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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 08:05
Further, the Word declares Himself to be the bread of heaven. "For Moses," He says, "gave you not that bread from heaven, but My Father gives you the true bread from heaven. For the bread of God is He that comes down from heaven, and gives life to the world. And the bread which I will give is My flesh, which I will give for the life of the world." Here is to be noted the mystery of the bread, inasmuch as He speaks of it as flesh, and as flesh, consequently, that has risen through fire, as the wheat springs up from decay and germination; and, in truth, it has risen through fire for the joy of the Church, as bread baked. (Saint Clement of Alexandria, The Teacher)

Further, the Word declares Himself to be the bread of heaven. "For Moses," He says, "gave you not that bread from heaven, but My Father gives you the true bread from heaven. For the bread of God is He that comes down from heaven, and gives life to the world. And the bread which I will give is My flesh, which I will give for the life of the world." Here is to be noted the mystery of the bread, inasmuch as He speaks of it as flesh, and as flesh, consequently, that has risen through fire, as the wheat springs up from decay and germination; and, in truth, it has risen through fire for the joy of the Church, as bread baked. (Saint Clement of Alexandria, The Teacher)

Première lettre de saint Pierre Apôtre 2,11-19.

Mes bien-aimés, je vous exhorte comme des étrangers et des voyageurs ici-bas, à vous abstenir des convoitises de la chair qui font la guerre à l'âme. 
Ayez une conduite honnête au milieu des Gentils, afin que, sur le point même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils arrivent, en y regardant bien, à glorifier Dieu pour vos bonnes œuvres au jour de sa visite. 
Soyez donc soumis à toute institution humaine à cause du Seigneur, soit au roi, comme souverain, 
soit aux gouverneurs, comme délégués par lui pour faire justice des malfaiteurs et approuver les gens de bien. 
Car c'est la volonté de Dieu que, par votre bonne conduite, vous fermiez la bouche aux insensés qui vous méconnaissent. 
Comportez-vous comme des hommes libres, non pas comme des hommes qui se font de la liberté un manteau pour couvrir leur malice, mais comme des serviteurs de Dieu. 
Rendez honneur à tous ; aimez tous les frères ; craignez Dieu ; honorez le roi. 
Vous, serviteurs, soyez soumis à vos maîtres avec toutes sortes de respects, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais encore à ceux qui sont difficiles. 
Car c'est une chose agréable à Dieu que ce soit en vue de lui que l'on endure des peines infligées injustement. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,16-22.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus, et encore un peu de temps, et vous me verrez, parce que je vais à mon Père. 
Sur quoi, quelques-uns de ses disciples se dirent entre eux : "Que signifie ce qu'il nous dit : Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; et encore un peu de temps, et vous me verrez, parce que je vais à mon Père ?" 
Ils disaient donc : " Que signifie cet "encore un peu de temps" ? Nous ne savons ce qu'il veut dire." 
Jésus connut qu'ils voulaient l'interroger et leur dit : " Vous vous questionnez entre vous sur ce que j'ai dit : Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus ; et encore un peu de temps, et vous me verrez. 
En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, tandis que le monde se réjouira ; vous serez affligés, mais votre affliction se changera en joie. 
La femme, lorsqu'elle enfante, est dans la souffrance parce que son heure est venue. Mais lorsqu'elle a donné le jour à l'enfant, elle ne se souvient plus de ses douleurs, dans la joie qu'elle a de ce qu'un homme est né dans le monde. 
Vous donc, aussi, vous êtes maintenant dans l'affliction ; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et nul ne vous ravira votre joie. "
 



Par St Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 
Homélie 79 sur S. Jean (Catena Aurea) 

 

La tristesse qui engendre la joie

 

 

Après avoir répandu la joie dans l'âme de ses disciples, par la promesse qu'il leur a faite de leur envoyer l'Esprit saint, le Sauveur les attriste de nouveau en leur disant :

« Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus. »

Il agit de la sorte pour les préparer, par ce langage triste et sévère, à l'idée de sa séparation prochaine ; car rien n'est plus propre à calmer l'âme plongée dans la tristesse et l'affliction, comme la pensée fréquente des motifs qui ont produit en elle cette tristesse. 

Ils ne comprenaient pas, soit à cause de la tristesse qui les empêchait de penser à ce qu'il leur disait, soit à cause de l'obscurité des paroles elles-mêmes, qui paraissaient renfermer deux choses contradictoires, mais qui ne l'étaient pas en réalité ; car, si nous vous voyons, pouvaient-ils dire, comment vous en allez-vous ?

Et si vous vous en allez, comment pourrons-nous vous voir ? 

Nôtre-Seigneur voulant ensuite leur montrer que la tristesse engendre la joie, comme aussi que cette tristesse sera courte, tandis que leur joie n'aura point de fin, emprunte cette comparaison de la femme qui enfante. 

Par cette comparaison, il veut aussi exprimer, d'une manière figurée, qu'il s'est délivré des étreintes de la mort, et qu'il a lui-même régénéré le nouvel homme.

Et il ne dit pas qu'il n'aura point de tribulation, mais qu'il ne s'en souviendra point, tant sera grande la joie qui lui succédera.

 

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« Nous vivons dans un continuel Pardon : nous devons tout à la Miséricorde.

Nous avons toujours besoin du pardon des autres, et par conséquent nous devons passer notre temps à pardonner, trouver que c'est normal et quotidien.
Mais pour pardonner, il faut qu'il y ait matière à pardonner :

alors il ne faut pas s'étonner que les autres nous fassent mal.
Il faut donc pardonner, pardonner des choses profondes.

L'endurcissement du cœur est plus cruel à Dieu qu'à nous.

On entend dire souvent, et j'ai dû le dire moi-même :

« Je ne comprends pas qu'entre chrétiens on voie des choses pareilles. »

En fait nous vivons entre chrétiens pour être pardonnés, pour pardonner, et pardonner douloureusement.

C'est là que commence la vraie charité.

Ce frère qui nous déplaît, qui résiste même à l'amour de Dieu, il y a un mystère sur lui plus précieux que toutes les sympathies que nous pouvons rencontrer.

Si cela ne vous suffit pas, c'est que vous ne comprenez pas.
Notre amour de Dieu vaut ce que vaut notre amour pour nos frères.

Ce n'est pas n'importe quel amour fraternel qui reflète l'amour de Dieu :

c'est celui qui n'a pas d'autre motif que l'amour de Jésus pour eux. »

P. M.-D. Molinié o.p. (1918-2002), Le courage d'avoir peur (Cinquième Variation, III), Les Éditions du Cerf, Paris, 1975.

 

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LE PARDON CHEZ LES PREMIERS CHRETIENS...
Un riche, qui possédait des centaines d'esclaves, en avait un du nom de Paul, en qui il avait entièrement confiance, l'ayant fait intendant de sa maison tout entière. Un jour, il alla avec Paul au marché aux esclaves pour acheter de nouveaux serfs. Avant le marchandage habituel, ils examinèrent la marchandise humaine, en observant la musculature pour voir si elle valait son prix. Paul vit, mis en vente, un faible vieillard. Il implora son maître d'acheter cet esclave. Le riche, Procule répondit ironiquement: "Mais il n'est bon à rien."
 
"Achète-le", insista Paul. "Il est bon marché. Et je te promets que le travail de ta maison ira comme jamais auparavant. "
 
Alors le maître céda. Et c'était réellement vrai que tout le travail alla mieux que jamais. Mais Procule observa que Paul travaillait alors pour deux hommes. Le vieil esclave ne faisait rien. Paul le soignait, lui donnait la meilleure nourriture, et le faisait se reposer tout le temps.
 
Procule demanda à Paul, "Tu sais que je t'estime. cela ne me gêne pas que tu protèges ce vieil homme. Dis-moi seulement qui il est. Peut-être est-ce ton père qui est tombé en esclavage?"
 
Paul répondit: "C'est celui à qui je dois plus qu'à mon père."
 
"Est-ce ton professeur? "
 
"Non. Quelqu'un à qui je dois plus encore. "
 
"Qui est-il alors? "
 
"C'est mon ennemi. Il est l'homme qui a tué mon père et nous a vendus, les enfants, comme esclaves. Quant à moi, je suis disciple du Christ, Qui nous a appris à aimer nos ennemis et à récompenser le mal par le bien. "
 
(Version française Claude Lopez-Ginisty d'après http://www.saintseraphim.com/information/?page=article4&sub=a
 
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Le Verbe déclare Lui-même être le pain du Ciel :

"non, ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel;

mais c’est Mon Père qui vous donne le pain qui vient du Ciel, le vrai;

car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du Ciel et donne la vie au monde [..]

Et le pain que Je donnerai, c’est Ma chair pour la vie du monde."
Remarquez ici le mystère de ce pain que Jésus-Christ appelle Sa chair.

Comme un grain de blé est ensemencé, et pourrit avant de s'élever en épi, de même la chair sortira du tombeau.

Elle sera également une nourriture qui comblera l'Église de joie,

comme le blé, lorsqu'il se trouve transformé

en pain par la cuisson. 
(
Saint Clément d'Alexandrie, le Pédagogue)

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PRIERE D'UN PRÊTRE:

Seigneur, c’est Vous qui avez préparé par la bénédiction de l’Esprit Saint ma création et mon existence… 


Vous avez préparé ma naissance par une prévenance qui dépasse les lois de notre nature. 


Vous m'avez fait venir à la lumière en m’adoptant pour Votre fils, et tu m’avez inscrit parmi les membres de Votre  Église sainte et immaculée.

 

C’est Vous me nourrissez du lait spirituel, c’est-à-dire du lait de Vos divines paroles . 


C’est Vous qui m’avez fortifié par un aliment solide :

*Le corps de Jésus Christ notre Dieu, Votre Fils unique, le Très Saint et Vous m’avez enivré à la coupe divine, c’est-à-dire à la coupe de son sang vivifiant qu'Il  répandit pour le salut du monde entier…

 

Et maintenant, Seigneur, Vous m'avez appelé, par l’intermédiaire de ce même  Christ  Votre grand prêtre au service de Vos disciples… 


Donnez-moi de proclamer hardiment Votre parole, que la langue de feu de Votre Esprit me donne une langue parfaitement libre, et me rende toujours attentif à Votre présence…

Soyez mon berger, Seigneur, et soyez avec moi le berger de Vos brebis.

Amîn

(Prière trouvée et adaptée de :www.patristique.org )

 

"He prays, but he answers prayers. He weeps, but wipes away tears. He asks where Lazarus has been laid, for he is man; but he raises him to life, for he is God. He is sold, dirt cheap, for thirty pieces of silver, but he redeems the world, at great cost, with his own blood. … He dies, but he brings to life, and by his own death destroys death. He is buried, but he rises again. He descends into hell, but rescues the souls imprisoned there." (St. Gregory the Theologian)

"He prays, but he answers prayers. He weeps, but wipes away tears. He asks where Lazarus has been laid, for he is man; but he raises him to life, for he is God. He is sold, dirt cheap, for thirty pieces of silver, but he redeems the world, at great cost, with his own blood. … He dies, but he brings to life, and by his own death destroys death. He is buried, but he rises again. He descends into hell, but rescues the souls imprisoned there." (St. Gregory the Theologian)

LA LITURGIE DANS LES ACTES

Les fruits de la Liturgie –

La prière – et la prière avec foi – est fondamentale.  Mais il n’y a pas que la prière. Le métropolite Antoine le rappelait : quand vous allez manger, que faites-vous ? – vous priez. Et ensuite ? – vous mangez ! La « liturgie après la Liturgie » signifie que l’« œuvre du peuple de Dieu » se prolonge, non seulement par la prière, première des actions justes, mais par quantité d’actions cohérentes avec les sacrements, particulièrement l’Eucharistie, et avec l’Église elle-même, sacrement de la présence du Christ dans le monde par l’Esprit saint.

L’action de l’Esprit

Le Fils unique et Verbe de Dieu dit en effet par la bouche du prophète Isaïe : « L’Esprit du Seigneur est sur moi. Il m’a oint pour annoncer la bonne Nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé proclamer aux captifs la libération et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer les opprimés en liberté, proclamer une année d’accueil par le Seigneur » (Isaïe 61, 1-2 dans Luc 4, 18-20). De même que le Fils a été envoyé dans le monde, ses disciples, les baptisés, qui sont ses membres, sont envoyés par l’Esprit, pour une après-liturgie. Notre présence dans le monde découle d’une mission. Nous ne sommes pas du monde, mais nous sommes dans le monde par la volonté de Dieu. Et nous y sommes sous la tête du Christ, le Fils de Dieu. Le témoignage des chrétiens dans le monde est « liturgique » parce qu’il est fait en union avec le Christ et son Église : il procède de la grâce du saint baptême et de l’obéissance au Christ. Les baptisés sont des personnes consacrées pour œuvrer avec leur chef, leur Seigneur, le Christ Dieu qui veut sauver le monde en le transfigurant.

Un monde plus juste

Il est de la mission des baptisés d’œuvrer à la transformation et à la transfiguration de la société humaine et de la création tout entière. Il n’est pas vain de vouloir un monde plus juste, plus humain, c’est-à-dire plus divin – un monde où la volonté de Dieu soit faite « sur la terre comme au ciel ». La « liturgie » des chrétiens dans le monde se manifeste comme service des pauvres, des orphelins, des enfants et des femmes souvent victimes de l’injustice ou de la barbarie, de tous les opprimés. La responsabilité sociale et politique des chrétiens est de nature sacerdotale ; elle s’exerce par une « liturgie », c’est-à-dire par des actions concrètes en faveur de l’être humain afin d’édifier une société cohérente avec la volonté de Dieu. Cette liturgie n’est pas une action morale : elle procède d’une vision théologique du monde où le Seigneur est présent par son incarnation. La responsabilité caritative et écologique des baptisés découle, non de modèles pris dans le monde, mais de l’essence même de l’Église qui est la divino humanité du Christ. L’œuvre du Christ consiste à humaniser l’homme au maximum. Tout ce qui est au service de l’humanisation de l’homme relève de la liturgie mise en œuvre par le Christ lui-même dans sa création.

L’avant-liturgie

Le témoignage prophétique des chrétiens dans le monde constitue également la préparation par excellence à la célébration des sacrements et particulièrement de la divine liturgie. Les baptisés y apportent les joies et les peines qu’ils ont rencontrées au cours de la semaine. Si, pendant toute l’année, chaque semaine découle du dimanche précédent, à l’inverse, pendant le Carême, chaque semaine tend vers le dimanche qui vient. L’ensemble de l’Histoire et de la vie sociale qu’elle inclut, découle à la fois de la communion avec Dieu et tend au final (« eschatologiquement ») vers la communion éternelle de toutes les créatures avec leur Créateur. Le service des créatures, avec tout l’amour que le Seigneur a pour son monde, culmine ainsi dans la célébration dominicale et en découle. Le dimanche est à la fois le premier et le huitième jour – envoi en mission pour l’après-liturgie, et appel à la célébration adressé aux chrétiens qui sont dans le monde, au travail, en responsabilité sociale, dans la recherche scientifique, dans la création artistique, dans la préparation de la pâte du monde pour l’offrande eucharistique.

(Source:"Sagesse Orthodoxe")

Par St Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 
4ème catéchèse baptismale, 12, 14, 15. 

 

L'enfantement de la nouvelle création (Rm 8,22)

 

Saint Paul a écrit cette parole :

« Si quelqu'un est dans le Christ, il est une création nouvelle » (2Co 5,17)...

Mais dites-moi, lequel des deux est le plus étonnant : de voir le ciel ou tout autre élément créé se renouveler, ou bien de voir un homme passer du vice à la vertu et se ranger du camp de l'erreur dans celui de la vérité ?

Car c'est bien cela que saint Paul a appelé « une création nouvelle »... 

De fait, ils ont déposé le fardeau de leurs péchés comme on dépose un vieux vêtement, ceux qui ont donné leur foi au Christ ; et sitôt affranchis de l'erreur, ils ont été illuminés par le Soleil de justice, comme on revêt un habit neuf et éclatant, un vêtement royal...

La grâce de Dieu a fait irruption : elle a remodelé et retourné les âmes, elle les a changées... 

As-tu observé comment, chaque jour, c'est le Maître lui-même qui opère cette création nouvelle ?

Car l'homme, bien souvent, a passé sa vie entière dans les plaisirs ; en outre, il a adoré les créatures, les prenant pour des dieux.

Qui donc, sinon le Seigneur, pourrait persuader l'homme de s'élever tout à coup jusqu'à un si haut degré de vertu, toisant, désormais, toutes ces idoles ?... 

Tous, je vous y invite, ceux qui ont été baptisés autrefois comme ceux qui viennent de recevoir du Maître ce grand honneur, tous, prêtons l'oreille à cette exhortation de l'Apôtre qui dit :

« Ce qui était vieux est passé, voici que tout est devenu nouveau » 

(2Co 5,17). 

Laissons là tout notre passé !

Citoyens d'une vie nouvelle, réformons notre propre vie !

Dans tout ce que nous disons, dans tout ce que nous faisons, considérons la haute dignité de celui qui demeure en nous !

All provident Lord, place Thy holy fear as a guard before my eyes so they may not look lustfully; before my ears so that they may not delight in hearing evil words; before my mouth so that it may not speak any falsehoods; before my heart so that it may not think evil; before my hands so that they may not do injustice; before my feet, that they may not walk in the paths of injustice; but so direct them, that they may always be according to all Thy commandments. Have mercy upon Thy Creatures and upon me, a great sinner.  (St Nersess the Gracious (1100-1173))

All provident Lord, place Thy holy fear as a guard before my eyes so they may not look lustfully; before my ears so that they may not delight in hearing evil words; before my mouth so that it may not speak any falsehoods; before my heart so that it may not think evil; before my hands so that they may not do injustice; before my feet, that they may not walk in the paths of injustice; but so direct them, that they may always be according to all Thy commandments. Have mercy upon Thy Creatures and upon me, a great sinner. (St Nersess the Gracious (1100-1173))

 

PARFAIT 18 AVRIL

 

Saint Parfait est un prêtre martyrisé en 850 

 

Encore un martyr de Cordoue (comme sainte Nathalie le 27 juillet).

 

Celui-ci était un prêtre d’une des paroisses de la ville musulmane.

 

Il fut accusé par un musulman d’avoir voulu le convertir et d’avoir insulté Mahomet.

 

Il fut condamné et décapité.

 

 

Son culte passa en France à Notre Dame de Paris.

 BONNE FETE AUX PARFAIT, particulièrement au Frère Marie-Parfait, moine et diacre en notre Monastère Syriaque N-D de Miséricorde à

 Yaoundé.Priez Dieu pour lui et son confrère le Frère Pierre-Marie. Tous deux devraient être ordonnés prêtres le 29 Juin .

 

 

The Holy Martyr John the New of Ioannina (1526)

April 18

 

John moved as a young man to Constantinople to work as a craftsman. After the Turkish conquest of Constantinople, many Christians had denied Christ and embraced Islam. John spoke with many of these about the Faith and challenged them for their betrayal of Christ. Shamed and angered, some of them had him arrested, falsely stating that he had earlier accepted Islam and then returned to Christianity, which is punishable by death in Islamic law. He was tortured and cast into prison.

 

 When he was brought out for more torture on the day of Pascha, John, came forward full of joy and singing 'Christ is risen from the dead!' To his torturers he cried, 'Do what you will to me, and send me as quickly as possible from this transient life into life eternal. I am Christ's servant; I follow Christ, and I die for Christ that I may live with Him.' He has bound in chains and taken to be burned, but when he ran joyfully into the fire, his tormentors pulled him from the flames and beheaded him instead, then threw his head and body into the fire.

 

 Christians were able to gather a few of his wonderworking relics and bury them in the Great Church in Constantinople.(Sources: Ancient Faith Radio  http://ancientfaith.com)

 

 

 

 

 

 

 

 

Une chose importante que conseillent les exorcistes…

Une chose importante que conseillent les exorcistes, en plus de la messe et de la confession, est de dire chaque jour le chapelet avec beaucoup de foi, d’humilité et de confiance envers la Vierge Marie qui écrase le démon sous son talon immaculé.

Un exorciste nous a déclaré un jour, qu’une personne malmenée par le Malin et qui dit chaque jour son chapelet « s’auto-exorcise » en quelque sorte. Celui qui aura cette pratique quotidienne sera beaucoup moins attaqué par l’ennemi infernal (…).

Un homme, dit le bienheureux Alain de la Roche, ayant en vain tenté toutes sortes de pratiques de dévotions pour être délivré de l’esprit Malin qui le possédait, s’avisa de mettre à son cou son Rosaire, ce qui le soulagea, et ayant éprouvé que lorsqu’il l’ôtait de son cou, le démon le tourmentait cruellement, résolut de le porter au cou jour et nuit, ce qui chassa le diable pour toujours, ne pouvant supporter une si terrible chaîne. 

Le Bienheureux témoigne qu’il a délivré un grand nombre de possédés en leur mettant ainsi le Rosaire au cou.

 

Source: "Marie de Nazareth" / Jean-André Dubreuil
Extraits de son livre Possessions et exorcismes,
Editions Grégoriennes

Le 15 Avril, les Eglises de Tradition Bysantine célébraient la "

Fête de la dédicace du Temple de notre très-Sainte Dame, la Mère de Dieu, Source Vivifiante" ; et faisaient également mémoire des surnaturelles merveilles qu'opéra la  Mère du Verbe-Incarné en ce Sanctuaire:

En ta Source, ô Vierge, nous voyons
le Portique de Salomon ;
elle est Fontaine de Siloé
et de la Manne silo est.

Ce temple fut d'abord fondé par l'empereur Léon le Grand. C'était un homme affable et bienveillant, rempli de compassion : avant qu'il ne montât sur le trône impérial, alors qu'il était encore un simple particulier et qu'il se trouvait à cet endroit précisément, il rencontra un aveugle égaré et il le prit par la main pour le guider. Lorsqu'ils furent à proximité de ce lieu, l'aveugle fut pris d'une soif intense et demanda à Léon de le désaltérer. Celui-ci, entrant dans le bois, se mit à chercher. L'endroit était planté de toutes sortes d'arbres au feuillage abondant. Comme il n'y trouvait pas d'eau, il revint chagriné. Mais d'en haut il entendit une voix qui lui disait: «Léon, il ne faut pas t'inquiéter, car l'eau est proche ; reviens en arriëre et tu la trouveras.» Léon revint en arrière et chercha beaucoup, mais ne trouva pas. Il entendit à nouveau la même voix lui dire : «Empereur Léon, entre au plus profond de ce bois, prends avec tes mains de l'eau bourbeuse et guéris la soif de l'aveugle ; enduis les yeux de cet aveugle, et tu sauras immédiatement qui je suis, moi qui depuis longtemps suis l'habitante de ce lieu.» Léon fit donc ce que la voix lui avait révélé, et l'aveugle recouvra la vue. Et, selon la prédiction de la divine Mère, Léon devint empereur peu après, et ses pieuses mains édifièrent au-dessus de la source un temple que l'on peut voir de nos jours.

Là, de nombreux miracles se succédèrent et, longtemps après, Justinien, ce très grand empereur byzantin, alors qu'il souffrait de dysurie, y trouva sa guérison. Par reconnaissance envers la Mère du Verbe, il reconstruisit l'église, qu'il fit plus grande et plus belle. Puis, comme elle avait été endommagée par divers tremblements de terre, finalement Basile le Macédonien la fit restaurer, de même qu'après lui son fils Léon le Sage. De leur temps, la source opéra beaucoup de miracles : elle guérit d'abcès, de dysurie, d'étisie et de nombreux autres maux, tels que tumeurs ou flux de sang, diverses impératrices, ainsi que d'autres femmes. Elle fit cesser bon nombre de fièvres, dont la tierce, et d'autres états grippaux. Elle porta remède également à la stérilité c'est ainsi qu'à l'impératrice Zoé la source accorda comme don la naissance de l'empereur Constantin Porphyrogénète. Elle a même ressuscité un mort: c'était un pèlerin de Thessalie qui, faisant route vers la source, mourut en chemin. Sur le point de mourir, alors qu'il rendait le dernier souffle, il recommanda aux marins de le porter à l'église de la Source et là, après avoir versé sur lui trois seaux de l'eau qui en jaillit, de l'ensevelir. Il en fut ainsi, et le mort, tandis qu'on lui versait de cette eau, ressuscita.

Longtemps après, alors que le grand temple menaçait de s'écrouler, la Mère de Dieu apparut et le souleva jusqu'à ce que fût sortie la foule qui le remplissait. Cette eau jadis a guéri divers possédés et libéré de leurs chaînes des prisonniers. Elle a guéri la pierre dont souffrait l'empereur Léon le Sage, calmé une violente fièvre de sa femme Théophanô et fait cesser l'étisie de son frère le Patriarche Etienne. Elle guérit aussi de sa surdité le Patriarche Jean de Jérusalem. Elle calma la violente fièvre du patrice Tarasios et de sa mère Magistrissa, ainsi que la dysurie de Stylianos, son fils. Une femme du nom de Skhizaina fut délivrée de la dysenterie. Avec cette eau, l'empereur Romain Lécapène, ainsi que sa femme, guérissait relâchements et occlusions. En Chaldée, l'invocation de la divine Mère guérit le moine Pépérine (grain de poivre) et un de ses disciples. De même elle sauva du châtiment les moines Matthieu et Mélétios, accusés auprès de l'empereur. Et qui dira les miracles dont purent bénéficier patrices et protospathaires, et des milliers d'autres ? Quelle langue pourra décrire tout ce que cette eau a produit et tout ce qu'elle opère jusqu'à ce jour, car ils surpassent en nombre les gouttes de pluie, les astres du ciel ou les plantes de la terre, les miracles que nous avons observés de nos jours. Surnaturellement elle guérit les ulcères, la gangrène, les chancres et les autres tumeurs mortelles, les anthrax, la lèpre, les iflammations, les cancers féminins et nombre de maladies mentales ; et, pour les yeux, l'ophtalmie, l'albugine et le glaucome. Elle a guéri de l'hydropisie le Varègue Jean et d'une tumeur maligne un autre Varègue; d'un érysipèle l'Hiéromoine Marc; d'une maladie de la pierre ainsi que d'une dyspnée qui le faisait souffrir depuis quinze ans le moine Macaire. A cela s'ajoute une multitude incalculable de miracles que la source a produits et qu'elle opère encore, sans jamais s'arrêter.

(Cette vie de Saints est tirée du :
"Triode de Carême", Diaconie Apostolique 1993)

 

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18 April 16


Today is the 222th & 20th dukhrono of Mor Ivanios Yuhanon (1794,

Chengannur Old Syrian church)

and Mor Chrysostom Moshe Salama (1996, Brazil) ,

Metropolitans.

Aujourd'hui  le 20 ème dukhrono de mor Chrysostome Moshe Salama (1996, le Brésil).

Père, priez pour nous. ...

 

 

Through fasting, the Church trained its children for the ascetic life. Through asceticism, they are trained to renounce the world and become martyrs. Martyrs were mostly those who lived a life of fasting, prayer, and asceticism. As the Apostle Paul said: “And those who use this world as not misusing it. For the form of this world is passing away.” (1 Cor 7:31). (HH Pope Shenouda )

Through fasting, the Church trained its children for the ascetic life. Through asceticism, they are trained to renounce the world and become martyrs. Martyrs were mostly those who lived a life of fasting, prayer, and asceticism. As the Apostle Paul said: “And those who use this world as not misusing it. For the form of this world is passing away.” (1 Cor 7:31). (HH Pope Shenouda )

En vrac, informations pour alimenter votre réflexion personnelle, votre prière:

 

 

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IN THE HOPE OF RESTORATION OF COMMUNION BETWEEN THE ORTHODOX

AND ORIENTAL ORTHODOX CHURCHES

by Carrie Frederick FrostVigen GuroianJennifer Haddad Mosher, and Valerie G. Zahirsky

We wish to bring attention to one of the items not specifically included on the Great and Holy Council’s agenda or in its preconciliar documents: the restoration of communion between the Orthodox Church and the Oriental Orthodox Churches. Our group is comprised of three Orthodox Christians and one Armenian Orthodox Christian, and we eagerly anticipate the day our churches will once again be united with each other.

The preconciliar document “Relations of the Orthodox Church with the Rest of the Christian World” affirms that theological dialogue is “to reclaim the lost unity of Christians,” but does not acknowledge the urgency and rightness of unity with the Oriental Churches, especially in light of the dire situation of these communities in the Middle East and North Africa. This lack of reference is in contrast to an earlier version of this document from 1986, which contained a section directly addressing bilateral talks with the Oriental Orthodox Churches (Third Pre-Conciliar Pan-Orthodox Conference).

The current “Relations” document does not acknowledge the fact that clergy and theologians have been meeting in dialogue for the past fifty years as the “Joint Commission of the Theological Dialogue Between the Orthodox Church and the Oriental Orthodox Churches.” The Oriental Orthodox Churches represented most recently in this dialogue are the Coptic, Syrian, Armenian Apostolic, and Malankara Orthodox Syrian Churches. The third official meeting of the Joint Commission (1990) affirmed that, “Both families have always loyally maintained the same authentic Orthodox Christological faith, and the unbroken continuity of the apostolic tradition.” Furthermore, the Joint Commission has determined that the differences in Christology are reconcilable and has called for a process toward full communion among these churches, including the lifting of the anathemas against the Oriental churches (1990 and 1993).

A Working Group for the Joint Commission on Dialogue met in November of 2014. Co-Chairman His Eminence Metropolitan Emmanuel of France affirmed “the very high priority accorded by the Orthodox Church to the official Theological Dialogue with the Oriental Orthodox Churches.” We seek for this “very high priority” to be affirmed and acted upon. The preconciliar document “Relations of the Orthodox Church with the Rest of the Christian World,” states that, “The end of an official theological dialogue occurs with the completion of the relevant work of the Joint Theological Commission. This then requires the Chairman of the Inter-Orthodox Commission to submit a report to the Ecumenical Patriarch, who, with the consent of the Primates of the local Orthodox Churches, declares the conclusion of the dialogue.” We look for these final steps of reconciliation with the Oriental Churches to be taken.

Three local churches from the Orthodox family (Alexandria, Antioch and Romania) and three churches from the Oriental Orthodox family (Alexandria, Antioch and Malankara-India) have declared their acceptance of the agreed statements and proposals from the Joint Commission. Although the 2014 working group acknowledged other churches have raised issues worthy of further discussion, the decision on the part of these local churches inspires us to believe the Holy Spirit is in our midst and restored communion within our reach.

Lest the possibility of restored communion between Eastern and Oriental brothers and sisters in Christ flounder, we wish for this issue to remain in the atmosphere of the 2016 Council under the agenda item of “Relations of the Orthodox Church,” in hope that a future such Council will take dramatic action for the rightful restoration of communion between the Orthodox Church and the Oriental Orthodox Churches.

This essay was sponsored by the Orthodox Theological Society in America’s Special Project on the Great and Holy Council and published by the Orthodox Christian Studies Center of Fordham University. (Source:https://publicorthodoxy.org/2016/04/15/in-the-hope-of-restoration-of-communion-between-the-orthodox-and-oriental-orthodox-churches/  )

 

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Son sort est scellé et son successeur déjà connu. Le général de corps d’armée Bertrand Soubelet, officier de gendarmerie, devrait être «placé en position hors cadre en attente d’une affectation temporaire» selon nos informations.

Une condamnation à la mort lente pour ce général qui se retrouve privé de son commandement après avoir choisi de publier un livre alors qu’il est encore en activité. Intitulé « Tout ce qu’il ne faut pas dire : Insécurité, justice, un général de gendarmerie ose la vérité » ( Plon), cet essai polémique rencontre un vif succès en librairie. Un pied de nez au devoir de réserve.

Mais ce général, un pur Basque au caractère bien trempé, «assume». Le général Soubelet sanctionné sera remplacé, par décret du président de la République, au commandement de la gendarmerie de l’outre-mer par le général de brigade Lucas Lambert, en poste en Guyane et qui prendra dans quelques mois pour l’occasion une étoile de plus sur son képi.

La parution au Journal officiel est déjà prévue pour ce week-end. En juillet 2014, Bertrand Soubelet avait déjà été dépossédé du poste très envié de directeur des opérations et l’emploi après une audition en décembre 2013 à l’Assemblée nationale consacrée aux moyens de lutte contre l’insécurité au cours de laquelle il avait critiqué la facile remise en liberté des délinquants mineurs.

Le Parisien

 

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Ethiopian Orthodox Faithful Protest Plans to Construct 50000 Protestant Houses of Worship (Updated)

by ORTHODOXY COGNATE PAGE on APRIL 16, 2016

His Holiness Abune Mathias I -Sixth Patriarch and Catholicos of Ethiopia – Archbishop of Axum and Ichege of the See of Saint Taklehaimanot. Photo: www.eotcmk.org

His Holiness Abune Mathias I -Sixth Patriarch and Catholicos of Ethiopia – Archbishop of Axum and Ichege of the See of Saint Taklehaimanot. Photo: www.eotcmk.org

Mentu Ye Asru – Addis Ababa – OCP News Service- 16/4/16

Also Read:SBC’s Floyd builds grassroots ties in Ethiopia

SBC’s Floyd builds grassroots ties in Ethiopia
http://www.bpnews.net/46636/layman-plans

Ethiopian Orthodox Church to Launch 24 hour TV Channel to Educate Faithful
http://theorthodoxchurch.info/blog/news/?p=44620

Ethiopian Orthodox Tewahedo Church to intensify Evangelism & Social Support
http://theorthodoxchurch.info/blog/news/?p=44673

Addis Ababa Ethiopia: Several Ethiopian Orthodox faithful are sad on the plans to build 50000 Protestant houses of worship in the country. Many of them protested in social media platforms and blogs against the news released by the Baptist Press.  The Ethiopian Patriarchate nor the Protestant Churches have not commented on the developments.

Photos of  pastors praying with the Speaker of the House have appeared in some websites. Many reports state that Protestant style prayers were attempted during the Ethiopian Orthodox Epiphany celebrations.

The annual session of Holy Synod, which was held in the month of October 2015 discussed several strategies to counter the declining number of Orthodox population in Ethiopia. A major decision taken was to launch a 24 hr  satellite TV to cover North East Africa , Western Europe, and North America.  The TV Channel aims at educating faithful on Orthodox faith and traditions. The Ethiopian Orthodox has lost a considerable number of faithful to Evangelical and Pentecostal movements in the country.

Ethiopian Orthodox Church is one of the ancient Christian communities and second largest Orthodox Church with nearly 45 million faithful worldwide, that stand next to the Russian Church, which is the world’s largest Orthodox Church.

Source:
OCP News Service

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POUR TOUT SAVOIR SUR LA "MARCHE POUR LA VIE D'HIER A BRUXELLES

:
https://www.facebook.com/events/556339581202000/?hc_location=ufi



 


 


"Cette année l'enjeu est capital !

Entre la Gestation pour autrui,

la perspective de voir disparaître l'objection de conscience des hôpitaux,

de faire de l'avortement un droit,

la direction prise n'est pas la bonne.

Nous le savons, ce n'est pas ainsi que les plus faibles seront protégés et que la vie sera respectée.

SOYONS UNIS ET DETERMINES

 à défendre la Vie humaine, du début jusqu'à la fin.


www.marchforlife.be

 

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Pendant que nos frères aînés,

Chrétiens d'Orient 

(Sans lesquels l'Evangile de Vie et de Paix n'aurait atteint nos contrées)

sont massacrés...

 

Déclaration conjointe du pape François, du patriarche Bartholomée et de l’archevêque Jérôme sur l’île de Lesbos le 16 Avril 2016

 

Le pape François, le patriarche œcuménique Bartholomée Ier et l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Mgr Jérôme se sont rencontrés aujourd’hui à l’île de Lesbos pour rencontre les réfugiés qui s’y trouvent et pour les soutenir. A cette occasion, une déclaration conjointe a signé. Nous vous invitons à la lire ci-dessous .

“Nous, pape François, patriarche oecuménique Bartholomée et archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme, nous nous sommes rencontrés sur l’île grecque de Lesbos afin de montrer notre profonde préoccupation face à la condition tragique des nombreux réfugiés, des migrants et des demandeurs d’asile qui sont venus en Europe en fuyant des situations de conflit et, dans beaucoup de cas, des menaces à leur survie. L’opinion mondiale ne peut pas ignorer la gigantesque crise humanitaire créée par la propagation de la violence et du conflit armé, par la persécution et le déplacement de minorités religieuses et ethniques ainsi que par le déracinement des familles de leurs maisons, en violation de leur dignité humaine ainsi que de leurs droits humains fondamentaux et de leurs libertés.

