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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 06:03

IC.XC__Σταυρωση _ΠΑΣΧΑ      (

It is not astonishing to see others fail because, as the nature of brambles and thistles is to wear spikes, so in the corrupt state of nature, man's own Fault, since it is conceived and born in sin, 1 and the righteous even according to the sentiments of Solomon falls seven times, 2 that is to say several times a day.
1. Ps 50, 5. - 2. Pr 24, 16. - 3. Ps 118, 71

 Il ne faut pas s'étonner de voir faire des manquements aux autres, parce que, comme le propre des ronces et des chardons est de porter des piquants, ainsi, dans l'état de nature corrompue, le propre de l'homme est de faillir, puisqu'il est conçu et naît dans le péché (1), et que le juste même, selon les sentiments de Salomon, tombe sept fois (2), c'est-à-dire plusieurs fois le jour.
1. Ps 50, 5. - 2. Pr 24, 16. - 3. Ps 118, 71

Não deve ser surpreendente ver a violações dos outros, porque, como os espinhos e cardos próprios é usar picos, como no estado de é corrupto da própria natureza do homem falhar, uma vez que é concebido e nascido em pecado (1), e do próprio feira, de acordo com os sentimentos de Solomon, cai sete vezes (2), ou seja, várias vezes ao dia.
1. Sal de 50, 5. - 2. Pr 24, 16. - 3. Sal 118, 71

 

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,9-15.

Mes frères : il me semble que Dieu nous a fait paraître, nous les Apôtres, comme les derniers des hommes, comme des condamnés à mort, car nous avons été donnés en spectacle au monde, aux anges et aux hommes. 
Nous, nous sommes insensés à cause du Christ, et vous, vous êtes sages en Jésus-Christ ; nous, nous sommes faibles, et vous, vous êtes forts ; vous, vous êtes en honneur, et nous dans le mépris ! 
A cette heure encore, nous souffrons la faim, la soif, la nudité ; nous sommes meurtris de coups, nous n'avons ni feu ni lieu, 
et nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains ; maudits, nous bénissons ; persécutés, nous le supportons ; 
calomniés, nous supplions ; nous sommes jusqu'à présent comme des balayures du monde, le rebut des hommes. 
Ce n'est pas pour vous faire honte que j'écris ces choses ; mais je vous avertis comme mes enfants bien-aimés. 
Car, eussiez-vous dix mille maîtres dans le Christ, vous n'avez pas cependant plusieurs pères, puisque c'est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par l'Evangile. 

 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,20-23.

En ce temps-là, la mère des fils de Zébédée s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna devant lui pour lui faire une demande. 
Il lui dit : " Que voulez-vous ? " Elle lui dit : " Ordonnez que mes deux fils, que voici, siègent l'un à votre droite, l'autre à votre gauche, dans votre royaume. " 
Jésus répondit : " Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire le calice que, moi, je dois boire ? — Nous le pouvons, " lui dirent-ils. 
Il leur dit : " Vous boirez, en effet, mon calice ; quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder ; c'est pour ceux pour qui mon Père l'a préparé. " 

 

#HolySpirit #Pentecost #Coptic

Par Eusèbe de Césarée

(v. 265-340), évêque, théologien, historien 
Histoire ecclésiastique, II, 3, 9 (trad. SC 31, p. 54s rev.) 

 

Le martyre de saint Jacques, apôtre

 

C'était sans doute grâce à une puissance et à une assistance du ciel que la doctrine du salut, tel un rayon de soleil, a éclairé soudainement toute la terre.

Suivant les divines Écritures, en effet, sur toute la terre a retenti la voix des évangélistes et des apôtres, « leurs paroles jusqu'aux limites du monde » (Ps 18,5).

Et vraiment dans chaque ville, dans chaque bourg, comme dans une aire pleine de blé, se constituaient en masse des Églises fortes de milliers d'hommes, remplies de fidèles... 

Mais sous le règne de l'empereur Claude, « le roi Hérode se mit à maltraiter certains membres de l'Église ; c'est ainsi qu'il a fait périr Jacques, frère de Jean, par le glaive » (Ac 12,1-2).

De Jacques, Clément [d'Alexandrie] rapporte un récit digne de mémoire tel qu'il le tenait de la tradition de ses prédécesseurs : celui qui l'avait amené au tribunal a été ému en le voyant donner son témoignage, et il a confessé que lui aussi était chrétien.

Tous deux, dit-il, ont été amenés ensemble au supplice, et le long du chemin, celui-ci a demandé à Jacques de lui pardonner. Jacques a réfléchi un instant et il l'a embrassé en disant : « Que la paix soit avec toi ! »

Et ainsi tous deux ont été décapités en même temps. 

Alors, dit la sainte Ecriture, voyant que ce qu'il avait fait par la mort de Jacques avait plu à certains, Hérode s'est attaqué également à Pierre et l'a jeté en prison.

Il s'en est fallu de peu qu'il le fasse mourir aussi. Mais, grâce à une manifestation divine, un ange s'est présenté à l'apôtre pendant la nuit et l'a délivré miraculeusement de ses liens ; il a été relâché pour le ministère de la prédication (Ac 12,4-17).

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por Eusébio

(V. 265-340), Bishop, teólogo, historiador
A história da igreja, II, 3, 9 (Proc. SC 31, p. 54s rev.)


O martírio de St. Jacques, apóstolo


Foi provavelmente devido a uma potência e assistência do Céu que a doutrina da salvação, como um raio de luz do sol, de repente iluminado toda a terra.

Em seguida as divinas Escrituras, de fato, sobre toda a terra tocou a voz de evangelistas e apóstolos, "as suas palavras até os limites do mundo" (Sl 18,5).

E realmente em cada cidade, em cada aldeia, como em uma gama completa de trigo, foram formados em fortes Igrejas em massa de milhares de homens, repleta de fiéis ...

Mas, durante o reinado do imperador Cláudio, "rei Herodes pusesse mãos violentas em cima de alguns membros da Igreja; assim, ele matou Jacques, irmão de João, com a espada "(At 12,1-2).

Jacques Clement [de Alexandria] relatou uma história digna de lembrança enquanto ele segurava a tradição de seus antecessores: ele quem trouxe o tribunal foi transferido para dar a luz a seu testemunho, e ele confessou que ele também era um cristão.

Ambos, segundo ele, foram reunidos para execução, e ao longo do caminho, ele pediu Jacques para perdoá-lo. Jacques pensou por um momento e beijou-o, dizendo: "A paz esteja convosco! "

E assim ambos foram decapitados juntos.

É o que diz a Escritura, vendo o que ele fez com a morte de Jacques tinha agradou alguns, Herodes também foi atacado e Peter foi jogado na prisão.

É quase que podem matá-lo também. Mas graças a uma manifestação divina, um anjo apareceu ao apóstolo durante a noite e foi milagrosamente entregues a partir de suas obrigações; ele foi liberado para o ministério da pregação (At 12,4-17).

 

Si nous désirons ardemment la sainteté, l'Esprit Saint donne au début à l'âme un avant-goût complet et conscient de la douceur de Dieu, ainsi l'intellect connaîtra exactement en quoi consiste la récompense finale de la vie spirituelle.
Saint Diadoque de Photicée, La connaissance spirituelle

 

Se temos tempo para a santidade, o Espírito Santo dá início à alma um sabor completo e consciente da doçura de Deus e o intelecto saber exatamente o que é a recompensa final da vida espiritual.
São Diadochus de Photicée, conhecimento espiritual
 



If we fervently desire holiness, the Holy Spirit at the outset gives the soul a full and conscious taste of God's sweetness, so the intellect will know exactly of what the final reward of the spiritual life consists.
St Diadochus of Photiki, On Spiritual Knowledge

 

TOUS AU MONASTERE POUR....

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*Dimanche 6 Août, Transfiguration de Notre-Seigneur...

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WEEKEND DE L'ASSOMPTION:

 

 

*Dimanche 13 AOÛT à Jauldes (Charente). 

 

-10h30, Messe du jour,

*vénération de la relique et de l'Icône de Ste Philomène  et 

*prières mariales de vigile 

de la Dormition Assomption" de la Très Sainte 

Vierge Marie)

 

(Après la Messe, possibilité de rejoindre avec le Monastère en  Normandie avec le prêtre desservant pour le Pèlerinage de l'Assomption à N-D de Miséricorde.

VEUILLEZ VOUS INSCRIRE !Retour le 16 Août dans l'après-midi)

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Ramassage des fidèles de Région Parisienne le Dimanche 13 Août à 15 heure au lieu habituel pour le WEEKEND DE

 

L'ASSOMPTION. 

 

ATTENTION: Dimanche 13 Août, pas de Messe au Monastère Syriaque (Normandie).

 

 

 

 

 See original image

*Mardi 15 AOÛT au Monastère

 

 Pèlerinage de l' Assomption (Dormition de la Très Ste

 

Vierge Marie)

 

10h30, Messe suivie de la PROCESSION MARIALE et des

 

prières au monument du "SAYFO" et des autres reposoirs.

 

Repas fraternel,

 

 

Possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

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The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)

DU 15 Août au 22 Août,

RETRAITE D’ENSEIGNEMENTS, DE LIBERATION ET DE GUERISON INTERIEURE

au Monastère.

(Conduite par Mor Philipose, Abouna Isaac et Abouna Siméon)

SAINT(S) DU JOUR:

24 JUILLET:

SAINTE CHRISTINE


Vierge et Martyre 
(† vers l'an 300)

        Christine était une enfant de dix ans ; cependant il ne fallut pas moins de trois tyrans successifs pour la faire mourir, car les deux premiers furent victimes de leur cruauté. Elle avait pour père un gouverneur romain, nommé Urbain, très attaché au culte des faux dieux. Christine, inspirée d'en haut, après avoir ouvert les yeux à la vraie foi, enleva toutes les idoles d'or et d'argent que son père adorait dans sa maison, les mit en pièces et les donna en aumône à de pauvres chrétiens. À cette nouvelle, la colère de son père ne connut pas de bornes ; elle fut souffletée, fouettée, déchirée avec des griffes de fer. 

        Au milieu de ces tortures, l'héroïque enfant conservait la paix de son âme et ramassait les morceaux de sa chair pour les présenter à son père dénaturé. Le supplice de la roue et celui du feu lui furent inoffensifs. Un ange vint ensuite dans la prison de Christine guérir ses plaies. Son père tenta un dernier effort ; il la fit jeter dans le lac voisin avec une pierre au cou, mais un Ange la conduisit saine et sauve au rivage. Ce nouveau prodige irrita tellement le père barbare, que, le lendemain, on le trouva mort dans son lit.

        Un nouveau gouverneur fut l'héritier de sa cruauté ; il fit coucher Christine dans un bassin d'huile bouillante mêlée de poix ; mais elle fit le signe de la Croix sur elle et ne ressentit pas les atteintes de ce supplice. Après de nouvelles tortures, on la conduisit dans le temple d'Apollon ; dès qu'elle y entra, l'idole se brisa en pièces, et le tyran tomba raide mort. Sur le coup, trois mille infidèles se convertirent à la vraie foi. 

        La courageuse martyre dut être présentée devant un troisième juge, qui eut à cœur de venger la honte et la mort de ses deux prédécesseurs. Il fit jeter la jeune martyre dans une fournaise ardente, où elle resta cinq jours sans en rien souffrir. Les bourreaux, à bout d'expédient, la laissèrent en prison au milieu d'une quantité de vipères qui ne lui firent aucun mal. On lui coupa la langue sans qu'elle perdît l'usage de la parole. Enfin, attachée à un poteau, elle fut percée de flèches.

Christine era uma criança de dez anos; No entanto, levou nada menos do que três tiranos sucessivas para matar, porque os dois primeiros foram vítimas de sua crueldade. O pai era um governador romano chamado Urban, muito ligados à adoração de falsos deuses. Christine, inspirado do alto, tendo aberto os olhos para a verdadeira fé, removeu todos os ídolos de ouro e prata que seu pai amava sua casa, partiu-os em pedaços e deu esmolas para os pobres cristãos . Diante desta notícia, a ira de seu pai não conhecia limites; ela foi golpeado, chicoteado, rasgado com garras de ferro.

Em meio a essa tortura, a criança heróica manteve sua paz de espírito e pegou os pedaços de sua carne para apresentar seu pai natural. A tortura da roda e do fogo eram inofensivos ele. Um anjo em seguida, foi para a prisão Christine curar suas feridas. Seu pai fez um último esforço, ele tinha-o jogado no lago nas proximidades com uma pedra no pescoço, mas um anjo levou-a com segurança até a praia. Esta nova maravilha pai bárbaro tão irritado, que no dia seguinte ele foi encontrado morto em sua cama

Um novo governador era o herdeiro de sua crueldade; ele dormir em uma bacia de petróleo campo Christine scrum fervente; mas ela fez o sinal da cruz sobre ele e não sentir o sofrimento dessa tortura. Depois de mais tortura, ela foi levada para o templo de Apolo; assim que ela entrou, o ídolo foi quebrado em pedaços, e o tirano caiu morto. Na época, três mil infiéis foram convertidos à verdadeira fé.

O martírio corajosa deve ser levado perante um terceiro juiz, que tinha coração para vingar a vergonha e a morte de seus dois antecessores. Ele lançou o jovem mártir em uma fornalha ardente, onde permaneceu cinco dias sem sofrer nada. Os carrascos, por conveniência, deixou a prisão no meio de uma quantidade de víboras que lhe fez mal nenhum. Eles cortaram a língua sem que ela deve perder o poder da fala. Finalmente, amarrado a um poste, ela foi perfurado com flechas.

 

Christine was a child of ten; Yet it took no less than three successive tyrants to kill her, for the first two were victims of their cruelty. Her father was a Roman governor, named Urbain, who was very attached to the worship of false gods. Christine, inspired from above, after having opened her eyes to the true faith, took away all the idols of gold and silver which her father adored in her house, broke them to pieces and gave them in alms to poor Christians . At this news, the anger of his father knew no bounds; She was blown, whipped, torn with claws of iron.

In the midst of these tortures the heroic child preserved the peace of his soul, and picked up the pieces of his flesh to present to his unnatural father. The torture of the wheel and that of the fire were harmless to him. An angel then came to Christine's prison to heal her wounds. His father made a last effort; He had her thrown into the neighboring lake with a stone around her neck, but an angel led her safe and sound to the shore. This new prodigy so annoyed the barbarous father, that the next day he was found dead in his bed.

A new governor was the heir of his cruelty; He had Christine put in a basin of boiling oil mixed with pitch; But she made the sign of the Cross on her and did not feel the attacks of this torture. After further torture, she was taken to the temple of Apollo; As soon as she entered it, the idol broke to pieces, and the tyrant fell dead dead. At the time, three thousand infidels converted to the true faith.

The courageous martyrdom had to be presented before a third judge, who was anxious to avenge the shame and death of his two predecessors. He caused the young martyr to be thrown into a fiery furnace, where she remained for five days without suffering anything. The executioners, at the end of an expedient, left her in prison amidst a quantity of vipers, which did her no harm. The tongue was cut off, without her losing the use of speech. Finally, attached to a post, it was pierced with arrows.



Lives of the Saints, by Alban Butler, Benziger Bros. ed. [1894]

25 JUILLET:

 

SAINT JACQUES LE MAJEUR

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Apôtre 
(† v. 42)

        Saint Jacques le Majeur, fils de Zébédée et de Salomé, était frère de saint Jean l'Évangéliste. On le surnomma le Majeur, pour le distinguer de l'Apôtre du même nom surnommé le Mineur, qui fut évêque de Jérusalem. Il était de Galilée et vint au monde douze ans avant Jésus-Christ. Il exerçait la profession de pêcheur, ainsi que son père et Jean, son frère. Un jour qu'ils nettoyaient leurs filets dans une barque sur les bords du lac de Génésareth, Jésus appela les deux frères ; à l'instant, quittant leur barque et leur père, ils se mirent à sa suite et furent bientôt agrégés au collège des Apôtres. 

        Le choix que Jésus fit des deux frères pour être, avec Pierre, témoins de sa Transfiguration, et plus tard de sa prière au Jardin des Oliviers, montre assez l'affection dont Il les honorait. Après la dispersion des Apôtres, Jacques le Majeur vint en Espagne, dont Dieu le destinait à faire la conquête. Il la parcourut en tous sens et la féconda de ses sueurs ; mais il ne put convertir que neuf disciples. N'est-ce pas un sujet de consolation pour les prédicateurs dont les efforts ne sont pas toujours couronnés de succès ? Dieu se plaît ainsi à éprouver ses envoyés; ils sèment, d'autres recueilleront la moisson.

        Du reste, Jacques eut une grande consolation: la Sainte Vierge, vivante encore, lui apparut et lui demanda de construire, en son honneur, une chapelle qui serait une protection pour l'Espagne. La Sainte Vierge a maintes fois prouvé depuis aux Espagnols qu'ils étaient sous sa sauvegarde.

        Saint Jacques revint à Jérusalem, y prêcha la foi de Jésus-Christ et convertit beaucoup de personnes. L'Apôtre gagna à Jésus-Christ deux magiciens qui avaient cherché à le confondre par leur art diabolique. Un jour qu'il prêchait, une émeute, soigneusement préparée, se souleva contre lui ; on le conduisit au gouverneur Hérode, en disant : « Il séduit le peuple, il mérite la mort. » Hérode, homme sans conscience, visant avant tout à plaire, commanda de trancher la tête au saint Apôtre. 

        Le glorieux martyr appartenait à l'Espagne, qu'il avait évangélisée. Sa dépouille mortelle y fut conduite par quelques disciples. Il n'est peut-être pas au monde un ancien pèlerinage plus célèbre que celui de Saint-Jacques de Compostelle. Saint Jacques a été souvent le défenseur de l'Espagne contre les Sarrasins.

Saint James the Greater, son of Zebedee and Salome, was the brother of St. John the Evangelist. He was surnamed the Major, to distinguish him from the Apostle of the same name, surnamed the Minor, who was bishop of Jerusalem. He was from Galilee and came into the world twelve years before Christ. He practiced the profession of fisherman, as well as his father and Jean, his brother. One day, when they cleaned their nets in a boat on the shores of the lake of Gennesaret, Jesus called the two brothers; Immediately after leaving their bark and their father, they followed him, and were soon joined to the college of the Apostles.

The choice Jesus made of the two brothers to be with Peter, witnesses of his Transfiguration, and later of his prayer in the Garden of Olives, shows enough the affection with which He honored them. After the dispersion of the Apostles, James the Greater came to Spain, whose destiny God intended to conquer. He traversed her in all directions, and fertilized her sweat; But he was able to convert only nine disciples. Is it not a matter of consolation for the preachers whose efforts are not always successful? God thus delights in testing his messengers; They sow, others harvest the harvest.

Jacques, however, had a great consolation: the Blessed Virgin, still alive, appeared to him and asked him to build a chapel in his honor which would be a protection for Spain. The Holy Virgin has many times proved to the Spaniards that they were under her safeguard.

St. James returned to Jerusalem, preached the faith of Jesus Christ, and converted many people. The Apostle earned two magicians from Jesus Christ who had sought to confuse him by their diabolical art. One day, when he preached, a riot, carefully prepared, rose up against him; He was led to governor Herod, saying, "He deceives the people, and deserves death." Herod, a man without conscience, aiming above all at pleasing, commanded to cut off the head of the holy Apostle.

The glorious martyr belonged to Spain, whom he had evangelized. His mortal remains were led by a few disciples. It is perhaps not in the world an ancient pilgrimage more famous than that of Santiago de Compostela. Saint James was often the defender of Spain against the Saracens.

Saint Jacques le Majeur, filho de Zebedeu e Salomé, era irmão de São João Evangelista. Ele foi apelidado o Grande, para distingui-lo do Apóstolo do mesmo nome apelidado de Menor, que foi bispo de Jerusalém. Ele estava na Galiléia e nasceu doze anos antes de Cristo. Ele trabalhou como pescador, e seu pai e seu irmão John. Um dia eles estavam limpando suas redes em um barco no lago da Galiléia, Jesus chamou os dois irmãos; no momento, deixando o barco e seu pai, que foi atrás dele e logo foram agregados Colégio dos Apóstolos.

A escolha Jesus fez os dois irmãos para estar com Peter testemunhou sua Transfiguração, e mais tarde a sua oração no Getsêmani, mostra bem o carinho Ele honrou-los. Após a dispersão dos Apóstolos, Jacques o major veio em Espanha, que Deus pretendia que conquistar. Ele correu em todas as direções e fertilizado o suor do seu rosto; mas não conseguiu converter nove discípulos. não é um conforto para os pregadores cujos esforços nem sempre são bem sucedidos? Deus se deleita e experimentar seus enviados; semeiam, outros fazer a colheita.

Além disso, Jacques era um grande consolo: a Santíssima Virgem, ainda vivo, apareceu para ele e pediu-lhe para construir em sua honra, uma capela que seria proteção para Espanha. Lady tem repetidamente provado que os espanhóis que estavam sob sua proteção.

St. Jacques chegou a Jerusalém, pregou a fé em Jesus Cristo e converteu muitas pessoas. O Apóstolo ganhou a Jesus Cristo dois mágicos que procuraram confundir sua arte diabólica. Um dia, ele pregou, motim, cuidadosamente preparado, rebelou-se contra ele; o trouxeram ao governador Herodes, dizendo: "Ele seduziu o povo, ele merece a morte. "Homem Herodes sem consciência, visando acima de tudo para agradar, ordenou decapitar o Apóstolo.

O glorioso mártir pertencia à Espanha, ele evangelizou. Seus restos mortais estão foi realizado por alguns estudiosos. Talvez não seja o mundo uma peregrinação antiga mais famosa do que a de St. Jacques de Compostela. St. Jacques foi muitas vezes o defensor Espanha contra os sarracenos.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Pour aller plus loin, lire la catéchèse intégrale du pape de Rome SS Benoît XVI :
>>> Jacques le Majeur   
[
Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Sans médecin ni médicaments, la mort semblait inévitable 

Cimabue, Maesta du Louvre, vers 1280, 424×276 cm, tempera sur bois, feuille d'or, Musée du Louvre. Se trouvait initialement dans l'église San Francesco de Pise.

En 1944, le compagnon de captivité de Soljénitsyne, appelé Solodgine dans le Premier cercle, fut atteint dans un camp de l'Archipel d'une diarrhée pellagreuse due à la sous-alimentation. Sans médecin ni médicaments, la mort semblait inévitable.

Il raconte : "Ni moi, ni aucun de mes camarades ne connaissaient de cas de guérison. Je fus transporté dans la baraque des mourants.

Froidement, j'évaluai dans ma tête le temps qu'il me restait à vivre. Mais ni mon âme ni mon esprit n'acceptaient le verdict final.

Dans mon for intérieur, j'étais convaincu que Dieu me garderait en vie.

J'avais appris à prier dès mon enfance. Mais, à l'époque dont je parle, je n'avais aucune idée de ce qu'était la méditation. J'y suis parvenu au cours de ma lutte contre la maladie.  

Le quarantième jour, je me réveille avec une sensation d'"être", inconnue jusqu'alors. Dieu a fait un miracle en faveur du pécheur que je suis. Il m'a marqué. Désormais, je suis un soldat de l'Eglise et deviens un fils de sa Mère."

Nenhum médico ou drogas, a morte parecia inevitável


Em 1944, companheiro de prisão Solzhenitsyn chamado Solodgine no Primeiro Círculo, foi atingido no acampamento Arquipélago uma diarreia pelagroso devido à desnutrição. Nenhum médico ou drogas, a morte parecia inevitável.

Ele diz: "Nem eu nem nenhum dos meus amigos sabiam de casos de cura que foi transportado para a casa dos moribundos ..

Friamente I évaluai no meu tempo cabeça que eu tinha deixado de viver. Mas nem o meu coração, nem minha mente não aceitou o veredicto final.

No fundo do meu coração, eu estava convencido de que Deus iria me manter viva.

Aprendi a orar desde a minha infância. Mas no momento eu falo, eu não tinha idéia do que a meditação. Consegui minha luta contra a doença.

