grande certitude, que la Transfiguration conduit à la Croix et la Croix mène à la Résurrection.

Quand nous lisons l’Evangile, nous voyons que de cet événement il se dégage trois moments pour notre édification spirituelle : d’abord la montée, c’est-à-dire l’ascèse, la purification du coeur , la lutte contre les passions ; ensuite le repos, la joie, la contemplation de la présence de Dieu, la communion à Dieu ; et enfin, la redescente dans la plaine, dans le quotidien, dans la banalité de l’instant. Cette succession constitue la trame de notre existence selon que notre vie dans l’Eglise suit ce rythme comme une sorte de respiration liturgique et plus particulièrement lorsque nous nous préparons à la Divine Eucharistie. La Transfiguration a, en ce sens, un caractère eschatologique ; elle est, selon les mots de saint Basile, l’inauguration de la glorieuse parousie, du second Avènement du Christ.

Venez, gravissons la montagne du Seigneur jusque dans la maison de notre Dieu et contemplons la gloire de la Transfiguration, gloire que tient du Père le Fils unique de Dieu ; à sa lumière prenons la lumière ; puis, élevés par l’Esprit, nous chanterons dans tous les siècles la consubstantielle Trinité ( doxastikon de la litie ). Ainsi, d’ « abord nous montons, nous escaladons, nous gravissons le chemin ardu pour arriver aux pieds du Seigneur. Puis nous communions dans la vision de Dieu, dans la certitude de sa présence dans nos cœurs. Enfin, nous redescendons au bas de la montagne, pour y retrouver nos frères et sœurs et le monde entier qui ignore Dieu. Notre monde, en proie aux forces sataniques, livré au péché et aux ténèbres. Tout est lié. Si vraiment nous parvenons à entrer dans la plénitude de la Transfiguration, ce n’est pas pour la garder jalousement pour nous, pour notre propre rassasiement, pour notre propre satisfaction ni notre propre béatitude. C’est pour nous remplir de Dieu, nous remplir tellement de sa présence, de sa grâce, de son Esprit, de cet Esprit qui nous brûle comme un feu car l’Esprit Saint est feu ;… le feu qui ne se consume pas ou plutôt qui consume seulement nos impuretés et qui illumine et qui console et qui réjouit et qui fortifie les cœurs … Pour être les témoins de la grâce de Dieu dans le monde » (4).

Reste le plus important à commenter : le thème de la lumière du Thabor. Qu’est-ce que cette lumière qui irradie du Christ sur la montagne et les apôtres ? C’est, répondent les Pères de l’Eglise, la manifestation de la gloire de Dieu. « La lumière inaccessible et sans déclin qui a brillé sur le mont Thabor…est l’énergie divine. Comme telle, elle est la lumière une de la Sainte Trinité », écrit le Père Sophrony, un grand spirituel du XXe siècle.

Mais encore ? En ce jour sur le Thabor, le Christ, lumière qui a précédé le soleil, révèle mystiquement l’image de la Trinité, chantons-nous au cours des vêpres de la fête. Tout en étant trinitaire, la gloire de la Transfiguration est de même plus spécifiquement christique. La lumière incréée qui rayonne du Seigneur Jésus le révèle comme « vrai Dieu de vrai Dieu…, consubstantiel au Père », selon la formule du Credo :Lumière immuable, ô Verbe, proclame l’exapostilaire de la fête, Lumière du Père inengendré, dans ta lumière en ce jour au Thabor nous avons vu la lumière du Père, la lumière de l’Esprit qui éclaire le monde et ailleurs, dans laudes, …la voix du Père clairement te proclama son Fils bien-aimé partageant même trône et consubstantiel…Ce qui fera dire à Saint Jean Damascène : « le Christ a été transfiguré non pas en assumant ce qu’il n’était pas, mais en manifestant à ses disciples ce qu’il était, ouvrant leurs yeux ». Et saint André de Crète d’ajouter : « A cet instant, le Christ n’est pas devenu plus radieux ou plus exalté. Loin de là : il est resté ce qu’il était avant ». Aussi, selon Paul Evdokimov, « le récit évangélique ne parle pas de la transfiguration du Seigneur, mais de celle des apôtres ». La Transfiguration au Thabor ne fut pas celle du Christ, disent les Pères de l’Eglise, mais celle des apôtres par l’Esprit Saint.

Avant d’aller plus loin dans notre propos, il convient de préciser « qu’il n’y a pas de juxtaposition de l’humain et du divin en Christ, mais il y a irradiation de la divinité dans l’humanité du Christ, et cette humanité du Christ, qui nous englobe tous, nous communions plus directement avec elle dans les sacrements, c’est-à-dire, précise Olivier Clément, essentiellement dans le baptême et l’eucharistie (5). C’est une humanité déifiée et donc déifiante, la déification ne signifiant pas une évacuation de l’humain qui serait remplacé par le divin, mais justement une transfiguration, un accomplissement, une plénitude du divin : l’humanité du Christ est pénétrée, transfigurée, par la gloire dont l’imprègne l’Esprit Saint ; c’est un sôma pneumatikon, un «corps spirituel comme dit Paul, c’est-à-dire un corps pénétré par l’Esprit, par la vie divine, par le feu divin ; non pas un corps dématérialisé mais au contraire un corps pleinement vivifié. De la même manière, par le mystère de l’Eglise, la chair de la terre, assimilée par l’Esprit au corps glorieux du Christ, devient – selon Grégoire Palamas – pour les chrétiens une source intarissable de sanctification ».

La Transfiguration n’a pas été un phénomène circonscrit dans le temps et l’espace. Le Christ n’a pas changé à ce moment-là : ce sont les apôtres qui ont reçu pour un moment la faculté de voir le Christ tel qu’il était dans sa réalité la plus profonde, afin qu’ils comprennent la signification véritable de la Croix, disent les textes liturgiques et le texte de l’Evangile : Jésus s’entretenait avec Moïse et Elie de sa Passion. La gloire vient par la Croix et la Croix sera alors l’engloutissement de la mort dans la lumière.

C’est donc parce que les Apôtres ont changé qu’ils ont pu voir le changement, la transfiguration dans la forme divine du Christ ; non pas son essence divine, qui est inatteignable et que par conséquent ils n’auraient pas pu supporter mais ses énergies - en quelque sorte les rayons du soleil - par lesquelles, dans son amour infini, il sort éternellement de lui-même pour se rendre connaissable et visible. Par la lumière de Dieu les apôtres se sont trouvés pénétrés, illuminés ; ils ont pu se voir, voir Dieu et resplendir à leur tour puisque Dieu, selon Grégoire Palamas, s’est rendu visible non seulement à leur intellect (nous ) mais aussi à leurs sens corporels qui ont été « changés par la puissance de l’Esprit divin ». Accessible aux sens et à l’intellect, la lumière divine « transcende en même temps toutes les dimensions de notre condition de créatures, nos sens et notre intellect … L’homme peut donc contempler, avec ses yeux de chair transformés, la lumière du Christ, comme les disciples ont pu, de leurs yeux transfigurés, contempler la gloire du Christ sur le Mont Thabor » (6). Tout comme les apôtres il nous est possible à nous aussi de voir Dieu avec les sens du corps, non pas les sens ordinaires mais, redisons-le à nouveau, changés par la puissance de l’Esprit divin. Changement contenu, toujours selon Grégoire Palamas, dans « l’assomption même de notre nature par l’union avec le Verbe de Dieu ». C’est dans la mesure où nous sommes en Christ que l’humanité du Christ pénétrée par la lumière de l’Esprit se communique à notre humanité.

Ainsi, pour Grégoire Palamas, la lumière divine est une donnée pour l’expérience mystique ; c’est le caractère visible de la Divinité, des énergies dans lesquelles Dieu se communique et se révèle à ceux qui ont purifié leurs cœurs.

Palamas en effet s’est trouvé face au problème suivant : comment l’homme peut connaître Dieu tout en reconnaissant en même temps que Dieu est par nature inconnaissable ? Pour en rendre raison, il explique que Dieu est tout entier essence et tout entier énergie, imparticipable dans son essence mais en même temps participable dans ses énergies. L’énergie divine c’est donc le mode existentiel de Dieu dans lequel celui-ci se manifeste et se communique. L’énergie divine, c’est Dieu en tant qu’il sort de lui-même.

Pour Olivier Clément, il y a ici antinomie (7): « Dieu tout entier se manifeste et Dieu tout entier ne se manifeste pas ; tout entier il est conçu et tout entier il est inconcevable pour l’intelligence ; tout entier il est participé et tout entier il est imparticipable. Il y a participation à la vie divine et en même temps il y a transcendance totale et inaccessible de Dieu. Voilà ce que va tenter de cerner cette distinction de la suressence inaccessible et des énergies participables. Ce n’est pas une séparation. Cela ne veut pas dire … qu’en Dieu il y a une frontière infranchissable : d’un côté l’essence, de l’autre les énergies. Cela désignerait plutôt deux modes d’existence de Dieu : d’une part, Dieu dans son altérité inobjectivable, dans la profondeur inaccessible de son existence personnelle, qui est amour inépuisable, unitrinité, et d’autre part Dieu dans le don total qu’il fait de lui-même, dans la toute présence qu’il nous donne. Cette distinction ne met pas en cause l’unité de Dieu…Il ne faut pas dire que tout cela – l’essence et les énergies – est une seule chose, mais que tout cela appartient à un seul Dieu vivant… »

« L’homme a été créé en vue de la déification. Mais l’homme en tant que créature possède aussi sa consistance propre, il n’est pas de nature divine. Pour décrire le mystère de cette union de la personne humaine avec son Créateur, Palamas a écarté l’idée d’une union selon l’essence (kat’ousian ) qui s’applique seulement aux personnes trinitaires entre elles, tout comme celle d’une union selon l’hypostase ou la personne ((kath’ypostasin ) qui ne s’applique qu’à l’union des natures divine et humaine dans la personne du Christ. Le seul mode d’union avec Dieu possible pour la nature humaine est celui qui s’exerce selon la grâce (kata harin ), c’est-à-dire selon l’énergie, cette énergie divine étant répandue à travers l’Eglise par l’Esprit Saint. On voit en quoi l’Esprit joue un rôle éminent dans cette doctrine inséparablement théologique et spirituelle… » C’est seulement ainsi que l’homme deviendra alors de plus en plus homme à mesure qu’il passera de l’ auto-nomie de la déchéance à la théo-nomie libératrice, restaurant la communion perdue avec Dieu (8).

« Celui qui participe à l’énergie divine…devient lui-même, en quelque sorte, lumière ; il est uni à la lumière et avec la lumière il voit en pleine conscience tout ce qui reste caché à ceux qui n’ont pas cette grâce ; il surpasse ainsi non seulement les sens corporels, mais aussi tout ce qui peut être connu ( par l’intelligence ) car les cœurs purs voient Dieu (…) qui, étant la lumière habite en eux et se révèle à ceux qui l’aiment, à ses bien-aimés » (9). L’union à Dieu, la vision lumineuse est pour l’homme à la fois pleinement objective, pleinement consciente, pleinement personnelle parce que tout être humain porte en lui l’image du Créateur, de sa participation libre à la vie divine. « L’homme, écrit Cyrille d’Alexandrie, reçut dès l’origine le contrôle de ses désirs et pouvait suivre librement les inclinations de son choix parce que la Déité, dont il est l’image, est libre ». Ainsi, cette union ne se résout jamais en une intégration de la personne humaine dans l’Infini divin ; elle est au contraire l’accomplissement de sa destinée libre et personnelle. De là également l’insistance des spirituels byzantins sur la nécessité d’une rencontre personnelle avec le Christ, lieu où, par excellence, ont convergé une fois pour toutes l’expérience de l’homme par Dieu et celle de Dieu par l’homme. « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » proclame saint Paul.

La théologie de la lumière est donc inhérente à la spiritualité orthodoxe : l’une est impossible sans l’autre. Derrière cette doctrine, on trouve l’idée fondamentale de l’homme fait à l’image et à la ressemblance de Dieu, la Sainte Trinité. Le thème constant de saint Jean l’Evangéliste est l’union personnelle et organique entre Dieu et l’homme ; pour Saint Paul, nous venons de le voir, la vie chrétienne est avant tout vie en Christ. Le mystère de la Rédemption signifie donc la récapitulation de notre nature par le Christ, Nouvel Adam et dans le Christ. Le mystère de la Pentecôte nous rappelle que l’œuvre de notre déification s’accomplit en nous par le Saint Esprit, Donateur de la grâce, celle-ci n’étant pas considérée par les Pères grecs comme un effet créé ; elle est l’énergie même de la Divinité se communiquant dans l’Esprit Saint. « Tu es devenue belle, mon âme, en t’approchant de ma lumière ; ton approche a attiré sur toi la participation de Ma beauté. S’étant approchée de la lumière, écrit Grégoire de Nysse, l’âme devient lumière ». La double économie du Verbe et du Paraclet a pour but l’union des êtres créés avec Dieu. Ici cependant, Créateur et créature ne fusionnent pas en un seul être ; dans la théologie mystique orthodoxe, l’homme ne perd jamais sa propre intégrité. Même déifié il reste distinct mais non séparé de Dieu : l’homme déifié ne perd pas son libre arbitre mais c’est tout aussi librement, par amour, qu’il se conforme à la volonté de Dieu. L’homme ne devient pas Dieu par nature, mais il est seulement créé dieu, un dieu par grâce. L’Eglise Orthodoxe écarte de cette façon toute forme de panthéisme.

Pour saint Syméon le Nouveau Théologien (10) l’expérience de la lumière, qui est la vie spirituelle consciente ( gnosis ), révèle la présence de la grâce acquise par la personne. « Nous ne parlons pas des choses que nous ignorons, dit-il, mais de ce qui nous est connu nous rendons témoignage. Car la lumière brille déjà dans les ténèbres, dans la nuit et dans le jour, dans nos cœurs et dans nos esprits. Elle nous illumine, cette lumière sans déclin, sans changement, inaltérable, jamais éclipsée ; elle parle, elle agit, elle vit et elle vivifie, elle transforme en lumière ceux qu’elle illumine. Dieu est lumière et ceux qu’il rend dignes de le voir le voient comme lumière ; ceux qui l’ont reçu, l’ont reçu comme lumière. Car la lumière de sa gloire précède sa Face et il est impossible qu’Il apparaisse autrement que dans la lumière. Ceux qui n’ont pas vu cette lumière n’ont pas vu Dieu car Dieu est lumière. Ceux qui n’ont pas reçu cette lumière n’ont pas encore reçu la grâce car en recevant la grâce, on reçoit la lumière divine et Dieu… »

La fête de la Transfiguration nous rappelle ainsi que le mystère de la déification de l’homme ne peut se réaliser qu’à travers l’illumination de tout l’être, par laquelle Dieu se révèle. Ce n’est pas un état passager qui ravit, qui arrache pour un moment l’être humain à son expérience habituelle. C’est une vie pleinement consciente dans la lumière divine, dans la communion incessante avec Dieu.

Dieu en s’incarnant n’a pas seulement sanctifié l’humanité mais aussi le monde entier. Et le monde est inexorablement lié à l’homme comme « le lieu de Dieu » où se découvre la gloire de la Trinité à la racine même des choses. Pour cette raison, la vocation de l’homme consiste, dans sa liberté personnelle, à transcender l’univers non pas pour l’abandonner mais pour le contenir, lui dire son sens, lui permettre de correspondre à sa secrète sacramentalité, le « cultiver », lui parfaire sa beauté, bref le transfigurer et non pas le défigurer. La Bible, ne l’oublions pas, présente le monde comme un matériau qui doit aider l’homme à prendre historiquement conscience de sa liberté offerte par Dieu. C’est dans le monde que l’homme exprime sa liberté et qu’il se présente comme une existence personnelle devant Dieu (11). La conséquence en est que l’homme ne peut faire transparaître Dieu en soi-même sans faire transparaître Dieu dans le monde ou sans se faire transparent comme image de Dieu dans le monde.

Ainsi l’homme représente pour l’univers l’espoir de recevoir la grâce et de s’unir à Dieu car il n ’y a pas de discontinuité entre la chair du monde et celle de l’homme, l’univers est englobé dans la nature humaine. C’est aussi le risque de la déchéance et de l’échec dès lors que, détourné de Dieu, l’homme ne verra des choses que l’apparence, « la figure qui passe » ( 1 Cor 7,31 ) et leur donnera en conséquence un « faux nom ». Tout ce qui se passe en l’homme a bien une signification universelle et s’imprime sur l’univers. La révélation biblique nous place devant un anthropocentrisme résolu, « non pas physique mais spirituel puisque le destin de la personne humaine détermine le destin du cosmos » (12). L’univers ne connaît pas l’homme, mais l’homme connaît l’univers. L’homme a besoin de l’univers, mais l’univers a surtout besoin de l’homme. Autrement dit : l’homme se présente comme l’axe spirituel de tout le créé, de tous ses plans, de tous ses modes parce qu’il est le résumé de l’univers ( microcosme ) et l’image de Dieu ( microtheos ) et parce qu’enfin Dieu s’est fait homme pour s’unir au cosmos tout entier.

Les textes patristiques soutiennent très fréquemment l’idée que l’homme est un être de raison (logikos ) à cause précisément de sa création à l’image même de Dieu. C’est ce qu’affirme entre autres avec netteté saint Athanase le Grand lorsqu’il traite de ce sujet. De même nous pouvons comprendre que l’homme est créateur car il est à l’image par excellence de son Créateur. Il est aussi souverain car le Christ, à l’image duquel il a été créé, est le Seigneur et le Roi qui domine l’univers. Il est libre, car il est à l’image de la liberté absolue. Il est enfin responsable pour toute la création comme il en est et la conscience et par-dessus tout le prêtre puisqu’il a pour modèle le Christ, Grand Prêtre. Mais il ne suffit pas de dire que l’homme est microcosme parce qu’il récapitule en lui tout l’univers. Sa vraie grandeur réside dans le fait qu’il est « appelé à être Dieu », à devenir « Eglise mystique » puisqu’il est la jointure entre le divin et le terrestre et que de lui diffuse la grâce sur toute la création (13). C’est dire que la situation du cosmos, sa transparence ou son opacité, sa libération en Dieu ou son asservissement à la corruption et à la mort dépendent de l’attitude fondamentale de l’homme, de sa transparence ou de son opacité à la lumière divine et à la présence du prochain. C’est la capacité de communion de l’homme qui conditionne l’état de l’univers. Du moins initialement et maintenant en Christ, dans son Eglise.

« La Transfiguration est quelque chose qui concerne la cosmologie, qui concerne notre sentiment même de l’être des choses. L’être des choses est potentiellement sacramentel. Il y a une potentialité sacramentelle dans la matière, qui s’exprime dans la Transfiguration : le monde a été créé pour être transfiguré. Cette transfiguration, c’est l’homme qui doit l’accomplir ; en Christ qui est l’homme parfait, elle est accomplie mais elle est secrète, elle est enfouie, cachée dans la détresse de l’histoire, et le monde reste figé dans son opacité, par le péché et le refus des hommes. C’est pourquoi la création tout entière gémit dans les douleurs de l’enfantement du nouveau ciel et de la nouvelle terre. Il s’agit de faire monter à la surface du monde l’incandescence secrète. L’image employée ici par saint Maxime le Confesseur est justement l’image du buisson ardent. Le monde en Christ est secrètement, liturgiquement, sacramentellement, buisson ardent, et il s’agit – c’est cela la sanctification – de faire transparaître, à travers les visages et les regards, cette incandescence secrète » (14).

La Transfiguration devient ainsi la clef de l’histoire véritable, qui est l’histoire de la lumière, qui est l’histoire du feu, ce feu toujours présent mais qui a besoin pour tout embraser que des hommes se laissent consumer puisque le cœur de l’homme, quand il est touché par la lumière divine, devient le cœur du monde et communique la lumière, découvre les choses et les êtres dans leur vérité christique, c’est-à-dire dans la lumière de la Transfiguration : Selon Grégoire Palamas, « l’homme authentique, quand il prend comme chemin la lumière, s’élève ou plutôt est élevé sur les cimes éternelles ; il commence à contempler les réalités qui sont au-delà du monde, mais sans être séparé de la matière qui l’accompagne dès le début, car il ne s’élève pas sur les ailes imaginaires de son raisonnement, mais réellement, par la puissance indicible de l’Esprit » (15).