La tragédie de la migration et du déplacement forcés affecte des millions de personnes, et c’est fondamentalement une crise d’humanité, qui appelle une réponse de solidarité, de compassion, de générosité et un engagement de ressources immédiat et pratique. De Lesbos, nous appelons la communauté internationale à répondre avec courage en affrontant cette crise humanitaire massive et ses causes sous-jacentes, par des initiatives diplomatiques, politiques et de charité ainsi que par des efforts de coopération, à la fois au Moyen-Orient et en Europe.
En tant que dirigeants de nos Églises respectives, nous sommes unis dans notre désir de paix et dans notre sollicitude pour promouvoir la résolution des conflits à travers le dialogue et la réconciliation. En reconnaissant les efforts déjà en cours pour apporter de l’aide et des soins aux réfugiés, aux migrants et aux demandeurs l’asile, nous appelons tous les dirigeants politiques à utiliser tous les moyens afin d’assurer que les individus et les communautés, y compris les chrétiens, restent dans leurs pays et jouissent du droit fondamental à vivre en paix et en sécurité. Un large consensus international et un programme d’assistance sont d’une nécessité urgente pour soutenir le droit, pour défendre les droits humains fondamentaux dans cette situation
insoutenable, pour protéger les minorités, pour combattre la traite et le trafic humains, pour éliminer les routes qui ne sont pas sûres, telles que celles à travers la mer Égée et toute la Méditerranée, et pour développer des procédures de réinstallation sûre. De cette manière, nous serons en mesure d’assister ces pays directement engagés à pourvoir aux besoins de si nombreux de nos frères et soeurs souffrants. À titre particulier, nous exprimons notre solidarité avec le peuple grec, qui, malgré ses propres difficultés économiques, a répondu avec générosité à cette crise.
Ensemble, nous plaidons solennellement pour une fin de la guerre et de la violence au Moyen-Orient, pour une paix juste et durable et pour le retour honorable de ceux qui ont été contraints à abandonner leurs maisons. Nous demandons aux communautés religieuses d’accroître leurs efforts pour recevoir, pour assister et pour protéger les réfugiés de toutes les confessions ; et que les services d’assistance religieux et civils travaillent à coordonner leurs initiatives. Car, tant que le besoin perdure, nous exhortons tous les pays à étendre l’asile temporaire, à offrir le statut de réfugié à ceux qui sont éligibles, à accroître leurs efforts d’assistance et à travailler avec tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté en vue d’une fin rapide des conflits en cours.
L’Europe affronte aujourd’hui l’une de ses plus sérieuses crises humanitaires depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour répondre à ce grave défi, nous appelons tous les disciples du Christ à se souvenir des paroles du Seigneur, sur lesquelles nous serons jugés un jour : « Car, j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi… Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 35-36.40).
Pour notre part, obéissant à la volonté de notre Seigneur Jésus Christ, nous nous engageons fermement et sans réserve à intensifier nos efforts pour promouvoir la pleine unité de tous les chrétiens. Nous réaffirmons notre conviction qu’il « appartient à la réconciliation (entre les chrétiens) de favoriser la justice sociale, dans et entre tous les peuples… Nous voulons ensemble contribuer à ce que les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile soient accueillis dignement en Europe » (Charte oecuménique, 2001). En défendant les droits humains fondamentaux des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants, et de toutes les personnes marginalisées dans nos sociétés, nous visons à accomplir la mission de service des Églises en faveur du monde.
Notre rencontre d’aujourd’hui est destinée à aider à apporter courage et espérance à ceux qui cherchent un refuge ainsi qu’à tous ceux qui les accueillent et les assistent. Nous exhortons la communauté internationale à faire de la protection des vies humaines une priorité et à soutenir à tous les niveaux les politiques d’inclusion qui s’étendent à toutes les communautés religieuses. La terrible situation de tous ceux qui sont affectés par la présente crise humanitaire, y compris beaucoup de nos frères et sœurs chrétiens, appelle notre prière constante.
 
Ile de Lesbos, le 16 avril 2016″

 

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Des extrémistes ont tué quatre Missionnaires de la Charité au Yémen : « Ils les ont ligotées, ils ont tiré sur elles et ont fracassé leurs têtes au sol », comme nous l’explique la prieure de la petite communauté, qui a échappé au massacre. Les quatre religieuses ont été martyrisées dans la maison de retraite de la ville d’Aden, de la même manière que d’autres membres du personnel.

La supérieure qui s’est échappée, Sœur Sally, a raconté les événements à une supérieure régionale du Moyen-Orient, Sœur Rio. Le récit a ensuite été envoyé à Sœur Adriana, une ancienne conseillère de la prieure générale des Missionnaires de la Charité. Le récit a été envoyé à tous les couvents des Missionnaires de la Charité dans le monde. Aleteia a obtenu une copie de ce témoignage, qui décrit cette scène terrifiante du 4 mars, où seize personnes au total ont trouvé la mortdans la maison de retraite.

mofc-letterDans le récit, les terroristes sont identifiés comme membres de « Daesh ». Lors de l’assaut des terroristes, les membres du personnel ont crié : « Ne tuez pas les sœurs ! Ne tuez pas les sœurs ! ». Les assaillants ont ignoré leurs supplications. Deux des religieuses assassinées étaient Rwandaises, une autre Indienne et une Kényane.

Ce récit de quatre pages a été transmis le 4 mars 2016 à 18 h 05, moins de douze heures après l’attaque. Un point revient constamment : l’urgence apparente des terroristes pour tuer toutes les religieuses. Après avoir tué quatre d’entre elles, ils ont cherché en vain la cinquième, Sœur Sally.

Le récit se poursuit : « Alors que les hommes de Daesh étaient déjà dans le couvent, elle est entrée dans la chambre froide, étant donné que la porte était ouverte ». « Les terroristes l’ont cherché partout car il savaient qu’elles étaient cinq. Au moins à trois reprises, ils sont venus dans la chambre froide. Elle ne s’est pas cachée, mais elle est restée debout derrière la porte. Ils ne l’ont pas vue. C’est miraculeux. »

Le père salésien Tom Uzhunnalil est un prêtre qui résidait au couvent. L’église de la ville, où il vivait auparavant, avait été pillée et incendiée en septembre 2015. Le récit détaille : « Il a entendu des cris et a décidé de consommer toutes les hosties. Mais il n’a pas eu le temps de consommer la grande hostie. C’est pourquoi, il a vidé l’huile de la lampe du sanctuaire (la petite lumière rouge qui indique la présence d’hosties consacrées dans le tabernacle, Ndlr) et l’a dissoute dans l’eau ».(...)

La lettre fait comprendre que les terroristes étaient animés par le désir d’anéantir les chrétiens et de détruire tous les symboles de la religion chrétienne. Ils ont détruit le tabernacle, les crucifix, les statues, les objets et les livres religieux. Malgré les supplications des résidents pour que sœur Sally reste avec eux, la police a dû la forcer à quitter les lieux. Ils croient en effet à un retour des terroristes pour achever leur travail, et tuer la cinquième religieuse.

Aucun des résidents n’a été blessé lors de l’attaque. La lettre explique que les Missionnaires de la Charité étaient « la seule présence chrétienne » dans la ville d’Aden, et que « Daesh veut se débarrasser du christianisme ».

Al-Qaïda, implanté au Yémen, et l’État islamique ont profité de l’anarchie et créé des refuges dans le Sud. Al-Qaïda contrôle plusieurs villes du Sud. Alors que Daesh a revendiqué la responsabilité des nombreuses attaques mortelles dans la ville d’Aden, au nombre desquelles un attentat-suicide qui a tué le gouverneur de la ville, et plusieurs tentatives d’assassinat des hauts fonctionnaires.

Source: aleteia.fr

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In order to raise awareness about the Assyrian genocide, two years ago, the Assyro- Chaldéens Associations created a committee together with churches in France. Beside the creation of the said committee, a successful conference with regard to the Assyrian genocide was held in the French Parliament last year. This committee was able to arrange many other lectures and photo exhibitions. The good work is still ongoing. There will be a huge ceremony in memory of the Assyrian Genocide in Sarcelles, on April 23, 2016, at 4:30 PM. This ceremony will include the opening of the “Assyro-Chaldéens Garden”. The statues of many Assyrian leaders, such as Mar Adday Şer, Surma Khanum, Mar Antimos Yakup and Ağa Petrus, will be erected in this garden.

The “Assyro-Chaldéens Garden” will share the same lot with the “Armenian Garden”. Both gardens are to commemorate the genocide of 1915. A variety of fruit trees have been brought from the homeland, Assyria, to be planted in this garden. In addition, olive trees will also be planted in the garden.

Turkey is still denying the genocide that they committed against Assyrians, Armenians, and Greeks. However, it is a history that the survivors will never forget. The wounds of the genocide are not healed yet. Turkey and their allies from the Kurdish tribes should not only acknowledge the crime that they committed but rather compensate for the losses they have caused.

Mr. Francois Pupponi, the chairman of Sarcelles Municipality, who is also the member of the French Parliament, is among the politicians who support Assyrians and other victim groups of the genocide. In the last year only, the Sarcelles Municipality spent around 400,000 Euros for activities pertaining to the Assyrian and the Armenian genocide.

The director of the Assyrian Genocide and Research Center ( SEYFO CENTER ), Mr. Sabri Atman, congratulates the Assyrian community for their appreciated achievements and their support of Mr. Francois Pupponi, the deputy Val d’Oise, and all the other politicians who are in solidarity with the Assyrian people. Mr. Atman calls upon all of our people, the media, and its friends living in France and in neighboring countries to attend this ceremony, which will be held in Sarcelles on April 23th  at 4:30 PM.

 

Source: Assyrian Genocide and Research, SEYFO CENTER

April 15, 2016

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Entre Catholiques et Orthodoxes, le lien est intellectuel, moral… et marial

Entre Catholiques et Orthodoxes, le lien est aussi spirituel, et marial. Au sortir du communisme – « une des plus terribles persécutions qu’ait connue le monde chrétien » pour le théologien Olivier Clément –, le réveil religieux de la Russie s’est traduit, après la chute du mur de Berlin, par une floraison d’icônes de la Vierge Marie, dont l’amour profond est une caractéristique de l’âme russe.

Ce que l’on sait moins, c’est que l’actuel patriarche de Moscou a été très influencé par le métropolite Nicodème, dont il fut l’assistant, mort dans les bras du pape Jean Paul Ier après un voyage… à Fatima  !

Il est dès lors probable que le Pape argentin et le Patriarche soient réunis par une même piété mariale, qui comme le disait le théologien suisse Urs von Balthasar « gouverne de façon cachée l’Église, comme la femme dans le foyer domestique ».

 

Aymeric Pourbaix
Famille Chrétienne - L’éditorial de la semaine | 09/02/2016

 

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Pourquoi le principe de laïcité que l’Etat et les religions se sont mis d’accord d’observer conviendrait à tous, à l’exception des musulmans? Qu’est-ce que les musulmans ont de plus ou de moins que les autres pour qu’il leur faille des aménagements particuliers?, s’interroge Christian Bibollet, du Réseau évangélique suisse

Dans deux articles récents, MM. Pierre Kunz et Hani Ramadan ont fait le procès d’une laïcité qui ne permet pas aux musulmans de vivre pleinement leur religion. A la suite de Pierre Manent dont il reprend les idées, M. Kunz nous recommande d’accepter et d’intégrer «les musulmans comme ils sont, avec leurs coutumes et leurs mœurs». Absolument enchanté par ces propos, Hani Ramadan surenchérit: «Disons-le sans détour: il faut aller encore plus loin pour se rendre compte que la grande civilisation de l’islam, dans son essence même, n’est doctrinalement pas soluble dans la laïcité.»

L’islam classique ne conçoit pas de cohabitation avec d’autres religions
Cette affirmation directe a le mérite d’être vraie. En effet, l’islam classique, quand il est majoritaire, ne conçoit pas de cohabitation avec les membres d’autres religions, à l’exception des «gens du Livre» (Juifs et chrétiens) mais à condition que ces derniers acceptent leur état de citoyens de 2e zone, situation dans laquelle vivent les Coptes d’Egypte depuis le VIIIe siècle. Quant aux représentants des autres religions et aux athées, ils ont le choix entre se convertir à l’islam et se retrouver dans la catégorie de ceux dont le «sang est licite», c’est-à-dire qu’on peut légitimement tuer. Le cas des Yézidis d’Irak tombés aux mains de l’Etat Islamique a récemment illustré ce point.

L’islam est, par essence, hostile à la notion de démocratie
La «grande civilisation de l’islam n’est doctrinalement pas soluble dans la laïcité» pour une autre raison: elle est, par essence, totalement hostile à la notion de démocratie. L’islam affirme en effet que «Dieu» est le seul législateur légitime et que l’homme n’est absolument pas habilité à élaborer des lois et à se doter d’un gouvernement démocratiquement élu.
Que certains pays musulmans aient adopté des principes démocratiques est dû aux influences extérieures qu’ils ont subies plutôt qu’à l’islam. L’islam n’est pleinement lui-même qu’en soumettant individus et sociétés à sa loi. Hani Ramadan ne nous dit rien d’autre quand il oppose au processus de sécularisation qui a caractérisé l’Occident le fait que l’islam, au contraire, «définit les normes auxquelles obéissent l’individu musulman, la famille musulmane, la communauté musulmane, et même l’Etat islamique».

La cité idéale est soumise à la charia
Il faut par ailleurs noter que cette cité idéale, soumise à la charia, produit sa propre hiérarchie. Au sommet, il y a «Dieu», Maître absolu et inapprochable devant qui le croyant se présente comme un humble esclave. Au-dessous se tiennent ses messagers et ses prophètes. Viennent ensuite les musulmans qui se répartissent en plusieurs catégories. Au plan religieux, il y a l’élite des savants auxquels obéissent les croyants. Au plan social, les hommes libres occupent un rang supérieur à celui des esclaves et les hommes un rang supérieur à celui des femmes. Au-dessous du segment musulman de la pyramide, on trouve les «gens du Livre», et, tout en bas, ce qui reste: les croyants de toutes les autres religions et les athées auxquels l’islam ne reconnaît que les droits mentionnés plus haut: se convertir, fuir ou mourir.

Comme le dit Pierre Kunz, «Contrairement aux catholiques, aux protestants et aux Juifs, les musulmans sont en effet «extérieurs» à l’histoire, à la culture européenne et à nos valeurs». Mais pourquoi le sont-ils? Parce que leurs «coutumes» et leurs «mœurs» sont fondées sur une conception de Dieu et de l’homme particulière. Et pour le montrer, nul besoin d’engager un grand «débat de civilisation» comme le suggère Hani Ramadan.Un débat théologique simple suffirait à expliquer qu’une société établie sur le principe d’un «Dieu rédempteur» diffère profondément d’une société fondée sur celui d’un «Dieu «chef dominateur suprême» (S6.18)». Le premier demande la foi et appelle à la vie. Le second exige la soumission et glorifie le martyr.

L’islam est une proposition alternative à la tradition judéo-chrétienne
Il est certain que la religion constitue une «motivation puissante et significative» et qu’elle exerce une influence considérable sur la réalité sociale et politique. Et parce que c’est vrai de l’islam aussi, il est nécessaire d’approcher cette religion pour ce qu’elle est: une proposition alternative à la tradition judéo-chrétienne occidentale. Posons donc la question: pourquoi le principe de laïcité que l’Etat et les religions se sont mis d’accord d’observer conviendrait à tous à l’exception des musulmans? Qu’est-ce que les musulmans ont de plus ou de moins que les autres pour qu’il leur faille des aménagements particuliers?

Les sociétés occidentales ont bien des défauts et une histoire qui n’est pas sans reproche. Mais pourquoi tant de musulmans choisissent-ils de venir y vivre? N’est-ce pas parce qu’ils y trouvent de nombreux avantages qui sont loin d’être exclusivement matériels? Contrairement à ce qu’affirme M. Kunz, ce n’est donc pas d’abord à nous d’avoir «l’ambition d’intégrer les musulmans dans notre société». C’est à ceux qui nous rejoignent de montrer une telle ambition afin de contribuer au bien commun. Une telle attitude rassurera la population et la disposera à se montrer accueillante envers les nouveaux venus.A cet égard, il est juste de saluer ici les efforts de tous ceux qui ont accepté de relever un tel défi.

LeTemps.ch

 

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N'oublions-pas les évêques, prêtres et fidèles chrétiens détenus par les "islamistes" ou terroristes en tous genres ! Prions sans relâche pour que le Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

Let us not forget the bishops, priests and faithful Christians held by "Islamists" or terrorists of all kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them. Pray for their release ...

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)

Invitation (s) :

 

 

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Exposition internationale d’icônes orthodoxes à Paris – le 21 avril

 

 

Du 21 avril au 26 mai

 

une exposition d’icônes roumaines et

 

bulgares

 

Exposition internationale d’icônes orthodoxes à Paris – le 21 avril

 

se déroulera à Paris.

 

Placée sous le patronage de l’ambassadeur de Bulgarie en France

et

 

réalisée par la paroisse orthodoxe bulgare

 

de ParisSaint-patriarche-Eutyme-de-Tarnovo 

 

avec la bénédiction du métropolite bulgare de l’Europe occidentale

 

et centrale Antonii, 

 

son vernissage aura lieu

 

le 21 avril, à 18h30

 

à l’Institut culturel bulgare et

 

lors duquel la

 

chorale Saint-Siméon de Nana Peradzé 

 

se produira également.

 

 Voici une brève présentation de l’exposition ainsi que des

 

iconographes.

 

(Vous pouvez télécharger sous format PDF l’affiche et le dossier 

 

de l’exposition.)

 

 

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Conférence-débat : “Pour nous chrétiens : le mariage et la famille d’après le Nouveau Testament” – jeudi 21 avril à 19h00

Conférence-débat : “Pour nous chrétiens : le mariage et la famille d’après le Nouveau Testament” – jeudi 21 avril à 19h00

 

Une conférence-débat”Pour nous chrétiens : le mariage et la famille d’après le Nouveau Testament” sera donnée par l’archimandrite Jacques Khalil (higoumène du monastère patriarcal de Notre-Dame de Balamand et professeur du nouveau testament à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Jean Damascènede Balamand (Liban), le jeudi 21 avril à 19h00 dans la salle des fêtes de la mairie du 16ème (71 avenue Henri Martin – 75116 Paris – (Métro : Rue de la Pompe, L9). A l’issue de la rencontre, un cocktail dînatoire suivra. Merci de confirmer votre participation par mail à : conferencejk@gmail.com.  Pour télécharger l’affiche de la conférence, cliquez ICI !

 

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LUNDI 18 AVRIL 2016/ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

LA LITURGIE APRÈS LA LITURGIE

L’envoi –

L’appel à prolonger la célébration liturgique dans notre vie de tous les jours est inclus dans l’invitation prononcée par le prêtre à la fin de la divine liturgie : « Sortons en paix ! » – et tous répondent : « Au Nom du Seigneur ! » La prière qui suit « Kyrie eleison ! » dit notamment ceci : « Seigneur… donne la paix à ton monde, à tes Églises, aux prêtres, à ceux qui nous gouvernent et à tout ton peuple ». Ceux qui viennent de célébrer les saints mystères sont envoyés à l’extérieur de l’église (« sortons ») pour, dans la paix du Christ – et non n’importe quelle paix – intercéder pour le salut du monde.

La vigilance

Le plus important est de conserver la grâce reçue dans la célébration sacramentelle et de la faire fructifier. L’après-liturgie dépend de la façon dont les baptisés gèrent la grâce incréée qui leur vient du saint Esprit au cours de la prière communautaire de l’Église. Comment faire ? En premier lieu, cultiver la vigilance. En effet, aussitôt franchie la porte de l’église – et même auparavant, quelquefois – le combat spirituel reprend : l’impatience, l’irritabilité, le jugement, la vanité, l’orgueil nous guettent, quoique nous soyons, par la communion au Corps et au Sang précieux du Christ, devenus la demeure du saint Esprit – être vigilant ; être sur ses gardes ; savoir qu’on va être tenté et éprouvé, avec la permission de Dieu.

L’action de grâce

Le second conseil qu’on peut trouver utile est de toujours lire, avec un cœur pur, les prières qui suivent la sainte communion. « … fais que [tes mystères redoutables et vivifiants] servent également à la guérison de mon âme et de mon corps ; qu’ils éloignent de moi tout adversaire…que, gardé par eux dans ta sainteté, je me souvienne toujours de ta grâce… et vive désormais, non pour moi-même, mais pour toi, notre maître et bienfaiteur… » (prière 1). Mais cette prière commence par « Je te rends grâces… » C’est principalement par l’action de grâces que l’on conserve et fait fructifier la grâce.

Une conscience sacerdotale

Cet envoi et les prières d’action de grâce nous initient à un mode de vie renouvelé, enrichi par le souvenir de Dieu aussi continuel que possible, par la prière pour nous-mêmes, pour nos proches, pour nos voisins, nos collègues de travail, ceux qui ont en charge notre pays et notre ville, et, finalement, pour le monde entier. L’intercession là où l’on se trouve pour le salut du monde est le signe par excellence du prolongement de la prière liturgique. Il nous appartient de conserver pendant toute la semaine cet esprit de louange et d’intercession.

L’après-liturgie

Souvenons-nous que nous sommes dans le monde, non pas accidentellement, ou par hasard, ou par nécessité, mais par la volonté de Dieu. C’est Lui qui nous envoie dans le monde qui lui appartient comme ses prêtres et ses prêtresses porteurs de tous les dons du saint Esprit. L’après-liturgie reste une activité « liturgique », c’est-à-dire l’« œuvre du peuple de Dieu », dans la Cité. Et cette « œuvre du Peuple » est principalement une activité sacerdotale par laquelle nous glorifions Dieu et le supplions pour sa création tout entière.

(Source: "Sagesse Orthodoxe")

 

Par St Grégoire le Grand

(v. 540-604), pape et docteur de l'Église 
Homélie 14 sur l'Evangile ; PL 76, 1129-1130 (trad. Brésard, 2000 ans C, p 136) 


 

« Je leur donne la vie éternelle »

 

Voici que celui qui est bon, non par un don reçu, mais par nature, dit :

« Je suis le bon Pasteur ».

Et il poursuit, pour que nous imitions le modèle qu'il nous a donné de sa bonté :

« Le bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10,11).

Lui, il a réalisé ce qu'il a enseigné ; il a montré ce qu'il a ordonné.

Bon Pasteur, il a donné sa vie pour ses brebis, pour changer son corps et son sang en notre sacrement, et rassasier de l'aliment de sa chair les brebis qu'il avait rachetées.

La route à suivre est montrée :

c'est le mépris qu'il a fait de la mort.

Voici placé devant nous le modèle sur lequel nous avons à nous conformer.

D'abord nous dépenser extérieurement avec tendresse pour ses brebis ; mais ensuite, si c'est nécessaire, leur offrir même notre mort. 

Il ajoute :

« Je connais — c'est-à-dire j'aime — mes brebis et mes brebis me connaissent ».

C'est comme s'il disait en clair :

« Qui m'aime, me suive ! », car celui qui n'aime pas la vérité ne la connaît pas encore.

Voyez, frères très chers, si vous êtes vraiment les brebis du bon Pasteur, voyez si vous le connaissez, voyez si vous percevez la lumière de la vérité.

Je parle non de la perception de la foi mais de celle de l'amour ; vous percevez non par votre foi, mais par votre comportement.

Car le même évangéliste Jean, de qui vient cette parole, affirme encore : « Celui qui dit qu'il connaît Dieu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur » (1Jn 2,4).

C'est pourquoi, dans notre texte, le Seigneur ajoute aussitôt :

« De même que le Père me connaît et que je connais le Père, et je donne ma vie pour mes brebis »,

ce qui revient à dire clairement :

Le fait que je connais mon Père et que je suis connu de mon Père, consiste en ce que je donne ma vie pour mes brebis.

En d'autres termes : Cet amour par lequel je vais jusqu'à mourir pour mes brebis montre combien j'aime le Père.

 

Programme des prochaines semaines au Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

 

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
 

 

Au Monastère Syriaque de

CHANDAI-BREVILLY (61) :

(Messe tous les dimanches et en

semaine à 10h30.

Petits Pèlerinages sur Semaine

tous les 22 et 29 du mois)

 

 

*Dimanche 1er MAI:

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde et aux Saints du Kerala. 

10h30, Messe suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

PRIERES A SAINT JOSEPH ARTISAN POUR LA SECURITE DU TRAVAIL.

PRIERES A SAINTE JEANNE D'ARC POUR LE SALUT DE LA FRANCE

* Sunday, MAY 1:
  monthly pilgrimage to N-D Mercy and Saints Kerala.
10:30 am Mass followed by a fraternal meal and reception of the faithful.

PRAYERS TO SAINT JOSEPH ARTISAN FOR WORK SAFETY.
PRAYERS TO SAINT JOAN OF ARC FOR THE SALVATION OF FRANCE

 

 

RETRAITE-PELERINAGE DE GUERISON INTERIEURE 

DU 1er au 5 MAI 

You have heaven adorned, earth beautified, the sea populated with its own creatures, the air filled with birds which scour it in every direction. Studious listener, think of all these creations which God has drawn out of nothing;..recognize everywhere the wisdom of God; never cease to wonder, and, through every creature, to glorify the Creator. (St. Basil the Great )

Avec programme de Pèlerinage à 

*N-D de Pontmain et le Mont St Michel (Le 2)

*A N-D de Chartres , Aux Eglises  Ste Madeleine et N-D de Verneuil Sur Avre e (Le 3) 

*Parents Martin et Ste Thérèse à Alençon (Le 4)

 

RETIREMENT-PILGRIMAGE INNER HEALING
THE 1st to May 5th
With Pilgrimage program
* N-D Pontmain and Mont St Michel (The 2)
* N-D Chartres and St. Madeleine and Our-Lady of Verneuil Sur Avre (3rd)
* Parents Martin and St. Thérèse in Alençon (4th)

 

*Jeudi de l'Ascension, 5 MAI:

 Pèlerinage des Rogations et de l'Ascension à N-D de Miséricorde

10h30, Messe suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

 

 

Pèlerinages 2016 (N-D de Miséricorde, Lisieux-Dozulé, Argenteuil, Rome...)

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

 

===

 

 

Pèlerinage Marial de Mai

 

Du Dimanche 22 MAI au lundi 30 MAI,

Pèlerinage Marial des Chrétiens Syro-Orthodoxes francophones de Saint Thomas 

Sanctuaires visités:

*Notre-Dame de Miséricorde

10h30, Messe suivie de la vénération de la relique de Ste Rita, du repas fraternel,possibilité de recontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

925001

(Chartres: La Cathédrale illuminée)

*Lundi 23, NOTRE DAME DE CHARTRES

524_001 

(Chartres: N-D de Sous terre)

(Retour au Monastère le soir) 

482_001

(Chartres: Le Voile de Notre-Dame)

*Mardi 24, SAINT MARTIN DE TOURS  (Coucher le soir en Charente)

*Mercredi 25, NOTRE-DAME DE TOUTES GRÂCES, SAINT UBALD

UbaldoGubbio.jpg

et St Cybard  d'Angoulême(Coucher le soir en Charente)

*Jeudi 26 NOTRE-DAME DE LA TRES SAINTE TRINITE , St Front (Périgueux) et Chancelade (Bx Alain de Solminiac).

*Vendredi 27, NOTRE-DAME DE VERDELAIS

(Marie Consolatrice des affligés).

Arrivée en soirée à LOURDES...

19106734

* Samedi 28. Journée complète à LOURDES.

*Dimanche 29 autour de NOTRE DAME DE LOURDES POUR LA "FÊTE DES MERES"  

*Lundi 30, retour sur la Charente,

Pèlerinage étape à Ste Quiterie

 

(Aire Sur l'Adour)

(Sarcophage de Ste Quiterie)

(Coucher le soir en Charente)

*Mardi 31, retour sur la Normandie

 

Offrande estimée 100 euros pour participation aux frais, à l'inscription:20 euros.

SOYEZ NOMBREUX,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

(Inscriptions closes le dimanche 8 mai)

 

 

====

Pèlerinage à ROME

 

basilique saint pierre

*Du Dimanche 31 Juillet au lundi 8 , Pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Saint Thomas à Rome

Sanctuaires visités:

*Nevers (Ste Bernadette) et Ars (Le Saint Curé)

Jan_Maria_Vianney___Pozna_C5_84

*San Damiano et Montichiari

*Rome dans tous ses états

sainte marie du Trastevere

*Notre-Dame de la Salette

 

 

Offrande estimée pour participation aux frais:

1000 euros.

SOYEZ NOMBREUX,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

(Inscriptions closes le dimanche 5 Juin)

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

There is a higher level of thanksgiving: to give thanks over little. If we give thanks over a few things, God will make us rulers over many things. Perhaps, among the advantages of thanks giving are the continuity of the blessings and its increase, as one of the Fathers said, “Not a gift without increase, except that without thanksgiving”. (H.H Pope Shenouda )

LUNDI 18 AVRIL 2016/ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,1-10.

En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. 
Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. 
Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. 
Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. 
Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » 
Jésus employa cette image pour s’adresser à eux, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. 
C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. 
Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. 
Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. 
Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »
 




Par St Clément d'Alexandrie

(150-v. 215), théologien 
Le Pédagogue, 9,83s ; (trad. SC 70, p. 258 ; cf Delhougne, p.63) 

 

 

« Je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance »

 

 

Malades, nous avons besoin du Sauveur ; égarés, de celui qui nous conduira ; assoiffés, de la source d'eau vive ; morts, nous avons besoin de la vie ; brebis, du berger ; enfants, de l'éducateur ; et toute l'humanité a besoin de Jésus... 

Si vous le voulez, nous pouvons comprendre la suprême sagesse du très saint pasteur et éducateur, qui est le Tout-Puissant et le Verbe du Père, lorsqu'il se sert d'une allégorie et se dit le pasteur des brebis ; mais il est aussi l'éducateur des tout-petits.

C'est ainsi qu'il s'adresse longuement aux anciens, par l'intermédiaire d'Ezéchiel, et qu'il leur donne l'exemple de sa sollicitude :

« Je soignerai celui qui est boiteux, et je guérirai celui qui est accablé ; je ramènerai celui qui s'est égaré, et je les ferai paître sur ma montagne sainte »

(Ez 34,16).

Oui, maître, conduis-nous vers les gras pâturages de ta justice.

Oui, toi notre éducateur, sois notre pasteur jusqu'à ta montagne sainte, jusqu'à l'Eglise qui s'élève au-dessus des nuages, qui touche aux cieux.

« Et je serai leur pasteur, dit-il, et je serai près d'eux »

(Ez 34,12).

Il veut sauver ma chair en la revêtant de la tunique d'incorruptibilité...

« Ils m'appelleront, dit-il, et je dirai : Me voici »

(Is 58,9)... 

Tel est notre éducateur ; il est bon avec justice.

« Je ne suis pas venu pour être servi, dit-il, mais pour servir » (Mt 20,28).

C'est pourquoi, dans l'Évangile, on nous le montre fatigué

(Jn 4,5), lui qui se fatigue pour nous, et qui promet de « donner sa vie en rançon pour la multitude »

(Mt 20,28).

Il affirme que seul le bon pasteur agit ainsi.

Quel donateur magnifique, qui donne pour nous ce qu'il a de plus grand : sa vie !

Quel bienfaiteur, l'ami des hommes, qui a voulu être leur frère plutôt que leur Seigneur !

Et il a poussé la bonté jusqu'à mourir pour nous.

===

 

UNE PRIERE DE MARTHE ROBIN:

« Ô Dieu ! recevez mes louanges, mes adorations, tout mon amour.

Hélas ! que puis-je rendre, moi qui suis si pauvre, si petite, mais je me sens si riche du désir de voir toutes les âmes vous consacrer leur cœur, leurs œuvres, leurs actions.

Je fais le tour du monde et vais chercher et recueillir, pour vous les offrir, toutes les bonnes actions, grandes et petites, les œuvres, les travaux, les peines, les douleurs, les larmes, les épreuves de toutes sortes, les désolations, les souffrances, les soupirs des âmes qui ne pensent pas, qui oublient ou ne savent pas vous les offrir ; vous consacrer les joies, les espérances, les consolations, les succès, les bonheurs, les abondances de biens, toutes les grâces, les bienfaits qui, tous, sont l'effet de votre paternité et bonté envers nous, qu'elles ne savent reconnaître, vous attribuer, ne regardant jamais en haut ; toutes les prières faites trop en hâte, sans attention, celles récitées sur le bout des lèvres, et qui, pour cause, ne pénètrent pas jusqu'à vous, les communions faites sans véritable amour, avec trop peu de respect ou négligence : je vous apporte tout et vous offre tout, ô Dieu infiniment bon et miséricordieux, daignez les accepter et les agréer, vous à qui tout appartient, de qui tout découle, vers qui tout doit retourner. Soyez loué, béni de toutes les créatures qui furent, sont et seront jusqu'à la consommation des siècles. »

Marthe Robin (1902-1981), prière, 7 novembre 1930, in "Journal Décembre 1920 Novembre 1932", Les Cahiers de Marthe Robin, Editions Foyer de Charité, Châteauneuf-de-Galaure, 2013.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 17:27
Pèlerinages et Retraites 2016 : Mise à jour

RETRAITE-PELERINAGE DE GUERISON INTERIEURE 

DU 1er au 5 MAI 

You have heaven adorned, earth beautified, the sea populated with its own creatures, the air filled with birds which scour it in every direction. Studious listener, think of all these creations which God has drawn out of nothing;..recognize everywhere the wisdom of God; never cease to wonder, and, through every creature, to glorify the Creator. (St. Basil the Great )

Avec programme de Pèlerinage à 

*N-D de Pontmain et le Mont St Michel (Le 2)

*A N-D de Chartres , Aux Eglises  Ste Madeleine et N-D de Verneuil Sur Avre e (Le 3) 

*Parents Martin et Ste Thérèse à Alençon (Le 4)

 

RETIREMENT-PILGRIMAGE INNER HEALING
THE 1st to May 5th
With Pilgrimage program
* N-D Pontmain and Mont St Michel (The 2)
* N-D Chartres and St. Madeleine and Our-Lady of Verneuil Sur Avre (3rd)
* Parents Martin and St. Thérèse in Alençon (4th)

 

*Jeudi de l'Ascension, 5 MAI:

 Pèlerinage des Rogations et de l'Ascension à N-D de Miséricorde

10h30, Messe suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

 

 

Pèlerinages 2016 (N-D de Miséricorde, Lisieux-Dozulé, Argenteuil, Rome...)

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

 

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Pèlerinage Marial de Mai

 

Du Dimanche 22 MAI au lundi 30 MAI,

Pèlerinage Marial des Chrétiens Syro-Orthodoxes francophones de Saint Thomas 

Sanctuaires visités:

*Notre-Dame de Miséricorde

10h30, Messe suivie de la vénération de la relique de Ste Rita, du repas fraternel,possibilité de recontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

925001

(Chartres: La Cathédrale illuminée)

*Lundi 23, NOTRE DAME DE CHARTRES

524_001 

(Chartres: N-D de Sous terre)

(Retour au Monastère le soir) 

482_001

(Chartres: Le Voile de Notre-Dame)

*Mardi 24, SAINT MARTIN DE TOURS  (Coucher le soir en Charente)

*Mercredi 25, NOTRE-DAME DE TOUTES GRÂCES, SAINT UBALD

UbaldoGubbio.jpg

et St Cybard  d'Angoulême(Coucher le soir en Charente)

*Jeudi 26 NOTRE-DAME DE LA TRES SAINTE TRINITE , St Front (Périgueux) et Chancelade (Bx Alain de Solminiac).

*Vendredi 27, NOTRE-DAME DE VERDELAIS

(Marie Consolatrice des affligés).

Arrivée en soirée à LOURDES...

19106734

* Samedi 28. Journée complète à LOURDES.

*Dimanche 29 autour de NOTRE DAME DE LOURDES POUR LA "FÊTE DES MERES"  

*Lundi 30, retour sur la Charente,

Pèlerinage étape à Ste Quiterie

 

(Aire Sur l'Adour)

(Sarcophage de Ste Quiterie)

(Coucher le soir en Charente)

*Mardi 31, retour sur la Normandie

 

Offrande estimée 100 euros pour participation aux frais, à l'inscription:20 euros.

SOYEZ NOMBREUX,

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(Inscriptions closes le dimanche 8 mai)

 

 

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Pèlerinage à ROME

 

basilique saint pierre

*Du Dimanche 31 Juillet au lundi 8 , Pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Saint Thomas à Rome

Sanctuaires visités:

*Nevers (Ste Bernadette) et Ars (Le Saint Curé)

Jan_Maria_Vianney___Pozna_C5_84

*San Damiano et Montichiari

*Rome dans tous ses états

sainte marie du Trastevere

*Notre-Dame de la Salette

 

 

Offrande estimée pour participation aux frais:

1000 euros.