No quadragésimo dia, eu acordei com uma sensação de "estar", até então desconhecida. Deus realizou um milagre para o pecador que sou. Ele me afetou. Agora eu sou um soldado da Igreja e se tornar um filho de sua mãe ".

Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
 

Recueil marial 1977

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

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Dormition de sainte Anne, l'aïeule du Seigneur.

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Anne, mère de la Vierge Mère, tu meurs, 
qui des femmes en couches fais cesser les pleurs. 
Le vingt-cinq, à la fin de sa vie elle touche, 
l'aïeule qui pour Dieu, bien que stérile, accouche. 
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Tropaire, t. 4

Celle qui enfanta la Vie, la divine Mère immaculée, * tu l'as mise au monde, sainte Anne, sage-en-Dieu; * c'est pourquoi tu es partie avec gloire en ce jour * vers la béatitude des cieux, * là où demeurent ceux qui exultent de joie, * et tu implores, Bienheureux se, la rémission de leurs péchés * pour les fidèles qui te vénèrent de tout cœur.

Kondakion, t. 2

Célébrant la mémoire des ancêtres du Christ, * demandons-leur secours avec foi, * pour être délivrés de toute affliction, * nous qui chantons: sois avec nous, Seigneur * qui, dans ta bienveillance, les as glorifiés.

Ikos

Venez tous, comme dit le Prophète, et chantons divinement * la sainte dormition de l'aïeule du Christ. * En ce jour, de la vie temporelle passant * vers les demeures célestes, en effet, * chemin faisant, elle exulte de joie * et comme mère de la divine Génitrice, proclame avec foi: * Mon âme magnifie le Seigneur, * car j'ai mis au monde la Mère de celui * qui, dans sa bienveillance, nous a glorifiés.

Exapostilaire, t. 2

Comme il se doit, chantons sainte Anne la bien-nommée, * car c'est elle qui a mis au monde la Mère de Dieu, * la Vierge Marie, contre toute espérance et devint * l'aïeule selon la chair de notre Rédempteur, le Christ, * qui l'accueille en ce jour divinement dans le ciel * où elle intercède pour nous et demande la paix pour le monde.

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Sainte Anne qui, par la grâce de Dieu, devint la grand-mère selon la chair de Notre Seigneur Jésus-Christ, était issue de la tribu de Lévi, dernière née du grand Prêtre Mattha et de sa femme Marie, qui avaient engendré deux autres filles: Marie et Sobée. L'aînée, Marie, se maria à Bethléem et mit au monde Salomée la sage-femme. Sobée se maria aussi à Bethléem et enfanta Élisabeth, la mère de Saint Jean Baptiste. Anne épousa le sage Joachim en Galilée, et mit au monde Marie la toute Sainte Mère de Dieu. C'est ainsi que Salomée, Élisabeth et la Mère de Dieu étaient cousines germaines, et que selon sa descendance charnelle, Notre Seigneur était cousin au second degré de Saint Jean le Précurseur.
Après avoir donné naissance à la Mère de Dieu, qui avait été établie par Dieu comme le sommet de la Sainteté humaine, seule assez pure pour recevoir en elle le Sauveur du monde, et après avoir placé l'enfant dans le Temple, à l'âge de trois ans, telle une offrande pure et immaculée, Saint Anne passa le reste de sa vie dans le jeûne, la prière et les oeuvres de miséricorde, attendant l'accomplissement des promesses divines. Elle remit en paix son âme à Dieu à l'âge de soixante-neuf ans. Saint Joachim, lui, mourut à l'âge de quatre-vingts ans; mais l'on ignore lequel des deux décéda le premier. La seule chose que la Tradition de l'Église nous ait transmise est que la toute Sainte Mère de Dieu se trouva privée de ses parents à l'âge de onze ans, alors qu'elle était encore dans le Temple.

1. Les informations concernant Ste Anne sont issues de la tradition apocryphe. Cf. aussi la notice du 8 sept., et les autres mémoires de Ste Anne: Synaxe (9 sept.), Conception (9 déc.).

Sainte Anne, que, pela graça de Deus, se tornou a avó na carne de nosso Senhor Jesus Cristo, veio da tribo de Levi, a última do sumo sacerdote Mattha e sua esposa Mary, que tinha produzido dois outros filhas Maria e Sobee. A mais velha, Mary, casou-se em Belém e deu Salome a parteira. Sobee também se casou em Belém e deu à luz Elisabeth, a mãe de João Batista. Anne casou Joachim wise na Galiléia, e deu à luz Maria toda a Santa Mãe de Deus. Assim Salomé, Elizabeth, e a Mãe de Deus eram primos de primeiro grau, e que de acordo com a sua descida carnal, Nosso Senhor era primo em segundo grau de São João o Precursor.
Após dar à luz a Mãe de Deus, que tinha sido estabelecido por Deus como o cume da santidade humana, apenas a pura suficiente para recebê-lo no Salvador do mundo, e depois de colocar a criança no templo, para três anos de idade, uma oferta tão pura e imaculada, Santa Ana passou o resto de sua vida em jejum, a oração e as obras de misericórdia, enquanto se aguarda o cumprimento das promessas divinas. Ela entregou em paz a sua alma a Deus com a idade de sessenta e nove. São Joaquim, ele morreu com a idade de oitenta anos; mas não está claro qual dos dois morreu primeiro. A única coisa que a Tradição da Igreja que enviou é que toda a Santa Mãe de Deus se viu privado de seus pais com a idade de onze anos, quando ela estava no Templo.
1. Informação sobre Ste Anne são da tradição apócrifa. Veja também o manual de 8 de Setembro, e outras memórias de Ste. Anne Sinaxe (9 de Setembro), design (9 de dezembro).

Saint Anne, who by the grace of God became the grandmother according to the flesh of our Lord Jesus Christ, came from the tribe of Levi, the last born of the high Priest Mattha and his wife Mary, who had begotten two others Girls: Marie and Sobée. The eldest, Mary, married at Bethlehem, and brought the midwife into the world. Sobee also married in Bethlehem and bore Elizabeth, the mother of St. John the Baptist. Anne married the wise Joachim in Galilee, and brought Mary the Holy Mother of God into the world. Thus Salomee, Elizabeth, and the Mother of God were first cousins, and that according to her carnal descent our Lord was the second cousin of St. John the Precursor.
After having given birth to the Mother of God, who had been established by God as the summit of human holiness, only pure enough to receive in her the Savior of the world, and having placed the child in the Temple, Three years old, like a pure and immaculate offering, Saint Anne spent the rest of her life in fasting, prayer and works of mercy, awaiting the fulfillment of divine promises. She restored her soul to God at the age of sixty-nine. Saint Joachim died at the age of eighty; But it is not known who died first. The only thing that the Tradition of the Church has transmitted to us is that the entire Holy Mother of God found herself deprived of her parents at the age of eleven when she was still in the Temple.
1. The information concerning Ste Anne comes from the apocryphal tradition. See also the notice of September 8, and the other memoirs of St. Anne: Synaxe (Sept. 9), Conception (Dec. 9).

(Texte extrait du Synaxaire, Vie des Saints de l'Eglise Orthodoxe, adaptation française par le hiéromoine Macaire de Simonos-Petras)

 

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L'Orthodoxie, l'orgueil, les vertus, et l'enfer

(Susan S.)

Assumption (Dormition) of Mary icon by the Master of Cesi, 1308. It is part of a triptych of thec Stella Altarpiece.

 

Un groupe de Protestants Évangéliques vit sur le terrain du monastère un vieil homme – prêtre ou simplement un moine – qui se reposait assis sur un banc.

Un d'entre eux – qui dirigeait le groupe – décida de leur montrer comment s'adresser aux Chrétiens Orthodoxes.

Il s'approcha du moine, lui disant d'emblée qu'il n'était pas Chrétien Orthodoxe. Et il lui demanda comment c'était possible:

 "nous ne nous saoulons pas, nous ne fumons pas, l'ordre règne dans nos familles, et vous autres, vous avez même des prêtres qui sont des ivrognes".


L'ancien écouta en silence et dit "Oui, tout va très bien pour vous. Sauf un détail qui n'est pas bon: 

-Vous n'êtes pas Chrétiens Orthodoxes."


Ils en furent assez bousculés, et l'ancien continua en demandant :
"Avez-vous déjà vu satan avec une hache ?"


- Non
- Et pourtant, il est satan.
"Avez-vous vu satan avec une bouteille d'alcool ?"
- Non, bien entendu, c'est un esprit, pourquoi boirait-il ?
- Et pourtant, il est satan.
"Et avec une cigarette ?"
- Non
- Et pourtant, il est satan.

De ceci, apprenez qu'on peut avoir des vertus, et en même temps être un esprit satanique.

Après tout, le satanisme commence par l'orgueil.

Et le vieil homme de continuer d'essayer de leur explique, qu'on peut avoir des vertus, mais ne pas remarquer à quel point on est orgueilleux.

Et avec toutes ces vertus, vous allez droit en enfer.

C'est le pire de tout.

Dans l'Orthodoxie, la première vertu, c'est l'humilité.

Et la plupart des pères spirituels disent que l'orgueil est la source de tous les autres péchés.

Alors la première chose que vous avez à combattre, c'est l'orgueil, et la première chose à acquérir, c'est l'humilité."


(Susan Schneider‎ -  Ask About The Orthodox Faith)

assumption of mary - Google Search

Ortodoxia, orgulho, virtudes, eo inferno
(Susan S.)
Um grupo de evangélicos que vivem nas terras do mosteiro um homem velho - um padre ou simplesmente um monge - que estava descansando em um banco.

Um deles - que liderou o grupo - decidiu mostrar a eles como falar com os cristãos ortodoxos.

Ele se aproximou do monge, dizendo-lhe imediatamente que ele não era cristão ortodoxo. E perguntou-lhe como isso foi possível:

"Nós não saoulons nós, não fumo, reina a ordem em nossas famílias, e vocês têm até padres que estão bêbados".


Ex ouviu em silêncio e disse: "Sim, está tudo bem para você, a menos que um detalhe que não é bom .:

-Você não são cristãos ortodoxos. "


Eles foram bastante apressado, e o ex-continuou perguntando:
"Você já viu Satanás com um machado?"


- Não.
- No entanto, é satanás.
"Você já viu Satanás com uma garrafa de álcool?"
- Não, é claro que é um espírito, por que beber?
- No entanto, é satanás.
"E com um cigarro?"
- Não.
- No entanto, é satanás.

A partir disso, podemos aprender pode ter virtudes, e ainda assim ser um espírito satânico.

Afinal, satanismo começa com orgulho.

E o homem velho para continuar a tentar explicar-lhes, podemos ter virtudes, mas não notar como estamos orgulhosos.

E com todas essas virtudes, você vai direto para o inferno.

Este é o pior de todos.

Na Ortodoxia, a primeira virtude é a humildade.

E a maioria dos pais espirituais dizem que o orgulho é a raiz de todos os outros pecados.

Então a primeira coisa que você tem que lutar, é orgulho, e a primeira coisa a aprender é a humildade. "


(Susan Schneider - Pergunte sobre a fé ortodoxa)

 

Icon of the Mother of God “the Unburnt Bush” https://oca.org/saints/lives/2010/09/04/102500-icon-of-the-mother-of-god-the-unburnt-bush

A group of Baptists saw on the property of the Lavra an elder - either a priest, or simply a monk, who was sitting on a bench, resting. One of these guys - the leader of the group - decided to show them how to speak with the Orthodox. He approached this priest, immediately said that he was not Orthodox. And he asked why this is happening-we do not drink, we do not smoke, we have order in families, and you-even priests get drunk ... Father silently listened, and then said: "Yes ... Everything is good with you. Except one bad thing. You are not Orthodox. " They were slightly dumbfounded, and the elder asked them:

"Have you ever seen Satan with an ax?"

- No.

- And he is Satan.

"Did you see Satan with the bottle?"

- Naturally, no. He's a spirit, why should he drink ...

- And he is Satan.

"And with a cigarette?"

- No.

- And he is Satan.

That is, you can have some kind of virtue, and at the same time be a satanic spirit. After all, Satanism begins with pride. And the old man just tried to explain it to them: that one can have virtues, and not notice how proud they are. And that with all these virtues you go straight to hell. This is the worst thing.

In Orthodoxy, the first virtue is humility. And most of the elders say that pride is the mother of all other sins. So the first thing you need to fight with is pride, and the first thing you need to achieve is humility. "
Susan Schneider‎ -  Ask About The Orthodox Faith

LA RELATION DES PRÊTRES ET DES FIDÈLES

Early Isaac Fanous icon

La fraternité –

Nos prêtres – nos évêques, nos diacres – sont avant tout nos frères. Nous avons tous le même baptême, la même chrismation, nous communions à la même eucharistie. Nous sommes frères parce que nous avons le même Père. Égalité, liberté, fraternité : revendiquons ces termes confisqués. Dans la seule Église, tu peux connaître la fraternité, parce que, pour être frères, il faut avoir le même père, c’est très simple. Nous sommes frères de sang parce que nous sommes engendrés du Père dans le Fils, « nés d’en haut » (Jn 1). Dans la seule Église, tu connaîtras l’égalité, parce qu’ici est révélé le mystère de la personne humaine à l’image de la personne divine. Ici est encore la liberté, car ici règne l’Esprit du Père, et il n’y a pas d’autre liberté que celle par laquelle l’Esprit nous initie à l’amour de la volonté du Père. Ainsi, nous sommes, tous les baptisés, quelle que soit notre responsabilité, des frères et des sœurs de grâce et d’Esprit.

L’amour fraternel se manifeste entre nous par le service mutuel, par le fait de s’effacer l’un derrière l’autre et de chercher toujours à faire plaisir aux autres, c’est-à-dire à faire régner l’allégresse de l’Esprit (cf. Ro 12, 6-14 et 15, 1-7). Nous embrassons nos frères prêtres d’un affectueux baiser qui a sa source dans le baiser pascal. Nous nous inclinons les uns devant les autres. Que la communauté baptismale soit une fraternité authentique n’est pas un rêve ou un vœu pieux : c’est la réalité même dont nous sommes, au saint baptême, gratifiés. Et cette fraternité est également une amitié, car le Christ appelle « amis » ses disciples authentiques, ceux qui s’aiment comme des frères en Dieu.

THE RELATIONSHIP OF PRIESTS AND FAITHFUL
Brotherhood -
Our priests - our bishops, our deacons - are above all our brothers. We all have the same baptism, the same chrismation, we communicate at the same Eucharist. We are brothers because we have the same Father. Equality, freedom, fraternity: these confiscated terms. In the Church alone, you can know fraternity, because, to be brothers, you must have the same father, it is very simple. We are brothers of blood because we are begotten of the Father in the Son, "born from above" (Jn 1). In the Church alone you will know equality, because here the mystery of the human person is revealed in the image of the divine person. Here again is freedom, for here reigns the Spirit of the Father, and there is no other freedom but that by which the Spirit initiates us to love the will of the Father. Thus, we are all baptized, whatever our responsibility, brothers and sisters of grace and of the Spirit.
Fraternal love is manifested between us by mutual service, by the fact of fading one behind the other and of always seeking to please others, that is to say to reign the joy Of the Spirit (cf. Ro 12, 6-14 and 15, 1-7). We embrace our brothers priests with an affectionate kiss that has its source in the paschal kiss. We bow before each other. That the baptismal community is an authentic brotherhood is not a dream or a pious wish: it is the very reality of which we are, in holy baptism, rewarded. And this fraternity is also a friendship, for Christ calls "friends" his authentic followers, those who love each other as brothers in God.

A RELAÇÃO dos sacerdotes e fiéis
fraternidade -
Os nossos sacerdotes - os nossos bispos, nossos diáconos - estão acima de todos os nossos irmãos. Todos nós temos o mesmo batismo, o mesmo crisma, nós nos comunicamos na mesma Eucaristia. Somos irmãos, porque temos o mesmo Pai. Igualdade, liberdade, fraternidade: Reivindicando confiscados estes termos. Em uma igreja, você pode saber a fraternidade, porque para ser irmãos, devemos ter o mesmo pai, é muito simples. Somos irmãos de sangue porque somos gerado pelo Pai, no Filho, "nascer de cima" (João 1). Em uma igreja, você vai saber o sexo, porque aqui é revelado o mistério da pessoa humana na imagem da pessoa divina. Aqui está mais liberdade, porque aqui reina o Espírito do Pai, e não há nenhuma outra liberdade do que aquele pelo qual o Espírito nos introduz ao amor do Pai. Então, nós, os baptizados, qualquer que seja a nossa responsabilidade, irmãos e irmãs de graça e Espírito.
amor fraternal está nos manifesta através de serviço mútuo, pelo fato de desaparecer uma após a outra e sempre tentar agradar aos outros, isto é para governar alegria espírito (cf. Rm 12, 6-14 e 15, 1-7). Abraçamos nossos irmãos sacerdotes com um beijo carinhoso que tem a sua fonte no beijo pascal. Nós nos curvamos um ao outro. Essa comunidade baptismal é genuína fraternidade não é um sonho ou uma ilusão: é a mesma realidade que somos, no santo batismo recompensado. E essa irmandade é também uma amizade porque Cristo chama de "amigos" autênticos discípulos, aqueles que se amam como irmãos em Deus.

La paternité

Au diaconat appartient de témoigner de cette fraternité et de l’entretenir. Il est en quelque sorte le ministère de la fraternité : l’aide mutuelle, le service des frères dans la communauté. Le diacre est, par son ministère, le frère de chacun, dans les offices liturgiques où il œuvre fraternellement aussi bien à côté du prêtre ou de l’évêque qu’auprès des fidèles. Il est le frère universel dans l’œuvre caritative de la communauté – comme le Christ Lui-même est le frère de tous.

Nos évêques et nos prêtres sont également nos pères en Dieu. Nous osons leur donner ce nom : amba, abbouna, pater, pàrinte. Le père est celui qui distribue le pain. Nous embrassons sa droite par laquelle la Droite de l’unique Père, celui des cieux, nous bénit, nous console et nous absout. La hiérarchie de la communauté est une paternité avec tout ce que ce nom comporte de tendresse qui réchauffe, de rigueur qui protège. Le père nous baptise, il nous oint de l’huile d’allégresse et de sainteté, il nous nourrit et nous abreuve de la vie divine. Il nous engendre à la vie divine. Il nous rend membres de l’Israël de Dieu. De plus, il préside notre prière, il la guide, il l’instruit afin qu’elle soit agréable au Père. Et, un père véritable sait quelquefois nous dire « non » quand il y a danger de mort. Le respect que nous avons pour nos pères en Dieu tient au fait que par eux nos péchés sont remis, ce qui n’arrive nulle part au monde que dans l’Église, et par eux est présentée au Père notre offrande eucharistique.

Fatherhood
The diaconate belongs to bear witness to this brotherhood and to maintain it. It is, in a sense, the ministry of fraternity: mutual aid, the service of the brothers in the community. The deacon is, by his ministry, the brother of each one, in the liturgical offices where he works fraternally as well beside the priest or the bishop as with the faithful. He is the universal brother in the charitable work of the community - as Christ Himself is the brother of all.
Our bishops and priests are also our fathers in God. We dare to give them this name: amba, abbouna, pater, pàrinte. The father is the one who distributes the bread. We embrace his right by which the Right of the One Father, the One of the Heavens, blesses, consoles and absolves us. The hierarchy of the community is a paternity with all that this name includes tenderness that warms, of rigor that protects. The father baptizes us, he anoints us with the oil of gladness and holiness, nourishes us and gives us water of the divine life. It engenders us in the divine life. It makes us members of the Israel of God. Moreover, he presides over our prayer, guides it, and instructs it so that it may be pleasing to the Father. And a real father sometimes knows how to say "no" when there is a danger of death. The respect we have for our fathers in God is due to the fact that through them our sins are forgiven, which happens nowhere in the world but in the Church, and through them is presented to the Father our Eucharistic Offering.

paternidade
O diaconato pertence a testemunhar esta fraternidade e manter. É uma espécie de Ministério da fraternidade: ajuda mútua, ao serviço dos outros na comunidade. O diácono é através do seu ministério, o irmão de todos os ofícios litúrgicos, onde trabalhou tanto fraternalmente ao lado do sacerdote ou bispo como entre os fiéis. Ele é o irmão universal na caridade da comunidade - como o próprio Cristo é o irmão de todos.
Nossos bispos e sacerdotes são os nossos pais em Deus. Ousamos para dar este nome: amba, abbouna pater, pàrinte. O pai é aquele que distribui o pão. Nós abraçamos o direito pelo qual o direito do único Pai, aquele no céu, abençoe-nos, consolar-nos e absolve. hierarquia da comunidade é uma paternidade com tudo o que esse nome tem ternura que aquece, o rigor que protege. O pai nos batiza, nós ungido alegria petróleo e santidade, ele nos alimenta e sacia a vida divina. Ele nos leva à vida divina. Ela nos membros do Israel de Deus faz. Além disso, ele preside nossas orações, orienta-lo, ele instrui para que seja agradável ao Pai. E um verdadeiro pai sabe, por vezes, dizer "não" quando há perigo de morte. O respeito que temos por nossos pais em Deus é que pelos nossos pecados são perdoados, o que acontece em qualquer lugar no mundo e na Igreja, e por eles é apresentada ao Pai nossa oferta eucarística.

Early Isaac Fanous icon

L’Église

Le Christ Lui-même a défini la communauté de ses disciples comme une famille, sa famille. Ses frères, ses sœurs, sa mère, son père : ce sont ceux qui font la volonté du Père. À la verticalité qu’accorde à la communauté la paternité – et le Christ est au milieu de nous, non seulement comme Frère mais encore comme image parfaite du Père – la familiarité, la consanguinité qui viennent de l’obéissance au Père donnent la branche horizontale de la Croix. L’Église n’est pas le Royaume, non seulement en raison des péchés de ses membres, mais parce qu’elle est la porte du Royaume. Elle est le temple non fait d’homme où celui-ci dit : « dans ton Royaume, souviens-Toi de nous ! » Parce que, en elle, se trouve de vrais pères, de vrais frères et sœurs, de véritables amis du Christ, l’Esprit vient continuellement, Il descend, Il orne les têtes et les cœurs de tous ses dons et charismes. L’Église est alors le sacrement du Royaume.

The Church
Christ himself defined the community of his disciples as a family, his family. His brothers, his sisters, his mother, his father: they are the ones who do the will of the Father. To the verticality that the paternity accords to the community-and Christ is in the midst of us, not only as a Brother but also as a perfect image of the Father-the familiarity and consanguinity that come from obedience to the Father give the horizontal branch Of the Cross. The Church is not the Kingdom, not only because of the sins of its members, but because it is the gateway to the Kingdom. It is the unfitted temple of man in which he says: "In thy kingdom, remember us! Because in her there are true fathers, true brothers and sisters, true friends of Christ, the Spirit comes continually, He descends, He adorns the heads and hearts of all his gifts and charisms. The Church is then the sacrament of the Kingdom.

a Igreja
Cristo definiu a comunidade dos seus discípulos como uma família, sua família. Seus irmãos, suas irmãs, sua mãe, seu pai: aqueles que fazem a vontade do Pai. No verticalidade concedido pela comunidade paternidade - e Cristo está em nosso meio, não só como um irmão, mas como uma imagem perfeita do Pai - a familiaridade, consanguinidade que vêm de obediência ao Pai dá o ramo horizontal Cross. A Igreja não é o Reino, não só por causa dos pecados de seus membros, mas porque é a porta para o Reino. Não é feita pelo templo humano onde diz ", no teu reino, lembra-Te de nós! "Porque nele é verdadeiros pais, verdadeiros irmãos e irmãs, amigos verdadeiros de Cristo, o Espírito está continuamente a descer, ele adorna as cabeças e os corações de todos os seus dons e carismas. A Igreja é, então, o sacramento do Reino.

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Fête du Saint "PADRE NORONHA" à BRAHAMAVAR

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La 81ème fête commémorative en l’honneur du père. R.Z. Noronha, appelé prêtre saint de Brahmavar, lequel été déclaré bienheureux par les catholicos (chef suprême de l'église orthodoxe syrienne de l’Inde) en 2016, a eu lieu les 22 et 23 juillet avec la solennité qui convient en la cathédrale orthodoxe de Sainte-Marie, à Brahmavar où il est enterré.