En fait, ce qu’il nous faut témoigner, c’est que le christianisme est la religion de la personne, de la communion, de la liberté, de la transfiguration non seulement de chaque être mais aussi de tout le cosmos. Nous ne sommes pas orphelins dans la prison indéfinie du monde : Dieu est la source d’une vie plus forte que la mort, la source de la joie qui vient à nous dans un immense mouvement d’incarnation : l’humain et le divin enfin s’unissent sans se confondre, le Christ est ressuscité. Toute notre existence est désormais déchiffrée à partir de la lumière qui jaillit du tombeau vide. Le néant n’existe pas : notre vérité d’homme, dès ici-bas, c’est bien la résurrection.

Aussi, pour celui qui acquiert l’amour, « les ténèbres se dissipent et la lumière véritable paraît déjà » ( Jn 1,8 ). La lumière divine apparaît ici-bas dans le monde, dans le temps. Elle se révèle dans l’histoire mais elle n’est pas de ce monde, c’est le commencement de la parousie dans les âmes saintes et sanctifiés, prémices de la manifestation finale lorsque Dieu apparaîtra dans sa lumière inaccessible à tous ceux qui demeurent dans les ténèbres des passions, à ceux qui vivent attachés aux biens périssables. A ceux-là, ce jour apparaîtra soudain, inattendu, comme le feu que l’on ne peut supporter. Ceux par contre qui marchent dans la lumière ne connaîtront pas le Jour du Seigneur, car ils sont toujours avec Dieu, en Dieu.

+Stephanos, Métropolite de Tallinn et de toute l’Estonie.

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BIBLIOGRAPHIE :

( 1) : Patriarche Œcuménique BARTHOLOMEE: « La Transfiguration exige la metanoïa », in SOP n° 306, Paris – mars 2006, pp.23 -25.
( 2) : P.B.PASCHOS : « La Théologie de la Transfiguration « in EROS ORTHODOXIAS ( en grec ), Ed. Apostoliki Diaconia de l’Eglise de Grèce, Athènes 1978, pp. 51 – 57.
( 3) : Ev.Kallistos WARE : « La Transfiguration du Christ et la souffrance du monde », in SOP n° 294, Paris – janvier 2005, pp. 20-26.
( 4) : Boris BOBRINSKOY : « La Transfiguration » , Homélie. Bussy-en-Othe, 19 août 1995.
( 5) : Olivier CLEMENT : « Saint Grégoire Palamas et la Théologie de la Transfiguration », supplément au SOP n° 131, Paris septembre-octobre 1988, pp. 1 - 17.
( 6) : Michel STAVROU : « La transfiguration du corps et du cosmos dans la théologie byzantine », in SOP n° 247, Paris – avril 2000, pp. 24 – 28.
( 7) : Olivier Clément, loc.cit.
( 8) : Michel Stavrou, loc.cit.
( 9): Grégoire PALAMAS : « Sermon pour la fête de la Présentation de la Mère de Dieu », éd. Sophocles, 176-177.
(10) : Syméon le Nouveau Théologien : Homélie LXXIX.
(11) :Constantin GREGORIADIS : « Le Monde en tant que création et la révolte de l’Humanisme autonome » in CONTACTS n° 57, Paris 1967, pp. 75 – 78.
(12) : Olivier CLEMENT : a) « Questions sur l’Homme », STOCK, Paris 1972 ;
b) « La Résurrection chez Berdiaev », CONTACTS n° 78-79, p.213
(13) : a) Panayotis NELLAS : « Théologie de l’image. Essai d’anthropologie orthodoxe » in CONTACTS n° 84, Paris 1973, pp.261-268.
b) Athanase le Grand : « Incarnation du Verbe »,3, PG 25,101 B ; 4, PG 25, 104 CD
c) R.BERNARD : « L’Image de Dieu d’après saint Athanase », Aubier, Paris 1952, pp. 2 et 91 – 126.
d) Vladimir LOSSKY : « Théologie mystique de l’Eglise d’Orient », Aubier, Paris, 1990, pp. 109 – 129.
e) Nicolas CABASILAS : « La Vie en Christ », 3,PG 150, 572 B.
(14) : Olivier Clément, loc.cit.
(15) : Olivier Clément, loc.cit.

(Source:  http://www.orthodoxa.org/FR/orthodoxie/theologie/Transfiguration.htm )

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SIGNIFICATION DE

LA BENEDICTION DES FRUITS LE JOUR DE LA TRANSFIGURATION

La bénédiction en ce jour des grapes de raison, de même que d'autres fruits et légumes, est un signe magnifique et adéquat de la transfiguration de toutes choses en Christ. Elle signifie la floraison ultime et la récolte dans toute la Creation au paradis du Royaume de Vie infini de Dieu, où tout sera transformé par la gloire du Seigneur.


C'est une ancienne coutume chrétienne. La première semaine d'août, le 6, les fermiers rassemblaient les premiers fruits de leurs récoltes d'été (grappes, figues, etc) et les présentaient à l'église pour qu'elles y soient bénies et pour les donner gratuitement à l'assemblée. On appelle ces fruits "les prémices."

Dans un texte du 7ème siècle - "les lois du royaume", de l'empereur Constantin Porfirogenitos - cette coutume est décrite ainsi : "L'empereur de Constantinople rassemble les prémices ("aparches") à Chalcédoine, où il y avait beaucoup de vignes, ensuite il attend l'arrivée du patriarche de Constantinople qui vient pour la Fête de la Transfiguration, afin qu'il bénisse les fruits, et qu'il distribue personnellement les grapes aux fidèles."

Cette coutume est encore honorée de nos jours en de nombreux endroits en Grèce où il y a des vignobles.

Nous ne devrions pas oublier que l'Église a aussi été appelée "vigne". Dès lors, l'Église béni les premiers fruits de la vigne en donnant un sens "théologique" au travail des agriculteurs.

Mère Evfrosinia ajoute :
"Cependant, comme les grappes ne murissent pas toutes ensemble au même moment, l'Église a adapté cette tradition de diverses manières. En certains lieux en Terre Sainte par exemple, les grappes sont bénies en la fête du saint prophète Elie. En Russie, où les grappes ne sont pas toujours disponibles, on a utilisé des pommes comme remplacements, et la Transfiguration est appelée aussi "Yablochny Spas" ou "Fête de la Pomme du Sauveur". Dans le nord de la Russie, où même les pommes ne sauraient être mûres pour le 6/19 août, ce sont des fèves que l'on bénit traditionnellement. Cependant, comme de nos jours on sait acheter n'importe quelle sorte de fruit ou de légume tout au long de l'année, nous avons perdu le sens de recevoir la bénédiction de partager les prémices. Mais nous pouvons toujours nous efforcer de garder l'esprit de cette tradition. Dans notre monastère, nous bénissons toutes sortes de fruits lors de la Transfiguration...
De plus, la bénédiction des grapes de raisins, qui est spécifiquement mentionnée liturgiquement, est une allusion au Mystère de la Sainte Eucharistie, la Nouvelle Vigne qui est le Sang du Christ qui nous nourrit spirituellement. La prière liturgique fait aussi référence au Christ Lui-même comme "la Divine Grappe" attachée à la Croix et d'où s'écoulent "les gouttes du Vin Mystique."


 Et l'évêque Alexander (Mileant) de bienheureuse mémoire ajoute :

"C'est une tradition que le jour de la Transfiguration, l'on bénisse des grappes, pommes et autres fruits après la Divine Liturgie. La coutume d'apporter des fruits à l'église pour leur bénédiction remonte à l'époque de l'Ancien Testament (Gen 4,2-4; Ex 13,12-13; Nomb 15,19-21; Deut 8,10-14). Les Apôtres ont fait se prolonger cette tradition dans l'Église du Nouveau Testament (1 Co 16,1-2). L'on trouve l'instruction pour apporter des fruits à l'église dans la 3ème Règle du Canon Apostolique, la plus ancienne collection de canons (lois) ecclesiastiques, aux origines remontant au 2ème siècle. En Grèce, le mois d'août est celui de la maturation des fruits, essentiellement de la vigne, et des nouveaux épis de maïs. Depuis les temps reculés, les fidèles en ont apporté à l'église pour leur bénédiction et en action de grâce pour Dieu. Saint Jean Chrysostome écrivait "le laboureur reçoit le fruit de la terre non pas tant de son travail et de son application, mais par la bonté de Dieu Qui fait pousser ces fruits, car ce n'est pas lui qui a suscité quoi que ce soit, ni arrosé; mais c'est Dieu qui y donne la croissance."
Les grappes de raisins sont amenés à l'église parce qu'ils sont en relation directe avec le Sacrement eucharistique. C'est pourquoi dans la prière de bénédiciton des grappes, le prêtre dit "Bénis, Seigneur, ce nouveau fruit de la vigne, qui est parvenu à maturité parce que Tu as généreusement accordé un temps favorable, de la pluie et du calme. Que la consomation de ce fruit de la vigne nous apporte la joie. Et accorde-nous l'honneur de T'offrir ce fruit, comme don pour purifier nos péchés, en même temps que le Saint Corps de Ton Christ."

Au cours des premiers siècles du Christianisme, les fidèles amenaient à l'église les fruits et les récoltes nouvelles : pain, vin, huile, encens, cire, miel, etc. De toutes ces offrandes, seuls le pain, le vin, l'encens, l'huile et la cire étaient amenés à l'Autel, alors que le restant était utilisé pour les besoins du clergé et des pauvres dont l'église prenait soin. Ces offrandes étaient pour exprimer la gratitude envers Dieu pour tous Ses bienfaits, mais en même temps pour aider les serviteurs de Dieu et les nécessiteux. Jusqu'à nos jours, la bénédiction du pain et du vain, des oeufs et du lait, et d'autres aliments, a été préservée par la consécration de "l'artos" (grand pain) à l'église, et du repas pour le domicile à Pâques. La bénédiction des fleurs et des branches d'arbres a lieu de nos jours le Dimanche des Rameaux, les jours de la Sainte Trinité, et pour l'Exaltation de la Croix, et le dimanche de la semaine de la Vénération de la Croix. Du blé avec des raisins et du miel [kollyva, ndt] est employé comme offrande pour l'Office des défunts et leurs Offices de commémoration. Les prosphores sont partout apportées pour la proskomedia, même de nos jours."


P. Andreas Blom, Archangel Gabriel Orthodox parish, Ashland, Oregon, Orthodox Church of America

(Source:"St Materne")

 

 

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

 

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

 

 

 

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)
 
AUX MARTYRS IGNORES
 
Les 18-19 juillet, dans la nuit :
220 morts civils dans un bombadement effectué pat l'aviation française
selon le gouvernement de Damas.
 
Pour eux pas de fleurs, pas de prières, pas de bougies ?
Même pas une pensée ? Silence des médias !
 
Reçu de l'Ass "Juristes pour l'enfance:
 


Association Juristes pour l'enfance
5 août 2016

 


Chers amis et membres de Juristes pour l’enfance,

 
L’été n’apporte hélas guère de trêve dans le combat pour les droits des enfants que vous et nous nous efforçons ensemble de défendre. Vous savez sans doute que, le 21 juillet dernier, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné une nouvelle fois la France en raison du refus de transcription des actes de naissance des enfants nés à l’étranger de GPA, alors que l’absence de transcription ne portait aucun préjudice aux enfants et exprimait le refus de la justice française de fermer les yeux sur les violations de leurs droits qui résultent de la GPA. Dans un contexte de déni général de ce que l’enfant a vécu, l’état civil non transcrit offrait à l’enfant un espace de vérité et une possibilité de compréhension de sa propre histoire.

Notons que, depuis les faits portés devant la cour européenne, la cour de cassation a déjà largement renoncé à la protection de l’enfant et autorise la transcription lorsque l’acte de naissance indique la mère porteuse comme mère, comme si cela suffisait à réparer la privation de sa mère que la GPA entraine de toute façon pour lui. La condamnation européenne n’apporte donc rien de nouveau mais elle conforte l’approche complaisante avec laquelle les juridictions envisagent la GPA, dans un contexte de déni des violations des droits des enfants, autrement de déni de justice à leur égard.

C’est ensuite le Conseil d’Etat qui, le 3 août, vient d’ordonner une nouvelle fois au ministre des affaires étrangères de délivrer un titre de voyage à un enfant né de la GPA en Arménie, afin que la femme qui l’a obtenu par ce moyen puisse entrer en France avec lui. Cette question avait déjà été tranchée par le Conseil d’Etat dans une décision du 4 mai 2011. Elle n’apporte elle non plus rien de nouveau mais ne résout rien non plus, tant la solution n’en était déjà pas une en 2011.
Vous pouvez lire ci-dessous les explications d’Aude Mirkovic, porte-parole de notre association, recueillis par le site Genethique.org, ainsi que le communiqué de l’association publié à propos de la décision européenne de juillet, si vous ne l’avez pas encore lu.

Afin de promouvoir une prise de conscience sur les préjudices que la GPA entraine pour les enfants, l’association Juristes pour l’enfance lance en septembre une vaste campagne auprès des politiques et des professionnels de santé (députés, sénateurs, CECOS, Agences sanitaires, directeurs d’hôpitaux). Nous allons leur adresser l’ouvrage d’Aude Mirkovic consacré à la PMA et à la GPA envisagées dans la perspective du respect des droits de l’enfant, afin de les sensibiliser et les alerter sur l’impact qu’elles peuvent avoir sur les enfants. Nous allons leur proposer, pour eux-mêmes comme pour les membres de leurs structures, une formation sur le sujet.

Le récent débat à l’assemblée sur la répression de la GPA, qui n’a pas pu être adoptée tant les tensions sont vives, montre en effet à quel point les conséquences pour les enfants de ces pratiques sont méconnues, volontairement ou de bonne foi, de nos parlementaires et par la société en général.

Si vous pensez cette initiative utile, vous pouvez collaborer à cette campagne en aidant notre association (reçu fiscal adressé pour tout don).
Vous pouvez faire un don en ligne sur le site: juristespourlenfance.com ou envoyer un chèque à l’adresse suivante :

Juristes pour l’enfance, 
BP 32, 69591 L’Arbresle cedex


Pour finir avec une bonne nouvelle, nous avons le plaisir de vous annoncer que Juristes pour l’enfance a obtenu, le 16 juillet dernier, le statut spécial de consultant auprès du conseil économique et social de l'ONU. Cette reconnaissance internationale nous ouvre des horizons et des perspectives que nous ne manquerons pas d’explorer et d’exploiter pour le bénéfice des enfants !

Avec l’assurance, chers amis, de notre vigilance et de notre dévouement au service de la cause de l’enfance, nous vous souhaitons malgré tout un bel été, dans l’espérance et la persévérance,

L’équipe de Juristes pour l’enfance
 
Annexe 1 : interview d'Aude Mirkovic par le site Internet genethique.org, 3 août 2016

DÉCISION DU CONSEIL D’ETAT : LE « PROCÉDÉ MACHIAVÉLIQUE » DE LA GPA


Le 3 août, le Conseil d’Etat a ordonné au Ministère des Affaires étrangères de laisser entrer sur le territoire français un enfant né à l’étranger, « quand bien même sa naissance résulterait d’une convention de gestation pour autrui » (cf. GPA en Arménie : le Conseil d’Etat à demi favorable ?). Aude Mirkovic, maître de conférences en droit privé et porte-parole de l'association Juristes pour l'enfance, décrypte cette décision pour Gènéthique.
 
Gènéthique : Le Ministère des affaires étrangères fabriquerait des orphelins ?
 
Aude Mirkovic : Ce n’est pas le Ministère des Affaires étrangères qui fabrique des orphelins, c’est la GPA. Cette pratique consiste en effet par définition à planifier la venue au monde d’un enfant dont la mère est écartée dès l’origine, de manière à ce que cet enfant n’ait pas de mère, soit donc comme orphelin, pour laisser la place à un parent d’intention.
Les adultes parties au contrat de GPA s’entendent pour mettre l’enfant dans une situation intenable, l’absence de parents. Ils se fondent ensuite sur cette situation catastrophique, qu’ils ont délibérément suscitée, pour exiger des autorités qu’elles ferment les yeux sur ce qu’ils ont fait subir à l’enfant, sous prétexte de le sortir de cette situation effectivement catastrophique. Au passage ils parviennent à leurs fins, à savoir vendre l’enfant pour la mère porteuse, et l’acheter pour les demandeurs, ici une femme dite mère d’intention.
 
G : Le fait que la mère inscrite sur l’acte de naissance ait véritablement accouché ou non est-il indifférent à la solution en droit ?
 
AM : La femme désignée sur l’acte de naissance n’est pas complètement indifférente juridiquement car, actuellement, la Cour de cassation refuse la transcription sur les registres d’état civil des actes de naissance qui ne désignent pas comme mère la mère porteuse, pour non conformité à la réalité. Mais cette mention sur l’acte de naissance ne peut être le seul critère d’appréciation car l’indication du nom de la mère porteuse sur l’acte de naissance ne porte pas remède aux maux que la GPA inflige aux enfants. Dans tous les cas, que l’acte de naissance mentionne la mère porteuse ou la mère d’intention, l’enfant est commandé, fabriqué, facturé, livré, séparé de sa mère de naissance, ce qui constitue une situation à haut risque traumatique pour lui et pourra laisser une blessure d’abandon d’autant plus grave qu’elle sera niée par l’entourage de l’enfant. La filiation de l’enfant est, dans tous les cas, malmenée, bidouillée à partir de gamètes des uns et des autres, d’une gestatrice éphémère et de parents d’intention qui sont acheteurs avant d’être parents. Devant ce désastre de méconnaissance des droits élémentaires des enfants et de leur dignité d’êtres humains, les juges se contentent d’ergoter sur la mention maternelle de l’acte de naissance. L’arbre qui cache la forêt en somme, et ces arguties juridiques permettent d’entériner comme si de rien n’était des achats d’enfant. C’est une honte, mais ces injustices ne demeureront pas sans conséquences, lorsque les enfants attaqueront l’Etat français dont la justice (!) aura fermé les yeux sur les violations de leurs droits pour satisfaire les revendications de ceux qui les auront achetés.
 
: Selon vous, le refus du Ministère des Affaires étrangères de délivrer ce laissez-passer portait-il une « atteinte grave et illégale au droit de l’enfant, et au respect de sa vie privée et familiale » ?
 
AM : Il faut comprendre le caractère machiavélique du procédé de GPA. A l’issue du processus, la seule personne qui se soucie de l’enfant est l’acheteuse. La justice a alors le choix entre reconnaitre l’acheteuse de l’enfant comme la mère, ce qui signifie valider un achat d’enfant,  ou entériner le fait que l’enfant n’a pas de mère, ce qui suppose d’avoir le courage d’en tirer les conséquences. Des états comme l’Italie ont refusé de reconnaitre des acheteurs d’enfant comme parents, pour confier ce dernier à l’adoption. L’Italie a été pour cela condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (l’appel est en cours), alors que cette mesure est la seule qui fasse échec radicalement à l’achat d’enfant puisque l’acheteur ne parvient pas à ses fins.
 
Je ne sais pas si cette solution pourrait convenir dans tous les cas mais il faut réaliser que, une fois la GPA réalisée avec tout ce qu’elle suppose pour l’enfant, il n’existe pas de bonne solution pour lui, ni même de solution passable. C’est pourquoi il faut sanctionner les acheteurs et les vendeurs d’enfants, de manière à ce qu’il n’y ait plus de gestation pour autrui. Or, aujourd’hui, les clients de la GPA ne risquent rien dès lors que les faits s’accomplissement à l’étranger. Des parlementaires ont tenté de remédier à cette impunité inexplicable en proposant de sanctionner le recours à la GPA (cf. 
L’Assemblée nationale refuse de lutter contre la GPA [Réaction de Philippe Gosselin]) mais ce texte n’a pas été adopté par l’Assemblée car beaucoup de députés, en dépit de leurs belles déclarations sur le respect de la femme et le refus de faire des enfants des marchandises, ne souhaitent pas vraiment lutter contre la GPA. Ceux qui ont fait échouer ce texte portent une lourde responsabilité envers des enfants comme celui dont nous parlons, acheté en Arménie par une femme qui, ensuite, somme sans complexe la justice d’entériner son achat en brandissant, ironie suprême, l’intérêt de cet enfant. 

 
Annexe 2 : communiqué de presse de Juristes pour l'enfance, 22 juillet 2016 

LA FRANCE A NOUVEAU CONDAMNEE PAR LA CEDH EN MATIERE DE GPA : LE GOUVERNEMENT FRANCAIS LE FAIT-IL EXPRES ?

La France est de nouveau condamnée par la cour européenne des droits de l’homme pour un refus de transcription des actes de naissance des enfants nés de GPA à l’étranger, alors même que la cour de cassation accepte aujourd’hui, comme la cour européenne, de fermer les yeux sur la GPA pour autoriser la transcription dans des cas identiques à ceux ayant suscité cette nouvelle condamnation.