SOYEZ NOMBREUX,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

(Inscriptions closes le dimanche 5 Juin)

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

There is a higher level of thanksgiving: to give thanks over little. If we give thanks over a few things, God will make us rulers over many things. Perhaps, among the advantages of thanks giving are the continuity of the blessings and its increase, as one of the Fathers said, “Not a gift without increase, except that without thanksgiving”. (H.H Pope Shenouda )

Pèlerinages et Retraites 2016 : Mise à jour
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Published by Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone - dans Famille Tradition Syriaque Spiritualité Chrétienne Pèlerinages
16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 17:11
VIE DE SAINT ANTOINE LE GRAND  PAR SAINT ATHANASE

LA VIE DE SAINT ANTOINE LE GRAND

PAR SAINT ATHANASE[1]

 

 

CHAPITRE I.

Chapitre II

Chapitre III

Chapitre IV

Chapitre V

Chapitre VI

Chapitre VII

Chapitre VIII

Chapitre IX

Chapitre X

Chapitre XI

Chapitre XII

Chapitre XIII

Chapitre XIV

Chapitre XV

Chapitre XVI

Chapitre XVII

Chapitre XVIII

Chapitre XIX

Chapitre XX

Chapitre XXI

Chapitre XXII

Chapitre XXIII

Chapitre XXIV

Chapitre XXV

Chapitre XXVI

Chapitre XXVII

Chapitre XXVIII

Chapitre XXIX

Chapitre XXX

Chapitre XXXI

Chapitre XXXII

Chapitre XXXIII

 

 

C’est un combat très avantageux que celui où vous vous êtes engagés, d'égaler par votre vertu celle des Solitaires d’Egypte, et d’esssayer, même, de les surpasser par une généreuse émulation. Il y a déjà parmi vous plusieurs maisons de Solitaires où la discipline religieuse est très bien observée. Chacun louera avec raison votre dessein, et Dieu accordera sans doute à vos prières l'heureux accomplissement de vos désirs. Aussi, voyant que vous me demandez avec instance de vous faire une relation de la manière de vivre du bienheureux Antoine, et que vous désirez apprendre comment il commença à suivre une profession si sainte, ce qu’il était auparavant , quelle a été la fin de sa vie et si les choses que l'on publie à son sujet sont véritables, afin de pouvoir entrer encore dans une plus grande perfection par son imitation et par son exemple, j'ai entrepris avec beaucoup de joie ce que votre charité m'ordonne, parce que de mon côté, je ne saurais me remettre devant les yeux les saintes actions d'Antoine sans en tirer un grand avantage ; et je fuis assuré que du vôtre vous entendrez avec tant d'admiration ce que je vous en dirai, que cela fera naître en vous un ardent désir de marcher sur les pas de ce grand serviteur de Dieu, puisque pour des Solitaires, c'est connaître le vrai chemin de la perfection que de savoir quelle a été la vie d'Antoine.

 

Ne craignez donc point d’ajouter foi à ce que l'on vous a rapporté de lui, et croyez plutôt que ce ne sont que les moindres de ses excellentes vertus. Car comment aurait-on pu vous en informer entièrement, vu que tout ce que je vous en écrirai par cette lettre, après avoir rappelé ma mémoire pour satisfaire à votre désir, n'égale nullement ses actions. Mais vous-mêmes informez-vous-en soigneusement auprès de ceux qui passeront d’ici vers vous, mais même si chacun rapporte tout ce qu'il sait, il fera très difficile d'en faire une relation qui réponde à la dignité du sujet.

 

J’avais eu dessein après avoir reçu vos lettres, d’envoyer quérir quelques Solitaires, et principalement ceux qui allaient souvent le visiter, afin qu'en étant mieux informé, je puisse vous en donner une plus particulière connaissance : mais parce que le temps de la navigation était passé et que celui qui m'a rendu vos lettres, était pressé de s'en retourner, je me suis hâté de satisfaire à votre piété, en vous écrivant ce que j'en sais par moi-même, comme l'ayant souvent vu, et ce que j'en ai pu apprendre d'un Solitaire, qui a demeuré longtemps avec lui, et qui lui donnait souvent à laver les mains. J'ai eu soin partout de demeurer dans les termes de la vérité, ce dont j'estime devoir vous avertir, afin que si quelqu'un entend rapporter de lui des actions encore plus grandes que celles que je vous dirai, cette multitude de merveilles ne lui en diminue pas la créance ; et que si au contraire, il n'en apprend que des choses qui soient au dessus de son mérite, cela ne le porte pas à mépriser un si grand Saint.

 

 

CHAPITRE I.

 

 

La patrie d'Antoine fut l'Egypte, où il naquit de parents nobles et riches qui, étant chrétiens, l’élevèrent chrétiennement. Ils le nourrirent en leur maison, et il ne connaissait qu'eux et leur famille. Lors qu'il eut grandi, il ne voulut point apprendre les lettres, de peur que cela ne l'engageât à avoir communication avec les autres enfants. Car ainsi qu'il est écrit de Jacob : Tout son désir était de demeurer avec simplicité dans la maison. Quand on le menait à l’église, il ne s'amusait point à badiner comme les autres enfants ; et lorsqu’il fut plus grand, il ne se laissa nullement emporter à la négligence et à la paresse. Il était très attentif à la lecture, et conservait dans son cœur le fruit que l’on en pouvait tirer. Il rendait une grande obéissance à son père et à sa mère, et bien qu’il soient fort à l’aise, il ne les importunait jamais pour faire bonne chère, et ne cherchait point les plaisirs d'une nourriture délicate ; mais se contentait de ce qu'on lui donnait, et ne désirait rien de plus.

 

Lorsque son père et sa mère moururent, ils le laissèrent à l'âge de dix-huit à vingt ans avec une sœur encore fort jeune. Il prit soin d'elle et de la maison comme il le devait. Mais six mois s’étaient à peine écoulés, qu'un jour où il allait à l’église, selon sa coutume, avec grande dévotion, il pensait en lui-même pendant le chemin, comment les Apôtres avaient suivi Jésus-Christ en abandonnant toutes choses, et comment plusieurs autres, ainsi qu'on le voit dans les Actes, vendaient leurs biens et en mettaient le prix aux pieds des Apôtres, pour qu’il soit distribué à ceux qui en avaient besoin, et combien grande était la récompense qui les attendait dans le ciel. Alors qu’il avait, dis-je, l'esprit plein de ces pensées, il entra dans l'église au moment où on lisait l'Evangile où notre Seigneur a dit à ce jeune homme qui était riche : « Si tu veux être parfait, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et viens, et suis-moi, et tu aurais un trésor au Ciel » (Mt 19, 21). Antoine regarda la pensée qu'il avait eue de l'exemple des premiers Chrétiens, comme lui ayant été envoyée de Dieu, et ce qu'il avait entendu de l’Evangile, comme si ces paroles n’avaient été lues que pour lui. Il retourna soudain à son logis, et distribua à ses voisins, afin qu'ils n’aient rien à démêler avec lui ni avec sa sœur, tous les héritages qu'il avait de son patrimoine, qui étaient trois cents mesures de terre très fertile et très agréable. Et quant à ses meubles il les vendit tous, et en ayant tiré une somme considérable, il donna cet argent aux pauvres, à l’exception de quelque chose qu'il retint pour sa sœur.

 

 

Chapitre II

 

 

Etant une autre fois entré dans l’église, et entendant lire l'Evangile où Jésus-Christ dit : « Ne vous inquiétez pas du lendemain » (Mt 6, 34), il ne put se résoudre à demeurer davantage dans le monde. Et ainsi, il donna aux plus pauvres ce qui lui restait et mit sa sœur entre les mains de quelques filles fort vertueuses qui étaient de sa connaissance, afin de l'élever dans la crainte de Dieu, et dans l'amour de la virginité. Il quitta sa maison pour embrasser une vie solitaire, veillant sur lui-même, et vivant dans une très grande tempérance : il n'y avait pas alors en Egypte beaucoup de maisons de solitaires, et nul d'entre eux ne s'était encore avisé de se retirer dans le désert, mais chacun de ceux qui voulaient penser sérieusement à son salut, demeurait seul en quelque lieu près de son village. Dans un petit champ proche d'Antoine, il y avait un bon vieillard, qui dès sa première jeunesse avait passé toute sa vie en solitude. L'ayant vu et étant touché d’un louable désir de l’imiter, il commença à demeurer aussi dans un lieu séparé du village, et s’il apprenait qu’il y avait quelqu’un qui travaillait avec soin pour s’avancer en cette sorte de vie, il imitait la prudence des abeilles en allant le voir ; et il ne s’en retournait pas sans l’avoir vu, afin de remporter de sa conversation quelques instructions qui lui serviraient à se former à la douceur des vertus chrétiennes.

 

Ayant commencé ainsi, il fortifiait son esprit dans le dessein de servir Dieu ; il ne se souvenait plus ni de ses parents, ni de ses alliés, et ne pensait à autre chose qu’à s’employer de tout son pouvoir à acquérir la perfection de la vie solitaire ; il travaillait de ses mains, sachant qu’il est écrit : « Que celui qui ne travaille pas, ne doit pas manger » (2 Th 3, 10) ; et ne gardant que ce qu’il lui fallait pour vivre, il donnait le reste aux pauvres. Il priait très souvent, parce qu’il avait appris qu’il fallait sans cesse prier dans son cœur (1 Th 5) ; et il lisait avec tant d’attention, que n’oubliant jamais rien de ce qu’il avait lu, sa mémoire lui servait de livres.

 

Cette manière de vivre le faisait aimer de tous. Il se soumettait avec joie aux serviteurs de Dieu qu’il allait visiter, et pour s’instruire de ce en quoi chacun d’eux excellait dans les exercices de la vie solitaire, il considérait l’humeur agréable de l’un et l’assiduité à prier de l’autre ; il observait quelle était la douceur d’esprit de celui-ci, et la bonté de celui-là ; il remarquait les veilles de l’un, et l’amour de l’étude d’un autre. Il admirait la patience des uns, et les jeûnes et les austérités de quelques autres qui n’avaient pour lit que la terre toute nue. Il se rendait attentif à voir la douceur de l’un et la constance de l’autre. Il gravait dans son cœur quel était leur amour à tous pour Jésus-Christ, et la charité qu’ils se portaient. Et ainsi rempli de toutes ces images, il s’en retournait dans sa solitude où, repassant en son esprit les vertus qu’il avait vues séparées en tant de personnes, il s’efforçait de les rassembler toutes en lui seul. Il n’était pas jaloux de ceux de son âge, si ce n’est à ne pas paraître le dernier dans les exercices de la vertu, mais même en cela même il fâchât personne ; au contraire ils en avaient de la joie, et ainsi tous ces saints amis qu’il avait dans son voisinage, et avec lesquels il communiquait, le voyant vivre de la sorte, l’appelaient le bien-aimé de Dieu, et le nommaient en le saluant, les uns leur fils, et les autres leur frère.

 

 

Chapitre III

 

 

Mais le démon, qui hait tout ce qui est digne de louange et qui voit toutes les bonnes actions des hommes, ne pouvant souffrir de voir une personne de cet âge se porter avec tant d’ardeur dans un tel dessein, résolut d’user contre lui de tous les efforts qui seraient en son pouvoir. La première tentation, dont il se servit pour le détourner de la vie solitaire, fut de lui mettre devant les yeux les biens qu’il avait quittés, le soin qu’il devait prendre de sa sœur, la noblesse de sa race, l’amour des richesses, le désir de la gloire, les diverses voluptés qui se rencontrent dans les délices, et tous les autres plaisirs de la vie. Il lui représentait d’un autre côté les extrêmes difficultés et les travaux qui se rencontrent dans l’exercice de la vertu, la faiblesse de son corps, le long temps qui lui restait encore à vivre ; et enfin, pour tâcher de le détourner de la sainte résolution qu’il avait prise, il éleva dans son esprit comme une poussière et un nuage épais de diverses pensées. Mais se trouvant trop faible pour ébranler un aussi ferme dessein que celui d’Antoine, et voyant qu’au lieu d’en venir à bout il était vaincu par sa constance, renversé par la grandeur de sa foi, et mis à terre par ses prières continuelles, alors, se confiant avec orgueil, selon les paroles de l’Ecriture (Job 11) aux armes de ses reins, qui sont les premières embûches qu’il emploie contre les jeunes gens, il s’en servit pour l’attaquer, le troublant la nuit, et le tourmentant le jour, de telle sorte que ceux qui se trouvaient présents voyaient le combat qui se passait entre eux.

 

Le démon présentait à son esprit des pensées d’impureté ; mais Antoine les repoussait par ses prières. Le démon chatouillait ses sens ; mais Antoine, rougissant de honte, comme s’il y eut eu en cela de sa faute, fortifiait son corps par la foi, par l’oraison, et par les veilles. Le démon, se voyant ainsi surmonté, prit de nuit la figure d’une femme et en imita toutes les actions afin de le tromper. Mais Antoine, élevant ses pensées vers Jésus-Christ et considérant quelle est la noblesse et l’excellence de l’âme qu’il nous a donnée, éteignit ces charbons ardents dont il voulait par cette tromperie embraser son cœur. Le démon lui remit encore davantage devant les yeux les douceurs de la volupté ; mais Antoine, comme entrant en colère et en s’affligeant, se représenta les gênes éternelles dont les impudiques sont menacés, et les douleurs de ce remord qui, comme un ver insupportable, ronge pour jamais leur conscience.

 

Ainsi en opposant ces saintes considérations à tous ces efforts, ils n’eurent aucun pouvoir pour lui nuire. Et quelle plus grande honte pouvait recevoir le démon, lui qui ose s’égaler à Dieu, que de voir une personne de cet âge se moquer de lui, et de se trouver terrassé par un homme revêtu d’une chair fragile, lui qui se glorifie, comme il le fait, d’être par sa nature toute spirituelle élevé au-dessus de la chair et du sang ! Mais le Seigneur qui, par l’amour qu’il nous porte, a voulu prendre une chair mortelle, assistait son serviteur et le rendait victorieux du démon afin que chacun de ceux qui combattent contre lui puisse dire avec l’Apôtre : « Non pas moi, mais la grâce de Dieu qui est en moi » (1 Co 15).

 

Enfin, comme ce dragon infernal vit qu’il ne pouvait de cette manière surmonter Antoine qui l’avait si généreusement repoussé de son cœur, alors en grinçant des dents, ainsi qu’il est dit dans l’Ecriture (Mc 9), et tout transporté de fureur, il se présenta à lui sous la figure d’un enfant aussi noir qu’est son esprit, et, les tromperies lui ayant si mal réussi, il se confessa vaincu. Il ne l’aborda plus avec de simples raisonnements, mais prenant une voix humaine, il lui dit : J’en ai trompé plusieurs, et j’en ai surmonté encore davantage ; mais maintenant en voulant t’attaquer, ainsi que je l’ai fait bien d’autres fois, pour te faire sortir du chemin si laborieux où tu es entré, j’ai éprouvé ma faiblesse. Antoine lui demanda : Qui es-tu, qui me parle de la sorte ? Il répondit d’une voix lamentable : Je me nomme l’esprit de fornication, et c’est moi qui chatouille les sens des jeunes gens pour les porter à la volupté. Et combien en ai-je trompé qui avaient résolu de vivre chastement ? Je suis celui au sujet duquel le Prophète accuse ceux qui sont tombés dans le vice en leur disant : « Vous avez été trompé par l’esprit de fornication » ( ). Car c’était moi qui les avais surmontés. Je suis celui qui t’ai troublé tant de fois, et que tu as toujours repoussé.

 

Antoine, rendant grâces à Dieu, et prenant encore de nouvelles force par ce discours, lui dit : Tu es donc bien méprisable, puisque tu as l’esprit si noir, et la faiblesse d’un enfant. Ainsi je n’ai plus garde de t’appréhender, ni de te craindre. « Car le Seigneur est ma force et je mépriserai tous les ennemis » (Ps 117). Cet esprit de ténèbres, étonné par ces paroles, s’enfuit à l’instant et craignait de l’approcher.

 

 

Chapitre IV

 

 

Ce fut là la première victoire que saint Antoine remporta sur le démon, ou pour mieux dire que remporta par lui notre Sauveur, qui a condamné le péché dans notre chair, afin d’accomplir en nous la justification de la Loi, lorsque nous ne vivons pas selon la chair, mais selon l’esprit (Rm 8, 4). Antoine ne considérant pas le démon comme entièrement terrassé, ne se rendit point négligeant, mais se tint toujours sur ses gardes ; et le démon ne se tenant pas vaincu, continua à lui dresser des embûches. Il tournait à l’entour de lui comme un lion rugissant pour trouver quelque occasion de lui nuire (1 P 5). Et Antoine ayant appris de l’Ecriture sainte qu’il en a diverses tactiques, travaillait avec plus de soin que jamais à s’avancer dans la perfection de la vie solitaire, sachant que, bien que le démon ne pouvait pas le tromper en touchant son cœur par le désir des voluptés corporelles, il s’efforcerait par d’autres voies de le faire tomber par d’autres pièges, n’ayant point de plus grand plaisir que de faire pécher les hommes. Ainsi il châtia son corps de plus en plus, et le réduisit en servitude, de peur qu’étant demeuré victorieux dans un combat, il ne se trouvât vaincu dans un autre. Aussi il décida de s’accoutumer à une vie encore plus austère ; et quoique plusieurs l’admirassent en cela, ses austérités lui semblaient douces ; d’autant que l’extrême affection avec laquelle il les supportait, avait au fil du temps formé une si puissante habitude en lui, que à la moindre occasion qui lui était donnée il embrassait avec ardeur toute sorte de travaux.

 

Ses veilles étaient telles, que souvent il passait la nuit entière sans fermer l’œil ; et cela non pas une seule fois, mais si souvent que c’était une chose admirable. Il ne mangeait jamais qu’une fois le jour après que le soleil était couché, ou de deux jours en deux jours ; et souvent il passait trois jours entiers sans manger. Il n’avait pour toute nourriture que du pain et du sel, et pour breuvage que de l’eau. Il n’est pas besoin de parler ici de la chair et du vin, puisque tous les autres solitaires ne savaient pas plus que lui ce que c’était que d’en user. Lorsqu’il voulait prendre un peu de repos, il n’avait pour lit que des joncs tissés ensemble et un cilice, mais le plus souvent il couchait sur la terre toute nue. Il ne voulait jamais se frotter d’huile, disant que les jeunes gens non seulement avaient grand avantage à faire voir par leur ferveur la gaieté avec laquelle ils embrassent les travaux de la vie solitaire, que de rechercher et de se servir des choses qui rendent le corps efféminé ; mais qu’ils devaient même s’accoutumer aux austérités en se souvenant de cette parole de l’Apôtre :Je ne suis jamais plus fort que lorsque je suis faible (2 Co 12, 10). Il voulait nous faire entendre par là, que la vigueur de notre âme s’augmente par le retranchement des voluptés de notre corps. Et certes on ne saurait trop admirer ce raisonnement, qui faisait voir qu’Antoine ne mesurait pas par le temps ni par sa retraite la vertu dont il faisait profession, mais par le zèle et la persévérance avec laquelle il la pratiquait. Ainsi ne pensant point au temps qu’il avait passé dans ces saints exercices et vivant comme s’il n’eût fait que commencer, il s’avançait de jour en jour avec plus de travail que jamais dans la perfection de la vie solitaire, se remettant continuellement devant les yeux ce passage de saint Paul : il faut oublier ce qui est derrière soi pour avancer plus avant (Ph 3, 14). Il se souvenait aussi de ce que dit le prophète Elie : Le Seigneur est vivant, et il faut que je paraisse aujourd’hui en sa présence (III R 18, 15). Sur quoi il remarquait qu’il usait de ce mot d’aujourd’hui, parce qu’il comptait pour rien le temps passé ; mais que se considérant comme s’il n’eût fait que commencer à servir Dieu, il s’efforçait chaque jour de se rendre tel qu’il devait être pour se présenter devant lui, c’est-à-dire avec une conscience pure et une grande préparation de cœur pour obéir à toutes ses volontés et ne servir que lui seul. A quoi il ajoutait que tous ceux qui font profession de la vie solitaire doivent prendre pour règle et pour patron le grand Elie, et voir dans ses actions comme dans un miroir quelle doit être leur conduite.

 

 

Chapitre V

 

 

Antoine se resserrant ainsi lui-même dans ces étroites limites s’en alla dans des sépulcres fort éloignés du bourg ; et après avoir prié l’un de ses amis de lui apporté du pain de temps en temps, il entra dans l’un de ces sépulcres et ferma la porte sur lui, demeurant ainsi tout seul. Le démon ne pouvant le souffrir, et craignant que dans peu de temps le désert ne soit rempli de solitaires, il vint de nuit avec une grande troupe de ses compagnons, et le battit de telle sorte qu’il le laissa par terre tout couvert de plaies et sans pouvoir dire une seule parole, à cause de l’excès des douleurs qu’il ressentait, et qu’il assurait depuis avoir été telles qu’elles ne peuvent être égalées par tous les tourments que les hommes pourraient nous faire endurer. Mais la providence de Dieu qui n’abandonne jamais ceux qui espèrent en lui, fit que son ami vint le lendemain pour lui apporter du pain. Ayant ouvert la porte et l’ayant trouvé étendu par terre comme mort, il le porta sur ses épaules dans l’église du bourg et il le mit à terre. Plusieurs de ses proches et des habitants du lieu y accoururent et s’assirent auprès de lui, le considérant comme mort. Environ vers minuit, Antoine revenant à lui, vit qu’ils s’étaient tous endormis et que son ami seul veillait. Alors il lui fit signe de venir à lui et le pria que sans éveiller personne, il le reportât dans le sépulcre où il l’avait pris. Ce qu’il fit. Antoine referma la porte comme de coutume et continua d’y demeurer seul. Ne pouvant se tenir debout à cause des blessures qu’il avait reçues du démon, il priait couché par terre ; et après avoir achevé sa prière, il criait à haute voix : « Me voici. Antoine n’appréhende point les maux que tu peux lui faire ; et quand tu m’en ferais encore de beaucoup plus grands, rien ne saurait me séparer de l’amour de Jésus-Christ (Rm 8, 35). Il chantait aussi ce verset de psaume : Même si des armées venaient m’attaquer, mon cœur ne serait point touché de crainte (Ps 28, 3). C’était là les pensées et les paroles de ce saint solitaire.

 

Mais ce capital et irréconciliable ennemi des saints, s’étonnant de ce qu’après avoir été si maltraité par lui, il ait encore la hardiesse de revenir, assembla ces autres malheureux esprits qui, comme des chiens enragés, sont toujours prêts à déchirer les gens de bien, et tout transporté de dépit et de fureur, il leur dit : « Vous voyez comment nous n’avons pu dompter cet homme, ni par l’esprit de fornication, ni par les douleurs que nous lui avons fait souffrir en son corps ; mais qu’au contraire il a encore la hardiesse de nous défier. Préparons-nous donc à l’attaquer d’une autre manière, puisqu’il ne nous est pas difficile d’inventer diverses sortes de méchancetés pour nuire aux hommes. A la suite de ces paroles, cette troupe infernale fit un tel vacarme que toute la demeure d’Antoine en fut ébranlée, et les quatre murailles de sa cellule étant entrouvertes les démons y entrèrent en foule, et prenant la forme de toutes sortes de bêtes farouches et de serpents, remplirent sur le champ ce lieu de diverses figures de lions, d’ours, de léopards, de taureaux, de loups, d’aspics, de scorpions et d’autres serpents ; chacun d’eux jetait des cris conformes à sa nature. Les lions rugissaient comme s’ils voulaient le dévorer ; les taureaux semblaient être prêts à le percer de leurs cornes ; et les loups à se jeter sur lui avec furie ; les serpents se traînant contre terre, s’élançaient vers lui, et il n’y avait pas un seul de tous ces animaux dont le regard ne fut aussi cruel que farouche, et dont le sifflement ou les cris ne fussent horribles à entendre.

 

Antoine étant ainsi accablé par eux et percé de coup, sentait bien augmenter en son corps le nombre de ses blessures ; mais son esprit incapable d’étonnement, résistait à tous ces efforts avec une confiance invincible. Et alors que ses gémissements témoignaient de l’excessive douleur que son corps ressentait de tant de plaies, son esprit demeurait toujours dans la même vigilance ; et il disait aux démons, comme en se moquant d’eux : si vous aviez quelque force, un de vous suffirait pour me combattre ;; mais parce que Dieu anéantit toute votre puissance, vous tâchez par votre grand nombre de me donner de la crainte, et rien ne montre davantage votre faiblesse que le fait d’avoir été réduits à prendre la forme de ces animaux déraisonnables. Il ajoutait à cela avec une grande confiance : si vous avez quelque force, et si Dieu vous a donné la puissance de me nuire, pourquoi tardez-vous davantage à me la faire sentir ; et si vous n’en avez point, pourquoi faites-vous tant d’efforts inutilement ? Ignorez-vous que le signe de la croix, et la foi que j’ai en Notre Seigneur sont pour moi comme un rempart inébranlable contre toutes vos entreprises et tous vos assauts ?

 

Les démons ayant essayé en vain tous les moyens en leur pouvoir, grinçaient des dents de rage en voyant qu’il se moquait d’eux ainsi alors qu’ils prétendaient se moquer de lui. Jésus-Christ n’abandonnant pas son fidèle serviteur dans un si grand combat, vint du ciel à son secours. Antoine levant les yeux vit le comble du bâtiment s’entrouvrir, et un rayon resplendissant dissiper les ténèbres et l’environner de lumière. Soudain tous le démons disparurent, toutes se douleurs cessèrent, et le bâtiment fut rétabli en son premier état. Antoine connut aussitôt que le Seigneur était venu pour l’assister, remplissait ce lieu-là de sa présence, et ayant encore davantage repris ses esprits, et se trouvant soulagé de tous ses maux, il dit en adressant la parole à cette divine lumière : Où étais-tu, mon Seigneur, et mon Maître ? Et pourquoi n’es-tu pas venu dès le commencement, afin d’adoucir mes douleurs ? Alors il entendit une voix qui lui répondit : Antoine, j’étais ici ; mais je voulais être spectateur de ton combat ; et maintenant je vois que tu as résisté courageusement sans céder aux efforts de tes ennemis. Je t’assisterai toujours et rendrai ton nom célèbre par toute la terre. Ayant entendu ces paroles, il se leva pour prier, et sentit en lui tant de vigueur qu’il connut que Dieu lui avait rendu beaucoup plus de force qu’il n’en avait auparavant. Il avait alors environ trente-cinq ans.

 

 

Chapitre VI

 

 

Ayant ensuite plus d’ardeur que jamais pour s’avancer dans la piété, il fut chez le vieillard dont j’ai parlé ci-dessus, et le pria de trouver bon qu’ils aillent ensemble dans le désert ; mais celui-ci allégua son âge et la nouveauté qu’il y avait en cela. Antoine partit aussitôt pour aller seul dans la montagne.

 

Le démon, voyant son extrême ferveur et voulant en empêcher l’effet, jeta sur son chemin un plat d’argent d’une excessive grandeur. Antoine, reconnaissant la ruse de cet esprit impur, s’arrêta et considérant dans ce plat le démon, n’en tint pas compte mais se dit en lui-même : « D’où peut être venu ce plat en ce désert où il n’y a aucun sentier et où l’ont ne voit pas trace pas une trace de pas d’homme ? Et quand même quelqu’un y serait allé et l’aurait laissé tomber, sa taille le rend très facile à apercevoir et la solitude de ces lieux inhabités l’aurait fait retrouver à celui qui, l’ayant perdu, serait revenu pour le chercher. Mais c’est ici, ô démon, l’une de tes tromperies ; elle ne retardera pas l’exécution du dessein que j’entreprends avec tant de joie. Garde donc ton argent et qu’il périsse avec toi (Ac 8, 20) ». Aussitôt ces paroles achevées, ce plat s’évanouit comme la fumée.

 

Antoine, continuant son chemin, aperçut, non plus par illusion comme auparavant, mais en réalité, une grande masse d’or. Il assurait bien, depuis, que cet or était véritable, mais il ne dit point, et nous ne savons pas, si ce fut l’ennemi qui le lui fit voir, ou si ce fut quelque ange qui voulut éprouver par là ce fidèle serviteur de Dieu, et faire connaître au démon quel était son mépris pour le plus précieux de tous les métaux. Antoine admirant la quantité qu’il y en avait, passa par-dessus comme il aurait passé par-dessus un feu, et quittant ce lieu-là pour n’y jamais revenir, il prit sa course, afin d’en fuir la présence par son éloignement. S’affermissant ainsi de plus en plus en sa résolution, il s’en alla dans la montagne où, ayant trouvé au-delà d’une rivière un vieux château plein de serpents, car il était abandonné depuis longtemps, il s’y arrêta et y établit sa demeure. Tous ces animaux s’enfuirent aussitôt comme si on les eût chassés et lui, après avoir pris du pain pour six semaines — les moines de la Thébaïde ont l’habitude d’en faire qui dure même un an entier sans se corrompre — et ne manquant pas d’eau, il entra dans ce château, comme s’il fut entré dans un temple, et après en avoir fermé l’entrée, il y demeura seul sans en sortir et sans y laisser entrer personne.

 

Il vécut longtemps de la sorte, et recevait seulement de six mois en six mois des pains qu’on lui jetait par-dessus son toit. Ceux de ses amis qui venaient le visiter, étant contraints — puisqu’ils ne les recevait point dans le lieu où il était — de passer souvent au dehors les jours et les nuits, ils entendaient au-dedans, comme des troupes de gens qui murmuraient, qui faisaient un très grand bruit, et qui criaient d’une voix lamentable : « Quitte ce lieu qui nous appartient ! Qu’as-tu à faire dans le désert ? Penses-tu pouvoir résister à nos embûches ? » Entendant cela, ils croyaient d’abord que c’étaient des hommes qui, étant descendus avec des échelles, se battaient avec lui. Mais, ayant regardé par une fente et ne voyant personne, et étant saisis de frayeur, ils appelaient Antoine qui ne témoignait pas moins de charité pour les rassurer que de mépris pour ceux qui leur avaient occasionné de la crainte. Ses amis venant souvent ainsi pour le voir, et croyant le trouver mort, l’entendaient chanter ces psaumes :

Que Dieu étende seulement son bras, et ses ennemis seront dispersés,

ceux qui le haïssent s’enfuiront loin de sa face ;

Ils s’évanouiront comme la fumée,

et les pécheurs seront exterminés par la présence de Dieu,

comme le feu fait fondre la cire.

Je me suis trouvé environné de toutes parts ;

mais en implorant l’assistance du Seigneur,

j’ai triomphé de tous mes ennemis (Ps 117, 12).

 

 

Chapitre VII

 

 

Antoine passa environ vingt ans de la sorte, sans jamais sortir et sans être vu de personne, sauf de rares exceptions. Enfin, plusieurs désirant avec ardeur l’imiter dans cette sainte manière de vivre et, d’un autre côté, un grand nombre de ses amis étant venus le trouver et voulant à toute force rompre sa porte, il sortit comme d’un sanctuaire où il s’était consacré à Dieu et avait été rempli de son Esprit. Ce fut alors la première fois qu’il parut hors de ce château à ceux qui venaient vers lui et ils furent remplis d’étonnement en le voyant avec une vigueur plus grande que celle qu’il avait jamais eue. Il n’avait pas grossi par manque d’exercice, ni maigri par suite de tant de jeûnes et des combats qu’il avait soutenu contre les démons. Il avait le même visage qu’avant d’être solitaire, la même tranquillité d’esprit, et l’humeur aussi agréable. Il n’était ni abattu de tristesse, ni dans une joie excessive : son visage n’était ni trop gai ni trop sévère ; il ne témoignait ni déplaisir en se voyant environné d’une si grande multitude, ni complaisance en étant salué et révéré par tant de personnes ; mais, étant en toutes choses dans une égalité et une modération d’esprit admirable, il montrait bien qu’il n’était gouverné que par la raison. Dieu guérit par lui plusieurs malades, délivra plusieurs possédés ; et il donnait tant de force et de douceur à ses paroles qu’elles consolaient les affligés et réconciliaient ceux qui vivaient dans la discorde, leur disant à tous qu’il n’y a rien dans le monde de préférable à l’amour que nous devons porter à Jésus-Christ. Ils les exhortait aussi à penser sérieusement aux biens à venir et à l’extrême charité que Dieu a témoigné pour nous, en n’épargnant pas son propre Fils, mais le livrant à la mort pour notre salut (Rm 8). Et ainsi, il persuada plusieurs personnes d’embrasser la vie solitaire ; ce qui fut l’origine des nombreux monastères que l’on vit se bâtir dans les montagnes. De là vient que les déserts furent habités par un si grand nombre d’hommes qui abandonnaient tous leurs biens, pour devenir citoyens de la céleste Jérusalem.

 

L’obligation de visiter ses disciples l’ayant conduit à traverser la fosse d’Arsinoë qui était pleine de crocodiles, il se mit en prière, puis passa, sans que ni lui ni aucun de ceux qui l’accompagnaient n’en reçoivent le moindre mal. Etant retourné à son monastère, il ne diminua rien aux austérités et aux travaux qu’il supportait étant plus jeune. Ses fréquentes exhortations augmentaient la ferveur de ceux qui étaient déjà solitaires et portèrent plusieurs autres à embrasser la même vie. Et ainsi, par la bénédiction que Dieu donnait à ses paroles, il se fit plusieurs monastères qui, le reconnaissant comme leur Père, étaient soumis à sa conduite.

 

 

Chapitre VIII

 

 

Tous les solitaires s’étant un jour rassemblés auprès de lui, le priaient de leur faire quelque exhortation. Il leur dit en langage égyptien : « Bien que l’Ecriture sainte soit suffisante pour notre instruction, c’est une chose louable de nous exciter les uns les autres en ce qui est de la foi, et de nous exercer en des discours saints et salutaires. Ainsi, puisque vous êtes mes enfants, vous me rapporterez comme à votre Père les connaissances que vous aurez acquises dans la piété ; et moi, comme étant plus âgé que vous, je vous dirai ce que j’ai appris et ce qui je sais par expérience.

 

La première chose que nous devons observer, c’est de n’avoir tous ensemble q’un même dessein, de ne nous relâcher jamais dans la sainte résolution que nous avons prise, et de ne point nous décourager dans les travaux, en disant qu’il y a longtemps que nous pratiquons une vie si austère. Mais au contraire, il faut augmenter de jour en jour notre ferveur, comme si nous ne faisions que commencer : car notre vie, comparée aux siècles à venir, est si courte, qu’elle ne doit être considérée que comme un néant en proportion de l’éternité. Il y a de l’égalité dans le commerce qui s’exerce en cette vie, car le vendeur ne reçoit de l’acheteur que la valeur de la chose qu’il lui vend. Mais il n’en est pas de même pour la vie éternelle, puisqu’elle s’acquiert par un si petit prix. Il est écrit :

 

La vie ordinaire des hommes est de soixante-dix ans,

celle des plus vigoureux de quatre-vingt ;

et si l’on passe ce terme,

le reste n’est que douleur et que misère (Ps 89, 10).

 

Quand donc nous emploierions quatre-vingt ans au service de Dieu dans la solitude, le temps que nous règnerons avec lui dans le ciel ne sera pas borné par une si petite durée ; mais au lieu de ce nombre d’années, nous jouirons de sa gloire et de ses couronnes durant toute une éternité. Ayant combattu sur la terre, nous n’hériterons pas la terre, mais le ciel ; et après avoir quitté ce corps mortel, nous le reprendrons tout revêtu d’immortalité. C’est pourquoi, mes enfants, ne nous décourageons point, n’ayons point d’impatience, et ne nous imaginons pas que nous faisons beaucoup pour Dieu, puisque les souffrances de cette vie n’ont point de proportion avec la gloire dont nous jouirons en l’autre (Rm 8, 18).