C’était le plus proche collaborateur de l’Archevêque Alvarez (Ils furent béatifiés ensemble).

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Son Eminence Geevarghese Mar Coorilos, Métropolite du diocèse de Bombay, présidait les célébrations liturgiques.

La fête a commenca le samedi 22 juillet avec la réception de "Festam vojem / Hore Kannike" acheté par l'église St. Thomas, l'église Sastan et St. Peter's et Paul, Kurady.

Ensuite, une procession de 3 km de long conduisit à la cathédrale de la ville de Brahmavar où participèrent plus de 300 personnes.

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Le Père Noronha y est vénéré. Les habitants de toutes dénominations religieuses, castes et croyances ont accueilli la procession avec une grande joie et ont unanimement et humblement incliné la tête vers le portrait de leur bien-aimé « Padre Noronha».

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Le service du samedi s'est terminé par le sermon de Son Eminence Mar Coorilos.

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Le dimanche 23 juillet, la Sainte Messe de la Fête a été célébrée par le révérend Père Lawrence Dsouza , le Révérend Père David Crasta en présence de Son Eminence Mar Coorilos.

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Dans son homélie de la Messe, Mar Coorilos fit ressortir les grands efforts du bienheureux Alvares Mar Julius et du bienheureuse Noronha, les deux combattants pacifiques au service de l'église de Brahmavar.

Mar Coorilos rappela combien le père Noronha subit  de nombreuses humiliations, insultes et  souffrances de la part de puissantes autorités.

Pourtant, aujourd'hui, Dieu a élevé Padre Noronha .

Par conséquent, la vie de Padre Noronha devrait être grandement méditée, car ce n'est pas l'acclamation mondaine, mais Dieu et sa justice qui nous apportent la vraie gloire.

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Après la messe, des prières avec encens ont été offerts au tombeau du Saint « Padre Noronha ».

A cette occasion, ceux des élèves des écoles qui avaient de bonnes notes ont été félicités et des bourses d'études ont été distribuées.

Mar Coorilos a également été félicité et présenté avec un portrait du « Padre Noronha ».

Plus de 2500 fidèles participèrent à ces festivités sur les deux jours et de nombreux repas furent servis.

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Icône de la descente aux enfers

 
 
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SIGNEZ LA PETITION POUR LA LIBERATION DES DEUX EVÊQUES QUIDNAPES EN SYRIE /PETITION ON THE ABDUCTION OF THE TWO HIERARCHS OF ALEPPO SYRIAToujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons... 

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*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

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N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

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Évangéliaire de Charlemagne dit « de Godescalc ». Folio 3. École du palais de Charlemagne, 781-783. Paris, BNF, Manuscrits, NAL 1203

Où nous trouver ?

Paroisse NORD-OUEST et Nord-Est

(N-D de Miséricorde):
 

NORMANDIE :

  CHANDAI (61):

* Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

DSC01238

(Fresque de la Mère de Dieu entourée des Apôtres, mur Est  du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

 

DSC01245-copie-2

(Fresque des Sts Pères Interieur droit du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Messe journalières en semaine à 10h30

 

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

DSC01246-copie-1

(Fresque des Sts Pères Interieur gauche du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

 

Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

 

NANTES:

*Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

 

ANGOULÊME (Jauldes):

*Paroisse N-D de Toutes Grâces/St Ubald

MAISON NOTRE-DAME
LE BOURG
16560 JAULDES.

Tel:05.45.37.35.13
* Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Très Sainte Trinité

Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN
*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530
 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 * Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

 

LOURDES:

*"Relais paroissial St Gregorios de Parumala"

 * Messse  le 5ème dimanche du mois ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

20 Rte de Pau

 

 

CAMEROUN:

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDE,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain: 

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

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PROGRAMME LITURGIQUE (Mis à jour) pour  JUILLET et début AOUT:

-PARIS:
Prochaine permanence pastorale du Vendredi 4 AOUT de 15h à 18h30 au Samedi 5 AOUT de 8h à 12h.


*Le Samedi  5 AOUT
RAMASSAGE DES FIDÈLES de Paris et sa région pour le WE du Pèlerinage à N-D de Miséricorde ,
en Normandie, au Monastère
à 15h au point de rendez-nous habituel .

*Le lundi 14 Août,RAMASSAGE DES FIDÈLES  de Paris et sa région pour le WE du Pèlerinage de la Dormition Assomption de la Très Sainte Vierge Marie au Monastère N-D de Miséricorde ,
en Normandie à 15h au point de rendez-nous habituel .


NORMANDIE:


-CAEN: Une permanence pastorale sera assurée du 29 JUILLET au soir au lundi 31  JUILLET au matin (Prenez Rdv 07 87 11 06 03  ou au 06 48 89 94 89 par sms).
-LISIEUX (Coquainvillier) , Tous les troisièmes Vendredi du mois à 18h (Abouna Isaac au 07 87 11 06 03 par sms).

-AU MONASTÈRE DE CHANDAI :

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*Dimanche 6 Août, Transfiguration de Notre-Seigneur...

-+-

WEEKEND DE L'ASSOMPTION:

 

 

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Ramassage des fidèles de Région Parisienne le Dimanche 13 Août à 15 heure au lieu habituel pour le WEEKEND DE

 

L'ASSOMPTION. 

 

ATTENTION: Dimanche 13 Août, pas de Messe au Monastère Syriaque (Normandie).

 

 

 

 

 See original image

*Mardi 15 AOÛT au Monastère

 

 Pèlerinage de l' Assomption (Dormition de la Très Ste

 

Vierge Marie)

 

10h30, Messe suivie de la PROCESSION MARIALE et des

 

prières au monument du "SAYFO" et des autres reposoirs.

 

Repas fraternel,

 

 

Possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

-----------

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)

DU 15 Août au 22 Août,

RETRAITE D’ENSEIGNEMENTS, DE LIBERATION ET DE GUERISON INTERIEURE

au Monastère.

(Conduite par Mor Philipose, Abouna Isaac et Abouna Siméon)

BRETAGNE, PAYS DE LOIRE:

Suite du Festival de St Koorilose...

 


-NANTES :
¤Jeudi 7 SEPTEMBRE ,  Permanence pastorale de 9h à 17h, Messe à 18h .(Visites à domicile ou à l'hôpital 6 et le 8)

 

CHARENTES- AQUITAINE,LIMOUSIN-CENTRE:


-ANGOULÊME (JAULDES ):
¤Dimanches  13  et 27 Août 

*Dimanche 13 AOÛT à Jauldes (Charente). 

 

-10h30, Messe du jour,

*vénération de la relique et de l'Icône de Ste Philomène  et 

*prières mariales de vigile 

de la Dormition Assomption" de la Très Sainte 

Vierge Marie)

 

(Après la Messe, possibilité de rejoindre avec le Monastère en  Normandie avec le prêtre desservant pour le Pèlerinage de l'Assomption à N-D de Miséricorde.

VEUILLEZ VOUS INSCRIRE !Retour le 16 Août dans l'après-midi)

-LOURDES :
¤Permanence pastorale les . 
-PÉRIGUEUX (LA CHAPELLE FAUCHER) :
Supprimé en Juillet en raison du 1er Camp des vacances familiales en Normandie. Samedi 26 AOUT *. . .
-----------
*MESSES À 10H 30
-----------------------------------------------------
Nota bene :
Les "permanences pastorales" sont prévues pour vous assurer la proximité des sacrements (Messes, Confessions, Onction des malades), catéchisme, entretiens et accompagnements spirituels , prières de délivrance ( voir d'exorcismes ) ou de guérison intérieure .(RÉCEPTION SUR RDV) en fonction de la région où vous vivez

______________________________________________

Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

Cliquez sur ce lien:

Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ...

Comment recourir aux services de prêtres compétents, formés et expérimentés appartenant à l'un ou l'autre Monastère d'une Eglise Orthodoxe-Orientale.(Tradition Syriaque Orthodoxe des Indes/ Malankare)

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VACANCES FAMILIALES (PARENTS-ENFANTS)

 

JUILLET (Du 13 au  24):

 

AOÛT (Du 5 au 16)

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cliquez ci-dessous pour le programme:

Aidez-nous à emmener en vacances ceux qui,

sans moyens, ne partiraient jamais !...

-----------------------------------------------------------------------------------------------PELERINAGE DU CENTENAIRE A FATIMA du 7 au 16 Octobre 2017

Programme et inscription, cliquez ci dessous:

PÈLERINAGE DU CENTENAIRE A FATIMA DU 7 AU 16 OCTOBRE 2017, INSCRIVEZ-VOUS !

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Pèlerinage Syriaque des "Chrétiens Francophones de St Thomas" à FATIMA

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"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

Note:

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).

-------------------------------------------------------------

Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

-----------------------------------------------------------------

Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B to the order "Metropolis E S O F"

For Syrian Orthodox Francophone Chaplaincy of Africans living in France, contact the Heads: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan and Sister Marie-Andre M'Bezele, nun (06.17.51.25.73).

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Icon of The Last Supper. Jesus and St. John.:

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

--------------------

DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...

O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.

Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:

---------------------

GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers

Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the

"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for

humanity.

Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this

Immense current of underground prayer that irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 06:35

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Evening:
St. Matthew 12:30-37

Morning:
St. Matthew 12:38-50

Before Holy Qurbono:
Leviticus 16:29-34
Hosea 5:1-5
Isaiah 57:15-19

Holy Qurbono:
Acts 4:24-31
Ephesians 2:11-18
St. Mark 3:20-30

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Chers amis. Aloho m'barekh.

En ce septième Dimanche après la Pentecôte, conformément à notre calendrier liturgique de l'Église Orthodoxe Malankare, je reviens vers vous pour vous donner des nouvelles des activités autour des " vacances familiales" qui s'achèveront ce soir après l'Office Liturgique de Southoro (Complies).

Contrairement à ce que je vous annonçais jeudi, vendredi (21) et samedi (22), les jeunes et leurs parents préférèrent renoncer aux activités programmées autour du plan d'eau de Saint Evroult Notre-Dame des Bois pour se concentrer sur la Fête de Sainte Marie Madeleine et préparer les alentours du Monastère à la Bénédiction des voitures, ce dimanche, en l'honneur de Saint Christophe.

Aujourd'hui donc, en ce septième Dimanche après la Pentecôte, nous bénirons les voitures à l'issu de la Quadisha Qurbana ( Sainte Messe ) avant de partager un repas un peu festif pour célébrer avec un peu d'avance l'anniversaire de Mademoiselle Thérèse Ribreau (Trésorière Principale de l'association de la Metropolie ( Archidiocèse ) et le mien.

Nous préparerons aussi, par quelques uns des cantiques chantés aujourd'hui, notre prochain Pèlerinage à Sainte Anne d'Auray et recommanderons à l'intercession de Saint Alvarez (Evêque Syro-Orthodoxe de Goa et Ceylan) tous nos amis prêtres de rite latin puisque, prêtre d'origine Portugaise et issu de cette Tradition, celui-ci était à la tête, en son Eglise Locale, avec la bénédiction de notre Eglise-mère Orthodoxe Malankare, de paroisses de Rite Syro-Occidental et de Rite Latin.Parce qu'il prit la défense des pauvres, il fut persécuté par les colon Portugais ses frères et, de ce fait, rejoignit l'Eglise Orthodoxe des Indes où il put librement servir ses frères, y laisser s'épanouir sa vocation. C'est là qu'il fut consacré Évêque et c'est par l'Autorité Apostolique du Catholicos qu'il fut déclaré Saint pour l'Eglise Locale de Ceylan et Goa .

Tous ceux qui ne pourront être là seront portés dans nos prières. 
Je vous donne Rendez-vous le 6 Août pour la Transfiguration de Notre Seigneur et le 15 pour la Dormition -Assomption de la Très Sainte Vierge Marie (Fête Nationale )

Voilà, chers amis. Soyons en union de prières et dans l'action de grâces pour ce premier camp des vacances familiales et de la retraite préparatoire aux Baptêmes qui se sont fort bien passés malgré l'absence complète de réponse à l'appel que je lançais en faveur d'une participation solidaire permettant aux plus démunis d'aller en vacances. Comme toujours, nous avons pris sur notre nécessaire pour partager, dans la bonne humeur, le peu que nous avons.

Bon dimanche à vous. Que la Mère de Miséricorde vous accompagne de son intercession et de sa protection maternelle ! Aloho m'barekh ( Dieu vous bénisse ) !

+ Mor Philipose, métropolite. Brévilly ce 23. V I l. 17.

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Queridos amigos. m'barekh Aloho.

Neste sétimo domingo depois de Pentecostes, de acordo com o nosso calendário litúrgico da Igreja Ortodoxa Malankara, eu venho a você para lhe dar notícias das atividades em torno do "férias em família" que vai acabar esta noite após a Litúrgica Escritório Southoro (Conforme).

Ao contrário do que anunciou quinta-feira, sexta-feira (21) e sábado (22), os jovens e seus pais preferiram desistir das atividades programadas em torno do mapa de água de São Evroult Notre Dame des Bois de se concentrar na Festa da Maria Madalena e preparar a área em torno do Mosteiro na Bênção carro domingo, em honra de St. Christopher.

Então, hoje, no sétimo domingo depois de Pentecostes, bendizemos carros no final de Quadisha Qurbana (Mass) antes de compartilhar uma refeição um pouco festiva de comemorar com um pouco de antecedência o aniversário de Mademoiselle Thérèse Ribreau (principal Tesoureiro da Associação de Metropolie (Arquidiocese) ea minha.

Também preparamos, para alguns dos hinos cantados hoje, a nossa próxima peregrinação a Sainte Anne d'Auray e recomendar à intercessão de São Alvarez (Bispo de Goa e Ceilão sírio-ortodoxo) nossos sacerdotes de rito latino como amigos , padre Português original e a partir desta tradição, este liderado por sua igreja local, com a bênção de nossa mãe Igreja Ortodoxa Malankara, paróquias sírio Rito Ocidental Rite e que Latin.Parce tomou a defesa dos pobres, ele foi perseguido pelo colono Português e seus irmãos, assim, juntou-se a Igreja Ortodoxa da Índia, onde ele poderia servir livremente seus irmãos, deixá-lo florescer sua vocação. Lá, ele foi consagrado Bispo e é pela autoridade apostólica dos Catholicos ele foi declarado santo da Igreja do Ceilão local e Goa.

Todos aqueles que não puderem estar lá vai ser usado em nossas orações.
Eu dar-lhe a nomeação em 6 de agosto para a Transfiguração de Nosso Senhor e os 15 -Assomption da Dormição da Virgem Maria (Dia Nacional)

Isso, queridos amigos. Vamos estar em união de oração e ação de graças para esta primeira férias em família acampamento e preparatório para Batismos de aposentadoria que foram bem passado, apesar da completa falta de resposta ao chamado que eu joguei em favor de a participação conjunta dos pobres para ir de férias. Como sempre, assumimos a nossa necessidade de compartilhar o bom humor, o pouco que temos.

Bom domingo para você. Que a Mãe de Misericórdia acompanha-lo à sua intercessão e sua proteção maternal! Aloho m'barekh (Deus te abençoe)!

+ Mor Philipose, Metropolitan. 23. Brévilly este V I l. 17.

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Dear friends. Aloho m'barekh.

In this seventh Sunday after Pentecost, in accordance with our liturgical calendar of the Orthodox Church of Malankare, I return to you to give you news of the activities around the "family holidays" which will end tonight after the Liturgical Office of Southoro (Complies).

Contrary to what I announced Thursday, Friday (21) and Saturday (22), the young people and their parents preferred to give up the activities programmed around the Saint Evroult Notre-Dame des Bois pond to concentrate on the Feast of Saint Mary Magdalene and prepare the surroundings of the Monastery to the blessing of the cars, this Sunday, in honor of Saint Christopher.

Today, therefore, on this seventh Sunday after Pentecost, we will bless the cars at the end of the Quadisha Qurbana (Holy Mass) before sharing a little festive meal to celebrate with a little in advance the anniversary of Mademoiselle Thérèse Ribreau (Principal Treasurer of the Association of Metropolis (Archdiocese) and mine.

We will also prepare, with some of the sung hymns sung today, our next pilgrimage to St. Anne d'Auray and recommend to the intercession of Saint Alvarez (Syro-Orthodox Bishop of Goa and Ceylon) all our priest friends of Latin rite since , A priest of Portuguese origin and of this Tradition, he was at the head, in his Local Church, with the blessing of our mother church Orthodox Malankare, parishes of Syro-Occidental Rite and Latin Rite.Because He took the defense of the poor, and was persecuted by the Portuguese colonists, his brothers, and joined the Orthodox Church of India where he freely served his brothers and allowed his vocation to flourish. It was there that he was consecrated Bishop and it was by the Apostolic Authority of the Catholicos that he was declared Holy for the Local Church of Ceylon and Goa.

All those who can not be there will be carried in our prayers.
I give you Rendez-vous on August 6th for the Transfiguration of Our Lord and on the 15th for the Dormition-Assumption of the Most Holy Virgin Mary (National Day)

That, dear friends. Let us be in union of prayers and in thanksgiving for this first camp of the family holidays and the retirement preparatory to the Baptisms which went very well in spite of the complete absence of answer to the call that I launched in favor of " A solidarity participation allowing the most deprived to go on holiday. As always, we took on our necessary to share, in good humor, the little we have.

Have a nice Sunday. May the Mother of Mercy accompany you with her intercession and maternal protection! Aloho m'barekh (God bless you)!

+ Mor Philipose, Metropolitan. Brévilly this 23. V I l. 17.

 

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Septième dimanche après la Pentecôte

  • Saint Qurbana
    • Actes 4:32-37 :
  • 32 La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun.
  • 33 C’est avec une grande puissance que les Apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et une grâce abondante reposait sur eux tous.
  • 34 Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence, car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons les vendaient,
  • 35 et ils apportaient le montant de la vente pour le déposer aux pieds des Apôtres ; puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.
  • 36 Il y avait un lévite originaire de Chypre, Joseph, surnommé Barnabé par les Apôtres, ce qui se traduit : « homme du réconfort ».
  • 37 Il vendit un champ qu’il possédait et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtres.
    •  
    • Ephésiens 2: 11-22 :
  • 11 Vous qui autrefois étiez païens, traités de « non-circoncis » par ceux qui se disent circoncis à cause d’une opération pratiquée dans la chair, souvenez-vous donc
  • 12 qu’en ce temps-là vous n’aviez pas le Christ, vous n’aviez pas droit de cité avec Israël, vous étiez étrangers aux alliances et à la promesse, vous n’aviez pas d’espérance et, dans le monde, vous étiez sans Dieu.
  • 13 Mais maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du Christ.
  • 14 C’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ; par sa chair crucifiée, il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine ;
  • 15 il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen, il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix,
  • 16 et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps par le moyen de la croix ; en sa personne, il a tué la haine.
  • 17 Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches.
  • 18 Par lui, en effet, les uns et les autres, nous avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père.
  • 19 Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes membres de la famille de Dieu,
  • 20 car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même.
  • 21 En lui, toute la construction s’élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur.
  • 22 En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint.
    •  
    • Saint-Marc 3:20-30 :
  • 20 Alors Jésus revient à la maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu’il n’était même pas possible de manger.
  • 21 Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »
  • 22 Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. »
  • 23 Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ?
  • 24 Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir.
  • 25 Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir.
  • 26 Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.
  • 27 Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison.
  • 28 Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.
  • 29 Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. »
  • 30 Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »
    •  

 

 

Par Saint Césaire d'Arles

(470-543), moine et évêque 
Sermons au peuple, n° 6 ; CCL 103, 32 (trad. SC 175, p. 327 et Orval) 

 

Donner du fruit trente, soixante ou cent pour un

 

Frères, il y a deux sortes de champs : l'un est le champ de Dieu, l'autre celui de l'homme.

Tu as ton domaine ; Dieu aussi a le sien.

Ton domaine, c'est ta terre ; le domaine de Dieu, c'est ton âme.

Est-il juste que tu cultives ton domaine et que tu laisses en friche celui de Dieu ?

Si tu cultives ta terre et que tu ne cultives pas ton âme, c'est parce que tu veux mettre ta propriété en ordre et laisser en friche celle de Dieu ?

Est-ce juste ?

Est-ce que Dieu mérite que nous négligions notre âme qu'il aime tant ?

Tu te réjouis en voyant ton domaine bien cultivé ; pourquoi ne pleures-tu pas en voyant ton âme en friche ?

Les champs de notre domaine nous feront vivre quelques jours en ce monde ; le soin de notre âme nous fera vivre sans fin dans le ciel... 

Dieu a daigné nous confier notre âme comme son domaine ; mettons-nous donc à l'œuvre de toutes nos forces avec son aide, pour qu'au moment où il viendra visiter son domaine, il le trouve bien cultivé et parfaitement en ordre.

Qu'il y trouve une moisson et non des ronces ; qu'il y trouve du vin et non du vinaigre ; du blé plutôt que de l'ivraie.

S'il y trouve tout ce qui peut plaire à ses yeux, il nous donnera en échange les récompenses éternelles, mais les ronces seront vouées au feu.

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By Saint Césaire d'Arles

(470-543), monk and bishop
Sermons to the People, No. 6; CCL 103, 32 (SC 175, p.327 and Orval)


Give fruit thirty, sixty or one hundred for one


Brothers, there are two kinds of fields: one is the field of God, the other is the field of man.

You have your domain; God also has his own.

Your estate is your land; The domain of God is your soul.

Is it right that thou shouldest cultivate thy domain, and that thou shouldst leave that of God fallow?

If you cultivate your land and do not cultivate your soul, it is because you want to put your property in order and leave fallow that of God?

Is it right ?

Does God deserve us to neglect our soul that he loves so much?

You rejoice in seeing your field well cultivated; Why do not you weep when you see your soul fallow?

The fields of our domain will make us live a few days in this world; The care of our soul will make us live without end in heaven ...

God has condescended to entrust our soul to us as his domain; Let us therefore work with all our strength with his help, so that when he comes to visit his domain he finds it well cultivated and perfectly in order.

Let there be a harvest, and not a thorn; That he finds wine and not vinegar; Wheat rather than tares.

If he finds all that can please him, he will give us in return the eternal rewards, but the brambles will be doomed to fire.

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Por São César de Arles

(470-543), e Bishop Monge
Sermões pessoas, No. 6; CCL 103, 32 (Proc. SC 175, p. 327 e Orval)


Dando trinta frutas, sessenta ou cem vezes


Irmãos, existem dois tipos de campos: um é o campo de Deus, o outro a do homem.

Você tem o seu domínio; Deus também tem o seu.

Seu domínio é a sua terra; domínio de Deus é a sua alma.

Trata-se apenas de que você cultiva seu campo e você deixá-wasteland a de Deus?

Se você cultivar a sua terra e você não cultivar sua alma, é porque você quer colocar o seu imóvel em ordem e deixar em pousio de Deus?

Isso é justo?

Será que Deus merece que nós negligenciamos a nossa alma que ama tanto?

Você se alegrar em ver seu campo bem cultivado; por que você não chorar vendo sua alma pousio?

Campos de nossa área, vamos passar alguns dias neste mundo; o cuidado da nossa alma viveremos sem fim no céu ...

Deus se dignou confiar nossa alma como seu campo; Então, vamos começar a trabalhar com toda a nossa força com a sua ajuda, para que quando ele vem para visitar o seu campo, ele está bem crescido e em perfeita ordem.

Que há uma colheita, não espinhos; existe vinho e não vinagre; trigo em vez do mal.

Se existe alguma coisa que pode agradar os olhos, ele nos dará recompensas eternas em troca, mas os espinhos será condenado ao fogo.

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Pour l'impur de coeur, il est impossible d'acquérir le don de la connaissance spirituelle.
Saint Jean Cassien, Conférences

Para o coração impuro, é impossível adquirir o dom do conhecimento espiritual.
Saint Jean Cassien, Conferências




It is impossible for the unclean of heart to acquire the gift of spiritual knowledge.
St John Cassian, The Conferences

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PELERINAGE A SAINTE ANNE D'AURAY

Mardi 25, Mercredi 26 et Jeudi 27 JUILLET:

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(Ramassage à Paris le 25 Juillet en fin d'après-midi)

 

*Mardi 25 Juillet, Dîner et coucher au Monastère. Office de Southoro.