Cette nouvelle condamnation n’ajoute rien à la précédente du 26 juin 2014. En revanche, elle confirme le message désastreux adressé aux enfants selon lequel leurs droits ne pèsent rien lorsqu’ils entravent le désir tout puissant des adultes. La Cour européenne en effet, comme désormais la cour de cassation française, appréhendent la situation sans tenir compte de la GPA, comme si cette pratique ne faisait rien subir aux enfants. Comment une cour, dite de sauvegarde des droits de l’homme, peut-elle ainsi passer outre le fait pour un enfant d’être commandé, fabriqué, facturé, livré, séparé de sa mère de naissance, privé définitivement de mère lorsque les clients sont des hommes, comme dans le cas des affaires jugées hier ?

Le raisonnement de la Cour ne peut manquer de susciter l'indignation  car, comme en 2014, elle fonde sa condamnation sur le postulat erroné que la filiation étrangère des enfants ne serait pas reconnue en France, ce qui est FAUX : la filiation qui découle des actes étrangers est et a toujours été reconnue en France, et la Cour de cassation l’a précisé dès ses premières décisions en la matière en 2011. C'est à ce titre que les parents désignés par ces actes peuvent exercer l’autorité parentale. Cette filiation produit TOUS les effets de la filiation et, en particulier, elle confère aux enfants la nationalité française et leur vocation successorale. D’ailleurs, la transcription n’est pas obligatoire et de nombreux Français d’origine étrangère n’ont pas demandé la transcription de leur acte de naissance étranger avec lequel ils exercent pleinement tous leurs droits.

La filiation est bel et bien reconnue, seulement elle n’était pas transcrite, mesure administrative dont le défaut ne porte aucun préjudice aux enfants et n’entraine de contrainte administrative que pour les parents, seuls responsables de la situation. L'absence de transcription exprimait en revanche le refus des juridictions françaises de cautionner les violations des droits des enfants.
L’association Juristes pour l’enfance a exposé au représentant du  gouvernement français le fait que la condamnation européenne est fondée sur un postulat erroné, autrement dit privée de tout fondement. Mais le gouvernement français, qui déjà avait omis de faire appel en 2014, n’a pas voulu, cette fois-ci encore, défendre les enfants dont les droits sont bafoués par la GPA et s’est laissé condamner une nouvelle fois. Il n'est pas illégitime de s'interroger sur ses véritables intentions qui pourraient bien consister à voir s'installer ainsi la GPA ans le paysage français et européen.

L’association Juristes pour l’enfance alerte sur le fait que ces affaires ne sont pas closes. Les enfants concernés, dont les droits ont été méconnus dans l’impunité et avec la complicité des juridictions européennes et françaises, demanderont justice, un jour ou l’autre. Mais, en attendant, que de maux pourraient être évités aux enfants si la loi française était appliquée !

 

 

NOUVELLE PARUTION:

 

La vie de notre Seigneur Jésus-Christ,

par Marina Paliaki, collection « Apprendre par l’icône »,

éditions Apostolia, Paris, 2016,

26 pages illustrées.
http://orthodoxie.com/recension-marina-paliaki-la-vie-de-notre-seigneur-jesus-christ/

 

 

« Sur les monts du Caucase, Dialogue de deux solitaires sur la prière de Jésus » 

 Hiéromoine Hilarion (Domratchev) 

25,00€ TTC

Description
On sait peu de choses de la vie du moine mégaloschème Hilarion [Domratchev] : il naquit vers 1845 dans la région de Viatka, fut enseignant après avoir terminé quatre classes de séminaire ; il partit pour l’Athos où il vécut plus de vingt ans au monastère russe Saint-Pantéléimon. Dans les années 1880, il s’en fut au Caucase, où on le rattacha au monastère Saint-Simon-le-Cananéen du Nouvel Athos.
Dans ce livre, il narre sa rencontre avec un ermite du Caucase, qui lui enseigna la Prière de Jésus.

L’ouvrage est un classique de la littérature orthodoxe, qui suscita de nombreuses vocations.
» Ce livre, écrit avec l’aide de Dieu, n’a qu’un but : expliquer aussi complètement que possible en quoi consiste la Prière de Jésus, elle qui, suivant l’enseignement unanime des saints Pères, est la racine et le fondement en même temps que le sommet et la perfection de la vie spirituelle. Toute l’insistance de nos paroles ne vise qu’à cela. Nous mettons toujours cette Prière au-dessus de toutes les autres vertus, dont aucune ne l’égale lorsque la Prière atteint les degrés les plus élevés. »
Cet ouvrage dresse le portrait d’une nature exubérante, de moines retirés du monde par amour de la solitude en Dieu.

couverture def

 

 

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Programme des prochaines semaines au Monastère

 

Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de

 

Miséricorde:

 

Program in the coming weeks

 

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

 

Au Monastère Syriaque de

 

CHANDAI-BREVILLY (61) :

 

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30.

Petits Pèlerinages sur Semaine tous les :

 

*22 et

 

*29 du mois)

 

 

*Samedi 6 Aout:

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Solennité de la Transfiguration de Notre-Seigneur.

-Messe à 10h (Programme habituel) 

 

*Dimanche 7 Aout:

 

 

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

 

 'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

Mère de Miséricorde, priez pour nous, secourez-nous!

 

et aux Saints du Kerala

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St Abraham Koorilose Bava, priez pour nous !

 

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St Grégorios de Parumala, priez pour nous !


 

10h30, Messe suivie de la BENEDICTION DES VOITURES et du repas fraternel,

possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

 

 

Ramassage des fidèles sur

 

*Paris: le Samedi 6 Aoüt à 15 h 

 

au lieu de R.D.V habituel.

 

  

* Sunday, Auguste 7:
  monthly pilgrimage to N-D Mercy and Saints Kerala.
10:30 am Mass followed by a fraternal meal and reception of the faithful.

 

 

 

WEEKEND DE L'ASSOMPTION:

 

*Dimanche 14 à Jauldes (Charente)

 

 

-10h30, Messe du jour et prières mariales de vigile

 

 

de la "Dormition Assomption" de la Très Sainte

 

 

Vierge Marie)

 

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*Lundi 15 AOUT au Monastère

 

 Pèlerinage de l' Assomption (Dormition de la Très Ste

 

Vierge Marie)

 

10h30, Messe suivie de la PROCESSION MARIALE et des

 

prières au monument du "SAYFO" et des autres reposoirs.

 

Repas fraternel,

 

 

Possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

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*Dimanche 28 AOUT,

 

 Pèlerinage de Préparation à la Rentrée scolaire

 

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-9h Baptêmes d’Axel et Cyprien

 

 

-10h30, Messe suivie des prières et bénédictions des

 

enfants, écolier, étudiants, parents et. Repas fraternel,

 

Possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

(Ramassage des fidèles de région parisienne chaque samedi précédent le 1er dimanche du mois à 15h )

 

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


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Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale. 

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires. 

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F " 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

Dimanche 7 Août 2016:

Premier dimanche après la fête de la Transfiguration

·         Soirée :

o    Saint-Marc 4:21-34

·         Matin :

o    Saint Mathieu 13: 44-52

·         Avant Quadisha Qurbana

o    Deuteronome25: 13-16

o    Psaume 27

o    Ezéchiel 7:1-4

o     

·         Quadisha Qurbana (Ste Messe) :

 

o    Saint-Jacques 4: 7 :

o    07 Soumettez-vous donc à Dieu, et résistez au diable : il s’enfuira loin de vous.

o     5: 6

o    06 Vous avez condamné le juste et vous l’avez tué, sans qu’il vous oppose de résistance.

 

o    Philippiens 4: 8-20 :

o    08 Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le en compte.

09 Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous.

10 J’ai éprouvé une grande joie dans le Seigneur à voir maintenant refleurir vos bonnes dispositions pour moi : elles étaient bien vivantes, mais vous n’aviez pas occasion de les montrer.

11 Ce ne sont pas les privations qui me font parler ainsi, car j’ai appris à me contenter de ce que j’ai.

12 Je sais vivre de peu, je sais aussi être dans l’abondance. J’ai été formé à tout et pour tout : à être rassasié et à souffrir la faim, à être dans l’abondance et dans les privations.

13 Je peux tout en celui qui me donne la force.

14 Cependant, vous avez bien fait de vous montrer solidaires quand j’étais dans la gêne.

15 Vous, les Philippiens, vous le savez : dans les premiers temps de l’annonce de l’Évangile, au moment où je quittais la Macédoine, je n’ai eu ma part dans les recettes et dépenses d’aucune Église, excepté la vôtre.

16 À Thessalonique déjà, vous m’avez envoyé, et même deux fois, ce dont j’avais besoin.

17 Je ne recherche pas les dons ; ce que je recherche, c’est le bénéfice qui s’ajoutera à votre compte.

18 J’ai d’ailleurs tout reçu, je suis dans l’abondance ; je suis comblé depuis qu’Épaphrodite m’a remis votre envoi : c’est comme une offrande d’agréable odeur, un sacrifice digne d’être accepté et de plaire à Dieu.

19 Et mon Dieu comblera tous vos besoins selon sa richesse, magnifiquement, dans le Christ Jésus.

20 Gloire à Dieu notre Père pour les siècles des siècles. Amen.

o     

o    Saint Mathieu 21: 28-32 :

·         28 Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.”

·         29 Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.” Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.

·         30 Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !” et il n’y alla pas.

·         31 Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. » Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu.

·         32 Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole.

 

 

 

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 07:56

“Complete trust in God – that’s what holy humility is. Complete obedience to God, without protest, without reaction, even when some things seem difficult and unreasonable. Abandonment to the hands of God. The words we repeat during the Divine Liturgy say it all: ‘Let us commend our whole life to Christ our God.’ The secret prayer of the priest says the same thing: ‘We commend our whole life and hope to You, O loving Master, and we entreat You and beseech You and supplicate You…’ To you, O Lord, we leave everything. This is what trust in God is. This is holy humility. This is what transfigures a person and makes him a ‘God-man’.”

(Edler Porphyrios, Wounded by Love)

 

 

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,1-8.

Mon bien-aimé : je t'adjure devant Dieu et le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, par son avènement et son royaume : 
prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, censure, exhorte, avec une entière patience et souci d'instruction. 
Car un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l'oreille leur démangeant, 
et ils détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables. 
Pour toi, sois sobre en toutes choses, endure la souffrance, fais œuvre de prédicateur de l'Evangile, remplis pleinement ton ministère. 
Quant à moi, je suis déjà offert en sacrifice, et le moment de mon départ approche. 
J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi : 
désormais m'est réservée la couronne de la justice, que m'accordera en ce jour-là le Seigneur, le juste Juge, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront chéri son apparition. 

 


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,35-40.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Ayez les reins ceints et vos lampes allumées ! 
Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent leur maître à son retour des noces, afin que, lorsqu'il arrivera et frappera, ils lui ouvrent aussitôt. 
Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table et passera pour les servir. 
Et si c'est à la deuxième ou à la troisième veille qu'il arrive et les trouve ainsi, heureux sont-ils !
Sachez-le bien, si le maître de maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer sa maison. 
Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme viendra. " 
 


Par Saint Grégoire de Nysse

(v. 335-395),

moine et évêque 
Homélie sur le Cantique des Cantiques, PG 44, 996-997, trad. Canévet 

« En tenue de service et la lampe allumée »

 

C'est pour que notre esprit se dégage de tout mirage que le Verbe nous invite à secouer des yeux de nos âmes ce lourd sommeil, afin que nous ne glissions pas hors des réalités véritables en nous attachant à ce qui n'a pas de consistance.

C'est pourquoi il nous suggère la pensée de la vigilance, en nous disant :

«Tenez vos reins ceints et vos lampes allumées »...

Le sens de ces symboles est bien clair.

Celui qui est ceint par la tempérance vit dans la lumière d'une conscience pure, car la confiance filiale illumine sa vie comme une lampe.

Éclairée par la vérité, son âme demeure exempte du sommeil de l'illusion puisqu'aucun songe vain ne l'abuse.

Si nous accomplissons cela, selon les indications du Verbe, nous entrons dans une vie semblable à celle des anges... 

Ce sont eux, en effet, qui attendent le Seigneur au retour de ses noces et qui siègent avec des yeux vigilants aux portes du ciel, afin que le Roi de gloire (Ps 23,7) puisse y passer à nouveau, lorsqu'il reviendra des noces et rentrera dans la béatitude qui est au-dessus des cieux.

«Sortant de là comme un Époux sort de sa chambre nuptiale», selon le texte du Psautier (19,6), il a uni à lui comme une vierge, par la régénération sacramentelle, notre nature qui s'était prostituée aux idoles, l'ayant restituée à son incorruptibilité virginale. Les noces étant désormais achevées, puisque l'Église a été épousée par le Verbe... et introduite dans la chambre des mystères, les anges attendaient le retour du Roi de gloire dans la béatitude qui lui est naturelle. 

C'est pourquoi le texte dit que notre vie doit être semblable à celle des anges, afin que, comme ceux-ci, nous vivions loin du vice et de l'illusion, pour être prêts à accueillir la parousie du Seigneur, et que, veillant nous aussi aux portes de nos demeures, nous nous tenions prêts à obéir lorsque, à sa venue, il frappera à la porte. 

 

 

ECOUTER AVEC BONTE 

(suite de la méditation proposée hier)


« Parler avec bonté, écouter de même, sont deux grâces qui vont ensemble.

Il y en a qui écoutent d'un air distrait et font voir que leurs pensées sont ailleurs ; d'autres paraissent écouter, mais le vague de leurs réponses et leurs questions incohérentes font voir que ce dont ils se sont occupés, ce qui est plus intéressant pour eux que tout ce que vous pouvez leur dire, ce sont leurs propres pensées.

D'autres vous écoutent en vrais agents de la torture ; vous êtes sur le chevalet, et ils semblent attendre de vous un mensonge, une inexactitude, ou quelqu'autre chose de blâmable, en sorte que vous avez à bien peser vos expressions.

Quelques-uns vous interrompent et ne veulent pas vous entendre jusqu'au bout.

D'autres vous écouteront bien jusqu'à la fin ; mais tout aussitôt c'est pour vous embarquer dans quelque histoire qui leur est arrivée, et votre affaire n'est plus qu'une doublure de la leur.

Il y en a qui ont l'intention d'être bienveillants, ils daignent vous écouter, mais leur attention raide et forcée vous met mal à l'aise, et tout le charme de la conversation s'évanouit.

Ainsi, une multitude de personnes, dont les bonnes manières soutiennent l'épreuve de la parole, échouent à écouter.

Ramenons tout sous les suaves influences de la religion.

Écouter avec bonté, est souvent un acte de la mortification intérieure la plus délicate, et c'est un grand secours pour nous aider à parler de même. »

(un complément à cette méditation sera proposé le mercredi 10 août prochain)

R.P. Frédéric-William Faber (1814-1863), Conférences spirituelles (Tous les hommes ont une vocation spéciale), Paris, Bray et Retaux, 1872 (Sixième édition).

 

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Par St Isaac le Syrien .

(Discours ascétiques, 1ère série, n°60 (trad. cf DDB 1981, p. 324))

N’appelle pas Dieu simplement juste. Car ce n’est pas par rapport à ce que tu fais qu’il révèle sa justice.

Si David le nomme juste et droit (Ps 32,5), son Fils nous a révélé qu’il est bien plutôt bon et doux :

« Il est bon pour les méchants et les impies » (Lc 6,35)…

Où est la justice de Dieu ?

N’est-ce pas en ce que « alors que nous étions pécheurs, le Christest mort pour nous » ? (Rm 5,8)

Et si Dieu se montre compatissant ici bas, croyons qu’il l’est depuis toute éternité.

Loin de nous cette pensée injuste que Dieu ne compatit pas. L’êtrepropre de Dieu ne change pas comme changent les êtres qui meurent…; rien ne manque ni ne s’ajoute à ce qu’il a comme il advient aux créatures.

Mais cette compassion que Dieu a depuis le commencement, il l’aura toujours, pour l’éternité… 

Comme le dit le bienheureux Cyrille dans son commentaire de la Genèse, vénère Dieu par amour, et non à cause de ce dur nom dejustice qu’on a mis sur lui.

Aime-le comme on devrait l’aimer :

-non pour la récompense qu’il te donnera, mais pour ce que nous avons reçu, pour ce monde qu’il a créé afin de nous l’offrir.

Qui pourrait lui rendre quoi que ce soit en retour de ce qu’il a fait pour nous ? Parmi nos œuvres, qu’est-ce que nous pourrions lui rendre ?

Au commencement, qui l’a persuadé de nous créer ?

Et qui le prie pour nous, quand nous manquons de reconnaissance ?

Qu’elle est admirable, la compassion de Dieu !

Quelle merveille que la grâce de Dieu notre créateur !… Qui peut dire sa gloire ?

Il semble que nous ne comprennions pas ceci :

ce n'est pas bon que nous donnions de l'amour à ceux qui nous aiment, alors que nous haïssons ceux qui nous détestent. 

Nous ne sommes pas sur le bon chemin lorsque nous agissons de la sorte.
Nous sommes les enfants de la lumière et de l'amour, les fils de Dieu, Ses enfants.
En tant que tels, nous devons avoir Ses qualités et Ses attributs d'amour, paix et bonté envers tous.


(staretz Thadée de Vitovnitsa)

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Aloho m'barekh

Je demande à tous nos fidèles et amis de bien vouloir, de la Transfiguration de Notre-Seigneur (6 Aout) à la Dormition-Assomption de Notre-Dame (15 Août), dire la prière suivante pour leurs prêtres, tous les prêtres; pour les vocations en notre métropolie, les vocations de par le monde...Merci.

Avec l'assurance de mon fidèle dévouement.

+Mor Philipose-Mariam

PRIERE POUR NOS PRÊTRES:

 

Seigneur Jésus, avec tous les saints prêtres qui nous ont montré le chemin du ciel et qui sont aujourd'hui dans Votre gloire, nous Vous confions : tous les prêtres que nous connaissons, ceux que nous avons rencontrés, ceux qui nous ont aidés, ceux que Vous nous donnez aujourd’hui comme témoins de la Paternité de Votre Père céleste.

Vous avez appelé chacun de ces baptisés par son nom pour que vivant de votre Bon Saint et vivifiant Esprit, ils se sanctifient avec l'ensemble du Peuple de Dieu.

Parmi ces baptisés, Vous avez appelé chacun d'eux par un amour de prédilection afin qu''en Vous,Unique, Souverain et Eternel Prêtre, ils soient "sanctifificateurs" ...

Pour chacun d'eux, pour le don de leurs vies , nous Vous louons et nous Vous supplions : gardez-les (Et nous avec eux) dans la fidélité à Votre nom ; Vous qui les aavez consacrés pour qu’en Votre nom, ils soient nos pasteurs, donnez leur force, confiance et joie pour accomplir leur mission.

Que  la Quadisha Qurbana (L'Offrande par Vous, avec Vous et en Vous de Votre Sacrifice non sanglant), que l'Euchraristie qu’ils célèbrent les nourrisse et leur donne le courage de s’offrir avec Vous pour les brebis que nous sommes ; qu’ils soient entièrement immergés en Vous, ô Christ miséricordieux afin d'être toujours plus les témoins de Votre pardon afin d'étendre avec nous Votre règne d'Amour, de Vérité, de Justice et de Paix.

Qu'en Vous , Ô Christ Prêtre, ils soient de vrais adorateurs du Père afin de  nous enseigner le véritable chemin de la sainteté.

Ô Père Céleste, avec eux, avec nos prêtres, nous nous offrons au Christ "Porte des brebis" pour l'édification et l'unanimité de l’Église tendue vers Vous: 

-Qu’elle soit missionnaire dans le souffle de Votre Esprit!

Aprenez-nous  à aimer ces prêtres que Vous nous donnez, à les respecter et à les recevoir vraiment comme un don de Votre main, pour qu’avec eux nous accomplissions davantage Votre œuvre pour le salut de tous. 

Seigneur, donnez-nous des prêtres, Seigneur, donnez-nous de nombreux prêtres, Seigneur, donnez-nous de nombreux et saints prêtres !

Amîn.

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DU CÔTE DE NOS FRERES AÎNES LES SAINTS...

 

1er Août,

début du carême de la Dormition (Du 1er au 14).

Avant la glorieuse fête de la Dormition de la toujours Vierge Marie, l'Église a institué une courte période de jeûne de deux semaines pour nous y préparer.