 

Que nul d’entre vous ne pense avoir beaucoup quitté en quittant tout ce qu’il avait : car si toute la terre étant comparée à la vaste étendue du ciel, ne peut passer que pour un point, même nous l’avions toute possédée et l’avions quittée, qu’aurions-nous fait pour acquérir le royaume du ciel ? Et comme on méprise une drachme pour en gagner cent, ainsi celui qui serait maître de toute la terre et y renoncerait pour gagner le ciel, perdrait fort peu et gagnerait le centuple. Mais si toute la terre ensemble est indigne d’être comparée au ciel, celui qui quitte seulement quelques arpents de terre, peut dire qu’il n’a rien quitté ; et quand il aurait quitté une belle maison et de grandes richesses, il ne doit ni s’en glorifier, ni en avoir du regret, mais considérer que, même s’il n’avait point abandonné toutes ces choses pour faire une action vertueuse, la mort le contraindrait à les quitter et il serait peut-être contraint de les laisser, comme il arrive souvent, à ceux qu’il ne voudrait pas, ainsi qu’il est dit dans l’Ecclésiaste (4, 8). Ce qui fait qu’il n’y a rien que nous ne devions abandonner volontairement et dans le dessein de plaire à Dieu, afin d’acquérir le Royaume du ciel. N’ayons donc aucun désir de rien posséder ; car quel avantage y a-t-il de posséder des choses que nous ne saurions emporter avec nous ? Mais efforçons-nous d’en acquérir qui nous suivront dans le tombeau, comme la prudence, la justice, la tempérance, la force, l’intelligence des choses saintes, la charité, l’amour des pauvres, la foi en Jésus-Christ, la douceur d’esprit, et l’hospitalité. En possédant toutes ces qualités, elles nous feront obtenir d’être reçus dans l’heureux séjour de ceux qui sont doux et humbles de cœur. Mais il faut bien prendre garde qu’elles ne nous entraînent pas dans la négligence ; ce que nous éviterons en considérant que nous sommes serviteurs de Dieu et obligés de lui rendre une entière obéissance. Un serviteur, en effet, n’oserait dire : Je ne travaillerai point aujourd’hui parce que j’ai travaillé hier ; il n’allègue pas ses services passés pour se dispenser de les continuer. Mais comme il est rapporté dans l’évangile, il témoigne toujours la même promptitude à servir, afin de plaire à son maître et éviter sa colère et ses châtiments. Ainsi nous devons travailler continuellement dans la sainte manière de vivre que nous avons embrassée, sachant que si nous nous relâchions un seul jour, notre maître ne nous le pardonnerait pas en considération de nos actions précédentes, mais serait en colère contre nous à cause de notre négligence, comme il est écrit dans Ezéchiel (18, 24.26). Ainsi Juda, par l’infidélité d’une seule nuit, perdit tout le fruit de ses travaux passés. C’est pourquoi, mes enfants, demeurons fermes dans l’observance de nos règles et ne succombons pas au découragement puisque, comme il est écrit, Dieu travaille avec nous et coopère avec celui qui est résolu à bien faire (Rm 8, 28).

 

Or, pour ne point se laisser aller à la négligence, il faut méditer cette belle parole de l’Apôtre : Je meurs tous les jours (1 Co 15, 31). Car si nous vivons comme devant mourir chaque jour, nous ne pècherons jamais. Pour pratiquer cela, nous devons penser en nous éveillant le matin que nous ne vivrons pas jusqu’au soir ; et en allant nous coucher, que nous ne verrons pas le lendemain ; car notre vie est incertaine et la providence de Dieu en tient le compte chaque jour. Si nous sommes dans ces pensées et si nous vivons toujours de la sorte, nous ne pècherons point ; nous ne désirerons rien ; nous ne nous fâcherons contre personne et nous n’amasserons point de trésors sur la terre ; mais attendant la mort à toute heure, nous ne voudrons rien posséder ; nous pardonnerons à tout le monde ; nous ne serons point passionnés de l’amour des femmes, ni d’aucune autre des voluptés criminelles ; et nous mépriserons tous ces plaisirs fragiles et passagers, en nous représentant avec effroi le jour du dernier jugement : car le péril et l’appréhension de tomber dans les tourments et les douleurs, étouffe le désir des plus grandes voluptés, et soutient l’âme prête à tomber dans le péché.

 

Ayant donc commencé à marcher dans le chemin de la vertu, continuons avec courage, afin d’arriver au but (Ph 3, 14) que nous nous sommes proposé. Que nul de vous n’imite la femme de Loth, en regardant derrière soi, car le Seigneur a dit que ceux qui, après avoir mis la main à la charrue, regardent en arrière, ne sont pas propres au Royaume de Dieu (Lc 9, 62). Or, regarder derrière soi, n’est pas autre chose que de se repentir de ce que l’on a entrepris et s’engager de nouveau dans les affections du siècle.

 

Que le nom de la vertu ne nous étonne pas et ne nous surprenne pas, comme si c’était une chose fort extraordinaire. Elle n’est pas éloignée de nous ni hors de nous ; mais elle est en nous-mêmes, et il nous est facile de l’embrasser, pourvu que nous le voulions. Les Grecs traversent les mers et vont dans les pays éloignés, pour apprendre les sciences, mais nous n’avons pas besoin de faire de grands voyages pour acquérir le royaume du ciel, ni de traverser les mers pour nous instruire de la vertu, puisque Notre Seigneur a dit : Le Royaume de Dieu est en vous-mêmes (Lc 17, 21). Ainsi la vertu n’a besoin que de notre volonté, puisqu’elle est en nous, et tire son origine de nous-mêmes. Car cette partie de notre âme qui, de sa nature, est intelligente, est vertu et elle conserve sa nature lorsqu’elle demeure telle qu’elle a été créée. Or elle a été créée toute belle et toute juste, ce qui a fait dire à Jésus fils de Navé, parlant au peuple d’Israël : Rendez votre cœur droit en la présence de votre Dieu (Jos 24, 23), et à saint Jean : Rendez droites les voies du Seigneur (Mt 3, 4). Or avoir l’âme droite n’est autre chose que de conserver son âme dans la pureté même dans laquelle elle a été créée. Si elle décline et se détourne de sa nature, on dit alors que l’âme est corrompue et vicieuse. Ainsi ce que je vous propose, n’est pas si difficile puisque, si nous demeurons dans l’état même où nous avons été créés, nous serons vertueux, et si au contraire nous nous portons à de mauvaises pensées et à de mauvais desseins, nous serons condamnés comme méchants. S’il fallait sortir hors de nous pour acquérir la vertu, j’avoue qu’il y aurait de la difficulté ; mais puisqu’elle est en nous-mêmes, prenons garde de ne pas nous laisser emporter à de mauvaises pensées et à conserver notre âme à Dieu comme un dépôt que nous avons reçu de sa main, afin que demeurant dans l’état où il lui a plu de la former, il reconnaisse en nous son ouvrage.

 

 

Chapitre IX

 

 

Nous devons aussi travailler avec grand soin à travailler nos inclinations, pour empêcher qu’elles ne nous assujettissent à nos passions déréglées ; car il est écrit : La colère de l’homme n’opère point la justice de Dieu : la concupiscence conçoit et enfante le péché et le péché étant accompli engendre la mort (Jc 1, 15). Vivant de la sorte, nous conserverons notre pureté en toute assurance et, suivant le langage de l’Ecriture (Pr 4, 23), nous veillerons sur notre cœur pour empêcher qu’il ne se laisse surprendre ; car nous avons des ennemis très puissants, très méchants et pleins de ressources, c’est-à-dire les démons, et comme dit l’Apôtre : Il ne nous faut pas seulement combattre contre la chair et le sang, mais aussi contre ces princes du siècle, contre ces puissances spirituelles qui règnent dans les ténèbres, et contre ces esprits de malice qui dominent en l’air (Ep 6, 12). Ils ne sont guère éloignés de nous, puisque l’air qui nous environne en est rempli, et ils sont fort différents les uns des autres : Sur leur nature et sur leur distinction, il y aurait beaucoup de choses à dire ; je le laisse à de plus habiles que moi et me contenterai de vous faire connaître maintenant ce qu’il est nécessaire que vous sachiez, pour ne pas ignorer les ruses dont ils se servent pour nous tromper et pour nous perdre.

 

Nous devons donc savoir premièrement que les démons, appelés de ce nom, n’ont pas été créés comme tels, car Dieu n’a rien fait de mauvais ; mais ayant été créés bons, ils ont perdu, par leur faute, les perfections célestes qui les rendaient heureux, et se plongeant dans la fange de toutes sortes d’impuretés, ils ont trompé les païens par de fausses apparences. Or comme ils ne haïssent rien tant que les chrétiens, il n’y a point d’artifice dont ils n’usent pour tâcher de nous empêcher de monter au ciel et de remplir les places dont ils ont été chassés à cause de leur orgueil et de leur révolte. C’est pourquoi nous avons besoin de beaucoup de prières et de saints exercices dans la vie dont nous faisons profession, afin que recevant du Saint-Esprit le don de savoir discerner ces esprits de ténèbres, nous puissions connaître quelle est leur nature, ceux d’entre eux qui sont les moins méchants ; ceux qui sont les pires ; à quelle sorte de malice l’inclination de chacun nous porte et quels moyens il faut employer pour les terrasser et les mettre en fuite ; car leurs méchancetés sont diverses et il n’y a point de moyens dont ils cherchent à se servir pour nous surprendre par leurs embûches. Le bienheureux apôtre et ceux qui étaient dans les mêmes sentiments que lui le savaient bien, lorsqu’ils disaient : Nous n’ignorons pas quelles sont leurs pensées(2 Co 2, 11). C’est pourquoi, puisqu’ils nous tentent comme eux, nous devons à leur imitation nous assister et nous secourir les uns les autres. Ce qui m’oblige, mes enfants, à cause de l’expérience que j’en ai faite, à vous dire toutes ces choses.

 

Sachez donc que ces ennemis irréconciliablement des hommes, voyant que tous les chrétiens, et particulièrement les solitaires, s’avancent dans la vertu par les travaux qu’ils souffrent avec tant de joie, ils commencent à les attaquer par des tentations mettant des obstacles sur le chemin ; et ces obstacles sont les mauvaises pensées qu’ils leur inspirent ; mais il ne faut pas  étonner, ni de leurs menaces, puisque les jeûnes et la foi en Jésus-Christ ont le pouvoir de les terrasser à l’heure même. Ils ne perdent pas néanmoins courage en se voyant vaincus, et reviennent soudain avec encore plus d’effort et de finesse. Car, voyant qu’ils ne peuvent ouvertement porter notre cœur à l’amour des voluptés sales et impudiques, ils nous attaquent par une autre voie et s’efforcent de jeter la terreur dans notre esprit par les fantômes qu’ils nous font voir, en se transformant et prenant des figures de femmes, de bêtes farouches, de serpents, de géants, et d’une grande troupe de soldats. Mais toutes ces visions ne sont pas plus à craindre que le reste, puisqu’elles s’évanouissent soudain, principalement lorsque nous nous armons de la foi et du signe de la croix.

 

Leur audace et leur impudence est néanmoins telle que, bien qu’ils soient vaincus, ils ne cessent pas de revenir d’une autre manière. Ils se vantent d’avoir la science de prédire et de pouvoir faire connaître ce qui peut nous arriver chaque jour : ils se font voir à nous d’une grandeur si prodigieuse, qu’ils touchent de leur tête le haut du toit, et sont d’une largeur excessive, afin de surprendre par ces illusions ceux qu’ils n’ont pu tromper par leurs discours. Mais si, en cela même, ils trouvent notre esprit fortifié par la foi et par l’espérance que notre vie laborieuse et pénitente doit nous faire concevoir, ils amènent enfin avec eux leur malheureux prince, qui paraît souvent comme Dieu le dépeignait à Job :

 

Ses yeux sont étincelants comme l’étoile du jour,

il sort de sa bouche des flambeaux ardents

et des tourbillons de flamme.

Ses narines jettent une fumée

aussi épaisse que serait celle d’une fournaise (Job 41, 10-13).

 

Lorsqu’il se montre sous cette forme, il jette l’épouvante, comme je l’ai dit. Et comme il s’y connaît en toutes sortes de méchancetés et d’artifices, il se vante et nous promet de grandes choses pour nous tromper, se faisant voir tel que Dieu continue de le représenter à Job :

 

Il considère le fer comme de la paille ;

L’airain comme du bois pourri ;

La mer comme une éponge ;

L’enfer comme son royaume

Et les abîmes comme ses promenades (Job 41, 22-23).

 

Nous lisons aussi dans un prophète :

 

Cet ennemi des hommes a dit :

Je les poursuivrai

jusqu’à ce que je les ai réduits sous ma puissance (Ex 15).

 

Et dans Isaïe :

 

Je me rendrai maître de toute la terre,

Avec la même facilité que l’on prend le nid d’un oiseau

Et que l’on emporte les œufs

Que le père et la mère ont abandonné (Is 10, 14).

 

Cet esprit malheureux parle de la sorte et se sert de toute son audace, afin de surprendre les justes. Mais si nous sommes fidèles, nous ne craindrons point ses tromperies, et n’ajouterons aucune foi à ses paroles, sachant que c’est un menteur, et qu’il ne dit jamais rien de véritable. Car tous ces discours et ces bravades n’empêchent pas que notre Sauveur n’ait pris ce dragon infernal, comme à l’hameçon, qu’il ne l’ait attaché comme un cheval avec un licol, et enchaîné avec un carcan comme un esclave fugitif à qui on perce les lèvres pour lui fermer la bouche avec un anneau de fer (Job 40, 19-23). Ce misérable se voit tantôt comme un petit oiseau pris par le Seigneur dans les filets pour nous servir de jouet (Job 40, 24), et tantôt il se voit avec ses compagnons comme des scorpions et des serpents foulés aux pieds par les chrétiens. La meilleure preuve en est la résistance que nous lui opposons par notre manière de vivre, puisque celui qui se vantait de sécher les mers et d’assujettir toute la terre, ne peut troubler la vie sainte que nous menons, ni m’empêcher de parler maintenant contre lui. Ne nous arrêtons donc point à ce qu’il nous dit, sachant qu’il ne fait que mentir et n’appréhendons point ces fantômes dont il se sert pour nous épouvanter, puisque ce ne sont que de vaines illusions qui n’ont rien du tout de véritable. Car les lumières qu’il nous fait paraître sont fausses et ne sont que les avant-coureurs et les images des feux qui lui sont préparés pour l’éternité. Ainsi il s’efforce de nous épouvanter par ces flammes qui doivent le brûler à jamais ; il nous les fait voir et elles s’évanouissent aussitôt sans nuire à aucun des fidèles. Elles représentent seulement l’image de celles qui l’attendent dans l’enfer. Nous n’avons donc pas sujet de le craindre, ni tous ces démons, lors même qu’ils nous attaquent de la sorte, puisque la grâce de Jésus-Christ rend inutile toutes ces machines dont ils se servent contre nous.

 

Ils sont aussi très rusés et toujours prêts à se métamorphoser de plusieurs manières : ce qui fait que souvent, sans les voir, on les entend changer des psaumes et alléguer des passages de l’Ecriture sainte. Souvent aussi, lorsque nous lisons, ils répètent comme en écho nos dernières paroles ; et lorsque nous dormons, ils nous éveillent pour nous avertir de prier, recommençant cela si souvent, qu’ils nous permettent à peine de prendre un peu de repos. Quelquefois aussi, ils paraissent sous des habits de solitaires et tiennent des discours de piété, afin que nous ayant trompés par ces fausses apparences, ils puissent nous persuader de faire ce qu’ils désirent. Mais il ne faut pas les écouter, même s’ils nous éveillent pour prier, ou quand ils nous portent à des jeûnes excessifs, nous conseillent de ne point manger du tout et qu’ils nous exhortent à nous accuser et à nous prosterner à terre à cause des fautes qu’ils savent que nous avons autrefois commises. Car ils ne font tout cela, ni sincèrement, si par piété, mais seulement pour porter les simples au désespoir, afin qu’en leur faisant croire que la vie solitaire est inutile, ils leur en donne l’aversion et le dégoût, comme d’un fardeau insupportable, et leur fassent perdre le courage de l’embrasser et de la suivre. C’est pourquoi le Prophète envoyé de Dieu prononce une malédiction contre ceux qui font des choses semblables en disant : Malheur à celui qui est cause de la perte de son prochain, par le trouble qu’il met dans son âme (Ha 2, 15). Car ces discours et ces exhortations ne tendent qu’à nous détourner du chemin de la vertu. Et ainsi, bien que les démons disent la vérité, lorsqu’ils disaient à Jésus-Christ : Tu es le Fils de Dieu (Lc 4, 41), il leur commanda de se taire, de peur qu’ils me mêlent leur malice à la vérité, et pour nous apprendre que nous ne devons jamais les écouter, même s’ils semblent la dire. Il ne convient pas qu’ayant les Ecritures saintes et jouissant de la liberté que Dieu nous a donnée, nous soyons instruits par le démon qui n’a pas gardé les commandements qui lui avaient été donnés à lui-même, et qui a maintenant des pensées toutes contraires à celles qu’il avait lorsqu’il était en grâce. C’est pourquoi Dieu lui défend de se servir du langage de l’Ecriture, lorsqu’il lui dit par la bouche de David :

 

Le Seigneur a dit au pécheur :

Pourquoi racontes-tu mes justices

et te mêles-tu de parler de ma Loi ? (Ps 49, 16).

 

Il n’y a rien que les démons ne fassent et ne feignent pour tromper les simples. Ils provoquent de grands bruits, ils éclatent de rire, ils sifflent ; et si l’on ne s’arrête point à tout cela, ils pleurent et se plaignent, comme se reconnaissant vaincus. A cause de cela, Dieu leur ferme la bouche. Et quant à nous, qui sommes instruits par les exemples des saints, nous aurions grand tort de ne pas imiter leur générosité et leur constance. Or dans ces rencontres, ils disaient :

 

Quand le pécheur s’élevait contre moi,

je me suis tu, je me suis humilié ;

Et je n’ai même pas osé proférer une seule bonne parole (Ps 38, 2).

 

Et en un autre endroit :

 

J’étais comme un sourd qui n’entend point,

Comme un muet qui n’ouvre pas la bouche,

Et comme un homme qui n’écoute rien (Ps 37, 14).

 

Gardons-nous donc bien de les écouter, puisqu’ils sont nos ennemis, et de leur obéir lorsqu’ils nous exhortent à prier et à jeûner. Mais avançons-nous avec plus de courage que jamais dans le chemin où nous sommes entrés, sans nous en laisser détourner par ces esprits malheureux, qui ne font rien que pour nous tromper. Et aussi, ne les craignons nullement, même s’ils nous attaquent et nous menacent de mort, puisque nous savons qu’ils sont faibles et que tout leur pouvoir se réduit à ces menaces.

 

 

Chapitre X

 

 

Jusqu’ici, je ne vous ai parlé que comme en passant des artifices du démon. Mais vous serez heureux, j’en suis sûr, que je m’étende davantage sur ce sujet, puisqu’il vous sera fort utile de graver cette instruction dans votre mémoire. Lorsque Notre Seigneur est venu au monde, il a terrassé cet ennemi de notre salut, et toutes ses forces ont été détruites. Ainsi ne pouvant plus rien maintenant, il fait comme ces tyrans qui, ayant perdu toute leur puissance, ne peuvent demeurer en repos, et qui, n’ayant plus que la parole, s’en servent pour faire des menaces. Si vous considérez bien toutes ces choses, il vous sera facile de mépriser les démons. S’ils étaient engagés comme nous dans les liens du corps, ils pourraient dire qu’ils ne peuvent nous trouver quand nous nous cachons, ou que lorsqu’ils nous trouvent ils ne peuvent nous nuire. Car nous pourrions nous cacher et les empêcher de venir à nous en leur fermant les portes. Mais il n’en est pas ainsi. Il leur est facile d’entrer même si elles sont fermées, et même de voler dans toute l’étendue de l’air, comme leur malheureux prince le démon, étant toujours prêts à nuire par la malice qui est en eux, suivant ce que Notre Seigneur a dit du démon : il est père de toute malice, et il a été homicide dès le commencement (cf. Jn 8, 44). Il paraît clairement qu’ils ne peuvent rien, puisqu’ils ne sauraient nous faire mourir, bien que notre manière de vivre soit parmi toutes, celle qu’ils ont le plus en horreur. Car le lieu où nous sommes ne les empêche pas de nous dresser des embûches. Ils ne nous considèrent pas comme leurs amis pour nous épargner. Ils n’ont point d’amour pour la vertu qui puisse les porter à bien faire ; et étant remplis de malice, ils n’ont point de plus grande passion que de nuire à ceux qui embrassent la vertu. Mais n’ayant aucune force, tout leur pouvoir se réduit à nous menacer ; et s’ils pouvaient nous faire mal, il n’y aurait rien qu’ils ne tentent pour cela, leur volonté étant toujours portée à nuire aux hommes, et à nous surtout. Ils voient en effet que nous sommes assemblés ici pour parler contre eux et que leur faiblesse augmente à mesure que nous avançons dans la piété. Ainsi, s’ils avaient quelque puissance, ils ne laisseraient pas en vie un seul chrétien. Car le service et l’honneur que l’on rend à Dieu passent pour abomination dans l’esprit des pécheurs, comme dit l’Ecriture sainte (Eccl., 1, 32). Voyant donc qu’ils ne peuvent nous faire le mal dont ils nous menacent, ils tournent leur rage contre eux-mêmes ; vous devez bien considérer cela pour ne pas les craindre. S’ils avaient quelque puissance, ils ne viendraient pas en troupe, ils ne nous présenteraient point de fantômes, et ils ne se métamorphoseraient point pour tâcher de nous tromper ; mais leur pouvoir secondant leur volonté, ils se contenteraient de nous attaquer seuls. Car ceux qui ne manquent pas de force, ne se servent point d’illusions, ni de bruits pour nous épouvanter ; mais sans employer tous ces artifices, ils usent soudain de leur puissance, pour exécuter leurs desseins. Les démons au contraire, parce qu’ils ne peuvent rien, semblent jouer sur un théâtre, changeant de figures, comme pour étonner des enfants par une multitude de fantômes et de visions. Ceci témoignant de leur extrême faiblesse, nous oblige encore davantage à les mépriser. Au contraire ce bon Ange envoyé de Dieu contre les Assyriens n’eut pas besoin de se faire accompagner d’une grande multitude, ni d’emprunter des figures étranges, ni de provoquer de grands bruits, ni de faire de grands efforts ; mais usant sans peine et avec tranquillité de la puissance qui lui était donnée, il tua en un moment cent quatre-vingt-cinq mille hommes (IV R 19, 35). Les démons au contraire, n’ayant pas le pouvoir de ces bienheureux esprits, sont réduits à tâcher de nous étonner par ces diverses visions.

 

Quelqu’un me dira peut-être, en alléguant l’exemple de Job : comment donc le démon a-t-il pu faire tout le mal qu’il a voulu, comment a-t-il pu le priver de tous ses biens, faire mourir tous ses enfants, et le frapper même en son corps d’une plaie si cruelle ? (Job 1, 15-22 ; 2, 7). Je réponds que ce pouvoir ne vient pas du démon mais de Dieu, qui lui a permis de traiter Job de la sorte, afin d’éprouver sa vertu. Car ne pouvant rien de lui-même, il lui demanda et obtint cette permission, ce qui fait encore voir plus clairement que cet ennemi mortel de notre salut ne peut faire aucun mal aux justes, quelque désir qu’il ait de leur nuire. Car s’il avait ce pouvoir, il ne le demanderait pas, alors qu’il l’a demandé non seulement une fois mais plusieurs fois ; ce qui fait connaître quelle est sa faiblesse et son impuissance. Or il ne faut pas vous étonner qu’il n’ait rien pu de lui-même contre Job, puisqu’il n’a pu nuire à un seul des animaux qui lui appartenaient qu’après en avoir reçu une permission de Dieu. Sa puissance ne s’étend même pas sur les pourceaux, puisque nous lisons dans l’évangile : Permettez-nous d’entrer dans ce troupeau de pourceaux (Mt 8, 21). S’ils n’ont aucun pouvoir sur les bêtes, à combien plus forte raison n’ont-ils point d’empire sur l’homme qui est créé à l’image de Dieu ? Ainsi c’est Dieu seul nous devons craindre ; et bien loin d’en avoir de la crainte, nous ne devons en avoir que du mépris. Plus ils s’efforcent de nous tenter, et plus nous devons nous affermir dans nos saints exercices, puisqu’une vie pure et une foi en Dieu ferme, sont de puissantes armes pour les combattre et pour les vaincre. Car ils redoutent les jeûnes des solitaires, leurs veilles, leurs oraisons, leur douceur, la tranquillité de leur esprit, leur pauvreté volontaire, le mépris qu’ils font de l’honneur, leur humilité, leur charité pour les pauvres, leur miséricorde, leur accoutumance à surmonter la colère, surtout cet amour sincère dont ils brûlent pour Jésus-Christ. C’est pourquoi il n’y a rien que ces malheureux esprits ne fassent, pour empêcher qu’il ne se trouve des personnes qui aient le pouvoir de les fouler aux pieds, sachant quelle est la grâce que notre Sauveur a donné contre eux aux fidèles lorsqu’il leur dit : Je vous donne pouvoir de marcher sur la tête des serpents et des scorpions et de terrasser toutes les puissances de l’ennemi (Lc 10, 19).

 

 

Chapitre XI

 

 

S’ils feignent d’avoir la science de prédire, gardez-vous bien d’y ajouter foi. Car souvent ils vous avertiront de la venue de vos frères quelques jours auparavant, et ils viendront au temps qu’ils vous auront dit, sans se soucier de la chose en soi, mais afin de vous persuader de les croire et de vous perdre ensuite, après s’être ainsi rendus maître de votre esprit. C’est pourquoi ne les écoutez pas, mais au contraire repoussez-les, en leur disant que vous n’avez nul besoin de leurs prédictions. Car y a-t-il sujet de s’étonner si, ayant des corps incomparablement plus légers que les nôtres, et ayant vu des personnes se mettre en chemin, ils les préviennent par leur vitesse et annoncent leur venue, puisqu’un homme à cheval peut faire la même chose pour un homme à pied ? Il n’y a donc point, en ces occasions, sujet de les admirer, et ils n’ont aucune connaissance des choses avant qu’elles ne soient arrivées, car cela est réservé à Dieu seul (Dn 13, 42). Mais tout ce qu’ils peuvent faire est de rapporter à plusieurs, en commettant une sorte de larcin et grâce à une très grande rapidité, toutes les choses qu’ils voient se passer ici quand nous sommes assemblés, et ce que nous avons dit contre eux, avant qu’aucun de ceux qui sont présents n’ait quitté sa place pour en donner des nouvelles. Ils ne font rien de plus en cela que ce que ferait un homme qui, grâce à son extrême rapidité, laisserait derrière lui quelqu’un qui marcherait lentement. Un exemple le fait comprendre aisément. Si quelqu’un venait ici de la Thébaïde ou de quelque autre province, ils ne sauraient rien de son voyage avant qu’il se fût mis en chemin. Mais lorsqu’ils l’auraient vu en route, ils pourraient par leur vitesse annoncer sa venue avant qu’il arrive, et cet homme arriverait quelques jours après ainsi qu’ils l’auraient prédit. Mais ils se trouveraient être des menteurs si, comme il arrive quelquefois, cet homme retournait sur ses pas.

 

Ils se servent aussi des inondations des fleuves pour nous tromper lorsque, voyant qu’il a beaucoup plu en Ethiopie, et jugeant par là quel le Nil va déborder, ils se hâtent de venir le dire en Egypte avant que l’inondation y soit arrivée. Ce que les hommes pourraient faire aussi bien qu’eux, s’ils étaient par leur nature aussi rapides et aussi légers. Il en est comme de celui que David avait mis en sentinelle sur un lieu fort élevé. Il aperçut beaucoup plus tôt celui qui venait que ceux qui étaient en bas, et prenant sa course il rapporta ce qui n’était pas encore arrivé, mais ce qui allait arriver sous peu (2 R 18, 24). Ainsi les démons usent de toutes sortes de moyens et s’avertissent les uns les autres afin de tâcher de nous tromper. S’il arrive, par la providence de Dieu à qui toutes choses sont possibles, que cette inondation n’arrive pas, ou que le voyageur ne continue pas son chemin, alors ils se trouvent être menteurs, et ceux qui ont ajouté foi à leurs paroles se trouvent trompés. C’est ce qui arrivait aux oracles des faux dieux des Grecs, et c’est ainsi que ces démons qui parlaient par la bouche de leurs idoles, avaient coutume de tromper les hommes. Mais ces oracles devinrent muets lorsque Notre Seigneur Jésus-Christ étant venu au monde découvrit leur fausseté et rendit inutiles toutes les tromperies des démons. Car ils ne connaissent rien par eux-mêmes et, ainsi que des larrons, ils se disent seulement les uns aux autres toutes les choses qu’ils ont vues et leurs avis doivent plutôt passer pour des conjectures que pour des prédictions. Et bien qu’ils disent parfois la vérité, il ne faut pas pour cela les admirer, puisque nous voyons les médecins, par l’expérience qu’ils ont des maladies, et parce qu’ils en ont vu de semblables chez d’autres personnes, en prédire souvent les suites, comme par une espèce de prophétie. Les pilotes et les laboureurs aussi, en regardant le ciel et la disposition de l’air, présagent qu’il arrivera des orages et des tempêtes, ou que le temps sera calme ; ce que nous n’attribuons pourtant pas à une prescience divine qui serait en eux, mais à leur art et à leur expérience. Ainsi, bien que les démons, par les mêmes conjectures, prédisent les mêmes choses, nous ne devons ni les admirer, ni les écouter. Et quel avantage y a-t-il de savoir quelques jours auparavant ce qui doit arriver ? et quel besoin avons-nous d’être informés de semblables choses, bien qu’elles soient véritables, puisque ces connaissances ne nous servent à rien pour que avancer dans la vertu et nous rendre meilleurs que nous ne sommes ? Car nul d’entre nous ne sera jugé comme coupable à cause de ce qu’il ignore, ni ne passera pour bienheureux à cause de la connaissance qu’il aura de choses semblables. Mais voilà sur quoi nous serons jugés : sommes-nous demeurés fermes dans la foi et avons-nous fidèlement observé les commandements de Dieu ? C’est pourquoi il ne faut pas faire grand cas des autres choses, mais seulement nous employer avec courage et avec labeur à l’accomplissement de nos saints exercices non pour savoir l’avenir, mais afin de nous rendre agréables à Dieu par le soin que nous aurons eu de le servir et de lui plaire. Et nous devons le prier, non de nous donner la science de prédire comme récompense de la vie que nous professons, mais de bien vouloir nous assister dans nos combats contre les démons, afin que nous remportions la victoire. Et si nous avons quelque désir de savoir l’avenir, ayons soin de garder une très grande pureté. Car je crois qu’une âme sans tache et qui demeure dans l’innocence qu’elle a reçue par le baptême, est si clairvoyante qu’elle peut découvrir par des révélations qu’elle reçoit de Dieu, beaucoup plus de choses, et plus lointaines, que ne sauraient le faire les démons. Tel fut l’esprit d’Elie lorsqu’il vit Giezi (IV R 5, 25) et qu’il aperçut les troupes des anges qui étaient autour de lui (IV R 6, 17).

 

 

Chapitre XII

 

 

Mais il faut que je continue à vous informer des autres tromperies des démons. Lorsqu’ils viennent à vous de nuit pour vous prédire l’avenir et feignent d’être de bons anges, ne les écoutez pas, sachant que tous leurs discours ne sont que des mensonges. S’ils louent la vie solitaire et vous disent que vous êtes bienheureux, fermez les oreilles à cela aussi bien qu’au reste, sans avoir aucun égard pour leurs paroles, et fortifiez-vous plutôt par le signe de la croix, et signez aussi vos maisons ; mettez-vous en oraison et vous les verrez disparaître. Car ils sont timides et craignent extrêmement le signe de la croix de notre Sauveur, parce que c’est par elle qu’il les a désarmés et rendu si méprisables (cf. Col 2, 15). S’ils vous résistent avec impudence, en sautant et en se présentant à vous sous plusieurs formes différentes, ne vous en étonnez pas, et n’ayez aucune foi en eux comme s’ils étaient de bons anges.

 

Or il est facile, avec la grâce de Dieu, de discerner les uns et les autres. Car la vue des bons anges n’apporte aucun trouble. Ils ne contestent ni ne crient, et on n’entend point leur voix (Is 52, 2). Mais leur présence est si douce et si tranquille qu’elle remplit soudain l’âme de joie, de contentement et de confiance, parce que le Seigneur, qui est notre joie et la puissance de Dieu son Père, est avec eux. Et les pensées qu’ils nous inspirent étant tranquilles et sans aucun trouble, ils illuminent ceux à qui ils apparaissent de telle sorte, qu’ils peuvent sans peine considérer ces bienheureux esprits ; et ils leur donnent un tel amour pour les choses divines et futures, qu’ils voudraient s’unir entièrement à eux et souhaiteraient pouvoir les suivre dans le ciel. Mais comme il y a des hommes qui appréhendent même la vue des bons anges, leur charité est telle qu’ils les délivrent aussitôt de cette crainte, comme Gabriel en délivra Zacharie (Lc 1, 13), et l’ange qui parut au sépulcre en délivra ces saintes femmes qui allaient y chercher Notre Seigneur (Mt 28, 5) ; comme aussi celui qui dit aux bergers dans l’évangile : « N’ayez point de crainte » (Lc 2, 10). Car alors l’appréhension de ces bonnes âmes ne procède pas d’une faiblesse d’esprit qui les porte à s’étonner aisément, mais de la présence d’une nature plus excellente que la leur. Telle est donc l’apparition des bons anges.

 

Au contraire, l’incursion et l’aspect des mauvais anges remplissent l’esprit de trouble. Ils viennent avec du bruit et avec des cris, comme le font des jeunes gens indisciplinés, et avec un tumulte comme celui causé par des larrons ; ce qui jette la crainte dans l’âme, remplit les pensées de confusion et de trouble, abat le visage de tristesse, donne du dégoût pour la vie solitaire, porte l’esprit au découragement et à la tristesse, dans le souvenir des parents et la crainte de la mort ; ce qui lui aussi fait désirer les choses mauvaises, mépriser la vertu et le remplit d’inconstance. Ainsi, lorsqu’il vous arrive des visions qui vous étonnent, si cette crainte passe soudain et qu’une extrême joie lui succède, si votre esprit se tranquillise, si vous vous trouvez pleins de confiance, si vous reprenez de nouvelles forces, si vos pensées retrouvent le calme, et, comme je l’ai dit auparavant, si vous sentez dans votre cœur un amour généreux pour Dieu, prenez courage et mettez-vous en prière. Car cette joie et cet état de votre âme sont une marque de la sainteté de l’esprit qui vous apparaît. Ainsi Abraham se réjouit en voyant Dieu (Jn 8, 56), saint Jean tressaillit de joie dans le ventre de sa mère (Lc 1, 41), en entendant la voix de la Vierge qui portait un Dieu dans son sein. Mais lorsque dans l’apparition des esprits, vous entendez des bruits et des troubles accompagnés de menaces de mort, et voyez des fantômes qui vous représentent des choses du siècle, et tout le reste de tout ce que je vous ai dit, soyez sûrs que c’est une tentation des mauvais anges. La meilleure preuve est de voir l’âme demeurer dans l’appréhension et dans la crainte. Car les démons ne nous en délivrent jamais, comme Gabriel ce grand archange en délivra Marie et Zacharie, et comme l’ange qui apparut au sépulcre en délivra ces saintes femmes. Mais au contraire, plus ils voient les hommes étonnés, et plus ils leur présentent de fantômes, afin d’augmenter la terreur dans leur esprit et pouvoir ensuite triompher d’eux, en leur disant de se prosterner pour les adorer. C’est ainsi qu’ils ont trompés les païens, qui étant trompés par leurs artifices, les ont adorés comme des dieux. Mais Notre Seigneur n’a pas voulu souffrir que nous soyons ainsi trompés par le démon ; celui-ci voulant de tenter de la même façon, il le menaça en lui disant : Retire-toi d’ici, Satan : car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu et ne servira que lui seul(Mt 4, 10). Méprisons donc de plus en plus toutes les malices de cet esprit menteur, puisque c’est pour l’amour de nous que Jésus-Christ lui a tenu ce langage, afin que les démons, nous entendant leur dire ces paroles, soient épouvantés en se souvenant que ce sont les mêmes dont un Dieu s’est servi pour les menacer.

 

J’ai aussi, mes chers enfants, une autres instruction à vous donner, qui est de ne pas vous glorifier lorsque vous aurez chassé les démons, et de ne point vous enfler de vanité quand vous aurez guéri miraculeusement les malades. N’admirez point celui qui chasse les démons ; et ne méprisez point celui à qui Dieu ne fait pas la même grâce ; mais, remarquant les vertus de chacun dans les saints exercices que nous professons, efforcez-vous de les imiter ; et tâchez même de les surpasser par une sainte émulation. Car il ne dépend pas de nous de faire des miracles ; mais c’est une œuvre de notre Sauveur qui, à cause de cela, a dit à ses disciples : Ne vous réjouissez pas de ce que les démons vous obéissent ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans le ciel (Lc 10, 20). Car le fait qu’ils y sont écrits est un témoignage de notre vertu et de notre vie bonne ; tandis que de pouvoir chasser les démons est une pure faveur que nous recevons de Jésus-Christ. C’est pourquoi, lorsque ceux qui se glorifient de leurs miracles et non pas de leurs vertus, lui disaient :Seigneur, n’avons-nous pas chassé les démons et fait plusieurs miracles en ton nom ? il leur répondit : En vérité, en vérité, je ne vous connais point (Mt 7, 22-23). Car il ne connaît point les voies des impies. Prions-le donc de tout notre cœur, ainsi que je vous l’ai déjà dit, de nous accorder par sa grâce le don de discerner les esprit, afin que, comme il est écrit, Nous ne nous laissions pas emporter à toutes sortes de vents (Jn 4, 1).