*Mercredi 26 Juillet, départ du Monastère à 6h. Matinée à Sainte Anne d'Auray. Déjeuner sur place. Après-midi , visite à Mère Ivonne-aimée de Jésus à MALESTROIT, retour au Monastère.

*Jeudi 27, Pèlerinage en matinée à Sainte Anne du Perche, Notre-Dame de Pitié et Notre-Dame de Montligeon, déjeuner en plein air.

(Retour de tous chez soi et sur Paris pour les parisien après le déjeuner)

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INSCRIPTIONS:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

 

Participation libre aux frais

Saint Jean Cassien

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Père de l’Église

v. 360-v. 435

 

À Marseille, vers 435, saint Jean Cassien, prêtre, qui fonda deux monastères, l’un pour les hommes, l’autre pour les femmes, et, riche d’une longue expérience de la vie monastique, écrivit pour l’édification des moines les Institutions cénobitiques et les Conférences des Pères.

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Tropaire de saint Jean Cassien, ton 8 (1)

T'étant purifié par le jeûne,
Tu parvins à la connaissance de la sagesse,
Et des Pères du désert,
Tu appris le combat contre les passions.
Dès lors, par tes prières, accorde à notre chair d'obéir à l'esprit.
Car tu es notre enseignant, ô vénérable Jean Cassien,
Et en Christ nous louons tous ta mémoire.

Tropaire de saint Jean Cassien, ton 8 (2)

L'image de Dieu fut vraiment préservée en toi, ô saint père,
Car tu pris sur toi la Croix et suivis le Christ.
Ce faisant tu nous enseigna à dédaigner la chair qui n'est que passagère
Et plutôt nous soucier de l'âme, qui est immortelle.
Dès lors ton esprit, vénérable Jean Cassien, se réjouit avec les Anges.

Kondakion de saint Jean Cassien, ton 4

En vénérable moine,
Tu consacras ta vie à Dieu,
Et radieux de vertus, ô Jean Cassien,
Tu brilles tel le soleil par la splendeur de tes divins enseignements,
Illuminant toujours les coeurs de tous ceux qui t'honorent.
Supplie ardemment le Christ en faveur
De ceux qui te louent d'un amour fervent.

Aucun texte alternatif disponible.

Le Synaxaire l'appelle "Notre Père Cassien, choisi par Dieu pour apporter l'éclairage du monachisme oriental à l'Occident".

Il est né en Scythie de parents nobles, et il a été bien éduqué dans les choses profanes. Mais, ayant soif de perfection, il a tout quitté et il a voyagé avec son ami Germain en Terre Sainte, où il devint moine à Bethléem.
Après avoir été établi dans la vie monastique pendant plusieurs années, saint Jean a senti un désir de plus grande perfection, et il a recherché les Pères du désert égyptien. Il a passé sept ans dans le désert, apprenant de Pères tels que Moïse, Sérapion, Théonas, Isaac et Paphnuce. 
Grâce à de longues luttes dans sa cellule, saint Jean a développé, à partir de l'expérience personnelle, une doctrine divinement inspirée du combat spirituel. Beaucoup disent que c'est lui qui le premier a énuméré les huit passions fondamentales: la gourmandise, la fornication, l'avarice, la colère, la tristesse, l'acédie, la vaine gloire et la fierté. 
Un temps, les luttes dans l'Église d'Alexandrie ont rendu la vie si difficile pour les moines égyptiens que saint Jean (toujours accompagné de son ami Germain), acherché refuge à Constantinople, où ils sont venus sous les soins et la protection de saint Jean Chrysostome. 
Lorsque le saint archevêque a été exilé, saint Jean a, une fois de plus, pris la fuite, cette fois à Rome, où il passa sous la protection du pape Innocent Ier. Cela s'est avéré être providentiel pour l'Église d'Occident, car ce fut saint Jean qui apporta les trésors de la spiritualité du désert dans les monastères d'Occident.
Il fonda le monastère de Saint-Victor à Marseille, puis. à la demande de l'évêque, écrivit les Institutions Cénobitiques, dans lesquelles il adapta les austères pratiques des Pères Egyptiens aux conditions de la vie en Gaule. Il poursuivit en écrivant ses célèbres Conférences, qui devinrent le canal principal par lequel la sagesse du désert oriental parvint aux moines d'Occident.
Saint Benoît développa beaucoup de sa Règle ( qui en son temps régit la plupart des monastères du monde latin) à partir des Institutions de saint Jean, et il ordonna que ses conférences soient lues dans tous les monastères.
Saint Jean reposa en paix en 435, et il est vénéré par les moines d'Occident comme leur Père et l'un de leurs maîtres les plus sages. Ses reliques sont encore vénérées dans l'Abbaye de Saint-Victor à Marseille.
Les écrits de saint Jean furent bientôt attaquées par les augustiniens extrémistes et lorsque l'augustinisme devint la doctrine officielle de l'église latine, sa vénération perdit sa faveur en Occident.
En dehors de l'Eglise Orthodoxe, sa commémoration est à présent limitée au diocèse de Marseille.
(Tiré du site Orthodoxologie)

 

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SAINT APOLLINAIRE

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Évêque et Martyr 
(† v. 87)

        Saint Apollinaire vint d'Antioche à Rome avec saint Pierre, fut ordonné évêque par le Prince des Apôtres et envoyé par lui à Ravenne pour y prêcher la foi. Sa première œuvre, en arrivant dans cette ville, fut de rendre la vue au fils d'un soldat auquel il avait demandé l'hospitalité ; quelques jours après, il guérit la femme d'un tribun, atteinte d'une maladie incurable. C'en fut assez pour provoquer la conversion d'un grand nombre de personnes, et bientôt il se forma dans la ville une chrétienté florissante. Traduit devant le gouverneur païen, il prêche Jésus-Christ, méprise l'idole de Jupiter et se voit chassé de la ville par la fureur du peuple, qui le laisse à demi mort.

        Après quelques prédications dans les pays voisins, Apollinaire revient à Ravenne et se rend à la maison d'un noble patricien qui l'avait fait demander pour guérir sa fille près de mourir. Mais l'apôtre ne parut qu'au moment où la malade rendait le dernier soupir. Arrivé près du lit funèbre, le Saint adresse à Dieu une fervente prière : « Au nom du Christ, jeune fille, lève-toi, dit-il, et confesse qu'il n'y a pas d'autre Dieu que Lui ! » La jeune fille se lève aussitôt, pleine de vie, et s'écrie : « Oui, le Dieu d'Apollinaire est le vrai Dieu ! » À la suite de ce nouveau prodige, trois cents païens se convertirent et reçurent le baptême, à l'exemple de la jeune fille et de son heureux père.

        Mais les succès croissants du christianisme à Ravenne soulevèrent bientôt de nouvelles persécutions contre l'apôtre de Jésus-Christ. Il dut subir un nouvel interrogatoire, qui ne servit qu'à faire briller son courage et à lui donner occasion d'expliquer les mystères de notre foi. Apollinaire eut à subir les plus affreux supplices, la flagellation, le chevalet, l'huile bouillante, puis les horreurs de la faim, dans une infecte prison ; mais Dieu se chargea de le nourrir par ses Anges. Ses bourreaux l'exilèrent en Illyrie. Cet exil lui donna le moyen de prêcher la foi à des peuples nouveaux et de répandre ainsi la lumière de l'Évangile. La persécution le ramena à Ravenne après trois ans d'absence.

        Ce fut la dernière période de sa vie. Saisi presque aussitôt après son débarquement, il étonne ses persécuteurs en faisant crouler, d'un mot de prière, le temple d'Apollon. Il rend la vue au fils de son juge, en lui disant : « Au nom de Jésus-Christ, ouvre tes yeux et vois ! » Une multitude de païens se convertit à la foi ; mais la rage des endurcis ne fait que s'accroître, et bientôt Apollinaire couronne sa vie par un glorieux martyre.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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SAINT LIBOIRE

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Évêque
(348 
† 397)

 

Saint Liboire fut évêque du Mans, où il eut un ministère fécond. De nombreuses personnes atteintes de la maladie de la pierre lui durent leur guérison. Clément XI, lui-même délivré de ce mal par son intercession, institua sa fête. On transporta les reliques du saint à Paderborn, en Westphalie, afin de hâter la conversion totale de ce pays; c’est là qu’elles reposent encore aujourd’hui.

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Saint Jean Cassien, ou la synthèse des Pères du Désert chez un Père d'Occident

icone russe de saint Jean Cassien
Saint Jean Cassien, QUI ÊTES-VOUS? 
"le Romain"
icône russe, vers 1800
source



textes adaptés des articles du hiéromoine Ambrose (EORHF, Nouvelle-Zélande), de l'archidiocèse grec américain et du Orthodoxwiki




Le Synaxaire l'appelle "Notre père Cassien, choisi par Dieu pour apporter en Occident l'illumination du monachisme oriental."

Saint Jean naquit dans le Delta du Danube, dans l'actuelle ville de Dobrogea, Roumanie, vers 360 – quoique certaines sources le disent natif de Gaule. Il a été bien instruit dans les affaires du monde. Mais, assoiffé de perfection, il abandonne tout et voyage avec son ami Germanus vers la Terre Sainte. En 382, il devint moine dans un monastère à Bethléem. Après avoir vécu la vie monastique palestinienne plusieurs années durant, saint Jean désira aller plus loin dans le monachisme et fut autorisé de partir avec son ami saint Germain de Dobrogea, afin de visiter les Pères du Désert en Égypte. Ils y restèrent jusqu'en 399, hormis une brève période où ils rentrèrent à Bethléem, et où leur monastère les libéra.

Il vécu 7 ans dans le désert, apprenant de Pères tels que Moïse, Serapion, Theonas, Isaac et Paphnutius. Par les longues luttes dans sa cellule, saint Jean a développé par l'expérience personnelle une doctrine divinement inspirée sur le combat spirituel. Beaucoup disent qu'il est le premier a avoir définit les huit passions principales: gourmandise, fornication, cupidité, colère, tristesse, acédie, vaine gloire et fierté.

A cette époque, les luttes dans l'Église d'Alexandrie rendaient la vie si difficile aux moines égyptiens que saint Jean, toujours accompagné de son ami Germanus, chercha refuge à Constantinople, en 399. Et vers 400, il y sera ordonné diacre. Il devint un fervent disciple et défenseur de saint Jean Chrysostome. Il semblerait qu'un temps durant, Jean Cassien ait même été en charge du trésor de la cathédrale. Hélas, en 403, quand le saint archevêque Jean Chrysostome fut à nouveau persécuté puis déposé par un concile local impie, ses disciples, dont Jean Cassien, durent fuir. Il partit pour l'Italie où il alla plaider la cause de Jean Chrysostome auprès du pape de Rome, Innocent I – en vain, ledit pontife n'ayant que peu à dire sur les affaires internes à Constantinople... A partir de ce moment, Jean Cassien ne quittera plus l'Occident.

A Rome, il se plaça donc sous la protection du pape, l'évêque Innocent 1er. Cet exil forcé se révéla providentiel pour les Églises d'Occident, saint Jean apportant les trésors de la spiritualité du désert aux monastères occidentaux.
C'est probablement à Marseille qu'il a été ordonné prêtre. Jean Cassien y a fondé 2 monastères vers 415: un pour hommes, sur la tombe de saint Victor, et un pour femmes. A l'époque, la Provence était envahie de réfugiés fuyant les invasions barbares. La vie monastique était autant approuvée ou attaquée par des Chrétiens que par des païens. Elle avait besoin d'un exemple. En y apportant et réinterprétant les traditions égyptiennes pour les Gaules, Jean Cassien devint cet exemple.
C'est à la demande de son évêque qu'il écrivit les "Institutions Cénobitiques", dans lesquelles il adapta les pratiques austères des Pères d'Égypte aux conditions de vie en Gaule. C'est cet ouvrage capital qui servira de guide pour saint Romain et son frère saint Lupicin lorsqu'ils iront fonder la vie monastique pure au fin fond des montagnes du Jura. C'est ainsi que ces écrits monastiques, Institutions et Conférences, eurent un grand retentissement.

Les Institutions traitent de la vie communautaire, et les Conférences proposant des sermons d'ermites Égyptiens, mais ce n'est pas strictement cloisonné, on trouve des 2 sujets dans les 2 traités.
Les "Conférences", célèbres, sont devenues la chaîne principale par où la sagesse du désert oriental a pu passer aux moines d'Occident. Saint Benoît a développé une bonne partie de sa Règle (qui gouverna un temps la plupart des monastères du monde latin) en partant des "Institutions" de saint Jean, et recommandé que les "Conférences" soient lues dans tous ses monastères. (Règle 42,3)
Jean Cassien insistait sur l'origine apostolique de la vie monastique, basée sur la pratique de l'Église du temps des Actes d'Apôtres. Il affirmait la supériorité théorique de la vie érémitique, mais préférait dissuader quiconque n'était pas convenablement formé pour l'entreprendre. La solitude de l'ermite comportait cependant une discipline et une vie liturgique communes. Mais comme toujours, il s'en est trouvé parmi les lecteurs de Jean Cassien à ne pas avoir compris ce qui était plus qu'une nuance..

La 3ème oeuvre majeure de saint Jean Cassien n'est pas monastique. C'est le "Traité de l'Incarnation contre Nestorius" (De incarnatione Domini contra Nestorium), un ouvrage théologique qui lui avait été commandé par l'archidiacre du pape de Rome (l'évêque Célestin 1er), Léon, futur évêque et pape connu sous le nom de saint Léon 1er le Grand, et traité dont il se servira pour écrire son futur "Tome à Flavien", applaudit à Chalcédoine – c'est donc quelque part Jean Cassien que Chalcédoine a applaudit... par procuration!
Léon voulait que l'Occident soit avertit du danger que représentaient les écrits et idées hérétiques de Nestorius. C'est un traité peu considéré et pourtant extrêmement intéressant : Jean Cassien y analyse toutes les idées de Nestorius, les démonte l'une après l'autre de manière méthodique grâce à la théologie conciliaire, et achève par un "dossier patristique" où il cite toute une série de Pères de l'époque et d'avant. Ce dossier ne représente sur l'ensemble que 6 pages en traduction, mais c'est du plus haut intérêt, montrant notamment l'unité de Foi totale qui existait alors entre Orient et Occident, car tous deux Orthodoxes. Et on y découvre sa large culture patristique, très équilibrée avec ses choix des Pères selon le point à appuyer, pas selon leur origine géographique ou l'école théologique à laquelle ils appartenaient.
Dans cet ouvrage, il fut le premier à démontrer la parenté spirituelle entre le Pélagianisme, qui enseignait que le Christ n'était qu'un homme qui sans l'aide de Dieu avait réussi à éviter le péché, et qu'il était donc possible pour l'homme de surmonter le péché par ses propres efforts; et le Nestorianisme, qui enseignait que le Christ n'était qu'un homme utilisé comme un instrument par le Fils de Dieu, mais n'était pas Dieu fait homme; et de fait, lorsque Nestorius devint tout d'abord patriarche de Constantinople en 428, il fit preuve de fermeté et persécuta en apparence les hérétiques, à l'exception des seuls Pélagiens, qu'il reçut en communion et en faveur desquels il intercéda auprès de l'empereur et auprès de l'évêque de Rome, Célestin.

L'erreur opposée au Pélagianisme mais aussi désastreuse, c'était l'enseignement de saint Augustin d'Hippone, affirmant (sur base de ses maigres ressources scripturaires, ne disposant pas de Bible LXX ni ne sachant le grec) qu'après la Chute d'Adam, l'homme était devenu si corrompu qu'il ne savait rien faire pour son propre Salut, et que Dieu prédestinait simplement certains pour le Salut et d'autres pour la damnation – ce qui la théorie partagée par les catholiques-romains, les protestants et.. les musulmans.. Face à cette erreur si flagrante et contraire à tout l'enseignement de l'Église depuis les Apôtres, saint Jean Cassien réfuta ce blasphème.
Au Chapitre 13 de ses Conférences, Jean Cassien met en garde contre certains des excès de la théologie de saint Augustin d'Hippone – ou ou moins de celle qui lui était attribuée par ses disciples, car on sait qu'ils avaient largement dépassé leur maître. Et qu'ils n'avaient pas restitués les ouvrages réclamés par Augustin, qui voulait corriger ce qu'il avait compris comme erroné dans les 1.600 et quelques lettres, traités, livres, sermons, etc, qu'il avait écrits
 (cfr sa Vita, par son disciple local, saint Possidius).
Dans ce chapitre 13 donc, il rapporte le discours d'Abba Cheremon, qui présente avec éloquence, de long en large et avec force citations des Saintes Écritures, l'enseignement Orthodoxe sur l'équilibre entre la Grâce de Dieu d'un côté, et les efforts de l'homme de l'autre, nécessaires pour notre Salut – ce qu'on appelle la synergie.
Avec la délicatesse et la grandeur du vrai saint, Jean Cassien ne citait cependant pas Augustin nommément. Ses opposants, au premier rang desquels Prosper d'Aquitaine, n'auront pas la même délicatesse, dans leur rage à s'en prendre à celui qui rappelait ainsi, par Pères du Désert interposés, la doctrine de l'Église et le Consensum Patrum. A cause de ce rappel de la vraie doctrine apostolique, les catholiques-romains et certains commentateurs protestants l'accusent encore de semi-pélagianisme.
Cependant, saint Benoît de Nursie, au chapitre 73 de sa Règle, range les Institutions ET les Conférence de Jean parmi les principaux écrits des pères du monachisme, et ordonne qu'ils soient lus dans ses monastères. Saint Jean Climaque loue hautement saint Jean Cassien au paragraphe 105 du 4ème échelon de son Échelle Sainte, dans le chapitre sur l'obéissance.

Saint Jean Cassien s'endormit en paix en 435, et a été vénéré par les moines de l'Occident Orthodoxe comme leur Père et le plus sage de leurs enseignants. Le restant de ses reliques est toujours exposé à l'abbaye de Saint-Victor de Marseille, qui n'est cependant plus Orthodoxe depuis un millénaire déjà. Il est largement vénéré en Roumanie, mais aussi dans toute l'Église Orthodoxe.

Déjà de son vivant ce fut le cas. Mais après sa mort, ça empira : les écrits de saint Jean furent rapidement attaqués par les extrémistes Augustiniens et, comme l'Augustianisme était hélas devenu la doctrine officielle de l'Église latine, sa vénération a quasi disparu en Occident. En dehors de l'Église Orthodoxe, on n'en parle plus. En milieu hétérodoxe, on ne le commémore plus qu'à Marseille, et bien entendu uniquement symboliquement, ses écrits n'étant évidement plus pris au sérieux.
http://www.abbamoses.com/months/february.html



 

monastere Saint-Victor, Marseillemonastère Saint-Victor, Marseille


crypte du monastere Saint-Victor, MarseilleCrypte du monastères


icone de saint Jean Cassien dans la crypte du monastere Saint-Victor, MarseilleIcône de saint Jean Cassien

 

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Saint Jean Cassien et son héritage dans l'Église Orthodoxe en Grande-Bretagne, à l'époque "celtique"


...Revenons à l'Église de Grande-Bretagne qui lui était contemporaine. Nous trouvons que dans la province de Valentia, qui comprenait cette portion du nord de la Grande-Bretagne située entre les murs d'Antonin et d'Hadrien, là naquit vers l'an 360, quelqu'un dont la personnalité, au sujet de laquelle il y a beaucoup de vague et légendaire, légende qui semble pourtant permettre d'éclaircir et distinguer des faits d'avant la vision historique moderne. C'est Nynias ou Ninian, fils d'un prince ou un chef Celte Chrétien. Saint Ninian a été baptisé et a été instruit en Chrétien. Rempli de zèle religieux, il a résolu de visiter la grande ville "dont la gloire ancienne était toujours la fierté de l'empire dominant le monde ," et, les circonstances étant favorables à l'accomplissement de son voeux, il quitta sa maison et parvint à Rome. Il y étudia longtemps, et en 397 fut consacré évêque – qu'on n'aille pas en déduire un anachronique et anti-apostolique "système pyramidal" à l'époque, car même saint Augustin de Canterbury, envoyé par saint Grégoire le Grand 1 siècle plus tard en Angleterre, ne reviendra pas à Rome pour être fait évêque, mais ira chez le métropolite le plus proche, celui des Gaules en l'occurence.
Quant à saint Ninian, une fois devenu évêque, il fut renvoyé dans son pays natal. En route il traversa la Gaule, et en chemin il se détourna vers la ville de Tours sur la Loire, où Saint Martin, habituellement connu comme "le saint soldat" et alors âgé de 80 ans, présidait à un monastère qu'il avait fondé sur le modèle oriental, monastère dont saint Ninian connaissait la renommée. Comme ce séjour avec le vieux Saint Martin, auquel on le relie, portera par la suite beaucoup de fruits, et aura de très grandes conséquences plus tard dans l'Église Celte, il serait bon de nous arrêter ici un instant, le temps d'examiner brièvement la nature et les caractéristiques générales de l'antique Église des Gaules, beaucoup de ses caractéristiques devant par la suite se retrouver dans l'Église Celte & Britannique.

De ce monachisme reçu de Gaule, Saint Antoine, le Saint Copte, était le fondateur. Antoine était Égyptien de noble naissance, né à Corma, située près de la frontière entre la Basse et la Haute Égypte basse, en l'an 251. Il s'est tôt imprégné de zèle pour la vie ascétique. Au début il vivait solitaire ou ermite, mais plus tard il a recommandé la vie cénobitique. Plus tard, cette idée a fusionné et donné naissance au concept du monastère au sein duquel les frères demeureraient sous un même toit.

icone copte de saint Pacome
Pacôme, le successeur de Saint Antoine, a réuni les moines sous une Règle écrite et fondé un monastère sur l'île de Tabennae, Haut Nil, qui comptera à la fin pas moins de 7.000 membres. Le chef du monastère était l'Abbas, un mot de syriaque qui signifie le père, et la communauté a été considérée comme sa famille. La renommée et la réputation de piété de ce premier établissement se diffusa rapidement, et beaucoup de communautés similaires naquirent dans les pays avoisinants.

Ce système égyptien de monachisme s'est fermement enraciné dans les Gaules, mais pas à Rome – et saint Jérôme se plaindra amèrement de l'absence de vie monastique et pieuse dans la ville en pleine déconfiture. De cette vie monastique égyptienne, saint Martin en fût impressionné. En 360 il retourna à Poitiers et y retrouva Hilaire. Il fonda dans les environs le monastère de Ligugé. En 371, il fut élu évêque de Tours. Étant attiré par la vie de reclus il établit le monastère de Marmoutier-les-Tours sur les bords de la Loire. Cependant, il est important de noter que ce n'est pas seulement dû au nom et à la réputation de saint Antoine que saint Martin désira tant la vie ascétique.

Saint Martin a reçu son inspiration de Lyon, aussi fortement influencé par l'Asie mineure, par Hilaire et Symphorien, et de l'Égypte, plutôt que de Rome.

Saint Martin n'était pas seul dans son enthousiasme pour le monachisme égyptien. Jean Cassien - qui avait visité le Nil et la plupart de ses célèbres monastères, et qui est retourné rendre compte des brillants succès du mouvement en Égypte; des 500 moines sur les montagnes où Saint Antoine avait habité sa cellule; des 5.000 dans le désert de Nitrie; des 50.000 qui se rassemblaient pour célébrer la Communion de Pâques; du maigre régime alimentaire, de la macération de la chair, de la piété fervente – saint Jean Cassien donc, fonda un monastère à Marseille d'après le modèle égyptien, et publia deux livres: "De Institutione Coenobiorum" et "Collationes Patrum", qui influencèrent fortement les convictions et les pratiques religieuses en Gaule. La doctrine enseignée dans ce monastère était tout à fait opposée à l'Augustianisme qui allait faire florès et s'emparer de l'Église à Rome. Il y avait beaucoup d'autres, comme Cassien, qui se sont sentis poussés, après avoir visité l'Égypte, à chercher des retraites similaires. Dès lors les us et coutumes égyptiens se sont introduits sur les îles qui s'étendent le long des côtes de l'ouest de la Méditerranée. "La mer était à ces retraites," comme l'écrit plus tard le professeur Story, "ce que le Nil ou le désert était à leurs prototypes égyptiens; et le modèle égyptien de la vie monastique a été fidèlement reproduit en eux."