 

 

Les Sept Dormants d'Ephèse *

*Maximilien, Exacustodien, Jamblique, Martinien, Denys, Antonin et Constantin (ou Jean)

Tropaire, t. 4

Prodigieux miracle de la foi: * dans une grotte comme en la chambre du Roi * sont demeurés les sept jeunes gens * qui moururent sans que leur corps fût corrompu * et se levèrent longtemps après * comme au sortir d'un sommeil * pour confirmer notre foi * en l'universelle résurrection. * Par leurs prières aie pitié de nous, ô Christ notre Dieu.

Kondakion, t. 4

Ceux qui méprisèrent comme périssables les biens d'ici-bas * et reçurent les incorruptibles dons de l'au-delà, * sans se corrompre sont restés dans la mort * d'où ils surgissent après de longues années * pour ensevelir toute incroyance des impies; * et nous fidèles, en ce jour * chantant leur louange, célébrons le Christ notre Dieu.

ExapostiIaire (t. 2)

Devant le tribunal du tyran * les saints Martyrs au nombre de sept * avec audace proclamèrent le Christ * Dieu, sauveur et créateur de l'univers; * par providence divine demeurés en la grotte * dans la mort physique de longues années, * par miracle ils sont ressuscités comme au sortir du sommeil, * fermant la bouche aux hérétiques du monde entier. 
Avec Jamblique chantons Maximilien, * Martinien et Jean et Denis, * Constantin de même qu'Antonin, * célébrant leur illustre mémoire dans la joie, * afin que par leurs prières et celles de la Mère du Sauveur * nous puissions trouver la rémission de nos fautes auprès du Christ notre Dieu. 

http://calendrier.egliseorthodoxe.com/s…/stsaout/aout04.html

 

Holy Seven Youths (the "Seven Sleepers") of Ephesus (250 & 5th c.)

During a persecution of Christians under the Emperor Decius, these seven Christian youths hid themselves in a cave outside Ephesus. When they were discovered, their persecutors sealed them in the cave to die;

 but God instead sent them a miraculous, life-preserving sleep.

 

There they rested for about two hundred years. In the time of the Emperor Theodosius the Younger (408-450), a heresy that denied the bodily Resurrection of the dead began to trouble the people. The Emperor prayed God to reveal the truth to the people.

 

At this time, some shepherds removed the stones blocking the cave in order to build a sheep-pen. They discovered the seven youths, who awoke in full health and told their miraculous story.


The miracle was told throughout the empire, and the Emperor himself came to Ephesus and spoke with the youths. A week later, they again fell asleep, this time in death.

 

 

Saint Jean-Marie Vianney

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St Jean-Marie Vianney a été curé d’Ars il est mort en 1859.

 

Il est plus connu par le nom de sa cure que par son nom propre. C'est un prêtre du Rite Lyonnais (Un rite latin encore marqué par divers vestiges orientaux malgré une forte "romanisation") 

Né en 1786 près de Lyon, Jean-Marie Vianney est le quatrième enfant d’un couple de cultivateurs, il est témoin de la tourmente révolutionnaire et c’est clandestinement qu’il fait sa première communion auprès d’un prêtre réfractaire.

A 20 ans il veut devenir prêtre mais n’ayant fait aucune étude et ne semblant pas doué pour cela, il est vite renvoyé du séminaire de Lyon.

C’est auprès du curé d’Ecully ancien moine augustinien sécularisé par la Révolution ( Membre des "Chanoines Réguliers" de St Augustin , Congrégation de Ste Geneviève) qu’il apprend la Sainte Doctrine et cultive un latin qui lui donne bien du mal. Il est ordonné en 1815.

Il est alors nommé  dans une petite paroisse de 230 habitants : Ars, à 40 km de Lyon.

 

Il y restera jusqu'à sa mort. 

Là, il réveille la foi des ses paroissiens.

Il vit en ascète, restaure son église, rétablit les confréries, fonde une école de filles ainsi qu’un orphelinat. 

Il vient au secours des gens en difficulté, tente de résoudre  les problèmes humains  qu'on lui présente  et collabore aux missions paroissiales des environs, forçant le respect et l'admiration de tous.

Il passe de très nombreuses heures au confessionnal et sa réputation attire après 1830 des foules de pénitents, jusqu'à 100.000 pèlerins viendront chaque année pour entendre une parole de réconfort et de paix de la part de ce curé ignorant de tout, sauf  du coeur des hommes et de la miséricorde  de Dieu.

Malade et épuisé il tente de fuir les foules en 1843, mais il doit revenir à Ars où il meurt à 74 ans en 1859.

Il est canonisé par le Pape de Rome en 1925. 

 

JEAN-MARIE VIANNEY 4 AOUT

 

Christians, always rejoice, for evil, death, sin, the devil and hell have been conquered by Christ. But when all of this is conquered, is there anyone in the world who can bring our joy to naught? You are the lord of this eternal rejoicing as long as you do not give in to sin. Joy burns in our hearts from His truth, love, resurrection, and from the Church and His saints. Joy burns in our hearts all because of sufferings for Him, mockings for Him, and death for Him, insofar as these sufferings write our names in heaven. There is no true joy on earth without the victory over death, but the victory over death does not exist without the Resurrection, and the Resurrection does not exist without Christ. The risen God-Man Christ, the founder of the Church, constantly pours out this joy into the hearts of His followers through the Holy Mysteries and good deeds. Our faith is fulfilled in this eternal joy, insofar as the joy of faith in Christ is the only true joy for human nature. 

(St. Justin Popovich, Explanation of I Thessalonians, 5)

 

 

 

 

PRIERE POUR NOS PRÊTRES:

 

Seigneur Jésus, avec tous les saints prêtres qui nous ont montré le chemin du ciel et qui sont aujourd'hui dans Votre gloire, nous Vous confions : tous les prêtres que nous connaissons, ceux que nous avons rencontrés, ceux qui nous ont aidés, ceux que Vous nous donnez aujourd’hui comme témoins de la Paternité de Votre Père céleste.

Vous avez appelé chacun de ces baptisés par son nom pour que vivant de votre Bon Saint et vivifiant Esprit, ils se sanctifient avec l'ensemble du Peuple de Dieu.

Parmi ces baptisés, Vous avez appelé chacun d'eux par un amour de prédilection afin qu''en Vous,Unique, Souverain et Eternel Prêtre, ils soient "sanctifificateurs" ...

Pour chacun d'eux, pour le don de leurs vies , nous Vous louons et nous Vous supplions : gardez-les (Et nous avec eux) dans la fidélité à Votre nom ; Vous qui les aavez consacrés pour qu’en Votre nom, ils soient nos pasteurs, donnez leur force, confiance et joie pour accomplir leur mission.

Que  la Quadisha Qurbana (L'Offrande par Vous, avec Vous et en Vous de Votre Sacrifice non sanglant), que l'Euchraristie qu’ils célèbrent les nourrisse et leur donne le courage de s’offrir avec Vous pour les brebis que nous sommes ; qu’ils soient entièrement immergés en Vous, ô Christ miséricordieux afin d'être toujours plus les témoins de Votre pardon afin d'étendre avec nous Votre règne d'Amour, de Vérité, de Justice et de Paix.

Qu'en Vous , Ô Christ Prêtre, ils soient de vrais adorateurs du Père afin de  nous enseigner le véritable chemin de la sainteté.

Ô Père Céleste, avec eux, avec nos prêtres, nous nous offrons au Christ "Porte des brebis" pour l'édification et l'unanimité de l’Église tendue vers Vous:

-Qu’elle soit missionnaire dans le souffle de Votre Esprit!

Aprenez-nous  à aimer ces prêtres que Vous nous donnez, à les respecter et à les recevoir vraiment comme un don de Votre main, pour qu’avec eux nous accomplissions davantage Votre œuvre pour le salut de tous.

Seigneur, donnez-nous des prêtres, Seigneur, donnez-nous de nombreux prêtres, Seigneur, donnez-nous de nombreux et saints prêtres !

Amîn.

 

 

 

 

 

 

Ils prirent leur courage à deux mains et écoutèrent à la porte…

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Le père Trochu raconte dans son livre sur le Curé d’Ars qu’un jour, des paroissiens curieux montèrent au premier étage de sa maison et entendirent une conversation entre leur curé et une voix de femme. Leur surprise fut indescriptible, car ils savaient leur curé très réservé avec le sexe féminin. Certains d’entre eux assuraient que ce n’était pas la première fois. Ils prirent leur courage à deux mains et écoutèrent à la porte. C’étaient des recommandations : à propos de celui-ci ou de celle-là ! Il était question de veiller sur eux, de les sauver. Une conversation très familière …

Après une demi-heure, le saint ouvrit la porte et surprit ses visiteurs … qui durent expliquer la raison de leur présence. Ils se tirèrent d’embarras sans trop de peine. Mais le plus embarrassé était encore le curé d’Ars. Après un moment de réflexion, et pour dissiper tout soupçon qui eût pu être nuisible, il avoua le bonheur qu’il avait de recevoir quelquefois la Vierge Marie chez lui pour lui parler de ses soucis, et lui recommander des cas difficiles.

 

Cardinal F.X. Nguyen van Thuan 
Dans Les pèlerins du chemin de l'Espérance, 1993. Fayard, Paris, p.p. 432-433

 

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

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DU CÔTE DE NOS FRERES AÎNES LES SAINTS...

 

Les fêtes du mois d'août et le Triptyque

par S.B. Patriarche Daniel

L'importance des fêtes d'août

Le Triptyque

Triptyque de la Déisis - Icône de l'Atelier le Roseau ©

 


 

La fête de la Dormition de la Mère de Dieu est une des fêtes célébrées le dernier mois du cycle annuel liturgique de l'Église. Il y a aussi deux autres fêtes importantes: la Transfiguration du Seigneur, le 6 août, et la Décollation de saint Jean Baptiste, le 29 août. Ces trois fêtes d'août forment un triptyque, ce groupe de trois fêtes est spirituellement représentatif de la fin du monde, de la seconde venue de notre Seigneur Jésus-Christ (Parousie) et du Jugement Dernier. C'est pourquoi, la Mère de Dieu et saint Jean Baptiste sont dessinés dans l'icône du triptyque (ou icône de la Déisis)comme les médiateurs auprès du Christ, le Juge des vivants et des morts. 

Donc, pendant cette période du dernier mois de l'année de l'Église, après la fête de la Transfiguration du Seigneur nous avons la fête de la Dormition, afin de montrer que la Mère de Dieu qui a traversé la mort, n'est pas restée dans la tombe, puis qu'elle a été élevée au Ciel avec son corps, par son fils. Ceci représente le mouvement que le Chrétien accomplit dans l'Église, de la vie terrestre provisoire à la vie céleste éternelle. C'est pourquoi le Troparion de la Dormition de la Mère de Dieu dit : Vous êtes allée à la vie, vous qui êtes la Mère de la Vie. 

La Mère de la Vie qui par ses prières purifie notre âme de la mort, est vénérée durant l'année par neuf fêtes et particulièrement pendant ce jeûne qui lui est dédié, qui est aussi le mystère de la vie de l'Église. La Mère de Dieu est l'icône de l'Église qui prie, qui porte le Christ en elle et Le montre au monde nous aidant aussi à passer de cette vie terrestre à celle céleste. 
 

La signification de l'office de la paraclisis de la Mère de Dieu
Pendant cette période, l'Église a orné ses prières et les a multipliées en vu de la vénération particulière de la Mère de Dieu. La Mère de Dieu est vénérée tout l'année et à chaque office religieux et particulièrement pendant cette quinzaine. La paraclisis de la Mère de Dieu est lue à la fin des Vêpres pendant cette période, en plus des samedis et de la veille de la fête de la Dormition. 

Le mot paraclisis signifie réconforter, rendre fort, consoler, en particulier pour les malades, pour ceux en difficulté, en détresse, en danger ou démunis face aux menaces contre leur vie dans les adversités. 

La paraclisis renforce la foi et la prière, permet de surmonter les tentations, les maladies et les troubles, elle est une source de lumière, de paix et de joie dans l'âme. C'est pourquoi les gens ont l'habitude de faire l'expérience de la paraclisis comme source de joie pour l'âme. Cette paraclisis est lue toute l'année mais plus particulièrement pendant cette période du jeûne de la Dormition de la Mère de Dieu. 
 
Victorieuse Orante

Vierge et l'Enfant
Vierge et l'Enfant - Icône de Spiritualité Orthodoxe ©

La Mère de Dieu a été vénérée dès les premiers siècles du Christianisme, selon la prophétie qu'elle a faite quand elle a dit: "Toutes les nations me béniront", à savoir toutes les générations, "parce que le Tout Puissant et Saint m'a glorifiée." Donc, la vénération de la Mère de Dieu ne vient pas des gens, mais de Dieu qui l'a choisie pour l'Incarnation de Son Fils, le Sauveur du monde, Jésus-Christ, notre Seigneur. C'est pourquoi elle est appelée Pont qui unit la terre aux Cieux, le Temple qui a contenu, comme une coupe, l'illimité en elle, le Fils du Dieu Éternel. La Mère de Dieu est une icône de la vie de l'Église et elle est aussi appelée Victorieuse Orante dans toutes ses oeuvres. 

Quel est le sens de l'expression Victorieuse Orante ? Cela signifie que la Mère de Dieu prie et que sa prière n'est jamais refusée. 

D'où vient cette expression? Du premier signe de Jésus Christ, notre Sauveur, à savoir le signe à Cana en Galilée où Il a changé de l'eau en vin, à la demande de sa Mère. En tant que mère attentive et prudente elle a remarqué que le vin était fini et que cela aller provoquer un embarras pour la nouvelle famille et tous les organisateurs de la fête du mariage. Alors, elle a dit : «Ils n'ont pas de vin.» Le Sauveur a répondu : «Que me veux-tu, femme (Femme, qu'y a-t-il entre moi et toi )? » et Il explique:«Mon heure n'est pas encore venue », à savoir Son heure de faire des signes. La Mère de Dieu n'a plus parlé, mais a continué à prier silencieusement. Alors, le Fils n'a pas pu refuser la requête de Sa Mère et Il a fait le miracle. Ainsi, nous voyons que Jésus-Christ, notre Sauveur, ne peut pas refuser les prières de la Mère de Dieu. 

Elle connaît aussi les besoins de la famille ou du pauvre, les maladies et les souffrances du malade et elle est une mère protectrice pour les enfants et les jeunes, parce qu'elle a élevé Jésus-Christ, notre Sauveur, comme un enfant et ensuite comme un jeune homme. Elle est la protectrice des hommes et des femmes qui vivent dans la pureté dans des monastères, des familles, des parents, des pauvres, des veuves, des orphelins, c'est pourquoi elle est la Toujours Victorieuse Orante. 
 



(Source: site: http://www.spiritualite-orthodoxe.net)

 

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DU CÔTE DE NOS FRERES AÎNES LES SAINTS...

 

1er Août,

début du carême de la Dormition (Du 1er au 14).

Avant la glorieuse fête de la Dormition de la toujours Vierge Marie, l'Église a institué une courte période de jeûne de deux semaines pour nous y préparer.

 

 

LES ISLAMISTES PEUVENT-ILS SE TOURNER VERS "LE VISAGE DE DIEU", EN ÊTRE ILLUMINE, EN TEMOIGNER ?

St Paul terrasseé par la lumière du Christ Ressuscité au chemin de Damas, intercèdez pour eux !

(Le Titre est de nous)

BAGHDAD, IRAQ - JULY 06 : Muslims mourn after they performed Eid al-Fitr prayer during the Eid al-Fitr holiday at the street where recent terrorist attack happened, in Bahdad, Iraq on July 06, 2016. Eid al-Fitr is a religious holiday celebrated by Muslims around the world that marks the end of Ramadan, Islamic holy month of fasting. Recent car-laden bomb attack -- which was claimed by the Daesh terrorist group -- killed at least 204 people. Ali Mohammed / Anadolu Agency

Pour le théologien Jozef Niewiadomski, professeur à l’université d’Innsbruck en Autriche, les islamistes ne peuvent pas simplement se détourner de leur soif de terreur uniquement grâce aux travailleurs sociaux. Comme l’explique nos confrères de kath.net, ils  ont besoin de trouver sur leurs chemins également des hommes profondément religieux et pieux qui leur permettent de rencontrer un autre visage de Dieu.

« Une religion qui tue ne peut devenir qu’ainsi une religion qui renonce à la violence et permet le pardon et la réconciliation avec les autres, les étrangers, les opposants et les ennemis », d’après cet expert. Le problème est que le seul contact est celui des travailleurs sociaux « éclairés, sécularisés » qui ont une vision du monde typiquement occidentale et qui ne font que confirmer la divergence des points de vue et le décalage total entre ces deux visions du monde.

La nécessité d’une véritable éducation religieuse

Le cas de cet islamiste qui a commis une attaque à la hache alors même qu’il n’était pas encore majeur montre que nos mesures d’intégration ne fonctionnent pas sur un plan psychosocial. « Il est grand temps d’accompagner tout cela d’une véritable éducation religieuse pour faire en sorte que la conception religieuse de ces réfugiés ne correspondent pas à ce que leur proposent les islamistes », explique le théologien.

Concernant l’escalade de la terreur islamique, la seule réaction des hommes politiques et de répéter l’importance des perspectives d’avenir et de la sécurité sociale. En effet, selon lui, « personne n’ose encore parler du point crucial : la conception religieuse et la vision de Dieu qu’ont ces réfugiés qui nous arrivent ». Apparemment ce réfugié qui se prétendait afghan venait du Pakistan. Or, l’islam au Pakistan a déjà été la source de préoccupation en Allemagne avec le cas de Sabatina James, qui a échappé de peu à un mariage forcé avec l’un de ses cousins au Pakistan qui a abusé d’elle sexuellement de manière répétée. Elle est aujourd’hui en Allemagne menacée de mort par sa propre famille à cause de sa conversion au catholicisme.

(Source:Aleteia)

ODIEUSE, SCANDALEUSE EVACUATION DE

L'EGLISE SAINTE RITA A PARIS,

OU ALLONS NOUS ?

Chers amis Aloho , m'barekh (Dieu vous bbénisse) !

Nous sommes indignés, scandalisés lorsque, sans raison, pour évacuer une église, les "forces de l'ordre" font preuve d'une violence inacceptable envers un prêtre et des chrétiens célébrant la Ste Messe...

"S'attaquer à un prêtre s'est s'attaquer à la République"

disait il y a quelque jours Mr le Président de la République pour répondre à l'odieux crime du Père Jacques Hamel.

Aujourd'hui ce sont les "forces de l'ordre", sous l'injonction de ladite République qui s'attaquent à un prêtre et sa communauté comme jadis , d'autres acheminaient vers les camps de l'extermination une population jugée désormais indésirable.

On accueille des terroristes , on en relâche d'autres mais on brime des Chrétiens inoffensifs!... 

Où allons-nous , dans quelle dérive sommes nous ?

Si vraiment on veut favoriser le "vivre ensemble", que réellement on respecte les convictions de chacun et que si l'on doit accomplir ce qu'on estime être son devoir, on le fasse sans violences inutiles, dans le respect des personnes et institutions.

"Il ne s'agit pas maintenant d'ajouter la violence à la violence, parce que la violence n'a jamais rien résolu. Il faut la subvertir. Et pour subvertir cette violence, il faut l'amour." disait sagement le célébrant de cette Messe honteusement interrompue.

De telles "bavures" tendent à exciter les passions,exacerber les ressentiments entre communautés et les "colères citoyennes" ainsi que les récupérations partisanes .

Prions pour que le bons sens revienne et favorise en toutes choses une cohésion sociale de plus en plus menaçée. 

Votre respectueusement dévoué .

+Mor Philipose-Mariam

 

LETTRE D'APPEL AU PAPE DE ROME :

par Frédéric Lefebvre, Député "Les Républicains" des Français d’Amerique du nord, ancien ministre

"Ce 3 août j’ai vécu, avec des paroissiens et des riverains choqués, un symbole de la maltraitance de toutes les religions, en ce moment de deuil, après l’assassinat d’un prêtre à Saint-Etienne-du-Rouvray.

L’église Sainte-Rita, qui fut édifiée en 1900 lors de l’exposition universelle, est menacée de destruction depuis que l’association des chapelles apostoliques et catholiques, non reconnue par le Vatican, a vendu le bâtiment à un promoteur pour y faire une opération immobilière.

Les paroissiens, les riverains, le maire du XVe s’opposent, avec le soutien de SOS pour nos églises et de dizaines de milliers de citoyens, croyants ou non, à la destruction de ce patrimoine.