 

 

Chapitre XIII

 

 

Je voulais terminer ce discours en me contentant de ce que je vous ai dit, sans parler de ce qui m’est arrivé à moi-même. Mais je ne voudrais pas que vous ne croyiez pas que je vous ai rapporté toutes ces choses uniquement parce qu’elles me sont venues à l’esprit. Pour que vous y ajoutiez foi comme à des choses vraies, et pour que vous sachiez que je ne vous ai rien proposé que je ne connaisse par l’expérience, je vous dirai encore ce que j’ai vu des embûches et des artifices des démons, bien qu’en cela je semble commettre une imprudence. Mais Dieu qui m’entend sait quelle est ma sincérité, et que je ne parle pas pour me faire valoir, mais pour l’amour de vous et par le désir de votre avancement spirituel.

 

Combien de fois, alors que les démons me disaient que j’étais un saint, les ai-je maudits au nom du Seigneur ! Combien de fois, alors qu’ils me prédisaient le débordement du Nil, leur ai-je répondu : De quoi vous mêlez-vous ! Quelquefois, venant avec des menaces, ils m’environnaient de tous côtés, comme des troupes de soldats armés, à pied ou à cheval. Et quelquefois aussi, ils remplissaient de serpents et de bêtes sauvages le lieu où je demeurais. Alors je chantais ce verset : Ils mettent leur gloire dans leurs chariots et dans leurs chevaux, mais nous ne nous glorifions qu’au nom du Seigneur notre Dieu (Ps 19, 9). Et après m’être mis en prière, tous leurs efforts étaient rendus inutiles.

 

Une autre fois, m’abordant de nuit avec une grande lumière qui n’était que feinte, ils me dirent : Nous venons, Antoine, pour t’éclairer. Je fermais les yeux, je me mis en oraison, et aussitôt cette lumière diabolique fut éteinte. Quelques mois après, ils vinrent en chantant des psaumes et en parlant de l’Ecriture sainte. Mais je demeurais comme un sourd qui n’entend rien (Ps 38, 14). Une autre fois, ils ébranlèrent tout mon monastère et je priai Dieu afin que mon âme ne fût point ébranlée. Ils revinrent à quelque temps de là en battant des mains, en sifflant et en sautant. Mais, m’étant mis à prier et à chanter des psaumes, ils commencèrent aussitôt à pleurer et à se plaindre : ils avaient perdu toute force. Alors je louai Notre Seigneur qui, domptant ainsi leur audace et leur folie, les rendait si méprisables.

 

Un jour, le démon m’apparut d’une grandeur démesurée, et il eut l’impudence de me dire : je suis la force et la providence de Dieu, et je te ferai telle faveur que tu voudras. Alors, en proférant le nom de Jésus-Christ, je lui crachai au visage ; et m’efforçant de le frapper, il sembla que j’en étais venu à bout : ce grand fantôme et toute la troupe des démons qui le suivaient s’étaient évanouis aussitôt que j’eus prononcé ce nom qui leur est si redoutable.

 

Une autre fois, comme je jeûnais, cet imposteur vint me trouver en habit de solitaire, et en me présentant comme un pain, il me dit pour me tromper : Mange, et donne quelque relâche à tes travaux excessifs ; tu es un homme comme les autres et tu succomberas si tu continues dans ces grandes austérités. Connaissant ses ruses et ses artifices, je me levai pour prier ; ne pouvant le supporter, il fut vaincu et s’évanouit de devant mes yeux en sortant par la porte comme une fumée.

 

Combien de fois m’a-t-il présenté de l’or en apparence dans le désert, afin seulement que je le touche et le regarde ! Mais au lieu de cela, je chantais des psaumes, et lui séchait de dépit. Il m’a souvent couvert de plaies, et je disais : Rien ne saurait me séparer de l’amour de Jésus-Christ (Rm 8, 35). A ces paroles, les démons s’entrefrappaient les uns les autres. Car ce n’est pas moi qui les ai domptés, et qui ai rendu toutes leurs forces inutiles ; mais c’est le Seigneur qui a dit : Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair (Lc 10, 18).

 

Voilà, mes chers enfants, ce qui m’est arrivé personnellement et que j’ai voulu vous dire, en me souvenant de ce que l’Apôtre a fait en pareille rencontre ; afin que ni le découragement, ni la crainte de toutes les illusions du diable et des démons ne soient jamais capables d’affaiblir votre sainte résolution. Mais puisque par le désir de vous voir avancer dans la vertu, j’ai passé par-dessus les lois de la prudence ordinaire, en vous racontant toutes ces choses, je veux encore vous en rapporter une pour augmenter votre assurance contre ces ennemis des hommes. Et vous pouvez hardiment me croire, car je ne mens pas. Quelqu’un ayant un jour frappé à ma porte dans le monastère, je sortis et vis un homme d’une extraordinaire grandeur. Lui ayant demandé qui il était, il me répondit :

— Je suis Satan.

– Qu’as-tu à faire ici ?, lui dis-je alors.

 Il me répliqua : — Pourquoi est-ce que tous les solitaires m’accusent injustement ? Pourquoi est-ce que tous les chrétiens me donnent sans cesse des malédictions ? Mais pourquoi, lui répondis-je, leur fais-tu toujours du mal ? Je ne leur en fais point, dit-il ; mais c’est eux-mêmes qui s’en font, car j’ai perdu toute ma force. Et n’ont-ils pas lu : Enfin l’ennemi a été désarmé ; tu as détruit toutes ses villes (Ps 9, 7) ? Il ne me reste plus un seul lieu où je commande. Je n’ai plus aucune arme et je ne possède pas une seule ville. Les chrétiens sont répandus dans le monde entier et les déserts eux-mêmes sont remplis de solitaires. Qu’ils veillent donc sur eux-mêmes, si bon leur semble, et ne fassent plus toutes ces imprécations, si injustes, contre moi.

Alors, admirant la grâce de Dieu, je lui dis : — Bien que tu sois toujours menteur et que tu ne dises jamais la vérité, tu viens de la dire maintenant malgré toi. Car il n’y a pas de doute que Jésus-Christ en venant dans le monde, a ruiné toutes tes forces, et en te mettant à terre, t’a entièrement désarmé.

Le démon, entendant proférer ce nom de notre Sauveur, et sentant par là augmenter l’ardeur de son supplice, disparut aussitôt. Or s’il avoue lui-même qu’il ne peut rien, n’avons-nous pas raison de le mépriser avec tous ses démons ? Voilà quels sont les artifices de notre ennemi et de tous ces chiens infernaux ; mais connaissant leur faiblesse, il nous est bien aise de n’en pas tenir compte. Gardons-nous donc de perdre courage, ne remplissons point notre esprit de vaines terreurs, et ne nous donnons pas de la crainte à nous-mêmes, en disant : Mais si le démon venait à cette heure pour me tenter ? Mais s’il m’enlevait pour me mettre à terre ? Mais si, en sortant tout d’un coup de ses embûches, il m’épouvantait tellement qu’il me mette dans le trouble ? N’ayons aucune de ces pensées, et ne nous affligeons point comme si nous étions prêts à périr. Au contraire, soyons pleins de confiance, et réjouissons-nous toujours, comme devant être sauvés ; et parce que le Seigneur est avec nous, lui qui a mis les démons en fuite et détruit toute leur puissance, pensons continuellement que le Seigneur nous étant ainsi toujours présent, les démons ne sauraient nous faire aucun mal. Car ils se conduisent envers nous selon l’état auquel ils nous trouvent, et forment les visions qu’ils nous présentent selon les pensées qu’ils reconnaissent que nous avons dans l’esprit. Ainsi, s’ils nous trouvent craintifs et troublés, ils nous attaqueront aussitôt comme les voleurs attaquent une maison qu’ils savent n’être gardée par personne, et ils augmenteront par de nouvelles frayeurs celles que nous aurons déjà dans l’esprit, en y joignant des visions et des menaces ; ce qui tourmente misérablement une pauvre âme. Mais si, au contraire, ils nous trouvent pleins de joie dans le Seigneur, s’ils nous trouvent en train de méditer ses commandements et de considérer que toutes choses sont entre ses mains, les démons ne peuvent rien contre les chrétiens, ils n’auront aucune capacité de nous nuire ; s’ils voient nos âmes dans ces sentiments, ils s’en retourneront avec confusion et avec honte. Ainsi, trouvant Job fortifié de la sorte contre lui, il le quitta. Mais trouvant Judas dépouillé de semblables armes, il en fit son esclave. C’est pourquoi, si nous voulons triompher de cet ennemi, ayons toujours dans l’esprit de saintes pensées ; que nos âmes soient continuellement dans la joie par l’espérance des biens à venir, et alors nous considèrerons toutes les illusions des démons comme une vapeur et une fumée, et nous les verrons nous fuir plutôt que nous persécuter. Car, comme je l’ai déjà dit, ils sont extrêmement timides, parce qu’ils n’ignorent pas l’ardeur de ces flammes éternelles destinées à leur supplice.

 

Mais pour que vous ayez encore moins peur de ces esprits de ténèbres, je veux vous donner un signe qui vous servira à les reconnaître. Lorsque quelque vision vous apparaîtra, au lieu de vous laisser troubler par la crainte, interrogez avec assurance celui qui se présentera à vous, en lui disant : Qui es-tu ? D’où viens-tu ? (Jos 5, 13). Car si cette apparition est d’un bon ange, il vous éclairera sur vos doutes par ses réponses, et changera votre appréhension en joie. Et si c’est un démon, il sera soudain terrassé en voyant la fermeté de votre esprit ; car c’est la meilleure preuve qu’un esprit n’est ému par rien, que de lui demander ainsi : qui il est, et d’où il vient. Ainsi le fils de Navé fut informé de ce qu’il désirait savoir (Jos 5, 13) et le démon ne put se cacher à Daniel lorsqu’il l’interrogea Dn 10, 11.18.19).

 

 

Chapitre XIV

 

 

Antoine ayant ainsi parlé, son discours remplit de joie tous les assistants, augmenta dans les uns l’amour de la vertu, chassa de l’esprit des autres la négligence, fit cesser la vanité de ceux qui avaient trop bonne opinion d’eux-mêmes, les persuada tous de mépriser les embûches des démons et les remplit d’admiration pour la grâce si particulière que Dieu lui avait faite de discerner les esprits. Il y avait donc dans les montagnes des monastères qui étaient comme autant de temples remplis de chœurs divins de ces personnes qui passaient leur vie à chanter des psaumes, à étudier l’Ecriture sainte, à jeûner, à prier, à mettre leur consolation dans l’espérance des consolations à venir, à travailler de leurs mains pour pouvoir donner l’aumône et à vivre tous ensemble dans une parfaite charité et une union admirable.

 

Ainsi l’on pouvait voir véritablement en ces lieux-là, comme une région séparée de tout le reste du monde, dont les heureux habitants n’avaient point d’autres pensées que de s’exercer à la piété et à la justice. Il n’y avait personne qui fit tort à autrui, ou qui en reçut ; et l’on n’y entendait point la voix menaçante de ces rigoureux créanciers (Jb 32) : mais tout était rempli d’une grande multitude de solitaires, qui n’avaient tous d’autre dessein et d’autre désir que de s’avancer dans la vertu. En voyant ces monastères et la discipline admirable dans laquelle ils vivaient tous, il y avait sujet de s’écrier :

 

Que tes pavillons sont beaux, ô Jacob,

Et tes tentes, Israël !

Elles sont comme des vallées ombragées de bois,

Comme des jardins arrosés par des ruisseaux ;

Comme des tabernacles dressés par la main du Seigneur,

Et comme des cèdres proche des eaux (No 24, 5-6).

 

Antoine, selon sa coutume, menant la vie d’anachorète dans son petit monastère, travaillait sans cesse à s’avancer de plus en plus dans la perfection religieuse. Il se mettait devant les yeux ces demeures qui nous sont préparées dans le ciel ; ils soupirait par le désir d’y arriver ; et considérant la fragilité de cette vie et la noblesse de notre âme, il avait honte d’être obligé de manger, de prendre quelque repos par le sommeil et de se voir assujetti aux autres nécessités du corps. Ce qui faisait que souvent lorsqu’il était prêt à manger avec ses disciples, se ressouvenant de cette autre nourriture spirituelle, il s’en abstenait et s’éloignait d’eux, comme s’il avait eu honte qu’on l’eut vu manger. Ainsi il mangeait d’ordinaire seul lorsque la nécessité le contraignait à prendre quelque chose pour le soutenir. Mais cela n’empêchait pas qu’il ne mangeât souvent avec ses frères, lorsqu’ils l’en priaient, et afin de pouvoir plus commodément et dans la liberté de l’Esprit de Dieu, leur tenir des discours qui leur fussent profitables.

 

Il leur disait donc qu’il est préférable d’employer tous ses soins à ce qui est avantageux à l’âme, et non à ce qui regarde le corps auquel nous ne devons donner que fort peu de notre temps, et lorsque nous y sommes obligés par la nécessité ; tandis que nous devons nous employer à ce qui regarde l’utilité de notre âme, de crainte qu’elle ne se laisse emporter aux voluptés du corps, et afin qu’au contraire, elle le réduise en servitude : c’est-ce que Notre Seigneur a voulu nous enseigner lorsqu’il a dit : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de quoi vous vous nourrirez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. Ne pensez pas à ce que vous boirez, ni à ce que vous mangerez, et que vos esprits ne se troublent point dans la crainte de manquer de ce qui vous est nécessaire. Car c’est aux infidèles d’avoir soin de ses choses, mais non pas à vous, puisque votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez donc d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout le reste vous sera donné (Lc 12, 29-31).

 

 

Chapitre XV

 

 

Quelque temps après, l’Eglise étant ravagée par la persécution de Maximien, et plusieurs chrétiens étant emmenés à Alexandrie, Antoine quitta son monastère pour suivre ces victimes de Jésus-Christ. Il disait : Allons à ce glorieux combat de nos frères pour le soutenir avec eux, ou pour être au moins spectateurs de leur triomphe. Il brûlait du désir de souffrir aussi le martyre. Mais comme il ne pouvait pas en conscience se livrer lui-même, il fut contraint de se contenter de servir ceux qui étaient dans les mines et dans les prisons, pour avoir confessé le nom de Jésus-Christ. Il exhortait aussi avec un grand zèle ceux que l’on menait devant les juges, de soutenir généreusement cette épreuve de leur foi, et de demeurer fermes jusqu’à la fin, pour se consacrer à Dieu par le martyre. Le juge, voyant la ferveur et le courage invincible d’Antoine, et de ceux qui l’accompagnaient, défendit à tous les solitaires de se trouver aux jugements, et de demeurer dans la vill. A la suite de cette ordonnance, tous se cachèrent se jour-là. Mais Antoine, au lieu de s’étonner, lava sa robe, et le lendemain il se tint sur un lieu élevé par où le juge devait passer, afin qu’il puisse le voir plus aisément. Chacun s’en étonnaient, le juge et toute sa suite l’aperçurent, mais il demeura ferme sans rien craindre, faisant voir par là quelle est l’assurance et la générosité des chrétiens. Car il souhaitait avec passion, ainsi que je l’ai déjà dit, endurer aussi le martyre, et il ressentait beaucoup de douleur de ne pas recevoir cette grâce. Mais Notre Seigneur le conserva pour notre avantage et celui de plusieurs autres, afin qu’il fut le maître d’un grand nombre dans la vie solitaire dont il avait pris les instructions dans l’Ecriture sainte. Car plusieurs, voyant seulement sa manière de vivre, s’efforçaient avec ardeur de l’imiter. Il continua, comme il avait toujours fait, d’assister les confesseurs du Nom de Jésus-Christ ; et comme s’il eut été dans les mêmes liens, il ne ressentait pas moins qu’eux tous les travaux et les souffrances de leur prison.

 

Cette cruelle persécution, durant laquelle le bienheureux patriarche d’Alexandrie endura le martyre, ayant cessé, Antoine retourna dans son monastère où sa foi et sa piété lui acquéraient continuellement le mérite du martyre qu’il faisait souffrir à son corps par l’austérité de sa vie. Car il jeûnait toujours, il portait sur sa peau une tunique de poil de chèvre, et par-dessus celle-là une autre de cuir qu’il ne quitta point jusqu’à la mort. Il ne lavait jamais son corps, ni ne nettoyait jamais ses pieds, à moins que la nécessité ne le contraigne à passer de l’eau ; et on ne l’a jamais vu nu, que lorsqu’on l’ensevelit.

 

 

Chapitre XVI

 

 

S’étant retiré, comme je l’ai dit, avec la résolution de demeurer un temps sans sortir de son monastère, et sans y laisser entrer personne, un nommé Martinien, qui exerçait le commandement sur des gens de guerre, vint troubler son repos pour implorer son assistance, à cause de sa fille qui était tourmentée par le démon. Après avoir longtemps frappé à sa porte, en le conjurant de sortir et de prier Dieu pour elle, Antoine ne lui ouvrit point ; mais regardant seulement d’en haut, il lui dit : Pourquoi me tourmentez-vous ainsi ? Je suis un homme comme vous. Mais si vous avez de la foi, priez Dieu, et il vous accordera ce que vous lui demanderez. Martinien crut, invoqua Jésus-Christ et, étant rentré chez lui, il trouva sa fille délivrée de l’esprit malin. Notre Seigneur qui a dit : Demandez et il vous sera donné, fit plusieurs autres miracles par son serviteur, sans qu’Antoine ouvrît sa porte. Car grand nombre de personnes affligées de divers maux demeurant assises au dehors de son monastère, étaient guéries en priant Dieu avec une foi vive et sincère.

 

Voyant que tant de gens venaient le troubler, qu’il ne pouvait demeurer dans la retraite qu’il désirait, il craignit de s’élever de vanité par les merveilles que Dieu opérait par son intermédiaire, et que l’on eut meilleure opinion de lui qu’il ne le méritait. Aussi, après avoir bien considéré toutes ces choses, il résolut de s’en aller dans la haute Thébaïde où il n’était connu de personne. Ainsi, ayant pris des pains de ses disciples, il s’assit sur le bord du fleuve, pour voir s’il ne passerait pas quelque bateau dans lequel il pourrait monter. Occupé par cette pensée, il entendit d’en haut une voix qui lui disait : Antoine, où vas-tu ? et quel est ton dessein ? Lui, sans se troubler parce qu’il avait l’habitude d’entendre des voix semblables, répondit : Ces peuples ne me donnent point de repos, je veux donc aller dans la haute Thébaïde, afin d’éviter leurs importunités et principalement parce qu’ils désirent de moi des choses qui sont au dessus de mes forces. Alors cette voix dit : Même si tu vas là-bas et même si tu te retires comme tu l’as résolu dans ces lieux où il n’y a que des bergers et des pâturages, tu verras redoubler tes peines. Mais si tu veux être dans un plein repos, va-t-en dans le fond du désert. Sur quoi Antoine répondit : Mais qui m’enseignera le chemin ? car je ne le connais pas. Soudain cette voix lui montra des Sarrasins qui allaient de ce côté-là. Il s’avança donc et les rejoignit et il leur demanda s’il pouvait aller en leur compagnie dans le désert. Ce qu’ils acceptèrent très volontiers, comme si la providence divine leur avait recommandé de le faire.

 

Antoine marcha avec eux durant trois jours et trois nuits et arriva à une montagne assez haute, au pied de laquelle il y avait une fontaine claire dont l’eau était fort bonne et extrêmement fraîche. Il y avait au dessous une plaine et quelques palmiers qui n’étaient point cultivés. Antoine, comme poussé par un mouvement de Dieu, conçut de l’amour pour ce lieu-là, parce qu’il était tel que la voix qui lui avait parlé sur le bord du fleuve, le lui avait montré. Ainsi, ayant pris des pains de ceux avec qui il était venu, il demeura seul dans la montagne ; personne d’autre qu’eux ne le savait, et il considérait ce lieu comme une demeure qui lui était particulièrement destinée. Ces Sarrasins même, voyant avec quelle satisfaction il s’y arrêtait, revinrent par le même chemin et lui apportèrent des pains avec joie. Il reçut aussi quelque soulagement du fruit des palmiers.

 

Ses disciples ayant fini par savoir dans quel lieu il était, et conservant pour lui le souvenir que des enfants doivent à leur Père, eurent soin de lui envoyer du pain. Mais Antoine, voyant que cela donnait beaucoup de peine à ceux qui le lui portaient, résolut de leur épargner ce travail et pria donc quelques-uns de ceux qui venaient le trouver, de lui apporter une bêche, une cognée et un peu de blé. Ayant cela et ayant considéré la terre qui était autour de la montagne, il en laboura et sema un petit endroit qu’il jugea propice pour réaliser son dessein, parce qu’il pouvait être arrosé avec l’eau de la fontaine. Il continua à faire cela chaque année et recueillait de quoi se nourrir, et sentait une joie extrême car par ce moyen, il ne donnait pas de peine à quiconque et n’était à charge à personne. Mais, voyant que quelques-uns commençaient à venir le chercher, il sema aussi des herbes, afin de pouvoir leur donner quelque rafraîchissement après la fatigue qu’ils auraient eu à souffrir pendant un chemin aussi pénible.

 

Au commencement, les bêtes sauvages du désert venaient boire à sa fontaine, gâtant souvent ce qu’il avait labouré et semé. Il en prit une tout doucement et dit à toutes les autres : Pourquoi le faites-vous du mal, puisque je ne vous en fait point ? Retirez-vous, et au nom du Seigneur ne vous approchez jamais plus d’ici. Après cette défense, ces bêtes, comme si elles craignaient de lui désobéir, n’y revinrent plus du tout. Il demeurait donc ainsi seul dans le fond de la montagne, se donnant tout entier à la prière et aux autres exercices de la vie solitaire ; et les frères qui l’assistaient, le supplièrent d’accepter que ceux qui venaient le voir tous les mois, lui apportent des olives et de l’huile, parce qu’il était déjà vieux.

 

 

Chapitre XVII

 

 

Combien, durant ce séjour, a-t-il soutenu de combats, non pas comme dit l’Apôtre, contre la chair et le sang, mais contre les princes du siècle et les puissances des ténèbres (Ep 6, 12) ! Nous avons appris de ceux qui allaient le visiter, qu’ils entendaient de grands bruits de voix confuses, et comme des gens armés qui s’entrechoquaient ; qu’ils voyaient la nuit la montagne pleine de bêtes féroces et Antoine combattant contre des ennemis visibles, et se mettant en oraison pour les vaincre. Et cela au lieu de les remplir de crainte, les rassurait. Il repoussait ces assauts en fléchissant les genoux devant Dieu et il lui adressait sa prière. Et véritablement, c’était une chose digne d’admiration de le voir demeurer seul dans un désert si effroyable, sans s’étonner des attaques continuelles des démons, et sans craindre la fureur de tant de bêtes féroces et des serpents. Mais, ainsi que dit le psalmiste : la confiance qu’il avait en Dieu rendait son esprit aussi ferme et aussi inébranlable que la montagne de Sion (Ps 124, 1). Les démons avaient plus peur de lui que lui n’avait peur d’eux, et les animaux cruels, comme il est dit dans l’Ecriture, devenaient doux en sa présence (Job 5, 23). Le démon, ainsi que chante David, observait Antoine et grinçait des dents de rage en le voyant vivre de la sorte. Mais lui avait recours à notre Sauveur, afin qu’il le préservât de la malice et des diverses embûches de cet ennemi mortel de tous hommes.

 

Une nuit, comme il veillait, il lui envoya un si grand nombre de bêtes féroces, qu’il y avait sujet de croire qu’il n’en restait plus une seule dans le désert. Etant ainsi sorties de leurs forts et de leurs cavernes, elles l’environnèrent de toutes parts, et ouvrant la gueule, le menaçaient de le mordre. Antoine connaissant l’artifice de l’esprit malin, leur dit : Si Dieu vous a donné pouvoir de me nuire, je suis tout prêt à être dévoré par vous ; mais si ce sont les démons qui vous envoient ici, ne demeurez pas davantage et retirez-vous, car je suis serviteur de Jésus-Christ. Il n’eut pas plutôt dit cela, qu’elles s’enfuirent comme si ces paroles eussent été autant de fouets qui les eussent chassées.

 

Quelques jours après, comme il travaillait, ainsi qu’il faisait toujours avec soin, quelqu’un étant près de la porte tira la ficelle dont il se servait pour son ouvrage. Car il faisait des paniers d’osier qu’il donnait à ceux qui venaient le voir en échange des choses qu’ils lui apportaient. S’étant levé, il vit une bête qui, jusqu’aux cuisses, avait la forme d’un homme et dont tout le reste était d’un âne. Alors, faisant le signe de la croix, il lui dit : Je suis serviteur de Jésus-Christ, s’il vous envoie contre moi, me voici, je ne m’enfuis pas. A ces paroles, ce monstre s’enfuit à une telle vitesse avec les démons qui le suivaient, qu’il tomba mort au milieu de sa course et ils furent tous vaincus par cette mort qui fit voir que tous les efforts qu’ils avaient fait pour chasser Antoine du désert, leur avaient été inutiles.

 

 

Chapitre XVIII

 

 

Comme ses disciples le priait de descendre de la montagne pour aller les voir et visiter leurs monastères, Antoine partit avec eux et fit porter sur un chameau des pains et de l’eau. (Car tout le désert était si sec qu’on ne trouve de l’eau bonne à boire que sur la montagne où il l’avait puisée et où était son monastère). L’eau qu’ils portaient fut insuffisante au milieu du voyage et la chaleur était excessive. Ils furent réduits à une telle extrémité qu’ils ne pouvaient plus attendre que la mort. Car après avoir cherché de tous côtés sans trouver d’eau, et n’ayant plus la force de marcher, ils demeurèrent couchés par terre avec si peu d’espérance, qu’ils laissèrent même aller leur chameau. Le saint vieillard, au comble de la douleur en les voyant dans cet état, jetait de profonds soupirs. Il s’éloigna un peu d’eux, mit les genoux à terre, éleva les mains vers le ciel et eut recours à Dieu par la prière. Le Seigneur l’exauça aussitôt en faisant sortir de l’eau du lieu même où il était en oraison. Tous ses disciples burent et reprirent de nouvelles forces. Après avoir rempli les peaux de bouc qu’ils avaient apportées, ils cherchèrent et trouvèrent leur chameau qui, par hasard, était arrêté à une pierre, autour de laquelle son licol s’était entortillé. Ainsi, l’ayant ramené et l’ayant fait boire, ils mirent sur lui leurs peaux de bouc et achevèrent heureusement leur voyage.

 

Antoine arriva chez les solitaires qui l’avaient convié à aller les voir. Tous le considéraient comme leur père : ils l’embrassaient et le baisaient. Lui, com

VIE DE SAINT ANTOINE LE GRAND  PAR SAINT ATHANASE
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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 15:09
'The first among all evils is ignorance; next comes lack of faith.'  (St. Mark the Ascetic)

'The first among all evils is ignorance; next comes lack of faith.' (St. Mark the Ascetic)

Deuxième dimanche après le Nouveau Dimanche

Saint Qurbana :

o    Actes 4: 8-21 :

  • 08 Pierre, rempli de l’Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens,
  • 09 nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.
  • 10 Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant.
  • 11 Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle.
  • 12 En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »
  • 13 Constatant l’assurance de Pierre et de Jean, et se rendant compte que c’était des hommes sans culture et de simples particuliers, ils étaient surpris ; d’autre part, ils reconnaissaient en eux ceux qui étaient avec Jésus.
  • 14 Mais comme ils voyaient, debout avec eux, l’homme qui avait été guéri, ils ne trouvaient rien à redire.
  • 15 Après leur avoir ordonné de quitter la salle du Conseil suprême, ils se mirent à discuter entre eux.
  • 16 Ils disaient : « Qu’allons-nous faire de ces gens-là ? Il est notoire, en effet, qu’ils ont opéré un miracle ; cela fut manifeste pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons pas le nier.
  • 17 Mais pour en limiter la diffusion dans le peuple, nous allons les menacer afin qu’ils ne parlent plus à personne en ce nom-là. »
  • 18 Ayant rappelé Pierre et Jean, ils leur interdirent formellement de parler ou d’enseigner au nom de Jésus.
  • 19 Ceux-ci leur répliquèrent : « Est-il juste devant Dieu de vous écouter, plutôt que d’écouter Dieu ? À vous de juger.
  • 20 Quant à nous, il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu. »
  • 21 Après de nouvelles menaces, ils les relâchèrent, faute d’avoir trouvé le moyen de les punir : c’était à cause du peuple, car tout le monde rendait gloire à Dieu pour ce qui était arrivé.

o     

o    Hébreux 3: 1-13 :

  • 01 Ainsi donc, frères saints, vous qui avez en partage une vocation céleste, considérez Jésus, l’apôtre et le grand prêtre de notre confession de foi :
  • 02 pour celui qui l’a institué, il est, comme Moïse, digne de foi dans toute sa maison.
  • 03 Lui, il a même été jugé digne d’une plus grande gloire que Moïse, dans la mesure où le constructeur de la maison reçoit plus d’honneur que la maison elle-même.
  • 04 Car toute maison est construite par quelqu’un, et celui qui a tout construit, le Christ, est Dieu.
  • 05 Moïse, lui, a été digne de foi dans toute la maison de Dieu en qualité d’intendant, pour attester ce qui allait être dit.
  • 06 Mais le Christ, lui, est digne de foi en qualité de Fils à la tête de sa maison ; et nous sommes sa maison, si du moins nous maintenons l’assurance et la fierté de l’espérance.
  • 07 C’est pourquoi, comme le dit l’Esprit Saint dans un psaume : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix,
  • 08 n’endurcissez pas votre cœur comme au temps du défi, comme au jour de l’épreuve dans le désert,
  • 09 quand vos pères m’ont mis à l’épreuve et provoqué. Alors ils m’ont vu à l’œuvre
  • 10 pendant quarante ans ; oui, je me suis emporté contre cette génération, et j’ai dit : Toujours ils ont le cœur égaré, ils n’ont pas connu mes chemins.
  • 11 Dans ma colère, j’en ai fait le serment : On verra bien s’ils entreront dans mon repos !
  • 12 Frères, veillez à ce que personne d’entre vous n’ait un cœur mauvais que le manque de foi sépare du Dieu vivant.
  • 13 Au contraire, encouragez-vous les uns les autres jour après jour, aussi longtemps que retentit l’« aujourd’hui » de ce psaume, afin que personne parmi vous ne s’endurcisse en se laissant tromper par le péché.

o     

o    Saint-Jean 21: 15 -19 :

  • 15 Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »
  • 16 Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »
  • 17 Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.
  • 18 Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
  • 19 Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »

o     

 

Samedi 16 Avril 2016 Lectionnaire pour le 2ème dimanche après le Nouveau Dimanche (Accordé au Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare)

 

“A servant wouldn’t dare say, ‘because I worked yesterday, I will not work today.’ Considering the past will do no work in the future, but as it is written in the Gospel, he shows daily the same readiness to please his master and to avoid risk. Therefore let us strive daily to be firm in our discipline, knowing that if we are careless for a single day the Lord will not pardon us for the sake of the past, but will be angry with us for our neglect. We have heard this in Ezekiel, and as Judas destroyed his previous labor because of one night. Therefore children, let us hold fast our discipline, and let us not be careless.”

(St. Anthony the Great)

 

Samedi 16 Avril 2016 Lectionnaire pour le 2ème dimanche après le Nouveau Dimanche (Accordé au Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare)

The Syriac Orthodox Church has published the names of the 21 Assyrians who were killed by ISIS

in the town of al-Qaryatain, Syria, which was captured by ISIS in August, 2015 (AINA 2015-08-07). ISIS captured 250 Assyrians in the initial attack.

The official facebook page of the Syriac Orthodox Church published the following list of names:

 

  1. Hani Moussa Khazaal (25)
  2. George Al-Khazaal (31)
  3. Jalal Al-Gharib (30)
  4. Hani Afif Khazaal (27)
  5. Fadi Moussa Maher (45)
  6. Faheed Yaacoub Khazaal (66)
  7. Wadad Mtanous Malghouj (67)
  8. Nassim Moussa Khazaal (42)
  9. Wassim Moussa Khazaal (40)
  10. Moutazz Moussa Khazaal (39)
  11. William Fayez Al-Khoury (33)
  12. George Ibrahim Al-Gharib (44)
  13. Ibrahim Zaghir Al-Gharib (73)
  14. Gergess Zaghir Al-Gharib (66)
  15. Mourfaq Ibrahim Khalaf (49)
  16. Rafic Ibrahim Khalaf (52)
  17. Fadi Salim Atallah (47)
  18. Awad Nadim Atallah (53)
  19. Abdo Hassib Al-Khoury (42)
  20. Ziad Farah (49)
  21. Bashar Abdelkarim Al-Sattah (34)

 

 

RelatedAttacks on Assyrians in Syria 
RelatedTimeline of ISIS in Iraq

 

ISIS released 71 Assyrians from Qaryatain on the following dates:

 

  • January 29, 2016: 6 released
  • October 14, 2016: 50 released
  • September 4, 2015: 15 released

 

But ISIS still is holding 179 Assyrians from Qaryatain. Some reports indicate that they have been moved to Raqqa, the stronghold of ISIS in Syria.

N'oublions-pas les évêques, prêtres et fidèles chrétiens détenus par les "islamistes" ou terroristes en tous genres ! Prions sans relâche pour que le Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

Let us not forget the bishops, priests and faithful Christians held by "Islamists" or terrorists of all kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them. Pray for their release ...

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)

Programme des prochaines semaines au Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

 

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
 

 

Au Monastère Syriaque de

CHANDAI-BREVILLY (61) :

(Messe tous les dimanches et en

semaine à 10h30.

Petits Pèlerinages sur Semaine

tous les 22 et 29 du mois)

 

 

*Dimanche 1er MAI:

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde et aux Saints du Kerala. 

10h30, Messe suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

PRIERES A SAINT JOSEPH ARTISAN POUR LA SECURITE DU TRAVAIL.

PRIERES A SAINTE JEANNE D'ARC POUR LE SALUT DE LA FRANCE

* Sunday, MAY 1:
  monthly pilgrimage to N-D Mercy and Saints Kerala.
10:30 am Mass followed by a fraternal meal and reception of the faithful.

PRAYERS TO SAINT JOSEPH ARTISAN FOR WORK SAFETY.
PRAYERS TO SAINT JOAN OF ARC FOR THE SALVATION OF FRANCE

 

 

RETRAITE-PELERINAGE DE GUERISON INTERIEURE 

DU 1er au 5 MAI 

You have heaven adorned, earth beautified, the sea populated with its own creatures, the air filled with birds which scour it in every direction. Studious listener, think of all these creations which God has drawn out of nothing;..recognize everywhere the wisdom of God; never cease to wonder, and, through every creature, to glorify the Creator. (St. Basil the Great )

Avec programme de Pèlerinage à 

*N-D de Pontmain et le Mont St Michel (Le 2)

*A N-D de Chartres , Aux Eglises  Ste Madeleine et N-D de Verneuil Sur Avre e (Le 3) 

*Parents Martin et Ste Thérèse à Alençon (Le 4)

 

RETIREMENT-PILGRIMAGE INNER HEALING
THE 1st to May 5th
With Pilgrimage program
* N-D Pontmain and Mont St Michel (The 2)
* N-D Chartres and St. Madeleine and Our-Lady of Verneuil Sur Avre (3rd)
* Parents Martin and St. Thérèse in Alençon (4th)

 

*Jeudi de l'Ascension, 5 MAI:

 Pèlerinage des Rogations et de l'Ascension à N-D de Miséricorde

10h30, Messe suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

 

 

Pèlerinages 2016 (N-D de Miséricorde, Lisieux-Dozulé, Argenteuil, Rome...)