Tout comme Ephèse, Antioche, et Alexandrie ont trouvé leur chemin vers la Gaule sans faire d'étape à Rome, ainsi en était-il des relations entre l'Égypte et la Gaule qui, en effet, avait été établies bien longtemps avant l'ère Chrétienne. Bien que jusqu'alors purement sociales, commerciales, intellectuelles, devint alors aussi religieuses. Quand les éloges de saint Jérôme sur le monachisme ont été accueillis avec tant de colère par la société romaine, qu'il comprit qu'il valait mieux pour lui de prendre sa retraite à Bethléem avec Paula et Eustochium, "l'ascétisme du Nil gagnait déjà à sa façon parmi les centaines de passionnés en Ligurie [partie à l'extrême sud-ouest du nord de l'Italie] et Gallia Narbonensis [la côte du sud-est de la France moderne]."

Un autre des célèbres communautés de Gaule était celle de l'île de Lérins, fondée par Saint Honorat, le fervent Père né à Trêves, en Gaule Belgique. Lérins devint avec lui un centre d'où émanèrent les forces monastiques qui se répandirent rapidement à travers l'ensemble de l'ouest de l'Europe. C'est saint Vincent, le grand et loué docteur de ce monastère, qui a donné la célèbre définition de la véritable Tradition apostolique - "Quod semper, quod ubique, quod ab omnibus creditumi sit."" [Ce qui a toujours été la Foi, partout et pour tous]

La trace des 7 chapelles de ce monastère est toujours visible parmi les ruines, et nous rappelle forcément les sept églises à Glendalough en Irlande, les deux groupes rappelant symboliquement de l'histoire des Sept d'Asie dans l'Apocalypse.

Saint Patrick vint d'Irlande dans ce monastère, après avoir échappé au chef qui l'avait tenu en esclavage, sur la côte du Comté d'Antrim. Il étudia ici la culture et l'ascétisme qui avaient été importés de l'Orient. Dans sa "Confession" il ne parle pas d'avoir reçu son autorité de Rome, et sa vie et son enseignement entiers prouvent le contraire. Comme Saint Ninian, il a aussi visité Saint Martin, qui était son oncle, à Tours, et là-bas en apprit encore plus sur le travail du monastère.

Ici nous avons atteint une étape extrêmement intéressante dans notre progression historique. Ces deux dirigeants chrétiens - Saint Ninian, amenant de Saint Martin de Tours l'enthousiasme pour le monachisme et la culture de l'Orient, et plus tard, Saint Patrick, de la même manière imprégné avec le zèle monastique qu'il avait acquis à Lérins et à Tours - retournant dans leurs pays respectifs, l'Écosse et l'Irlande, et aux établissements des règles religieuses, qui, avant que beaucoup d'années ne s'écoulent, eurent une influence universelle, non seulement dans les îles britanniques mais aussi sur le Continent d'Europe, par le retour des missionnaires et les exils de populations Celtes Chrétiennes chassées par des envahisseurs barbares (les Saxons.)

On constate ainsi que l'influence d'Asie mineure et d'Égypte est parvenue à l'antique Église Celte en Grande-Bretagne venant de la Gaule en deux ruisseaux qui se sont rencontrés et ont finalement fusionné en un; le premier vint de Saint Martin par Saint Ninian à Whithorn, dans le Galloway, d'où, par Saint Finian il est passé à Moville en Irlande et de Moville par Saint Columba à Iona et les Celtes d'Écosse en 563 apJC. Le second de Lérins et par Saint Martin de Tours et Saint Patrick il passa à l'Irlande, où il a rejoint l'autre.

Adapté d'après : "L'Église Celte et l'influence de l'Orient," John Stirton, Crathie

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La Tradition du Désert
Jay Cooper Rochelle

Quand les Chrétiens ont commencé à arriver dans l'extrême ouest de l'Empire romain, l'Irlande était une terre de petits royaumes. Le monachisme y a fait des incursions parce que le style de vie et d'habitat ressemblaient de près ce qui y existait déjà. On n'y a pas construit de villes jusqu'à la période danoise. Wexford et Dublin étaient les premières des plus grandes villes fondées à cette époque-là. Avant cela, les routes étaient pauvres et les bourgades petites. Les Romains n'ayant jamais traversé la Mer d'Irlande, aucune bonne route n'avait été posée à travers l'île.

Le voyage était difficile, ce qui explique l'importance des traditions locales et des communautés pour une vie Chrétienne prospère. L'organisation tribal ou clanique était centrée autour d'un chef. Le monastère le fut autour d'un abbé. Ces modèles n'étaient pas éloignés l'un de l'autre. L'un a rendu l'autre sensible et sain.

La tradition rapporte que le monachisme, la forme la plus ancienne de communauté Chrétienne en Irlande, est venu d'Égypte par la côte du nord. L'histoire soutient cette tradition. Les pères de désert d'Égypte, qui précèdent le développement plénier de l'Église Copte, menèrent aux travaux de saint Martin de Tours (Vers 316-397), qui est vénéré dans nombre d'églises de fond Celte. Martin a fondé le premier monastère Gallican à Ligugé près de Poitiers en 360. Il par la suite fondé un deuxième monastère à Tours, après avoir été élu évêque de cette ville.

Deux générations plus tard, saint Jean Cassien (vers 365 - vers 433) fonda deux monastères à Marseille (vers 415) pour lesquels il écrivit ses "Institutions" et ses "Conférences" comme règle et guide. Les travaux de Cassien reposaient sur son propre séjour parmi les moines égyptiens et fournit le terreau sur lequel le monachisme celte s'est établit la génération suivante.

De Gaule, le monachisme se diffusa vers l'ouest à travers les régions Celtes, jusqu'au bout du monde connu, ainsi qu'on appelait l'Irlande. Dès le sixième siècle, le monachisme était la force motrice dans la vie Chrétienne de la société dans son ensemble. Columban (543-615), né Irlandais et missionnaire prenant le chemin inverse vers la Gaule à la fin du sixième siècle, écrivit une Règle, qui est seulement deuxième en importance dans l'Église d'Occident après la Règle de Saint Benoît.

La tradition ascétique de l'Orient, qui a influencé les régions celtes, est plus austère que celle de l'Occident. Les "Dialogues" de Cassien, par exemple, parlent en détail de la renonciation, la mortification de la chair, et la vie de repentir permanent. C'est l'avant-goût de la tradition pénitentielle irlandaise tel qu'elle se développera aux huitièmes et neuvièmes siècles. De plus, Cassien enjoint ses moines à trouver un directeur spirituel, origine donc de l'anamchara ou "l'ami d'âme", que certains voulaient relier au passé pré-chrétien des terres Celtes. Cassien, dans la Conférence 13, exprime la relation entre volonté et grâce dans le Salut dans des termes Orthodoxes, une note qui trouvera des échos dans la tradition Celte. La conférence 10 appelle le moine à développer un style de prière répétitive qui aura sa consommation future dans deux formes, la "prière de Jésus" de la tradition de hésychaste en Orient, et la tradition de "la prière constante" découverte par Alexandre Carmichael dans les Iles de l'ouest, et qui est devenu si connue dans les récentes années comme partie distinctivement celte dans la foi chrétienne.

Le monachisme est une forme de martyre. Quand la frontière entre la culture du monde et la vie spirituelle n'a plus été tracée par le sang des martyrs, les moines ont repris la charge de tracer cette ligne pour maintenir le Christianisme comme une culture alternative "étant dans le monde sans en faire partie."

Au temps où les Églises Celtes se sont développées, cependant, l'âge de persécution était terminé. De plus, les endroits de persécution étaient très éloignés du centre du monde Celte. La formes que la Foi a reçue dans les régions Celtes étaient les communautés monastiques, habituelles en Irlande, sur Iona et à Lindisfarne.
adapté de "la tradition du désert," de Jay Cooper Rochelle, Th.M., Ph.D.



 

icone roumaine traditionnelle de saint Jean Cassien



SAINT JEAN CASSIEN, écrits aux Sources Chrétiennes, Editions du Cerf :
Conférences 1/2

Conférences 2/2

Institutions Cénobitiques.

autre collection
Traité de l'Incarnation contre Nestorius



Ancienne traduction libre, dans l'archive du beau site du hiéromoine Cassien (VCO):

Institutions

Conférences

Traité de l'Incarnation contre Nestorius, livre 1


Sfântul Ioan Casian, sa vie en roumain




voir l'intéressante notice sur forum-orthodoxe:
http://www.forum-orthodoxe.com/fev2.php

et la discussion sur le problème de l'Occident qui préféra les erreurs augustiniennes à la juste théologien de Jean:
http://www.forum-orthodoxe.com/~forum/viewtopic.php?p=10594




Nous fêtons aussi aujourd'hui saint Germain de Dobrodja (+ 410), le compagnon de pérégrinations de saint Jean Cassien, mais je n'ai pas trouvé d'informations sur lui hors de ce qu'on tire de la vie de saint Jean. Ni tropaire, ni icône.

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Homélie attribuée à saint Macaire d'Égypte

(?-390), moine 
Homélies spirituelles, n° 51 (trad. Bellefontaine 1984, coll. Spi. Or. 40, p.367 rev.) 

 

« C'est un ennemi qui a fait cela »

 

Je vous écris, frères bien-aimés, pour que vous sachiez que depuis le jour où Adam a été créé jusqu'à la fin du monde, le Malin fera la guerre aux saints sans se donner de repos

(Ap 13,7)...

Ils sont cependant peu nombreux, ceux qui se rendent comptent que le ravageur des âmes cohabite avec eux dans leur corps, tout près de l'âme.

Ils sont dans la tribulation, et il n'y a personne sur terre pour les réconforter.

C'est pourquoi, ils regardent vers le ciel et y placent leur attente, afin d'en recevoir quelque chose au-dedans d'eux-mêmes.

Et par cette force, et grâce à cette armure de l'Esprit (Ep 6,13), ils vaincront.

C'est du ciel, en effet, qu'ils reçoivent une force, qui demeure cachée aux yeux de la chair. Tant qu'ils chercheront Dieu de tout leur cœur, la force de Dieu vient secrètement à leur aide à tout moment...

C'est précisément parce qu'ils touchent du doigt leur faiblesse, parce qu'ils sont incapables de vaincre, qu'ils sollicitent ardemment l'armure de Dieu, et ainsi revêtus de l'équipement de l'Esprit pour le combat (Ep 6,13), ils deviennent victorieux... 

Sachez donc, frères bien-aimés, qu'en tous ceux qui ont préparé leur âme à devenir une bonne terre pour la semence céleste, l'ennemi se hâte de semer son ivraie...

Sachez aussi que ceux qui ne cherchent pas le Seigneur de tout leur cœur ne sont pas tentés par Satan de façon aussi évidente ; c'est plutôt en cachette plus par des ruses qu'il essaie...de les écarter loin de Dieu. 

Mais maintenant, frères, prenez courage et ne craignez rien.

Ne vous laissez pas effrayer par des imaginations suscitées par l'ennemi.

Dans la prière, ne vous livrez pas à une agitation confuse, en multipliant des cris déplacés, mais accueillez la grâce du Seigneur dans la contrition et le repentir...

Prenez courage, réconfortez-vous, tenez bon, souciez-vous de vos âmes, persévérez avec zèle dans la prière...

Car tous ceux qui cherchent Dieu en vérité recevront une force divine en leur âme, et en recevant cette onction céleste, tous ceux-là sentiront en eux-mêmes le goût et la douceur du monde à venir.

Que la paix du Seigneur, celle qui a été avec tous les saints pères et les a gardés de toute tentation, demeure aussi avec vous.

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Homilia atribuída a São Macárius do Egipto

(? -390), monge
Homilies Espirituais, No. 51 (trans. Bellefontaine 1,984 al. Spi. Ou. 40, p.367 rev.)


"Um inimigo fez isso"


Eu escrevo para você, amados irmãos, que saibais que, desde o dia Adão foi criado até o fim do mundo, o mal vai fazer guerra aos santos, sem ter descanso

(Ap 13,7) ...

Eles são no entanto poucos, que estão percebendo que as almas de pragas viver com eles em seus corpos, perto da alma.

Eles estão em angústia, e não há ninguém na terra para confortá-los.

Portanto, eles olham para o céu e colocar as suas probabilidades, a fim de receber algo dentro de si mesmos.

E essa força, e através da armadura do Espírito (Ef 6:13), eles vão superar.

É o céu, na verdade, eles recebem uma força, que permanece escondido dos olhos da carne. Enquanto eles buscam a Deus com todo o seu coração, a força de Deus vem secretamente para sua ajuda a qualquer momento ...

É precisamente porque eles tocam o dedo a sua fraqueza, porque eles são incapazes de ganhar, eles buscam a armadura de Deus, e assim revestido com o Espírito do equipamento para a batalha (Ef 6.13), tornam-se vitorioso ...

Saiba então, amados irmãos, que todos aqueles que prepararam suas almas para se tornar uma boa terra para a semente celeste, o inimigo se apressa para semear seu joio ...

Observe também que aqueles que não buscar o Senhor com todo o seu coração não está tentado por Satanás tão obviamente; é um pouco mais secretamente por truques que ele tenta ... The Stray longe de Deus.

Mas agora, irmãos, tome coragem e medo não.

Não se assuste por fantasias despertadas pelo inimigo.

Na oração, não se envolver em uma agitação confusa, multiplicando gritos deslocadas, mas acolher a graça do Senhor em contrição e arrependimento ...

Elogio, consolar-se, segurar, você se importa para as vossas almas, zelosamente perseverar na oração ...

Para aqueles que procuram o verdadeiro Deus receber uma força divina em sua alma, e receber esta unção celestial, todos eles se sentem em si mesmos o sabor e doçura do mundo vindouro.

A paz do Senhor, aquele que estava com todos os santos padres e os impediu de tentação, também permanece com você.

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Homily attributed to Saint Macarius of Egypt

(? -390), monk
Spiritual Homilies, No. 51 (Bellefontaine, 1984, Col. Spi., Or. 40, p.367 rev.)


"It is an enemy who has done this"


I write unto you, beloved brethren, that ye may know that from the day that Adam was created unto the end of the world, the evil one shall make war with the saints without resting

(Ap 13,7) ...

They are few, however, those who realize that the pest of souls cohabits with them in their bodies, close to the soul.

They are in tribulation, and there is no one on earth to comfort them.

That is why they look up to heaven and place their expectation in order to receive something within themselves.

And by this strength, and thanks to this armor of the Spirit (Eph 6:13), they will conquer.

It is from heaven, indeed, that they receive a strength, which remains hidden from the eyes of the flesh. As long as they seek God with all their heart, the power of God secretly comes to their aid at all times ...

It is precisely because they touch their weakness, because they are incapable of conquering, that they ardently solicit the armor of God, and thus clothed with the equipment of the Spirit for the battle (Ep 6,13), they become victorious ...

Know therefore, beloved brethren, that in all who have prepared their souls to become a good land for the heavenly seed, the enemy hastened to sow his tares.

Know also that those who do not seek the Lord with all their heart are not tempted by Satan in so obvious a manner; It is rather hidden more by tricks than he tries ... to keep them away from God.

But now, brethren, take courage and fear nothing.

Do not let yourself be frightened by imaginations aroused by the enemy.

In prayer, do not give way to a confused agitation, multiplying screams, but accept the grace of the Lord in contrition and repentance ...

Take courage, comfort yourself, hold fast, care for your souls, persevere with zeal in prayer ...

For all those who seek God in truth will receive a divine strength in their souls, and by receiving this heavenly anointing, all these will feel in themselves the taste and sweetness of the world to come.

May the peace of the Lord, who has been with all holy fathers and kept them from all temptation, also remain with you.

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*Dimanche 6 Août, Transfiguration de Notre-Seigneur...

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WEEKEND DE L'ASSOMPTION:

 

 

*Dimanche 13 AOÛT à Jauldes (Charente). 

 

-10h30, Messe du jour,

*vénération de la relique et de l'Icône de Ste Philomène  et 

*prières mariales de vigile 

de la Dormition Assomption" de la Très Sainte 

Vierge Marie)

 

(Après la Messe, possibilité de rejoindre avec le Monastère en  Normandie avec le prêtre desservant pour le Pèlerinage de l'Assomption à N-D de Miséricorde.

VEUILLEZ VOUS INSCRIRE !Retour le 16 Août dans l'après-midi)

Résultat de recherche d'images pour "Icône de l'Assomption"

 

Ramassage des fidèles de Région Parisienne le Dimanche 13 Août à 15 heure au lieu habituel pour le WEEKEND DE

 

L'ASSOMPTION. 

 

ATTENTION: Dimanche 13 Août, pas de Messe au Monastère Syriaque (Normandie).

 

 

 

 

 See original image

*Mardi 15 AOÛT au Monastère

 

 Pèlerinage de l' Assomption (Dormition de la Très Ste

 

Vierge Marie)

 

10h30, Messe suivie de la PROCESSION MARIALE et des

 

prières au monument du "SAYFO" et des autres reposoirs.

 

Repas fraternel,

 

 

Possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

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The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)

DU 15 Août au 22 Août,

RETRAITE D’ENSEIGNEMENTS, DE LIBERATION ET DE GUERISON INTERIEURE

au Monastère.

(Conduite par Mor Philipose, Abouna Isaac et Abouna Siméon)

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 09:25

I. Hérode

1. Quand Hérode eut vu qu’il avait été joué par les Mages, il entra en grande colère, et il envoya tuer tous les enfants en bas âge. (Mt. 2, 16). Mais toi, injuste Hérode, n’as-tu pas entendu dire que l’étoile était le héraut du nouveau-né? Pourquoi ne pensais-tu pas, puisqu’elle venait du ciel, que tu ne pouvais pas résister à l’œuvre du ciel? Et parce que cet homme a privé des mères de ceux qu’elles chérissaient, il fut châtié dans ses trois fils et son épouse, et lui-même mourut d’une mort terrible.

2. Hérode, aveuglé par l’envie, ne pouvait tirer au clair ni comprendre cette affaire. De même qu’il avait interrogé au sujet d’un oracle du prophète Michée, ainsi interrogeait-il au sujet de l’oracle d’Isaïe. Car la famille, la mère, le village et la date de naissance de cet enfant étaient révélées; sa famille serait de la maison de David, avait dit Jacob (Gn. 49, 10); sa mère serait vierge, d’après Isaïe (Is. 7, 14); son village serait Bethléem, selon Michée (Mi. 5, 1); la date était bien celle que disaient les Mages. Or, grâce au recensement du monde fait par les Romains, Hérode avait appris que Jésus avait été inscrit comme fils de Joseph. Bien qu’il sût toutes ces choses, il n’arrivait pas, enivré d’envie, à reconnaître l’enfant. Il était semblable à Saül; celui-ci avait la possibilité de goûter au sang de David dont il avait soif, mais il ignorait que David était entre ses mains (I Sam. 24 et 26). Salomon au contraire put rendre un juste jugement et discerner le fils de la prostituée (I R. 3, 16-28). Et Dalila put sonder et forcer à s’exprimer la pensée cachée dans le cœur de Samson (Jg. 16, 4-21).

3. Mais parce que ni la famille, ni la date de naissance du libérateur des Hébreux n’étaient claires pour lui, Pharaon fit saisir et tuer beaucoup d’enfants, afin que, parmi leur multitude, mourût le seul dont la mort lui importait. De même qu'il convenait que Saül sût par beaucoup de signes qu’il ne pouvait pas triompher de la puissance de David, ainsi en était-il pour Hérode à l’égard de la puissance du fils de David. Mais la haine, bien loin d’apprendre ou de connaître, se hâte de faire pécher et de perdre. De cette espèce sont les fils de Satan,, lequel pensa: e puis tuer Moïse, perdre David, et mettre en croix le fils de David. Bien plus, Caïn, son disciple, pensait: Je puis tromper Dieu, quand il disait: Suis-je le gardien de mon frère? (Gn. 4, 9). Géhazi aussi pensa pouvoir tromper Élisée (II R. 5, 20-27); et Iscariote, Notre-Seigneur.

4. Les enfants massacrés furent, à un double point de vue, témoins des justes massacrés avant eux, et accusateurs des homicides. De même que les Juifs chassèrent et rejetèrent Notre-Seigneur, parce qu’il avait dit: Je suis Dieu (Jn 10, 30), ainsi massacrèrent-ils des enfants ignorants et innocents avant qu’ils n’eussent pu devenir des hérauts de leur maître. Une voix s’est élevée dans Rama; Rachel pleurant ses fils (Mt. 2, 18; Jér. 31, 15). Si Bethléem de Juda est la cité d’un fils de Lia (Gn. 30, 35), pourquoi Rachel pleurait-elle ses fils, morts pour le Christ? Rachel pleurait, parce que le Rédempteur n’était pas l’un de ses fils, vu que Lia est la figure du premier peuple et Rachel celle de l’Église; mais la stérile a enfanté, et les fils de la veuve sont devenus plus nombreux que ceux de l’épouse (Is. 54, 1). Ou bien il y a allusion à la proximité des deux tribus de Benjamin (Gn. 35, 16-18) et de Juda, car il est écrit: Rachel mourut à un stade de l’entrée d’Ephrata, qui est Bethléem. (Gn. 35, 19). De même Moïse, dans sa bénédiction de Benjamin, dira de lui: Il demeurera entre ses coteaux (Dt. 33, 12); en effet, le repos (c’est-à-dire l’arche, puis le temple de Dieu) s’est fixé à Jérusalem, qui est dans l’héritage de Benjamin (Jos. 18, 28). Et Samuel, lors de l’onction de Saül comme roi d’Israël, lui donnera ce signe: Tu rencontreras trois hommes à Zelzech, près du tombeau de Rachel, à la frontière de Benjamin (I Sam. 10, 2)

5. Rachel pleurait ses fils. Hélas! pleure Rachel, non pas comme lors de cette première lamentation, quand les ennemis vinrent et s’approchèrent de tes enfants, mais pleure sur ceux qui, après avoir été tués, ont été jetés sur les places publiques, non par des étrangers, mais par les fils de leur père Jacob. Pourtant, contiens ta voix dans ta plainte, car la récompense de tes larmes est inscrite; ceux qui sont nés avec le fils de David, à l’époque où il est né lui-même, en ont été les bénéficiaires; ils ont été les hérauts de son joyeux message au temps de son joyeux message au temps de la visite. Voici qu’ils en ont reçu une place de choix dans la Jérusalem d’ en haut, notre mère, que nous avons confessée, qui est apparue à Moïse sur la montagne (Ex. 24, 10); ils en ont hérité. Tiens bon, et accueille la consolation qui te vient de ton fils choisi, Saül, c’est-à-dire Paul, lui, ton consolateur et la récompense de tes larmes et de tes douleurs.

6. Quand il vit qu’il avait été joué par les Mages, il se mit en colère (Mt. 2, 16). O Israélites, aveugles parce que vous ne comprenez pas, sourds parce que vous n’entendez pas et, maintenant encore, ne vous éveillez pas à la voix d’Isaïe: Le Seigneur Dieu vous donnera un signe (Is. 7, 14). Ce signe vous a été donné à tous dans celui-là même qui est né de la vierge. Bien sûr, un signe a été donné à Moïse (Ex. 3. 1-6, 4. 1-9), pour qu’il soit convaincu, comme par un mystère, lui seul, indépendamment des autres; et un signe a été donné à Gédéon (Jg. 6, 17-21, 36-40) et un autre à Ézéchias (II Rois 20, 8-11; Is. 38, 7-8). Mais ces signes étaient privés, tandis que celui qui vous a été envoyé par les Mages était une œuvre claire, et la vraie mise à nu des énigmes de votre loi. Comment n’avez-vous pas compris qu’était venu le temps de la Rédemption, et n’avez-vous pas cru à la mise au monde d’un enfant par une vierge? Étiez-vous peut-être, avec votre roi, établis dans l’ignorance stupide, attendant que les Mages reviennent chez vous, et vous parlent à nouveau de lui?