Le préfet de police a cru bon de faire intervenir les forces de l’ordre en pleine messe, pour évacuer, brutalement les prêtres et fidèles présents.

Le moment est particulièrement mal choisi même s’il faisait exécuter une décision de justice. Une de plus dans ce dossier, à rebondissements juridiques. Raison de plus pour laisser le député-maire aller au bout de sa recherche de compromis.

La mairie du XVe cherche en effet des solutions alternatives et négocie avec le propriétaire depuis plusieurs mois. En attendant, des messes qui réunissent plusieurs centaines de paroissiens ont lieu le dimanche.

En tant que Député de la République et humaniste, je me suis levé.

Votre Sainteté, cette petite paroisse a besoin de votre soutien.

Ne les abandonnons pas!"

 

St. Anthony said:

- “Whoever hammers a lump of iron, first decides what he is going to make of it, a scythe, a sword, or an axe. Even so, we ought to make up our minds what kind of virtue we want to forge, or we labor in vain.”

Quand le Pape de Rome dénonce les dérive contemporaines face à un Episcopat Polonais attentif...

(Le titre est de nous)

Vatican Pope Pallium
Pope Francis celebrates a Mass where he bestowed the Pallium, a woolen shawl symbolizing the bond to the pope, to 25 new Archbishops in St. Peter's Basilica at the Vatican, Wednes

 

Contre toute attente, le Bureau de presse du Saint-Siège a publié, le 2 août dernier, le texte de la conversation à huis clos que le pape François et les évêques polonais ont eu dans la cathédrale de Cracovie (Pologne), six jours plus tôt. Selon l’agence I.media, le Saint-Siège entendait probablement mettre fin à des rumeurs de la presse italienne qui affirmait que le Pape aurait parlé avec eux de la question des divorcés-remariés. Or, en parcourant le texte officiel de cette conversation, ce sujet n’est jamais abordé.

L’idéologie du gender

En revanche, le Saint-Père a vivement critiqué l’avancée de « l’idéologie du gender » qui est en train de « coloniser » l’Europe, l’Amérique latine, l’Afrique, et certains pays d’Asie, a-t-il dénoncé. Aujourd’hui, « on enseigne cela aux enfants – aux enfants ! », s’est-il écrié d’une voix étranglée. « On leur apprend que chacun peut choisir son sexe. » Et pourquoi ? Le Saint-Père répond : « Parce que les livres appartiennent aux personnes et aux institutions qui te donnent de l’argent ». Avant d’insister : »Oui, on est confronté à une vraie colonisation idéologique (…) soutenue le plus souvent par des pays très influents. Et ceci est terrible ».

Il y a peu de temps, a rapporté le Pape aux évêques polonais, lors d’une conversation, Benoît XVI lui a dit : « Sainteté, c’est l’époque du péché contre Dieu Créateur ». « Ce qu’il a dit, nous devons le penser », a-t-il exhorté, car « Dieu a créé l’homme et la femme, Dieu a créé le monde ainsi… et nous faisons le contraire. (…) C’est l’époque du péché contre de Dieu Créateur ».

L’idéologie de l’argent

À propos d’idéologie, le Saint-Père n’a pas manqué d’évoquer lamort atroce du père Jacques Hamel par les djihadistes de Daesh, dénonçant encore une fois « la mère des corruptions et des guerres : l’idolâtrie de l’argent » qui a enlevé à l’homme et à la femme « sa place au sommet de la Création pour y mettre une idole, l’argent, qui vend et achète tout ».

Les migrants

Et la question des migrants entre dans cette logique de domination, dictée par la corruption. À cela, impossible de donner « une réponse universelle », a souligné le Pape, car « l’accueil dépend de la situation et de la culture de chaque pays », mais le problème est « mondial » et exige un investissement d’énergies de la part de tous. Les évêques polonais ont été invités, avec leurs fidèles, à « prier une fois par semaine devant le Saint-Sacrement pour ceux qui frappent aux portes de l’Europe mais qu’on ne laisse pas entrer ».

Vitalité des paroisses

Répondant aux questions de quatre évêques polonais, le pape François a aussi invité à redonner de l’importance aux paroisses. Il y a certaines « secrétaires qui ressemblent à des “disciples de Satan”, qui effraient les gens », a-t-il alors plaisanté, et « des paroisses qui gardent leurs portes fermées ». Les églises, a-t-il insisté, doivent rester un « lieu de créativité, un lieu de référence » et non des « paroisses-bureaux ».

Déchristianisation

Sur la déchristianisation, rapporte de son côté Vatican Insider, le Pape a relevé une « sécularisation du monde moderne forte, très forte ». À ceux qui prétendent néanmoins voir apparaître « des phénomènes de religiosité, comme si le sens du religieux se réveillait », il répond : « Oui, mais ils peuvent représenter un danger. Car dans un monde aussi sécularisé que le nôtre, le risque est de voir grandir une « spiritualisation gnostique », une « spiritualité subjective, sans le Christ », hérésie contre laquelle l’apôtre Jean lutta dès les premiers temps de l’Église. Pour le Saint-Père, le problème de la déchristianisation est bien plus grave que cette sécularisation : « Enlever le Christ, enlever le Fils. Je prie, je sens… et c’est tout. C’est cela le gnosticisme ».

(Source: Aleteia)

 

 

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

 

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

 

 

 

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)
 
AUX MARTYRS IGNORES
 
Les 18-19 juillet, dans la nuit :
220 morts civils dans un bombadement effectué pat l'aviation française
selon le gouvernement de Damas.
 
Pour eux pas de fleurs, pas de prières, pas de bougies ?
Même pas une pensée ? Silence des médias !
 

NOUVELLE PARUTION:

 

La vie de notre Seigneur Jésus-Christ,

par Marina Paliaki, collection « Apprendre par l’icône »,

éditions Apostolia, Paris, 2016,

26 pages illustrées.
http://orthodoxie.com/recension-marina-paliaki-la-vie-de-notre-seigneur-jesus-christ/

 

 

« Sur les monts du Caucase, Dialogue de deux solitaires sur la prière de Jésus » 

 Hiéromoine Hilarion (Domratchev) 

25,00€ TTC

Description
On sait peu de choses de la vie du moine mégaloschème Hilarion [Domratchev] : il naquit vers 1845 dans la région de Viatka, fut enseignant après avoir terminé quatre classes de séminaire ; il partit pour l’Athos où il vécut plus de vingt ans au monastère russe Saint-Pantéléimon. Dans les années 1880, il s’en fut au Caucase, où on le rattacha au monastère Saint-Simon-le-Cananéen du Nouvel Athos.
Dans ce livre, il narre sa rencontre avec un ermite du Caucase, qui lui enseigna la Prière de Jésus.

L’ouvrage est un classique de la littérature orthodoxe, qui suscita de nombreuses vocations.
» Ce livre, écrit avec l’aide de Dieu, n’a qu’un but : expliquer aussi complètement que possible en quoi consiste la Prière de Jésus, elle qui, suivant l’enseignement unanime des saints Pères, est la racine et le fondement en même temps que le sommet et la perfection de la vie spirituelle. Toute l’insistance de nos paroles ne vise qu’à cela. Nous mettons toujours cette Prière au-dessus de toutes les autres vertus, dont aucune ne l’égale lorsque la Prière atteint les degrés les plus élevés. »
Cet ouvrage dresse le portrait d’une nature exubérante, de moines retirés du monde par amour de la solitude en Dieu.

couverture def

 

 

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Programme des prochaines semaines au Monastère

 

Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de

 

Miséricorde:

 

Program in the coming weeks

 

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

 

Au Monastère Syriaque de

 

CHANDAI-BREVILLY (61) :

 

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30.

Petits Pèlerinages sur Semaine tous les :

 

*22 et

 

*29 du mois)

 

 

*Samedi 6 Aout:

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Solennité de la Transfiguration de Notre-Seigneur.

-Messe à 10h (Programme habituel) 

 

*Dimanche 7 Aout:

 

 

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

 

 'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

Mère de Miséricorde, priez pour nous, secourez-nous!

 

et aux Saints du Kerala

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St Abraham Koorilose Bava, priez pour nous !

 

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St Grégorios de Parumala, priez pour nous !


 

10h30, Messe suivie de la BENEDICTION DES VOITURES et du repas fraternel,

possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

 

 

Ramassage des fidèles sur

 

*Paris: le Samedi 6 Aoüt à 15 h 

 

au lieu de R.D.V habituel.

 

  

* Sunday, Auguste 7:
  monthly pilgrimage to N-D Mercy and Saints Kerala.
10:30 am Mass followed by a fraternal meal and reception of the faithful.

 

 

 

WEEKEND DE L'ASSOMPTION:

 

*Dimanche 14 à Jauldes (Charente)

 

 

-10h30, Messe du jour et prières mariales de vigile

 

 

de la "Dormition Assomption" de la Très Sainte

 

 

Vierge Marie)

 

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*Lundi 15 AOUT au Monastère

 

 Pèlerinage de l' Assomption (Dormition de la Très Ste

 

Vierge Marie)

 

10h30, Messe suivie de la PROCESSION MARIALE et des

 

prières au monument du "SAYFO" et des autres reposoirs.

 

Repas fraternel,

 

 

Possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

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*Dimanche 28 AOUT,

 

 Pèlerinage de Préparation à la Rentrée scolaire

 

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-9h Baptêmes d’Axel et Cyprien

 

 

-10h30, Messe suivie des prières et bénédictions des

 

enfants, écolier, étudiants, parents et. Repas fraternel,

 

Possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

(Ramassage des fidèles de région parisienne chaque samedi précédent le 1er dimanche du mois à 15h )

 

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


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Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale. 

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires. 

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F " 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 06:18

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 2,1-7.

Fils bien-aimé, fortifie-toi par la grâce qui est dans le Christ Jésus, 
et ce que tu as entendu de moi en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes sûrs, qui soient capables d'en instruire aussi d'autres. 
Prends ta part de souffrances comme un bon soldat du Christ Jésus. 
Nul qui sert comme soldat ne s'engage en des affaires de la vie ordinaire, afin de pouvoir donner satisfaction à celui qui l'a enrôlé ;
et de même, si quelqu'un lutte, il n'obtient la couronne que s'il a lutté selon les règles. 
C'est d'abord au cultivateur qui peine de recevoir sa part des fruits. 

Mets-toi dans l'esprit ce que je te dis : le Seigneur en effet te donnera l'intelligence en toutes choses. 


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,1-9.

En ce temps-là, le Seigneur en désigna soixante-douze autres, et les envoya devant lui, deux à deux, dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller. 
Il leur disait : La moisson est grande, mais les ouvriers sont en petit nombre. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson. 
Allez : voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. 
Ne portez ni bourse, ni besace, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. 
En quelque maison que vous entriez, dites d'abord : " Paix à cette maison ! " 
Et s'il y a là un fils de paix, votre paix reposera sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. 
Demeurez dans cette maison, mangeant et buvant de ce qu'il y aura chez eux, car l'ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. 
Et en quelque ville que vous entriez et qu'on vous reçoive, mangez ce qui vous sera servi ; 
guérissez les malades qui s'y trouveront, et dites-leur : " Le royaume de Dieu est proche de vous. " 
 



De "La Lettre" 
§ 11 (trad. cf SC 33 bis, p. 79) 

 

« Pour les envoyer prêcher »

 

Je ne dis rien d'étrange, je ne recherche pas le paradoxe, mais, docile à l'enseignement des apôtres, je veux à mon tour enseigner les nations.

Je veux transmettre exactement la tradition à ceux qui veulent, eux aussi, devenir les disciples de la Vérité.

Qui ne s'empresserait pas d'apprendre pleinement tout ce que le Verbe de Dieu a clairement enseigné à ses disciples ?

Car en se manifestant, ce Verbe qui n'a pas été compris par ceux qui ne croyaient pas en lui, a manifesté la vérité à ses disciples ; s'exprimant ouvertement, il a tout dit à ses disciples.

Il les a reconnus comme ses fidèles, et ils ont reçu de lui la connaissance des mystères du Père. 

C'est pour cela que le Verbe a été envoyé dans le monde.

Et pour qu'il soit manifesté au monde entier, il a été proclamé par les apôtres pour que les nations croient en lui.

Lui qui était dès le commencement (1Jn 1,1), il s'est manifesté dans la nouveauté, et ses disciples ont reconnu en lui l'ancienneté.

Il renaît toujours jeune dans le cœur des saints.

Par lui l'Église est comblée de richesses ; la grâce s'épanouit, se multiplie dans les saints ; elle confère l'intelligence de la foi, dévoile les mystères du Père ; elle donne à comprendre les temps.

Elle est offerte à ceux qui la recherchent en respectant les règles de la foi et en gardant fidèlement la tradition des Pères. 

Voici que la crainte de la Loi est chantée ; voici que la grâce des prophètes est reconnue, la foi des Évangiles affermie, la tradition des apôtres conservée ; la grâce de l'Église bondit d'allégresse.

Cette grâce, ne la contristez pas ; alors vous connaîtrez les secrets que le Verbe de Dieu révèle par qui il veut, quand il lui plaît.

Approchez-vous, écoutez, et vous saurez tout ce que Dieu confie à ceux qui l'aiment vraiment.

 

« Si la condition de la vie naturelle est l'alimentation, la condition absolue de la vie surnaturelle est la prière.
 
Et dussiez-vous tout laisser, pénitences, œuvres de zèle, communions même, n'abandonnez jamais la prière !
 
Elle est de tous les états, elle les sanctifie tous.
 
Mais, quoi ! laisser la Communion, qui nous donne Jésus même, plutôt que la prière ?
 
- Oui, car si vous ne priez pas, ce Jésus que vous recevez, ce sera comme si vous preniez un remède enfermé dans une enveloppe qui vous empêcherait d'en ressentir les salutaires effets.
 
On ne fait rien de grand pour Jésus sans la prière : la prière vous revêt de ses vertus ; et si vous ne priez pas, ni les saints ni Dieu lui-même ne vous feront avancer dans la voie de la sainteté.

La prière est tellement la loi de la sainteté, que quand Dieu veut élever une âme, il n'augmente pas ses vertus, mais son esprit de prière, c'est-à-dire sa somme de puissance.
 
Il la rapproche davantage de lui-même, et voilà tout le secret de la sainteté.
[...]
Oh ! je vous le répète, laissez tout, ne laissez jamais la prière : elle seule vous ramènera toujours, quelque loin que vous soyez de Dieu, mais elle seule !
Si vous vous y attachez dans la vie chrétienne, elle vous conduira à la sainteté et au bonheur dans ce monde et dans l'autre. »


Père Pierre-Julien Eymard (1811-1868), fêté ce jour, La Divine Eucharistie, extraits des Écrits et Sermons du Bienheureux Pierre-Julien Eymard, Deuxième Série, La sainte Communion (L'esprit de prière), Société Saint-Augustin, Desclée de Brouwer & Cie, Bruges - Lille - Paris - Lyon, 1926 (seizième édition).

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Par Saint Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 

Homélies sur l'évangile de Matthieu, n°52, 1-3 (trad. Véricel, L'Évangile commenté, p. 200 rev.) 
 

La puissance d'une prière persévérante
 

      Alors qu'elle devrait se retirer découragée, la Cananéenne approche de plus près et, adorant Jésus, elle lui dit :

« Seigneur, viens à mon secours ! »

Mais alors, femme..., tu ne l'as pas entendu dire : « Je n'ai été envoyé que pour les brebis perdues de la maison d'Israël » ?

Je l'ai entendu, réplique-t-elle ; mais je sais qu'il est le Seigneur de toutes choses... 

      C'est parce qu'il prévoyait sa réponse que le Christ retardait d'exaucer sa prière. Il refusait sa demande pour souligner sa piété. S'il n'avait pas voulu l'exaucer, il ne lui aurait pas accordé sa demande à la fin... Ses réponses n'étaient pas destinées à lui faire de la peine, mais plutôt à l'attirer et à révéler ce trésor caché. 

      Mais considère, je te prie, en même temps que sa foi, son humilité profonde.

Jésus a donné aux juifs le nom d'enfants ; la Cananéenne renchérit encore sur ce titre et les appelle des maîtres, tant elle était loin d'être jalouse des louanges prodiguées aux autres :

« Les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table des maîtres »...

Et c'est à cause de son humilité qu'elle a été admise au nombre des enfants.

Le Christ lui dit alors :

« Femme, ta foi est grande ». Il lui tardait de prononcer cette parole et de récompenser cette femme :

«   Qu'il t'advienne selon ton désir ! »...

Tu le vois, la Cananéenne a une grande part dans la guérison de sa fille.

En effet, le Christ ne dit pas : Que ta fille soit guérie, mais :

« Ta foi est grande, qu'il t'advienne selon ton désir ! »

Et remarque encore bien ceci : là où les apôtres avaient échoué et n'avaient rien obtenu, elle a réussi.

Telle est la puissance d'une prière persévérante.

 

PRIERE POUR LES DEFUNTS:

Bien entendu que je prie pour les défunts.

C'est une action si spontanée, si inévitable, que seule la plus solide preuve théologique à son encontre m'en empêcherait.

Et je ne vois pas comment le restant de mes prières survivrait si celles pour les défunts m'étaient interdites.

A notre âge, la majeure partie de ceux que nous aimons sont déjà morts.

Quelle relation avec Dieu j'aurais si ceux que j'aime le plus ne pouvaient pas Lui être mentionnés?
Clive S. Lewis

 

Message du Métropolite pour
le jour des obsèques du Père Jacques Hamel:
 
Chers amis, Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse)
Il a rejoint Celui qu'il annonçait:
- le Christ , le Divin Roi d'Amour de Vérité, de Justice et de Paix . Aujourd'hui, accompagné de la Mère de Miséricorde de nos frères aînés les Saints et des Anges, il entre dans Sa lumière et Sa paix en l'attente de Son second avènement lorsqu’Il récapitulera toutes choses en Lui.
UNE PRIÈRE ORTHODOXE:
 
Seigneur, Votre martyr Jacques à cause de de ses souffrances, a reçu de Vos mains ô notre Dieu, une couronne incorruptible; muni de la force qui vient de Vous, il vainquit la férocité des bourreaux et les fureurs impuissantes du démon; que ses prières, Seigneur, nous obtiennent le salut.
 
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn
 
Etoile radieuse et toujours sûre, qui annonce au monde le Soleil de Vérité, saint athlète de Jésus-Christ, Jacques, tu as confondu l’erreur et nous as montré la lumière; ne cesse point de prier pour nous.
Que le Seigneur et la Très Sainte Vierge Marie nous unisse dans l'amour de Dieu et le service de nos frères humains !
 
Votre respectueusement et fraternellement en Notre Seigneur.
+Mor Philipose-Mariam, métropolite.
 
 
(Article précédent sur le sujet:
http://paris.syro-orthodoxe-francophone.over-blog.fr/2016/07/saint-etienne-du-rouvray-le-fanatisme-a-frappe-hommage-aux-victimes-de-l-eglise-syro-orthodoxe-francophone.html)

 


Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,1-10.

Frères, je vous rappelle l'Evangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous demeurez fermes, 
et par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l'ai annoncé ; à moins que vous n'ayez cru en vain. 
Je vous ai enseigné avant tout, comme je l'ai appris moi-même, que le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Ecritures ;
qu'il a été enseveli et qu'il est ressuscité le troisième jour, conformément aux Ecritures ; 
et qu'il est apparu à Céphas, puis aux Douze. 
Après cela, il est apparu en une seule fois à plus de cinq cents frères, dont la plupart sont encore vivants, et quelques-uns se sont endormis. 
Ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. 
Après eux tous, il m'est aussi apparu à moi, comme à l'avorton. 
Car je suis le moindre des Apôtres, moi qui ne suis pas digne d'être appelé apôtre, parce que j'ai persécuté l'Eglise de Dieu. 
C'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n'a pas été vaine ; loin de là, j'ai travaillé plus qu'eux tous, non pas moi pourtant, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7,31-37.

En ce temps-là, Jésus quitta le pays de Tyr et vint, par Sidon, vers la mer de Galilée, en plein pays de la Décapole.
On lui amena un sourd-muet, et on le pria de lui imposer les mains. 
Le tirant à part hors de la foule, il lui mit les doigts dans les oreilles, et de sa salive il toucha sa langue ; 
puis, levant les yeux au ciel, il poussa un soupir et lui dit : " Ephphatha, " c'est-à-dire : " Ouvre-toi. " 
Et ses oreilles s'ouvrirent, et aussitôt le nœud de sa langue se délia, et il parlait distinctement. 
Il leur défendit d'en rien dire à personne ; mais plus il le leur défendait, plus ils le publiaient. 
Et ravis d'une admiration sans bornes, ils disaient : " Il a fait tout très bien : il a fait entendre les sourds et parler les muets. " 
 


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Odes de Salomon

(texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle) 
N°12 

 

« Sa langue se délia, et il parlait correctement »

 

Le Seigneur m'a rempli de paroles de vérité 
pour que je puisse l'exprimer. 
Comme un cours d'eau, 
la vérité coule de ma bouche, 
mes lèvres montrent ses fruits. 