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

 

===

 

 

Pèlerinage Marial de Mai

 

Du Dimanche 22 MAI au lundi 30 MAI,

Pèlerinage Marial des Chrétiens Syro-Orthodoxes francophones de Saint Thomas 

Sanctuaires visités:

*Notre-Dame de Miséricorde

10h30, Messe suivie de la vénération de la relique de Ste Rita, du repas fraternel,possibilité de recontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

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(Chartres: La Cathédrale illuminée)

*Lundi 23, NOTRE DAME DE CHARTRES

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(Chartres: N-D de Sous terre)

(Retour au Monastère le soir) 

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(Chartres: Le Voile de Notre-Dame)

*Mardi 24, SAINT MARTIN DE TOURS  (Coucher le soir en Charente)

*Mercredi 25, NOTRE-DAME DE TOUTES GRÂCES, SAINT UBALD

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et St Cybard  d'Angoulême(Coucher le soir en Charente)

*Jeudi 26 NOTRE-DAME DE LA TRES SAINTE TRINITE , St Front (Périgueux) et Chancelade (Bx Alain de Solminiac).

*Vendredi 27, NOTRE-DAME DE VERDELAIS

(Marie Consolatrice des affligés).

Arrivée en soirée à LOURDES...

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* Samedi 28. Journée complète à LOURDES.

*Dimanche 29 autour de NOTRE DAME DE LOURDES POUR LA "FÊTE DES MERES"  

*Lundi 30, retour sur la Charente,

Pèlerinage étape à Ste Quiterie

 

(Aire Sur l'Adour)

(Sarcophage de Ste Quiterie)

(Coucher le soir en Charente)

*Mardi 31, retour sur la Normandie

 

Offrande estimée 100 euros pour participation aux frais, à l'inscription:20 euros.

SOYEZ NOMBREUX,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

(Inscriptions closes le dimanche 8 mai)

 

 

====

Pèlerinage à ROME

 

basilique saint pierre

*Du Dimanche 31 Juillet au lundi 8 , Pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Saint Thomas à Rome

Sanctuaires visités:

*Nevers (Ste Bernadette) et Ars (Le Saint Curé)

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*San Damiano et Montichiari

*Rome dans tous ses états

sainte marie du Trastevere

*Notre-Dame de la Salette

 

 

Offrande estimée pour participation aux frais:

1000 euros.

SOYEZ NOMBREUX,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

(Inscriptions closes le dimanche 5 Juin)

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

There is a higher level of thanksgiving: to give thanks over little. If we give thanks over a few things, God will make us rulers over many things. Perhaps, among the advantages of thanks giving are the continuity of the blessings and its increase, as one of the Fathers said, “Not a gift without increase, except that without thanksgiving”. (H.H Pope Shenouda )

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 10:17
At the times when you remember God, increase your prayers, so that when you forget Him, the Lord may remind you.' (St. Mark the Ascetic)

At the times when you remember God, increase your prayers, so that when you forget Him, the Lord may remind you.' (St. Mark the Ascetic)

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 1,18-25.30.

Frères, la parole de la Croix pour ceux qui se perdent est une folie, mais pour nous qui sommes sauvés, c'est la puissance de Dieu. 
Car il est écrit : " Je détruirai la sagesse des sages, et j'anéantirai la science des savants. " 
Où est le sage ? où est le docteur ? où est le disputeur de ce siècle ? Dieu n'a-t-il pas convaincu de folie la sagesse du monde ? 
Car le monde, avec sa sagesse, n'ayant pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication. 
Les Juifs exigent des miracles, et les Grecs cherchent la sagesse ; 
nous, nous prêchons un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les Gentils, 
mais pour ceux qui sont appelés, soit Juifs, soit Grecs, puissance de Dieu et sagesse de Dieu. 
Car ce qui serait folie de Dieu est plus sage que la sagesse des hommes, et ce qui serait faiblesse de Dieu est plus fort que la force des hommes. 
Or c'est par lui que vous êtes dans le Christ-Jésus, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, et justice, et sanctification, et rédemption, 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,2-8.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Rien n'est voilé qui ne soit un jour révélé ; ou caché, qui ne soit un jour connu. 
C'est pourquoi, tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu au grand jour, et ce que vous aurez dit à l'oreille dans les celliers sera publié sur les toits. 
Je le dis à vous, mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et qui après cela ne peuvent rien faire de plus. 
Mais je vais vous apprendre qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, craignez celui-là. 
Cinq moineaux ne se vendent-ils pas deux as ? Et pas un d'entre eux n'est en oubli devant Dieu. 
Mais même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez pas : vous valez plus que beaucoup de moineaux. 
Je vous le dis : celui qui me confessera devant les hommes, le Fils de l'homme le confessera aussi devant les anges de Dieu.

 

Si tu veux ramener ton frère à la vérité,

sois triste pour lui,

pleure,

aime-le,

dis-lui une parole ou deux.

Mais ne t'enflamme pas de colère contre lui.

Qu'il ne voit en toi aucun signe de haine.

Car l'amour ne saurait porter la colère,

irriter ou blâmer quelqu'un avec passion.

La preuve de l'amour et

de la connaissance

est l'humilité, qui naît de la conscience bonne

dans le Christ notre Seigneur. 
(Saint Isaac le Syrien,

Discours ascétiques (5° discours) )

===

Que la bouche aussi jeûne des discours honteux et des moqueries.

Car en quoi tirerions-nous profit en nous abstenant de poisson et de volaille, si cependant nous mordons et dévorons nos frères et soeurs?

Par le discours mauvais, on mange la chair de son frère, et on mord le corps de son prochain.
(Saint Jean Chrysostome)

 

« Hors de l'église, montre-toi comme tout disciple du Nazaréen devrait être.

Par dessus tout, observe une grande modestie en toute chose car c'est la vertu qui, mieux que toute autre, révèle les affections du cœur.

Rien ne représente les objets avec plus de fidélité et avec plus de clarté que le miroir, de même il n'y a rien qui représente mieux les qualités bonnes ou mauvaises d'une âme que le plus ou moins de tenue extérieure, selon que l'on paraît plus ou moins modeste.

Modeste, tu dois l'être en parlant ; modeste, tu dois le demeurer en riant ; la modestie doit apparaître dans ton maintien, dans ta démarche ; tu dois faire tout cela, non par vanité, ni par hypocrisie voulant paraître bonne aux yeux des autres, mais par vertu intérieure de modestie qui dirige et règle les opérations extérieures du corps.

Pour cela, sois humble de cœur, grave dans tes paroles, prudente dans tes résolutions ; parle toujours peu ; sois assidue aux bonnes lectures, attentive à ton ouvrage, pudique dans tes conversations ; n'inspire jamais de dégoût à personne ; sois bienveillante envers tous...

N'aie jamais un regard louche ; que jamais ne sorte de ta bouche une parole hardie ; ne commets jamais une action impudique ; ne prends jamais un ton de voix impertinent.

Bref, que tout ton extérieur soit la vivante image de la bonne ordonnance de ton âme. »

St Pio de Pietrelcina (1887-1968), Lettre (25.7.1915, III, 88-90), in P. Melchior de Pobladura, "A l'école spirituelle de Padre Pio" (chap.2,2), Éditions « Voce di Padre Pio », San Giovanni Rotondo (FG), 1981.

Padre Pio,modestie,humilité,bienveillance,pudeur,ordre,âme

Fra Angelico (v.1395-1455), l'Annonciation (détail)

 

“Do not say that you are the temple of the Lord, writes Jeremiah (cf. Jer. 7:4); nor should you say that faith alone in our Lord Jesus Christ can save you, for this is impossible unless you also acquire love for Him through your works. As for faith by itself, ‘the devils also believe, and tremble’ (Jas. 2:19).” †(St. Maximos the Confessor)

“Do not say that you are the temple of the Lord, writes Jeremiah (cf. Jer. 7:4); nor should you say that faith alone in our Lord Jesus Christ can save you, for this is impossible unless you also acquire love for Him through your works. As for faith by itself, ‘the devils also believe, and tremble’ (Jas. 2:19).” †(St. Maximos the Confessor)

 

 

 

Saint Justin, qui êtes-vous ?

Martyr

(† v.165)

 

Justin naquit vers l'an 100 en Samarie, à Naplouse, ville de Palestine bâtie sur l'ancien site de Sichem. Philosophe païen désabusé des différents systèmes philosophiques qu'il avait suivis, il se convertit au christianisme vers l'an 130.

L'Église avait alors à lutter à la fois contre les erreurs de la pensée païenne et contre le glaive des persécuteurs. Justin fonda plusieurs écoles de philosophie dans l'Empire, à Beyrouth, à Éphèse, à Rome.

Il écrivit de nombreux ouvrages sur le christianisme. Il essaya même de convertir les empereurs romains au christianisme en leur envoyant ses ouvrages.

Antonin fut sensible à ses arguments et mit fin aux persécutions contre les chrétiens. Mais son sucesseur, Marc-Aurèle, considérant le christianisme comme un danger pour l'Empire, ralluma la persécution qui fit périr des milliers de chrétiens.

Justin fut arrêté puis décapité à Rome vers 165 pour ne pas avoir renié sa foi. Il est le patron des philosophes. 

Saint_Justin_1b.jpg

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Saints TIBURCE (TIBURTIUS), VALÉRIEN (VALERIUS) et MAXIME (MAXIMUS), martyrs

 

MAXIME, VALERIEN, TIBURCE 14 AVRIL

(Le pape Urbain baptise S. Valérien)

(Ces trois saints sont des martyrs romains du IIIème siecle).


 

 
 
 
La déposition des Sts martyrs est attestée ce jour dans le martyrologe Hiéronymien et leur fête dès le VIe siècle dans le sacramentaire de Vérone. Au VIIe siècle, elle a place dans le sacramentaire Grégorien. Depuis lors, elle a toujours été célébrée à Rome.

Leur vie plus ou moins légendaire est connue par les actes du martyre de sainte Cécile au Vème s. 

Valérien était l’époux de Cécile, et elle l’avait converti au christianisme 

.

 

A son tour Valérien convertit son frère Tiburce. 

Ils furent baptisés par le pape Urbain,  mais ensuite ils furent dénoncés et arrêtés. 

C’est alors qu’ils convertirent Maxime qui était leur geôlier.

Finalement ils furent tous trois décapités quelques mois après.

Leur tombe sur la via Appia devint un lieu de pèlerinage au Moyen Age.

 

 

 


BONNE FETE AUX MAXIME, VALERIEN, TIBURCE, WALLERAND

UN SOUHAIT PARTICULIER A MAXIME B.


Demain nous fêterons saint Paterne, titulaire de la Chapelle d'Abouna Simon (Qui doit déménager pour la Creuse où il établira un nouveau centre de présence Syro-Orthodoxe, se rapprochant de la Paroisse du Sud-Ouest et Centre)

 

 

 

 

The Vilensk Icon of the Mother of God

Commemorated on April 14, February 15

The Vilensk Icon of the Mother of God was written by the holy Evangelist Luke. For a long time it was in the family of the Greek emperors at Constantinople. In 1472 Sophia Paleologa, spouse of the Moscow GreatPrince Ivan III (1462-1505), transferred the icon to Moscow. In 1495 the GreatPrince blessed his daughter Elena with this icon before giving her in marriage to the Lithuanian king Alexander. In honour of the transfer of the icon to Vilna a feast was established 15 February. Later on they placed the holy icon in the John the ForeRunner church, in which princess Elena was buried. And afterwards they transferred the icon to the Vilensk Holy-Trinity monastery.

 

 

 

Quand Marie donne un petit coup de pouce… dans le monde musulman

En 1963, les sœurs chaldéennes des Filles de Marie arrivaient à Téhéran. La Congrégation avait ouvert une école dans la capitale iranienne. Le monastère chaldéen était également attaché à la paroisse dédiée à la Vierge Marie, à proximité du couvent. 

Cependant, après la Révolution islamique de 1979, tout devint très difficile en Iran– pas seulement pour les religieuses et pour les Chrétiens en général, mais aussi pour les Musulmans, dont les libertés ont été largement restreintes du fait de l’interprétation rigoureuse de l’Islam. Ainsi, en 2013, le monastère des Filles de Marie a dû fermer. 

Mais voilà qu’après cette pause de deux ans, il vient de rouvrir ! Juste à la veille de la rencontre au Vatican du président de l’Iran et du pape François ! Les religieuses pourront maintenant reprendre leur action pastorale parmi les gens, dans les paroisses. 

Ce n’est pas la première fois que Marie donne ainsi un petit coup de pouce en changeant discrètement les choses dans le monde musulman.

 

fr.aleteia.org

N'oublions-pas les évêques, prêtres et fidèles chrétiens détenus par les "islamistes" ou terroristes en tous genres ! Prions sans relâche pour que le Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

Let us not forget the bishops, priests and faithful Christians held by "Islamists" or terrorists of all kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them. Pray for their release ...

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)
In Psalm 23, "green pasture" represents the practice of the virtues; "water of refreshment", spiritual knowledge of created things.' (St. Maximos the Confessor)  Psalm 23 1 (A Psalm of David.) The LORD is my shepherd; I shall not want. 2 He maketh me to lie down in green pastures: he leadeth me beside the still waters. 3 He restoreth my soul: he leadeth me in the paths of righteousness for his name's sake. 4 Yea, though I walk through the valley of the shadow of death, I will fear no evil: for thou art with me; thy rod and thy staff they comfort me. 5 Thou preparest a table before me in the presence of mine enemies: thou anointest my head with oil; my cup runneth over. 6 Surely goodness and mercy shall follow me all the days of my life: and I will dwell in the house of the LORD for ever.

In Psalm 23, "green pasture" represents the practice of the virtues; "water of refreshment", spiritual knowledge of created things.' (St. Maximos the Confessor) Psalm 23 1 (A Psalm of David.) The LORD is my shepherd; I shall not want. 2 He maketh me to lie down in green pastures: he leadeth me beside the still waters. 3 He restoreth my soul: he leadeth me in the paths of righteousness for his name's sake. 4 Yea, though I walk through the valley of the shadow of death, I will fear no evil: for thou art with me; thy rod and thy staff they comfort me. 5 Thou preparest a table before me in the presence of mine enemies: thou anointest my head with oil; my cup runneth over. 6 Surely goodness and mercy shall follow me all the days of my life: and I will dwell in the house of the LORD for ever.

UN POINT DE VUE SUR L'ONCTION DES MALADES:

 

De même que la maladie est comprise comme « ébranlement de l'état de la personne dans son ensemble », de la même manière, l'onction des malades signifie qu'une brèche a été ouverte dans l'homme bouleversé par le mystère de Jésus-Christ, qu'à travers sa rencontre avec Jésus, il s'est laissé saisir par le mystère de la fragilité de son existence.

Recevoir l'onction des malades, c'est ainsi faire l'expérience de ma propre finitude, et dans cette expérience, m'abandonner avec confiance dans la main bienfaisante de Dieu, en sachant que je pourrai y trouver la guérison, mais aussi qu'elle me soutiendra si Dieu me laisse à ma maladie et m'invite à franchir les portes de la mort. (...)

L'être humain est déstabilisé par la maladie. L'édifice de sa vie se lézarde. Le malade est arraché à sa vie habituelle, à la sécurité de son travail et de la société... (...) C'est dans cette situation d'ébranlement existentiel qu'est donné le sacrement des malades, où a lieu la rencontre avec le Christ souffrant. (...) L'onction des malades nous introduit au mystère du passage de la vie à la mort.

Je vois donc deux raisons pour lesquelles nous devons intégrer le sacrement des malades dans nos vies.

C'est, d'une part, l'affirmation que nous sommes tous appelés à nous guérir les uns les autres et, d'autre part, l'invitation à traiter nos maladies sur le plan spirituel, à les considérer comme des défis spirituels.

Il faudrait toujours, y compris dans nos conversations avec les bien-portants, que quelque chose de salvateur émane de notre personne.

En un certain sens, nous avons tous reçu le don de la guérison. L'un soigne par son humour, l'autre par sa compréhension, l'autre encore par sa douceur. (...)

Seuls ceux qui sont conscients de leurs propres blessures, qui ont fait l'expérience de leur transformation et de leur guérison sont capables de guérir les autres : d'eux seuls émane un rayonnement salvateur, eux seuls peuvent transmettre au malade l'espérance de retrouver la santé.

Ma prière peut passer par plusieurs étapes.

D'abord, je prie Dieu pour qu'il me délivre de ma maladie. (...)

Dans une deuxième étape, j'ajouterai que je suis toujours disposé à ce que se réalise en moi sa volonté, que je suis prêt à accepter. (..)

Dans la troisième étape, ma maladie elle-même deviendra prière.

L'onction de l'huile devient parabole de l'amour salvateur de Dieu coulant dans mes blessures et quand mes souffrances deviennent trop fortes, je me représente que l'amour divin s'y déverse et les adoucit.

L'amour de Dieu peut guérir ma maladie, mais je ne peux pas être certain d'être ainsi délivré de tous ses symptômes.

Peut-être même la guérison n'aura-t-elle lieu que dans mon âme, mais quoi qu'il en soit, je vivrai ma maladie autrement si je la présente constamment à l'amour plein de tendresse de Dieu, si je me représente le Christ lui-même oignant affectueusement mon corps de l'huile de sa douceur.

L'huile destinée à l'onction des malades est bénie par l'évêque durant la Semaine sainte : c'est là tout un symbole, car le sacrement des malades nous fait entrer dans le mystère de la mort et de la résurrection de Jésus. Il nous initie au sacrifice de Jésus sur la croix. (...)

Accepter sa maladie, la supporter pour ses frères et soeurs, c'est aussi la transformer en source de bénédiction (cf. Col 1,24)


Anselm Grün - L'onction des malades, tendresse et réconfort (Extraits - Médiaspaul - 2003)

'The greatest weapons of someone striving to lead a life of inward stillness are self-control, love, prayer and spiritual reading.' (St. Thalassios the Libyan)

'The greatest weapons of someone striving to lead a life of inward stillness are self-control, love, prayer and spiritual reading.' (St. Thalassios the Libyan)

En vrac, informations pour alimenter votre réflexion personnelle, votre prière:

 

 

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Portrait de Jeanne d'Arc par Lucien-Léopold Lobin, vers 1880

 

Cela faisait 600 ans que les Anglais

 

détenaient une bague qu’ils avaient

 

volé directement ou indirectement à

 

Jeanne d’Arc qu’ils étaient venus

 

supplicier en France.

 

Non contents de ne pas l’avoir rendue à la France depuis tout ce temps, ils ont en plus l’audace de vouloir la récupérer maintenant qu’enfin elle est de retour en France, après que l’association du Puy-du-Fou l’ait payée très cher aux enchères à Londres.

Nicolas de Villiers, « chargé de rapporter la sainte relique d’Angleterre » explique comment le Puy-du-Fou entend ne pas céder:

anneau de Jeanne

 

Nicolas De VILLIERS – [La sommation de l’Art Council of England] est sans fondement solide, puisqu’en réalité, le règlement européen qu’invoquent nos amis Anglais pour récupérer l’anneau nous protège. Il y est précisé que l’obligation de licence d’exportation ne concerne que les biens culturels qui quittent le territoire de l’Union européenne. Entre les différents pays membres de l’UE, comme l’Angleterre et la France, ce même texte garantit au contraire la libre circulation de ces biens culturels. Les Anglais font là un détournement de procédure. Nous pourrions d’ailleurs aller plus loin en avançant un argument diplomatique de poids. D’après la Convention de l’Unesco de 1970 également invoquée par les Anglais, «sont considérés comme illicites l’exportation et le transfert de propriété forcés de biens culturels résultant directement ou indirectement de l’occupation d’un pays par une puissance étrangère.» Or l’anneau, dont il a été scientifiquement prouvé que c’est celui de Jeanne d’Arc, avait été confisqué par les Anglais pendant la Guerre de Cent ans, qui est une période d’occupation. Tous les éléments sont réunis. S’ils persistent, les Anglais vont vers un trouble diplomatique majeur.

 

À presque de dix jours de l’échéance imposée par les Anglais, quel est votre état d’esprit?

Nous l’attendons de pied ferme, avec une grande sérénité. Cette aventure ubuesque ne nous fait pas peur. Je suis certain que nous gagnerons, mais je ne sais ni quand, ni comment. Cet anneau est tout ce qu’il nous reste de Jeanne d’Arc. Il est absolument hors de question de le céder. Les Anglais ont intérêt à affûter leurs armes parce que nous affûtons les nôtres et sommes prêts à monter au créneau.

Comment expliquer cet acharnement des Anglais?

Les Anglais savaient très bien ce qu’ils avaient dans les mains. Leurs archives sont abondantes à ce sujet. Leur erreur a été de sous-estimer non pas la valeur de l’anneau, mais la probabilité que des Français se présentent aux enchères. Probabilité d’ailleurs très faible, puisque nous-mêmes avons eu vent très tard de ces enchères et nous ne nous sommes inscrits que 24h avant. À cause de ce manque de vigilance, ils ont vu l’anneau quitter leur territoire sans avoir eu le temps de le préempter comme trésor national. S’ils tiennent tant à le faire revenir sur leur territoire, c’est pour rectifier cet oubli. Cette obstination est délirante quand on sait que cet anneau était celui d’une héroïne française brûlée par les Anglais. J’ai de nombreux contacts en Grande-Bretagne depuis que nous y préparons un spectacle sur leur Histoire. Et d’après ces échos, les Britanniques eux-mêmes voient mal comment le gouvernement anglais pourrait aller plus loin dans cette requête sans se ridiculiser. C’est amusant de voir qu’il est fort probable que nous ramenions les Anglais à la raison, eux qui sont d’habitude si raisonnables. (…)

Cette affaire a déchaîné en France un engouement surprenant. Vous y attendiez-vous?

Très honnêtement, nous avons été les premiers surpris par l’engouement extraordinaire suscité par la récupération de cet anneau. Depuis le début de l’affaire, les manifestations de joie, les réactions vives et passionnées, souvent touchantes, nous submergent par courrier, par mail, par oral. Hier encore, dans le train, une femme s’est adressée à moi d’un ton suppliant: «S’il vous plaît, ne rendez pas l’anneau aux Anglais.» Cela nous a surpris mais c’est aisément compréhensible. Cette affaire remonte à six siècles, mais elle est chargée de symboles qui donnent une image de la grandeur nationale. Je pense que les Français ont été heureux de voir que leur pays est encore capable de panache. (…)

(Source: Le Figaro)


 

 

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Kurdish Forces Blockade Assyrian Villages in Iraq


Assyrian International News Agency
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Kurdish Forces Blockade Assyrian Villages in Iraq


2016-04-14 08:32 GMT

 

Kurdish forces blockade Assyrian villages in north Iraq.(AINA) -- Kurdish security forces (Asayish) imposed a blockade on four Assyrian villages in the Nahla district in North Iraq to prevent Assyrians from going to Arbel to participate in a demonstration. Cars belonging to Kurdish security were parked across the roads leading out of Nahla, blocking more than 100 Assyrians from leaving the villages of Upper and Lower Hezani, Zoly and Khalilane.

The demonstration was held yesterday in front of the Kurdish Parliament building in Arbel at 12 P.M. and was attended by more than 60 Assyrians. The demonstrators were protesting the illegal seizure of Assyrian land in Zoly and construction of homes on that land.

A Kurd named Ibrahim Hajji Yasin moved into Nahla a few months ago and began seizing land in the village of Zoly and moving livestock into it. He brought more than 200 cows into the land. He also began constructing 3 homes.

According to Assyrian sources, Mr. Yasin is employed by Retha Zebari, a close relative of Massoud Barzani, the president of the Kurdistan Regional Government.

Nahla has eight Assyrian villages, Upper and Lower Hezani, Belmand, Khalilane, Zoly, Kashkawa, Meroke and Rabatke. The land of Nahla on parcels 89 and 90 includes Upper and Lower Hezani, Zoly and Khalilane, and all the deeds in these villages are held by 117 Assyrians in a co-op. The deeds, most of which were granted before 1970, have been recognized by the Iraqi Department of Agriculture and Iraqi courts.

Assyrians prevented from leaving their villages in Nahla by Kurdish security forces.

On March 11 a delegation from a coalition of six Assyrian parties visited the Kurdish Parliament and asked the government to order Mr. Yasin to immediately cease and withdraw from Zoly, but the government failed to act. The coalition included the Assyrian Patriotic Party, Bet Nahrain, Abnah Nahrain, Warka List, National Chaldean Congress and Peoples' Council of the Chaldeans, Syriac and Assyrians. Conspicuously absent from the coalition was the largest Assyrian party, the Assyrian Democratic movement.

Ibrahim Hajji Yasin's partially and illegally constructed home in the Assyrian village of Zoly.

On April 7 the coalition sent a letter outlining the case to Massoud Barzani, the president of the Kurdistan Regional Government. The letter included copies of the deeds and all supporting documentation. No response was received.

Assyrians in front of the Kurdistan Parliament protest the illegal seizure of Assyrian land in the village of Zoly.

According to the organizers of the demonstration, the Asayish telephoned each one of the coalition members and asked that they cancel the demonstration. The organizers declined, but three of the parties did not participate in the demonstration.

An Assyrian delegation meets with the vice-president of the Kurdistan Parliament, Jaffar Imniki (center), regarding the illegal expropriation of Assyrian land in Zoly.

After the demonstration a delegation met with the vice-president of the Kurdistan Parliament, Jaffar Imniki, and presented its demand for an immediate halt to the illegal land expropriation within 72 hours and to demolish the partially built homes.

The Assyrian residents of Nahla are now waiting to see if the Kurdish authorities will act.

An Assyrian woman confronts a member of the Kurdish security forces in Nahla, who imposed a blockade on the village.

Kurdish security forces block road in Nahla, preventing Assyrians from leaving their villages.

Assyrians prevented from leaving their villages in Nahla by Kurdish security forces.

 

 

 

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Alors que le Nord est confronté à un hausse des bénéficiaires du RSA et une baisse de dotation de l’Etat, il augmente la taxe foncière de 4,4 points.

Le Nord, département le plus peuplé de France avec 2,5 millions d’habitants environ, va augmenter sa taxe foncière pour le bâti de 4,4 points dans son budget 2016 voté mardi et mercredi, a annoncé son président mardi, pointant l’insuffisance de la dotation globale de fonctionnement (DGF) versée par l’Etat et l’augmentation des dépenses de RSA. « C’est le département qui paie aujourd’hui les politiques de solidarité nationale, et je dois chercher ces dépenses dans la poche du contribuable, en lui promettant que ça ne va pas durer », a lancé Jean-René Lecerf, président (DVD) du Conseil départemental du Nord, lors d’une conférence de presse. [...]

Europe 1

 

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Contribuables Associés s’alarme de la dépendance des syndicats à l'argent public.

Les syndicats sont les chouchous du système : ils sont abreuvés depuis des décennies par des tombereaux d’argent public.

Faisant suite au fameux rapport Perruchot sur le financement des syndicats (rapport enterré fin 2011 à la demande de la droite au pouvoir), l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de Paris et le cabinet d’audit-conseil Audisol ont fait paraître en 2014 une étude sur « la transparence financière des organisations syndicales et patronales». Le fait le plus frappant qui ressort de cette étude est la dépendance des centrales syndicales aux subventions publiques.

Par exemple, si la CFDT ne reçoit «que» 22 % de son budget en subventionhttp://www.contribuables.org/2016/03/greve-liberons-les-travailleurs-de-la-taxe-syndicale/s, ce taux atteint 81 % pour la CGPME… (Notre analyse détaillée de cette étude est à lire ici).

En novembre 2012, Contribuables Associés -aidé de Didier Maréchal, expert-comptable et commissaire aux comptes- avait enquêté sur les comptes de la CGT. Et nous avions découvert alors que la CGT disposait d’une réserve financière de plus de 82 millions d’euros, dont 41 millions en placements. Rien que ça…

Comme si ces subventions directes ne suffisaient pas, il a été institué à compter du 1erjanvier 2015 une contribution obligatoire de 0,016 % du salaire brut qui est prélevée sur la fiche de paie et reversée aux syndicats de salariés et syndicats d’employeurs.

Cette mesure conforte financièrement des centrales syndicales qui chez les salariés représentent moins de 8 % des effectifs (6 % dans le privé, 15 % dans le public).

Si Myriam El Khomri, la ministre du Travail, souhaite réellement simplifier la vie des employeurs et des salariés, qu’elle commence par libérer les Français de la « taxe syndicale » : cela ferait une économie de 100 millions d’euros par an pour les entreprises, et une taxe de moins sur les employés !

Les Français sont doublement otages des syndicats : par le blocage de la rue d’une part, et le financement anti-démocratique des centrales – qui ne les représentent pas réellement -, par la taxe syndicale, d’autre part.

Contribuables Associés milite pour que les syndicats ne soient plus financés par l’argent public, mais par les cotisations de leurs adhérents.

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Découvrez notre enquête sur le financement de la CGTDossier du Contribuable - CGT

source

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Excellente nouvelle, d’abord pour la Libye bien sûr, mais également pour l’Europe qui, si cela se réalise rapidement et l’on peut y croire enfin, verra s’épuiser l’arrivée massive de « migrants » en provenance de ce pays, le plus proche de nos cotes.

Le nouveau premier ministre libyen, l’homme d’affaires Fayez El Sarraj, ne manque pas de courage.

Il y a une douzaine de jours, contre toute attente, il a pris la décision, malgré les grands risques courus, d’installer son gouvernement à Tripoli.

Il est vrai, dans les quartiers de la base navale de la capitale libyenne, et sous la protection dissuasive et à portée des canons de quelques bateaux de guerre ancrés dans le port.

Sa tactique est sur le point de réussir.

Dans cette partie ouest de la Libye, où plusieurs milices armées exercent leur loi par la force et la terreur depuis 2011, date de la chute de Mouammar El Gueddafi, la puissante coalition des milices Fajr Libya (Aube de libye) a annoncé qu’elle se ralliait à Fayez El Sarraj :

« Nous vous informons que nous cessons d’exercer nos fonctions exécutives, présidentielles et ministérielles, et cela afin de mettre un point final à l’effusion de sang et à éviter une éventuelle partition du pays. »

L’accord interlibyen conclu, en décembre 2015, sous l’égide de l’ONU est donc sur le point de devenir réalité.

A l’heure actuelle seul Khalifa Ghweil, chef du gouvernement, non reconnu, de Tripoli, fait encore de la résistance, mais cela pourrait ne pas durer car sont prises très au sérieux les menaces de la communauté internationale à l’encontre des trois responsables qui s’opposent encore au gouvernement d’union nationale : Khalifa Ghweil, déjà nommé mais qui ne demande qu’à être « blanchi », avant de se rallier, Aguila Saleh, président du parlement de Tobrouk et Nouri Abou Sahmein, chef du parlement de Tripoli.

De forts appuis ont permis la prise du pouvoir par Fayed El Sarraj, qui tient désormais les cordons de la bourse. Tout d’abord le gouverneur de la Banque centrale libyenne et ensuite le PDG de la Compagnie pétrolière publique libyenne.

L’argent et les armes étant les nerfs de la guerre et se trouvant entre les mains de Fayed El Sarraj, les autorités non reconnues par l’ONU ont préféré mettre un terme aux retournements de veste et aux marchandages, monnaie courante dans ces pays, et ne pas poursuivre un combat perdu d’avance, avec des caisses vides.

Le refus systématique de se rallier faisait le jeu des groupes terroristes DAECH qui contrôle déjà une partie importante de la côte libyenne.

Ont fortement contribué à obtenir ces ralliements les interventions convaincantes de la Tunisie et de l’Algérie, deux pays dont l’intérêt vital réside dans une solution politique qui ramène la paix dans cette Libye déchirée depuis cinq années.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

 

 

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Nadine al-Budair, présentatrice du journal sur une chaîne de télévision saoudienne a interrompu son programme en direct pour faire un discours de 3 minutes dans lequel elle a appelé les musulmans à avoir «honte» du terrorisme musulman.

La présentatrice a exhorté son public à «se réveiller» après les atrocités commises par des terroristes lors des attaques de Paris et de Bruxelles, ajoutant qu'il fallait arrêter de considérer le terrorisme comme minoritaire dans le monde musulman et «prendre conscience des réalités». 

«Chaque fois que le terrorisme massacre des civils pacifiques, les pseudo-intellectuels et les hypocrites crient sur tous les toits que les terroristes ne représentent pas l'Islam ou les musulmans. Peut-être que l'un d'entre eux pourrait nous dire ce qu'ils représentent alors ?», s'est offusquée la journaliste.

«Ce ne sont pas les autres qui se font exploser chez nous, ce sont nous qui nous faisons exploser chez les autres», a-t-elle ajouté.

«Pourquoi refusons nous de prendre conscience que les personnes qui commettent ces crimes appartienent à notre société ? Il faut que nous admettions enfin que ce sont tous des arabes et que leur religion est l'islam», a martelé Nadine al-Budair. 

Auparavant, la présentatrice s'était déjà livrée à une critique de l'islam dans une colonne pour un journal koweïtien, en demandant aux musulmans de «cesser de blâmer l'Occident pour leurs problèmes», a indiqué The Mirror.

«Comment réagiraient les musulmans si des terroristes chrétiens se faisaient sauter au milieu d’eux ?», s’était en effet interrogée Nadine Al-Budair dans unarticle publié en décembre 2015 dans le quotidien kowëitien Al-Rai

 

SOURCE

 

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LES OUGANDAIS CONVERTIS AU

 

JUDAISME POURRONT ALLER EN

 

ISRAËL

 

abayudaya

 

La communauté Abayudaya est composée d’Ougandais convertis au judaïsme. Cette communauté est née au début du 20e siècle et compterait aujourd’hui près de 1.500 adeptes la majorité d’entre eux s’est officiellement convertie en 2002.

Or, le journal israélien Haaretz annonce que l’Agence juive a déclaré dans une lettre au mouvement conservateur d’Israël que les juifs Abayudaya d’Ouganda forment une communauté « reconnue ». Cette reconnaissance signifie que les juifs ougandais sont maintenant autorisés à immigrer en Israël dans le cadre de la loi du Retour.

 

 

abayudaya-2

 

Dans une lettre adressée au rabbin Andrew Sacks, directeur de l’assemblée rabbinique du mouvement conservateur en Israël, l’Agence juive a déclaré avoir reconnu la communauté comme juive depuis 2009 et reconnaît également l’autorité de son rabbin, Gershom Sizomu.

Paradoxalement, les juifs éthiopiens vivant en Israël se disent fréquemment victimes de racisme et se plaignent de leur sort. Pourquoi en serait-il autrement pour ces Ougandais ?


(Source:M.P.I)

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Invitation (s) :

 

 

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Exposition internationale d’icônes orthodoxes à Paris – le 21 avril

 

 

Du 21 avril au 26 mai

 

une exposition d’icônes roumaines et

 

bulgares

 

Exposition internationale d’icônes orthodoxes à Paris – le 21 avril

 

se déroulera à Paris.

 

Placée sous le patronage de l’ambassadeur de Bulgarie en France

et

 

réalisée par la paroisse orthodoxe bulgare

 

de ParisSaint-patriarche-Eutyme-de-Tarnovo 

 

avec la bénédiction du métropolite bulgare de l’Europe occidentale

 

et centrale Antonii, 

 

son vernissage aura lieu

 

le 21 avril, à 18h30

 

à l’Institut culturel bulgare et

 

lors duquel la

 

chorale Saint-Siméon de Nana Peradzé 

 

se produira également.

 

 Voici une brève présentation de l’exposition ainsi que des

 

iconographes.

 

(Vous pouvez télécharger sous format PDF l’affiche et le dossier 

 

de l’exposition.)

 

 

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Programme des prochaines semaines au Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

 

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
 

 

Au Monastère Syriaque de

CHANDAI-BREVILLY (61) :

(Messe tous les dimanches et en

semaine à 10h30.

Petits Pèlerinages sur Semaine

tous les 22 et 29 du mois)

 

 

*Dimanche 1er MAI:

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde et aux Saints du Kerala. 

10h30, Messe suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

PRIERES A SAINT JOSEPH ARTISAN POUR LA SECURITE DU TRAVAIL.

PRIERES A SAINTE JEANNE D'ARC POUR LE SALUT DE LA FRANCE

* Sunday, MAY 1:
  monthly pilgrimage to N-D Mercy and Saints Kerala.
10:30 am Mass followed by a fraternal meal and reception of the faithful.