7. Ne vous suffit-il pas que des étrangers soient venus et vous aient éveillés, pour que vous compreniez que le Christ est né? A moins que vous n’ayez partagé les projets de votre assassin, second Pharaon, Cananéen de la race d’Ascalon (Jos. 13, 3). Quand Saül apprit que, par ignorance, les prêtres avaient secouru David, il ordonna de les envoyer chercher, et il les tua (I Sam. 21, 1-8; 22, 6-19). C’est donc justice qu’il vous soit arrivé, à vous aussi, d’être responsables du sang innocent (Cfr Mt. 27, 25), comme cela arriva à Saül, comme son fils le fut par Hérode. Les prêtres furent tués à cause de David, et les enfants à cause de Notre-Seigneur. Abiathar échappa au massacre des prêtres (I Sam. 22, 20), comme Jean à celui des enfants. Avec Abiathar fgut aboli le sacerdoce de la maison d’Héli, et avec Jean la prophétie des fils de Jacob.

II. Jésus retrouvé au Temple

16. Moi-même et ton père, dans l’affliction, les lèvres exprimant la peine du cœur, nous allions et nous te cherchions (Lc 2, 48). A quoi il répondit: Il faut que je sois sans la maison de mon Père (Lc 2, 49). S’ils le cherchaient, c’est parce qu’ils craignaient qu’on l’ait peut-être tué. Déjà, quand il avait deux ans, certains Juifs, en la personne de leur roi Hérode, avaient pensé à le tuer [1].

III. Jean-Baptiste

Jean au désert

8. Parce que Israël, appelé symboliquement fils depuis l’Égypte (Os. 11, 1; Mt. 2, 15), avait perdu la filiation pour avoir adoré Baal et répandu de l’encens devant les idoles, Jean appela les Juifs d’un titre qui leur convenait: Race de vipères (Mt. 3, 7). Gratifiés, à l’époque de Moïse d’un titre de filiation qu’ils avaient ensuite perdu, ils reçurent de Jean, en châtiment, l’appellation que méritaient leurs œuvres.

9. Après que Notre-Seigneur fut allé dans la terre des Égyptiens et en fut revenu, l’évangéliste dit: Maintenant s’est accomplie la vraie parole dite par le prophète: Je rappellerai mon fils d’Égypte (Mt. 2, 15; Os. 11, 1). On l’appellera Nazaréen (Mt. 2, 23; Is. 1; 53, 2); le prophète l’appelle "Nazor" parce que, en hébreux, "nézer" signifie "sceptre" (diadème) et que Notre-Seigneur est le fils du sceptre. L’évangéliste y ajoute un autre rapprochement; lorsqu’il dit: "On l’appellera Nazaréen", il songe à l’éducation de Notre-Seigneur à Nazaretg, La prophétie est en Jean, et les mystères de la prophétie dans le Seigneur de Jean, comme le sacerdoce est dans le fils de Zacharie, et la royauté et le sacerdoce dans le fils de Marie. La loi nous vient par Moïse, avec le signe de l’agneau et de nombreux mystères: Amalec, les eaux rendues douces, le serpent d’airain; la vérité de ces choses est donnée par Jésus Notre-Seigneur (Jn 1, 17, Cfr Ex. 12; 17, 8-16; 15, 22-25; Nb. 21, 4-9).

Le baptême de Jean était supérieur à la loi, mais inférieur au baptême du Christ, parce que personne ne baptisait au nom de la Trinité jusqu’au temps de l’exaltation du Christ. Jean s’en alla au désert, non pour y devenir sauvage, mais pour adoucir dans le désert la sauvagerie de la terre habitée. Car la passion qui, au milieu de la terre habitée, trouble tout comme une bête féroce, s’adoucit et se calme quand elle part au désert. Convaincs-toi de cela par l’exemple de la passion d’Hérode, au point qu’Hérode perdit le doux et sobre Jean (Mt. 14, 1-11) qui habitait pacifiquement au désert et n’usait même pas du mariage, pourtant légitimé par la loi.

Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous (Jn 1, 14), c’est-à-dire que le Verbe de Dieu, par la chair qu’il a assumée, habite "parmi nous". Il ne dit pas: près de nous, mais: " parmi nous ", pour montrer clairement que c’est pour nous qu’il a revêtu la chair, selon ce qu’il dit: Ma chair est une nourriture (Jn 6, 55).

La voix

10. Les Juifs envoyèrent des délégués à Jean, et ils lui dirent: Qui es-tu? Il confessa, et il dit: Je ne suis pas le Christ. Ils lui dirent: Es-tu Élie? il dit: Non. (Jn 1, 19-21)

Or Notre-Seigneur l’a appelé Élie, comme l’Écriture en témoigne (Mt. 11, 14; 17, 12-13). Pourtant, quand ils l’interrogèrent, il dit: "Je ne suis pas Élie". Mais l’Écriture ne dit pas que Jean est venu dans le corps d’Élie, mais dans la puissance et dans l’esprit d’Élie (Lc 1, 17); Élie, qui a été enlevé aux cieux, n’est pas revenu vers eux, de même que ce n’est pas David qui est devenu roi (après la captivité), mais Zorobabel. Cependant, les Pharisiens ne demandèrent pas à Jean: Es-tu venu dans l’esprit d’Élie? Mais: Es-tu Élie lui-même? C’est pourquoi il leur dit: Non. Quel besoin avait-il d’être Élie lui-même, si on retrouvait en lui les œuvres d’Élie? Pour empêcher un jugement d’opposition entre Élie enlevé dans un char sacré (II R. 2, 11-12), et Jean dont une jeune fille corrompue porta la tête sur un plat (Mt. 14, 11), Élisée intervient entre Jean et Élie.

11. Élisée, dont les Juifs admettent la véracité, leur prouve que Jean n’est pas un menteur. Ils croient qu’Élisée a reçu double part de l’esprit de son maître (II R. 2, 9-11). Était-il nécessaire pour cela qu’Élisée fût enlevé deux fois et dans deux chars différents jusqu’aux cieux, voire jusqu’aux cieux des cieux? Élisée a reçu la puissance d’Élie non pour toutes ses œuvres, mais pour des œuvres semblables, selon l’utilité. L’abondance des miracles d’Élisée prouve qu’il avait reçu double part de l’esprit d’Élie.

12. Ceux qui ont été envoyés pour demander à Notre-Seigneur: Par quelle puissance fais-tu cela? (Mt. 21, 23) sont ceux-là même qui avaient été envoyés à Jean. Jean n’était pas venu enseigner des rebelles; il ne leur répondit donc pas directement. Ils n’étaient pas des hommes désireux d’apprendre la vérité sur Jean, et ils lui demandaient sans aménité: Qui es-tu, toi qui fais ces choses? Aussi ne leur répondit-il pas comme à des gens qui cherchent à s’instruire, mais comme à des rebelles. A tout ce qu’ils avaient demandé, de quelle manière que ce fût, il répondit: Je ne suis ni le Christ, ni Élie, ni le prophète, mais la voix (Jn 1, 20-23). Il était le prophète, et nouvel Élie, et Christ; mais il ne voulait être, pour ceux qui l’interrogeaient, aucun de ces personnages, pas même Jean, ni un autre homme. Ainsi Notre-Seigneur devait-il dire à certains: Je ne suis pas juge (Lc12, 14), alors qu’il était juge; et à d’autres: Je ne suis pas bienfaisant (Mt. 19, 17), alors qu’il était bienfaisant.

13. Comme le cri du coq, héraut de la lumière, frappe l’oreille, ainsi la chandelle qu’on vient d’allumer frappe l’œil; écriture et voix ont de même des fonctions complémentaires. La chandelle et le coq ne font qu’un, tout comme Élie et Jean. Par son cri, le coq nous force à entendre; il est ainsi l’image de Celui qui nous éveille. Et la chandelle, en s’allumant, est le symbole de la lumière de Celui qui nous illumine. Tous deux dissipent les ténèbres; ils sont l’image du Père et du Fils, car ils ont broyé la méchanceté; l’image encore des prophètes et des apôtres, car, de part et d’autre, le soleil l’emportait.

14. Le feu qui brûlait la bouche de Jean était l’image d’Élie; par sa langue il brûla les méchants et les accabla de soif (II R. I, 2-17), comme il les privait d’eau par l’ardeur de sa parole. Le coq, qui chante dans le silence de la nuit, est l’image de Jean, qui prêchait dans le silence du désert. Mais, lorsqu’on allume la chandelle, le soir, on n’entend pas le coq; il ne chante que le matin. En Jean se sont rencontrées symboliquement la voix du matin et la chandelle du soir, et il a témoigné du retour d’Élie.

15. La voix est celle de Jean, mais la parole qui passe par la voix, c’est Notre-Seigneur. La voix les a éveillés, la voix a clamé et les a rassemblés, et le Verbe leur a distribué ses dons. La peine qu’il annonce est proportionnée à leurs péchés; ils s’étaient quelque peu écartés de la religion et Dieu les ayant punis quelque peu: Il fera tomber les branches de la forêt avec la hache (Is. 10, 34), a dit Isaïe; il parle de branches, et non de racines. Mais, lorsque fut comblée la mesure de péchés, Jean vint pour déraciner, il ôta les racines de l’arbre: Maintenant, dit-il, voici que la hache arrive au tronc des arbres (Mt. 3, 10), ce qu’Isaïe avait omis de dire. Et quand cela se produisit-il, sinon à l’apparition de ce Dieu véritable, désigné par l’image de la tige et de la fleur et sur qui repose l’Esprit appelé septiforme (Is. 11, 1-2)

16. Voir supra, entre les paragraphes 7 et 8, et la note explicative.

L’austérité de Jean

Jean était revêtu d’habits en poils de chameau (Mt. 3, 10), parce que notre brebis (le Christ) n’était pas encore tondue.

17. De ces pierres, c’est-à-dire des adorateurs de la pierre et du bois, Dieu peut susciter des fils d’Abraham (Mt. 3, 9), selon ce que dit l’Écriture: Je t’ai fait père de beaucoup de nations (Gn. 17, 4).

Jean a gardé son âme pure de tout péché, parce qu’il devait baptiser Celui qui était sans péché. Ne t’étonne pas, Jean, d’avoir à me baptiser, car il me faudra encore recevoir d’une femme un baptême de parfum: Elle gardera cela pour le jour de ma sépulture (Jn 12, 7), paroles qui caractérisent la mort du Seigneur comme baptême.

Éléazar a fiancé Rébecca près de l’eau du puits (Gn. 24, 1-67); Jacob fit de même pour Rachel (Gn 29, 1-21), et Moïse pour Séphora (Ex 2, 16-21). Tous furent les types de Notre-Seigneur, qui s’est fiancé à son Église dans l’eau du Jourdain. De même que, près de la source, Éléazar a montré à Rébecca son seigneur Isaac qui s’avançait dans les champs à sa rencontre; ainsi Jean, depuis la source du fleuve du Jourdain, a-t-il montré Notre-Seigneur: Voilà celui qui est l’agneau de Dieu, celui-ci est celui qui vient enlever les péchés du monde (Jn 1, 29).

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CHAPITRE IV

I. Le baptême du Christ.

1. Et Jésus avait environ trente ans (Lc 3, 23), au temps où il vint pour recevoir de Jean le sceau de sa mission. Il agit ainsi pour la confusion des Marcionites. Si, en effet, il n’avait pas revêtu la chair, pourquoi s’approchait-il du baptême? La nature divine n’a pas besoin de baptême. Son âge de trente ans manifeste également son humanité. Permets maintenant que nous accomplissions toute justice (Mt. 3, 15), puisque les libérateurs et les rois ont reçu des prêtres l’onction et la loi. De même qu’il a revêtu la chair et qu’il est apparu comme un pauvre, il s’est aussi approché du baptême, pour rendre témoignage à la vérité de son humanité et, plus encore, pour mettre fin par son baptême à celui de Jean, car il baptisa de nouveau ceux qui avaient été baptisés par Jean. Il montrait manifestement que Jean n’avait pas à administrer le baptême que jusqu’à lui (le Christ); le vrai baptême fur révélé par celui qui le purifia des châtiments de la loi.

2. Il dit: "Permets maintenant", pour ne pas paraître entrer dans sa bergerie comme un voleur, et pour confondre les Pharisiens, qui regardaient de haut et méprisaient le baptême de Jean. Pour honorer l’humilité de son héraut, il dit: Quiconque se fera humble sera élevé (Mt. 23, 12; Lc 14, 11; 18, 14). Et parce que Jean avait confessé: Je ne suis pas digne de délier les courroies de ses sandales (Jn 1, 27; Mc 1, 7), Notre-Seigneur prit la main droite de Jean et la posa sur sa tête: "Permets maintenant que nous accomplissions toute justice", parce que Jean est le talon de la loi: La loi et les prophètes vont jusqu’à Jean (Lc 16, 16). Le Christ, lui, est le commencement du Nouveau Testament. Par le baptême, le Seigneur a revêtu la justice de l’Ancien Testament, pour recevoir la perfection de l’onction et la donner pleinement et intégralement à ses disciples; car, en même temps, il a mis fin au baptême de Jean et à la loi. Il fut baptisé dans la justice, parce qu’il était sans péché, mais il a baptisé dans la grâce, parce que les autres hommes étaient pécheurs. Par sa justice il a abrogé la loi, et par son baptême il a détruit celui de Jean.

3. Accomplissons toute justice. Jean était à la porte du bercail où était rassemblé dans l’unité le troupeau des Israélites; Notre-Seigneur y pénétra non par sa puissance, mais par sa justice. L’Esprit qui reposa sur lui pendant son baptême attesta qu’il était le pasteur et, par l’intermédiaire de Jean, Jésus reçut la prophétie et le sacerdoce. Il avait déjà reçu la royauté de la maison de David en naissant de la maison de David (Lc 2, 4); il reçut le sacerdoce de la maison de Lévi par la seconde naissance que lui conférait le baptême du fils d’Aaron. Qui croit à sa seconde naissance dans le monde, ne peut douter qu’elle lui a donné, avec le baptême de Jean, son sacerdoce. Beaucoup furent baptisés ce jour-là, mais l’Esprit ne descendit et ne se reposa que sur un seul, pour distinguer par un signe celui qui, par son apparence, ne se distinguait pas des autres hommes. Et parce que l’Esprit était descendu dans son baptême, l’Esprit fut donné par son baptême.

II. La tentation au désert

Départ au désert

4. En ce même temps, l’Esprit-Saint le poussa et entraîna au désert, pour qu’il fût tenté par Satan. (Mc 1, 12-13; Mt. 4, 1). Pourquoi Satan ne l’a-t-il pas tenté avant trente ans? Parce qu’un signe certain de sa divinité n’avait pas été donné du ciel; il apparaissait modeste comme les autres et son peuple ne lui rendait pas de témoignage éclatant. Satan s’abstint de le tenter jusqu’au moment du baptême. Mais lorsqu’il entendit: Maintenant, voici que vient l’Agneau de Dieu, et celui-ci est celui qui porte les péchés du monde (Jn 1, 29), il fut grandement stupéfié. Pourtant, il attendit le baptême, pour voir s’il serait baptisé à la manière ordinaire.

5. Et quand la splendeur de la lumière apparue sur l’eau et la voix venue du ciel, lui montrèrent que le Christ était descendu dans l’eau, non comme quelqu’un qui a besoin de pardon, mais comme celui qui comble tout besoin, il réfléchit et il se dit: "Tant que je ne l’aurai pas éprouvé par le combat de la tentation, je ne pourrai pas le reconnaître". Or il ne convenait pas que notre bienfaiteur s’opposât à ce désir de son tentateur. Celui-ci, toutefois, ignorant la manière de le tenter, n’osait pas l’attaquer; tant que Notre-Seigneur ne se fut pas préparé et disposé lui-même au choc du combat, et qu’il n’eut pas revêtu la puissance de l’Esprit pour aller combattre, Satan ne s’approcha pas de lui pour le tenter.

6. L’Esprit-Saint l’entraîna et le poussa au désert, pour qu’il fût tenté par Satan. Dans sa douceur, il ne voulut pas résister, de peur de décourager ceux qui entendraient dire: "Il ne pouvait pas résister au combat de Satan; aussi n’a-t-il pas voulu s’avancer contre son tentateur". S’il agit ainsi, ce fut surtout pour empêcher des apostats de dire que l’Esprit est postérieur au Fils. Si en effet l’Esprit n’entraînait le Fils qu’au choc du combat, sans lui ménager honneur et repos, la réflexion que provoquerait l’acquiescement aux positions adverses. Or, si l’Esprit est postérieur au Fils, comment a-t-il eu la puissance de conduire celui-ci au désert? Car, en le conduisant, il s’est montré le maître. L’affirmation: "L’Esprit l’entraîna, et le poussa au désert, pour qu’il fût tenté par Satan", est semblable à cette autre: Personne ne peut entrer dans la maison du fort et piller ses trésors, si d’abord il ne lie le fort; alors il pillera ses trésors (Mc 3, 27; Mt. 12, 29). Le seigneur a donc lié le fort et il l’a vaincu dans sa propre maison, puis il a commencé sa prédication; il nous a ainsi ouvert la voie du jeûne, par lequel nous vaincrons les artifices de ce méprisable Satan.

Triple tentation

7. Et, après quarante jours, parce qu’il jeûnait, il eut faim (Mt. 4, 2). Par sa victoire sur l’adversaire, il l’a flétri et l’a condamné aux yeux de tous les hommes; il nous a aussi appris par ses paroles, à n’avoir faim en ces circonstances que de la seule parole du Seigneur. Pourquoi l’Écriture ne révèle-t-elle nulle part de Moïse et d’Élie qu’ils eurent faim, alors qu’elle le dit de Notre-Seigneur? C’est pour confondre ceux qui disent qu’il n’a pas assumé une chair, et pour donner à Satan l’occasion de l’approcher et de le tenter par ces paroles: Dis à ces pierres de devenir du pain (Lc 4, 3), chose que le Seigneur ne fit pas, pour ne pas céder à la volonté du pécheur. Si pourtant, pour les porcs, il a accordé à Satan ce qu’il désirait, c’était en vue de faire un signe, parce que personne au pays des Gergéséniens ne voulait venir à lui tant qu’il n’aurait pas entrepris d’y faire un miracle (Cf. Mc 5, 1-20).

8. Et comme Satan n’était pas confondu par l’échec de la première tentation, il l’emmena, le plaça sur le faîte d’un temple (Mt. 4, 5; Lc 4, 9). Maintenant encore, cet endroit subsiste, bien que le temple ait été détruit, comme le Seigneur lui-même l’avait dit: Il ne restera pas de lui pierre sur pierre (Mt. 24, 2). La place sur laquelle il s’était tenu debout a été conservée comme un signe. Il lui dit: Jette-toi de haut en bas, car il est écrit qu’ils te garderont, afin que jamais ton pied ne se heurte à la pierre (Lc 4, 9-11; Ps. 91, 11-12). O tentateur, si le psaume s’applique au Christ, n’est-il pas aussi écrit: Il te prendra sur son dos (Ps. 91, 12)? Il est impossible aux oiseaux de tomber, parce que l’air est comme la terre ferme sous leurs ailes. Et n’est-il pas écrit encore: Tu marcheras sur le serpent et l’aspic (Ps. 91, 13)? Mais Satan n’a retenu de l’Écriture que ce qui lui était utile, et il a omis ce qui lui était désavantageux. Ainsi font les hérétiques; ils prennent dans l’Écriture ce qui sert leur scandaleuse doctrine, et ils omettent ce qui la réfute; ils montrent bien par là qu’ils sont les disciples de ce maître.

9. Il le prit de nouveau, le conduisit, l’entraîna sur une très haute montagne et il lui dit: Tous ces royaumes sont miens (Mt. 4, 8-9; Lc 4, 5-6). De ceci certains concluent stupidement que Satan a un domaine. Mais, comme je l’ai dit, ils omettent le mot qui leur est désavantageux pour en prendre un autre. Les mots: " sont miens ", dont ils tirent argument, loin d’attribuer à Satan un domaine, sont plutôt la condamnation de leur opinion. Car les mots qui suivent: Cela m’a été donné (Lc 4, 6), supposent qu’autre est le créateur de ces choses et autre celui à qui elles ont été données. Satan dit encore: J’ai pouvoir sur tout cela (Lc 4, 6). Ce pouvoir, il ne le tient pas de sa nature; il ne l’a que parce que les hommes le veulent bien. Car l’apôtre dit: Vous êtes les serviteurs de celui au service duquel vous vous soumettez (Rom. 6, 16).

10. Satan a dit aussi: Tu tomberas face contre terre, et tu m’adoreras humblement (Mt. 4, 9; Lc 4, 7); ainsi éclate l’arrogant orgueil de celui qui, dès le début, a voulu devenir Dieu. La chair de Notre-Seigneur avertit tous ceux qui sont revêtus de chair que, si quelqu’un descend nu au combat, il sera vaincu; le Seigneur revêtit les armes du jeûne avant de descendre au combat. On a donc besoin d’armes solides contre celui qui envoie les flèches brûlantes et adroites. Dis à ces pierres de devenir pain. Il envoya une flèche comme stimulant à l’assouvissement, afin de tourmenter le Seigneur dans cette faim qu’il ressentait et pour qu’il entrât en tentation. Mais le Seigneur ne voulut pas être dominé par sa faim, parce que sa faim elle-même avait revêtu le jeûne comme une cuirasse. La faim riposta et elle renvoya vers le tentateur les flèches de son assouvissement, pour apprendre à celui qui enseignait l’assouvissement corporel, qu’il y a aussi un assouvissement spirituel, qui n’apparaît pas: L’[homme ne vit pas du seul pain, mais aussi de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (Mt. 4, 4; Dt. 8, 3); celui qui était venu pour tenter, fut donc lui-même tenté et réprimandé par le moyen qu’il avait pris pour proposer: Si tue es le Fils de Dieu, dis à ces pierres de devenir aussitôt pain; la bouche de Satan jugeait que celui qui vient de Dieu peut faire du pain avec ces pierres.

Leçons de cette scène

11. Notre-Seigneur a donc fait la leçon au tentateur par cette même Écriture qu’il citait. Si Dieu peut transformer des pierres et en faire du pain, apprends, tentateur, que Dieu peut aussi rassasier sans pain. S’il peut transformer des pierres en nourriture, il peut aussi transformer la faim en satiété. A celui qui a transformé une substance non comestible en nourriture, il n’est pas difficile de transformer la nature de la faim en satiété, sans l’assouvir par quoi que ce soit, mais en changeant substantiellement une chose en l’autre, comme le tentateur l’a dit au sujet de ces pierres, en demandant que le Seigneur en fît du pain. Sur cette montagne, le Seigneur a donc foulé aux pieds les désirs que voulait éveiller le tentateur. Il les a pris et les a jetés à terre, pour que les peuples, jadis foulés aux pieds par eux, les foulent aux pieds à leur tour. A leur place il a apporté tous les biens, pour que règnent sur tout homme ces biens jadis foulés aux pieds par tout homme.

12. De même que Pharaon fut noyé dans les eaux où il avait noyé les enfants (Ex. 1, 22; 14, 23-28), ainsi David trancha la tête de Goliath avec l’épée qui avait servi à tuer beaucoup d’hommes (I Sam. 17, 1-51). Moïse eut confiance dans le mystère de la croix et il fendit la mer; David eut confiance dans le mystère de la pierre et il terrassa Goliath; Notre-Seigneur condamna Satan qui le tentait par la parole de sa propre bouche. Pharaon noyait, et il fut noyé; Goliath fut tué par le glaive avec lequel il tuait; Satan fut vaincu et convaincu qu’il n’était pas Dieu par la chair qui lui servait à perdre les hommes.