Le Seigneur a fait abonder en moi la connaissance. 
Car la bouche du Seigneur 
prononce le Verbe véritable ; 
elle est la porte de sa lumière. 

Le Très-Haut a envoyé sa Parole dans le monde : 
ceux qui chantent sa beauté, 
les hérauts de sa majesté, 
les messagers de son dessein, 
les évangélistes de sa pensée, 
les apôtres de ses œuvres. 

La subtilité du Verbe 
est au-dessus de toute expression... 
Sa marche est sans fin : 
il ne tombe jamais mais se tient debout ; 
personne ne connaît sa descente ni sa route... 

Il est lumière et aurore de la pensée : 
en lui le monde commence à s'exprimer. 
En lui ceux qui d'abord étaient silence 
ont trouvé la Parole, 
parce que de lui viennent l'amour et l'harmonie. 

Inspiré par le Verbe, 
chaque être créé peut dire ce qu'il est. 
Tous, ils ont connu leur Créateur 
et ont trouvé en lui leur harmonie, 
car la bouche du Très-Haut leur a parlé. 

Le Verbe demeure dans l'homme, 
et sa vérité est amour. 
Heureux ceux qui par lui 
ont percé tout mystère 
et connaissent le Seigneur dans sa vérité. Alléluia !

 

« Pourquoi donc ne serions-nous pas toujours bienveillants dans nos discours ?

Il y a à cela quelques difficultés, nous ne pouvons en disconvenir. Sous certains rapports, un habile homme a, plus qu'un autre, ce qu'il lui faut pour être bienveillant ; son esprit est plus large, son coup d’œil plus étendu, ses points de vue plus variés ; mais sous d'autres rapports, l'homme d'esprit a plus à faire pour être charitable en paroles : il a une de ces tentations qui semblent presque irrésistibles, celle de faire de l'esprit.

Or, les paroles spirituelles sont rarement bonnes, dans toute la force du mot, rarement sans une goutte d'acide ou d'amer qui en fait le montant.

Je crois que si nous voulions renoncer une bonne fois à faire de l'esprit, nous avancerions bien plus vite dans la route du ciel.

Que les paroles de Notre-Seigneur dans les évangiles nous servent de modèles. [...]

Sans doute, les paroles du Verbe éternel sont toutes des mystères divins, toutes marquées du sceau de la divinité, éclatantes de sa lumière ; mais que cela ne nous empêche pas de nous modeler sur elles. Tout bien pesé, il est rare que l'on puisse, sans péché, briller en parlant d'autrui.

L'esprit est un véritable dard avec sa pointe, sa promptitude, sa finesse, son caprice, ses douleurs et son poison, il n'y manque rien.

C'est cependant, pour bien du monde, une espèce de profession sociale d'amuser en conversation.

Quelle affliction de voir ce travail à la tâche, vrai cauchemar de la conversation réelle !

Mais pour ce qui regarde notre point de vue, de telles gens peuvent-ils prétendre à être des hommes religieux ? [...]

Tout faibles et pleins de besoins que nous soyons, mettons-nous en tête, ou plutôt au cœur, de faire quelque peu de bien dans ce monde pendant que nous y sommes.

Pour cela, les bonnes paroles sont notre principal instrument. L'homme charitable en paroles a quelque chose de joyeux, et la bonne humeur est un pouvoir.

Rien ne remet toutes choses dans l'ordre et dans la paix comme cela. »


(à suivre demain jeudi 4 Août : Écouter avec bonté)

R.P. Frédéric-William Faber (1814-1863), Conférences spirituelles (Tous les hommes ont une vocation spéciale), Paris, Bray et Retaux, 1872 (Sixième édition).

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La violence n'apporte jamais une paix définitive. Elle ne résoud aucun problème social :

au pire, elle en crée de nouveaux, bien plus complexes.

La violence n'est pas efficace car elle est une spirale descendante qui se termine par la destruction pour tous.

Elle est immorale parce qu'elle cherche à humilier l'opposant plutôt que de gagner sa compréhension.

Elle cherche à détruire plutôt qu'à convertir. La violence est immorale parce qu'elle insuffle la haine plutôt que l'amour.

Elle détruit la communauté et rend la fraternité impossible.

Elle laisse la société dans un état de monologue au lieu de dialogue.

La violence finit par se vaincre elle-même.

Elle crée de l'amertume chez les survivants et de la brutalité chez les destructeurs.


Martin Luther King

 

 

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The Malankara Orthodox Church

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DU CÔTE DE NOS FRERES AÎNES LES SAINTS...

 

2 Août,

second jour  du carême de la Dormition (Du 1er au 14).

Avant la glorieuse fête de la Dormition de la toujours Vierge Marie, l'Église a institué une courte période de jeûne de deux semaines pour nous y préparer.

 

Saint Eusèbe de Verceil
Évêque de Verceil 
(283-371)

Eusèbe, naît à Cagliari, en Sardaigne, vers le 283. Il perdit son père pendant la persécution de Dioclétien. Sa mère le conduisit à Rome où il reçut le baptême des mains du pape Eusèbe qui lui donna son nom. À Verceil, Eusèbe étudia avec soin les Saintes Lettres, les arts libéraux, et fut reçu lecteur. Il menait une vie si sainte en fréquentant les écoles qu'on le regardait comme un ange. Ses éminentes vertus le distinguèrent au sein du clergé de la ville de Verceil et lorsque le siège épiscopal vint à vaquer en l'an 340, le pape Jules Ier l'élut pour remplir la charge d'évêque.

Eusèbe s'appliqua tout d'abord à former de dignes ministres de Jésus-Christ et un clergé instruit. Il organisa dans son palais épiscopal une école où les jeunes ecclésiastiques unissaient la vie monastique à la vie cléricale. Saint Ambroise en parle avec admiration : « C'est, disait-il, une milice toute céleste et toute évangélique, occupée jour et nuit à chanter les louanges de Dieu, à apaiser sa colère et à implorer sa miséricorde. Ils ont toujours l'esprit appliqué à la lecture ou au travail. » Le succès couronna ses efforts apostoliques, car de son clergé sortit un grand nombre de saints prélats aussi vertueux qu'éclairés. Plusieurs Églises sollicitèrent la faveur d'être gouvernées par les disciples de saint Eusèbe.

L'hérésie d'Arius, favorisée par l'empereur Constance, commençait à se répandre en Occident. Le saint évêque de Verceil résista ouvertement à l'empereur et lui reprocha hautement son impiété. En l'an 355, dans un concile tenu à Milan par le pape Libère, Eusèbe demanda qu'on souscrivît avant tout au symbole de Nicée et refusa de signer la sentence prononcée par les hérétiques contre saint Athanase d'Alexandrie.

Les évêques ariens s'opposèrent et le firent exiler en Palestine, à Scythopolis, où on lui fit subir d'indignes traitements. L'empereur Constance le transféra plus tard en Cappadoce et ensuite, dans la Haute-Thébaïde. Les ariens le traînaient par terre à demi-nu ou lui faisaient descendre un escalier très élevé la tête en bas et l'accablaient de coups. Saint Eusèbe souffrait tout sans se plaindre. Dans son exil, il écrivit aux Églises d'Italie pour les exhorter à demeurer fermes au milieu des persécutions.

Remis en liberté après la mort de Constance, survenue en 361, Eusèbe alla rallumer le flambeau de la foi dans les Églises d'Orient infestées par l'hérésie, et eut le bonheur de rencontrer le grand Athanase à Alexandrie.

Ce vaillant et fidèle défenseur de la foi termina sa vie laborieuse et pénitente le Ier août 371 à l'âge de quatre-vingt-cinq ans. Ses précieuses reliques enchâssées reposent dans la cathédrale de Verceil.

Pour approfondir, lire la Catéchèse d'un Pape de Rome SS Benoît XVI : 
>>> Saint Eusèbe de Verceil 

 

Translation of the relics of the Protomartyr and Archdeacon Stephen (428)

 

August 2

After the First Martyr Stephen was stoned to death, his body was left for the dogs; but his teacher Gamaliel had his body secretly taken to a place outside Jerusalem and buried by night. About the year 427, a Fr Lucian, the parish priest near the place, was told in a dream where the relics of the Protomartyr were buried.

 

 He told Patriarch John of Jerusalem, and they went together to the place revealed. Digging there they found a box labeled with the word "Stephen" in Aramaic letters. They took the sacred relics to Jerusalem in solemn procession.

Tropaire, t. 4

Sur ton front tu reçus le diadème royal * à cause des souffrances supportées * pour le Christ notre Dieu, * premier à combattre parmi les Martyrs; * tu confondis l'assemblée des impies, * à la droite du Père tu vis le Sauveur. * Sans cesse prie-le pour que nos âmes soient sauvées.

Kondakion, t. 6

Premier sur terre semé * par le céleste Jardinier, * le premier sur terre tu versas, * bienheureux Etienne, ton sang pour le Christ; * le premier, dans le ciel tu ceignis * de sa main le diadème des vainqueurs * comme l'aîné des Athlètes couronnés, * le premier à combattre parmi les Martyrs.

Ikos

Voyant les fleurs du Paradis * remplissant l'univers d'agréable parfum * j'admire ce spectacle merveilleux, * que malgré le froid de l'hiver * elles fleurissent plus qu'en la belle saison, * ce qui pour des fleurs est assez surprenant; * ainsi le Martyr du Christ qui fleurit le premier * et devint la porte par où sont passés * ceux qui ont combattu selon les règles, * fleurissant au frisson des tourments, * celui qui a montré le chemin sans détour * à tous ceux qui désirent lutter, * le chef de file de toute beauté, * resplendissant par ses rudes exploits, * l'aîné des Athlètes couronnés, * le premier à combattre parmi les Martyrs.

Exapostilaire, t. 2

Le premier qui fraya le chemin des Martyrs * et celui qu'ont les Diacres pour chef, * Etienne, plein de grâce, est transféré * dans la cité des empereurs, * faisant sourdre la grâce de miracles prodigieux.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen

Celui que les armées célestes * entourent avec crainte et tremblement, * incapables de soutenir le vif éclat * de son être ineffable et rayonnant, * le Christ, a trouvé place dans ton sein, * de tes chastes entrailles, Vierge pure, prenant chair. 
http://www.icones-grecques.com/…/transfert-reliques-saint-e…

Le 3 Août:

SAINTE LYDIE DE LA POURPRE

(Ier siècle)

         Lydie était marchande de pourpre à Philippes, en Macédoine. Les Actes des Apôtres (16, 14-15, 40) rapportent que Saint Paul la rencontra alors qu'il y arrivait. 

        Elle crut ce que Paul disait du Christ, se fit baptiser et lui offrit l'hospitalité. On ne sait ce qu'elle devintSainte Lydie est une femme grecque du 1er siècle, baptisée par saint Paul dans la ville de Philippes en Macédoine (récit dans les Actes des Apôtres. 16, 10-15)

 

 Voici une femme active et décidée. Lydie était marchande de pourpre de la ville de Thyarine, près de Philippes,  ce qui n’était pas rien puisque la pourpre était un produit de luxe. Ensuite cette femme avait décidé de devenir « craignant-Dieu » c'est-à-dire de suivre la foi juive, puis de se convertir au Christ que prêchait Paul.  Enfin dès qu’elle fut baptisée, elle invita Paul et ses compagnons à venir résider chez elle, et dit le texte : « elle insista ».

LYDIE 3 AOUT

 

 (Tableau de l'église saint Pierre-saint Paul à Paris) 

 

Elle  est fêtée par les Eglises d’occident le 3 août mais le 20 mai par les Eglises d’Orient. Dans cette peinture de François Mathieu Le Til, Lydie reçoit le baptême mais le personnage central reste saint Paul.

 

Saint Pontife-martyr Etienne 1er,

pape de Rome

Tropaire ton 4

Emule des Apôtres dans leur vie, leur successeur sur leurs trônes, tu as trouvé dans la pratique des vertus, ô Inspiré de Dieu, la voie qui mène à la contemplation. Aussi, dispensant fidèlement la parole de vérité, tu as lutté pour la foi jusqu'au sang, ô Pontife-martyr Etienne, prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.

Saint Etienne fut consacré pape de Rome en 254.
On raconte que durant la persécution, contraint de rester caché, il catéchisait en secret les païens qui venaient à lui et, après les avoir baptisés, il choisissait les plus dignes d'entre eux pour devenir prêtres, diacres ou lecteurs. Au péril de sa vie, il allait récupérer les corps des saints martyrs afin de leur procurer une digne sépulture, et lorsque certains de ses disciples eurent confessé à leur tour le Christ dans leur sang, il décida de se livrer lui-même.
Emmené au temple de Mars pour y sacrifier, à sa prière, l'édifice se mit à trembler et ses gardes s'enfuirent, pris de panique. Le Saint se rendit alors en Campanie, où il offrit le Sacrifice non sanglant sur le tombeau de la sainte vierge et martyre Lucie (6 juillet). Les soldats l'y retrouvèrent et, après l'avoir longuement torturé, ils lui tranchèrent la tête, lui permettant de remporter ainsi une double couronne : comme hiérarque et athlète du Christ.

(Le Synaxaire * Vie des Saints de l'Eglise Orthodoxe * Hiéromoine Macaire de Simonos Pétra)

 

Sainte Salomé la Myrophore

Tropaire, t. 1

Le Christ qui de la Vierge est né pour nous, * Salomé, tu l'as suivi, * gardant ses préceptes et ses lois; * et nous qui célébrons ta mémoire sacrée, * avec foi nous t'acclamons * et te glorifions avec amour.

Kondakion, t. 4

Le Dieu suprême, sainte Salomé la Myrophore, venu en ce monde * dans la chair, * tu l'as aimé en vraie disciple, * portant sur lui tous les désirs de ton cœur; * c'est pourquoi tu accomplis de nombreuses guérisons * et, passée de terre vers les cieux, * tu intercèdes pour le monde en tout temps.
(http://calendrier.egliseorthodoxe.com/s…/stsaout/aout03.html)

She was the mother of the Apostles James and John, the wife of Zebedee, and the daughter of Joseph the Betrothed, who was a widower when he became betrothed to the Mother of God. She was a disciple of the Lord and one of the Myrrh-bearing women who first brought tidings of the Resurrection to the world.

 

La Vierge apparut ici à la bergère Liloye

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Le hameau de Médous (Hautes Pyrénées, France) est célèbre pour ses grottes. D'après une antique tradition, la Vierge serait apparue à un petit berger de la vallée qui l'aurait vue sur le rocher d'où sort la belle fontaine près de la grotte pittoresque. 

La ville de Bagnères (hautes Pyrénées) essaya d'obtenir la statue miraculeuse de Médous qu'elle convoitait depuis longtemps. Conduite sur un char, la statue se détacha elle-même et regagna son sanctuaire de Médous. Quelques années plus tard, la Vierge apparut ici à la bergère Liloye en 1588, à plusieurs reprises.

La pauvre bergère s'appelait Domenge Jouanolou et on la surnommait Liloye (pure comme le lys). Veuve, elle allait, presque chaque jour, prier à la chapelle de Médous. La vierge lui apparut à plusieurs reprises pour lui annoncer une épidémie de peste si les Bagnérais ne faisaient pas pénitence. 

Liloye obéit mais on se moqua d'elle. La peste, accompagnée de grêles et d'inondations, sévit si cruellement qu'elle tua beaucoup de monde (année 1588). La désolation était générale. Quand la population se décida enfin à écouter Liloye, elle se mit en procession à Médous et l'épidémie cessa immédiatement.

 

 

Notre-Dame de Médous

 

 

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

See original image

 

 

DU CÔTE DE NOS FRERES AÎNES LES SAINTS...

 

1er Août,

début du carême de la Dormition (Du 1er au 14).

Avant la glorieuse fête de la Dormition de la toujours Vierge Marie, l'Église a institué une courte période de jeûne de deux semaines pour nous y préparer.

 

 

Pour l'attentat de Bagdad qui a emporté la vie de près de 300 personnes, les islamistes ont utilisé une bombe à composition unique.

L'enquête sur la tragédie qui a frappé l'Irak le 3 juillet, lorsque 292 personnes ont trouvé la mort, a montré que la bombe utilisée par les terroristes avait une composition chimique inhabituelle.

 

Le plus important attentat de l'histoire de l'Etat islamique (Daech) a été soigneusement préparé, souligne la BBC.

 

Pour la première fois, Daech a utilisé une nouvelle tactique, qui a permis aux terroristes de passer inaperçus, ce qui est très préoccupant selon un agent de sécurité à Bagdad.

La position de l'engin explosif dans la voiture était également inhabituelle. "Une telle bombe est très difficile à fabriquer", a déclaré un spécialiste des explosifs proche de l'enquête. Elle aurait été confectionnée à Falloujah, en Irak, actuellement contrôlée par les islamistes.

 

Les attaquants ont sans doute modifié la formule accessible sur Internet pour préparer un engin difficile à détecter mais qui a des effets nocifs importants. Les produits chimiques composant cette bombe ont été pour la première fois utilisés en Irak, notent les experts.

 

Après la première explosion, le 3 juillet, la température ambiante a monté à tel point qu'on se sentait comme sur la surface du Soleil. L'explosion elle-même a tué 20 à 30 personnes, mais l'incendie qu'elle a provoqué a emporté la vie de centaines de personnes.

Ce jour-là, la veille d'une fête musulmane, le centre commercial devant lequel a explosé la voiture était plein de monde. Des supporters s'étaient rassemblés pour suivre un match de football, les salles de billard étaient également combles.

source

Les chrétiens d’Orient, cibles des djihadistes et otages des pouvoirs

Posted: 28 Jul 2016 05:36 AM PDT

 

 

LE MONDE | 27.07.2016 à 10h40 • Mis à jour le 27.07.2016 à 20h00 | Par Christophe Ayad
 

C’est une coïncidence dont les assassins de Saint-Etienne-du-Rouvray n’avaient peut-être pas conscience : il y a bientôt trois ans, presque jour pour jour, le père jésuite italien Paolo Dall’Oglio était enlevé à Rakka, en Syrie, par des membres de l’organisation Etat islamique (EI). Le groupe djihadiste, qui s’appelait alors l’EIIL (Etat islamique en Irak et au Levant), était en pleine ascension et venait de prendre brutalement le contrôle de la ville au détriment des autres groupes rebelles syriens, en première ligne dans le combat contre le régime de Bachar Al-Assad.

L’enlèvement du Père Paolo avait suscité un tollé parmi l’opposition et la rébellion syrienne, tant cet ecclésiastique arabophone et atypique était considéré comme un compagnon de route de la révolution, au point d’avoir été l’invité du Front Al-Nosra, pourtant affilié à Al-Qaida. Malgré les manifestations, les communiqués, voire les menaces venant de toutes parts en Syrie, rien n’y fit : Paolo Dall’Oglio n’est jamais réapparu. Pour l’EI, il n’est qu’un vulgaire « croisé », peu importent ses convictions et ses engagements.