PRAYERS TO SAINT JOSEPH ARTISAN FOR WORK SAFETY.
PRAYERS TO SAINT JOAN OF ARC FOR THE SALVATION OF FRANCE

 

 

RETRAITE-PELERINAGE DE GUERISON INTERIEURE 

DU 1er au 5 MAI 

You have heaven adorned, earth beautified, the sea populated with its own creatures, the air filled with birds which scour it in every direction. Studious listener, think of all these creations which God has drawn out of nothing;..recognize everywhere the wisdom of God; never cease to wonder, and, through every creature, to glorify the Creator. (St. Basil the Great )

Avec programme de Pèlerinage à 

*N-D de Pontmain et le Mont St Michel (Le 2)

*A N-D de Chartres , Aux Eglises  Ste Madeleine et N-D de Verneuil Sur Avre e (Le 3) 

*Parents Martin et Ste Thérèse à Alençon (Le 4)

 

RETIREMENT-PILGRIMAGE INNER HEALING
THE 1st to May 5th
With Pilgrimage program
* N-D Pontmain and Mont St Michel (The 2)
* N-D Chartres and St. Madeleine and Our-Lady of Verneuil Sur Avre (3rd)
* Parents Martin and St. Thérèse in Alençon (4th)

 

*Jeudi de l'Ascension, 5 MAI:

 Pèlerinage des Rogations et de l'Ascension à N-D de Miséricorde

10h30, Messe suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

 

 

Pèlerinages 2016 (N-D de Miséricorde, Lisieux-Dozulé, Argenteuil, Rome...)

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

 

===

 

 

Pèlerinage à ROME

Marché de Trajan

*Du Dimanche 31 Juillet au lundi 8 , Pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Saint Thomas à Rome

Sanctuaires visités:

*Nevers (Ste Bernadette) et Ars (Le Saint Curé)

*San Damiano et Montichiari

*Rome dans tous ses états

*Notre-Dame de la Salette

 

 

Offrande estimée pour participation aux frais:

1000 euros.

SOYEZ NOMBREUX,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

(Inscriptions closes le dimanche 5 Juin)

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

There is a higher level of thanksgiving: to give thanks over little. If we give thanks over a few things, God will make us rulers over many things. Perhaps, among the advantages of thanks giving are the continuity of the blessings and its increase, as one of the Fathers said, “Not a gift without increase, except that without thanksgiving”. (H.H Pope Shenouda )

If you want to bring your brother in truth, be sad for him, cry, love him, tell him a word or two. But you will not burn with anger against him. He sees in you no sign of hatred. For love can not carry anger, irritate or blame someone passionately. Proof of love and knowledge is humility, born of conscience in Christ our Lord. (St. Isaac the Syrian, ascetic Speech (5 ° discourse))

If you want to bring your brother in truth, be sad for him, cry, love him, tell him a word or two. But you will not burn with anger against him. He sees in you no sign of hatred. For love can not carry anger, irritate or blame someone passionately. Proof of love and knowledge is humility, born of conscience in Christ our Lord. (St. Isaac the Syrian, ascetic Speech (5 ° discourse))

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 06:48
In the absence of all else we come to know God's presence.( Fr. John ) / En l'absence de toute autre chose, nous en venons à connaître la présence de Dieu.  (P. John)

In the absence of all else we come to know God's presence.( Fr. John ) / En l'absence de toute autre chose, nous en venons à connaître la présence de Dieu. (P. John)

Livre de la Sagesse 5,1-5.

Les justes se tiendront en grande assurance en face de ceux qui les ont persécutés, et qui méprisaient leurs labeurs. 
A cette vue, ils seront agités d'une horrible épouvante, ils seront dans la stupeur devant la révélation du salut. 
Ils se diront, pleins de regret, et gémissant dans le serrement de leur cœur : " Voilà donc celui qui était autrefois l'objet de nos moqueries, et le but de nos outrages ! 
Insensés, nous regardions sa vie comme une folie et sa fin comme un opprobre. 
Comment est-il compté parmi les enfants de Dieu, et sa part est-elle parmi les saints ?" 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 14,26-33.

En ce temps-là, Jésus dit aux foules : " Si quelqu'un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs et jusqu'à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. 
Quiconque ne porte pas sa croix et ne me suis pas, ne peut  être mon disciple. 
Qui de vous, en effet, s'il veut bâtir une tour, ne s'assied d'abord pour calculer la dépense, pour voir s'il a de quoi l'achever ?
De peur qu'ayant posé le fondement et ne pouvant pas terminer, tous ceux qui verront cela ne se mettent à le ridiculiser,
disant : " Cet homme a commencé à bâtir, et il n'a pu terminer ! " 
Ou quel roi, s'il va faire la guerre à un autre roi, ne s'assied d'abord pour délibérer s'il est capable de se heurter, avec dix mille hommes, à celui qui vient contre lui avec vingt mille ? 
S'il ne l'est pas, tandis qu'il est encore loin, il envoie une ambassade faire demande de paix. 
Ainsi donc, quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple. 
 




Par Jean Tauler

(v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg 
Quatrième sermon pour l'Ascension (OC, 1911, tome 2, pp. 440s) 

 

« Venez à ma suite »

 

 

Tous ceux qui désirent imiter vraiment le Rédempteur, Notre Seigneur Jésus Christ, doivent humblement, sans murmurer, prendre sur leurs épaules la croix des souffrances intérieures ou extérieures, méritées ou injustes.

Ainsi chargés, ils s'en iront joyeusement à la suite de leur Seigneur.

C'est le seul moyen d'arriver un jour là où Christ nous a précédés...

Il n'est pas rare, assurément, de trouver des hommes qui désirent être les témoins du Seigneur dans la paix, c'est à dire pourvu que tout aille selon leurs désirs.

Volontiers ils veulent devenir des saints, mais sans fatigue, sans ennui, sans difficulté, sans qu'il leur en coûte rien.

Ils ambitionnent de connaître Dieu, de le goûter, de le sentir, mais il ne faut pas qu'il y ait d'amertume.

Aussi, dès qu'il faut travailler, dès que l'amertume, les ténèbres, les tentations viennent les trouver, dès qu'ils ne sentent plus Dieu et qu'ils se voient abandonnés intérieurement, ainsi qu'au dehors, leurs belles résolutions s'évanouissent.

Ce ne sont pas de vrais témoins, des témoins comme il en faut pour le Sauveur. 

Rien n'est plus commun que de chercher la paix, de vouloir jouir de la paix en tout lieu, dans toutes les actions.

Or, c'est à la recherche d'une paix de ce genre qu'il faut mourir entièrement.

Nous devons faire tous nos efforts pour avoir la paix en tout temps, au sein même du malheur.

C'est de là que doit sortir la paix véritable, durable et stable.

De fait, tout ce que nous recherchons et aimons en dehors de là est un leurre.

Si, au contraire, nous nous appliquons de toutes nos forces à garder en tout temps la joie au milieu de la tristesse, la paix au milieu de l'agitation, la simplicité au milieu de l'encombrement du multiple, le bien-être dans tous les déboires, enfin, nous serons les vrais témoins de Dieu et de Notre Seigneur Jésus Christ. Tels étaient les disciples, à qui le Christ lui-même souhaitait la paix ; non la paix extérieure, mais la paix essentielle, la vraie paix dans le trouble, le bonheur dans la peine, la vie dans la mort. 

 

 

===

 

« L'âme qui voit la volonté de Dieu dans les plus petites choses, dans les plus désolantes et les plus mortelles, et qui en vit, reçoit tout avec une joie, une jubilation, un respect égal ; et, ce que les autres craignent et fuient, elle ouvre toutes les portes pour le recevoir avec honneur.
[...]
Le moment présent est toujours comme un ambassadeur qui déclare l'ordre de Dieu, le cœur prononce toujours le fiat.

L'âme s'écoule ainsi par toutes ces choses dans son centre et son terme ; elle ne s'arrête jamais, elle va à tous vents, toutes les routes et les manières l'avancent également vers le large et l'infini ; tout lui est moyen, tout est instrument de sainteté sans aucune différence que de tenir toujours ce qui est présent pour l'unique nécessaire.

Ce n'est plus oraison ou silence, retraite ou conversation, lire ou écrire, réflexions ou cessation de pensées, fuite ou recherche des livres spirituels, abondance ou disette, langueurs ou santé, vie ou mort, c'est tout ce que chaque moment produit de l'ordre de Dieu.

C'est là le dépouillement, le renoncement, la renonciation du créé, non réel mais affectif, pour n'être rien par soi et pour soi, pour être en tout dans l'ordre de Dieu et pour lui plaire, faisant son unique contentement de porter le moment présent comme s'il n'y avait au monde autre chose à attendre. »

Jean-Pierre de Caussade (1675-1751), L'abandon à la Providence divine (Chap. IX)

 

===

 

 

Ne soyez pas anxieux, ne vous inquiétez pas :

"qu'est-ce qui va m'arriver?"

Si je devais y penser, je n'aurais pas de paix.

Il faudrait s'abandonner à la volonté de Dieu.

Si vous êtes occupé avec de bonnes pensées, vous avez la paix. Si vous pensez à du mal, vous créez la mauvaise humeur pour vous.

Pourquoi en avez-vous besoin?

Chaque être humain a des défauts.

Aucun être humain n'est sans défauts.

Il n'y a qu'avec le Dieu parfait que nous

pouvons nous améliorer,

et Dieu est amour.

C'est pourquoi nous devons pardonner

leurs défauts aux gens et les aimer.


(Saretz Thadée de Vitovnitsa) 

Do not be anxious, do not worry: "What will happen to me?" If I would think, I would not have peace. One should surrender to the will of God. If you deal with good thoughts, you have peace. If you think badly, you create bad mood for yourself. What do you need that for? Otherwise, every human being has flaws. No human being is without flaws. Only with perfect God we can be more perfect, and God is love. That is why we need to forgive shortcomings to the people and to love them.  (Thaddeus of Vitovnica)

Do not be anxious, do not worry: "What will happen to me?" If I would think, I would not have peace. One should surrender to the will of God. If you deal with good thoughts, you have peace. If you think badly, you create bad mood for yourself. What do you need that for? Otherwise, every human being has flaws. No human being is without flaws. Only with perfect God we can be more perfect, and God is love. That is why we need to forgive shortcomings to the people and to love them. (Thaddeus of Vitovnica)

† St Martin the Confessor, pope of Rome (655)

April 13

 

"Martin became Pope on July 5th, 649, at the time of a furious quarrel between the Orthodox and the Monothelite heretics. Constans the Second, Heraclius' grandson, was on the throne at the time, and Paul was Patriarch of Constantinople. To restore peace in the Church, the Emperor himself wrote a dogmatic decree, the Typos, which leaned heavily towards heresy. Pope Martin summoned a Council of 105 bishops, at which the Emperor's statement was condemned. At the same time, the Pope wrote a letter to Patriarch Paul, begging him to uphold the purity of the Orthodox faith and to counsel the Emperor to reject the theories of the heretics.

 

This letter infuriated both the Patriarch and the Emperor. The Emperor sent one of his generals, Olympius, to take the Pope toConstantinople in bonds. The general did not dare to bind the Pope with his own hands, but instructed one of his soldiers to kill him with the sword in church. But, when the soldier entered the church with his sword concealed, he was instantly blinded. So, by the providence of God, Martin escaped death.

 

 At that time, the Saracens fell upon Sicily, and Olympius went off there, where he died. Then, by the intrigues of the heretic Patriarch Paul, the Emperor sent a second general, Theodore, to bind and take the Pope on the charge that he, the Pope, was in collusion with the Saracens and that he did not reverence the most holy Mother of God.

 

 [!!] When the general arrived in Rome and read the accusation against the Pope, he replied that it was a libel; that he had no contact of any sort with the Saracens, the opponents of Christianity, 'and whoever does not confess the most holy Mother of God and do her reverence, let him be damned in this age and in that which is to come.'

 

But this did not affect the general's decision. The Pope was bound and taken to Constantinople, where he lay long in prison in great sickness, tortured by both anxiety and hunger, until he was finally sentenced to exile in Cherson, where he lived for two years before his death.

 

 He gave his soul into the hands of the Lord, for whom he had suffered so greatly, in 655. The evil Patriarch, Paul, died two years before him and, when the Emperor visited him on his deathbed, he smote his head against the wall, confessing with tears that he had greatly sinned against Pope Martin and asking the Emperor to set Martin free.' (Prologue)

 

 

Sources: Ancient Faith Radio

                    http://ancientfaith.com

 

 

SAINT HERMÉNÉGILDE, QUI ÊTES-VOUS ?

ICONOGRAPHIE CHRÉTIENNE: Saint HERMÉNÉGILDE


Prince martyr
(† 586)

Leuvigilde, roi des Visigoths d'Espagne, avait épousé en premières noces la reine Théodosia, tante de saint Léandre et de saint Isidore, et il en avait eu deux fils, Herménégilde et Ricarède. Le roi et ses fils étaient ariens comme le peuple tout entier. 

Herménégilde fut uni par son père à une digne épouse, Indégonde, fille du roi de France Sigebert. Indégonde devait être pour son mari l'instrument du salut. Par la persuasion et l'exposition de la vérité, elle conquit l'âme du jeune prince, qui reçut le baptême catholique des mains de son oncle, saint Léandre. 

Dès lors, il n'y eut plus de paix dans le palais royal. Goswinde, seconde femme du roi, employa toutes les flatteries, toutes les intrigues, toutes les cruautés, pour faire adopter à Indégonde l'arianisme et pour y ramener le prince. Tout fut inutile. 



Accusé par cette femme perfide d'attenter, de plus, à la vie de son père, Herménégilde fut jeté dans un cachot et chargé de chaînes. La prison, dit saint Grégoire, devint pour lui le vestibule du Ciel. Comme si le poids des chaînes n'eût pas suffi à ses mains habituées à porter le sceptre, il voulut encore, prisonnier du Christ, se couvrir d'un cilice, cherchant force et courage dans la prière qu'il adressait sans cesse au Dieu tout-puissant. Son père vint le voir et lui fit tous les reproches imaginables; il ne lui épargna pas même le nom d'ingrat, de parricide et de scélérat. 

"Mon père, lui répondit Herménégilde, mon seul crime, c'est ma foi; eh bien! je proteste encore que je suis catholique romain; je voudrais mourir cent fois pour la gloire d'un si beau nom. C'est trop peu d'une bouche pour louer Dieu; qu'on déchire mon corps: les plaies que je recevrai seront comme autant de bouches avec lesquelles je bénirai mon Sauveur." 



Son père le quitta exaspéré; mais un ange vint du Ciel consoler Herménégilde et lui prédit son martyre. Au temps de Pâques, le prisonnier refusa de recevoir la communion des mains d'un évêque arien. Quand il apprit que le roi son père allait envoyer un bourreau pour lui donner la mort, il se mit en prière avec plus de ferveur, fit à Dieu le sacrifice de sa vie, pria pour son père, pour sa belle-mère et pour ses ennemis. Pendant qu'il invoquait la très Sainte Vierge et son bon ange, les meurtriers entrèrent et lui tranchèrent la tête d'un coup de hache. Le principal des miracles qui suivirent sa mort fut la prompte conversion de l'Espagne.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

 

Two modern Syriac Icons of the Virgin Mary (Yildath Aloho)

used in the Syriac churches.

The right one in the Maronite church

and the the left one

in the Syriac orthodox church.

Deux Icônes Syriaque moderne de la vierge Marie (Yildath Ier) utilisé dans les églises syriaque. l'une dans l'église maronite et la dernière dans l'église syriaque orthodoxe.

(Source:Drs Gewargis Acis  )

 

MARIE  DIT A MERE TERESA CE QUE LE CHRIST ATTEND D'ELLE...

Mère Teresa

1947 :

« Prends soin d'eux, ce sont les miens. Amène-les à Jésus »

En 1947, au terme d'une année et demie de révélations extraordinaires quasi quotidiennes au cours desquelles Jésus avait montré à Mère Teresa ce qu'il attendait d'elle, elle reçut une vision résumant tout ce qu'il lui avait été dit auparavant (...).

Elle vit une grande foule de pauvres de toutes sortes, jeunes et vieux (…) ;

ils tendaient la main vers elle, lui criant de les sauver, de les amener à l'unique Sauveur - Jésus.

(…)

Marie était là au milieu d'eux, et Mère Teresa à genoux à côté d'elle.

Mère Teresa était tournée vers les enfants souffrant et ne pouvait donc pas voir le visage de Marie, mais elle l'entendit dire:

-« Prends soin d'eux, ce sont les miens. Amène-les à Jésus – porte-leur Jésus.

Ne crains rien.

Apprends-leur à réciter le Rosaire – le Rosaire en famille, et tout ira bien.

Ne crains rien – Jésus et moi serons avec toi et tes enfants ».

Un peu plus tard, Mère Teresa revit à nouveau la même foule.

Cette fois-ci, les gens étaient dans l'obscurité. Là, au milieu d'une foule angoissée qui ne semblait pas s’apercevoir de sa présence, Jésus était sur la croix. Marie était devant lui (...)

Jésus lui dit alors:

« Je te l’ai demandé.

Ils te l’ont demandé, et elle, ma Mère te l’a demandé.

Vas-tu refuser de faire cela pour moi, de prendre soin d'eux, de les amener à moi? »

(Joseph Langford, MC Extrait de Mother Teresa: In the Shadow of Our Lady -Our Sunday Visitor, 2007 )

La vie de Mère Teresa

"Endure a person in their time of weakness and in their time of error, and win them with patience and forgiveness and a great heart. There is no doubt that they will regret what they did to you when they sit alone with themselves."
«Endurer une personne dans ses temps de faiblesse et dans ses temps d'erreur, et les gagner avec la patience et le pardon révèle un grand cœur.
Il ne fait aucun doute qu'elle va regretter ce qu'elle fit à votre encontre quand elle siègera seule avec elle-même."
(H H Pope  Shenouda III)

Par Saint Colomban

(563-615), moine, fondateur de monastères 
Instruction spirituelle, 13,3 (trad. Bouchet) 

 

« Seigneur, donne-nous ce pain-là, toujours »

 

 

      Le prophète dit :

« Vous qui avez soif, allez à la fontaine »

(Is 55,1).

C'est la fontaine de ceux qui ont soif, non de ceux qui sont abreuvés.

Elle appelle ceux qui ont faim et soif, qu'ailleurs elle dit bienheureux (Mt 5,6), eux dont la soif n'est jamais étanchée, et qui ont d'autant plus soif qu'ils se sont déjà abreuvés à la fontaine.

Nous devons donc désirer, frères, la fontaine de la sagesse, le Verbe de Dieu dans les hauteurs, nous devons la chercher, nous devons l'aimer.

En elle sont cachés, comme le dit l'apôtre Paul, « tous les trésors de la sagesse et de la science » (Col 2,3)

et elle invite tous ceux qui ont soif à s'abreuver. 

      Si tu as soif, va boire à la fontaine de vie.

Si tu as faim, mange le pain de vie.

Bienheureux ceux qui ont faim de ce pain et soif de cette fontaine.

Buvant et mangeant sans fin, ils désirent encore boire et manger ; douce est cette nourriture et douce cette boisson.

Nous mangeons et nous buvons, mais nous avons encore faim et nous avons encore soif ; notre désir est comblé et nous ne cessons de désirer.

C'est pourquoi David, le roi prophète, s'écrie : « Goûtez et voyez comme est doux le Seigneur »

(Ps 33,9).

C'est pourquoi, frères, suivons notre appel.

La Vie, la fontaine d'eau vive, la fontaine de la vie éternelle, la fontaine de lumière et la source de clarté nous invite elle-même à venir et à boire

(Jn 7,37).

Là nous trouvons la sagesse et la vie, la lumière éternelle.

Là, buvons l'eau vive, jaillissant pour la vie éternelle

(Jn 4,14).

===

 

A Celtic Evening Prayer

Lord, You have always given bread for the coming day; and though I am poor, tonight I believe.
Lord, You have always given strength for the coming day; and though I am weak, tonight I believe.
Lord, You have always given peace for the coming day; and though of anxious heart, tonight I believe.
Lord, You have always kept me safe in trials; and now, tried as I am, tonight I believe.
Lord, You have always marked the road for the coming day; and though it may be hidden, tonight I believe.
Lord, You have always lightened this darkness of mine; and though the night is here, tonight I believe.
Lord, You have always spoken when time was ripe; and though you be silent now, tonight I believe.

 

 

===

 

 

À Jésus, le Vivant, qui ne cesse d’intercéder pour nous auprès du Père Eternel , adressons notre prière :

Kourie Eleïson

Ô Christ, lumière et salut du monde, 
répands le feu de ton Esprit sur ceux qui confessent ta résurrection.

Kourie Eleïson

Fais grandir le peuple des baptisés
Permets aux fils d’Abraham, d’Isaac et de Jacob 
de reconnaître en toi le messie de leur espérance.

Kourie Eleïson

Fais grandir en nous la Foi.
Ceux que tu as fait renaître, ceux que tu as nourris, 
conduis-les à la plénitude du Royaume.

Kourie Eleïson

Par tes plaies glorieuses, accordes nous la guérison 
Purifie les pécheurs de ce monde par ton Précieux Sang dont fut entachée ta Tunique sans couture et convertis les endurcis.

Kourie Eleïson

Obtiens le repos et la sérénité pour les croyants.
Gardes ton Corps Mystique dans la Paix et la Concorde.

Kourie Eleïson

Que la toute Terre 
soit illuminée de la lumière de Pâques 
ainsi que tous ceux qui sont venus vénérer ta sainte Tunique et encore ceux qui en on eu le désir mais qui n'on pas pu faire le déplacement.

Kourie Eleïson

Remplie ton peuple de la joie Pascale,
Par ton obéissance jusqu’à la mort, par ton exaltation à la droite du Père, 
ouvre à tes frères les portes du Paradis.

Kourie Eleïson

Par la vénération que nous apportons à Ta Sainte Tunique présentée à Argenteuil, exauce-nous !

Amîn!

The present moment is always like an ambassador who says the command of God, the heart always pronounced the fiat.

The present moment is always like an ambassador who says the command of God, the heart always pronounced the fiat.

PARTICIPER DE L’ÉNERGIE CRÉATRICE

Sait-on assez que l’homme a " un pouvoir " sur le coeur de Dieu ? Qu’une certain attitude déclenche la puissance divine, lui donne libre cours et qu’alors une nouveauté radicale, tout-à-fait inconnue, peut s’introduire en nous et autour de nous ? C’est une puissance de guérison et de transformation qui nous fait sauter hors de notre vieille vie et de toutes les prisons de l’ego. Cette attitude s’appelle : l’Abandon. Elle est connue pour sa capacité absolument révolutionnaire par toutes les grandes Traditions religieuses de l’humanité, qui en ont fait la base même de leur démarche, un style de vie, et le secret de la vraie mystique, c’est-à-dire de la réalisation plénière de l’homme. On l’appelle de beaucoup de noms : le " non-agir " dans l’antique sagesse du Tao chinois, le détachement " dans le Bouddhisme, " l’égalité d’âme " chez les Hindous, " la sainte indifférence " chez les Soufis ; dans le christianisme on la décline sous les vocables de l’obéissance, la volonté de Dieu, la confiance, le Oui, l’abnégation et l’humilité, l’amour des ennemis jusqu’au martyr, l’Enfance spirituelle... etc. il s’agit tout simplement de l’attitude fondamentale du Christ qui en révèle lui-même la substance quand il dit : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé (Jn 4, 34), phrase qu’il répète comme une trame tout au long de sa vie terrestre et qui va culminer au sommet de sa possibilité dans l’abandon total sur la croix : Père, entre tes mains je remets mon esprit (Lc 23, 46).

Aussi saint Paul a-t-il pu dire de Jésus : Il n’y a eu que oui en lui (2 Co 1,19). A nous qui ne savons plus ce qu’est vivre, le Christ est venu en faire la démonstration. Il n’y a pas d’autre bonheur sous le ciel, et celui qui entre en son partage, entre aussi dans la vraie parenté du Christ : Celui qui fait la volonté de Dieu, voilà mon frère, ma sœur, ma mère (Mc 3, 35).

Le mot " abandon " est ambigu et peut conduire à toutes les passivités ou quiétismes dont l’histoire religieuse est remplie. Mais en réalité, la relation entre l’homme et Dieu est une alliance d’amour, où se recevoir de l’Autre représente la plus haute activité. On n’est plus dans l’ordre d’un " faire " habituel, mais d’une fécondité d’un tout autre niveau. Dans l’abandon total à la volonté divine vient le moment, et c’est une loi très importante de la vie spirituelle, où " l’homme n’est plus guidé par les maîtres et par l’Écriture comme autrefois, mais par le Seigneur lui-même ", dit saint Silouane l’Athonite (+ 1938). Il s’agit donc d’abord d’une profonde écoute intérieure pour percevoir les moindres injonctions de l’Esprit et ne plus rien faire que sous son impulsion. On devine alors à quel point le coeur de l’homme peut devenir un foyer brûlant toujours en action, mais, parce que abandonné à un Autre que soi, il pose constamment des actes marqués du sceau de l’intériorité et de la profondeur. Être centré à la Source dit Maître Eckhart (XIIIe siècle), c’est participer de l’Énergie Créatrice, acte pur " d’éternel engendrement ", qui jaillit de notre propre " Fond ".

C’est de ce fond que l’homme se reçoit à chaque instant, c’est donc aussi là qu’il s’abandonne s’il veut vraiment vivre. En cela, il est à l’image du Christ qui est, lui, l’éternel engendré : d’où, durant toute sa vie, une adhésion amoureuse et un abandon total à ce que l’on pourrait appeler le bon plaisir de Dieu, si ce n’était pas là précisément son lien ontologique, l’origine de sa naissance éternelle. Jésus se reçoit sans cesse de son Père : Qui me voit, voit le Père (Jn 14, 9), il est Fils de toute éternité et à chaque moment de sa vie terrestre. Par l’attitude d’abandon, nous partageons donc le secret même du Christ : nous devenons fils avec le Fils, et dans cette filiation le Père nous engendre par grâce comme il engendre le Verbe par nature. Il s’agit d’un enfantement continuel qui sollicite par conséquent une attitude de total réceptivité. C’est pourquoi, ce sont justement les conseils de vigilance qui constituent ce qu’il y a de plus original et décisif dans l’enseignement de Jésus. Ils sont pratiquement absents de la littérature judaïque.

La vie entière du disciple est intensifiée par son " veillez " et pour son maintien dans l’état de disponibilité permanente. Celui qui veille est attentif à Dieu, veiller et prier sont donc intimement liés. Aussi, entrer dans cette enfance spirituelle, c’est pousser notre amour d’homme jusqu’à ne plus vouloir être sinon en Dieu.

LE DISCIPLE NE S’APPARTIENT PLUS

Et c’est Jésus qui conduira son disciple vers cette communion et cette intimité extraordinaire avec le Père, dans laquelle il se trouve lui-même. Enfant par excellence, il appelle Dieu Abba-Père (Mc 14, 36). Jésus n’hésite pas à bouleverser toute une mentalité, jamais on a appelé Dieu " Abba " avant sa venue ! C’est un mot d’usage courant dans la vie familiale : " Abba " et " Imma " (papa, maman) sont les premières paroles de l’enfant qui babille... Jésus pane à Dieu comme un petit enfant à son père avec la même simplicité intime, le même confiant abandon. Ne trouvons-nous pas ici la clé ultime de ce texte si mal compris :

En vérité, je vous le dis, si vous ne redevenez pas comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. Qui donc se fera petit comme ce petit enfant-là, celui-là est le plus grand dans le Royaume des cieux (Mt 18, 3-4).

Il faut devenir comme des petits enfants pour pouvoir dire comme Jésus : Abba (Rm 8, 15 ; Gal 4, 6). Tout est là, car cette appellation apparemment enfantine révèle la relation unique de Jésus au Père et affirme le mystère même de sa mission messianique (Mt 11, 27), à laquelle le disciple est appelé à participer en entrant dans le Royaume. Il " connaîtra " alors le Père comme Jésus le " connaît " et cette " connaissance " l’introduira dans une communauté de vie et d’amour avec le Père, une relation personnelle avec lui, par l’identification la plus complète à Jésus et l’acceptation du propre destin de celui-ci :

Qui vous accueille m’accueille et qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé (Lc 10, 40). Qui vous écoute m’écoute, qui vous rejette me rejette, et qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé (Lc 10, 16).

Devenir " enfant " sera donc reconnaître pleinement sa condition filiale ; à l’image de Jésus, accueillir le Père. C’est ressembler en tout à celui qui est, à un titre absolument unique, le Fils ; nul n’a vécu dans une dépendance aussi amoureuse et totale à l’égard du Père, nul ne fut aussi pauvre et enfant. Toute sa vie est suspendue au Père. Devant Dieu, il a toujours pris tout naturellement et visiblement l’attitude de celui qui reçoit tout, même d’être celui qu’il est, l’attitude de celui qui s’appuie entièrement sur un Autre.

La vie de Jésus se présente comme l’illustration la plus suggestive de ses exigences pour le disciple qui veut partager sa destinée. Comme Jésus, il devra s’abandonner sans limites entre les mains du Père. Sans souci du vêtement et de la nourriture (Mt 6, 25), être le journalier de Dieu comme les oiseaux du ciel et les lis des champs (Mt 6, 26 ss) et cela dans une confiance qui défie les situations les plus tragiques, serait-ce au milieu de la persécution (Mt 10,28-31 ; Lc 12, 4-7) mais aussi dans l’humble vie quotidienne, où l’on ne peut servir qu’un maître (Mt 6, 24 ; Lc 16, 13).

Celui qui est entré dans cette communauté de vie et d’amour avec Jésus vis-à-vis du Père ne s’appartient plus (Lc 9,62). Son coeur ne saurait être partagé (Mt 19, 21 ss ; 6, 21). Le pusillanime qui hésite et croit pouvoir servir Dieu et Mammon à la fois, n’a pas compris l’appel de Dieu et cause la rupture de la communauté. Jésus veut mobiliser toutes les énergies de son disciple ; il n’y a que deux possibilités : vivre ou mourir.

Entrez par la porte étroite. Large, en effet, et spacieux est le chemin qui mène a la perdition, et il en est beaucoup qui s’y engagent ; mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène a la vie, et il en est peu qui le trouvent (Mt 7, 13-14).

Il s’agit donc de tout miser sur une carte, de l’avoir, lui, pour unique préoccupation (Mt 22, 37), de faire tout pour lui, de n’agir que pour lui plaire et de le prendre pour l’unique témoin de ce que l’on fait (Mt 6, 1).

UNE COMMUNAUTÉ DE DESTIN AVEC LE MESSIE

Tous les Évangiles témoignent de cette signification absolument centrale de la personne de Jésus. Ce n’est qu’en liaison très étroite avec Jésus que le disciple reconnaît le plan de libération de Dieu. L’Évangile exprime cette liaison par le mot " suite ", c’est un terme consacré et qui n’est pas nouveau. Déjà dans l’Ancien Testament, l’élève " suivait " son maître. Mais ce qui est radicalement nouveau, c’est la manière de le vivre. Alors que dans l’Ancien Testament, la Torah était le noeud de la relation entre élève et maître, dans le Nouveau Testament, c’est Jésus lui-même qui est la Torah. Le disciple participe aux événements qui font irruption autour de Jésus et avec lui. Par là il entre dans une communauté de vie avec son Maître et se trouve responsable avec lui d’une nouvelle dynamique de l’histoire, là où il est à l’instant même, dans le plus banal de son quotidien.

Le mot " suivre " en grec exprime en effet un rapport absolu et exclusif de service. Il s’agit de partager la vie de Jésus, sa fonction messianique, d’acquérir et d’approfondir sans cesse la conscience d’être appelé et envoyé exactement là où je me trouve ici et maintenant. Cette conscience sentie, physiquement et cordialement expérimentée, que le disciple pèle ses pommes de terre et fasse sa vaisselle ou prêche aux foules, saisit l’être tout entier d’étape en étape et devient la source d’une joie qu’aucune circonstance ne pourra ternir. " Suivre " Jésus est alors un acte de foi à la parole de celui qui appelle et envoie (Mc 3, 14), où l’instant présent, quel que soit son contenu, est le lieu où s’exerce la confiance et l’abandon.

Si, à travers l’épaisseur du banal et le manteau pesant de nos soucis, peut jaillir une telle allégresse, c’est que le disciple que nous devenons découvre peu à peu la dimension non-conditionnée de son Maître : parce que suivre Jésus, être son compagnon, est l’unique motif de toute action, le disciple est un être suprêmement libre. D’abord, il a rompu avec le passé qui enténèbre l’inconscient et dicte constamment au pressent toute sa pesanteur : Suis-moi, dit Jésus, et laisse les morts enterrer leurs morts (Mt 8, 22).

Quiconque a mis la main à la charrue et regarde en arrière est impropre au Royaume de Dieu (Lc 9,62), c’est-à-dire à son propre coeur puisque c’est le lieu du Royaume, mais aussi à Jésus lui-même car il en est le Roi !

Libre est le disciple ensuite parce qu’il se soumet à la loi d’un Autre, même la mort ne le conditionne plus, car il accepte d’emblée le risque du martyr par amour pour celui qu’il suit et auquel il s’est définitivement abandonné : Si quelqu’un veut venir à ma suite, dit Jésus, qu ‘il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie a cause de moi la trouvera (Mt 16, 24-25).

Libre encore est le disciple parce qu’il a tout quitté : sa nouvelle condition c’est d’être non conditionné, il s’exerce au non-attachement sous toutes ces formes, ni chaînes ni dépendances d’aucune sorte : Jésus dit a Lévi assis au bureau de douane : " Suis-moi " et, quittant tout et se levant, il le suivait (Lc5,27-28).

" Quitter tout " : rien de plus radical et absolu, il s’agit de quitter même ses pensées, ses préoccupations et soucis, à plus fortes raisons ses passions... C’est même là, à l’intérieur de soi, que se trouve le véritable enjeu : la liberté intérieure est le vrai nom de la pauvreté, l’attachement aux objets ne fait que prouver la possession de soi par soi...

LA CROIX : LIEU DE L’ENFANCE SPIRITUELLE

Le disciple se sait donc à chaque moment, quoi qu’il fasse, en service ; ce chemin le saisit peu à peu complètement et le transforme dans l’amour de Dieu. Tout instant est la meilleure occasion pour aimer, et s’enraciner toujours plus dans cet amour, qui n’est jamais motivé par la dignité de son objet : il est sans frontières, inconditionnel et il ne s’explique pas du dehors, son sommet est l’amour des ennemis et de tout ce qui lui est contraire, sommet donc d’une suprême liberté. Nous y reviendrons longuement.

Il a fallu venir jusqu’à cette identification et cet amour unique pour pouvoir entrer avec Jésus dans le coeur même de son instant le plus filial : la croix. C’est là, en effet, " l’heure " de l’Enfant qui a tout abandonné, afin que par lui l’amour et la gloire du Père éclatent aux yeux du monde (Jn 17, 1-5). La croix, c’est le " lieu " de l’enfance spirituelle : Si vous ne redevenez pas comme des enfants, vous ne pourrez pas entrer dans le Royaume des cieux (Mt 18,3), est synonyme de si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive (Mt 16, 24-25).

" Suivre " Jésus ou " entrer dans le Royaume ", c’est donc avant tout pour le disciple, devenu semblable à un enfant, partager profondément les souffrances messianiques de son Seigneur. " Se charger de sa croix " signifie être prêt à mourir, abandonner sa propre vie (Lc 14, 26), boire à la même coupe que le Messie (Mc 10, 39). Celui qui n’est pas dans l’attitude de l’enfant, telle que nous l’avons contemplé jusqu’ici, en est incapable : il est embarrassé de sa personnalité et de ses oeuvres, son premier ennemi, c’est son propre moi. Invités au festin du Royaume :

L’un dit : j’ai acheté un champ et il me faut aller le voir ; je t’en prie, tiens moi pour excusé ! Un autre dit : j’ai acheté cinq paires de boeufs et pars les essayer ; je t’en prie, tiens moi pour excusé ! Un autre dit : je viens de me marier et c’est pourquoi je ne puis venir ! (Lc 14, 18-20)

Chacun a un prétexte très valable aux yeux des hommes, mais c’est par là précisément qu’il se jette dans son malheur. Le motif pour vivre et être heureux n’est pas en Dieu, le moi reste central, il décide de tout et ne se reçoit que de lui-même.

Celui qui, au contraire, sait accueillir et s’abandonner au Royaume comme un enfant est d’emblée apte à " suivre Jésus jusqu’au bout " ; l’abandon culmine dans la Passion, l’action la plus évangélique qui soit ! C’est là que, chargé de la croix, le disciple engage avec le Christ la marche effroyable à travers une foule hurlante qui le couvre d’injures et le rejette sans pitié de la communauté humaine. Ces outrages et surtout ce rejet de la société sont pour lui le sceau de la véritable attitude : celle de l’enfant, du pauvre, du persécuté de l’Évangile. Abandonné de tous mais plus que jamais uni à Dieu, il s’abandonne lui-même dans son dernier élan, comme le Serviteur parfait qu’il incarne, entre les mains du Père, qui le reçoit et l’engendre selon son être total de fils de Dieu : Tu es mon fils, je t’engendre aujourd’hui (Ps 2, 7 ; Ac 13, 33).