Le Rédempteur fut tenté trois fois à la ressemblance des trois immersions par lesquelles il avait été baptisé: Dis à ces pierres de devenir du pain (Lc 4, 3), car c’est le soutien nourricier des hommes. Et de nouveau: Je te donnerai les royaumes et leur gloire (Lc 4, 6), car telle est la promesse de la loi. Et enfin: Jette-toi de haut en bas (Lc 4, 9), ce qui est la descente de la mort. Mais lui ne fut troublé par aucune de ces propositions. Il ne se réjouit aucunement, quand Satan le flattait, pas plus qu’il ne se tourmenta, quand il cherchait à l’effrayer. Mais il allait son chemin, et accomplissait la volonté de son Père.

13. Aucune des machinations et propositions du démon ne fut donc pour le vivificateur un sujet d’angoisse. Ses angoisses nous apaisent, et sa Passion nous procure à tous le repos. Que pouvait-il craindre, celui qui savait qu’aucun dommage ne pouvait lui être fait? La crainte naît continuellement en nous, parce que nous savons bien que le dommage peut nous atteindre.

Ceux qui disent qu’il a été souillé par sa naissance, ignorent qu’ils sont dans l’erreur; ils ne peuvent pas savoir, à cause de leur orgueil. De même, s’ils ne craignent pas, c’est parce qu’ils ne font pas pénitence. Ce monde dans lequel il est venu n’était pas différent du sein maternel, car toutes sortes d’impuretés s’y trouvent aussi. Bien plus, il est entré dans un sépulcre, chose par-dessus toutes répugnantes et immonde. Or il ne pouvait être souillé par un corps, puisque celui-ci est le temple de la divinité (I Co. 6, 19); ce n’est pas une souillure pour Dieu que d’habiter dans son temple. Mais, parce qu’il a voulu tuer la mort et détruire ses traces, il a commencé par les racines des choses, car là où est le corps, là est la mort, et les racines du corps sont dans le sein. C’est là que commence la création et là que la mort commence à corrompre; en effet, il y a beaucoup de femmes dont les enfants meurent pendant le mois même où ils sont conçus, ou qui mettent au monde au second ou au troisième mois, ou à l’un quelconque des suivants. Puisque la mort commence dans le sein et finit dans le tombeau, comment celui qui est le persécuteur de la mort pouvait-il faire autrement que de commencer à lutter avec elle dès le sein, et jusqu’au terme du tombeau, son enclos?

14. Pense donc aux manières variées dont il a voulu vivant, contredire la mort. Il a été un embryon que la mort n’a pu corrompre dans le sien maternel. Il a été bébé, et, pendant qu’on le nourrissait, elle n’a pu le confondre. Il a été enfant, et durant son éducation, elle n’a pu le faire tomber. Il a été jeune homme, et elle n’a pu lui porter atteinte par la concupiscence. Il a été étudiant, et elle n’a pu le vaincre par ses astuces. Il a été docteur, et elle n’a pu le réfuter, à cause de sa sincérité. Il a été conseiller, et elle n’a pu le séduire par ses préceptes. Il a été fort et elle n’a pu l’effrayer en le tuant. Il est mort, et elle n’a pu le garder dans la prison du sépulcre. Étant médecin, il n’a pas été malade; pasteur, il ne s’est pas égaré; docteur, il n’a pas commis d’erreur; et comme il était la lumière, il n’a pas bronché. Telle est la voie parfaite, que le Christ a ouverte à son Église depuis le début, dès sa conception, jusqu’à la consommation de la résurrection.

15. Si donc l’Église est son corps, comme l’a dit Paul, son témoin (Ep. 1, 23), crois que son Église a passé par tout cela sans corruption. De même que, par la condamnation du seul Adam tous les corps sont morts et meurent encore (Rom. 5, 12-21), ainsi par la victoire de l’unique corps du Christ, toute l’Église a vécu et vit encore. Mais, de même que les corps eux-mêmes ont péché et meurent, et que la terre, leur mère, est maudite (Gn. 3, 17-19), ainsi à cause de ce corps, qui est lui-même l’Église incorruptible, sa terre est bénie depuis le commencement. La terre, c’est le corps de Marie, ce temple en qui une semence a été déposée. Regarde l’ange qui vient déposer cette semence dans les oreilles de Marie. C’est par cette parole bien claire qu’il a commencé à semer: Le salut est avec toi, tu es bénie parmi les femmes (Lc 1, 28). Et Élisabeth confirma cette parole, disant une nouvelle fois: " Tu es bénie parmi les femmes " (Lc 1, 42), manifestant ainsi qu’à cause de la première mère qui fut maudite, la seconde mère porte le nom de bénie.

16. L’évangéliste dit aussi: Il s’éloigna de lui pour un temps (Lc 4, 13), jusqu’au jour où, après s’y être longuement préparé, il chercherait à empêcher sa victoire par la calomnieuse envie des scribes. Mais, de même qu’il a été condamné à l’origine, il a été également condamné à la fin, car le Christ a triomphé de lui bien plus encore par la mort. Jésus lui dit: Retire-toi, Satan (Mt. 4, 10), et il l’écarta à cause de son énorme mensonge: Ces royaumes sont miens (Lc 4, 6). Et aussi parce qu’il n’avait pas craint ce que dit le prophète: Dieu domine sur tous les royaumes des hommes, et il les donne à qui il veut (Dn. 4, 14.22.29). Ainsi donc le Seigneur a réprimandé par sa parole l’arrogant orgueil du démon, qui n’a pas pu lui résister; il manifestait de cette manière la puissance de sa vérité, et il apprenait à ceux qui adhèrent à lui qu’ils recevront tous les biens par son don.

Les anges vinrent et ils le servaient (Mt. 4, 11); si, après le baptême, nous entrons en tentation, c’est pour pénétrer ensuite dans le royaume des cieux.

III. La vocation des apôtres

17. Les disciples de Jean, l’ayant entendu parler avec Notre-Seigneur, abandonnèrent leur maître et s’en furent à la suite de Notre-Seigneur. La voix ne pouvait pas retenir des disciples auprès d’elle, et elle les envoya au Verbe (Jn 1, 29-37). Il convient, en effet, qu’à l’apparition de la lumière du soleil, s’éteigne la lumière de la lanterne. Jean ne demeura que pour mettre fin à son propre baptême par le baptême de Notre-Seigneur; puis il mourut, et fut parmi les morts un vaillant héraut, comme il l’avait été dans le sein de sa mère, symbole du tombeau.

18. Les paroles: Nous avons trouvé le Seigneur (Jn 1, 41), manifestent que la renommée du Seigneur s’était répandue depuis l’époque des Mages, et qu’elle s’était fortifiée à cause de Jean qui l’avait baptisé, et du témoignage de l’Esprit. Or le Seigneur s’était éloigné, il s’était à nouveau rendu invisible pour son jeûne de quarante jours. Aussi les âmes attristées désiraient-elles entendre de ses nouvelles; elles étaient ses instruments, selon sa propre parole: Je vous ai choisis avant que le monde fût (Jn 15, 16-19; Ep, 1, 4). Il a choisi des Galiléens, un peuple grossier – les prophètes, en effet, les ont appelés peuple grossier et habitants des ténèbres (Is. 9, 1) –, mais ce sont eux qui ont vu la lumière et les docteurs de la loi en furent confondus: Il a choisi les sots du monde, pour confondre par eux les sages (I Co. 1, 27).

19. De Nazareth est-il possible que sorte quelque chose de bon? ( Jn 1, 46) Il était écrit que le Seigneur naîtrait de la maison de David à Bethléem. Nathanaël crut qu’il venait de Galilée et qu’il était né à Nazareth: "De Nazareth, est-il possible que sorte quelque chose de bon?" vu que le prophète a dit qu’un chef et prince surgirait de Bethléem (Mi. 5, 1). Nathanaël entendit dire qu’il était de Nazareth et c’est pourquoi il dit: Est-il possible qu’un bon chef sorte de Nazareth, alors qu’aucune Écriture ne l’annonce? Aussi Notre-Seigneur, voyant que Nathanaël était un bon témoin, et qu’il n’était pas comme les scribes qui altéraient l’Écriture, pour plier son interprétation à leur propre volonté, dit-il: Voilà vraiment un scribe israélite, en qui il n’y a aucune fausseté (Jn 1, 47). Avant de connaître le Seigneur, il avait demandé s’il était possible qu’un chef sorte de Nazareth, comme de Bethléem. Mais quand il le vit de ses propres yeux, il ne nia plus comme ses compagnons, les scribes; il ne demanda rien, contrairement aux autres, mais il confessa: "Celui-ci est le Christ"; et il sut qu’en lui se réalisait ce qui avait été écrit au sujet de Bethléem et de Nazareth: Un chef est sorti de Bethléem (Mi. 5, 1); et: La lumière s’est levée sur les Galiléens. Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière (Is. 9, 1).

Ordre et grandeur des apôtres du Seigneur

20. Ils vinrent à lui pêcheurs de poissons et ils devinrent pêcheurs d’hommes (Lc 5, 10), comme il est dit: Voici que maintenant j’envoie des preneurs d’hommes, et ils les prendront sur toutes les montagnes et sur tous les lieux élevés (Jr. 16, 16). S’il avait envoyé des sages, on aurait dit qu’ils avaient persuadé le peuple et l’avaient trompé et ainsi saisi, S’il avait envoyé des riches, on aurait dit qu’ils avaient berné le peuple en le nourrissant, ou qu’ils l’avaient corrompu avec de l’argent, et ainsi dominé. S’il avait envoyé des hommes forts, on aurait dit qu’ils les avaient séduits par la force, ou contraints par la violence.

Mais les apôtres n’avaient rien de tout cela. Le Seigneur le montra à tous par l’exemple de Simon. Il était pusillanime, car il fut pris de frayeur à la voix d’une servante; il était pauvre, car il ne put même pas payer sa part de tribu, un demi-statère: Je n’ai pas d’or, dit-il, et je n’ai pas d’argent (Ac. 3, 6; cf. Mt. 17, 24-37). Et il était sans culture puisque, lorsqu’il renia le Seigneur, il ne sut pas s’en tirer par la ruse.

Ils partirent donc, ces pêcheurs de poissons, et ils remportèrent la victoire sur les forts, les riches et les sages. Grand miracle! Faibles comme ils l’étaient, ils attiraient, sans violence, les forts à leur doctrine; pauvres, il enseignaient les riches; ignorants, il faisaient des sages et des prudents leurs disciples. La sagesse du monde a fait place à cette sagesse qui est elle-même la sagesse des sagesses.

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CHAPITRE V

I. Les Noces de Cana

1. Il y eut des noces à Cana des Galiléens (Jn 2, 1). Notre-Seigneur y vint et sa mère lui dit: Ils n’ont pas de vin. Jésus lui dit: Qu’y a-t-il entre moi et toi, femme? Mon temps n’est pas survenu. (Jn 2, 3-4). Ce qui signifie: Je ne m’impose pas à eux; qu’ils remarquent eux-mêmes l’absence de vin, et que tous demandent à boire. En parlant ainsi, Jésus voulait faire éclater aux yeux de Marie la grandeur de son don. L’empressement de Marie avait été excessif; c’est pourquoi il lui fit la leçon.

Ou bien: "Mon temps n’est pas survenu" doit s’entendre du moment de la mort du Christ. Les convives étaient ivres; s’il avait répandu ses dons sur eux de force, peut-être n’aurait-il pas échappé au supplice. Or on n’était encore au début de sa prédication.

2. Marie avait pensé qu’un miracle de son Fils lui vaudrait gloire et honneur auprès de foules; c’est pourquoi il dit: "Mon temps n’est pas survenu". Jésus n’a pas agi pour les raisons que Marie avait imaginées; il a plutôt voulu contrarier ses pensées. Pourtant, elle était consciente du miracle qu’il allait faire: Elle gardait toute chose dans son cœur (Lc 2, 51); tout ce que mon fils vous dira, faites-le (Jn 2, 5); elle vit que le vin manquait et elle comprit que ce n’était pas pour rien qu’il était venu à ces noces. On lit dans le grec: Il avait pris place et le vin manqua. Comme sa mère le lui faisait remarquer, Jésus lui dit: Mon temps n’est-il pas survenu? c’est-à-dire il est tout à fait survenu. Marie savait que Jésus ferait là un miracle; Jésus pourtant blâma le doute de Marie; elle dit donc aux serviteurs: Tout ce qu’il vous dira, faites-le.

3. On dit encore que Marie aurait été perplexe: n’était-ce pas à cause de l’arrivée de Jésus qu’on sollicitait les maîtres des noces d’offrir du vin? "On te critique, dit-elle à Jésus, parce qu’à cause de toi ces gens prêtent à la moquerie; on les raille, depuis qu’on a appris qu’à ton arrivée, ils n’ont pas eu de vin à offrir".

4. Elle lui dit: Mon enfant, ils n’ont plus de vin. Jésus lui dit: Qu’y a-t-il entre moi et toi, femme? Qu’avait-elle dit de mal? On dit qu’elle avait douté de sa parole, en disant: "Ils n’ont plus de vin". D’où la réponse: "Qu’y a-t-il entre moi et toi, femme?" Que cette réponse lui ait fait comprendre qu’il allait opérer un miracle, ce qu’elle dit aux serviteurs le montre clairement: "Tout ce que mon fils vous dira, faites-le". Pourtant: "Mon temps n’est pas survenu". Et néanmoins, après les exploits du désert, où il avait terrassé son ennemi, il s’approcha, comme un héros, pour un nouvel exploit à ces noces merveilleuses.

5. Marie s’empressa de remplacer les apôtres pour exécuter les ordres du Seigneur. Cependant, elle n’avait pas pour rôle de donner des conseils, de commander, ou de prévenir la parole de Jésus; aussi la réprimanda-t-il, parce qu’elle avait agit avec précipitation: "Mon temps n’est pas survenu"; ils demanderont du vin, tous verront que le vin manque, et alors se produira le signe miraculeux. Ainsi, quand sa mère le vit, après sa victoire sur les enfers, elle voulut le caresser maternellement (Notes de l’édition: Éphrem confond Marie, mère de Jésus, et Marie-Madeleine). Mais Marie qui l’avait suivi jusqu’à la croix, avait été confiée à Jean en ce jour, par ces paroles: Femme, maintenant voici ton fils; jeune homme, maintenant voici ta mère (Jn 19, 26-27). Aussi, après la résurrection, l’empêcha-t-il de s’approcher à nouveau de lui, parce que, dit-il, depuis lors Jean est ton fils.

6. Pourquoi, comme premier signe, Notre-Seigneur a-t-il changé la nature de l’eau? C’est pour montrer que la divinité qui avait transformé la nature dans des outres, avait transformé cette même nature dans le sein de la vierge. De la même manière, en couronnement de ses miracles, il ouvrit un tombeau pour manifester son indépendance vis-à-vis de la mort avide. Il authentiqua et confirma le double bouleversement de sa naissance et de sa mort par cette eau transformée substantiellement en vin de vigne, sans que les urnes de pierre subissent une transformation parallèle. C’était le symbole de son corps, miraculeusement conçu et merveilleusement créé dans une vierge sans l’œuvre d’un homme.

7. Il a donc transformé l’eau en vin pour prouver comment sa conception et sa naissance s’étaient réalisées. Il appela six urnes pour rendre témoignage à l’unique vierge qui l’avait mis au monde. Les urnes conçurent et mirent au monde, contrairement à leur usage, un vin nouveau; elles ne renouvelèrent plus cette merveille. C’est ainsi que la vierge conçut et mit au monde l’Emmanuel, pour ne plus concevoir ensuite. La mise au monde par les urnes transforma la petitesse en grandeur et la parcimonie en abondance, l’eau des sources en un vin doux. En Marie au contraire, la grandeur et la gloire de la divinité changèrent leur aspect en celui de la faiblesse et de l’ignominie. Ces bassins servaient aux purifications des Juifs: Notre-Seigneur y versa sa doctrine, pour manifester qu’il était venu selon la voie de la loi et des prophètes, mais en vue de tout changer par son magistère, comme l’eau devenue vin.

8. Tout homme sert d’abord le vin doux, puis un vin quelconque (Jn 2, 10); il indiquait ainsi que l’économie précédente était déjà un grenier de provisions, car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et les vérités ont été réalisées par Jésus (Jn 1, 17). L’époux terrestre a invité l’époux céleste, et le Seigneur, prêt pour les noces, s’y est rendu. Ceux qui étaient assis à table ont invité celui qui installe les mondes dans son royaume, et il leur a envoyé un cadeau de noces réjouissant; ses richesses n’ont pas eu horreur de leur pauvreté. Ils n’avaient pas assez de vin, même ordinaire, pour leurs invités, et s’il ne leur avait pas versé un peu de ses richesses, ils se seraient levés de table assoiffés et tristes.

9. En retour de leur invitation, il les invita aux noces. Mais, autant il avait multiplié sa participation à leurs repas, autant leurs âmes eurent horreur de sa table, comme leurs pères de la manne. Des anges ont mangé à la table d’Abraham et de Lot; de même Notre a mangé et bu avec eux sans répulsion. Ils l’ont invité, et il est venu à eux; puis lui-même les a invités, et ils ne sont pas venus à ses no ces. Ils l’ont appelé et il n’a pas refusé de venir; lui-même les a appelés et ils ont refusé son repas. Il a honoré ses invités, et ils ont méprisé ceux qui les invitaient. Il a réjoui les convives, et ils ont tué ses serviteurs (Mt. 22, 1-6). Il a comblé la disette des noces, et ils n’ont rien fait des nourritures qu’il leur avait données. Il les a réjouis d’un vin doux, et ils l’ont exaspéré et provoqué à la colère (Dt. 32, 13-19); au lieu de vin doux, il lui ont donné du vinaigre et du fiel (Ps. 69, 22; Mt. 27, 48 et 34).

10. Il avait été invité, mais il ne vint pas avec les invités. Ils vinrent avant lui absorber le vin ordinaire, pour qu’il vînt ensuite et apportât le vin doux. Il fut invité avec eux, sans qu’il eût distinction entre son aspect et le leur. Mais il fit un signe admirable, pour qu’il leur devînt évident qu’il n’était pas leur égal par sa nature. Si son apparence leur faisait soupçonner qu’il était comme eux, lui-même leur apprit, par son signe admirable, qu’il était plus grand qu’eux. Sans mot dire, il changea l’eau en vin, afin que son divin silence éveillât ses gais hérauts, et que le maître de table proclamât avec joie cette heureuse nouvelle aux convives; car le vin, par sa nature, réjouit. L’ordre de Jésus avait exécuté cela avec rapidité, et le bouquet de ce vin dépassait celui de tout autre vin; aussi demandait-on et recherchait-on qui en était l’auteur.

11. Il était revenu triomphant du combat au désert; les noces le reçurent avec joie le troisième jour. Il manifesta ainsi qu’après le choc des combats, il y a de la joie pour les vainqueurs, et que lui-même, bien qu’invité comme un étranger, était le maître des noces, parce que, par sa parole qui comble tout besoin, il avait remédié à ce qui manquait aux noces. Il n’a ni présenté d’autres créatures, ni agi avec les mêmes vieilles choses, en les gardant telles qu’elles étaient; en effet, sans donner à boire de l’eau au lieu de vin, il a évité de sortir du cercle des créatures; il a créé du vin à partir de l’eau créée.

12. Il n’a donc pas amené là quelque créature étrangère, mais il a transformé les mêmes créatures antérieures, afin de manifester par là qu’il en est le maître, et pour que l’on sache, par le fait qu’il ne les dédaignait pas, qu’elles ne sont ni méprisées, ni réprouvées.

Bien plus, à la fin des temps, ces mêmes créatures seront renouvelées, parce que cette volonté qui, par un ordre, a changé rapidement de l’eau commune en vin doux, a la puissance de rendre à toutes les créatures, dans la consommation finale, une inexprimable saveur. Il a encore manifesté, par cette transformation de la vulgarité en joie, qu’aucune créature n’est mauvaise par nature et que leur Créateur est sage par nature. Car il a su qu’il était nécessaire qu’elles fussent créées, en vue de l’épreuve et de la création, afin que, par elles, les justes fussent éprouvés et couronnés, et que les méchants fussent corrigés et perçussent quelque profit. Celui qui a commandé au feu qui consume et, de moyen de perdition, en a fait une consolation(Dan 3, 49-50), celui-là, a la fin des temps également, commandera aux choses pernicieuses et les rendra utiles, aux choses mauvaises et les fera porteuses de joie. Il a d’abord habitué la bouche au goût de son vin, pour séduire ensuite les oreilles et les amener au goût de sa douce doctrine.

II. Première activité de Jésus

Les temps sont consommés

13. Les temps sont consommés (Mc 1, 15), c’est-à-dire la somme des générations. Premièrement d’Adam à Noé, avec l’alliance que constitua la famille des Séthites quand ils se séparèrent et s’écartèrent de la famille des Caïnites. Ensuite de Noé à Abraham, quand défense fut faite de manger du sang: Je vous ai tout donné comme l’herbe du champ; cependant, ne mangez pas le sang, c’est-à-dire, l’âme, et la chair étouffée (Gn. 9, 3-4). En troisième lieu d’Abraham jusqu’à Moïse par la circoncision mais sans la loi, et finalement, par la loi, de Moïse jusqu’à la naissance du Christ. Et désormais les temps sont consommés; plus personne ne modifie ni n’ajoute rien.

14. La première période, jusqu’à Noé, offrit le sacrifice volontaire d[‘Abel: Il nous consolera par ses sacrifices (Gn. 5, 29). Noé offrit un autre sacrifice sur l’autel qu’il construisit sur le mont des Cordoues (Gn. 8, 20-22); Abraham en offrit un autre sur le mont des Amorrhéens (Gn. 22, 1-18); Jacob un autre à Béthel (Gn. 28, 10-22); Josué un autre encore lors du passage du fleuve du Jourdain (Jos. 8, 30-31); un autre fut aussi offert à Silo, où résidait le tabernacle (I Sam. I, 3-21; 2, 12-19); Salomon offrit un autre sacrifice dans le premier temple de Jérusalem (I R. 8, 62-64). Et ce fut enfin le sacrifice du Christ, qu’il a établi dans son Église jusqu’à la fin des temps, et qui ne connaîtra pas de changement. C’est pourquoi: "Les temps sont consommés", parce que dès à présent, le royaume des cieux est prêché (Mc 1, 15). Ou bien encore: "Les temps sont consommés", c’est-à-dire les temps d’Israël.

Le baptême des disciples.

15. Ses disciples baptisaient (Jn 4, 2), parce qu’ils avaient eux-mêmes été baptisés; ils n’auraient pas pu baptiser les autres, si eux-mêmes ne l’avaient été. Du reste cette parole l’indique: A ceux qui ont été baptisés, plus rien n’est nécessaire (Jn 13, 10). Si tu veux, tu peux comprendre cela en ce sens qu’ils avaient été baptisés dans l’eau. Sinon, voici qu’il leur a dit encore: Vous êtes purs à cause de ma parole, que je vous ai dite (Jn 15, 3). Concède donc que la parole du Christ fut pour eux un baptême, puisque le baptême est sanctifié par la même parole; comme Jean fut sanctifié par le commandement qu’il reçut, ainsi le baptême qui lui avait été confié a été sanctificateur.

16. D’autres disent: Quand il leur a donné son corps, ce fut pour eux un baptême. En effet, s’ils avaient baptisé ou avaient été baptisés sans avoir foi dans son corps et dans son sang, comment à l’avance aurait-il pu dire: Si vous ne mangez de sa chair et ne buvez de son sang, vous n’avez pas la vie (Jn 6, 53)? Et comme ils s’irritaient, il dit aux douze: Voulez-vous, vous aussi, me quitter? Simon lui dit: Nous avons cru et nous avons connu (Jn 6, 67-69). Ils crurent là où les Juifs n’avaient pu croire, ni même écouter.