Se convertir ou partir dans l’heure

Quelques semaines plus tard, l’EI a poursuivi sa stratégie de séparation entre chrétiens et musulmans en désacralisant les églises de Rakka : les croix furent décrochées des clochers et remplacées par le drapeau noir djihadiste, frappé de la chahada, la profession de foi musulmane. Les chrétiens locaux, autorisés à rester et à vivre à Rakka, n’avaient plus le droit de pratiquer leur religion dans la sphère publique : une première dans l’histoire récente de la Syrie dont le régime de Bachar Al-Assad a rapidement compris le parti qu’il pouvait tirer auprès des opinions occidentales.
Un an plus tard, à Mossoul, en Irak, le scénario se répétait, plus radical. Les chrétiens, à qui il fut permis dans un premier temps de rester et de pratiquer leur religion dans l’intimité, se sont vu ordonner après quelques semaines de se convertir à l’islam ou de partir dans l’heure – pour le Kurdistan irakien. Depuis l’arrivée du christianisme, jamais la ville de Mossoul, l’ancienne Ninive, n’avait connu un tel sort malgré les innombrables batailles, sièges et changements de maîtres qu’elle a connus.
Si, dans le corpus idéologique du groupe djihadiste, les chrétiens sont des dhimmis (des « gens du Livre » méritant protection en échange d’un impôt et de l’acceptation d’un statut de second classe), contrairement aux yézidis, qui sont voués à l’extermination en raison de leur statut d’hérétiques, l’EI les a toujours traités en réalité comme une « cible molle » et facile, un substitut de l’Occident honni. L’attaque de la cathédrale Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours de Bagdad, le 31 octobre 2010, qui avait causé la mort de près d’une cinquantaine de fidèles, a en effet marqué le retour sur le devant de la scène des héritiers d’Al-Qaida en Irak, après une longue série de défaites.
En frappant les membres d’une communauté déjà exsangue et dépourvue de toute influence en Irak, les djihadistes ont recherché avant tout un effet politique : la mobilisation de l’Occident – en l’occurrence Nicolas Sarkozy et son ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner – en faveur de leur exfiltration vers l’Europe. Non seulement la démarche française assimile les chrétiens d’Irak à des étrangers aux yeux de la grande majorité des Irakiens, frappés eux aussi par des attentats sanglants qui n’ont jamais suscité une telle mobilisation diplomatique, mais elle a mis le gouvernement irakien en porte-à-faux : toute coopération avec les Occidentaux est interprétée comme une soumission par l’opinion publique irakienne ; tout refus susciterait incompréhension et condamnation en Occident, distendant les liens entre Bagdad et ses soutiens.

Djihad anti-coptes dans la vallée du Nil

Le fondamentalisme sunnite de l’EI n’est que le dernier avatar des malheurs des chrétiens d’Irak, qui ont conduit cette communauté à la quasi-disparition en un peu plus de trois décennies. Les guerres de Saddam Hussein, sa terrible dictature, qui n’épargnait pas les chrétiens malgré la présence au pouvoir de certains d’entre eux, comme Tarek Aziz, l’embargo onusien suivi de l’invasion américaine de 2003 et enfin l’arrivée au pouvoir de partis chiites sectaires ont poussé une grande partie de la communauté vers l’exil.
La logique de l’EI en Irak – frapper les chrétiens pour déstabiliser l’Etat – n’est pas neuve, elle a été expérimentée dès les années 1970 par les groupuscules islamistes en Egypte, berceau du djihadisme moderne et siège de la plus importante communauté chrétienne du monde arabe, les coptes, qui représentent 5 à 10 % de la population (4,5 à 9 millions d’habitants). Leur qualité d’orthodoxes et le caractère purement national de leur Eglise ont longtemps suscité un mélange d’ignorance et de dédain en Occident.
Pourtant, à chaque période de confrontation violente avec l’Etat, les coptes servent de cible aux islamistes, qui espèrent provoquer en retour une répression disproportionnée du pouvoir et rallier ainsi à leur cause la grande masse des musulmans, prompte à jalouser les coptes, réputés plus riches. Ce fut le cas à la fin du règne d’Anouar Al-Sadate, quand le pogrom de Zawiya Al-Hamra causa plusieurs dizaines de morts dans une banlieue populaire du Caire, en juin 1981, sous les yeux de la police ; dans les années 1990, lorsque les combattants revenant d’Afghanistan décrétèrent le djihad dans la vallée du Nil, attaquant bijoutiers et pharmaciens coptes ; et après le renversement en 2013 du président islamiste Mohamed Morsi par l’armée, à l’occasion duquel une cinquantaine d’églises furent incendiées. Depuis, les djihadistes du Sinaï, affiliés à l’EI, assassinent régulièrement des prêtres et des fidèles.
Le sort des coptes d’Egypte est plus que jamais lié à celui du président-maréchal Sissi, vu comme leur sauveur et leur rempart. Il est pourtant le représentant d’une armée qui refuse de nommer des généraux chrétiens et n’a pas hésité à disperser une manifestation de coptes en envoyant des blindés rouler dans la foule, faisant 28 morts, en octobre 2011.
 
 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/07/27/les-chretiens-d-orient-cibles-des-djihadistes-et-otages-des-pouvoirs_4975259_3218.html#VDsgL3VmUsM1CXLP.99
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/07/27/les-chretiens-d-orient-cibles-des-djihadistes-et-otages-des-pouvoirs_4975259_3218.html

eIslam et christianisme : les impasses du dialogue interreligieux

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - L'islamologue François Jourdan revient sur les différences spécifiques qui distinguent l'islam du christianisme. Il déplore un déni de réalité ambiant qui masque les problèmes à résoudre dans le dialogue avec la religion musulmane.


Le père François Jourdan est islamologue et théologien eudiste.

Il est l'auteur de Islam et Christianisme, comprendre les différences de fond , paru en novembre 2015 aux éditions du Toucan.


LE FIGARO. - Votre livre Islam et christianisme - comprendre les différences de fond se penche sur une étude approfondie des conditions dans lesquelles pourraient s'amorcer un dialogue islamo-chrétien reposant sur des fondations solides. Quels en sont les principaux dysfonctionnements à l'heure actuelle?

François JOURDAN. - Nous ne sommes pas prêts au vrai dialogue, ni l'islam très figé depuis de nombreux siècles et manquant fondamentalement de liberté, ni le christianisme dans son retard de compréhension doctrinale de l'islam par rapport au christianisme et dans son complexe d'ancien colonisateur. L'ignorance mutuelle est grande, même si on croit savoir: tous les mots ont un autre sens dans leur cohérence religieuse spécifique. L'islamologie est en déclin dans l'Université et dans les Eglises chrétiennes. Le laïcisme français (excès de laïcité) est handicapé pour comprendre les religions. Alors on se contente d'expédients géopolitiques (histoire et sociologie de l'islam), et affectifs (empathie sympathique, diplomatie, langage politiquement correct). Il y a une sorte de maladie psychologique dans laquelle nous sommes installés depuis environ 1980, après les indépendances et le Concile de Vatican II qui avaient ouvert une attitude vraiment nouvelle sur une géopolitique défavorable depuis les débuts de l'islam avec les conquêtes arabe et turque, la course barbaresque séculaire en mer méditerranée, les croisades et la colonisation.

Sur quoi repose la perplexité des Français vis-à-vis de l'islam?

Sur l'ignorance et la perception subconsciente qu'on joue un jeu sans se le dire. On ne dit pas les choses, ou Œ est dit et les Ÿ restent cachés et ressortiront plus tard en déstabilisant tout ce qui a été dit auparavant; les mots ont tous un autre sens pour l'autre. Par exemple le mot prophète (nabî en hébreu biblique et en arabe coranique) ; or le prophétisme biblique actif n'est pas du tout de même nature que le coranique passif devant Dieu. Les erreurs comme sur Abraham qui serait le premier monothéiste et donc le père d'un prétendu abrahamisme commun au judaïsme, au christianisme et à l'islam ; alors que, pour les musulmans, le premier monothéiste de l'histoire est Adam. Mais chut! Il ne faut pas le dire! Pourtant l'islam est foncièrement adamique, «la religion de toujours», et non pas abrahamique puisque l'islam ignore totalement l'Alliance biblique faite avec Abraham et qui est la trame de l'histoire du Salut pour les juifs et les chrétiens où Dieu est Sauveur. En islam Dieu n'est pas sauveur. L'islam n'est pas une religion biblique. Et on se doit de le respecter comme tel, comme il se veut être… et en tenir compte pour la compréhension mutuelle que l'on prétend aujourd'hui afficher haut et fort pour se flatter d'être ouvert.

L'Andalousie de l'Espagne musulmane présentée comme le modèle parfait de la coexistence pacifique entre chrétiens et musulmans, les très riches heures de la civilisation arabo-islamique sont pour vous autant d'exemples historiques dévoyés. Comment, et dans quel but?

Les conquérants musulmans sont arrivés sur des terres de vieilles et hautes civilisations (égyptienne, mésopotamienne, grecque antique, byzantine, latine) ; avec le temps, ils s'y sont mis et ont poursuivis les efforts précédents notamment par la diffusion due à leurs empires arabe et turc ; mais souvent cela n'a pas été très

fécond par manque de liberté fondamentale. Les grands Avicenne et Averroès sont morts en disgrâce. L'école rationnalisant des Mu'tazilites (IXe siècle) a été rejetée. Cela s'est grippé notamment au XIe siècle et consacré par la «fermeture des portes de l'ijtihâd», c'est-à-dire de la réinterprétation. S'il y a eu une période relativement tolérante sous ‘Abd al Rahmân III en Andalousie, on oublie les persécutions contre les chrétiens avant, et après par les dynasties berbères almoravides et almohades, y compris contre les juifs et les musulmans eux-mêmes. Là encore les dés sont pipés: on exagère à dessein un certain passé culturel qu'on a besoin d'idéaliser aujourd'hui pour faire bonne figure.

Estimez-vous, à l'instar de Rémi Brague, que souvent, les chrétiens, par paresse intellectuelle, appliquent à l'islam des schémas de pensée chrétiens, ce qui les mène à le comprendre comme une sorte de christianisme, l'exotisme en plus?

L'ignorance dont je parlais, masquée, fait qu'on se laisse berner par les apparences constamment trompeuses avec l'islam qui est un syncrétisme d'éléments païens (les djinns, la Ka‘ba), manichéens (prophétisme gnostique refaçonné hors de l'histoire réelle, avec Manî le ‘sceau des prophètes'), juifs (Noé, Abraham, Moïse, David, Jésus… mais devenus musulmans avant la lettre et ne fonctionnant pas du tout pareil: Salomon est prophète et parle avec les fourmis…), et chrétiens (Jésus a un autre nom ‘Îsâ, n'est ni mort ni ressuscité, mais parle au berceau et donne vie aux oiseaux d'argile…). La phonétique des noms fait croire qu'il s'agit de la même chose. Sans parler des axes profonds de la vision coranique de Dieu et du monde: Dieu pesant qui surplombe et gère tout, sans laisser de place réelle et autonome à ce qui n'est pas Lui (problème fondamental de manque d'altérité dû à l'hyper-transcendance divine sans l'Alliance biblique). Alors si nous avons ‘le même Dieu' chacun le voit à sa façon et, pour se rassurer, croit que l'autre le voit pareil… C'est l'incompréhension totale et la récupération permanente dans les relations mutuelles (sans le dire bien sûr: il faudrait oser décoder).

Si l'on reconnaît parfois quelques différences pour paraître lucide, on est la plupart du temps (et sans le dire) sur une tout autre planète mais on se rassure mutuellement qu'on fait du ‘dialogue' et qu'on peut donc dormir tranquilles.

Une fois que le concile Vatican II a «ouvert les portes de l'altérité et du dialogue», écrivez-vous «on s'est installé dans le dialogue superficiel, le dialogue de salon, faussement consensuel.» Comment se manifeste ce consensualisme sur l'islam?

Par l'ignorance, ou par les connaissances vues de loin et à bon compte: c'est la facilité. Alors on fait accréditer que l'islam est ‘abrahamique', que ‘nous avons la même foi', que nous sommes les religions ‘du Livre', et que nous avons le ‘même' Dieu, que l'on peut prier avec les ‘mêmes' mots, que le chrétien lui aussi doit reconnaître que Muhammad est «prophète» et au sens fort ‘comme les prophètes bibliques' et que le Coran est ‘révélé' pour lui au sens fort «comme la Bible» alors qu'il fait pourtant tomber 4/5e de la doctrine chrétienne… Et nous nous découvrons, par ce forcing déshonnête, que «nous avons beaucoup de points communs»! C'est indéfendable.

Pour maintenir le «vivre-ensemble» et sauvegarder un calme relationnel entre islam et christianisme ou entre islam et République, se contente-t-on d'approximations?

Ces approximations sont des erreurs importantes. On entretient la confusion qui arrange tout le monde: les musulmans et les non-musulmans. C'est du pacifisme: on masque les réalités de nos différences qui sont bien plus conséquentes que ce qu'on n'ose en dire, et tout cela par peur de nos différences. On croit à bon compte que nous sommes proches et que donc on peut vivre en paix, alors qu'en fait on n'a pas besoin d'avoir des choses en commun pour être en dialogue. Ce forcing est l'expression inavouée d'une peur de l'inconnu de l'autre (et du retard inavoué de connaissance que nous avons de lui et de son chemin). Par exemple, la liberté religieuse, droit de l'homme fondamental, devra remettre en cause la charia (organisation islamique de la vie, notamment en société) . Il va bien falloir en parler un jour entre nous. On en a peur: ce n'est pas «politiquement correct». Donc ça risque de se résoudre par le rapport de force démographique… et la violence future dans la société française. Bien sûr on n'est plus dans cette période ancienne, mais la charia est coranique, et l'islam doit supplanter toutes les autres religions (Coran 48,28; 3,19.85; et 2,286 récité dans les jardins du Vatican devant le Pape François et Shimon Pérès en juin 2014). D'ailleurs Boumédienne, Kadhafi, et Erdogan l'ont déclaré sans ambages.

Vous citez des propos de Tariq Ramadan, qui déclarait: «L'islam n'est pas une religion comme le judaïsme ou le christianisme. L'islam investit le champ social. Il ajoute à ce qui est proprement religieux les éléments du mode de vie, de la civilisation et de la culture. Ce caractère englobant est caractéristique de l'islam.» L'islam est-il compatible avec la laïcité?

Cette définition est celle de la charia, c'est-à-dire que l'islam, comme Dieu, doit être victorieux et gérer le monde dans toutes ses dimensions. L'islam est globalisant. Les musulmans de Chine ou du sud des Philippines veulent faire leur Etat islamique… Ce n'est pas une dérive, mais c'est la cohérence profonde du Coran. C'est incompatible avec la liberté religieuse réelle. On le voit bien avec les musulmans qui voudraient quitter l'islam pour une autre religion ou être sans religion: dans leur propre pays islamique, c'est redoutable. De même, trois versets du Coran (60,10; 2,221; 5,5) obligent l'homme non musulman à se convertir à l'islam pour épouser une femme musulmane, y compris en France, pour que ses enfants soient musulmans. Bien sûr tout le monde n'est pas forcément pratiquant, et donc c'est une question de négociation avec pressions, y compris en France où personne ne dit rien. On a peur. Or aujourd'hui, il faut dire clairement qu'on ne peut plus bâtir une société d'une seule religion, chrétienne, juive, islamique, bouddhiste… ou athée. Cette phase de l'histoire humaine est désormais dépassée par la liberté religieuse et les droits de l'Homme. La laïcité exige non pas l'interdiction mais la discrétion de toutes les religions dans l'espace public car les autres citoyens ont le droit d'avoir un autre chemin de vie. Ce n'est pas la tendance coranique où l'islam ne se considère pas comme les autres religions et doit dominer (2,193; 3,10.110.116; 9,29.33).

La couverture du numéro spécial de Charlie Hebdo commémorant les attentats du 7 janvier, tiré à un million d'exemplaires représente un Dieu en sandales, la tête ornée de l'œil de la Providence, et armé d'une kalachnikov. Il est désigné comme «l'assassin [qui] court toujours»… Que révèle cette une qui semble viser, par les symboles employés, davantage la religion chrétienne que l'islam?

Il y a là un tour de passe-passe inavoué. Ne pouvant plus braver la violence islamique, Charlie s'en prend à la référence chrétienne pour parler de Dieu en islam. Représenter Dieu serait, pour l'islam, un horrible blasphème qui enflammerait à nouveau le monde musulman. Ils ont donc choisi de montrer un Dieu chrétien complètement déformé (car en fait pour les chrétiens, le Père a envoyé le Fils en risquant historiquement le rejet et la mort blasphématoire en croix: le Dieu chrétien n'est pas assassin, bien au contraire). Mais il faudrait que les biblistes chrétiens et juifs montrent, plus qu'ils ne le font, que la violence de Dieu dans l'Ancien Testament n'est que celle des hommes mise sur le dos de Dieu pour exprimer, par anthropomorphismes et images, que Dieu est fort contre le mal. Les chrétiens savent que Dieu est amour (1Jn 4,8.16), qu'amour et tout amour. La manipulation est toujours facile, même au nom de la liberté.

Toutes les religions ont-elles le même rapport à la violence quand le sacré est profané?

Toutes les civilisations ont légitimé la violence, de manières diverses. Donc personne n'a à faire le malin sur ce sujet ni à donner de leçon. Il demeure cependant que les cohérences doctrinales des religions sont variées. Chacune voit ‘l'Ultime' (comme dans le bouddhisme sans Dieu), le divin, le sacré, Dieu, donnant sens à tout le reste: vision du monde, des autres et de soi-même, et le traitement de la violence en fait partie. C'est leur chemin de référence. Muhammad, objectivement fondateur historique de l'islam, a été chef religieux, politique et militaire: le prophète armé, reconnu comme le «beau modèle» par Dieu (33,21) ; et Dieu «prescrit» la violence dans le Coran (2,216.246) et y incite (8,17; 9,5.14.29.73.111.123; 33,61; 47,35; 48,29; 61,4; 66,9…), le Coran fait par Dieu et descendu du ciel par dictée céleste, étant considéré par les musulmans comme la référence achevée de la révélation; les biographies islamiques du fondateur de l'islam témoignent de son usage de la violence, y compris de la décapitation de plus de 700 juifs en mars 627 à Médine. Et nos amis de l'islam le justifient.

Le rapprochement entre la Turquie et la Russie se poursuit et tout semble le prouver. Dans un entretien à Sputnik, le ministre turc de l'Economie Nihat Zeybekci dresse le bilan de sa récente visite à Moscou et évoque le soutien moral apporté par Vladimir Poutine aux autorités turques suite à la tentative de coup d'Etat militaire.

La Russie et la Turquie envisagent de porter leurs relations au niveau d'avant novembre 2015 — date de l'incident avec un Su-24 russe qui a donné lieu à une crise longue de sept mois dans les relations entre les deux Etats — et de revenir au projet de gazoduc Turkish Stream, a déclaré à Sputnik le ministre turc de l'Economie Nihat Zeybekci.

"Les deux parties sont à 100% d'accord de revenir au niveau des relations enregistré avant le 24 novembre 2015. Certes, seul le temps montrera à quelle vitesse ceci peut être réalisé. J'espère que tous les problèmes seront définitivement réglés lors de la rencontre du 9 août", a déclaré M. Zeybekci qui vient de se rendre en Russie au sein d'une délégation gouvernementale.

Le 9 août est la date de la prochaine réunion entre les présidents des deux pays, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, la première depuis le rétablissement des relations bilatérales. Initialement, les deux hommes politiques devaient se rencontrer en septembre prochain, lors du sommet du G20. Or, le 20 juillet, 5 jours après le coup d'Etat avorté en Turquie, on a appris que Recep Tayyip Erdogan devait se rendre prochainement en Russie.

 

Revenant sur la tentative de putsch, M. Zeybekci a pointé que le président russe avait été l'un des premiers à prendre contact avec le dirigeant turc.

 

"Juste après la tentative de coup d'Etat, l'un des premiers leaders étrangers à appeler notre président a été monsieur Poutine. Compte tenu de l'atmosphère qui s'était créée, le coup de téléphone de M. Poutine nous a apporté un soutien moral important", a-t-il pointé.

Evoquant l'amélioration dans les relations bilatérales, le ministre a rappelé que le gouvernement russe avait déjà adopté des décisions positives dans le domaine du tourisme. En outre, la position sur les importations des fruits et légumes turcs est favorable, a-t-il expliqué rajoutant qu'il ne restait qu'à régler quelques questions techniques.

 

Et d'ajouter que la centrale nucléaire d'Akkuyu et le gazoduc Turkish Stream, projets suspendus après l'attaque contre le bombardier russe, sont de retour dans l'agenda bilatéral.

 

"La volonté politique de construire le gazoduc Turkish Stream est présente. Il reste quelques nuances techniques, que les ministres de l'Energie des deux pays doivent examiner dans les détails. Le projet sera réalisé, j'en suis sûr", a souligné l'homme politique.

"Comme aucuns autres pays, la Turquie et la Russie ont cette particularité de se compléter. Ce qui manque à la Turquie existe en Russie et vice versa. La Russie possède du gaz et la Turquie a la possibilité d'en acheminer vers l'Europe. Nous en profiterons sans faute et en ferons une force pour les deux pays et au niveau le plus élevé. Nous devons l'examiner d’un point de vue de partenaires. Je ne pense pas qu'avec une telle approche des problèmes persistent", a conclu le ministre.

source

Les coptes égyptiens visés par des attaques en Haute-Egypte

(RV) Entretien – Les attaques se multiplient contre la communauté copte en Egypte. Ces dernières semaines, des maisons de familles chrétiennes ont été prises pour cible, notamment dans plusieurs villages de la province de Minya, en Haute-Egypte.