AIMER LA DIFFICULTÉ

Aucun homme ne peut contourner cette folle aventure, qu’il soit richissime, débordant de santé et comblé par son destin ou, au contraire, victime du sort, bafoué par la vie et traîné dans la misère. Le drame est au dedans quelles que soient les circonstances extérieures et la crise survient selon la maturation de chacun. Soit l’homme la refuse et il plonge dans un enfer satanique indescriptible : " L’homme le plus riche du monde, l’homme le plus triste du monde ", titrait un journal du soir ; soit l’homme accepte l’inacceptable dans un abandon absurde selon la sagesse humaine (1 Co 2, 13) mais aimant, et alors " c’est par la croix que la joie entre dans le monde ", comme chante une hymne ancienne.

Nous sommes ici aux prises avec les lois inhérentes à la Vie qui cherche l’homme. Elle sollicite l’offrande de toute l’existence pour qu’elle s’accorde au projet de Dieu, abandon lucide de l’initiative personnelle pour laisser l’initiative pleinement à lui, reconnaissance de Dieu comme Dieu et appui total sur lui, tel est le sens de la Passion comme " apprentissage " de l’attitude authentique de l’enfant face au Père. Mais cette " Passion " est le contenu réel de l’instant présent où, toujours, nous sommes a l’épreuve, " éprouves " comme le métal au feu, pour vérifier justement l’authenticité de notre attitude. " Quelle est la vie de ta vie ? " disait saint Augustin (Ve siècle) : peler des pommes de terre peut être un lieu mort, une corvée ou un devoir, mais il peut être aussi le lieu d’une rencontre de personne à personne. On ne s’abandonne pas à une fatalité mais à Quelqu’un. Alors, après avoir pelé mes pommes de terre je ne suis plus le même qu’avant. L’expérience de la Présence à laquelle je m’abandonne sous chaque geste conscient me conduit du faire à l’être. Au jeune homme riche, riche de lui-même, qui demande à Jésus : Que faire pour obtenir la vie éternelle ? Jésus répond : Va, vends tout ce que tu possèdes (qui te possède)... Puis viens et suis moi (Mt 19, 16-30). À la place du " faire " ou des " exercices spirituels ", Jésus propose une attitude : à " l’avoir " il oppose " l’être ", au centre de tout, même de l’épluchage, il met la relation d’amour, un amour qui n’existe que par des actes (1 Jn 3, 18), mais ce qui importe, c’est la manière de les vivre, non les actes en eux-mêmes. Un acte ne devient " service " que dans un face à face invisible.

Pour trouver le visage du Bien-Aimé derrière le voile du quotidien le disciple est prêt à " vendre " tout ce qui fait obstacle a cette rencontre. Il refuse de se laisser " posséder " par quoi que ce soit, sinon par la Présence elle-même. Mais comme Elle est à l’intérieur de tout, tout, même ce qui est difficile ou hostile peut être approché par l’Amour. Au lieu de refuser la difficulté, ou de se cabrer devant elle, le disciple va la prendre dans son étreinte comme " sa " croix, il va s’ajuster totalement à elle comme a fait son Maître, alors seulement le voile des apparences devient de plus en plus transparent et finit par se déchirer, ainsi qu’il s’est déchiré dans le Temple le Vendredi Saint (Mt 27, 51). Jésus nous montre la seule vraie manière d’affronter la difficulté, l’horreur de la souffrance et les affres de la mort : en s’y abandonnant avec amour. Seule cette attitude déchire le voile et donne accès au Saint des Saints dont toute chose, tout événement est le temple. Quand on aime une difficulté, elle n’est plus la même, et à mesure qu’on se livre à elle, elle se livre à nous pour nous raconter son mystère caché et nous montrer le pas suivant de notre Chemin inconnu.

SANS MOI, VOUS NE POUVEZ RIEN FAIRE (Jn 15, 5)

Il s’agit bien sur d’un amour toujours en acte, qui n’a rien de falot ou de sentimental : il engage la liberté de chacun jusqu’au bout. Selon le fameux axiome qui résume merveilleusement la manière dont se conjugue l’action de l’homme et celle de Dieu, " Il faut d’abord faire tout ce que l’on peut comme si cela dépendait de nous, et puis attendre tout comme si cela dépendait de Dieu seul ". C’est un abandon actif, mais totalement gratuit et libre des résultats, extraordinaire synergie où l’homme, parce qu’" éprouvé " peut prouver son amour d’instant en instant. Mais en cela même, il se sent pauvre et serviteur inutile (Lc 17 10) ; alors sur ce Chemin, la prière est toujours le seul bâton du pèlerin. Notre liberté à l’œuvre et s’investissant à fond n’a, en réalité, d’autre source que Dieu : Sans moi, vous ne pouvez rien faire, dit Jésus (Jn 15, 5). C’est grâce à la prière continuelle que l’homme à la fois ne désespère jamais dans son don total et ne risque pas de prendre son effort trop au sérieux. Dans l’abandon confiant qu’exprimera nécessairement sa prière, il découvre vite que la joie en est le meilleur critère et que l’action de grâce et la louange va droit au coeur du Père, comme la flèche dans le mille...

Quand on parle de " prière continuelle ", il ne s’agit pas forcement de mots qui accompagneraient notre action ! Ceux qui pratiquent la Prière de Jésus peuvent évidemment en être saisis au point que leur coeur la répète en toutes circonstances : Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur ; mais pour les autres, la simple conscience de la Présence ou de l’identification sentie au Christ, pendant le travail, permet à la prière d’être continuelle. Cette " sensation du Divin " selon la magnifique expression des Pères, fait alors que Dieu est présent au milieu de tout notre être d’homme. Comme disait Teilhard de Chardin : " Que mon humanité

devienne un champ d’expérience pour le Saint Esprit ". Il s’agit d’être enraciné et fondé dans l’amour à tout moment, quoi qu’on fasse, pour entrer par sa plénitude dans la plénitude de Dieu (Ép 3, 17-19). Pour cela, les moments forts de la journée, la prière du matin et du soir, ne suffisent pas. Celui qui vise l’union constante à Dieu doit se donner une ascèse précise et une pédagogie, sinon il ne se passe strictement rien ! Celles qui ont fait leurs preuves et porté des fruits abondants à travers les traditions universelles, c’est le " rappel " régulier. Au début, il faut trouver son rythme. Par exemple, toutes les heures ou toutes les deux heures de la journée, sans force ment s’arrêter de travailler, prendre quelques secondes pour offrir à Dieu ce qu’on est en train de faire et pour s’abandonner entre ses mains, lui remettre les rênes, rendre grâces... On commencera, bien sur, par l’exprimer en des mots simples : ceux qui viennent spontanément du coeur sont les plus belles prières et touchent le coeur de Dieu. Mais très rapidement ces prières courtes deviennent une attitude silencieuse, celle de l’abandon, une disposition constante du coeur, qui recourt Dieu en toutes occasions, comme dit saint Paul. Progressivement nous acquerrons jusqu’au réflexe de tout faire et vivre en Dieu, de nous sentir dans la mouvance de l’Esprit Saint et de nous offrir à son action en nous.

Le fait de se recevoir continuellement de Dieu, de le vouloir de tout son être, conduit le disciple à la véritable humilité. Plus il veut s’abandonner ainsi à son Seigneur, plus il doit se sentir petit et pauvre, faible et confiant dans les bras du Père (cf. Osée 11, 3). Sa prière alors déclenche la puissance divine : " L’humilité de l’amour est une force terrible, la plus puissante de toutes ", dit le starets Zosime dans Les Frères Karamazov de Dostoïevski.

 Si l’union à Dieu peut être continuelle chez le vrai disciple, c’est qu’il sait en qui il a mis sa confiance (2 Tm 1, 12). Son abandon est plein de joie et de reconnaissance, parce que son cœur se trouve sans inquiétudes ni soucis, étant donné que " Dieu y pourvoira " (Gn 22, 8).

QUOI QUE TU FASSES DE MOI, SEIGNEUR, JE TE REMERCIE !

La conscience vive d’appartenir à Jésus, que c’est lui le Maître de notre vie et qu’il tient les rênes de notre destinée, provoque un tel sentiment de liberté au fond de notre être que les situations les plus cadenassées s’ouvrent d’elles-mêmes, mystérieusement, à l’intérieur et à l’extérieur de nous. Celui qui s’exerce tous les jours à l’extraordinaire prière de Charles de Foucauld : " Mon Père, je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt a tout, j’accepte tout ", et qui en fait une attitude de son coeur, verra une immense détente l’envahir. Dans sa puissance de simplicité, cette prière est le fruit non seulement d’une vie de sainteté, mais la quintessence de toute mystique. Il n’y a pas de chemin spirituel qui ne converge un jour ou l’autre vers ce point. Chaque Tradition l’exprime à sa manière et chaque disciple trouve les mots qui lui sont propres. Ainsi peut-on lire dans la prière bien connue des starets d’Optino :

" Seigneur, prépare-moi et soutiens-moi à chaque heure de ce jour. Quelles que soient les nouvelles que je reçoive, apprends-moi à les accueillir d’un cœur tranquille, fermement persuadé qu’elles sont l’expression de ta sainte Volonté... Que je n’oublie jamais dans les circonstances imprévues que tout m’est envoyé de toi.... "

 

Ce type de prière, c’est-à-dire l’attitude foncière d’abandon, ouvre un puits de joie en nous. Mais inversement aussi, l’exercice répété et persévérant de la joie profonde, quelles que soient les circonstances, conduit infailliblement au plus grand abandon. Nous reviendrons encore souvent sur ce caractère inconditionnel de la joie, au coeur même du tragique : c’est une affirmation si scandaleuse, aux antipodes de nos attitudes coutumières, même chez les plus fervents, qu’on ne peut avancer que par petites touches, creuser progressivement comme une spirale qui ne cesse de tourner pour trouver le centre du typhon. L’ouragan peut être horrible, les énergies déployées par le cyclone provoquent des angoisses terrifiantes avant d’être mortelles : au coeur du cyclone se trouve la paix immuable. Celui qui se rétracte ou se révolte reste à la périphérie qui l’emporte dans la violence de l’agitation. Celui qui, au contraire, s’abandonne totalement et devient un avec le tragique lui-même, se pose en son centre : là il n’y a plus de mouvement, il est libre de toute condition alors qu’il y plonge. Nous n’y arriverons que de couche en couche, d’une circonvolution à l’autre, l’abandon a de nombreuses étapes.

SE DÉCENTRER EN DIEU

La prière de louange et de bénédiction est l’instrument du forage, l’abandon en est le fruit. Mais il faut oublier toute chronologie dans ce travail, il y a plutôt des signes de progrès. D’abord se manifeste cette grande détente dont nous parlions, elle est le signe d’une distance qui s’établit entre nous et notre émotivité. La libération commence en introduisant une brèche dans la tyrannie de nos émotions : c’est le début de la mort de l’ego. Un discernement devient alors possible entre les remous de notre psychisme instable, les émotions, et le sentiment vrai qui relève de notre esprit. Ainsi l’homme qui loue Dieu de tout son coeur, au sein des pires tracas, passe de l’âme à l’esprit, il quitte l’agitation émotionnelle et fait l’expérience d’un sentiment de Présence à laquelle il peut se confier et s’abandonner. C’est un pas extrêmement important sur le Chemin, car louer et bénir dans la difficulté, c’est chercher Dieu pour lui-même et aimer les autres tels qu’ils sont, non pour les trémolos psychiques que cela nous procure. Plus s’opère ce détachement de soi, plus l’homme peut croître dans l’attachement à Dieu et découvrir un amour non conditionné. Au-delà des émotions, il expérimente alors ce qu’est la " consolation " de l’Esprit Saint : Rayon de lumière... source de grâces... doux hôte de l’aine... doux rafraîchissement... repos dans le labeur... (Hymne de la Pentecôte).

Par la louange, l’homme se décentre peu à peu complètement de lui-même. Il faut du temps pour comprendre que la sainteté n’est pas conquise à la force de nos poignets. Nous avons beau le savoir, d’une manière ou d’une autre, même inconsciemment nous cherchons toujours à ajouter une coudée a notre taille. Dans tout ce que nous faisons s’immisce une bonne part de l’ego ; alors même que nous prétendons chercher Dieu, c’est vers nous que nous sommes tournés et que secrètement nous cherchons... C’est la raison pour laquelle un vrai spirituel se méfie des grandes ascèses et des mortifications héroïques : il y entre souvent beaucoup de notre nature et de l’amour propre ! L’homme est habité par l’instinct de possession : il veut s’emparer de Dieu, mais pour " se " réaliser. Cela, bien sur, sous le couvert de la prière, des bonnes oeuvres... et d’une innocence inconsciente.

Un discernement continuel et approfondi, l’aide d’un Père spirituel, aussi indispensables qu’ils soient, n’y suffiraient pas pour en arriver à bout, s’il n’était l’amour patient de Dieu pour nous tirer le tapis de dessous les pieds tant qu’il le faut... Un jour on s’éveille, la purification a fait son travail et l’on commence à comprendre, peut-être seulement dans le creuset d’un échec cuisant, que seul Dieu est. Il n’y a rien au bout de nos efforts et pourtant il faut s’investir totalement. Le don de soi doit être absolu, mais sans en attendre aucun fruit, voilà le difficile. Dieu veut nous apprendre à perdre tout appui hors de lui. La moindre pensée que nous puissions avoir un mérite quelconque est un obstacle tel que toute rencontre avec Dieu est impossible et bloque notre chemin.

N’ÊTRE RIEN, C’EST ÊTRE TOUT

Que faire ou plutôt comment être pour que notre moi n’interfère plus d’aucune manière et que Dieu puisse être vraiment Dieu en nous ? La réponse est donnée par le Christ sur la croix, puis mise en pratique par tous les saints à travers les âges : c’est accepter de n’être rien. C’est à partir de rien que Dieu crée tout. Seule la mort, vécue aujourd’hui, ouvre à la radicale nouveauté : la résurrection des maintenant. Là où il n’y a pas d’obstacle, il n’y a pas non plus de crises. Celui qui pose le barreau au plus bas de l’échelle et consent à n’être rien, devient libre de tout vouloir particulier, il s’abandonne et se coule dans le simple et pur vouloir de Dieu, devient vaste comme l’univers dont il épouse le mouvement créateur. L’état d’abandon s’assimile ici à l’ouverture sans limite, à devenir un, d’instant en instant, avec l’action de Dieu qui fait du disciple ce qu’il veut et le mène où il veut. L’homme qui accepte pleinement cette réalité, jusqu’à ne plus avoir aucune préférence, et se réjouit à fond de ce qui lui arrive, dans une confiance absolue, a trouvé la paix et la félicité au-delà de toute attente. Ce qu’on appelle couramment " obéissance " dans la tradition spirituelle culmine dans cette attitude qui, seule, donne à l’homme accès aux profondeurs de son propre mystère, à celui de la création et à Dieu.

Quand Dieu peut vraiment être Dieu en nous, sans plus aucun obstacle, alors l’Amour se déploie à l’infini, et quand l’homme consent à n’être rien, alors cette immensité de vide se remplit de cet Amour. C’est une découverte extraordinaire : n’être rien c’est aussi ne pas savoir aimer ; quel orgueil subtil que de s’en croire capable ! Dieu seul EST Amour et il demande à l’homme s’il veut en devenir un vase d’élection (Ac 9, 15) : qu’on se souvienne du lavement des pieds, Dieu à genoux devant l’homme pour le solliciter à cette ouverture (Jn 13), qu’on se souvienne surtout de l’Eucharistie, où l’homme assimile la chair et le sang de Dieu et devient Amour par grâce jusque dans sa substance la plus charnelle (Jn 6, 53-58) ! Laisser Dieu être Dieu, c’est se laisser aimer, et " cela suffit, dit saint Nicolas Cabasilas (XIVe s.), pour devenir le plus grand des saints : me rappeler souvent dans la journée, à travers toutes mes activités, que je suis aimé par l’Amour fou de Dieu ". Dans l’abandon, l’ego meurt par inanition, il n’a rien à " faire " ; l’homme peut naître alors à une toute autre fécondité, divine celle-là. En somme, il n’a qu’un travail, c’est de s’ouvrir au travail de Dieu : Epheta, dit le Christ, ouvre-toi ! (Mc 7, 34). Comme le confirme saint Irénée (IIe s.) : " Le propre de Dieu est de faire, et pour l’homme de se laisser faire ".

 

Cela suppose cependant que l’homme ne s’adonne effectivement qu’à ce travail, que la totalité de son être, la pensée, la volonté, le coeur et le corps, soient tournés à l’unisson vers ce seul objectif. Là est la vraie conversion : une focalisation de toutes ses énergies en un seul point, et ce point est la Présence divine à laquelle l’homme s’offre et s’abandonne. C’est une Présence d’Amour agissant et l’homme totalement ouvert, réceptif, reconnaîtra bientôt la manière d’agir de Dieu à travers tout et en tout temps, sa " méthode ". La difficulté dans ce Travail de l’homme, son unique Travail rappelons-le, c’est l’ouverture non-conditionnée, sans aucune interférence de l’ego, l’acceptation nue de la réalité de l’instant telle qu’elle est, dans le calme absolu du mental. L’essence de l’abandon, c’est la liberté réelle, devant l’objet, la situation, l’événement, les pensées... sans réaction, donc sans conflit. La non-intervention de l’ego pour juger - aimer ou ne pas aimer - permet à l’abandon d’aller jusqu’au bout : devenir un avec cc qui se passe ici et maintenant.

LA BEAUTÉ DE L’ÉTERNEL PRÉSENT

L’instrument de choix en est la louange et l’action de grâces, " action " passive justement à son plus haut degré. Elle permet à l’homme non seulement l’acceptation de l’inacceptable, c’est-à-dire une soumission parfois ambiguë, mais d’aller à la rencontre de l’inacceptable, de le choisir librement et donc de couper court avec toute ambiguïté, toute dépendance, de cesser être esclave ou victime du " sort ". L’action de grâces conduit à l’abandon, mais l’abandon ouvre à son tour à l’action de grâces, car l’état non conditionné est béatitude, joie, jaillissement divin. Dans l’attitude d’abandon, de réceptivité, on n’emprisonne plus rien dans les schémas de notre vieille mémoire, tout est toujours neuf, perçu pour la première fois et se déploie librement, transmué en amour et en beauté. N’" être rien " veut dire qu’il n’y a plus de moi qui s’interpose, se projette et réduit tout à sa petite dimension, il y a seulement ce qui est et la beauté de vivre dans l’éternité. Notre rapport avec l’espace-temps se transforme complètement : il n’y a plus de passé et d’avenir, mais que présence à la présence dans l’instant, c’est un saisissement par la réalité immédiate qui absorbe la conscience dans l’expérience directe.

En général, nous ne vivons que dans et par les apparences, happés par la surface des choses et des événements, sans communication avec la profondeur : on est dans les mécanismes extérieurs du fonctionnement, l’action-agitation, le faire. Dans l’action de grâces au contraire, nous sommes dans la gratuité, la louange et la joie, et nous permettons ainsi à Dieu être Dieu, disions-nous, c’est-à-dire de nous ouvrir à son action, celle de la Grâce, au sens littéral donc de l’expression, c’est Dieu qui agit. Vient le moment alors, comme les saints en témoignent,’ où l’homme est pénétré par l’Amour de toutes parts, environné et transformé par lui. À partir de ce jour-là, cet homme ne s’appartient plus, il devient lui-même le siège de la pure gratuité, la puissance de Dieu l’investit totalement, cette fameuse dynamis tou théou, dont parle saint Paul, et qui rend l’homme capable des plus grandes folies et des exploits inattendus. Un Père Kolbe, par exemple, devant les chambres à gaz à Auschwitz, offre sa vie en échange d’un autre prisonnier, père de famille. Peut-être est-ce là encore de l’héroïsme, mais qu’il transforme le bunker de la faim et de la mort en un lieu où tous les condamnés chantent des cantiques, cela, pour sûr, n’en est plus ! Pour ces hommes le ciel s’est ouvert et la puissance de l’Esprit est descendue sur eux par le témoignage du Père Maximilien (cf. Ac 1, 8).

" Pourquoi, écrit Bergson, les saints ont-ils entraîné derrière eux des foules ? Ils n’ont qu’à exister : leur existence est un appel. Ils se révèlent grands hommes d’action... Ce qu’ils ont laissé couler à l’intérieur d’eux-mêmes, c’est un flux descendant qui voudrait, à travers eux, gagner les autres hommes..., ils le ressentent comme un élan d’amour... C’est Dieu qui agit en eux, par eux... C’est désormais pour l’âme une surabondance de vie, c’est un immense élan. C’est une poussée irrésistible qui la jette dans les plus vastes entreprises. Une exaltation calme de toutes les facultés fait qu’elle voit grand, et, si faible soit-elle, réalise puissamment... Un immense courant de vie ressaisit ces hommes ; de leur vitalité accrue s’est dégagée une énergie, une audace, une puissance de conception et de réalisation extraordinaires. Qu’on pense à ce qu’accomplirent, dans le domaine de l’action, un saint Paul, une sainte Thérèse, une sainte Catherine de Sienne, un saint François, une Jeanne d’Arc et tant d’autres (Les deux sources de la morale et de la religion).

SORTIR DE L’ENFER EXISTENTIEL

" Et tant d’autres... " Oui, tous les saints, de quelque tradition qu’ils soient, ont soulevé le voile d’une toute autre manière être. Sortir de l’enfer existentiel est possible ; seulement le chemin est étroit, les portes difficiles à forcer, et la peur, le doute, le scepticisme sont là, tout nous aimante vers le bas et nous rive à l’horizontalité animale. Mais " si les hommes entrevoyaient les joies infinies, les forces parfaites, les horizons lumineux de connaissance spontanée, les calmes étendues de notre être qui nous attendent, ils quitteraient tout et n’auraient de cesse qu’ils n’aient gagné ces trésors ! " (Shri Aurobindo).

Mais justement, on ne les gagne pas à la force de ses poignets et si le chemin est difficile, c’est parce que nous baissons les bras devant notre héroïsme impossible. Ce que les saints ont fait, pourquoi ne le ferais-je pas ? " Pourquoi eux et pas moi ? ", s’écriait saint Augustin. Tant que ce cri n’est pas le mien, je m’englue dans l’ornière des médiocres satisfaits. " Baisser les bras " devant mon incapacité ouvre la porte, dire en toute vérité : " je n’arriverais jamais... je ne serais pas capable de faire comme le Père Kolbe ", est précisément la condition pour un changement radical. Aussi longtemps que l’homme compte sur ses propres forces, il rivalise avec Dieu, le maintient à distance et résiste à sa volonté. Le constat d’échec devant nos efforts inutiles nous jette au contraire dans les bras de Dieu. Par l’épreuve répétée de notre orgueil blessé, nous apprenons à lui remettre les rênes à travers tout et à chaque moment. Dieu seul est la Vie, nous ne vivons que par participation a la Sienne. Alors, laisser à Dieu seul le gouvernail et lui confier tous les leviers de commande, la est le secret. Cela signifie une dissolution totale de ma volonté dans la volonté de Dieu. En d’autres mots : ne plus jamais rien décider par soi-même. La décision, jusque dans les plus petits détails, faire ceci plutôt que cela, se lever à telle heure, se coucher à telle autre, prononcer une parole ou dialoguer avec une pensée, et un jour même le moindre mouvement intérieur, c’est le lieu où s’exerce constamment ma liberté, donc où mon être profond s’engage et forge une direction, celle de mon devenir.

À chaque seconde la Vie me suscite à la vie, mais pour qu’elle vive pleinement il faut l’écouter et s’y abandonner. Je peux l’accueillir avec reconnaissance à chaque inspir et m’offrir à elle dans l’abandon à chaque expir. C’est une merveilleuse méditation. Les premiers chrétiens ont forgé cette admirable phrase : L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé (Ac 15, 28). Pour eux, faire quoi que ce soit sans l’impulsion de l’Esprit, était une trahison. Si Jésus est vraiment " Seigneur " pour moi, c’est que ma vie est son Royaume où il peut exercer sa seigneurie, c’est-à-dire où il a tous les droits. En moi, rien donc qui ne lui soit étranger, tout en moi est de lui, par lui et en lui (Rm 11, 36), je veux me recevoir de lui comme d’une Source ou comme l’air que je respire. C’est dans cette grande cohérence biblique que Dieu dit a Josaphat paniqué devant le tragique des événements : Ne t’effraye pas... ce combat n’est pas le tien mais celui de Dieu (2 Ch 20, 15). Il n y a plus alors qu’a lui faire confiance, à obéir dans la foi (Rm 1, 5 et 16, 26) : donner a Dieu carte blanche ! Quelle libération !

Une vieille ermite sur une petite île grecque me disait un jour : " Vous savez, ma spiritualité, après 70 ans de vie ascétique est très simple : tous les matins je prends une feuille blanche et je la signe en bas en disant à Dieu : écris dessus ce que lu veux, à tout je dis ‘oui’, c’est signé d’avance ! "

 

TROUVER SON CHEMIN PERSONNEL

À chacun de trouver sa méthode et son mode pour exprimer la même réalité. J’en connais qui disent, dés que le réveil sonne au lever, ce verset du Psaume 40 : Voici que je viens, Seigneur, pour faire ta volonté. Et c’est extraordinaire, car toute la journée y trouve sa vraie tonalité, l’acte d’abandon étant posé à l’aurore de toutes choses, dans la profondeur de leurs germinations encore inconnues... Il suffit de reprendre cet acte à chaque heure, au milieu même de l’ouvrage en cours, pour maintenir la barre toujours dans la même direction alors qu’on navigue déjà en haute mer et que peut-être les turbulences s’en donnent à coeur joie. Le tout devient progressivement une attitude enracinée et fondée (Ép 3, 17) qui désamorce totalement du tragique de l’existence et place l’homme devant chaque événement exactement comme le Christ l’a fait. Nous sommes dans l’Évangile à l’état pur ; cette attitude est l’entrée dans la vie mystique, c’est-à-dire une vie agie et mue toute entière par l’Esprit Saint. Ici l’homme reçoit de Dieu à chaque instant la vie, le mouvement et l’être (Ac 17, 28). Il se sent porté par la Vie de Dieu et en sa volonté se trouve son repos.

Cependant repos, abandon, n’est pas endormissement ! Il s’agit de l’action à son plus haut niveau, nous l’avons dit, sous-tendue par une intensité de vigilance permanente, " une détermination bien déterminée dûssé-t-on mourir en route " (sainte Thérèse d’Avila), un " acharnement " à aller jusqu’au bout (saint Théophane le Reclus)... Nous ne faisons l’expérience de Dieu que dans la mesure où nous nous livrons totalement à lui. La plupart du temps notre abandon n’est que partiel, velléitaire, il n’est pas l’axe de notre vie... Toute la différence est là entre un homme pieux, très fervent ou même spirituellement excellent et le vrai saint qui n’a plus d’ego, parce qu’il s’est laissé détacher à fond par Dieu de tout ce qui n’est pas sa pure volonté. L’abnégation du moi est le point décisif où bifurque le chemin. La plupart reculent devant cet holocauste secret qui, pourtant, est la seule porte de la vie. Il ne s’agit pas de prouesses ascétiques, répétons-le, mais de moment en moment laisser Dieu être Dieu, se fier à son action, que cela plaise ou non : " Seigneur fais de moi ce que tu veux ! " L’effort de l’homme peut être alors à son maximum d’intensité et cela est indispensable, mais c’est un effort détendu et joyeux, abandonné, qui n’attend rien de lui-même, " inutile " en efficacité et absolument libre devant les résultats... Le but à atteindre est impossible aux hommes mais possible à Dieu (Mt 19, 26). C’est donc de lui qu’il faut tout attendre.

Sainte Thérèse de Lisieux utilisait l’image du petit enfant qui lève sans cesse son pied pour monter un escalier en haut duquel se trouve sa mère. Mais, peine inutile, il retombe toujours dès la première marche... et sa mère, dans les bras de laquelle il s’abandonne, convaincu de son impuissance, le monte, émue de compassion. Ainsi l’effort de l’homme porte tout de même un fruit : celui d’épuiser ses prétentions à s’emparer de Dieu, de décentrer son coeur et de tomber du piédestal de son orgueil. C’est ce que dit un Père du Désert, Abba Moise : " Les jeunes et les veilles n’ont d’autre effet que d’abattre l’homme en toute humilité. Si l’âme produit ce fruit-là, les entrailles de Dieu seront remuées à son égard et il lui enverra la force sainte ".

(Source:"Le Chemin", nos. 38 et 39, 1998 , article du Père A Goettmann)

submission to God with total abandonment to his will and his divine plan is a gift of grace. It is therefore, in addition to prayer and supplication, a confident faith to receive this gift. This must be associated with a strong desire bursting from our heart, God does not subject us to the discipline to our insanity, nor abandon us to our wisdom. To this end we must have a flawless resolution to abandon our self, at any time and for any occasion. It is not to do ostentatiously but in our consciousness. Blessed is the man who discovers his own weakness and ignorance and confess them before God until the last day of his life.

submission to God with total abandonment to his will and his divine plan is a gift of grace. It is therefore, in addition to prayer and supplication, a confident faith to receive this gift. This must be associated with a strong desire bursting from our heart, God does not subject us to the discipline to our insanity, nor abandon us to our wisdom. To this end we must have a flawless resolution to abandon our self, at any time and for any occasion. It is not to do ostentatiously but in our consciousness. Blessed is the man who discovers his own weakness and ignorance and confess them before God until the last day of his life.

Crucifier le moi humain1

Par Père Matta El Maskine

(Source:http://www.spiritualite-orthodoxe.net/vie-de-priere/index.php/lettres-et-articles-matta-el-maskine/crucifixion-du-moi-humain)

 

La crucifixion du "moi humain" en sept points:

1.

Ne te fie jamais à ta propre sagesse ou à tes forces humaines pour accomplir une tâche. Autrement ton esprit s'assombrirait et deviendrait indécis, empêchant la grâce de te pénétrer et de te montrer le chemin de Dieu. Tu serais alors détourné de la vérité et tomberais dans les mains du Malin. En final, tu deviendrais l'esclave de ton "moi" et des désirs des autres: " Quel malheur pour ceux qui se croient sages et qui se considèrent comme intelligents ! " Is 5:21.

2.

Prends garde de ne pas avoir une haute opinion de toi-même. Ne pense jamais que sans toi la terre s'arrêtera de tourner, car ton "moi" te semble excellent et grand. Sache plutôt que Dieu peut te remplacer pour faire le travail mieux que toi. Il peut rendre le faible puissant et le puissant faible, le sage fou et le fou sage. Tout ce qui est bon et utile vient de Dieu et non pas de toi; si tu ne le remets pas à Dieu, en étant convaincu que cela Lui revient, Il te l'enlèvera. Si tu te vantes de ton intelligence et de ta vertu, Dieu te les laissera comme des dons uniquement humains. Il tourneront en corruption, perte et dommage.

3.

Ton "moi" hait la soumission à Dieu, il cherche à se soustraire à l'abandon en Dieu. Dans le même temps tu feras beaucoup de choses par tes propres efforts, t'attribuant intelligence, vertu et succès. Dans ce cas Dieu te soumettra à une discipline continuelle, discipline après discipline, tribulation après tribulation, jusqu'à ce que brisé, tu te rendes. Mais si tu rejettes la discipline et ne peux pas supporter les tribulations, Dieu te laissera définitivement.

4.

Prends garde et ouvre ton coeur: compte toi pour rien, en paroles et en actes et prends la décision de t'abandonner à la volonté de Dieu de toute ta force et tu seras avec plaisir libéré de ton "moi" par la grâce de Dieu; sinon tu seras soumis à la discipline jusqu'à ce que tu sois libéré de ton "moi" malgré toi. Alors si tu souhaites opter pour la solution la plus aisée, choisis la soumission: compte toi dès maintenant pour rien et suis le chemin de la grâce où que l'Esprit veuille te conduire.

5.

Sache avec certitude que la soumission à Dieu avec un total abandon à sa volonté et à son plan divin est un don de la grâce. Il faut donc, en plus des prières et des supplications, une foi confiante pour recevoir ce don. Ceci doit être associé à une puissant désir jaillissant de notre coeur, que Dieu ne nous soumette pas à la discipline pour notre folie, ni ne nous abandonne à notre sagesse. A cette fin nous devons avoir un résolution sans faille à renoncer à notre moi, en tout temps et en toute occasion. Il ne s'agit pas de le faire de manière ostentatoire mais dans notre conscience. Béni est l'homme qui découvre ses propres faiblesse et ignorance et les confesse devant Dieu jusqu'au dernier jour de sa vie.

6.

Si vous êtes soumis à la discipline, sachez avec certitude que c'est un grand bienfait, car Dieu châtie l'âme qui a oublié sa faiblesse et qui se rengorge de ses talents et de son succès. Ceci dure jusqu'à ce qu'elle réalise sa faiblesse, en particulier lorsque Dieu ne laisse pas d'issue de secours dans les tribulations. Il assiège l'âme de toutes part et l'aigrie par des humiliations intérieures et extérieures. Ce sont soit des péchés ou des scandales, jusqu'à ce qu'elle se déteste et maudisse sa propre intelligence et renie ses conseils. Finalement, elle s'abandonne à Dieu, se sentant écrasée et modeste. Dans un tel moment, il est facile à l'homme de se haïr. Il souhaite même être haït par tout le monde. C'est la véritable humilité. Elle conduit au total abandon au dessein divin et abouti à libérer l'âme de la tyrannie du "moi", avec ses tromperies, son obstination et sa vanité.

7.

Si vous voulez libérer votre âme par le chemin le plus court et le plus simple, asseyez vous tous les jours sous la discipline de la grâce. Examinez vos pensées, vos mouvements, vos intentions, vos buts, vos mots et vos actes à la lumière de la parole de Dieu. C'est là que vous découvrirez la corruption du "moi humain", son imposture, sa sournoiserie, sa tromperie, sa vanité et son manque de chasteté. Si vous persistez à faire ceci régulièrement contrit, vous arriverez à vous couper de votre "moi" mensonger et diabolique. Vous serez alors capable de le dominer petit à petit jusqu'à ce que vous puissiez le renier complètement, le haïr et briser la prison de sa tyrannie. Vous découvrirez en final la catastrophe dans laquelle votre "moi" vous a entraîné pour lui avoir obéi, en trouvant la paix à son abri, le vantant et cherchant son respect.

Au moment où vous réaliserez au plus profond de votre coeur que vous n'êtes rien et que Dieu est tout, la vérité vous aura délivré.

 

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Note:

Par rapport à la version anglaise, nous traduisons "ego" par "moi humain" comme ce terme est traduit dans l'Expérience de Dieu dans la Vie de Prière (Père Matta El Maskine), page 148 et suivantes.

 

Pour lire les enseignements du Père Matta, veuillez rejoindre en un lic le site source. Merci:Homélies, enseignements, articles de Père Matta El-Maskin

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N'oublions-pas les évêques, prêtres et fidèles chrétiens détenus par les "islamistes" ou terroristes en tous genres ! Prions sans relâche pour que le Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

Let us not forget the bishops, priests and faithful Christians held by "Islamists" or terrorists of all kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them. Pray for their release ...

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)

'If you keep in mind these things and if you should guard them to the end, you will be blessed. For the chorus of martyrs will receive you. Wearing crowns in the kingdom of heaven, you will enjoy the eternal blessings.  (St. Theodore the Studite)

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Invitation (s) :

 

 

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Bonjour

J’attire votre attention sur cette série de conférences qui s’annonce très intéressante.
 
2 conférences auront lieu cette semaine mardi et jeudi de 16h-18h à l'Inalco (13e). 
Celles à partir du 3 mai  se poursuivront s’il y a un nombre suffisant de participants. N’hésitez pas !
 
Amitiés interculturelles

Marc Lebret

 
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ous trouverez ci-dessous le programme d’une série de rencontres que je ferai à l’Inalco dont les deux premières auront lieu mardi et jeudi prochains, le 12 et le 14 avril.

On la continuera après le congés de printemps de l’Inalco le mardi le 3 mai (à confirmer).

Je vous remercie de distribuer ce programme autour de vous, et/ou d’inviter vos amis à cet événement Facebook : https://www.facebook.com/events/1659003861026968/

Au plaisir de vous y retrouver !

Yael

Si proches, si éloignées, regards croisés sur les traductions de l’arabe vers l’hébreu

Une séries de rencontres avec Yael LERER

 

Dans le cadre du projet : Si proches, si éloignées (Projet PRES-IDEX SPSE) porteuse du projet, Il-Il Yatziv-Malibert -MCF, département d'études juives et hébraïques Inalco

Les rencontres auront lieu à l'INALCO, au 65, rue des Grands Moulins, 75013, Paris métro : Bibliothèque François