Le choix de Mathieu

17. Il choisit Jacques le publicain [2], pour stimuler ses collègues à venir avec lui. Il vit des pécheurs, il les appela et les fit asseoir près de lui. Spectacle admirable: les anges sont debout, tremblants, alors que les publicains, assis, se réjouissent! Les anges sont frappés de crainte à cause de sa grandeur, et les pécheurs mangent et boivent avec lui! Les scribes suffoquent d’envie, et les publicains exultent à cause de sa miséricorde! Les cieux virent ce spectacle et l’admirèrent; les enfers le virent et délirèrent; les scribes le virent et en furent troublés. Il y avait de la joie dans les cieux et de l’allégresse chez les anges, parce que les rebelles avaient été domptés, les indociles soumis et les pécheurs amendés, et parce que les publicains avaient été justifiés. Malgré les exhortations de ses amis, il n’a pas renoncé à l’ignominie de la croix et, malgré les moqueries de ses ennemis, il n’a p[as renoncé à la compagnie des publicains, mais il a méprisé la moquerie et dédaigné la louange, contribuant ainsi au mieux à l’utilité des hommes.

La pêche miraculeuse

18. Toute la nuit, dit Simon, nous avons travaillé (Lc 5, 5). Par ces paroles est insinué le mystère des prophètes, la doctrine qui tombe du ciel dans le monde, représenté par la mer. Les deux barques (Lc 5, 2.7) sont la circoncision et le prépuce. Ils faisaient signe à leurs compagnons (Lc 5, 7); ce qui annonce le mystère des soixante-douze disciples, parce que les apôtres ne suffisent pas à la pêche et à la moisson.

Guérison d’un paralytique

19. Notre-Seigneur vit leur foi, et il lui dit: que tes péchés te soient remis (Mt. 9, 2). Vois donc ce que la fois des uns accomplit pour les autres. Le Seigneur n’a pas demandé la foi au malade, car c’était un édifice fragile, – il n’avait jamais songé à son âme –, de même qu’il n’a pas demandé la foi au fils unique, mais à son père (Lc 9, 38; Mc 9, 23-24), ni à la fille, mais à sa mère: Même les chiens, dit celle-ci, sont rassasiés (Mt. 15, 27). Aie donc soin de notre âme, car ce que nous demandons, c’est qu’elle ne languisse pas comme celui-là languissait à cause de ses péchés. La parole du Seigneur universel lui parvint, elle le purifia, et le guérit; elle le purifia de ses péchés cachés, et elle guérit sa chair visible. On put alors croire, par ce qui était visible et par ce qui était caché, qu’il était Dieu dans le secret et homme visible; à cause de son humanité, il apparut clairement qu’il était homme et, à cause de sa grandeur intérieure, on put croire qu’il était Dieu.

20. Que tes péchés te soient remis. Quels péchés a-t-il remis? Ceux qu’il avait commis contre lui-même, c’est-à-dire contre Dieu. Notre-Seigneur n’était nullement opposé à la loi; quelle dette immense ne contractaient-ils donc pas, soit envers lui, soit envers son Père, ces hommes qui ne l’agréaient, ni pour la puissance de ses œuvres, ni pour sa justice, ni pour la beauté de ses préceptes!

Et les péchés dont les hommes étaient coupables auprès du Dieu de la loi, comment Jésus les remettait-il, s’il n’était pas uni à Dieu par la naissance? N’est-il pas bien clair qu’il est son Fils? Parce que le paralytique avait péché contre Dieu, il avait été, selon l’enseignement de Jésus, puni dans sa chair. Les paroles: "Que tes péchés te soient remis" n’ont de raison d’être que si le paralytique devait sa maladie et son infirmité à ses péchés. Pourquoi le Seigneur aurait-il remis les péchés, si le paralytique n’était pas son débiteur? Et quel avantage y avait-il pour le paralytique dans ces paroles: "Que tes péchés te soient remis", si, non remis, ceux-ci ne lui avaient aucunement nui, la miséricordieuse bonté du Seigneur lui épargnant, une fois pour toutes, le châtiment?

Jésus mange avec les pécheurs.

21. Les pharisiens et les scribes murmurent, et disent que vous mangez et buvez avec les pécheurs et les publicains (Lc 5, 30). Et Notre-Seigneur répondit: Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades, et je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs (Lc 5, 31-32). Sans aucun doute, il y avait en Israël des gens sains et justes; ce n’était pas à eux surtout que s’adressait l’effort ardu de Jésus en vue de guérir les hommes et de les justifier. Parmi les païens eux-mêmes, il y avait aussi des gens sains et justes aux yeux du Créateur. Ce ne sont pas eux qui ont le plus urgent besoin de celui (le Christ) qui vient maintenant, car "ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin", ni les justes de la grâce.

Discussion sur le jeûne

22. Tout le temps que Notre-Seigneur a passé en ce monde, il l’a comparé à des noces, et lui-même à l’époux: Il ne sied pas aux compagnons de l’époux de jeûner tant que l’époux est avec eux. (Mc 2, 19).

Les épis arrachés

23. Voici maintenant que tes disciples font le jour du sabbat ce qu’il n’est pas permis de faire (Mt. 12, 2). Mais le Seigneur les avait déjà habitués et exercés à la vérité des justes, afin que, lorsqu’il enfreindrait la loi par sa plénitude, ils ne s’étonnent nullement. Son Père, du reste, y avait manqué également (Jn 5, 17), pour manifester que la création lui appartient, qu’il y a un gouvernement de la loi et que cette liberté était le remède à la séparation, proposé par le vrai médecin pour guérir les douleurs qui couvraient les hommes des pieds à la tête (Is. 1, 5-6).

Ils se mirent à arracher des épis, à la broyer et à les manger (Lc 6, 1). Ces actes furent accomplis comme une norme et un exemple. En effet, la loi ne permet pas de manger des prémices, tant qu’on ne les a pas offertes à l’autel. Mais eux, avant la moisson, prirent le fruit des prémices réservées aux prêtres. Les pharisiens n’eurent pas l’habileté d’en accuser les disciples, mais ils les réprimandèrent pour avoir transgressé le sabbat.

24. Notre-Seigneur leur proposa le clair exemple de David (Mt. 12, 3-4; I Sam. 21, 1-7) qui, puni pour une autre chose, ne le fut pas (II Sam. 11, 1-27) pour celle-là: Il n’était pas permis à David, dit-il, de manger les pains de proposition, parce qu’il n’était pas prêtre. Prêtre, David l’était pourtant parce que temple de l’Esprit. Et comme ils n’avaient pas encore compris, il leur opposa cette claire déclaration: Leurs prêtres, à l’intérieur du temple, transgressant le sabbat, et ils sont sans péché (Mt. 12, 5).

Le Seigneur nous montre ici autre chose encore. Avant d’être persécuté, David n’osa pas s’approcher des choses saintes; mais quand il eut subi la persécution, alors, d’autorité, il les prit et les mangea. De la même manière, Notre-Seigneur, après les persécutions qu’il subit, donna sa chair à ses disciples et son sang à ses fidèles: Le sabbat est fait pour l’homme(Mc 2, 27), car il est le repos après six jours de travail; c’est pourquoi "il est fait pour l’homme", car c’est à cause de lui qu’il a reçu son nom. Ce n’est pas pour Dieu que le sabbat a été fait, mais "pour l’homme"; et celui qui le donne en est le maître (Mc 2, 28).

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CHAPITRE VI

I. Le Sermon sur la montagne

Les béatitudes.

1. Au moment où Notre-Seigneur distribuait l’enseignement des béatitudes, il regardait ses disciples: Jésus leva les yeux vers eux, et il commença à dire: Bonheur soit à ceux qui sont pauvres dans leur âme (Mt. 5, 3), c’est-à-dire aux pauvres qui se sont dépouillés. Et pour qu’ils ne s’enorgueillissent pas de cette pauvreté, il dit: Bonheur aux doux (Mt. 5, 4). Moïse était plus doux que tous les fils de son peuple (Nb. 12, 3) et: Qui regarderai-je, et en qui habiterai-je, sinon dans les doux et les humbles de cœur?(Is. 66, 2) et: Souviens-toi, Seigneur, de David et de toute sa douceur (Ps. 132, 1); et: Faites-vous mes disciples, parce que je suis doux et humble, et vous trouverez le repos pour vos âmes (Mt. 11, 29). Bonheur soit à celui qui aura faim et soif de justice (Mt. 5, 6), selon ce que dit le prophète: N’ayant pas faim de pain, ni soif d’eau, mais d’entendre la parole de Dieu (Amos 8, 11). Bonheur soit à ceux qui sont purs de cœur, parce qu’ils verront Dieu (Mt. 5, 8), comme le prophète l’a demandé dans sa prière, disant: Crée en moi un cœur pur, ô Dieu (Ps. 51, 12). Le cœur des justes est pur: Ils verront Dieu, comme Moïse. Bonheur soit à ceux qui sont purs de cœur, car le cœur est l’organe de la respiration, et il ne cesse de battre; pendant la vie, s’il est saint, il envoie la sainteté à tous les membres: Dans le cœur sont toutes les pensées mauvaises (Mt. 15, 19). Bonheur soit à ceux qui pleureront, car ils riront(Mt. 5, 4; Lc 6, 21) selon ce que dit l’apôtre: Si nous souffrons avec lui, nous serons aussi glorifiés avec lui (Rm. 8, 17). Bonheur soit aux pacifiques, parce qu’ils seront appelés fils de Dieu (Mt. 5, 9), selon ce que disaient les anges au temps où ils annonçaient la bonne nouvelle: Gloire dans les hauteurs à Dieu, et paix sur las terre (Lc 2, 14); il a fait paix, par le sang de sa croix, tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre (Col. 1, 20). Et, quand il envoyait ses apôtres, Jésus leur disait: Dans la maison où vous entrez, dites d’abord: paix à cette maison (Lc 10, 5; Mt. 10, 12). Les pacifiques sont "appelés fils de Dieu", selon cette parole de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu (Rm. 8, 14). Bonheur soit à ceux qui souffrent persécution à cause de la justice (Mt. 5, 10), selon la parole du Seigneur: Ils vous persécuteront et vous livreront (Lc 21, 12), et celle de l’apôtre: Ceux qui voudront vivre selon la justice de Jésus-Christ, eux aussi souffriront persécution (II Tm. 3, 12). C’est pourquoi, quand les apôtres étaient méprisés, ils étaient joyeux d’avoir été rendus dignes de souffrir l’injure à cause de son nom (Ac. 5, 41), comme le Seigneur le leur avait prescrit: Exultez et soyez dans la joie, car votre récompense est grande dans le ciel (Mt. 5, 12), et: En ce jour-là, réjouissez-vous (Lc 6, 23).

Les malédictions

2. Malheur à vous, riches (Lc 6, 24). Pourtant, Jésus n’a pas étendu sa malédiction à tous les riches. C’est comme lorsqu’il dit: Bonheur soit aux pauvres (Mt. 5, 3), il ajoute dans leur âme, pour ne pas étendre la béatitude à tous les pauvres; de même ici, quand il dit: Malheur à vous, riches, il désigne ceux qui ne cherchent que les richesses.

Les béatitudes ne sont pas promises comme de simples titres; elles ne sont obtenues que par ceux qui en remplissent les conditions. N’importe qui peut obtenir des titres, et sous n’importe quel prétexte, mais l’œuvre signifiée par le titre existe chez celui qui ne veut pas que sa réputation dépasse son mérite. Chaque béatitude est promise à une œuvre, et chaque don est promis à celui qui en mérite la récompense par le travail. La récompense est annoncée en même temps que l’œuvre, et la peine en même temps que la transgression. De même que, par l’association de l’œil et du soleil, apparaît tout ce qui est visible dans le ciel et sur la terre, ainsi le Dieu vivificateur est la lumière des vivants. Quand il s’unit l’intelligence, il l’élève vers les hauteurs et lui montre les choses cachées, il la fait descendre dans les profondeurs et lui montre les choses secrètes. C’est pourquoi: Vous êtes la lumière du monde (Mt. 5, 14), et: Vous êtes le sel de la terre (Mt. 5, 13).

Le Christ parfait la loi

3. Il dit aux scribes et aux pharisiens présents, qui cherchaient une raison pour l’accuser: Je ne suis pas venu abolir la loi ou les prophètes, mais la parfaire (Mt. 5, 17); la perfection est nécessaire à l’imperfection. Et il indique quelle est cette perfection: Maintenant, voici que nous montons à Jérusalem, et tout ce qui est écrit à mon sujet s’accomplira (Lc 18, 31). Des imperfections, l’apôtre a dit: Les choses anciennes sont passées (II Co. 5, 17). Mais, à ceux qui sont baptisés, immergés en vue de l’augmentation de la vertu, et renouvelés par l’abondance du secours divin, le Christ dit: Il est plus facile au ciel et à la terre de passer, qu’à une virgule de la loi de tomber (Lc 16, 17), et: Quiconque transgressera un des commandements du Nouveau Testament… (Mt. 5, 19).

Exigences de la charité et de la pureté chrétienne

4. A celui qui frappe la joue, tends encore l’autre côté (Lc 6, 29; Mt. 5, 39). Il s’avère ainsi que ce précepte: Gifle pour gifle (Ex 21, 24; Lv. 24, 20; Dt. 19, 21) est imparfait relativement à la vérité instaurée et confirmée au temps de la grâce: Si votre justice n’est pas trouvée plus abondante que celle des scribes et des pharisiens, vous ne pouvez pas entrer dans le royaume des cieux (Mt. 5, 20). A ceux-là, il a été dit de ne pas vous mettre en colère; à ceux-là il a été dit de ne pas commettre l’adultère, à vous il est dit de ne pas avoir de mauvais désirs; à ceux-là il a été dit: "Gifle pour gifle", mais ici il est dit: "A celui qui te frappe ta joue, tends encore l’autre côté". Et il enseigne la même chose d’une autre manière: Quand tu fais une offrande sur l’autel, abandonne ton offrande et va te réconcilier (Mt. 5, 23-24); la justice impose bien davantage de ne pas tirer vengeance d’un transgresseur que de ne commettre aucune négligence dans le sacrifice. La loi ordonne et dit: Ne glane pas après les moissonneurs dans ton propre champ, et ne secoue pas les oliviers une seconde fois, et ne grappille pas dans la vigne, mais que cela soit pour les pauvres (Lv. 19, 9-10). C’est adressé à ceux qui sont sous la loi, mais à ceux qui sont chrétiens, Notre-Seigneur a dit davantage: "Si votre justice ne se trouve pas plus abondante que celle des scribes et des pharisiens, vous ne pouvez pas entrer dans le royaume des cieux".

5. Vous avez entendu qu’il a été dit: Ne tue pas, car celui qui tue est passible d’un jugement. Mais moi, je vous dis: Celui qui appelle son frère sot… (Mt. 5, 21-22), parce que cette épithète, à cause de sa grossièreté, offense les hommes simples, ceux qui, au lieu de connaître, comme les sages, le cours des pensées, ne connaissent que le cours des temps. Notre-Seigneur a voulu introduire les parfaits parmi les parfaits, c’est-à-dire parmi les anges. Au regard de la sainteté de Notre-Seigneur, les justes sont coupables; ainsi doivent-ils se considérer les uns les autres. Notre-Seigneur a donné la liberté à l’homme de devenir l’imitateur de Dieu, afin qu’il possède par volonté ce que Dieu a par nature. Lui aussi, du reste, malgré ce qu’il possédait par nature, a vécu parmi les hommes selon la liberté.

6. Vous avez entendu qu’il a été dit: Ne commets pas l’adultère; mais moi je vous dis: Quiconque regarde et désire, a commis l’adultère (Mt. 5, 27-28; Ex. 20, 14). Comme il y en avait qui aimaient les richesses, les délices de la volupté et les paroles pernicieuses, Notre-Seigneur dit: Si ta main ou ton pied est pour toi occasion de scandale… (Mt. 18, 8)… Si je t’ai parlé même des membres de ton corps, pourquoi t’épargnes-tu les richesses, les délices ou les mauvaises paroles, qu’il est facile de supprimer? Si, en retranchant un membre, tu apaises en toi les injures, les blasphèmes et les inimités, pourquoi ne coupes-tu pas ta langue, puisque ce retranchement est nécessaire à l’apaisement de toutes tes douleurs? Ou tu as mal agi, ou tu n’as pas bien entendu. Ou tu n’as pas retranché le membre mauvais, ou tu as sottement compris le précepte. Du fait que tu ne t’es pas mutilé, tu donnes la preuve certaine que tu as mal fait; tu n’as pas coupé le membre, parce que tu as craint la douleur; tu as préféré transgresser le précepte que de perdre le membre.

7. Le blasphème cesse-t-il par l’ablation de la langue? S’il cesse, ceux qui ne se coupent pas la langue font-ils mal? S’il ne cesse pas, ceux qui l’ont coupée, ont-ils mal compris? Comment Notre-Seigneur ordonnerait-il de retrancher les membres qui, supprimés, provoquent la mort du corps, si, par là, un inconvénient certain n’était pas écarté? Ce ne sont pas les membres bien faits, unis par la divinité, qu’il faut retrancher, mais les mauvaises pensées, amassées par la liberté, conformément à la recommandation de Notre-Seigneur de lutter généreusement pour ne pas être vaincus, et selon ce que dit le prophète: Déchirez vos cœurs, et ne déchirez pas vos vêtements (Joël 2, 13). L’œil droit du riche, ce sont ses richesses; elles lui sont une occasion de chute qu’il ne retranche pas et ne rejette pas (Cf. Lc 12, 16-21; 16, 19-31; 18, 18-25). Et la main droite d’Hérode, c’était Hérodiade; au lieu de retrancher et de rejeter cette main souillée, il retrancha et rejeta une tête sainte.

8. Simon avait retranché et rejet tous les membres du vieil homme, de peur qu’ils ne lui soient une occasion de chute: Maintenant, voici que nous avons tout abandonné (Mt. 19, 27). Certes, ils n’ont laissé ni l’œil, ni l’oreille, ni le nez du vieil homme; il ne les ont ni arrachés, ni jetés. L’œil, c’est la concupiscence, nourrie par les yeux; l’oreille, c’est la calomnie, et ainsi de suite. De là vient la parole de l’apôtre: Mortifiez vos corps, c’est-à-dire la fornication (Col. 3, 5). L’œil droit, c’est encore l’amour, car l’homme désire la femme par amour quand il la voit, et les paroles de Notre-Seigneur visent cette situation. La main est l’instrument de nourriture, et le pied une aide. De la langue, le Paraclet n’a pas parlé, parce que le corps n’a pas deux langues. En outre, la langue ne voulait pas parler de sa propre suppression; cependant, par son silence, elle a parlé d’elle-même et contre elle-même.

9. Celui qui dit à son frère: Indigne, ou sot (Mt. 5, 22). Ta rétribution n’est pas assurée selon ton calcul; si tu dis de quelqu’un qui est adultère qu’il commet ce péché, tu ne retires rien de ta médisance, et lui n’en reçoit pas de châtiment plus grand que celui qu’il mérite. Si pourtant il tient compte de ce qu’on dit de lui et s’il fait pénitence, il en tire abondant profit, tandis qu’il t’arrive ce que te dit l’Écriture: Il lui adviendra selon ce qu’il a voulu faire à son frère (Cf. Lc 6, 31 et 38). La justice avec laquelle tu t’es hâté de lui donner son salaire ne sera ni paresseuse ni lente à te rendre ton propre salaire.

10. Il arrive donc que l’homicide qu’on reproche se retourne contre celui qui le souligne. De même l’adultère dont on accuse par calomnie revient sur celui qui a calomnié. L’idolâtrie du peuple d’Israël a été appelée un adultère envers Dieu. La calomnie n’est-elle pas, elle aussi, un adultère, une fornication de la vérité? Examine ces enseignements, et vois leur unité. Parfois, Satan pousse l’homme au mal par un de ses membres et il le bouleverse; d’autres fois, il met un mensonge dans la bouche des autres, il les souille, les pousse à dire des calomnies et ceux qui les entendent à y croire.

11. Vous avez entendu qu’il a été dit: Œil pour œil; mais moi je vous dis: Ne résistez nullement au méchant (Mt. 5, 38-39; Ex. 21, 24; Lv. 24, 20; Dt. 19, 21). Une fois terminés les temps prévus pour une première nourriture, l’aliment solide a été prêché. Il y a d’abord eu les temps de châtiment, parce qu’il convenait de dégager du mal le peuple d’Israël. Une fois finie cette fonction de justice, la miséricorde a manifesté son rôle de grâce. "Œil pour œil": c’est une œuvre de justice; A celui qui frappe ta joue tends encore l’autre côté: c’est une œuvre de grâce. Les deux œuvres répandaient leur parfum sans arrêt, jaillissant des deux testaments. L’Ancien Testament tuait des animaux en expiation, car la justice ne permettait pas qu’un homme meure à la place d’un autre; le second Testament a été constitué par le sang d’un homme qui, par sa grâce, s’est donné lui-même pour tous (He. 9, 11-14). L’un fut donc le commencement et l’autre la fin. Or ce qui détient à la fois le commencement et la fin est parfait. Pour celui à qui manque le sens de la sagesse, le commencement et la fin sont séparés l’un de l’autre, mais, pour celui qui réfléchit, ils ne font qu’un.

12. Aussi ce joue pour joue a-t-il été transformé en perfection:  A celui qui te frappe ta joue, tends encore l’autre côté". Nous connaissions le premier Testament dans sa racine comme une eau, mais si nous observons le précepte: "A celui qui te frappe ta joue…", c’est comme si nous buvions du vin. Ainsi donc, dispensés de la pauvreté des autres hommes, nous sommes chaque jour en quête d’un gain nouveau. Ne pensons pas que nous fassions quelque chose, mais pensons que tout est fait pour nous, parce que c’est pour notre propre avantage que nous avons reçu le précepte d’aime nos ennemis, et non pour le leur.

13. Notre-Seigneur est venu dans le monde comme un enfant innocent, et il n’a infligé aucun de ces maux dont les anciens avaient affligé le peuple; mais, après les avoir séduits et attirés à lui par une guérison visible, il se mit à y mêler des guérisons spirituelles, disant: Si tu crois (Mc 9, 23). Et parce qu’il était plus parfait que tous les docteurs, ce qui avait crû lentement à travers ses prédécesseurs, devint avec lui un fruit mûr plein de saveur. Il fut lui-même frappé à la joue, indiquant ainsi, en même temps que le précepte sa réalisation; il enseigna: "A celui qui frappe ta joue, tends encore l’autre côté".

14. Moïse fit sortire le peuple du degré de la circoncision; il l’éleva et l’installa sur le degré de la justice. Il dit: Ne frappe pas ton prochain injustement; si cependant il te frappe, exige ta vengeance, mais justement (Ex. 21, 12-14; Lv. 24, 17-19). Notre-Seigneur, lui, fit sortir les hommes du degré de la justice; il les éleva et les installa sur le degré de la grâce, afin que tu ne cherches pas à te venger de "celui qui a frappé ta joue", mais "tends-lui encore l’autre côté". Si donc quelqu’un veut frapper en vertu de la justice de Moïse, il perd le profit de cette justice qui lui a appris: Ne frappe pas injustement L’Israélite, en tirant vengeance, n’était pas coupable, il ne commettait pas d’injustice, parce que la vengeance était alors en usage. Celui qui, (obéissant à ce précepte) du Seigneur, a joute à la remise de la somme qu’on lui doit celle de son intérêt, perdra-t-il (au cas où son don ne serait pas accepté, le mérite de l’avoir offert) ce qu’on ne lui demandait pas?> Parce qu’il a pardonné, il sera récompensé pour avoir subi le premier soufflet, bien que ce fût par contrainte, et on lui ajoutera une récompense pour le second, bien qu’il ne lui ait pas été infligé, parce qu’il s’est offert à lui.

15. Comme Moïse, Notre-Seigneur a délivré de l’injustice, mais il a fait bien plus que Moïse. Celui qui se venge perd beaucoup. Notre-Seigneur n’a donc pas voulu que ceux qui sont dépouillés recherchent un gain en cachette. Mais, par sa patience, il leur a enseigné toute la gloire que gagne la patience. Nombreux furent ses vengeurs, parce qu’il ne s’était pas vengé lui-même. Bien plus, quand il fut cloué en croix, les astres, par leur éclipse, réclamèrent pour lui et le vengèrent (Lc 23, 44). La qualité des récompenses annoncées fait le lien de propositions qui semblent se contredire l’une l’autre. Il y a un grand gain pour celui qui ne frappe pas son prochain injustement, une grande utilité pour celui qui ne cherche pas à se venger justement de son bourreau, une grande victoire pour