Le patriarche copte-orthodoxe Tawadros II, le grand imam d’Al-Azhar, le Sheikh Al-Tayyeb et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi ont chacun à leur tour appelé au calme et à la raison, et averti du danger que représentaient les violences sectaires pour l’unité de la nation.

Les tensions confessionnelles ne sont pas chose nouvelle en Egypte ; mais leur aggravation serait cette fois due à un projet de loi sur la construction d’églises qui doit être présenté au Parlement. Cette nouvelle législation viendrait ainsi abroger celle actuellement en vigueur, datant de l’ère ottomane et très restrictive à l’égard des édifices chrétiens. Mgr William Kyrillos, évêque copte-catholique d’Assiout, revient avec Manuella Affejee sur la situation

(Source: http://fr.radiovaticana.va/news/2016/07/31/les_coptes_%C3%A9gyptiens_vis%C3%A9s_par_des_attaques_en_haute-egypte/1248396)

 

DJIHADQuelques jours après l’assassinat du père Hamel, le quinzième numéro de Dabiq est consacré à la haine de Daech envers les chrétiens. Les djihadistes appellent les «croisés» à se convertir à l’islam et visent le pape François qui «se cache derrière un voile trompeur de “bonne volonté”».

(…) «Entre la sortie de ce numéro et le prochain massacre qui sera exécuté par un des soldats cachés du Califat, les Croisés peuvent lire pourquoi les Musulmans les haïssent et les combattent et pourquoi les païens Chrétiens devraient briser leurs croix» écrivent les djihadistes. (…)

Dans sa rubrique «dans les mots de l’ennemi», l’État islamique vise spécifiquement le pape François montré en photo serrant la main à l’imam de la mosquée Al-AzharAhmed el-Tayeb, considéré comme un apostat par les djihadistes. Visiblement documentés, les auteurs citent le pape Benoît XVI dans son livre Foi, vérité, tolérance, où il expliquait que la démocratie «contredit l’essence de l’Islam, qui n’a tout simplement pas le principe de séparation entre sphère politique et sphère religieuse que le christianisme possède depuis le début». «Même si c’est un menteur, il a certainement dit la vérité sur ce sujet», commentent les djihadistes, «montrant par-là que beaucoup d’apostats de l’islam, comme les imams occidentaux ou les professeurs de prétendues universités islamiques, ont une bien moindre compréhension de l’islam que Benoît l’incroyant». (…)

«La religion de l’islam continuera à être diffusée par l’épée, n’en déplaise à Benoît», écrivent les djihadistes.

Les auteurs soulignent la différence entre un Benoît XVI qui, selon eux, «accentuait l’inimitié entre les chrétiens païens et les musulmans monothéistes» et François qui «se cache derrière un voile trompeur de “bonne volonté”». «Des papes, et spécialement le pape François, ont essayé de peindre le tableau d’une amitié chaleureuse, cherchant à détourner les masses musulmanes du devoir du djihad», écrivent-ils, reprochant notamment à ce dernier d’avoir pris la défense des homosexuels après la tuerie d’Orlando. (…)

La deuxième raison est la laïcité et les «valeurs libérales», la troisième raison, l’athéisme des sociétés occidentales. Les «crimes contre l’islam» (blasphème et moqueries), les crimes contre les musulmans (bombardements et drones) et «l’invasion des terres» musulmanes sont aussi invoquées. (…)

Le Figaro
http://www.fdesouche.com/752679-le-christianisme-premiere-cible-des-djihadistes-en-occident

 
 

 

[...] un projet de l’Union européenne suscite des interrogations. Dans le cadre d’une réforme du système de Dublin, la notion de membres d’une famille serait élargie. [...]

[...] la règle est qu’un seul membre de l’Union européenne peut être compétent pour ce qu’on appelle une famille de base. Mais, à l’heure actuelle, seuls en font partie les époux ainsi que les enfants mineurs, et cela uniquement dans le cas où la famille existait déjà dans le pays d’origine.

C’est sur ce point que l’Union européenne considère que des modifications sont nécessaires : La notion de membres d’une famille s’appliquerait aux frères et sœurs ainsi qu’aux familles qui se sont constituées dans les pays de transit.[...]

[...] Schuster [chef des chrétiens-démocrates au sein de la commission des Affaires intérieures du Bundestag] considère que « le simple fait de réfléchir à faciliter le regroupement familial et de l’élargir aux familles étendues est inopportun ». Les éventuelles conséquences ne sont d’après lui « pas encore prévisibles – en tout cas cela pourrait provoquer un nouvel appel d’air« .

(Traduction Fdesouche)

Source

 

 

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

 

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

 

 

 

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)
 
AUX MARTYRS IGNORES
 
Les 18-19 juillet, dans la nuit :
220 morts civils dans un bombadement effectué pat l'aviation française
selon le gouvernement de Damas.
 
Pour eux pas de fleurs, pas de prières, pas de bougies ?
Même pas une pensée ? Silence des médias !
 

Introduction à la Prière de Jésus (princesse Ileana de Roumanie / abbatissa Alexandra)

 

Mère Alexandra, abbesse / abbatissa / higoumena
Ileana, Princesse de Roumanie, 1909-1991

La princesse Ileana était la fille du roi Ferdinand et de la reine Marie de Roumanie. Après s'être mariée et avoir élevé 6 enfants, elle est rentrée comme novice au monastère du Voile à Bussy-en-Otte, France, en 1961. Elle y fit profession monastique en 1967, et plus tard dans l'année, elle fonda le monastère de la Transfiguration à Ellwood City, Pennsylvanie, le premier monastère anglophone pour femmes aux États-Unis d'Amérique. Elle s'endormit dans le Seigneur le 21 janvier 1991, et est enterrée dans le monastère qu'elle a fondé.
 

http://www.deathtotheworld.com/writings/writings/princessileana/introtojesusprayer.html


INTRODUCTION À LA "PRIÈRE DE JÉSUS"
par son altesse royale la princesse Ileana de Roumanie


Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur.

J'ai souvent lu la Prière de Jésus dans des livres de prière, et l'ai entendue à l'église, mais mon attention n'a été attirée sur elle qu'il y a quelques années, en Roumanie, dans un petit monastère à Sâmbata, blotti au pied des Carpathes, au coeur d'une profonde forêt, avec sa petite église blanche qui se reflète dans une étendue d'eau montagneuse claire comme le cristal. J'y avais rencontré un moine qui pratiquait "la prière du coeur." Une paix profonde et un grand silence régnaient à l'époque à Sâmbata. C'était un lieu de repos et de force – je prie Dieu qu'il en soit toujours ainsi.



J'ai parcouru bien du chemin depuis que j'ai été à Sâmbata, et depuis lors la Prière de Jésus repose en mon coeur comme un précieux don. Elle y était restée inactive jusqu'il y a quelques années, jusqu'à ce que je lise le "Récit du Pèlerin Russe." Depuis lors, j'ai cherché à la pratique continuellement. Parfois je la manque; néanmoins, la prière a ouvert en mon coeur et en mon âme d'incroyables panoramas.

La Prière de Jésus, ou Prière du Coeur, se centre sur le Saint Nom. On peut la dire en entier, "Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur." On peut changer en "de nous, pécheurs," ou nommer quelqu'un, ou elle peut être abrégée. Sa puissance se trouve dans le Nom de Jésus. Ainsi, "Jésus" pourrait, seul, suffire à combler celui qui prie.

Cette prière remonte au Nouveau Testament, et a une longue tradition d'utilisation. La méthode de contemplation basée sur le Saint Nom est attribuée à saint Syméon, appelé "le Nouveau Théologien" (949-1022). A l'âge de 14 ans, saint Syméon a eu la vision d'une lumière céleste, qui lui a donné la sensation d'être séparé de son corps. Surpris, et rempli d'une joie inexprimable, senti une humilité consummante s'emparer de lui, et il s'écria, empruntant la prière du Publicain (Lc 18,13) "Seigneur Jésus, aie pitié de moi." Bien après que la vision eu disparue, cette grande joie revint à saint Syméon à chaque fois qu'il répéta la prière, et il enseigna à ses disciples de prier de la même manière. La prière évolua vers sa forme plus complète : "Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur." C'est sous cette forme qu'il nous est arrivé à travers des générations et générations de pieux moines et laïcs.

L'invocation du Saint Nom n'est pas une exclusivité de l'Église Orthodoxe, mais est aussi utilisée par des catholiques-romains, des anglicans, et des protestants, quoiqu'à un moindre degré. Sur le Mont Sinaï et sur le Mont Athos, les moines ont tout un schéma de contemplation basé sur cette simple prière, pratiquée dans un complet silence. Ces moines sont appelés les hésychastes.

Saint Grégoire Palamas (1296-1359), le dernier parmi les grands Pères de l'Église, est devenu le grand promoteur des hésychastes. Il gagna, après une longue et difficile bataille, une place incontestable pour la Prière de Jésus et l'hésychasme dans l'Église. Au 18ème siècle, lorsque tsarisme frappa durement le monachisme en Russie, et que les Turcs écrasèrent l'Orthodoxie en Grèce, le monastère de Neamtzu en Moldavie (Roumanie) devint un des grands centres de la Prière de Jésus.

Cette Prière est tenue pour être magnifiquement spirituelle car elle se concentre pleinement sur Jésus: toutes les pensées, les efforts, les espoirs, la foi et l'amour sont répandus en dévotion à Dieu le Fils. Cela accompli 2 directions basiques du Nouveau Testament. Dans l'une, Jésus dit : "Je vous le dit, tout ce que vous demanderez au Père en Mon Nom, Il vous le donnera. Jusqu'à présent, vous n'avez rien demandé en Mon Nom : demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit complète" (Jn 16,23-24). Dans l'autre, nous avons l'invitation de saint Paul à prier sans cesse (1 Thess. 5,17). De plus, elle suit les instructions du comment prier données par Jésus (qu'Il donna à Ses disciples lorsqu'Il leur apprit le Notre Père) : "quand tu prie, retire-toi dans ta chambre la plus haute, ferme ta porte, et prie ton Père qui est dans le secret, et ton Père qui te voit dans le secret te récompensera grandement" (Mt 6,6).
Et Jésus a enseigné que toute inspiration, bonne ou mauvaise, provient du coeur de l'homme : "L’homme bon, du bon trésor de son coeur, tire ce qui est bon, et celui qui est mauvais, de son mauvais fond, tire ce qui est mauvais; car c’est du trop-plein du coeur que parle sa bouche" (Lc 6,45).

Sur ces préceptes-là, ainsi que beaucoup d'autres du Nouveau comme de l'Ancien Testament, les saints Pères, déjà bien avant saint Syméon, se sont basés pour une prière fervente et simple. Ils ont développé une méthode de contemplation dans laquelle la prière incessante devient aussi naturelle que la respiration, suivant la cadence du rythme cardiaque.

Toutes les voies qui mènent à Dieu sont parsemées d'embûches, car l'ennemi, satan, essaie toujours de nous faire chuter. Il attaque naturellement le plus fort lorsque nous sommes bien en chemin vers notre Salut, car c'est bien ce qu'il s'efforce le plus d'empêcher. Dans la prière mystique, les tentations que nous rencontrons dépassent toutes les autres en termes de danger. Car nos pensées se situent à un niveau plus élevé, d'où les illusions deviennent plus subtiles. Quelqu'un a dit que "la mystique a commencé dans le brouillard et s'est achevée dans le schisme." Cette remarque cynique, qui vient d'un incroyant, comporte cependant une part de vérité. La mystique n'est de valeur réelle que lorsqu'elle est pratiquée avec une absolue sobriété.

A une certaine époque, une controverse a éclaté à propos de certains hésychastes, qui avaient chuté et pratiquaient des actes de piété et de jeûne excessifs, car ils avaient perdu le sens de la modération, à propos duquel l'Église accorde une si grande importance. Nous ne devons pas nous arrêter aux mauvais usages de la Prière de Jésus, sinon pour réaliser que toutes les exagérations sont nuisibles, et que nous devrions toujours pratiquer avec retenue. "La pratique de la Prière de Jésus est la forme traditionnelle pour accomplir l'injonction de l'Apôtre Paul à 'prier sans cesse': elle n'a rien à voir avec le mysticisme qui est l'héritage d'un passé païen."

L'Église Orthodoxe est empreinte d'une profonde vie mystique, qu'elle garde et renforce de la solidité de ses règles traditionnelles. C'est pourquoi ses mystiques s'égarent rarement. "La 'vie ascétique' est une vie dans laquelle prévalent les vertus 'acquises', c-à-d les vertus résultant d'un effort personnel, uniquement accompagné de la grâce générale que Dieu accorde à toute bonne volonté. La "vie mystique" est une vie dans laquelle les dons de l'Esprit Saint prédominent sur les efforts humains, et dans laquelle les vertus "infuses" prédominent sur les vertus "acquises." L'âme est devenue plus passive qu'active. Prenons une comparaison classique. Entre la vie ascétique, c-à-d la vie dans laquelle l'action humaine prédomine, et la vie mystique, c-à-d la vie dans laquelle l'action de Dieu prédomine, il y a la même différence qu'entre un bateau à rames et un bateau à voiles. La rame est l'effort ascétique, la voile est la passivité mystique qui est déployée pour attraper le vent divin. La Prière de Jésus est le coeur de la prière mystique, et elle peut être utilisée par tout un chacun, à n'importe quel moment. Il n'y a rien de mystérieux en elle – ne confondons pas mystérieux et mystique. Nous commençons en suivant les préceptes et exemples fréquemment donnés par notre Seigneur. Tout d'abord, un endroit calme - "Venez vous-mêmes à l’écart, dans un lieu désert, et reposez-vous un peu" (Mc 6,31); "mettant votre honneur à vivre calmes" (1 Thess 4,11). Puis priez en secret – seul et en silence.

Je pense qu'il serait utile que j'explique "prier en secret, seul et en silence."
"Secret" doit être comprit comme il est utilisé dans la Bible : par exemple, Jésus nous dit de donner la charité secrètement – que la main gauche ignore ce que donne la droite. Nous ne devrions pas faire étalage de nos dévotions, ni nous en vanter.
"Seul" signifie de nous séparer de notre environnement immédiat et des influences qui perturbent. Cependant, nous ne sommes en réalité jamais aussi bien entourés que lorsque nous prions ".. enveloppés que nous sommes d’une si grande nuée de témoins.." (Héb. 12,1). Les témoins sont tous ceux qui prient: les Anges, Archanges, saints et pécheurs, les vivants et les morts. C'est dans la prière, en particulier la Prière de Jésus, que nous devenons particulièrement conscients d'appartenir au Corps vivant du Christ.
"En silence", cela veut dire que nous n'exprimons pas notre prière de manière audible. Nous ne méditons pas non plus sur les paroles, nous les utilisons simplement pour aller au delà d'elles, vers l'essence en elle-même.

Ce n'est pas facile, avec nos vies surchargées, et pourtant on peut y parvenir – chacun d'entre nous peut arriver à trouver quelques minutes pendant lesquelles utiliser une prière qui n'est composée que de quelques paroles, ou même d'un seul mot. Cette prière devrait être répétée paisiblement, sans se hâter, consciemment. Chaque pensée devrait être concentrée sur Jésus, oubliant tout le reste, tant les joies que les peines. Toute pensée qui égare, même bonne ou pieuse, peut devenir un obstacle.

Quand vous embrassez quelqu'un qui vous est cher, vous ne vous arrêtez pas pour méditer sur le comment et le pourquoi vous aimez – non, vous aimez du fond du coeur, tout simplement. Il en est de même lorsque nous embrassons spirituellement le Christ Jésus dans notre coeur. Si nous nous attardons à examiner la profondeur et la qualité de notre amour, cela veut dire que nous nous préoccupons de nos propres réactions, plutôt que de nous donner sans réserve à Jésus – sans rien retenir. Pensez à la prière comme à la respiration, inspirer, expirer; calmez l'esprit et le corps, utilisant le battement du coeur comme rythme. Ne cherchez pas des paroles, mais répétez la Prière, ou rien que le Nom de Jésus, avec amour et adoration. C'EST TOUT! Étrange – tout et bien plus se trouve dans ce tout petit peu!

Il est bon d'avoir des heures régulières pour la prière, et de se retirer à chaque fois que possible dans la même pièce ou au même endroit, si possible devant une Icône. L'Icône est chargée de la présence objective de Celui qui y est dépeint, et dès lors nous assiste grandement dans notre invocation. Les moines et moniales Orthodoxes trouvent qu'utiliser un chapelet (tchotki / komboschini) peut aider à garder l'attention fixée. Ou vous pouvez trouver plus approprié de fermer calmement vos yeux – vous concentrant vers l'intérieur.

La Prière de Jésus peut être utilisée pour le culte comme pour la prière de demande; pour l'intercession, l'invocation, l'adoration, et l'action de grâce. C'est un moyen par lequel nous déposons tout ce qui est en nous, à la fois pour Dieu et l'homme, aux pieds de Jésus. C'est un moyen de communion avec Dieu et avec tous ceux qui prient. Le fait que nous puissions entraîner notre coeur à prier même lorsque nous dormons, nous garde de manière ininterrompue dans la communauté de prière. Ce n'est pas une affirmation en l'air; nombreux ont expérimenté ce fait vivifiant. Bien entendu, nous ne saurons pas atteindre cette continuité de prière dès le départ, mais c'est accessible; car pour tout ce qui vaut la peine d'être entrepris, nous devons "… courir avec constance l'épreuve qui nous est proposée" (Héb. 12,1).

J'ai reçu une preuve éclatante de la communion ininterrompue avec tous ceux qui prie lorsque récemment j'ai subi une intervention chirurgicale. Je suis restée longtemps sous anesthésie. "Jésus" avait été ma dernière pensée consciente, et le premier mot que j'ai prononcé lorsque je me suis réveillée. C'était merveilleux, indescriptible, de bien que je ne savais pas ce qui se passais à propos de mon corps, je n'ai jamais perdu conscience qu'on priait pour moi et que je priais pour moi-même. Après une telle expérience, plus personne ne s'étonnerait qu'il y ait de grandes âmes qui consacrent leur vie exclusivement à la prière.

La prière a toujours été de très grande importance pour moi, et l'habitude que j'ai acquise pendant mon enfance de prier matin et soir ne m'a jamais quittée; mais dans la pratique de la Prière de Jésus, je ne suis qu'une débutante. J'aimerais cependant, comme pour susciter l'intérêt pour cette prière, parce que si je n'ai fait que toucher la frange du vêtement céleste, je l'ai touchée. Et la joie est si grande que j'aimerais la partager avec autrui. Ce n'est pas vraiment la manière de prier habituelle; vous pourriez ne pas y retrouver la joie que moi j'y trouve, car votre chemin pourrait être bien différent – et pourtant aussi gratifiant.

Dans la crainte et dans la joie, dans la solitude et en compagnie, elle est toujours avec moi. Pas seulement dans le silence des dévotions quotidiennes, mais en tout temps et en tout lieu. Elle transforme pour moi les visages tristes en sourires; elle magnifie, comme si on avait enlevé un film protecteur d'une vieille photo et que la couleur apparaissait alors claire et nette, comme la nature un chaud jour de printemps après une petite averse. Même le désespoir s'en retrouve atténué, et la repentance est parvenue à son but.

Lorsque je me lève au matin, elle m'introduit dans la joie au jour nouveau. Lorsque je voyage par air, terre ou mer, elle chante en moi. Lorsque je suis sur une estrade à faire face à mes auditeurs, elle est un encouragement rythmé. Lorsque je rassemble mes enfants autour de moi, elle murmure une bénédiction. Et à la fin d'une journée bien chargée, lorsque je me couche pour me reposer, je donne mon coeur à Jésus : "(Seigneur), entre Tes mains je remet mon esprit." Je dors – mais tout en battant, mon coeur prie : "JÉSUS."


 

Princesse Ileana de Roumanie - née à Bucarest 23/12/1908 - + Ellwood City (USA) 21/1/1991



ses écrits (traduction anglaise)
http://www.tkinter.smig.net/PrincessIleana/index.htm


livre :


http://www.conciliarpress.com/royal-monastic-princess-ileana-of-romania.html




Le tsarévitch & futur martyr saint Alexei Romanov, avec Nicolas et Ileana de Roumanie, vers 1915



Princesse Ileana à Balcic




Princesse Ileana, à l'hôpital du "Coeur de la Reine"


photos extraites de cette très riche photothèque :
http://www.tkinter.smig.net/PrincessIleana/Gallery/index.htm